Le Monde illustré, 5 juillet 1884, samedi 5 juillet 1884
[" Æ MONDE ILLUSTRE \u2014\u2014 \u2014_\u2014\u2014 \u2014\u2014 = \u2014 PES ITT fère année, No.9 Samedi, B juillet 1884.ABONNEMENTS : ureaux : 235, rue Saint-Gabriel, Montréal LE No.5 CENTS.\u2014_\u2014 Six mois: $1.80.- Un an: $3.00.352] \u2014_\u2014 gr hI pil WA hy a fi A ili ' M 7 7 2 re vor Lr A (008 ur Si | CE 7 oF) 0 i i) J hi A Ht A hi fl Hy A Lu 7 i El I 4e H W | (2 i) gi Hie \u2018 y ud Mi Li i.Mi i LI = {4 fi | a i | Lh Jt i I i! tl I | a ii li i x | i il I ol | ! pre Jn Ii : go | El ! t À | 1 fed i » in In Thy .in 0 n , vi Dh dj JAM \u20ac} ed be fim 5 i il ; ide i j | ; hi I 4 M Pi fit] 5 , j d pe W4 | V4 Li J | | Fou ; Er pt?\" y 7:4 Ÿ 0 a | bl | ! Lu H re Fi Cn i 1 I th i 7 \u2019 | i: % hi si UH Hi he | | I nn fil # by I in i\" fn UN ; I tl 1 ; Mi i fil ! ju i fi | Ii | ÿ | : | | J i i ih oY ff ; i fo i IEEE f hi i La fig g bi i fi i, | Ld a 1.9 i \u201d \\ ou Hi | ! 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Vous veillez toutes los trois nuits en buvant des tasses de café tioir et en mangeant des tartines.Le lendemain, vous dortmez tant que vous voulez durant le jour.Allez done voir comment font les pauvres mères de famille et.comment vous feriez vous-même avec un enfant malade sur les bras, et sans café, sans tartines, sans aucun fauteuil pour vous prélasser.Elle en avait trop dit, la nourrice s'emporta, lui reprocha de prendre toujours le parti des maîtres et 3 LE MONDE ILLUSTRE 69 \u2014 finalement lui déclara que si la mort da la petite \u2018l'hérèse lui faisait perdre sa place à ells, nourrice, alle était sûre à l'avance que Faraude ne conserverait pas la sienne.Farauds lui répondit sur le même ton et, perdant ausai toute mesure, laissa déborder son indignation.N'était-elle pas un monstre d'ingratitude ! Ne l'en- tendait-on pas se plaindre tous les jours, alors que l'affection devait lui faire paraître doux de soigner une innocente qu'elle avait nourrie de son lait ?N\u2019était-elle pws d\u2019une vilénie révoltante envers ces bons Tuaitres qui croyaient à son dévouement, et qui #'inquiétaient avectant d'intérêt dece qui pouvait adoucir ses fatigues ?Non, jamais Faraude ne s'était reucon- trée avec une aussi hypocrite créature.Ce jour-là, la paisible cuisine se trouva transformée en deux camps , mais, il faut le dire, les vieux serviteurs appuyèrent généreusement Faraude, bien qu\u2019elle fût la dernière venue parmi eux.Lorsque Marceline, dout le déjeuner était servi dans la chambre de l\u2019enfant, vint apporter les ordres pour le diner à Furaude, alle la trouva encore tout animée Je la dispute qui venait d'avoir lieu.Elle Je n aime plus la soupe, ditlie.(Voir page 70.) la questionna, et Faraude lui raconta tout avec une colère renaiseante.oo ; __Ceci est bien extraurdinaire, dit Marceline pen- \u2018sivement, la nourrice fait un grand étalage de senti- mont devant ces dames, et jamais personne n'avait soupçonné son dévouement qui lui est payé assez cher.\u2014C'eat une hypecrite, s'écris crûment Faraude, c'est-à-dire la pire des femmes.\u2014Elle ne m'a jamais plu, remarqua Marcelino ; mais elle avait été chuisie par notre pauvre jeune dame, la mèro de Thérèse, et c'est pourquoi elle a pris un grand pied «aus la maison.«J'@ ne sais même pas comment avertir ces dames.Elles ne croiront jamais à tant d'ingratitude.; \u2014 C'est le défaut du bon monde de ne pas croire aux malices, remarqua Faraude.Pour moi, dans les commencements, je l'ai laissée dire ; mais je m'étonnais bien qu'on confiâät cette pauvre petite à une femme si bête et si avare de sa peine.\u2014 Elle soigne bien l\u2019enfant pourtaut._\u2014Jeo ne me fierais pas à vos soins.Remarquez bien, madama Marceline, que ce que j'en dis ce n'est poiut pour lui faire tort.Depuis le premier jour de mon entrée je patiente, car ce jour-là même elle m'a récité une litanie de plaintes qui m'a fait penser qu\u2019elle n\u2019aimait pas tant que ça sa nourrissonne qui, elle sans doute, l'aime beaucoup.\u2014-Pas tant que ça, pas tant que ça, Faraude, et j'en ai toujours été surprise.Je sais bien que nos deux dames ne quitteut pas Thérèse, c'est à elles soules qu'elle s'ent attachée, comme de juste.Elle n\u2019a qu\u2019une sorte de sentiment d'habitude pour ss nourrice, et elle aime beaucoup mieux nos nuits de veille que les siennes.\u2014Je ne la lui confierais toujours pas la nuit, dit Faraude ; le jour encore, on va et ou vient, on voit ce qui se passe ; mais la nuit, elle la soigne comme ells veut.\u2014Vraiment, Faraude, vous me faites soupgenner bien des choses, murmura Marceline ; j'ai remarqué, et maintenant je m'aperçois que ce n\u2019est pas une idée, que la petite Thérèse est très épuisée le lendemain de la veille de sa nourrice.Elle ne se dérange pas pour lui chauffer sa tisane probablement.\u2014La petite le dirait cependant, remarqua Faraucde.\u2014 Non, car ello aime mieux boire froid, et comme c'est une maladie d'entrailles qui la tieut, elle a un feu intérieur que ces boissons froides calment un peu, mais qui sont défendues par le médecin.\u2014Je voudrais bien la voir, la pauvre petite, dit Faraude.J'aime beaucoup les enfants, et cela me chagrine de ne pas connaitre notre petite maîtresse, moi qui lui prépare ses bouillons et qui nettoie sa vaisselle.J'ai quelquefois des larmes dans les yeux en fourbissant ses petites casseroles d'argent, de penser qu'elle est la toujours daps son lit au lieu de courir, de rire et de chanter, ce qui égayerait la maison, qui manque bien de gaieté ma foi.\u2014Faraude, vous avez bon cœur, dit Marceline doucement, ot tenez, puisque vous le désirez et que vous avez si bien pris le parti des maîtres contre cette ingrate Nounou, je vais demander à madame de vous laisser voir mademoiselle.Elle eat un peu plus calme aujourd\u2019hui, et rien que de voir votre costume la distraira.Venez avec moi.Si la chose déplatt à madame, vous serez quitte pour vous en aller.Elle gortit de la cuisine suivie de Faraude, prit un corridor que celle- ci ne connaissait pas et ouvrit sans frapper une porte à deux battants.Avant de la refermer elle se tourna vers Faraude et dit : \u2014Attendez-moi là, et surtout si vous entrez marchez bien doucement.\u2014 Comment ferais-je pour faire du bruit en marchant, murmura Faraude en regardant à ses pieds ; il y à ici un tapis quasi aussi épais que la mousse dans la forêt, on ne s'entend pas seulement marcher.Elle ne put en dire davantage, Marceline ouvrait la porte et lui faisait signa d'entrer.Elle entra, traversa une chambre luxueusement meublée qui lee conduisit dans un autre appartement au seuil duquel Faraude poussa un gros soupir.Un lit, autour duquel se drapaient de lourds rideaux bleus, occupait un angle de l'appartement, et on y voyait assise, contre des oreillers empilés, une jolie enfant de quatre ans À peine, dont le visage de cire portait la trace de souffrances longues et cruelles.Son lit, auprès duquel se tenaient les deux grand\u201d mères, était littéralement couvert de
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