L'Opinion publique, 3 juin 1875, jeudi 3 juin 1875
[" Vor.VI \u2014No.22.MONTREAL, JEUDI, 8 JUIN 1875 \u2014.ABONNEMENT, D'AVANCE, $3.00.Paix pv NumFan, 7 CExTISS, UN VERRE D'EAU, S'IL VOUS PLAIT ! Les Montréalais se trouvent en ce moment et pour six mois dans is position de Tantale de mythologique mémoire.En- vourés d'eau de tous côtés, ils ne peuvent, lorsque surviennent les ardeurs de la canicule, obtenir une goutte d'eau pure pour 1e désaltérer.Si l'eau arrivait en nos maisons telle qu'elle tombe du ciel, nous n'aurions que des remerciements à adresser au Créateur ; malheureurement elle passe avant par la main des hommes, ce qui gâte tout.Dès qu'aux premiers rayons d'avril, la croûte de glaces recouvrant le fleuve se crevasse et se fendille pour éclater tout à fait sous le souffle des tièdes brises du printemps, l'aqueduc commence à nous distribuer à domicile une sorte de boue liquide, dont les dépôts épais forment au fond des vases une couche limoneuse composée de toute sorte de détritus et de matière organique.Quelque temps après, et cela dure si xmois, tout Montréalais qui trempe ses lèvres dans un verre d'eau avale, sans le savoir heu- Teusement, toute une création, un monde d'animaux et de vég taux; univers microscopique, c'est vrai, mais aussi peuplé, aussi vivant, et, ajoutons, beaucoup plus dange- leux que celui qui s'agite sous nos yeux.Une surveillance mut 1elle entre les citoyens, une police, une certaine garantie mociale, diminuent tant Lien que mal les périls de ce monde; mais pour nous préserver des méfaits de celui des monades, des enchélides, des volvoces, des rotateurs des cestoides, nous n'avons, hélas! que des prières À adresser au ciel qui nous entend sans doute, et des plaintes au conseil- de-ville, qui, lui, ne nous écoute point.(M, comme, d'après la sagesse des Nations, le ciel ne secourt que ceux qui s'aident eux-mêtues : « Aide-toi, le ciel t'aidera,» la ville de Montréal, si l'on s'en rap- Porte au passé, n'est point près de voir se Maliser cette bienfaisante intervention.pn un de ces jours où le Simoun et le \u201cperos semblent, à l'instar des souve- Yon X Europe, te donner rendez vous à | tréal, oi, Ia gorge sèche, le gosier en de.Yous entrez ches un ami ou dans un de Pos établissements publics et que vous ez un simple verre d'eau fraiche, vats re indre l\u2019incendie allumé par ces Ren Enante, que vous sert-on?4, formé dans une demi-sphère de cris- o lui rte de fluide jaunétre, sirupeux, u microscope perçoit, se tout un monde de corpuscules, dont vous retrouveriez deux heures plus tard les escadrons rangés en bataille au fond ou contre les parois du verre, si, la soif ne surmontant votre dégoût, vous ne buviez les yeux fermés en vous disant: Après tout, c'est de l'eau pure.Eh bien ! détrompez-vous, naïfs citadins, élégantes citadines, ce breuvage n'a rien de l\u2019eau, aucune des qualités de composition de ce produit naturel que la science définit un liquide incolore, inodore et insa- pide.Il est, au contraire.fortement coloré, sent la vase, a un goût désagiéable, et contient une multitude d'infusoires: vers cestoides, trickinés, des vorticelles, malés aux fungoides, confervoides, etc., tris.préjudiciables à la santé publique ; charmants commensaux que l'on trouve dens les ma tières en putréfaction, en tous les lieux où régnent la fièvre, le choléra et la diphtérie.C'est cependant cette composition qu\u2019un médecin de notre ville appelait, il y a quatre ans, un mélange de nourriture, de boisson, de poussière et de maladie, que l'administration de l'aqueduc distribue, moyennant finances, À ses nombreux clients.De telle sorte, qu'aujourd'bui, les plus exposés des hommes sont les buveurs d'eau, et que prendre sa carte d'almission à une société de tempérance, équivaut à prendre un ticket (train express) pour l'autre monde.C'est ainsi que par su négligence coupable, ls municipalité de Montréal attente à la morale, corrompt le goût public, encourage la vente des alcools et la falsitication des vins et des liqueurs.be gouvernement fédéral a nommé ré.comment un inspecteur dont les fonctions consistent à signaler les fatsifications opérées sur les denrées ou les liquides.Nous demandons à cet inspecteur de bien vouloir faire pour l\u2019eau que nous buvons ce qu'il fait pour les autres boissons.Nous sommes sûrs qu'après examen, notre Con- seil-de-Ville se verrait condamué en cour de police.Que faudrait-il cependant pour parer aux sérieux inconvénients que nous signalons?Une chose bien simple, un filtre dans les réservoirs.Un a demandé cela maintes et maintes fois sans jamais rien obtenir.Pourquoi ?nulne le sait.Chacun reconnait l'avantage et la nécessité de cette amélioration, mais personne ne s'en occupe; on cause d'un filtre à placer, le matin aprée déjed- Touvant dans d'innombrabies tourbillons, fées de cigare ; mais le soir, durant la séance du Conseil, nos échevins discutent l\u2019opportunité d'un voyage en Europe ou d'une excursion aux Etats-Unis.aux frais de la ville, mais pas un d'eux ne présentera une motion raisonnée, détaillée, pour 1s pose d'un filtre, qui débarrasserait l'eau de nos réservoirs de ses impuretés.Nos réservoirs, qui -ont à ciel ouvert, devraient être abrités d\u2019une manière quelconque afin de ne point recevoir les impuretés que tient touj>urs en suspension l'atmosphère d'une grande ville, celles que les vents cha: rient, où que commettent des cyniques.Dans la plupart des villes d'Europe et aux Etats -Uni«, les municipalités, suivant Ia nature de l'eau, possèdent des filtres de composition spéciale.Ainsi en Angleterre, l'eau des lacs et des rivières est filtrée à travers des lits de minérai de carbonate do for, « Spathic Iron Ore.» La nature du filtre et sa disposition suffisent pour arrêter complètement les matières organiques où naissent et se développent les infusoires On s'est aussi servi de limaille de fer.En beaucoup d'autres endroits, l'on à employé un moyen peu dispendieux, assez primitif, et qui donne des résultats trés-eatisfaisants.Ce sont des couches superposées de morceaux de roches, de gravois et de sable.Qui donc empêcherait notre Corporation d'adopter ce mode de filirage ?Nous n'avons point dessein «le discuter ici les moyens pratiques d'arriver au but que nous proposons; s'est l'affuire des gens spéciaux et non ls nôtre.Nous ajouterons seulement, que ni l'argent à débou'ser, ni les travaux à faire, ne sont des obstacles sérieux, s'isceptibles «le contrehaluncer les résultats salutaires qu'une telle mesure aurait sue l'hygiève publique.On parle besucoup des égoûts et pas assez de l'aquedue.L'un, visible en tout temps et à toute heure, n'éveille aucun soupçon ; les nutres, situés sous terre, participent un peu du mystère qu'enfantent les ténèbres et l'invisible.Nous aurons beau dire et faite, ces conséquences découlent de nos préjugés et de notre éducation.Et cependant, l'on s\u2019extasiera devant le charlatan qui avale un sabre sans sourciller.et l\u2019on n\u2019éprouvera rien devant l'individu qui absorbe, en une gorgée, des milliers de serpents et quelques millions d'œufs.Affaire d'habitude.On assure que oelle-ci est une seconde nature, nous le croyons sans peine ; car comment s'expliquer que beaucoup survivent à ce traitement quoti- ner, où dans l'après-midi entre deux bouf- } dien ?Nous espérons en uvoir dit assez pour appeler l'attention de nos conseillers sur cet objet important, la pose d'un filtre adapté au service des réservoirs de l'aque- due.Nous plaçons notre pétition sous la protection spéciale de M.Alexander, un des apôtres de la tempérance, et nous supplions ses collègues, ainsi que Son hon.M.le maire de Montréal, de prendre des mesures pour qu'il soit enfin possible aux habitants de la métropole du Canada de pouvoir secourir ceux qui ont soif sans crainte de damnation éternelle.Car si l'évangila à dit qu\u2019il serait tenu compte du verre d'eau donné au nom de Dieu, cela ne signifie point un verre de poison, c'est-à-dire de l\u2019eau de Montréal.A.ACHINTRE.\u2014-\u2014.\u2014 RECETTES.\u2014 ECONOMIE DOMESTIQUE Moyrn de rendre les taureaux dociles.\u2014Il faut, avant de les faire sortir de l\u2019étable, leur retrousser la queue et l'attacher à leurs cornes à l\u2019aide d\u2019une corde.L'animal alors se trouve forcé de tenir 1s tête haute ; sinon Ja tension à lequellele moindre mouvement de haut en bas soumet les muscles de sa queue lui fait éprouver des dou eurs poignantes.Cit expédient le rend tellement docile qu\u2019un enfant alors peut.le conduire rans le molndre darger.On éviterait de cette façon les nombreux sc- cidents auxquels le puu «le soin qu\u2019on a d\u2019atte- cher les taureaux expose ceux qui les duirent soit aux champs, soit À In boucherie.Procédé facile pour copier len bi ilres sans faire usaye dune machine à copier ~Mcites un pen de sucre dans de l'encre commune ; écrivez avec cette encre sur du papier collé, suivant usage.Si vous voulen avoir une copie, pre- nes du papier non collé, et l'gèrement humecté avec one éponge ; appliques alors le papier humide rur l'écriture, et en passant légèrement nn fer plat, comme ceux «es blanchis- senses, chauffé modérément anr le papier non collé, vous aurez eur-k-champ la contre, épreuve où copie.; Enerr rouge indélébile pour marquer le linge, \u2026\u2014l'ctte préparation inventée en Angleterre, consiste à prendre 16 grammes de vermillon et 4 grammes de sulfite de fer ; f:ites les réduire dans un mortier de marbre avec assez d'huile de liu pour donner à cette mixion la limpidité convenable pour pouvoir vous en servir par le moyen d'un petit pinceau on d'une plume à écrire.Cette composition a une belle couleur; et de nombreuses expériences ont coustaté qu'elle ré iste parfaitement aux effets des acides, an:xi blen qu'à ceux de la lessive.On peut fabriquer cette encre de touts autre couleur en substituant au vermillon les substances colorantes convenables, Encre sympathique paraissant À volonté \u2014 Cette encre consiste en une solution dans l'eau de chlorure de Cobait d'un rose léger, avec laquelle on trace les caractères qui deviennent invisibles, ces caractères reparaissant en blen lorsqu'on chanffe légèrement le papier ; ils s'effassent ensuite et reparaissent lorsqu'on présente le papier à la chaleur.Cotte encre & été souvent employée daus les correapon- dences secrètes. \u2014 254 L'OPINION PUBLIQUE 8 Juin.18% ait leurs calouls, ot jeta le désarroi dans le section précedente, prôters serment puis de VIEILLES GARETTES |\u2014, |oamp des Angisis.- TABLETTES LOCALES la pri = ke noms der Candas en Fd \u2014 : Nos pères se payaient de leur vaillance \u2014 bulléting de vote en leur présence 4\" etre (Suite) par des chansons : L'approche des élections provinoisles, b 168.A l'heure fixée pour l'ouverture 4 .: 1a nouvelle k ureau votation, | offi ler.a XXXVI Blections qui se feront sous n° loi, ot lo grefficrdu aria dou acte vores Le numéro du Meroury du ler janvier 1807 est orné «l\u2019une centaine de vors, genre sérieux et pompeux.Les Canadiens-Fran- gris n'y sont pas épargnés : leurs chefs sont peints dans l\u2019attirail de Don Quichotte battant la campagne.Un ne leur socorde pas même, à titre de compensation ou de circonstance atténuante, la compagnie du joyeux Sancho.Les fondateurs du Casa.dien figurent # With goose-quill arm\u2019d, instead of spear.\u201d Si Juvénal revenait au'monde, s'écrie l'auteur, il nurait beau jeu à les fustiger d'importance, eto.C'est au Canadien, je crois, que Joseph Quesnel adressait les couplets suivants, en 1807 : Conseil @ un journal.Aimable fils de is gaîté, Et de Thalie enfant gâté, J'ai deux mots à te dire.Chez toi sonl,\u2014j'en disais meroi,\u2014 J'avais rencontré jusqu\u2019ioi Le petit mot pour rire.Lorsque dans d'alimables chansons, Tu donnes d\u2019utiles leçons Je t'aime et je t'admire ! On peut se perme'tre à propos Sur les méchants et aur les rots Le petit mot pour rire.Toi dont l\u2019esprit national Fait le mérite prinoipa! Est-ce toi d'en médire ?(1) Le despotisme qui te haît, Mientôt, mon cher, t\u2019interdirait Le petit mot pour rire.De deux partis trop en fureur, Ah! plutôt torapère l'aigreur En blAmant leur délire : Au nom de \u2018'urdre et dans son sein Remène le bon anadien Au petit mot pour rire ! C'est que la lutte était résolument engagée entre les Canudiens et les Anglais ! Le Mercury ne nous pardonnait pas les rigueurs dont il avait été l'objet.Pour comble d'embarras, un parti nouveau, celui des C'houayens, collaborait en français au Mercury et cherchait à fausser l'esprit du peuple par des sophismes politiques plus ou moins adroitement débités.La presse en Canads eat libre j\u2019en suis sir Depuis que I\u2019 Cancion y fait bonne figure, \u2018en dérlaise, falaln, N'en dépiinise nu Mereure XXXVH Le Canadien du 7 février 1807 dit de certaines gens qu'ils sont » de ceux qui se sont réjouis d'entendre arnoncer ls liberté de ln Presse, pensant que son but était de donner à tous les écrivains le pluisir de voir imprimer tout ce qu'il leur prend ait fantaisie d'écrire, sans se mettre en peine si les lecteurs auraient autant de plaisir à les lire.» À cette date, les Chouayens, sentant que leur awitié trop manifeste pour le Vercury les compromettait dans l'esprit de leurs compatriotes, venaient «le fonder un journal, le Courrier de Québec, dont le juge De Bonne était l'inspirateur en ; olitige.Disons un mot de ce qu'était les C'Aozay- + ens, ce troisième parti si dangereux pour |- nous, parce qu'il se recrutait dans l\u2019élément français et tendait à nous affaiblir en nous divisant.L'origine de ce nom se rattache au combat du fort Chouagan ou Chousyen (Os- wégo), livré le 14 août 1756.La cause du drapeau français paraissait tellement aventurée en Amérique, que plusieurs Canadiens penchérent en cette occasion du côté de l\u2019armée anglaise, espérant se mieux tirer d'affaire en molllesant les premiers.La victoire inespérée qui couronna les efforts des Canadiens et dé Montoaim détsui- 11) Médire du petit mot pout rire: Assials, te chagrin t'étouffe, Uls-moi, mon ami, qu'as-tu ?Tes souliers scat en pantouffie T-n ohbapeau s'est rabattu! .Tel était le « Malborough s'en va-t-en guerre » du Canada.L'épithète de Chouayens s'appliqua depuis aux faux patriotes et aux transfuges de Is cause nationale.Des camps, elle pases dans Ia politique.« C'est ainsi, dit le Canadien du 17 janvier 1209, que l'on désigne ordinairement les gens du parti du gouvernement dans les élections.La basse ville de Québec qui comprend le faubourg Saint Roch, fait nine guerre cou- tinuelle aux Chouayens, et voici comment cela est venu: On donnait à un quartier du faubourg Saint Jean, où il y avait beau: coup de filles publiques, le nom de Fort Chouayen.C'est le nom d\u2019un ancion fort du pays.Pendant la dernière élection de la haute-ville, ce nom s'étendit à tout le faubourg, et cn appelsit Chouayens, ou « gens du fort Chouayen,s tous les électeurs de ce faubourg qui dans cette élection étaient pour M.Denechaud (2).La signiti- cation de ce nom s'est ensuite étendue à tous les gens du parti du gouvernement qui étaient pour M.Denechaud.de sorte que actuellement ce sont eux qui sont particulièrement désignés par ce nom, On ne l'applique plus au faubourg Ssint- Jean qu\u2019autant qu\u2019on les croit de ce parti, et sice qu'on dit est vrai, il n\u2019y a plus dans ce faubourg d'autre Chouaysn que M.Denechaud et les filles du Fort qui sont toujours du parti.M.De Bonne, qui n'a jamais demeuré dans le faubourg Saint- Jean, est un Chouayen dans la signification actuelle, c'est le Grand C'houayen Canadien, c'est à-dire le premier Canadien du parti du gouvernement.» (3) Dès 1807 (10 janvier), le Canadien s'était moqué des Chouayens en les chansonnant : « Plus de Francais !\u2014Parlez anglais\u2014 Puisqu'on l'exige.\u2014 .Car qui ne le parlera\u2014Tant pis pour lui ¢a sera.\u2014Et pour qui ne le pourra,\u2014Tant pis encor vous «lis je !.Celui qui ne l'apprendra, \u2014 Mauvais citoyen sera, \u2014Et pour tel on le pendra :\u2014Hi l\u2019on a droit de pendre.» | Vingt-cinq ans plus tard, on n'avait pas ! fini de les réduire et de les passer au fil de ilarime.Tout le monde connaît ls chanson que composa M.Etienne Parent et dont voici deux strophes prises au hasard : D'abord viendr rit l'ordonnance D'fnir\u2019 tout en anglais : On #\u2019défait par c'ite observance De tous les Français.Par ma foi qu'çn s\u2019rait commode Pour nos bons Chouayens Qui aim\u2019raient ai fort la mode D\u2019o'être plus Canadions | Si l'Uansdien reste tranquille Toutes ces bell\u2019s chos'-Jà S'en viendront tout à In file Qu\u2019ça s\u2019ra beau d\u2019voir ça | Mais J\u2019pari Qu\u2019y aura du train; Qu'y aura bien des paroles.- Et aut\u2019 chon\u2019 p't'être blen ! Dans un recueil de chansons assez récent, on trouve oes couplets sous le titre enigmatique de: Chonan.Faute d'avoir compris ce que veut dire lo mot Chouayen, ons oru bien faire en lui en substituant un autre qui n'a aucun rapport avec la chanson.Et c'est ainsi qu\u2019on écrit l'histoire Baxsauix BULTE.{4 continuer) (2 Desidchaund, grand-maitre des franss-magons.nous commande la publication des primci- pales clauses du bill adopté, à Québec, durant la dernière session.Les candidats et les électeurs doivent, à la veille de cet acte politique important, être fixés sur leurs droits et leurs devoirs.65.Chaque fois qu\u2019une nouvelle assemblée législative scra convoquée, et qu'une élection générale aurn lieu à cette fin, les présentations des candidats aux différentes élections, da:s tous les districts électoraux de la province, auront lieu et se feront dans on seul et même our.} 104.Tout candidat sera présenté où mis en candidature, au moyen dan bulletin de présentation.105.Chaque bulletin de présenta:ion sera signé parau moins vingt-cinq électeurs habiles à votrr dans le district électoral pour lequel l\u2019élection est tenue, et mentionnera les nomr, prénoms, résidence, profession ou description du candidat, de manidre que l\u2019Indentité en puisse être suffisamment établie.La marque apposée eur le bulletin de présentation par un électeur qui \u201co eait pas écrire, rers réputée Ia signature requise suivant l\u2019int ntion de l\u2019acte.106 Chaque bullitin de présentation sera accompagné du consentement écrit de la personne présentée, excepté si elle ost absente de la province.Dans ce dernier cas, le bulletin fers mention de 'absence, 107.Les bulletins de présentation seront remis à l'oficter-rapp- rteur, à l\u2019heure et à l'endroit indiqués dans la proclamation, par quel- qu\u2019un des électeurs signataires ou par Ia per.tonne présentée, où de leur part.109.[I sera versé entre les mains de l'ofi- clet.rapporteur, [ors de 1a remiss du bulletin de présentation à tel officier, une somme de deux cents pisstres par chaque candidat; cette somme lui sera remboursée s'il est élu ou si, à ls vo'ation, il obtient au moins ls moitié des votes inscrits en faveur du candidat élu : sinon, elle appartiendrs à Ja proviuce de Québec, Les diverses sommes aloët versées qui n'auront pas été retirées, seront appliquées au paiement les dépenses de l'élection, par l'offi- cier-rapportenr; ot il en sers rendu compte au trésorier de ia province.149.Le bulletin de vote de chaque électeur sers un papier imprimé avec annexe, indiquant les noms et la description des candidats, inscrits alphabétiquement daus l\u2019ordre des noms de famille, où des prenoms pour les candidats qui out le wd:ne nom de famille.Les noms et Is description dw chaqne candidats seront indiqués sur le bulletin de vote, tels qu'ile aurout été mis sur le bulletin de présentation.Voici uo modèle : BULLETIN DE VOTE Election pour le district électoral d 18 | DUREAU.I \u2018(Jean Dureau, ville de Sorel, comté du ltiche- lieu, marchand.) MEUNIER.2 (Joseph Meunier, cité de Montréal, 10, rae| Fontaine, Montréal.) BICHARD.Antoine Richard, pa x 3 otene du BL, Henri, com- ! té de Lévis, cultiva- ._teur.) RICHARD.4 (Joseph Richard, ville de Lévis, comté de | Lévis, avocat.) 167.La votation ce fera dans une sslle ou dans un édifice d\u2019un accès facile, ayant une porte pour l'admission de votants et, si c'est possible, une autre porte par laquelle ceux-ci pourront sortir après avoir voté, 158.Un ou deux compartiments seront mé- Dagées dans la aalle de votation, et installés de manière à ce qus chaque votant soit soustrait à la vne, et puise marquer son bulletin de vote sans interruption ou intervention de Is put de qui que ce soft.160.Pendant tout le temps que le bureau r.asters ouvert, nul ne sera admis à se tenir dans lu vallo où ee donneront les votes, en eus du sous-officier-rapporteur et du greffier du bureau de votation, que les candidate et leurs agents en nombre n'excédant pas deux pour chaque candidat, A défaut d'agents d'un candidat, deux électeurs pourront représenter tel candidat sur leur demande à cet effet.161.L'un des agents de chagne candidat, ou, en l\u2019absence de tels agents, l\u2019un des élec- tears représentant un candidat en verte de le ud RH fae Sheuayens, voir le Foyer Canadien, des candidate, de leurs agents o présents, ouvriront la boite du ron dlecteury tateront qu'elle ne renferme ni Lyles + vote af papier quelconque.ea de to sera Emmediate ment fermée à dd clé, o pue clé Testers en possession du sous-ufficier: 165.Chaque lecteur étant in seul à la fois par chaque compurtiman Ja salle où 60 tient le scrutin, dévtiner po nom, prénoms et occnpation, qui seront ; regletrés sans délai sur un cahier de votation tenn h cet effet par lo grefiier du bureau de 166.Bi ce nom se trouve eur la | électeurs pour l'arrondissement de voies de ce bureau, le votant recevra du sous ffivter.repporteur un bullstin de vote eur le dos duquel celui-ci aura préalablement apposé ses initiales, et sûr l'annexe u 1 numéro correspondant à velui du nom du votant sur le cahier de votation.170, L'électeur, en recevant l+ bulletin de vote, se rendra immédiatement dans on des compartiments du bureau, et y marjucra son bulletin en faisant une croix où autre mar ju.sur le côté droit, en regaud du nom du candidat en faveur duquel il veut voter : après juoi il le pliers et le remettre au sous-cficier-rap- porteur.Cet officier constaters par l'examen de res initiales et du numéro, rans le «déptier, que ce bulletin de vote est le même que celui fourni per lui au votant, et après avoir détaché ct déteuit l'annexe, le déposera immédiatement et en présence du votant dans la boite du scrutin.172.Le sous-officier-rapporteur, à la deman- du de tout électeur qui ne sait pris lire où 1 écrire, où qui pour cause de cécité ou autre cause physique, est incapable de vot-r en la manière pruscrito par cet acte, niders cet électeur : 1.En lui marquant son bulletin de vote en faveur du candidat que l'électeur semtnra, et ce, en présence sculoment dus agents as-cr- mentés, selon le cas ; et 2.En déposant le bulletin dans Ia bolte de scrutin 180.Nul électeur n'emportera son bulletin hors du bureau do votatlon, sous peine d'être ipao facto privé de son droit de voter, el en outre, d'une amende n'excédaut pas deux cints piastres vu d\u2019un emprisonnement n'excélant pas six mois à défant de pairment.181.Nul w'engagers, directement ou indirectement, un votant à déployer sou vubrtu après q'il l'aura marqué, de manière à faite connaître le nom du candidat pour où contie lequel il à ainsi marqué sou bulletin de vote.os ° Ua acte d'Incorporation à été dviman lé par MU.Ad, Fontaine, avocat ; François Foncher bourgeois; Edouard Guilbault, neguciant et wauufacturier; Antoine.Majorique Rivard, médecin; Dieu fonu« Désormiers, uotaire ; Ber- thélemi Vézioa, notaire ; Joseph Martel, avocat, tous de le ville de Joliette, dans le comté de Joliette, dans ls province de Quibee ; «a Maxitme Crépeau, notaire, de la paroisse de St.Félix de Valois, dans le dit comté, dans le but de publier un papier-nouvelles et faire des ouvrages d'imprimerie du loutes Fortes, sous lo nom de * La Sociéte d'Imprimerie do Jo.lette,\u201d avec un fonds social w'élevant en tots- lité & cing mille pinstres, divis- ch cont pate de cinquante pinstres chacune.\u2014\u2014_\u2014e\u2014 \" ECHOS DE PARTOUT L'œuvre musicale do Sébastien Bach hs serait qu'imparfaitement connue, disent .Allemande.Une soctété vient de se fon er à Lelpsig pour rechercher et exécuter toutes le œuvres du célèbre musicien.La Belle Hél>ne tenduite on turcs ite ptt sentée à Constantinople par Une troupe ars - nionne.La réuseite des exécutantss com plète et le muccès très-iranc.11 ne reste ve qu'à Jouer cette pièce, dur rmais temenve, l\u2019emplacement des ruines de \u2018Feoie.v i Is tes va être inatallé à Un atelier de mosaïtes nue - mannfacture de Sôvr:# | pa quatre ou eing mossites que lon Pate blement veuir d'Italie.À propos timp on sait que ce genrede décoration es! ployé dacs les églin s italiennes.it pi megnilique portrait de Pie 5 x annie achevé eb | oëé dans l\u2019église de dx Bome paf Le ui, depuis l'occupation toortl les Fillets, n'a pas quitté le cot gt reds la première fois de con palais of p avait eu jardins dans Ia basilique.Les me vat d'en faire sortie tonto reonnes étrangères au service qu satire valent.Saint-Pierre est du reste sous Jjuridietion du pape. p\u2014 3 Juv 1876 L'OPINION ou les escadres françaises souvient que les ran poor dans les mers de Chine en 1860, eure rcsr les oavrages très-tolides cons.prulte par tes Chinois à l'embouchure du fleuve \"Ho.Ces fortifications et les estacades qui - détendatent les approches farent détruites Je canon ct 1a poudsu des alliés.Aujour- Pal les Chinois, avec cutte habiletd et surtout cette facilité d'imitation et d'assimiiation won leur reconnait, ont relsvé leurs fortifica- Sons suivant les systèmes reconnus, même en Europe, Jes plus efficaces pour défendre le des rivières et pour #0;:poser aux tentatives du débarquement.D'après une récente enquête faite en Angleterre, on 8 constaté que beaucoup de navires en ter, construits dans ces dernières années, ne sont rien moins que solides.L'un de ces na- vices, lo Chusan, sorti des chanliers de la Clyde, a éprouvé, lors de son premier départ, de tels mouvements de trépidation convuleive que les officiers ont refusé de continuer le voyage.Un autre steamer s'est brisé en deux partis, Je pont du troisième n ête arraché à la suite l'on coup de mer de violence moyenne.L'az dernier, toute une flottille de clippers en fer à u sos mats, et tous ces mite brisés étaient en fer crux, suivant le nouvean systèmo chaudement préconisé.De tels sinistres D'ex- pliqueraient-ile pas ceux qu'ont eu à subir nos quebots français construits ou allongés sur les chantivrs anglais, et ne justifient-lls pas l'éloignement du gouvernement pour ces mêmes chantiers ?Un médeciu français, M.Magnan, ayant été couvié par les membres d'une association médicale anglaise à répéter sur des animaux les curieuses expériences qui lui ont servi à démontrer les effets sur l\u2019organisme de l'alcool et de l'abainthe, d'est vu appelé devant le tribunal de Norwich, à Ia requête de La Société protectrice des animaux.M.Magnan était accusé d'avoie fait souffeie des chiens ; souffrances inutiles, disait-on, puisque les effets de l'alcool et de l'absinthe étant bien connus, il n\u2019y avait pas lieu à démonstration nouvelle.Grâce au bon sens des juges, M.Magnan, et avec lai les secritaires de ln Société qui l'avait invité, secrétaires impliqués daus le même procès, ont été acquittés et la Société protectrice en n été pour le prie- ment des frais da procès.Le Dr.Scherzer, fonctionnaire autrichien, habitant Pékin, à envoyé à son gouvernement qu'iques éch-utillons d'une composition chinoise appelée * schioicao \u201d qui a Is propriété de rendre le bois et d'autres matières complé- tement imporméables.Il dit qu'il a va à Pékin des caisses qui avaient fait le voyag- juqu'à Pékin et étaient revenues iutactes.Les Chinois se servent de cette composition pour enduire des paniers de paille trersée, qui transportent de l\u2019huile à des distances cousi- déraliles.Le carton enduit de cette composition de vient dur comme le buls, et la plupart des bâtiments de bois à Pékia en sont recou- rerts d'une couche.Elle contient trois parties de sang (d'où la fibrine à été extraite), quatre de chaux et un peu d'alun.La récolte des tabacs a ôté très-féconde cette année cn Algérie.On a recuellli 4 millions 850,000 kilogremmes, vendus 3 millions 530,- 607 fancs.Cette quantité est presque double de celle qui avait été obtenue l'année dernière.On estime quu lu récolto d\u2019alfa s'est élevée à 8,000 tonnes, vendus 8 millions de francs, soit 140 francs In tonne, Cette plante, qui couvre en Algérie près de 4 millions d'hectares, en dehors du riche plateau de 300,000 hectares concédé à la compagnie franco-alxérienne, est eu voie de devenir one source de fortune, non plus seulement agricole, mais encore industrielle, pour nos colons.Non-contents d\u2019exporter les balles d\u2019alfs comprimé, Île en font de l'étoupe et de is pâte à papier que leur achètent les Anglais.Le produit des mines algériennes est en vole de continuclle croissance.En 1873, on exportait plus de 420,000 tonnes de minerals divers ; ou 1874, le chiffre atteint près de 500,000 tou- Des.Cette industrie occupe 3,500 ouvriers, Tecevant un salaire annuel d'environ 4 millions de francs, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A CAUSERIE DE QUÉBEC C'était une belle matinée du mois de wai\u2014cela peut paraître incroyable à qui- Conque voudrait juger tous les mois de mai par celui de cette année ; mais, entin, c'est de l'histoire, et l'on dit que l'histoire ne ment pas, bien qu'elle ne soit pas toujours Yraisemblable, L'air était chaud, le soleil brillant, et il Y avait quelque chose d'extraordinaire sur le calendrier, puisque, au lieu d'être enfermé dans le bureau, je me trouvais de- bors à dix heures du matin, Ce n'était ni un jour de fête légale ; du roste, cels importe peu.Je suivais donc tranquillement la principale rue de l'un de nos faubourgs, lorsqu'un chiffon rouge attira mon attention.Ce chiffon que, par respect pour tout cs qui touche à la justice de mon pays, j'appellerai du nom de pavilion, essayait de flotter au bout d\u2019un bâton qui projetait hors de la fenêtre ouverte d\u2019un entresol de pauvre apparence.Sur le trottoir, en face de la porte, sept ou huit personnes causaient d'un air ennuyé, Ceux qui avaient des montres les consultaient de temps à autre, puis se regardaient d'un œil intrigué, comme on fait au théâtre lorsque le lever du rideau est retardé plus que de raison, c'est-à-dire plus d'une demi-heure après l'heure de l'atfiche.La situstion menaçait même de devenir grave; car, on m'approchant, poussé par la curiosité, j'entendis des murmures, d'abord contenus et discrets, puis hauts et provocateurs, qui trouvaient des échos d'approbation dans cette petite foule.Ileu- reusement, un homme s'approchs de la croisée ouverte, se pencha en dehors d'un air important, et fit tinter une sonnette qu'il tenait à la main, Les sept ou huit personnes du trottoir se précipitèrent à l'intérieur, et je les suivis.Si vous avez vécu quelque peu, vous avez déjà compris qu'il s'agissait d'une vente par autorité de justice.L'appartement se composait de quatre pièces, tendues de vieux journaux sur lesquels l\u2019humidité s'était chargée de faire les dessins les plus bizarres.Le mobilier était vieux ot maigre, mais luisant de propreté.Au fait, ce n'est pas le nombre et la couleur des fauteuils qui fait le bonheur.L'huissier, avec des bottes sales, monta sur une table et s'adressa à nous comme un candidat à ses électeurs : \u2014Messieurs, la vente va commencer tout de suite ; les conditions sont : cash, pas de crédit ; et dépêchez-vous de me donner des bids, car j'ai deux autres engagements c'te mutinée! Le premier article que nous allons offrir, Messieurs, est une huche, presque toute neuve.À combien la huche?Le mobilier était distribué dans les deux chambres de devant; la troisième était vide; quant à la quatrième, la mise à l'enchère du premier objet me permit de voir ce qu'elle contenait; car aux dernières paroles de l'huissier, le porte s'entrebaills doucement, et la tête pâle d'un enfant de cinq ou six ans se moutra par l'ouverture.D'abord, je ne vis que cela, car cette chambre était un cabinet noir ; mais peu à peu, la porte s'ouvrit davantage et je pus distinguer tout l'intérieur.Je puis vous raconter cela aujourd'hui, car douze mois se sont déjà passés depuis ; et, dans douze mois, les larmes se sèchent et les sentiments s'émoussent.Mais je vous assure que, ce jour-là, j'aurais mieux aimé ne pas avoir vu.Dans un coin du cabinet, sur un grabat, était étendu un homme jeune encore, mais brisé par la maladie et les privations.Près de lui, sa femme était assise sur une Chaise de bois, et tenait un petit enfant sur ses genoux.Deux autres onfants, un peu plus âgés, dont l'un avait ouvert la porte, se tensient près du lit, les yeux rouges.\u2018out ce monde avait pleuré et pleurait encore; mais ce n'est pourtant pas cels qui me fit le plus de peine.Ue qui était le plus navrant, c'était de voir le petit s'amnuser et rire en cherchant à prendre les larmes qui coulaient lentement sur les joues de sa mire.Ce rire du bébé, au milieu de l'affliction de toute cette famille, avait quelque chose de poignant.Pauvre vhéri! au moins, il ne comprenait pas ce qu'il faisait ob jusqu'à Pourtant pas un dimanche ni un jour férié, , quel point son rire était cruel ! Hélas ! PUBLIQUE.combien de personnes raisonnables affichent aussi une joie inconvenante en présence d'une douleur qui aurait droit à plus de syinpathie! Combien de dames riches vont, en graude toiletie, et couvertes de bijoux, porter leur obole 4.1 pauvre qui meurt de faim dans sa mansarde ! La huche fut adjugée, pour une somme insignifiante, à un homme qui n\u2019en avait aucun besoin, et qui ne l\u2019achetait, disait-il, que pour rendre service.C'était un premier déchirement dans la famille ; car cette humble huche, qui sait quels souvenirs elle renfermait?Comme #es possesseurs, elle venait, sans doute, de quelque campagne voisine ; elle avait été la première pièce du ménage ; combien de bouches ses fancs généreux n'avaient-ils pas nourries, jusqu'au jour où, comme tout le reste, la famine l'avait atteinte?De quels petits drames intimes n'avait-elle pas été témoin ?Quels pleurs n'avait elle pas vu couler ?\u2014Pleurs de joie ou de tristesse, car c'est dans les larmes que tous nos sentiments viennent se fondre et se mêler.On mit successivement à l'enchère la table autour de laquelle la petite famille s'était si souvent réunie, après une journée laborieuse, pour le repas du soir; les chaises de bois qui avaient guidé tour à tour les pas encore mal assurés de chacun des enfants; les chaises, ces objets qui peuvent faire tant de choses, qui servent de tables, de maisons, de voitures et même de coursiers fringants ou rétifs ! Un vendit encore une petite armoire vitrée à deux compartiments, dont l'un contenait le linge et l'autre la vaisselle ébréchée ; le tiroir du milieu renfermait un contrat de mariage et deux lettres précieusement conservées, feuilles légères qui avaient surnag* sur le gouffre où s\u2019étaient englouties une à une les illusions d'autrefois.Puis, passèrent tour à tour, sous les yeux profanes et indiftérents de ce petit public, vingt autres objets dont chacun était lié intimement à cette vie intérieure que la main de la justice venait ainsi disséquer toute palpitante encore: un pauvre violon, criard, affreux, mais admirable aux oreilles des enfants qui avaient confiance en lui quand le père le faisait grincer; un livre à gravures coloriées, qui ne s\u2019ouvrait que dans les grandes occasions; la pendule qui avait marqué toutes les phases de cette vie, courant rapidement sur les minutes joyeuses et lentement sur les heures tristes ; silenciouse maintenant, car elle ne sonnait plus depuis que la maladie et l'insomnie étaient venues s'asseoir au chevet du lit.Enfin, la voix de l'hussier s'arrêta ; tout ce que la loi peut saisir avait été vendu, et.au chiffre que j'avais noté, le produit ne dut pas couvrir plus de la moitié des frais.Une voiture, qui stationnait à la porte, transports les meubles les plus lourds; quant au reste, chacun emporta sous son bras ce qu'il avait acheté.Une demi-heure après, il ne restait plus, dans cette maison naguère souriante et chaude, que l'horreur et lo froid d: murs et des planchers dégarnis et souillés.Je me trompe, il restait encore la maladie et le désespoir, qui sont peut être allés, le lendemain, élire domicile dans la chambre somptueuse du propriétaire dont la eupi- dité venait, aujourd'hui, de commettre cette infamie.Car, il ne faut pas s\u2019y tromper, après la justice des hommes, il y a encore, et heureusement, la justice de Dieu.NaroLéon LueusDaz.NOUVELLE} DIVERSES Dans le consistoire qui sera trou le 34 juin, los évêques Rocce, Vitelescbl, Simeoni, Anti- cimatri et Nerafina scront créés cardinarx, 265 Mgr.Plantier, évêque de Nimes, est mort rolssions da Rév.M.Labelle, curé Les de St.Jérôme, lui ont présenté une paire de magnifiques chevaux de valour de $500.M, À.E.Forget, avocat, de Montréal, vient d'être nommé secrétaire de la commission chargée de rég:er les difficultés relatives aux séclsmations des torrer par los métis do Mani- Mme Lincoln, ls veave de l\u2019ancien résident des Etats-Unis, vient d'être envoyée par la cour du comté, et sur is pétition de son file, M.Robert Lincoln, à l'hospice dus uliénés de Batavia (Illinois).Le général John O.Breckenridge, un des commandants des troupes du Sud, qui se me- surèsent avec celles de Grant et de Butler, ancien ministre de la guerre des Etats confédérés, et qui résids en Canada durant l'année 1868, vient de mourir à Lexiugton (Kentucky).La bénédiction de ls nouvelle église de Saint Vincent de Paul, roe Fullum, & eu lieu dimanche 23 courant après-midi, au milieu d'un grand concours de personnes.Ba Uran- deur Mgr.Fabre présidait la céréinonie, qui a êté des plus impozaut-s et des pius belles.Les fondations de cet édifice ont été creusées au coin des rues Bte, Catherine et Fullum, avec façade sur Ia première rue.Le style romain a été adopté pour la construction du bâtiment, qui mesurera 170 pieds de longueur sur 70 de largeur.Denx tours surmontées de fièches orneront la façade.Lundi, 34 ult, ls nouvelle galerie de peinture à l'Università Lavai a été inaugurée solennellement.Le lieutenant-gouverneur, Madame Caron et Mlles Caron, bon.M.Vail, hon.M.Thi.bandeau, assistaient à l'inauguration de la le.La galerie de peinture de l'Université Taval 0 compose de plusieurs originaux de grande valeur de Karl et Joseph Vernet, de David \u2018Peniers, Salvator Rosa, Antoine Van Dyck, LeSueur, du Tintoret, et plusieurs tuiles ma- goifiques de nos principaux peintres cans- diens ; des copies artistement exécutées de tableaux de grands maîtres flamands, italiens, belges, par M.Plamondon, des portraits de feu M.Théophlle Hamel et do son digue successeur, M.Eugène Hamel.rémice accioENT.\u2014On lit dans le Pionnier de Sherbrooke : Lundi dernier, le 17 courant, à & heures p.m., M.J.Bte.Brodeur, propriétaire de moulins, voyait périr sous ses yeux, saus qu'il fut possible de leur porter secours, deux de ses enfants, dont l\u2019un mourait en présence de sa jeune épouse, qui fut, elle aussi, témoin de ce malheureux accident.Île étaient tous deux partis en canot pour aller à In pêche eur la rivière St.Françoir, lorsque se trouvant trop près de la chaussée où {ls éinient embarqués, le courant trop rapide en cet etdroit les entraîos ans le gouffre malgré tons leurs efforts.Avaut de disparaitre entièrement, l\u2019embarcation avait chaviré.Le plus igé des deux lutta avec une énergie telle que, sans son jeune frére qui s'était pour ainsi dire cramponné à lui et paralysait conséquem nent aus membre\u201d déja eee par les efforts qu'il frisait pour échapoer au courant et par lo ssisiseement de l\u2019eau, Îl se sormit peut-être sauvé.L'ainé des deux, du nou de Pierre, était âgé de 24 ans et n\u2019était marié que depuis unu couple d'années.Il laisse une jeune fomme au désespoir et un enfant au bercesu.Le plus jeune, Ephrem, était Agé de 13 ans.Onna pu encore retrouver leurs cadavres, malgré toutes les recherches possibles.MM.Callahan et Cle., 698 et 700, rue Craig, Mvrent chaque jour su public un nombre considérable de numéros de leur nouveau journal The Sun, para mardi dernier pour la première fois.; Très.bien imprimé, donnant 23 colonnes de texte, notre confrère, qui se déclare en politique * indépendant, mai< point neutre,\u201d aura certainement le succès qu\u2019il mérite, Lundi dernier, vers 7§ heures du matic, un horrible accident enlevait à deux familles de notre ville leurs chefs et leurs protecteurs, tra - vaillant tous deux à la construction de la tour de l'église St.Pierre.Edouard Damour, journalier, âgé de 26 aus, père de deux enfants, était employé comme aide des maçons, et Israël Forget dit Dépatie, âgé de 28 ans, père d\u2019un enfant, était employé aux travaux comme menuisier.Lundi matin, tandis que l'on montalt, au moyen d'uu câble, les matériaux nécessaires aux travaux, un coup de hache donné à faux coupe le câble et les deux victimes que nous venons de nommer farent précipitées d'une hauteur de 90 piods ! Damour et Dépatie étaient moutés dans le faite du clocher ; lis tombèrent sur lus pierres et furent mutilés d'une mauière horrible.Le Der.Napoléon Robillard ne pat que constater le mort instantauéu dus deux mulhuureux. ! Le 20 courant, les Canadiens de New-York ont célébré le 380 anniversaire de la fondation de la Société de Saint-Jean-Baptiste.Parmi les convives du banquet figuralent un certain nombre de Fraugals, entre autres le Rév.Jollon, curd de 1 église française de Salnt- Louis à Brooklyn; MM.les professeurs E, thertieret Ch.Villa: MM.J.Tartier, président des Cards Lafayette ; A.Douville, trésorier du le Socrété Alsacienne-Lorrainc ; A.Flau- raud, trésorier du Crrele Français de l'Harmonie; Ch.Taller, secrétaire de l'Union Fraternelle française et de la Société Suisro de Blen- fain ince ;-citonu encore MM.Cyrilie Dion, le célèbre professeur de billard canadien ; Joseph Lubœuf, réducteur de l'Avenir National de Troy et président de la Suciét® de Cohoes; H.Beau- grand, rédacteur de l\u2019Kcho du Canada et pré-i dent de la chambre de commerce de Fall River, Massachuretts, etc.Le morceau capital a été l'historique de la Société par M, Gcorges Batchélor, qui & raconté, dans le style coloré qui lui est propre, toutes les phases par leeg.etles à passé l'institution, depuis la première réunion préliminaire qui eut lieu lu 25 juin 1849 chex Maniort, à l'hôtel de France, dans Duane street, à New-York, jusqu'à la \u201c Convention \u201d des sociétés cans- divnnes qui eut lieu l'an dernier dans cette ville, et dont elle a été Je pivot, et jusqu'à cette date au 20 mai 1875, qui est le 25- anni- vereaire de ss fondation.CATASTROPHR \u2014On télégraphie de Spingrield, Ma-suchusetts, à le date du 27 mai : L'uu der plus affreux accidents dans les annales du Massachusetts a été l'incendie, ce soir, de l'église catholique française de South Holyuke, pendant l'office du soir.66 hommes, femmes et enfints y ont péri.L'office tirait à sa tin, lorsque les draperies de l'autel prirent feu par un cierge.La \u201caîte étant trée-basse, les murailles furent bientôt vn fen.Hy avait bien 700 personnes dans le Las de l'église; toutes purent s'échapper ; mais celles qui se trouvaient dans les jubés étaient en masse compactes dans les escaliers.Bon nombre se jetèrent en bas des galeries, mais c'était pour trouver la mort sous une autre forme.Pendant 20 minutes la scène fut simplement affreuse, En outre des 66 victimes, ily a eu neuf autres personnes de blessées mortellement.Les morts qui sont identifiés sont les sui- vauts : Mme Burgess, Mme Victor Morin, Mme Calixte Larrivée, M licsjarding, sa femme et quatre enfants, M.Teaac Morin, M.Xavier Moreau, Mlle Ida Lafrance, Mlle Justine Brisson, Mile Alphonsine Marceau, Milo Mary Doucet, Mile Eva Mercier.Les filles de M.Augustus Coache et Alséni Fortin out été affreusement brüûlées, Mme Théophile Blanchard, Mme Burdeaux, Mme Dupont, Mlle Hermine Laporte, Mile Heurletts Timony, M.Calixte Dufresne, vnt (té plus où moins légèrement brûlée.Louise Piquet et Louise Thérlen ont reçu de graves contusions, ainsi que Rosalie Davier, Dans la famille Pdquet, il y a une personne mourante ¢t une autre morte.Dans la famiile de Francis DeRoy, il y en a quatre de légèrement brûlés et un autre qui D'a pas encore reparu.Le presbytère a été aussi réduit en cendres.Les cadavres ont êté transportés chez l\u2019eter Monat, Main street Store, et à l\u2019école de Park Street Enquête demain matin à 9 heures.Le curé, M.Dufresne, s'est conduit en brave, administrant les mourants et eauvant tous ceux qu'il pouvait, P.usicurs étaient ei affreusement brûlés qu'il leur rvstait à puine quelques lambeaux de chair sur les os.Les Sœurs du Couvent de la Miséricorde ac sont prodiguées auprès des mourants et des blessés, La mère du curé se trouve au nombre de ceux qui ont péri dans les flammes.Parmi les personnee à l'ugonic sont Marie Lachance, Mad.Bridge, mère de 7 enfante, dont l\u2019un est égaré et probablement au nombre des victimes, Baz nth Briggs, Sophie Hilbert, Annie Lapointe, La: osta Elidor.Charles Comme et lu frère du curé, qui ont été grièvement brûlés, en réchapperont.d\u2019lue récent, 2 he.a.m.Les personnes suivantes ont été sérieusement brûlées: Mary Gading, Mary et Lucie Hicks, Louisa Brown, une jeune fille da couvent, Victoria Brisson, Louise Fortier, Lissie Mercier et Lena Blair.La plupart de ces personnes ont été grièvement blessées, Les scènes qui se passent ne peuvent pas se raconter.Peter Monat, ches qui on @ transporté les cadavres des victimes, était à l'église avec a trois enfants.En voyant le feu prendre aux draperies, il courut chercher des senux pleins d'eau au presbytère et revint les jeter sur le feu.Voyant que cela ne faisait rien du tout, il se mit à sauver des meubles, et tout ce qu'il trouva sous ra main ; mais il fut bientôt oblisé de déguerplr.Il a pu se sauver avec ses trois enfants.Une jeme fille s\u2019est sauvée en sautant du haut d\u2019une galerie sur le dos d\u2019un homme qui l'emports au debors ; ea sœur qui se trouvait avec elie à péri daus les flammes, L\u2019OPINION Pluel-vra membres de ls compagnie des pompiers de l\u2019endrolt étaient au jeu de paume rès de l'égliée : Île donnèrent Immédiatement Palarme ot en un Instant la brigade-fut sur fed.P Le dernier qui soit sorti de l'église est un homme avec sa femme et son enfant, une petite fille.Louie Langlois, du River Ride Mill, sauva une petite âlle qui éiait en feu.1] se brola les mains, mais réussit à sauver l'enfant.l'ne jeune femme enfonça une fenêtre et se Jeta par vette ouverture, Elle a accompli cet exploit snine et sauve.Une vicille fomme do 6v ans accourut pour se jeter par la méme ouverture, mals une brute la tira par les cheveux et sauts à son tour.En tombant la vieille s'est grièvement blessée.Les derniers chiffres concernant les pertes à Holyoke portent le nombre deu morte à 71, des blessés mortellement à 22, et des autres moins blessés à 27, tai-ant un total de 120 victimes de la catustrophe: 71 morts, dont 65 femmes et 16 hommes, l'ne compagnie en vois d'organisation en ce moment, à acheté le Courrier de St.Iyaeinthe, proprieté de M, C.Lussier.Par suito de ce changement, M, F.X.Demers cède la rédaction du journal à M.Bouch r de La Bruère, qui, pour se consacrer au journalieme, s'est démis du Ia charge de protonotaire qu'il occupait.\u2014 / Des informations recues ('Augleterre annoncent que Sir Hugh Allun a réussi dans ses Négociations pour contracter un emprunt pour le chemin de fer de colonisation du Nord, M.Martial Chevalier, consul général de France à la Havane, cet arrivé à Montréal mercredi, et est l\u2019hôte de M.C.O, Perrault.L'assemblée annuelle du consvil général du Barreau, pour la province du Quêbec, à eu licu ces jours derniere.M.J.Langlois, C.It, M.1\u2019, & été élu bâtonnier général, et M.F.Langelier, M.P.P., secrétaire-trésorier du conseil générai, \u2026-_\u2014e\u2014 LA COMPAGNIE DE PAPIER GENIN Ce n\u2019est point à proprement parler une nouvelle in-tustrie que cette compagnie se propose d'établir, mais mieux que cela; c'est-à-dire l'établissement d'une manufacture de papier 4 I'nide de procédés entièrement nouveaux, Il ne s'agit plus ici de se livrer à des essais, à des tentatives toujours coûteuses, à trouver un marché, à se faire une clientèle ; l'expérience est faite, le prix de revient et l'écoulement des produits, tout celu est connu et n\u2019a rien d'aléatoire.Des essais ont été faits et le succès a couronné les espérances.Qu'il nous suffise de dire que les qualités inférieures du papier d'impression, qui jusqu'ici revensient à 7 cents la livre aux fabricants, ne coûteront à la nouvelle compagnie, grâce à son pro cédé, que 3 cents la livre.Et cependant, chose curieuse, los belles qualités, comme les communes «d'ailleurs, seront fabriquées avec de la paille.La manufacture de ln Compagnie, située au village de Kichelieu, sur ln rivière du même nom, et les rapides en face de Charn- bly-Canton, district de Rouville, commen cera ses opérations à la fin de juin.Autorisée par son acte d'incos poration à un capital de $100,000, la Compagnie, formée principalement à Montréal, a arrêté sa liste de souscriptions & $90,000, atin de donner l'occasion aux personnes de la campagne ou des autres parties de la province qui s'intéressent aux progrès de l'industrie nationale, de souscrire in restant du fonds social.Les noms des directeurs «le la Compagnie, que nous donnons ci-dessous, disent assez le caracière et is nature de cette industrie ; Président : Amable Jodoin, M.P.; Vice.Président: A.Dubord ; Directetrs- J.L.Cassidy, P.A, Fauteux, R.Préfontaine, avocat, B.Beauvais, G.J.Rolland, Louis Tourville, H.M.Lafrainboise.Pour plus amples informations, s'adresser au Secrétaire de la Compagnie, M.C.L.Bossé.\u2014-\u2014\u2014 A\u2014 ee HYGIENE PUBLIQUE DU KOUMYS ET bS 80X ROLE THÉRAPEUTIQUE ; PAR LE DUCTRUR LANDOWSKI Il ne s'agit pas lei d'un médicament comme on le tait aujourd'hui du beaucoup de substances alimentaires : le Init, ls viande cruc, le raisin, l'alcool, etc.Qui n'a entendu par.PUBLIQUE.ler des cures de petit lait et de raisin qui se font on Suisse st allleure?On y envoie les malades comme aux eaux minérales ou aux stations climatériques, soit dans les pays chauds, solt sur les montagnes ou au bord do le mer, et les profondes modifications en résultant dans l'orgaulsme apportent parfois uns smélioration sensible dans les maladies les pls graves et lvs plus rebelles.Le Koumys est tout simplemcat du lait fer.meuté.Son usage primitif remonte à une haute antiquité ches les peuplades ru-ses des Kirghlees, qui le fabriqualent exclusivement avec du lait de jument, probablement parce qu'ollus n'avaient que celui-là à leur diaposi- tion, De là sou nom barbare que le docteur Schnepp 6 francisé en l'appelant galezyme et que M.Maximin Legrand w spirituellement surnommé lait de Champayne.L'est en effet un liquide lactescent de couleur blanchâtre, d'une cdeur caractéristique, rappelant eelle du petit lait, d'une saveur légèrement acide et piquante, ressemblant baucoup à celle du lait de beurre, Il laisse un arrière-goût frais et agréable, et l'acide carbonique qu\u2019il contient le rend très-mousseux, Employé depuis un temps immémorial parmi les peuplades russes, probablement comme boisson fermentée ot excitante, ainsi que lc pulque ches le Mexicein, le Koumys à été constamment remarqué par ses propriétés : excitante, tonique, digestive et fortiflante.On l'a ainsi donné aux malades, aux ronvalescents pour exciter ou ramener l'appétit.C'est dans les maladies consomptives, notamment de la poitrine, qu'il a paru le plus efficsce, et l'usage s\u2019en est ainei étendu de proche en proche et est arrivé jusqu'à nous.T1 n\u2019est pas à propos de relater ici toutes ses applications thérapeutiques, comme le fait l'autour en s'adressant aux médecins.Qu'il nous suffise de dire qu\u2019essayé dans les bôpi- taux et en ville par les médecins les plus distingués de tous les pays, le Koumys s'est en général montré efficace par ses propriétés excitantes et alimentaires, Les changements chimiques du lait en Koumys, par sa fermentation lactique, puis alcoulique, communiquent i cette bofsson une action stimulante sur la digestion et l'assimilation qui ont déterminé l'engraissement, l'augmentation de poids et le rétablissement des forces dans des cas en Apparence désespérés.Est-ce à dire que ce soit une panacée, un réjarateur général contre toutes les maladies conromptives, et pour tous les cas où l'organisme, tombé en faiblesse, à besoin de récon- fortaute, de toniques, de reconstituants ?Nullement.Nouvell-ment introduit en France, le Koumys pourrait bien, comme tous les remèdes nouveaux et à la mode, exciter des enthoueiasmes dont il faut bien se garder, Au médecin appartient sul de juger de ses applications et d'en étudier avec soin les cffots.I! ne paraît jus avoir d'action spécifique, ni locale, mais en excitant l'appétit, il provoque la nutrition et Ia reconstitution organique.Ce sont là due effets géneraux précieux, tenons-nous-y, juequ'à ce que l'on en ait constaté de plus spéciaux.Le Koumss s'emploie par verres.Ou commence par deux ou trois et l'on augmente graduellement jusqu'à deux ou trois bouteilles par jour et même davantage.Ba facilité et en rapidité d'assimilation expliquent comment on peut en absorber des quantités si considérables «ans gêne ni fatigue de l'estomac.Quelques malades ne peuvent pourtant le supporter ; c\u2019est une exception comme pour le lait, les eufs et les aliments los plus assimilables, mais elle existe.Mapicos.\u2014 \u2014\u2014\u2014__.NOS GRAVURES «Un petit sou,\u201d tableau de M, Perrault M.Perrault a été jusqu'ici le peintre aimable des enfants et des mères ; aux délicieux tableaux d'intérieur, aux char mantes scènes de famille, it fait succéder aujourd'hui l'image d'une pauvre petite mendiante.Mais riche ou pauvre, beureuse ou misérable, l'enfance, peinte par M.Perrault, ne saurait perdre complétement sa grâce sympathique ; voyez ln malheureuse, appuyée à la porte de quelque somptueuse demeure, son panier vide sous le bras ; ses pieds sunt chaussés de gros sabots ; sa robe trop courte laisse ses jambes exposées aux rudes atteintes de la bise ; sa petite main, tendue en avant et presque ouverte, semble appeler ia charité du pussant ; et pourtant lu téte est jolie, I'expression en est à peine souffreteuse, les couleurs à peine pâlies ; l'œil grand ouvert est brillant et profond.Malheur à qui verrait la pauvrette et ne se sentirait aussitôt ému de pitié et porté vers elle par un invincible intérêt ! 5 Juin 1875 La Charge du 9e Cuirasiers à Reihschotion C'était au lendemain de de cette journée néfaste à Ia fins de lag uel], le général Douay ciut désarmer la vies .en offrant aa vie en holocaunte.Hélas! ; sacritice devait être inutile.> On s'était battu de | heure Après mudi à 9 heures du soir.Le lendemain \u201ceng.goait la fameuse bataille de Woerthe.où 35,000 Français tinrent tête peustant | de 10 heures 4 150,000 Prussiens, Dans cette dernière atfiire, nig que le disait une lettre du général Rocher, com.mandunt les Zousves, + les hardis Weisser, bourg, tant Près Cams- rades se sont battus comme des héros comme des lions! De soixante vin Officier, sous mon commandement, \u201cunrante-sept sont manquants.Sept ce matin Plein yg.deur et de vie ont été tués, «deux cette après-midi.Mon lieutenant colonel, deux chefs de bataillon ont été tués, etes La bataille a commencé à 73 du matin, et elle durait encore après lu nnit.C'est à cette inêmue bataille 0d Mac Mahon demanda à ls cavalerie Un suprège effort, encore une charge ! Ie sont épuisés, brisés, n'ithporte* \u2014Nous sommes prêts, réporrlent-ile: d'une voix.Et ils s'élancent comme la foutre.Ii canons tombent en leur possession, tant leur élan a été irrésistible ! Mnis derrière les canons Apparat une masse noire.C'est un corps frais qui arrive vomissant la mitraille, Ils sont harhés comme de la j uilie, du a témoin oculaire.Loreque le Ye cuirassiors.celui que représente notre gravure, s'est élunce vur l'ennemi, le lieutenant Billet, tils du colonel.a chargé quatre fois aver lv mickoire emportée par une balle, Son pere à dû le faire emporter de force à l'aml-ulaoce au moment de la cinquième charge.ou lui même n été tué.Les cuirassiers racontent que «ans cette malheureuse charge, où trois ide leurs ov giments out presque enticrement péri, il fallut galopper sur le corps ides lesser français.Les malheureux se relevaient à demi, entre les jambes des chevaux, « criaient : Vive la France! Moise et le Serpent d\u2019Airain dans le désert 4.Etils partirent de Iv montagne de Hor, par le chemin qui conduit à la mer Rouge, pour entourer la terre Flom: «t le peuple commença à murmurer de ls longueur du chemin : 5.Et il parla contre Dieu et conte Mouse, et «lit: Pourquoi nous nsesvous tirés de la terre d'Egypte jour mourir su désert?Il n'y a ni pain nieau : notre cœur se soulève à la vue de cette miserable nour: riture.6.C'est pourquoi le Seigneur on contre ce peuple des serpent hus et, à cnuse des blessuros et dv Lv mort de plusieurs, 1.Le peuple vint & Mowe, et «lit : avons péché parce que nous avons | \u201d contre le Seigneur et contre vos: re qu'il éloigne de nous les serpents 4 Moise pria pour le peuple: ; , 8.Et le Seigneur lui dit: Fais uns \" pentd'airnin, et expose le comme ui ve quiconque sera blessé et le regan ers.vivra, ; #.Moise fit donc un serpent d jp l'exposa comme un signe : el PE \" qui étaient blessés le regardaient.étaient guéris.\u2014'Nomurks, CI.x1.) a 14, Et comme Moise éleva le sorpe désert, ainsi il faut que le Fils de | hom soit élevé : ; 18.Afin que celui qui croit ee périsse point, mais qu'il uit La vi nelle,\u2014 (Sr.JAN, ou.111.) vos Nous arlé airain, et lui ne eter ION 267 CEE mee 3 Juin 1876 \u2014 = _ \u2014 L\u2019O PI - = \u2014 fname EE TEI SR TET PUBLIQUE = _ - =r == ee pe SX\u201d Ns AR il H, \"| | | 1] If 3 = | try if | É ! » MD fe \u2018 | S | | RN S = gs = i or | | | = = Let or (t 1 i! [i ult li i Net | Hit li h i | Til Ey ol } ii! | | a y y ls\" NS El i } Se » 9 I | q | il IH il dci I 0 A \u201ca os GA 2 mT Jl > £8 ES = 9 À Ca [i = ii) Le = Ee} / == va © = = == 4 F a \" Ë Es > fa.) \u2014_\u2014 AN == Ÿ \\ NS fig 3 gad Fa = Shea Li = he =3 = = Sx _ x = = a == == = = \u201c= Sf = = > $ = ar ESN => : = = = = 5 À \u201d & Ÿ em SE = 27 EY 7 nN SN É = D { ot } = Qu M lk | À Ti gl EE sn MIEN Ll HIB se UN PETIT SOU.l'autrat De H.l\u2019ennavit \u2014 \u2014 \u2014 Eee en Se ET SE \u2014= = == Ps ~~ M7 == - CS TE Y + 2 74 Au + 4 ë jt ve TR tid 2 E Bog dé, a ci 7 {id 0) 3 A.hh 3 7 ÿ 2 == = pee nN EEE = as x F 2 4 # ÿ a 74 7 x MI wv dd 7/ Nath a Te Il rid Zo bar ea ee ky L LE y 3) RY CRN nr bc} 3 A À < A 4 ü i At > ~ Ed ea ar if 1 i 5 Ha # od = \\ J pets por LE x ant, ; 7 : oe or 27 ro I ed 4 h : 72 Fa A PTS 5 7) 2 1 | D \u20ac vi 4 ; Ki rig iY b a I Ad FA 2d 7 os ES I /A in RA 2 2% 7 a i £7 Ÿ 2 j # Le WH ï i NS S WP ~~ Wid A Z } \u201d 7 Wy Ms, puce LS pr \\g a $7 He AL qe 7 F Phe po = er] jet ~~ Se NE A i | i VA FS 2 \u201cwi £17 mg À 277 PI ~ == ~ 2.«> ts 4 ra $ om! > EG (TY SACRUIEN M EP + 4 7 ZA ! 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UY S | | MOISE KE A.A yu V a A \\ # A gt, a 13 = == AD a À \\ M 3 » w 3 bo PS Ex a N AN i Na N oo A Wl FN > WW Ll i 4 \\ \\ REE aio wr.= i (hy VW iH 4 ; À A S oi A XN 6 { 1.4 CAN NN d Beh a 2 2 AYA AN Ce *e pi EN à ¥ x = NY i LP Page = \\! 1 w A] A (33 06) S 3 AAT \\, qe CP AN i i < Fi ee Se Len PM PAN Ja NN > = Ia A i Pen #8 S 7 7 ESSE 5 À pry \\ i asx ke 5 = Ÿ 4 NA = AL = \u2014 H w 3 X 5 2 4) 7 yeu As I ony Se > qu +] i NEN 2 oy 2 AN NC WW ih is À ES ~ a WN es u \u201c 4 pr 3 Juix 1876 PS TT LE BASSIN DU MACKENZIE « HSQUIMAUX, LEW DENE (D'avkEs Le VERE PETITOT) l'a missionnaire français, de la congrôga- rion des Ublats de Marie, le père Petitot, à séjourné treize an dans le bassin du Mac Keno, convertissant au christianisme et familisrisant avec la civilisation les peu- plates dw ces régions Loréales de l'Amérique.Mais à quels (durs travaux, à quelles privations, à quels dungers son zèle aposto- tolique n'-t-il pas été exposé ! son ouvre de courageux missionnaire n'a pus été sans fruit pour la géographie.(la rapporté des notions entièrement neuves ef (rds intéressantes sur la topa- graphie.be tangue, les mœurs, les produe- tions, lo climat de ces contrées reculées, Ha fait connaître la chaîne de montagnes, prolongement des monta Roclieux, qui accompagne Ia vive gauche du Mackenzie et prend, vers son extrémité nord, en ='approchrnt de l'océan Glacial, le nom de monts Romanzof, en se maintenant à une altitude de 1,400 à 1,500 mètres.Ha décrit la situation et l\u2019écoulement de nombreux et vastes Ines de ce bassin: le lsc Athabnsks, le plus méridional : le grand Lie des Escluves : le grand Ine des fars.ete.Le tleuve stant nous nous oceupons à été dévoil* au monde savant dans le siècle dernier, par le voyageur angluis qui lui a donné\u201c son nom ; mais il est juste de reconnaître que déjà sur ses hords habitaient des metis françuis, qui servirent «d'inter.\u2018 Dites à ve cc lèbre explorateur.P Le Mackenzie descend de régions couvertes de forêts, et charrie une grande quantité de hois, ce quiexplique comment des populstions qui habitent un pays san- arbres, sans arbustes même, sont en possession de l'enucoup de bois pour lu construction de leurs cabanes et de leurs trai neaux.\u2018 L'intérêt trés-vif de la relstion du Père Petitot, relation qu'il a faite dans plusieurs réunees de In Société de géographie, se concentre surtout dans la peinture «les mœurs «des peuples du voisinage du lac Mackenzie.Le premier fait curieux qu il nous à appris, c'est que les Esquimaux de cette conttée sont d'une haute stature, ben différents des E
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