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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 11 novembre 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1875-11-11, Collections de BAnQ.

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[" mo Tm TTY yl LE VRAI BONHEUR FANTAISIE PHILOSOPHIQUE Chercher à définir le bonheur serait tenter l'impossible ; nous n'essayerons dono pas d\u2019exprimer par des mots ce qui échappe à toute analyse : c\u2019est un état que l\u2019on goûte, mais qui ne se définit pus.Bien moins encore nous occuperons-nous de rechercher ici son essence, c\u2019est-à-dire la nature du souverain bien, Isissant ces spéculations aux théologiens et aux philosophes.Qu'Epicure, Hobbes, Helvétius Bentham le réduisent à une chose toute pratique, à l'utilité ; que Platon, Zénon, Clarke et Kant le définissent plus justement ce qui est conforme à la pensée de Dieu, à l\u2019ordre, i la destination des choses, aux idées de la conscience, nous n'en avons garde, ce n'est point aujourd'hui notre affaire.Nous désirons simplement démontrer, autant que démonstration se peut dans un Problème d'une nature aussi complexe, que le bonheur, ici-bas, but des efforts de tous, recherché ai ardemment par chacun de nous, mobile de nos actes, unique objet de nos préocoupations, en tant que possession absolue, est une véritable chimère.À ce propos, nous rapporterons une des scènes qui impressionnèrent le plus vivement notre adolescence.Cheminant, un jour d'été, sur une des routes poudreuses de la chaude Provence, nous vimes tout à coup déboucher, au détour d'un chemin, une sorte de mendiant, homme d'âge avancé, et qu\u2019une troupe de gamins poursuivaient de leurs huées et de leurs rires.Ce qui excitait l'hilarité et la joie de Is bande, c'étaient les efforts que faisait notre homme pour atteindre son ombre.Ralentissant le pas, il marchait droit devant lui, «'arrétsit subitement, levait un pied, le tenait un instant suspendu comme pour guetter l'ombre, puis l'abattait tout d'un coup sans réussir naturellement à le saisir, S'imaginant alors qu'il devait user d'un autre moyen, il se prenait à courir, se courbait de temps à autre jusqu'à terre esssyant de prendre le fantôme entre ses bras.Et les spectateurs d'éclater et de battre des mains à cette course insensée.Un grave peronnage, promeneur comme nous, se tourns vers les bambins et leur dit : « Laissez cet homme en paix; vous voyes bien que c'est un fou! » Et mon grand'pète d'ajouter \u2014car c'é- tait lui qui nous accompagnait : « Pas plus fou que tous ceux qui courent après le bonheur ! » La philosophie de la réflexion nous échappa alors, mais le souvenir de cette scène étant souvent revenu en notre mé- mémoire, nous avons compris depuis la portée de l'apologue.Chacun de nous, en effet, court, en ce monde, aprés une ombre qu'il ne peut atteindre.Pour l\u2019un, c'est ls fortune, la gloire ; pour l'autre, le pouvoir ou les honneurs; pour celui-ci, la science ou les arts ; pour celui-là, la guerre, la politique, le commerce ou l'éloquence ! Emporté par l\u2019ardeur de ls course, on n'éprouve ni lassitude, ni dégoût, ni fatigue.La poarsuite irrite notre esprit, excite nos sens, décuple nos forces ; on possède déjà les trois quarts de l\u2019objet; on jouit par anticipation de cette part dernière dont l'acquisition doit mettre le comble à nos désirs, assurer enfin oe bonheur tant convoité ; lorsque,tout à coup, près de saisir la proie, elle nous échappe, ou, résultat plus amer encore, lorsqu'on réussit à l\u2019atteindre, elle n'apporte que déception, amertume et regrets.La parole de l'Ecalésiaste sers toujours vraie: vanité des vanités, tout n'est que vanité ! La raison de oette déconvenue n'est cependant pas mystérieuse ; l\u2019homme veut trouver dans les choses ce qu'elles ne renferment point.Les éléments de la félicité terrestre sont en notre for intérieur, dans notre âme, en notre esprit, dans notre conscience, nos hebitudes, et nous nousachar- nons toujours à les chercher hors de nous mêmes.\u2019 Borner ses besoius, restreindre ses désirs, refréner sen passions, être maître de coli, gouverner sa vie en va mot.comme un timonnier son navire, c'est là le secret du bonheur.Qu'importent les richesses à ceux qui ont appris à s\u2019en passer.De quel secours sont-elles sinsi que la gloire, le pouvoir, contre Ia maladie, les remords, les inquiétudes ?Le paiz du cœur le calme de la conscience, la satisfaction de la tâche journalière accomplie, de quelque bien fait autour de soi, apportent bien plus de coutentement réel, que les titres où l\u2019opulence, Le luxe, les richesses, ces dehors brillante que l'on envie, nous rappellent où mot d'un age de l'antiquité.Traversant un jour le forum sillonné d'équipages ma- MONTREAL, JEUDI.11 NO VEMBRE 1875 gnifiques.d'élégants cavaliers, couvert d'une foule parée de bijoux rares at précieux, ce philosophe, dont nous avons oublié le nom, s'écrisit, sans envie aucune : «Que de choses dont je puis me passer!» D'où tirent, en effet, leur valeur toutes ces superfluités, si non des idées que nous y attachons! Par elles-mêmes nous ren- dent-elles meilleurs ?ajoutent-elles à la puissance de l'esprit, à la droiture du jugement, à la force du caractère, à la dignité de la vie?En aucune façon.Emprisonné dans un réseau de conventions, de préjugés, respirant une atmosphère artificielle composée d'idées fausses, de serttiments factices, nous trouvons plus facile d'accepter l'opinion d\u2019autrui fondée sur l\u2019usage ot l'habitude, que de nous en former une propre, basée sur le rapport des choses, contrôlée par la raison, justifiée par l'expérience.Aussi l'opinion gouverne-t-alle le monde en souveraine, et comme c'est elle qui distribue les soi-disant biens et faveurs auxquels l'homme attache un si baut prix, nous nous soumettons aveuglement à «es décrets, sans en rechercher la cause ou les motifs.Cette abdication volontaire explique et nos inconséquences, et la peine que chacun se donne pour acquérir des biens dont les idées reçues font tout le prix.Si, d\u2019autre part, nous consultons les grands esprits qui, chez les anciens et chez les modernes, se sont occupés de la recherche du bonheur, des moyens de l'acquérir et de le posséder, nous avons presque autant de manières que d'hommes.Epicure nous recommande les plaisirs ; Zénon, l\u2019aocomplissement des devoirs, le mépris de la douleur ; conciliant les deux systèmes précédents, enseignant l'union de la vertu et du plaisir, Aristote recor.mande I'équilibre entre les passions; Platon, la pratique du bien.Nul besoin de rappeler ici que le christianisme, faisant bon marché de tous ces systèmes, les a remplacés par ss doctrine pure, élevéeet vraie, laquelle apprenant à l'homme son origine, ses devoirs et sa fin, lui montre le bonheur dans ls vie future.L\u2019élégant Cicéron, le vertueux Sénèque, l'illustre Docteur St.Augustin, ont écrit sur te bonheur, De nos jours, l'Uratorien Malebranche ; Clarke, l'ami de Newton, et chapelain de is reine Anne ; Jean.Jaoques Rousseau, le misanthrope ; le nébuleux Kant, le trop sensible marquis de Jouffroy, l\u2019aoadémicien Dros, le publiciste Deles.sert, l\u2019éclectique M, Consin, nous ont laissé, sous divers nome, des traités spéciaux sur la recherche da bonheur.No.45 Nous doutons fort que la lecture de ces œuvres ait proouré à quiconque ls possession du bien si désiré.Pour rencontrer ici-bas l'état qui se rapproche le plus du benheur, nous n'indiquerons point, malgré son incontestable excellence, la maxime d\u2019Epictete : « Abs.tien-toi, résigne-toi!» Non.Mais après les conseils de vie pratique donnés su commencement de cet article, sans avoir aucunement ls présomption de révéler en quel lieu gitle trésor, nous nous bornerons à dire que sile vrai bonheur n'est point de ce monde, on peut pourtant y être heureux.Pour cela, il faut avoir : quelque chose à croire, quelque chose à aimer, quelque chose à faire et quelque chose à espérer ! La recette paraît facile, et elle l\u2019est certainement ; mais, à cause de cels même, on refuse d'en user.t Easayes-en, lecteurs, vous nous en dires des nouvelles.A.ACHINTRE.ECHOS DE PARTOUT Les musiciens militaires se font de plus en plusrares.La cause en est au peu d'avenir qui leur est offert, à le paye dérisoire qui leur eet allouée, à leur position vraiment trop modeste vis-à-vis des soldats; enfin aux avantages que leur offrent les orchestres civils.Un chef de musique régimentaire propose de former un boyau d\u2019inetrumentistes-professeurs, ayant rang de sous-officiere, qu\u2019une paye avan- tagouse retiendrait su corps et qui auraient pour mission de former parmi les soldats montrant les dispositions voulues, des musiciens.La gravare sur bois s'opère aur du buis.Les gravures de l'Iustration sont presque toutes entelllées sur des planches de buis, bien apis- nies et formées de raurceaux rassemblés au moyen de colle et de solides boulous.Le buia destiné à la gravare provient d'arbres d'assez dimension qui croissent duns l\u2019Aste Mineure et en Abyssinie.Le commerce le tire anssi de Ja Russie méridionsie et des contrées que belgnent ja mer Noire et Ja mer d'Axoff, et chaque année on embargne À Conatanti.vople pour Liverpool de six A sept mille tomes de bula do qualité eupériesre, à grain fin ot verré.Malhuvreusement les forts de buis de le Turquie sont presque épuisées et it ne rests dre que le Russie qui possède encore de fu massifs que le gonvernement faft sure veiller et exploiter.Le prix de ce buis n\u20194- lève d'autant plus que les forêts sont plus éloignées de la mer, ce qui & Hou fréquemment.Comme les besoins de le gravure en relief augmentant chaque jour et que ls quantité di dible des bois diminue, les Anglais ont fait une série d'essais avec l\u2019ardoiss.Les gravores sur ardoise ont donnué quelques bons réeul- tata; elles ont été gravées ol imprimées avec facilité et netteté, mais les planches se rayent trop facilement, ve qui à is altère les grsvores et ne permet de ler ler qu'en cme ployant les précautions les plus mtnutieunes.a « 580 LES CANADIENS DR L'OUNST CHARLES DE LANGLADE XI Les Ang'uis s\u2019emparèrent.après la guerre, de tous les postes de l'Ouest.Tls y envoyèrent en général des garnisons assez fortes, protégées par du canon, afin de faire respecter leur autorité parmi les coureurs de bois et les sauvages, qui ne parai fi eu Eq i | 3 | Û tt i | > h ih I Û Hp ly ll J i) Ju [1 | il F [A | I {: i {1 ih Ii i ji 3 lit Eds ii » 4 va i! | Il br tll ; li I I i i ti | In J = ; i ih i 4 i oy i I Lu i ai by i ll Ii | I 4 Ii | | é Eu K Eg 4 I AS 106 4 il | J I y \" + 3 I oe À & a je; ÿ fe Ad LL R Et Na A, wf (AU { = Fo La e q a fi Hl XY & th .| a dy ave Ca i: Ÿ 9 a x.I % ç 3 AW 24) i.\u2018a gy = Rd = =, Sem NN ui fi ) = = = Pi.AY | $ = Ww Ng ie a =.22 = Hi: _ om == mm Ee LA DECLARATION ~~ 1 Noveunre 1875 L'OPINTON PUBLIQUE 3 = # SOS = 1 Rn wy i Jv NS 2 ; ir ty, 18 \\ Loci 4 5 fr Eu == Ur I x, ai (2 AL pre VE { hou és | [} = | ue L > Sey wy i 27 a a i ua \u2018 Yo 6h % te TRY D = ph 3: ÿ LAS en À $ = 3 oh Og Sd \"In Rr 1) À J à AL pire (a 4 Eh LR 3 RSet À Li PLY Li a he Lun pu \u201cA gs A LF ke =] RY M Li \u20ac ÿ 4 ve Li! 0 J A N ht J IL) A & 2, = Ra Looms ta Sy SY es Se = ce = = == pre es TT wr == pe SE == rd SE LA QUETRE DU DIMANCHE 536 L'OPI N 11 Novembre 1876 me mr mime 7 = b= = \u2014 Sr PUBLIQUE TID oT \u2014 II TEE eee ==\" I J Ÿ | li i \"i far i 7) 0 | ; nn Ô | Hi | | k I hy, i fit Un : M i i fd ji i il i A | if aie i wl % | ii i ™ | | i | I oy) wil À il ig il Ii Je | H \u2018 ; Il i {i | : | | | j | À il it w Li A il p il | i i { IH Fos a ie | I | | Ili i ly ; | i | il i | I i i | 0 ali He i |i il i li du di Al | | I | ih i i i i! / | [ mt | fie fi ! | | | I | | i i i) ; | I Wi | | | I hihi | | | I | I li TY 4 3 Ih il | ll i li hi | I | I il | Ji | | 1 Ij hy i y | Jy lis i { Ih i} Lm ny i | : dm i WY Sd 24 FY aL} / L om il \\ il | | i il i | M ! | i : su I 1 [i ; fi al | ol i) I; | i XY NN il h j {i i i Ed ; ) | | | | | \\ | | ; | | y A Wer 77 | lif | | ii i Ih | Pl .rd Ur i j y | il w | ! | ; 41 Û | | i | li \\ i hy t MN | Libé [ ih ; \u20ac | / i | | | J RO | | ! 4 Il il AE : | : \\ 4 | l i L'EXFEDITION ANGLAISE AU POLE NORD UNE EMBARCATION HARPUNNANT DES MORSES AU MOYEN DU CANON PORTE-AMARRE H 5 i A dl ÿ | iy | hh I 4 li i | | i iH f, S i 4 VA 4 [ nt i | A fi à if, i | 5 | ide i A) | | | } | # | I Il | | 8 J | i itv iy 0 | | il i i | | we Ww ie ÿ I Hi | | hit | i | i\u201d! ; A Rh { 1 Ÿ 4 hi 1+] Ps A i ill i, i, \\ 5 Ji HN HN | i i i fl I fr J AM i! eo i fi ul i ii fn A 4 | oy ET eat al ai _ !1 Novembre 1875 VOYAGES EN CHINE DE L'ABBB DAVID FÊTE DU NOUVEL AN GBINOIS S'il est en Frunce un explorateur méritant, un voysgour intrépide, un savant infatigable, c'est wans contredit I'abbé Armand David.Depuis l\u2019année 1862 où il fut envoyé aux missions de Chine, il n\u2019a pas cessé de poursuivre ees recherches d'histoire naturelle, et notre muséum lui doit une bonne part des richesses qu\u2019il possède provenant de l'extrême orient.C'est en ISD6 qu'avec l'aide du muséum de Paris, il fit une première excursion dans ls Mongolie, consacrant son temps à l'étude de In luune, de ln Hore et de la géologie de ces contrées encore si peu connues, En 1865, il quitta de nouveau l\u2019ékin, se rencdit à Shanghai: et s'embanjus sur le Y'any-lac-kiany qu'il remonta jusqu'au Setchuan.De là il se rendit à Moupin, une des principautés indépendantes du T'hibet, on est établie une mission française.Après un court séjour en France, nécessité par l'état de en santé, il retourns en Chine on 1872 et il organisa à l\u2019ékin une nouvelle cumpngne scientitique dans l'incé- rieur «e l'Empire.C'est ainsi qu'il se rendit au Chensi par le lonan et qu'il ex- plors l'importante chaîne de montagne nommée T'sing-ling.Il descendit ensuite à llan-Kkéou, sur la rivière Ilang-kiang, et en juin 1873, il se trouva ainsi au Kiangsi qu\u2019il avait déjà visité lors de son voyage surle J'ang-tse-kiang, et il s'établit près des frontières (iu Fo-kien occidental.C'est là que la maladie vint l'arrêter au milieu de ses beaux et fructueux travaux et l'obli- gen à se rembarquer mourant pour la France, en avril 1774.Le 24 janvier IST3, on célébrait à Vén- hin-tsoun le nouvel an chinois.Le premier jour «le la première lune est aussi le commencement «lu 'Fchun-tièn, ou printemps officiel.Malgré mon voyage en Europe, qui m'a pris dix mois, c'est bien la neuvième fois que j'assiste au renouvellement de l'année chinoise, et toujours j'ai vu du beau temps pour cette circonstance.Ju ne sais pas si la même chose à eu lieu pour la Chine méridionale, où je ne me suis junwtis trouvé à pareille époque.La chrétienté de Yen-kia-stoun possède un Juy-yao-houy, ou société de musique ; avssi ces braves musiciens ont-ile préparé les plus beaux morceaux de leur répertoire pour célébrer le nouvel an.En conséquence, nous avons aujourd'hui : lo.messe avec grande affluence de chrétiens ; vette messe est, non pas chantée avec accompagnement «de musique, mais dite malgré les bruyants instruments à vent, à cordes, à percussion, renforcés des interminables pétards de rigueur en pareille solennité: Zo, «léjeûner au son de la mème musique et des mêmes pétarades ; 30.cadeuux divers consistant en fruits et petites pâtisseries : 40.khatho, ou grande prosternation «le tous les principaux chrétiens dulieu, habillés en grande cérémonie.En ce pays, la grande salutation consiste en six prosternations entremélées d'autant d'inclinations profondes.En ce jour, ces manifestations de respect sont de rigueur de lu part des enfants envers leurs parents et de celle de tous les inférieurs envers leurs supérieurs.Ici, les chrétiens pensent remplir un devoir en me faisant le khotho solennel comme représentant de leurs chén-fou, ou pères spirituels, et je dois accepter gravement leurs hommages, malgré mon peu de goût pour les cérémonies ; agir autrement serait m'exposer à contrister ces braves gens, et peut-être même à les scandaliser.Il me faut donc passer par là pendant tout ce jour, sans compter qu'il y aura encore, me dit-on, des salueurs retardataires pour demain et après-demain.J'avoue que j'ai toujours aimé la mu- L\u2019OPINION wique (c'est un défaut, au dire de =, G.X.); je m'en vuis occupé jadis, tant en France qu'en Italie, dans ce pays classique des beaux-arte, où de saints personnages comme saint Alphonse de Liguori, ssiut François de Sales, saint Philippe de Néri n'ont pas trouvé honteux de faire eux-mêmes de la musique.l'avoue donc que j'aime la musique et que, aujourl'hui, je ne me trouve pas plus fäché et ennuyé du tintamarre de nog virtuoses que de leurs cérémonies un peu exagérées j'ai ninai l'occasion opportune de vérilier pour ls millième fois que les Chinois, en fait de beaux- arts, n'ont pas su s'élever au-dessus du degré le plus inlime.D'abord, en fait d'instruments, je ne connais rien de plus imparfait, de plus primitif que les leurs, si ce n'est peut-être le fitre et le tambourin de mes chors compatriotes les Basques et de leurs voisins.Leur flâte sans clef est essentiellement fausse; leur chalumeau est hideux et pour le timbre et pour l'inexactitude ; leur violon, d'assez bon ton d'ailleurs, n'a que deux cordes en réalité et manque d'étendue pratiquement suffisante: il se modèle d'ailleurs sur la gamme fausse des autres instruments, de même que la guitare.Celle-ci serait la moins mauvaise, jouée seule et pas à la rhinoise ; ses notes rappellent le son de notre man- dotine.Cet assembluge de pipeaux ou de Mmicroscopiques tuyaux d'orgue, qu'on nomme flûte de Pan, a chez les Chinois une assez jolie disposition et un bon axpect, mais comine instrument de musique, il ne mérite de figurer qu'à côté du mirliton.Un autre instrument auquel on a la prétention de faire donner des notes est ce système ide cloches ou de plujues de fonte ou de pierre qu'il est à peu près impossible de faire concorder avec le reste des instruments.Ajoutez À tout cela des cymbales, «livers tambours et caisses, des morceaux de bois plus ou moins creux, des castagnettes giguntesques, et vous aurez l'idée de l'orchestre le plus complet qu'on puisse voir en Chine.L'Empereur n'a pas autre chose dans sa musique, Voilà pour les instruments, Quant à l'instrementation, voici ce que J'ai observé : tous les morceaux que jouent les Chinois sont à deux temps, et il y n des instruments exprès pour battre la mesure (on bat celle-ci d'une façon aussi guindée que bruyante).Les musiciens ont appris par cœur leurs interminables morceaux, et jamais je n'ai vu un Chinois sachant live de In musique, bien que leur écriture renferme.des signes musicaux, si ce n'est dans notre coilége de l\u2019'ékin, où les élèves s'amusent parfois à chanter les airs imprimés à ln chinoise.De même jamais je n'ai entendu un orchestre chinois sans que, après une minute de musique, il n\u2019y eut entre les divers instruments un désaccord allant jusqu'à un demi-ton et même un ton «le différence; mais cela n'empêchait pas ces intrépides instrumentistes de continuer À souffler et à râcler jusqu\u2019au bout, Pour eux, tout semble aller bien, pourvu que l'on monte et que l'on descende au même temps à la fuis, sinon par les mêmes notes, La musique chinoise vaut-elle mieux comme composition?Malgré toute mn bonne volonté, je ne puis pas parvenir à découvrir qu'il en soitainsi.D'abord, le Chinois ne connaît point l'harmonie, et il n'a pas l'idée des accords.Quelque nombreux que soient les chanteurs et les Joueurs, toutes les pièces s'exécutent à l'unisson.Ensuite, ils ne connaissent pas les accidents musicaux, les changements de ton et toutes les richesses mélodiques qui en découlent ; ils jouent tout sur le même et unique ton initial, le seul qui soit possible avec leurs ingrats instruments.Après cela, les morceaux chinois sont d'ordinaire d\u2019une longueur interminable, et bien que leur mélodie offre çà et 14 quelques passages vifs et agréables, ce PUBLIQUE 237 n\u2019est habituellement qu'une longue suits | Lissement qui me rappelle nos Jeux d'en- de notes insignitiantes, roulant sur une petite échelle et d'une façon très-mono- tone, Un fait curieux, c'est qu\u2019un morceau chinois ne finit jamais sur ls note fondamentale, pus même sur ln tierce, comme cela a lieu dans les chants popu- lsires des autres parties du monde, mais bien eur la note qui suit la fondamentale, par exemple ré, supposant qu'on joue en do.Et les urtistes se délectent en prolongeant en point d'orgue cette note ui contraire à la nature.Toutes es observations que je viens d'é.erire concernent surtout ls musique de Pékin et du Nord, de ce qu'il y a de plus chinois en Chine.J'ai vu qu'il faut nd- mettre quelque différence pour la Mongolie, le Tibet, et pour tout le midi de I\" Km- pire, dont les habitants paraissent avoir une autre origine, De plus, je dois noter une exception à ce que j'ai dit au sujet de certains joueurs de guitare et de violon.Il y en a qui chuntent une espèce de récitatif ou des couplets plus courts, tout en s'accompa gnant sur leur instrument d\u2019un autre air ou chant qui ne procède pas à l'unisson ; l'artiste entrecroise l'air principal d\u2019une sorte de fugue plus ou moins compliquée, plus ou moins heureuse: c'est alors un véritable accompagnement.Je termine mes réflexions sur l'art musi- eal chinois en ajoutant que les jeunes gens de cette nation, auxquels on enseigne la musique européenne dans nos colléges, finissent par l'aimer, et qu'ils savent fort bien distinguer les beaux morcenux de ceux qui le sont moins.D'où il faut con.elure que la parfaite indifférence que, dans certaines circonstances, des mandarins et des princes ont montrée à l'audition d'une musique européenne parfuite, ne doit pus s'attribuer à une différence d'organe, mais à une différence des premières impressions: dans les beaux-arts, l\u2019lomme apprécie leschoses moins «l'après ce qu'elles sont en elle-mêmes et dans la nature que d\u2019après leur mode «le correspondre à l'idéal qu'il s'est fait de lu beauté et aux types qui existent plus dans ses sentiments et dans ses impressions ue duns son jugement.De même que dans le reste de ln Chine, tous les travaux sont susperdus dans les pnisibles campagnes et les hou.tiques fermées pendant la première décade du premier mois; les gens riches continueront à chômer pendant quinze et même trente jours.les réjouissances chinoises sont peu variées, peu brillantes, et elles paraitraient fort insipides à nos pétulants Européens.Elles consistent à faire meilleure chair qu'à l'ordinaire, et cela n'est pas merveilleux; à se tenir en habits cle fête tout le jour, à recevoir et à rendre des visites, et à fuire force tapage avec les eymbales, la caisse et lex pétards.En Chine, point de danses ni de bals, point de jeux publics, point de récréations communes, rien de ce qui signitie fète dans nos idées européennes ; on s\u2019y croirait au milieu de vrais sages, de C'afons.Quoique les boissons alcooliques se vendent à vil prix par toute da Chine, jamais il ne m'est arrivé d\u2019y voir un homme ivre; presque jamais je n'y ai vu des hommes ni même des enfants en venir aux mains et se battre entre eux.Cela doit sans doute arriver la moitié septentrionale de l'Empire.Aussi devons-nous rendre à la civilisation chinoise la justice qu'elle mérite et confesser que, en dehors des guerres de rébellion, les Chinois de l\u2019intérieur constituent un peuple tranquille, rangé, laborieux, économe, doux.Troisclisses de ln société font exception à cette règle, comme le dit -un de leurs proverbes : ce sont les soldats, les bateliers et les portefaix.de voiatrès en vogue au Chénsi un diver- + sur l'eau sans résorption.lance de l'Europe, 6&t que je n'avais encore rencontré nulle part en Chine.l'es escur- Polettes sont installées (pour la circonstance du nouvel sn) devant beaucoup de mai- sous; non-seulenment des enfants des deux sexes, Dusis Wêlie des jeunes fenvnes ma.rides ne livrent à cette récréation avec sutant d'entrain que nos jeunes gens d'autre mers el continents.I.Gros, \u2014 e\u2014\u2014 SCIENCE POPULAIRE LES POINSONS PR PALAIS DE L'INDUS- ONALE DR G Roe HIN, TRIE & L'ENVORITION ENTKRN.GHAPHIK.\u2014LE MACRO PODE DR M.Carbonuicr est un piscicultenr bien conny dont j'ai eu déjd l'occasion de citer les travaux lorsque j'ai étudié Jes produits exposén sur ls terrasse du bord de l\u2019eau.Parmi les poissons qu\u2019il avait exposés et dont l'acciimatation en France est le résultat de ses patientes études, l'un des plua intéressanis est certainement lv macropods de la Chine, l'eu d\u2019ôtrer animés ont été aunsi richement dotés par ls nature au polnt de vus «le l\u2019éclat des couleurs, de l'originalité de ls forme et surtout de l\u2019étrangeté des mœurs ct des habitudes.Le macropode a les nageoirs très-longues et susceptibles de ve contracter et de s'onvrir comme vu éventail, Ces organes sont teintés des plus vives nuances.Les écailles, présentant toutes les couleurs de l'arc-en-civ), offrent des bandes verticales jaunes, rouges, bleues, sillonnées de la tête à la quete de rayures aux couleurs changeantes ; qu\u2019ou ajoute à cela des formes gracieuses s'arrondissant mollement, une na gvoire caudale longue, fou chue, «e développant comme celle d\u2019un paon qui fuit la roue, et l'on aurs une idée de ce joli poissun qui cat, dans l\u2019ordre des habitants de l\u2019eau, ce qu'est l'ois de paradis dans la gont volatils : c'est M.mon, consul do France & Ning-l'o, qui a rapporté lui-même ces animuux si remarquables, et c'est M.Carbunnier qui a eu le bonheur de les élever ot de les faire multiplier ; aujour- d'hui, les élèves obtenus et ayantatteint leur complet développement sont st nombreux, ile sont si bien acclimatés, qu'on peut considérer cette conquête comme définitive.Quand ils arrivèrent de leur long voyage, les dix-sept poissons qui ont été la souche de cette gévération nouvelle, avaient la plupart les nageoires rongées et évornées, et lu corps était couvert de pustules et de limon qui les auraient infailliblement fait périr sf le ma vant pisciculteur L'avait pas trouvé le moyen de les en déburrasser.Il déposs sea élèves dans un squaritm «qu\u2019il garuit de plautes aquatiques à feuillage épineux mélangé à dus plantes chevelues ; les polssvus, pour aller chercher au fond de l'aquarium les vers de vases rouges qu\u2019on leur donnait cn pature, passèrent et repassèrent à travers ces obstacles enchevêtrés, et, par ve frottement, ée trouvèrent en trois où quatre jours dépouillés de tous les eé- dimenta dont leur corps était recouvert ; leurs brillantes couleurs reparurent et leurs na.geotres se reforméreut iapldemeont.Pendant les dix jours quo dura cette transformation, lus puissons grossirent i vue d'œil ; les femelles surtout prirent tn extrème cin- bonpoint qui n\u2019était que le prélude du frai.Le matin du onzième jour, M, Carbonnier remarqua nou rans surprise un grand changement dans l\u2019aspeut et dans ls manière d'être de ses poissons.Chez les males lew bords des nageoires s'étaient coloriés eu jaune bleuitre, l'épine qui prolonge chaque nageoire venue trale était d\u2019un jaune wafroué ; ils fninsient la rots comme d's paons ou des dindons «t sem- biniont, par la vivacité de leurs mouvemeut, par leurs bonds saccadés, par l\u2019étalage de leurs conteurs éclatantes, chercher à attirer l'attention des femelles, qui d'ailleurs ne parais-aient pas insensibles à vu déploiement de coquetterie.Ce manégo et ces mœurs bizarres n'étaient que le prélude des surprises qui attendaient le pisciculteur .Il vit bientôt le mûle se placer à la surface de l'eau contre la facu transparente de l\u2019aquarlum, puie successivement absorber et expuluer une série do bulles Weir.C'est ainsi qu\u2019il ne tarda pas à former une sorte de plafond d'écume fluttaute qui remplit aus surface d\u2019un décimètre carré et qui ae maintint C'est saus doute la sécrétion d'un mucus graisseux, produit par ls bouche du mâle, qui donne aux bulles d'air In ; solidité suffisant -.quelquefois, mais rarement, surtout dans | Bientôt Ia femelle s'étant approchée du mâle, celui-ci dilata ses uageoires et se ploys en arc comme un cerceau ; la femelle, qui se tenait verticalemeut la tête à fleur d'enu, vint en oecillant placer ls partie inférieure de sur corps dans le demi-cercle que formait le mile.Celui-ci, ployant et contractant res longus nageoires, ln retint dans l'anneau formé par sou flanc pendant une dumi-ninute au moins et fit des efforts évideuts pour la renverser ; ils tombérent ainel de Is surface & 15 ou 20 centimètres de profoudeur, puis continuèrent le même manégs en le renouvelant toutes les dix minutes environ pendant une durée de trois à houreé.quatre Cependant, pendant les intervalles de repos, 588 le mâle ne cessait de travailler à son plafond d'écume qui, s'ayrnadissant, aiteignit à con centre au moins un centimètre d'épaisseur, Ce fut alors avalement que commença vrai- mebt l'émission des œufs.Le mâle poussant Ia femelle avec plus de force ls renverss en- tidrement rt, Ia pressant coutre Ini, lui fit faire Une première poute ; C'est ainsi qu\u2019à l\u2019instant mime de leur vortie les œufs recevalent le principe fécoudant.La fécondation ue fait au milieu de l'eau ; l'opération, commencée à la surface, se termine avant que les polusons aient att-iut le fond, et les œuls Bott«nl çà et là.Dès la première ponty, M, Carbonnier vit le mâle chercher à avaler tous les œnfs qu'il rencontrait ; il crsignit d'abord de voir s\u2019évanouir ainsi tout espoir de reproduction de ces inté- ressaits animaux, vais, à sn urande joie, il recoanut bientôt que le mâle, bien loin de dévorer les œufs, leu récoltait daus ss bouche et les portait ensn'te dans le plafond d'écume.La ponte terminée, 14 mâle chasea la femelle ; pisle vt décolorér, elle se réfagis immobile daus un coin de l'aquarium tandis que lui se char- gen seul ds vuins nécessaires à l'honreuse incubation dus œufs, reconsiruieant le plsfond d'écume dès qu\u2019ane Incuue venait à s'y produire, distribuant également Lu œufs.Co tra vail iucessaut dura dix jours.Alors l\u2019éclosion commença.Tout cst singulier ches cos êtess si différents des poissons d'Europe.Dans cette espèce, l'embryon naissint subjt deux transforma lons avant d\u2019.rriver à l'otat parfait ; immédiate- meut après l\u2019écloslon, c'est un vei tétard.Lu queue est biel confuorigée, mais la tête, le tronc et la vé\u2018icule, oœbilisale sont enfermés dans une sphère.1] page en cet état ; les yeux sont visibles, tmul- où ne distingue point Is bouche, Ello nv se forme que du dousidme au treisième jour.Cinq jours plus tard.la vé- sietle ent résorbée et iv petit aulmal vst com.plétement formé.Pecdant tout le temps que durent ces transformation, le mûls continue à prodiguer aux \u201cbryens les soins qu\u2019il à donnés aux œufs.il wage à ln po ratuite de cuux qui séchape prot du plafoud d\u2019écume, les hume avec sa bouche, et les rapporte au pits protecteur; M.Carbonnier l\u2019a vu, sans doute pour économiser res courses, cn récolter aiusi Luit ou dix dupe une seule chuase et les rapporter sans hlewsures ct «ans domtuages.Uela dure ainsi jurqu'à ce que le nombre et la fréquence des fuiteulassent sa pntietire ct lui anuoncent la fin desa tâche.Il abun-tunue alors oa projé.niture à slle-môme.Cs traurport des œufs dans un pid c'écume flottant à ls surface, commun prut-dtre a plusieurs Autres expè es de lu Chine, explique comment les Chinois peuvent recueillir en grande abondance In remencs suinale vn barrant les cours d'eau wvec dos cluies «t des uattes; moyen mis en \u201c œuvre par ceux d'entre eux dont l'iidustrie comsite à empuironuer les rivières ot les lacs, LE FOLBS0N AKO EN-CIEL DU JAPON M.Carloutiier d'est pas seulement un ns turnliste studieux et savant, un piscicuiteur pationt et babile, c'est un vulgarisatour, J'ai cut qu'il avait exposé, sur la terrarse du bord «ic l'eau, tonte uno bérle de petits aquariums contenant diverses espèces de poissons élevés ches lui et par lui, et dont la faune française Jui devra l'acquirition définitive.Aujourd'hui encore, lex personnes désireuses de faire oun- unis ance avec les polusone si curieux que je vicns de décrire, et avec ceux dont il me reste A pu ler, peuvent sv procurer ce pluisir en al- laut les contempler et les étu-iler à l\u2019Expost- tion uvisie et maritime du Palais de l\u2019lndus- vie, A cbté de Vaquarium, où les galauts macro- pudes Uhivvis fout Is roue devant leurs foe mellus charmées et déploient les richesses de leur parure, est un autre récivleut renfermant des hôtes qui no sont ui moins intéres ants, ni moius remarquablement beaux que leurs vois sine; je veux parler des poiesuus arc-en-cisé du Japon.lôves dans un écrin les pierves précieuses dont l'éclat eet le plus vif et la couseur la plos sécinisante, les perles, Jus saphire, Jeu étneruudes, les opales et lea rubis ; vous n'aurez qu\u2019une pâle idée de l'incomparable mosaïque turmée par les évailles multicolores de cit adoruble putit poisson.Mais, s\u2019il ne lo cede en rien au wacropole, pour l\u2019évlat de «a robe et Js vivacité de ses couleurs, comme Juiil se montre attentif et gulaut pour sa femelle ; comme lui il vient Passistor de son aldo su moment difficile de ls ponte; comme lui, mieux encore que lai, il fait un nid pour la couvée nouvelle, solgue, prutége, nourrit lus bouveau-nôs ef ne les alandoune qu\u2019au moment où ses svins n'auraieut plus de raison d'être.L'aro-en-viel ne se couleuts jm, pour Y établir lox œute frais poudus, \u201c'ét«bile une sorte de radeau du bulles; sa construction set plus savante «t réunit toutes les conditions pour passer pour tu nid véritable.Comme le mucropode, 11 forme des bulls d'sir qu'il *uvelopye d'au Hquide gluant et solide ; mais He s'en sert plus directement pour supporter va œufa; il cusille des brins de plautes aque- tiques, en forme un mouveau qu\u2019il unit avec *csbolles d'air; Le radeau ainsi formé augmente d'épaisseur, grâce à l'activité dévorante de son architecte; bientôt, c'est un côue renversé doat la pointe vet tournée vers le ciel; Ive Lulles d'sir multipliées & 1 base dimiongut , ot l'aident à Setter ae nett autant de Lallous où de goalie L'OPINION c'est sur ce montioule humide et qui, gréce à la onpillarité, voit se renouveler cons cesse Vean qri imbibe, et que ls veporiastion eu- traine, que Les œufs sont mollement étalés ; c'est là que les rayons du soleil viendrout les réchauffer et activer leur éolosion.Dès que cette éclosion a eu lien, le prodeat salt que les nouveau-nés, dont présence serait signalée par leur habitation flottsate, seraient menacés per de nombreux ennemis ; 11 ss hâte de les mottre à l'abri et de les rendre i leur élément, sans pourtant les priver de leur confortable demeure ; patiomoient, ot une A ume, 1l brise les bulles qui soutiennent l'ile fmpro- visée ot qui lu forosnt à n'élever au-dessus des saux ; peu à pen elle s'affaisse et, sous Is surface liquide, elle reste accrochée à des ons squatignee et continue «nire deux eaux à abriter la famille qui vient de tre.- \u2014\u2014_ JADIS - - .Nos absences prolongées ont démo- eratisé noscampagnes.Le paye n\u2019est plus reconnaissable, nous sommes devenus des étrangers pour nos paysans.Au fond, je ne suis plus que le locataire du château.Autrefois, on n'aurait pas remué un fétu dans tout l'arrondissement sans consulter mon père.Sous Louis-Philippe même, autant qu'il m'en souvient, les prétets prenaient son avis, quoiqu'il fât un démissionnaire de 1830.Depuis cette époque jusqu'à sa mort, arrivée il y a dix ans, mon père ne quitta jamais Permadeo que pour aller à Londres et à Paris aux expositions d'agriculture.Il vint sussi à Dijon pour mon mariage.Sa mémoire est plus vivante ici qu'e la personue de son fils.Je le vois encore tel qu'il était en hiver.On passait les soirées dans la salle à manger oll flambait du matin au soir un opulent brasier.Nous étions bien heureux, et quand il m's fallu aller à Stanislas pour terminer mes études, je regrettai surtout nos longues soirées d'hiver.Ms mère dressait dans le coin, à droite, son métier à tapisserie qu'elle quittait à tout instant pour donner des ordres.Ma grand'mère, qui vécut fort vieille, passait le temps à tisonner avec d\u2019énormes pincettes, en nous racontant des histoires de la terreur.ou bien disant son office dans ua livre de prières en bas-breton.Après dîner mon père, toujours en hautes guêtres bretonnes de molleton blanc soutachées, qu'il mettait par-dessus son pantalon, allait fumer sa Pipe à la cuisine sur une chaise en bois de chêne où personne parmi nos gens ne se serait permis de s'asseoir.C'est là qu'il causait avec eux du travail de la journée et qu'il donaait ses ordres pour 1e lendemain.Pendant les gros froids, qui cependant ne sont jamais excessifs sur cette côte, il portait une sorte de houppelande en peau de loup et une onsquette à oreilles de même fourrure.Quand le temps était pluvieux, pour visiter ses champs et sé bois, il chaussait de gros sabots jaunes sans courroies.Je le vois encore revenir de ces excursions avec du givre sur ses favoris, le nez bleui par ie froid et l'œil larmoyant, déposant dans un coia du vestibule son grand bâton de houx brûlé, terminé par uno fourchette eu fer à deux dents.Son cabinet était dans ln tour carrée où nous avons fait le petit salon.Il y recevait ses fermiers et les gens d'affaires devant son grand bureau d'acajou à cylindre.Invaria.Llement, de cing & six heures, pendant qu'on servait le diner, il lisait le Journal des Débats.La Quotidienne êtait lue par raa mère, à haute voix, pendant la soirée, Il venait assister à mes leçons qui m\u2019étaient données par le bon abbé Jégu qui avait une grosse loupe sur le front et qui, i par habitude de soander Viegile, scandait aussi ses paroles.Mon père était tous fier quand il pouvait écorcher une réminiscence d'Horace et de Cioéron.Au dijea.ner, il me faisait souvent des questions dou d'histoire et de géographie, 41 ohollaai dos minutes, ain d'avoir à répondre méme.et alors c'étais plaisir de le voir PUBLIQUE triomphee ; se grosse voix remplissant le château, oùr il avait gardé la haute note des commandements de cavalerie.De son fauteuil, me mère, toujours en bonnet de guipure à cocarde violette, gouvernait la maison.Eile avait une voix nasillarde, trainante, qu'imite en parlant, à #'y méprendre, notre vieille servante, qu'elle à gardée vingt-cinq ans à son service.C'était, auprès d'elle, une allée et une venue perpétuelles de paysans et de pauvres gens qu'elle recevait tous avec une grâce un peu raide, et qu'elle renvayait toujours eatisfaits.Grand'maman trou vait à redire à tout et donnait toujours des ordres qu\u2019on n'exécutait jamais.Ah ! quels bons feux de chêne, devant lesquels mon père s'endormait souvent |.Quelles causeries simples où l'on revenuit toujours sur les mêmes sujets, le temps, la chronique de Roscoif de Lemneveu, les dernières nouveiles de Prague, la chute prochaine de Louis-Philippe.De temps à autre, par les gros temps, en pleine nuit, tous nos gens partuient au sauvetage, avec des paquets de cordes et de longues perches sur les épaules, mon père et l'abbé en tête.Ma mère préparait sa pharmacie.Nous n'avons jamais recueilli qu\u2019un soul naufragé.C'était un pauvre matelot suédois.Dens ces nuits affreuses, la mer semblait gronder sous nos fenêtres ; c'était comme des écroalements de rochers : on aurait dit que dans les combles passaient en vooiférant des charges de cavalerie et des promenades de géants dans Les hautes futaies et les bois vorts.» \u2014\u2014\u2014__ NOUVELLES DIVERSES On mands de Winnipeg, le 30 : Les pommes de terre se vendent à raison d'une piastre par minot.Tous les employés mc l'embranchement du chemin de Pembina ont été renvoyés i Vexoep- tua de quelques-une.nyse des gelées et de ls nuige la semaine dern! à Winnipeg ; il ya muintensut une couche de trois pouces de neigu eur ia terre, mais il n'y à pes encors de glare ur low rivières.Letempe est busu maintenant, Le Fres Press annonce d'aue manière semi- officielle que lv lieut.-gouverneur ot lus mem- bees du conseil du territoire du Nurd-Uuest ue seront nommés avant le printemps, Il ent nésamoins que deux ou trois magistrats etipondiaires scront nommés.Les colons établis dans le voisinage du Portage de la Prairie, qui ont où beaucoup à souffrir des incursions des Sioux qui se rout réfugiée du côté américain, ontapprisaveo beaucoup de plaisir, par une dépèche d'Ottawa, qu'on allait établir un poste militaire sur la frontière de l'ouest.Les rails pour le chemin de fur de Phillips.bury, Fernham ot Yama ks sont arrivées à Montréal.La première section de lu ligne, depuis 8¢.Hyacinthe à St.Pie, sera tormiuée svant la flu de l\u2019année.Los chars et les locomotives sont construits à Kingston.Le juge Johnson vieut de rendre son juxe- meat dans Is cause intentéo par le gouvernement de Québec contre Joha B.Miidiomiss, pour faire annuler l'acte de vente da terrain des \u2018Tanneries.L'action du gouvernement a 4 déboutée par ls Cour.Les rails du chemin de for Richelleu, Dram- moud et Arthabasks sont actuellement posées Jusqu's Drummondville.Les travaux ev continuent aveo beaucoup d'sctivité, Bi on atteint Acton, comme on l'espère, avant l'hiver, M.Senéonl.le contracteur, aura récllement accompli ua t -ur de foros, nos informations, dit la Œuscite de Borel, le gouvernement devrait à la compagnie 925,000 et n'aurait payé que.85,000 |.M.Unrter, avocat, de Montréal, woot press à In cour Su pour obtenir que la Com- de nr soit déclarée en fail.La Cour s\u2019est rendue à la demande de M, Carter.M.Bhind à été nommé syndic dans cette uéfaire, avec instruction de faire rapport sur l'état des affaires de la Compagale d'ici à dix Pocoit entimé à un deml-million de pinstres.La Conpognie dits Morris Rim Coal Uome ne Task, eet créancière de le Com- pour 350,000 piastres.11 Novemere 1876 Le Franco.t'unadien annonce que ls filature de laine, Is manufacture de faïence, la poterie Farrar et le manufacture de chaussures de la ville de St.Joan, enverront à Philadelphie des échantillons qui, au dire de M.Perrault, ne dépareront pas les somptue'ves galeries de l'Exposition Universelle de 1876, Notre manufacture de faïence, ajoute le journal, est quelque chose d\u2019unique dans ls Puiv- sance, ot Yoo peut dire aussi qu'il on est de même de la poterie Farrar, où le département des articles de fantaisie fait depais quelque temps l'admiration des visiteurs.Un affreux malheur, qui & jeté la cousterna- tion dans Québec, est survenu au vapeur Monf- morency.Nous empruntons au Courrier du Concda les détails de In catastr.phe : \u201c Samedi, 30 octobre, à trois heures, le vapeur Montmorency quittait son qual, ayant à son bord un grand nombre de cultivateurs de la Ste.Famille et de Sto.Anne.[I faisait slom uno vrale tempdts de urd-est, et 11 suffit d'avoir fait voile une fois en cet endroit, par une forte brise, pour savoir combien Ja mer est meuvaise entre lu rive nord de lile d\u2019Uriéans « les paroisses du Chatesu-Hicher ot de Ste, noe, ** Cependant, malgré Is fureur des flots, le vapeur se rerdit beurcusement jnsqu'en face de la ste.Famille.Aussi, est-il bien probable que si cette paroisse eût possédé un quai, on n'aurait pas aujourd'hui à déplorer la perte de 19 malheureux.+ Les pansagers à cetendroit communiquent du vapeur à terrs au moyen d\u2019un chaland, Un premier voyage se fit heureusement.Quarante- deux personnes, hommes et femmes, s'em- barquérent dans le chaland, pour le deuxiéme voyage.Mais à peino l'embarcation s\u2019était- elle avancée de quelgues pieds, que le vent et les flots la poussérent sous I'vile du vapeur, et le roulis de c dernier Ja fit sombrer.\u201cOn entendit slors un cri affr-ux, poussé par les malh- uceux qui se débittalent déjà au milieu dus vagues on furie et cherchufens vainement tour salut 4 Les employés «lu vapeur et les passagers qui étai- nt eucure à bord, se dévouèrent aies Au secours de ceux qni se noyalent.Les una furent enisis par les cheveux, les autres à la gorge, d'autres enfin par les membres, et repè- Chés sur le pont du vapeur.Mais, bélus! dix- neufdispsrurent à jamais, parmi lesquels on en compte 15 de lu Ste.l'umille, deux jeunes gens de Québec qui étaient partis en excursion de chasse, et deux inconuus.& Il y eut des actes vraiment héroïques.Un malhenreux, voysut sa femme se noyer, #6 lança résolument & I'esu ct réussit à le sauver, sprès une lutteterrible.Un M.Drouin & péri en voulant porter secours à son frère, qui & pu so sauver, « Dans lnne des roues lu vapeur, on à trouvé deux cadavres, se tenant fortement enlucés, et les membres raidis par le froid.Ile ont dû faire de violents cffuris, car l'un d'eux avait les ongles des doigts entièrement déracinés et In mort v'avait pu leur faire lé-her prise.\u201c M.le curé de la Ste, Famille et le docteur # soul reudus à burd du Montmorency, et Ont prodigué leurs svins aux malades avec uns charité dignu d'éloge.« Hier, aucun des cadavres n'avait sucore été retrouvé.# Voici la liste des victimes : \u201c Madame Marqui-, 50 ans ; Melle Magloire Prémout, M.F.X.Hébert, 40 ans; M.Drouin, frère de M.Drouin, iustituteur ; un petit yar- gon de 12 ans, On pense que c'est le file de M.Hébert.M.Xavier Arselin, 60 aus, 11 tenait sa petite tillo dans ses bras ; M.Joseph Asselin, 50 sus ; Madame Abrabusm Asselin, dont on n'a vu aucune nouvelle, probablement périe ; M, Pierre Gosselin, 39 ane; M.La- poiute, M.Poulin, M.B.Ma ceau, deux frères du nom de Fontaine, M.Joseph Leblond, M, Morency, M.Martel, file, M.Jean Lapointe tils, et un cultivateur de St.François.\u201d \u2014\u2014\u2014me\u2014_\u2014 LA RÉPUBLIQUE DE ST.MARIN On lit dans le Journal officiel : «M.ie comte de Bruc a remis le 5 d\u2019octobre uarnier à M.le ministre des attaires étrangères les lettres qui l'acoréditent en qualité de chargé d'affaires de la République de Saint-Marin près le gouvernement francais.» L'État de Maint-Marin, petit enclave du royaume d'Italie, « conservé, maigré l\u2019annexion des Etats du pape, son rang parmi les Etats européens.Son indépendance, reconnue depuis quatorze cents ans, n\u2019a subi aucune atteinte dans les remaniements dont la péninsule italienne % été le théâtre, Aujourd\u2019hui, comme aux siècles passés, La République de Saint-Marin conserve le droit de frapper monnaie, d'entretenir une force armée, et d'aterbditer des représen.| tants auprès des puissances étrangères.a rom 11 Noveusre 1875 Avpols République d'Andorre\u2014ls première puissance de l'Europe en suivant l'ordre alphabétique\u2014et l'Etat monarchique de Monaco\u2014monarchie à roulettes \u2014ls république minuscule de Saint-Marin est un curieux spécimen de gouvernement en ministure.Deux capitaines\u2014cspitaine en premier êt capitaine en second\u2014y exercent le Pouvoir exécutif, Ils ont sous leurs ordres, pour maintenir le respect dû à Ja loi, une troupe oompo- sée de quarante soldats.C'est plus que suffisant dans un pays qui mesure une superficie de cinquante-neuf kilomètres carrés, et qui compre, 6h tout, sept mille citoyens.Le chef lieu, à lui tout seul.possède trois mille habitants.À côté de deux chets du pouvoir exéou- tif fonctionne une cour de judicature élue.Le conseil est composé de douze magistrats, dont les deux tiers se renouvellent tous les ans.Enfin, le pouvoir législatif est exercé par soixante députés élus.La légstion de Paris était vacante depuis trois ans environ, époque de la mort du dernier ministre plénipotentiaire, M.le due d'Acquaviva, comte d'Avigdor.-\u2014\u2014__ M.le Dr, Duchesneau est nommé préfet du génitencier de St, Vincent-de.Panl.Mer.Blanchet, archevêque de l\u2019Orégon.dépasse maintenant ss B0ème année.C'est le pins 8gé des évéqnes de l\u2019Eglise catliolique daus les Etats-Unis.Mgr.est né à Québec le 5 septembre 1795, Il est à peu près certain que M, Joseph, ma- gietrat stijendiaire du district de Gaspé, sera transféré à Beaularnois, en remplacement de M.Ouimet, le magistrat démissionnaire, Le Parlement fédéral se réunira le 14 on le 15 janvier prochain.M.L.U.Fontaine magistrat stipendiaire du district de Joliette, à transféré sa résidence de l'Asromption à Joliette.M.Patrick Macqnisten, l\u2019inepecteor de Ia cité, a obtenu un congé de trois mois.Il par.tirs la semaine prochaine pour l'Angleterre, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_.L'OPINION D'UN ANGLAIS SUR LA FEMME FRANCAISE On sait qu'à l'étranger, la légèreté et la frivolité des Français et même des Fran- gaises sont passées depuis longtemps en axiome.Or, voici un Anglais, M, Marshall, qui, après avoir passé 23 and en France, vient déclarer, avec preuves à l'appui, que dans les soins du ménage, Ja Française est bien plus entendue, bien plus sérieuse, bien plus économe que la femme anglaice, et la | pati Gazette d'Augsbourg, dans son compte- rendu sur le livre de M.Marshall, French Home Life, reconnait qu'il serait fort à désirer qu\u2019il fût traduit en allemand, parce que les femmes d outre-Rhin, qui passent pour les meilleures ménagères, y apprendraient une quantité de choses des plus utiles po: pour elles.Le préjugé général, dit Ia feuille allemande, est que la cuisire française est l'art de donner du goût à des mets qui n'ont pas de consistance nutritive, que la toilette française n'est que fanfreluche.C'est tout ce qu'il y a de plus faux.Les mets qu'on prépare dans les familles françaises sont \u2018plus nourriseants, plus saine que ceux de la cuisine anglaise.La Française s'habille, non-seulement avec plus de goût.mais aussi à moins de frais, et d\u2019une façon plus hygiénique que l\u2019Anglaise.Or, dit M.Marshall, la toilette des femmes est devenue, dans ces dernières années, une des grandes questions du temps ; elle n'est par encore devenue un des problèmes sociaux dont n'occupent les gouvernements, L'OPINION mais elle à acquis une extrême importance.Les hommes ayant ranoncé au luxe de la toilette, cherchent aujourd'hui à 26 tisfaire leur vanité et leur goût pour le beau par ls toilette exagérée de leurs femmes.Ce travers existe aussi en Angleterre ; les classes inférieures y sont atteintes d'une rage de toilette qui a produit les résultats les plus lamentables.Les An- élaises, n'ayant aucune notion de goût, cherchent à se guider sur les toilettes des grandes dames, ce qui les entraîne à de toiles dépenses.\u2019 Les Françaises, au contraire, qui ont tou- tex une aptitude spécinie pour les couleurs et les coupes des vêtements, ne prennent pas modèle sur les toilettes tapageuses, mais elles raisnnnent elles-mêmes l'ensemble de leur toilette, et, en y mettant le temps et la réflexion, elles arrivent à s'habiller de façon à paraître charmantes sans trop dépasser les limites du budget du ménage.C'est là l'aune des combinaisons les plus sivantes; mais tandis que le femme anglaise gaspille l'a: gent pour s\u2019at- tiffer plus ou moins ridiculement, la Fran- aise finit par ee constituer une garde-robe qui réunit toutes les qualités désirables de bon marché, de durée, de simplicité et d'élégance.\u2014\u2014 SEMAINE POLITIQUE La session de notre Législatare Provin- cinle s'est ouverte la semsine dernière.À la première séance, le député de Gaspé, l'hon.M.Fortin, a été élu speaker à l'unanimité.Le lendemain, lecture du discours du Trône.Voici le texte du document officiel : Mons.Messieurs du Consedd Législatif ; Mrsricurs de l'Assemblée Législation : En vous souhaitant Je bienvenue, au mo- mebt de votre réunion pour commencer lea travaux du troisième parlement de cette vince, je vou félicite et je félicite le pays sur la tranquillité et le bon ordre qui ont régné pendant tes dernières élections.Cet heureux Tésultat est dû, sans douto, à la loi passée par vos prédécesseurs durant ia dernière ainat qu'aux bonnes dispositions de notre population.Je rgrette que notre province n'ait pu échapper à 1a crive financière qui es fait sentir si vivement dan- toute la Pnissince ; mais je remercie In Providence de l'abordante récolte qu\u2019Elle nous a donnée, «t qui nous permettra d'attendre plus facilement des jours mvilleurs, Lex difficultés rencontrées pour ls négocis- tion de teurs bons syant obligré lus compagnies de chemiun de for de le Rive Nord et de Montréal, Utiqwa et L'entreprise, renoncer à l'œuvre ju\u2019olles avaient entre, J'ai cru que mous gouvernement devait prendre les moyens d'assurer la cunfection d\u2019un cavrage d'ub dépend la prospérité de notre province, et dans lequel des sommes conridérables ont déjà été engs- Réee.Une mesure à cet effet vous sera proposée, et j'espère qu'elle rencontrera votre appro- on.J'ai fait r une loi qui, tout en res; tant ph tir poid Jot drolte et privilèges des catholiquen et des protestants, changers la direction du département de l'Instroction Publique et en rendra 'admitilstration plus «ff- cace.Je suis b de vous a; re de mode nouveau lotrodait à Ia raière siesion ur faciilter la colonisation de noe terres publiques a été couronné de sucoèe.Mersieurs de l\u2019Auemblée Légisiatios : Les comptes publics pour l'année focale écoulée seront mis devant vous.Nonobetaat la crise finan(ière, je suis heureux de vous annoncer que les finances de la province soat dans un stat ratisfaisant.Honorables Messieurs ot Messieurs : Persuadé que vous apporteres à l\u2019aceomplie- sement de vos importante devoirs le a sagesse, et le dévouement à notre cieuse Bouveraine qui ont distingué vos prédé- cesser, je fais des vœux pour que, avec l'aide de la divine vos træavanz procerent à cette province un accroissement de bonheur et de prospérité.\" 2e La Cour de Révision « proncacé eon Jugement dans les élections contestées de Montréal-Centre, Argenteuil et Chambly.Elle a confirmé à l'unanimité, dans ces trois ons, les décisions de ia Cour Supérieure.PUBLIQUE MM.Cushing et Jodoin perdent leurs droits politiques, tandis que M.Devlin pourra se représenter si le cœur lui en dit.Rien de bien d'important en Europe, Une dépêche officielle, reçue du général Martines Campos, rapporte que le dernier corps de carlistes restant dans la Catalogue, au nombre de 680, ont demandé l'amnidiie.On sssure que Ia paix est, conséquence, complétement rétablie d Is province.Dans In correspondance berlinoise de la Pull Mall Gasette, il est affirmé que Ia Russie n\u2019est pas désireuse d'agir indépendamment des autres cabinets dans l'affaire de l\u2019Herségovine.Les trois puissances continuent de s'entendre parfaitement.En France, le duo d'Audiffret Pasquier a té élu président de l'Assemblée au moyen d\u2019une combinaison de la Gauche avec une portion de ls Droite.On regarde cet acte comme uue dé monstration contre les bons- partistes.A.ACHINTRE.A POESIE UN BOUQUET DE NUCE Vans insonres suk L\u2019Ausux pe Moe G*** Je contemplais un jour les fleurs toutes fanées D'un bouquet nuptial \u2014gage d\u2019un jour heureux\u2014 Que l'amour oublia, depuis bien des sanées, Loin des regards, eu fond d\u2019un vieux tiroir poudreux, Jadls il eut un jour de fête et d\u2019allégresse, Dans le temple sonore, aux pieds du saint autel, Il ourprit les rerments et les instants d'ivresse, L'amour sugaste st doux de ce jour solennel.Artisterment penché sur deux globes d'ivoire lt nageantdans la soie aux replis ondoyants, Il vombiait immortel \u2014aimer, prier et croire\u2014 Pures flammes ducænr, surore des printemps ! Mais il out préféré l'aspect de la nature, Bon sourire éternel et ses rayons oléments, L'étoile dans Le nuit, étincelante et pure, Les oiseaux dans les nids, len parfumns dans les (champs.PTO- Xl eut aimé le sort desfoullles passagères, Qui voyagent au gré des ondes ot des vents, Qui sous un ciel d'asur pénètrent les mystères Des bois aux verts aresaux, des Ines aux flots dor- [tounts, Il o's plus 608 parfums et sa fraicheur vormeille, Du bonheur d'autrefois péle et dernier iamboau, Au fond d\u2019un vieux tiroir maintenant il sommeille, Ainsi qu\u2019une momie su fond de sou tormbess.Boovarp Hror, WENTURERS ET CORSURE LE GAOULE IX (Suite) \u2014Le plan que nous avions arrêté n\u2019em- pus fexboution de sol ace j'ai e, reprit © de Saint.eT, Sn 2 ont es oreilles, au vous le aver: faites ou faites faire bonne garde à l\u2019entour.pit Fa pr res ul posté quatre n en faction.Macandal, cette fois, rentendra rien de ce que nous dirons.\u2014Tu es homme de précaution, compère.Allons, vide un peu de cette bouteille dans ton coul, et À la santé de In comtesse ! Fabulé, après avoir fait le signe de la croix avant de boire, selon l'usage perpétué ches la race noire, svala un coul d'eau- de-vie, ration équivalente à un plein boi \u2014Nous étions convenus, n'est-ce pas, Maubres, que Fabulé profiterait du tumulte qu\u2019occasionners [insurrection des colons contre M.de la Varenne, pour uer pel les esclaves un mouvement l\u2019aide duquel il se jettera, torche et couteau en main, eur l'habitation.Du Buc, et enlivers le prisonnier blanc Vous ue tions à cet bomme, Fa ; Li vous porcs à ne resuler devant aucun orime pour l'arracher de son cachot et l'emmener à votre camp.Je vous direi plus tard le sort que je lui réserve.| \u2018 539 =\u2014Tu as entendu, compère ?\u2014Parfaitement, maître.\u2014Mais, reprit Maubrac, si par hasard, en suite des révélations de Macandal, Du Buc avait fait disparaître le prisonnier ?Lucinde ne t'a rien dit à ce sujet.\u2014Rien; elle ignore sans doute si ces Messieurs ont pris un tel part.\u2014d'ai prévu ce eas, fit In comtesse; voilà pourquoi ja: moilitié ou complété riotre projet primitif.Etes-vous homme, Fn- ulé, à mener de front deux entreprises, A fiapper deux coups à la fois ?\u2014J ai deux cents nègres sous mes ordres, répondit Fabulé.J'en puis mettre cent d'un côté, cent de l'autre: moi au milieu, un bras et un œil à ciroite, l'autre bras eu l'autre œil à gauche, et pourvu que les soldats du gouverneur ne m'arrêtent pus en route, je me o:0is caprble de tout oser, de tout entreprendre, de réussir à tout, \u2014 Bravo, compère!\u2014Achevez, comtesse.\u2014Eh bien! il s'agit «dl'éguliser la partie entre MM.Du Buc, «l'Autanne et mui; it faut que l\u2019eujeu soit le même.Si le pri sonnier blanc n'est plus chez M.Du Bue, faisons de notre côté un prisnr.ior, ce qui nous permettrsu de traiter ensuite cle pair.Pouvez vous done, Fabulé, entever nude- moiselle d'Autanne, et me la garder aves tous les respects qui conviennent à une femme de #4 condition?Ce sers un otage récieux.Je la rendrai à M.Du Buc en change de Dutiost.Expliquez tout cela d'une msnière précise à Fubul-, mon cher Maubrac \u2014J'ai bien compris, maîtresse, soyez tranquilie.2h me seinble même.tit Maubrac, qu'il serait plus simple et plus sûr d'enlever mademoiselle Antillin et de fouiller en même temp- là case de M.Lu Buc; vous en serez quitte pour rendre votre prison- niére si nous trouvuns l'homme que nous cherchons.\u2014ÀA merveille.Vous suivrez exactement ces instructions, Fabulé.\u2014Vos ordres seront exécutés filèlement, maîtres»e.\u2014Si vous vous faisiez nider par Lucinde pour cet enlèvement ?quelques indications de sa part en faciliteraient peut-être l\u2019accomplissement.Fabulé secoun In tête en signe de refus.\u2014Non, non, dit-il, cette fille n trop sitné ses maîtres.Si un excès de remords la prenait, nous serions perdus, J'ai plus «de confiance en moi seul qu\u2019en personne.\u2014Fuiten comme vous l'entendres.Je me charge de votre absolution, Fubulé, après cette campagne.\u2014Merci, maîtresse.Fabulé aiffin alors les quatre nègres qui composaient sou escorte : ils se présentèrent à la porte de l'ajoupa.\u2014 Regardez bien cette dume, leur «lit il ; c'est le bon Dieu qui l'a envoyée dans ce ys pour le bonheur der négres.Ni jamais elle à besoin de vous et que je ne sois pus là pour vous commander, faites tout ce quelle vous dirs; obéissez.lui comme à moi-même.Quant à celui-là, ajouta Fabulé en «tésignant Maubrac, vous savez qu\u2019il est depuis longtemps notre compère.Les quatre nègres, imitant leur chef, se prosternèrent à genoux devant madame de Saint-Chamans.Quand ils furent partis: \u2014Te voilà général en chef des marrons, ma chére Claudine, fit Maubrac ; cela peut servir, on ne sait ce qui arrive.Madame de Naint Chamans quitia l'a- Joupa de Maubrac avant le jour.Elle retrouva à moitié chemin®a\u2019 chaise & porteurs attelée de quatre négres, qui la ramenérant 4 Saint- Pierre.L'agitation soutliée par les amis de Mau.brao avait fait de rapides progrès pa: mi les gens de leur espèce.Île n'avaient ps manqué de rencontrer de vives sympathies ches les mécontents et les turbulents qui foisonnaient en ce temps-là 4 la Mari.nique.Un ne parlait de rien moins que d\u2019une prise d'armes, et le nom de du Parquet de Clermont, comme chef de cette petite révolution, fut mis habilement en Ciroulation, selon les ordres Inissés par Maubrac à deux ou trois de res amis les plus sûrs.Clermont, épouvanté de cette manifestation qui venait troubler sa vie calme et exempte d\u2019ambition, s'était enfermé dans aa maison, bien résolu à ne point «6 montrer.Quant aux colcns, si décidés qu'ils fussent à défend e leur indépendance ou- ©, ils se défièrent de cet excès de zèle de ia part d'un tan d'aventuriers à qui In snintetd de leur cause était étrangère.Par- faitbment rassurés sur les sentiments et sur l\u2019inertie de Clermont, ile songèrent tout d'abord à réduire au silence les amis de Maubrac et à se débarrasser d'eux.Main Is Varenne avait été informé du touvement insurrectionnel ; déjà sur ses gardes, il se miten marche pour le Pré- 540 .cheur, et y arriva au moment où les premiers cris tumultueux se faisaient entendre.Le nom: de Clermont ayant frappé son oreille, et sachant l\u2019influence que ce nom.sinon le personnage qui le portait, exerçuit sur l'esprit des colons, il erdonnt l'arrestation de ce malheureux.Vainement Clermont euaya-t-il de protester de son innocence, la Varenne le fit placer sous bonue escorte et conduire à Saint-Pierre.Cette mesure énergique et l'immobilité de colons devant leur manifestation intimidèrent les partisans de Maubrao.Deux ou trois d'entre eux ayant été également arrêtés, ils craignirent que la partie ne fût verdue avant même d'avoir été en géo.11s se dispersèrent d'abord ; mais La honte d'une défaite si prompte rendit le cœur aux plus audacieux qui se réunirent bien és à entamer une lutte sérieuse.Le souvenir des libéralités de Maubrac et des engagements récemment pris envers lui enflamma leur courage.Etonnés de l'indifférence des colons, || pensèrent que le moyen d'échaufter leur enthou siasme était d'enlever du Parquet des mains de I'escorte chargée de le conduire à Saint-Pierre.Ils ne doutaient pas que Voutrage fait au descendant de l'illustre chef n'entrainât les créoles à le venger, Ce groupe d'aventuriers hurdis prit done le chemin de Saint-Pierre, rencontra l\u2019escorte de du Parquet, à laquelle ils livrérent un vif combat.L'écho de la mousqueterie vint jeter l'alarme au Prêcheur et parmi les colons et chez de la Varenne.aventuriers furent promptement mis en déroute ; on en apporta la nouvelle au Prêcheur, en annonçant que l\u2019eucorte avait continué sa route sur Saint-Pierre.Les colons, en apprenant l'arrestation de l'innocent du Parquet, qu'ils avaient ignorée, virent dans ce fait un attentat à eur dignité.Ils se réunirent aussitôt chez Du Bue.En entendant le bruit du combat, et craignant que l'affaire ne tournât de façon à compromettre leur situation, ils réno- lurent de prendre l'offensive vis-à-vis de la Varenne et d'accepter l'alliance qu\u2019ils swvuient d'abord repoussée, avec les créatures de Maubrac.Ils firent donc sommer le gouverneur d'avoir mettre du Parquet en liberté.La Varenne, outré de cette résistance, expédia immédiatement à Saint-Pierre l\u2019ordre de faire fusiller sans retard le prisonnier, et, en même temps, il se dirigea vers l'habitation de Du Buc, résolu de l\u2019arrêter sachant qu'il était, avec M.d\u2019Autanne, l'instigateur de ce mouvement.Lau Varenne traversa d'abord l\u2019habitation d'Henri avant de se rendre ches Du Bue.Il entra un instant dans ln case du créole, abandonnée, alors, à la Barde d'An- tillia et du vieux chevalier impotent, qui jurait de colère de demeurer cloué dansson fauteuil, en un moment où il fallait tirer l'épée.Antillia apparut sur le seuil de la porte, et fit à son hôte les honneurs d'une ospitalité mêlée de gêne, mais où la grâce etl coprit ne manquérent pas.La Varenne, qui s'était déjà enthousiasmé d'Antillia dans une première entrevue à Saint-Pierre, demeurs, cette fois, comme ébloui de Is beauté de la jeune eréole.Il s'éloigna tou.pensif, médiiant un projet qui devait, duns en nsée, met- trefin à cette lutte où étaient compro- mires son autorité et son influence.Il abordu done ls maison de Du Bac transformée, moitié en forteresse, moitié en salle de conseil, non plus en chef irrité, mais en Parlementaire, Il laissa son escorte au bas de Is savane et s\u2019avança seu jusqu\u2019au seuil de Ia case.D'Autanne et Du Buc vinrent à sa rencontre, en lui montrant le respect qu\u2019on doit à un chef représentant du pouvoir royal.\u2014Messieurs, dit Ia Varenne en mettant pied à terre, le temps presse, les circonstances où nous nous trouvons sont graves : hâtons nous d'arrêter ce déplorable conflit.\u2014Allons au but, soit ! répondit d\u2019Au- tanne, \u2014Tel est mon plus vif désir, messieurs.lirons-nous en quelque endroit où nous puissions oauser tous trois.D'Autanne, Du Buc et le marquis s\u2019enfermèrent dans une pièce de l'habitation.-Voyons, messieurs, leur demands Ia Varenne, à quoi prétendez-vous ?\u2014Nous ne sommes pas les agresseurs, dit Henri; c'est donc nous qui vous demanderons une explication, monsieur le marquis.Une bande d'aventuriers, sous un prétexte que nous ignorons, et qui certes est étranger à la cause que nous voulons défendre, nous autres, contre vos attentats et vos abus\u2014une bande d'aventuriers, dis-je, provoque un soulèvement à le suite duquel vous arrêtes brutalement et faites conduire prisonnier à Saint- Pierre M.du Parquet de Clermont.\u2014 C\u2019est vrai.messieurs, interrompit Is Varenne.\u2014Vous avez oublié, monsieur le tuse- L'OPINION uis, de quel res; nous autres créoles, ontourone ce Coonan de l'illustre fondateur de cette colonie, et vous ignores que M, du Parquet de Clermont est inon pable de prétendre au rôle ambitieux dont vous l'acousez.Vous nous aves froissés dans notre religion des souvenirs, et vous aves commis une nouvells injustice, un nouvel acte de despotisme à sjouter & toutes vos injustices et à tous vos abus de pouvoir.Rendez d'abord la li à M.du Parquet, et nous traîterons enfuite.y De ls Varenne ce rappela, à ce moment, l'ordre qu\u2019il avait donné de faire fusiller Clermont.Il se leva, ouvrit la fenêtre, fit signe à un des hommes de son escorte, et lo ommandade sorendre immédiatement t-Pierre, avec mi suspendre l\u2019exécution du prisonnier.\u2014 Vous voyez, messieurs, ajouta-t-il en #adressant aux deux oréoles, que je me montre accessible & vos réclamations.Je somprénds le respeot et l'intérêt que vous inspire M, du Parquet de Clermont, \u2014Nous vous remercions, monsieur le marquis de cet acte de condescendance.\u2014 Maintenant, reprit la Varenne après un instent d'hésitation, il est un moyen plus simple et plus facile de nous entendre et d'arrêter, sans plus d'effusion de sang, cette révolte naissante.\u2014Nous vous écoutons, monsieur, parlez, \u2014Vous vous plaignes de mes injustices, de mes abus de pouvoir, de mon despotisme.Jo ne veux examiner si vos griefs sont fondés.Ce que c'est qu\u2019il y & mésintelligence, antipathie entre nous.Peut-être cela provient-il de ce que nousne nous comprenons pas bien.\u2014Où voulez-vous en venir?demanda Henri.\u2014 Monsieur d'Autanne, reprit le gouverneur, rapprochons-nous les uns des autres par d'autres lier= que ceux de I'intérêt public.\u2014J'ignore ce que vo ules dire.\u2014Vous avez une sœu onsieur, jeune, charmante, ches qui l'es; 'e dispute à ls grâce et à la beauté \u2014Aprés?\u2014Faîtes-moi l\u2019honneur de m'accorder sa main.Ce mariage que j'ambitionne de toute ls force de mon désir, sera le lien désormais sacré qui fers que votre cause sera la mienne.Henri se leva, et d'une voix pleine de calme et de di ite : je, dit-il \u2014Monrieur le ui t-il au gouverneur, mademoiselle d'Autanne n'est point faite pour aider vos projets.Ma sœur est tian à son cousin M.Du Bue, et lors mème qu'ils consentiraient l\u2019un et l'autre, ce dont je doute, à rompre leurs engagements, je vous avoue encore que je vous refuserais la main de ms sœur, \u2014C'est une insulte, monsieur ! s\u2019écria lo Varenne pâle de colère.\u2014Non, monsieur ; c'est une réponse à ls demande que vous m'avez faite.Je n'ai point foi en votre tendresse pour ce jy* et j'ai confiance dana l'affection de M.u Buc pour Antillis.Vous manqueriez dans huit jours à vos promesses et vous me forceriez, moi.À tirer peut-être l'épée contre le mari de 1; 4 sœur\u2026Et d\u2019ailleurs.-\u2014-Et d'ailleurs, interrompit brusquement Du Buc.il y a un moyen plus simple encore de nous réconcilier, puisque telle est votre intention.Vous êtes, monsieur, su pouvoir d'une {unime qui a souiflé cette révolte, après vous avoir conseillé vos plus détestables actions, dans l\u2019unique but de se soustraire à ls vérité, que vais faire éclater.Cette femme.\u2014 Monsieur, interrompit Ia Varenne avec vivacité, je voudrais arrêter sur vos lèvres une accusation passionnée peut-être et qui est sur le point de devenir une ca lomnie.Puisque vous n'ignores l'affection qui me lie à madame de t-Cha- mans, mais que je suis prêt à sacrifier à un désir de ie etd un acte de bonne litique, ue vous n'ignores pas cette = ds Je, vous me reconnaitrex bien le droit de mettre madame de Saint.Cha.mans à l'abri d\u2019injurieux soupçons.Xavier Etui.\u201cÀ continuer) Les fournaises ordinaires, lès appareils de chaaffage par Is r, et les podles dont BOTS BOUS servons dans Nos malsons, ne sont point nécessairement ux, sf uo ee) pace suffisant est lainsé entre lee conduits et la charpente pour permettre à l'air une libre cir- oulation, et, les feux qui errivent, conséquence de is négligence de cette simpie ution, ne sont que le résultat de l'oubli du devoir de la part de ceux qui devraient les prévenir ; comme susel ie a dre ne lice d'assurance, de le ef de mille, out un pete orne! a tre La Siadecens, ipagnie d'assurance con! le feu et dous le bureau est au No, 13, Placed'Armes, Montréal, est prête à prévenir les conséquences de cette lucurie coupable.preudre une Ë PUBLIQUE 11 Novemsre 1875 COMPAGNIE D'ASSURANCE \u201c LA ROYALE CANADIENNE\u201d Capital, - - .- $6,000,000 Actif Disponible, - - $1,200,000 OFF ICIERS : Présidents J.V.8 | ioe-Prévident; JO A Mer.Sec.et Trés.ARTHUR GAGNON.Sani finda AGE Pier Gérant de la itil be PONTIER.ACTIF EN OR.et autres valours et es Havre do Montes Stocks de Banques.Wyp+th i blog.Fonds consolidés de Idée Quélies.Billets Recevables pour Primes de In M: Balsnees t t\u2014E.-U.ot Oi Artunement } ot où dépôt ee ts transmises, et Prime qu Divers Comptes dus le Compagnie pour Sauvetage, \u2018Asrurencos renouvolées, &o.anads.2e => BIZNPYESSRE $1,175,237 & PASSIF | ssure Incendie.ainsi les Bâtiments Lo re EL So aus Les Patients v de première olasse.\u2018ageant dans les caux intérieures ot vapeur el à voile Océaniques BUREAU PRINCIPAL : 160 RUE ST.JACQUES, MONTREAL.6-45-4-141 A VENDRE \u2018Ga LESANG, C'EST LA VIE.ŒUVRES COMPLETES DE L'ABBE CASGRAIN, \u2014 Toute personne qui expédier à l'éditeur, M.Dar- CELEBER veau, par le poste, dans une lettre afranchie, | a somme d\u2019une plastre et cinquante Sootins (SLI recevrs 2 poste, les œuvres com lAbbé Crerriv ly ormant les trois volutes suis 0 Histoire de la Mère Marie de I\u2019Incaraation, 1 vol.in-80.20.Biographies Canadiennes, 1 vol.in-80, 1 3 Lésou es Canadiennes et œuvres diverses, Cha que personne qui enverra le montent de douze exemplaires Tecevra le treisième pratir, Les conditions sont les mêmes pour le Canada et dreams gait: M.0.DARVEAU, [m- primeur, Rue de ln Muntagne, Qu td A- 140, ND ASSOR ENT DE MIROIRS DE SBAND ROC TES IMENSIONS, Gravures et Chromos.GAUTTIER & VERVAIS, Jresurs ot Pabricants do faire, RUE CRAIG, No.554, MONTREAL.6-37-13-13.EUR & Cie.Attirent l\u2019attention da public sur Ia variété de fra POELES DE CORRIDORS de premier choix qu'ils ont en vents à bon marché, outre autres : \u201cGOLDEN LIGHT,\u201d \u201cI'ARGAN,\u201d \u201cLe ICAN BANK BURNER,\u201d *L'ORIEN- L 8 TAL\u201d Eto.FO DURE ou \u201cL'OLIVE BRANCIL\u201d le « \u2019 ECan M ANGE TOR QUE, NEWS,\" Eto.assortiment COUCHETTES est sans com- Leur Aussi Be rie re Baguettes l\u2019Éscalier, Corniches de Rideaux, etc, etc.MEILLEUR & CIE, RUE CRAIG Près de la Rue Bleary.6-37-26-180, LE VIDO.HAU DE BBAUTE, PREPARATION DE N.DUDEVOLR.AUX DAMES.l'usnge de ls toilette et pour tuer ls PR bean teint; 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