Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 30 mars 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1882-03-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un au.83.\u2014E\u2014U, $3.50.Tout semestre commencé se pale en entier.Ou ne ve dévabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours davis.AVIS Les Abonnés qui font relier L'UpINtON PUBLIQUE sont informés que lu Table des Matières du volume XIE est prête.Elle leur agra envoyée sur demande.Les Abounés de Montréal sont informés que M.Ed.Dorion commenceru à collecter la semaine prochaine.L'administration vapère que tout le monde recevra bien son agent.L'ADMINISTRATION, UN EMPIÉTEMENT On nous écrit «le Toronto que quelques cituyens de cette ville ont conçu un bien singulier projet, anquel ils voudraient rallier la majorité des estholiques de In province d'Ontario.Il est venu à l\u2019idée de ces trop gzélés particuliers que le temps est arrivé de faire monter sur le siège apostolique d'Ottawa, un prélat d'origine anglaise ou irlandaise.Ce projet surprendra nos lecteurs, mais les raisons que l\u2019on invoque pour le faire accepter, les surprendront bien davantage.Ottawa, disent ces inessieurs, est la capitale du Canada; c'est une ville qui n\u2019est pas considérable en elle-même, mais c\u2019est là que se réunissent les esprits les plus puissants de notre vaste contrée ; c'est à Ottawa que résident le représentant de l\u2019autorité royale, les ministres du parlement fédéral ; il conviendrait que le catholicisme fut représenté dans cette haute sphère par un prélat d\u2019une origine autre que la nôtre.Pourquoi?Parce que la nationalité canadienne, agglomération de population fruste et peu policée, sans avenir, ne saurait fournir de ces esprits d'élite qu\u2019on trouve, sans doute, dans chaque famille des autres nationalités, N'est-ce pas là un joli projet et surtout bien motivé ! Et la surprise que nous vous promettions, n'est-elle pas complète ?Encure si cette idée, pour le moins bizarre, fille de l'ingratitude, s'était échappée «lu cerveau de nos frères séparés, ce serait moins cruel, nous y verriors seulement un effet de fanatisme religieux, mais olle a bel et bien germé dans lu tête de quelques-uns de nos co-religionnaires, et c\u2019est ce qui nous étonne, C'est donc en vain que notre clergé tient haut et ferme depuis deux siècles le drapeau qui représente les idées chères à ces détracteurs de notre nationalité ; c\u2019est donc en vain que des missionnaires que nous pouvons réclamer comme les ancêtres de l'église de Ja Nouvelle- France, ont arrosé de leur sang Ia terre de l'Amérique anglaise de l\u2019orient au couchant, du nord au sud ; c'est en vain que cette même église a produit des prélats, l'éternel honneur de l\u2019église du Nouveau-Monde, des prélats qui étaient aussi de grands hommes politiques comme Mgr Plessis ; toute leur œuvre sublime échappe à certains esprits qui, nous l'espérons, ne se sont jamais donné ls peine d'étudier l'histoire religieuse du Canada ! Hélas, lo vérité a bien des difficultés à faire son chemin dans des intelligences où elle devrait, ce semble, recevoir une lurge hospitalité ! Les Canadiens, une race sans avenir ! Mais qui done êtes-vous} Quelle est votre place au soleil ; peut-elle se comparer à la nôtre ?Est-ce duns ln province de Québec que nous sommes sans avenir, que les avenues qui conduisent les nations à la prospérité nous sunt fermées?Est-ce que là, sur notre terrain propre, nous n\u2019élargissons pas nos assises tous les jours Ÿ Est-ce qe nous ne sommes pas encore les plus forts oll nous I's vons toujours été?Est-ce que nous ne sommes pus au- jourd'hui les plus nombreux où pendant ceut ans nous D'étions qu\u2019une minorité ?Comptez-nous dans les comtés de l\u2019est! Est-ce que du côté de l'ouest, notre exubé- sante nstioualité ne déborde sur la proviuce voi- «inet, Vraiment ces imessiours de Toronto ont mal choisi Vol.XIII.No.13, JEUDI, 30 MARS 1882 leur temps pour nous dénigrer.Pour un vien, uous croitious qu\u2019ils nous ont étudiés dans cette histoire du Canada, dont nous parlions ici même il y à quelques semaines.Ce n\u2019est pas là qu\u2019ils verront que nous qui n\u2019étions que 14,000 daus le comté d\u2019Uttawa, en 161, uous y sommes aujourd'hui au moins 30,000 dans une population d'environ 47,000.Mais qu'ils viennent étudier sur place et ils verront cette nationalité glisser sûrement et rapidement ses racines dans toute la vallée \u2018le l'Ottawa, acquise aujourd'hui à l'inffnence française.Qui aurait dit, il y a vingt ans, que Prescott serait un jour représenté à Ottawa par un Canadien-Françuis ! Qui aurait dit, il y à cinquante aus, que les quelques familles françaises, perdues dans Ontario, y formeruieut plus tard des groupes importants qui tendent maintenant la main à leurs frères de notre province ! Jetant un jour un coup d'ieil sur lex dilférents éléments qui composent la population «du Canada, lord Duflerin rendait un éclutant hommage aux Canadiens- Français : * Mon souhnit le plus ardent pour la province de Québec, u toujours été de voir ses habitants français jouer, au Canada, le rôle que la France a si al- mirablement rempli en Europe.Bilfez «de l\u2019histoire de ce continent les annales des Français, enlevez à su civilisation l\u2019œuvre de la France, el vous verrez un vide immense.\u201d Puisqu'il nous demandait de remplacer ici la France, c\u2019est qu\u2019il nous croyait à la hauteur de cette mission.Et dans une autre oceasion, lord Dufferin disait : \u201c En ce moment, la race canadienne-frangaise entrepris contre la race anglaise dans une lutte qui sera féconde en excellents résultats, ponr voir laquelle des deux contribuera le plus à l'avancement moral, matériel et politique du pays.\u201d En présence de ces hommages rendus aux Canadiens- Français, il faudrait être plus froid que le marbre pour ne pas sentir un frisson d\u2019indignation, en entendant quelques co-religionnaires d\u2019une autre origine, peu nombreux, nous l'espérons, nous déprécier, nous dénigrer.Lord Dufferin assimilait notre position au Canada à celle de la France en Europe.S'il est un côté dans cette comparaison qui frappe pur su justesse, c'est surtout au point de l\u2019action du clergé «les deux pays.L'église de France a planté la croix sur toute la surface de I' Amérique du Nord.Ce sont ses missionnaires et.ses évêques qui ont évangelisé les Indiens, fondé partout des évêchés.Parcourez les premières listes des évêques de l'est à l\u2019ouest sur toute la zone du Canada, et vous n\u2019y verrez «l\u2019abord que des noms français.Puis plus tard, lorsque l'église naissante de la Kouvelle-France aura recruté dans ies rungs du peuple des soldats du christ, vous verrez apparaître des noms canadiens portés pur les titulaires des évêchés les plus reculés Nos Seigneurs Blanchet, Provencher, Taché, ont marché sur les traces de leurs glorieux prédécesseurs jusqu'au Nord- Ouest et aux Montagnes Rocheuses.Nos religieuses, reprenant au XIXe siècle, l\u2019œuvre des Marie de l\u2019Incarnation, des Marguerite Bourgeoys, institutrices des sauvages de la Nouvelle-France, sont allées jusqu\u2019au Nord- Quest offrir l'exemple de leurs vertus et les fruits de leur intelligence aux populations sauvages des régions où n'ont jamais pénétré les hommes qui trouvent nos évêques au-dessous de leur noble mission.Le même dévouement, le même mépris de la mort qui animaient nos premiers missionnaires s\u2019est transmis, glorieux héritage, à leurs successeurs, et il fallait autant de courage pour soigner les pestiférés de la Groase-Lale, que pour affronter le tomahawh de l\u2019Iroquuis.* Mais, nous dira-t-on, les questions de race ne sont- elles pas déplacées lorsqu\u2019il s\u2019agit de ces grands intérêts du ciel, si étrangers, si supérieurs aux mesquinus distinctions de ce monde ! La milice sacrée voit accourir des solduts sous ses étendards de tous les points de l'hu- rizon, et leur nationalité n'importe nullement, pourvu qu'ils aient les vertus qui fout les apôtres et les martyrs.Aussi, nous ne nous préoccupons que peu de cette cunsi- dération bien secondaire daus une affaire de cette impur- tance.Nous ne voulons que vous demauder du quelle façon ces grands intérêts seraient le mieux servis ?I) nous semble qu\u2019ils ne sont nullement menacés sous l\u2019égide de cette Eglise de Québec, mère de 72 diocèses, comme le dit Pie 1X, et fille de I'Eglise de France, la première Eglise du monde ! A.-D.DuCmaus Prix du numéro: ix.ARlsmices, fa ligne: 10 ceutins Toute communication doit être atfranchie.Les remixes d'argent doivent se fire par fettres enregivteé > ou pur an bon sur lu poste, M.ALONZO WRIGHT Nous vous présentons aujourd'hui, lecteurs, le pur trait d'un député qui jouit au parlement fédéral d'une popularité qui remonte au jour où M.Wright prit place pot lu première fois au parlement, en 1863.eat svg dive que cette popularité, il ne la doit pas i ln politique, car entte re n'a gudre le secret de dunner du charme à ses victimes, Lorsqu'un homme vit dans une atmosphère de sympathie, c'est malged Ia politique.Homme sux idées urges, M.Wright s'est attiré l\u2019estime des rouges et \u2018es bleus, des grits et des tories, grâce is ses éminentes qualités de l\u2019exprit et du cœur, Sa rare intelligence le ferait briller aux premiers rangs, sù na modestie n'était jus égale à son mérite.11 aime mieux applaudiruu suceis des autres que de cueil- liv des appluudissements pour sun propre compte.Lorsqu'il prend la parole à ta Chambre, il cat très écouté, Parfaitement renseigné sur toutos les questions, très instruit, il relève l'avidité de son sujet par le piquant de sus observations, IT est aussi l\u2019homme des discours ile circonstances : ses affer dinner speeches sont de petits ehefs-d'œuvre, Ce n'est pas à lu Chambre seulement que M, Wright compte autant d'amis que de connaissances.Le comté d'Ottawa, grand comme un royaume, l'entoure de son affection.11 la lui doit.1] n'est pas seulement le représentant de ce comté, il en est surtout le bienfaiteur.Tous les établissements nouveaux qui, au début, manquaient de tout.conservent le souvenir vivant de aa générosité.Il à, du reste, d'autres attaches «ans le comté d'Ut- tawa, Il y tient par sa famille, qui a ouvert une partie de cette iminense région à la colonisstion.Philemon Wright a été un des pionniers de la vallée de l'Ottawa.Il vint s\u2019y établir en 1797.C'était le grand-père de M.Alonzo Wright.Le député d'Ottawa habite sur les bords de lu Gati- net une résidence qui s'appellerait un château en Europe.Elle s'élève sur les hauteurs qui dominent le pays voisin.Je ses vastes pièces, on aperçoit les flots de Is rivière se frayant un chomin en mugissant à travers cent rochers qui les soulèvent en masses écumantes.M.Wright à toujours sous les yeux une image des eaux tourmentées de la politique qu'il contemple avec le calme d\u2019un homme qui n\u2019a rien à en redouter.C'est vers celte résidence que se dirigent souvent des collègues de M.Wright\u2014des amis d'Ottawa.Ils y reçoivent, chez celui qu\u2019ils surnomment le roi de la Gati- ueau, l'hospitalité lu plus large, et une urhanité qui fait que chacun se trouve de suite af home, Le roi de la Gatineau doit ce titre à l'amitié ; parce qu'il règne sans conteste sur le cœur de ses amis qui reconnaissent et apprécient chez lui l'aristocratie de l\u2019intelligence et lu noblesse du cœur.A.D, DeCeLLEs.LETTRES AMÉRICAINES New-Yonx, 20 février 1882.A Washington, quand une dame se présente dans un salon, on se demande quelle est sa famille?à Halti- more : est-elle julie?à Duston : a-telle de l'esprit! A New-York : a-t-elle de l'argent } New-York est lu capitale du yunkéisme.C'est là surtout que les parvenus de la fortune surgissent comme par enchantement.Un tour de roue les fait monter du ruisseau au sommet de l'échelle sociale ils s\u2019y étalent comme des potirons en serres chaudes, De la fenêtre vù je crayonne ces lignes, j'aperçois, sur la cinquième avenue, les châteaux de deux de ces divinités du monde moderne : en face, tout auprès, celui où Vanderbilt abrite ses trois cents millions de dollars.Flanqué des deux autres palais qu'il a bâtis à chucune de ses filles, ce château est plus remarquable de richease que de bon goût.A quelques blocs plus loin, voici la somptueuse résidence d'Alexander Stewart, un fouille de marbre blanc, immense, majestueux, 146 L'OPINION PUBLIQUE 30 Mars 1882 d'uns architecture classique.Ou wimagine être en présence do Pun des deux mille palais que renfermait la Rome antique, Ft dire qu'aujourd'hui cet homme n'a pus même un tombeau, qu\u2019un autre genre de spévu- lation l'a enlevé mystérisisement de son cercueil dans l'espoir d'une grosse rançon : Le Vankee est né spéculsteur.L'uxiome amérienin : mtke money, houvatty if you ean, but woke money, est plus vieux que notre siècle, Pendant la guerre de l'indépendaner, savez-vous à quel faux Cit eoté de patriotisme yankee?Waking: ton derivait au gouvernement frangais par l'intermé- digire de Lafayette, je erois : \u201c Sila France ne vient sas immédiatement à notre secyurs, lu cnuse de l\u2019indé- pendanee est perdue.11 we me reste plus que trois mille humines de troupes, détmoralisés, sins vêtements, sans chanssures, mumquant de tout.ll m'est impossible d'avoir une seule reertte pour six nivis à moins de lui mottre d'avance dans li nun la somme de CENT DOLLARS EN oi\u201d On ne sail pas asses, of les Américains nffeetent d'i- ghorer que est la France qui a fait l'indépendance américaine, Us admettent bien qu'elle leur a été de quelque secours, mais vois tout, la vérité est que satis lu Franco ils étaient deva Li a currespon- danee de Washington elle renferme des témuignages que l\u2019injustier et lu forfanterie cssiveront en vain d'effacer.Si Washington revenait «ur lu terre, son Ame droite et loyule se révolterait contre une pareille ingratitude.Ce Virginien de la vieille roche n'avait rien du Yankee.Désintoresse autant que brave, il fait une république d'un pays dont il auvaît pu se faire be roi.L'immnnité Ru pus produit de plus grand car .Ou vient de voir à quel prix les suldats de Wash.son mettaient leur patriotisme.Celui des citoyens ait pas moins élevé, * Lonque je suis débarqu Newport, écrivait le général de Rochambeau, il m'a semblé entrer dans une ville prise d'assant, Toutes les portes vt toutes les porsicnnes étaient feriuées, les rues ess le découragement régnait parmi la population.n« de la monarchie que d Ce n\u2019est qu'apres que j eu annoncé «ue cing mille hommes que j'amennis n'étaient que l'avant-garde le l'urmée française, qu'ou a repris courage.Vous ju de l'esprit «pui anime ce peuple par le fait suivant ON ME FAIT PAYER LE LOYER DU TERRAIN QU'OCCUPE MON CAMI PRÈS DE LA VILLE, Voilà bien nor Yankees d'aujourd'hui.Spéculateurs dès leur origine, ils spéculaient avec leurs libérateurs.En présence de tels faits, on est forcé d'avouer que de tous ces héros de la liborté, les plus naifs étaient bien les Français qui venaient se faire tuer pour de pareils drôles.La France a trop souvent joué le rôle de Don Qui- chotte en politique.Elle + fait la guerre l'Amérique, comme «le nus jours lu guerre d'Italie : pour une idée.Les mêmes fautes ont amené les mêmes résultats.L'indépendance américaine à préparé 93 : l\u2019indépendance italienne a fait 70.Ave jeu ln France n\u2019a gagné que des ennemis de plus.Les Amé us unt battu des mains autant que les Italiens à chaque victoire prussienne.las Américains n'ont semblé se rapprocher de la France qu'aux jours de ses égarements, en 93 et aujour- d\u2019hui, parexemphe.comme Méphistophélès, pour la pousser dans la voie «lu mul, Hs se pâment netuellement devant Gambetta et sn queue.Lisez l'apothéose de Paul Bert qui vient de paraître dans ln plus populaire de leurs revues, le Harpers Magazine, qui se publie chaque mois à cent- cinquante mille exemplaires ! Aux plus mauvais jours de la Convention, quand Robespierre réguait sur an trône de têtes coupées, ce monstre n'avait pus de plus onthousiastes admirateurs jue de ce côté-ci ide l'Atlantique.Un des pères de la république minéricaine, Jelterson, qui a été lo troisième présidont des Etats-Unis, ne trouvait pus dans ses lettres d'expressiuns assez furtes pour excouruger la révolution.Il terminuit une de ses correspondances par ces paroles : « L'œuvre qui s'accomplit est i grande que, quand il he resterait en France qu\u2019un seul Adam et une seulo Eve pour la continuer, ce serait assez.\u201d Iln\u2019ya de supérieur à tout cela que lu politeuse yaukee : elle est proverbiale.Elle n'a pas son égale sur le globe : c'est à rendre des points aux Chinois.Le chapeau sur In tête, les pieds sur la table, la ehique dans la bouche, le Yankee vous traite à la pre- mivre rencontre avec le sans-gêne d'un vieux comps- mon.l'Anglais est distant, le Français gracieux, le Yankee est manant.[I se croit tout naturellement le premier être de la création : il en est tellement cou- vaineu qu'il n\u2019a aucune vanité, ll ne peut en avoir, il ne doute point.Na manière, quelle qu'elle suit, est toujours lu meilleurs.De progrés en progrès, il eu est remonté jusqu'au mouchoir d'Adam.Hier, pendant que nous nous promenions en observateurs ans le vestibule du Fifth Arenue Hotel\u2014salle d'entrée immense et _magnitique\u2014entre un Vaukee af- tairé, la tête pleine de visions de dollars.Tout à coup il ralentit su marche, incline la tête à droite, lève le evude, appuie l'index et le pouce sur le nez, et vlan, sur le marbre du parquet.Si encyre c'était une exception, mais c'est une habitude.l\u2019enslant un de mes derniers séjours à l\u2019avis, nous racontait à Saint-Augustin notre excellent ani M.de Lauréal, j'allais monter Un matin en wagon à la gare de Lyon, lorsque je vois nrriver un militaire qu\u2019on me «dit être un général américain, suivi de sou état-major, Au moment d'entrer en voiture, il se penche, ot, les doigts sur le nez, il lance un jet sur lo pavé, puis tire un mouchoir blane et s'essuie majostueusement.\u2014Connaissez-vous le nom de ce général dis-je, en m'inclinaut vers non voisin.\u2014C'ent le général Short, la première autorité militaire des Etats-Unis, Nous est avin que In gloive de Villustre soldat ni la discipline de l\u2019armée américaine ne soulfriruient d\u2019un brin d\u2019étiquette de plus.Napoléon Ler prenuit du tale, mais il se donnait le temps de changer de foulard entre Austertitz et éna, Il y à quelques jours, à Washington, on nous dit que l'entrée de la Maison Blanche était ouverte nu publie une partie de la semaine.Le concierge nous reçut à lu porte avec politesse, et nous «it : L'heure vat passée au- jourd'hui, mais venez denuin entre dix et leux heures, et vous aurez In chaner d'un shaho-hend avec le Président ! Le lendemain, vers midi, nous étions à la Maison Blanche, nssez eurieux de voir le genre «de spectacle qui nous y attendait.Disons, entre parenthèse, que la Maison Blanche est un grand et bel éditice, mais d'un goût sévère, précédé \u2018le larges avenues plautées d'arbres, Les portes étaient grandes ouvertes.Entrait qui voulait sans la moindre carte d'admission.Au tournant d'un escalier s'ouvre l\u2019antichambre, pièce de meé- divere grandeur, unie, sans vrnemeut ; peu ou point de sières, Dans un angle, un bureau avce jilume, encre et papier.La pièce était à moitié pleine de visiteurs, à tournure et physionomie vulgaires comme on en rencontre partout.Îes nègres et les négresses y étaient respec- tablement représentés ils jouaient bravement du coude pour s'ouvrir une place au premier rang et passer avec ln prochaine cscouade qui serait admise en aulience.L'aucuns entrouvraient la porte pour avoir une vue dans l'appartement du président.De flegmatiques américains chiquaient en échangeant quelques mots avec leurs voisins.Plusieurs dames, fatignées d'attendre debout, avaient trouvé tout naturel «le s'asseuir sur les marches de l\u2019escalier.Voyez d'ici le tableau\u2019 Nous en eûmes bientôt assez.Ce n'était vraiment pas la peine de faire le pied de grue pendant une henre ou deux, au milieu de cette culte, pour avoir 1a satisfaction de serrer la main lun Yankee, fut-ce méme celle du président Arthur.En lisant cette correspondance, quelques-uns de mes lecteurs vent se scanilaliser et crier au préjugé français.Je les renvoie au portrait que fait des Américains un écrivain anglais, qui publie en cs moment à Toronto, avec une rare érudition et une plus rare impartialité, tn superbe ouvrage illustré sur la Confédération : Pie- furesque Canada, pages 19 et 20.Serions-nous si blâmable de dire franchement leur fait à ces Yankees, tandis qu'eux se gênent si peu à l'égard des Canadiens ?tandis qu'ils ont toujours soin de nous réserver leurs plus beaux (dédains, à défaut de calomnies ?Toutefois on se méprendrait sur nos intentions si on s'imaginait que nous voulons être injuste à l'endroit d\u2019une grande nation.Nous voudrions seulement mettre une sourdine a la note admirative «u'on leur chante sans cexse, et qui finit par agacer à force de résonner.Les esprits superficiels (et Dieu seul en connaît le nombre) se laissent trop facilement éblutir par la puissance et l'éclat extérieurs.La vraie grandeur ne consiste pas uniquement dans ln conquête dus forces de la nature.Pour me servir d'une expression de Bosuet, il y a un grand creux sous cette prospérité matérielle qui étonne.De même que chez l'homme, chez un peuple l'être est incomplet si le développement moral ne répond pas au développement physique.Ur, qui ne sait qu'aux Etats-Unis, le niveau de la morale publique et privée, au lieu de s'élever, s'abaisse.Un en a trop dit sur la corruption politique et sociale de nos voisins, sur lour anarchie religieuse, sur le ratio nalisme qui les envalit, pour qu'il soit nécessaire d'appuyer sur ce puint.Le luxe eflréné qui prend des proportions de plus en plus gigantesques et dont on ne peut se former une idée sans l\u2019avoir vu, est à lui seul une cause de dissolution irrosistible.Les Canadiens ne peuvent wexagérer le dunger d'un pureil voisinage.Aujouri\u2019hui, comme aux siècles passés, le Vankee, voilà l'ennemi.11 peut nous absorber par l'annexion et par limitation.Déjà il nous n enlevé plus d\u2019un demi-million de Canadiens, le plus vigoureux «e notre sang.L'imitation peut nous enlever le reste.Que de fois vous avez pu coustater, aussi bien que moi, l'effet désastreux que produit dans nos campagnes l\u2019arrivée de quelqu'un de cox Canadiens des Etata-Unis qui a quitté la nohle charrue de son père pour aller se faire enclave dans quelque muntfacture.Îl a jeté bien loin de lui le solide vêtement d'étutte du pays que sa bonne mère luni avait fait au départ, Les quelques piaatres qu'il à gagnées, il les a sur fui sous forme de pantalon et de paletot de drap qui le rendent tout simplement ridieule.Une chaîne d'or faux sur la veste, le chapenu sur le era de In tête, il se donne des airs d'indépendance qui font l'ébahissement de ses compagnons d'enfance.Regardez-le, lu dimanche, à la porte de l'église, il est le coy «tu village.Los gurçons et les filles n'ont pas assez d'yeux pour l'admirer, Is ne rêvent qu'à l\u2019imiter, à partir pour les Etats.L'imitation des Amérieains, voilà co qui nous perdra, si NOUS AVotIs à périr, Je voudrais que ces imitateurs de fiçuns étrangères connussent In Leçon du juye Fancher, Elle fut impitoyable ; mais elle fi radicale, Elle mu été racontée, il y a hien des viville mère, ot jo ne Pai jamais oubliée, Il était autrefois à Montréal un vénéralle vicillard, le juge Foucher.Il était aussi vipux que ce siècle était minces, par me jeune.Bien peu de vieillards d'aujourd'hui se rappellent le juge Foucher, tant il y a longtemps qu\u2019il est mort, Déposituive du patriotisime et des traditions des an ciens Canadiens, il les conservait ans son cœur et les trunsmettait religieusement comme les épaves «de notre nationalité vaincue.Il n\u2019oubliait rien de ce qui pouvait rappeler la France, depuis lox grandes actions jusqu'aux moindres régles de la politesse français La putitesse fran aujourd'hui.comme les à Et j Elle n'est plus, la politesse française d'autrefois.Elle ost partie quand nous sont venus les chemius ile fer, les steamers, les télégraphes.Aujourd'hui, on n'a plus le temps d'être poli trop vite.On vous satue du doigt et Ton passe Autrefois, on saluait chapeau bus, incliné devant une dame comme devant nue reine.Quand où recevait tune visite, on aurait ert instulter Je visiteur si un ne l'avait reconduit jusq a porte d'entrée.Muintenaut, c\u2019est l'alfaire de la servante, Nul n\u2019était plus strict obmervateur de la politesse française que le vieux juge Foucher.Or, il advint qu'un jour il eut connaissinee que deux jeunes demoiselles de Québec, Mlles le La.filles d'un de ses meilleurs amis, étaient en visite à Montréal, de retour, paraît-il, d'un voyage aux Etats-Unis, où elles avaient appris, entre autres modes nouvelles, qu'il ne fallait plus faire de recordtuite,et que les dames devaient rester au salon après une visite.Quoique Mlles de La.ne fussent guère que des en- fauts, le vieux juge Foucher, «n considération de leurs parents, se fit un devoir d'aller leur rendre visite, [1 se montra aimable et galant comme toujours, Sa visite terminée, il se leva en continuant la conversation jusqu'à la porte d'entrée, bien convaincue que lus Dies de La.le suivaient.Quelle ne fut pas sa surprise en se moment de sortir de se trouver seul, Le rouge de ln colère lui monte au visage il revient sur ses paset apparaît dans la porte du salon, foudroyant comme Jupiter Olympien.\u2014 Apprenez, mesdemoiselles, leur «lit-il, que quand un vieillard comme moi prend Ia peine de se déranger pour venir visiter «le petites morveuses comme vous, c'est bien le moins qu'elles le reconduisent jusqu'à la porte.On dit que pendant bien longtemps après les Dllas de La.reconduisaient leurs visiteurs jusque dans la rue.La race des juges Foucher ne devrait pas mourir.L'abbé CaseRAIs.oti ne suit plus ce que c'est Elle était noble comine les esprits, large cope un Hat de vin vieux.Son vit retournant su Xavier Aubryet, on le sait, était plus qu'enclin à la misanthropie : * Je l\u2019ai longtemps cherchée après Labruyère, «lisait- il un jour, cette petite ville d\u2019où l\u2019on a banni les caquets, les mensonges et les médisances et je l'ai enfin trouvée.+ C'est, le cimetière du Père-I achaise ! \" #2 + La «lernière de Mme Cardinal à son amie d'en face : \u2014Ab ! ma chère, plaignez-moi, non pauvre François est bien malade.\u2014Qu'est-ce que c'est, Seigneur Dieu ! \u2014Ne m'en parlez pas, tenez.Le médecin croit qu'il Les anciens Canadiens con ravité de la Noix Longue à son état vert, comme purgatif et laxatif, mais aon Usage présentait un inconvénient, c'ent qu'il était impossible de se procurer des noix fraiches dans toutes les saisons.La science a depuis découvert un extrait de cette noix qui con- nerve son efficacité pour nn temps indéfini.C'est de cet extrait que sont composées les Pilules Purgatives de Noix Longues de MoGALE, revontues aujourd'hui comme un des meilleurs purgatifs En vente chez tous les Pharmaciens. 30 Mars 147 1882 __L'OPIN QUE \u2014_\u2014 _- == ION PUBLI ZT = £ (3 i 85 de 4, A ; Ci AS XE ii vi » ae REY or 5) } ! GS Les ALONZO WRIGHT, Ecr, M P.Ye ail oo Salt a py! ad 13 a Pa Le A \u2014.fs ai 4 A pir i i or É er AR yi x Ji 2) ! Basi or À Trey a té | # 4 Ÿ re pe 1 % Ay ER & ;, DR hg A i 7 4 ZA, y A 7 be 7, 4 «) 7, Là = i 2 LS 9 RENTE 4 jl i a K PH, Pd i AN i uo! } Le és 4 di 2a 15, +4 dé ene ob ts.A 4 id = J Q bra foro i 2 0.Ke PP row EE LY En baie = in ges tn - eel ety rE 20 sx hl lade oR rn PE a er POSS.pe pa = Ex LE PÈRE ET LA FILLE 148 ee Le eee = MONUMENT CARTIER Nous avous vu, examité ob benueuup admiré un modèle eu plâtre d'une statue de Sir George Cartier, 100- delé pur notre jeune et brillant artiste, M.Philippe Hébert, l'auteur de Is statue de Nalsherry.Ce modèle, que M.Hébert à fait en vue du monu- went voté par nation à l\u2019un de nos huimmes publics los plus étaineute, est l\u2019une vérité Irappante st eu Même lemps une couvre artistique tout fait remar- yuable, Sir Cieurge n'était jus précisément ce qu\u2019un statuaire pouvait rêver de plus sculptural pour modèle ; tant s'en faut.Eh bien, le jeune artiste, tout en conservant le caractère, je dirai même le Laupénunent de son héros, avec une ressemblance de physivuomie parfaites à wu le poser, le cambrer, lui donner le geste, le coup de tête, l'expromion\u2014l\u2019idéulixer enfin, au point den fairy, sinon un tris bel hone, du moins un type ferme et élégant à lu fois, enhme, wéricux, sir de lui, convaineu de a force ot coutiaut «laus le succès, On ne pouvait mieux concevoir ; c\u2019est une trés belle composition, ef «qui ferait honneur à un artiste de renom.On se défie généralement des jugements que nos jour- uoux jortent sur les œuvres d'art ; et l'on a le plus souvent raison.Mais M.Mébert « pour lui plus que le suffrage de nus journaux.Il vient de recevoir d'Europe un compliment le son œuvre, qui, pour être indirect ven vst que plus flattenr, Lors d\u2019un voyage qu'il faisait dernièrement à Paris, un de nos amis avait fait la connaissance du grand statuaire Vital Dubray à qui fut confiée l'exécution de toutes les plus grandes œuvres de sculpture sous le second empire.Curieux de connaître l'appréciation du grand artiste sur le talent «lu jeune sculpteur canadien, notre ani lui a envoyé deux photographies du modèle dont nous avons parlé plus haut, lui donnant seulement quelques explications «vec le uom de l'auteur.Voici la réponse qu\u2019il a reçne : l'atess, ler février 1882.Mon cher ami.Je ne puise prononcer sur ls vue d'une photographie.Je vrois pourtant que l'artiste n nu tirer du costume ridicule de wok héros tout le puerti possible, et que l'ensemble sers natisfai- sant.Lu reste, Hébert est un artiste d'un talent éprouvé, et Mon nota est une garantie sutbante pour déterminer le choix de la comission i laquelle incombe la responsabilité du monument.C'est de plus un homme trés honomble.Je ne ssurai donc que féliciter les représentants de cette commission d'avoir eu lu maîu si heureuse, Dennay (Vrac) On voit immédiatement en lisant cette lettre, que l'auteur était, en l\u2019écrivant, sous une double fausse impression.D'abord, il croyait que le modèle en question avait été préparé à la demande du gouvernement, ensuite qu'il était l\u2019œuvre, non pas de M.Hébert, artiste canadien de Montréal, mais de M.Théodure Hébert, un autre statuaire célèbre «de Paris, rival de Dubray lui- même.Ur, M, Dubray, prendre le mo lèle sculpté par notre jeune artiste pour l'œuvre d\u2019un grand maitre, c\u2019est, on le comprendra, le plus grand éloge qu'il pouvait faire du travail que l\u2019on soumettait à son appréciation.M.Hébert doit être fier d'un témoignage aussi dis- tiugué que peu suspect, et qui ne peut manquer d'avoir un grand poids auprès de ceux qui devront choisir l'artiste à qui wera confide I'exéention du monument projeté.UN AMI DB ARTS, UN CADEAU MAGNIFIQUE Nous Ueons dune be Canadian Hiusteated News: C'est une tâche agréable de s\u2019incliner devant le mérite d'où qu'il vienne, et de nuter les hommages qui lui sont rendus, C'est ce qui nous engage à consigner ici un fuit de ce genre pour le plus grand encouragement de la jeunesse do notre pays.Mardi de la semaine der uière, M.G.13.Burland, citoyen de notre ville, ré- cevait sox amis chez lui en l'honneur de xon fils qui venait «d'atteindre l'âge de mujorité : c'était une fête de famille à lujuelle nous avons eu le plaisir d'assister, Peu de jeunes gens, arrivés à celte époque de leur existence, peuvent so vanter «l'avoir de plus beaux états de sorvice que M.Jeffrey H.Burland.Elève des sciences appliquées à l\u2019Université MeUill, il d'est acquis une belle place parui ses compagnons, en gagnant leur amitié et l'estime de ses profeweurs, D'un autre côté, il n prouvé son affection pour son Almu Muter, en faisant quelques netes de générusité qu'heureusement ses Moyens lui permettaient.Mais co n'est Ii que peu de chose compuré à l\u2019affection que na conduite lui à valu dans le sein de va famille.Duns notre siècle d'endants précoces, il est rare de trouver un enfant de son âge nyant acquis d'une Façon aussi complète l'affection de son père et de ss mer, 30 Mans 1882 L\u2019OPINION PUBLIQUE Si nous ue nous trompons point, c'est cette conduite qui à porté M.Burland à eroire qu\u2019il était wir pour l'indépendance, et qu'enfin c'était un homme.\" Pour commander, disait le duc de Wellington, il faut avoir appris à obéir.\u201d Celui qui, pendant son enfance, s'est soutuis honorablement à la volonté de ses parents, est le mieux préparé à entrer dans cette carrière de la vie où il devra plu» que pur le passé penser et agir pour lui-même, Mardi de lu semaine dernière, ce jeune hounne, qui ne soupçonuait pas quelle prompte récompense siteudait soll incontestable mérite, reçut de von père un cadeau ile $25,000, et aussi une montre et une chaîne en or, présent de sa mère ot de ses vœurs.M.Jeffrey Burland qui, hier encore, n'était qu'un enfant, est aujourd'hui uu houme ussez bien doué pour entreprendre le combat de lu vie qui se présente maintenant à son activité.Comune nous le disions plus haut, ce qui vient de se pusser est un encouragement pour la jeunesses d'aujour- @\u2019hui, et aumi un enscignement.Il importe peu au monde en général que tel ou tel joune homme rogoive 25,000, mais si l'idée qu'un jeune homme qui s'est conduit d'une fagon honorable peut étre récompensé par ceux auxquels i) doit hônnenr et respect, si cotte idée se répand, elle ne peut que produire d'heureux résultats, Il est vrai que tous ne peuvent pus prétendre à une récompense aussi tangible.Cependant, nous croyons que cette récompense pécuniaire est un léger avantage comparé à cette vigueur intellectuelle et physique, récum- pense d\u2019une jeunesse bien employée, Tous les jeunes ls peuvent agir de façon à ce que, une fois arrivés à leur majorité, le monde puisse dire : \u201c C'est un homme : honorons-le.\u201d NOS GRAVURES Les nihilistes transportés en Sibérie Quel triste spectacle | Cette masse humaine empilée dans ce hac qui is déposera tout à l\u2019heure sur la rive opposée.Pêle-mêle épouvantable \" Hommes, femmes, vieillards, jeunes geus, tout cela s'en va en oxil ! Pauvres gens ! Peu, très peu de ces condanimés reviendront au pays.Etre exilé en Sibérie signifie condamnation à mort Le père et la fille Le vieillard a près de quatre-vingts ans.Malade depuis longtemps il coutemple avec amour son unique enfant qui ne le quitte ni jour ni nuit.Que de soins sait donner la pitié filiale | Comme cette pauvre fille épie tous les mouvements de son père mourant ! Comme elle suit deviner tous les désirs de son cher malade * Harassée, elle s'endort près du lit du pauvre homue qui ne cesse de prier pour sa fille qui, dans quelques heures sans doute, sera seule aur la torre.Auber, célèbre compositeur français Auser (Daniel-François-Esprit), est né à Caen, le 31 mai 1782, Sa famille était originaire de la Nor- mandie.Doué des plus heureuses dispositions pour ls musique, Auber étudis cet art commne objet d'agrément.Il commença à se faire connaître, à Paris, par de jolies petites cumpositions qui lui valurent son entrée dans les salons les plus aristocratiques de la capitale.Il eut le bonheur de se lier d'amitié avec Scribe.Tous deux ils unirent leurs eaprite.Plus de vingt ouvrages devenus populaires ont été le fruit de cette association des deux talents les plus fins de ln scène française pendant l\u2019espace de 30 ans.Parmi ces ouvrages citons Fra Diavolo, Haydée, Gustave 111, Les Diamants de la Couronne, Le Cheval de Bronze, Le Duminu Noir, Lu Sirène, etc, etc, etc.Nous en passons une foule d'autres.Mais son chef-d'œuvre a été Lu Muette de Portici.La postérité sanctionnera sans doute ce jugement.Membre de l'Institut de France dans la section de musique de l\u2019Académie des Beaux-Arts, Auber a été maître de chapelle du roi Louis-Philippe, de l'empereur Napoldou III, et succéda à Chérubini comme directeur du Conservatoire de Musique de Paris, Commandeur de 1a Légion d\u2019'Houneur, décoré de l'ordre belge de Léopold Ter ut de plusieurs autres ordres, Auber a vu récompenser par tous les hommes qu\u2019il pouvait désirer, ainsi que par les faveurs de la fortune, les succès obtenus par son talent.La ville de Caen va honvrer ln métuoire du grand compositeur né duns ses mum.La gravure que nous publions aujourd'hui représente le maître.Cette statue est due à l\u2019habile cisesu de M.Delaplanche et sera inaugurée le 21 mai 1882, à l'uccasion du centième anniversaire de sa naissance.Auber est niort pendant lex mauvais jours de la Commune.La France l'a pleuré et le pleure encore.Maxime turque : Celui qui gagno son procès sort du tribunal en chemise ; celui qui le perd en sort nu.NOUVELLES ÉTRANGÈRES Un écrivain français, M.Léon Lav du Correspondant, et qui écrit au Figaro sous la siguature de Philippe de Grandlieu, u fait dernièrement un voyage à Rome.Il raconte ses im sions au cours desquelles nous trouvons le passage qui suit au sujet du départ du Pape de Rome : Un ue parle guère à Rome du départ du Pape, mais ou sait avec certituile que tout est prêt pour cette éventualité, dont un esprit aussi grave et réfléchi que celui de Léon XIII n'aurait pas fait lu menace à la légère.On a même été jusqu\u2019à régler le cérémonial qui serait observé daus cotte circonstance.Quant aux urchives, aux trésors d'art, aux reliques précieuses, à toutes les richeases que renferment le Vatican et la basilique de Saint-Pierre, il en a été dreasé \u2018les inventaires précis, dont copie officielle & été remise à tous les ambassadeurs accrédités près du St-Siège.Que ferait la diplumutie au cas du départ de Léon XIIT?La question a été nettement aux cabinets qui, fows, ont répondu en donnant l\u2019asgurance que leurs représentants suivraient le Pape partout où il irait.Ubi Petrus, éhi Ecelenic ! Une autre question a été posée avec la même netteté au corps diplomatique : le Pape quittant Rome, que deviendraient le Vatican et ln basilique de Saint-Pierre ?Sur ce point complexe, les gouvernements, avant de répondre, ont cru devoir consulter l'Italie, et il paraît ue, jusqu'ici, les ministres du roi Humbert n\u2019ont pas ait connaître leurs intentions, Quoiqu'il en soit, il a été décidé que, le jour ob le Pape s'éluignerait de la Ville Eternelle, il y Isisserait un Vicaire, ainsi qu'une commission de trois cardinaux, résidant uu palais apostolique ; et, d'autre , On sait que les ambassadeurs, avant de s'éloigner leur tour, couvriraient le Vatican en faisant arborer à la porte de bronze, gardée par les Suisses, les drapeaux des Puissances, Certains organes italieus protestent déjà contre cette apparition éventuelle de drapeaux étrangers au bord du Tibre ; mais le jour où ces couleurs protectrices flotteraient au-dessus du Vatican, qui oserait crocheter la porte «du palais au mépris du drapeau de l'Allemagne { Hélas ! Il fut un temps où c'était le drapeau de la France qui suffisait seul à l'honneur de garder le trône de Saint-Pierre, et toute l'Europe alors s\u2019inclinait res pectueusement devant son prestige.L'aurait-il perdu, ce prestige glorieux et séculaire, #'il était demeuré fidèle à la cause immortelle qui semblait lui communiquer quelque chose de aa force et de sa grandeur 1 Si le Pape quitte Rome, où ira-t-il Ÿ Cala, Léon X111 ne l'a dit à personne.C'est son secret, et l'entourage pontifical le plus intime en est lui-même réduit aux conjectures, On a parlé de Miramar, l'ancienne résidence de l'infortuné Maximilien, sur l\u2019Adriatique ; on a cité Fulda, dans l'Allemagne du Sud ; Salzbourg, dans la catholique Autriche ; Cologne, avec sa vaste cathédrale et son magnifique palais ; Strasbourg, comme devant concilier à la fois l'hospitalité germanique et les égards dûs à la France ; l'île de Malte, itérativement proposée par l'Angleterre ; mais personne ne sait rien, ni sur la date possible du départ, ni sur la retraite choisie.Ce qui parait seulement probable, c\u2019est que ni la France, ni l'Autriche, ni l'Espagne, ni l'Angleterre, n\u2019ont sérieusement chance de recevoir l'auguste exilé.La première ne saurait offrir et surtout faire accepter son hospitalité douteuse au chef de la religion qu\u2019elle per- séeute, La seconde et la troisième ne pourraient Pres cueillir sur leur sol divisé et troublé sans courir le risque d'y provoquer les plus graves complications ; et quant à la dernière, quelle que puisse être sa généreuse Jeuxée, elle ne réunit pas, i faut bien le dire, les titres nécessaires à une telle préférence.Enfin, la Belgique ayant pris soin de s\u2019exclure elle-même par sa brutale rupture avec le Saint-Siège, on ne voit plus que l\u2019Allemagne qui ait vraiment chance de nous montrer, sur sou territoire heureusement pacifié, et dans un accord favu- ruble au repos du monde, Ces denx moitiés de Dieu, le Pape et l'Empereur ! LE On affirme que l'impératrice Augusta aurait écrit elle- même au Saint-Père une lettre éloquente pour appuyer la politique nouvelle de l\u2019Allemagne à son égard, Ce qui est slire, c'est que M.de Bismarck, qui n'est pas un chimérique, et qui marche & des buts pratiques et inumédiats par des voies mfirernent réfléchies, a, sur ce point, dessiné sa politique de façon à ne laisser aucun tloute.Cour d'assises.Un fantaisiste à coupé une femme en morceaux et l'a emballée dans une caisse qu'il a mise au chemin de fer.Le ministère public sévit.Pendant les délibérations, l'accusé n parmi les jurés un seul défenseur, qui fait observer: \u201c Cependant, tous les bons sentiments n'étaient pas éteints en lui ; la caisse incritminée portait franco.11 avait eu la délicatesse de payer le port.\u201d re masses ans -\u2014 éme arts nee sy 830 Mars 1882 UNE PREMIÈRE LEÇON I'ÉCHEUS (Suite) IL y montait aux premières lueurs du jour pour assis: ter au lever de l'aurore, au réveil de la nature, à la décoration fantastique de l'horizon ; il y montait pour y admirer les magnificences de l'Océan que sillonuait au loin des barques de pêcheurs ; il y montait pour étudier quelques jarties d'échecs et 6 préparer à mieux battre Un adversaire qu\u2019il avait fini par trouver lans lu personne du docteur de Broadstairs, Puis, partageant ses méditations entre l\u2019échiquier et ses souvenirs, du haut \u2018le ce paradis improvisé, il revoyait, au moyen de sou imagination, les lieux les plus intéressants «le ses non breux voyages.11 se transportait aux rives «lu llos- phore, aux jardins du sérail, aux plages sablunneuses da l'Egypte, semblables à de longs rubans clorés étendus à fleur d\u2019eau ; il admirait, la majesté des pyramides, celle du mont Sinaï, de ce Sinaï dominant comme un géaut superbe les montagnes environnantes, de ce Sinaï et de cet Horeb qui racontent si merveilleusement encore au- jourd\u2019hui les traditions bibliques, et sur lesquels se trouvent gravés en traits et en caractères ineffhçables l'imposante image de Moïse et son entretien avec Diou ; il y Îisait, il croyait même entendre encore ces paroles sacramentelles : \u201cJ'ai vu affection de mon peuple qui est en Egypte, j'ai entendu le cri qu'il jette à cause de la dureté de ceux qui président aux travaux, et, sachant quelle est su douleur, je suis descendu pour le délivrer cles mains des Egyptiens, et le faire passer de cette terre ingrate sur une terre spacieuse et fertile où coulent cles ruisseaux de lait et do miel, au pays des Chansnéens et des Jéhuzéens, Le cri des enfants d'Israël est venu jusqu\u2019à moi ; venez, Moïse, je vous enverrai vers Pharaon, et vous tirerez de ses nains los enfants d'Israël qui sont mon peuple.\u201d Tantôt, enfin, 1a vue de 'Ucéan le transportait aux rivages du Nouveau-Monde où l'Eternel & prodigué nes plus merveilleuses comme ses plus sublimes créations.Il revoyait ces prairies, ces forêts sans limites, ces fleuves lumineux, ces lacs aériens, ces chutes du Niagara se précipitant d'une hauteur prodigieuse au bruit d\u2019uu tonnerre éternol ; il contempluit ces muntagnes rocheuses aux nuances de porphyre, de ruse et d'azur, ces nuits exceptionnelles d'où se détachent, semblables à des «diamants ailés, des milliers d'étoiles pour traverser l'espace ; il s'extasiait, enfin, devant ces vierges aux regards de flamme, à ln physionomie gracieuse et mobile, aux formes élancées et légères, et, copundaut, tout saturé qu\u2019il était de ces merveilles, au son de la cloche annonçant le déjeuner, il éprouvait des impressions plus délicieuses encore en revenant à la réalité ; car, il se retrouvait chez lui, dans sa villa, au milieu des siens, de sa patrie, de cette vieille Angleterre au service do laquelle il avait consacré sa vie.L'époque des grandes vacances était arrivée ; avec elle Mme Stephen et sex trois enfants ainsi que deux de sex amies se trouvaient à St-Péters.C'était fête continuelle à la villa.Après la promenade du matin ot le déjeuner, les dames s'installaient sous quelque berceau de verdure, les fillettes, leurs poupées dans les bras, s'étendaient sur l'herbe, le ventre Ferre, les jambes en l'ait, en guise de télégraphe, ou couraient à travers les plates- bandes apris les papillons, arrachaient des fleurs, quel- «ques fruits verts, ou effarouchaient les poules.Le capitaine, muni de son ducteur, grimpait au belvédére pour 5 faire sa partie ; Geurges les y accompagnait, un livre sous le bras, tous étaient heureux, Georges, en voyant l'animation que mettaient à leurs parties les deux nmateurs d\u2019Echecs, éprouva l'envie d'en connaître le jeu.(In s\u2019y exerçait bien à Oxford, mais soit timidité, soit appréhension de difficultés qu\u2019il supposait au-dessus de son intelligence, jusqu'alors, il ne s'en était jamais occupé.Après avoir assisté pendant quelques jours aux luttes des deux athlètes, un soir que le bon papa, tout tier d'avoir battu férocement le docteur, paraissait être d'une humeur charmante, l'étudiant se à demunder au capitaine s'il voudrait bien lui apprendre ce jeu.\u2014Très volontiers, mon cher enfant ; tu es matinal, je le suis aussi, monte «emain à six heures au belvédère, J'y serai et te donnerai ta première lecon.Georges fut exact au rendez-vous.L'échiquier était dad déployé ; la hoite renfermant les pièces étuit à \u2014Assiedu-tui, (ieurges, et écoute-moi.[I faut, avant tout, que je t'expose quelques observations dont plus tu reconnaitras l'importance et la justesse, L'intérêt qui se rattache aux Echecs ne consiste pas seulement dans le privilège d'être la plus agréable distraction de l\u2019esprit ; le plus grand attrait de cu jeu consiste dans la similitude qu'ofrent la marche et les prérogatives de chaque pièce avec la nature et la disposition des facultés humaines ; en un mot, l'étude de ce jeu est un véritable cours de philosophie : regarde et suis-moi.J'ouvre ls hoîte ; les pièces tombent, les voilis roulant pêle-mêle, au milieu de l\u2019échiquier.la main du joueur les range avec ordre, chacune à sa place, et ln partie va commencer.Ces préliminaires permettent à l'imagination de fran- L'OPINION PUBLIQUE chir d'un seul bond l'intervalle ces siècles passés et d'assister en quelque sorte à l'impuaaut spectacle de lu oréation.\u2014Les ténèbres enveloppaient l\u2019espace, partout, le chaos, le silence et l'immobilité ; soudain, l'Eternel à parlé ; son souttle a clisuipé lea ténèbres, la lumière s'est faite ; lu génération commence, an main dispose la matière avec ordre en lu soumettant à dus lois immuables, A la voix du maitre, tout s'anime, w'ugite, se vivifie et forme cet admirable ensemble dont le spectacle étonne, éblouit et confond.Cette main déverse ensuite sur lu terre, comme un grand échiquier, les peuples et les rois, les ministres comme lus aujets, les forts et les faibles, les sages et les fous ; tous vont hiontôt se mêler, se heurter, #0 confondre, pour retourner, après bien des laheurs, ans le néant d'où ils étaient sortis, Plus mystérieuse encore que la buite de Pandore, colle des Echecs, en s'ouvrant, va livrer punsage is toutes les tendances, les aspirations, à toutes les passions, aux diverses dispositions de caractère et d'humour.L'échi- (juier devient un prisme où toutes apparsissent à lu fuis : car, en t'expliquant les prérogntives des pièces, tu trouveras duns la réunion de leurs propriétés les conditions essentiellement indispensables au succès de l'homme ici- bus ; courage, activité, vigueur, fermeté, prudence ut sagesse ; sympathie, sollicitude et «dévouement, perspi- eacité, finesse, pouvoir, obéissance et résiguation.Voici le Roi ; la pièce la plus importante du jeu, puisque de son sort dépend le résultat de In lutte.Àwsai concentre-t-elle autour de sa petsonne tous les efforts, toute lu force, toute ln sollicitude et le «lévouement des autres pièces qui ne vivent, pour ainsi dive, que par elle et pour elle.Cependant, si intéressante que soit la pu- sition de ce rui, si majestueux que soit sun titre, il est bien limité dans son pouvoir ; eur, cle toutes les pièces, c'est la seule à laquelle il est interdit de faire plus d'un pas à la fois.Ce roi n'est-il jus l\u2019image de l'homme sur la torre?N'est-ce pas pour lus plaisirs, les juttinsances et les admirations de l'homme que Dieu a créé les autres êtres, recouvert d'azur la voûte «es cieux, attaché les étoiles au manteau de ln nuit, semé dans l'univers ces astres éblouissants au milieu desquels se dresse comme nn géant bienfaiteur celui qui répand la lumière, féconde et viVifio lu nature ; mais, cotte puissance ot cette autu- rité, comme le roi de l'échiquier, l'homme, senl, ne peut en faire usage ; l'isolement paralyse ses facultés, le rend misérable dans sa grandeur, esclave dans «a souveraineté, craintif et souffrant au milieu des splendeurs dont il eat entouré ; il n\u2019est réelloment fort qu'avec l'appui de ceux qui lui sont dévoués, et, monarque, il est vbligé de mendier cet appui.En butte à des dungers continuels, il lui faut puiser dans le concours et ler sympathies des siens, lu conservation de sa couronne et sa sécurité : lu limite des prérogatives du roi et de l'échiquier n'est-elle celle prescrite aux souverains des pays civilisés, et dans laquelle ils devraient tous se renformer, limite stipulée dans cet axiome : = Le roi règne et ne gouverne pas.\u201d La Dame est la pièce qui préside le plus efficacement à l\u2019administration du royaume : aussi, chez tous les peuples autres que les Français, lui -t-on donné le nom de Reine : il est vrai qu\u2019en France, le mot «ume équivaut à ce titre, lu femme n\u2019y est-elle pas reine, plus encore, souveraine ?Cette pièce jouit sur l'échiquier «de privilèges exceptionnels : elle peut, d'un seul bond, franchir toutes les cases de l\u2019échiquier, soit horizontalement, suit verticalement, soit, même, en ligue diagonale, ou s'arrêter pour exterminer quelque pièce ennamie ou se sacrifier elle- même ; car, la Dame, aux échecs, à principalement pour désir et pour but de veiller au salut de son roi, de rendre plus imposante la mujesté du trône et d'assurer la gloire \u2018et ln prospérité de ses Ftats, Le cri de l\u2019honnour plus fort, plus émouvant \u2018que celui de ss eu\u2019 servation personnelle, dirige, anime tous «es mouvements, exvite ses facultés ot en soutient l'infutigable énergie, Lai tamment fixé sur les moyens d'assurer lu victoire ou éloigner le danger, elle prévoit, avec un admirable instinct, les chances «le réussite ou de revers, et, pour préparer le suceis où prévenir uue catastrophe, elle n'hési- tora pus à se sacrifier elle-tuême.Si l'éclat de la cou ronne occupe plus particulièrement ses esprits, son affection, cepemlant, n'est pus exclusive ; tous out droit iv nes sympathies et is sa protection ; ses ministres comme ses sujets, le général comme le simple soldat.Dans la Dame des Fchees, \"homme ne voit-il pax li de «a compagne 1 1a source et le mobile de ses pensées, de ses plus sublimes conceptions, de ses plus nobles sentiments ; les plus précieux éléments de son bonheur, entin ne les trouve-t-il pas dans les affections, dans les tendresses et le dévouement de su femme, dans ce lien indissoluble qui confond deux existences, lex anime des mêmes désirs, ces mêmes espérances, les embrase des mêmes ardeurs.les inonde des mêmes voluptés, lea affecte des mêmes souffrances, les console, en joignant leurs muins, pour les aider à traverser moins péniblement cette vie de misère et d'épreuves, dans ce ien qui les acenble en se relâchant, les anéautit en se brisant.Enfin, cette Dame n\u2019est-elle pas le modèle de ln mère de famille consacrant ses veilles aux plus simples Iwaoins le ses enfants, son expérience à la diseotion de leurs actes, au développement de leurs facultés, sun influence à leur protection, abdiquant, même au hesoin, son ven, de maftrouse cle maison pour descendre à celui de ser vaute vu dl'esclave, 6 cuntentaut pour prix de sa 1 tion du duuble sourire dde son époux et de sex enfints, Adorable abnégation commune à lu date «du< Echecs comme à lu dame, mère de famille ! La Tour s'avance, recule ou sv promène en ligne droite quand l'espace est libre.Comme vlle se trouve emprivonnée, ainsi que tu le vois, nu début de lu partie, elle ne xe fait guère utilement sentir que veus le milieu de lu lutte pour couvrir de ses batteries lon positions de son roi, pour fouwlruyer colles de l'ennemi ot achever une victoire, jusque li indécixe encore, rouf à se trouver démolie par des forces supérieures.Cotte lenteur «ans l'emploi de la force est l'emblème de ln sagesse et de la prudence ; c'est l'homme parvenu à Lu maturité ; habile ubwervateur (les événements dont il à été témoin où qu'il à recueillis duns les annales de l'histoire, il peat \u20acag- pliquer ces vers du chantre de l'Imagination : Las moitié de xs vie est In leçon de l'autre © Prévoir pour et raison.n'est que se souvenir ; Dune le mort des humains il voit quel est le notre.Et hien mieux que personne il peut nous avertir.Prudent dans sos trausports, il Ini faut.comme i la tour de l'échiquier, pour lu forcer à sortir se «u retraite, un motif sérieux, lu prévision d'un péril ou d'un sUCCÈX, Fort alors de sen tudes, de ses observations et «de son expérience, il se suoutre et se prépare à ugir.Sa prée sence suffit pour cn imposer aux téméraites, vnchaîner leur audace vu en atténuer les effets.Mesurant d'un regard amuré l'éminence où l'éloignement du danger, il socouera tout a coup l'espèce d'engourdisement duns lequel il puraisnit plongé, s\u2019élancers, rapide comme l\u2019éclair, terrible comme In foudre, renversant les vlwtactes, écrasant l'ennemi ; vu, noirei pur la powdre, troue pur lu mitraille, il succombera comme les héros de la vieille garde, sans plainte, sans regret, le sourire aux lèvres, feureux d'avuir bien mérité de la patrie.ALpRONSE DELANSOY, (1 suivre) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PENSEES Sur cent projets d\u2019un homme riche, il y en à quatre- vingt-dix-neuf pour lo devenir davantage.* x * L'impatience aigrit et aliène les cœurs ; la douceur les raméne.x Xx * Un indiscret est une lettre décachetée que tout le munde peut lire, *«_* * La politesse est comine l\u2019eau qui rend uni le caillou le plus dur, * * * Ceux qui savent beaucoup admirent pri eens qui ne msvent rien admirent tout.* x Il faut Inisser à ses enfants non pas beauconp d'or, mais beaucoup d'honneur, x * * Choisissez pour ami un homme qui puisse vous donner dans l'uceusion des consolations, de sages et de bona exemples * x * Quand le plaisir vst le fruit du crime, la peine est toujours la suite du plaisir.Le Quiconque n'u pas de caractère n'est pas ui homme, c'est une chose.* Celui qui se repent de bunus fui, est plie doin dn mal que celui qui ne le connut jamais.x» - Détiez-vous de ceux qui se vanteut d'être sliscrets.\u2014 Ce sont des curieux.* x Quels que soient scs penchunts, le suge les surinonte : c'est de nous que dépend ou la gloire où lu honte.Quand une inaîtresse de tmaison se prépare à foire nettoyer sa maison, le printemps, elle ne doit pus oublier que les petits êtres qui lui sont si chere ont aussi besoin d'avoir le sang puritié, et prévenir uinsi toutes maladies ; il n'y « rien de tel que los Amers de Houblon pour purifior le sang.\u2014 Crncord P'utriot, L'OPINION PUBLIQUE = === Ni ' EL À MW | lil (à [i mm = gg = == , I i I pas \u201cPs E =F .= il ! i + = il i Xe, id I +RE pal $, | \u201c| 3, a | | Ij eh ipl i WN N qu ing fC Na i 4 i ! Ba fi | | PE Le Japs CT = at % % Il it \u2014 _ $ IQ = h ii - = x} D Ne % i | a pe nl INT LE | fst 710 ile 2 ce ; PCT > el 3 \u2014 x ] 3 ro RL | Ë po a EZ Bh \u2014\u2014\u2014 i 5 Le 13 £ iN OR | = Wily FA is 4 il ny J Wf iy A { i K Jo NN \u2026 oo NE = rh > N, Ca 5 5 # Fe = > YY A fl 25 ÿ \u201cQ serrer me À va 3 | | pu, a j k na 74 7 x 5
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.