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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 29 septembre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1870-09-29, Collections de BAnQ.

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[" VoL.L\u2014No.39.Ceux de nos abonnés qui ne gardent pas la file de notre journal, nous obligeraient beaucoup on nous faisant parvenir les Nos.9, 10, 11, 18, 19, 20, 33, 34, 35.LA REPUBLIQUE FRANCAISE, Nous donnons aujourd\u2019hui les portraits des membres du nouveau gouvernement et du comité de défense.La plupart de ces hommes sont connus de nos lecteurs.Tro- chu, Jules Favre, Crémieux, Arago, Garnier Pagès, Grévy, Picard et Gambetta, sont les plus remarquables.Quelques-uns, malgré leur violente opposition au gouvernement de Napoléon et leurs discours révolutionnaires, sont des hommes modérés que l'expérience a dû instruire.Ils ont besoin de prudence et de sagesse dans les circonstances critiques où se trouve la France, pour se faire pardonner ce que leurs adversaires appellent une usurpation du pouvoir.Presque tous députés de Paris et représentant des idées républicaines qui dominent dans cette grande ville, on ne peut prétendre encore, qu'ils soient les représentants de is France.Un saura d\u2019ailleurs dans quelques semaines l'opinion des provinces appelées à former l'assemblée constituante, Une élection, lorsque l'ennemi est aux portes de Paris ! C'est une anomalie extraordinaire, une position fâcheuse.Dès les premiers jours du nouveau gouvernement, on & orié à la tyrannie, à la domination de Paris, et l'élément révolutionnaire lui-même n'a pus tardé à élever la voix et à discuter la légitimité du nouveau pouvoir.Que fera le nouveau gouvernement au milieu des éléments discordants qui vont éclater de toutes parts, entre les idées monarchiques d'uu côté et les passions révolutionnaires de l'autre.La France déchirée, désemparée comme un navire battu par la tempête, s'en allait à la dérive.Ilu ont saisi le gouvernement au milieu de la stupeur générale et ont entrepris de sauver ce glorieux débris.Dans une situation si désespérée, où s'attache au premier veuu qui offre une planche de salut, lo naufragé saisit la première main qui se présente., Mais les seutiments ne tardent pas à changer, lorsque l'homme qui « sauvé le navire en détresse, l'avait, par son unprudence, jeté dans le danger.Or, il n'y à pas long- leRips encore, des protestations violentes reprochaient à ses hommes des théories dangereuses pour l'honneur et conservation de la France, ct on leur disait qu'ils porteraient la responsabilité des désastros de ls nation.Les passions ve taiseut un moment en présence du danger, au milieu des malheurs de la patrie; on marche sveuglement, tête baissée, au-devant de l'ennemi.Mais quel embrâsement lorsque bientôt.dans quelques jours peut-être, tous ces éléments s'entrechoqueront.Vienne une faute, un désastre, un malheur,\u2014et l'ex- blosion sura lieu.Co sera un peu plus tôt ou un peu plus tard, \u201culvent qu'ils seront plus ou moins heureux, mais la 0 Atrivera, Join ie attendrontils au moins que l'ennemi soit uxt sol de la France pour régler leur compte entre : pat i mais le contraire est possible, civile à l'intérieur et los Prussiens sux portes de Jari! Quelle horrible pensée! Et pourtant les bor van se fe hui ne tomberout pas comme les autres jusqu'à jendre; mieux vaut leur laisser la pinoe libre ouvel ordre.Rochefort est là, il fait des barri- SEPTEMBRE, 1870, cades en ce moment à l'intention des Prussiens, il n'hésiterait pas à s\u2019en servir contre ceux qui voudraient lui ravir le pouvoir.Le peuple qui lui a ouvert les portes de la prison et I's porté en triomphe, ee battrait pour lui dans les rues de Paris pendant que les Prussiens en bom- harderaient les murs.Et pourtant, croit-on que les Ba- zaine, les MoMahon, les Rouher, les Cassagnac, les Trochu même, pourront consentir à supporter ls domination des Gambetta et des Rochefort?Pour résumer notre pensée nous dirons que la république ne peut pas durer et qu\u2019elle ne tombera pas sans effusion de sang, sans disputer le pouvoir à ceux qui voudront le lui enlever, qu'ils soient bonapartistes, bourbons ou orléanistes.La victoire même, si elle était possible, ne sauverait pas ls république, car elle ne détruirait pas les rancunes, les passions, les craintes et les ambitions liguées contre elle.Ces déductions, ces résultats terribles nous paraissent naturels, basés sur les faits, sur l\u2019histoire.\u2018 L.O.Davin.DEMONSTRATION A MONTREAL EN FAVEUR DKS BLESSÉS DE L'ARMÉE FRANÇAISE, Dimanche dernier avait lieu à Montréal une troisième assemblée en faveur des blessés de l'armée française.Les Canadiens-Français ont noblement répondu l'appel fait par le comité à leur patriotisme et à leur charité.Le resultat a été satisfaisant au point de vue national et matériel.M.de Lorimier avait été chargé dans deux occasions précédentes d'adresser la parole à la foule et il s\u2019en était aoquitté avec un succès digne de son talent et de son caractère.Dimanche dernier au rond St.Jacques, MM.McCoy, L.O.David, Chapleau, Mahan et Duvert prirent la parole.M.McCoy parla le premier en anglais et en français, il eut de bons mouvements au sujet des sympathies qui devaient unir le Bas Canada et l'Irlande en faveur de la France.M.Chapleau, appelé par la foule à grands cris, exprima en quelques mots avec le fou et les expressions heureuses qui le caractérisent, des sentiments pleins d'énergie et de patriotisme, M.Mahan, svoeat de Boston et major pendant la guerre américaine dans un régiment irlandais, fut introduit à l'assemblée par M.Duvert.C'est un des meilleurs orateurs que nous ayons enteudus sur un Austiny.Le feu, le Heste, la voix, l'entrainement, les idées et les sentiments, il a tout pour captiver un auditoire et I'enthousiasmer.Il fit un éloge magnitique du rôle de la France dans le monde et répête plusieurs fois que s& ruine serait un malheur pour le monde entier, Il souleva des tonnerres d\u2019applaudissements, lorsqu'il s'écria qu'il avait combattu pour ls république américaine et que son bonheur maintenant serait de combattre à la tête de son régiment sous le drapeau français, qu\u2019il était heureux d'avoir travaillé pour le gouvernement qui le premier avait reconnu la république française.Voicià peu près les idées exprimées par M.L.O.David : M.lu président et messieurs.Comment parler lorsque l'ame est oppressée?L'homme ne parle pas dans les grandes douleurs, en face par exemple d'une mère agoni- sante sur uu Lit de souffrance.Li se tait, où répond per ABONNEMENT $2 50 Par Nomrro 8 Ci a.des sanglots & ceux qui I'interrogent.Eh! bien, c\u2019est ce que j'éprouve en essayant de parler aujourd'hui des mal- hours de notre mère-patrie.Pourtant ces milliers de Canadiens-Français réunis en cet endroit pour manifester de si nobles sympathies, offrent un spectacle plein de grandeur et d'inspirations : c'est un témoignage éclatant que dans ses triomphes comme dans ses malheurs la France trouve ici des cœurs fidèles et généreux.Il y à deux mois à peine une nouvelle terrible traver- eait le monde et le frappait de stupeur ; la guerre était déclarée entre les deux nations les plus guerrières de l\u2019Europe.Quel spectacle! D'un côté la Prusse ivre de succès et de gloire, et confiant ses drapeaux à un million d'hommes braves et aguerris; de l'autre, ja France, le front ceint de huit siècles de victoires, et courant à la frontière comme une trombe; la France exaltée par les souvenirs immortels de son histoire, et heureuse de pouvoir enfin étouffer le glas funèbre qui depuis cinquante ans redit à ses oreilles ce mot lugubre: Waterloo!!! La France devait triompher facilement dans cette lutte, de un contre un, elle qui tant de fois avait vaincu l'Europe coalisée.C'était Là le vœu et l'espoir de tous les cœurs Français.Mais le Dieu des bataillus en avait décidé autrement.Un cri de douleur s'échappait au bout de quelques jours de toutes les poitrines françaises, la France avait été battue et l'ennemi triomphant poussait ses flots retentissante sur le sol de la France.Les Français ont été battus.les Prussiens s\u2019'avancent .combien de fois ces paroles foudroyantes ont retenti douloureusement dans nos ämes ?Combien de fois en proie au désespoir nous avons refusé de croire à tant de désastres ?Mais la France n'était donc plus la France ?Ses soldats n'avaient donc plus dans les veines le sang des vainqueurs de Marengo, d'Austerlitz, d'Iéna, de Sébastopol et de Magenta! Un disait cela, mais hemeusement on avait tort.La vérité écluta.La France avait été trompée, trahie, peut-être.Ceux qui la gouvernaient lui avaient dit qu\u2019elle était préte.et elle ne l'était pas; qu\u2019elle avait sept à huit cent mille hommes sous les armes, des munitions et des vivres en abondances.et elle manquait de tout cela.Ses soldats, ab! ils étaient toujours les mêmes; on les avait envoyés à la boucherie, et ils n'avaient pas reculé.Ils étaient un contre quatre, un contre six, un contre dix; ils manquaient de vivres et de munitions, ils étaient cosa- mandés par des hommes imprévoyants, présomptueux.\u2026.Qu'iunporte?il fallait soutenir l'honneur du drapeau, barrer la chemin aux Prussiens avec des montagnes de cadavres, ils acceptèrent le sacrifice; mourir en tuant le plus de Prussiens possible fut leur motto, L'historien qui parcourera les champs de bataille témoins de l'héroisme de la France dira :\u2014ici-8,000 Français luttèrent pendant douze heures contre 80,000 lrussiens ; \u2014là ils étaient 35,000 contre cent cinquante mille ; à côté, 14, 40,000 contre 180,000.Et lorsqu'il pensera à ces héroi- ques régiments, se jetant, tête baissée, dans une mort certaine pour rewrder la marche de l'ennemi ot sauver les débris de l'armée, lorsqu'il aura raconté tous ces actes de bravoure et de dévouement sublime, il ajouters enthou- vinemé :\u2014le soldat français est encore le premier soldat du monde.Et cependant malgré oe sang vorsé, malgré ces deux \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\"{ | ain 4 + \u2018 \u2014 L'OPINION PUBLIQUE LT 29 Serrenses, 1870, mie cent mille hommes arrachés aux bataillons prussiens, il J en à encore 400,000 sous les murs de Paris et autant éparpillés sur le sol de la France.Ils veulent entrer à Paris, ils veulent y planter leur drapeau ensanglanté.Eh! bien, qu\u2019ils y entrent, les insensts! Ils n'en sortiront pas.Qu'ils transforment la grande cité en un fleuve de sang! Bur cette mer de sang on verra leurs cadavres confondus avec ceux de leurs ennemis.Samson jadis ébranla les colonnes du temple, et dix mille Philistine périrent avec lui sous les ruines.Eh! bien, que les Prussiens entrent dans Paris! le peuple ébranlera ses murs, bouleversera son sol, et vainqueurs et vaincus s'enseveliront dans le même tombeau.Mnis nous, que pouvons-nous faire pour notre infortunée mére-patrie?Voyez ces milliers d'hommes gisant eur le sol ensanglanté! Entendez-vous leurs cris?ils vous demandent des secours ; la France fait un appel à tous les cœurs français en faveur de ces nobles et braves enfants que la mitraille a mutilés.Que devons-nous faire, messieurs ?Mais que fait l'enfant qui voit ss mère en danger, qui entend ses cris?Il vole à son secours, il se rue sur son ennemi et il fait un rempart de son corps à celle qui lui a donné le Jour.Eh! bien, la France, c'est notre mère! Ce sang qui coule dans nos veines, c'est le sien! notre gloire, c'est la sienne! son drapeau, c'est le nôtre, celui qui a protégé notre berceau, qui l'a entouré de ses plis glorieux.La France vaincue., .nous le serions aussi, son humiliation rojaillira sur nous.Mais que dis je?La France est vaincue, c'est vrai, les Prussiens entreront dans l\u2019aris, c'est possible.Mais ce sera l'expiation et non la mort; la purification et non la destruction.La France ne périra pas.car la tuer ce serait décapiter l'humanité, la frapper au cœur, ce serait éteindre le flimbeau qui l'éclaire, briser l'instrument le plus puistant des œuvres de Dieu, abattre le drapeau qui depuis huit siècles ports à travers Je monde la fui et lu civilisation.l'ourquoi ces sympathies de la Pologne et de l'Ilinde, do toutes les nations opprimées?C'est parce que la France est le refuge, la patrie de toutes les infortunés, l'espérance de tous ceux qui gémissent duns les fers dé La tyrannie, O France chérie ! nous ne pouvons plus comme autrefois combattre à tes côtés, méler notre sang à celui de tes braves soldats.Mais reçois au moins notre obole pour soulager tes infortunes, reçois nos soupirs et nos vœux pour ta délivrance.Nous avons appris à t'aimer sur les genoux de nos mères, nous avons grandi dans les souvenirs glorieux de ton histoire, mais nous t\u2019admirons dans tes défaites comme dans tes victoires et nous croyons à ton triomphe.Tu es 1, pauvre France, épuisée, baignant dans ton sang, raais tu ne mourras pas.Bientôt ton vieux drapeau, symbole de la gloire et de la grandeur, déchiré par la mitraille, tout ensanglantée, flottera victorieux dans les airs.Tes ennemis reculeront devant ce glorieux lambeau, l\u2019univers baissera la tête en signe de respect et sur les bords du St.Laurent comme sur ceux de la Seine, on criers: Vive la France! Ux Avpireon.LETTRES CACOUNIAISES.Cacouna, le 24 sept.1870.A MM.les Rédacteurs de L'Opinion Publique, Un Irlandais fort en langues m\u2019assure que Cucouns est un composé de deux mots sauvages, (a où Ko, terre où pays, et Couna, perce-épice, pays dus porcs-épics.Cette étymologie cst- elle la vraie ?Je Vignore.Mais je puis dire que pendant mon séjour ici je n'ai pas eu le plaisir de voir mème l'ombre d'un porc-épic.Caconun doit sa grande vogue à un Montréa- lais, lu Dr.Campbell, de la rue Sherbrooke.Madame Camp- Leil était Lien inslade! L'art était impuissant : les voyages avaient été inutiles.Le ducteur résolut de faire une petite excursion avec sa femme en bus de Québec.II s'arrêta avec elle à Cacouns ; ilu y passèrent l'été «t Madame Campbell revint à Montréal pleine de santé et son affectueux époux tout rayou- nant de joie et de bonheur.Le bruit de cette gnérison se répandit au loin et Ait la fortune de Cacouna, Les Cacouniais devraient élever une statue à ou mari modèle, Je tiens ce renseignement du Dr.Latue, qui demeurait ici en 1853, époque de ms première visite à Cacouns.Helas! je ne l'ai pas revu cette année.Il est allé faire ce long voyage d'où l\u2019on ne revient point.Le Dr.Larue était le type du parfait gentilhomme français : exquise délicatesse, conteur agréable, on- jouement continuel, ennemi de toute affectation, esprit cul- tüivé, répertoire inépuisable d'anecdotes sur les hommes et les choses.Il est mort célibataire, âgé de plus de soizante-dix ans, je crois.Demeurer à la campagne, rester garçon et vivre jusqu'à cot âge! Est-ce possible sans avoir des moments de mortel enuni ?C'est ce que audoutait probablement l\u2019honorable jusce Casault, de la Rivière-du-Loup.A peine vensit-il de s'installer dans ce charmant village qu'il s\u2019est décidé à faire was fin, comme on dit, Il « attendu qu'il fut Juge pour se marier.M.Casault à représenté au parlement lu collége élec- torai de Bullechasse.Ce comté fait des juges, comme Trois- Rivières fait des chérie.Ilaeu pour députés, entr'autres, feu l'honorable Morin, le juge Chabot (mort garçon) et le nge Casanlt, Avis à M.Fournier, le représentant actuel de llochasse.Il sera juge malxré son opposition au gouvernement et malgré son indépendance.Ils sont si rarcs les députés vraiment indépendants.Un pourrait graver sur la porte du parlement ces mots : Vous tous qué entres ici, chban- donnes touts idée d'indépendance, comme le Dante avait gravé à l'entrée de son Enfor : Vous qué entres ici, laisees de 4846 louts espérance, .Mais revenons à Cacouña, Beaucoup de villes auraient raison d'être jalouses du bonheur qu'il a eu cet été : visite du Prince Arthur, de Sir George Cartier, de Sir Hin! de Sir Galt.Ces deux derniers y ont presque toute Is belle saison.J'ai suggéré à Bir Francis de declarer Cacouna capitale du Canada pendant trois mois de l'année, juin, juillet et août.Cotte idée lui a souri: Il m'a promis d'y penser 66 rieusement.Les Haut-Canadiens étaient en foule ici.Il n'y & pas eu beaucoup de bals ; main nous avons eu des réunions ; et sous ce rapport, je suis fier d'avoir à dire que Moutréal 8 remporté la palme ; les réunions de Lady Cartier donnaient le ton M elles étaient les plus recherchées, même pour le société anglaise.Toutile de vous dire que C'est la classe mercantile qui a dominé ici par le nombre.Les hommes de profession en Canada ne voyagent pas beaucoup pour cause.Un célèbre avocat de Montréal m's dit qu'une excursion à Lachine pendant les vacances est tout ce qu\u2019il peut se permettre en fait de voyage.Je suis surpris que les avocats n'aient pas encore trouvé le moyen de voyager gratis, I! me semble que Robert Macaire I's trouvé ce moyen, pendant le temps qu'il avait l'honneur de portet la toge et de prendre les intérêts de le veuve et de l\u2019orphelin, Et la plupart de nos législateurs ne sont-ils pas membres de la \u201c noble profession \u201d Je ne puis quitter Cacouna sans vous parler de son curé, le vénérable Mr.Clouthier, que j'ai connu en 1853.Un village, une paroisse vaus curé, c'est une famille sans chef, sans guide ; C'est un marin sans pilote et sans boussole.Qu'on fasse disparaître le prêtre dans nos campagnes qui reconcilierait 7 Qui comsolerait?Qui guérirait les blessures du cœur?Qui soutiendrait le pauvre?qui protégerait le faible?qui recueillerait l\u2019orphelin?.M Clouthler est adoré de ses parcissiens d'un amour sans bornes.Peu riche des Liens de la terre, il exerce cependant l'hospitalité sur un pied qui ferait croire à do gros revenus.Pendant 1a saison des bains de mer, son presbytère est ouvert à tous les confrères, à ces ecclésiastique, souvent pauvres, qui viennent ici chercher la sauté ; les laïques y sontaussi les bienvenus.D ailleurs l'hospitalité du clergé canadien est proverbiale.J'en connais quelque chose.Et chez lui l'hospitalité se donne, et ne se vend jamais.Bi je suis resté ici si lougtemps, c'est que j'ai voulu mettre à exécution un projet que j'ai conçu pendant mon séjour à Cacouns, Je suis tout préoccupé de ce projet, tout gros de ma conception, comme disait J, G.Barthe, auteur du \u201c Canada reconquis par la France.Depuis quelque temps, et surtout depuis que nous sommes une puissance, les titres et distinctions sont en grande demande, en haute estime.Pourquoi ne pas fonder un ordre de chevalerie ici, en Canada?Je n'y vois pas de difficulté.Eh ! bien, voilà le patriotique projet qui à absorbé tous mes loisirs depuis un mois.C'est un besuin qui se fait grandemeut sentir dans le pays.Mon ordre ne comptera que des chevaliers simplement : ils s'appelleront # Chevaliers des bains\u201d où \u201cChevatiers cacouniais.\u201d Leu statuts de l'ordre sont déjà rediges.Je vous les communiquersi plus tard.Comme le siége dus opérations de mes futurs chevaliers vera Cacouns, daus le diocèse de Mr.Routhier, j'ai soumis à l'approbation de ce monsieur une copie de ces statuts.Je me propose aussi d'avoir l'opinion du très-complaisant professeur Du Augclis, de Rome, sur la veuillotité de cus statuts ou règlements.J'espère que sou opinion me vera favorable, qu\u2019elle sera sans ambages, saus équivoque, défauts ou qualités auxquels prite beaucoup la langue latine, langue dont se sort le trés-érudit jurisconsuite.C'est dans vette lanqçue aussi que la très célèbre Sybille ou prophétesse de Delphis dictait les oracles.L: roi d'Epire sur le point de commencer des hustilites avec les Romains, ia consulta, sur l'issuc de lu bataille : elle lui répondit : \u201c Aio te, Æacide, Romanos vincere posses.Cot oracle signifiait que ce Lon roi pouvait vaincre les Ruwains, où que les Romains pouvaient le vaincre.äl crut que la réponse lui était favorable, il engages Ju bataille, et ce furent les Romaius qui ln gagnérent.Un autre roi, Crésus, je crois, sussi crédule que son confrère d'Epire, voulut pareillement savoir le résultat de la guerre qu'il allait entreprendre contre les mêtacs Homains, et reçut la réponse suivante : « Si tu traverses le fleuve,.\u2026.une grande bataille sera gagné.\u201d Il pasus le fleuve plein de cun- flance et ce furent encore leu Romains qui remportérent la victoire.11 serait bon d'éviter lu style Sybillin.La première investiture de mes chevaliers n'aura licu que daus le mois d'août 1871, c\u2019est-à-dire peudant la saison des bains à Cacouns.Si je me suis tois à l\u2019wuvre avec tant d\u2019ardeur, c'est que j'ai voulu couper l'uerbe sous les pieds du guu.vernement qui lui aussi à intention de fonder un ordre qui serait intitulé: La Légion de bonheur.Je vais de suite demander un brevet d'invention afin d\u2019dtre en état dv poursuivre devant la loi toute contrefaçon de mon œuvre, fruit de bcau- coup de veille et d'efforts de génie.Vous voycs donc, messieurs, que je n'ai pus passé mou temps à m\u2019amuser ici.Vous auriez pu, ju l'avoue, avoir cette idée de moi, mais vous ne l'aures plus, j'espère.Veuilles agréer l'oxpression de me haute estime.Simon Sanisux.\u2014_\u2014\u2014 On mande d'Outaouais que le gouvernement Impérial s cédé au gouvernement fédéral, pour l'usage de le milice, tuutes les bâtisses louées pour recevoir les soldats anglais.Le gouvernement impérial payait un loyer de $10,000 pour ces ca- sere.On assure que los Métis du Nord-Ouest, après avoir lu les proclamations du Col.Wolsely et voyant que l'amnistie ne leur arrive pas, s6 pourvoient d'armes et menaçent de se soulever.Sir John A.MacDonald a ou une réception splendide à Ottawa.Des adresses Jui ont été présentées, et la foule l'a reconduit jusqu'à ss demeure où il s'est rendu dans un carosse attelé de quetre chevaux.M.G.Ménard, ancien curé de Lachenaie, cet mort subitement d'une attaque d'apoplexie foudroyante, eur la place Jacques-Cartier, à Montréal, jeudi matin.\u2014\u2014\u2014 NOUVELLES EUROPÉENNES, LA GUEREE Paris est assiégé mais il n\u2019ost encore cerné.L'invostig.sement complet de Paris parait d'ailleurs une im, cause des 16 forts situés de 1 à 4 milles des muréilles ad la constituent autour de la ville une circonférence de 15 lieues, Il faudrait au-delà d'un million d'hommes pour cerner Ia capitale de ls France ; aussi il est à peu près impossible que les communications de Paris ot des départements soient em pb chées sur tous les points.Nous voyons dans l'histoire que les murailles de Paris op, ont plus de dix fois sauvé les habitants.BNGAGEMAXTS NON LOIN DE PAXIS.0 Affaire de Wissous Cette affaire « été t lante.Ropoussés le 17 et le 19 à Juvisy et devant le fort d'Îvry, les Prussiens firent une troisième tentative le 19 pour couper le chemin de fer d'Orléang Parvenue au village de Wissous, le colonne prussienne, forte de 380,000 hointmes, a rencontré les Français, à peu près en nombre égal.La lutte à duré près de six heures.Durant le combat, les Prussicus ont reçu uu renfort de 20,000 hommes, mais ils n\u2019en furent pas moins complètement défaite.Le carnage s été terrible.Arrivés au village de Montlhéry, les Prussicns ont essayé de se rallier dans le cimetière, mais ils ont de nouveau êté culbutés et rejetés sur leur corps principal.Cette victoire les à furcéa d'évecuer Corbeil et de se reconcentrer sur Melun Le résultat de cette victuire était d'assurer sux Francais Is ligne d'Orléans, la seule voie de communication alurs ouverte entre Paris et les départements.Mais depuis, les Prussiens ont réussi à couper cette ligne \u2014Divers autres engagements ont eu licu : Samedi, le 15, les Prussiens mirent cn déroute plusieurs bataillons français non loin de la forêt de Brevannes, Le 16, il y eut une force cscarmouvhe près de Vitry.Le 18, les Français furent repoussés de leurs retranchements à Betray ct ont perdu 7 cauone.Le 21, à Versailles, un corps de mobiles a capturé un grand nombre de Prussiens.Beauvais via Tours, 25.\u2014Une grande bataille, qui à durs toute la journée s\u2019est livrée hier au nord de Paris, entre lou- toise et l'Ivle Adam.On rapporte que les paysans arrètent les convois de provisions en arrière des Prussicns.En Augleterre, on croit généralement que les Prussiens font des uéguciations avec la Frauce simplemont pour s'assurer le délai nécessaire pour la prise de Paris.TOUL, Bruxelles, 24 \u2014Toul « capitulé et æ été emporté d'asseut, comme un l'avait annoncé.Les conditions de la capitulation svut semblables à celles de Sédan.STKANBOURG, (Du Courrier des Etate-Unis.) Lu défense de Strasbourg, la ville martyre, prend des pro- purtions épiques: Strasbourg tie veut pas tomber vivante entre les mains du bourreau qui Ia torture, ne puuvaut l'avilie.Elle pourra succmber, mais elle ne veut pas étre mouillée.Les dernières nouvelles sont à Ia fois lamcentables et fortifiantes.Le canon de Ia place ne réplique plus aux assiégeauts que comue respire un agonisant, juste assez pour montrer que le dernier souffle n\u2019est pas teint.Ubrich, le commandant légenduire, cst blessé.Qu'il meure, celui-là, la France sure un deuil spécial pour lui! Le peuple de la ville voit cet exemple et ven inepire ; il ne veut pas se rendre ; il voit Is pluie de fer et de feu effondrer les toits, cribler les rues, embrascr les muisons et les édifices, entauser les ruines ct les cadavres.n'importe! où l'appelle au scrutinet il vote pour In résistance impusuible.Brave peuple! brave soldat 1 MACMAHON, L'illustre maréchal n'est pas mort, Bon imédecin répond de lui.Il ve trouve à Buult-aux-Kois, près Sédun, prisonnier sur parole.Un mot héruique du maréchal MacMahon.Pendant que ses officiers se jutaieut sous les pieds de son cheval pour l'empècher d'avancer au milieu du désastre de l\u2019armée française : \u201c Laissez-Luoi, disait-il, laiases-moi wubtret à ces fuis, à ces princes qui ve cachent derrière leurs masses d'hommes, coment un maréchal de France suit combattre of mourir quaud il ue peut plus vaiucre.\u201d Plutarque n'a rien enrégistré de plus grand.PAVAD BT BISMARK.Comme bivn du monde s'y attundait, cos deux hommes dé tat n'ont pu s'entendre.Le Prusse est par trop exigentte.Imsnédiatement après lu rupture des négociations, la prucls- mation suivante était adrousée aux Français : oo \u201cM.Jules Favre, avant le viége de Paris, désirait voir le comte Vou Bismark pour connaître les intentions de l'ennemi dont voici les déclarations : LL « La Prusse désire continuer ls guerro afin de lu réduire of d'en faire une puissance de second ordre.6 La Prusse dezonude l'Alsace et la Lorraine par droit de cute quête et avant de consentir à accorder un armistice, elle exigors ls reddition de Strasbourg, de Toul et du Mout- Val: rien.6 Paris cot exuspéré et veu habitants préfèrerunt s'ensevelir vous les ruines plutôt que d'accorder d'aussi insulentes réqui- ons.\u201c On y repoudra par la violence et on se défendrs jusqu'à le mort.La France accepte le lutte et compte sur ses enfants.« (Bigné,)\u2014Crémieux, Glais-Bisoin, Fourichon.\u201d DERXIÈRES NOUVELLES DB PARIS.Il y à beaucoup de désordres à Paris causés par des voleurs, des assassins et des émissaires de l\u2019ennemi.Ty 5 eu un grand nombre d'attaques contre des maisons privées, des hôtels, sur le Champe-de-Mars jculièrement, mais le général Trochu à adopté de nouvelles mosures sévères ot saura sans aucun doute réprimer ces désordres.; rapporte que les caves à Paris se louent 3,000 francs comm lieux de refuge en vas de bombardement.LA GUBARS CIVILE.Londres, 26.\u2014Lea Prussiens rapportent que des hauteur qui commandent Paris, ils ont pu voir que dans les rues où 6 battait et que l'on faisait usage du canon et do la carabine.Des nouvelles reçnes à Chartres, vussient de gi rapport, mais des dépêches rogues 4 do L'OPINION PUBLIQUE.807 de samedi soir, affirment que depuis vendredi il lls or combats continuels à Paris, entre lus rouges et les troupes commandées par le général Trocbu.Un ne donne l'autres détails.; a dépôche spéciale envoyée au Times de Loudres dit qu'on ne croit pas à ces nouvelles.Tiyss Paris une force considerable de la gardo nationale trop intéressée dans le maintien do l'ordre pour que les socialistes s'aventurent de recourir aux armes.Il est assez natu- roi que les Prussions cherchent à répandre do semblables nouvelles pour induire ls population de la France à se soumettre.Tous les jours des améliorstions sont faites aux fortifications de Paris sous la direction du général Ripley, On » commencé d'envoyer les mailes en ballon, Paris est clécidé à se défendro jusqu\u2019à Ia dernière extrémité.Iys maintenant 640,000 soldats Prussiens sur le territoire français, formant 21 corps d'armée.Trois nouveaux corps ont été organisée, mais ne sont pas encore partis de l'Allemagne.Co monsieur, après une longue entrevue avec le baron Beust, s laissé Vienne samedi dernier pour se rendre à Bt.Poters- bourg.ITALIB, Comme nos lecteurs le savent, les Italiens se sont emparés du Rome.L?6 troupes pontificales se sont rendues sans coup férir, d'après l'ordre formei du pape: lea troupes ont rendu leure armes et ont défilé devant les troupes Italiennes qui no cosssient de crier : Vive Victor Emmanuel, Foutes les grandes villes d'Italie ont illuminé le soir du Jour de la reddition de Rome, Le peuple sers appelé le 2 octobre à choisir son gouvernement, par un plébiscite.En attendant, une Junte locale est à la tête des affaires, LES CAUSES DE LA DÉFAITE.Les jouruaux français continuent d'accuser l'empereur d\u2019être la cause: des désastres de ls France.Des correspondants de l'armée disent que plusieurs fois Bazaine et McMahon ont été obligés d'accepter ses plans et que chaque fois ils s'en sont repentis.Ou prétend, par exemple, que c\u2019est lui qui a fait partir M wcMiahon de Châlons où il pouvait barrer le chemin à l'armée du princu royal et protéger Paris dans lo cas même d\u2019une défaite, pour cssayer d'opérer uue jonction avec Buzalue, par Sédan et Montmédy, que bien plus le retard de wise heures causé par le transport des bagages de l\u2019empereur & fait perdre à MacMahon tout l'avantage qu'il avait sur le prince royal.L'objet principal de MacMahon était de marcher assez rapidement pour culbuter les armées de Stcin- mets et de Frédéric Charles et se joindre à Buzaine avant Parrivée du prince royal.Msis comme à Gravelotte, disent les correspondants, il fallait s'uccuper de l'empereur et des Lagages.Voici ce que dit à ce sujet l\u2019un d'eux : «Certes, l'incapacité de plusieurs généraux, le défaut d'unité dans lo commandement, l\u2019échelonnement de nos corps d'armée sur la frontière, et le manque d'organisation régulière du service des approvisionnements, entrent pour beaucoup dans aus échecs ; mais à ces causes diverses et intermittentes de ls situation actuelle, il est juste d'en ajouter une autre, persis- tente et toute spéciale : celle du transport des fourgons impé- risux, qui ont sans cesse retardé la marche de l'armée depuis le débat de In campagne.\u201d Avec plus de fermuté, Bazsine à Gravelotte, et MauMabon à 8.dan, pouvaient suppriiner cette cause.S'il y à un reproche à faire à ces héros, c'est d'avoir reculé devant ce devoir là.PROPHETIES.Les juurnaux publient en ce temps-vi dus prophitics émouvantes auxquels les événements semblent donner une réaliss- tion étonnante.S'il cet bon de ne pas itre trop crédule, il faut prendre garde aussi de ne pas être trop incredule.Nous publions quelques unes de ces prophéties : PROPMETIE DE SŒLUU ROSA.Swur Rosa était une sainte roligicusc qui vivait au commencement de cu slécle dans un monastère de Bome.Elle (ait remarquable par los lumières prophétiques dont elle paraissait souvent illumiuée.Tous les événements qu'elle a prédits se sont réslivés jusqu'à présent presqu'à ls lettre, tels que aves arment de Pie IX, Is révolution qui le chasse de Rome, sou rétablissemubt par Napoléon LII, l'avènement de la république de 1848, la mort de Charles Albert, la châte de Napuléon LI.À près avoir annuncé la chutu do Napoléen 111, clille conti- Due aivsi : Lu persécuteur qu'elle appellait \u201c précuræur de l'Auto- Curist\u201d paraitre sur lu scù Klie parlaitde lui comme wil fût déjà né, et disait qu'il s'appclierait lui-mème le Rédempteur, qu'un rand dotabre de sectaires s'uniront à lui, qu'ils persécutes mont l'Eglise ct par les fausses doctrines et par les violences, et Qu'ils seront d\u2019une malice si subtile qu'ile enlaceront duns leurs ruses beaucoup de tideles, Kn mime temps il y aurs une Guerre manglante (ello en parlait avec borreur,) les nations toot duns Is confusion, on n'euteudra que lu bruit des tam- urs vb le cliquetis des arimus ct l'Italie sure réduite on un Tonceau de ruinus, Elle s'écriait souvent : Pauveo Italic! \" } \u2018arlant du couvent de Taggiu inème, elle disait : Toutes les A igivuses ne persévéreront pas.Les religieuses qui l'ont sou- To entendu répiter cette prophitic, afirment qu'elle no par- boiut do la persévérance daus la foi, tmais du lu porsévé- reucu dans le monastère, ns celles qui persévéreront scront cruviliées sur la Mon- veu place plautée d'oliviers das l'enclos du munastère avec - Tes persvnnes qui se serunt réfugiées dans le monastère.Roue sacre du lu foi werout conuolés au milieu de ces bread PRE de pieux et savaute protres, surtout par les Mem- res le l'Ordre de 8t.Dominique.leur lo disalt d'une mauidre générale: Peu d'évdques renjeront PEglie: la Majorité restoru ferme et evnffrira beaucoup pour dus pre Elle & prédit souvent que non-seilemcnt lus biens quis B'eux, mais aussi des bons catholiques surout confie- - J aura uns grande revolution en Europe, les nobles se- ob un eaprit do sauvage démocrativ régners partont, la paix ne sers rétablie que lorsque la fleur blanche, le lis des descendants de St.Louis, sera montée sur le trône de France.»s Russes et les Prussiens porteront la gnerre en Italie, et convertiront les Eglises, en écuribe, les chevaux seront logés dans le nouvelle égliss de son monastère.Et parce qu'elle a YU que cette église servirait d'écuris aux chevaux dus Mosco- vites, elle ne voters jamais en faveur de son érection.Quand alle sera bâtie, répétait-elle, Jamais je n'y entendrai la messe, car les Russes y mettront leurs chevaux, Et de fait elle est morte six mois avant ea bénédiction.La persécution commencera par la suppression des Jésuites, qui s'organiseront de nouveau et seront de nouveau abolis pour ne Jamais se relever.A is fin une terrible tempête se déchatnera contre l'églice ; seulement deux Ordres religieux seroë laissés debout, les Dominicains et les Capucins, ainsi que les hospitaliers dont la fonction sera de loger les pélerina qui iront visiter les tombeaux des nombreux martyrs, tués pendant la persécution.L'Autriche, la Russie et Ia Prusse se ligueront ensemble contre les rebelles, et les Prussiens se soumettront à l'Eglise, et l'Angleterre sc convertire.Les Russes seront repris par le Bouverain Pontife, et ils deviendront plus humains à l'égard des Catholiques.a?dit qu'elle à retracé d'avance chaque circonstance de sa ort, Elie dissit souvant en pleurant : Beancoup de péchés inondent l\u2019Italie, des événements terribles passeront sur l'Europe, surtout sur l'Italie.Elle affirmait à nes sœurs qu'il leur serait donné de voie tout ce qu'elle à vu, qu\u2019elles seraient impuissantes à contenir leur douleur.I! est Lien conau qu\u2019elle disait constamment.Dans les persécutions de l'Eglise, les prêtres et les religieux seront massacrés sans merci.Nous sommes obligés de nous arrêter ici aujourd'hui, nous continuerons dans notre prochain numéro.Ces prophéties sont nombreuses et curieuses à lire.Elles-diffèrent quelquefois dans certains détails et no précisent pas toujours de la même manière les dates, mais elles s'accordent toutes aur le fond et les faits saillants, sur ce fait, en particulier de la chute de Napoléon, de la guerre terrible qui bouleverserait l\u2019époque actuelle, deu tribulations du St.Siôge, de l'esprit révolutionnaire qui domincrait dans le monde et des malheurs de la France.Si l'on en croit ces prophétien, la France ne serait pas au bout de ses épreuves, la guerre civile se joindrait à lu guerre étrangère pour l'affliger ; et Paris la fameuse ville, la capitale du talent, de la civilisation et des plaisirs de l'Europe serait complètement détruite à cause de ses crimes.Puissent ces prédictions nc pas se rapporter à l'époque aciuelle, Après tous ces troubles et ces calamités viendrait une ère de prospérité sans exemple pour l'église.L'Angleterre et plusieurs royaumes d'Allemagne se convertiraient et un Bourbon montrerait sur le trône de France et son règne illustrerait la religion et la France.Bien entendu on n\u2019est pas obligé de croire À ces prophôties, mais il est assex curieux de les étudier pour voir jusqu'à quel point elles coincideront avec les événements actuels.FORTIFICATION DE PARIS.On aait que Paris & maintenant des fortifications redoutables grâce en grande partie au célèbre M.Thiers sous Louis Philippe.Enfermée dans d'épaisses murailles dans une circonférence de 9 lieues, elle offre aux coups de l\u2019ennemi une succession de forts, de terraces et de bastions difficiles à franchir.Sept à huit cente canons guettent du haut de ces renforts l\u2019ennetni et les mitrailleuses sont prètes à les aider pour semer 1 mort au milieu des bataillons prussiens.Quatre cent mille hommes bien armés attendent l'arme au bras, la rage dans le cœur.11 faut que les Prussiens passent à travers tout cela pour arriver à Paris, et là encore ils trouveront les barricades, les barricades auxquelles on travaille nuit «t jour.Ils pourront y entrer, ilu pourront peut-être faire de Paris un mouceau de ruines fumautes et de cadavres, mais ile resteront eux-mimes sous cer ruines, vainqueurs et vaincus s'enseveliront dans le même tombeau.Voici quelques renseignements eur leu forts dont les noms sont indiqués sur notre carte, On pourra juger de leur force et de leur nombre : # Les forts du la rive droite sont au nombre de sept.\u201c A Vest, l'ennemi qui arrive par la vallée de la Marne ren- coutre le fort de Nogent.Vinceune scrt de point d'appui à l'excellente ligue de défense qui peut être établie à la gorge de ia presqu'ile de Suint-Maur.Les forts de Rosny, Choisy, Ro- mainville, occupent le plateau qui unit la groupe des hauteurs de Belleville avec celles de la frit de Bondy, Au nord Saiut- Denis est protégé et protège Paris au moyen de tout un sys- téine formé par la couronne de la Biche, qui s'appuie sur la Sciue, le double couronne du Nord que traverse lu chemin de Paris à Amiens, la lunette de Stains, vers la gauche, et en arrière, commandant lu plaine Saint-Denis, le fort de l'Est.« C'est vers l'oucst que la ligne des forts parait, au premier abord, la plus faible.Depuis Saint-Denis jusqu\u2019à Issy, il ny & qu'une positivu fortitiée, cello du Mont-Vulérien.Mais, d'une part la position du Mont-Valérien est exceptionnelle, commande su Join toute le vullée de la Seine : de l'autre, la défense de Parie est, de cu côté, assurée par le cuurs de la Seine.L'enueimi ne peut passer la Suine pour débarquer dans la péninsule du bois de Boulogne, au risque d'être écrasé par les feux des cauvns placés sur les fortitications entre les Ter- nus et Auteuil.Un passage de fleuve dans de pareilles conditions cst impossible.Des travaux sont du reste cn ce mu- ment entrepris à Meudon, dont l'objet précisément est de compléter surérogatoirement la défense du la capitale de ce côté « Cette défense sur la rive gauche cet assurée par une suite de forts trés-rapprochés les uns des autres.Ce sont les forts d'Isay, de Vanves, de Montrouge, de Bicêtre et d'Ivry.\u201cLe fort de Charenton, situé derrière Alford, entre la Seine ct la Marne, arrètorait la marche d'un ennenif qui tenterait de pénétrer à Paris par ln vallée de la Seine, ou par celle de la Marne.« Leu forts les plus rapprochés de l'enceinte continue sont les Forts du Montrouge et de Bicâtre.Il n'y n'entre cux et lv foend des fortificationa que 1,200 mètres.Le fort le plus éluigué est celui de ia Briche, qui est à 7,000 métres.\u201cCes différente forts sont unis les nus aux autres per une excellente ruute stratégique qui, sauf quelques points peu étendus, cat admirablement entretenus.\u201c Chacun des (urté des environs de Paris est pourvu de ma- tasins et de poudrières ; ces mayasins sont casematés of à l'épreure de la bombe.\u201d LA RÉSISTANCE.C'est pied à pied qu'il faut disputer à l'ennemi le sol de la France.Les traces sanglautes qu\u2019il y laissera l'aiduront à retrouver son chemin quand il sortira de chez nuus.S'il est vainqueur jusqu'i Ia fin; at, pour nous punir de notre absurde conflance en ceux qui nous ont trompés si crue ellement, nous devons succomber dans la lutte, il faut que le triomplie de ls Prusse soit empoisonné par lus pertes qu'elle aurs subies.Et il en sera ainsi grice au courago indomptable de nos soldats.Lea veuves et les orphelins formeront la haie sur le paseago du roi Guillaume.Leurs hymnes seront des chanta de mort.Lans tous les sourires i) y aura dus larmes ; les succès acrout acclamés par des sanglote.Résistons toujours quand même ! le désespoir du vainqueur s'en augmentera d'autant.Illuminez avec des cierges, gens de Berlin, et tendex vos Inaisons de noir.C'est ainsi que vuus devrez foter leu auui- versaires de ces grandes journées.Le mal que vous nous faites v'atténue par celui que nous vous faisons.Pour une blessure qui nous frappe, comptes celles que vous recevez1 Vos hordes innombrables, sous lesquelles vous csançez de nous écraser, sont-elles aasez fauchées!.Voyons, faut-il vous aider pour enterrer vos morts ?Nous tombons par centaines ct vous par milliers.En visitant les champs de bataille qui vous restent, vous avez dû vous demander plus d'une fois wi récllcment vous étiez vainqueurs, Tenez, là, là, il y en a encore!.Uno fosse d'honnettr à ceux-ci : ils n'étaient que trois contre un! La chuss est trop rare pour qu'on ne la constate pus.\u2018Le jour où le bruit passers dans vos rangs que vous combattes & nombre égal, il faudra voir aloru vi Ilan de vus troupes se soutiendra Quoi qu'il arrive, nous aurons le droit de vous cracher cette ironie à la face, et nous mettrons plus de fierté à pro- uvncer le mot de vaincus que vous n'en sauricz avoir en hurlant celui de vainqueurs.Prince Charles, vous avez eu tort d'écrire tant de pages sur l'urt de nous cowbattre.Une seule ligne était nécessaire, celle-ci : « Pour vaincre les Français, il suffira d'itre dix contre un.\u201d Mais il falluit à l'écrivain autant de mots pour soutenir ss thèse qu\u2019il faut de soldats au capituine pour rempurter lu victoire.Louis Leroy.Nos lecteurs liront avec plaisir cette charmante boutade d'un des écrivains les plus populaires de Paris sur le roi de Prusse.Le peuple le plus spirituel de la terre ne pouvait manquer d\u2019accabler de quolibets son cruel ennemi ; aussi on ne le manque pas : i Brave homme au fond, inuffensif, excepté après boire.Les jours où il n'est pas gris (ce qui avec les jours où il l\u2019est constitue Une différence inappréciable,) il est charmant.Vous diriez un brigadier tourmenté par dus créanciers.Depuis ues récentes victoires, il & une idée fixe: Aller & Paris! il veut tater des plaisire de la capitale, qu'il n'a fuit qu'effleurer.« Pauvre vieux Louhumme ! \u201cEn vain ses généraux lui représentent-ils que ce voyage peut rencontrer quelques obstacles; comme leu «nfants gités qui demandent la lune, il répond : Veux aller à Puris, nat\" «11 ne sort pas de là.« 11 veut voir s'il puurra passer sous le Porte Saint-Dubis sans courber lu tête, ce qui est douteux, vu l'éteruel plumot qu'il se paye entre la poire et lu fromage.« Hier cuvore, il à navrétoute ss famille ct son grand conseil en répétaut son éternel refrain : * Veux aller à Paris!\u201d On l'a calme eu lui vffrant quelques flacons de champagne chippés par d'hunosables ublans dans les cuves les plus voisines, ot vit il ne s\u2019est pas trouvé sept sapeurs du génie pour s'y opposer.« Le papade Fritau néanmoins continue vus litanies : « Veux élier à l\u2019ucis!\u201d « Pauvre vieux bonhomme ! « Lt pourquoi n'iraîteil pas à Paris?Pourquoi l'empècher de venir bous Voir?IH y a un moyen Lieu simple que nous Jul offrons de satisfaire cutie douce folie, et ayce lequel il pourra traverser les boulevards sans coup férir ct au milieu des applau- disscments parisiens, # Qu'il donne utdre d'échelonner tout le long des Champs.Elysées et dus boulevards dus officiers à cheval qui, rangés lo loug de la chuusuce, ticndront chucun un grand cerceuu de papivr huilé.# Le papa de Fritz, wunté eur un cheval dressé en liberté, arrivera au grand galup en crevaut lus curceaux comme au cirque.«lit dzing! premier cerceau! Et dzing! deuxième cerceau! Et dsing1 tr me cerceau ! « it ainsi sc realisers son désir d'entrer à l'nris et de voir, commu il le dit lui-même, cs fun/arons de Parisiens à ses pedal.« C'est égal, il cet ù ls fois pénible et comique d'être ainsi pris pour un peuple de pédicures 1\u201d Apert Miipavo.EssAI SUR LA CHÈVRE.Un Américain publie, sur ce quadrupède, des remarques vriginales, dout nous détachons les suivantes : Il n'y a que deux animaux sur la terre qui mangent du tabac\u2014l'un est l'homme\u2014et l'autre, la chèvre ; mais la chèvre fait mieux la chose que l'homme, clle avale tout ct nu crache rien.Voilà nn rapprochement flatteur pour l'homme.L'auteur continue : elles parlent le mim- langage que les moutons; les junnes ont la languu plus déliée que lus vieux et parlent plus facilement.eur luit est excellent et recherché par les boléa; mais I! leur donne un caractère hardi et den does bulligneuscs, C'est sans doute parce qu'ils Imvant du vu Inds torsqu'ils sont behéa, que les Irlandais sont of remunnts ct si dotwiltaurs.L'auteur dit lorsqu'ils sont Lobos.Y at-il dus Dubus parmi les Irlandais ? Cog WBA doy ms Na 1 LV 1414 1 a ~ bd I « mess == _ py \u2014r\u2014y Fr a = = > 7 se \u2014 ai C Xe = NS 2% 22 = \u2014 = \u2014 BEN £7 rod ya RE er Av £37 2 a 3 = Fe) x Cr 32727 Gh = \u20ac b> x a F = Sy QE ; 2) .EX JERE?ne ES 2: <= En A RES «> = = Es ic [%) 3 pre, = & > ay IN se = = = i 5 22 Soa 3 os 3 29 Srpranere, 18% = >) \u201c TS o> = i sa cha a É E C2 5 3 oy j 8e.YVWHY be) oR 5 AF ue ang WY NOT VA sc > 4% si : \\ 3 ÿ TN Es Fas 57 = 2 ey es = 15 Bn Ei, = 5 ro: : J > 5 : = pul 3 be \"a od a Sy == 2 =, on ED rm, @ ak Pie C5 3 rd IT < VE 8\" 0 + YANY, VE A 2.3 2 NX Les i JE Je = = EA co RA \"J fod IN Bk = es a ne 53 x hx \u201cal A?Fa JUANV {i 235: NE Ai x 2) & x, EO aw a a) IPF ==.ANS 52 =f SN =.SZ { a pr ++ ra, Fo 3 ME 5 ein Hk & A 74 LiF % oT lik = = oo Ee Tar 2 A JA Ja 4 Bp N = == 22 De LB PE = & a \"Ans = [52 (Eté S e à 5 7 GY es Fes + = ED 7 a LB as a qN0A 3: 7 ss un js A.rE a pail pe wu ES ay 3, 2 Fe # HE.Rs 3 pain a 2 LP CA =.PE nia Eady {4 Yn P = = LS [NO EN SE É'issvd 4 eR a LA À j LY ye rye EURE fo Kos + > > ge 5 rer ai fois Tag.= 3 : ee ru = = cs a EN se SP A SAS i és sp 2 = Dt Ae \u201c> pa Ee \u201c 19ye EID a ae 3 \"w æ > a \u2018A L'OPINION PUBLIQUE.= 8 S odd = 4 [ = Xd Bags ak pos i & = BHI LNY AN NM ny Ap P 5 + = + > WIP à FA) = Ep Er = Re ES = % ~ a A 331 A FOYVIOR rr 2-75 37 ques IY pra ca #7 a I oy 5 23 Ne = a 0 ofan SR = 24 ar a Le it AE El \u20142 om 20 Es fours off ns Ji | roms A a \" = ds ru TE és =- au = og Me ES paar Mad, M SNDZ = a fi ey FA or It} = Ps raw 2 NE 7 fa = peus nT = F6 1 = == i PIE IEE 3 i BE x 2 ia s = = PE Se = Hess 2 a as as = == \u2014 808 \u2014\u2014e oO 39 Serreupre, 1870.LE DRAME TERRIBLE DES CARRIÈRES DE JAUMONT, MASSACRE DE 20,000 PRUSSIENR.Les journaux français donnent sur ce drame des détails qui fout frémir.Voici ce qu\u2019un jeune soldat écrit à ce sujet à son frère : u,.,.\u2026.\u2026.Bais-tu, dans notre corp», » clle cause première on donne à ce drame inoui! C'est, dit-ou, la vengeance de uatre puysans ruinés et (ncendiés par les Prussiens.Pour se Yager, ces hommer connaissant bien le pays, se sent faits le vides de l'ennemi et l'ont conduit dans une position que les Frussions out jugée Inexpugnable sané sc douter de l'épouvantable plége dans lequel on lea attirait, «Tu vas en juger : « Les carrières de Jaumont, qui ont été d'abord exploitées à | ciel ouvert, forment une immense et profonde excavation dont les parois à pie vffrent une hauteur de sept à huit étages.L'OPINION PUBLIQUE prendre à dos.Mais, au fort du combat, Canrobert, qui avait tourné les carrières, est venu installer dus canons & l'autre côté du gouffre et à fait tirer à boulets sur les Piliers de sou- ténement des galeries.Une heure après, l'écroulement subit, immense, en un énorme bloc, west fait sous tes pas des Prussiens précipitéa dans le gouffre.\u201cAht mon cher Louis, ju vivrais encore cent ans quo j'au- tais toujours dans l'oreille l\u2019horrible cri Poussé par ce corps eutier en sentant le terrain s'effondrer sous lui! Figure-toi vingt mille cris se confondant en une seule clameur d'un indicible «£ poignant désespoir exhalée par ces hommes qui, tous et aussitôt, ont compris qu'ils allaient périr.C'était comme uns seule voix humaine, mais puissante au possible, vibrante d'une épouvantable angoisse, un dernier ct sinistre appel au secours, un cffroyable adieu à la vie.mais de bien courte durée, car l'avalanche humaine a aussitôt commencé et hommes, chevaux, canons, tout s\u2019est abimé péle-môle dans le précipice en une Kigantesque masse qui s\u2019écrasait sous son poids moustruenx.Kn mémo temps que l'écroulement se produisait, 809 SI J'ÉTAIS CULTIVATEUR.Et que j'eusse une famille, voicl comment je m'y prendrais pour préparer mes enfants à exercer la môme profession que moi, et pour les mettre à même do faire mieux que leur père.Et d'abord, mes enfants, filles et garçons, sermient, dès l'âge de \u20ac ou 7 ans, placés à l'école du village ; ile y resteraient Jusqu'à l'âge de 13 à 14 ans.Je ferais en sorte durant ces premières études, de les y envoyer régulièrement, car l'habitude qu\u2019out la plupart des enfants des campagnes de ne fré- Quenter les elustes que pendant les mois d'hiver, nuit considé- rabdement à leurs progrès : lu oublient en été ce qu\u2019ils ont appris en hiver.Dos qu\u2019ils sauraient lire je tiondrais à ce qu'ils cussent entre les mains un vuvrage d'agriculture, qui scrait lu à son tour et dunt une application simple et à leur portée serait dounée par l'instituteur.Je prierais aussi ce dernier de leur faire quelques dictées relatives à la science agricole, dont i! trouverait le texte dans les publications périodiques ou dans M.Grevy, Emauuel Crémi-ux.MINIST C'vst au sommet d'une de ces parois à pic que s'étaient fortement établis les Prussiens, bien certains ainsi de n'être pas surpris par derrière.\u201cDes quatre paysans qui les avaient amenés La, un west alors échappé pour venir nous indiquer le terrilde moyen d'anéantir le corps entier.* Et moyen est infaillible.imitivement travaillé à ciel tard été expluitée ouvert, la carrière à plus dans un du ses flancs parde longues galeries souterraines, à plusieurs étages superposés et maintenus par des piliers de soutènement.Un seul « Ôôté, je te le répète, avait êté ainsi creusé, ct c'est sur ce terrain saûtenu par les piliers que nos paysans avaieut établi les Prussicns pendant la nuit.L'obscurité d'abord et ensuite la coupure à pic les & empéchés de deviner ces galeries qui creueaient le paroi an baut de laquelle ils s'étaient retranchès.\u201c Au point du jour, Bazaine lus a attaqués de front et ils se +sbt battus, pleins de confiance qu'en he pouvait pas les | Gluix-Bixvin.Léon Gambetta, Uarnicr'agos.Jules Favre.DER LA Picrre Magne.ERR REPUBLIQUE Bazaine poussait le corps prussivn devant lui avec unc ei irrésistible furie, qu'un demi régiment français, qui n'a pu retenir son élan à été aussi précipité dans l'abimie.«Le drame a duré dix minutes, « À ce moment, le caractère national s'est aussitôt relevé.Au lieu de ces hurlements de joie féroce dont les prussicne, à notre place, n'auraient pas manqué de saluer un parcil succès, nous autres, français, nous sommes restés muets, terrifiés par ce dernier et douloureux cri qui tintait encore à notre orville, et des larmes ont jailli de bien des ycux qui restaient fixés sur cette masse chcore remuée par les spasmes d'un gigantesque agonie.Cet amuncellement de corps, d'où saillaient des bras, des bustes et des têtes d'hommes, des jambes de chevaux, des canons, due caissons brisés, nous représentait une montagne vivante dont la hauteur, qui s'affaissait peu à peu sous son propre poids, à fini par combler aux deux tiers le gouffre qui l'avait reçue.Ça été une terrible vengeance.M, l'icare.COMITÉ DE DÉFRNUR Kticube Arugo, Jules Simon.Gen.Trochu.André Lavertujon.FRANCAISE lew livres composant sa bibliothèque personnelle ou celle de ta paroisse, Je lui exprimerais aussi le désir de voir les connaissances on calcul appliquées à la comptabilité agricole ; les problèmes À résoudre auraient trait au prix de revient, d'achat, de vente des denrées ; des bénéfices que peut donner telle où telle rés colte, en tenant, bien entendu, compte du prix de fermage, des frais de culture, des sommes représentant la valeur des engrais, des semunces, ete., ete, Si l'instituteur donnait un enseignement agricole pratique, je serais heureux de voir mes enfants y prendre part, et je ne regretterais pas les quelques heures qu'ils emploieraient à travailler sous les yeux de leur maitre.Quand mes filles reviendraient de l'école, elles seraient ba- bituées par leur mère au travail intérieur de la maison ; elles s'occuprraient avce clle du ménage, de la laiterie, de la basse- cour ; elles entreticndraient une grande propreté dans les diftérenton parties de Ja maison Kug.Pellctan, Jules Ferry. 810 L'OPINION PUBLIQUE = £9 SerrEmsre, 1870, Jobligerais les garçons à mettre en ordre tout ce qui se dépose les cours, dans les greniers, sous les hangars; je les habituerais à réunir les balayures, les débris de végétaux épars, et à lon transporter dans le lieu destiné aux compots.Ils iraient avec leurs sœurs arroser le jardin.sarcler les légumes, cueillir 1ce fruits.Ils aeraient même chargés de sa cultnre entière dès que leurs forces le permettraient, et aussi des soins à donner aux bestiaux \u2019 Jo lea conduirais dans les champs quand je m'y rendrais soit pour Inlourer, soit pour scm-r, soit pour faucher.S'ils né pouvaient prendre part à mes travaux ils seraient attentifs à mes opérations, que, du reste, j\" leur expliquernis, Si, dès qu'ils auratent atteint l'Age de 14 ou 15 ans, je pouvais m: passer des bras de mos fils, jo solliciterais leur admission dans une ferme école, d'uù ils surtiraicnt, après trois en- nées d'étude, avec des forces physiques plus développées et une instruction agricole plus étendue.81 encore leur présence ohex moi n'étalt pas trop nécessaire, je les enverrais dans une exploitation bien dirigée chez un cultivateur intelligent, où ile continueraient à apprendre de bonnes méthodes et ae formeraient an contact de nourelles personnes.Enfin Jo tâcherais de les diriger dans le choix d'une épouse.Dans cette tüche difficile, j'examinerais avant tout l'honorabilité des familles auxquelles je désirerais les voir s'allier goûts simples, l'état de santé et de degré d'amour du travail des compagnea que je voudrais leur donner, \u2014J.Dunaxn.\u2014-e LES HEROS DE REISCHOFFEN.D « rolduts du corps du Mac-Mahon causent entre eux en attendant le mom-nt de reprendre ls conversation avec les Prussivns.Jérome.(aouave).\u2014Eb bien, après?Qu'est-ce que tout ça prouve ?Chambard (zouave.)\u2014Non de nom ! Jerome \u2014lo suis de ton avis; mais riea bien qui rira le dernier.Chambard.\u2014Mille tonnerres du diable ! Jerome\u2014Je l'espère bien.La belle sera chaude, sois tranquille.Mardocke (chasseur à pi«d).\u2014Moi, je suis très contrarié, ex- trèmement contrarié.Jérome.\u2014A cause ?Mardoche \u2014J'ai perdu ms baïonnetto à la dernière charge, et j'ai beau chercher, je ne poux pas me rappoler si je l'ai ou- blièe dans un canonnier prussien ou daus le ventre d'un grand rousard de cheval qui s'entétait à me trépigner.Jérome\u2014 Puisqu'elle & fait son trou, ne t'uccupe pas du reste.Mardoche \u2014On & de l'ordre ou on n'en & pas.Un Dragon.\u2014Je voudrais bieu n'avoir perdu qu'une baïon- Lette, Moi; mais c'est ma pauvre Mocotte que Je regrette.Jérome.\u2014 Pourquoi vous êtes-vous séparés ?Le Dragon \u2014Pas de notre faute ; nous avons été bousculés, l'un portant l'autre, par un peloton de cuirassiers ennemis, et quand je me suis retrouvé sur mes pattes, plus de Cocotte.Jérome \u2014]l faut en faire ton deuil et passer Cocotte aux profits et pertes.auf Dragon.\u2014I.es brigands me le paieront A Is première re.Jérome \u2014C'est convenu.Les bons comptes font les bons ennemis.Mardocke.\u2014Y a encore une chose qui me chiffonne.Jérome.\u2014T'as cassé l'aiguille de ton chassepot ?Mardoche \u2014Non.Ce qui me gêne, c\u2019est de ne pouvoir pas prononcer proprement le nom de notre bataille.de.de.Le De Réchauffen.Mardoche \u2014C'est pas ça.plier: \u2014 Le nom du dragon à de l'œil, je m'en con- Chambard.\u2014\u2014Vingt-cinq mille tonnerres de Carcassonne ! Jerome \u2014~Ce est pas asses.Ah! mes enfants, quelle tripotée monstre à ln première occasion ! Mardoche.\u2014On ven fera mourir.Je n'ai brûlé que cinquante- sept cartouches à Ré.à Rhin.\u2014il y adu bichoff dans ce scélérat de nom-là.J'ai l'intention de doubler mon feu quand Je rouvrirai boutique.Jérome, \u2014 Tu tiens bien tes livres, toi.Mardoche.\u2014J'ai fait le compte des balles qui se sont égarées dane mes frusques : doux dans mon képi, quatre dans le pan gatche de ma tunique une seule dans le droit et onse dans les différentes jambes de mon pantalon.Jérome.\u2014T'as manqué ta vocstion ; t'aurais dû être dans l'intendance.Jérome \u2014As pas peur, il se rendra à ses devoirs avant peu.\" Dragon \u2014Pauvre Cocotte, doit-elle penser à moi à l'heure qu'il est! Jirome.\u2014A Ja bonne houre! vla un poulet d'Inde qui aura été pleuré.Le Dragon.\u2014Bi tu savais comme elle était carcesante.Au pansage, le matin de l'affaire, clie a eu un pressentimont.Jérome \u2014-Vrai ?- Le Dragon \u2014Vrei.Elle m'a léché par trois fois la figure, Jérome \u2014=Bonne bôte ! Le Dragon \u2014Elle 6:mblait me dire : C'est fini, mop pauvre vieux, nous ne nous reverruns plus.(Très ému.) J'ai tâché de la remonter.J yal dit: Eh bien, qui?Est-ce que tu vas te désoler pour un coup de torchun maintenant ?Tu devrais être enchantée d'avoir du prussien dans ta mangeoire.Qu'est-ce qui m'a fi:hu der mélancolies comme ça ?Jérôme \u2014-Qu'est-ce qu'elle t'a répondu ?Le Dragon \u2014Elle @ reniflé comme pour me dire qu'elle avait de l'allemand plein le nes et qu'elle s\u2019en f,.pas mal.Chemtbard.\u2014Sang «t tonnerre ! Le Dragon.\u2014Alccs je lui ai offurk Un morceau de biscuit, Jérôme.\u2014Elle te l\u2019a rendu ?Le Dragon.\u2014Non, elle l'a pris proprement dans ma bouche et elle l'a mangé.Seulemubt après elic s'ust romiso à mu lécher.(ÿ« m'fendait le cœur, o dircacté \u2014 d'comprends joliment ça.Quel âge avait- ce?Le Dragon.\u2014 Toute Jeune: cinq ans, et jolie comme un cœur!.Et vuis si drole en vo iété.Elle était adurée de l'escadron.N'y avait qu'elle pour faire du bunnes farces.Quand elte était an piquut, j'allais m'asscoir devant avec une dousaine de camarades, ot v\u2019était toujours mum bonurt de ice qu'elle enlevait avec eus dents.Kile be 8e trompait Msrdocke \u2014T'aurais pu en faire un cheval savant.Le Dragon.\u2014Klle apprenait tout cs qu'on voulait.J'y 0 demandé biep souvent quel était le plus bean régiment de dragons, et ça ne ratait pas, elle frappait tonjonrs sept coups.Mardoche.\u2014A cause de votre numéro ?Le Dragon.\u2014Oui.Ah! je possède dans ma famille des gens à qui elle en aurait fièrement remontré.Jérôme.\u2014Entin faut se faire une raison.Le Dragon.\u2014Vous no connaisscs pas cet choses-là, vous, dans l'infanterie.Jtréme \u2014Laisse donc! j'ai eu un chat que J'ai perdu & Zaat- cha et un perroquet qu'est mort de froid en Crimée.Cam's dégonté des bites.\u2014Tiens, qu'est-ce qu'ils ont donc à courir comme çaŸ Mordoche \u2014Ce sont des nôtres qui rejoignent.Jérôme (riant).Bi ça continue nous serous plus nombreux qusnparavant, Chombard (tirant sur es moustache).\u2014Ah! mille millions de bismarks! Jérôme \u2014Ce sera plus long, v's tout.Le Dragon.\u2014Ah?que c'est bits! Lnisses donc mon bonnet de police tranquille.Jéréme \u2014On n'y touche pas à ton couvercle.(Le dragon re retourne, pülit et est sur le point de se trouver mal à la vue de Cocotte faisant sauter joycusement son bonnet de potice qu\u2019elle tient délicatement entre ses quenottes.Le Dragon \u2014Co.co.\u2026 cottet,\u2026 Cocotte, ma Cocotte ! Cocotte \u2014Hi, hi, bi! Jérôme.\u2014Elle est forte, celle-là! Le Dragon (re jetant au coude sa jument.) \u2014Ak ! me pauvre fille! abf ma brave poulette! Îls n'ont donc pas pu te pincer, les gredins! Cocotte \u2014 Hi, hi, hi! Jérome\u2014Qn'est-ce qu'elle te répond?Le Dragon \u2014EHe m'dit qu'elle en a crevé un à coups de pied.Cacotte.\u2014Hi, hi, hi?Jérôme \u2014Et ça?Le Praçon.\u2014Qu'elle en à mordu deux autres.Cocotte \u2014Mi, hi, bi! Le Dragon \u2014Et qu'elle à rejoint en passant sur le ventre à trois Bavarois.(IL l'umbrasse à plusieurs reprises.) On ne quittera donc plus c\u2019maitre maintenant, petite coureuss 1.Baîsez-le puisque vous I'simes.Assce, sseee.Ma barby ent trop longue: tu vas user ta langue.Mardoche, ~Clest bite.mais ça m'fait de l'effet de voir des gens s'aimer comme ça.Jérême \u2014Sûr et certain que j'en cligne de l'œil.Le Dragon \u2014Et elle rapporte son avoine ! Mardoes \u2014 Elle à autaut d'ordre que mui celle-là.Le Dragon \u2014Attcnds, ma viville, on va te mettro ta mu- nette.\u2018(Cocotte mange comme Une personne à qui pareille chose n'eut pas arrivée depuis trente-six heurés.) Le Dragon.\u2014Et à boire à c'l'huure.Cocotte \u2014Hi, hi, bi! Le Dragon (essuyant ses yeux.)\u2014Zut1 j'y vas de tos voie d'eau.Jérôme \u2014T'aurais b.igrement tort de te gêner, Bommes én famille.Pas vrai, Chambard ?Chambard \u2014Mille millionnasses de noms de noma!!! PAITS DIVERS.coxcouvs\u2014M.Crémieux, miuistre de la justice, est logé dans is résidence de l'archevêque de Tours.Une parfaite entente, résultat de l'oubli des différences politiques en face des Decessités de la défense nationale, existe entre ces duus personnages.coixcipssox.-\u2014Un fait asses curieux, c\u2019est que le général Ulrich qui commande la garnison de Strasbourg, apparticnt à une famille originuirement prussicnne et que le géuéral Von Beyer qui assiége Ia ville apparticnt à une famille d'origine française.Leon \u2014Le marquis de Hertford, qui vient de mourir à Paris, & laissé, dit-on, Une grande partie de ses bicus au Prince Iau- périal.D'après un relevé fait aux évèchés de la Bretagne et de la Vendée, 72,500 Bretous et Vendéens, tous cngagés vuluntai- ont communié lu 15 août.our ces braves comme pour leur compatriote lu général Trocht, le vieille duvise : \u201cPour Dieu et la patric!\u201d existe toujours.D'après lo Times, le rol Guillaume, malgré acs 73 aus, passe ¢n moycnue 16 heures Jur jour à cheval, dort au bivouac et se nourrit de riz.MM.de Bismark, de Roon ot dv Moltke qui l'accompagaent funt de méme.LiséuauiTÉ \u201cAyant perdu toute espérance de retrouver le City of Boston, les directeurs de la ligne Inman ont donné $1,200 aux veuves dus matelota qui aunt restées dans l'indigence.Une veuve Keiluy, notamment, à reçu £23.Les proprietaires du City y\u2019 Boston pensent que ce vaisseau vest perdu dans les glaces, qui l'ont mis cn pièces.TOUCHANT ÉPISODE DE LA BATAILLE DE WŒBTE.Un sous-offie cier allemand, du 2e régiment de T'buringe, avait été chargé d\u2019enterrer les morts, après ls glorieuse Lataille de Wærth.En écrivant A evs parents, à Grose-Roëun, en Silesie, il leur envoya une petite lettre qu'il avait trouvée dans la main crispée d'un capitaine français mort sur le champ de bataille.Cotto petite lettre était ainsi conçue : Mon cher papa.Depuis que tu es parti, je no cesse do penser à toi.Je suis si {riste de ne pouvuir te voir ct t'embrasser tous les matins; mais j'espère bien que Dieu te conservurs Ia santé et que tu reviendras Mentôt embrasser ta fille.Je suis bien sage, afin de dédommager un peu maman du ton absence.Adieu, bien-aimé pape, ju t'embrasse bien tendrement Ta fille qui t'aime, Manousuze.Nous nous empressons, dit Ia France, de publier ce touchant épisode, que nous trouvons deus un fragment de journal allemand qui nous arrive par la poste.La pauvre petite Marguerite ot sa mère verront que la dernière pensée du glorieuz mourant à été pour elle Le rapport Bios sur la capitulation de Sedan est celui-cs : Prisonnicrs, 29 généraux, 320 viticiers d'état-major, 2,005 vffi- soldats ont capitulé et ont été envoyés en Alle: e : avaient êté faits prisonniers durant la bataille TS Lance échappée en Pelgique; 20,000 avaient été tuis on blests total, 137,000.; Paul de Cassagnac et M'tchel sont prisonniers à Bresiau.Macvais neve \u2014Pendant la nuit de lundi, un Bavarois, non.mé Valentine Rickel, garde de nuit du la fabrique de savon Babbit, dans Washington street, à tué d'uo coup d- pintolut, sans is moindre provocation, un jeune homms, Christopher Higgins, qui est tombé raide mort.Interrogé samedi sur les motifs de ce meurtre, Rickel à dit qu'il ne savait pas exactement ce qui était arrivé, mais qu\u2019il devait être arrivé quelque chose, attendu qu'il avait rive qu'il était un soldat prussien et que lus français le poursuivaient : alors il à iustinctivement tiré un coup de pistolet.! Nous ne savons quel accucil le jury fera à ce moyen de dé f nse qui, pour être extraordinaire, n'est pas absolument iovrais-emblable \u2014 Courrier des Ætats-Unis, pari \u2014Ou Hit dans le Courrier de San Francisco : Oo pent voir, au coin de Montgomery et Washington, un écriteau portant qu'un babitant de Ban Jusé offre de parier 300 vaches de prix contre 8,000 dollars, que les Prussiens seront hattns et chassés de F:ance d'ici à peu de Jours.Feu ds jours nous semble un peu vague.Nous aimerions assez du voir fixer l'époque.Le même pari à été affiché à San José.UNE DAMS SUIVIE PENDANT DIX ANS PAR LE SPECTRS D'UXE PETITE vitLe.\u2014Un de ces phénomènes qui défient la pénétration de l'homme vient de se produire dans le Comté de Crawford, Durant les dix dernières années une Dame B.à été con- «lamment suivie par le spectre d'un enfant de cinq ou six ans.Tous les habitants de Crawford ont pu le voir.Cette Dame n'est nullement effrayée de la compagnie de ce petit fantôme ; n est vrai qu'en dix ans, on peut s'accoutumer à bien des chores, Bien souvent on a essay de saisir Co spectre, mais aussitôt que la main s'avance pour le toucher, il disparait.11 n'a laixst Madame B.qu'une seule fois, un peu après la guerre, Un monsieur arrivait de la guerre, accompagné de sou épouse et d'un petit enfant.Ils s'étaient retirés daue une chambre de la maison qu\u2019occupait Madame B.L: vuir, après avuir allumé un: lempe et couché leur enfant, M.et Madame sc mirent à faire la conversation.Tout-à-coup, le mari vit Ut: petite file de cing ou six ane, qui eu dirigeait vers l'escalier.El se met à la suivre et à lui crier de Monter, Sou épouse lui demande ce qu'il a, il lui répond que c'est leur petite fille qui descend l'escalier et qu'il veut la faire remonter pour ls muttre au lit.Madame lui replique qu'il se trompe, Que la pstite «st couchée et n'a pas envie de couric les escalicrs; ce dunt M.sc convainquit après être remonté.Los deux époux étaient ébabis.Mais Madame we rapp-la l'hiatuire du petit fantôme de Madame B.et la racou- ta à sun mari.Comme les deux époux étaient parfaitement éveiltés et que le lampe était allumée, il n'y à pas le muindre doute qu'il à vu le fautôinu ; c'est du moius la déposition qu'il veut faire.Trad: par A.C.work \u2014luudant que le vapeur St.Andrew était au quai de Rimouski mardi dernier, le commandant Lavoie, de ls Can dienne, mit à bord du vapeur, son chef d'équipage, Séraphio Caron, pour l'envoyer à Québec.II le laissa sous le surveillance d'une autre personne nommée Caron et frère de Sura- hin.?Vis-ù-vis lc phare de Kamouraska hier matin, vers 5 heures, Séraphin Caron enfonça la fenêtre de sa cabine et sauts dus lu fleuve.L: malheureux se noya avaut qu'on put lui porter Secours.11 fut aussi impossible du retrouver son cadavre.Caron était affeuté d'aliénation mentale temporaire ct l'ou croit que c'est p-udunt un de ces moments 1a qu'il s'est aui- cidé.Il étuit immudérément adonné aux apiritucux ; c'est la cause première du son suicide.11 était natif de St.Thomas, comté du Muntmagny.\u2014Fre- nement du 22 Mardi matin, 19, la ville de Montréal à été mise en étuol par la nouvelic que M.Pivrre Judoin, riche capitaliste, s'était suicidé Le défunt était bien connu par son caractère excul- trique, d'aucuns discut eutaché du fuliv depuis de longues années, Ua muuie était du croire qu'on voulait l'empoisonn.r pour s'empare de tes bicha, Cette idée le poursuivait sur tout depuis quatre ou cinq \u201cjours et il refusait de prendiv toute nuürriture, dans le ciainte qu'un y eût mis du poison.Le cerveau afiuibli d'avantage parcu jeûne continur et l\u2019inagine- tion remplie d'images du moit qui se présentaient à lui sous d.4 couleurs Sussi efrayaotes, Îl résolut d'un finir Avec du vie, dans un vivlent Accés du détuctiue.La nuit durniere il est monté daus le grenier du 68 waleot et s'est pendu avec une cord qui servait à faire sécher be linge, Où le trouva étendu mort eur le plancher, ce mat, La corde avait été rompuc par Ia pesanteur du corps.Des Petites Afiches : .« Uu homme marié, de le réserve, demande un retnplaçeut.Est-ce comme membre du la réserve ou comme bowie marié que lo susdit fait appel au dévouement du sc6 comps: triotes ?.Décidément, ces Anglais sont toujours les gons pratiques par excellence, Le ministre dv Ia guerre vient d'adresseraux soldats nuclals Ia recuintuandation d'avoir à faico leur tustamunt et à le porter sur cux quand ils ferout campagto.L'iusvaciance du danger cat tne vortu militsico fnnéo ches nus braves soldats, jes C'eut à Minden, en Prusse, quo Sous le feu dus batterie! ennetnies lo commandant des gronadicre, M.de Saint Peru, ut devant sca hommes wu putit pas do sob cheval ob va tabatière à la main, leur dinnit tranquillement : vue \u2014Qu'ust-ce que C'est?Du canon?Kb bien, ça Lue, ¢ 20 voilà tous | ae .A Bautsen (sn Prusse ?Toujoursl) un boulet vient enleve! le colback d'un de nos artillesrs.yous \u2014Hé li-bas, attention! s'écrie gaiement le soldat ; clors de ligue, outre 300 mis en liberté sur purole.84,433 pourrivn Llusses quelqu'ua | 29 Srrraupne, 1870.L\u2019'OPINION PUBLIQUE.811 7 LHOTEL DE NIORRES.\u2014Mé là, m'ame Lefebvre, mé vlàl répondit uu urgane palin Pa trainsot, ne vous offarouches point, jo ne suis ue | point Br servante, grosse, grasse, rouge de teint, rousse du cheveus, petite, carrée, trapue, les bras à l'air, lou jupes écour- tier, apparut eue lo seuil de ln porte donnant dans ls petite cour où était étendu lu linge on train de vécls su Alluns donc! sainte longine! cris la mère Lefebvre.Ah! on peut vous envoyer chercher la mort, vous, ct on sera trau- quille, elle n'arrivers Jamist Mère de Dieu, vous ites dune 1 noube | que non! tit ls servante avec un calme qui cuutras- tait étrangement aveu l\u2019impétuosité de sa maitresse.\u2014Lit ce couvert ?\u2014Ah! ben, ob va le mettre, un Le peut jus bout faire ù lu is! \u201c8 atious, taises-vous ot remues-vous un peu! Nous aurons du monde aujourd'hui.Petit-Jean ws dit que le carrabes était arrivé plein come un œuf.Allons! en deux wimps ot quatre muuvements! Haut lu patte 1 \u2014(\u2019eut bow! coat bon! gromwcle la servante en se diri- gesnt vers lu salle.Ne diruit-vu jus que lu feu cat ù lu json ! me vus champignons ! dit une voix aire, tandis qu'une grande femme, longue, maigre, sèche et jaune, surgissait brusquement dans ls boutique, \u2014Morci, madame Hoche, répondit Mme butebvre.\u2014OUù faut-il leu twuttre ?\u2014Bur le bout de le table, sous vous comiuauder.Voulez-vous que ju les épluche ?\u2014Bicn volontiers, car cuite Jeanneton à de lé incitose dunis jes veibus, vlle n'y arriversit pas; il fmudenit que je fusse tout ici et que je surve mon wervante ! (a gague pourtent deux seus par muis.\u2014C'est bieu puyé, savez-vous!\u201d dit ls fruiticre eu relevant ult coin de son premier tablier qu'elle cnfonça daus ls ceinture de ses jupes, ve qui découvrit une écharpe de tablier blauc à peu près propre.Mme Hoche prit un coutenu, Un bul duus lequel chle wit de l'eau cb commenss va délicate opération.» Mon scélérat du mari qui ne revient pas! dit Mme Loteb- vre en frappunt du pied.Ou esteil wilé se fourrer ?\u2014Ub! ces gueusards d'hommes ! répondit lu fruitière.Eot- ce qu'on suit jutmais vù ça foule vu busse Ÿ C'eet comme mon neven, ce brigund d'Houhe.El devuit étreu Vermailles à midi et voilà deux Leures et demi qui tiateut.\u2014Où douc qu'il était, votre Luveu ?\u2014A Paris.\u2014Pour sou plaisir ?\u2014Non, pour sou service, mais il lune bicu sûr! Je l'ai tone jours dit : cet enisut-là sera un propre à rien.C'est une belle charge que je me suis plantée sur ies bras, le jour vu je l'ai pris| Vous ne saver pas ve qu\u2019il veut faire à cette beure 7 \u2014Non.mettex donc un peu de buis au feu, hen, ai vous plait 7 pendant gue vous y cles.\u2014Voili.¢b bien] le gredin veut quitter les evuries de mouseignear.\u2014Pas possible 1 \u2014C\u2019est lu vérité du bou Dieu! \u2014Qu'est-ve qu'il veut faire ?\u2014Unv coup de ut tichue tète ! 11 veut s'eurdler ! \u2014IL veut être voldut ?\u2014Soldat ! oui, vus chère dame ! \u2014Ab} le pauvre garçun |.s'ecris lu mère Lercbvre.Allons, bon! veils mou beurre qui roussit.,.uh! bah! il» ue #'en aperceyrout pus | ça donuers du guût.Comtueut, re- pritælle en chauçeunt de ton, il veut etre soldat.Mais c'est le misère des misères! Voila dousc uns que Lefebvre cat au service du roi et il D's pus taut seulement les gulous de cu- poral \u201cCent l'honteux ! dit la truitiore.\u2014Aussi, je lui dis souvent: tes né soldat, tu vreverus putisse-cailloux ! Et puis, il ne 6e remue pus, l\u2019imbévile! C'est uu bon } rien, qui wurrivers punis faute de savoir courir, est bien vrai, y a longlem, ue je le pense ! Hae ?dit Mme Lefebvre, vu varrétant lruvquetent daus les avins qu'elle donnait à sa cuisine.Je dis que vous aves Tsun vb que votre homme est un Jeignani, \u2014\u2014kb | voisine! tit is blanchisseuse en ve redroussut, mou mari est un bravo Lomme, enteudez-vous ! au cœur d'or! courage en personne, \u2014Je ne dis pau, munis.\u2014Kt je ue veux pes qu'on eu dise du mul.Cependant.\u2014Et je le défends à tout un chacuu ! \u2014Kcoutes donc.\u2014Lefebyre est la crème des hommes ! \u2014Mais vous dites.ie De dis se due Je veux interrompit Is mère Lefebvre, mais : e i, ni évani- re os autres se gaussent de lui, ni le mécuni h1 dit Mme Hoche d'une voix nigre, mettons que cent ter, Jy consens, Cest vraiment dommage que le mi- pri ait déclaré que tous les militaires qui n'étaient pus \u201c8 Be pouvaient être ofticiers, sans quoi votre Lefebvre ser ia Jour maréchal de Fraucel., ~\u2014 MOU ari wera ce qu\u2019il sera! ne vous regarde voi- Tine! fépondit la blanchisseuse wr un ton moins ite, Me.vou de votre neveu, qui finira mal, je voux le prédin.Rob neveu?mon Hoche?wécria la fruitiére, Je vous oy souhaiterais eRcore un comme ça, mère Lefebvre! un gar- Pied Saunifique, qu\u2019a des idéen auxquelles je ne comprends time, do doverisls qu'est un malin et qu'est capable, je l'af- \u2014 Pour coca u moins cocher de Son Altesse ! com conduire les chevaux d'un prince, faudrait qu'il : Han par ne conduire lui-même ! est-ce qui vous dit qu\u2019il se conduit mat ?recu ! cotte matioo | c'est vous! pt moi à moi! dit la fraitière, j'aitte mon neveu! ZF mol, j'aime mon homme ! h ben |\u201d gardegole | on b's pan cnvie de vous le manger! hie de Dieu! je le pense bien ! Mais phd op « seriscr 1\u201d ajouts ls fruitière.ton qui ë n'entendit pas cette dernière obscrva- » sAUS Aucun dont \" squement, , ût rallumé In querelle survenue a chaine du tour de broche étant dérangée ein ten train de remettre les choses on état e6 le de La graisse dans la lèche- frite, avait absorbé heureusement le bruit des ronon- cées par Mme Hoche, paroles p bol Soild, vos shamplgnons 1\" dit la fruitière en présentant le s leque -aleat les plantes d se Lane ee nage p 8 dûment préparées pour à ce moment an chant bizarre, singulièrement rhythmé, retentit au dehors, et une voix rude et carouée fit entendre Les paroles suivantes : Faut se luster la carène, Veille À In soute aux biscuits! Et quand les fayols sont cuits Faut mett du lard à la traine.Largue en double leu bounettes ! Porte bicn la toile au vent, Navigue en grund et souvent, T'auras tes patentes nettes.# Qu'est-ce que c'est que ça?dit lu fruitiére cu ve précipitant vers le porte.T'icns! contiuue-t-ellu après avuir regardé dana Ia rue, c'est votre homme, voisine, avec un particulier qui marche les jambes Ccartées comme s'il était cn brindezingue.\u2014v'eet Lefebvre! répoudit la blanchiveeusc-cuisinière, \u2014Mauis oui, que je vous dis, \u2014Eb bien! je vas un peu lui luver la tête pour lui appren- | dre une autre fois à arriver à l'heure!\" Deux hommes ss teusut bras dessus bras dessous sured talent alors devant la porte de la boutique, Ces deux hommes étaient, l'un le soldat aux gardes françaises, le mari de Ia propriétaire de l'établissciaent, et que nous avous déjà rencontré sur la place d\u2019Armes; l'autre, Mabiuree, le gabier, le protégé du Lailli de Suffreu et le tuatelot si loyalement dévoué à MM.d'Herbvis ct de Rennovilie, vus licuteuants.XXIX \u2014Lu mere Lejebvre.« Curambel v'écria le wutelut en se calnpeut sur sos bay ches, les deux maius dans les poches de sa vareuse ct lu tite ceuversée eh érriere pour examiuer dans sun clxemble lu mui- son cu face de laquelle il veusit dv s'urriter, carsmba | lle est un peu proprement ustiquée ta cambuse ! Si l\u2019améuage- ment de lu cale cat d'accord avec le gabarit de ls coque, vn peut y crucher sun hamac et n'y affalee pour y passer un quart de longueur, .\u2014Allvus, vieus donc! eutre dunc! dit Lefebvre eu se ree tournsnt su moment de pénétrer daus l'intérieur de vs muai- son.\u2014Préseut à l\u2019appel! Une! deux! j'aborde en grand!\u201d Puis, w'arrétaut brusquetsent à lu vue de la pétulaute ho.tease, laquelle s'uccupait plus activement que jamuis des «p- prèts du repas : .« Puostt.fit Mahuree avec uu sidiement admiratif.En voils une petite corvette gentiment gréee, proprement suivée et copultuée duns le premier uuméro, à qui qu'ou appuierait volontiers une chuuse ! Plus que ça de nausn dans ts cam buse ! Dis donc, Lefebvre, c'uot à dewatder au bon Dieu d'euvoyer suit buc à in cote et de duveuir terrien ! Salut, la bourgecise ! Range à tribord! côté d'huuneur ! Et Maburec, purtaut ls main à sou bonnet de laine, tit une profond révérence «n wiuclinant devant le mère Lefebvre ; wais celle-ci, sus se soucier de lu politesse du watelot, se retourna brusquemuut vers lu soldat, ck les yeux animés, les joues écarlates : « D'uù vichæ-tu, tui ?ditæelle brusquement.\u2014Je viens de me prolacuer avec un aini, répoudit Lefebvre.\u2014Ah! monsieur se paye deux Lieures du dunerie, taudis que »4 femme trime à la maison ! Mais, .commengs Letebyre, \u2014C'est du propre! intercotupit l\u2019irrescible blauchinseuse \u2014Bah ! tit Mahurec eu se daudivant, vous avons couru quelques bordéus, histuire de buurlinguer, voilà tout! \u2014Je ne vous parle pas! s'écris ls wère Lafebvre.=\u2014Sultit! où tourue sa lungue au taquet, mon atuiral! Allons, Lefebvre, range a caiguer, mon vieux) File l'écoute ! m\u2014Qu'est-ce qu'il me chaute, celuielà Ÿ cris la blanchisseuse.Esteve gue je cumpreuds quelque chuse à sou galimatius ?\u2014Ecoute donc, la mere, dit Lefebvre en voulant iuterposer sou autorité maritale ; c\u2019est un amil.\u2014Uui, un simi de ce matin, cuimuie tant d'autres qui vout venus ecumer nu Wartuite.Je ln connais celle-là ct on ne m'y prend plus! =\u2014De quoi ?de quoi ?fit Muhurec.\u2014Luisse faire!\u201d dit vivement le soldat.Puis, se tournant vers au femme : \u201cMadame Lefebvre, mjoutæ-t-il, faudrait técher de déméler le bon grein d'avec l'ivruie.\u2014Et de débrouiller un gubicr d'artiraon d'avec un gabier de poulsine, ajouta Maliurec.=\u2014Le compère que voilà, continus Lefebvre en tapant sur l'épaule du matelut, est un brave gars, un vicil ami d'enfance, toujours le premier à l'ennemi, «L vous lu cunnnisses de nom, mère Lefebvre ; cest Maburec ! \u2014Maburec! répéta Muwe Lefubvre cu changeant de ton brusquement.\u2014Uui, Mahurec! \u2014Celui que tu m'as raconté qui avait sauvé doux eutants qui se noynie rt daus lu rade de Toulon ?\u2014Lui-même.\u2014Et qui s'est sauvé, lui, pour qu\u2019uu ue le remerciét pas ?\u2014vui.\u2014Eh! imbecile, fallait donc le dire tout de suite.\u201d Et, se tournant vers Maburer, les yeux humides, le visage ému et les mains tendues en avant : « Depuis que mon mari m'a conté ça, continua-t-elle, j'ai toujours eu envi de vous embrasser.Puisque voilà l\u2019uccasion, voulez-vous ?==Si je veux! cria le matelot.Tonnerre ! la bourgeoise ! j'en repêcherais comme ça quatre tous les jours pour toucher pareil arriéré !\u201d Et le marin, saisissant la taille de la jeune femme entre ses mains épaisses, cmbrassa cordislement la mère Lefebvre aur les deux joues.Monsieur Mahuree, dit la blanchisseunse, je suin nn peu vive, mais j'ai bon cœur, voyez-vous.Les helles actions, ça me fait pleurer tout de suite.Lefebvre m'en à tant dit eur votre compte que je nuix contente comme tont de vous voir À cette heure ches moit Restes-y tant que vous voudrez! il y a bonne table, ct nous trouverons bien une petite chambre avec un bon lit.\u2014Carambat fit le matelot, voilà cv qui s'appelle avoir vent sans vorgues.Quant & 1a boustifaitie, pan de refux, jai la caréne sur lest depuis que le quart du matin est piqué: mais pour ce qui ent du cadre fixe, ne voun démlingues pas le tom- péramment : un bout de toile et duux grelins, ça suitit ! \u2014Allons, Jeanneton ! cris la mère Lefebvre, ce couvert ost- il mis enfin?\u2014Mé v'à, m'ame Lefebvre! mé v'ia! répondit la servante de sa voix désagréable.\u2014Je retourne à ma boutique, dit Mme Hoche, voir si mon brigund de neveu est enfin rentré.=Et toi, Maburec, viens quo je te fuxse visiter la maison pendant que la bourgeoise va mettre le dernière main au fricot, dit Lefebvre, dont l'amour-propre était faité d'avance de l'effet que devait produire sur je marin la bonne tenue de l'établissement dirigé par sa femme.\u2014Ça val répondit Maburec ; vuvrons l'œil un peu ct exa- minous en grand l\u2019yménagement de la cambuse.\u201d La fruitière disparut per la porte dunnant sur le rue, et Le- febvre, suivi de Maburec, ouvrit celle communiquant avec la «our, Au moment où le mutelot et son compagnon se balssaient pour passer sous le linge étendu, MM.Gorain ct Uervais, les deux bourgeols qu'avait si fort lutrigués le lunyage pittures- que de Mahurec, atteignaient In boutique de la mère La fouvre et cn franchissaient l'entrée, après vitre fait mutuellement une foule de pulitosses.M.Gorain, que son ami avait coutsuint a preudre le pas, s'avanga le chapeau à le main.& C'est Lien ici la maison de Mme Letebvre ?detunnde-t-al { w'udreusaut à l'hôtesse, ; \u2014Oui, messieurs, répondit culle-ci avec son sourire le plus uitnable, Qu'y #-l-il pour votre service ?\u2014Un nous à asauré, inadume, dit M.Gervais cu d'avançant à son tour, que votre cuisine était excellunte, ct nous désirons iy goiter, | \u2014Les couverts sont mis, wessicurs, cntrez duns is salle ob chuisisscr votre wble, Jeunneton va vous servir, \u2014Ub! pas tout de suite, madause, répoudit M Gorain, nous j attendous quelqu'un qui nous à donné rendez-vous wi et qui, | sau doute, nous fers honneur de diuer avec nous, | \u2014Et euiguez votre cuisine, chère dame, ajouts M.Gcrvain, war celyi que nous attendons est un puroounage d'importance, d'est M.Danton, un célébre avucat du barreau de Paris.\u2014Kt mon locataire, ajouta M.Gurain en se redresssnt tiére- ment, car je suis propriétaire.à Paris.rue cuint-Ho- uvré.\u201d Mme Lefebvre fit un geute dénutant la cousideration pro- foude que lui inspirait le digue bourgeois.Veuillez prendre là peine d'entrer, messieurs, dit-elle, Vuts attendrez mieux dans le salle,\u201d sur un signe du su maitresse, Jeunieton ouvrit ls porte vitrée et les deux bourgeois, apres avoir recommencé l'interminable série de politusses qui avait présidé déjà à leur entres dans ls boutique, se décidéreut vulin à passer de front duos Ja seconde pièce.Après mûres délibérations, ils choisrent une table située à Pouabre, près de l'une des deux feuêtres, et chacun ayant placé son tricorue sur la pomme de sé caun+ «t appuyé solidement le tout duns l'angle de la muraisle, MM.Gorain et Gervais prirent pussession d\u2019un banc.\u201cComme cela, cher ami, commença M.Gervais, c'est bien ici définitivement que maitre Danton.\u2014Mon locataire, interrompit M.(iervais.\u2014Votre lucatuire, répèta M.Gervais, vous à dunué rendezvous?\u2014C'est bien ici.\u2014Ët à quelle heure ?\u2014A trois heures.\u2014Bun ! fit le bourgevis en interrogennt le cadran de l'une de ces gigantesques moutres connues sous le nom de bassinoires, nous n'avons plus que vingt-deux minutes à attendre, Je régle le soleil, monsieur Gorain! \u2014Attendons donc, mobsicur Gervais.\u201d 8i les deux bourgeois, fatigués per lu chaleur ot par le marche et se sentant gagner par le sommeil, ne se fussent pas peuchés «n arrière pour s'appuyer à ls muraille et donner ainai un dossier absent & leur siége, et qu'ils se fussent au contraire penchés en avant vers la fenêtre entre-biillée, oul doute que leur curiosité, éveillée per ce qui se passait au de- lors eu ce moment métue, L'eût chassé aussitôt tout envie de dormir.Kn suivant le parcours de la rue du Plessis pour se rendre ches la mière Lefebvre, MM.Gorain et Gervais n'avaient point remarqué un personnage du moyenne taille, vêtu comme un clerc de procureur, portant une petite perruque rourue et des lunettes vertes dont les verres énormes cachaient la moitié du visage, lequel personnage réglaut sa marche sur ls leur, les avait suivis pas à pas.Quand les deux amis respectables s'étaient arrètés devant la boutique de lu mère Lefvhvre, l'inconnu s'était aussitôt arrêté, lui, en face de celle de Mme Hoche, puie, craignant peut- être d'être entin remarqué par les bourgec:s, il était entré ches le fruitière murchander un panier de fruits.Tout en czaminant Is marchandise et en discutent le prix avec la tante du garçon d\u2019écurie de Mgr.lu comte d'Artois, il L'avait pas perdu de l'œil les deux hommes et il les avait vu se décider enfin à entrer dans is boutique voisine.\u2018Ferminant slors aon achat, il avait payé le panier de fruits qui paraissait Ini convenir et avait prié la fruitière de l'em- paytieter avec Un soin tout particulier, ajoutant que c'était pour Vexpédier A Paris.Mme Hoche avait aussitôt pris papiers et ficelles et vétait mise en devoir de satisfaire son client, lequel lui avait annoncé qu'il allait revenir chercher le panier.Bien certain que la fruitière occupée ne pouvait examiner sa manœuvre, le personnage avait quitté la boutique et, se Klissant le long de ln muraille, il avait atteint le hanteur de le fenêtre prèa de laquelle étaient attablée les deux bourgeois, \u2018Firant un carnet de xa poche et le feuilletant comme un homme en train de prendre tune note où de chercher un renseignement écrit, il s'était tenu si près de la fenêtre qu\u2019il n'a Veit pas perdu un mot de ls conversation, si innocente au reste, den deux amis.Cependant si les deux causeurs avuient pu remarquer Péclair de joie qui brilla dans les petite yeux de l'écouteur, lorsque #'invitant mutuellement à la patience, ils avaient prononcé à baute voix chacun le nom de l\u2019autre, leur attention eût certes été éveillée par cette «xpression ningulière de satisfaction qui illumina la physionomie de l\u2019homme aux luncttes vertes.Mais, en ce moment, MM.Gorsin et Gervais se laissant aller au bien-être que leur procurait leur position relativement confortable, à l'ombre ct aux frais, commençaient à fermer doucement leurs paupières et à goûter len premières jouissabces de Ia sieste, (À continuer.) 812 VARIÉTÉS.M.Vee® recevait les félicitations de ses nom- drous emis sur sa A «Eh! mon Dieu, dit-il, je descendais de la diligence d'Arpajon, je vais ches moi, mon Jostier mapprend que jo suis nommé pair de =\u2014C'est une faveur méritée.et vous doves en être heureux.\u2014Oul.oui\u2026mais une chose m'étonne.Je n'ai vu dans la liste que trois guntilshommes : La Rochefoucauld, Lusignan «t moi.\u2014Vous?.\u2014Mol.Ignores-vous donc que je dese cends des rois d\u2019Arayon ?\u2014Mais qu'est-ce que vous disies donc slurs ps vendics de ln diligence d'Arpa- Après une bataille, un fowsvyeur cuterrait les \u2014Mais, malheureux, lui dit un des ufficiers qui eurvoilinient cette sinistre beuogne, tu viens de pousser dans In fosse un homme qui reapirait encore! \u2014aAh! monsicur répliqua le fossoyeur, vb voit bien que vous n\u2019aves pas, comme moi, I'habitude.5i on les écoutait, il n\u2019y cn surat Jamais un de mort.On rencontre des Auvergnats partout, cx- cepté peut-être en Auvergne.1 y en avait un étant porteur d'eau à Suar- bruck.Pendant que le canon français tuuusit, il parcourait la ville, portant un brancard deux seaux et en criant : =A un demi thaler In vuie d\u2019eau! Un boulet tombe et emporte un de vus veaux, \u2014À un thaler le wau d'eau, s\u2019écrie le pur- teur sans s'étonner.Encore un peu du grand Frédéric.Il permettait beaucoup de familisrité à quelques uns de ses fuvoris, Le général Quintus tcilius était celui qui on tait le plus largement.Tédéric, avant la bataille do Rosbach, lui dit J #il ls perdait, il ve rendrait à Venise, où il vivrait en exerçant la médecine.vous Toujours assassin ! lui répondit lu doc- Un ancivn officier retiré dans lee euvirons de Blois avait demandé à reprendre du service.Sa demande ne fut pas acceptée, au grand désespoir du vieux brave.L'autru jour en examinant un revoiver une dalle partit et lui fit une blessure à la main.Comme ses amis le plaignaient: .\u2014En effet, dit-il, c'était à la guerre qu'il fallait recevoir cela, mais c\u2019est toujours un coup de feu, ajouta-t-il d'un air satisfait.On sait que lo juurnal X se dit toujours bivn informé.Un curieux ou plutôt un indiscret deman- deit hier à un ministre s'ilavait des nouvelles de la guerre.=\u2014Aucune, lui répondit le membre du cabinet, je n\u2019si pes encore lu le journal.Ce que c'est que la préoccupation de la guerre.Un brave ouvrier peintre chargé de confectionner un écriteau pour un propriétaire des environs de Neuilly à écrit sur le mur: Terrkia à vendre.Chacun entend l'héroisme à sa manière.Un vieillard de quatre-vingt ans, qui babite depuis vingt ans les environs du Palais-Royal, a changé de logement et a loué un appartement rue Menilmontant.Comme on lui demandait le motif de ce singulier démenagement : \u2018 \u2014\u2014J'ai toujours tâché, dit-il, de n\u2019ètre à charge à personnr ; ou m'a dit que les chevaux des troupes funèbres avaient été mis en réquisition pour l'armée, et comme je n'ai plus guère à vivre, si je fusse demeuré loin du Pére-Lachaise, on eût peut-être été très gêné pour me porter au cimetière, tandis qu\u2019où je demeure maintenant il n\u2019y aurait qu'un pas à Pests.faire.\u2014[l parait que le maréchal Bazsaine entend bien la guerre, disait un franc patriote à Calino.\u2014Le beau mérite, répond Calino.Pour ne pas l'entendre, avec le bruit que font les mitreilleuses, il faudrait étre complètement sourd.ES ÉTRANGERS ET AUTRES QUI VISITERONT ls ville durant L'EXPOSITION PROVINCIALE BY 14 RBGATE DE LACHINE.Feroet bien de visiter la MAISON RECOLLET Au coin des RUES NOTRE-DAME ET RECOLLET.On y trouve le meilleur assortiment ba MARCHANDISES EECHES de toute la Puissance.BROWN à CLAGGETT.L'OPINION PUBLIQUE N QC en I 6 Z w Zz Z » > 6 2m c¢§= & 20 150
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