L'Opinion publique, 31 août 1876, jeudi 31 août 1876
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Alb Tont semestre cot se paie en entier.+} ne se désabonne qu'au bureau du journal, et i moins quinze jours d'avis.Rédaction, Administration, Bureaux d\u2019Abonnements et d puemeut, payable d'avance: Un an, $3.\u2014 Etats-Unis, $3.50.Vol.VII.1 faut donnerau JEUDI, 31 AOUT 1876 Annonces: Nos.5 et 7, Rue Bieury, Montréal.\u2014 GEO.E.DESBARATS, Directeur-Gérant.No.33.Prix du numéro, 7 centins.\u2014Annonces, 1a ligne, 5 centins.Toute communication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent xe faire par lettres enregistrées ou par bons sur la poste.SOMMAIRE Ntevue Européenne, par P.C.\u2014Nus gravnires: Nuire- Dramas dhe Lourdes; Lo chemin sem de fleurs ; Mgr.Connolly, wrehavague & Halifsx-\u2014Le Covadad l'ex- .W.D, Drum- «suite.\u2014Les Canadiens « r Jos, Tan traits ef fn \u2014\u2014Honheur et longévité, par le 1 pelte \u2014Faite Hivers.\u20141.ttérate étudiauts par Vincvsigs iravures qui wecompagoent le texte des ltnine Hatterss; Feu Myr.Con: GHAVUNES : aventure i! Catherine, Montréel.\"UE EUROPEENNE La guerre, qui monopolise l'attention «le l'Europe, s'est poursuivie jusqu'ici avec des fortunes diverses, et surtout diversement appréciées par les journaux, selon que les corresponrlants sont Russophiles ou T'ureo- philes Ml n'y a qu'un point sur lequel on ne varie malheureusement pas: les cruautés dont les Tures se remdent coupables en Bulgarie, et partout où ils sout les plus forts, excitent à bon droit Pindignation de tonte La chretienté.Des villages ineen- diés, les femmes vivlées et assissinées, des vpfants lancés en l'air et retombant sur des huonnettes, des illards massacres, on.fin, tout ce qu'un peut imaginer de honteux ajuuté aux calunités ordinsires de la marre, te] est le triste tableau que présentent anjound hui ces um dheureuses contrées, Si les Tures, qui sont maintenant victorien aur les confins de la Servie et qui viennent même« d'entrer sur le territoire tbe, s'y conduisent de La mème manière, la Russie aura bien de Li peine à ne pas intervenir, malgré que le Cæar ait jusqu'ici, et tout récemment encore, rassuré PAu- triche sur ses intentions.Un journal otti- ciel de Saint l'étersbyurg à été méme jusqu\u2019à dire \u201c que la Rassic no peut risquer tout son avenir en se tnélaut activement à la lutte en Orient, où elle rencontrerait toutes les puissances, jslouses «de sa gran- \u201cleur, ligudes contre elle.\u201d D'un autre côté, un journal du vieux parti use, lo Noeroée Vreneie, à lanes un appel chaleureux aux éléments slaves qui forment lu ruajorité «les populations autrichiennes, les invitaut briser le joug les Magyares et dus Allemanda, et à forcer l\u2019Autriche de se purtos au secours du leurs frères des provinces dauubiennes, «Fusqu'ici, au muina, L ie purait être battue, et on grand danger.Uno seule victoire importante, celle d'Abiza, est à porter au crédit «les Slaves, ot les Munténe- urins en ont tout l'hunneur ; tatichis que dans un grand nombre de rencontres, les Tures ont été victorieux.Leur entrée on Nervio est certaine, et qu\u2019ils y soient où nou ropoussés, il ost évident que la guerre d'émancipation «les populations qui sont immédiatement sous le joug des Turcs ost mauquée, sauf l'intervention possible de ls Russie.La Servie cu est à luttor tuainte- nant pour conserver st propre imalépeu- dance, La Pall Medl tiazette do Toudres con- tonait durnidrement un article sur la Servie, qui explique comment cot Etat, si petit en apparence, a nt se lancer, ou permettre qu'on le lance dans une aventure, «qui mo- nace de tourner si nul.L'auteur commence par se dowander quelle oppression pouvait peser sur un pays, dont tous les rapports avec In Turquie, consistaient dans le paiement d'un tribut annuel.Mais, reprenel-til, la Servie sympathise avec une province voisine dont les habitants sont bien maltraités, La Servio a de plus un passé historique qui lui fait rêver d\u2019un avenir brillant ; et par-dessus tout, elle a une situa tion géographique qui la fait_ pénétrer comme un coin dans le centre les populations slaves de Ja Turquie.\u201d La passé glorieux dont le souvenir s'est conservé par la tradition chez les Serbes, remonte au cinquième siècle de l\u2019ére chrétienne.C'est un souvenir, dit l'écrivain, qui a plus de poésie que de réalité politique.Cependant, il y eut une époque, qui ne dura guère plus dun quart de siècle, pendant Inquelle la Servie fut un grand état, ce qu'en appellerait au- jourd'hui une puissance ; elle couvrait presque tout le territoire qui porte maintr- nant le nom de Turquie d'Europe.8 phane Duslian, roi de Servie, s'intitulait empereur «des Murtnains il fit de grands effurts pour s'établir sur le trône de Constantinople.Ce fut dans la bataille de Kassowa que cet empire naissent fut détruit, et les Serbes d\u2019aujourd'hui ont tellement à cœur te le rétablir, qu'ils ont choisi l'anniversaire de cette écrasante défaite «le lvurs ancêtres pour faire leur nouvelle levés «le houcliers et entrer en campagne contre les Turea, Il fant avouer, cependant, que jusqu'ici ce choix noleur a point porté bonheur.D'après un statisticien du num de Schat- fauk, la langue serbe serait paride par pas moins de sept millions et un quart {Lindi vidus, dont quatre millions et demi en Autriche, deux millions et dewi en Turquie et dans les prineipautés danubicnnes, et cont mille en Russie.La petite principauté gouvernée parle prince Milan Obrenuwiteh est donc sertfe- ment une partie, on peut dire le noyau de ln nationalité serbe.Une société secrète, organisée d'abord comme association littéraire sous le nom d'Omlrdiv 1, à joué un grand rol dans la conservation du patriotisme national de ces peuples.Elle embrasse dans ses ramitieations tous les Nl du sud, ot elle à ses deux sièges prine paux, ses aeadcmes à Asran, en Croatie, et à Belgrade, In capitale cle la Service.Des halladns, «les poëmes, des traditions patriotiques, dus fictions pod.tiquesou romanempues basées sur ces trudi- tions, ont nourri ot nourrissent encore chez ces belliqueuses populations l'espoir d'une revanche.Revétue d'une forme plus scientifique par les associationë littéraires, et habilement organisée, cette propa- gunde à montré qu'après tout, la puésie et la littérature n'étaient point des choses si vaînes et ai inutiles pour un peuple (1).(1) Lee bailailes aorbes ont 616 le aujet (l'une trén-ca- Tieuse myatification due Prosper Mérinbe, sur lu- quelie taethe dows al\u2018éreil duns une revive qui o'appelnit = Le lHvan.\u201d Mérimée se meoposait de faire tn voyage en Mervie et dans les pays voialne, pour y étutier la Hittérature de ces peuples et pablivr à sun retour ce qu'il pourrait recueillir en fait de potmes nationaux, légendes, \u201cto, Or, les fo lui manqualent.Merut 4 publier jee hnatlaies d'abont, et Lal avec la produit.(he la.ro inventéer ensuite, batlades na le titre : qui esl Uinaten- ment mossique nationid dea Serbs, Towed Lytton a pubtib, ties Ini un pa serbes, dent l'authenticite n° vain à qui ni à in tier Le théâtre «de Clare ta: 11 de prêmes tie par bert.oa On pourrait répondre, il ost vrai, que c'est ce sentiment poétique «jui à empêché ces chrétiens d'envisager leur situation avec sang-froid, et de caleuler les chances de l'aventure dans laquelle ils se sont lancés.Mais À tont événement, un fort sentiment patriotique et national est un trésor pour des populations opprimées, et ce gentiment, fût-il mal dirigé et réprimé aujourd\u2019hui, plus il l'aura été cruellement, plus il reparaîtra et se relevera, fort dans l'avenir.Le prince Milan, en quittant Paris en 1868, à l\u2019âge de quatorze ans, pour aller remplacer son vncle assasiné et lutter contre la dynastie des Karageorgewitch (car ce petit pays a le luxe de deux dynasties ri- valex), avait «lit spirituellement : \u201c Je ne sais point si je vais mme faire couronner ou fusiller, ma\u2019s je sorai certainement l'un ou l\u2019autre.\u201d D\u2019après les dernières nouve les, il court une chance, après avoir été l'un, d'être Preutre, Les vevers qu'il a subis ont irrité les populations ; elles sont déjà en certains endroits prêtes à se soulever contre lui.Un Karageorgewitch est «léjà sur les rangs et au milieu des malheurs de la patrie, les ambitions viennent, comme partout, profiter «de la situation pour exei- ter la discorde.On s'en prend aussi an général Tchernaïetf ; on demande J grands cris sa destitution, et les Serbes paraissent être de l'avis de lu Convention française, qui, lorsquelle avait décrété la victoire, faisait 1e procès à sos généraux s'ils lui dés- ubéissaient, en se faisant battre, même par \u2018les forces supérieures, Mais si les Serhes ont des difficultés intérienres, les Tures ne sont pas mieux partagés sous ce rapport.Après la san- plante traxgédie (suiehle ou assassinat) qui à terminé le règne d'Ahdul-Medjid, l'assis- sinat de ses ministres, et l'abdication du nouveau «ultan causée par l'état de sombre démence où l'auraient jeté les périls dunt il est environnd, viennent achever de cont- pliquer la situation.Elle est, du reste, également dificile pour tout le monde ; une correspondance de Cracovie à l'Onircra, ot Ia dernière lettre de M, Gaillardet au Conprior dex Etats l'uis, confirment également tout ce que l'on a pu lire dans nos revues précédentes au sujet des dispositions des populations catholiques, qui ont peut-être plus à craindre «ncore les Slaves de religion greeque sue les Turcs : des embarras de la Russie, qui évidemment à furmenté une crise pour laquelle elle w'était pas elle-même préparée 5 et de ceux plus grands encore de l'Autriche, qui reloute de voir un empire serbe se former pour bien dire autour d'elle, et qui craint également de s'annexer des états slaves «le crainte de rumpre l'équilibre de son «lualisme et de se trouver partigée, au profit de nouvelles combinai- sois, Deux journaux catholiques de Rome se sont aussi derniciement pronourés nme M.Louis Veuillot, que nous avons té dans notre «lornière revue, en faveur dun Tures contre les Russes.IL y a là un état do choses qui pèse dans ce moment d'une manière très-cl ble sur les affaires de l'Enrope et aur celles «lu monde entier, Dans ce siècle, où les fortunes des particuliers resdbntent si souvent los porturbations des fin nces publiques, les événements politiques les plus lointains peuvent vous nilvcter avant même que vous n'ayez eu le temps d'y sunger.Ati suit-on, dans tous les centres d'af- faites, avec une très-grancle anxiété toutes les phases déjà nombreuses du drame qui se joue en Orient.Hier, par exemple, le télégraphe nous app: enait que les Serbes étaient déjà tellement abattus, que la situation devenait favorable pour une intervention des puissances et, l'on nons faisait espérer un congrès à Bruxelles.Aujour- d\u2019hui, il nous dit que les Russes font «les préparatifs formidables ; que des officiers et des volontuires russes se rendent en nombre en Servie ; que «le grandes dumes de l'empire vont dans les hôpitaux et les ambulances prodiguer leurs soins aux blessés ; qu\u2019enfin l'intervention active du Czar est plus probable que jamais.Demain, sans doute, il nous «ira tout autre chose, quitte à revenir sur ses pas après- demain.Pendant toutes ces vicissitudes, M.Disraÿli euntinue à tenir le même langage comminatoire, mais réservé ; les diplomates du continent ne «lisent rien «lu tout et n\u2019en pensent peut-être pas plus, excepté M.de Bismarck, qui a le prestige de toujours méditer une infinité de choses tentes plus formidables les unes que les autres ; ce qui est avantageux puur un homme d'état, même quand il a jeté sa langue aux chiens et ne ait plus où il en est.Au milieu de ces craintes, de ces heuxi- tationa de l'Europe, au bruit de l'orage qui gromle dans le luintain en se rapprochant par intervalles, les Chambres de West- minater et celles de Versailles achèvent péniblement les deux plus longues sessions qui se soient vues depnis bien des années, Celle du parlement anglais sert terminée, peuse-t-on, vers le milieu de ce mois.Quant aux Chambres francaises, on n'en voit pas encore le-bout.M.de Mareère a posé dernièrement la question ministérielle ans Assemblée législative att sujet de Ia loi des municipalités.La question de savoir qui du gouvernement vit des conseils municipaux choisira ces fonctionnaires, n'était pas en vlle-même asez importante pour expliquer un tel procédé ; on a eu recours aug suppositions et peut-être aux indliscrétions plus ou muins caleulées de l'entourage des ministres, Le correspondant du Trmee a donné l'éveil en annonçant que le maté- chal MacMahon avait signifié à ses ministres qu'il lui fallait une preuve de la confiance des Chambres, et qu'en cas d'in- suects, pour sa part il n'imait pus plus loin tu côté de la gauche.La formation d'un ministère plus conservateur que celui de M.Dufaure auraiteu pour conséquence immédiate, ou au moins prochaine, la dissolution de l\u2019Assemblée législative.Il est peu vmisemblable que M.le muréchal MacMahon ait voulu courir une pareille aventure.Mais c'est le cas de dire #i non à rern ê en fracuto, La tumeur a eu son effet ; elle à rapportéau ministère une in- pusante ur jorité.Celui-ci, d'un autre côté, a été défait dans le rénat sur la mesure Waddington, que nos lecteurs connaissent déjà.On avait fait courir le bruit que le cabinet, ou au moins le ministre de l'instruction publique, résignernit par suite de cet échec.Ii n\u2019en à rien été, L'antagonisme que cette dernière circonstance, ajoutée à l'élection de M.Butfet, aceuse entre les deux Chambres va encore s'accentuer ai M, Cheenelung, comute on le cruit, est élu pour remplacer M.Casimir Périer, qui vient de mourir.Né à Paris, le 20 août I811, M.Périer était le fils do l'homme d'état qui à joué un si grand rôle sous le règne de Louis-Phi- lippe.Entré à vingt aus daus la carrière diplomatique, il fut successivement socré- taire d'ambassade à Londres, À Bruxelles et la Iaye, chargé d'affaires à Naples et à Saint-l\u2019étersbourg, et ministre pléui- potentiaire en Hanovre.1 fut député avant la révolution de février, et après vette révolution, il soutiut la politique du prince président jusqu'à l'épuque du coup d'état, où il se retira dans ses terres, ll a publié un bon nombre d'ouvrages de politique et d'économie politique.Son udhé- sion à la république ces anuées dernières a beaucoup contribué à la faire necepter par les conservateurs modérés, Sous la république il à été ministre, sous lu pré- aidence «le M.Thiers et plus récemment sous le maréchal MacMahon, dans le cabinet de M.Buffet.Diévoué surtout i la wémoire de son pore, M, Périer aeru devoir faire pour lu république, qu\u2019il considérait le seul gouvernement possible, ce que son père fit pour le gouvernement de juillet, Un journal de Loudres, le Sotrerdren Re- sive, a fait de luice remarquable éluge : Quand les Francais liront histoire de sa vie, quand Îls contempleront les témoignages que tous les jurtis s'accordent à donner à ses vertus, à son integrite «t à son couvuge, ils ue pourront faire autrement que de se sentir plus vivement attaches à la république qu\u2019il à tant contribué à établir.Aussi longtemps et pus plus longtemps ge dow hommes comme lui vat.tacheront à le forme repablicaine, la Frame elle-même y rest filele, De tels hommes sont le sel de la vie publique ; la y infuseut l\u2019hounéteté et arrétent la corruption et ln decom.parsition, et parce que les Castinir Perier n'ont Juruais fait detaut à lu France moderne, et quoi- qu'ils n it jus toujours joué les premiers rôles, c'est grâce au talisman de leurs vertus quelle a pu, au milieu de ses aberrations et de a Fr = 3 m iF | \u2019 m 5 MES re Ne TN Il ve = = JAN im [= AN ON NX À nN .Nl île SW k ue de, ve 2 \u2014 py dee ~~ - ToL JTL -een Lo w = Fr \u2014 -_ | _\u2014 a ai E- + il ÉGLISE DE NOTRE-DAME DE LOURDES, RUE STE.CATHERINE, MONTREAL 81 Aour 1876 L\u2019OPINION PUBLIQUE LITTERATURE CANADIENNE Le Roi des Etudiants CHAPITTE X11 TE REVEE DE LA SLIVATION 1} nous faut ici, pour l'intelligence complète de ve qui ve suivre, ouvrir une parenthiène et taire, à vol d'oiseau, Une revue de lu situation vrciproque des personnages qui vout suc sivement se présenter Bous om yeux, A tout seigneur, tout honneur! Commençons par le tianed de mademoixelle Privat.C'était, en vérité, Ut fort joli garçon que ce Chenapan dv Lapierre.Gratul, bien decouple, nou ple ot gracieux dans »vs mouvements, id était l'heureux possesseur d'une tête caractéristique, où il y avait, melés naxez confusément, du grec et du mauresque.et, si son nez un peu sguilin et fe coupe hardie de son visage tappelaienut vaguement À tape athetien, nu peut muste vt legérem 7ve pen aurait pus moins fait honneur à lu lon.goureuxe physionotnie d'un desvendant ales Maures de l'Andalousie.Quoi qu'il en soit, un detail presque insigni- tant deratgeait, constatotis ite, l'harmonie classique et le calm olympien de cette belle figure, et ce détail se trouvait dans le rv .pierre avait des yeux noirs fort grands et aux ; mais, chose extraordinaire, il ne pouvait les maintenireu repos et lex fixer rement sûr une autre paire yeux, Son pnñe CR MOUVEMENT CL come \u20ac tqu'etfieurer le regard fixé sur lu sait, de préféreuve, à voltiger sur les mens i ta toilette de son interio.uteur, con ugissgit-il ainsi par tituisti- misérable suborneus de jeunes jait-il de laisser lire, par ves fenètres sides ouvertes de sou Ame, les noires marhi- i tratnuient \u2018.nat 3 Peut-ctre ?beats tous les vus, ee tie votre nouvel} Adonis an petil air faux et un it in donnait tait cachet d'hypocrisie qui déparaient bi prit les glaces seduisentes ile ses autres tuile.Mais, cotume op ne Jencontre qu homme porfait ailleurs, le detant dont il est question résbbait plutôt dans l'expression du regard que dans le regard lui-macue, Lapierre t'en passait pas moins pour un des plus beaux Lames de Quebec, aux yeux des juges fomi- nins.Et plus d'une de ces dames, qu'un sveret depit renduit acconsaodant se pénal pour dire que la riche den l'rivat fai \u201cno sotutne, Un excellent \u20ac puting payait avee du \u2018* vil metal\u201d aisement sequis tant de grace et tant de perfection.Madame Privat il faut bien le di sait étre angent de cette opinion ; mais sa fille envisageait probablement la chose a un \u201cpoint de vie (lus « et moins speculatif, car al était \u201cle tonte rvidence qu'elle ne partageuit pas l'en- ouvrent geuéral à l'égard « 1 futur «poux.Caltue et presque insouciant voyait arriver sates trouble comme sans impatience le jour fennel où elle associerait à jamais se vie à elle du brillant jeune homme qui taisait tourner tant de têtes, Plus que cela, gens ee treux de son entourage ses vrais amis, coux-li temarçuaient averet rent qu'a l'encontre \u201cbe Tien des jeunes filles eu pareil cas, Laure dev it de jdus en plus bizarre, se drapait de Plax en plus dans sa sombre mélancolie, à me sure qu\u2019approchait le jour fatal.A leurs veux, cette belle jeune fille gardait dans son crur quelque secret terrilie que de le dévoiler, marchait stoiquer tel, corne d'autres marchen ate sacrifis Mais ces amis «lairvoyants en lie nombre, du restr se guedaient bien cle paraitre au debors cette penible impr se contentaient de conjectures pelts llaur-it doue fallu que le veuve du colonel Privat, Peur ve renseigner exactement sur « qui se pasait dans le ccur de nu fille bord un soupgon, puis, guidee par cet indice Un peu vague, que son instinet suaternel, dou.bé d'une obuervation attentive, la mit sur la piste de la vérité.Malheureusetseut, l'excellente femme, comme nous l'avons dit, n'etait rien mains qu'observatrice et, d'ailleurs, sa légérete naturelle ne lui avait pas permisste arreter longtemps les réflexions qu'avaient fait unitre chez elle les récentes étrongetés du caructère de na Jill faut pas eroîre que cette iusouvieuse le porte hasquait un manvais cœur et que les ce d'u vie oputiente avaient étourfé, chez Mine Privat, les sentiments acres de Li ma ternite, Ce serait là une ctratige La riche veuves, au contraire, ratlfoinit de sex bux enfants ; elle iit, sana hesiter, sacritie des sotutues folles pour satisfaire le moindre de leur caprice, .Mais lu Providence, qui lui avait odigue Por, lui avait refusé cette sorte d'intuition maternelle qui fait rechercher pour ws enfarts, en dehors des jouissances de la Fortune, les joutissances plus intimes du cour et celles plus relevees de l'ame.Pour certaines femmes du qu'une piété bien entendue ou quelque saine idee de phiünnthropie n'éclaire pas, être heureux, cent avoir assez d'argent pour x payer tous les fas.Tueux caprices due és li, of assez de notoriéte pour que len membres de cette aristoeratic-ld 0 Vous Petit ques au uez, malgré vos éau Maine Privat avait ves denn cléments de bo.(Tune petit laisser ur, hour et #'en contentait.L'idée que ses enfants ou besoin d'autre chose pour entrer, lo front serein, dave la vie ruoudaine ne lai était jamais venue et disons-le -ne pouvait lui venir., Mariée Fort jeune à un honunme puissaminerut riche, «ile était fo sans transition du dou.ux vouvent d raûlines de Québec a To.ente villa de won mari, en Louisiane, 11 n'y ait, par conséquent, pau une heure daus sou i b entière vit elle n'eût été entourée des jouissances que procure la fortune, et tant loin \u2018ue son souvenir pouvait se porter cu arrivre, ell y voyait que plaisir et bonheur, d'étonnant donc à ce qu\u2019une fenue dans cle semblables conditions ne vit pus au-delà de l'horizon dew jouinsanees maté- viele et ne comprit point cen voluptes subline qui prennent nuisance date le cœur, Mass, i part les considérations qui prérédent, une raisore plus sisaple et moins métaphysique doit nous faire excuser Mme Privat de n'avoir st jusqu'alors couspris su fille et de ls lancer érément duns les serres redoutables et cette raison Lien apple, c'est que le chère ferme n'était pour rien dans lo choix de Laure.Expliqueus-nous.Mur Privat avait Tien, des lu première apps rition en bouisis Lapierre, en compagnie du vole ueilli le jeune lomme av u- coupe de ances, cotinine on accueille un hote aitutle ; elle ay Lien vu d'un bon «il des relations amicales s'établir entre son en patriote québrequois et sn fille, te faisant en cela, d'ailleurs, que se conformer au désir taci \u2018le son mari; ce avait bien aussi, après le retour de sa famille a Québec, ouvert à deux bat- tæuts porte de sou salon à l'aui du colone à celui qui avait recuvilli vigue le mabheu- veux officier blesse et mourant, à l'hioneme geur- veux qui uvait rendu les derniers devoirs au tr louisiatuis vait bien ail tout cela ; mais ja it les HesUTREer AUTH - Lai uque sur sa bicneaimee Laure, \u2019 it montrée satisfaite et n'avait peut- être jus suilisemment caché son mevontente- went : voilà tout, rsque IX Hos Rf , Lapt avait \u20ac Privat Ja mai Ae es sont army de la démarche, avait completement subordonné sa \u201cà celle de sa fille, HT transmis avoir qu du colonel Privat, heureuse de voir les goûts de sa fille cu conformité a lex siens, proclama ouvertement ses préférences et presse activement les pretiniiniires du mariage.Lapierre, qui ne demandait pus mieux que d'en finir au plus tot possible, aida puissaninent le bonne dame dans for mille detailed Une aussi impmrtante operation, surtout dans ce qui con- vernait Ta Hepuidation de la dote de Laure, tant et vi bien qu'au tuotnent où toits sommes ndus, un mois «| demande ollivielle, tout etait terminé et qu'il ne restait guere plus que le con- teat isin Lit hos veille nieme du nu grandissime bal que we son cottage de la Canar ture Spouse.Voilà pour la situation réciproque des dunes Privat et du citoyen Lapierre 11 sous reste maintenant a dire deus wots da jeune Edmond et de uotre ami Champfert, rrla- tivement à la position qui lens etait faite par les evenements en voie de tealisation.Edmond n'avait pus vu sans un sceret chagrin su sur Laure, qu'il aimait beaucoup, donner tete baissee dans le traqueu nutrimonial tendu par J'irrésistible Lapierre I Ce dernier ne | avait jamais aathique, et pour ane ison ou pour un | jeune Privat lui cie voulait de venir ran seer @ non affection.Edmond se disait, pour s'expliquer à lai- me l'étrange sentiment de repulsion qu'il eprouvait, que ce Lapierre avait toujeurs éte nour les siens un oiseau de mauvai Firs premiers madhenes et les pren dans sa famille dataient de l\u2019upparition eu Louisiane de cet étranger ; et Je jeuue etu- diant aituait trop su seat, pour Te puis» aperçu que le retour À Québec de ce méme étranger © pour beaucoup dans lu myste- rieuse tristesse de la pauvre Lau 1 avait meme nn certain jour qu'il surprit lu jeune ti visage huigne de Jurties, dans nue alle «du pare essayé de toucher ce sujet 1 mais, cles lex premiers wots, Laure lui avait jete les bras autour die vou, et repondu, avers un redoublenent de plevrs Edmond, mon cher Edmond, je suis Tien malheureuse * 0 Ob sit avals Mais wou.ni toi, ui ma mère, ni personne au wonde ne doit savoir un sù terrible seeret.d'ai un gtand devoir à remplie.Prie Dieu que lu force ne nlabandonne pus ; ot si tu w'aines, parle jamais à qui que ce soit de ce que je riens de te dire surtout à notre mère-et toi- questionne Jamais plus sur ce sus devait se faire le mardi suivant, la ge et le lendemain du roposait «de donner, à Te, la mere de la fu.@ bien sve ire, ainsi Edwowl, deuloureusemeut 5, ci vourhant la téte, ctoune, avait Mais, depuin cotte demi-revelation, il avait sur Îe cœur un gros levain d'amvrtame contre le fined dde sa sccur, contre l'hseame qui ait des armes si puissantes pour vaincre la miss sistance den jeunes filles riches «ù faire tomber leur dut duns mon escarcelle, Quant à Champfort, dont nous ne voulons dire qu\u2019un mot, où sait quelles puinsuntes rui- sou (1 uvait de ne pas aimer sou futur cousin.Cet hotate-là avait détruit à jutnais ses réves de bonheur, eu lui enlevant, non-seulement | cœur de Laure, muis jusqu'à son amitié, jusqu'à cette sympathie irrénist jui faisait autrefois d'eux un frère et une sieur, Taut qu'il n'avait fait que soupronner son malheur, Champfort s'était contente de gémir +t sur le revirement imprévu du cœur de lu jeune créole ; son ont une fierté aidant, i t méme affecté suprés de su cousine une iudilféres ui frisuit le dédain.\u2026.Muin, chnaygéex, et la certitude que Laure était d dément perdue pour lui jetait Le pauvre diant dans toutes les angoisses du désespoir, None venaît que rurenient au cottage de la UCanardière, fuyant la vue de sa cousine et sure tout le contact le son odieux rival Després avait bien, pour we moment, [uit refleur ania le cœur de Champfort l'arbre vivas mais la conversation qu\u2019il venait d'uvoira ire avait ramené le pauvre smoureux à la froisle réalité et lui faisait envisager l'avenir avec toute l'amertome des jours sit lu situation ! VincesLas-ÉtGiNE Dick.(À voutinuer) \u2014\u2014._ TRISTESSE les l'homme, sous l'impulsion d\u2019un besoin itu- périeux de manifester à l'extérieur ce moments ne sont pas pres oil flux et reflux de pensées qui traversont instantanément son esprit, ressent, er seru- tant lex replis intimes de son âme, un ma laise qui échappe à l'analyse, une espèce de suffocation de intelligence.Alors, un débordement proluuxé devient nécessaire, L'homme est entraîné à l'évocation des souvenirs qui peuplent son imagination.L'épanchement devient irrésistible.I importuners son ami, s'il en est un qui veuille se faire le dépositaire d'un fardeau qui laceable, S'il est seul, sa plume lui reste ; vlle va devenir l'écho fidèle des notes les plus mystérieuses de son âme op- pre: Seul avec tes pensces, tablement subir le juux de cette nécessité fatale, car j'ai méprisé le monde et le tourbillon de ses chimires: et le monde a passé pres de moi sans se soucier de ma présence, secouanit «1 puesant li poussière \u2018te son ivresse, et jetant à la brise ces paroles stériles rt ins consistance : \u201c Voilà La vi « démence eu bien là la v Quand Li nuit profonde s'éteud autour de moi.comine un couvercle de plomb sur La fusse glaciale ; quand les vents tumultueux se sont apaisés, ot qu'un sd lence funèbre se marie aux ombres du soir, alors, un pénible souvenir dirige mes pus silencieux vers les dalles du sanctuaire, lrosterne-toi, & mon Ame! La maj divine repose en ees lieux.Pas une voix.pas an soupir.n'en trouble le calme et Lu sérénité.seulement Le petite lampe du sanettaire dont la flame bleuâtre rend hommage au Crenteur, Les nuages ténébreux qui s'élèvent en rampant sur les murs du temple, semblent s'assombn mesure que la nuit savane Mais.Dieu.l'amertume sutimerge mon a, » teucbreuse erreur! Est- ! âme! Ce souvenir 1'alime\u2026.Me grosses Larmes vienhent sesuspendre aux els de mes paupières, Uni sanglot s'échappe de mm poi- - trine bl * n'est appre.l'eusterne-toi, à mou Âme.fais la prière \u2026 Elle est la sous Lu dalle sonure\u2026 Les anges ont fermé se puupie Elle dort dut som- weil éternel.l'leuve, à monäme, pleure : Dix-huit printemps avaient accumulé leurs charmes sûr cet ange terrstre, Sou «vil noir et cuivent se bajgnait dans l\u2019affection, Na chevelure d\u2019ébéne vneadrait gréablement les ligues harmoniçuses de sa figure, Le veganl se reposait délicieusement sur ve cortege du grâces qui mettait en relief les traits staves d'un extérieur charmant.Antoinette était son nom, Elle aussi était «le ce monde qui croit posséder la vie.Chaque soirée la voyait égrener au milieu d'esprits d'élite les porles étince- antes June conservation spirituelle et pleine d'une originalité piquante, Le monde admirait lorsque le clavecin, soux \u201crément « sos cloigts dirigés par le goût le plus exquis, rendait smoureusement cvs faisceaux d'accords les plus riches qui semblaient jaillir de ses doigts comme d'une svurce enchantée, Lo monde adimirait lorsqu'entraînée par la valse tournoyante, elle glissait, rapide ot élégante, aux regards de lu foule étonuée ; puis chaque soir la revoyait plus fraîche ot plus vermeille, se délecter aux sources (quo le monde appelle joyeuses, et dans l'ivresse de za joie.elle disait avee le monde: * Voilà la vie\u201d Mon Dieu ! qu'\u2019est-elle deventte 4.eure, à mou âme.pleure, Elle est là sous la dalle sonore ! Les anges ont fermé sa pau- pière.Elle dort du sumtneil éternel! Pleure, à tnon Ame.pleure ! Etait-ce bien là la vie # DOLOMANE, _ cea Oo \u2014 - GUÉKISUNS MIRACULEUSES, la tias ite de Sorel : Une demvoinelle Beaulieu de cette ville, malade depuis quatre A cing ahs, et presque toujours mouraute durant ce temps, # recouvre complétement la santé depuis qu\u2019elle a ax au pelerinage à Sainte-Anne, qui a eu lieu it y uw quelques jours par le vapeur Cultivats ur, BIEN FOL EST QUI SVOFIE.-ÉLY avait promesse de inuriage entre le Hier Tolan Hicks et 1a veuve de James Shopdand, deme rant tous deux a Caledonia Penbsylvanicn Hicks était un homme honuéte et rieux, Depuis longtemps il était en pension us ls taille Shapland, et un an environ apres da mort da mari, dont il uvait toujours ete l'ami tidèle, il proposa à sa veuve de l'épouser, Celle.i Pla dvee empressetaent, ear elle était Nous lisons dun\u201d \"t ère de deux enfants, tandis que Dol- 8, Grace à ses hutatus lahborieusrs, Juiseuit d'uUte aisatice tres-convenalle, De la part de la veuve le projet de n simple spéculation, mais il en était tout autrement dela part du jeune cordennier ; il avait pour su fiancée un attachement profond, une passion d'autant plus violente qu'il l'avait contenue longtemps à cause de lu precedente con.sition de fetutne mariée de celle qui en etait l'objet.Quelques jours avant celui fac pour lu cere- monie, la veuve Shapland a reçu chez elle un autre pensionnuire, le forgeron Williats Cocke rau.Le nouveau venu était dans une voudi- tion financière aussi satisfaisante que celle du cordonnier, «t_de plus il etait doue, purait-il, de matières séduisantes qui lui ont prope ment assure lu conquete du veur de la veuve.attentions de ele pour le forgeron sont devenues si marquées que Hicks, pique jar le serpent de lu jalousie, « hasard quely servations.C'est qu\u2019attendait la veuve.Elle a répondu d'un cour léger qu\u2019elle te deliait de ses engagements qu'elle »+ considerait comme delice des siens.Le surleudersain, elle devenait la femme du forgeron.Cette pestidie a frappe Hicks au cour, et les quelibets que ses meilleurs amis ne lui ont pas épargnes, lui ont causé une ex, ation voisine de la folie.Jeudi matin soigaie Usement aiguise un tranchet, vstalle ches Mme Cochin pendant que son mari etait a la forge.et lui « dit Phoebe, vous ncavez rendufon\u201d \u2018C'est votre faute,\u201d lui ut-elle repondu tranquille ment.Sans dire un mot de plus, Hicks lui « nt lu taille avec Te bras gauche, «4 lui u songé à quatre reprises le tranchet daus le cou.Paie il n couru à la forge où travaillait lochran, see etait une n je ses qui le tranchet ensunzgiatite, et lui adit: ** Vous êtes veuf #t je sûls Ut! Meurtrier.\u201d Cochran voulait lui ceraser la téte ave un marteau.Les assistants l'en oùt \u201cmprehe, hien que Hicks lox suppliat de le laisser faire, en déclarant qu'il avait merite [a mort.Haute urréte et conduit devant un magistrat, auquel il n fait des aveux complets.fa ajoute : **11 it que hutue.dy vtais invincible.Ce serait à 1 reterais, de ne suis pas un fon ; j'ai tue detibe- avec préméditation lu seule fume que j'aie jamais aîmee.Je demande gen subir les conséquences.\u201d Hieks à été enferme daus une alle en attendant la préparation des papiers necessaires pour l\u2019évrauer.Quand on est venu le chercher pour le conduire en prison, on l'u trouve agonisent : il s'était tranche l'artère varatide et Le trscher avec un couteau, 11 est wort au bout de quel ques minutes.faire qu \u2014\u2014\u2014_ Evho de la calembeurgroisie La detuoiselle au cœur brise Que dit le eur, ce soir Le cœur brise d'une voix cm 1 dit demoiselle: Chantez-nous quelque cho pour vous reluvttre.Le cœur bris : Si vous voulez me sonner \u201cnpile peut-etre.roiselle : Moi?je ne chante jamal tierce personne vitetertompantt: vrai, mademoiselle se contente d'.0Mante Le cœur brise C'est bien nodheureux : chaque fois qu\u2019il m'arriver de parler de mode moiselle je ne pourrai jamais me voter davon obtenu de chant Jf lr.Lu demoiselle (indiguecr: Ma toi, c'est trop fort : pour des eus ecêreres comme vois, Vois métiteriez.Latin de Va phrase est perdus durs un tonnerre d'hilarite 396 LE HAUMON.\u2014Nous lisons dans le Courrier du Name : ° me ous venons d'apprendre une nouvelle qui a créé nue grande ation dans la paroisee de Saint-Thomas de Montivagny.Le saumon a fait son apparition dans la rivière du Sud.Depuis soixante ans, fl n'était plus question de ce poisson ; à cette époque, la rivièrestu Sud était une excellente rivière à saumons, mais tout À coup pour une cause inconnue, jls disparurent.Et ls semnine dernière, M.Félix Tétu, qui avait tendu une pêche à brochet, fut bien is de voir dans se pêche deux beaux saumons de huit à douze livres ! Quelques jours auparavant, il en avait été pris un par an \u2018cultivateur de Saint.Pierre.11 y & soixunte ans, le aaumon était si abou- dant & Baint-Thomas, qu'il se vendait trente à quarante sous pièce.Le dernier saumon pris A Saint.Thomas, il y 8 quamnte ans, avait ité capturé l'ancien deau de la paroisse, Jean-Bte.minique, qui le veudit pour quarante sous au notsire - 8.Vallée.Ce saumon avait été pris au pied de la chute, daus le Bastin.Comuent se fait-il qu'après une si longue absence, le saumon apparaisse dans In rivière du Sud ?A-t-il monté du fleave par ls chute | Nous ne le croyons M Il faut ae rappeler qu'il y à aix ans, M.Alfred Blais, gurde-pèche, avait déposé uns grande quantité d'œufs de saumon daus la rivière, en haut de Saint-Thomas.Il n'y apns de doute que os saumons proviennent de ce dépôt d'œufs, Nous espérons que le gouvernement prepdra immédiatement les mesures nécessaires pour protéger et propager le saumou dans la rivière du snd.Que l'on dépose de nouveaux œufs, où \u2018jue lon transporte du vivier de Tadousac des petite saumous, pour peupler cette rivière qui autrefois était si propice à ce poisson.Cela iudemnisera les pécheurs de durs des petites contrariétés que le gouvernement leur a fait éprouver ce printemps ! i ENIGMES, CHARADES, PRO- BLEMES, QUESTIONS, &c.CHARADER No.14 at mon premier, c'ast là que se fabrique Læ paiu pour vuus nourrir, partir vous k a ue, Cu que se cuit la chaux, rivant vr ect Mun dernier ast terrible.$vitex avec soin Quiconque rn est atteint, fât-il ami intime.RI vonsen approchez, vous serez as victime, Dans la snison d'hiver, pour nourrir vos troupesux, N'épargner pas mon tout, ils en seront plus MOT CARRÉ No.14 Mon premier.su pays, ost saints véobrbe, Mon semnnd vons dira : fête bien honurée, Mon trolmème donne À tous grande rigueur, Et mon dernier, vrai eylphe, foduisait na malheur, V.P.ANAGRAMMES NOMS D'ANIMAUX No.1.\u2014Agile.No.2.\u2014Givre.No.3.\u2014Et on lit.No.4\u2014L'âne.No.5.\u2014Que porter.No.6.\u2014On .No.7 \u2014 Ep 5 No.8.-\u2014Cordon.No.9.\u2014Lalice.No.10.\u2014Ma vache.No.11.\u2014Giter.No.12.\u2014Si bon.No.18.\u2014Rocesl 0.14.\u2014L'engrais.No.16, Plan poi.No.16.\u2014Loupe.No.17.\u2014Art.No.18.\u2014Niche, Chine, No.19.\u2014 Parti.No, 20.\u2014Malice, No.21.\u2014Loin.O Nil.No, 22.\u2014 Galice.QUELLES SONT LES LETTRES DE L'ALPHABET Les plus séduisantes ?\u2014 chères aux patriotes ! enfautines religieuses ?chéries ?complaisautes } soites ?féroces ! .en mille morceaux ?impératives?agréables aux marchands ?tristes ?actives ?Ferrier huutes ! La moins chrétienne t La plus utile aux charretiers ?Celles qui n'arrivent jamais à rien ?KÉPONSES AUX QUESTIONS FUBLIÉES DANS LE No, 80 DE *\u201c L'OPINION PUBLIQUE.\u201d ANIMES Haigme No.87.\u2014La Tite.+ 38.\u2014Un Atles.MOTs cause No.10.nKoOx > lee me A B LES CURIOSITÉS No.® 00000 ono 0 \"0 * 90 [EE 0 060000 000000 ANAGRAMNES Noms et Prévoms No.1.\u2014Elizabeth.No.2.\u2014Verria.No.8.\u2014Clélie, No.4.\u2014Cécrope.No.5.\u2014Rachel.No.3.Caton.No.7.\u2014 .No.8 Marcel.No.v.\u2014Elisa.No.10.\u2014Richelieu.No.11.\u2014Irma.No.12.\u2014Rose.No.13.\u2014Maris.No.14.\u2014Calvin.No.15.\u2014 Pierre.No.16.\u2014Antoine.No.17.\u2014Michel- Ange.No.18.\u2014Eva.No.19.\u2014Juvénal.No.20.Charlemagne.RÉPONSES CUNFORMES REÇUES M.FP.X.Demers, de Saint-Nébastion, a donné «as Téponses currectes i toutes Jos suestions sauf un soul ana- mme.Esl No.28, R.Prieur, Is.E.Lepage ère, J.R.ot Ar.Peltier; 17, 38, P.r.$ Lacuillo ; 6, A.de Marchesei ; 37, J.A., V.P.Mot carré Nu.t0, 8.Prieur, J.À.Laterriére, J.R.et Ar.Peitier, B.E, Pelland.Curineité No.9, 8.Prieur, Is.E.Leyage, J.A.Lafer- ridre, J.BR.et Ar.Peltier, P, Lsurendeau, À.Dacaille, A.de Marchessi.J.À.Goudron L.Adam, A.Côté.Asagrammee 10, 8.r; 17.Is.E.Lepage : A.10, J.M.Peltier; 16, Ar.Pel À.Goudron 14, DIle Alvina Legros; 12, M.18, V.P.; 12, À, Bidégaré.\u2014\u2014\u2014\u2014 LE JEU DE DAMES Les ul lent des prodlé & sou SETSÉTRE SUEZIREE 354s % LU] de Blé-d'Inde du Pommes an baril.- Patates an poe Péves par panle Tumates, pur olor, =sssees cæ-sco-u Oilgnone pur douss Petits ols.jar plte.cscSezten eu-e-e-u 2825238 SetsessS wee: > TES SPEIER APERREEE Snel Laitue, pied.rt Coucombres par bes A Choux, par douzai .ofa 0 ara 0 oooa 0 2 BEEEEE BER 1 150 500 0 40 o om oe VD omg on oa 095 004 00 - 1806 OU 0054 010 owe 015 0304 090 usa 075 ® 5041100 7004 HOD ua 00 Sucre d'érable à la livre Shs oe Strop d\u2019érableau gallon ae son Miel à la tivre.ens om OM a OV oua ot 0554 060 voyer pour être pubis, devront les adresser a Pbilite da Jeu de Dames, bureau de L'Opinion Publique.Mout.I.Les solutions doivent être également envoyées à lu même ad PROBLÈME No.3 Far F.X.N.BKKTHIAUMK, Baint-Hruno, ___ __NOIRS Les Blance jouent et gagnen!.Solution du Problèms No.36 Les Bilans joneat Les Noire Jouent e se am a 0 = æ 4 \u201c \u201d a on se 4 a 2e 0 168 16 a8* 67 et gagment Solutions fustes du Problème Nu.34 Montréal :\u2014J.Lalande, W.Brisebuis, et Ar.Pel- tier.P.L.Patry.ACADEMIE STE.MARIE, COIN DES RUES CRAIG ET VISITATION.Réouverture des classes, LUNDI le \u20ac SEPTEMBRE A.D.LACROIX, Phiscirar.ACADEMIE Commerciale Catholique DE MONTREAL, AYESUR DU PLATEAU, Me.1077, RUE STE.CATRERIXE.SATS en pe Lundi, 4 Septembre prochain.Pour toutes lus sonditions et autres Informations, d'adresser au Prineipai, à l'Académie.; U.B.ANCHANBAULT, Prineipai 7204 ti 008 0550 A ss a Bauf.Ira qualité par L001be Se 010 e 2000 4 2500 250 à 55 00 5008 ROO 2004 400 10a 200 7004 900 104 #0 3004 400 2008 23 9304 102 sue 1200 12008 14:00 Ama 1000 soon 330 «où 500 PROVINCIALE our EXPOSITION 1876.L'EXPOSITION PROVINCIALE pour 1876, ouverte au monde entier.sors lieu à Montréal, MARDI.CREDI, JEUDI et VENDREDI Iÿ, 13, 14 et 15 SEPTEMBRE, eur le lorrain Avenue Mont-Hoyal.près du Mile-End.Pour lu liste des prix et len blancs d'entrée.s'adresser au Recrétaire du Cassel d'Agriculture.No.©.Rue Ne.Gabriel, Montréal, ou aux Secrétaires des Ruciétée d'Agriculture de Cumté, qui em seromt amplement pourvas.Les vatrées pour lesanimanx devront NÉCESBAIRE- MENT être faites le ve avant SAMEDI le 98 AOÛT, ais pour les produits agrioules, ce temps sera prolongé (usqu'à BAMFDL le 2 AEPTEMBHE 0 N.B.\u2014Auctne entrée ne sers Frque aprés ces dates.Pour plus amplee informations, s'adresser au soussigné.GEORGES LECLERE, Becrétaire C.À, P.Q.738-543 AVIS AUX CULTIVATEURS A.BEAËCHEMIN & CIE.MANUFACTURIERS Le Moulins à Battre Nous avons l'honneur de vous informer qu'ayani acheté de M.Page, maoufarturier de Moulins à fu quise retire des affaires, tous ses patrons et modéles, nous pro- fltons de cette occasion puise vous avertir de venir à notre : établissement lorsque vous aurez besoin de que mor- deaux pour réparer vos Mosilins à Battre, Fuuchetses et Râleaux, ot de plus que nous avons À not mrunde quantité de Moulins & Rattre, Fi teaux.quenous vendots à irds-bas prix tions Énelles.A.BEAUCHEMIN & CIE, MANCFACTURIERS DE MOULINS A BATTRE, | 264.Tlue fat, Joseph, Montréul, 7-30-1341 A vendre ches les Pharmacious et DEVINS & BOL- TOX, Agents, Montréal.29 Aout 1176, 81 Aour 1876 10 Es HOTEL ST.LOUIS A KANOURASKA Cet Hôtel sera ouvert SAMEDI, ler Juillet.Halus de me: domlelle.Pole do toute sorte et à toute leurs du Jour, Un velilers aurtout à obtenir Le meilleur Saumon ot In meilisure Trilte pour les pensionnuires, ainsi que les chulvupes ot les vullures pour excursions de plaisir.Pouslon au prix des annbes demidres, Grande flou aux familles nombreuses.Le salon de l'Hôtel sæi de tous les pensionnaires, et nun pas à ne seu e, toi que pratiqué les deux der.nièros années.A.B.TALBOT, 7-27-4-6 Propriétaire 8225.PIANOS POUR 82%, Neufs\u2014pleineiment garantis, 7 Oetaven\u2014tontes les Améliorations moderues,\u2014le son est plein, riche ot pathétique \u2014Comblusieon exe produisant va nifique Jot d'uenhestre.Notre désir est qu'ile volent soigneuse.muni ossuyés et examinée.45225 ci ques Reparationsde outes sortes prix modérés, \u2014 LEICESTER, BUS.SIÈRE & CIE.Fabricauts de Planue, Nos.470, Rue Lamuntagoe, Muotréal, T1480 SIROP EXPECTORANT u DR.CODERRE Four 14 TOUX.lo RHUME, les AVFRCTIONS des BRON CHES, rt.ete.Sirop du Dr.CODERRE uur ies Maladies des Enfants, telles que la Diarrhée, Lis- sentérie, Dentition duutonreuse, ete.Elixir Tonique du Dr.Coder es muladien Nervetars, Débilité ot les maladies de la penu et du nang.Tous cea remédes si efficaces sunt préparés sous la direction du Dr.J.EMERY COUXKRE, qui pratique depui plas0 t Jour usage «st recommandé par les Profes seursdel'Évole de Médeciveet de Chirurgie de Montréal En vente chez les prineipaux pharmaciens.7-15-42-2 du Santé cat une Rénédiction Couconnée de la V'is, Remedes Modeles Anglais DE WINGATE.sent les meilleurs que l'expérience et des recherches soi- «teuses ont produits pour la guérison des différentes raladies pour lesquelles ils sont spécialement désignés Lis sont préparés d'aptès les recettes du célèbre 2r, tmgæte, de Londres, Angleterre, et nulle autre que les tlus purs ingrédients entrent dans leur composition.Its vont purs en «qualité, prompt en action, ce ea uvase, et employés avec siccts par les plus éaunents Mélecins et Chirergions, dans les Hôpitaux et la pra- a tique privée, dans toutes les parties du monde.Fpurstear du Rang, de Wingate.-Le re- mêxie le plis efficace conus, pour la guériron de Scrofule, Erysipèle, Feu Volage, Maladies de la Peau, et toutes les Linpurctés du Sang, Maladies Chroniques, et Dévorires du Foie.Un parfait Rénovateu et Vigues- teur du système.Mis ca grandes boueil Prax, $s.00 rAN BuCTeILLE Preservatif de Wingate pour Enfants.\u2014Le plus vûr et le meilleur remède puur la Dentition des Enfants, Diarrhée, Dyssenterse, Coliques, et toutes les différentes maladies de l'Enfance.S| apaise les douleurs, et calme les rouffrances de l'enfant, uittun sommeil tranquille.En mage dans toute l'Europe puis près de Soans.Paix, #5 Cts, FAN BouUTRILLE Plinles Cathartiques de Wingate, \u2014pour tes Irs maiadics do l'hntinnac, du Foie of dea louse: tins.Ces précieux remèdes qui ont subi toutes les épecures, igularisent les socrétions, et arrêtent court les progrès de la maladie Prix, as Crs.ran Bote Pilules Nervo-Tonlques do Wingate.\u2014 Empliyées avec un succès remarquable pour la Né vralgie, Epilepaie, Choléra, Paralysie, Adoucissement du Uervean, 6 de Mémaire, Dérangesents Mental, Faiblesse.et toutes les affections nerveuscs.Puix, $1.00 ran Bovrminin, Tablettes Dywpeptiques de Wingnto.\u2014 Pour La guérison de la pres , Indigestion Flaten sité, Irmtabilité de I'Estomac, Perte d' Appétit, et Débilité des Organes Digeatifs.Un aide puissant à la Diguetion, et beaucoup plus efficace que les autres re mêdies ordinaires.Puix, so CTS.rar Bore.Trochisques Pulmoniques de Wingate.\u2014Un excellent remède pour la Toux, Rhumes, Enrouement, Ironchites, Asthme, et les itritations de la Gorge et Poumons.Les Orateurs et les Chantres publics trouveront très cficace en donnant du pouvoir et de la
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.