L'Opinion publique, 16 mai 1878, jeudi 16 mai 1878
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance: Un an, $3.\u2014États-Unis, 88.50.\u2018Tout semestre commeucé se paie en entier.On ne se désabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.Vol.IX.No.20.JEUDI.16 MAI 1878 Les remises d\u2019ai par Louw sur Prix du numéro, 7 centius.\u2014A, Iali 10 .Toute communication doit être affranchie, ge, conting rent doivent we faire par lettres enregistrées ou poste.NOTRE PRIME Nous avons le plaisir d'annoncer que nous donnerons en PRIME, cette année, un magnifique PORTRAIT DE SON EXCELLENCE Mgr.CONROY, Délégué Apostolique en Canada.Ce superbe Portrait, que tous les catholiques de la Puissance désirent sans doute ae procurer, sera distribué aux conditions suivantes : lo.A tous nos abonnés actuels dont l'abonnement est payé jusqu\u2019au ler juillet 1878 ; 20.A ceux qui, d'ici au ler juillet 1878, paieront tous les arrérages, s'il y ena,et l'abonnement pour l\u2019année courante; 30.À tous les nouveaux abonnés qui paieront au moins six mois d'avance en s\u2019a- honnant.Par cet arrangement, tous les abonnés de L'Opénion Publique auront l'avantage, #'ile le veulent, de se procurer une su- perhe LITHOGRAPHIE AU CRAYON de Son ExcELLENCE Mon.CoNroy, premier Délégué Apostolique nommé par Rome pour l'Amérique Britannique du Nord.Ce portrait, lithographié sur papier à dessin de luxe, de 154 par 21 pouces, et enrichi de ln signature autographe de Son Excellence, vaut au moins UN DOLLAR, et nos agents ont reçu instruction de le donner à tous ceux qui se conformeront aux conditions ci-dessus.SOMMAIRE Echos parlementaires, L.0.David.\u2014Léon XI1I.\u2014 Immigration canadisnne.\u2014Un drame maritime.\u2014La confession de Rossini, par l'abbé (iallet.\u2014Un sean dale & Dablin.\u2014Faltn divers.\u2014Poésie : Evangeline, 1raduction d'Anthony alph-\u2014Leerime des femmes, par Ranu) de Navery (suéte), \u2014Revue de la semaine, A.-B.Longpré \u2014Un mariage en haut leu\u2014 Echos de Paris.\u2014Les écheer\u2014Le jeu de dames.\u2014 Prix du marché de détail de Muntrésl.CGuAVUHES: Sur la rivière Rimouski; Le moulin de Grant.eur ie luc Métapédiac ; Sur lu rividre Ristl.xouche: Dans l'attente d'une attaque de cavalerie ; Un déput de chapelet à Home.ÉCHOS PARLEMENTAIRES OTTAWA, 10 mai 1878.Lorsque la présente correspondance paraîtra, le parlement fédéral sera prorogé, les députés se seront envolés vers leurs pénates, la Chambre sera déserte, la capitale aura repris sa coiffe de veuve.Ottawa, en dehors de lu session, est bien réellement une veuve ; une joli veuve, si nn veut, mais qui n'en est pas moins abandonnée, isolée.Jamais il n'y a eu autant de discours ennuyeux que durant cette session, des discours chargée de pavots, tristes comme le pluie, sombres comme des tunnels.Vraiment, il est à souhaiter qu'il y ait dans la nouvelle Chambre assez d'hommes capables pour empêcher certains députés de seconde classe d'aocaparer la discussion.Si on laisse la Chambre devenir un pur- re, une chambre mortunire, on en loigners beaucoup de gens de mérite qui ne voudront pas so faire élire seulement pour faire pénitence.L'esprit de mortification n\u2019est pas assez répandu parmi les hommes politiques pour qu\u2019on s'oxpose à up pareil danger, Je viens de parler de Ja nouvelle Chambre, c'est que, de fait, Je parlement de 1873 a fait son temps, la Chambre sera bientôt dissoute ot des élections générales auront lieu, où l\u2019on verra, comme de cou- tuni, beaucoup d'appelés et peu d'élus.À la vville des élections, il y a des députés qui ='égent jusqu'à la dernière seconde, et mêu: après, tant ils veulent ne rien perdre de l« vie parlementaire pendant qu'ils en joui-nt ; ils ont, sans doute, des pressen- timeuts Ft comment n'en auraient-ils pas?[I est constaté qu\u2019à chaque élection, il y a un tiers de la députation qui est complétement renouvelé.Le peuple est si changeant ! \u201c * Je regarde en ce moment la Chambre de la galerie des journalistes.Les députés, vus d\u2019en haut, sont laids ; cet assemblage de têtes dénudées ou généralement mal peignées, est loin d\u2019être poétique, et doit produire un mauvais effet sur les femmes.Les hommes ne devraient jamais consentir à être vus sous un si mauvais jour, par leur côté faible.Si encore on portait des perruques et des jubote comme autrefois ! Mais, au lieu de s'embellir, maintenant, on dirait que l\u2019homme ne cherche qu\u2019à s\u2019en- Jaidir.La chevelure la plus touffue de la Chambre est celle de M.Bunster, de la Colombie ; on peut en dire autant de aa barbe, et les ravages qu\u2019y a faits M.Cheval n\u2019y paraissent plus ; on voit qu\u2019il vient du pays des fourrures, de la patrie des buffles et des ours.La tête la plus dénudée est celle de M.Dymond, qui brille comme un miroir; M.de Saint-Georges s'en sert tous les matins ponr faire sa toilette.EL] * LES DERNIERS JOURS DE LA CHAMIRE On devrait dire les dernières nuits ; car, à la fin de la session, on cesse de travailler quand le jour commence ; c'est le seul moyen d'en finir ; vers trois heures du matin, les députés ennuyeux, endormis par leurs discours, ronflent, et alors les gens sérieux travaillent.Cependant, on en voit encore, i cette heure indue, qui ont l'audace de se lever pour répéter, à propos de rien, ce qu\u2019ils ont dit déjà vingt fois depuis le commencement de la session.Je comprends, dans ce temps-là, le danger de porter des armes.Passons, par cette transition, au bill de M.Blake.=» * M.Blake, en véritable homme ut a vu los dangers qui menacent la paix publique dans ce pays, à Montréal surtout, et a songé à les prévenir autant que sible en proposant un bill contre le port- d'armes, Voici les deux principales dispositions de ce bill : 11 sera loisible à toute personne quelconque de saisir et appréhènder tout individu qui sers trouvé porteur de quelque arme dans le Hatrict contrairement présen Pres ces individu le plas tôt mesible à le garde de quelque countable où officier de paix, Po8- prétendons que, «il n\u2019y avait pas d'autre u afin qu'il seit immédiatement conduit devant quelque autorité {udiciaire compétente pour être traité suivant la loi I1 sera loisible à tout juge de peix, constable ou autre officier de paix, de fouiller tout individu qu'il soupçonners être porteur d'une arme dans le district proclamé, contrairement au présent acte, et de saisir et enlever à cet individu toute arme ainsi portée, et de la garder et dète- nir pour l'usage de Sa Majesté.Et quiconque rtera ou aura quelque arme eontrairement A a présente disposition, sera coupable de délit, et sera prasible, sur conviction du fait, d'emprisonnement dans toute prison ou tout lieu de (détention, pendant un terme de pas plus de douze mois.La loi sera mise en force par une proclamation du gouverneur en conseil, dans le district où on la croira nécessaire.Sans douta, ce n'est pas un remède infaillible ; on trouvers bien moyen d\u2019éluder plus ou moins la loi ; mais c'est déjir beaucoup que de diminuer le mal.La Chambre de Québec sera peut-être obligée, elle aussi, de faire quelque chose pour empô- chor que le 12 juillet prochain soit un jour néfaste et le commencement d\u2019une ère d'émeutes, de haines et de vengeances comme celles qui ont ensanglanté l\u2019Irlande pendant des siècles.Les hommes sérieux, qui savent qu\u2019un jour suffit souvent, une heure même, pour engendrer des luttes séculaires, sont justement effrayés de ce qui ae passe en ce moment au milieu de nous.Si on ne fait rien, tout le monde dira, après le 12 juillet, à la vue du sang et des eadavres dont les rues de Montréal seront couverts : \u201c Comment se fait-il qu'on n'ait pas évité de pareils malheurs à tout prix ?\u201d Et on sers moins sévère à l'égard d'un homme public à qui on a reproché comme un crime d\u2019avoir fait, pour prévenir ces malheurs, une suggestion qui n'était évidemment inspirée que par de nobles motifs d'humanité, de patriotieme et de véritable religion, Supposons qu\u2019on prouverait à la nouvelle Chambre de Québec, dans un mois, que le 12 juillet il y aurn des centaines de personnes tuées dans la ville de Montréal, des édifices publics brûl\u201cs ou saccagés, un millier de femmes et d'enfants privés de ceux qui les supportaient, et qu'on dirait aux protestants et aux catholiques : \u2018 Vou- lez-vous pendant deux ou trois ans fairo le sacrifice de vos processions, dans l'inté- rét de Ja concorde vt du bonheur public?\u201d nous disons qu'en vue des événements lamentables qui se préparent, non-seulement ce ne serait pas manquer de patriotisme et de religion que d'entretenir une pareille proposition, muis que ce serait un devoir de la discuter avant de la rejeter.Croit-on que Dien serait du côté de ceux qui diraient : ** Honnis soient ceux qui préchent esprit de paix et de concorde ! Que le sang coule, que pendant un sièole on s'égorge au coin de nos rues plutôt que nous renoncions, même un ibs- tant, à l\u2019exercice d'un droit qui nous est si cher?\u201d Bien entendu, nous ne sommes pas prêt à conseiller ce sacrifice ; mais nous moyen d'empêcher l\u2019effusion , il faudrait le faire, et que ce n'est pas en faisant un crime de soulever cette question qu'on sert son pays et \u2018qu'on est agréable à Dieu.* M.Blake s fait adopter un bill qui pourvoit à la liquidation des compagnies d\u2019aseurances maritime et contre l'incendie, ot leur applique les dispositions de l'acte de faillite, x x * INDEPENDANCE DU PARLEMENT Je Sénat a rejeté la clause du bill de M.Laflamme qui rendait inéligibles les juges en retraite, et celle qui soumettait les sénateurs aux mêmes peines et déqualifi- cations que les membres de la Chambre des Communes, dans le cas de violation de l\u2019acte de l'indépendance.Ces honorables messieurs ne veulent pas que les Communes fassent des lois pour oux ; ils disent qu'ils sont capables de pourvoir à l'indépendance et à la moralité du Sénat.Le gouvernement, après avoir vainement essayé de convertir le Sénat, a jugé à propos, plutôt «que de laisser tomber complé- tement son bill, d'accepter l'amendement du Sénat relativement aux juges et aux fonctionnaires en retraite.Nos vénérables sénateurs ont paru prendre plaisir à affirmer leur indépendance, durant cette svssion, en rejetant quelques-unes des inesures du gouvernement et en mutilunt les autres.C\u2019est ainsi qu\u2019ils ont fait au bill concernant l\u2019embran- cliement de Pembina du chemin du Pacifique, un amendement pour obliger le gouvernement à soumettre les contrats de ce chemin au Sénat comme à la Chambre des Communes.La Chambre a refusé d'acquiescer à cet amendement en donnant pour raison que, d'après l'usage et l'acte du Pacifique de 1874, les contrats de cette nature ne doivent être soumis qu'à la Chambre «es Communes.M.Blake dit qu'il est étrange que les conservateurs, qui ne voulaient soumettre les contrats ni au Sénat ni à la Chambre, veulent maintenant les eou- mettre aux deux.Les Communes ayant, suivant l'usage, envoyé un message au Sénat pour lui faire connaître les raisons qui les obligesient à rejeter son amende- mont, le Sénat a tenu bon, en sorte que, probablement, le contrat de l\u2019embranchement do Pembina ne sera pas donné, au grand déplaisir et au détriment des partiee intéressées.x LES FENIENS Le Sénat a siégé & huis-clos pour prendre en considération les nouvelles publiées dans les journaux nu sujet d'une invasion de féniens, Le gouvernement a, naturellement, répondu qu'il ferait ce que les circonstances exigeraient.Beaucoup de personnes ici crotent po-nible, duns le cas de guerre entre Ja Russie et l'Angleterre, que :es féniens et les oisifs qui pulluient aux Etats-Unis essaient de nous inquiéter, ne serait-ce que duns un but de pillage.11 est incontestable qu'il y à en ce moment, aux Etats-Unis, des éléments dan- geroux qui n\u2019attendent que l\u2019occasion pour se manifester.Quelqu'un a dit, il y a quelques jours, que s'il fallait le communisme en France contre l'aristocratie de la naissance, il la faudrait aux Etats-Unis contre l'aristocratie de l'argent.11 se développe au soin de ces masses d'ouvriers que le manque d'ouvrage & jetéss sur le vé des rues, des sentiments et des idées lunestes à ln paix publique.Les hommes d'Etat américains s'en inquiètent, et ne semient peut-être pas trop fâchés d\u2019une diversion qui ferait du Canads un débouché pour leurs mauvais caractères comme pour Jours marchandises de rebut. L'OPINION PUBLIQUE 16 Mar 1878 Tout lo mondo se demande, en ce moment, quand les élections générales auront lieu.La question sers probablement décidée cea jours-ci.La mnjorité dex députés opine pour le mois de juin, mais quol- \u2018ques-uns s\u2019y opposent.Ie wuceds que le parti libéral a eu dans les élections pour la Chambre locale, l\u2019enguge à commencer immédiatement Ia lutte pour te fédéral.Les conservateurs, abusourdis d'aborl, ro- prennent confinnee et disent que le résul- lat des élections fédérales n'en sers pus moins hon pour leur parti, Ils comptent sur les provinces maritimes et lu province de Québec, ot espèrent diviser Ontariv.Les libéraux assurent qu'Ontario leur don- nem uno majorité aussi furto qu'en 1874, qu'ils pourront faire ail- ont entamer sérieusement leur mujorité générale.Des libéraux d'Ontario qui avaient des craintes l'année dernière, affirment qu'ils ne craignent plus pour la raison qu'ils ont repris dans leur province le terruin qu\u2019ils y avaient perdu, Ceux de Québre en disent autant.* * UNE QUESTION INFORTANTE La famouse question do l'embranchement de In baie (icorgienne, qui va per mettre au Bas-Canada de mettre res voies ferrées en communieation avec le chemin de fer canadien du Pucilique, par le Ca- micla Central, est entin réglée, Le gouvernement a obtenu l'autorisation de rlonner le contrat de l\u2019embranchement de la baie Georgienne à la compagnie du Canada- Central, et le point de jonction recommandé autrefois par Sir Hugh Allan, la Minerre et le Noureue-Monde, à fini par prévaloir.M.Massun en n profité pour faire remarquer qu'enfin le gouvernement avait fini par comprendre que la jonction à Ren- frow et Douglass était impossible.Il regrette qu\u2019on n'ait pas adopté le tracé au nord de l\u2019Ottawa, qui aurait été plus avan- tugoux à la province de Québec, mais il félicite le gouvernement d\u2019avoir fait un pas dans la bonne vois.M.Masson paraissait fatigué en parlant ; il est facile de voir qu'il n\u2019est pas encore parfaitement rétabli.Les émotions de la politique doivent fatiguer un home de sn ronsibilité nerveuse.M.Laurier lui répondit et s'uppliqua à démontrer «ue le tracé nu nord de l'Ottawa n\u2019avait jamais été entretenu sérieusement par aucun parti, et que le projet préconisé et accepté par le parti conservateur en 1872 était exactement celui adopté actuellement par le gouvernement.* + * LA DERNIÈRE SCÈNE Quelques minutes avant la prorogation, la Chambre gidge toujours un instant, pourfmettro la dernière main & In hesogne parlementaire.Cette cuurto et dernière séance, où on devrait s\u2019embrasser comme on fait au cullége le jour «les vacances, est quelquefois orageuse.Cette année, elle a été disgracieuse,, M.Donald A.Smith, gouverneur de In Compagnie de la Baie- d'Ifudson, l'un des députés de Manitohu, s'étant levé pour protester contre certaines paroles de Sir John, qui l'avait accusé d'être un servile partisan, erut devuir affirmer que si Nir John lui en voulait tant, c'est parce que, lors de la grande nifnire du Pacifique, il n'avait pus voulu être un servile partisan de Sir John et avait résisté à toutes ses xéductions ; il rappel aussi une conversation qu'il avait eue avec le Dr T'upper, conversation dans laquelle l\u2019éloquent «vcteur avait dit les choses les plus désagréables au sujet de Sir John.C'est nlors qu\u2019éclata lu tempête, \u201c Menteur,\u201d \u201c lâche,\u201d crinit le De Tupper, furieux, et répétaient derrière lui plusieurs députés conservateurs.L'Orateur exsaynit vainement de rétablir le silence.L'huissier de la verge noire arriva pour inviter la Chambre à se rendre au Sénat où le tiou- verneur-Général l'attgndait.Les Jléputés se levèrent, of Sir Jolm, s'avançant vers M, D.Macdonald, s'écria nvec colère : .\u2014Ce Smith est le plus grand menteur qu\u2019il y ait dans le monde, -\u2014Sir John, répondit M.Siuith, est lui- même un impudent menteur, \u2014 Donald Macdonald, dit ls Dr Tupper, est un lâche et un traître.Pendant ce temps-là on avançait les uns sur los autres, et on croit que, sans l'intervention de quelques amis, Sir John et M.Rochuwster auraient frappé M.Smith, st voilà comment s\u2019est terminée lu scesion ! © comédie humaine: L.-0, Davin, LEON XIII I} eat incontestable que le nouveau pap # beaucoup de talent, «que, dès son bas âge, il se faisait remarquer pour son intelligence et ses vertus, 11 u étaulié les sciences, lu littérature et lu philosophie sutl+ les professeurs les plus distingués, a obtenu dans toutes lus branches des st cis marquants.Pendunt qu'it étuslinit la philosophie, il fut chargé, malgré sa jeunesse, de donner au Collége Allemand des répétions du cours qu'il suivait.En 1836, il soutint une thèse publique «de philose- phie et obtint le premier prix.L'année suivante, n'ayant que 21 ans, il conquit facilement le titre de lauréat en philosophie A 1Bans, il écrivait le latin en vers ou en prose aver une merveilleuse facilité.A l'Université Romaine, où il suivit les cours «le druit canonique et civil, il fui l'un des élèves les plus distingues; le due de Sforza, plus tard cardinal, soul Lui disputait In palme.\u2014\u2014- Tout le moncle, & Londres, va voir en ce mument un nommé Beneditti, qui avale «les épées et des buïonnettes avec autant do facilité que notre ami S x de Montréal, avale des linîtres Il ya quelques jours, s'étant introduit dans le vorps une haïonnette fixée au hout d'un fusil, In haïonnette se brisa, et il eut toutes les peines du monde à retirer le mor- coau qui lui était resté dans l'ablomen et l'estomac, Bencdletti n expliqué, à une réunion «de médecins, comment il était parvenu à exécuter un pareil tour de force.C'est à force de pratique qu'il a réusei à disposer ses organes ot à les faire obéir à la pression de manière à obtenir le pus- rage dont il a besoin à travers son corps pour y faire passer une demi-douzaine d\u2019épées ou de haïonnettes, -\u2014-\u2014\u2014 = L'empereur Alexandre vient do décerner un sabre d'honneur son fils aîné, le grand-duc héritier, qui, pendant la der nitro campagne, a commundé l'armée de Roustehouk.Voici le texte de Tn lettre patente que le ezar niu aulressée à cette vecasion : Comme récompense de dont vous nvez fait pre Mrsures que vous avez j In bravoure «distingué 5 et des excellentes na pendant que vous à lu tête d de Roustehouk, depuis juin 1877 jusqu'au ter fiveier 1578, ot surtout pendant que vous repoussiez les fré- queutes tentutives de l'ennemi pour rompre lu ligne de défense dont In garde vous était confide, nous vous conférons tres-gracieusement sabre d'or orné de diamants, avec l'inseripr tion : ** Pour l'excellent commandement de l\u2019armée de Roustchouk,\u201d et nous vous I'envoyons aver In présente, en demeurant votre trés-altec- tionné, ALEXANDRE.C'était l'occasion où jamais pour le grand-lue do chanter comme lu grande- ducliease le sabre, le sabre, lo sabre de mon pore! © \u2014\u2014 me IMMIGRATION CANADIENNE On lit dans le Métis du 25 avril : Nous avons le plaisir de saluer l\u2019arrivée parmi nous (d'une nouvelle colonic cana dienne, des Etats-Unis, do 423 âmes : M.C.Lalime, l'agent actif et dévoué «du département d'Ottawa, à accompagné nos compatriotes pendant tout lv trajet qui u duré huit jours.Partis le 15 des divers points «es États de l'Est, les colons ont tous passé par Montréal.Lour (rain se composait de hait chars de première clusse et de trois chars de baguge.À Chicago, on a ajouté un neuvième char pour plus de confort.Te voyage a été des plus heureux et des plus agréables jusqu\u2019à Fishors Tanding.Pas un accident, pus même un malentopdu, Les chars do bagage ont traversé cette immense distance sans être ouverts, Chaque voyageur à eu droit à 150 livres d'effets au lieu de L60, ot Ia ligne Kittson a même accordé 200 livres.Duflorin, Saint-Tean-Iaptiste, Sainte Agathe et Saint-Norbert ont regu la plus grande partie de co détachemont d\u2019immi- uration, 11 n\u2019on est «débarqué qu\u2019une een- taino à peu près à Snint-Boniface.Le vapeur à passé à Dufferin it trois lures lundi matin, La Société de Colonisation, à lt nouvelle du départ de ce grand convoi de colons, n'est pan reatée inactive, La LAO des immigrants a été nettoyée ot remise en ordro ; les chiissis vovitrés, les serrures ajuatéos, les boix de lit montés, lez tables installées, les poêles montés, et le tout placé cette fois sous la garde d\u2019un homme actif, M.J.Caron.Chacun æ dignement fait son devoir pour montrer sa joie et son contentement de l'arrivée d'un nouveau renfort de braves et honnites Canadiens, Mardi soir, malgré lu pluie et uno boue extraordinaire, les principaux membres do In Société de Colonisation ont traversé ie Naint-Duniface à Winnipeg pour aller souhaiter la bienvenue à M.Lalime et à sa nombreuse société, Tous les colons établis ici depuis un an, deux ans et trois ans, sont contents et heuroux, sauf de très-rares excoptions.Tous ont augmenté leur avoir, et, à part d\u2019accidont, sont en vois de se faire une boune aisance.Nous répéterons donc ce ne le Jféti« a constamment dit: \u201c Un homme d'énergie, constant, actif, honnête, sobre et travaillant, n'a jamais manqué de réussir très-bien dans notre province.Le succès se fait quelquefuis attendre, mais il vient assurément.\u201d Avis aux Canadiens-français qui ont «de buns bras et du courage au coeur.\u2014 -\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 UN DRAME MARITIME Tripoli (Syrie), 13 roars 1s78.Monsieur 1e Rédacteurecu-chet, Lecteur assidu du Fan, je connais \u2018lepuis longtemps le zèle et le svin que vous mettez is tenir vos lecteurs au courant des événements qui peuvent los intéres- sor; aussi, je m'empresse de vous faire part d\u2019un drame maritime dont les côtes de l'ile de Chypre viennent d'être le théâtre.l\u2019ermettez-moi, avant d'en arriver au fait, d'entrer dans quelques détails desti- tinés à édifier vos locteurs, s'ils lus ignoraient, sur l\u2019intérêt qu'ils doivent porter aux victimes du sinistre que je vieus vous raconter.Lors des guerres qui eurent lieu peu- dant la première moitié «de notre sièele outre la Russie et l'empire Ottoman, plusieurs tribus, d'origine tercomane et kal- qui habitaient la Circassie et les environs «du Caucase, aimèrent mieux émi- ror que se soumettre au joug de l'envahisseur chrétien.Le gouvernement ture, heureux de s'attacher «es populations guerrières et fanatiquement dévoudes à ln religion muaulmane, se charges de leur sort, ot leur donna des terres en Bulgarie et en Îtoumélie, Ce peuple, connu dans le Levant sous le num sgénériquese Peher- exuea, marchant toujours armé, était d'un enractère sanguinaire et pillard : aussi, fut-il d\u2019abord Ja terreur de ses voisins, nrais peu à pou ses mœurs s\u2019adloucirent, et il vivait assez inoffeusif li où la Sublime- Porte l\u2019avait établi, lor-que lu guerre ne- tuelle vint le chasser encore une fois de ses foyers, Ces nouveaux malheurs ne taritèrent pas à réveiller l'amour du sang et de ln rapino que porte en son cœur tout bon Teherkesse, et ce sont cvs hommus principalement qui, sous le num d\u2019irréguliers ou de Haclri-buzouks, ont ensanglanté la Turquie d'Enrope par ces hidenx mms- sacres que votre collaborateur, Ivan de Woratyne, à clévoucés à l'Europe elltayde.Le gouvernement ture, appelé aujour- d'hui à pourvoir de nouveau aux besoins «le ces trilsux, s\u2019est ddcidd i les transporter en Turquie d'Asie, où d'immenses terrains l\u2019une incalculablo richesse resteni en friche, faute de bras pour les travaillor, \u201c# * Le 3 mars dernier, 3,000 Teherkossus, dont 2,000 femmes ot enfants, furent en- barques à LaCavale (Roumélie), sur le v peur le Spline, de la compagnie autr chienue du Lloyd ; ce navire devait les transporter à Lattakio (Syrie).Le 8 mam, le Sphine, assailli par uu violent coup de vont d'ouest, vint faire côte à neuf louves du soit, non loin du cap Elon, dans la partie Est de l'île de Chypre.Malgré lu terreur et le désordre que ce naufrage, au milieu de l'obscurité et de lu nuit, avait répandus parmi cette foule en- tazsée à bord, In situation était loin d'être désespérée, Le navire, en offet, avait touché assez près dela côte pour qu'on pit espérer amener tout le monde à terre sain et sauf, et le capitaine prenait los premières dispositions dans ce but, lorsque tout à coup «es colonnes «le fumée s'élevèront de l'intérieur «in bâtiment par les panneaux placés sur l'avant de ln cheminée.Avec un dévouement au-dessus do tout loge, le capitaine, suivi de ses offiviors, so précipita dans l'intérieur du navire pour cun- Naître les causes de l\u2019incenrlie et faire monter tous les passagers sur le pont.Malyre leurs wiforts, 560 personnes environ, aflis- Ides par Ta peur et aveugldes par la fumée, ne purent tronver les échellus et restèrent dans l'intérieur du navire.Cepenilant, l\u2019incendie nugmentait d'intensité, le mât de misaine venait de tomber embrasé, éerasant dans sa chute plus de trente personnes, vt le moment approchait où le feu, dévorant les embarcations, allait enlever aux malheureux naufragés leur dernière chance de salut.Un seul moyen restait encore de diminuer les progrès de l'incendie, c'était de fermer her- imétisnement les panneaux, de manière à empêcher l\u2019introduetion de l'air à l\u2019intérieur.Placé dans cette horrible alternative de condamner 3,000 personnes à une mort épouvantable, ou d'en sacrifier 560 pour le salut des autres, le capitaine eut un affreux moment d'angoisse : vaincu cependant par ln nécessité, il donna, les larmes aux yeux, l'ordre de fermer les pan- neuux : c'était l\u2019avrét de mort des malheureux demeurés «lans l'intérieur du navire, Grâce à cette mesure, le feu diminua peu à pen, et Pon put procéder avec sécurité Au sauvetage des survivants Mais lit n'étaient point finies les tribulations «du malheureux commandant «du Np, Quand ils furent rendus à terre, les Teherkesses, délivrés de la crainte de la mort, accusérent les Autrichiens d\u2019avoir mis le feu au navire, et ils se «lisposaient it les passer par les armes, lorsque le rueh- fur (maire ture) du village voisin s'inter- pusa et obtint un sursiten faveur des malheureux marins.* x * l\u2019endant la nuit suivante, alurs que tout reposait duns le camp que la tribu avait formé sur la plage, le capitaine et son équipage, au nombre de trente-quatre homines, purent s'échapper, grâce à ln protection du mouftar, Je n'ai pas besoin du vons décrire les souffrances de ces infortunés, qui, pour la plupart, avaient les pieds brûlés, marchant, en proie à la faim et à la crainte d'être poursuivis, à {travers les marais ot les fondrières qui couvrent cette partie de l\u2019île de Chypre.Enfin, après douze heutes d\u2019une marche forcée, ils arrivèrent au village de Trico- wo, (\u2018ent là que le croiseur français, le Linnix, dont on avait demandé le secours par le télégraphe, les rocueillita son bord : se transportanl ensuite sur les lieux du sinistre, ce navire opéra le sauvetage du peu qu'avaient laissé intact, à bord du whine, incendie ot lhuneur pillavde des \u2018Teherkesses * +} 4 } ra Des 3 = Es 5 = es ses RE =.Tn] SAS = RE SAN S NON D ré ss, SEE = Æ 27 N ns SE > = > NS = 881 IYX 91 nu wh 25 NS Re A Sat ss A Sn = S Md.NaN ~~ ss, eut Su SNS S NS = AY NS ©\u201c 9: x = des = SS A I = ern, ta er a) N eg SF = CAE re = J.q a EN - Re.J a ses = A = a Rg 24 à OS kw 5 3 ka he Ra a 7-4 PN i NE Ea A La -N ra + us A 7 ES = =A WR ES a tend pm 5 Rey = 2 ty PAY, D > LN $I Go A a NS % oy ; 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A Ly s ™ RF 2 bY hy Es, SN AN he.{ Vg et 0! ES hE % iA A PLAS i SN te RE » i) d 4 pe 2 my CO 7 3 Wa ty N ie Lu [J Lol N [a N C3 & N ia: N \"Ws ; Ww x 0s \\ TY WH PA = S Û 7 en i by en i hs = A 5 of ho vf! N ù YY f 3 WY , ÿ KY 1+ IL pe nN ad TY o> Sy x h vi f \\ f n AA ù 3 A \\ ) § PRES NCOP | BOY D EASY, x N PACS RR N 2 \\ S q d (aN IP se \u201cM SN GV Ÿ AN wi Ÿ X \u2018 {5 y AW \\ NA a SEN 3) 4] li ¥ 8 | N = À RSS SNA AES 0 a % A & N i: PAY Pi SUR LA RIVIÈRE RIMOUSKI\u2014D'APRES USE PHOTOGRAPIMIE PAR HxxpERsoN 18% L\u2019OPINION PUBLIQUE 16 Mar 1878 LA CONFESSION DE ROSSINI ue Nous avons dit, il y a quelques j madame Rossini, déchaée dors lates un grand sombre de papiers relatifs à l'illustre musicien dont elle ports le nom.Parmi ces papiers, il n'en est peut-être pas de plus curieux que celui qu\u2019on va lire et qui retrace les derniers moments du maëstro.C'est une lettre émanant de celui-là même qui confosss Rossini, \"abbé Gallet, premier vicaire de Saint-Augustin.Elle était adressée par ce dernier à un de ses amis, et Mme Rossini, en ayant eu connalssance, en demanda ls copie qu'on vient de trouver dans ses papiers.Mon cher ami, Tu te plains de mun silence avec toi sur Rossini ; voici tout entière l'histoire de ses derniers moments : 11 venait de subir l'opération de la fistule.Mgr Chigi, nonce apostolique, qui L connaissait depuis longtemps, demande le voir, \u2014 II est bien fatigué, monseigneur, dit M.Nélaton.Si vous entrez, je vous en prie, un mot seulement.Vous avez forcé la consigne pour lui serrer ls main, et vous reviendrez dans quelques jours.Le nonce, en entrant, tout effrayé de la prostration du malade, gans autre préambule lui dit avec solennité : \u2014Mon cher Rossini, vous savez que je suis un de vos plus grands admirateurs.Vous avez fait des œuvres qui vivront autant que les siècles ; vous êtes un homme immortel, et pourtant.il faut mourir ! De la part du Saint-Pire qui vous aime, je viens vous apporter la bénédiction de Pultima Hora.Le malade avait replié la tête sur ea poitrine, et gardait ce silence profond par lequel il savait si bien exprimer sa colère yuand elle ne sortait pas en éclats.Mme Rossini, qui pressent l'orage, demande grâce et prie le nonce de revenir un autre jour, \u2014Olympe, Olympe, s'écrie tout à coup le malade, tu ne vois donc pas qu'on me tue?\u2014 Monseigneur, je vous en prie, dit Mme Rossini ; et elle le prend par le bras.\u2014Madame, vous assumez une bien grande responsabilité, et ce que vous faites pésera aur toute votre vie jusque dans l'éternité.\u2014 Accompagne-le jusqu'en bas, crie Rossini.A son retour, Mme Rossini trouve le malade au paroxysme de la fureur.\u2014Olympe, viens ici.Il m'a assassiné.Mets ta main sur cet évangile : jure-moi que cet homme ne rentrers jamais dans m8 maison.\u2014Je le jure.Ii lui pose convulsivement les doigts sur le front.\u2014Ue n'est pas asses: jure-moi qu'\u2019aucun homme portant son babit n'entrers dans ma chambre pendant ma maladie.Pas même unefreligieuse.\u2014Je le jure.Quelques jours après, le docteur Néla- ton disait au docteur Barthe : =\u2014Nous ne pouvons pourtant le laisser mourir ainsi.Il a, j'en suis sûr, des sentiments religieux.Pour lui-même, pour sa famille, pour la société elle-même, 1l faut que nous avisions.Le lendemain, c'était le jeudi 12 novembre, M.Bar:he dit à Rossini : \u2014-Le mal ne cède pas, et votre agitation morale paralyse tous nos remèdes.Pour vous rendre le calme, je voudrais vous amener cet abbé de Saint-Roch que vous aimez.C'est mon ami, il a fait I'instruction religieuse de mes filles, Il viendra si je Jo Tui demande, et il sers votre meilleur médecin.Qu'en pensez-vous t \u2014Je suis si fatigué ! et puis, vous le saves, jo no suis pas bon depuis quelques jours.je crains de le recevoir mal.Enfin, pourtant, s\u2019il le veut, qu'il essaye.M.he vient m'avertir aussitôt, Après lui arrive, au nom de Mme Rossini, M.Possoz, ancien maire de Passy.On m'avait dit qu\u2019il n\u2019y avait pas péril en la demeure.Je termine mon hisme et je pars.! entrant dans ls ville de l'avenue Ingres, au Ranelagh, je treuve deux cents artistes qui remplissaient les salons et con- vorsaient en groupe détachés, Le malade est brisé par un très-long et trde-doulourenx.pour moi.nt n tremble L'un de ces messieurs fait passer ma beil carte à Mme Rossini.Elle arrive tout en désordre et les cheveux épars au grand salon, eof, sans se préocouper de Is foule qui nous entoure, elle ae précipite à genoux en pleurant et en disant : \u2014Monsiour l'abbé, soyez notre uau- veur.commences par moi, je veux faire ma confession.Ce n'était ni le lieu ni l'heure ; et puis il convenait de commencer par le malade.Elle le comprend bientôt ; mais elle désire me parler en particulier avant de m'introduire auprès de Rossini.Je la suis au petit salon, où nous res tons seuls.Je refuse de nouveau de l\u2019entendre à genoux.Avec une grande agitation, elle raconte l'histoire du once.\u2014Après s'être présenté deux fois, il a osé nous envoyer cet autre Italien, l'abbé***, avec qui mon mari faisait quelquefois de la musique ; mais enfin un prêtre qui ne dit pas la messe! Dans un pareil moment, n\u2019était-ce pas bien cruel ?Monsieur l'abbé, mon pauvre malade est bien agité en ce moment ; voulez-vous revenir demain 1 \u2014Oui, madame, à l'heure que vous me direz ; mais j'aurais bien voulu l'entrevoir seulement aujourd\u2019hui.\u2014Et mon serment 1 car j'ui juré sur l\u2019Evangile, \u2014Je prends tout sur moi.-\u2014Mais comment vous annoncer ?\u2014Je m'en charge encore ; permottez- moi seulement d'entrer avec vous.\u2014 Venez.x Tout le monde en nous voyant passer nous suit des yeux et attend en suspens.Au seuil de Is porte, Mme Rossini s'ar- Tête et, fait sortir, d'un signe, tous les gorde-malades.Je m'approche du lit et je remercie lo malade d'avoir bien voulu se souvenir de moi.\u2014Ah ! c'est vous, monsieur l'abbé j'u- vais bien besoin de vous, \u2014Quel bonheur, dit Mme Rossini ; et elle se retire, \u2014On dit que je suis un impie, reprit Rossini ; monsieur l'abbé, quand on a écrit mon Stabat, peut-on n'avoir point la foi?\u2014Je n\u2019en ai jamais douté.Dès le commencement, votre beau génie vous avait lacé sur un de ces grands sommets du ut desquels on aperçoit toujours le ciel et Dieu.Chateaubriand, qui fut votre ami, D\u2019a-t-il pas écrit quelque part : \u201c L'harmonie cet sœur de la religion 1\u201d \u2014Oui, au moment de mes plus bolles inspirations, je me suis toujours senti meilleur.Puis, faisant le signe de lu croix suis prét, commengons!.Sa confession terminée, il ajouta : \u2014Parles encore, je ne suis pas fatigué ; votre voix me fait du bien, merci, vous m'avez délivré d'un grand poids, vous re- viendres bientôt, Et, à l'italienne, il me baisa la main.Mme Rossini entendant la parole d'adieu, rentre et vient à nous.je te remercie, ma pauvre amie, lui dit Rossini, et ile s'embrassèrent en pleurant.~ =F Wl.EN ae To ae AL 3 NY \u2014 + 3 Ë Ses ET J i fae i xX N RY gl, jt ss SN RUES Gi A Le IH hy NS bo aN Ay 1 NES = = .x \u20ac oe in jd ST Ÿ 24 AREER SS me AES LE MOULIN DE GRANT, SUR LE LAC MÉTAPÉDIA es i gt Ra 206 > 2 23g, = by Se Oe BLL 2e {+ Le a teu T4 % Ww 3% \u201chs é whe ue = VY ; NS shiz $0 i A + vl RY, Et ,0X sa Ptah: CH a si, 4 i, he! ès | Lob N $ Po 5 4 3, be nn {ke 2, 2 A = ve us a ir 5 ee À Œ qe Jin sé as\u201d sn \u201ce 2 2 rt » a ra, a, 3 3 \"NEE at wo Reals SP = wT a -\u2014 Thos Daa Mi dad fi *y LE P38 Pn vo I 1 a= h ù ig A A LE ine #1 al.RE i Li dus x y [NET v1 a Wt = ay rE it hi i i i bed Lo i i ori ii Il rl LA 9 fh > tL qu DIR TA a art x = 4 da hi, Pi hy Pre SN Wf EEE IY ve | +, The eR Sa RS 24 die SY ee ZT = ES EE = SUR LA RIVIERE RISTIGOUCHE mr - 16 Mar 1878 L'OPINION PUBLIQUE ae oo a.EA Le eae 7 te SEAT \u201cee = ES Era { verse ge ~ un w Qu © % % WW Le iG | À 45 1 # AN TPA RE ; À | \u201c PE N ) te NE ?ih NS Gl ( n° ) ; | A F NED 4 Ë A Su 4 N) x il PO I \\ oF b a Ie wt D DANS L'ATTENTE D'UNE ATTAQUE DE CAVALERIE R Ig @ Wg Tei es el + ~\u2014 aa yp pe an i Tle, 3 i = ra pr eae ee \u2014\u2014 a bi ae pe ln 1 + | 0 - _ i ; Ji Naa -\u2014 ns Wy WV \u201c200505 0m\" te - \u2014\u2014e \"aprem ÉVANGELINE Poëmme national acadien tiré des œuvres de Longfellow PREMIERE PARTIE (Buite.) C'est au fond de Is bals où rade de Minas \u2014Dass l'ancienne Acadie, Anglais ! que tu rainas!\u2014 Que se trouvait Grandpré, vili Hehe, immense.Là, dv nombreux troupeaux paissalent dans labos nce, Fermés l'hiver \u2014l'été broutant sous les pomml Île étairnt la fortune et l'orguell des fermiers.Au Sud, au Nord, partout la ssuvage sature Faisait place aux travaux d'une habile culture ; Las terrains défrichés.les vergers, les g Disputatent pled à pied l'empire des forêts, R'étendalent aux sommets des monté les plus superbes, Et eouvruient le sol d'épis, da fruits, de \u2018gorves \"Pel était l\u2019onsl reposait Grasdpré ; Villuçe bien placé, connne on volt, ot paré ooquettes mulsons construites o5 vrai chêne : Lee portes de noyer ost In mine hantaine, Ainal que le grand augle allongé de leurs toits Gui nous parlent encur du slécle d'Henri trois ; Enfin, l'un voit\u2014dernier sachet de fantaisie\u2014 Pendre à chaue fenêtre une uiple Jalousie.Malx le tubleau o'avime et demande aux ermyoes Leurs plus vives couleurs : O ma muse, essayons : Le soleil expirant sur l'Océan faronehe, Jette le ronge et l'or sur chaque ubjet qu'il touche.Ce groupe «de maisons, qu'un rayon empourpra, Bemlile sortir des teucs d'un nouvel opéra.Voyez.n'est-ce pus là vraiment une fberie | \u201cFout s'éclaire, se mout, chante, travaille ou prie; [ci les pâtres vont rassembler tours trou) x.La, le fermier revient pour preadre un dunx Le marteau, fatigué de dounerils réplique À l'enclumo.me tait.Sur la plase publique Lu ronde «les enfants hunsse con diapason, l\u2019endant que !a fermière.au senil de a maison, Feedanne nn bruit du ruuet quelques douces ballades Déjà vieilles nu temps des premières croisades.Mais quel cet ce vieilturd dont le paisible aspeot Empritue à tous les cœurs la oraiute et le respect ! Kos longs oheveux bouclés sont los blunes que la neige, Et les petite éfants lui font un doax cortége.Ce visage béni, cet homme révéré Dont tous haisent In malo, c'est Monsieur Le Cur i C'est loi.c'est par ses soins que le pays rospére, Et tous les lahoureurs esvent que c'est leur pêre, Aussi, quand le beffroi tinta ses trois saluts, Le vilinge en entier récita l'Angolus, Traduction d' ANTHOXY RALPH.(A suivre.) CRIME DES FEMMES VITE, DEUX FETES, (Suite) La nuit était d'un bleu sombre et les étoiles scintillsient comme si le froid avivait leur lu- mitre.Le Tong de la route, des grands arbres dressaient leurs branches noires : la terre gardait uns teinte brune, uniforme.On n'entendait aucun bruit dana la cam, je que les aboiements lugubres d'un chien Aurlan( la mort, comme disent les paysans.M.Courcy voulait voir Paul et savoir ce que devenait Lory.II poussa la porte et entra sans frapper.Comme il franchissait ls cour, un homme sortit du couloir de In mnison, c'était Barthier.** Paul ! s\u2019écria M.Courcy, Paul ! où allez- vous?\u2014Ah ! c\u2019est vous! Ben! c'est bien vous, ma raison s\u2019en va, roa tête s\u2019en va, ma tête se fend.Voir une femme endurer un pareil martyre ot ne rien pouvoir, rien, cela me rend fou.Ben, entendez-vous, entendez-vous Ÿ von Dieu ! Ah ! ces cris me poursuivront toute ma vie, .,.\" Et Paul, sanglotant comme un enfant, poss son front sur l'épaule de son ami.*¢ Allons, dit Courcy, il ne faut pas vous laisser abattre de la sorte.Il ne faut pes quitter Lory pendant cette crise suprême.Votre devoir est de rester, et de la soutenir de votre présence.\u201d En ce moment, une lamentation déchirante fendit l\u2019air.M.Courcy guide ou plutôt traîns Paul jusqu'au couloir.À peine y fat-il entré que ls voix claire de Margot appela : :* Monsieur Paul ! monsieur Paul ! \u201d Barthier monta l'escalier en trébuchant.I! trouva dans la pièce Jricédaut Ia chambre de sa femme, madame Méline achevant d\u2019envelo er a petit enfant daus des langes garnis de lentelle.Et l\u2019aul tomba à genoux pour baiser le front de l\u2019ange qui lui ie envoyé, Quand {| pénétra dans chambre de va femme, et qu'il vit Lory blanche comme ses ureillers, les yeux humides, les lèvres pâles, il seutit que jamais il ne l\u2019avait autant aimée, qu'il éprouvait pour sa compagne, à partir de cette heure, un sentiment de tendresse plus profond, plus parfaits et que de cette soirée il in reconnalesait bien pour l'os de nes 06 et la chair de sa chair ! Jory lui teneiit la main avec un beau et fier sourire.8i elle avait failli mourir, elle n'avait pas, du moitis, cessé de se montrer courageuse, et su milieu des plus profondes isses du et de l'âme, elors que le nueur du trépas mouillait ses tom elle ne cessa jamais de répéter le nom de Paul, Madame Méline apports le nonrveatsné entre L'OPINION les deux époux, et pour le seconde fois de ss vie, peut-être, M.sy sentit au fond de son Ame une tristesse jalouse.«\u2018 Paul, dit Lory, sais-tu que c'est l\u2019anniversaire de ta naissance auj hui ?\u2014Oh ! quel bouquet de fête nous vient du ciel, chère femme ! répondit M.Barthier.\u2014Ah ! penss Courcy, voilà deux fêtes célébrées d'une façon bien différente: là-bas, te bruit, le rire, le luxe, le plaisir ; iei les plus célestes joies et les émotions les plus fortes qui puisent remplir le «œur de l'homme.! aul ! en ce moment, vous avez bien la meil- ee Pais h le de la it, moit! r échapper an spectas félicité de deux être confondus dans un amour complet, moitié pour gmpâcher que son absence fût trup remarquée, M.Courey regague les Haussois.Il dévorait le chemin, et cependant il redoutait presque d'arriver.Depuis le matin son esprit n\u2019emplissait des grandes pensées inspirées par ces mots : famille, paternité.S'il restait tivé d\u2019enfanta, lui! À qui retournerait cette fortune amassée et consolidée aveo tant de peines et de soucis?Que lui servirait d'avoir créé les Haussois, s'il ne léguait à personne la charge de perpétuer son œuvre?Ah! qu'il verrait longtemps de quel regard, plein reconnaissance et d'amour, Paul couvait la chère créature brisée tenant dans ses bras son petit enfant ! Qu\u2019il entendrait longtemps le eri de joie de I'sul et aussi la dernidre plainte de la mére.Je mouvement qui régnait eux Haussois, cette fête qui, «'il eût été dans une autre disposition d'esprit, l\u2019eût distrait peut-être, sonns faux à ses oreilles.; n'y eut jusqu'au râle, choisi et joué per sa femme, qui ne Li luissût un ventions fd nible.Car enfin, quelque honnête que soit le dénoûment de cette comédie, Gabrielle ne se laisse pas moins entraîner par Li passion de Sté.phante, et si le mari l'emporte dunn un duel de lévouement et d'éloquence, qui sait si plus d'une fois son cœur ne s\u2019emplira pau de sanglots quand il songera que l'amour de sa com e n\u2019est pas absolument à lui, qu\u2019il n'ait failli In perdre 2 jamais, Quand M.Courcy entra dans lu salle de spectacle, La pièce était prenaue finie ; le mari, en face de Gabrielle et Stéphane, parlait haut de l\u2019honnear du i de la sainteté de la foi conjugale, et la jeune femme entraînée finit par .H O père de famille ! 0 poste ! je t'aime.Le hasard voulut qu\u2019en prononçant ce vers, madame Courcy rencontrât \u2018es yeux de son mari.Soit tendresse véritable, soit coquetterie, elle parut si bien lui faire hommage des applaudissements qui éclataient dans la salle, que l\u2019oppression de cœur de Benjamin diminua.Les spectateurs enchantés Quittbrent le théâtre et regagnèrent la salle bal, Madame Courcy pl bras de son mari avec une grice caressante.\u201c* Etes-vous content 1 demande-t-elle.\u2014Vous avez fait plus qu'il n\u2019était besoin, ma chère Augustine ; mais jo vous sais gré de votre intention, et vos hôtes n\u2019ont pes asses d'éloges à vous décerner.Vous ne me demandez pas des nouvelles de Lory! Elle & un petit ange dens sa maison, et je l'ai embrassé entre deux actes.\u2014J'irai voir Lory demain, mon ami.\u201d Pendant que 'orchestre exécatsit le prélude d'une valse de Strauss, que les gourmets atts.guaient les friaudises gastronomiques du buf: let, les jeunes filles et les jeunes femmes sccep- taiont le bras de Jours danseurs.tine allsit groupe en groupe, s\u2019occupent da chacun, ayant à dire à ve un fo gra cieux.Une des femmes qui attirait le plus les regards était la jeune comtesse de Maisonfort.Augustine avait pensé qu'elle étalersit ses dia- ments et l'emporterait aur toutes les invitées Be sa parure.Il n'en était rien.Solange de aisonfort portait une toilette blanche et une grappe de fleurs daus les cheveux.Rien ne fal- sait mieux ressortir sa beauté aristocratique que cette simplicité voulue.A quelque distance de Sola tait assise madame Louise Revel.Chaque détail de sa parure paraissait emprunté à une gravure de modes, et formait avec l'autre une contradiction, La mesquinerie montrait le bout de l'oreille ; 1a acîe de le robe était mince et frippée, les vo- lents en fausse dentelle, et les bijoux tapageurs, en toc, comme ne manque pas de le dire Fram.boisine à Marielle.Sa sœur Aurélie repossit au contraire les veux et le cœur.81 robe de linon transparent, les rubans bleus noués dans ses cheveux, et ln longue ceinture jouant sur le jupe à graude traîne lui donnaient quelque chose d'une apparition céleste.Elle it cette foule brillante, anitnée, dévorée par la soif du plaisir, avec une profonde indifférence.Elle n'avait refuséfl'invitation d'A tine, sa sœur en eût éprouvé un violent chagrin, mais elle ne s'abandonnait ni à lu valse dont l'orchestre entrainalt les danseurs, ni même à ve je ne sais quoi de fiévreux qui se dé de toutes les fêtos.Madame de [agrange, fidèle À remplir sa promesse, était aocourue aux Hans- sois.ferme du général, ]n préfète convisient Augustine à leurs réceptions.Au bras de l'artiste qui avait peint le rideau et les médaillons de Is salle de spectacle, s\u2019evançait une jeune femme rousse, d\u2019une beauté très-antique par le galbe et la forme.Ba parure gardait quelque coplée sur ut tableau du Titien.Les femmes tiquaient lé de sa mise et jelousaient ses diamants ; les hommes wextasialont sur Is beauté de Nére.Le jeune architeste du théâtre, chose d'un peu théâtral ; en réalité, elle l'avait ne PUBLIQUE M.Albert Tacenier, alla lui serrer In main, et cand de la jolie Mado oi ne, \u2014C'est vrai, répondit Albert, ai je me faisais ter.Courcy te rendra gracieusement ce vervice, Un moment apris, et sous los d'Au- œustine, l'architecte lnvitait Aurélie pour le quedrille suivant, \u201cJe ne danse pas, :monsieur, répondit le jeune lle aves un sourire.\u2014Quoi, mademo , vous vez ne pas aimer ls danse f pou \u2014La vérité que je vais vous avouer est bien plus grave monsieur, je ne sais pas danser.\u2014Au fait, dit Albert, les anges ne dansent pas, ils planent.\u201d ; Et, profitant de l'avantage de sa présentation, il continua la conversation.D'al il parla des merveilles des Haussois, puis de la splendeur de la fête, enfin de la grâce d\u2019Augustine.Il passa en revue les femimes présentes et lança contre Louise une épigramme qui fit rougir Au.rélie.\u201c* Avez-vous entendu citer à Paris le nom de Gustave Thiébeut, mademoiselle t \u2014Souvent, monsieur, c'est un peintre de grand talent.\u2014Fn train de le perdre, mademoiselle.\u2014Le gaspille-t-il ?\u2014Oui, il le prodigue et le tue.Et savez-vous qui le pousse dans une vois fatale, savez-vous qui pressure le géuie de cet homme et boit le sang de aes veines ! c'est ss femme ! Gustave est fou de Néra, et, pour satisfaire aux besoins de sa coquetterie, it travaille, produit, produit sans cesse, afin de réaliser de l'or et de le jeter dans les mains de cette femme, Plus dévorante que le tonneau des Danaides, Elle ls fait descendre des wablimes hauteurs de l'art à de lâches compromis avec le métier.Gustave a brossé lo rie deau de ce théâtre pour six mille francs ! Tandis que dans son atelier paisible, il aurait pu créer un œuvre durable, et répondre à ce que l'on attend de lui.Souvent Néra enlève de l'atelier des toiles inachevérs, des ébauches, sans souci de la réputation de l'artiste.Dans trois ans, Gustave sera mort à le peine où il deviendra fou! Ah ! mademoiselle, on parle des drames de la cour d'assises, on parle des crimes réprimés, ce sont les crimes journaliers, les crimes contre In famille et la conscience qu'il faudrait réfréner.Combien ni-je vu de ces malheureux jeunes gens ruiner une belle intelligence, au profit d'une fantaisie de leur femme ! \"\" Louise, en ce moment, s\u2019approcheit de sa sœur, et Albert comprit se triste méprise de tout à l\u2019heure.«Ne vous excusez monsieur, dit Aurélie, vous n'êtes coupable rien.Ma sceur aime le monde, et nous sommes pauvres.Mon beau.frère gagne quatre mille france ; il n'est pas possible que nous étalions beaucoup d\u2019élégance.; la vdtes est parfaite, mademoiselle, elle est simple.\u201d Albert n\u2019osa prolonger son entretien, et cependant, tout le charmait dans cette jeune fille, qd lui semblait qu'elle le comprendrait, et que Dieu avait mis une hwrmonie jumelle dans leur âme.Du reste, il ne l'eût pas yuittée par convenance, que forcément il en eût été séparé : une grande gerbe de fou d'artifice éclatait dans le ciel et répaudait un jour factice dans la cour immense, Ce fat la dernière surprise de cette soirée dont les invités devaient longtemps se souvenir.On se sépars en hâte, car il était fort tard, et les plus courageux se sentaient un peu las, fine rayonnait ; rien ne manquait à sa satisfaction ; on l'avait louée, admirée, elle s'endormit bercée pe an concert de louanges, et s\u2019éveilla quand Framboisine tira ses rideaux.IX MAITRE FUTÉ Une de route s'étendait d le vaste portail fes Hameois j w'au prochain vill et un chemin vicinal, bien entretenu par les soins de M.Courey, longeait à droite et à gauche les bâtiments de fabrique, aboutissant à des communes distantes d\u2019une demi-lieue ou de trois-quarts de lieue environ.Il en résultait que tout proche de sa manufacture, se trou- valent les angles de deux terrains: celui de droite, planté d'arbres déjà vigoureux ; celui de gauche, rempli de légumes.Ile appartenaient un cabaretier du village de Cornouillet, nommé Mouillsvoine.Le bonhomme qui, pendant de longues années, avait réalisé de gros bénéfices en logeant, nourrissant et surtout en abreuvant les ouvriers de la fabrique, avait vu tout d\u2019un coup son industrie Tuinée.En bâtissant ses maisons proprettes, M.Courcy dégoûta les travailleurs des chambres sordides de Meuillavoine ; en établissant une boucherie saine, une laiterie irréprochable, en favorisant l'élevage des animaux domestiques, il empêcha les travailleurs de manger des ragoûts du gargotier.Or, Mouillavoine, que les frs du village appelsient entre eux maître itd, gardsit une gross rancune contre M.Courey, et guettait l'occasion de prendre une revanche.Cela vemblait impossible au premier abord.La lutte du pot de terre contre le pot de for n'était pes plus insensée.Mais Mouillavoine sa vait que la patience est une force à laquelle rien que les dlssolvants fondent les matières les plus dures.Il attendait, comme une falsante une proie.Jamais il ne l'était plaint de i Uourey is i] n'avait pars regretter la prospéri: \u201cdm cabaret ; il désignant Aurélie à son ami : de 16 Mar 1878 semblait n'avoir d'autre souci que son commerce na, ndant, de; uelques jours, il parlait à des maçons pp er avee des war.chands de bois de charpente.Il cachait au mystère aux gens de Comouillet.En effet, un Jour, M.Courcy, debout sur le seuil de la porte, vit des ouvriers creusant le sol une assez grande profondeur.Dans la journée arrivèrent des charrettes pleines de pierres, Des scieurs de long s\u2019établirent à quelque distance, coupant le bois d'après les mesures données par un entrepreneur.La curiosité poussa M.Courey r une question aux ouvriers : \u201cC'est père Mouillavoius qui se bâtit une maisoi LA \u2014Pour l'habiter ! \u2014Faut croire ; elle de Cornouillet est si vieille.\u201d M.Courcy devint luquiet.Il ne voulut en demander davantage, mais la construction de cette pauvre demeure en face de sa riche fabrique le troubla.Ce pressentiment prit des proportions d'un souel.À partir de ce jour, le manufacturier surveilla, étudia la bâtisse.11 s'étonna «ae ln grandeur des deux salles du rez-de-chaussée ; du soin avec lequel on établissuit les caves.Les ouvriers bien payés, stimulés la promesse d\u2019une gratification, au cas où À auront terminé leur besogne avant la fête du pays, réalisèrent deu miracles de promptitude.uanl la maison fut élevée, couverte et cré- pe, on planta un gros bouquet dans le tuyau de a cheminée, et les marchands de meubles arrivèrent à la file, apportant de longues tables, dez bancs, des chaises, un comptoir.On ne Jeu.vait supputer le nombre de verres, de pichets, de bouteilles, de cruches, de dames-jeatnes qui s\u2019entassèrent sur les planches, le dressoir et lu profondeur des fenêtres, préparées en montre de magasin.Après les meubles vinrent les fit, les bar- tiques, les tonnelets, les paniers de bouteilles cachetées, les fioles à étiquettes dorées, Et, comme la cloche de Coruonillet sonnait la messe matinale, Mouillavoine, sidé par Carême, un pauvre enfant boîteux et bosst, trouvé sur une pierre le Jour du mercredi «lex Cendres, suspendait au-dessus de sa porte un gros boujuet de branches de gui.En se rendant à l'office avec sa femme, M.Courey aperçut le gui symbolique, et sur le seuil de Ia porte la figure narquoise de Mouilla.voiner \u201c* Ah! pensa-t-il ; voild le tarmite qui ruiner a les fondations de ma maison.\u201d 11 ne parla pas à Augustine de son inquiétude, mais, après le déjeuner, il quitta lu fabrique et se dirigea vers le nouveau cabaret.Mouillavoine salua avec une exagération de servilité, \u201c Serais-je assez heureux pour que M.Cour- cy, le riche M.Courcy fit ma premiére pra.dique ! demanda-t-il.\u2018Que faut-il vous servir, monsieur ?\u2014II faut m'écouter d'abord et me répondre ensuite, \u2014Singulière façon de consommer, tout de même, dit en riant Mouillavoine.\u2014Vous étiez jadis installé à Cornouillet, ct vous fer bien votre vie ?\u2014Merveilleusement et facilement.Mon cabaret me rapportait su moins mille éeus de profit.Tous les ouvriers venaient chez moi, et il fallait voir comme ma caisse s'emuplinsait les jours de paye à la fabrique.Malheureusement, vous avez bâti vos maisons, vous avez vendu de la viande, boulangé du pain, débité du vin, et mon industrie s\u2019est trouvée ruinée.\u2014 Mais cent familles ont connu l'aisance.\u2014Cale se peut, monsieur ; mais, je vous le répète, votre sollicitude pour les ouvriers m'a tué, et ma pauvre femme est morte de cha.\u2014J'aurais pu vous offrir un dédommagement.\u2014Pour la perte de ma clientèle, c'eût peut- être été d'un homme juste, monsieur ; quant à Is perte de ma femme.\u2014Vous dites que vous gagniez mille écus par an.\u2014En moyenne, quelquefeis davan sil m'arrivait souvent de prêter de petites nos à petits intérêts, et petit à petit\u2026 \u2014Enñn vous faisiez l'usure, maitre Fûté.\u2014Dame, monsieur, il n\u2019y a que la caisse d'é- Pergne pour payer trois pour cent d'intérêt ; les perticullers comptent différemment.\u2014Et il y à quinze années environ que le vil- loge de Cornouillet est abandonné par mes ou.ors \u2014\u2014Tout autant, monsieur ; qui équivaut pour moià une perte sèche de quarante-cing mille francs, pas Vrai?Et comme su bout quatorze ans un capital est doublé.» al vous a donné l'idée d'établir ici an ca- aret \u2014C'est bien simple : les ouvriers ne venant plus à moi, il s'agissait d'aller aux ouvriers.\u2014Mais ces ouvriers ont oublié le chemin des mauvais lisux.Raovn pe Naveny, (Ls suits au prochain numéro.) AVIS Les abonnés de L'Opinion Publique qui désire.vaient faire relier leurs volumes d'une manière imate ef solide, et à bon marché, feront bien de #'adresser au bureau de ce j , 6 et 7, rue Nous pouvons fournir quelques wiries come plètes de L'Opénion depuis an fondation (1870).- 16 Mar 1878 » L'OPINION PUBLIQUE 287 REVUE BE LA SEMAINE RICHELIEU Sta-Blasri 11 aw 209 \u201c Mathi phonss .23 58 = Ville do Sere, Poll No a \"(Beret - 3 8 ies ne PROVINCE DE QUÉBEC we Sorel EVE aoe = ha moe Ab demeude dun grand nombre de \u201c Ne i 5e 18 oe 1154 se nos lecteurs qui désirent conserver, comme | No.5.a8 60 Majorité M.Lavallée \u201c208 810 souvenir et pour référence, les tableaux de = Ne f 35 10 noce pour Se I Po mmm votation dans les différentes parties de In o.7.88 15 ARGEN \u2018 : à A Parolme de Sorel.99 4 Teil.M.Pelletier, M.Province, nous continuons cette publica- Ste-Anne (Chenal du Moine) 60 4 M.Meikle.M.Pridhaw.St-Sulpice.lteter Ya on tion intéressante, Bt-Joseph .va 51 2 |hachute .198 55 Repentigny.81 jam .249 5 | y 5 COMTE DE RIMOUSKI.5 Aus e 179 ae te: a w NE 4 Grenville, 89 244 S .Hon.Chauveau.M.Vallée.8 Ha dngto 39 39 re 208 26 St-Mathieu, .7 30 Wentworth 51 11 St-Hoch.\u2026.146 St-Simon 5 41 |Arundel .31 11 Mascouche.143 Bt-Fablen 116 ea Lakefield 52 27 St-Lin LLL.\u201c5 Bie.153 5e Mille Islea.34 23 \u2014 Sacré-Cœur.B7 go |Morin.28 23 453 so Rimouski, ville.31 20 \u2014 \u2014 460 Rimouski, paroisse.10 86 834 766 \u2014 Ste-Blandine\u2026.12 m 768 Majorité pour M.Pelletier, 198 St-Anaclet .70 89 .Tea St-Donat.20 \u2014 Majorité pour M.Meikle, 68 OUTAQUALS, Ste-Lucs.76 1042 \u2014 Bucki vi M.Debamel.M, Foran.Bijou Espo.fi Pa MONTAGNE, igen Ve Se 7 ho Ste-Angels ., 108 Majorité pour M.Mathieu.188 M.Fortin.M.Roy.\u201c 1, 20 a Métis Cabotet Petit Métis 14 \u2014 Village Mon y \u2026.95 49 \u201c 2 5 20 Sandy Ba; v.89 BERTHIER.St-Thomas, No.1.77 81 |Thurso .21 125 Riviére Rlanche .108 \u201c No.2.88 69 Aylmer Vill 119 73 Matane.\u2026 180 M.Robillacd, M.Sylvestre.St-François, No, 1 57 84 Aylmer Road.16 i Ste-Félicité 18 Berthier.vo.801 141 5 No, 2, 88 30 Gatineau Mills 39 bi Grosse Roc! 1 |st-Cuthbert.\u2026.87 214 St-Pierre.ves 96 53 Chelsea .00 Id Capucin.16 St-Barthélemy.144 107 Cap Saint-Ignace, No.74 122 Lowe ve a 25 Mechin, 9 [Isle du Pads 34 115 81 No 82 159 Gatineau, Point.su h \u2014 \u2014 198 76 Berthier 136 27 Moutebello, No.1 87 Edd 649 540 29 80 Button, 41 104 \u201cNo.2 19 # [QU L'hon, M.Chauveau est élu par le vote fi 5 veux _H 5 3 46 prépondérant de l'officier-rapporteur.98 21 885 793 702 126 708 13 43 _ \u2014_ _ UF 4 a DORCHESTER.na 978 Majorité pour M.Fortin.42 0 1e M.Audet, M.Gagnon.M.Paradis.srajorité de M.Robillard 166 BAGOT.i .ä SteAnslme.7 23 \u2014 c - ees M.Blais.M.D t.Northfield HH) She Clonee 5 20 MAskINOSOÉ, St-Liboire, .5° \u201cPOE North Wakefiold, No.1.39 5 cuire.! Upton.62 Mulgrave et Derry.23 4 St-Isidore .139 1 118 M.Caron.M.Houde.M.Lafrenière.sep.170 St-Malachie \u2026 6 25 St-Bernard eee 94 3 81 Rivière-du-Loup 230 93 4 Township d'Acton.43 Papineauville.12 188 Ste-Marguerite.130 8 17 Muskinongé.\u2026.105 26 on St-Dominique.84 East Templeton ma 83 Nt-Malachie.\u2026 .126 0 83 124 30 4 Ste-Hélène \u2026 3 Éardley 40 57 St-Edouard \u2026.85 1 54 23 12 104 Ste-Rosalie 2.80 Ange Gardien 45 16 Sranbourne : i ° 38 32 16 48 St-Simon.11 - 2 18 Ste-Ciermaine.70 3 2 5 ! \" 120 Masham, No.1 82 I Ste-Justine.49 ¢ 4 89 15 29 PT \u2014_ \u2014 1876 88 568 9 & x fai ns 136 566 719 248 \u201ca Majorité pour M.Blais.164 yj de M.Duhamel.15 LL _ ; .Majorité de M, Caron sur M.Houde, 471 ; sur = orité do M.Duhame).218 ol ort de Audet sur M.Paradis, 810 ; M.Lafrenière, 278, \u2019 ROUVILLE, PONTIAC._ - M.Bertrand.M.Robert.Hon.Church.M.Purvis.SAINT-JEAN, Ste-M: \u2026 oe > TEMISCOUATA, re .Chenion st a M.Roy.Hon.Marchand.Ste-Augèle da Fort : 5 M.Déchêne.M.Pouliot.St.Valentin .12 Serie cent Portage sue Trois-listoles, Poll Je 1 36 3 Lacolle u .St-Jean- Bapths.ae » -Juc.\u2026.4 Richelieu, .D.4 St-François.3 Ville de Saint-Jean 168 St-Methies .alt 1 Stulean de Dish.87 35 Paroime de Saint-J 8 Ange-Oardien .8 Cited tome 29 Île Verte, Poll Jo 1.a 2 Acai.55 St-Paul 59 Mansfield.20 0.2.1 _\u2014 \u2014\u2014 8t-Césaire, village.41 Chichester.a1 St-Eloi.51 54 ; Totsux.24 295 « paroisse.15 8t-Paul La Croix.57 8 Majorité pour l\u2019hon.M.Marchand.271 __ ad Theme.i bi St.Clément coer a - = 433 265 Sheen.49 St-Arsbne .25 Bristol.aassen ses 32 St-Epiphane No.1 52 20 CHARLEVOIX, \u2014_ ch Calumets y com.No.2.66 5 M.Tremblay.M.Gauthier.Majorité pour M.Bertrand, 168 Chapleau .\u2026\u2026.16 St-François-Xavier.48 5 St-Siméon.m1 Lesliee.oie n Cacouna (village).36 16 Ste-Fidèle, 46 SAINT-HYACINTHE \u2014_{ \u2014_ (paroisse).62 36 Malbaie \u2026 20 Poll.M.Casavant.Hon.Hachand.343 98 Fraserville No.1.4 52 St-Irénée.\u2026 a 45 51 98 Rivière-d No.2.12 8 Ehoulements.2 36 19 \u2014 vière-du- \u2026 te-Agnès.\u2026.97 iH ité del\" urch, W.-D.du Portage 7 38 St-Hilarion A 5 73 Majorité de Fhon Caro, 245 St-Antonin.al 59 St.Urbain.122 191 10 FRANCE St-Modeste.48 31 Baie8t-Paul.17 .49 2 : : Saint-Honoré.23 2 Petite Rivière.: 122 10 Les princes qui ont honoré de leur pré- SteLouin dat Ha au 4 lle.aux-Coudres.,., #4 .0 4 sence la cérémonie de l'ouverture de l\u2019Ex- qu lac._\u2014 \u2014= veered 3 46 position, sont : 8.A.R.le prince de Galles, Ste-Rose du Dégelé.38 18 261 21 Slimane.1 1s i 8.M.don François d'Assise, 8.A.R.le duc 1181 805 = \u201c100$ a7 as d'Acete, S.A.R.le prince royal des Pays 805 Majorité pour M.Gauthier.80 La Présentation.1 3 47 Bas, 8.A.R.le prince Henri des Pays Bus \u2014 \u2014 \u201c .2 52 38 LA.i .Majorité pour M.Déchéne, 376 St-Hyac., ville.1 13 54 ot 8.4.R ) e prince royal de Danemar _ JOLIETTE, ar Tey 17 77 L'ÉNIGME ORIENTALE M.Guilbaule.M.Lavallée.\u201c 3 20 so L\u2019éloignement simultané de Constanti- SAINT-MAUBICE Jol .\u201c .oliette No.1 28 190 .ho ps nople des troupes russes et des forces na- Majorité pour M.Dessulniers, is \u201c parcime, 1 46 81 vales anglaises, d'abord accepté en prin- Pointe du Lac.88 pe 28 82 cipu sous l'influence médiatrice de l\u2019em- Shawenigan .19 « 5 2 77 pire d'Allemagne, est retombé dans l'ordre Yamachiche, 9 \u201c\u201cleConfeseur1 4 58 ldes choses problématiques par suite du St-Baroabé.\u2026.re Eni wi: 5 » 1094 ez u de conflance que les cabinets de St-Etienne.er \" No.7.9 9 1094 ndres et de Saint-Pétersbourg s\u2019accor- \u201d Ko.3.68 87 Tho Bachan \u2014=- dent avec raison l'un à l'autre.Si nous Mujorité pour M.Lord.st-Félix, No.1.4 8 = Majorité pour l'hon.M.Hachand.%8 partons, disent les Russes, les Anglais sont St-Elie an \u201c No.3.3 \u201d YANABKA, capables de restor au mépris de leur pro- BLHÉVÈIE SL nscsssse ss emasa cannunss 4 # No.3.1 » M.Wurtele.M.Braman, messe.Ces derniors entretiennent la \u2014 St-boande Matha Je.1 a ss Se-Darid\u2026 ee 33 10 même crainte à l\u2019égard des Russes.Les 3 0.ss 8t-Ple.,.« he i \u2019 2 [pneus 1 (ec Hd i ene) , pasha seen t-Uuillaume ; Majorité générale pour M.Drnaulniers.286 age = Mélanie 4 A Bt-Micheld'Yamaaka.: 100 193 [connaissent à fond et se rendent justien - ben secncuss 58 62 |st-François.\u2026.\u2026.188 79 [égale A.-B.Lovarnd, 288 L'OPINION PUBLIQUE 16 Mar 1878 pee i i rm nn did ii m il | MA i ' | i il : | | | .| i | : Ji A a I i ig H 3 HN | I Hi i | i il i ; iy | a À ling J | | | | | IT LE UT : ! i) i | | | pl il ; | | | hi | | Il h [i ! lity | pe I | ; Ii | i ill il il ; [A i | | )) I Tu i J | il bi | i | | I ï : | I i | \u2018 ll | | Hh il ë | | fil | i | A, ~ fi i i | in Ih BRAY i | ; ii ; 1 i \u2018 A \u20ac vil Ï y > i + i Zi) ih ii RTL LL | i iw i Ak wi 2 J 40 té | Ts À 5 he i] Sy i ili i ' A - im Ley ; # = y If a à \u2019 | | I il A 0 ï li 5 : ill ; N \\ ÿ jo à X f i ll Ii | I i | w | i Ÿ Li > Mh i = bg in La ul om il 2 \" ~ Ji ie Sere == i IN yn i F i = lil dE === = =e = 5e ses me UE DEPOT DE CHAPELETS À ROME \u2014 1} 16 Mar 1878 UN MARIAGE EN HAUT LIEU Le Sport publie «les renseignements fort intéressants sur le mariage de Mise llan- nah de Ruthuchild et du comte de Rose- berry, à qui elle apporte en dot 30 millions, La richissime héritière, qui eût pu se couvrir de pierreries d\u2019une valeur inappré- eiulsle, s\u2019est présentée à l'autel sans un seul bijou.Elle a même ôté les solitaires qu'elle portait aux oreilles, une heure avant lu cérémonie civile.Elle était simplement vêtue d'une robe priticusse en satin duchesse, couverte de point d\u2019Alen- cou, ornés de fleurs d'oranger naturelles ; son voile était en dentelle richement ornée de figures à l'aiguille.C\u2019est ainsi qu'elle s\u2019est rendue à l'éulise, Devant le \u201c Registrar,\u201d au toilette était on broeart de soic blanche, son manteau en cachemire doublé «l'hermine, son chapeau à couronne plute avec rubans roses, orné d\u2019une plume d\u2019autrache et garni de plusieurs rangs do porles à lu Marie- Stunt.Mlle de Ktothechild à aussi adopté une autre mode naissante ot qui sera imitde, Flle a remplacé les demoisolles \u2019honneurs par (des jeunes enfants.Cette coutume, qui n'aura probablement pus l'assentiment des jounos filles, dont elle supprime lu mission, # obtenu un rand succès, Les fillettes ui accompagnent la mariée sont des petits pages plus charmants que ceux qui formaient lu suite des princesses du moyen âge.Etro ainsi escortée, le jour de son mariage, est un retour à l\u2019usage antique et à certains rites mystiques tenus à Rome età Athènes au temps où les fiuncés faisaient leurs offrandes.Fn cette circonstance, les petites filles étaient a nombre de quatre et sappelnient : Miss Fuphémie et Hélène Lindsay, Caroline Wyndhans et lady Emile Standhope, Elles étaient habillées de sicilienne blanche avec «es gilets Louis XVI, très-longs, et brodés de soie blanche ; coitfées \u2018le chapeaux de lu même époque, garnis de plumes de ma- mbout et de broderies Chacune de ces demoiselles portait un médaillon avoc les initiales A.I, It, ruhis et diamants, L\u2019énumération des joyaux sue toute lu famille de Rothschill à donnés u la fiancée nous entrainerait trop loin ; lornons-nous à éblouir les (lames avec la liste des dons du comte sle Roseberry a xa future.Une rivière de diamants de grosseur «lé- mesurée avec croix maltaire et pendants d'oreilles ; une courunne de comtesse d\u2019or donnance aux réceptions de la cour en brillants; une rivière à trois rangs de diamants, entourée de fustons et de riches pendants ; tn bracelet à la Marie Stuart en brillants ; un collier de porles orientales it cinq rangs, avec peudant d'oreilles ; un bracelet de trois rangs de diamants ; un * stomacher \u201d en boutons de roac et feuilles de dinmants ; assortiment de bagues à quatre anneaux eu rubis, émeraudes, «lia- mants et saphirs; un évantail ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette ; un Lracelet à grosses perles entourées de diamants : un broveh, idem, et pendauts «'oreilles en perles ; une petite boîte un oret émail avec un portrait de Marie-Antoi- nette, et un énorme suphir entouré de diamants avec pendant en grosse perlo poire, ÉCHOS DE PARIS Un pied dans le crime.C'est le cocher Garrand qui, sans son- wer it mal, y amis lo sien.Un gardien de lu prix, boulevard Magenta, allait dresser nue contravention contre lui: -\u2014Hoh qu'est-ce «que cola vous terait ! dit en riant Garrand.Et il glisse fratornellement une pice de quarante sous dans les mains «le la pio- lice.Le gardien de la paix garde les qua- runte sous-\u2014commse pièce.à conviction \u2014et traîne Uarrand au commissariat au passage du Désir, où il ne désirait pas du tout aller.LA, il lui fait lire le Coude, Vuyez-vous In figure du malheureux, quand il apprend quil pent être condamné à aix mois de prison pour tentative de rorruption ?Ah! comme il aurait voulu ne pas être obligé de reprendre ss pidce ! Heurousement, ls police est muins méchante qu'elle n\u2019en a l'air, ot Garrand en sera quitte pour une petite contravention ot une grande pour, dont il xe souviendra.il en u fait le serment, Les grams magasing de nouveautés sont, depuis quelque temps, victimes d'un genre de vol assez intelligemment organi- 86 et dont il est bon do les prévenir.En voici la mise en scèue : Une dame «d'aspect extrémement comme il faut, arrive, suivie d'un domestique ir- réprochahlement galonné.Après avoir mwurchandé différents objets, elle fuit, selon le rite consacré, disparaître sous ses vêtements un paquet de dentelles ou un coupon de soie.Un surveillant se détache silenciouse- ment pour aller chercher un sergent de ville.A ce moment, le (lomestique s'approche du dit surveillant, et lui dit tout bax: \u2014Madame est monomane, elle n «téjà été enfermée, ot sa famille m'a chargé de veiller sur elle.Combien y a-t-il à paver?L'affaire ne va pas plus loin, et ou règle le compte, C'est fort bien ; munis quand les employés du magasin ne s'aperçoivent pas du vol\u2014et c'est le cas sept fois sur dix\u2014\u2014le domestique ne dit rien.Un drame poignunt «dans su réutiste simplicité.Les époux X demeurant rue du Château, à Plaisance, avaient une charmante petite fille, un baby du dix-sept mois, mignonne au possible, et dont lo babil joyeux réjouissait tonte la maison, Lundi soir, un ami donnaù M.X.des billets de spectacle, Voulant e& pro- titer, Mme X.coucha la petite fille dans son berceau, atteudit qu\u2019elle fût bien endormie, et partit\u2026 Une demi-heure après, le concierge entendit l'enfant erier.Supposant qu\u2019elle ne tarderait pus à s'endormir, il ne se dérangea pus.Les cris continuérent longtemps.Enfin, vers onzv heures, ils dimi- nubrent prea i peu et finirert prev cesser, A onze heures et demic, le pire et la more ventrerent i la maison, enchantés de leur bunnr soirée.\u2014\u2014Ah\" dit lo concierge, je ne sais pas ce qua ex Iv petits: elle acrid ponlant plus de trois heures, (\"ent i eine sielle vient de se tair Ils montéren: son berceau.Se réveillant, elle avait cherché sa mère, et elle avait passé sa tite dans une des mailles du berceau\u2014un berceau on filet.Se sentant le cou serrd, elle s'était débattue : mais, plus la pauvre petite avait cherché à se dégager, plus elle avait serré le livn qui lui entourait la gorge.L'agonie avait duré trois heures, On nous annonce à la dernière houre que, sur l\u2019ordre du parquet, il a été sursis à l'enterrement de la petito X.Le corps à éle appurté à ln Morgue.Soupçonnerait-on un crime?\u2018enfant était morte dans -_-\u2014e< Aux (Cultivateurs.Lien, suivant nous, n'est plus intéressant, pour celui quia i cœur le progrès et l'avancement de sou pays, que «le noter lu vente rapide et toujours croissante des instruments d'agriculture.L'ancienne méthode, luborieuse et lente, disparait aujourd'hui pour faire place aux instruments los plus éconcniques et les mieux combinés.Une des maisons les plus prospères de la Puissance, dans ce genre d\u2019affaires, est celle de Frost & Woon, de Smith's Falls, Ont, établie en 1839 et qui, de- pris quarante ans, & prété son Concours efficace tontes les améliorations qui ont eu lieu dans l\u2019agriculture du pays.Les instruments que cette maison offre +n vente sont économiques, durables et donnent toutes les garanties possibles aux agriculteurs, Nous ne voulous pus d\u2019uutres preuves de leur supériorité aur tous les autres que l'encouragement douné depuis quarante aus à cette maison et l\u2019empressement des agricul teurs à se procurer les instruments fabriqués par Nas nous rappelons avoir vu dans des champs les instruments d'autres fabrigwes shan.donnes emume ne valant rien, tanlis que cenx de ln maison Frost & Wo taieni sans cesse à l'œuvre.Un Lrave cultivateur nous «disait un jour qu'une des tuachines de la fabrique de bx Falls valait dix foin le prix de colles Smith's d'une autre wanufactare, tant par la quanti- L'OPINION PUBLIQUE .239 té de travail accompli que par l'assurance que SOLUTION DU FROBLÈME No.116.vous avez qu\u2019elle ne se dérangera pas au beau Blancs.Noirs.milieu de 1s journde, et ne vous fers pas perdre Let D Rp PA sinsi un temps précieux.+ 1 pe.P, échve ot veut.La renonnuée dont jouissent lex instruments fubriqués par Frost & Woob n'est circonscrite au Caunda, En mni 1877, à l'Exposition tenue à Syduey, en Australie, île unt remporté lu médaille d'excellence, et ces messieurs sont aujourd'hui activement vccupés À remplir des commandes vonsidérubles pour Faucheuses Moissonneuves et Rateaux à cheval, venant de ce lointain payn.La maison Frzosr & Won ent représentés à Montréal par MM.Lanmoneie & ries, 33, rue du Collège.t'es messieurs, qui sont agents pour Ia province de Québec, ont toujours en magaain un amsortiment complet d'instruments d'agriculture qu'ils tiennent A lu disposition des pra- (a 2 18 do D, bcheo #4 mas.a 2 D fait elie HEME PARTIE Volol une nth smateurs de Lon (Dens dos deux Cavaliers.) Blanes.Noirs.Mu.tite purlis jouée entre deux .tiques, et qu'ils expéiliont avec célérité et aux : plus bas prix possibles, 6 \u2018Tout présage pour la saïvon prochaine une 7 activité plus qu'ordinaire dans cette branche 5 d'affaires.Pas n\u2019est besoin, cependant, de 1 eraludre l'encombremeut des commandez nou n fpr) remplies, La maison Frost & Woon est i la 1\u201d 2 hw y R = hauteur de se position, et peut fournir toutes les I machines aratoires dout Ie puys w besoin sans faire attendre qui que ce soit, Nous attirons tout spécialement l'attention de nos lecteurs sur lu Nurvelle Muissonneuse légère simple, dont nous donnons une representation sur notre dernière page.Cette machine offre | des avantages qu'auetne autre ne posséde, et! mérite d\u2019être examinée avant d'acheter ailleurs.les ina «do Dames, bureau le Lo La Freteheuse Buckoage nou veut mtéle est cons\u201d Montréal.\u2019 nue par l'excellence ile son travail, et le M teat déversniv à cheva! œmélioré qui y est ad ha puis son égal et Amérique, Des pièces e: pour lea réparations sont toujours prétes à étre ivrées aux pratiques, Demandez À LAnmextn & Fils, 33, Tue du Collége, Montréal, an exempluire de leur vir- eulnite annu-lle.Cest un petit opuscule qui devrait se trouver entre les tnuins de tous les cultivateurs du pas Las maison Frost Et les Boon gugnent.\u2014\u2014\u2014ew\u2014\u2014 LE JEU DE DAMES Les personnes qui niruient des problèmes à nous en voyer pour être publlbs, dovrunt Ins wlrosser & ue ' ain Publique | PROBLEME No 121 } NORA, Yd 44 wd A Wong a vécemrsent introduit en t'unada, la puce Nutky de Gil.pin,\u201d fabriquée daus l\u2019Ilinois, Etats-Unis, Plus de 20,000 de ces charrues out été vandues du- runt los dernières lix années.Quelle meilleure recommandation peut-on désirer ?\u2014-_ ES ECHECS mu ton« concersant ce dé.MIE.No.698, rue Snint-Bona- Adresser 1untes lo partemem à 0, venture, Montrénl.AUX GORIESPONDANTS du problème No 116 anon, tH, M.et Z, Lielaanais, québec .C., - M, Toupie, Je Fu U.8, Lafrensie, P.O, Giroux » Lufreniôre, Muntréal : L.0, P., Sherbrooke.' BLANCH Lan iianes(ousntut gugnent.x min In aulittion dr preoditimne No [2 tuns humér Nous attirons l'attention des amateurs d'Echecs sur lo curleux problème de M.Shinkmnn qui paraît daus ce 0 D! eut & remarquer que le Caraller et les Plous pas, et il w'ugeit de capturer le Cavadier avec le ve qui je, romtac on pourra s'en eonvainere.08 prions tons tes messieurs qui réussirent 8 césondre ce problôme de nous en adresser In solution.0 «Lu tonrno d'Echecs canadieus evoir publier les noms des con- , le conducteur du tonrnvi.à AVIS AUX DAMES neraient Jes qu'elles 196, rue il noms fait plaisir de voir figurer lluborateur, M.C.À.iu Len félieltons et lub soulai- Le soussigné informe respe .Dames de la ville et de lu cum trouveront à son magasin de Prufiassour EE ticks.Muntréul.St.Lanrent, le meilleur assor e Phu nes Ng NA d'Autruches et de Vantours, dde lontes confeuss : aussi, réparages ile Plutues de toutes x.cités avec le plus grand sein, Plumes teint.antillon sous le plus court délai ; Gants nettoyis et teint noirs se t.J-H.Lentanc, Atelier: 847, rae Craig, Prix du Marché de Détail de Montréal Foster, \u2014 Black Comsne le conducteur de tonrioi n'n pu réveir « pléter In liste telle que mentionnés eu premier lie voici Jes changements qui ont été Faits cunvernaut les pris al, T0 ma 1878, É \u20ac x 2 240 Lan F de blé Pr HHL d'ave Farive F Sarrasin.\u2026.\u2026.- ; GRAINS BIE pur winet Jo om i Puls do as \u2014 Orge do aa PROBLEME Avoine pur 40 1 040 Composé pue M.VW.A.MIUNKMAN, Etuts-F vis, Sarason pur, min à ; = Noire.Lin de 17 Blé-d'Inde de 0m Pommes au buril.que ; se 24 Patates au wae o du 7 2 Féves par min atm Z 7 Olgouns par tre ua 04 2 4 2 Beurre frais à la livre vue 0: 7 7 | rere a wine ui % Pemnage à la livre ued oa za 0 or Diudes (vieux) nu Dindes (jennest a a 45 7, 5 nar 7 4 Poules 7 4 7 A A A | Poulets ; fA EAL Blancs, Javnlier et le» + il rapturer le C étaut station tau 400 naires! 240 L'OPINION PUBLIQUE 16 Mar 1878 COLLECTEUR DEMANDÉ ON DEMANDE uu jeuue home de confiance et intelligent comue collecteur.La préférence serait dounée à quiconque aurait quelque expérience de In collection pour les Journaux.I faudra parler le français et l'anglais.S'adreuser à G.-B.BURLAND, 5 et 7, rue Bloury.Jon.KOUSSEAU, PEINTRE DE MAISONS ET L'ENSEIGNES, Ne.\u2018388, Rue Halat-Lanrest, 3m, MONTREAL.GLACE! GLACE! GLACE! Les nouvelles glacières bâties jar les soussignés ont Fait de leur établissement le plus considéruble qu'il y alt en estte ville.Bien que, | nées dernières, lle alont toujuars sufil à touts demuodes, et qu'ils alent fourui de ln glace même aux autres marchands, ils out erm devoir, à cause de l'augmentation constante de Jeur cllen- têle, agrandir leur magasin.Cels lenr & permis de faire dans leurs prix ane rédue- ton considérable, comme le démontre l'échelle sni- vante : Prix létivrée phoque jour (double provision donnée le SAMEDI pour l'usage du Dimanche).depuis le ter Mai usqu'au ler Octobre 1876, 10 livres par Jour pour lu saison + \u201c a 00 -\u2014 Quiconque w.; Le ke uatroments- réel we \u201c \u201cw 12.00 surer de nos prix et connattre nos conditions, JI « pour un 195 Battre, Rouleaux de Terre, Grnbbeurs à Roues, 0 \u2018 | Valement au comptant striotement à l'avance.JOSEPH CHRISTIN & Cix., 14.4, vue Haoguinet, Montréal, Agence viva Lavloiette & Nelson, pharmacious, No.213, rue Notre Dame.Jon Lewis & Cle.plurmacivns, Carré Victorin.14-5178, Remide Spécifiqus du Dr.Wim, GRAY.Le Grand Rembds Anglais guérira promptement et radi.ealement tous les cas de Débilité et de Faiblesse Norveuse, résultant d\u2019Indiserétions, d'ex-{ cès de travail fntellsetnel et dn ayméme nerveux: Il est, tont à fait fuoffensit, agi a.comme hurme, et est en AVANT usuge » plus de trente APRES mo avec un suecés u 6.Prix: 81 le t, ou six paquets por 45, par Ja mulle franc de port.ite complets dans notre pamphlet, que nous désirons foursir à fous frune de port.Adressez-vous à : WN, GRAY & CIE., WINDSOR, ONTARIO, CANADA, Venda à Montréal et an Canada par tous les Phar- ons.8-23-52-139 LA POUDRE ALLEMANDE SURNOMMÉE LE RRA NE FAILLIT JAMAIS ET RST V hez to es Epi- none respécia nes, EP u consacrée à lu lecture inatruotive, co jétiees membres de ls famille, des deux sexes, sons le gltre de : MONTURE EN Fer battu et en Acier NE PESE QUE 680 LIVRES.porte nnez de lex avoir à temps, AND PATENT OFFICE RECORD.Cette PRECIEUSE REVUE MENSUELLE a 616 besuooup amdliorée durant L'année rs ot caries maintenaut les renseignements les plus ents etles plus Utiles rolattrement aux Bele o oranches des Métiers Mécaniq £raud sola pour l'information ot ! ences ot aux diverses 5, choisis avec Je plus lon des = colonnes est able pour les » Une \u2018lustrated Family Friend,\u201d TELLE QUE HORTICULTURE, HISTOIRE NATURELLE JEUX ET AMUSEMENTS POPULAIRES OUVRAGES DE FANTAISIE ET A L'AI GUILLE POUR DAMES, ET COURTES ET AMUSANTES HISTOIRES, AUSEI NOUVELLE MUSIQUE CHOISIE ee 2-10-08-118 RECETTES DOMESTIQUES, ETC, ' LONGPRÉ & DUGAS |THE CANADIAN MECHANICS MAGAZINE, Ne.15 E AVOCATS, ; Conjointement avec le Ao.15, RUE SAINTE-THERESE, Mustrated Family Friend MONTREAL.rue Terronee areur OFFICE RECORD EM.TERQUEM Contient 16 pages remplies des plus Belles Ning.Commissionnaire en Marchandises {rations mn 128 gramme a de sous Tes (Ka-représentant des Editeurs Françaisèl'Enpesition tion qui imérits l'eucou ement de vous les Ousriers dy de Philadelphie) Ia Pr nos, dont Is devise devrait toujours étre ; BOULEVARD POISSONNIERE, PARIS \u2018informer messieurs les Libraires st Négooi- in, qu'il se alinrge de tone leurs achais sor Is place dle Paris, soit en livres vu tons autres articles.II serait heureux de répondre à tonte demande de rensel- Chements.1 sollivite également la faveur des ordres des membres du Clergé pour les fournitures dus Enstltutions catho- ligues.Les commissions remises seroat I\u2019 et d\u2019une aféation la plus scrapuleuse, 116 L'OPINION PUBLIQUE Seul Journal Français Iluatré publié en Amérique, OVFHE KX PRINK A sk ABONNES, CRITE ANNAR UN MAGNIFIQUE PORTRAIT S.H.Mgr.CONROY, DétéGUE APOSTOLIQUE EN CANADA.Ce superbe portrait, lithographis sur r deluxe I pargl poses ott exécution re = est maintenant et sers donné, d'ici au Jer Juillet 1878, atout nouvel abonné qui palera d'avance.Le Portrait soul aut in moitié de S'adrosser aux bureaux de L'Ornnosn PUsLIQUE Set 7, ree Bleury, Moutebal.nq Brochure de 94 Une roles 1ibéraie \u201cENOOURAGEONS L'INDUSTRIE NATIONALE,\u2019 Prix : Seulement $3.00 par année, LA Cie.DE LITH.BURLAND-DESBARATS PROPRIÉTAIRE ET ÉDITEUR, Set7, RURBLEURY.MONTREAL FAITES USAGE SIROP EXPECTORANT, L'ELIXIR TONIQUE st du SIROP DES ENFANTS du Dr.J.EMERY CODERRE, 56, RUB ST.DENIS, Coin de la RUE DORCHESTER rmacions.\u201cL'INTENDANT BIGOT,\u201d PAR JOSEPH MARMETTE.6vo.Prix 1 28 Coutiss.Font Ie aux Libraires ot aux Agents, S'adresser 6 La Or.DURLAND-DESUARATE, AeŸ, no Rioury, Montréal, dlésirerait uo lement de première classe, Nous aurons cet été des Lammes, ete, FORTE, LEGERE \" DURABLE ASE py ~ j MOISSONNEUSE MANUFACTURER var TROST & WOOD, SMITHS PALLS, ONT, procurer une MoixsoxnEUsE ou des est invité à venir s'as- Aussi, Faucheuses, Hâteaux à cheval, Moulins à ete.ur u'im.sage dans le Canada.quelle FAUCHEUSE en u des ordres immédiatement pour être certain LARMONTE & PILS, AGENTS GÉNÉRAUX POUR Faust & Woun Pour In province de Québec, 33, Rue du Collége, MONTREAL.La COMPAGNIE BURLAND-DESBARAT \u201d priétaire do L' Opinion I'ublique, offre en ote a por traits ie 8a Sainteté PIE IX et du ps actuel, LÉON XII, sur Papier trés-fort at conveuables pour être enca- rés, pour& od te 100, ras, mu détail, 20 centins.resser les comman * Publique, Montréal.me An bared de Z'Opinion AU CLERGE LE PROTESTANTISME Protestants.Avec le double compte-rendu d'une discussion Holi te entre l'auteur et un ministre.Par M.L'ABBÉ UILLAUXE, Curé de 5t André Aveîtin.Approayé et recommandé par Mgr.l'Évéque d'Ottawa.500 pages Bvo\u2014impressis xem brochd 1 méme par Is poste.B'wiresser 4 Jug et condamné parles 41.00 MANUFACTURE DE VINAIGRE MONTREHAI, No.41, RUR BONSECOURS.PRIX À L'EXPOSITION bu CENTENAIRE A PHILADELPHIE EF PREMIER PRIX À LA DERNIERE EXPOSITION DE MONTREAL.Cartifients des hommes los plus compétents constatant que ce Vinnigre est l'un des melliours Vinaigres du monde entier.MICHEL LEFEBVRE, \u2018Propriétaire, Nous, tes médecins soussignés, pratiquant à Montréal, avons nasisté à | se chimique da vinaigre de M.Miche) Lefsbvre, rés lez différentes expériences qui ont Été faites.nous na été pleinement convalsous que ce vinaigre n'est pas falsifé ni adultéré ; 1) est de meilleurs qualité que n'importe quel vinaigre importé, et nous recommandons spéciniement pour l'usage des familles comme étant parfultement Pur et n'ayant aucune propriété nuisible.En fol de quol nous avoussigné.G.Lussier, M.D., PE.Picsult, M.D, M.Trude), J, Q.Bibaud, C.¥.Puinohaud, U.Pelletier, \u201c J.L, Leprohan, E.Robillard, \u201d G.Ricard, R.Gariépy, \u201c J.A.Crevier, M.Ethler, a Jos.Gagson, « M.Meunier, \" 8-20-52-118 ÉCOLE DE NAVIGATION DU GOUVERNEMENT DE QUÉBEC.Cette école se tient dans l'édifice de l'Assemblée Lé- fislative, lu dirsetion de William GC, Ssaton.éouyer avigation de la Société des Marchands Bristol, Angleterre, come suit : .ouverts tous les jours pendant l'année, le premier [uillst jusqu'au lernler ouf beures du matin jusqu'à quate exoepié d d'août), d heures d love.Les samodis, elle se ferme à midi, Le programme des études est comme suit : PREMIER COURS.Pour Ja préparation des aspiraots sux eertifiests de capacité de capitaine où de contre-maître, accordés, après Un examen entistuls urenu des Examitvateurs de ln Paissance da Ce cours comprendra l'am- Ploi des logarithmes : In navigation proprement dite: In manière de faire le point; trouver la latitude par le bau- teur méridienne du voleil.d'une étoile, parune hautenr decireumméridienue du suleil ; trouver Ju longitude par lechronemètre : \u2018arlation et la déviation de la boussole par une Amy] de, par l'azimut; trouver le tempe- de la hauts orrection des souduges ; faire des- ubservations pu r une table des dévintions de ls boussole, son explication et aussi je tracé et l'usage du PHOTCALECTRONYPIE La Cie, Burland- Desbarats, Mes 8 et 7, RUE BLEURY, « l'honneur d'annoscer.Qu'elle seule à le droit d' iter Montréal I .4 bray + aves procédé pour faire des ELECTRO.DESSINS A L'ENCRE ET A LA PLUNE Gravures sar bois, on Photographies, conveuables pour être jorprimées sur toutes espôces de p typoges je procédé évite tout le trayall manuel di graveur, et permel aux Propriétaires de four- airaux fiaprimeurs su Éditeurs des ÉLECTROTYPI Es de livres utres publications, de format bou marché.On attire tout partioulière- ndi où probs, qui comble une lscune dase l'imprimerie.ot out les résultats sont magol£ques et à bien bon marché.ESBAYEZ-LE ! LES PRIX SONT À LA PORTRE DR TOUR, AGENTS DEMANDES, Ou demande deux hommes Inetraits, parlant le frangale stl'auglaie, ayant quelque oon asre de Is prope: guzde pour les joarnsux, et des capacités littéraires a I [jermetiraiont d'écrire l'histoire des paroisses, vil ot vil an de ia Provioce de Jubbee, pour sarvir com! pts spéciaux pour @s Journal t aire pare on Canad.08 exigers los mei Ingres resem\u2019 i tions et des cautione pour su moins mille dollars.je se présenter si l'on u's voclues.On donueraitia préférence à delqu'as ma connaltrait dsoty et qui pourrait faire des croquis au crayon ou plume.Badroseer & Bolte 1948, Buren de Poste, Montréal,\u2019 ment attention des hommes d'affaires enr ce nouvean | disgramme de Nupier, I'osage des cartes marines, des LA CIR.BUuaxp-Demanars, [diagrams de Naples te concernant us iments = 5 A Bleu: Toute, et to ts compris dans l'examen 917.Rao Bloury, Montréal vive mois que Lu map t à subir devant Je Bureau des Ex.ade In NOUVEAU PROCÉDÉ.DEUXIEME COUR, Une étada plus étendue de la navigation \u201cique atde l'astronomie bnutique.Trouver is latit le par In bau- tear méridisone de Ju June, des étoiles elreempolaires, par une hauteur méridienne de ln polaire, deux bau- teurs d'an corps célests (méthodes de Numaer et de Ivory); trouver le longitude par deux hauteurs, par les distances lunal régelariser le chronomètre par den hauteurs égales, l'emploi de l'horisou artificiel; lea lois.des tempêtes, ete, etc.TROISIEXEK COURS Partie théorique, Études muthémati yes des différentes régles et for mules, eu nsage dans la science paatique.Leshonoraires d'entrée seront de $15 pour, ceux qui étudieront dans le but d'obtenir le certificat de contremaître devant le Bureau des Examinateurs de la Puig.sauce du Canada, et de #20 pour ceux qui étadieront pour passer comme capitaines ; et les étudiants qui au- font payé leurs bonorsires d'entrée auront droit de suivre cours de l'école, sans acoune antre charge, n AUCUN temps, jusqu'à ce qu'ils aient obtenu leurs bre- o lo Bureau des Examinuteurs de In Puls.nee, S'il est établi des examens extraordinaires devant 1e in des Examinateurs de la Pulssance, la préparation à ces examens extraordinaires des rants, qul su- rout suiviles cours de l'école, sure gratuite, Le directeur de l'école fera tous les mois, à l'Huno- ble Secrétaire-Provineisi.un ru montrant le nombre etles des élèves, et Te le nombre des candidate de |! lequi auront subi, avec seeds, leurs examens devaot le Bureau des Examiuateors de la Puissance, pour des certificats de capitaines ou de contre- tres, Peux qui désireront entrer à l'école eu feront lu demande au Secrétaire-Provineia!, ou à W.C.Beaton, Geuyer, à Québec.Parordre, J.A CHAPLEAU, Secrétaire de le Province de Québec, 04-06-100 \u2014\u2014\u2014\u2014 L'OruORPUBLIQUS set inprimbeanz Nes.§ of 7 ree Bloury, Montslal, Oasada, par la OouPacn bu FRACORAPHTE DURLAND-Dapua 1avn "]
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