L'Opinion publique, 24 octobre 1872, jeudi 24 octobre 1872
[" Vor.III.\u2014No.43.LA PRIME DE 1873.Nous sommes à préparer la prime de 1873 pour nos abonnés.C'est un des tableaux qu.ont fait le plus de sensation à la fameuse Académie royale de Londres.Il représente une de: plus belles scènes de la vie de Jésus-Christ, cell: où Marie et Joseph le trouvèrent dans le temple au milieu des docteurs de la synagogue.Nous ne pouvons offrir rien de plus beau a nos abonnés ; s\u2019il est vrai que quelques-uns on! murmuré, l'année dernière, nous les défions cette année de ne pas étre enchantés.L'original de ce tableau a coûté $50,000, et les copies ne se vendent jamais moins de $10 aux Etats-Unis.Nousavons voulu faire un grand effort pour satisfaire nos abonnés actuels, les mettre dans la douce obligation de payer leur abonni- ment, et pour nous attirer une légion de nouveaux abonnés.Nous l'enverrons d'ici à un mois à tous nos agents, et elle sera donnée à tous ceux qui paieront avant le premier jour de l'an ce qu'ils nou- doivent et à ceux de nos nouveaux abonnés qui.en s'abonnant, paieront six mois d'avance.LOUIS JOSEPH MOLL, Ecr, M.D, EX-DÉPUTÉ DU COMTS DB BERTHIER, Mr.Achintre, dans ses ¢ Portraits Parlementaires,\u201d publiés avant les élections locales de 1871, et que tout le monde a admirés, parle ainsi du médecin distingué qu\u2019une mort prématurée à enlevé à l'affection de sa famille.C'est irréprochable de style et de vérité.M.LOUIS JOSRPH MOLL, DÉPUTÉ DE BERTHIBR.« Allemand d'origine, Canadien de naissance, médecin de pro.\u201c fession.Ce fut vers 1770 que les ancôtres du député de Ber- « thier vinrent s'établir à Montréal, ville dans laquelle naquit « le futur Docteur, et où il fit son éviucation.Afin d'étudier \u201c avec fruit les institutions et les mœurs de nos voisins, tout \u201cen se livrant à des travaux profitable, M, Moll #en fut « prendre ses degrés et son titre do docteur à la faculté de mé- * decins de Pensylvanie.\" « La réputation, l'influence dout lu représentant de Berthier * jouit dans son comté, tient à la fois à son habileté profession- \u201c nelle et à ses qualités d'orateur.Nous ajouterons que son 4 savoir, son esprit et sa bonne humeur, ont également beau.\u201c coup contribué à son crédit dans l'endroit., 'I'rds instrai.« dans le connaissance de son art, le Docteur a préféré la viv \u2018\u201c modeste du médecin de campagne au poste honomble et lu- « cratif de professeur à l'Université McGill, qui lui fat offert \u201clors de ia fondation de cet établissement, Fort au courant « des affaires politiques, le député do Berthier possède surtout 4 le rare talent d\u2019élucider les questions complexes, et de les \u201c faire comprendre en les plaçant à le portée des divers audi- \u201c toires devant lesquels il parle.\u201d « Voix étendue, posrédant tous les régistres, organe à vibra.\u201c tlons métalliques, gente facile et large, belle prestance, lors- \u201c que M.Moll discourt sur un Aus\u2019ing, en face d'une foule, on \u201c ne peut se défendre d\u2019admiror sun alaance, sa facilité d'étocu.\u201c ton, Véclat ot 'origlualité de ces métaphores qui souldvent # des hourrahs et en font un adversaire redoutable.C'est un « tribun populaire dana toute Ia force du mot ; 1l en à l\u2019énergie bg 0 la puissance de moyens et l'ascendant irrésis- lo, «\u201c En chambre, le député de Berthier semble regretter que « Pexiguité de la scène, l'auditoire clairsemé, De lui grandir ° pile, A * tent point de deaner carrière à son éloquence natu MONTREAL, JEUDI, 24 OCTOBRE, 1872.\u201ca cependant prononcé quelques discours remarquables et fort \u201c écoutés, entre autres, à la deuxième session, celui en réponse \u201cAl'Adresse.Mais J'on sent que l\u2019orateur, semblable à ses « aînés de Rome et d'Athènes, à besoin, lui aussi, ponr prendre « son essor, d'air et d'espace ; il lui faut on forum, une tribune \u201c et les sourdes rumeurs de la multitude.\u201d M.Moll est décédé le 5 auût dernier, d'une attaque d'apoplexie.II n\u2019était âg6 que d'une cinquantaine «d'années et pouvait encore fournir une utile et brillante carrière.BIBLIOGRAPHIE.\u201c Notre Dame des Canadiens.\u2019\u2014 Voilà un livre qui fera son chemin et qui demeurera.Il a pour lui le talent et la vérité, et il ne peut manquer de produire une abondante moisson de biens religieux et nationaux.C'est une œuvre «le foi et de patriotisme.Le nom de l'auteur est à lui seul un puissant titre de recommandation : l'abbé \u2019T.A.Chandonnet, docteur en philosophie et en théologie du Collége Romain, et en droit canon, de l'Apollinaire.M.l'abbé n'a pas couru après la renommée : olle est venue à lui, Il avait déjà une belle réputation de science solide, d'élo juence et «de logique, que lui avaient value son enseignement à l'Université et ses sermons dans différentes églises de Québec, lorsqu'il entreprit ce voyage aux Etats qui nous à donné \u201c Notre Dame des Canadiens et les Canadiens aux Etats Unis.\u201d On nous dit que c'est son premier livre.On le croirait difficilement sans connaître l'abbé Chandonnet.[Il n\u2019est donné qu'aux intelligeuces d'élite, servies par de fortes aptitudes, de débuter de cette frçon dans l\u2019art de faire des livres.On pourrait justement lui appliquer ce que l'on a déjà dit de quelques auteurs remarquables : son premier essai a été un coup de maître.En remontant aux sources de notre histoire, on voit toujours un p:être À l\u2019origine de tout projet, de tout progrès tendant à grandir et à assurer l'influence française et catholique.Le même phénomène se produit aujourd'hui sur un autre théâtre et dans des circonstances clittérentes, C'est encore le prêtre qui devient aux Etats Unis l'instrument de salut pour nos compatriotes émigrés.Sans lui, les plus grands dangers, menaçaient leur foi et leur nationalité.M.l'abbé Chandonnet, aveo un pinceau trem- pô dans les larmes (l'un patriotisme ému, nous à tracé un tableau atten-Irissant de l'œuvre du missionnaire canadien au milieu de ses compatriotes disséminés sur la terre d'Amérique.[l fallait un prêtre por raconter dignement les œuvres du dévoûment apostolique.Le grain de sénevé, péniblement arrosé des suours de M.Primeau, devient un arbre déjà grand; il arrive même aux proportions du chêne dont la cime =6 perd dans les cieux et dont les immenses rameaux protégeront les groupes désormais unis de ceux qui ne veulent pss perdre le oulte de la patrie absente.Mais laissons un peu la parole à l\u2019éloquent abbé.On comprendra, on appréciera mieux son œuvre: - C'était au centre du Massachusetts, au soin de la flo- Tissante colonie canadienne de Worcester.Là, ot tout autour de nous, nous revoylons des confrères, des amis d'autrefois, un peuple connu, en un mot Is patrie absente Les détails ss multipliaient dans d'agréables ontretiens répétés sonvent, prolongés & loisir.A mesure que nous pénétrions plus avant dans In vie intime des parolases canadiennes nous sentions l'estime que nous avons toujours gardée pour l\u2019émigrant cauadien, et s'élever par instants Jusqu'à l'admiration.«Tin soir, A Worcester, chen le révérend mesetre J, B.Pri- \u201c4 ABONNUMENT, #3 (0 an Noxano, 7 Ouvrus.meau, curé de Notre-Dame-des-Canadiens, 1a conversation s'était prolongée presque à notro insu, jusqu\u2019à une heure avancée de la nuit, avec nun intérit toujours croissant :\u2014\u201c Eofin, lui de- msndons-nous, n'aves-vous pas pris note do tout cela ?\"\u2014Le temps avait manqué à Ia tâche ; et, si l\u2019on excepte quelques rares documents consignés aux archives de la parolaye, rien n'existait que dans le souvenir.Quelques jours nous séparalent du Pouverture de la retraite ; quelques autres s'offriraient après ello: plusieurs personnes intelligentes et de bonne volonté, se feraient un plaisir de fournir les détai:s, restés frais dans leur mémoire \u2014Donc, à l'œuvre ! * Les documents abondèrent.\u201c Ce qui ne devait être qu'un recueil documentaire aux er- chives de Notre-Dame, devint un opuscule, presque une histoire, que nous offrons aujourd'hui à tous nos compatriotes, sous le titre de Notre- Dame-des-Canadiene, Mais nous ne pouvions, parlant de ceux-ci, oublier ceux-là.Le cadre a dû v'élargir, et embrasser, d\u2019une manière géuérale, tous nos frèr«r des Etats- Unis, et le titre s'est complété en ajoutant: Æt les Canadiens aux Etats-Unis, « Ce dernier sujet est immense.\u201c On trouvera sans doutu que justice ne Ini est pas rendue, et on aura raison, Mais ce que nous disons est vrai, c\u2019est déjà beaucoup Plus tard, le travail que nous commençons s'achô- vera, nous l'expérons, par nous, où par un autre, sans qu'il y ait lieu de nous contredire.\u201c \u201c L'opuscule qui parait anjourd hui devant le pi ai dien, nous le présentons humblement à notre ami de cœur, le Révérend Jean-Baptiste Primeau, curé de Notre-Dame-des- Canadiens.\u201cI lui appartient plus qu'à nous, puisque c'est lui qui à planté la vigne et l'a arrosée de ses auvura, tandis que nous ne fai- sous que constater les fruits déjà nôs.Nous l'offrons aussi à ses chers paroissiens de Notre-Dame, en souvenir de la retraite de 1872, en signe de vive amitié.Puisse-t-il rosserrer les lions déjà formés, et garder toujours cher, au foysr do la famille et dans tous ten cœurs, le souvenir de le salutaire visite de Dieu.« Braves paroissiens de Notre-Dame, ce petit livre est votre hiatoire, telle que vous l'aves tracés sous l\u2019inspiration de votre vénéré et bien-aimé pasteur.Nous n'avons voulu ni déparer ni flatter le tableau.Tel qu'il est, nous en sommes sûr, vous ne rougires pas de le montrer dans vos maisons, de le remettre souvent aux malns et sous les yeux de vos enfants, « Mais ce tableau n\u2019a rieu d\u2019exclusif, Les groupes henreux de nos compatriotes qui, comme leure frères de Notro-Dae, ont fait l'œuvre de Dieu généreusement, y trouveront, en quelque sorte, leur propre histoire ; ceux qui sont à l'œuvre ou qui songent à s\u2019y mettre, verront un neble exemple, qui ne saurait maaquer de leur inspirer force, courage et confiance.\u201d Rien, après cela, de plus joli, de plus attrayant, de plus suave que le récit des efforts, des dévoûments sublimes, des découragoments, suivis d'esp\u2018rances réalisées, des ha- bitauts da cette petite colonie de Worcester et de leur incomparable curé, pour en arriver à avoir une église qui fat & eux, Cela no s'analyse pas; il faut le lire en entier, tout d\u2019une haleine.À côté du récit simple, du détail nu, il y à la réflexion, la déduction philosophique.Ce n'est pas seulement l'église de Worcester que l'on bâtit; on jette la première pierre «l'un monument historique peut être d'une épopée nationale.Ce qui s'est fait à Worcester s'est fait, se voit et se verra partout.L'église fait le groupe, crée l\u2019école, et l'église, le groupe et l\u2019école conserveront la nationalité aux Etats-Unis comme ici.Et voilà commant ce livre, qui n'a la prétention que de raconter l'humble dévoûment d'un modeste curé, pro, jette uns vive lumière sur un problème national qui va bientôt ve dresser devant nos hommes publics pour demander une solution imm*diste, comme nous l'avons déjà fait remarquer dans ces enlonnes au sujet des groupes canadiens aux Etats-Unis: l'émigration, ses ravages, le remède à y apporter, le rapatriement.Plus les Cans- dlens-Prancels prendront racine aux Btate Unis, plus grand 506 sers le danger pour nous, plus pressante deviendra le nécessité pour l'Etat de porter au mal une cognée vigoureuse.M.l\u2019Abbé Chandonnet a fait un beau livre et ouvert de vastes horisons.On va enfin comprendre l'importance de s'occuper de nos frères des Etats-Unis.Le livre de M.Chandonnet nous prouve qu'ils conservent aussi vivace que nous le culte de la patrie et qu\u2019ils portent le même respeot et la même fidélité à la religion de nos pères: Pourquoi alors ne pas plus promptement se mettre en frais de transplanter à côté du tronc principal de ce si verdoyant rameau ?À .\u201c Le chemin de fer canadien du Pacifique)\u2019 par Joseph Tassé, auteur des \u201c Canadiens de l'Ouest.\u201d-\u2014Mr.Tassé, bien connu de nos lecteurs, est un jeune écrivain d'autant de mérite que d'étude.Ce n'est pas lui qui se laissera gâter par Is vie officielle et qui croit que quand un homme s\u2019est mécaniquement occupé de 9 heures 4 4 b., tout est fini pour lui et qu'il ne doit plus rien aux choses de l'esprit.M.Tassé & toujours un ouvrage sur le métier et le public a souvent de ses essais.Sa plume est intarissable.Les travaux les plus arides comme les plus ardus ne le découragent pas.Son étude sur le Pacifique Canadien en est un exemple.Ily a là 62 pages de recherches laborieuses qui ont dû lui coûter bien des veilles.Son travail se divise en cing parties: lo, Le Chemin du Pacitique\u2014 aperçu historique de l'entreprise; 20.Praticabilité de la route; 30.Coût de la ligne et son exploitation; do.Le Chemin du Pacifique et le commerce asiatique; 50.Les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie Britannique.Le troisième chapitre mérite une attention toute parti- eulière, On y trouve des données très précieuses sur le prix de l'entreprise, les difficultés de son exécution et le coût de son exploitation.M.Tassé n\u2019a pas voulu faire une œuvre de parti; il a puisé à toutes les sources et réuni toutes les opinions.LI croit, lui, que l'entreprise dépassera à peine 89 millions de piastres ; mais il à aussi le soin honnête de mettre sous les yeux du lecteur les chiffres de ceux qui pensent qu\u2019elle coûtera plus\u2014les uns fixant $115,000,000.00, d'autres 3125,000,000.00, d'autres encore $130,000.000.00.Tous les hommes politiques de vraient avoir en leur possession ce pamphlet écrit par une plume consciencieuse.« Index Analylique des Décisions Judiciaires rapportées de 1864 à 1871,\" par Alphonse Lusignan, avocat, de St.Hyacinthe.\u2014Nos remerciments à Mr.Lusignan pour l'envoi de son volume.Nous devons, en même temps, lui offrir nos exouses ; il y a longtemps que nous aurions dû faire au moins un accusé de récep'ion.Nous allons aujourd'hui réparer notre négligence, et remplir un devoir bien agréable.Ces travaux de compilation demandent un travail, une patience, une application extraordinaires.M.Lusignan tout jeune avocat, n\u2019a pas reculé devant la tâche : il [34 est dévoué pendant dix-huit mois, aves une assiduité sans relâche.Ajoutons que ses efforts ont été couronnés d'un plein succès.Son travail, grand volume de 303 pages, est très complet, irréprochable, et la digne continuation des ouvrages de l'Hon.Juge Ramsay et de Mr.Andrew Robertson, publiés en 1864.II contient toutes les décisions rapportées dans les différentes revues légales depuis la publication des Index de MM.Ramsay et Robertson; la célèbre dissertation du Juge-en.Chef Sewell sur les plai- doieries dans le Bas Canada, et des tables de référence, de concordance et les noms des parties.Pas n'est pas besoin d'insister sur la grande et incontestable utilité de ce genre de compilation analytique.L'homme de loi et tous les gens d\u2019affaires y trouvent réunis en un seul volume des précédents judiciaires dont ils ont besoin tous les jours et qu'il leur faudrait chercher dans vingt volumes.C'est donc une grande épargne de temps et d'argent.Nous sommes convainou que le livre aura un bon débit.« Histoire de la Ville des Trois-Rivières et de ses environs,\u201d par Benjamin Sulte.\u2014Nous venons tard, très-tard, parler de cet ouvrage.Notre excuse est bien légitime.La première, et la seule livraison de ce travail ne nous est tombée sous la main que ces jours-ci.En en parlant aujourd'hui, nous remplissons un double devoir et.nous exécutons une vengeance.Le devoir nous est très doux : c'est de rendre justice, de faire hommage à un jeune auteur de talent et d'avenir ; puis, en second lieu, de l'encourager, de le forcer, en attirant sur lui les yeux du public et en lui rappelant la promesse de sa préface, à continuer une œuvre si utile à ses compatriotes, 11 y & aussi, dans notre mention, un, graingde ressentiment amer, un désir diffiollement comprimé de vengeance féroce.Voici; à la fondation de l'Opinion Publique, M.Sulte avait promis d'en devenir le collaborateur assidu, Ha rempli cette promesse conme l'autre; il a, nos leu- L\u2019OPINION PUBLIQUE teurs le savent et s\u2019en lamentent, fait deux ou trois courtes apparitions dans nos colonnes, juste asses pour se faire désirer davantage.À ceux qui se'pluignaient à nous de l\u2019indolence ou de la paresse de M.Sulte, nous répondions, pour les appaiser, qu'il était occupé à son « Histoire de la ville des Trois-Rivières,\u201d qui devait avoir un ou deux volumes de 700 pages chacun.Il y a deux ans et huit mois de cela, et M.Sulte n\u2019a rien fait pour son \u201c Histoire\u201d (excepté cette première livraison) ni pour I' Opinion.Cela n'est pas pardonnable.M.Sulte doit être exécuté, à moins qu\u2019il n\u2019écrive dans l\u2019Opinion ou ne continue son + Histoire.\u201d Il lui faut faire l\u2019un des deux pour se faire pardonner d'avoir négligé l\u2019autre.C'est ce que disent les gens indulgents.Mais les hommes sérieux, qui comptent eur les promesses, exigent naturellement plus, Ils demandent les deux: continuation de son \u2018 Histoire\u2019 et collaboration &1' Opinivn.Leur pardon n\u2019est qu'à ce prix.Nous sommes leur tidèle organe et M.Sulte sera par nous tenu au pilori, tant qu'il n'aura pas fait, à genoux, amende honorable et repris, son \u2018* Histoire\u201d et sa collaboration à l\u2019Opinion Après cette exécution consciencieuse, nous revenons au livre de M.Suite.La portée et l'importance s'en détu- chent de la préface, qui est un petit chef-d\u2019œuvre de sitn- plicité, de clarté et de précision.C'est aussi un modèle du style approprié au genre de l'ouvrage.Nos lecteurs nous sauront gré de la reproduire en entier.« Nous nous proposons, dit-il, de renfermer dans ce livre le récit des faits connus qui se rattachent à l\u2019histoire de la ville des Trois-Rivières et du ses environs, \u201cRenouer la chaîne des traditions locales; mettre en évi- «lence les noms des plus auciennes et des principales familles du district, et réunir les opinions des hommes importants qui #e sont occupés de cette partie de la province de Québec, tel est en peu de mots notre but.« Nous aurons d\u2019abord à raconter les guerres dont ces en- \u2018lroits ont été le théâtre ; la fondation et les agrandissements successifs de la ville, ainsi que l'arrivée des principaux groupes de familles qui en colonisèrent les environs, Plus tard, un examen des ressources naturelles des Trois-Rivières nous rapprochera plus particulièrement de l\u2019époque moderne, « L'histoire du Canada, considérée au poiut de vue général, est écrite et se trouve entre les mains de nombreux lecteurs, Nous pouvons parcourir les annales de notre passé, nous les rendre familières, remonter à nos origines, et revoir, pour ainsi dire, en face, nos aïsux dont, à si juste titre, nous avons droit d\u2019être fiers.\u201c Des hommes laborieux et remplis de dévouement, ont remis en lumière les pièces authentiques sur lesquelles s'appuient les récits d\u2019autrefois.L'existence de tout un peuple refoulé dans l'ombre s'est révélée aux yeux surpris des lecteurs étrangers; un orgueil national très légitime s'est emparé de nos cœurs, et maintenant, fort de notre passé sans tache et sans remords, nous miarchons avec confiance vers an avenir prospère que Dieu paraît nous avoir réservé.\u201c De nos jours, en parcourant la route majestucuse ouverte par les historiens du Canada, l'on se demande s'il ne serait pas opportua d\u2019examiner minutieusement chaque endroit du paysage qu'elle traverse, et de nous arrêter devant les sites importants qui n'ont pas encore été l'objet d\u2019une étude spéciate.\u201c La perspective d'écrire un nouveau livre d'histoire a bien ses attraits, surtout ai l'on vient à songer que ce travail est la suite naturelle des grandes recherches entreprises pour ériger 3 Is nation un monument digne d'elle et honorable au juge- mont de tous les hommes.Ce qu\u2019il y à de vertus, d\u2019héroisme et » de nobles actions dans les traits saillants de notre histoire se retrouve dané le cadre plus restreint mais non moins véné- table de nos chroniques locules, Puisque le Canads & une mission à remplir sur ce continent, dans le même ordre de choses, chacune de ges villes doit avoir aussi sa mission particulière, qu'il ne faut pas trop tarder à comprendre.Ce point bien esisi, tout élargit et prend des proportions attrayantes.\u201c Rassemblons donc les matériaux qui peuvent servir à cet objet.Dans le domainu de l'Histoire, rien n\u2019est petit, rien n\u2019est perdu, tout peut être utile, ou au moins intéressant, lorsqu'il e\u2019agit d'événements, de Mieux et de personnages qui nous touchent de si près.# Quelque soin que nous ayons apporté A la préparation de ce livre, il peut n\u2019ôtre pas exempt d'erreurs.Nous recevrons avec reconnaissance les renseignements que l'ou voudra bien nouscommuniquer à cut et rien nu sera négligé pour mettre les lecteurs en garde contre les fautes qui nous auront ôté signalées.« L'histoire des Trole-Rividres n'ayant jamais été imprimée avant ce jour, nous indiquons autaut que possible, lus sources où nous avons puisé, afin de mettre coux qui voudraient suivre ces jalons, en mesure de compléter notre travail, car de touton les pages de l\u2019histoire du Canada qui restent à écrire, celle qui concerne les Trols-Rivières est peut-\u2019tre In moins connue.Cette œuvre a pour nous des attraits particuliers, nous la tentons, en disant avec le poète : \u201cOn le pout, jo Possaie ; un plus savant le fasse.\u201d M.Sulte est fidèle à ce programme dans sa première livraison- depuis la découverte du Canada jusqu'à l'année 1637.Cette livraison est une page d'histoire très intéressante el très complète.Le cadre est beaucoup plus large qu\u2019on ne le croirait tout d'abord.La ville des Trois- Rivières a joué sous la domination française un rôle très important.Elle avait son gouvernement à part et indépendant.Il y eut même un temps où elle tenait en ses mains et balauçait les destinées de l'ancienne colonie française.plans et d'autographes qui, à en juger par ceux de la première livraison, lui ajouteront un grand prix.Elle fourmille aussi de notes et de renseignements inédits, que M.Suite n'a pu se procurer que grâce à un travail de bé- Cette Histoire sera, en outre, enrichie de caries, de P 21 OcrosrE, 1872.\u2014 de belles facultés des sentiments aussi religieux que patriotiques.L'Eglise, comme nous le disions en parlant du livre de l'abbé Chandonnet, est intimement liée à nos origines et à notre histoire.C'est elle qui a fondé la colonie et l'a maintenue encore si française et catholique.M.Suite n'ignore pas ce rôle.Il a mis son œuvre eous le patrouage de l\u2019Eglise en ls dédiant à Mgr.Lailèche.Il ne nous reste plus qu'un souhait à exprimer, c'est que M.Sulte puisse bientôt reprendre des traraux dont tous les amis des lettres attendent la continuation avec impatience.J.A.Movsazac, Nous avons pu nous procurer la fin du discours remarquable du l\u2019hon.juye Loranger, nos lecteurs nous en sauront gré, car c'est un maguifique morceau d\u2019éloquence, FIN DU DISCOURS DE L'HON.JUGE LORANGER AU BANQUET DE M.CHERRIER.Cependaut ls raison humaine impuissante à accomplir l'œuvre d\u2019émancipation qu'elle avait entreprise, dut y renoncer en faveur de l'idée chrétienne, qui dédaignant la sagesse des philosophes, vt w'éclairant des lumières de l\u2019Evangile, de préférence à la philosophie du Portique ou de l\u2019Académie, et de le doctrine de St.Paul l'apôtre des Geutils, plutôt que de cells de Zénon, le maître des jurisconsuites, regénéra la société, On ne peut pourtant pas nier qu\u2019en introduisant dans le dogme des lois les notions de la raison naturelle, et les maz- imes de la morale humaine, le droit n'eût dans une certaine mesure, préparé les esprits à accepter les vérités de la raison révélée, et les dogmes de lu morale divine, Lu paganismo touche à sa fin.A la vue du Labarum, l'aigle romaine s'est envolée du Capitole, et an cri de détresse fepôté par le monde entier s'est fait entendre dans la Cité de Romulus; \u201c les Dicux #'en vont\u201d! Le droit cepeudant resta.Ou l'oût cru disparu avec les autres institutions de Romo dans l\u2019abime, où les hommes du Nord descendus des hauteurs du Caucage, vengeurs des haines séculaires de leurs pères jadis enchainés par les légionnaires de Rome, précipitèrent le monde romain ; mais la puissance qui veillait sur l'humanité, veillait aussi sur le droit, le Christisnieme le sauva, et un siècle et demi après la chûte du deraier des Empereurs d'Occident, nous le trouvons assis avec Justinien sur le trône de Bysance ! Conservé par Tribonien, Théophile et Dorothée, il est encore payen dans les Panductes et les Institutes, mais il est devenu chrétien dans le Code et les Novelles.C'est de ces sources qu\u2019il partira pour s'incorporer dans le droit canon, et régir les tribunaux ecclésiastiques, presque les seuls réguliers pendant cette période d'interrègne légal qui s'est écoulée du huitième au douzième siècle, depuis la perte des Panidectes, jusqu\u2019à leur découverte au champ d Amalphi.Nous sommes en plein moyen-âge et en pleine féodalité, ce moyen-âgu aussi excessivement vanté que décrié, cutte féodalité sur laquelle l\u2019histoire n'a peut-être pas encore porté son dernier jugement, mais qui dans l'ordre légal se réeume par un mot: l\u2019oppression.«Tout appartient au seigneur, terre, prés, champs et vignes, * l'eau qui coute, l\u2019herbe qui verdoie.Le seigaeur enferme le # villain sous fers ct sous gonds.Tout est au seigneur, ricn \u201c n\u2019est au villain, qui n'a pas même la joie de ves légitimes \u201c amours.\u201d Tulle cet la symbolique du droit féodal de ces siècles do vio- lunce dont le pouvoir monarchique « délivré l\u2019Europe.Deux grands faits liistoriques, d'origine différente mais identiques dans leurs résultats ont brisé les chaînes du la féodalité ; l'affranchissement des communes et la soumission des grands vassaux au pouvoir monsrchique, l\u2019our nous bornur à la France; qui peut nier l\u2019influence dus légistes sur ces deux événements! Ce ne fut pas sur lu champ clos des tournois, sous les regards brûlants de la foule, ni au milieu des batailles, mais dans le silence de l'étude, 1a solitude et le méditation du droit romain ressuscité, que s'est exercée cette influence.Ce fut en proclamaut timidement d'abord, ouvertement ensuite, les principes admirables des juriconsultes romsins, sur l'égalité des hommes et l'égalité des droits, sur les caractères odieux des priviléges et l'inhumanité des servitudes, la pré- &minence du droit naturel qui repousse toutes lus injustices, ot taut d'autres maximes svinblables que consacre le corps du droit civil, que les légistes firent pénêtrer dans le droit public d'abord ét ensuite dans le droit privé, les germes des libertés publiques de la France.Comprenant que cette lutte de la Couronne, cherchant l\u2019abaissement des grands vassaux pouvait tourner au profit du peuple, Hs se rangèrent de son côté pour soutenir les droits absolus dv la Monarchie.Mais quand cet absolutisme dégénéra en tyraunie contre le Tiers-Etat délivré des seigneurs, mais de nouvesu opprimé par le pouvoir royal, ils le combattirent.Ainsi dans cette longue période qui commence par Louis le Gros, ot finit par les Valois dans l'histoire de France, et qui s'ouvre par Pierre Desfontaines ot se termine par Charles Dumoulin dans l\u2019histoire du Droit, voyons-nous constamment les légistos et les parlementaires, unis au peuple et combattre pour ses libertés, disons tout de suite pour les droits de humanité.A quoi bon nommer Beaumanoir, Boutelller, Guy-Coquille, Loisel, Charondas, de Thou, Molé, Brisson et tant d'autres, noms fameux que quiconque lit l'histoire du barreau français ot des Pariements ne peut ignorer.On les trouve dans toutes \u201c 8.to ona attribué aux philosophes du dix-huitièmo siècle les réformes opérées par ln Révolution française dont je suis loin de vouloir me faire le panégyriste abeolu.Sans aveuglement, je no puis pourtant méconnaître ses conquêtes dans le sens des libertés légitimes.Elle à méconnu l'idée religieuse, et c'est à cet endroit aussi bien qu\u2019à celui des exc ont elle à été sinon la cause, du moins l\u2019occasion, que j'impose une réserve rudente à mon admiration.Eh bien, sttribues si vous le voules, mon opinion à une préférence aveugle en faveur de notre ordre, mais je trouve en vérité les vraies libertés mieux exposées et Tes droits de homme mieux établis, dans les livres des Jurisconeultes Jee dans ceux des philosophes.A mon sens, ily a plus de philosophie véritable dans cinquante pages d'Aguesseau et de Domat que dans nédictin.Tout le monde doit se féliciter de voir une | telle histoire entreprise par un jeune homme qui réunit à - vrages entiers de d'Alembert et de Diderot.or parier du rôle du droit dans les autres pays de l'Europe, ? 24 Oorosre, 1873 507 ment inférieurs à leurs ascendants.Rion, dans ces deux sections, de Sompanble sux races ble: marquées des White L'OPINION PUBLIQUE, dans l\u2019AIL 1e vraie patrie du droit civil, dans l'Angte- | terre Les chairs au feu mugissaient embrochées ; qui n\u2019a pas proprement parler de lois écrites, et où le Ï L'homme ne put les manger sans frémir, droit est l'œuvre des tribunaux, c'est-à-dire des légistes, serait Et dans son sein les entendit gémir.des limitée d' Chester et des Berkshire de Verchères et de Laprairie.; nous entraîner dans des tes d'un sujet peat être intem ! Laprairie a presque tous les honneurs des races pures.I! tivement traité.pes- Et Jean-Jacques Rousseau, qui cite ces vers, ne manque pas ' \u2018ane aussi belle occasion de déclamer contre In chasse.¢ Ma le mérite bien.A part quelques exceptions honorables, Je ne puis cependant m\u2019ssseofr sans dire un mot, un seul \u2019enrichirai int Chambly et Verchères n'ont rien à comparer à Laprairie.Incli- mot du boit et ce sera À dernier en Ca à J sotte et grossière gourmandise n\u2019enrichirait point an maître Il n'y avait pas d'avocats dans la colonie sous l'ancien régime | et l'on s'est réjoul de leur absence.\u201cIl n'y a pas d'avocats en ce pays,\u201d semble dire avec approbation, le procès-verbal de l'Or- ' donnance Civile.Pour moi, si j'avais à déplorer la disparition du drapzau fleur- : delisé de nos remparts, je regretterais cette absence, | L'absolutisme des autorités locales fat une des causes de l\u2019affai- | blissement du régime colonial.La race française fut sauvée par le droit privé, mais le droit publio fit perdre la colonie à la France, Or, cet absolutisme gouvernemental qui mieux que les avocats l'eussent combattu, et faisant pour la Nouvelle France ce qu'ils avaient fait pour l'ancienne n'on n'eussent-ils par mitigé la facheuse influence! Cette supposition ne trouve-t'elle pas d'ailleurs sa preuve dans l'histoire du barreau bas-canadien dont M.Cherrier nous à dit de ai belles choses.Pour ne pas répéter ce qu\u2019il vous en a dit, et ne pas décolorer le tableau qu'il vous en à fait, je dois pourtant m'arrêter ici, lncertain sur la valeur de mes appréciations, mais fort certala que si j'en ai outré la faveur, je trouverai parmi vous plus d'un apologiste et pas un seul contradictenr, A TRAVERS MES LIVRES.\u2014LA CHASSE.Eh bien, mes amis, avez-vous fait bonne chasse?Combien de lièvres, et combien de perdreaux?Combien d'ours sont tombés sous vos balles meurtrières ?À combien d\u2019élans avez- vous fait mordre le gazon des forêts ?Car l'automne, qui est la saison mausesde entre toutes les saisons, est pour vous, beau chasscur, une époque glorieuse, où vous vous distinguez par mille exploits brillants.C'est cn septembre, ou en octobre à coup sûr, que vous partes en guerre pour les régions giboyeuses.Déserteur de ls vie civillsée, vous fuyes 1a ville ou lo village, pour vous enfoncer dans les bois solitaires, cherchant à étancher dans le sang deux hôtos de la forêt votre soif de sang et de carnage.Ah! vous avez bien raison d'abandonner un poste conuyeux et désolé, pour essayer de la vie sauvage, pendant quelques semaines.Ils sont bien laids, ct bien sombres les sentiers battus où nous piétinons du matin au soir, coudoyant à toute heure les affaires et lcs affamés qui courent après lu fortune \u2014 Vous autres, joyeux compères, sanglés, bottés, guûtrés, et l'arme au bras, vous courez à travers bois, sans soucis des choses de ce moude, sans préoccupation d'aucune sorte, contents de votre liberté, heureux de vos prouesses, fices comme des rois, qui n'ont d'autre joug que celui de Dieu.La clisase n'est pas ce qu'un vain peuple pense.Les chasseurs sont parfois ridicules, et l'on sait qu'ils offrent une mine abondante à exploiter, aux railleurs de ls presse, qui ont tiré de leurs folles aventures un texte inépiusnble aux plus agréables plaisanteries, Le Charivari ne tarit pas de propos pleins de sel, de récits d'un comique irrésistible, à cette époque où le parisien déserte le boulevard pour gagner les bois.Cham, le mattre-caricatu- riste du temps, a des séries qui vous font pâmer de rire, tant lea dessins sont drôles ct les légendes spirituelles, Il vous représentera, par exemple, un parisien épris d\u2019une folle passion pour la chasse, déchargeant sa carabine sur un liévre, qu'il à aperçu au fond de son jardin.Hélas | ce lièvre n\u2019était autre chose que le jouet de son siné, qui l'avait acheté In veille, en compagnie de sa maman, chez le marchand du coin.L'homme, qui a pu viser tout à l'aise, n fait voler le lièvre en éclats, ce qui le laisse plongé dans le plus profond ébabissement.Et quelle responsabilité à assumer devant Toto, qui n'entend pas badinage en matière de joujoux.Un drôte de pistolet à contempler dans la forêt, c'est le chasseur amoureux.Vous croyez qu\u2019il va oublier sa toquade, ot entrer dans le mouvement, comme l'heureux gaillard qui na Jamais senti battre son cœur, Ah! vous n'y êtes pas.Regardes-le; il à choisi un endroit bien solitaire, où rien ne viendra le troubler que le gasouillement des oiseaux et le mur- laure de la brise dans le feuillage.Il vst là, étendu aur le sol, etilrève.Son fusil, inutile, délaissé, honteux de son rôle, git À wes côtés.Certes, l\u2019amour est une belle chose, mais à quoi bon chasser, lorsqu'on est amoureux ?Eufin, mon beau chasseur, te voilà de retour ! Tel qui part pour un an croit partir pour un jour! \u2018lu fis ls chasse à l'aigle, au milan, au vautour, Mieux eût valu la faire au doux olseau d'amour, Eh1 bien, c\u2019est cet olseau qua vise notre chasseur amoureux, vôvant sous la fouillée, Buffon est un admirateur de la chasse.\u201c L'homme sait user en naître, dit-il, de as puissance sur les animaux.Le goût de Is chasse, de la pêches est un goût naturel à tous les hommes.Quel exercice plus sain pour le corps?quel repos plus ble pour l'esprit ?.C'est le seul amusement qui fasse diversion entière aux affaires, le ssul délassement sans mollosse, le seul qui donne un plaisir vif, sans langueur, sans môlange et saus satiété.\u201d Chasses donc, braves sportsmen qui aves des loisirs.Vite aux grande bois qui estompent là-bas l\u2019horizon, ot dont la masse noirâtre vous semble d'ici pleine de myatére, Hardis, et en avant! Abattes le lièvre, tires lo faisan, et Que ni tour- tres ni perdrix ne trouvent grâce à votre tribunal, Tant pis pour le chevreuil qui se hasardura sur votre route ; qu'une baile tapide aîlle lui rappeler qu'il y & de par le monde un DIpède qui devient féroce, orsquil s'affranchit des molles étreintos de la politique.N'épargne point le lapin, ce quadrupède rongeur, coïnme l'appelle maliciousement le dictionnaire, Le lapin à du bon, il fait des gibelottes, Mais, vaillaut homme, sl un ours à mine passe à portée de ton arme meurtrière, oh | pour le coup, tue-le, et prends garde qu'il ne te tts, L'ours n'est pre brave de us nature, mais lorsqu'on l\u2019irrite, sa colère est à © .Les peaux rampalent sur terre écorcliées, Va d'hôtel ; 11 ne me vendrait pas au poidude l\u2019or du poison pour du poisson ; ma table ne seraît point couverte avec appareil de magnifiques ordures et de charogues lointaines.\u201d Voilà pourtant daus quel abime d'exagération peuvent tomber ces déclamateurs à froid.Ordures et charognes ! et quoi donc, s\u2019il vous plait?tout bonnement bécasses, perdreaux, lèvres, chovreulls et venalsons de toute sorte.Y a-t-il là de quoi soulever de dégoût le cœur de l'illustre amant de Mme du Warrens ?Mals n'appuyons pas, glissons, suivant le conseil de Ia cri- ue.oe .Mais Bossuet lui-môme a dit: \u201c Tous les raffinements dont DOUS NOUS servons pour couvrir nos tables suffisent à peine à nous \u2018léguiser les cadavres qu\u2019il nous faut manger pour nous assouvir.\u201d Et Montaigne: « Je hais, entre autres vices, la cruauté, et par nature et par jugement comme l\u2019extrème de tous les vices ; mais, c\u2019est jusque à telle mollesse, que je ne vois pas égorger un poulet swus déplaisir, et vois impatiomment gémir un lièvre sous les dents de mes chiens\u201d PO .Unu anecdote à propos de chassuurs, Le célèbre tragédien Larive avait, dans la vallée de Montmorency, une fort belle habitation, ct souvent il chassait dans le voisinage.Un jour qu'il s'était laissé entraîner sur les terres du prince de Condé, un garde survient et lui dit : \u2014De quel droit chassez-vous ici?Le tragédien le regarde du haut de ss grandeur, et, se souvenant à propos du rôle de Muhomot, répoud avec un geste théd- tral: Du druit qu'un esprit vaste et ferme un ses desseins À sur l'esprit grossier des vulgaires humains.\u2014Ah! pardon, monseignour, dit le garde Abasourdi, je ne savais pas.Pardon! .\u2026 .Je suis assez perté à croire que pour être bon chasseur, jl faut avoir l'esprit et le cœur libres de soucis et de Préoccups- tions ahsorbantes.Sans doit que le chasseur ne doit pas refuser un souvenir par-ci par-là aux absents ; aux parents et aux amis qu'il a laissés perdus dans le brouhaha de la vie mondaine, il peut \u201c faire à savoir \u201d du ses nouvelles, de temps en temps ; mals 11 doit le faire avec concision, sans amplifications inutiles, sans élans passionnés de l'âme ou du cœur, comme on en retrouve chez les vulgaires mortels, grandis sous le climat énervant des salons, \u2014* Madame, il fait grand froid, et j'ai tué cing loups,\u201d écri- P vait à ss légitime moitié, je no sais plus quel @rand;personnage de France, chasseur émérite, Et c'était tout, pas une ligne, pas un mot de plus.Si tous les personnages des romans étaient aussi laconi ues, leurs folles équipées, où leurs sottes épopées languiraient bien moins.Et maintenant, ami chasseur, si tu rapportes pour ma table un lièvre ou un perdreau, fais, je t'en supplie, qu'il ne soit pas trop faisandé ! Cula me mortiferaët beaucoup.Un Sourtais.L'EXPOSI l'IUN DES TROIS COMTRS, M.Benoit, député pour Chambly, à publié dans le Minerve des renseignements intéressants sur cette expusition qu'il a le mérite d'avoirorganisée.Vole co qu'il dit: Par la liste des prix on voit que Chambly & 95 prix, Laprai- He 80,et Verchères 76.Laprairie remporte $378, Chambly $312, ct Verchdres $244.Laprairie a gagné les prix les plus élevés, C'est ce que l'on pensait généralement et l\u2019on à été quelque peu surpris de voir que Chambly et Verchères aient pu suivre ce comté d'aussi nons-nous devant nos maîtres et tâchons d'imiter leur esprit d'entreprise, sous ce rapport.Pour ls laiterie et l'industrie, Vorchères ot Chambly se dis- Putent vivement la palme, en laissant Laprairie loin derrière eux.C\u2019est une petite consolation.Verchères à même été un peu surpris, de trouver dans Chambly un adversaire ausel redoutable.À ls prochaine exposition régionnale, il pourrait arriver que, profitant des leçons que lui a données Verchères, cette année, Chambly porterait la hardiesse jusqu'à essayer à lui enlever cette vieille renommée, qui fait tant d'honneur à Phabileté et à l'indusirie de ses Dames.se CHRONIQUE ELECTORALE.La renommée n'a pas assez de ses cent bouches pour ublier tout ce qui se fait ou se dit, de ce temps-ci, aux Étate-Unis ; il faut choisir et condenser.L'excitation sur le grand sujet du jour est & son apogée.Le résultat des élections de la Géorgie avait répandu une certaine tiédeur dans le camp républicain ; bien que la majorité des démocrates n'ait été que de 30,000 cette an- nee, contre 46,000 aux dernières élections, mais une défaite est toujours une défaite.Les deux partis attendaient avec impatience et crainte la journée du 8 octobre.La Pensylvanie, l'Ohio, l'Indiana, le Nebraska, et le district de Colombie ont décidé de quel côté penchers la balance électorale, en novembre prochain.Le World, le journal démocrate le plus juste dans ses appréciations, disait, que le parti qui emporterait 2 ou 3 des grands Etats, élirait son candidat le 5 novembre.La Tribune, plus craintive, disait que rien moins qu'une défaite dans les trois grands Etats, pourrait rendre certaine la défaite des démocrates aux élections présidentielles.Le World et la Tribune doivent être en deuil, car les cinq états et districts dont les élections locales ont eu lieu, le 8 courant.se sont prononcés pour les républicains.La Pensylvanie a donné 30,000 de majorité, l'Ohio 15,000.La politique aux couleurs variées passera comme les Dolly Warde Mercredi soir, 9 octobre, il y à eu dans Lowell une démonstration monstre en faveur de Grant et de Wilson.Il y avait 12,000 tanneurs portant flambeaux et 30 bandes de musique.C'est la plus grande démonstration du enre qu'il y a eu, de mémoire d'homme, dans cette section e l'Union américaine.Sur tout le parcours on lançait des feux d'artifices et on offrait des rafraichissements aux rocessionnistes.Les Canadiens étaient, représentés par le Club républicain de Manchester, N.H., qui comptait 70 membres dans ls procession, sous le commandement du capitaine Leduc.Fes Canadiens portaient des capotes noires avec ues bordés de rouge et étaient précédés du tricolore et de deux drapeaux américains.La ville de Lowell se rappellera longtemps le 9 octobre 1872, Pendant que les Canadiens de Manchester, N.H.sont organisés en club républicain, les Canadiens de Nasbus ont formé un club Greeley et Brown; mais on ne sait pas encore s'ils arborent les couleurs des démocrates ou des libéraux républicains.Manchester a aussi un club de cing ou six Canadiens démocrates, mais contrairement à nos amis de Nashud, qui sont sincères dans leurs opinions, nos démocrates de Manchester ne sont que des marionnettes que des Irlandais font gambader en arrière des coulisses.Ce club doit arborer un drapeau américain, avec l'empreinte d'un castor et le nom de leur orateur au-dessous, comme enseigne.Le comité national républicain de New-York tient, toutes les semaines, des assemblées publiques où les plus près et mème le battre sur quelques points.Ce tableau démontre aussi que Chambly et Verchères sont | supérieurs à Laprairie pour les chevaux en général, Ceci est | dû probablement aux importations plus anciennes du Perche.| rou et du Normand, et à la proximité des éleveurs de l'ile de Montréal.Chambly et Verchères n'ont qu\u2019à se bien tenir, car | Laprairie avec les magnifiques étalons, qu'il avait à Longueuil et qui feraient la gloiro de n'importe qu'elle Exposition, promet ! de prendre une brlilante revanche à la prochaine Exposition - Régiounale, si ces comtés ne font pas des efforts extraor- ; diusires pour conserver leur éupériorité, Il est surprenaut que Lapratrie soit inférieur à Chambly, dans les Bêtes-à-cornes, lui qui a les Ste.Marie, les Bruneau, les Monchamp, etc, qui tiennent depuis longtemps de superbes taureaux, Il est vrai qu\u2019ils rencontrent de rudes concurrents 4 Chambly, dang los Brosseau, los Yule, los Laramée, les M6 | nard, les Brais, los Vincent, etc.La faiblesse de Verchères, \u2018 dans cette suction, s'explique un peu par les difficultés de ren.: dre à Longucil, des auimaux de garde difficile et onéreuse, | Les quelques bôtes-à-cornes que Verchères exposait, était en Bé-| néraÎtrés remarquables.Les Beaudry, los Sénécal, les Faneuf, les Duhamel, les Lussler, etc, promettent de ne pas rester en | arrière de leure rivaux, | Dans Is soction des moutons, Laprairie montre une supério.| rité écrasante, Les chiffres le disent éloquemment.Verchères | même à le pas sur Chambly.Il faut déclarer aussi que les | moutons de Laprairie sont réellement supérieurs et à un point : tel, que c\u2019est une gloire pour Vorchères et Chambly d'avoir osé \u2018 lutter contre les Ste.Marie, les Boillead, 1es Charron, les Brassard, les Moquin, les Brousseau, utu., et d'avoir êté asses heureux de luur urracher quelques prix., Laprairie s\u2019est encore distingué dans Is section des cochons, Verchères vient ensuite.Nul doute que Verchères oft égalé Laprairie, ai les Brillon, etc, avaient amené leurs élèves.Ce jui 14 prouve, c'est que Laprairie à yomportd plusieurs prix avec es sujets, de ln proveusnce de Verchdres.La lutte aurait été intéressante, aussi, entre les collections très remarquables de MM.Ste.Marie et Brillon, Chambly a été malhoureux dans les sections des moutons ot des cochons.À part des élèves de MM, Stephene, Yule, eto., ' ot de quelques roduite du cochon Yorkshire, que posta Ia soclété d'agriculture, rien de particulier A ce comté ; des em-, prunts (alts à Verchères, à Laprairie et ailleurs, mais générale- célèbres orateurs des Etats-Unis se font entendre tour à tour.Ily 8 une semaine c'était le tour du juge Pierrepont et du nègre Ferd.Douglass.Pierrepont a conau intimement le général Grant ; sa position et sa réputation donnent beaucoup de poids 4 sa parole.L'éloge de Grant sortant de sa bouche n\u2019est pas une éloge intéressée et on à tn conscience nette de travailler au triomphe de l'administration actuelle avec l'appui d\u2019un tel homme.Hewks Max, TE Le chagrin, l'anxiété excessive, une étude prolongée, ui.ront une infirmité dans le système nerveux, en pepe de ce que lu force de ce système est affectés par uno Intelligence tronblée ; aînel les organes de la digestion, assimilation of nutrition seront rendus inactifs et lourds en proportion do ce que le système deviendra infirme.Chaque individu a un organe lus faible quo les autres, et c\u2019ost celui-là qui souffre toujours e premier, à l'époque de la prostration du système nerveux ; par exemplo des nouvelles afflgeantes causent quelquefois nne suspension entière de l'action musculaire du cœur, quand le malade est dans un état de débilité, produisant une hémorragie soudaine et la mort.Il ne reste plus aucun doute sur Ia manière pratique de renforcer le système nerveux, et au moyen des nerfs les muscles des organes affaiblis, Il a Gté prouvé, dans des cas nombreux, que le sirop composé d'Hypophosphite de Fellows possède ce pouvoir.Il donnera de la force pour surmonter le trouble et l'afiilcation, Les personnes accoutumées à voir tout en noir, et pour qui la vie n'a aucun laisir, spprendront en faisant usage de ce sirop à aimer et jouir de la le, ot coux qui étudient fort et durant longues heures trouveront que ce sirop donne le pouvoir au cerveau d'endurer de plus longues heures de travail, Au Postic.\u2014Comme fl à été constaté que les plus beaux Casques, Manchons, Collerettes, Gants, Manteaux pour Dames, capote pour messieurs, etc., etc, en vison, mouton de Porse, seal- wl utre et Castor se trouvent chez F.X.Dnbuc et se vendent à 20 pour cent meilleur marché que ut ailleurs, Nous invitons le Public à aller visiter ce et nouvel êta- blissement qui est au No.349, Rue Ste.Catherine, coin do Ia rae Wolfe, & Fenseigne du Lion et de l'Ours, 343m.© RO - 508 L'OPINION PUBLIQUE 24 Oorosre, 1872.REVUE ÉTRANGÈRE.FRANCE.Rien de très-intéressant.Gambetta continue de (aire des discours en faveur de la république, mais là vraie république, comme it l'appelle, celle qui doit venir après la république uc- tuells qu'il trouve trop conservatrice et qu\u2019il soutient fuute de m'eus.Louis Vouillot a publié dane L'Univers un article virulent contre Guæbetta, il le traite de hâvlour, d'homme sans idées et sans principes, et lui prédit que, comme beaucoup d'autres agitateurs, il éera foulé aux pieds par ls révolution qu'il aura déchaîuée.Lzs Journaux impies sont plus violents que Jamais contre la religion dout ils se moquent de mille 1ma- Nières; ils ca veulent surtout à Notre-Dame de Lourdes et tournent en ridiculo lus péterinages dont elle est l'ubjet, Pour racheter ces implétés, un grand nombre de merabres de l'assemblée nationale annoncent qu'its iront bientôt à Lourdes price pour la France, D'après le ton de la presse frauçaise, on serait porté à croire qu\u2019il y a en France des éléznents pour une autro révolution bunapartiste ; vu n'aurait pa« forcé, sans raison, le priuce Napuléon de laisser le pays.D'un autre vôté la conduite de Gambetta comimeuve à iuquiéter M.Thiers, Protestution de Chambord.Le comte de Chambord a écrit une lettre dans laquelle #1 proteste contre l'établissement de la République comme forme permanente de gouvernement, IL dit gue In imousrchie seule peut sauver la France; qu\u2019il n\u2019y & pus de différence entre Ko parti de violence qui promet la paiz aux hommes, tandix qu'il déclare là guerre à Dieu, et les hommes prudents qui cherchent à vbtenir lea mêmes fins par des moycus detournés, Le prince Napuléon s\u2019est a (resté au procureur général de la république daux le but d'obtenir jugement coutre le ministre de l\u2019intérieur, le préfet de police ct autres qui out pris part À sob expulsion du t-critoirs français.Il fait cet appel suivant les clauses du code civil et si sa prière n'est pas écouté », il poursuivra les personnes en ques- tiou duvant les trib \u2018usux et s'efforcrra par tous lva moyens que lui offrent les lois de rec \u201cuvror ses druits de citoyyn fiançais et de faire puuir ceux qui l'ont illégalement chassé de sa patric.Llecti ns en France Des élections pour remplir les siéges vacants duns l\u2019assemblée ont eu lieu, A Bordeaux, Cane, républicain, & obtenu 19.772 voix contre 5,328 voix ponr Forcade-La-Ruquette, couservatenr, Dans les départements «te l'Oise, du Morbihan et des Vosges, les candidats radicaux dus vitles, Roussel, B.auvais ot Meline, ont été victorieux.ITALIE.En Italie le gouvernement de Victor Emmanuel ne sait pas trop où il va et jusqu'où il doit aller; poussé d\u2019un côté par le radicalisume ct arrôté de l'autre par la crainte de soulever les honnôtes gens, il retient à demi la main qu'il porte sur les institutions religieuses.On dit que le pape a fait savoir a M.Thiers qu'il ne lnissera pas Rome, mais on ajoute qu\u2019il aurait envoyé auprès des empereurs de Russie, de Prusse et d'Autriche, un prélat chargé d'appeler leur attention sur ta situstion faite à l'église par l'usurpation italienne, et pour leur faire connaître l'intention Qu'aurait le Saint-Siége de ne pas convoquer en Italis le conclave qui dovra, à ls mort de Pie IX, choisir un autre pape.On croit qu'un conclave ne pourrait se réunir en Italic sans danger pour son indépendance.Il est fortement question depuis quelque teinps d'un projet de loi que le gouvernement italien préparerait pour décréter la suppression des corporations religieuses.Le pape répondrait À cette nouvelle persécution par une protestation qu'il adresse- mit À l\u2019Europe et dans laquelle il dénoncerait énergiquemeut cette nouvolle violation de la foi jurée, des engagements les plus solennels.Eu Angleterre on s'occupe de la session prochaine du Parlement qui est convoqué pour lo 17 décembre, BELGIQUE.Un homme qui avait participé aux excès communeux à Parls vient de se constituer prisonnier entre les mains des autorités à Bruxelles, en déclarant qu'il avait été le complice de Trop- man daus l'assassinat d\u2019une famille entière de Paris.Un examen de l'état mental de cet individu à donné la certitude qu'il jouit de toute sa raison, ESPAGNE, Len Cortés ont voté par 205 voix contre 68 lo discours en répunse à l'adresse du trône.Les votes négatifs proviennent des républicains et des alphonsistes.L.O, Davi, es REUNION DE STEEPLE-CHASES, Le club de chasse Montréal\u201d a donné see courses annuelles jeudi dernier après-midi, sur ls propriété de M.D.L.McDouxall, Côte Ste Catherine.Le temps était assez beau, mais le terrain ne l'était pas, les dernières pluies l\u2019ayant rendu tout-à-fait impropre aux courses du genre du celles qui avaient lieu, Les spuctateurs, bravant les mauvais chemins, s'étaient rendue en assez graud nombre, le buau sexe y étant bieu reprô- senté, Malgré la maladie qui râgna actuellement parmi les chevaux, Presque tous ceux entrés pour ces courses étaient en bon ôtat, quelques-uns seulement en étaient affectés.La première coursu était ouverte aux ch vaux n'ayant jamais Gagné de courses à barrières, ayant été régulièrement montés durant la saison courante ct appaitenaut bons fids aux membres possesseurs d'une meute établie ; distance, 24 milles sur un ter, raln qui n\u2019était certainement pas propre à la chasse, $150 au premier cheval ot $50 au second, poids suivant l'âge, Les chevaux suivants étalent entrés et partirent tous, à l\u2019exception de Fanny, Bismarck, 5 aus, à M.W.J.Cunningham ; Guy Lad, 4 ans, à P.Roony, Dandy, 9 ans, à O.Turgeon; St.Bernard, Ab, à A.Allan; Wagram, agé, Shipman; Edith, 6 ang, l\u2019.L, Hart, Fannie, âgée, J.l'urgeon.Le départ fat magoifique, les chevaux allant ensemble Jusqu'à la première haie qui fut prise par Gay Ld, Bismarck, {randy ot St.Bernard, le vétéran Wugram, désarçonnant son Jockey, fut bicntôt hors de la course.Giy L id, augmentant toujours la distance qui le séparait de ars confrères, arrive premier longtemps avant les autres, Bismarck, scvond ; Dundy troisième.La seconde courau était ouverte à tous chevaux, $225 au premier, $50 au second ; distance A psu prada trois milles.Sur seize entrées, trois seulement fureut remplies: Trade Wind, bien connu, Viley, non moins connu et Michell, autre célébrité turfisto.Cette courses manqua d\u2019intérôt, car Trude Wind prit le devant au départ et le conserva jusqu\u2019à la fin, waguant sans difficulté, Viley, qui avait suivi Trade Wind tout le loug du parcours, n\u2019arriva que troisième ; le famoux fossé lui ayant été fatal.Mitchell, qui faillit avoir le même sort, fat plus heureux, ot arriva second, muis lougtemps après le vain- uear, 4 Lo dernier steuple-chuse, pour chevaux demi sang, $150 et $25, n'ameua que six chevaux sur dix-sept entrées: Kate, Woodstock, Lord Musk, Bay Dick, N.I\u2019.et Sea Foam.Quelques- uns ayant couru dans les courses précédentes, étalent trop fatigués pour en fournir une nouvelle, aussi furent-ila retenus à l'arrière.Kate et Lord Must coururent sous protôt, ayant été accusés d'être pur saug.Kate eut le devant au départ, suivie par Woodstock, les autres à quelque distance.Après une très belle course, les chevaux arrivèrent dans le mêmes ordre : Kate, première, quelques luuguours en avant de Woodstock.Avce cette courso finissait le programme de la journée.NOUVELLES GÉNÉBALES.M.S'ott, architecte du département des Travaux Publics, est occupé à faire le plan d'une nouvelle galeriv spacieuse dans Ia Chumbre des Communes, pour led journalistes, M.Vincent Casault remplace feu M.Geo, Campbell, comme caissler du Bureau de la Douano à Québec, et M.Edouard Huot remplace M.Casault dans la charge que ce dernier monsieur occupait dans ce mème bureau, Lu Constitutionnel dit que les employés du chemin de fer de la Hive Nord s'occupent en ce moment de faire un rvlevé des terrains eur lu ligne principale, des deux côtés du St.Maurice, Ler journaux cauadiens font de grandes éloges de M.Benjamin Rivard qui vient de mourir à Bécaacourt, à l'ige de 85 ans.Il appartenait à l\u2019une des plus ancicnes et les plus nom- breusus familles du pays.11 servit dans la guerre de 1812 en qualité de lieutenant et fut, en 1837 et en 1839, un chaud patriote, I descendait directement de Nicolas Rivard, sieur de Lavigne, qui figure daus le recensement de 1666, à Trois- Kivières.Nicolas Rivard, sieur de Lavigne, était marié à Catherine St, Père.D'après MM, b, Sulte, (Mis oire des Trois-Ri- vières, page 102) do ce mdme Nicholas Rivard descendent Mgr.Lungevia et l'hon.H_L.Langevin par leur mère, dame Sophie Lafurce, fille du notaire et lieut.-colonel Laforce.La séance de l'Union Catholique, dimanche dernier à été brillante.MM, Bourgouin, Chapleau, Dunn, Letondal ot Boi- voin y ont discuté la question de I'émigration avec talent.On dit que M.Gaillemot dont nous avous déjà parlé se propose d'établir à St.Lin, sa paroisse natale, uno ferme-mu- dèle de première classe ; il doit aussi y construire une villa magnifique.Nous félicitons ce monsieur de consacrer une partie de sa fortune au progrès de l\u2019agriculture dans ce pays.IMPORTANT.\u2014On lit dans une dépêche de Montréal au (lobe Un annonce que la Banque de Montréal aavancé viogt millions sur les billets qu'elle a escomptés et que la gône du marché monétaire ue diminuera pas beaucoup avant le printemps.\u201c On dit qu'une difficulté sérieuse existe entre les deux compagnies du chemin de fer du Pacifique.La Cie, MacPherson a protesté auprès du gouvernement contre les conditions de la fusion et la Cie, Allen & répondu à ce protêt.\u201d A ce propos nous pouvons ajouter que le Telegraph, de Bt.Jean, vrgane ministériel, donne à entendre qne le gouvernement va prendre des mesures pour former une organisation en dehors de cos com agnies, en s'appuyant sur les provinces maritimes et les capitalistes anglais \u2014 Vouveau Monde.Nous signalons avec plaisir l'arrivée au milieu de nous d'un industriel français renommé, qui vient avec toute sa famille s'établie défiuitivemeut au Canada, M, LeMétayer-Masselin, membre de la société coopérative de Bernay, dont il à été directeur, s\u2019est décidé à consacrer son expérience et son travail à 1a création dans notre pays, de l'in- dustric rubanière.Avant de quitter ls France, il & reçu do M.Bossange toutes les instructions dont il pouvait avoir besoin relativement aux éléments sur lesquels il pouvait compter pour la réalisation de son projet, et, tous calculs faits, il croit que notre pays offre de grands avantages pour le succès de cette industric Il ne sera pas inutile d'ajouter que M.le Métayer-Masselin a compris de suite, en arrivant ici, quelle émigration il nous fallait, et qu\u2019il compte amener prochainement au Canada, si son industrie réussit, au bou nombre de familles normandes qui reraient prêtres à quitter la l\u2019rance \u2014 L'Echo de Lévis.FAITS DIVERS.Lo grand Franklin a dit: * Un journal et une bible dans chaque maison et une bonne école dans chaque district sont les principaux soutiens de la vertu, de la morale et de la liberté civile On rait que l'Illinois est la terre par excellence du divorce.Une jeune fille de cet État venant de se marier, à l\u2019âge de douze aus, on fuit des conjectures sur le nombre du fois qu'elle divorcera.Cortaing hommes sont comme les chats, qui vous aiment tant que vous lour passes la main sur le dos dans le bon sens; mais ayes Jo malheur une fois de leur mettre lo pled sur la quous, lls vous grafgnent et oublient tout ce que vous aves fait pour eux.ON Box Ouiuy.\u2014Une voiture passait rapldemunt dans une rue de Paris il y à trois semaines.Un bôbé de trois ana, aventuré sur la voie publique, inconscient du danger qu'il pouvait cou- rl, allait être broyé sous les roues du colouse roulant.Un cri d\u2019effroi s'échappe de toutos les poitrines oppressées, dit le Corsuire, la mère défaillaute fermu log yeux.Comuent sauver l'enfant?[I cst trop tard.En vain le cocher veut-il retenir son cheval poussé par la vitesse acquise du véhicule.Uu chieu, un bon terrs-neuve endormi sur le bord du chemin, voit lu danger que court l'enfant; plus prompt que Ia pensée, il s'élance d\u2019un bond immense, happe au vol le petit être, du sa gueule énorme, passe comme une flèche sous la voiture, entre les quatre roues, et dépose sain et sauf, aur le trottoir opposé, le pauvre enfant, quelque peu surpris d'une gymnastique si nouvelle, Nous lsiesons à penser les crisde jole qui accuelllirent ce morveilleux sauvetage.Le soir encore le sauveteur, calme et moleste comme s'il n'avait pas fait acte d'héroïsme, recsvait les caresses et les petites douceurs que ne laissaient de lui prudiguer tous les habitante du quartier, OPINION DU DK.LARUS SUR L'UBAGN DES BOISSONS FORTES.\u2014L'abus des buissons atcuoliques a de funestes résultats sur l'orge- ination, ct cause Is dégénérescence et une vieillesse prématurée des organes, Les muscles n'offrent presque pas de traces de leur existence comme muscles ches les personnes qui font usage dus buissons.lis deviennent comme une matière graisseuse.Le Dr.Larue cita un oxempte frappant pour appuyer cette vérité.Il fit l'autopsie d'une jeune fille de 27 ans qui durant sa vie s'était adounôe à l'usage immotéré des boissons alcon- tiques.Ses muscles présentalent l'aspect muntiouné ci-dessus.Cette jeune fille buvait uns bouteille dv wiskey par jour, Le Dr.Larue avous avoir fait depuis 1869 une couple de cents autopsies, et constaté que les deux tiers des morts 4u- bites étaient dues à | usage dus Boissons spiritueuses.Dans lea maladies, on emploie beauvoup aujourd'hui lus boissons slcou- ligues.Ces amÉaicaINS.\u2014La grande vogue dans la récente exposition de Westchester, fut sans contre lit pour la compétition dus bébés.Quinse petits chrôrabins étaieot sur lus rangs ; une montre vn or avec sa chaîne devaient être le prix décerné à l'henreuse mère du plus joli poupon, William Henry Ford, âgé de 10 mois, fils du député-shérif de White Plains, & remporté la palme.Un comité de trois dames su nombre desquelles figurait une viciile fille, composait le tribunal des juges, L'histoire rapporte que la vieille miss voulu voir le père de l'enfant avant du donner ss décision, et que, l'ayant vu, elle déclara non seulement ce bôbé le champion des champions.mais encore proclama l'auteur de ses jours le plus bel homme du comté.C'est dommage que ça ne fluisse pas par un mariuge.\u2014J/;'4- venir National.ENIGMES, Réponses à l'énigme publiée dans l'avant-dernier numéro de l\u2019Opinion Publique : Amour \u2014Par M.8.Lachance, de la Rivière-du-Loup.Pluie \u2014Par Dile.Emelina Renaud, de Plattaburgh.Pein+.\u2014Par M.Jean-Bte, Tarte, de St.Piv, Amour-\u2014Par C.À.C.Quête \u2014Par A.G B.Amour \u2014Par un lecteur do Napierville, Amour.\u2014Par Capt.Levasseur.Mme L.M.Picard, de Bt.Roch, Québec, croit que le mot de Pénigme est \u201c Amour,\u201d car, dit-clle, il est très peu de personnes qui lui refusent leur porte, mais, qu'elles prennent gardent, var souvent est bien fou celui qui s'y fie.Réponses à la série d'énigmes qui a paru dans le doruier uuméro de l'Opinion l\u2019ublique : Un homume d'esprit, de St.Pie, nous écrit ce qui suit : Jo n'ai pus l'haditude de m'évertuer pour deviner les évigues et les charades, et, croyez-moi, je n'ai plus la prétention d\u2019être classé parmi les geus d'esprit, quoique j'aie le nes passablement long, (ce qui, & votre avis, est unc bouno marque.) Aussi, on vous envoyant mes réponses aux énigmes ct charades propos6es daus votre dernier numéro, je n'ai pas d'autre but que celui de vous prouver que votre remarque n'est pas infaillible ; voici ses répouses : ENIGMES, No.1, Caribou \u20143 Air.\u20143.Lime.OHABADES.No.1.Hautbois \u20142.Famine.\u20143.Décor.4.Orpin,\u2014(terme de Botauique.J)\u20145.Chateau \u20146.Verseau, (signe du sudiaque.) Je ne sais si l'esprit est fin mais, pour le moment, le nez à 6t6 asses long.\u2014Qu'en pensez-vous ?En voici d'autres : ENIOMES.No 1.Loup-Gurou.(Plante et Bois jolc.)\u20142.L'air \u2014 8.Lime.CHARADES.No.1.Hautbois.(Æau-bois.)\u20142.Famine.(Fa-mines.) 3.Décor.(Dé-cor.)==4.Orpiu.(Or-pin.) Plante à feuilles, crobt sur les toits, les mure.\u20145.Château.(Chat-cau\u20146, Osléo- loyie.(Os.Théologie.) Ste.Anne do ls Pocatière, 19 Oct.1872.ou Réponse au No.1.par M.Lachance\u2014Lapin La réponse à l'énigme No, 1 est \u201c Lapin\u2019 Celle à la charade No, 3, est \u201c Soirée.\u201d J.À.Lessarp, Marchand, Lévis.Nous prions l\u2019auteur de toutes ces énigmes de dire ce qu\u2019il pense de ces réponses. 24 Ocrosre, 1872.\u2014 \u2014 _ NOTES DK MANITOBA.Fonr Gaaur, 6 Octobre 1873 Nous vorons les journaux du Bas-Canada porter intérêt à notre ce, eb nous en sommes flattés.Mais nous devenons exigeants.Nous voudrions voir plus d\u2019exactitude dans les remarques que l'on fait sur notre compte, et pourtant nous savons qu'on ne nous connaît pas assez.Rien d'étonnant, nous sommes ei loin.Et le télégraphe fait bien des bévueu.Depuis quelque temps, nous n'avons même plus un seul jour- val pour rapporter les faits, Les établiss-ments da Manitobuu et du Métis ont été saccagés et détruits par la canaille.Trois Journaux se trouvent par là suspendus.Le Manitoba Gusetts qui se publiait au Aie à eubi le sort de nes deux confrères.11 ne reste que le Liberal, feuille orangiste, fanatique, pré- chant le révolte aux autorités, et remplie des mensonges les lus impudents.De ce temps-cl, comme il cat seul, il 8 beau fn pour mentis, et aussi il s\u2019en donne à cœur jois.Comme il sert les vues fanatiques du parti clear-grit d'Unta- rio, c\u2019est à cette source quo le Globe et autres Journaux de la même nuance, puisent «u partie leurs renseignements, Le Globe cependant & un correspondant télégraphique à Font Mais c'en est un de la môme cHique et ses dépêches ne valent guère mieux, Nous regrettons de voir des journaux du Bas-Canada, qui certainement nous sont sympathiques, faire des commentaires sur les dépêches du Globe, et dans le sens de ces dépêches.Parlant du conflit qui « eu lieu à St, Boniface, le Globe dit que les loyaux e\u2019y rendirent pour empêcher Ricl de voter Cu ui est complètement faux.Riel n'a pas voté à St.Boniface ; il wrest pas venu à St.Boniface co jour-là, et il n'a même été nullement question de ss présence dans le comté Selkirk.Encore moine füt-il question de sa présence dans lu comté Lisgar, comme où l'a vu dans certalus journaux.ter 2 SALLE DRS PRESSES.L'OPINION LES EMEUTES A MANITOBA.PUBLIQUE 609 Les uranglstes sont traversés à St, Boniface uniquement pour enlever le Hvre de poil et faire manquer l'élection de M.Smith, Et comme ils étalont armés de revolvers, et qu\u2019ils ont tiré un xrand nombre du coups, ils ont pu reculer les métis qui se trou.valent sans armes, et ont réusel à w'emparer du livre de poll.Le Liberai dit qu'il y avait deux cents métis.I! s\u2019on trouvait à peine quarante.Et les vagabonds de Winnipeg étalent plus du cinquante.84 électeurs seulement étaient vonus voter, ed plus de la moitié étaient retournés à leur ouvrage.Ils n'étaient donc pas deux cents Enauite, lee bandits du parti Wilson traient à une vi ne de pas, A cette distance, que pos.valent faire les métis avec des bouts de perche et des ?Et pourtant uous voyons un journal s'étonner de ce que les métis ont laissé emporter le livre de poli.II croyait qu'il fallait les retenir pour les «mpêcher de commettre des actes de violence.Nous trouvons vus rumarques pour le moins étranges.Il y a ou, ce semble, depuis deux ans, assez de faite connus pour démontrer que les métis sont d'une modération qu'on trouve ches blen peu d\u2019autres populations.Celui qui à enlevé et déchiré le livre de poll, plusieurs de ceux qui ont tiré sur les métis, celui qui a assommé le Capitaine de Police, de Plain: sont parfaitemeat connus, marchent la tôte haute dans Winnipeg, et semblent se faire À des autorités.On dit que dos mesures ssront prises oontre eux.Mais quand ?Probablement quand ilsseront évadés.Pourquoi le Procureur Général Clarke ne veut-il pas les faire arrêter de suite ?C'est son secret, Nous désirons que le public canadien fat re mé aussi exactement que possible sur ce qui nous concerne.C'est cotte pensée qui m\u2019a engagé à vous écrire ce qui précède.VUE EXTÉRIEURE.ATELIERS DU WANITOBAN APRÈS LE SACCAGE\u2014Vois No.$1,rags 482 = tls pw - Ay ee UE I.Fe « WI 3g pr NW CAMP DU BATAILLON PROVISOIRE Rem ES 5 AN = Eee - x ie ade?NTS \\ > SE ee II EAT Sd J ys Lu FN LISTE Std L\u2019'OPINION 510 PUBLIQUE.24 Octobre.1872.rh ih 1 / pe | Aer Tl IY ho 4 | i I I A Pa 3 \\ + LL Ni Hs W Rs st | may d i hol A = | A > 4 NE F3 | / jd NS i W M po } LM) ol it | vi fl {f 3 pes \u2019 Ï | 2 | NZ x Za i L i wi ; + = pers CAN Ÿ \\ \\ EZ ü y 4 et A | u i a i SORE kit] oY | dy à our) Ho # À I i H I i y, LCR NG Pa a 0) | Jug à AN a 9 = ) ; di | i Eos Ril TR NERS EN ah i nbd i + N BT A ?ke 5 EE 4 | bf | YA SA Vi eu A ig 3 1) \\ J: = i an er hd 3 A] be 234 = 2 i VE a 1 ) | : % A a | W 3 \\ NE = / i Et a ; i | i a In Ra | 1 TE ÿ /, | | | odd d fd J SE Lie | ! à A un En er | i 7 i \\ | 4 ] Ci: i Ul | Sam 3 f A À } J hi tt LES VENDANGES À VALENCE, ESPAUNE\u2014L E PRESSOIR AZ] | 1 == | ' i Y | J
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.