Le Monde illustré, 28 juin 1884, samedi 28 juin 1884
[" ; | | Lise Tv, a) 7 A4 a te] PE 7 \u201cng = AT D IL \u201c2 be ie okay £ i AR 24 Ee Jk i.Ny] Cas 4] È eT =» 3 3 » IQ z= Le 2; JE 7 4 *3 Lr be | = Ba Bureaux 233 ro Fa 55 = = = È ET Nd ~ > me 1%, 2 cr A ES pr aN pa SHS ~~) J ~3 Ah ; Z hes ç p27 2) p \u201cU © = ME 1 NY ne 0 \\ 7 55 7 ç ZL > = tof = * = N 8 EE = ~ A A > WN Re NY «>, Sx étre 2 NN x Le EE \u2014 » 8 \u201c @ rif.ÿ S & & = > Br Les LS \u2014 ; À r3 = J 5 f rue Saint-Gabriel, 1 « sa = 2 Pa ; 2 (4, ; fe at trs re AJ price { eS tL y es Ta À 3 oy 4 A Lo # 1ère année, No.8 \u2014- Samedi, 28 juin 1884 Fine > hv = Le Ladd a & =~ 2 Montréal! CL TE x # Pa a PAL 2 \" Pr.- =\" Wy LW 2 A AC oa i.4 ed GE, 5 = A 3 = 2, a Eo pe GS PA 4 Vas EPA a ex \u20ac Fe ~~ Jima EE vy 4 He ve es 3 y \u201cia Lid fx) CUS Zor wl Çs Au, kL À ven > cf # + # vu 3 an oN fp PRÉDICATIONS DE SAINT JEAN-BAPTISTE.aed Gn D pi?pd Y = Va PA & \u2014\u2014_ \u2014 ny - i ty 0 Aad ne : = £2 hi Eta | \u2018 wi Fa = pass he 5 YE) À \u20ac A = + A Ba 3 > hid Ae i po 23 =, 1 6 ES 5 £ = ue pe = A 4 = a ha : | SIX !INuIS ag = pa = | Ai A, _ M = Co Xi er BR Cy) $l RI CT, To By\u201d & i A DIN SEALY 2a 20S cil by 3 a at 73 a, es eC x t 80.\u2014 ES.280 ) SAN Ny Si de il RIM s GS) firth Fes > IM ng \u2014_ +4 e:1) ts, Ec pt re a AXES M hi pe ae {4 re = *.= N Un an ABONNEMBNTS .rel AEA .\"J 3 i ; A ste Re, a lc 8 + \u20ac Se Li doh = & Ci ä k | Ro PN 54) por a vob.$3.00 oy E | His a - \u2014 LE MONDE ILLUSTRE 58 _\u2014\u2014\u2014- LE MONDE ILLUSTRÉ.Montréal, 28 Juin 1884 SOMMAIRE Trxre : Notre journal \u2014Entre-nous, par Léon Ledieu \u2014 Un rêve, par tieorges Duhamel.\u2014Multiplicamini, par Alphonse Christin.\u2014 Le cinquantenaire, par Rémi Tremblay.\u2014 Les ambitions de Faraude (suite), par Mlle Zénaide Fleuriot.\u2014Bouvenir du cinquantenaire.\u2014La science.\u2014Pauvre institutrice anglaise.Un conseil.-\u2014Nos gravures.\u2014Un canon économique.\u2014De partout \u2014Primes du Monde Tiluatré, Graveres : Prédications de saint Jean-Baptiste \u2014Le cinquantenaire de la Société Saint-Jean-Baptiste : Saint Louis venant de prendre l'orifamme à Saint-Denis ; Le défilé de la procession, La messe en plein air ; Le feu d'artifice: Les courres: Le tournoi : Les counses en vélocipddes.NOTRE JOURNAL Le deuxième tirage des primes mensuelles du MoNpE ILLUSTRÉ (c\u2019est-à-dire les numéros du mois de JUIN), aura lieu lundi, 7 juillet prochain, dans la grande salle de la Patrie, n° 35, rue Saint-Ga- briel, à huit heures précise« p.m.À ce propos, nous ne pouvons trop recommander à nos lecteurs de conserver avec soin leurs numéros de manière à ce que toutes les primes soient réc'a- mées.Nous remercions nos nombreux amis du bon accueil qu'ils ont fait à notre journal, et nous pouvons les assurer que l'immense succès de notre entreprise ne fera que nous exciter à faire tout notre possible pour satisfaire nos lecteurs.ENTRE-NOUS Français du nouveau monde, allez votre chemin, Votre chemin, ah ! vous le faites noblement.Votre chemin, vous le parcourez en vrais Français, et.vos étapes se comptent par autant de conquêtes.Conquêtes pacifiques, politiques, mais sûres et allant droit au but, vous envahissez I' Amérique.Chaque peuple a sa mission, et vous, vous souvenant de cette vérité consacrée par dix siècles de gloire en Europe : (esta Dei per Francos, vous continuez en Amérique l\u2019œuvre poursuivie sans trève et saus relâche par vus aïeux et par vos fréres de France.Car, quoi qu'on en dise, quoi qu\u2019ou fasse, quelques luttes qu\u2019on pnisse opposer, la France est toujours la reine des rations, le flumbeau du monde, le creuset où se fondent toutes les idées pour donner à tous les peuples un lingot pur, un principe toujours bon et productif.L'œuvre de la France est immense, le vôtre est appelé a «des destinées aussi grandes et aussi pros- peres.x = * Ce ton solennel, ces réflexions philosophiques, cette voix prophétique que je me permets de prendre aujourd'hui, me sont inspirés par le spectacle grandiose auquel je viens d'assister, Et ceci ms rappelle une anccilote que je veux Vous raconter\u2014c'est une parenthèse de quinze lignes \u201cjue je vous demande la permission d'ouvrir.Un de mes amis, M.Hirtz, président de la Société de Sccours Mutuels des Français, à Montréal, me racontait un jour son arrivée, ses luttes avec la misère aux Etats-Unis, son isolement au milieu de tout ce peuple qui parlait une langue qu'il ne comprenait pas alors.Il souffrait comme peut souffrir un enfant de la vieille Gaule qui n\u2019entend plus le langage du pays.Sur cette terre étrangère, perdu dans les plaines de l'Ouest, rien ne lui parlait de la France qui semblait ne pas exister là-bas.Un jour, jour mémorable, il se trouvait à Chicago, on célébrait une fête quelconque, et dans la foule flottaient des drapeaux américains, anglais, espagnols, allemands même.Et la France, la France, elle ?disait-il, où donc est- LE MONDE ILLUSTRÉ nne ses notes harmonieuses, at bientôt le pas- Le perdu dans la foule, lui, voit détiler de boaux et solides gars comme on en voit là-has, en Alsace, en Artois et en Bretagne, s\u2019avançant d\u2019un pus léger et précédés d'un drapeau\u2026 Le drapeau tricolore !\u2026 Le Alors, ivre de joie, heureux comme l\u2019eutant sous les baisers d'une mère, comme le soldat\u2014et il l'avait été en 1870\u2014qui revoit le régiment, lo cœur hattaat comme au premier aveu, ce bon garçon, n\u2019y pouvant lus tenir, s\u2019élance, saisit le drapeau et le couvre de isers.Il embraxait la France, sa mère ! ; \u2026 Ce drapeau était tenu par un Canadion, ot | air que jouait le corps de musique c'était : \u201c Vive la Canadienne ! \u201d .,.Eh bien ! ce moment de suprême joie, ce bonheur pur parmi les plus purs, ce sentiment sublime de patriotisme, tout ce qu\u2019il y a de bon dans l'homme enfin, vient d'être remué dans la poitrine de deux millions de Canadiens.Le cinquantenaire de l'Association Saint-Jean- Baptiste vient de réunir toutes les familles, tous los comtés, toutes les provinces, tout lo Canada, dans un seul sentiment d'union et de paix.l\u2019lus de discordes, plus de haines, plus de partis politiques.Le drapeau tricolore couvre de ses plis tous ses enfants.O Patrie ! ss Avez-vous assisté à l\u2019arrivée de quelques trains venant des E:ate-Unis pendant cette grande semaine.Chacun d'eux était plein comme un œuf, bondé d'amis que d'autres arais attendaient à la gare.À peine le train était-il arrêté qu'on entendait co mot d'ordre : \u2014Qui vive ?\u2014Canada ! C'était le mot de ralliement.Et, bras dessus bras dessous, tous s'en venaient, le sourire aux lèvres, la joie au cœur, ot plus d'un murmurait ces vers de Béranger : Douce contrée l'uissent tes fix te revoir tous \u2018 Enfin j arrive Et sur ta rive, Je rends au ciel, je rends Rrüve à genoux Je t'eubrasse, à terre chérie ! Dieuf qu'un exilé doit soutrir.Moi désormais je puis mourir Salut à ma patrie ! Un autre même qui trouvera de nombreux imitateurs redit la fin d\u2019un autre couplet : Je reviens pauvre.mais content Une hêche est là qui m'attend.Salut à ma patrie ! C\u2019est un colun de plus qui revient aux camps de son enfance, * x * [ls sont tous venus, ils ont répondu à notre appel, et du Nord au Sud, du levant au couchant, «tu Pacifique à l'Atlantique, de la bajo d'Hudson au Mexique, tous les Canadiens ont envoyé des députations pour les représenter à cette fête unique dans notre histoire, .Mais aussi, quelle réception ! démonstration ! La ville est pavoisée de drapeaux, de draperies de toutes couleurs, partout s'élèvent des arcs do tri.omplie exécutés avec un goût qui fait 'architecte, M.Lapointe, ve honneur l'a Les différentes sections do Montréal et des envi- Tons ont tonu à honneur de lutter entro olles, et le résultat obtenu a tellement surpris nos visiteurs qu\u2019il est difficile de donner la palme à l'une d'elles, quel éclat, quello x x * Les choses se sont passées plus simple 1834, et on était loin de prévoir alors l'immense succès qui a couronné les efforta des premiers fonda- tours Pf.aeociation Saint-Jean- Baptiste.J\u2019est dans un banquet que M.Ludger D à émis la première idée de fonder unes société natie.nale, ot c'est rue de Saint-François de Salles, au- jourd'hui la rue Windsor, que co dîner mémorable a Tout à coup, un air joyeux, vif et gracieux, eu lieu.\u2014\u2014 Ie quartier riche, qui s'étend aujourd'hui de le rue Saint-Antoine jusqu'audelà de la rue Sherbrooke, n'existait pas.I! n'y avait là que des champs et des vergers dans lesquels se trouvaient espacéos çù ot là des maisons isolées.C'était le bout du monde, les champs jusqu'à la montagne.À l'eudruit où se trouve aujourd\u2019hui la fabrique de voitures de M.Ledoux, était une grande maison de bois, moitié maison de ville, moitié maison de campagne, entourée d'un vaste verger où pomtuiers et groscillers cruissaient librement et à l'aise, \u2018otte maison appartenait à M.John McDonnell, avocat, fils d'un colonel écossais, très aimé des Ca nadiens, x & * Le 24 juin, jour de la fête de saint Joan: Baptiste, fête chômée généralement par nos prea comme on le fait encore maintenant dans cortaines parties de France, M.McDonnell ré .nit & sa table une Soixan- laine d'amis Canadiens, Ecossais, Irlandais et Américains, Vous le v yez, ce n\u2019était pas précisément un banquet national qui était projeté, et ce ne fat que grâce à M.L.Duvernay qu'il le devint et qu'il ac quit une célébrité historique.Tous ces convives tirent honneur, comme bien vous pensez, à la cuisine de leur hôte (qui savait, paraît-il, très bien faire les choses, et avait une excellente cave) et, les vieux vins de France aidant, au dessert on rappela des souvenirs, on raconta des anecdotes, etc, comme cela se passe encore de nos Jours dans tout diner de bonne compagnie.Mais ce contact même de plusieurs races parti geant le pain et le sel chez un ami commun, faisait ressortir d'une manière plus pénible encore l'isolement dans lequel se trouvaient les Canadiens, Les autres avaiont une patrie une existenca Ratiu nale, un drapeau, tout enfin ce qui rattache l'homme au pays commun et 'unit dans un même faisceau, Nous, Canadiens, nous n'avions rien de tout cela.Abandonnés par un roi qui & laissé un nom abhorré, vendus mais non conquis ni vaincus, tyrannisés par les acheteurs, traités en ilotes plutôt qu'en citoyens, les hommes de cette époque sentrient |.puis longtemps sourire en eux des velléités, sinon de révolte, au moins uu bosvin de liberté et de re pect qui sont nécessaires « un peuple pour produ et occuper la place qui lui revient de par son inte! ligeuce «t sou génie propre., ** C'est dans ces circonstances que M.Lu-lzer Ir, vernay se leva et proposa a ses amin de se grouper.de s'unir et de fonder uno sociêté nationale can dienne-française._ L'idée fut accueillie avec des transports d'enthon- siasme.C'était le réveil tant attendu après un sommeil Jd» soixante-dix ana, C'est presque à la même époque que l'on adopts les deux emblèmes «lu Canada-Français, le castor of la fouille d'érable, (\"est M.D.B, feuille d'érable.\u201c Cet arbre, dit-il, qui croit dans nos forêts, su \u201c nos rochers, d\u2019abonl jeune et battu par Li tem- \u201cpete, languit en arrachant avec peine sa nour- \u201c riture du sol qui le produit ; mais bientôt il s'é- \u201clance, et, devenu grand et robuste, il brave les \u201c\u201c orages et triomphe de I'aquilon.L'érable, c'est le roi de nos furêts, c\u2019est, l'emblème du peuple cana- \u201c* dien.\u201d La suiréo so passa Joycusement, les groupes s'é tisient formés dans le verger et, dans cette bulle soirée d'été, sous un ciel resplendissant d'étincollus, on parla d\u2019avenir\u2026 .L'association de Saint-Jean- Baptiste, la société nationale canadienno, qui a aujourd\u2019hui dos ramificn- cations dans tout le nouveau-monde, était fondée.x» * Cinquante ans ! comme c'est loin de nous ! tous ces convives réunis autour de la même table, combien survivent ?Neuf soulement ont répondu a l'appel.Viger qui proposa d'adopter li \u201c Ce sont : MM.Trudeau, le jeune enfant en 1534, aujourd'hui Père Oblat aux Etats-Unis ; T.-S.Brown, ConAU sous le nom de général Brown, presqu\u2019avongle maintenant ; hon.Juge Sicotte ; Georges de Bou- ,cherville, l\u2019auteur du roman tien connu, Une «de mn LE MONDE ILLUSTRÉ 59 er \u2014 perdue deux de trouvées ; hou.J.-L.Beaudry, conseiller législatif, maire de Montréal ; Hurdouin Lio- nais ; hon.Henry Starnes, conseiller législatif ; G.- H.Cherrier et Dr P.-E.Picault, ex vice consul de France, Comme un le voit, les rangs s'éclaircissent, ils étaient dix encore il y a quinze jours, quand la mort est venu surprendre l'uu d'eux, M.R.-A.-R.Hubert, rotonotaire de la cour supérieure du district de ontréal.; La plupart de ces vétérans, qui se sont associés à l'œuvre créée par le fondateur de uotre société nationale, étaient dans les rangs de la grande procession, et le peuple les a acclamés, les têtes se sont découvertes et les frouts se sont inclinds avec respect devant leurs choveux blancs.i Et ces vieillards, étonnés de voir cette explosion de patriotisme, cette union et cet élan grandiose, se sont souvenus du vieux temps où ils étaient si peu nombreux qu\u2019on se souvient de leurs noms qui sont inscrits dans le livre d\u2019or de l'histoire.= = \u201c.Ils se sont souvenus, l'émotion les à gagnés, une larme même est venu rouler sur leurs joues flétries\u2014- c\u2019est l\u2019un d'eux qui nous l\u2019a dit\u2014et en un instant toute leur jeunesse, leurs belles années, ceux qu\u2019ils ont aimés, leurs rêves, leurs espérances, leurs jours de joie, tout cela est passé devant leurs yeux comme un décor splendide de féerie ou un rêve.Cur ces hommes, aujourd'hui cuurbés par l'âge, ont été de beaux et forta jeunes gene ; ils portaient haut la tête, avaient le jarret ferme et l'œil plein de feu, et eux, plus que nous peut-être, avaient du patrio- tiame plein le cœur.Ils l'ont bien prouvé.Puis les années sont venues, et du jeunes devenus vieux, ces hummes d\u2019une autre époque ont accueilli * avec enthousiasine ce cinquantenaire béni.En effet, cinquante ans, une existence et demie * d'homme n\u2019est que la moitié de l'enfance d\u2019un peuple.Cinquante aux pour nous, éphémères, c'est la moitié d'un siècle, or un siècle c'est la soixantaine partie de la chronologie du monde.Ce n'est rien dans la vie des nations.Cinquante ans, c\u2019est la premiere jeunesse, car \u201c l'exemple que nous avons sous les yeux le prouve bien.Ou était cinquante-six en 1334, on est cent mille et plus en [3x4 Bravo x nm * Si ou « acclame les vivants, où «eu Une pensée our los morts ; beaucoup «le nus compatriotes des États-Unis ont visité le cimetière de la Côte des Veiges pour y reudre uu homtuage dû aux patrivtes wi dorment du dernier sommeil, Ceci est bien et juste Ce voyage à la cité dus morts, apres cel étourdis- ment de fêtes et «le réjuuissauces, loiu d'être un Ontraste, est au contraire lu conséquence naturelle 6 lu mêtme pensée, car c'était «ncure et surtout s\u2019ue- uper de la patrie et de la grande famille canadienne ue d'aller saluer le monument des braves et rétlé- bir un instant sur la tombe de ceux qui ont com- attu pour nos libertés et sout morts pour les con: uérir.Cette note grave, se faisant entendre au milieu des yeux alleyros, est l'accompagnement vrai de cet ywune à la Patrie que nous venons de chaut-r.x x x it maintenant, Canadiens, sougeous à l'avenir ; ue l\u2019œuvre entreprise et monée si vigoureusement ntinue à porter ses fruits et soit toujours utile.Nous venoms d'attirer sur nous l'attention du onde entier, notre nom, presqu\u2019incunau hier, est ronuncé partout, dans tous les pays, nous venons affirmer notre existence et de prendre une place onorable, sinon la première, dans le nouveau monde.Cet honueur nous crée des dovoirs, \u201c renommée mme noblesse oblige,\u201d et c'est à nous de prouver ue nous le méritons.Groupons nous encore, resserrons lus rangs et que faisceau devienne plus fort.- Ce ciuquantonaire produira donc ; nos amis qui Ms ont quittés pour aller végéter sous un ciel rauger, reviendront ici où des forêts sans bornes doudou le défricheur pour lui donner la paix et le nheur.Quant à ceux qui restent loin de nous, le souvenir du 24 juin les rendra plus fiers de leur vrigine qu'ils affirmeront haut la tête, ile parlerout la langue du ys avec orgueil et prouveront par leur conduite et eur courage qu'ils sont les dignes représentants d'une race noble et respectée.Ils n'oublierunt jumais ces quatre mots qui ré- sumont tout : Dieu, Famille, Honneur, Patrie ! Tous enfin vous vous souviendrez du rôle suquel Dieu vous a destinés.Français du nouveuu-monde, allez votre chemin.Léon LEbIEU.UN RÊVE N'ayez crainte\u2026 je ne vous parlerai ni de verte pelouse, ni d'allées ombreuses, ni de nymphes aux yeux charmeurs.J'ai passé l'âge des songes amoureux.Mon rêve a plutôt un certain air politique et un cachet national, et les fêtes du cinquantenaire de la Saint- Jean-Baptiste sont un prétexte quasi plausible pour vous le narrer.C'était l'autre soir, à la sortie d\u2019une de ces assern- blées où l\u2019on parlait de tout pour se faire la bouche en vue du cinquantenaire.L'imagination surchauttée par les paroles chaleureuses que j'avais entendues, je me laissai aller, de retour à la maison, à l\u2019une de ces grandes réveries patriotiques qui consolent du passé.du présent, et dorent l'avenir.Voici lu chose en deux mots.Nous sommes et resterons francais.C'est la mort dans l'âme que nos pères sont passés sous la domination anglaise, après avoir écrit du plus pur de leur sang cette sublime page de l'histoire où figurent tant de braves, de Jacques-Cartier et Champlain à Montcalm et Lévis.Et nous, leurs fils, c'est en vue de l\u2019avenir que nous acceptons le fait accompli.sous bénétice d'inventaire.Aux sombre: jours de la cession\u2014car il n\u2019y eut pus de conquéte\u2014la population française du pays était de soixante mille âmes à peine.Cette poignée «de braves à survécu, grâce à son amour inaltérable de la France, à toutes les tourmentes politiques, à tous les eflurts sans cesse renouvelés d'un pouvoir à l\u2019origine ennemi et despotique pour l'annihiler.Que dis-je?Cette poignée de héros s\u2019est faite werbe, puis les gerbes fécondes se sont multipliées avec une rapidité tenant du prodige, se doublant cing fui en cent vingt-cinq aus.Aujourd'hui plus d'un million et demi de cœurs français, répandus daus l'Amérique du Nord, sont unis dans Une commune pensée de patriotique attente \u2014et tout en restant loyaux autant qu'il cun- vieut de l'étre\u2014so félicitent à l'envie d'avoir eru et de s'être multiplies si miraculeusement, conservant intacts leur phv-onomie et leur caractère nationals, leur lau;rne, leurs luis et lo dépôt sacré de leurs croyances religieuses.Quel s-ra cet avenir prochain que nous attendons, commu autrefuis le peuple de Dieu le Messie ?Dans la province de Québec nous sommes un million, et nous envahissons lentement mais sûrement Ontariv, pendant que nus frères Acadiens se roupent, s'organisent et commencent à se compte: dans les pruvinces maritimes, au Nouveau-Bruns- wick particulièrement.Dans vingt-cinq ans nous serons deux millions, et quatre millions dans cinquante ans\u2014si nous progressons comme par le passé\u2014pour célébrer avec éclat le centenaire de ln Saint-lJean-Baptiste et sceller à jamais nos destinées.Quatre millions ! Oui, nous aurons atteint ce chiffre pour peu que nous soyons à l'avenir dignes de nos aucêtres, de la France et de nous-mêmes.Et nous inaugurerous à cette époque une ère nouvelle, une ère vraiment nationale, une ère de vie et de pleino liberté.Nous couvrirons toute la province de Québec et une bonne moitié de celle d\u2019Ontario, où nous élève- rous un nouveau Carillon sur les frontières occidentales de la Nouvelle-France.Québec, la ville aigle, le port incomparable ; Québec, l'invincible, commandera le Saint-Laurent.l\u2019ar nos postes avancés \u2014-les îles de la Madeleine, l\u2019île d\u2019Anticosti et un autre Charlebourg sur les côtes de la Gaspésio\u2014nous surerous notre route vers la haute mer ot la vieille France.devenus notre grande swur ainée.forons équitablement la loi dans le golfe, et nous as- | À Quel rêve ! grand Dieu, quel rêve !.qui peut ae réaliser pourtant.Mais pour le réaliser ce rêve, il faut de l'union et de la concorde, de l'énergie et de l'esprit de aacri- fice, du patriotisme pour tout résumer d'un mot.Pour réaliser ce rêve, il nous faut enterrer la hache de guerre et aiguiser celle du colon ; moins de partis et de hainee politiques et plus de vraie politique ; moins de frères qui deviennent tièdes, se découragent, lâchent pied et prennent la route de l'exil au grand deuil de la patrie, laissant la charrue pour la fabrique, la proie pour l'ombre, et plus de cœurs siuples et forts religieusement fidèles à la culture du sol, cette occupation favorite des gentilshommes et des bons patriotes.Pour réaliser ce beau rêve enfin, il faut veiller, faire acte de vigueur et de patriotisme, tenir notre drapeau haut et ferme, avoir du cœur.Sursum cordu ! Georges DUHAMEL.MULTIPLICAMINI \u201c Nous partimes cing cents, mais par un prompt renfort, « Nous nous vimes trois mille, en arrivant au port.« Tant à nous voir marcher avec un tel courage, « Les plus épouvantés reprenaient de courage.\u201d (Le Cin.) Ces paroles, que le grand Corneille a mises dans la bouche de don Rodrigue, expriment bien I'idés d'un accroissement extraordinaire.À la vue du danger qui menace lu patrie, un héros, suivi de quol- ques braves, jette le cri d'alarme, et, s'élançant le premier vers l'ennemi, il entraîne à sa suite un si grand nombre de combattants, qu\u2019en un instant sa troupe est plus que quintuplée.Et grâce à ce recrutement aussi rapide qu\u2019inespéré, l\u2019envahisseur est repoussé.Le bon génie qui préside aux destinées du Cu- nada, celui qui a guidé vers nos rivages les Jacques Cartier, les Champlain, les Maisonneuve, les Laval, les Queylus, etc, si ardemment secondes dans leur œuvre par les admirables femmes qui ont nom Mme de la Peltrie, MIle Mance, Marguerite Bourgeois, otc., celui qui a soutenu le courage de tous ces vaillants pionniers de la civilisation chrétienne en Amérique, au milieu d'obstacles sans nombre et de périls de tous genres ; ce bon génie qui a fait de nos ancêtres de véritables héros en les revêtant du triple caractère d'apûtres, de soldats et de laboureurs ; ce bon génie qui n'a pas un instant cessé de veiller sur la petite famille française depuis rue le sort des armes l'a fait passer sous uue autre drapeau, et qui lui donne chaque jour des preuves évidentes de sa sollicitude : ce bon génie enfin qua nous avons choisi pour patron et pour protecteur, SAINT JEAN- BartisrE, eu rendant compte a Dieu des faits et gestes du pauvre petit groupe français oublié depuis tant d'années sur les bords du Saint-Laurent, pourrait rendre des points au Cid de Corneille.Car, au début, vous prartimes moins que ciny cents, et nous nous voyons plus qu\u2019un million et demi en arrivant au port.Le port pour nous, c\u2019est la liberté religieuse, sociale et politique dont nous avons obtenu lu pleine et entière jouissance après un demi siècle de luttes et d\u2019afforts incessants.Le protêt solennel que les patriotes de 1837 ont si glurieusement signé de leur sang, a été le signal du combat.À l'exemple de saint Jean-Baptiste, payaut de sa tête les remontrances qu\u2019il avait le courage de faire à l'incestueuse Hérodiade, plusieurs sont torts pour avoir osé réclamer contre l'arbitraire.Mais le sang de ces martyrs a été une semence féconde.Aujourd'hui, nous sommes libres, nous sommes furts, nous nous appelons légion.Si nous continuons, par notre sagesse et notre travail de marcher avec la même vitesse que\u2019 par le passé dans la voie du progrès, qui peut prévoir ce que nous réserve l'avenir | Multiplicamini, a dit le Créateur à nos premiers parents.Nous avous jusqu'ici accompli lu précepte.Continuons, afin que dans cinquante aus, à pareille fête, nos petits enfauts puissent dire comme nous : Nous partimes moins de cing cents, mais par un prompt renfort, nous nous voyons.mettez vous-mêmes, lecteurs, le chiffre qui vous pa- | Tait le plus probable.ALPHONSE CHRISTIN, - À Tr\u201d -\"- 13 AW wn 4% te = f! N = A 5 ** {es Pd & ind! + Ea ie $ len f= , tas ce Ri) #28 «or > \\ = he re % : rt ot > Va NL he wv oy - : h i Ad N pate is) Si re £ © RX A) : «AN to e* ) ny & \u2014 | N/ ae! wr \u2014 ce.N x CN £ a i CAN pal vw FR { = 3 Se ci 5 eb.AA 9, | 4% rer me as iif | a ie es) =.Bert = \\ == ; x i ?\\ iQ ; ; + = J + = er = {iy 1 A LN oY 22m qe # 1H ron ss 2X ; oS N RTC vy } 85e ; \u201c> = 3 = a = H (4 À tay Ÿ » fy 5 = 14 NY \u2014 = i i a, Le EP 3 += 2 I i \\ J 2 \u2019 Zhe 6 \u201cex ve TI ok > ! | = \u2014\u2014= %) / 2) AB Eta ny, Ng; À 1) : = am & [NG ©.Le .5 nt by TRL a ue = ill 7 2 ete een pL sat re.2% ® | = i gg gtd T oof Peas wry = Vr, + 3 = ç = 17 mt et ; ¢ W a \u20ac x , 34 wh ! of EY | + | 7 ¥ \u201c£ \u201c?= dr | it! 2 4 ge æ sl À \u201cx ee === 1 } 3% EI = \"x il, | 4 QT ii ii 2 = PA x % N13 ATS =z \u2014_ A po a ep kt = =x a he TN - | : 3 3 Ï yg Se] 5 \u2014\u2014 \u2019 N \u2018 = Pie = \u2014 ; = 2 IN xy $ ds LE = = vas n \u20ac i al 4 Eu mere We ê À = \u201c4% 3 À N | x : i > + » * = = = ie RE IK = : iy N +.i « a at : Ca Te gv IES SAT EEL ts = as = = SE pe à Ra Tl = ?da, » ma ER = th) hy ISS PER 13 + rt 13 =.TE Ta ar 15588 CNN p32) oY =r AO | Nk 3 % Hit se F< = Este S mem 50000 dyn { fv \\ 2 \\ à 4 : of?pe : 32 == J»! 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Lans l'esure éthéré, Hottent les piles ombres De vex hommes de fer, mors anx champs de l'honneur.11s viennent, du futur perç int les voiles mambres Découvrir à leurs fils une dre de bonheur.i ! i le revue Ile viennent apporter a 14 gran A ; Les touchants souvenirs d'un pisse glorieux.Quaud lu sainte espérance expose A notre vie À côté du présent l'avenir r adieux Nous regardous, ravis, le présent qui s'ettac.L'avenir qui s'avance et le p tissé qui fuit.i Ces mobiles jalons que le Temps dans l'espace Teansforme eu s'éloign ant sur la route qu'il suit.Ces trois termes fatals, le Canadien les uitue Il fut, il est encore, il veut être toujours Digne de ses deux et digne de lui-mêtue.Fidèle an Canada.son pays, ses amuours.Sur un nuage d'or, dans In voûte azurée Le géuie immortel du Canada français Chante et fuit retentir de «à Voix assuree Les airs du firmament ; Ecoutons ses couplets Le sttis soldat, vovagenr, censitaire Hardi marin, paisible Laboureur, Coureur de bois, défricheur, mi ndataire Homme d'état.artiste, lécouvreur.Est-il b'soin que je me sacritie ?Suns hésiter j'aifronte le trépas La nation que je personnitie Jst dn gang des heros elle ne morta pas Pour conserver ma multiple existence H m'a fallu guerroyer constamment, Abaulonné, sans lu moindree assistiur « Contre Albion j'ai lutté vailhanment.A Sainte-Foy, pour la France, ma mer Je triomphai dans un supréme effo:t On me vendit! Ma douleur fut amère.Mai-.en dépit de tous.je suis devenu fort Sous le drapeau de la vicille Ancleteure J'ai par deux fois chassé l'envahisseur Bravant l'orgueil d'un pouvoir arbitrairs J'ai dû, plus tard.combattre l'oppressen On à pendu de sublimes rebelles, Nobles martyrs dont l'œuvre rester.Le coy gauluis à retrouvé ses ailes.Je «u's libre et jamais l'on ne m'asservire, De moon bras muasenlain: Je frappe rudement Le chène sécu'aire Qui saubat lourdement.Sur l'élément perfirde, Domptant les Hots rétif.Je saute le rapide Sans toucher aux re its On ne voit au porta.A l'usitie, au moulin.Au \u2018hintier.sur la cay-.Ou, fouillant le ravin.Lu flanc de la montagne d'extrais l'or précieux, Durs travaux qu'accompngne Toujours mon chant joyeux De mou bras musculaire Je frappe rudement.Le chêne séculaire Qui s'abat lourdement Sur l'élément perfide, Dormptant les flots rétifs.Je saute le rapide Sans toucher aux récifs LE MONDE ILLUSTRÉ Apôtre, allant porter la semence féconde, | (\u2018hh waeur, saventurmnt dans Ia foret profoude.Novher, sillonnant les cours d'eau, Le Canadien Frangais pounsuit ses destinées 11 ont, des tations sue ses ques entraine, Le guide et Le porte-tambean Ou La va traverser, dans ses courses lointaines, \u2014 floes tlenves, le.grands lacs, les vallons et les plaines.Ex alader le pie géant ; Marcher du Grocalaud au golte du Mexique.D -s rivages Heuvis que hsigue l'Atlantique Jusqu'aux bords de Grand-Ocesn.(est lui qui, le premier.parcourué t Amérique.sur tout le continent, la légeade historique R «dit tes noms d - nos trappeurs.Civilisation, Or nous dois tes conquêtes .Eu marchant tu nous dis : Francs Canadiens, vous êtes Mes pionniers et mes sapeurs! Riv l'H&seL as LES AMBITIONS DE FARAUDE PAR Mure ZENAIDE FLEURIOT CHAPITRE XV L{ y avait huit jours que Farau le habitait sous le toit hospitalier du couvent, et elle n'avait pas encore trouvé une place à =: couvenance.Elle avait été appelée plus d'une fuis au parloir, et elle avait subi plus d'un examen et plus d'un in- terrugatoire.C'était à qui lu demanderait ; mais elle posait maintenant ds conditions dout elle ue se démordait pas.D'abord la liberté du dimanche ; ensuite une cuisine saine qui ue fût pas sous terre, entin l'emplacement d'un lit daus l'appartement mème des maîtres, et non pas un logement séparé qui l'obligeât à se trouver mêlée à une domesticité étrangère.Un jour, la sœur qui lui avait conservé le plus vif intérêt, remarqua qu'elle avait l'air triste et la retint pour lui en demander la cause, \u2014 Vous trouvez que la place tarde bien et que vous dépensez de l'argent, ma chère fille, dit-elle, il faudra en arriver aux concessions.\u2014Ma sœur, ma tristesse ne vient pas de là, répondit Faraude.\u2014D'où vient-elle! Voilà deux jours que je remarque que vous puraissez vus déplaire à la maison.\u2014La maison me plaît, ma sœur ; est-ce que vous u'étes pas toutes pétries de charité pour le pauvre monde / Est-ce que je n'ai pas la messe tous les matins } Oh! ma sœur, cette maison serait un paradis s\u2019il n\u2019y avait pas les autres.\u2014Ah ! je comprends ; mais ne vous a-t-on pas mise à part de celles qui fout du bruit et qui mangent et buivent «n cachette ?\u2014Oui, mu eœur, je suis maiutonant dans une es- pice de quartier de dames, de pauvres dames sans places et qui n'ont plus d'argent, et je n'ai jamais rien vu de plus triste.El y en à une qui ne fait que sangluter toutes les nuits.Je ne peux pas dormir.\u2014 Ah ! la pauvre gouvernante anglaise.Pauvre fille ! Je ne peux lui rieu trouver, elle déplait a tout le monde par son air désespéré.Parlez-moi d'une cuisinière comme vous, elle se case tout de suite, car si vous n'dtiez ditlicile, vous auriez déjà trouvé vingt places.Je vous ferai changer de lit puisque le voisinage de la pauvre miss Philippe vous attriste.\u2014 Non, non, ne me fuites pas changer, dit éné- reusament Faraude ; lu pauvre dame m\u2019aime beau coup et elle m'a fait comprendre dans sou baragouin qu\u2019elle était bien heureuse de m'avoir pour voisine, Si je ne peux pus l'aider, moi du moins je ne lui fais pas de misère et je n\u2019essaie pas de l\u2019empêcher de pleurer en lui disant des sottises, Comme Faraude prononçait ces pensionnaire dans l'établissement sant à la sœur : , \u2014 Ma cousine m\u2019écrit que la personne dont je je lui parle lui convient, dit-elle ; elle me laisse le soin de m\u2019arranger avec elle.Voulez-vous bien vous charger de cela, ma sœur , \u2014 Madame, je, suis enchantée de cette nouvelle, Faraude, le vous en allez pas, c'est de vous qu'il s'agit.Vuici enfin fort riche.paroles, une dame, entra.et, s'adres- Vous ne pourrez être mieux.Assoyez- COUR = vous, madame le permet, et tâchez de ue pas Lainey passer cette occasion.« Expliquez voua, j'ai w'atteud.\"\u201d Faraude obéit à la sœur, et la vieille date lu donna un aperçu de ceux qui désiraieut devenir se maîtres.C\u2019étaient de riches warchands fourreurs, || y avait un grand-père et une yrand'mère, leur fill veuve, et soû fils veuf aussi ; puis une petite fill fort malade eu ce morent, c'est-à-dire trois génén.tivns sous le tuême toit.las domestiques taion peu nombreux mais bien stylés; la maison étai tenue chréticunemont ot avec beaucoup d'ordre, Naturellement ce début plut à Faraude.See troi conditions n'étaient plus un obstacle, puisque deu cette riche famille tout était organisé pour lu plu graud bien de tous, et, au bout de quelques minute de pourparlers, il fut décidé qu'elle irait le jour méwe rue St-Honoré, portant une lettre d'introdye.tion et sûre d'être bieu accueillie.Quand la sœur se représenta, elle eut i recov les remerciments émus de Faraude et l'expression de la reconnaissance de la bonne damo peusionuaip, qui ne tarit pas d'éloges sur la Bretonne quand celle- ci eut disparu pour aller fuire ges paquets.\u2014Vous comprenez, ma sœur, dit-elle, l'embarru de ces pauvres gens si riches.C'est au mutment ou ils sont le plus inquiets sur leur petite fills que leu cuisinière leur manque.Et comment mettre dans cet intérieur eu désarroi une étrangère suspecte | l'« dames ne quittent plus la chambre de l'enfant, que le médecin, je le sais de bonus source, à cundamwne.Aussi, la pauvre grand'mère m'écrit : \u2018* Donnez-nou une personne sûre, absolument sûre, car en vérité elle sera maitresse dans son département.\u201d \u2014La Providence vous sert à souhait, répon dit la sœur ; je ne sais pas ce que sont les capacité: de cette bonne fille comme cuisinière, mais je r pouds de lu délicatesse de au conscience ot de sa par faite sincérité.Eile a éditié toute la maison, san s'en douter, pendant les huit jours qu'elle à passes ici.Seulement, j'ai peut être oublié de vous le dire.et j'espère que cela n'entravera pas vos arrang ment.Faraude est fort iguorante, elle ne sait pas lirv.\u2014Eb ! ma sur, est-ce un incouvénient t Nou serons sires qu'elle n'aura pas gâté l'esprit nature.qu'elle possède par la malice écrite.De notre temps UN esprit sain vaut mieux qu'un esprit mal cultive Les légers inconvenients de ce que vous appelez l': guorance de Faraude seront cuntrebalancés par mil» avantages.Comme elle dixuit ces paroles Farawle veparu: avec sou lourd paquet, avec lequel elle cruyuit s'en aller d'un pas léger vers la rue St-Houord, Mais Lu boune dame ne voulut point entendre de cette oreille.Elle dit qu'elle lui «parguerait ans tell fatigue en lui procurant une voiture.\u2014 Au revvir, ma chère sœur, dit Faraude, 3° re viendrai vous voir puisque j'aurai des maitres chre tiers qui ne me prêcheront pas l'ingratitude.Je Vienarai au moins une fuis par mois assister w ls Messe et vuir si j'au des lettres.Car, dau, on De 8ait pas ce qui peut arriver, et j'ai dunné mou a lrese ici aux geus de St-Cornély.A Paris, il y des mil: liers de maisons, et ce ne sont pas les changement qui manquent.Un couvent ça reste dans le méme endruit, et madame la supérieure à ou la bonté dr permettre que mes lettres soient adressées chez vyus.De sorte qu\u2019il faudra toujours bien que je revienne.même en supposant que je reste indéfiniment dan- la bonne place que madame m'a prucurée.La sœur l\u2019assura qu\u2019elle serait toujours la bionve nue, en quelque circonstance que ce fût, ot Faraude suivit la dame pensionnaire qui la conduisit à Le sta tion de voitures voisiue.Elle et sun paquet entrèrent eusemble dans us fiacre, et la dame jeta l'adresse au cocher en adre+ sant un sourire à la voyugeuse.Une demi-heurs plus tard Faraude descendait devant un luxueux magasin, et passait, non sans un certain effroi, untre deux ours gigantesques superbement ompaillés, fa rouches ot inoffensives sontinelles pusées de chaque côté de la porte d'entrée.Questionnée par un commis sur le but de sa visite.elle lui remit la lettre de recommandation et le suivit dans un vaste bureau où écrivait un homme de trente ans de l'aspect le plus distingué.Il lut la lettre, enveloppa Faraude d'un regard in vestigate t, Cpe IT une bonne famille chrétienne ot uno pure phase Lui fit signe de le suivre ouvrit une porte placée au fond du bureau, travers un corridor, monta un escalier et arriva dans uue 8 là une pauvre enfant qu 2 LE MONDE ILLUSTRÉ 63 te antichambre sur laquelle donnaient plusieurs rtes.\u2014 Déposez sur ces banquettes ce paquet qui paraît en lourd, dit-il avec bonté, je vais prévenir ma ère.Mais, comme il pronongait ces paroles une porte uvrit et un vieux monsieur, escorté de deux mes, fit son entrée.Le jeune homme marcha rapidement vers lui.\u2014Eh bien ! docteur ?demanda-t-il.Le médecin lui serra la main et répondit : \u2014 Ainsi que je le disais à cos dames, la maladie e paraît stationnaire ; mais il y a toujours le ter- ble péril, c'est la grande faiblesse de l'enfant.\u2014 Vous ne la trouvez pas pire ?\u2014 Non ; mais un jour de plus c'est une perte de rces, puisqu'on ne peut parvenir à la faire manger.Un triple soupir lui répondit, et le ducteur, sa- nt les dames et prenant le bras du pèse, qui avait blié Faraude, s\u2019en alla lui parlant bas.Mais les deux «dames l'avaient aperçue ot la plus une, qui était bien jeune pour une grand\u2019mère, pprocha d'elle pour lui demauder ce qu'elle vou- it.Faraude lui tendit la lettre ouverte qu'elle ait conservée.La dame la lut et, =e tournant vers porte sur le seuil de laquelle une dame plus pete en cheveux blancs demeurait debout.\u2014 Maman, c\u2019est la bonne fille que nous a propo- notre cousine Dermill au, dit-elle ; puisque vous tournez au rès de Thérèse, je vais la conduire au- ès de Marceline.Et faisant signe à Faraude de prendre son paquet, le la conduisit par un corridor obscur dans un ap- rtement où deux femmes étaient occupées à coudre.\u2014Marceline, dit la dame à la plus âgée qui avait plus douce figure du monde, voici la nouvelle + que nous envoie ma cousine Dermilleau.ettez-là au courant de son travail et congédiez cebte femme qui fait l'intérim.Marceline s\u2019était levée aux prem'ers mots.\u2014Oui, madame, répondit-elle.Et, se rapprochant de sa maitresse : \u2014Quelles nouvelles ce matin ?demanda-t-elle.\u2014 Pas meilleures, ma pauvre Marceline.\u2014 Mais pas pire non plus?\u2014Non ; mais, comme dit le docteur.c\u2019est chaque jour une déperdition Je forces.\u2014 À telle pris son chocolat ! -Non, elle n'a encore rien voulu prendre ce Matin.Et elle s\u2019en alla en portant son mouchoir À ses eux.L'autre femme regarda Marcelino.- \u2014lls la perdrout, dit-elle, vous verrez qu'ils la\u2019 rdront.\u2014Tl'aisez-vous, Marie, ne dites pas cela.Et vous, à hunne fille, venez que je vous installe.Comment ous appelez-vous ?\u2014Faraude.\u2014C\u2019est un surnom, saus doute ! \u2014Oui; mais j'y suis tellement habituée.Mon rai nom c\u2019est Marion Rouxel.\u2014Entin, peu importe, laissez vutre paquet ici, rutre chambre est de ce côté.Allons d'abord à la uisine, Elles passèrent dans une cuisine bien aérée et as- cz vaste qui donuait sur une cour étruite, mais qui \u201cetait pas un sous-terre, comme disait Faraude.Marecline tit remarquer à Faraude que rien ne lui tnanquait, qu'elle avait tout sous la main : l'eau, le faz, le charbon.La femme de ménage qui tenait la Place s'occupa de la mettre au courant et partit une heure plus tard, laissant Faraude se tirer d\u2019alfaire pour le diner, Celle-ci se mit vaillamment à l'ouvrage.\u2014La Maison n'est pas gaie, ditelle tous haut quand elle se trouva seule, on dirait que la mort va Y entrer ; mais c'est du monde honorable qui I'habite, riche aussi, car Seigneur, jo n'ai jamais vu tant de mécaniques de tous les genres dans une cuisine.(la suite au prochain numéro.) ROUVENIR DU CINQUANTENAIRE C'est uue charmante gravure polychromne, sur tond or, un petit bijou dû à M, Julien, le célèbre dessinatour canadien, que tout lo monde voudra placer dans sun salon.Cette ininiature, ce chef-d'œuvre, cat on vente partout.Prix : 10 cents.C\u2019est donné.LA SCIENCE Ou aunouce «de nouvelles «découvertes acienti- tiques en rapport avec l'électricité.On parle de photographie à de graudes d stances par des fils con- duetours, et même de miruirs électriques au moyen desquels votre correspondant pourrait voir de cent lieues votre visage réfiété dans une glace, où il suivrait tous les mouvements de vus muscles faciaux, comme s'il était à côté de vous.Il ne manquera plue, après cela, qu'une machine à sténographier vos pensées intimes à travers votre front, suivant la façon «le procéder de M.Cumberland.Ie fait est qu'on peut s'attendre à tout, et qu\u2019il serait quelque peu présomptueux de se prononcer sur ces annonces «le merveilles, depuis le téléphone, cette chose renversante qu\u2019on aurait pu prédire, il y a vingt aus, qu\u2019au risque de se faire décréter de folie.Si la voix humaine peut sc faire entendre à mille lieues de distance, si elle peut même, comme on l'assure, traversor le globo terrestre et aller d\u2019un antipode à l\u2019autre, pourquoi n\u2019en serait-il pas des phénomènes de la vision comme ceux de l'audition.Encore une fuis, on peut s'attendre à tout.Les dernières inventions ne permettent plus de douter de rien, et il ne faudrait pas se montrer sceptique à la façon de nos incrédules ancêtres si l\u2019un de ces jours quelqu'un annonçait qu\u2019il a trouvé la pierre ment -porpétuel.Il faudrait reconnaître \u2018que c\u2019est possible et dans \u2018\u2018 les idées du jour.\u201d PAUVRES INSTITUTRICES ANGLAISES Les gouvernantes et institutrices anglaises sont actuellement si nombreuses à Londres, que leurs gages sont descendua dans des proportions vruiment désustreuses.l\u2019n journal anglais raconte à co sujet le fait suivant : Le Times contenait, il v a quelque temps, 'annonce suivante : *\u201c Un demande une institutrice sachant e seigner l'allemand.le français et la musique ; s'adresser personnellement chez lady X., a telle houre.\u201d Une cinquantaine de candidats se présentèrent chez la riche noble anglaise, qui demandait une institutrice pour ses enfants.\u2014ue celles de ces dames qui ont plus «lo trente aus veuillent bien se retirer, commença par dire d'un ton arrogant la richissime de la maison.| Le salon se vida à moitié.© \u2014 Il faut connaître le latin et les mathématiques, ; je ne puis employer une institutrice ne connaissant pas ces deux branches.| Plusieurs des pauvres candidates so retirèrent.\u2014J'exige également l'enseignemer t de la composition.car mes filles ont reçu une éducation musicale ! très développée.Le laquais «le service laissa de nouveau passer une dizaine d\u2019institutrices.| le désire en outre faire enseiguer à mes filles la peinture à l\u2019aquarelle et sur porcelaine., Nouvelles disparitions.\u2014En outre, j'oubliais de dire qu'il est nécessaire que ma gouvernante puisse enseigner les éléments de la gymnastique et surveiller mes filles pendant les leçons de danse.Il ne restait plus que trois aapirantes dans l'appartement.\u2014 Quant au traitement, il sera de $125: on ne passers pas les vacances chez moi.\u201d Impatientées, deux jeunes professeurs prirent la porte.Il ne restait plus qu\u2019une soule institutrice.Le journal anglais qui nous fournit cos détails ua nous dit pas combien de temps la malheureuse est restée dans cette généreuse famille.UN CONSEIL, A cette époque de l'année, les citrons sont très abondants sur le marché.Le jus de citron est employé comme vermifuge antiseptique, astringent.La limonade de citron est fort estimée dans les fièvres putrides, la variole, les maladies bilieusos Mélangée avec «ln miel, la limonade de citron ost un collutoire excellent et réussit dans les angines de mauvais caractère.11 est bon de faire provision do citrons qui se conservent fort bien dans la saumure.philusophale, la quadrature du cercle où le mouve- NOS GRAVURES p ne d'explications, d'est -co pas?elles parlent d'elles-mêmes.Notre artiste à exquiesé ces dessins sur le vif, et c\u2019est là leur mérite.CANON ECONOMIQUE.Depuis quelque temps on essaye au fort Hamilton, situé à l'entrée de la baie cle New-York, un canon à âme lisse, \u2014long do 24 pieds, où la poudre est rem- | placée par l'air comprimé\u2014qui est destiné à lancer des projectiles creux cliargés de dynamite, Pour les essuis ou emploie de projectiles chargés de plomb au lieu de «lynamite.Tout étant nouveau dans ce systé- , me, il faudra sans doute de longues expériences pour * déterminer exactement la valeur du canon à vent au point de vue de la précision et de la force de pénétration.Le seul résultat démontré jusqu'à présent est qu'avec une charge de 500 livres un prujectile peut être i lancé a travers les Narrows, de Fort Hamilton à Fort Wadsworth.Les inventeurs «de ce nouvel engin disent qu\u2019il offre de nombreux avantages.L'air comprimé eat heaucoup moins cher que la poudre.A bord de steamers ou dans les forts, ou aura la vapeur a discretion pour comprimer lair.Pour le service on campagne on emportera une provision d'air comprimé mis en bouteilles.Le canon ne s'encrasse pas et n'a pas besvin d'être nettoyé.Comme i! ne proje te pas ; de fumée, l'ennemi n'aura aucun moyen de découvrir \u2018la position d\u2019une batterie mas juée de canons à vent.; Le bruit de l'explosion est très faible, ou plutôt nul.Il n\u2019est pas nécessaire que le projectile ait beaucoup \"de force et de pénétration, car son effet destructeur | sera causé par l'explosion de la dynamite.Ces pru- jectiles seront de vraies torpilles aériennes, plus dangereuses que les torpilles sous-marines, car elles : D'auront pas à vaincre la résistance de l'eau.Entin, un canon à vent peut se construire facilement et très vite, et il ne coûte qu'un vingtième du prix d\u2019un canon ordinaire de même calibre.DE PARTOUT \u2014 11 y a 107,300 maisons à New-York, et ce nombre augmente au taux de 2,600) par année.\u2014 Les Rothschilds possi«lent des bons des Etats- Unis pour une somme ce #400,000,000, \u2014La ville de Londres consomme 6,500 tonnes de viande par semaine.\u2014Dans l'estomac d\u2019une vache tuée duns le Kentucky, on a trouvé 260 épingles à cheveux, \u2014 Dans toutes les parties des Etats-Unis on s\u2019attend à une immense récolte de pommes cette année.\u2014ll y a à New-York pas moius de quarante millionnaires, dont trente possèdent de $5,000,000 3 230,000,000, ¢t dix valant de J50 millions à $150 millions.\u2014Une femme, qui vient d'être arrêtée à Marenda (Hongrie), à cunfessé avuir empoisonné quatre maris ct une centaine de femmes depuis deux ans.Plusieurs complices ont été arrêtés.| \u2014Il existe de nombreux témoignages pour prouver que les oiseaux ut lus insectes disparaissent des loca- : lités, devant bientôt souffrir de quelque maladie \u2018 contagieuse, Aux médecins d'y voir.Un écrivain protestant d\u2019une valeur universellement reconnue, M.Richard Grand Whist, écrit dans le North American Review que le crime et le vice se sont développés d'année en année, depuis cinquante ans aux Etats-Unis, presque dans la même proportion que le systèma d'écoles publiques.Il Ajoute que le respect filial et l'amour paternel so sont affaiblis.Quant & la modestic des jeunes gens et jeunes femmes, il n'en reste puint de trace, dit- il ; ils ne rougissent plus parce qu'ils en ont perdu le pouvoir.Beau résultat, vraiment.Dans un restaurant à la mode : \u2014 Garçon, ce potage est trop salé ! \u2014Oh ! monsieur, ce n\u2019est rien en comparaison de ; la note qu\u2019on va vous présenter tout à l\u2019heure. JOUISSEZ De la Santé et du Bonheur Faites COMMENT ?comme d'autres -\u2014 Souffrez- vous de maladies des rognons * Le \u2018\u201cKidney Wourt\u201d m'a ramené, pour ainei dire, des portes du tumbesu, lorsque j'avais été eo rid par treise médecius inents du ruit.ie.Deveraux, Mechanic.Tonia, Mich.Vos nerfs sont-ils affaiblies ?\u201cLe \u201cKidney Wort\u201d m'a guéri le faiblesse des nertn, etc, lorsque l'un dérespérait de mes jours.\u201d Mado M.M.B.Gowdwiu, Ed.Christian Monitor, Clevelaud, U.Bouffres-vous de Ia maladie de Hrighe ?* Le \u2018 Kidoey Wort\" m'a guéri lorsque mon urine avait la consistauce de lu craie puis resvemblait A du rung.Frank Wilson, Peabody.Mass.Rouffrant de la diabéte ?\u201cLe Kiduey Wort\" est lo remede le plus effcuce que j'uie prescrit, Il procure uu suulagement er sque immédiat.\u201d ; Dr Philip C.Ballou, Moncton, Vt.Bouffres-vons de maladies du foie ?\u201c Le\u201c Kidney Wort\"\" td'u guéri d'une maladie chrouique du fois lorsque je dermaudaie à mourir.\u201d Heury Ward,vx-culonel | 69 Gardes Nationale.N.Y.souffrezs-vous de douleurs dans e dus ?* Le * Kidney Wurt\" (1 bouteille) ma guéri lorsque j'étais ri souffrant que je ue souvais mc lever.muis que je ue ruulais iors de mou lit.\u201d C.M.Tallmege.Milwaukee, Wis, Sonffres-vous de maindies des rogluns ?\u201cLe \u201cKidney Wort\" w\u2019a guéri de maln- dies du foie et des rugnuus après que j'eus suivi inutilement, pendant des années, Je traitement des médecius.Co remède vaut $10 la boîte.; Sam] Hodges, Williamstown, West Va.Souffres-vous de Ia constipation ?* Le *Kidney Wort'\" facilite [ ys évacuations et m'a guéri après que jJ'eus fait l'essai d\u2019autres remèdes pendant seize nna.Neleou Fuirehild, $t-Albans, Vt.Souffres-vous de 1a malaria?\u2018Le * Kidney Wat\u201d est rupérieur à tous les autres remèdes dont j'aie jamais fait usage dans ma pratique, Dr R.Kk.Clark, South Hero, Vt.Etes-vous bilieax ?\u201cTe \u201cKidney Wort\u201d\" 1n'a tait plus de bien ue tous les autres r:mèdes duut j'aie jamais de J.T.Galiowar, Elk Flat, Oregon.Souffrez-vous des hemorrhoides ?\u201c* Le \u2018\u201cKidney Wort\"\u201d m'a guért rudionle- ment des hémorrhoides qui coulaient.Le Dr W.C.Kline m'avait recommandé ce remèste.G.H.Horst, Usissier M.Bank, Myertown, Pa- Etes-vous torture par le rhume- sme \u201c\u201c Le \u2018\u201cKidney Wort \u2018\u2019 m'a guéri lorsque les médecins m'avaient condamné et après que j'eus souffert pendant trente ane.Elbridge Malcolm, West Bath, Maine.Aux femmes qui sont malades ?\u201cLe \u2018\u2019Kidney Wort\"\u201d m'a œuérie d'une maladie dont je souffrais depuis plusieurs années.Plusieurs de mes amies qui en ont fait u en disent le plus grand bien.\u201d Mie H.Lamoreaux, [le La Mothe, Vt.8i vous voulez chasear la maladie et jouir d\u2019une bonne santé Faites nsage du KIDNEY-WORT Le Purificateur du Sang.La Cie de Lithographie et d'Imprimerie GEBHARDT-BERTHIAUME, Ne.30, Rue Naint-Gabriel, Montreal.Impressions de teutes sortes en lithegraphie ot en typographie exécutées aver soin sous le plus court délai.Pancartes, Cartes d'affaires, Programmes, Lettres funéraires, Circulaires, Affiches, etc.Factums imprimés promptement et à bas prix.TOUJOURS EN MAINS : Blancs pour avocats, notaires et pour les municipalités.Etiquettes pour épiciere, droguistes, ete.(amor FLUID LE MONDE ILLUSTRE clicreuse préparation fo hissnte pour les cheveux Son servir tous tes jours, Cou- serve le cuit chevelu, provieut ls chute dex cheveux et acove lu crossance.Article de coud fure de la famille 8; cents ba bouteille.HENRY K.uhAY, ele mixte, seul fobricatt, 144 tr St-haurent.Montréal.- : nr, VE, Deslauriers, HU rue J, A Porlier, 240 rue Ste Thowas Gaudry, 40e rne Dr.A Larose.St.Esprit.Léon Joubert.Terrebonne (Enreyeustre ) NOs PRIMES \u2014_\u2014-\u2014 ++ -\u2014-\u2014 Les personnes dont les noms suivent ont réclam- «* touche le prix de leurs primes du mois de Mai O Fanteux.S3 rue Vitré, Montreal.I.N.Kheaume.os rue Fullum, Montreal, N.Leblane, (2 primes) 69 rue St.Maurice, Montreal Craig, Montréal, Elizabeth.Montréal T Putte, 165 rue Crane, Montréal W.Marin, 106 rae Wolfe, Montréal Ontario, Montrea: E.Jalbert, 150 rue Dorchester, Montreal.Victor Foutier, 6122 rue St, Laurent, Montreal Olivier Trudeau, 2615 rue St.Joseph, Montiés: Dr F X.Duplessis, Richmond statiou.A.Provencher, 196 tue Aqueduc, Montréal H.Beauchamp, 6 rue Sansuinet.Montreal.Albert Valois.commis chez Beauchemin & Valois \u20ac; primes FT et £1.00) 227 rue Dorchester.Montréal L.Bourque, 2x7 rue Logan, Montréal, Delle Victoria Soucy, 25 rue St.Gabriel.Montréal.Rév Em H.Uuiltert.curé de St.Théodore 4°A- ton J.A.Fontaine, 2588 rue Notre-Dame.Montréal Victor Lacusse, 63 rue Richmond, Québec.Madame Octavie Alarie.210 rue Vinitation, Montréal L J.G.Archambault, 5 ruelle Rock, Montres! 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