L'Opinion publique, 18 août 1870, jeudi 18 août 1870
[" =} it tp TE ty TH] TT Von.\u2014No.34, JUSEPH-KEMI VALLIERES Eu mil sept cont quatre-vingt-six vivait à la bair dus Chaleurs un jeune ménage plein d'énergie ot d'espéraness, Le ler octobre de l'année suivante fut un jour de Joie pour ce cuople heureux ; Dicu lui avait donné un enfant, un Karçon plein di sante, qui fut baptisé sous le nom de Joseph-Rémi Vallières.Plu.lcUr8 AAnèes après, on retrouve la famille Vallières en Haut-Cunads, Joseph-Rémi était un joli grand argon ; il avait yuatorse ou quitze ans.S00 pore mourait vers cette Epoque, «1 a8 mire se rema nait au bout de quelque temps ave us nommé Munday.Ds dith.uités ayant éclaté au \u201cin de «tte nouvelle famille, le xune Valhères qui, déjà, était porn d'uunneur ct de fierté, partit pur Iv Bas-Canads, v'aysnt pas Uf sou dana sa poche.15 parvint «* rendre a Montréal par terre \u2018Tpacean, grâce à l'intérct qu'il laspirait à tous ceux qui le voyaient.Il trouva dans cette ville un ami de son pére, M.le sige Fouché, qui lui donna les moyens de se rendre à Québec, \u201cAva une dame Amyot, sa tante.Hi eut, une nuit, à bord du ba jau, UV curieux rève qu'il pre- \"ait plaisir à raconter Un homme lui apparut dans ce rêve, portant UR costume étrange ct nouveau bour lui.Cet homme, à la figure lejpteute, au maintien plein de igoite, lui tendait la main et lui dat de le suivre avec un air de lente et de douceur qui le rem- biens de jore et de contiance.Avant rencontré, quelques jours sure, Mar, Plessis, il ne put S'agesher d'échapper un cri do Xarprixe ; il avait reconnu l'hom- Me de sen rêve, On verra pits tard comment ce fève devint ane réalité, Vallières alle frapper à ta porte ds ta tante Amyot, +4 lui annonça wil avait laisné va mère pour Yenir Apprendre son catéchteme *t faire xa première communion à péter Ho fut accucilli avec i el traité avec beaucoup de Ympathie, à I ae eins après, le prêtre que faisait le catéehisme snfvnts, Crale, dienit à Myr.Plessis qu'il y avait parmi les ; rai 8 pr ares dont Ice réponses étaient étonuantes et brau- \u201cCensus de son âge.k ee suivant, Mgr.Plesaie faisait venir Vallidres eur une foule à et lui posait un grand nombre de uertions A o \u201c choms.Il fut étonné de ls mémoire, de le le la présence d'esprit de cot enfant, qui avait \u2014 \u201cparaieut pour leur première communion, un | MONTREAL JEUDI 18 AOÛT EsTu.LER IE NATIONALE SMENT $2 50 Frit 5 CHNTING, AHUNN Par N appris, seul, à lire le franain et citait les auteurs ou i! avait | savait le latin, écrivait et parlait le français avec élégance et lu 4cl'ou tel passage.avait la tête remplie de conuaissances historiques.Voici I comprit qu'il avait sous le main un de cok dismants brats comment Mgr.P lessis rendait compte des succès de son qu'en trouve aussi difficilement au milieu des hommes que ; élève duns une lettre qu'il écrivait à an ami, M- Perras : parmi les sables de la mer.II révolnt de façonner, de polir # Je songe sérieusement à envoyer mon Rémi au séminaire, ve diamant pour en faire, un jour, la gloire de kon Days, et, | en métaphysique, vers la fin du mois prochain, Cette éduca- HON JOSEPIE-REMT VAT BIÈRES tion m'assujétit trop, depuis dix- neuf mois quelle est commencée.D'ailleurs ce n'est pas, comme l\u2019on dit, pour le vanter, mais il est capable.Je l'ai exercé depuis quelque temps à la poésie latine et française.Hier, il venait de voir les règles du rondean ; je Ini prescrivis d'en faire un qui eût pour refrain : En bien dormant.\u201d Peut-être aimerez-vous à voir comment il s\u2019en est tiré.Je vous l'envoie à son insçu : \u201c En bien dormant, eur un me- [chant grabat.Quoique je sois gros comme un [moyen rat, Ne songeant plus à l'uffreuse [misère Dont on sait bien que je n- man- [ut guere, Je me crois presque un riche [potentat ; Quoiqu'il en soit mon romm.il [est ingrat, Car en «ff t je ne profite guère En bien dermaut.« Tous les matins on me fait le [raidiat : Ce qui n\u2019est pas sûrement pour {me plaire, Lève-toi, gneux, polisson, scclérat, Me dit cent fois, ma taute trop sévère, Pour mon bonheur, endure Pon En bicu dormant.\" {propére Vallières n'entra au séminaire que pour faire sa philosophi dans l'espace d- trois ans et quelques mois il avait fait son cours d'études, M.de Gaspé, qui a été Enon de classe de Vatl conte dans ses mémoires un trait qui o's pas besoin de commentaires, Vallières fut rencontré, un jour, parlant avec un jeune étranger une langue inconnue.On alla aux informations et on apprit que cet étranger était un jeune l'ortugais arrivé à Quebec depuis vingt-deux jours ; que peut-être, l'ornement du clergé.Vallieres ayant fait connaissance avec lui, s'était mis à ap- \u2014Aimarais-tu à faire den études?lui dit-il, apres tn mo- prendre le portugais pour converser avec son ami et le dis- ment de réflexien.traire.Quinze jours lui avaient sui pour apprendre et \u2014Ah! oui, monseigne ur, c'est là toute mon ambition.parler convenablement cette langue.\u2014Eh! bieu, si Cu veux rester avec moi je commencerai, Mer.Plossis assista avec bonheur au développement de dès demain, à te donner moi-uième dus leçons de latin.Valliéres cournt chez satante en bondissant de joie pour lui evtte intelligence qu\u2019il avait fait éclore, et savoura les fruits de son œuvre.Il concentra toute l'amitié et l'intérêt, dont il annoncer le bonheur qui lui arrivait, et revint le lendemain pouvait disposer, sur cet enfant dont il surveills et activa les s'installer à l'évêché de Québec et commencer sew (tudes, Sea progrès furent étonnants.Au bout de dix-huit mois il a progrès rapides dans lex sciences et les lettres.Vallières, de sou côté, n'oublia jamais ce qu'il devait à son bienfaiteur, et 258 L'OPINION PUBLIQUE 18 Aout, 1570.vil ne suivit pas toujours ses conseils, il les recut toujours du moins avec respect et no manque jamais l'occasion de témoigner son dévouement et sa reconnaiseance À celui qui V'avait tiré de l'obscurité pour l'élever aux plus hautes posi- sitions de son pays.Un refroidissement eut lieu cependant entre Mgr.Plessis et son protégé, lorsque s'éleva In question du choix d'une carrière.Il n\u2019y » pas de doute que le bon évêque avait caressé l'idée que cet enfant, dont les talents lui inepiraient tant d'admiration et d'espérance, serait, un jour, une des lumières de l'église du Canada, son successeur, peut-être, et le continuateur de sus grandes œuvres.Il ne put renoncer & ce beau rôve de bonne grâce et vit avec chagrin la résistance de Vallières qui mécontent, lui aussi, vévada, un jour, du collége avec un ami qui fut plus tard le Rév.M Dufresne, alla voir sa mère à Toronio et revint s'engager comme commis chez un épicier de la Basse-Ville à Québec.Mgr.Plessis et tous ceux qui l'avaieut protégé parurent l'oublier afin de le faire réfléchir.: Peu de temps après, on trouvait Vallières à Trois-Rivières étudiant le droit chez M.Thomas, protonotaire de cette ville.Une maladie violente l'ayant assailli, sa tante Amyot, qui l'aimait toujours, te faisait descendre à Québec et lui ouvrait la porte de sa maison.Revenu à la santé il se remit avec ardeur à l'étude de la loi et se prépars à ses examens.Les examens n'étaient pas sévères, à cette époque; ou interrogeait l'aspirant sur des questions qu'on lui avait communiquées d'avance.Et cependant, qui le crofrait?Vallières faillit Le pas être admis.11 devint si nerveux, pendant son examen, gue sus examinateurs furent obligés du le faire sortir, un instant, pour lui permettre de recouvrer ses forces et de retrouver sce idées, 11 est possible que si cela su fut passé en l'an de grüce mil huit cent soixante et dix, Vallières eût été refusé.Quoiqu'il vn soit, il fut admis par les examinateurs qui le connaissaient, et conquit en peu de temps une clientèle et une réputation magnifiques.Vers l'année mil huit cent vingt, le comté de Champluin Fenvoyait siéger à l'assemblée législative.La vie de Vallieres appartient à Ja tradition plutot qu'à l\u2019histoire ; il De reste de lui que le souvenir de ses talents dans la mémoire de ceux qui l\u2019ont connu.8.5 contemporsins parlent avec enthousiasme de eun éloquence, de la sûreté de son jugement et des ressources infinies de son sprit; ils citent de lui mille ct mille bons mots et réparties, mille anecdotes.Ile disent qu'il fut le premier avouat de son temps, que personne ne montra sur le Banc plus de savoir, de perspicacité et d'impartialité, et qu'avec de l'ambition et des mœurs moins légères il eût été au moins l'égal de M, Papincau dans le Parlement.C'est là, à part quelques jugements tronqués épars dans les dossiers de nos cours du justice et quelques pièces de poésie légère, tont ce qui a survécu de cet homme remarquable.Elu jeune à l\u2019assemblée législative, il ve méls peu aux luttes ardentes de l'époque, il préférait les questions légales aux questions politiques.Amis et ennemis n'avaient qu'une voix pour recunusitre son mérite, tous recherchaient le secours du ses lumiéres ct de sun éloquence.Le parti anglais tente plusieurs fois d'opposer Vallières à Papineau afin de détruire l'influence du grand tribun sue la majorité de la Chambre d'Assemblée.Mais malgré son immense talent, Vallières n'avait pas la dignité de mœurs et l'enthousiasme patriotique nécersaires à celte époque pour supplanter un homme comme M.Papineau.D'ailleurs, un pa- Teil rôle n'était pas en rapport avec ses goûts, son ambition et son caractère.Les soucis et les labeurs politiques auraient dérangé son indépendance et ses plaisirs.Lorsque M.Papineau fut chargé d'aller déposer aux pieds du roi d'Angleterre les plaintes et les gricfs du Bas-Canada, c'est Vallières qui le remplaça dans la présidence de la Chambre.Le parti anglais voulant profiter de la réputation que le nouveau président s'était faite dans l'accompliseement de ses fonctions, cssays de Je faire réélire contre M.Papineau ; mals le vote démontra que tous les efforts faits pour diviser les Canadiens Français seraient inutiles et qu'ils nu voulaient avoir d'autre chef que Papineau.Les gouverneurs anglais eurent toujours de Valtières la plus haute opinion ; ils admiraient ln force de son fntelligence et v'amusaient de ucs gais propos.Loraque Lord Bathurst résolut de pacifier Popinion publique, §1 fit de Vallidres son aviseur, son consciller jutime et lai demanda de passer, tous les matins, à son château pour confèrer sur le situation et sur les griefs de ses compatriotes.Valticres vo rendit aux vœux de en seigneurie, mais ces entrevues n\u2019eurent pes de résultat pratique.Les sangaues politiques intéressées à l'ordre du choses alors existant se hâtaient de détruire tout l'offet des büns conseils, des bonues résolutions, Une maladie cruelle brin 68 carriere politique et le force d'accepter, en 1828, la place de juge du Je Cour Supérieure, à \u2018Trois Rivières, En 1838 sa conduite indépendants lui attire les coléres du gouvernement qui le destitne.Il avait refusé de reconnaitre La légalité de la suspension de l'Habeas Corpus.Lorsque lurd Lurbaw vint en Canada en 1839, il lo fit remonter sur lu Banc.1! disait, dans un rapport qu'il envuys en Angleterre, que le Juge Vallières était ls plus hauto autorité judiciaire du pays.pon Bagot le nomma juge en chef du la Cour du Banc du Roi en mil huit cent quarante-deux.Le Bas-Canads sut gré à cet estimable gouverneur de cet acto de déférence envers les Canadiens-Français.On était fier, à cette époque, de citer le nom de Vallières ; on en faisait une arme, un titre de gloire nationale.Comme la plupart des hommes remarquables de cette époque, Vallières joignait aux dons de l'esprit les avantages corporels.Stature moyenne, mais forte et solide; figure belle et expree- sive, les yeux pleins de lumière ; front haut, magnifiquement moulé.Bon éloquence s'alimentait aux sources les plus pures de la raison et du scutiment ; la peusée était forte, vigoureuse et noble, le sentiment vif et profond, le langage classique, pittoresque et coloré, la voix sonvrt, énergique et souple, le geste animé et distingué.Il avait lime de feu et le jugement solide qui font les véritables orateurs; un esprit fin, brillant, prompt comme Féclair, qui wépanouissait en gerbes du feu en fusies étincelantes et v'échappait de sa forte tête comme la vapeur dus puissantes machines qui la contiennent ; les grandes émotions w\u2019allisient chez lui aux fortes penuées, Ba belle imagination faisait juillir des étincelles dew pensées los plus arides et los chargeait de paillettes d'or et d'argent, de rayons lumineux.54 mémoire était au niveau dus autres facultés; c'était une mine inépul- sable, une source intarissable comme son esprit.8a conversation était un feu roulant de bons mots, d\u2019anecdotes, de réparties et de plaisanteries que les anciens se répétent encore au cvin du feu, tout Las, quelquefois.C'est avec les ssillics fines et originales de sa verve qu'il déridait le front sérieux de son illustre bicnfaiteur et le forçait du s'éclater de rire au milieu des rewontrances les plus sévères.Malbour aussi ù ceux qui lui chauffaicnt la bile! il avait des traits sarcastiques qui leur déchiraient Is pesu comme des flèches barhulées.Un jour, on montrait au juge Rolland le portrait de Vallières: « c'est beau dit le savant juge, mais ce n'eut pu ressemblant.\u201d Peu de temps après on présente à Vallières le portrait de Rolland!\u2014\u201c Ah! dit-il, c\u2019est ressemblant, mais ce n'ust pas ean.\u201d L'entendre parler, lorsque le sujet prétait au déploiement de sew immenses facultes orstuires, était une jouissance duut ses contempurains parlent avec enthousiasme.Lurd Gustord disait, qu'après avoir entendu les meilleurs orateurs du parlement anglais et des Chambres françaises, il ne craignait pus de dire que Vallières n'était pas inférieur à ces hommes-là.Daus ses plaidoiries, sew discours politiques et ses jugements, il avait parfois de ces mots heureux, de ces traits magnifiques qui illuminent une question et révèlent l'orateur et le philu- sophe.linprovisateur remarquable, ses plus belles fospira- tions lui venaient par hasard, par accident, lorsque, chemin faisant, il rencontrait une idée féconde, un principe à grande portée.Il avait alors des mouvements magnifiques qui cule- vaicnt sou auditoire.Quelques exemples feront comprendre la puissance de cette éloquence dos, hélas! nous ne pouvous qu'enteudre parler, La ville de Québec était en élections.M.Nelusn était «nr les rangs et personne ne be présentait parmi les canadicns français pour faire Ia lutte.On avait fuit de grands «ffurts pour engager Vallières à poser sa candidature, mais ricn n'avait pu le décider, Le jour de ls nomination arrivée, une foule considérable partit à la suite de 3.Nelson pour se rendre à la place publique.En passant devant la demeure de M.Vallières quelques individus lui lancèrent den insultes.Flu.sieurs pereunnes étaient précisément occupées, dans le moment, à presser Vallières de se rendre à la nomination ; elles profitèrent de lu circonstance pour le stimuler.Soudain, Vallières ouvre ses fenitres et fait signe a la foule qui suivait Nelson qu\u2019il voulait parler, Ls peuple s'arrête, un instant, et consent, en murmarant, à l'écouter.Vallières était en verve: il n'y avait pas viugt minutes qu'il parlait, que lu foule émue jusqu'aux larmes ct tranaportée d'enthousissme l'entovait sur sus épaules, le trausportait sur le busting au milieu des cris de jole et des hourras 1 mille fois repétés, et l'élisait par acclamation.La candidature de Nelson avait disparu comme un fantôme ; personne n'avait osé ls proposer.M.D.B.Viger fut victime, un jour, de l'effet magnétique et du in fauilité de cette éloquence, et on sait qu'il n'oublia jamais ce désagrément.Il y avait vingt ans que cet homme de bien préparait sa fameuse lui des Jurés, dans laquelle il avait les plus grandes cepérances.Il se décida, un jour, à la présenter devant la Chambre.Vallières venait de laïsser son siége et s'en allait rencontrer des amis qui l'attendaient.Deux où trois membres Coururent après lui pour lui dire ce qui se passait ; ily savaivnt que Vallidres aimait à taquiner M.Vigur.Vallières chercha à s'échapper, mais à la fin il finit par ve rendre à leurs désirs ct retourua prendre son siége.M.Viger était à expliquer sun bill chéri, qui formait vingt ou trente pages.Vallières n'avait jamais lu ce bill; il lo prend sur le pupitre de M.Viger et se met à le parcourir à ls hâte.M.Viger n\u2019était rassie, satisfait de l'impression qu'il avait faite sur la Chambre et sûr de son succès.Vallières se lève et se lance à fund de train contre M.Viger et son bill qu'il fait trôler à petit fou au milicu des applaudissements ot dus rires de le Chambre.11 faut avouer que ai le suvvés fut grand le motif n'était ws, peut-être, des plus louables.Le caprice fut pour beaucoup dans cette chaude opposition au pauvre bill de M Viger, qui méritait un meilleur sort.Un autre trait fera ressortir et son talent et son caractère.Lorsqu'il demeurait à Trois Rivières, $1 possédait un Ccrrain où hommes et bites pénétraient librement contre ses ordres et sa volonté.Il y plaça, un Jour, un gardien et un gardien terrible, un brave irlandais au dâton redoutable, et lui enjui- gnit de ne laisser aucun être vivant franchir la limite du terrain en question.Le digne enfant de la verte Erin prenant les ordres de son maitre et de sun juge à le lettre, ainsi que tout bon irlandais l'aurait fait en pareille circonstance, faillit assommer lc premier individu\u2019 qui cut le maïheur de mettre le bout du pied sur la propriété du savant juge.Ou empuigna mou irlandais ct ou lui enjoignit de compu.raitre devant les magistrats de Trois Kivières pour répondre à une accusation d'assaut ct batterie.Le jour du procès arrivé, la bonne petite villo de Trois.Rividres était en émvi ct so précipitait dans la salle d'audience.Un avait appris que l'honorable juge Vullières, lui-même, allait plaider la cause de son fidèle irlandais par-devant les euvants magistrats de la dite ville, En effet, lorsque ln cause fut appelée, le juge Vallières cum- parut pour l'accusé et fit, la preuve faite, som plaidoyer! Quel plaidoyer ! Pendant tue heure et demie il parla pour prouver que les trois ou quatre magistrats siégeant étaient des imbée cites et qu\u2019ils nc ssvaient ce qu'ilu disaient nice qu'ils fai- saicat.Les auditeurs se torduieut de rire.Les magistrats le laissèrent parler, «4 lorsqu'il cut fiui, ile le rent arrêter pour mépris de Cour ct le condamnèrent, sur le champ, à une heure du prison! Les avocats de Truis- Rivières paitireut à le suite du juge Vallières ut le recondur- virent jusqu'en prison vù ils pausérent avec lui une dus Leurs les plus joycuaus de leur vie.L'affaire finie, on demanda au président de Ja Cour des ma.gistiats pourquoi ils v'étatent luisser fouetter pendaut si longtemps sans tien dire?\u2014 J'avais tant de plaisir à l'entendre parler!\" répondit-il.Ces magistrats, après tout, ie manual pas d'esprit.Que dire maintenant de sou catactére 7\u2014On à dû le déviuer déja.\u2014t'étaicnt ls Louté, In loyauté, la gaité, In générosite pursoubifièes ; #1 avait le cœur aussi large, aussi fécond que l'intelligence.C'est de lui qu'un peut dire qu'il était fait pour nimer ot être aimé ; tous ceux qui l'avaient vonnu lui restaient attuchis pur fus licne de l'amitié, de la reconnaissance ot de l'admiration ; Et lus séduiusit autant par leu uffusions du son vœur que par Jeu charmes de syu «prit.Ame tendre, neu- sible, impressionable.il avait des larmes pour toutes les souf- francus, toutes les iufuitunes.L'indigent ue frappuit jamais vainement à sa purte ; il donnait tout ce qu'il avait, ct lors qu'il n'avait plus rieu il empruntait pour dounee.La charité, l\u2019aftabilité ct la politesse exquine qui le caractérisaient n'étaient pas chez lui le résultat du calcul ou l'inspiration mimé du duvoir; c'était l'expausion naturellu de sun éme, I'eflusion névessaire de son cœur.Le bonheur qu'il poursui- vail avec tous les cutrainem nts do se nmture de feu, il 1e voulait pour les autres, pour l'humanité tout entière.L'injustice le jetait quelquefois, lorsqu'il siégrait, dans des mouvements de colère tertible ; dans ce temps-là les « onpailes auraient voulu rentree sous terre pour se déruber aux éclairs qui juillissmient de nes yous, 2 In foudre qui sortait de ss bonche.Uu lustaut après, de grosscs lsrmus lui coulaicnt sur les jouer en face d'une (grande mivère ; ct son cœur, emportant 34 raison d'assaut, reudait des décisions peu cu barmunie avec lea rigueurs de la lui.Un jour, on amena devant lui un pauvre irlandais qui, sous l'empire du découragement, avait volé deux pains pour nourrir sce chfants woursut de faim.Un témoin fuisait le tableau de 1a mivère de ce tmuslbeureux et racontait les circonstances qui l'avaient pousse au crime.Valiières n'y t-nait plus.Il ve lève suffoqué par l'émotion et s'adressant à l'accusé, il lui dit.\u2014So help me God! oor man?| think I would have dons the same thing, V1 had been in your pluce.Cv qui veut dire en français :\u2014Que Diet me soit en aide ! Pauvre homme! Je vrois que j'aurais fait la méme chose à votre place.Cu n'était pas légal, munis c'était admirable.La justice doit étre aveugle, il est vrai, mais comment lui reprocher d'ouvrir les yeux, lorsque c'est pour pleurer eur Is misèru humaine.Plat au ciel qu'ellu n'eut jamais de fai- blessus plus humiliantes ! Je ne puis m'empêcher de reproduire ici Ia touchante prose popés par laquelle M.do Gaspé courunne M6 vouvenirs de Vallières.% Combien du fois, 6 mon ami! ai-je vu couter tes larmes sut fes malheurs d'autrui.Des Gmes froides t'ont reproché, lorsque tu siégesis sur le Banc Judiciaire de n'écouter souvent que les mouvements de ton cœur sensible ; de t'écarter alors daus tes sentences de la lettre de nos lois.L'hermine dont t! étais revêtu n'en à jamais été souilléo! Ello était aussi pure aussi blanche, lorsque tu te présentas au tribunal de Dien, précédé des prières de la veuve et du l'orphelin, que le jour où ta souveraine ten décora sux scclamations de tous los compatriotes.Comino tous lus bommes wu caur du fou, au sul Lrûlant, 18 Aour, 1870.L'OPINION PUBLIQUE.269 ta n'as pas été exempt de grandes passions pendant te jen- messe, Mais l'ange de la sensibilité, en inscrivant tes erreurs à ls page noire du régistre du tes actions, les aura «facées avec tes larmes.Aurais-tu manqué d'avocat au pied du grand tribunal, toi dont la vie à été consacrée à la défense de l'humanité souffrante l* La 17 février 1847 fut un Jour de deuil pour tout lo Bas- Canada ; l'ange de la mort éteignait Le lumière le plus vive qui eût encore brillé sous notre ciel, et brisait le dernier ressort de cette organisation que vingt années de souffrances avaient pus difficilement détruire.L'honorable juge Vallières avait épousé en premières noces une demoiselle Champlain, de Québec ; devenu veuf après quelques années de mariage, il épouss madame veuve Bird, qui entours son illustre mari de tant de soins ct de dévouement pendant sa longue et cruclle maladie.Mudame Bird demeure à Trois-Rivières avec son file seul héritier du nom de Vallidres, J'ai tenté de recomposer une des plus brillant: à figure a de notre bistoire à l'aide de souvenirs épara dans plusieurs mémoires ; puissé-je avoir réussi! Le Canada & pu produire et produira encore des existences plus airicuses et plus utiles, mais il offrira difticilement à notre admiration une intelligence pins rigoureuse, un esprit plus fin ct un cœur plus généreux, L.O.Davi, COURRIER D'ONTARIO.IL y à quelques jours, le Times d\u2019ich publiait un télégramme de Québec qui nononçait aux bons habitants de la capitale que les victuires remportées par l'armée prussienne sur l'armée française caussient à Québec la plus vive satisfaction.Que dites-vous du toupet de ce fabuleux correspondant ?Québec, notre viville cité (rançaise, se réjouir des triomphes de la Prusse sur la France .Ohl je sais birn qu'une portion de la population qué Juoisu & donné toutes sus sympa- thics à la Prusse dans le grand conflit actuellement engagé cn Europe ! Je sais Lien que MM.les Anglais de Québec seraient heureux d'appreadre, dans huit ou quitize jours, que l'armée prussicnne catnpe ur tes boulevards de Paris, comme en 18141.Mais il n\u2019y à pas que des Anglais à Québec; il y a des Franco-canadiens, et il y en & beaucoup.Il y à des Irlan- dain, vt ils sont nombreux.Et les aymmpathies des Irlandais comme celles des Franco-canadicns sont tout entières du côté de lu France.Este que par basard ce correspondant électrique, mais imbécile, s'est habituer à ne compter pour rien les sysapathics «t les opinions de wes compatriotes d'autre origine que ls sienne?Dans ce cas, il serait impertinent, s'il n'était plutot fou à lier, 1l n\u2019est guère possible d'intéresser beaucoup aujourd'hui sant parler de la guerre et des choses qui s'y rattachent.L'émotion & été grande et générale, toute Ia semaine dernière.Les nouvelles transmises par le cable ont surpris et dérouté l'opiaiva d'un grand nombre Nous ne sommes pas habitués À voir les revers s'abattre sur l'armée française, au début des hostilités.Les troiv engagements dans lesquels l'armée fran- aise à plié devant l'artnée prussicnne sont probablement pel de chove, mais cu peu de close à sutii à mctire va joie le amie de la Prusse de ce côté de l'Atlantique, «t à chagriner tes atois de la France.Cependant, les enthousiastes de la Prusse ne doivent pas oublier que les grandes guerres de la révolution et de l'empire, pendant lesquelles la France à vaincu et Louke versé l'Europe, ont commencé par quelques faciles victoires remportéus par l'Autriche ct la Prusse.Les Prussiens à Paris! Oui, ils y ont été en 1814, ct l\u2019on sait es hurribles souvenirs qu'ils y ont laissés.Mais y retour- neront-ils ?N'y comptez pas, MM.les sympathiseurs, car vous vous préparericz probablement quelque rude déception.«Ne vaut-il pas mieux périr que de se soumettre au joug de l'étranger 1\" disait en 1815 le sénateur Lambrechta.Ce serait demain le cri de tous lea Français d'ûme et de cœur, si l'artuée prussi-nne remportait quelqu'avantage décisif sur l'armée française.En 1815, les Prussicns se sont montrés plus barbares que lex anciens Gaulois.La rage qu'ils ont exvitée alors est passée aux descendants de cette génération malheureuse qui a vu le #01 «acré de la patric souillé par l'étranger.Un personnage politique du temps, voyant ce qui se passait sous ses yeux et sentant la haine grandir au cœur de sus compatriotes, écrivait : 4 Quoique je n'aime pas len haines nationales, si lee Français doivent en avoir une, j'aime mivux que ce soit contre les Prussions, que contre un autre peuple du continent.Le cou- traste de leur couduite (aux Prussiens) avec celle des Anglais, produira, j'espère, un effet politique qui sera dans la suite infiniment utile\u201d Le ci-dessus était provoqué par In lettre de Louis XVII à M.de Talleyrazul, dans laquelle le roi exprimait «a résolution, sb les Prussicus pernistaicnt dans leur projet de détruire le pont d'Iéna, d'aller se plaver au wmilicu 3 Finstant sù Île te feraient sauter.Ce qu'avait prévu le pursonnage politique dont je vicns de rapporter quelques lignes, n'a pas manqué d'arriver, Ilya aujourd'hui au cœur due français une haiuv nationale ardente vontre la Prusse, Aussi, quelques-ane avoucnt-ila carrement que la guerre actuelle n'est pas une guerre politique, mais que v'est bel et bico une guerre nationale.Bourr-nne racoute dans sex mémoires Une nuvudote qui témoigne du souvenir odicaz que lue soldats piss luix- sèrent dans les environs de Paris.Partout, les troupes de Blucher,\u2014brenuns\u2014Blucher, comme on be surnomma alors, se livrèrent aux excès lea plus révoltants\u2014C'était au prin- Semps de 1810, raconte-t-il ; je me rappelle qu'allaut à Che- Trouse, Je m'arcétai au /'etit Bicétre pour faire ralcaichir mon cheval, J'étais nasis auprès de la porte, à clé du propriétaire du cabaret.Un gros clicn rodait autour du mui en grognant, lorsque j'eutendis son maitre, vicillard d'une igure respectable, lui crier: « Veux-tu te taire, Blucher ! hy uel 1 Ia-je, don nes-vous donc 1s & votre chien TAB | maint et he un vilain m., .qui nous à fait bien du mal l'an passé.Vous voycs ma maison ; il n'y a plus que les quatre murs, Ses 8.Bueux de Prussiens ne m'ont rien laissé.On nous disait qu'ils vensont pour notre bien; mais qu'ils reviennent!!.Je suis vieux, mais mes enfants ct moi, nous les traquerons au coin des bois comme des sangticre\u201d Cependant, comme le chien grommelait toujours, mon hôte l'interrompait de temps en temps pour lui cricz de plus belle: Tass-toi done, Blucher, Je parcourus le modeste asile de ce brave homme, et j'y vis les traces des plux violents excès, ot cet homme avait encore les larmes aux yeux en me racontant ses désastres .e .Dana son dernier roman, intitulé Malgrétout, George Sand à peint tn caractère de femme extraordinaire ct légèrement excentrique.En signalant ce passage, le chroniqueur de la Liberté, Panoptin, & révôle que l'héroïne dont le romancier avait voulu tracer une «squisse, était l'Impératrice des fran- oni, Le lendemain, où le surlendemain de son indiscrétion, Panoptis était sèchement éconduit de la rédaction de la Liberté, Aujourd'hui que l'Impératrice Eugenie se trouve placée à la tête du gouvernement Impérial ; aujourd'hui qu\u2019il faut tout prévoir, parce que tout est possible, mime de sanglantes émeutes à Paris, même une révolution qui renverserait l\u2019Em- pir ferait de l\u2019Impératrice une exilée ou une victime, il est curieux de relire l'œuvre d'imagination de George Sand, à l'endroit signalé par Panoptis, Voici ce passage : .« J'ai toujoura cherché ct produit l'éclat ; je veux le fixer, le ponuséder, le produire sans effort, le manifester sans limites.Je veux done tout ce qui le procure et l'assure, Je veux épouser un hommo riche, beau, jeune, éperdument épris de moi, à jamais soumis à moi et portant avec éclat dans le monde un nom illustre, Je veux aussi qu'il ait la puissance, je veux qu'il soit roi, empereur, tout au moins héritier présomptif ou prince réguant.\u2018Tous mcs soins s'appliquent désormais à le chercher, «t, quand je l'aurai trouvé, je suis sire de m'vmparer de Tui, mon éducation ent faite, Je ne cours pins risque de me Isisser charmer ; j'ai avquis tout ce qui a manqué à mon éducation première, J'ai étudié; j'ai de l'érudition, de la svience politique ; je sais l'histoire de toutes fus dynasties et de tous les peuples.Je connais tous les arcanes de la diplomatie ct toutes les narvetés de toutes les ambitions.Je connais tous lvs hommes marquants, toutes les femmes puirsantes du passé ct du present, J'ai pris à tous leur mesure exacte, je n'en redoute aucun.Un jour viendra où je serai aussi utile à un souverain que je peux l'être aujourd'hui à une femme qui me demanderait conseil aur sa toilette.J'ui Pair d'attacher une grande importance à des ch tiles, on ne se dunte pas des préoccupations sérieuses qui m\u2019absorbent, on le saura plus tard quand je serai ruine, tsarine, grande-duchesse ou presidinte d'une république, car je sais bien que les pruptes s'agitent et veulent du nouveau ; mais je ne crois pas à la durée de cette fièvre, ct, présidente aujourd'hui, fût-ce cn Ainérique, je serais sûre d'être souveraine demain.Enfin je veux, après avoir joué un rôle brillant dans le monde, en jouer un éclatant dans l'histoire.Je Re veux pas disparaître comme une actrice vulgaire, Avec ma jeunesse «t ma beauté ; je veux une couronne sur mes cheveux blancs.On parait toujours belle, puisqu'on éblouit avec une couronne.Je veux connaître les grandes luttes, les grands périls ; l'échafaud mime & pour tuoi ne étrange fascination.Je n'accepterai jamais l'exil, je ne fuirni jamais ; on ne mv rattrappera pas, moi, sur le chemin de Varennes, Je ne deviendrai pas folle daus les désastres, je braverai lus destin 4 plus tragiques, je combattrai face à face le lion populaire, il ne me fera pas baisser les yeux, ot je vous jure que plus d'une fois je saurai le coucher enchainé à mer pieds.Après cela, qu'il se réveille, qu'il se lasse, qu'il porte ma tite au bout d'une pique ! ce scra le jour de | éclat suprême, et cette face pale, plus couronnée encore par le martyre, resters à jamais gravée dans la mémoire des hommes.\u201d Cc.T.FAITS DIVERS.ATEANER COULÉ A FOND ET PEATES DB Vit,\u2014La ville de Québec à été mise en émoi, la semaine dernière, par la triste nouvelle que le steamer Etoile, voyageant catre Lotbinidre et Québec, avait sombré, lundi soit, vers huit heurce, vis-à-vis la Puiute- aux-Trembles.Voici les faits : comtne ce stcamer sc rendait dans ce port pour le marché de mardi, avec une centaine de passagers des paroisses, il vint cn collision à l'endroit ci-dessus, avec un chalau( chargé de madriers qui montait à toute voile, sous une forte brise.La soirée était obscure et le chaland ne portait pas de lu- miére., Le steamer a été feappé dank le flanc et à combré prosquimmédiatement duns 20 pieds d\u2019can, ne Jaissaut que sa cheminée 1 de l'vau et une partie de son pont supérieur, Un assure ce matin que cinq personnes seulement ont péri dans le naufroge de l'Etoile, voici les nome : Madatoe Blanchet et Narcisse Guimont, toux deux de la Rivière du Loup, une jeune fille de la Rivière du Loup, se rendant à Lotbinière, et in cuivinière de l'Æroite, du nom de Léocadie ut âgée de 36 ans.Le Capitaine et l'équipage ont agi avec beaucoup de sangfroid et de courage.La semaine dernière on à trouvé à l'embouchure du St, Maurice le corps de M.Bouchard, navigateur, et frère du Rév.M.Bouchard, curd de Ste.Angèle.On ue sait trop comment ce tiste accident est arrivé.Len employés à bord de son buti- went partirent dans l'après-midi le laissant ainsi seul, et lorsqu'ils revinrent vers cing heures ils le trouvérent à l'eau, les bras croisés aur la poitrine.Lké HoMMEs GRAs.\u2014Le troisième diner annuel des hommes gras à eu lict avant-bier à Norwelk.II parait que Is chaleur ne leur à pas fait perdre l'appétit, car ils ont absorbé en rien de teusps 125 boingeaux de clame, 50 boisseaux d'huitres, 20 barils de mai, 500 livres de poisson, vie, La canne de In présidence & passé des maine de M.Fisk, de New-York, à celles de M, Andrew Hull, de Dambury, qui pèse 14 livres de plus que Iui.Après le diner, on # procédé au pesage des membres de | honorable société.ble étaient 104 «n tout, et ont donné un poids total de 23,083 livres, ce qui fait une moyenne de 222 livres environ par pause, pardon, par tite, suicios.\u2014Un français, M.Rodolphe Collut Henri, comte de Thouars d'Escury, secrétaire particulier du conseil de la ligation française à Washington, s'est tué samedi d'un coup de pistolvt dsus le cœur.Ce malbvur est le résultat de chagrins conjugaux.Le défunt était séparé de sa femme et vivait avec une autre personne, qu'il faisait passer pour s# sœur, II a laissé Le lettre suivante : Washington, 6 août.Je valu mourir.Je suis malade d'esprit et de corps, et J'ai besoin de repos et de paix ; je prie Dicu de me les accorder dans la tombe.J'espère ot j'ai là confiance qu'il me pardonners ce dernier péché, en considération des anguisses qui l'ont causé.J'ai essayé, depuis 12 mois, de m\u2019adonner à une vie honnite et Iaboricuse pour l'amour de ceux que j'aime, ct j'aurais mieux réussi si j'avais rencontré un peu plus d'affection ches des personnes qui n'auraient pas dû me méconnaitre, Je ne suis pas un ambassadeur de France, et, par conséquent, je ne puis espérer de retourner dans mon pays natal vivre au milieu de ma famille ; je serai enterré comme je vais mourir, dans un pays étranger, sans ami et seul, Dieu bénisse ma femme, mon baby, ma famille et les quelques amis que j'avais, et puisse-t- il, dans sa miséricorde infinie, avoir pitié de moi ct mo pardonner, P.S\u2014Mvs remerciements les plus sincères, les plus cordiaux à M.Cox, au juge Otto et à mes chers amis, le marquis de Chambrun et Custerhe Collett, Puisse Dicu les bénir et les récompenser de leur bonté et de leur amitié pour moi.Je scrai heureux qu'ils m'accompagnent au cinu tière, et qu'ils ne me Inissent pas enterrer seul, comme un chivn.Dieu bénisse et protége ceux que j'aimais.Faites vendre mon mobilier et tout ce qui m'a apparteni, et donnez-en le produit à la petite Je prie James O'Connor de réclamer et de toucher mes appointements du mois et de les Jui donner, car elle aura aussi perdu- son scul ami quand je serai mort.Je voudrais, s'il est pos sible, que ma pension fût servie à mon baby.Ma vie est assurée, et Jim O'Connor & mon testament.RICHESSE ET POPULATION DE QUEBEC La ville de Québec, y compris la cité «t la partie des fau- 1 ourgs wituée en debors des limites de la cité, contient une population de 60,000 imes ; elle n'en renfermait que 27,000 en 183}, La propriété foncière de la cité sctile cst évaluée pur M.Serrell, l\u2019auteur du plan du pont suspendu de Québec, à £5,992,089 : Dans ce chiffre sont comprises la valeur de Ia propriété cotinée et celle de la propriété publique non-cotisée, qui «st considérable dans Québec plus que partout ailleurs peut- être.M.Serrell, supposant, non sans raison, que la cotina- tion ne se faisait pas plus rigoureusement à Québec que dans la plupart des villes des Etats-Unis, a établi la proportion qui suit pour trouver la valeur réelle de la propriété foncière : 25, la propriété cotisée, et 40, la propriété réelle.C'est ainsi qu'il a trouvé le chiffre de £5,992,088.La valeur de la propricté mobiliére offre un chiffre encore plus élevé; de sorte que Québec reuferme une valeur d'au moins £12,000,000 courant.BAINS DE MER.\u2014Comment les bains de mer peuvent servir à guérir l'hypocondrie en produisant des accès de bonne humeur: En nageant «entre deux caux, saisir les jambes d'un monsieur qui vous est désagréable, lui faire faire une petite promenade sous marine jusqu'au fond dus Biches, et le déposer sans connaissance sur l'escalier, vn admiraut la fincsse et l'éclat des tons violets que la nature prodigue aux noyés.Quand on voit un monsieur d'un tempérament sanguin s'essoufiter à remonter le courant, lui tendre précipitamment la perche d'une manière assez heureuse pour le faire couler à fond.Telles sont les bonnes pluisanteries que nous recommandons aux hypocondriaques ct qui sont bien fuites pour éclairer d'un päle sourire leurs visages méli-mélo mélancoliques, Juignous-y ce principe dont il ne faut pas s'évarter sous peine de.morgue certaine : Il est imprudent aux baigneurs qui ignorent les premiers éléments de la natation, de se précipiter dans Un endroit ayuut plus de quarante pieds d\u2019eau, et surtout de s'attacher des puids de vingt livres aux picds sous ce prétexte puéril qu\u2019à se baiguer sans péril, on nage suns gloire.PIQUES INTERNATIONALES \u2014La scène w'ust passée à Troy, il y & quelques jours.Deux français entrent dans un café de Willium street, où cinq ou six Prussiens prussianisaieut \u2014Garçon, une bouteille de vin, une plume, de l'encre ct du papier ! s'écria l'un des Français.Ces objets apportés, il commence par se verser à boire, puis se met à écrire, en répétant à baute ct intelligible voix chaque mot, A mesure qu'il écrivait : 14 soût 1800, bataille de Murengo ; ?décembre 1803, bataille d'Austerlitz ; 13 octobre 1806, bataille d\u2019léna ; 25 uctobre, entrée des Français à Berlin.Garçon, du parcil au mème, fait-il en terminant ct en tendant son verre, Pas content, un des Prussicns soulive le sicn de dessus son siége ot se fait anssi apporter ce qu'il faut pour écrire : 21 soût 1813, bataille de Leipsick; 18 juin 1815, Waterloo; les alliés entrent à Paris.Il n'avait pas fini que le Français avait un pistolet à la main ; le Prussien en exhibe un de son côté, ct il à fallu l'intervention de toutes les personnes présentes pour cmps cher un dénouement sanglaut, On croit que l'affaire ue sun tiendra pas là, et les habitants de Troy comptunt par un prochain duel.L'INSTRUCTION DES JEUNES FILLES DANS LES CAMPAGNES.Nous pensons que l'ensvignement agricole, sous une forme moins sérieuse et plus pratique, devrait se rencontrer dans lee écolus des campagnes, atin que leur éducation fût plus en harmonie avec les busvins de notre époque, et que les cultivateurs pussent ainsi trouver dus compeagnes utiles et capables «de lus aider dans leur travail de chaque jour.Les femmes ne seront plus alors des poupées à crinolines et à ressorts, dont ls seule occupation consiste à 8 habiller, et qui passent ainsi leur vie dans les plus sortes frivolités, ce qui donne bivn rarement le bonhcuret détruit le plus souvent la famille, cette magnitique et véduisante création de Dieu pour laquelle nus ancicue avaicnt tant de respect.Une femme de inchugo cat un bicn précieux que l'un rv- Cherche toujeurs, car une femiue de ménage enrichit où appauvrit une maison ; nous pourrions à ce sujet citer de nome breux exemples; pourquoi donc les pères de famille ne pron.draicnt-ils pas toutes les précautions pour donner à hours filles vue éducation plus sérieuse ot plus solide, ct leur assures aiuxi un avenir de bonheur que l'un trouve bien mieux dune le vie douce et paisible des champs que dans le tourbillon «des laisirs de la ville, qui usent Fame ct le corps et ne laisscub le plus souvent après eux que d'amèrus déceptions! À.v8 Lavazsiis. - \u201cwe.Rs = FRE es ne ve =r ahd ean rr, = he \u2014\u2014\u2014 Pc NE AT = men Z ai M yond + digs, = me, ae rt edly, I tan AY LA & ct, 2 BZ on wis Lr ER co IF Sick Fie.Wes cir Je LÉ aire CH x ve a ol re > a APRES + =.Pre LA \u201c2 Eon = a Essais wk.noah A 4 4 PRE.ne & pars se.2-3 = PF: SU vase ~ \"ar, ze a #e TX Twin = ÿ ë > & Leh Ye fro fn AFHTR 45 ae + inky randy, a moe BE = 24m = ere A Ay ot => Ÿ Sra 45 ë pry + en = i ha] +} ro » je oy AT = tr, 7 72 5 5 eus Ps at CE à 7 2 sf.Fe 5 = \u201c2 = I I, prea ë & + y= Fi É 53 Ww te ve a) fi A Eh ody Clo 7% =.a AS À at 5 Ea A di.£ 0A : 17 £ Ca Lis h fi | h je cu, os h ir A ' ! GE NY, 4 # Yi A re he 7 ah 4 és fe fu À of p La D ; y ; A = - (4 24 i , a à \\ Faq oy ] y : 1 7 4 { Fe û 8 \u20ac ps he 7) ep a , 5 i 5 piu ; a Feu \u201cqi fra pi we ox Gas 5 i 23 7 va, i : J £ J a + at \u2018+ ; u = by) 1 Z 4adi1dnd NOINITAO] = BN * {A ys n° 7 A oy Jf ot 3 \\ } * 420 | / Fr Na » % \\ Tat a pa t= RY +, x = À \u201c= = 1 ; = ou He = i \u2014E = = = are = = 2 a= z IL = 2 = 7 ER ie WE == rs x, a = IEEE = \u2014 7 _\u2014 ë 17 = = = === A ===\" = Lau Es rg == = \u2014\u2014 = \u2014 È M Dupre nn crequie de notre Artut Vo vaux - IST \"LOY gl \u2014_ 18 Aocr.1870, PIERRE GARNEAU, MAIRE DE QUÉBEC.M.Garnrau est né au Cap Santé en 1823 ; il réside à Québec depuis 1839.FI est membre de l'excellente maison de Tètu et Garneau, qui fait le commerce de marchandises sèches avec tant de succès dans cette dernière ville, M Uarneau est un Lomme d'énergie qu'on est beureux de voir à la tête de toutes len entreprises qui peuvent promouvoir les intérêts commerciaux et Industriels de la vieille capitale.ll a été Domimé maire de Québec en yqtu de la nouvelle loi passée dans le but de réorganiser le systéaue municipal de cette ville c'est le nouveau conseil qui l'a élevé vnani- wemedt à cette haute fonction, On conuait les troubles qui se produisisent.lors de l\u2019iustallation du nouveau Conseil que fut obligé de preudre d'assaut l'hôtel de ville ou l'ancien maire, M.Tuurangeau, n'était re n- feime avec quelques conseillers.LE CARRÉ VIGER.On doit compter parmi les bonnes actions de Thon: D.B.Viger, le don i In Corpous- tien de Montréal de terrain qui porte, aujour- duus, le nom de «Carré Viger\u201d Ce qui etait autrefois Un endroit sab et boueux ont devenu un centre d'attraction et de plaisir, un véritable pet t paradis tericstr ou la nature cate c- qu\u2019ille à de plus joli, d- plus agréaiile.Le gardien actuel, M.erite des éloges pour | talent aitistique qu'il deploir dans REC 5 5 CE, Eas ORI'TR~ DER L'OPINION PUBLIQUE.PIEURE GARNER, Ren 261 l'embellisscment de ce jardin «t les efforts qu'il fait pour le rendre utile ct agréable au public.On y à maintenant la musique deux fois par semaine et une jolle illumination, grace & l'initiative de M.M, Globenaki et Doutre.MORT HÉROIQUE LU GE Le Moniteur de Paris donne les détaile suivants, sur la mort du général Douay 3 la bataille de Wissembourg.Le général Dovay, depuis le commencement Jusqu'à 1s fin dt combat, s'est toujours tenu parmi ceux qui étaient le plus exposés au feu de l'ennemi; Lorsqu'il vit que Ia journée était perdue, Après tout ce qu\u2019il avait fait ot qu'il nv lui restait même plus un reul bataillon, il appela ses nides-de-camp, l'un après l'autre, «\u20ac les renyoya, après leur avoir donné den ordres\u201d ERAL DOUAY.Le génerul enfonçant les éperons dans les dance de sou cheval, «'avança jusqu'à une ver- taine distunce, mit pied à terre et tirant un pistolet, 11 Le décharges sur son che val, il war lin ensuite Iontoment su devant de l'ennemi, Nes solduts esseyerent, mais vainement, de l'eanpécher, «Cle géhieen]l continua de < avancer ait million d'au feu tres vif, Les soldats qui retraitaient, électrices par es spre- te be se bam \u201cot ale nouvent ane l'ennemi, tuile ils deanbérent presque tous autour d Leur généuel qui avançuit toujours, L'ennemi envoyant Une autre terible decharge, le zenéral Douay, qui n'avait ptas autour de ha que quelques soldats, tomba mett sur le chatnp = A cnails RIVIERE PU LOUP (An Bas) \u2014Daprés une photographie de Notman.\u2014\u2014\u2014 | à à + % 1 TT is +i wea | 262 Nous prenons la liberté d'annoncer à mes sieurs les marchands qu'ils trouveront des avantages à annoncer maintenant dans notre journal.Ces avantages sont faciles à constater; dans tous les pays on reconnaît l'importance qu\u2019il y a d\u2019annoncer dans un journal illustré; malgré que le prix des annonces y soit beaucoup plus élevé que dans les autres journaux.Un journal illustré se conserve ; il est là, sur la table, sans cesse exposé aux regards de tout le monde ; une annonce, par conséquent, y est beaucoup plus vne que dans tout autre journal.Nous ne pouvons prendre d'ailleurs qu'un petit nombre d'annonces; ce qui est encore un grand avantage.Quant à notre circulation, elle est suffisamment connue maintenant pour que nous nous dispensions d'en parler.Nous appelons l'attention de messieurs les marchands sur ces remarques et nous les prions de réfléchir s'ils ne devraient pas encourager une entreprise nationale en faisant une bonne affaire, L'OPINION PUBLIQUE.JEUDI, \\R AOÛT, 1810, Nous publierons, dans nos prochains numéros, les portraits et biographies des principaux généraux des armées française et prussienne.Le Courrier des Etats-Unis est en ébullition.Principal organe de la population française aux Etats-Unis, il est digne de la grande nation qu'il représente et il ls vonge d'une manière sanglante des outrages de la presse américaine.Lorsque le lion est blessé il se trouve toujours des ânes pour lui donner le coup de pied.C'est le rôle de plusieurs journaux américains et anglais en ce moment.Les Américains insulter à ls France! l'outrager dans ses malheurs! Mais qui êtes-vous donc?qu'avez- vous fait pour oser regarder la France en face seulement?Si vous n'avez pas la mémoire du cœur, ayez au moins celle de la honte.Si vous n'êtes pas capables de remonter jusqu'à lépoque glorieuse de votre histoire où des Français vous aidaient à conquérir votre indépendance, tâches du moins de remoater jusqu'à Bull Run.Ce souvenir vous fera, peut-être, comprendre la différence qu'il y a entre une défaite française et une défaite américaine.Une défaite française.c'est la lutte dans la mort, le dernier coup de fusil avec la dernière goutte de sang: c'est l'héroisme vaineu par la force et le nombre.Vous avez sans doute de glorieux souvenirs, mais lorsque vous manquez à la fois au devoir de la reconnaissance et de la justice envers la France, nous avons le droit de vous faire taire par des souvenirs et des comparaisons désagréables à votra orgueil national.L, O.D.Den souscriptions s'organisent à Montréal et à Québec pour venir en aide aux blensés de l'armée française.Len citoyens les plus iafluents de ces deux villes se mettent à la tite du mouvement.C'est chez M.le Dr, Picaud, vice-onsul de France à Montréal, et le Dr.Pourtier à Québec, qu'ont eu lieu les réunions préparatoires.Le but de cette souscription ne peut être plus charitable et plus patriotique.Les sympathies de Ia population vont avoir une bonne occasion de se manifester, L+ Français demeurant en Prusse ont épronvé toute espèce de mauvais traitements et «d'insultes.Quelques une mime sont morts des coups qu'ils avaient reçu ; pendant ce temps-là on prenait tous les moyens nécessaires pour la sûreté des Prussicns vivant en France, NOUVELLES DE DA GUERRE.Les évenements ae précipitent vers de sanglantes péripéties, De nouveaux désastres sont venus fondre sur les Français.Ils viennent de perdre deux batailles considérables, celle de Hagenau et de Wiensem bourg.A la batuille de Hagenan, le\u201d pertes furent grandes den deux cotés, surtout du côtédes Français ; cenx-ci ont perdu plusieurs mille morts et blexsés, une mitrailleuse, 3 canons, 1 voiture de l'état-major, 2,200 prisonniers.La Sataille de Wiesatm- butirg 8 uussi très meurtrière encore.Voici le rapport du téléggraphe : Le samedi, G août, In division française du général Dousy, était assailliv par les avant-gardes de duux corps d'armée prussiens et d'un corps bavarois : 10,000 hommes contre 40,000 luttérent pendant six heures e& furent à la fin obligés de se teplier de ce que l'on appelle les lignes de Wicesembuurg, Ces lignes jusqu'à Lauterbourg occupent Un erpace de cing lieues.Le maréchal McMahon, accouru, au bruit du canon avec 30,000 hommes qu\u2019il avait sous ls main, rétablit ic combat.Mais les trols corps ennemis avaient vu lu toimpe d'arriver, d« se déployer ot de présenter, (d'après les dépêches prus- sivhiles,) un frat de 150 mille hommes.Le corps français L'OPINION PUBLIQU fat débordé et rompu, les Prussiens attaquant en colnnmes poor fondes et envoyant des masses de cavalerie sur les x Deux drapeaux, quatre mitrailleuses, et plusieurs mill fers de prisonniers furent le prix de soute victoire des Prussiens q cependant avalent des pertes énormes.Bes défaites ruccensives ébranlent fortement le trône de Napoléon.Encore une fois et c'en est peut-être fint do Ld dynastie.II n'y a qu'une victoire signalée qui puisse raffermir son trône ébranté, On attribue toutes les pertes de In France à l'incapacité et À l'indolence de Napoléon.Cependant Jen Francais sont pleins d'expoir, l\u2019armée cat dans un excell en état et tous les jours de nombreux volontaires volent sur la frontière.Ce qui leur donne surtout enpoir, c'est que le maréchal Bazaine et le général Trochu ont été mis À la tite deo l'armée.Napoléon à été obligé de sacrifier son ministère quo ces défaites succesaives avaient reodu très-impopulsire.Vole les noms des nonveaux ministres : Chef dn cabinet, général comte de Palikao, ministre de In guerre ; L'Amiral Rigault do Ge- nouilly, Ministre de la marine; M.Pierre Magne, Ministre des finances: le baron Jérôme David, Ministre des travaux publics; M.Henri Chevreat, ministre de l'Intéricur; Jules Braun, Ministre de l\u2019Instruction publique ; Clément Duvernois, Ministre du Commerce; Prince de la Tuur d'Auvergne, Ministre des affaires étrangères, Samedi et Lundi\u2014Les Prussiens sont entrés à Nancy.Le slége de Ja guerre est maintenant entre 1a Saar ct Ia Moselle.Los Prussiens occupent toutes les voies de communication entre Strasbourg et Muts.On s'attend qu'une grande bataille va bientôt avoir Îleu près de Metz.\u2014Voici quelle est la position des deux armées.Le maréchal McMahon avec son corps d'armée est dans les montagnes des Vosges, sépard des autres corps; ses soldats sunt sans provisions et souffrant beaucoup.Une autre armée occupe et défend Mets, et une troisième est à Châlons, Les Prussiens s\u2019avancent vers Metz.Maintenant le monde attend.Les prussiens, fiers de leur victoire, foulent le sol francais ct x'avancent du plus cn plus, et la Françe brûle de venger ses défaites passées.La nation entière est prête à re lever comme un seul Lomme pour voler à la frontière ; plus d'un million d'homme est prit à marcher, L'on verra encore des exemples de divonement comme celui de Cassagnac laissant la plume pour l'épée, l\u2019on verra des ex- emplea d'heroisme comme celui du général Douai, qui à ls bataille de Worth, voyant son armé défaite, s'avançs seul vers l'ennemi et se fit tuer.Cette mort, dit le C.des EU.restera comme une des pages les plus sublimes de notre histoire et prendra place parmi les grands exemples de la légende héroïque.AUTRES DÉTAILS.A la bataille de Froschuiller, McMahon perdit presque tout son état-major, A Wiessembourg, le 74e de ligne a perdu 48 officiers tués oublessés.La défaite de Baarbruck fut une surprise, dit un journal qui ne peut être suspect, Mais voici en quels termes il a'explique : \u201c Ce fat une surprise pour les Français; car tout-à-coup 90,000 Prussiens apparurent soudamement devant l'armée « française, sous le commandement du général Frossard, com- # ponte seulement de 30,000 hommes formant le 2¢ corps.Par des mouvements rapides, les Prussiens riussirent à se \u201c mettre & Pabri, ct se jetèrent dans les bois gui covironnent la & ville, d'où ils ouvrirent un feu meurtrier d'artillerie et de « mousqueterie sur Jes Français.« L'armé de Frossard se forma rapidement en colunne d'at- \u201ctaquie et plus de vingt Cols se précipité sur les Prussiens, mais « hélas! elle ne put lon entamer, «Qui donc, après cela, ajoute le Courrter des Etats-Unis, « oserait encore jeter l'injure à uos soldats ct parler sans res- 4 pect des revers qu\u2019ils ont éprouvés.\u201d Les dernières dépèches parlent d'une bataille de quatre heures qui aumit cu lice, dimanche soir, entre les avant gardes des deux armées dans les environs de Metz.L'Empe.rear écrit à l'Impératrice qu'il & repoussé lea Prassiens, le roi de Prusse dit qu'il à remporté 1a victoire, Il est évident que ce n'est pas la bataille decisive 3 laquelle on sa'ttend et que le reul effet quelle pamit ayoir produit «at d'avoir rauimé la «unfiancu de l'armée et d'avoir empêché les Prussiens de choisir la porition qu'ils désiraient, DÉPÈCHE DU MOI DR PRUSSE: Dimanche eolr, un combat victorieux à été engagé près de Metz ; les troupes du premier ot du second corps ont pris part @ l'engagement.Je me hite de me rendre à la scène du combat, DEPECHE DE L'EMPKREUR Longeville, 14, 10 pm \u2014L'armic a commencé de traverser In rive gauche de la Moselle cet avunt-midi, Nos avant-gardes n'étaicnt pas au fait de la présence d'au- eune force du l'ennemi, | Lorsque la moitié du l'armée «ut traversé, lus Prussicns | l'attaquèrent «n grand nowbre, Après un combat de quatre hetieew, ils furent repoussés avec de grandes pertes.EXCITATION A PARIS.Un corz-spondant écrit dimanche soir de Paris, que le sentiment public cat de plus cn plas hostile & PEmpereur, et on «litouvertement: 4 puissions.nous ne jamais revoir l'Empereur à Paris 1\u201d Le peuple exprime von opinion acrgiquement.11 qualifie l'Empereur d'inbi ile, et sen généraux, de courtiers.Lies plus chauds anti-imperialintes neu sont pas moins d'avis qu\u2019il faille chasser l'ennemi de In Fraoce, «bt sont sous l'impression que la nation duit trivmpher et triomphers, LNA SYMPATIIRS DE L'IKLAXDE.Ou télégraphie, dimanche, de Dublin qu'une population come poste de 800 personnes ayant une mualque en tôte, qui à joué des aies français, à attaqué un vaisseau prussien qui mousllait à Kingston veudredi soir ct a jeté den pierres sur le navire, Cette foule ne put réussir à se cendre à bord du vaisseau, wuld elle partic on menaçant du revenir le soir suivant ut de couper In gurge à ces Inecréants de Prussicus.La police n muintenant lu garde du vaisseau.Des personnes qui paradaient en handes dans les rues, en déployant des pavillons français, ont été arrétées par la police ; on appreheude Une éimeute.FORTIPICATIONS DE PARIS.11 y à déjà plus de 6v0 canons de placés sur les inurs, coutre 18 Aovur, 1870.On travaille aux autres fortifications jour et nuit, 7,500 hummes sont occupés à ouvrir lus rues conduisant à Paris.Cet ouvrage à été achevé.Des milliers de travailleurs sont occupés à l'exterieur À creuser des fossés et à compléter les fortifications aux alentours de la Cité.Paris, 15.\u2014L'Opinion Nationale estime que le nombre des troupes pour la défense de Paris est de 120,000; la ville pos.rède six cents canons.Le Père Ilyacinthe eat enrdlé volontairement commo soldat dans un régiment pour la défense de Paris, \u2014 LES HOHENZOLLERN OU LA BOUCHE ENFARINÉE.Qu ne vous dérangez pas.on vous préviendra.* COMÉDIE EX TROIS ACTES.ACTE Ign.La acène cat A Nuremberg.HOHENZOLLERN PÈRE (à soN fils Léopold) \u2014Mon fils, j'ai une grave nouvelle à t'apprendre.Tu es ¢n (ge de prendre une position, je vais t'établir, LÉoroLo.\u2014Bien, paps.Et dans quelle partie me mettez- ous ?' nonrxzoLtern pèrE.\u2014Dans les trones.Voici une lettre du maréchal Prita qui t'offre celui d'Expagne.Tu vas monter dessus, LÉoPOLD (épaté) \u2014Floutchinemdhuhnepipofion ! papa, vous voulez rire, Moi, roi d'Espagne ! Pourquoi moi plutôt que le filleul du neveu d'Abd-el-Kader ?HOWRNZOLLERS PÈRE.\u2014Parce que ça fait plairir à M.de Dis- mark.L'ailleurs, un fuis roi d'Espagne, tu v'auras à t'inquicter de rien: on l'euverrs des instructions de Berlin tous les matins.Sur un signe de Hohenzollern père, 1a porte du fond s'ouvre, et Uno foule de gens cntrent ca saluaut Léopold jusqu'à terre.LÉoroLD (aux plus courbéa).\u2014Qu'est-ce que vous cherchez ?Est-ce que vous avez perdu quelque chuse ?RONENZOLLERN PÈRE \u2014Ces gens que j'ai fuit venir sont tes futurs ministres, serviteurs, fournisseurs, ete, etc.11 faut que tu te metten cn état d'entrer dignement dans ta nouvelle position.Voilà ton tailleur, ton professeur de maintien, tou carrorsicr, va.commande.Tu vois bivn ce gros-là, c'est ton fatur ministre des finances ; c'est lui qui paicra quand tu æras instailé.LÉoPoL » (à son ministre des finances avec empressement ) \u2014 Vraiment, c'est vous qui avez le anci.Prétez-moi donc vingt-cing louis, vous serea bien aimable.LE MINISTRE (AVEC Un pent d'emlareas) \u2014Sire, je n'ai sur mot pour le moment que trente-cing «ous.Vons savez, .quand on commence! .Mais, ausnitôt arrivé à Madrid, le temps de creer quatre on cinq impôts ct jo serai cn mesure de vous satisfaire.LÉoPOLD (d'assez mauvaise humeur).\u2014 Je trouve que les Expaguols auraient Lien pu envoyer un peu d'argent pour ls premiers frais Eofin!.Le prince pold commence ses achats ct ses commandes, Sur les sollicitations des fournisseurs, il choisit ce qu'il y 8 de plus bean, lu tout payable sur son prochain budget, «t s'offre une grammaire cxpagnole de quatre france cinquante, afin d'apprendre à dire couramment à -on nouveau peuple les quelques phrases que tout monarque doit savoir par cœur.Entre uutres : Aboulata picaillonos ! L-a commandes et les achats turminés, Hohenzollers père donne le signal du départ.\u2014Et maintenant, mousieur, dit-il, à demain ici.pour Is tion générale avec costumes de la cérémonie du cothos- pement de mon fils.CHŒUR FINAL.Gloire au nouveau souverain Que nous donnons à l'Espagne! On n'voit pas bien c'qu'elle y gague, Mais la Pruss\u2019 gagu' du terrain ! La wile tombe an moment oli Pon voit Méphistophismark traverser le fond de la scène en ricanaut.ACTE 1L Mime décor, On à étendu la descente de lit sur le marbre de 1a commodo et placé eur ce meuble un grand fauteuil pour simuler le trôue.\u2014L\" prince Léopold est assis là-dessus, vêtu de superbee babits; il à peur de tomber et ticnt d\u2019une main un pied do céleri vn guise de sceptre.\u2014La couronne ent représvntée sir 4% tête par le panier en il de laiton qui sert à secouer la salade.«Tous les personnages du premi.r acte forment la cour.CUŒUR : Vire à jamais le roi d'Espagne! Gloire à notre Lon Léspold ! : N' tronvant pas d'monarque, l'Espagnol En a fait venir un d'All'mague!.La cérémonie blanche commence.LÉoFULD (80 levant et saluant), \u2014 Chers enjrte*.C'est toujours avec un nouveau plaisir que je me retrouve au mi eu.15 ofxfraL PRIX (à l'oreille du rot).\u2014Ce n'ust pas ça du tout, wire !.vous liscx le discours de la troisième aunée ! LÉoroLD (tournant quelques feuilicts dans lu fond de son tudor.)=Chers sujets 1.vous maves appeli vers vous pour faire le bonheur.du la Prose, faccours! Jo suis Allemand, c'est vrail., mais lus princes d'unt pas de patrie : ila sont partout où il y & uu trône pour s'asscoir, où il y « un peuple à ebrutir!., Vus goûts ront 1ncs goûts, vus habitudes mes habitudes, Vos Inœurs mes mœurs, votre argent mon alge ntl.Je porterai votre costume, Ju tœillerai mis barbe à V'enpagcnoler Je parlerai votre laugue, je fumerai des cigarettes, je pincers de la guitare.; eb pour vous prouver que Jo sum Expagnol per le cœur, houcroûte que je nahgerui à tous _cs repart, jo ne l'appelierai jatnais autrement que choucrotus de Strasbus- gos.(Applaudissements frénetiques.) LÉvPoLD (coutinuant) \u2014En Guhnage de le conflauce duut vous m'avez honoré, je suis autorisé par M de Bivinark à vous prumetbre dans vu avenir troneprochain une auxinentation sensible de votre turcituire.(Braves cutiwusinates ) LÉoroun.\u2014Espaguvls, le momeut vat venu : voilà assez longtemps que ance nous embite LE PRUZESANUS DB MAINTIEN (bas au roi).\u2014\u2014De la tenue, aire.lesquels se ferait probablement la premièrs attaque.de La tenue | 18 Aour, 1870.L'OPINLON PUBLIQUE.- 263 LéoPOLD (continuant).\u2014Au premier signal nous allons nous la partager La Prüuse recutera nos frontières jusqu\u2019à Enghien, © ur prix de notre concours, nuus rapporturuns les Pyrénées jusqu\u2019à Montparnasse.Le plan est fuit.Nous ne luis.sons à Is France pour cuver son immense orgucil gue Belle.ville et le dépotoir de Bundy.(Acclamations.) LEOPOLD (AVEC véhémence).\u2014Espaguols, je jure sur.A ce mument, on entend un grand bruit au dehors.La porte s'ouvre: Avce fracas, et un cnvoyé du toi de l'russs parait.Bilence général.L'envoyé s'approche de Hobuazollern père et lui remet le télégramme suivant : « Dis à fiston qu'il faut laiseur ça là tout de euite, France humeur de dogue, Pas agacer.Verrons plus tard.\" Hohenz \u2018Hern pdre repasse la dépèche à son fils, qui lu lit et reprend d'un air aburi : \u2014J'y comprends rien du tout à toutes vos bétises.HOUENZOLLEEX PÈ&E.\u2014TU n'as pas besoin de comprendre.Va to déstabiller, Léopold sort en murmuraut : \u2014Eu voilà des toqués ! HOHENTOLLEES PÈLE (SUX Busistants) \u2014 Vous pouvez vous retirer, mon file renonce à la couronne d\u2019Espagne.Le chœur déconlit s'éloigne en répétant trente-deux fois ans respirer, comme quand on a Jo boquet : Hoitelet Bismark l'a fuit.Fur lu Prusse 11 ne Vest plusse.La toile tombe.ACTE IH.ET DERNIER.(La chambre à coucher du Léupold ) LéoPoud (seul, évoquaut la photographis de Charles-Quint.) \u20140 tol, grand empereur! daigue m'inspirer daus une circonstance aussi.vexante.Que faut-il faire ?cuœur (au duhors.)-\u2014Nous payer nos foctures! rÉvroLD (cfirayé.)-\u2014Uiel! quel cat ce bruit?(IL tire sou épée.) A ce moment la porte cède ; tous les fournisseurs du pre- mivr acte se précipitent dans la chambre de Leopold leur mmé- moire & ls main.Cnœux.Ah! craignez le cuurroux Qui vers vous nous mene, Payez-nous, payez-nous, Prince, et 61ns qu'ça traine ! LÉorotD (furieux, faisant le muulinet.)\u2014Arrière, marsuds.Par l'épée de Charlemagne! TY FOURNISSEUR.\u2014As-tn fini ! Au moment où ça va se gâter Hohenzollern père parait.HONENEOLLERX père \u2014Silence! vous acres tous payest.Donnez-toi vos factures, je vais vous les viser 11 signe tous les métuoires et leu rend aux fournisseurs qui lissnt cette note on Marge: « Bon à toucher à Madrid après Viostallstion de Guillauwe de Prnsse aux Tuileries.\u201d Les fuurnisseurs font un tes immense.À ce moment le fond du théatre s'ouvre, ct Un zouave de lu garde en tenue de campagne appuraiten apothéuse dans un Jet de lumière électrique.Tous tes fournisseurs se tournant vers lui et lui tendant leurs factures visées : : \u2014Escomuotez-vous donc ça à quatre-vinyt-dix-huit pour cent de perte.LE ZOUAVK çullumant sa pipe.)\u2014Vous vous cn feriez mourir.Nous verrons ça près la canspagne.Le nez des fournisseurs et la toile Laissent pendant que l'orchestre fait entendre dans le lointain les premières mesures de lo Murseillaise.L£ox Biasvesu Nora \u2014L:5 directeurs de theatres prossicns qui désireraieut monter cette pièce peuvent s'adresser, pour les détails de la mise en scène, à M, le maréchal L> Bœuf, chargé \u2018des aces soires.L.L.L'HOTEL DE NIORRES.Le chuvalier, dont le cœur était généreux, compatit nu sort pénible de sa visiteuse ct lui promit de lui prêter aide ct wn sistance.La pauvre femme re déclara trop émue d'une telle réception, pour pouvoir en ce moment raconter on détail l'affaire dont elle voulait cependant entretenir son bicaveillant interlocuteur, et sollicitæ la permission de revenir le lendemain.M.dA., plein de provenance pour fe malkeur, la 1c- conduisit jusque sur le seuil de ron appartement.La femme était demeurde voilés durant tout le temps de Pentecticn, mus au moment de quitter le magistrat, ot comme elle le remerciait chaleurcuscinent avec des larmes dans la voix, pour mieux, sans doute, fui faire voir le sentiment recunnuissahice qui brillait sur son visage, elle releva son voile.M.d'A.demeurs »tupéfié par l'éciatus beauté qui se révéla ators subitement à lui, S'il eut connu de nom seulement la Madone, êl n'eñt pas doute un instant que ce füt-clle qui venait de quitter non cabinet, mais vivant eu dehors de tout ce qui ve passait dans In ville, il ne soupçonna pas une seule minute le plége qui était tenda sous «es pus.Las tendurain, à la mème henre, la charmante citature re vint visiter le chevalier, Elle lui raconta une lougue his toiro bien embrouillée et savamment préparée à l'avance, et durant cette avconde audience, elle sut tellement intéresser À son sort l'auatère magistrat, que ce fut lui qui, à son tour, réclama une entrovue pour le jour suivant, atin de communiquer & sa visiteuse fes réflexions qu'il aurait cu le temps de faire relativement à son procès, Que vous dirai-je ?poursuivit M.d'Herbois cn se tournant vers le conseiller au parlement de Paris, legnel, les tanins toujours croinées, le front penché, paraissait être en proie à une torture morale dex plus vives.Quu vous diral-je que Fou ne puisse deviner ?La Mudone continua son œuvre si babile- ment commencée.Bientôt, elle s'immisça ei bien dans l'esprit, dans Fame, dans le cœur de colui qu'elle voulait peritre, que le malheureux chevalier cotrainé, subjugué, fascing, sublssant enfin Jo sort commun & tous ceux qul approchaivnt la réduisante créature, ne vit plus quo par elle, no ponss plus qu'à «Île «t s'abandonna à la passion funeste allumée dans von sin.1] riva un mariage! mo Il oublia tout ; et la ferme qu'il avait airiée etdont ilpleu-| Un jour, elle apprit an malheureux quell étreignait dans q qu\u2019elle = depuis quelques mois à peine le perte doulourente, da ses ses ro que le rs avait béni leur union secrète en la sanc- enfants demeurés & Paris, loin de s#s svins et de son affection, tionnant par les liens les plus sacrée.qu'elle 6 sentait ct wa famille et les devoirs que lui imposait sa tmission, il se mère.révolut à tout sacrifier à sa passion.Le chevalier crut-il A Pexistence réelle de sa paternité.a Comment wy priv la Madone pour vaincre cette vertu nus- \u2014Il le crut! dit M.de Niorres, ot à partir de ce jour il ene téro, pour abaiuser ce curactérs superbe, pour subjuguer cet tours cette femme des soins les plus attentifs, ot ne fatale esprit élevé, pour le contraindre à en arriver à une union se- passion redoubla du puissance.crête.Voilà ce que j'ignore, monsieur, voilà ce qui, après \u2014L'enfant qui vint au monde fut envoyé à Quimper pour y vingt-six ans écoulés, est encore demeuré un ruystère pour ôtre élevé.tous, mais ce quu je sais bien, ce que tout Brest à su à cette \u2014Onl, dit encore le conseiller ; mais quelques années après poque, c'est qu'avant le délai expiré, ls Madone avait gugné se nalsance, cet enfant mourut, et les derniers liens qui son pari ct que le chevalier, jetant au vent sa réputation sans euusent pu attacher la victime au tuurinenteur ve trouvèrent taches, se prosternait aux genoux d\u2019une créature à laquelle il ainsi anéantis.avait juré fidélité ane nuit, au pied des autels\u201d \u2014Lu croyez-vous, monsieur ?demanda le vicomte.M.d'Herbois tit une pose : ube sorte de rile sourd faisait: \u2014Si je crois que mon fils eut mort?répéta le conseiller siûler lu gorge de M.de Nivrres, en se levant brusquement ; puis-je donc en douter ?Le vicomte, assis sur le bune de marbre, de l'autre côté du \u2014AÂvez-vous vu son cadavre ?vicillerd, fixsit sur Ini ses yeux animés.Le conseiller était| \u2014Non.dans Un état de prostration presque complet; sus regarde \u2014Âvez-vous assisté à es derniers moments?étaient fixes, ua tête, penchée en avant, demeurait immobile \u2014Non.tt aes levies eutrouvurtes setublaient aspirer l'air avec une \u2014Âlors vous n'avez aucune certitude.peine intiuie.\u2014Aucune certitude ! s'écris M.de Niorres dunt tuute l\u2019éner- « Faut-il continuer?demanda doucement M.d'Herbuis.gie était cnfiu revenue.\u2014Oui! bulbutia le vieillard, \u2014Sans doute.On à pu vous tromper eu vous dixant qu\u2019il \u2014C'est que, ve qui me rente à dire est le plus terrible!\u201d | était mort, cut enfant que vous n'avez pas revu depuis le M.de Niorres purut sortie de son aceablemeut.La vie jour de su naissance.revint dans cv corps qu\u2019elle semblait avuir abandonné : Jes \u2014Me tromper! répêta lc conseiller; et dans quel butt yeux waniwirent, lu tite se redress ct les duigte surrés se dé- \u2014Je l\u2019iguure, dit le vicomte ; mais cela a pu avoir lieu.tetdirent, \u2014Qui vous le fait supposer ?«Monsieur, dit-il d'une voix sourde, avant de continuer, \u2014Je vais vous l\u2019apprendre, dit le marquis ; lnlssez-mui il faut que vous wy disivz conuacut vous avez appris tous ces continuer.\u201d détails d'une période ni donlonrense, dans vue existence qui Le conseiller se luissa retomber sur le banc de marbre, cu avait été avant cette époque fatale ct qui tut depuis exelupte proie à l'agitation la plus vive.de blame?Nous sommes Hés, le vicomte et moi, reprit M.d'Herboir, \u2014L'explication que vos me demandez, monsieur, répoudit te 8 juillet 1759, je vous l'ai dit déjà.Cette nuit n'a-t-ellu Le duarquis, je vous lu donnerai tout à l'heure aussi complète pas luissé un souvenir puissatit dans votre mémoire ?; que vous pui la demiver, Seulcuent, avant tout, il faut \u2014Oh! fit le conseiller avec un geste de colère, cette nuit- que HOUS FEpLeHIONs 1 treticn, on plutot que je reprenne là sera toujours présente à tion esprit.Il y avait quinze mon recit la où je inst, cr C'est ce qui wc rest à dire mois alors que J'étais sous l'empire de la femme qui m'avait surtout qui doit provoquer votre intérêt.J'aurais voulu évi.jeté dans la voie méuvaise ; il y avait quinze mois que j'étais ter ce qui précède; j'aurais voula ne pus blesser votre cœur &Veugle, et cette nuit-là la lumière se fit; cette nuit-là je en reprenant los choses d's ssi huut ; muis vous 1\u2019y avez cou- compris toute l'horreur de ma position, traint.\u2014Et la veille, demandu le marquis, vous rappelez-vous ce \u2014Me conduite ue regarde que moi, mousieur, int«rrompit QUI s'était passé entre vous ct la Madon«.M.d: Nivrres d'une voix frère.Bi Jo vous ai Tuissé parler, \u2014 Oui, dit le cuasciller ; ais ce qui s'est passe entre Lous cent que vos paroles devaient ctre utiles.Les souveniirs que | n'a pu être conuu que d'elle et de moi.vous avez réveilles ont été sax doute pévibles pour won \u2014Cependant, nous le savous.âme, mais à chacun sa charge de douletrs cu ce moude Tout \u2014Vous?ve que je demande au ciel, C'est d'avoir encore assez de force \u2014Ou, mousivur,\u201d pour pouvoir porter ls micuue, Continuez, monsieur, je vous M.de Niorres lança sur les deux jeunes guus UN regard où écoute, etne craignez pas de stigmatiser comme elle le mé- perçait une défiance manifeste.tite lu conduite du magistrat dont vous parlez.Vos blames \u201cParlez, alors, dit-il ; racontes, faites comme si je ne me waurent jamais l'anertume de ceux qu'il s'est adressés lui- suuvenais pus.mème, et qu'il s'adresse encore!\u201d \u2014La veille de cette nuit dont je vous parle, continua aus.M.de Niorres laisss de nouveau la tête : muis von visage sitôt le marquis, c'ust-ü-dire le 7 juillet au ovir, sprès Une wasait plus cette expression morne qu'il avait revêtu durant scène habilement provoiqnés par la Madone, pour laquelle ta première partie du récit du marquis d'Herbois.Ce n'était Vous rasscnticz encore toute In violence de la passion qu'elle plus de l'abattement qui se lisit sur cette belle ct noble phy- vous avait inspirée, la mire jous une comédic infaue.Fei- sionomie, c'était uuo résignation puissante et Uuv énergique Bnant de penser sans Cube à l'avenir de l'eutaut puue lequel resolution de supporter tout ce que leu paroles du narrateur | elle affectait une tendresse saux bornes, elie pleurs, elle gemit, pouvaient encore lui faire endurer de tortures morales.elle vous rappel que vous ne pouviez rien pour lui, que votre » Parmi les illusions nombreuses que la Madone prenait à fortune appartenait à votre fils ainé, et que votre fils uouveau tache de faire naitre dans l\u2019eaprit du chevalier avec une in.né avait on perspective nou-seulement lu boute d'être inst e habileté, reprit M d'Herbois, il en était une si forte- d\u2019une union non avouée, mais cncore le dénûment et ls mi- it curacinée duns | veau du puavre magistrat, qu'au- sère.Entruivé sur lu voie où Von voulait vous engager, vous preuve, Quelque incontestable qu'elle fût, n'aurait pu, je vous y aLandonutes sans restriction, ot, dans Un élun de gé- crois, l'en arracher.* nérosité, vous commites l'insigue imprudence de remettre à M d'A.croyait fermement à la vertu de sa nouvelle la Madone un blanc-seing dont elle s'empara comme d\u2019une épuuse, c'est-à-dire qu'il ajoutait une foi aveugle à toutes les garantie pour l'avenir.hirtoires meusouxères que lui racontait cette femuie, et que, \u2014 Comment savez-vous cela?s'écria M, de Nivrres avec xon amour aidant, il en était arrivé à la persuusion que Ja violence.Muloue n'avait jamais ressenti que pour lui uue affection \u2014Je vais vous l'upprendre dans quelques instants, répondit sincère, et que se fidélité irréprochable était lu moindre de ves M.d'Herbois ; inuis ce que je dis cst Lieu vrai, Rieat-ce pas ?vertus, \u2014Oui.Après avoir admiré le chevalier lors de ss conduite si pure, \u2014Ce blanc-seing vous l'avez remix À cette femme.Brest l'avait plaint quand il était tombé duns lus filets de la \u2014Je voulais calmer lex craintes de la mère; je croyais à ra Mudoue ; munis.tendresse, à ss loyanté, ct je trouvais naturelles les spprében- \u2014Mais?interrompit M.de Nivrres en voyant le marquis sions qu'elle ressentait pour l'avcñir de son fils.Je venais hésiter à poursuivre, muis quand il fut coustaté que celui que de lui promettre d'assurer pur un acte authentique le sort de vous nommez le chevalier d'A ., et que j'appelle, mui, le notre enfant, ct comme elle purut douter de mur intentions, conseiller de Nivrres, etait stupidement, foilement et Lon- pour ls convaincre, j'avais saisi Une feuille de papier et je l'u- teusement épris de cette indigne ct insidieuse créature, la vais revètue de ma signatare.ville entière jeta sur lui le blôme qu'il méritait, et lui, eus \u2014Et ce Llanc-ecing vous ne l'avez jamuis cevu ?vergogue ct auhx respect pour Ie nom que lui avait légué son \u2014Jamais.père, ut qui sppartenait à nes enfants, 6v jets tite baissée \u2014La Madoue avait obtenu de vous ce qu'elle désirait, ot lo dans l'abime, et souills ce nom en le donnant à cette femme, lendemain elle provoquait elle-meme votre rapture.| XIV.\u2014Le bâtard \u2014Oui! écris le conneiller cu formant ses poinies svec un expression de rage et de douleur.Oh! je vivrais deux mecles que cette nuit-li serait toujours présente à mu pensée, que la svène, juste punition de ma conduite honteuxe, ue #'e faverait jamais de ma mémoire.J'en vois encore tous les détails! Cette nuit-là, j'ucquis ls preuve que j'avais été depuis quinxe mois le jouet d\u2019une udieuse pertidis je sus qu'en me disant Fy \u2018ai \u201ctte ore jr > .i or moi à énoncer et douloureux pour vous à entendre, monsicur ; qu'elle m aimait cette créature m'avait wenti sans rougie ; ; | iveme ; qu'en me parlant de sa tendresse elle avait Hasphèmé les mais les circonstances exigent impérativement que je parle, vntiments les plus purs ; je compris, cntin, que 5\" été ce comme le vicomte le fersit à mon défaut, «ur il agit de en ta los plus prs ; Jo compris, chi | i Jnvain ee ve So \u201d» RAN « que je méritais d'être, la risée des sots ct l'objet de mépris des sauver ceux qui n'ont pus suvcombé «ncore duus votre mai- êtes gens.Ah! ce que souffert «n me trouvant face son, vb du vous mettre ble lee tracer cu coupable ! à vec tn rustre grenier qui me déclars froidement que \u2014Les traces du coupable! repétæ M.de Nivrres avec étoile ta Madone n'avait pas d'autre cpoux que lui, que j'avais eté uement dit 1e te joué indignement, que cette femme était mariée depuis dix en et vous pourrics ans.Uh! ce que jai souffert en entendaut celle que jo mes \u2014Vous aider à decouvrir l'horrilde vérité, et ce que nous tuis plu à douer den qualités les plus précieuxes, rire insolems- .; hui, ve Que ,; le NOUN ment i chuenn de mes reproches, je ne saurais «avore l'expri- allons vous confier aujourd'hui, ve que bous seuls, peut-être, \u201d ; a + mer aujourd'hui.Mon premier mouvement fut de tuer sans msvons à cette heure, serait connu de vous déjà si vous nu nous |; y l'avais à éj name , .pitié ces deux tees sans pudeur que j'avais à merci.Déjà avies pas obstinemunt refusé votre porte, ma main © Isive étreiguait as BR _\u2014Coutinuez! vontinuez! dit M.de Niorres avec un accent onvulsive étreignait mon épée prête à jaillir hors febrile.Ne craignea pus de rouvrir mc plaies! Déchirez mon du fourreau ; mais IA raison, par un miracle de la Providence, cœur, Mais he ne cxcbuz rien.rentre soudainement dans mon tne, Je compris toute la bour \u2014Ëh bien ! reprit le marquis d'une voix brève, écoutes-moi que Jutlais Jaueur «ur mon mom je we dis que j'avaix été dune, mais permettez.noi de continuer à numincr, dans imob |, v fig fin vine, que à sale puni de uv fautes, que Je récit\u201d le chevalier d'A.&inei que je l'ai sait jusqu'ici, celui u devais me venger que par le mépris, ot qu'une seule chose dot jo plains bien vivement fes douleurs, vt dunt je res me restait à faire : partie au plus vite Deux heures spree Jo \u2018ete l'honorable caractère, Quel «st l'homme qui, duraut quittuis Brest, et je m\u2019élançais le cœur brise, l'exprit en des La existence n'a jamais eu un moment d'oubli ?t mordre, sur ia routs de Pare.La, je retrouvai mes enfants Je reprends: lu chevalier-aimait donc In Madone d\u2019un amour da savaient Tien de ce triste gnaringe désormais rompu te sans bornes.Bientôt cette infernale créature, fière de la ré- a gt umille qui jeta un voile sur un passé quo Je ant Masite du sch projets, désircnse dexploiter celui quelle voyait Ss ®: et ju résolu de reconquérir ma propre estime en fade J payer & mon existence à venir les fautex de mon vxistence à sa merci, devenant tout à coup ambitieuse en songeant à Je ti l'immense fortune de M.d'A.résulut de tout tenter pour passée.Ju tins parole, messieurs ! » Après, monsieur, dit vucore le cunweiller, qui depuis quelques instants ne pRraissait plus étre le meme homme, après, ct appclez désormais par sou noms celui dont vous retracez le fatal égaremeut.\u201d M.d'Herbois fit un geste de soumission, ct reprit ls parole : \u201cQe qui me reste à dire, coutinua-t-il, est pénible pour porter un coup décisif.(A continuer.) 264 L\u2019OPINION A VARIÉTÉS.Un sieur Gromer se présente pour formuler «s déposition contre Cordonnet, chanteur ambulant.ui PRESIDENT, à Gromer,\u2014Quel est votre LE PLAIGKANT\u2014Chapeau chinvis dans la garde nationale, \u2014Ce n'vst pas 1h une profussion.\u2014C'est celle dont je m\u2019honore; mettez li- Quoriste, si vous voules.\u2014Expliquez les faits dont vous vous plaignes, \u2014\u2014Je connais Cordonnet pour être venu | quelquefois boire ln goutte à la maison ; je | lui dois la justice de dire qu'il s\u2019y est tou- Jours twré, mais jamais il ne l'avait êté comme | le jour en question.Il avait Lu au moine | vingt-cinq petits verres de choses et d'autres, et comme je ne voulais plus lui en donner, vu qu'il devonait méchant, il n'est mis à m'u- : N gonir.Ju l'ai appelé suc-à-vin.\u201cSi tu ré pites cela, qu\u2019il me dit, tu verras!\u201d Je le répétai, et, en effet, je vis .trente-six «handelles, quui! J'ai tojours pensé qu\u2019il m'avait donné un soufflet ! LU PRESIVENT, du prevenu.\u2014\u2014Curdunnet, qu'a vez-vous à répondre ce que vous vence d'entendre ?LE FREVEXU.\u2014Moi ?.Je ne connais rien de petit comme un liquoriste qui se plaint | des ivrognes ; tu devrais les porter dans ton ; cœur, leur baiser les pieds ; tes piècue de ! cent sous vont fuites d'ivrognes; c'est eux : qui te nourrissent, Chinois! ! LE PLAIGNANT.\u2014Chapeau chinvis, vil vous plait; ne confondons pas.! LE PRESIDENT \u2014Convenez-vous avuir porté des coups au plaignant ?LE PEVEXU.\u2014Est-ce que je sais?Je ne me souviens de rien, uxcepté que te Chinois m'a refusé à boire.' LE PLAIGXANT \u2014Ccla Vous apprendra à ne ; plus boire ainsi.f LU PREVENU-\u2014(Ça vous est bien aisé à dire; quand on a chanté pendaut six heures un ; tas de fariboles, je vous pric de croire qu'on a le gosier sèche ; il n'y à pus à dire, faut boire, dans notre état ; je n'ai pas envie de mourir de la pipie.Leu tribunal le condamne à quinze jours de | prison.\u2014Vous bâilles, disait une femme à son mari.=\u2014Ma chère amie, lui dit colui-ci, le mari et la femme ne font qu'un, et, quand je suis æcul, je m'ennuie.Un homme alluit, depuis trento ans, passer toutes les soirées chez randame de.Il perdit sa femune ; on cru qu'il épouverait l'autre, et on l'y encourageait.It refusa.! \u2014Je ne saurais plus, dit-il, où aller passer | mes soirées.M.B., ayant perdu sa femme, voulut se donuer la triste consolation d'accompagner ls défunte jusqu'au Pére-Lachaise, Le soir mème de l'enterrement, un ami de M.B.\u2026 étant allé lui porter scs compliments de coudoléauce, l'engageait à ne pas se luis.sr abattre par le chagrin.\u2014 Il faut ticher de vous distraire, Ini dissit- il; dans votre état de santé, l'exercice est une bonne chose.~ C'est vrai, répondit M.B., et cette promenade de tantôt m'a fait grand Lien.On disait à Dulon, médecin mesmérisle : « Kh bien, M.de B.cst mort, malgré ln promesse que vous aviez faite de le gaérir.\u2014Vous aves été absent, répondit Delon, vous n'avez pus suivi les progrés de le cure : il est mort guéri.\u201d i | Un médecin humæupathe était appelé i constater la mort d'une de ses clientes, que A see suing, pas plus que ceux des allopathes qui l'avaient précédé, n'avaient pu réussir à ssuver.Voulunt wuntrer, malgré Virrécu- sable force de ce témuiçnage, In supériorité de sun traitement, le disciple d'Halbnemann ré- : diges un certiticat dans les tertnus suivants: , \u201cJe, sousigué, certitic que madame X.,, est morte d'une maladie inconnue, dont je I'n- vais guérie ; mais que, vu sou grand ige, elle ; v'a ju supporter le convalescence.\u201d L'honneur du pavillon étuit sauvé.| Mme do B., se scntant soufiraate, fait venir son docteur, un homwopathe, ct de- munde une potion qui la guérisse asses vite pour lui permettre d'aller le soir au bal, Le ducteur écrit sou ordonnance ; la femme de chambre va chercher la potion ot la remet au mari, qui, goûtant peu ce geure de médication, trouve plaisant de jeter le contenu de ia boutetlle et de lu remplacer par de l'eau filtrée, Madame boit, se trouve beaucoup micus, et va le soir au bei.Lo docteur y était; il frappe M.du B.aur l'épaule.=\u2014lh bien! incrédule, lui dit-il, nierez-vous enrore les effets de notre médecine ?M.du B.nant sux larmes, lui raconte sa supurcherts.it! mon dieu ! fait l'homæopathe, vous D'aures jus Fuce In buuteille, voilà tout; une goutte suffisait ! {garantir l'exceution du contrat.VINS D'ÉTE, CHAMPAGNE, etc.1,000 CAISSES DE VIN DE BOR AUX, $2.50 ot ati-dossus In caisse, des von- aa 5: avares farriias da Barton où Quester,\u2019 et \u201c Nathe Johnston.\u201d S2°OO CAISSES SAUTERNE s7 BARSAC.SOO CAISSES CHAMPAGNE MOET ET CHANDON.£50 PANIERS D'EAU DE SELTZ ALLEMANDE FRAICHE.SSO CAISSES HOCK.$280 « MOSELLE.AT l'assurtiment ordinaire d'EPICERIES FRAÎCHES.À.McuLBBON, Entrepôt Italion rue Bt.Jacques.BOTTES-SOULIERS-BOTTES.MM.BRODEUR & BEAUVAIS, No.278.Rue Notre-Dame.viennent de recuvoir des meilleures manufactures d'Angleterre, un nouvel assortiment de Chaussures pour Messieurs.convenables pour l'eté et l'autoinue.Aussi.des Bottines Françaises pour Dames : des Souliers pour Damee de la Prin- seuss Alice.Pautuuffles brodées pour Dames.Pan- touflles avec talons en Chevreau noir, Buttine: Dawes eu Chevreau blanv.Satin et de Jean.qu'on à tou) en mains et qu'on offre en vente a dos prix très raisonnables puur du comptant.N.B.\u2014Ün assortiment considérable de Bottes en Toile pour M et br unts.à riz.8 na vendues pour urgeut comptant roulement, BRÜDEUR « BEAUVAIS.Successours de J.& T.B+LL.
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