L'Opinion publique, 22 septembre 1870, jeudi 22 septembre 1870
[" VoL.I.\u2014No.38.LE PROCES GUIBORD.1sk ARTICLE.\u201cOn a dit avec raison, débute le Juge Mackay, que c'était non-seulement la cause de Joseph Guibord, mais encore celle de tous les Canadiens-français ; c'est plus que cela ancore.\u201d* En effet, ca procès porte dans les replis de son volumineux dossier les questions les plus importantes de l'ordre religieux, social et politique.Et Îl est extrémement heureux pour nous, régis par une organisation judiciaire mixte, que nous possédions des magistrats à la hauteur de ces questions et nssez intègres pour les trancher \u2018 sans peur ni faveur.\u201d Mais n'anticipons pas, et efforçons-nous d'abord de résumer nettement, de préciser exactement l'état de faits qui a donné naissance à cette cause et les questions de principes et de droit qu'a créées set état de faite.Au commencement de l\u2019année 1858, plusieurs membres avaient affirmé que l'Institut-Canadien ** renfermait des ouvrages considérés non seulement par les catholiques, mais par les chrétiens de toute dénomination, comme essentiellement futiles, irréligieux et immoraux.\u201d Peu de temps après, à une séance de l'Institut tenue le 13 avril, deux propositions furent faites tendant à nommer des Comités chargés de l'ez- purgation de la bibliothèque.Le citoyen Blanchet, opposa & ces résolutions une série d\u2019amendements dont voici les principaux, qu\u2019il est tres curieux de lire aujourd'hui : \u201c Que l'Institut Cauadies à jusqu'à ce Jour triomphé de la calomnie à des hai- Leuses persécutions de cuox qui, avant le fondation de cette institution, n's- valent jamais pensé à fonder pour lu Jeunesse et les canadiens en général uue bibliothèque ni aucun cabinet de lue- bare, Publique, pas uu cabinet parois \u201cQue sous l'influence du Sucerduce que, société nouvellement organisée Pour empêcher le développement du progrès et de l'intelligence, l'institut k avec peine et douleur up redouble- lent de calomuies et de difamations contre son institution : mais le bon teas, la raison ot l'intelligence qui unt ujours distingué ls majorité des mem- ou de linatitut, sauront encore faire fusion Pret vurdis contre cette * Que l'Institut Canadien, tout en accomplisant sa noble Lulu d'union, d'instruction mutuelle, et de progrès général ant la haute concuption de ses fondateurs, & toujours voillé ea Plus scrupuleuse sollicitude à ce que la bibliothèque fût sophiquen Et Compost de livres moraux, sciuntifiques, philo- 8, historique \u2019 éve- pet Minoligeuce> ub propres à nourrir le cœur ct à déve ue l'Institut à touj été « ° \\ ! jours été «t neul compétont à juger de Fednmite de sa bibliothèque et qu'il est apable d'en prendre Uistration sans l'introduction d'influcnces étrangères.\u201d plus une discussion longue, des plus violentes et des « Orageuses, les amendements de M.Blanchet furent Portés par une majorité de 22, (110 ayant voté pour vb 88 seulement contre.) Il est incontestable, pour Ci, ABONNEMENT $2 80 Par Nunezo 5 Cexvins.= tous ceux qui comprennent la doctrine catholique, que ces amendements sont de la libre pensée toute pure et de l\u2019eapèce ls moins polie possible.Si la chose n'était aussi grave, on pourrait difficilement lire sans rire ce produit brut de notre jeune philosophie.Mais passons: nous aurons occasion d'y revenir plus tard.C'est la proclamation ment.Au reste, avec les catholiques, c'est l'autorité religieuse qui a toujours raison, tant qu\u2019une autre autorité religieuse plus élevée n'aura pas prononcé.Tel était l\u2019état des choses lorsque survint la mort de Joseph Guibord, en Novembre dernier.Il était membre de l'Institut et mourut subitement sans l'assistance des solennelle de ces doctrines, jointes à quelques mauvais | secours religieux.Il savait d'avance à quoi il s'exposait antécédents de l'Institut, qui a provoqué les censures de Mgr.Bourget.battit et ports sa cause à Rome.De nouveaux incidente- une lecture de M.Dessaulles sur la tolérance, lecture condamnée à Rome et reprouvée par l\u2019Institut lui-même en 1869, du moins ses amis l'affrment; un jugement venu LE GÉNÉLAL T'RUCHU, de Home à ce sujet\u2014n'ont, chose singulière, servi qu'a élargir la brèche, l'abime qui sépare l'Institut des autorités ecclésiastiques du pays.Hes membres\u2014et il y en à parmi eux, et c\u2019est le plus grand nombre, dont la vie est d'ailleurs irréprochable et qui jusque là avaient été de dociles enfants de l'Eglise\u2014persistent dans leur obstination, prétendent ne pas être condamnés par le jugement qu'invoque l'Evê- que et attendent toujours un jugement de Rome pour se soumettre définitivement: voilà du moins ce que font sonner bien haut leurs avocate officieux et attitrés.Nous n'avons pas, pour le quart d'heure, à nous oocuper des prétentions de l'Institut : nous le ferons très prochaine- | et avait déjà refusé de quitter l'Institut pour recevoir les L'Institut refusa de se soumettre, se dé- ; sacrements de l'Eglise.Au dire de sa veuve, il ne s\u2019oceu- | pait pas, non plus, d'être enterré en ferre suinle et se dé- elarait d'avance satisfait, pourvü qu\u2019il eût \u2018une bonne suite.\u201d Le curé de Notre Dame, sur ordre du Grand Vicaire Truteau, administrateur du Diocèse en l'absence de Mgr.Bourget, refusa à ses restes 18 sépulture ecclésiastique et l\u2019enterrement dans la partie du cimetière consacrée à ceux qui meurent en paix avec l'Eglise; muis il offrit en même temps l'inhumation civile, c'est à dire l'inscription du décés du défunt dans les régistres de notre Dame, et son enterrement, sans cérémonie religieuse, dans a partie du cimetière eatholique réservée à ceux qui meurent en révolte contre l'Eglise ou sous le coup de ses censures, sans toutefois avoir fait abjuration ni avoir embrassé une autre religion.Bien que Guibord, vivant, eùt déclaré ne pas se soucier de la sépulture ecclésiastique, sa veuve, poussée par les membres de l'Institut, prit un bref de prérogative, appelé mandamus, pour forcer la Fabrique de Montréal à enterrer son muri dans la bonne partie du cimetière avec sccompagne- ment de cérémonies religieuses.C'est du moins ce que comprit son honneur le juge Mondelet, qui donna gain de cause à la veuve Guibord, et enjoignit à la Fulrique d'enterrer les restes de Guibord dans le cimetière catholique \u2018suivant les usages de la loi.\u201d Ces termes ne signifiaient pas exactement l'enterrement catholique; mais l'hon.juge qui & rendu le premier jugement avait eu le soin d'expliquer sa pensée dans les motifs de son jugement où il déclarait Gui- bord digne de la sépulture ecolésiasti- que.La Fabrique a appelé de ce jugement, qui vient d'être renversé a l'unanimité par la Cour de Révision.Nous ne voulons pas ici analyser la procédure ni les plaidoieries des avo eats engagés dans la cause: ce serait trop long et fasti dieux pour la plupart de nos lecteurs.Nous nous contenterons d'analyser les considérants des juges qui ont révisé le jugement, où plutôt d'en reproduire les principaux traits.On connuitra d'ailleurs par là les prétentions des avocats de l'Institut et de la Fabrique.Le jugement de M.Mondelet a été infirmé sur des rai sons de forme et «de droit; le bref de mandamus à été considéré informe et nul pour ne pas contenir certaine for malité juyée vesentiolle; la requête libellés et tous les Sr : \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014{ Bi Lr SERRE = =o ems æ PEE SU procédés originaires de la veuve Guibord étaient irrégu- lors et illégaux en ce qu'lls\"ne mettaient pas le curé di- Tectement et personnellement en cause comme étant Je seul qui pût donner la sépulture ecclésiastique et l'inscription aux régistres de la paroisse ; enfin les conclusions de Mme.Guibord n'étaient pas suffisamment claires, n'indi- |: quaient pas assez l'espèce de sépulture demandée et rendaient tout jugemert raisonnable impossible, et l'hon, juge Mondelet, on ordonnant à la Fabrique l'inscription aux régistres du nom du défant et son inhumation religieuse, do la manière que nous l'avons dit plus haut, ordonnait une chose que la Fabrique ne peut faire et sccor- dait (quant au second point) plus qu\u2019il n\u2019était demandé : ce qui est un vice fatal dans tout jugement.Ce jugement en révision, tout bien fondé qu\u2019it puisse être en droit, au point de vue de la stricte légalité, n'oût été dans les circonstances qu'une dérision pitoyable ; l'opinion publique, le sentiment catholique, justement alarmé des prétentions des avocats de l'Institut et de la conséora- tion que leur avait donnée le jugement de M.Mondelet, demandait plus, exigeait une réponse aux principes émis par Je premier juge.Les avocats de la demande avaient tout attaqué, touché À tout: les lois de la vertueuse Eliza beth, les rapports entre l'Eglise et l'Etat.l'intervention civile dans les affaires 1 eligieuses, le droit canon, la théolo- gle, la discipline ecclésiastique, le droit gallican (vieille friperie que nous avons déjà combattue ) l'ultramontanisme, le droit public et lo droit constitutionnel, l'histoire, et que savons-nous encore ?Et l'hon.M.le juge Mondelet, dans un discours epécieux, habile et très-bien étudié, malgré certaines taches déplorables que nous avons dans le temps signalées, s'était rangé du côté de l'attaque, très- consciencieusement, nous n\u2019en doutons pas, et avait donné sanction à des idées, à des erreurs qui épouvantaient les catholiques.C'est ce qu'ont fort bien compris les hons.McKay et Berthelot, ainsi que l'hon.Torrance, qui partage leur opinion, et ils ont, eux aussi, touché le mérite; ils l'ont touché à fond, avec force, logique et science.Après eux, il rasters peu de chose à dire el nous osons prédire que là dessus leur opinion prévsudra spar- tout.Nous arrivons ici à notre tâche la plus agréable tant pour nous que pour nos lecteurs : nous n'aurons plus qu'à citer.Après avoir résumé Is cause, et\u2018traité à fond les questions de forme et de droit dont nous avons déjà parlé, l'hon.juge MacKay s'occupe aussi de Is question de fond : s Voici quelques-unes des questions soulevées et des réclamations faites dans le but apparent d'obtenir le sépulture ecclésiastique : \u201c 10.L'ordonnance de l'Evêque à son clergé en 1858 de refuser les sacrements aux membres de l'Institut-Canadien, était abusive et contraire aux canons et aux lois de l'Eglise.430.I! n\u2019a jamais existé aucune base aux peines spirituelles infligées par l'Eviqne ; ces peines sont arbitraires et doivent être considérées comme n'ayant aucun effet.«30.Qu'ils auraient de plus unanimement voté dans la même séance : \u201cQue les membres catholiques de l\u2019Institnt- Canadien nyant appris la condamnation de l'annuaire de 1868, de l'Institut-Canadien, par décret de l\u2019autorité romaine, décle- rent te soumettre purement et simplement à ce décrêt.\u201d # Que d\u2019après les termes du document prétendu émané de la Cour de Rome, comme susdit, aussi bien que d'après les termes de la lettre pastorale en dernier lieu ci-dessus mentionnée, cette double déclaration des membres de l'Institut-Cana- dien faisait disparaître, tant au point de vue du droit canoni- qu'à celui du droit civil, les\u2019dites prétendues peines et cen- si elles eussent existé valablement.\u201c Serait-il juste de passer par dessus les propositions et les réclamations de la Demauderesse sans entendre l'Evêque.«Supposez que l'ordre de 1838 de l'Evêque ait été abusif et qu'on l'ait accusé en conséquence de la même manière qu\u2019on procédait autrefois dans la vieille France dans les appels d\u2019a- et que nous eussions eu jurisdiction dans ce cas, est-ce la Fabrique qui aurait du être la défenderesse ?4o.Le curé ne peut justifier son refus de sépulture dans ce cas, L'ordre de son supérieur ecclésiastique ne peut le justifier dit 1a Demanderesse.50.\u201c Le curé a violé ls loi.6o.« Joseph Guibord a droit À le sépulture ecclésiastique.\u201cJe n'\u2019entends pas juger aur les questions impliquant les droits et le pouvoir do l\u2019Evêque et du Curé, comme on ne les & pas mis en cause ; maïs je n'ai pas d'objection de dire, pour calmer les appréhensions de certains esprits, que dans tontes les dénominations religienses da Bas-Canads il y à des règles relatives aux matières spirituelles dont aucune cour ne peut prendre connaissance.Ce sont de ces questions qui ne peuvent être décidées que par les diverses jurisdictions ecclé- slastiques propres à chaque église.Nous n'avons point de cour ecclésiastique comme en Angleterre.La Cour dn Banc du Roi dans l'affaire de la Reine vs.le Fabrique de Ia Pointe aux Trembles (Revue de Lagistation p.83) reconnait qu\u2019il peut se trouver quelques cas en dehors de ss jurisdiction.Tel fut le cas pour un mandamus à Is fabrique ordonnant de mettre un homme en pussession du banc d'honneur.+ Per Curiam.\u201431 le cas qui nous est soumis en était évidemment un qui eût tombé sous la jurisdiction ecclésisstique la question que nous svons à décider mériternit beaucoup de considération.\u201c Mais l'objet de cette procédure est de rétablir l'un des ofi- clers «lu gouvernement du Se Majesté dans la jouissance d'un droit honorifique, et toutes les questions ayant rapport à des droits honoritiques sont exclusivement de la compétence des tribunaux civile, et comme toute fabriqne est une corporation laïque et qu'il ne maoque pas d'exemples où des Writs de mandamus Ont été adsossés à des marguilliers, in demande actuelle doit être accordée.i Né dans Le cause az parts Wurtele, L.C Bep.vol.1, il fut dicidé qu'un minisire de l'église d'Angleterre ne peut être L'OPINION PUBLIQUE.foros ontamer, les morte autrement o dn un autre lieu que co é os au le son 3 « Sous notre système il doit en être ainsi.En fait de funérailles et de sacrement il peut y avoir des règles dans les différentes églises dans lesquelles cette Cour, quoiqu'elle puisse constater ce qu'elles sont, ne peut intervenir.\u201c Supposons que la sainte communion soit refusée dans nne des églises protestautes à un homme qui s'approche de la sainte table sans le ou la disposition exigé dans cette église et qu'il en soit éloigné ct que cet homme prenne un Mandamus contre le ministre pour se faire administrer le sa crement, est-ce que cette cour procéderait au Mandamus péremptoire ?\u201cLa même église a un cimetière et c'est une règle ches elle d'enterrer dans une certaine partie les personnes mortes avec le refus des sacrements, est-ce qne ls cour civile ordonnerait un Mandamus péremptoire pour faire enterrer cet homme dans une autre partie du cimetière, contrairement aux règlements de cette église ?Est-ce que cette Cour interviendrait dans la décision d\u2019un recteur de l'église anglicane refusant l'admission dans son cimetière des restes d'un Méthodiste Wesleyen, ou assignant une placo particulière à un enfaut mort sans bab- tême?Je pourrais multiplier les exemples.\u201c Les défendeurs disent qu'ils n'unt pas refusé exactement la sépulture comme la requête de la Demanderesse l'énonce ; si la dite requête n'avait pour objet que la sépulture purement civile, cette sépulture n'a jamais été refusée, mais elle à été offerte; et en conséquence le Mundamus n'était pas néces- re \u201cLe cimetière de l'Eglise catholique romaine est divisé comme d'ordinaire en deux parties; l'une la plus petite, est destinée aux enfants qui meurent sans baptéme, et aux catholiques romains privés du droit de la sépulture ecclésiastique, l'autre est consacrée pour ceux qui meurent dans la paix de l\u2019église et ont droit à la sépulture ecclésiastique.Tous les cimetières catholiques romains du Bas-Canada sont ainsi divisés.Il n'y a pas de preuves qu\u2019il en existe qui ne soient pas divisés.De temps immémorial, cet usage a existé dans le Bas-Canada.Cet usage bien établi et raisonnable, fait loi.Comme juge je ne puis douter, et je ne doute nullement que les Fabriques n'aient le droit de diviser leurs cimetières en 3 ou 3 parties, et de les posséder ainsi.En vertu des règlements des églises qui refusent la sépulture chrétienne aux personnes qui meurent sans baptème, de même que l'église de Rome et celle d'Angleterre et ainsi que l'église Episcopale Protestante des Etats-Unis, relativement aux adultes qui meurent sans baptême, est-il injuste d'avoir des cimetières divisés en deux parties, l\u2019une consacrée aux sépultures chrétiennes, et l'autre aux sépultures simpler, sans les prières ni les cérémonies de l'église ?l'Eglise de Rome no le croit pas, et de temps immémorial, cette croyance à existé dana le Bas.Canada.I! est impossible de prétendre que le cimetière possédé par les Défendeurs ne contient rien moins que les deux parties qui le divisent.« Aucune de ces subvivisions n'est consacrée ; celle destinée aux sépultures non ecclésiastiques ne peut l'être, et dans ce cimetière l'autre même ne l\u2019est pas.Dans cette partie de terrain, c'est l\u2019usage de consacrer chaque tombe lors de chaque sépulture.La plupart dus cimetières du Bas-Canada sont consacrés en bloc; mais il y en a qui ne sont pas consacrés.Aucune sépulture no peut être faite sans les cérémonies ecclésiastiques, dans la plus grande partis du cimetière, réservé à céux qui meurent dans la paix de l'Eglise, et qui ont droit à la sépulture ecclésiastique.« La fabrique a le pouvoir de désigner dana le cimetière la place où chacun doit être inhumé: elle à aussi l\u2019habitude de fixer la partie non consacrée où doit être enterré cuiui qui meurt sans baptême, ou u'a pas droit à la sépulture ceclésias- tique.4 Cette coutume a toujours existé, est bien établie ct n\u2019est pas injuste; une telle coutume fait loi.«Je ne puis avoir de doutes sur cette question, comme juge.« Les défendeurs considèrent qu'il est de leur devoir de refuser une fosse pour l'inhumation dans le grande partie du cimetière à laquelle on n référé, à moins qu'on puisse faire les cérémonies religieuses, La sépulture ecclésiastique & été refusée à Guibord par l\u2019Evêque et le Curé.Les Défendeurs, connaissant ces faits, pouvaient se régler, disent-ils, sur la détermination de l'Evêque et du Curé, et référer les amis de Gui- bord aux autorités ecclésiastiques, «Ile prétendent que sur le refus de l\u2019Eglise de donner à Guibord une sépulture ecclésiastique, ils étaient justifiables d'indiquer le lieu désigné pour son enterrement, ai on ne voulait que le sépulture civile ou simple fuhumation.« Je pense que les Défendeurs ont raison, et que le refus du Curé fut juste ou non, cela nu les regarde pas.La plaignante devait faire cesser l'opposition du Curé et de l'administrateur.Guibord est-il mort sous le coup de censures ecclésiastiques?La Fabrique a juxé qu\u2019il était mort ainsi.L'administrateur avait-il raison de lui refuser la sépulture ecclésiastique ?Est- ce que le fait d'appartenir à l'Institut de Montréal justifie le refus de la sépulture ecclesiastique ?La Fabrique dit qu'il ne lui appartient pas de répondre à de semblables questions.La plaignante dit : \u201c Ceux-là sculs qui sont frappés de l'excommunication majeure sont privés de la sépulture ecclésiastique et cette excommunication n'existe pas dans le cas de Joseph Guibord.\u201d Le curé sous serment oppose à cela que \u201cle refus des sacrements est toujours jugé comme conséquence du rofus de la sépulture ecclésiastique.\u201d « Ainsi pense l'administrateur.La Fabrique dit qu\u2019il ne lui appartient pas de décider de telles questions.Elle prétend avoir le droit de reconnaître les cenaures ecclésiastiques de facto ainsi que le refus du curé et de l'Eglise de donner une sépulture ecclésiastique et de refuser ainsi une place pour Guibord dans cette partie du cimetitre réservée pour l'inbu- mation de ceux qui meurent en paix avec l'Eglise, et dans laquelle on ne fait ordinairement, ainsi qu'il est prouvé, que den inhumations selon le rite catholique.Je ne aaurals dire que ces prétentions de In Fabrique ne sont pas légales.Quant à la prétention de la plaignante que par la force la permission obtenue de Étienne Poulin, les Défendeurs étaient tenus d'enterrer Guibord dans le lot de Poulin, elle ne rignifie rien.Poulin ne peut faire enterrer aucun étranger sur son lot.Son titre le défend.Il ve lit comme suit : \u201clo.Le terrain acquis ne servira que pour la sépniture de l'acquéreur, des personnes de sa famille ct de ses héritiers professant la religion catholique rumaine et inhumées aves les cérémonies ordinaires.\u201d « Poulin lui-même perdant un enfant sans baptême ne pour- ait, ce titre, I'enterrer ou le faire enterrer sur son lot.La Fabrique avait parfaitement le droit de refusez d'enterrer Guiberd sur le lot de Poulin.\u201d 22 SEPTEMBRE, 1870.\u2014 Nous avons cru devoir nous appesantir particulièrement sur ces citations, qui nous paraissent d'autant plus fortes qu'elles sont d'un Juge anglais ot protestant et qu'elles sont l'expression du bon sens même, L'Hon.M.le Juge Berthelot partageant l'opinion de son collègue, nous ne citerons \u2018ue les autorités nouvelles, nous ne montrerons que les points de vue nouveaux qu'il atrouvés, Il à cité les Juges Black et Meredith sur la cause Wurtele.mentionné par le Juge Mackay.Les pa roles des deux Juges anglais, un peu longues, mais très importantes, se retrouvent au ler vol.des rapports des Tribunaux, page 424.Nous nous hâterons d'arriver aux parties saillantes des réflexions de l'Hon.Juge, qu'on verra à notre édition de ln semaine prochaine.J.A.Mousskay.COURRIER D'ONTARIO.Le petit entrefilet ci-dessous a vu le jour dans un journa) libre-penseur parisien : Sous ce titre: © /la sont partout les mêmes)\u201d le Siècle raconte le init suivant d'intolérance catholique.La chose se passe au Ue membre de l'Institut -Canadien, Joseph Guibord, est décédé sans avoir été relevé des censures ecclésiastiques.L'autorité religieuse refusa à son cercueil l\u2019entrée du cimetière catholique.Vivant, Joseph Guibord s'en souciait probablement fort peu; mort, va veuve, anglaise de naissance, déclare y tenir, ct, soutenu par l\u2019Institut, intenta un procès à la fabrique de Notre-Dame de Montréal, derrière laquelle se tenaient ouvertement le séminaire ct l'évéché.Le procès a duré près de buit mois et vient de se terminer par une gen.tence de la cour supéricure, dont le juge n\u2019a pas craint de prononcer les parole: vantes : # Aucun homme sensé ne prétendra que désobéir i 'éveque, surtout #'il a tort, est un péché considérable, ce n\u2019est pas mème un péché véniel\u201d Comme on voit bien que le Canada est devenu terre an- laine.8 En conséquence, le jugement & ordonné l'inhumation de Guibord dans le cimetière catholique avec le concours d'un prétre catholique, aux frais de la fabrique.Je le répète, comme on voit bien que le Canuda cst devenu terre anglaise, Si jamais notre confrère de là-bas apprend le malheur arrivé au jugement du juge Mondelet en cour de révision, il va probablement s'écrier que le Canada est redevenu terre fran- aise.f Farceur, va, qui simagine que c'est à l'influcace anglaise que nous devons les audaces de nos libres-penseurs, et les toquades de nos magistrats.Le Canada vet devenu terre anglaise, cela est incontestable ; mais le Bas-Canada, j'entends le français d'autrefois, est resté catholique, ce qui lui rappelle sans cesse a vieille mère chérie, la France, la bonne France catholique d'avant la Révolution.Si j'en crois le petit fait ci-dessous, le roi Guillaume ne serait qu\u2019un vulgaire.personnage.Il paraît qu\u2019en 1849, un corps d'armée prussien traversa ls Bavière rhébane pour passer le Rhin qui devait servir de base d'opération contre le pays de Bade.Le prince royal de Prusse, alors général en chef de l'armée, s'arrêta pensant deux jours avec sa suite dans un hôtel d\u2019une petite ville bavaroise, A son départ, l'aubergiste présenta au prince royal, qui cat le roi actuel, pour nourriture et logement, une note s'élevant À 742 france.Le prince lui répondit qu\u2019il eût à w'adrusser à la cour de Bavière.Naturellement la Bavière refusa de payer.L'aubergiste s'adressa à Berlin.L'été dernier il n'était pas cncore payé.Le roi se trouvant 4 Bade, l'aubergiste lui présents une pétition à ce sujet.Ou lui répondit dans une longue lettre administrative, que scs prétentions ne pouvaient être accueillies.; Louis XII, roi de France, ne vengeait point les injures dv duc d'Orléans, Guillaume, roi de Prusse, ne paie point les dettes du prince royal.hon les juges de Berlin?se demande le journal qui racoute ce fait.Une héroïque et touchante histoire : | Au nombre des vaillants officiers frappés à la bataille de Gravelotte, se trouve le capituine Renvuard, gendre du gous ral Thuuvenin, qui habite Nantes.Digne fille et digne femme d'officier, Mme.Benoumrd avait voulu suivre son mari au mitien des péripéties de Is campagne, et pour ainsi dire jusque sous le feu de l'ennemi.Elle était à Metz lors du combat du Gravelotte.Le 97e revint de cette glurieuse affaire, décimé et ayant Inissé un grand nombre de ses officiers sur le champ de bataille.Avec quelle angoisse ses yeux cherchérent son mari au milieu de ces range éclaircies, on le devine : ils ne I'y trouvèrent past Aussitôt elle part, courageuse et résolue, arrétant chaque convoi de blessés qui passe sur ls route funèbre, Interrogeant chacun des survivants qu'elle rencontre; arrivée sur le lieu même de le Lataille on lui indique une éminence ot on lui dit : \u201c C'est là que combattait le 97e, là qu'ils ont donné, là qu\u2019ils sont morts!\" Elle y court, trébuchent à chaque pas contre les morts et les mourants, marchant eur un sol trempé par des ruisseaux de sang, fois tournant des mon.craux de cadavre qui fajssit obatacle à sa marche, tantôt # im elinent sur un groupe endormi dans la mort, du milieu duque elle a cru entendre un cri, une plainte, un gémiseement s'échapper.de Cette épouvantable recherche dura six heures, au milieu \u20ac 1e nuit, à la Iucur des étoiles, et Dieu seul sait où ls malheu reuse femme pdt trouver la force de le continuer.i\u201d Enfin, devant elle, dans un coin de ce champ Jugubre 5 dresss une ombre sanglante ; c'était un soldat blessé, qui ar combattu tuute la journée auprès de son marl.ait C'est de lui qu\u2019elle apprit que le capitaine Benouard 4702 été emporté aux ambulances, La culasse brisée par un bc! 29 Serramsan, 1870.L'OPINION PUBLIQUE, 209 bus.L'héroïque femme emporta le blessé dans la voiture dont elle o\u2019était fait suivre, et retourna à Mets, Elle retrouva son mari, v'assit à son chevet, et, trois Jours après, le vit mourir.Ohl vaillante épouse d\u2019un vaillant soldat de Is noble armée française |.Le duc d'Orléans écrivait il y a trente ans : L'observation scrupuleuse et le goût de la méthode, l'amour de la régularité, qui sont pour les armées allemandes une ha- bitade ét un besoin, disparaissent avec le système de la nécessité dans les armées françaises, dont l'esprit ost plutôt guerrier que militaire.On dirait ces lignen écrite d'hier, C'est que l'armée fran- also 8 porté partout avec elle ses qualités et ses défauts, uns rare vaillance, mais souvent aussi un déplorable aveuglement.e .Quelqu'un à fait le calcul ci-dessous : 8i jo vis jusqu'à soixante ans, j'aurai vécu vingt-et-un mille six cents heures, soit trente-et-un million cent soixante mille æcondes.En chiffres ronds, deux milliards de secondes, Or, pendant ce temps, il vera précisément mort deux milliards d individus qui gênalent leurs successeurs, et chacun peut se dire qu\u2019il partira à son tour, quand il sera devenu gênant, Toute ia question alors, est de ne gêner que le plus tard possible.C'est à quoi prétendent vous aider les médecins, dans leur folle présomption.Une bistoire d'espionnage assez comique pour finir : \u2018Tous les moyens sont bons aux espions prussiens.Ilya peu de jours, une jeune fille blonde et lo teint frais se faisait remarquer, sur le cour de Vincennes, par sce allures prove.cantes.Survie nent trois artilleurs, ot la conversation s\u2019engage ; elle s'engage si bien que ls nuit est arrivée et que la donzelle est encore avec nou troupiers suxquels elle a fait force demandes sur l\u2019état du fort en cas d'attaque, le nombre des défenseurs, etc.Si le soldat françuie est gulunt, il aime à être payé de retour.La blonde résiste.Mais que vouliez vous qu'elle fit contre trois.Tableaul.Cette femme si pro- vovante, c'était un vfficier prussien, qui fut immédistement couduit entre les mains de l\u2019auturité militaire, à laquelle il aurm À expliquer ss conduite.c.T.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 COURSES DE TROIS-RIVIERES.Cette année, Trois-Rivières a cu le monopole des courses de Ia province de Québoc, Montréal, Québec, St.Hyacinthe, se sont abatenus, pour luisser au St.Maurice Turf Club, le soin de maintenir l'houneur du sport québecquois.Trois-Kivières à dignement maintenu sa réputation et ses vieilles traditions, ce qui n\u2019est pas peu dire.À certaines époques, les courses dev \u2018Trois-Rivières ont dépassé ce qu'on a vu de plus brillant dans notre pays; vouluir rivaliser avec les vélèbres succés de Bull, l'un des créateurs du turf canadien, ou de M.de Niverville, qui a fait de si grands sacrifices pour en relever l'éclat, ce n\u2019était pas une faible tâche, faire mieux parsiussit impossible.Et pourtant, d'après l\u2019opiaion de plusieurs connaisseurs, cette impossibilité à été réalisée, L'8 directeurs du \u2018Turf Club ont fait preuve de la plus grande libéralité euvers les intéressés et envers tout le public.Leur immense champ de course, Un dus plus beaux du pays, était ouvert gratuitement à tous les spectateure, et rien o's 646 vxigé de personne puur l\u2019entretiva de la course ni pour aucune dépeuse de cette nature; pour le Prix de la Reine, sucune entrée n'était exigée, et on n\u2019a domandé que le montant ordinaire de 10 p.c, pour les autres prix.Quant au siceepstake, il « été entièrement payé au gagnant.Et pourtant, Trois - Riviires ne renferme qu'un très-petit norabre d'homtnes qui peuvent paraitre sur le turf pour leur propre compte et autrement qu'en amateurs ; mais Trois-Ri- vières à de bonnes traditions, et noblesse oblige.Pour le Prix de la Reine, il u'y wvait pas moins de douse entrées, toutes prégentes au départ.Jamais encore on n'avait vu pareille afifuence ; la distance était de 1} mille, à répéter.Lo temps n'u pas été des muilleurs,\u2014!.594 et 1,58 pour le twille \u2014maix 11 faut remarquer que le piste des Trois-Rivières est assex dillivile, surtout pour les jeunes chevaux.Lottery, pour lo méme prix, cat arrivé premier, suivi de près per Cluret, , Ce deruier promet beaucoup pour l'an prochain, et nous se- Honu étoaués de ue pas le voir reprendre sa revanche.'aret vat fils de Meporter et de Seven \u2018Jake, deux célébrités du turf trifluvicn.Tous deux avaient été importés den Etate- Unis pur M de Niverville, et il« ont donné deu produit« qui donnent ten plus belles espérances.IL existe depuis quelques années, Un esprit d'oppusition uses caractérisé chtre les importateurs et lew éleveurs.Ceux- vi demandent qu'on applique à leur égard len principes de protection qui fout maitre et graudir l'industrie nationale, et ils veutent que les produits nés et élevés dans le pays soient admis sur los champe de course à des conditions plne favo- tables que les chevaux importés.[la voient daus une pareille Mestre, un progrès nssuré duns l'élevage et dans l'agriculture.« Les importateurs, d\u2019un autre vôté, prétendent que les pru- uits importés, soit d'Angleterre, soit des États-Unis, seront toujours plus forts que ceux de provenance canadienne, et que i uous voulons faire du sport, il faut qu'il réunisse les meil- vures conditions possibles, Nos pur-sang ne sont pas encore aw répandus pour fournir 3 le demande, et il est môme pro- able que ta race qui existe ne tardurait pas à dégénéret, si on n'y ajoutait pas de saug nouveau.ot lalsonnements te manquent certainement pas de jus- dau on méritent le convidération de tous ceux qui s'occupent hou Ne pouvons faire ici autrement qu'on a fait ailleurs._ gleterre a fait venir d'Arabie les fondateurs de cette oe qui Lille aujourd'hui au premier rang dans toutes les fy es du monde ; si ln France & réussi une fois à remporter ruban bleu, c'est que le sung anglait couluit dans les veines des adicteur.Aux Etats-Unis, on n fait ls méme chose, et cr broducteurs qui vut laissé les plus célèbres souvenirs ent des chevaux importée.kn Canada mèzne, aux plus vou dure du sport, les graude succès ont été dus sux che.portés où à leurs doscendants immédiats.D'ailleurs, on aurait tort de rechercher des pur-sang et dans le sport un grand primed es chevaux de course ne seront Jamais bons à mettre à la char.Tue, et les chevaux de travail n'ont rien à faire avec les chevaux de course.Les sportemen sacrifient leurs capitaux dans le but de s'amu- pic « plus les chevaux vont vite, plus l'amusement est Bi quelques éleveurs peuvent réussir à produire dans le pays des chevaux qui courront plus vite que leurs concurrcnts de provenance étrangère, ils auront remporté un succès très- honorable pour eux, et ils auront sauvé quelques milliers de pisatres.Mais en ceci, comme en besucoup d\u2019autres matières, Îl vaut mieux Isteser l\u2019esprit d'entreprise des sportamen suivre les données qui paraitront les plus convenables, sans essayer, par des règlements différentiels, d'obtenir des résultats qui seraient loin d'avoir l'importance Qu'on serait disposé à leur assigner au premier abord.L'an dernier, le Prix de la Reine était disputé dans une course de trois milles ; cette année on avait réduit la distance à 1} mille à répéter.Il y n partout une tendance Bénéraie en faveur des courtes distances ; on reconnaît que les chevaux perdent en fonds ce qu'ils gagnent en légèreté.On a pu réussir à organiser une course à obstacles, mais avec beaucoup de difficultés, malgré qu'un eut diminué de cinq pouces la hauteur des barrières, Ce n'est pas chose facile que de trouver des chevaux pour une course à obstacles pour des prix comme où est obligé d\u2019en donner au Canada\u2014pour $300, on risque un cheval qui vaut au moins deux fois cette somme, sans compter le jockey qui représente bien aussi quelque chose, malgré qu'il soit passablement négligé.Trois chevaux au moins devaient être inscrits pour la course et deux devaient partir; au dernier moment Viley fut retiré par son propriétaire, M.Lioyd ayant assez de conflance dans Baronet, de lu même écurie.Lottery n'attendait que cela pour faire son apparition il était prêt à courir contre tout venant excepté Viley.Les chances de Baronet se trouvant complètement détruites en face du nouveau concurrent, son propriétaire voulut faire inscrire Viley de nouveau, mais cette demande fut rejetée, Alors Baronet et Husson furent cetirés, et le prix fut disputé & Lottery par N.P.Cette décision des directeurs @ été vivement discutée, et & créé un grand mécontentement parmi les intéressés.Le principe qu'on a voulu appliquer, c'est qu\u2019un cheval retiré ne pouvait pas être inscrit de nouveau; d\u2019un autre côté, on prétendait avec raison qu\u2019un cheval retiré est dans Ia position de celui qui n\u2019a jamais été inscrit, avec cette seule différence que le propriétaire à perdu le prix de la première entrée.Nous avons entendu quelques sportemen blämer très sévèrement la conduite des directeurs en cette circonstance, et secouer ln poussière de leurs souliers en promettant que jamais leurs chevaux ne fouleraient la pisle trifluvienne, nous «royons que leurs récriminations sont exugérées.Qu'une décision erronée aît été rendue, c'est plus que probable, mais aucun tribunal n'est infaiilible, «t quaud les juges font preuve de bonne volunté, d'impartialité, de libéralité, il faudrait être bien exigeant pour exiger la perfection.C'est plutôt aux règlements du Turf qu'il faudrait s\u2019en prendre, à leur manque de clarté, à leur incfficacité à rencontrer tous leu incidents qui surgissent à chaque instant et à la promptitude avec laquelle le jugement doit être rendu.Les Ancieus règlements sont maintenant inapplicables ou tombés en désuétude ; il ne reste plus que des précédents où dus traditions.Ainsi à moins de faire du Turf une étude spéciale, il est ex- trèmement difficile de pouvuir donner sur tous les cas une décision immédiate et toujours absolument juste.Un détail que nous tenons à signaler au sujet des dernières courses de Troie-Rivières, c\u2019est l'absence complète de geutle- men riders, Pas un n'acouru, Il parait que si les chevaux w'améliorent, les cavaliers ne suivent pas ces progrès.En Europe, les courses à obstacles sont généralement assignées aux gentlemen ; on se fait un point d'honneur de ne pas payer les gens pour leur faire risquer leur vie.Ce mème principe, en Cauads, à fait éluver le trente-cing livres lus poids ordinaires ; on voulait par cette disposition, permettre aux amateurs de monter sans être obligés de passer par un dégraissage complet, comme c\u2019eut le cas pour les jockeys des autres courses.Le prix des dames se disputait sutrefois dans les mémes conditions, ¢t les jockeys étaient formollement exclus.Mais depuis plusieurs années, ce prix est disparu des programines, au moins & Trois-Rividres.Tous les nouvaux règlements sont en faveur d'une augmentation de vitesse, et tout le reste eat négligé où condamné.Les courses de Trois-Rivières ont été splendides; jamais peut-être on n'a rien vu de comparable à la deuxième manche, pour le prix de la Reine, Quant aux omissions qui ont pu être faites, sux erreurs qui out pu être commises, elles ont été remarquées par ceux-là même qui pourront en empêcher le retour.El est impossible de pouvoir jamais empêcher tous les mécontentements ; les intérêts engages sont trop grands, les distances sont trop courtes, les jockeys sont trop habiles, leu accidents sout trop nombreux pour qu'il u'y ait pas de nombreuse causes de discussion «ct de disputes; mais à mesure que le nombre des amateurs augmentera, la legislation du Turf scra imieux connue, «t micux appliquée.On ne sers plus obligé du s'en rapporter à dus étrangers, qui souvent sont intèressés à ce que justice ne svit pas rendue.Jusqu'à présent, le Turf canadien à mainteau es bonne réputation, et nous espérons qu\u2019il ne la perdra pas de sitôt.L'EXPOSITION.L'exposition de 1870, n\u2019a pas été aussl brillaute que celle de 1868.Cependant, elle n été de nature à faire honneur au pays.! Elle à commencé le 13 courant et fini le 16.Une foule de rsonnes de distinction assistaient à son ouverture, parmi lenquelles nous avons remarqué Sir G.KE.Cartier, lea Hons.Ouimet, Chauveau, Beaublen, Archambault et de Boucherville.Son Excellence le Gouverneur Général a ausei visité l\u2019exposition le troisièmo jour.Le Conseil d'Agriculture était au grand complet et 6 rempli à ia satisfaction générale, ls luurde tiche qui lui incombait.Maintenant quelques détails.Les chevaux pur sang étaient plus beaux que ceux des autres années.Es percherons et les Clydes étaient en grand nombre ut d'une beauté supérieure.Voici une liste des principaux prix remportée dans la classe des chevaux.Percheruns ler prix ; Société d'Agriculture, Comté de l\u2019'As- somption.Ze prix : Société d'Agriculture, Comté de Beau- harnois.3e prix: Société d'Agriculture, Comté de Beauhaz- nois.Chevaux Normands, ler : Société d'Agriculture de Chambly.Race and Let prit prix: M.Rickson de Montréal, Etalons de traits, ler prix : M.L'Heureux, de Laca- die, et M.Bernard de Montréal.° Les races bovine, ovine et porcine; n'étaient pes aussi bien représentées qu'à l'ordinaire,cependant dans la race bovine, nous avons remarqué plusieurs beaux types des courtes-cornes de Durham Ces magnifiques animaux appartiennent à M.Co- chrane, Il parait que ce M.n'a pas autant exposé cette année que par lex temps passés.M.Ste.Marie suit de très près M.Cochrane.Ii y avait beancoup de Ayershires, de Herefords, de Devons et de Galloways.La Corporation du Collége St, Laurent a cmporté deux prix pour des animaux de ls race Galloway qu'elle exposait, La collection des instruments aratoires était peu riche.Il y avait cependant de fort belles choses.Une pièce qui attira beaucoup l'attention, est le charriot épierreur de M.Joseph Filion, de St.Eustache.Grâce à cet instrument, on peut en quelques jours débarrasser un terrain de tout ces blocs de pierre qui font le désenpoir des défricheurs et des colons, Malheureusement le prix de cette machine est élevé.Mais M.Bernard, de Varennes, A exposé une machine semblable qui, sans être aussi complète, peu rendre à peu près les mêmes services, Le prix est de $30.00 MM.Bulmer et Sheppard ont expesé une machine qui pent vous donner 30,000 briques par jour.Nous avons remarqué une splendide collection de haches de toute espèce.Ces inatruments sortent de la fabrique de MM, Boivin & Cie.de New Liverpool.M, Crevier a exposé un: magnifique série de poéles.La machine à luver de M.Hodge à été très-admirée.En diz minutes on peut faire avec cette machine, la lessive c\u2019un pensionnat.L'instrument coûte $10.00 MM.Bruno Ledonx et Denis Gervais ont exposé de splendides voitures.Len charruen, les semoirs, les faucheuses abondaient.Dans cette section, M.Perrault, de Varennes, à obtenu trois premiers rix, ?Ses canards, sun coqs et ses oies ont également obtenu les premiers prix.Les belles oies de Toulouse valent $20 00 la couple ; les canards de Roucn, $10; les poules de Lafleche, $10 ; les œufs $10 la douzaine.La cinquième classe de l'Exposition qui comprend les beaux Arts appliqués à l'industrie est trés-intéressante, Elle renferme la peinture, la sculpture, Ia litographie ; l'imprimerie, Ia gravure, la photographie, le dessin, ete.Voici les noms de ceux qui ont emporté les prix dans ces différentes classes: Sculptures: MM.Forsyth & Cie «t MM.Mavor & Cie.Lito- graphie & Chromo, MM.Burland, Lafricain & Cle.Photographie, M.Parks.Gravure, M.Bishop.Typographie, MM.Louis Perrault & Cle.Il n\u2019y avait presque rien en fait de peinture.M.Decelles écrit de Montréal au Journal de Québec les re- Marques suivantes sur l'exhibition : Je regrette de n'avoir pas vu nos québecquois au nombre des exposants.Est-ce que le succès les auraient blasés ?On sait que, pendant longtemps, les voitures de Québec obtenaient infailliblement les prix.Puisque j'ai regretté l'absence des exposants québecquois dans la section dont je viens de parler, je duis généraliser cette remarque et déplorer que nos concitoyens aient britlé par leur absence.T1 y a très peu de produits do notre industrie, et cette lacune est regrettable, et l'on nous en fait l'observation.Dans tous les cas, elle ne contribuera pas à nuir à notre réputation d'hommes d'initiative et d'esprit d'entreprise.l\u2019armi les rarcs exposants québecquois, nous avons aimé à voir M.Trudel qui exhibait une variété de ressorts pour voitures légères, lourdes et wagons de chemins de fer, ses ressorts, sont d'une grande beauté.Notre jeune industricl, qui est encre à xew premiers pas, à déjà vendu des centufues de resorts aux compagnies de chemin de fer, de Toronto et Nippissing, de Brockville et de l'Intercolonial.Les russorts de M.Trudel paraissent être d\u2019une force extraordinaire ct d'ane élasticité comparable à celle des principes de 1waints députés, 115 à quelques mois, nous augurions bien de l'en- treprive de M.Teudel, nous sommes heureux de voir que nous n'avons pas mal jugé son travail et ses moyens d'action.M Louis Boivin, de Ssint-Romuald, & une vitrine remplie de hachew superbes, La trempe en paraît excellente.Le poli Be laisse rien à désirer, ct ces haches peuvent soutenir le comparaison avec celles que l'industrie étrangère nous envoi-.A.Cuamranxe.mere FORCES LE L'ANGLETERRE.11 n\u2019est pas étonnant que l'Angleterre s\u2019cfface autant que possible dans les questions curnpéennes et veuille conscrver la paix à tout prix, ni qu\u2019elle retire ses troupes du Canada.Elle n'a eur picd maintenant qu\u2019une armée de 50,000 hommes, dont le quart est en Irlande.Comment avec de pareilles forces pourrait-eile songer à entrer en guerre avec la France où la Prusse.Son honneur, dit-on souvent, son honneur est en jeu.Croit-on qu\u2019elle aurait plus d'honneur à montrer sa faiblesse et son impuissance sur les champs de bataille ?BONNE NOUVELLE.MM.Rivard, Lajoie, Gouin, Shortis et Mailbot ont formé une société vu compagnie à fonds social, et ont établi, à Ste.Anne de Yamachiche, district des Trois-Rivières, une manufacture de laine sur un giand pied.On espère môme que la fabrique sera en opération sus un bref délai.Nous voudrions pouvoir publier de pareilles nouvelles tous les jours.Bi tous ceux qui ont des capitaux les mettaient dans de pareilles entreprises au lieu de les priter à vingt par cent ils feraient vivre des milliers de famslles au lieu d'en ruiner UD vi grand nombre.Le gouvernement devrait offrir des primes pour activer l'établissement des manufactures et engager les capitalistes à faire un bon usage de leur richesse.A .300 22 Seprzusas, 1810.memes op = 801 L'OPINION ; 1100 22 SEPTEMBRE, 1870._- Seen = = === es anses = £ E.tema = i.È : = =z É = È = My = = __ ee ===.ne = J.È- = ea er = mri TL \u2014\u2014\u2014 \u201c= x= 2 | = ora rss mr Pr > Ppa 34 pry À 4 Zr ridin TI = po = Ee?we Le Lau ji Has Pregl PS Free 2 or a esse arc = >= ar pS sie od ry ae Tq ve ee ut RE de ee \u2014 des er 2 S = =r he aT wr DE > St Z + ne == RES Gey i _.= - = pass = - ee ST pc = a5 ai TEE \u2014 aay pie?Nd [23 ny (5 a = Ta Jeera = och Faz a ha Tia ze aN Thy 42 4 ea aimer pe SE as mx m2 rs = aT x rs I ~ = rg RSPR EE r= Xs 3 Se \u2014 PEAS wma ed oF a 5 au 2x.Rire eme = ey SN at 2 = > 4 224 PE i 4 rt 7 d= \u2014 a, = LF Fe A A Ÿ PE == == me t gy .x= += TS Ps = Sa i ; Qu _- = i\" Es Cm ar == 6) ) Æ == es es gens ea = EE dl a el haa i Ea Ere ES vs Eo Sp TT == = am EX a ONE = A = ro.=- el 2, mms 4 Ty a me ns as 6; ;- = = = == = J 5 nt +- =x rs ies re Xe 4 =\u2014 EE Bo Es Tats 225 TE = = ht Cr hp RI et AAC IE ie, N a Fast cz rv = - res oT En saad TE \u2014 + ET es A = += = = a ÿ = 5 Wo va > A A a J Lol RLF) ie es 3 = = y > J = ve.cp 3 JY A | Hy us * TB as 231 == te A y Ae ya Ë i Pets 2 % Fig SERS an à vis, 7 ps = TOR 3) \u2018 54 RE = + ox Kp - \u2014 Vs ES [7 = ES 5 sz AWA el = lf 2 = 3 = FE } \u2014 2x ¢ by) SSI S 7 % j/ = I 3 es Je meer \u2014- ta A 55 a pi a Ce T 2 Fa 7 Je 7 cs 2 = == Et, ° Ni 2 fac) 147 \u201c| 3 x » > 0 2 Es \u2014\u2014 , ; 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Ce is ey Sig = i ES py a == AC as ae =i.a AS yi! LA GUERRK\u2014BATAILLE DEVANT -LEs us THALLLEL Shs A L'ŒUVRE ; ¢ =.1 n.# L'OPINION PUBLIQUE 22 Sxrramsns, 1870, _ L'OPINION PUBLIQUE.JEUDI, 13 SEPTEMBRE, 1870.\u2014 L'AFFAIRE NOTMAN.On connait l'histoire de Noiman.Il appartient à une famille bien connue à Montréa), il a lui même les manitres et le langage d'un gentilhomme.Un jour il fut arrêté; les ciroonstances tragiques du crime dont il était accusé produisirent la plus vive émotion au sein de la population.Une séduction, un crime pour en faire disparaître la trace et le résultat, le suicide du médecin qui avait été l'instrument du crime.c\u2019en était assez pour les amateurs de scandales et d'émotions.On connaît le reste, son procès, les souffrances de le jeune fille obligée de raconter à haute voix sa faute et sos angoisses et les machinations de son séducteur, l'éloquence de M.Devlin pour sauver son client, la condamnation enfin du coupable à sept ans de pénitencier, Mais un incident futile en apparence fut une planche de salut à laquelle l\u2019énergique avocat s'attache avec dé- seapoir, Un journal contenant les dépositions des témoins était tombé entre les mains des Jurés.Or la loi ne veut pas que les jurés prennent connaissance d'aucun fait extérieur, d'aucun document ou papier étranger à la preuve et au dossier de la cause, pour empêcher toute impression, toute influence du dehors sur l'insue de la cause.De là, des démarches incroyables de M.Devlin pour arracher son client au pénitencier et le ramener devant les tribunaux.On ne croyait pas à un pareil miracle ; on est accoutumé à penser que le pénitencier est un tombeau qui ne rend ses victimes qu'au jour fixé par la justice.Cependant Notman en sortit au bout de quelques mo:s et depuis ce temps on l'a vu sous la garde de la justice demander aux tribunaux la révision ou la nullité de sa condamnation.11 était sous caution et attendait le résultat de ses démarches, La Cour d'Appel brisait, il y a quelques jours, ses espérances et anéantissait les efforts de son avocat.Trois juges eur cing décidaient qu'il n'y avait pas matière à intervention, que la condamnation de Notman était juste et légale, qu'il lui fallait subir sa sentence.Mais la Cour ne savait quel ordre donner, elle avait oublié de songer au procédé à prendre pour disposer légalement de ls personne de NoLman et le remettre sous les verroux du péniteucier.L'liuvnorable juge en chef ordouns au shérif de prendre Notman sous sa gaide et de le ramener devant la Cour, le lendemain.Mais le lendemain l'honorable juge était malade et partait pour Québec sans rendre un jugement definitif et r«gulier en cette affaire.Le shérif donna vire au g vler de tenir Notman en prison.Sur ce application de M.Devlin devant l'honorable juge Mondelet pour faire mettre son client en liberté sur le principe que l'ordre qui le reteusit n'était pas légal et régulier.Le savant juge fut de cet avis et trancha les liens qui retenaient Notman, Et voilà comment Notman est libre! Il est bien heureux, Notman ! Il a dû faire bien des jaloux ! Il » triomphé des rigueurs de la justice, il a fini par lui faire lâcher prise.11 l'a saisie au moment où sa vigilance et an prudence étaient en défaut pour lui passer à travers les duigts, Ce n'est pas un succès pour la justice du pays.L.0.D.LES REGATTES.Quelle cohue ! Quelle foule énorme! Trente mille personnes étuicnt li vhtassées sur les bnieaux-à-vapeur, les Lerges, le rivage eur l\u2019étenduo du deux milles, sur le toit des maisons, duns ls tite des arbres.Des hommes, des femmes, des enfants.Quelle variéth de costumes, de figures, de voix, de sentiments et d'intelligences | Tout cela pour voir deux chaloupes ou canots se disputer le prix d'une course de six milles.Quatre huzames du Nouveau Brunswick, habillés en écarlate, montent l\u2019une de ces «haloupes : c'est le Faris Crew.Quatre Anglais de Londres, h'ayant qu\u2019une paire de culottes sur lu corpe, montent l'autre chaluupe : c'est lv Tyne Crew, Ils étaient venus d'Angleterre polis se mesurer avoc les autres.Quelle idée ! Une bourse dv $3,000 étalt lo prix des vainqueurs; et les paris étaient immenses! 11 y avait dus gens venus d'Angleterre ut des milliers dus Etats-Unis pour voir cela, pour parier.Les paris étaivnt cn favour du Pacis Crow, Quatre, cing beures d'sttetite | Que c'est cennyeux | On at- teud que le vent cesse, .1 est cing heures, le temps est calme, on donne lu sigual, lus deux obaloupes partent cummu des flèches, Elles ont à pola fait cinquante vençes que le veut s'élève : c'est bon pour vibes, ii ne failass pus attuudre ai longtemps, Un les purd de vue.elles reparaissent\u2026 le Tyne qui avait pris le devant l'avait gardé\u2026.il arriva lo premier au but su milion des cris et des hourras frénétiques.Le Paris Crew venait par derrière à deux cents verges.C'était fini.et il fallait s'en ree tourner.Quel spectacle! On se jutte, on we presse, on vétouffe dans le premier traiñ ; H y à là vingt-cinq chars de toutes sortes, la plupart découverts, ct la pluie commence à tomber sur cette masse d'hommes, de femmes et d'enfants qui crient, se lamentent, se trouvent mal, etc, otc.Et cependant il vn resto trois où quatre mille au moins qui ue peuvent partir.Ils sont forcés d'attendre le retour des chars.lle se précipitent dans les hôtels qu'ils envahissent, mangeant ¢t buvant tout ce qu'ils peuvent y trouver.A onze heures, un autre train venait chercher cette foule fatiguée, ahurie, mouillée jusqu'aux os, couverte de boue.Les chars étaiont pleins ct il ea restait encore plusieurs containes à Lachine.Que les hommes aillunt voir ces chuses-là et s\u2019exposent à tant du misères, çà ve comprend un peu.mais les femmes avec des enfants dans les bras! ça ne ee comprend pas.Toute cette foule est ruvenuu on jurant qu'on ne l'y prendrait plus.L.0.D.LA COUR DE POLICE.Nous suspendons notre travail sur cette question dans l'espérance que les autorités feront bientôt un change ment qui satisfers le public et M.Bréhaut lui-même.Nous souhaitons ardemment de ne pas être obligés de recommencer une tâche si désagréable.Nous prions seulement certains amis de M.Bréhaut et du gouvernement de ne pas nous forcer de justifier nos avancés en faisant des insinuations ridicules sur nos motifs.Il yades gens qui ne mauquent jamais de giter los causes qu'ils défeudent par leur manque de tast.Nous avons interrompu notre galerie nationale depuis quelque temps afin de donner le portrait et la biographie des principeux généraux français et prussiens.Nos lecteurs doivent trouver qu'ils n'ont rien perdu su change.LES ZUUAVES.Ils vont nous revenir bientôt Leurs services sont devenus inutiles ; ils regrettent sans doute de revenir sans avoir pu mime so rendre à Home.lls étaient en Bretague, lorsqu'ils ont appris l'entrèe des troupes italiennes deus lus Etats du Pape.Ea NOUVELLES EUROPÉENNES, SITUATION KT MAKCHE DNS PEUSHIKNS.Ls 13 courant, on igaurait encore au juste à l\u2019aris, où se trouvaient les Prussicus.Dans la soirée, ou apprit qu\u2019une partie do leur armée occupait Meaux, Ligny et Melun, Le 12, l'ennemi entrait dans Provins, Laon, Facy et Cariepont, et dee uhlans étaient vun à Nugent-sur-Seine à 5 milles de Paris.Ce jour-là, 2,500 Bavarvis occupaient Vancouleurs.Le 14, M.Crémicux luuçait une proclamation invitant tous les citoyens français des départements à mettre obatacle à l'inva- siun des Prussicns.Le 17, les Prussivns étaient cu très-graud nombre daus les aleutuurs de Villencuve, Dommactin ct Le- Plessis.Maintenant, une force de 3,000 hommes occupe Villers Cotterets, et il y en & 10,000 à Nanteuil.Un croit cependant que Le ligne d'attaque viendre de l'ust par le chemin de Vin- ccunes.Vingt ponts, à Vest dev Pacis, out été détruits afin d'empé- cher l'approche des Prussicns.Plusieurs engagements ont cu lieu en dehors des murs du Paris.Canrobert à défait lue Prussiens dans un engayuinent près de Paris.L'armée prussienne entière mera bientôt vous lus murs de Paris, mais dit un journal anglais : La Prusse vscrait-cile entrepreudre le bombardement de Paris?Verrions-uous dune au dix-neuvième xiècle, le retour dun atrocités et du vandalisme des temps de barbarie! Paris est pius que la tôte du la France; c'est un foyer de civiliss- tion.Londres est In ville deu richesses; Jérusalem, la cité des grandes inspirations religieuses ; Lome, le sanctuaire des arte.Mais Paris cst le génie, l\u2019héroisme, la civilisation.Bi la Prusse tutiche d'uue main profane, à cettre triple auréole, oliv perd son rang parmi les nations et elle d'ensuvelire, sans hon- peur, sous les ruines qu'elle aura faites, ! BULLE DEYENSS DE TOUL.La garnison de Toul « repoussé victorieusement eix assauts des Prussiens dans un seul jour, en leur infligeant une porte de 10,000 hommes tués ou mis hors de combat.Le 13, lo gouvernument dévrétait que Toul avait bien mérité du pays.LE siÉGE DE BTRASBOURG.Malgré l'héruique défense du brave commandant Ulrich, il est probable que Strasbourg se rendra bicntôt, car cette placo manque de vivres et de munitions.LA FLOTTE Le 16, les fluttes française ct prussieune étaiunt en vue près de I'l Héliguland, duns Is mer du nord, uars.Cette ville, sans conse Lombardée, résiste héroiquement.On assure que Basaiue & sous son commmudement 60,000 hommes sutlissnment spprovisionués du vivres ot de mual- tions, ob qu'il Larvole wens ceses unum, XN.TRIERS, M.Thiers n'a pu réussir à décider l'Angleterre à dans le confit franco-prussien ; mais on entrotiont Poppa: Qu'il réussira auprès des autres puissances noutres, ÉTATS-UNIS.D\u2019après la dépêche officielle, envoyée le Prési Etats-Unis, vendredi dernier, aux mivistres américaine à Lee dres, Paris et Berlin, il appert quo les Etats-Unis n'interviendront en faveur de Is paix que ils sont sollicités de le faire par les deux nations boiligérentes.Lo gouvernement américain ne veut pas se miler dos affaires deu nations d'Europe, afin que ces dernières ne se mêlent pas des siennue., ARMISTICE.Lo gouvernement français désire beaucoup une armistice On attend In réponso des Prussions et dans l'intervalle on fait des tentatives pour donner licu à une entrevue pervon- nelle entre Favre et Bismark concernant le but supposé de la Prusse, de traiter avec la régence pour la paix, ainsi qu'il a été télégraphié par le correspondant de Berlin de ls Tribune.ALLIANCE DB L'AUTRICHE, DE LA RUSSIE NT DE L'ITALIN.Il règne beaucoup d'agitation daus les cercles diplomatiques causée par la nouvelle que l'Italie, la Russie et l'Autriche viennent de conclure un traité d'alliance dont le but est la division de l'Empire Turc, l'annexion à la Russie de la Polo.gue prussienne, de la Silesie prussienne à l'Autriche ot Is reddition & Italie du Tyrol italien.Cotte alliance est plus fur- midable qu\u2019on ne l'aurait cru.STALIE.Les troupes italieunes envahissent tranquillement, mais rapidement le territoire pontifical.Elles sont entrées dernièrement dans plusieurs villes sans rencontrer de résistance, Le général Kanscler, commandant en chef des forces pontificales, à refusé de livrer la vill+ de Rome.11 y a cu quelques combats dans lesquels les zouaves out tenté vainement de s'opposer à la marche des troupes italicn- nes; un bon bumbre ont été tués, blessés ou faits prisonniers, Rome svra probablement au pouvoir de l'ennemi dans quelques jours, Le monde eat arrivé à une époque de bouleversements terribles ; il est bien probable que toutes les tentatives ct les entrevues au sujet de la paix n\u2019aboutiront À rien.Dans In situation où se trouve l\u2019Europe, tout est possible, et il faut s'attendre à tout.Les nations qui sollicitent aujourd'hui ln paix seront peut-ôtre forcèus ellus-mêmes de prendre les armes ientôt, #1£08 DB PARIS.Le siège de Paris est commencé ; il y à eu plusieurs engagements autour de la grande cité.Les Français, après avoir obtenu quelques avantages, ont été battus dans une bataille sanglante.Une nouvelle phase commence dans ce drame terrible, la plus grande, Ia plus solennclle.La France semble abandounée de Dieu et des hommes.Que de flots de sang vont couler avant que les chevaux prussiens frappent de leurs sabbuts les pavés de Paris.Et cependant qui sauvera la capitale de lu France.APPROVISIONNEMENT DE PARIS.Voici quelques uouveaux détails eur l'approvisionnemeut de Paris.Il n'y aura qu'une voix dans ls population pour applaudir à l'activité merveilleuse qu'a déployée M.Clément Du- vernois.Outre les quinze juurs de subsistance que doivent avoir tous les boulangers, l'honorable miuistru du commerce « fait venir : 350,000 quintaux de farine ; 150,000 quintaux de ris; Un immeuse approvisionnement de pommies de terre et de légumes frais du tout genre.100,000 bœufs ct 500,000 moutons, avec les grains et fourrages mévessaires à leur nlimentation, sont répartis sur uu grand nombre de parcs, qui ont été impruvisés tant dans l'iu- téricur de Paris qu\u2019au buis de Boulogne sous le canon des fortifications.Les approvisionnements cn sel, épices, café, sucres et autres denrées sont également emmugasinées cn quantité sutlisante pour suffire à l'alimentation de Paris pendant trois mois.Plus de 60 millions de rations en viaude de bwuf «t mouton couservée, siusi qu'en porcs ut poissons salés, se trouvent daus les entrepôts.On est en train de rentrer les pailles, foins ctavoines Béces- saires taut à la nourriture des chevaux de l\u2019armée qu'à colle dus chevaux à l'usage de la population parisienne.; Avec de pareilles réserves, les Prussiens ne peuvent avoir l'espérance d'affamur Paris, ot 91 tous les ministres, daus cha cun du leurs départements, out déployé le même sèle, ce dont nous ne doutons pas, Paris peut être tranquille et attendre en toute sécurité que le torrent de l'invasion prussienne soit épuisé et aunihilé.Quant aux vine et spiritueux, on sait que Paris, en temps ordinaire, en est toujours approvisionné pour six mois.LE GÉNÉRAL THUCHU.Depuis quelque temps, le num du général Trochu est dans toutes les boues.Be brave et Ésosllent militaire vient d'être appelé à ia présidence du gouvernement provisoire et au commandement en chef des troupes chargégb de défendre 18 capitale.Jules Trocbu à aujourd\u2019hui cluquante-ving ans.IL est né dans le Morbihan, le 13 murs 1815.Ancien élève de saint- Cyr et de l'Ecole d'application d'état-major, il obtint en 1840, sas épaulettes de lieutenant ; et, capitaine trois aus après, fut attaché au maréchal Bugeaud en Algérie.Il était lieutenant-colonel lorsqu'éclata la guerre de Crimée.Parti comme aide de camp du maréchal Saint-Arnaud, il fu nomi général de brigade le 24 novembre 1864, et com may en cetto qualité jusqu'a Ia fin du le campagne.Sa promot per au grade de général de division date du 24 mai 1859.Ila avec distinction Is guerre d'Italie, C\u2019est un officier modeste, mais très-sympathique, et qui n'est pas muins estinsé pout 120 connaissances pratiques que pour le luyauté st pour vi puudauce du sou caractère.\u2014\u2014 © AIRE 99 SertEubne, 1870.L'OPINION PUBLIQUE.803 UN CHAPITRE INTERESSANT, Les pick-pockets ne pouvaient manquer d'honorer Montréal de leur charmante visite pendant les jours de réjouissance qui viennent de passer, On raconte de jolies choses sur leur compte ; ile se sont distingués.Voici quelques uns de leurs exploits choisis entre mille, Un M.Joncs de St.André arrive à la banque Jacques Cartier pour retirer des intérêts et faire un dépôt de millu piastres, 11 met les mille piastres sur lu coin du comptoir ct va faire accepter ses chèques un peu plus loin.Un individu de bonne apparence, bien min, était entré squ'en même temps et avait demandé à M.Brunet le taux de l'échange #ur New-York.Veuillez attendre un instant, lui dit M.Brunet ou M.Lacas- ve, je Tous donnerai une réponse, iodivide s'ausied tranquillement derrière M.Junce et se met à ve caresser la barbe d\u2019un sirindifférent en attendant ça sent croire, cependant, qu\u2019il n'était pas aussi indifférent qu'on l'aurait pensé à ce qui se passait devant lui, car lorsque À.Jones revint pour reprendre son argent où il l'avait mis, il ne trouvæ plus rien.Un ivetant aupuravant l'étranger cn question était passé en lui demandant où il pourrait faire changer des greenbacks.\u2014Au coin de la rue chez M, Marchand, Jui avait poliment répondu M.Jones.Une dame de la campagne visitait cn compagnie de sn jeune Alle le terrain de l'exhibition.1} y avait foule.Soudain elle se went pincer par derrière ; elle w'était à peine retonrnée pour châticr l'insolent qu'elle se sent toucher légèrement à l'endroit où cle portait son portefeuille.Elle porte brusque ment la main de ce côté là, il n'y avait plus rien.Itéflexion : il vaut micux se laisser pincer que se faire voler.C'était aux régattes., Une foule immense sc ruait sur les chars renversant tout eur son passage comme Un torrent, Soudain unu femme tombe en criant qu'on l'étouffait.Un Jeune homme s'élance, la relève ct la porte cn lieu sûr.is dame sv confondalt en remerciments et regrettait de ne pouvoir lu récompenser dignement de sa politesse.Soyes tranquille, madame, répondit le galant homme en déposant son précieux fardeau, je suis bien payé.Et il disparut dans la foule ; il était déjà loin lorsque madame v'aperçut que sa belle chaîne d\u2019or que son époux lui avait donné«, le jour de ses noces, était partie.Deux amis admiraient ensemble les magnifiques chevaux à l'exhibition.Chaque foia qu'ils s'arrétaient un grand américain efflanqué ee trouvait toujours appuyé sur les épaules de l'un des deux amis.Celui-ci commençait à simpatienter.\u2014Enfn, dit-il, il est disparu, lc grand animal.\u2014Mais dis donc, yeprend son ami, où t'es tu fait cette entaille dans ton habit ?Horreur! D'un coup de couteau l'amé- ricsin qui aimait tant à s'appuyer sur ses épaules avait prati- bio cette ouverture pour faire passer un portefeuille contenant 00, A Lachine, jeudi dernier, une jeune femme aux traits énergiques, à Yair hardi, se faisait remarquer par ses manières libren et dégagéer, ses regards provocateurs.Elle avait I'aimable manie de jouer avec les chaines de montre des galants qu'elle favorisait de ra compagnie.Soudain un grand tumulte ne fait daus In foule.Emportée par le succès, le belle amazone avait fait un faux pes en r'échappant des mains d\u2019un de ses amoureux dont elle emportait la montre.ct au grand scandale de tous ceux qui avalent des yeux, une paire de pantalons apparut.La police accourut et vérifia que cette femme était un bomme, pire que cela, un pick-pocket, Dans les larges poches de son pantalon on trouva tout un assortiment de bijouteries.Personne ne réclama les objets ; on comprend cela., Mais il faut en fiuir, ce serait trop long de raconter tous les incidents de cette sorte.BALBAMO.NOUVELLES GÉNÉRALES.Le 69e régiment a reçu ordre de se tenir prêt à partir le 10 octobre, par l'Oronte, qui les transporters aux Bermudes.11 est certain, dit la Minerve, que la chambre locale de Qué- ber sera convoquée pour la mi-novembre.Les dernières dépêches de la Rivière Rouge nous assurent que Riel est à Bt.Paul, en compagniv de Donoghue, de Dene nis et de plusieurs.Toutes leu troupes qui se trouvent actuellement dans la Puissance vont être rappelées à Québec.Elles seront commandées par Jo colonel Hamilton, et les quarticrs-yénéraux seront à Halifax.Il est rumeur que le général Doyle va étre nommé commandant en chef.Les derniers Journaux de Paris nous apprennent qu\u2019on s'oc- cure en ce moment dans les ateliers de M.Caille, de la cons- raction d'un nouvel et formidable engin de destruction, spé- e = ement destiné à la défense de Paris, en cas de siége.rail est une sorte de mitrailleuse locomotive, roulant sur des ils ot qui crachera eur les r«siégeante, dans sa course verti- Gineuse, un véritable ouragan de fer.Proportiona de cette machine sont, dit-on, gigantesques.LA FAMILLE IMréataus.\u2014L'Empereur est rendu en Allemagne + ihetmabor, où il est traité avec beaucoup d\u2019égarda.aba Phratrice et le Prince Impérial vivent dans une retraite ue & Hastings, Angleterre.oute la famille Bonaparte à quitté In France.tre Pepe cependant, sc montrent irrités seulement con- wh \u2018aravoeos.\u2014Le lendemain de la bataille de Gravelotte riya à côté d'un officier de zouaves, un campagnard cout en ezaminant attentivement In position des deux ca- Tien oat rendu compte du drame qui s'était accompli a constaté que ce campagnard était un maraudeur, ainsi que l'attestait la lanterne renversée à sa gauche et le couteau de sa main droite.© pouvant arracher la ceinture de l'officier remplie de coupe mary udeur avait pris won cotiteny, et, vn voulant aper, enfoncé la pointe de la | dans la ci (e Vogkcle, A re Guan 1a chale tocourr pour ainsi dire, par ls douleur, ce dernier avait Pantry to ses sons, et saisissant eon sabre d'une main ot de we ie dou aux cheveux, il lui avait tranché In tête, 4 encore dans ses doigts criapés.FAITS DIVERS, PENIBLE AcciDENT.\u2014Dimanche matin, deux jeunes Alles, cana- diennes-françaisce \u2014servantes ches W.L.Felton, Kcr., Avocat de cette ville et demeurant au + Belvédère,\u201d à environ quatre milles d'ici, \u2014descendaient à la ville en voiture, pour venir assister à ln Messe.Près de la résidence de M, le Juge Short, leur cheval prit le mors aux dents et partit à la course.Alors, l'une des deux jeuncs filles parvint à se jeter en bas de la voiture sans 8¢ faire aucun mal; mais il n'en fut pas ainsi de l'autre, qui crut devoir rester dans In voiture, espérant sans doute qu'elle finirait par arrêter te cheval.Elle ne lo put et la voiture fut de la surte emportée, au grand galop du cheval, sur un parcours d'envion un mille, jusqu\u2019au pied de la côte de In Huc-King, au coin du magasin de M.Fletcher, Ici, le cheval tourna brusquement sur la Rue-Wellington, la voiture se heurtant sur un énorme poteau planté au coin de la rue, et la pauvre fille fut lancée sur le perron du magasin, à une trentaine de pleds de la voiture.On la relova sans connaissance et horriblement meurtrie, au point que l\u2019on entretient des doutes sur ea guérison.M.ie Dr.Paré, mandé en toute hâte, lui rendit tes soins qu\u2019exigeait son état précaire, et l\u2019on put dans la soirée la transporter à la demeure de ses parents.Son nom est Sarah Labouville ; elle est âgée de 17 ans \u2014Pionnier de Sherbrooke du 12.Hier un des enfants de l\u2019Echevin Heney fut placé à bord d\u2019une de veu barges.En ayant laissé le soin & ses hommes, il we rendit en ville ois wes affaires l'appelaient.A son retour, l'enfant avait disparu.En regardant autour de la barge, on s'aperçut que le pauvre petit était dans l'eau se débattant.Avant qu'on put venir À von secours il avait disparu sous les flots.On l'en retira cependant, mais il paraissait mort, si bien que M.Heney le porta chez lui, les larmes aux yeux, croyant bien avoir dans seu bras le cadavre de sun enfant.Après des soins Lien administrés par la mère éplorée et par toutes les personnes présentes, l'enfant reprit connaissance come si on l'avait éveillé sous l'effet d\u2019un vilain cauchemar.Il est maintenant parfaitement rétabli.\u2014Canadien du 13.ACCIDENT ArrReUx.\u2014Dimanche dernier an matin un accident des plus émouvants cst venu jeter dans le deuil et la douleur une des fumilles canadiennes de la paroisse de St, Damien de Bedford.Un jeune homme âgé de 15 ans, fils de M, Jcan- Baptiste Monty, propriétaire de fourneaux à chaux, trouvait là mort dans les circonstances suivantes : étant occupé à mettre de la pierre dans le fourneau afin de l\u2019entretenir toujours eR pleinc opération, il se servait d'une brouette et passait au- dessus du fourneau au moyco du planches jetéus de travers, lorsque soudain il tomba emporté par la pesanteur de sa charge, sa chûte fit écrouler la chaux en dedans du fourneau -et en conséquence il enfonça jusqu'au milieu du corps dans le fourneau tout en feu.Un de sus frères qui se trouvait là, voyant le danger, essays en vain de lui porter secours ct fit tous ses efforts, au péril de sa propre vie, pour arracher son frère à la mort, mais les pierres s'étaient tellement resserrées sur leur victime, qu'il eût faliu une grande force pour le retirer de sa terrible position, lui-même comprit s& position et l'inutilité des efforts de son frère, ¢ Inisse-moi, je vais mourir, ne t'expose pas à périr avec moi.\u201d Puis après avoir recommandé son âme à Dieu, la mort vint mettre un terme aux hurribles tortures qu'il doit avoir endurées durant les quelques minutes de son agonie.Son corps retiré quelque temps après n\u2019était plus reconnaissable, ce n\u2019était plus qu'un charbon qui faisait frémir d'horreur tous ceux qui l'ont vu \u2014Courrier de St.Hyacinthe du 13 septembre, NOBLE DÉVOURMENT L\u2019UN ENFANT-\u2014Mercrudi, à 7 heures du noir, deux enfants, William Mahoney, âgé de 7 ans, ct sa petite rœur Mary Ellen, âgée de cinq ans, jouaient sur le bord du South Branch de Ja rivière, près de la fonderie, à Chicago, quand Ia petite fille fit un faux pas ettombs à l'eau.Son jeune frère sans appeler au secours, ôte immédiatement son gilet et sauta dans la rivière.II saisit la petite Mary, Ia tint quelques instante ct esenya de la ramener sur la place, mais ses forces l'ubandonuant, il dût lacher et se Juisser choir 3 côté d'elle, Avant que d'autres enfants, spectateurs de cette scène émouvante, purent appcler à leur aide, jeu deux petits malheurenx svaient disparu.Malgré toutes les recherches qui furent faites, on n'a pu jusqu\u2019à présent retrouver leurs corpe.\u2014Courrier du 16 Septembre.J0Li TRAIT.\u2014Hier après midi, un des petits vendeurs de journaux est tombé sur la rue Notre-Dame, dans un accès d'épilepsie.La foule indifférente semblait ne devoir guère s'occuper du malheureux lorsqu'un de nos citoyens passant par là se mit aussitôt en frais de lui porter les meilleurs soins.Après l'avoir fait revenir à lui, il le relevæ, puis voyant le dénuement du pauvre enfant, il Jui ouvrit généreusement sa bourse.L'enfant, confus de tant de bienveillance, ébabi de la bonne | fortune qui lui arrive, regardait s'en aller son bienfaiteur turs- qu'un étranger qui avait été témoin de ce beau trait d\u2019humani- te, s'approche de lui-\u2014Connais-tu l'homme généreux qui vient de te porter secours ?lui demande-t-il.\u2014Non, monvieur.Ré pond l'enfant.\u2014Tu Ven rappelleras sans doute, ce bicnfaiteur c'est l'Hon.juge Coursollee.\u2014Courrier de Sorel du 16.assaur \u2014Dimanche après-midi, au faubourg St.Jean, Qué bec, sur la rue du même nom, il eut arrivé un fait inqualt- fiable.Un matelot ayant atrocement bu toute la journée, avait perdu tout équilibre et w'était laisser choir dans le chemin.Un agent de is nouvetle police vint à passer, rendit au marin le service de le placer dans une calèche pour l'emmener à la ste- tion.Des soldats du 69e, parmis lesquels se trouvaient un caporal, témvins du fait, accoururent et voulurent empêcher l\u2019homme de police d'emmener le matelot.L'agent de police #'y opposs, cela se conçoit.Mais les soldats voyant que la persuasion était inutile passérint aux voies du fuit L'un d'eux applique un violent coup de bâton sur la tète du constable en le frappant par derrière, Un pou étourdi parle coup, le coustable recouvra néanmoins asses d'énergie pour opérer Varrestation du vaurien qui l'avait frappé par derrière.Dans la milée, M.le surintendant Voyer, en essayant d'avoir raison des vauricns, reçut Une pierre par derrière Ia tite mais fl empoigna solidement son aggresseur et le remit aux mains du constable.\u2014Æcénement du 13.Une Madame Graham, de Meriden, vient de mourir.Quoi- qu'égée de 48 ans seulcinent, elle laisse 34 enfants pour déplu- Ter 88 porte | L'HOTEL DE NIORRES.Suite.Leu fenêtres entrouvertes étaient garnies du rideaux rouges montant à moitié du vitrage et l'on pouvait apercevoir à l'intérieur une salle de belle dimension, propre et bien entretenue dans laquelle se dressaient, sur deux files, une demi-douzaine de tables bien grattécs, bien lavées et flanquées d\u2019une double rangée de bancs reluisants attestant un loyal et actif service.Une mince cloison vitrée séparsit cette salle de la pièce sur laquelle s\u2019ouvrait la porte d\u2019entrée.Cette pièce, moins spacieuse que Ja suivante, dénotait, au premier regard, de la part de la maitresse du logis, duux genres d'occupation bien différents l\u2019un de l\u2019autre.Une haute cheminée, bâtie au centre de la muraille de gauche, était garnie de potlons, de chaudrons, de crémailléres enfuméus et d'un gigantesque tournebroche que devait mettre en mouvement quelque pauvre quadrupède appartenant à la race canine.À ln suite de cette cheminée, on voyait un fourneau construit en briques, au-dessus duquel resplendissait, accrochée au mur, une batterie de cuisine au grand complet.En tournant les yeux de ce côté de la pière, on devait penser à bon droit que la propriétaire du lieu sacrifiait à l\u2019art si bien mis en honneur alors par l'illustre Grimod de La Reynière, mais en jetant les regards du côté opposé, la supposition première était promptement battue en brèche.En effet, le long de la cloison vitrée se dressaient trois énormes baquets à lessive, puis auprès d\u2019eux s'étalaient tous les accessoires nécessaires au nettoyage du linge.Une seconde porte s'ouvrant an fond et donnant sur une petite cour laissait voir de longs cordages tendus sur lesquels te balançaient, au gré du vent, des draps, des serviettes, dus bonnets, des chemises à demi mouiilés et séchant au soleil, Une double inscription, placée sur la muraille extéricure, expliquait ce bizarre assemblage de deux professions si différentes, Au-dessus de la porte, on lisait eu lettres bleues sur le foud jaune d'ocre : MARIE LEVEBVRE, HLANCHISSEUSE.luis, au-dessus des deux fenêtres de la salle, on voyait également tracé en gros caractères : ICI, ON DONXE À MANOEK ET À BOILE.Mme Lefebvre, la blanchisseuse-cuisinière, ou plutôt ta mere Lefebvre, comme la nommaient ses nombreux clients et clientes, était, en dépit de l\u2019épithète accolée à son nom, une jeune et accorte brune de vingt-quatre ans, au frais visage, aux yeux éveillés, au regard net et franc, aux dents blanches, au nez retroussé, à la taille svelte et cambrée, aux bras potelés, aux mains solides et qui n'avait pus sa pareille dans tout le quartier pour chanter une joyeuse chanson, pour trouver une riposte moqueuse «ct pour dire son fait, saus hésiter et sans trembler, à quiconque se fût permis à son égard la plus légère inconvenance, Trivisle dans von langage, commune dans ses gestes, mais franche, loyale, bonne, dévouée, généreuse, la mère Lefebvre était redoutée des méchantes langues, adorée des pauvres gens et estimée du tous ceux qui la connaissaient.Femme d\u2019un rimple soldat aux gardes françaises, intelligente, travailleuse et économe, elle avait eu l'idée de joindre à son état du blanchisseuse, celui de cantinière des gardes.Grâce à ses talents de cordon-bleu, l\u2019établissement avait promptement prospéré, et non-seulement les soldats dont la bourse était bien leste, mais encore les clercs, les bourgeois, les gens de passage à Versailles accouruient fêter la cuisine de la joli commère.Au moment où nous pénétrons dans son logis, une animation des plus vives régnait dans la première pièce, Un feu clair brillait dans l\u2019ütre de la cheminée, le tournebroche était en mouvement, trois belles volailles et un quartier de mouton rôtissaient à l\u2019envi, enfilés dans une longue broche.Un chaudron, suspendu à la crémaillère, laissait échapper une vapeur odoriférante, attestant la présence d'un mets savoureux en boune voie de cuisson.Trois casseroles étaient posées sur le fourneau ardemment chauffé.La mère Lefebvre, vêtue comme les petites bourgeoises de l'époque d'une jupe de cotonuude rayée bleu et blanc, d\u2019un caraco de même étoffe et de même nuance, allait, venait, courait de la cheminée au fourneau, du tournebroche aux casseroles, activant le feu, arrusant le rôti, faisant sauter les ragoûté avec un entrain, une ardeur, une pétulance à fuire croire qu\u2019elle eût pu suftire à elle seule pour confectionner un repas de cents couverts.Parfois, cependant, elle s'arrêtait au beau milieu de ses occupations, courait vers la porte, jetait à droite et à gauche Un regard dans la rue déserte ot revenait à son fourneau avec Une impatience manifeste, « Deux heures viennent de sonner, dit-elle en se baissant pour ramasser une brassée de bois qu'elle lança dans l'âtre.Mon diner est cn retard ! c'est la faute à cet imbécile de Lu- febvre!.Qu'est-ce qu\u2019il fait à baguenauder aînsi dans la ville?Je joliment lui laver la tête à son retour! Il n'est pus de garde aujourd'hui, où est-il allé fläner ?.Ah1 s\u2019il se permettait de courir le pretantaine, je lui «D furuis voir des grises !.\u2026 Allons, bon! s'interrompit-elle en secouant une casserole, je n'ai pas mis assez de champignons dans wa tri.causée 1\u201d Et, quittant de nouveau son fourneau, ile courut vers in porte sur le seuil de laquelle elle v'arrêta : \u201c Eht madame Hoche | appela-t-elle à voix haute.\u2014Qu'\u2019est-ce qu'il y a?répondit une vois partie de la boutique voisine.\u2014Avez-vous des champiguons ?\u2014Oul.\u2014-Apportez-m'en donc un maniveau, hein ?vous seres joliment gentille ! Void, ma petite, voilà ! répondit la voix avec empressement.\u2014Maintenant, continua la mère Lefcbvre en retournant à ses casseroles ct à son tournebroche, il s'agit de mettre les couverts.Je vous demande un peu ce que fricote cette Jeannetun! La entanée lambinc ! Un quart d'heure pour aller lever un demi-quarteron d'œufs au poulailler!.Jeanneton ! Jeauncton 1\u201d Et, tout en secouant scs casseroles, cn veillant à son feu of en arrosant ves rôtie, le jeune femme continua i appeler d'une voix glapissante et passant successivement par toutes lus gradations de la colère jusqu'à l'expression furieuse : « Jeanneton | Jeanneton ! Jeanneton | (4 sontinuer.) Pa M \"i Vi sn 804 VARIÉTÉS.\u2014Monsieur, dit un jeune homme en entrant dans ln boutique d'an artiste capillaire, je voudrais que vous me coupassiez les cheveux.L'artiste, avec dignité: 7 =\u2014Monsieur, Je ne coupasse pas les cheveux, Jo les coupe! Un barkjer, grand-bavard, demandait à N.comment il désirait être rasé, coiffé, frisé, etc, N.répondit : \u2014Rasez-moi sans rien dire, =\u2014Marie, dit madame G*** à ca domestique, il faudrait me faire de la tisane de chicndent ; vous chercheres s'il y en a dans la malson, et, dans le cas contraire, vous ires en acheter ches l'herboriste.ux heures après, Marie apporte une tasse de tisane.bres, vp La dame avale plusieurs gorgées, ot se tournant vera ia domesti ue : \u2014A pro) it-clle, vous aviez donc du chiendent To \u2019 \u2014Oui, madame; jen ai arraché quelques brins au petit balai gue vous saves.Un homme, voyant passer son médecin, ve détourna : on lui demanda la raison : \u201c Je suis honteux, dit-il, de paraître devant lui, il y à si longtemps que je n'ai été malade !\" Un ami de M.Eugène Delacroix se fait conduire ches cet artiste.11 se trompe de porte, =\u2014\u2014Où allez-vous ?lui crie le concierge.Ches M.Delacroix.\u2014Connais pas.Qu'est-ce qu'il fait ce mon- sieur-là ?-\u2014C'est un peintre.\u2014Nous n'avons pas d'ouvriers dans la maison, riposte le portier avec un dédain superbe.\u2014\u2014Voulez-vous enfin me payer?demande un malheureux tailleur à une de ces mauvaises pratiques pour lesquelles payent les bonnes.\u2014Devez-vous de l'argent à quelqu'un ?riposte le client à son créancier.\u2014Non, Dieu merci ! \u2014Ekh bien ! alors vous pouvez bien attendre un peu.À quelques jours de là, débiteur et créancier se rencontrent de nouveau, et la conversation v'engage naturellement ainsi : =\u2014\u2014Voulez-vous mu payer?redemande le tailleur, =\u2014Devez-vous de l'argent à quelqu'un ?redit à son tour le client.\u2014Mon Dieu oui, s'empresse de répendre le tailleur, qui ne veut plus être pris au piége, comme ia première fois.\u2014Et pourquoi ne payez-vous pas?\u2014Je vous le dis, c'est, hélas ! parce que je n'ai pas d'argent.\u2014Eh bien! c\u2019est justement pour le méme motif que je ne puis pas vous payer.Philistin arrive tout effaré et dit à Centime : \u2014Tune risques rien, va! pendant que tu es à boire, il vient de t'arriver unc vilaine | \u2014A moi?\u2014Oui ; j'ai reçu des soufflets pour toi.=\u2014Comment ?! =\u2014Oui, des soufficts ; te v'là dans de beaux | draps ! =\u2014Explique-toi.\u2014J' vais tranquillement porter ts lettre, j' monte l\u2019escalier, j frappe chez madumoiscile L'OPINION PUBLIQUE.tage, puisqu'il a affaire A un plat comme tol.On ne dott pas ménager des capons de ton es- ~\u2014Ah! je suis un capon | Veux-tu sortie un peu ; tu vas voir cumme jo vas t'houspiller! va, sortons ; allons trouver le sergent, et, sois tranquille, je te servirai de témoin.\u2014Ce n\u2019ust pas ça ; c'ust à toi que j'en veux.\u2014Eh bien, il ne mauquerait plus que ça; on me payernit ma commission des deux côtés?=\u2014Pour te prouver que je n\u2019si pas peur, je vais aller trouver le sergent.Je lui parlerai comme il faut.\u2014Bravo! et, au premier mot qu'il ldchers, je suis prêt à lever la main.pour attester ve que j'ai dit.M.de Sartines (lieut-nant-général de ls police en 1759,) voulait envayer au Fort-l'E- vêque un charlatan qui débitait son orviétan sur le Pont-Neut et faissit de bulles affaires.Il le fit venir et lui dit : \u2014Maraud, comment fais-tu pour attirer taut du monde ct gagncr tant d'argent ?L'homme répondit : \u2014Monsviguenr, vombien croyez-vous qu'il passe de gens sur le Pont-Neuf chaque jour ?\u2014Je De vais pas.\u2014Je vais vous le dire: dix mille À peu près.Combien pensez-vous qu'il y sit de Bens d'esprit sur le nombre ?\u2014Oh! Oh! cent peut-être.\u2014C\u2019est beaucoup, mais je vous les Inisse, et je prends pour moi les neuf mille neuf cents autres.Craignant d'être plaisanté comme le sont d'ordinaire les chasseurs dont Ja gibecidre eat vide, un mari acheta au marché un lièvre magnifique, mais un peu trop faisandé.\u2014Mon ami, lui dit sa femme en flairant la bête, voilà un lièvre que tu as bien fait de tuer aujourd'hui : il était temps.La scène se pause sur un navire américain.\u2014Capitaine, un homme à la mer! \u2014Est-ce un matelot ?\u2014 Non, capitaine, c'est un passager.\u2014A-t-il payé sa place ?.ACTE DE FAILLITE DE 18®.PROVINOE DE QUEBEC, RE.OF DR QUIBES.| COUR SUPERIEURE.Dino re re BERNARD BERNARD, roi.er TANCREDE SAUVAGEAU, ARDI, lo 25 Oetobre prochain.le soussigué #'a- EPL heals pour obtenir en décharge en verta du dit Acte.BERNARD BERNARD.Par Mousszau & David.Bes Procureurs ad litem.Montréal, 15 Septembre, 1870.Ie ES ÉTRANGERS ET AUTRES QUI VISITERONT la ville durant L'EXPOSITION PROVINCIALE LA REGATE DE LACHINE, Feront bien de visiter Ia MAISON RECOLLET Au coin des RUES NOTRE-DAME ET RECOLLET.On y trouve le meilleur assortiment k bE MARCHANDISES SECHES de toute ls Puissance.REDUCTION.GLACIERES GLACIERES C'est le bon temps de se procurer une bonne GLACIERE, à RON MARCHE.aise à tout 20 cent sera faite a I HR eduction tite rd respeotususement sol- ° GEORGE YON, Ferblantier et Plombier, No.241 Rue Sv.Lavasyr.LEGGO § LEGGOTYFISTES LECTROTY PISTES.ISTES, WR - T Ce RoPo -LITHOGRAPHES, PHOTOGRAPHES ET IMPRIMEURS.: No.1, Côte de la Place d\u2019Armes Renan: Noa Rue Bi.Antoine, { Moxvasuc.On exécute dans un style vraiment supérieur, les Cartes Géographiques, Livres.Gravures.Cartes d'Affaires, Mémorands, Livres de Commerce de toutes descriptions, à des prix très modiques.A L'ENSEIGNE DU OADENAS D'OR OUR trouverez les meilleures LACIËRES.BARATTES AU @ | BEURRE, et BARATTES pour faire la CREME A LA gLac Lo sounigncs loi des - TIERe PLOMBIERS.COUVREURS en tôle qaivonisée, ferblanc et en tôle, ites A ordre.aussi toutes espèces de réparss fons [utes D ordres = Shi He Craie.Montréal LA CHAISE - PLIANTE ot la CHAISE-CANAPÉ eumbinées EX UXB SEULE, BREVETEE.G.M.FANDUWARD r7 Cix., 283, rue Notre-Dame.OT 22 SkrzExbne, 1670, res C AMPHRE ANGLAIS RAFFINÉ GRAINES c Nr LE RE JARDINS À VExDRE PAR J.R, D'AVIGNON, Puannacies Disraxsarenpa Lace Vis-a-vis Mussen, 352, RUE NOTRE DAME, 2352 Moxtazas.NOUVEAU MAGASIN D'APOTHI À CAIRE, 363, RUE STE.CATHERINE (Près de la rue Amberst.) ! 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