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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 22 septembre 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1888-09-22, Collections de BAnQ.

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[" \u2014+ LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: ANNONCES : 5èue ANNÉE, No 229 \u2014SAMEDI, 32 Un An, $8.00 - - - - Six Mois, 81.50 y SESTRUBHS 1856 La ligne, par inserti Quatre Mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN PROPRITAIRGS Insertions subeoquentes ©.ee.19 ots Vendu dans les depts - - 5centslacope BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Tarif special pour annonces à long terme L'HON.WILFRID LAURIER Chef du parti de l'opposition dans la Chambre des Communes du Canada 162 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 22 SEPTEMBRE 1888 SOMMAIRE Texes : Kutre-Nous, pur P.Colonuier.\u2014L'hon.Wilfrid Laurier, par Stauialus Côté.\u2014Lcs vieux nids font pleurer, par G.Lauglois.-Réverie, Laurence, - Sara, par Varaine.\u2014Le courounem mt do la Viergs,\u2014-Uue visite à Nazareth.\u2014Primes du mois d\u2019sotit,\u2014Feuilleton.Gravunes : l\u2019ortrait de l'hon.Wilfrid Jaurier.-Le courun- nement de la Vierge.-Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles da *\u2018 Monde Illustré \u201d Ire Prime .- 850 me \u201c > .- 25 Sme « .15 dme © - .- 10 sme « .- .5 6me * .- 4 7me \u201c .- - - 3 me « = 2 86 Primes, à $1 .- 86 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne seru payée apres les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOTRE FEUILLETON Nous commencerons, la semaine prochaine, ls publication d\u2019un grand roman actuellement en cours de publication à Paris, GURT-APENS C'est une œuvre patriotique de la plus haute valeur et du plus puissant intérêt, qui est appelée à avoir un immense succès parmi nos lecteurs.- 2 £3 T= 4 © » A, J < EPUIS le départ de M.Léun Ledieu, amis NLA lecteurs, vous avez vu le fauteuil de la a F chronique occupé déjà par plusieurs > hommes de lettres Je talent, dont vous wr avez lu comme moi les écrits, je suis sûr, avec un vrai plaisir.Hélas, mes amis, moi qu'un sort par trop malicieux a nommé aujourd'hui leur humble succes- cesseur, j'en suis à me demander, en commençant cette causerie, si je saurai charmer jusqu'au bout votre attention bienveillante, accoutumée à savourer jusqu'ici de si bolles choses.Mais les lecteurs et lectrices du MonbE ILLus- TRE aiment la hardiesse quand elle à un bon but, et ont, je le saie, des trésors de pardons pour les audacieux qui cherchent à lour plaire coûte que coûte.Que dis-je ?naguère encore, ces dames, (je n\u2019invoque pas sur ce point le témoignage des messieurs qui m'est acquis d'avance) ces dames lectrices, dis-je, n'ont elles pasaccueilli do leurs plus gracieux sourires un charmant causeur qui les sbordait en fumant / Et cela, remarquez bien, dans un journal qui publia, il y a quelques mois, un article savant condamnant absolument et tabac et fumeurs, précédé d'un appel au boau sexe pour extirper cette vilaine coutume de la société | Ce que ces dames ont fait pour l\u2019un, elles lo feront bien pour l\u2019autre, et surtout pour moi qui ne fame pas.Quand aux messieurs, ils seront comme toujours de l'avis des belles : cela va sans dire.*,* Hier, en parcourant les rues bordées d'arbres de notre ville, jo remarquais on frissonnant malgré moi, quo déjà le sol est tout couvert de feuillos mortes.Un vent glacial, qui gémissait dans les branches comme un souffle de mort les emportait en foule ; elles tournoyaient, les pauvrettes, dans ce froid tourbillon, et, jaunies, flétries et desséchées, elles venaient s\u2019abattre la- mentabloment dans les ruisseaux, sur les trottoirs, d'où elles dispuratiront bient8t pour aller oll.Dieu seul lo sait., Oui, mes amis, voici que l'année laisse déjà, comme une fiancée, tomber feuille à feuille la couronne de vordure qui ornait ea tête aux beaux jours du printemps et aux jours féconds do l'été.Aujourd'hui que, devonue mère, elle nous a offert les fruits délicieux que son sein a produits, elle va se plonger dans la froido vieillesse do l'hiver.Ellese montrera bientôt la tête blanchie par les neiges et couronnée de glaçons, jusqu\u2019au jour où, sortant de son lourd sommeil, elle renattra sous un autre nom, parée d\u2019une beauté nouvelle et d\u2019une fraîcheur sans cesse renaissante.Et voilà comme tout passe dans le monde sous l'œil de Dieu qui seul ost éternel, *,* Oui, Dieu seul est éteruel, ot quoiqu'en disent certaines gens, son œil veille sur le monde ur protéger les malheuroux d\u2019entre nous et eur faire sentir tôt ou tard qu\u2019il ne les oublie point Et voici qu'on ces jours d'égoïsme et d'impiété où nous vivons, su voix & retenti parmi nous, appelant par la bouche de son ministre les forts sous sa bannière.Depuis bien des siècles, et malgré le progrès de ce qu'on est convenu d'appoler la civilisation, la malheureuse Afrique est plongée dans une affreuse barbarie, et vous n'êtes point sans avoir lu quelque récit des atrocités qui s\u2019y commettent chaque jour.Dos centaines et des centaines de malheureux nègres tombent sous le fouet, lo glaive, ou le bâton de barbares qu'on hésite à ap ler des hommes et qui font un commerce af.reux de leurs semblables.Dos fommes, des enfants, des vieillards, faibles ot innocentes victimes, s'affaissent sur lo bord de la route parsemée d'ossements que suit la hideuse caravane des vendeurs d'esclaves, et le lendemain, quand le soleil se lève, on ne trouve plus de ces infortunés d'autre traco que des ossements plus frai- chement dégarnir I.11 se passe des scènes de carnage dont nous, les heureux du monde chrétien, ne pouvons nous faire uno idée.Des mères se voient arracher des bras leurs petits enfants, frèles et innocentes créatures dont on brise la tête sur une roche où qu'on lance sous leurs yeux dans la gueule des crocodiles qui abondent dans ces contrées Et les hommes d'Etat, los hommes politiques n'ont fuit que peu ot même, à leur honte, n'ont rien fait d\u2019efficace pour arrêter ces cruantés ! Oui, à leur honte I.Quoi donc, toute l'Earope est sous les armes et s'agite dans des préparatifs dont le soul récit est effroyable; un dépense des millions depuis dus années en attendant le jour où les nations civilisées s'écraseront les unes los autres dans un épouvantablo cstaclysme, et au milieu de tous ces généraux, de tous ces chefs, de tous ces diplomates habiles, il ne s'est pas trouvé un homme qui ait pousé à utiliser ces forces giguntesques pour aller au secours de ses frères qu'on égorge par milliers au sein de l'Afrique, et dont los gémissements plaintifs n'ont pu révoillor les nations civilisées endormies dans es fêtes et les combinaisons soit-disant philan- tropiques !\u2026 ANON, Voyez-vous mes amis, ce n'était point ces ministres rampaut devant leurs partis, cos hommes d'Etat à l'assaut du pouvoir, ces princes se courbant devant un chancelier odieux qu\u2019il ful- fait pour soulever cette grande question do lu moitié de l'humanité soutfranto.Leurs mains n'étaient point assez pures ; uussi, Dieu qui se sert souvent des plus petits et dos plus faibles pour renveuser les forts, a t-il appelé un simple prêtre pour cette grande œuvre.Mgr Lavigerie, évêque d'Alger, à entrepris la tâche de délivrer : l\u2019Afrique de l'esclavage.Mais, me direz-vous, cet homme est-il donc puisaamment riche ?a-t-il une armée à sa disposition ?est-il influont près des princes ?par- viendra-t-il méme à détourner leur attention des graves affaires dont ils sont accablés dans le bat si louable d'inonder I'Europe de sang dans la prochaine guerre ?Mes amis, cet homme est pauvre de moyens mais riche de cœur et d'énergie, aussi révoille-t il maintenant le monde de sa voix, car Dieu lai a donné seulement l'éloquence nécessaire pour ra ler aux hommes oublieux la loi sublime qu'il feur a dictée lui-même : Aimes vous les uns les autres.Et voici que déja I'Europo s\u2019émout : en Franco, en Belgique, en llollande, des comités anti-es- clavagistes se forment, et les jeunes gens demandent de tous cotés d'êtres admis dans la ler légion de cent hommes qu'on enverra au Congo pour combattre les vendeurs do chair humaine.N'est ce pas, mes amis, que c'ost beau de voir ce spectacle chrétien au milieu des misèros politiques, des jalousies stupides et des mosquineries gouvernementalos dont nous sommes témoins tous les jours ! Beaucoup d'hommes ont leurs statuos sur la terre qui les ont moins méritées que ces humblos mais courageux apôtres do la religion et do la civilisation qu'un appelle los missionnaires ! *,* Les journaux nous disent que la position du Pape devient de plus on plus difficile à Rome.Den l\u2019on agito la question do lui trouver un asilo on cas de malheur.Verrons-nous donc encore des jours d'exil se lever pour le Saint-l\u2019ère ?Je ne sais, mais n'est-co pas un signe bien »i- gnificatif ot bien particulier à notro époque de voir un premier ministre mesquin ot griucheux comme Crispi, poursuivre d'une manière ini que en la personne do Léon XIII, l'homme de paix qui, naguère encore, prodiguait à l'Europe do si consolants discours ot de si pacifiques exhortations.Cependant, si noir que soit le ciel et vi gros d'orages que soit l'horison, que les vrais chrétiens se rassurent : la papaulé a soutenu depuis dix- huit siècles des assauts bien plus redoutables.Bien des fronts puissants, bien des audaces racri- lèges ct impudentes se sont brisées contre ce vieillard, contre cette pierre sur laquelle Jésus- Christ a bâti son Eglise.Los Néron de toutes sortes, los hérésies, los révolutions, los sophistos de tous les pays, los rsécutions de tous les temps ont passé, M.Crispi passers, mais lo Pape no passers point.Mulgré les coups d'épingle que peut lui in fliger le ministre-valet, c'est encore au Pape, et au Pape prisonnier et dépossédé que vont s'adresser les peuples pou- fuire Juger leurs différents.Et on wéme tomps, taudisque lu tyrannie ita- lienae cherche à compliquer do plus on plus la toile où le chef de l'Eglise est pour uu instant enfermé, et s'offurce de rossorer les liens odieux dont elle l'a chargé, tes princes du monde entier non seulement onvoivnt à Léon XII L lours témoi- nuages de sympathie, mais encore vont le visitor dans son exil comme pour protester d'une fugon éclatante contre l'injuste déteution du Punufe- Roi, *,* On vu construire à Paris, tion de l'année prochaine, un globe géographique énorme de plus de 425 pieds de circonférence, Sur co globe seront naturellemont représentés tous les pays de l'univers, dessinés avec lu plus rigoureuse exactitude Les montagnes on relief avoc leurs différentes hauteurs, les mors, les Ines, les plaines, les villes même du monde entier y seront reproduits avec leurs étendues rospectivos, Des escaliers en for, figurant los méridieus ot lus parallèles de cette sphère gigantesque, permettront au public do faire en quelques instants le tour du monde à peu de frais.Par un mécanisme admirable ot caché, ce globe merveilleux, suivant lo mouvement réol de la terre, tournera sur lui-même en vingt-quatre heures et reproduira fidèlement le phénomène du jour et de la nuit.Ce n'est pas tout, A l'intérieur, où l'on pour- pour l\u2019exposi- rait construire facilement un bloc carré de seize maisons, adossées les unes contre les autres et \u2014 rar LE MONDE ILLUSTRE ayant chacune douze ou quinze étages de haut, | Groirait entondre un debater anglo-saxon qui n'a! dans ce vaste intérieur nier sera ménagée une jamais su parler un mot de français ; fait-il la tre immonse salle en amphith où, chaque jour, de savants géographos donneront au public semblé des conférences fes plus intéressantes sur les modernes décourertes.La nuit, ce Fora un magnifique spectacle quo de voir cette terre, qui est la nôtre, rouler ainsi sous nos yeux en présentant tour à tour les diffé.vents pays du mondo aux rayons de puissants réflecteurs électriques placés convenablement, et qui figurant le soleil, y distribueront la lumière aux heures marquées par le soleil lui-même !.\u2026 Il est bon de vous dire que les galeries de fer entourant le globe, et où l\u2019on montera pour tout voir, ne suivront pas son mouvement do rotation, ce qui, à un moment donné, finirait, vous com- prenes, par vous fairo voir los choses trop en noir et nous ferait par trop approfondir la situation! *,* Et quand on pense qu'une fourmi, placée sur ce globe colossal surpasserait encore, toutes proportions gardées, la g:osseur de l'homme ! O | orgueil, orgueil bumain, quelle confusion pour toi 1 Et cependant, quelle puissance est donnée à | discussion dans sa langue maternelle, on entend as-| Un puriste soucieux du choix des mots oa res et d'une prononciation vraie du français.Qu'il parle anglais ou qu'il discute en français, M.Laurier sait intéresser son auditoire.Il n'a peut être pas cotte fougue des tribuns qui plaît à la galerie ou au forum, mais il a quelque chose de mieux, la grande éloquence parlementaire qui est plus hautement appiéciée dans 'enceinte ci so traitent les affaires de la nation ; il possède la grande méthode des célébiités du purlemontarismo anglais, méthode à la fois courtoise et vigoureuse et qui donne un prestige très fort à ses adeptes.Aussi, lorsqu'il s\u2019est agi il n\u2019y a pas bien longtemps, pour l'opposition, de trouver un chef pour remplacer l'honorable Fdward Blake qu'une santé chancelante forçait à la retraite, le choix unanime tomba sur M, Laurier.Il fallait que son prestige fut bien 1éol pour avoir, lui, Cunadien-Français, réuni les suffrages unanimes dus fiers anglo-saxons qui n'ont pas, comme on le snit, l\u2019habitudo de céder lo pas devant ceux qui ne sont pas do leur sang.\"homme ! Pourquoi donc ne I'emploiet-il pas! Nous ne pouvons prévoir les événements qui re toujours ot pour le beau et pour lo bien ?Il y aura bien aussi une tour merveilleuse de mille pieds de haut, mais je vous on parlerai au long un jour dans une causorie spéciale.Aussi bien, il est tard, et je laisse ma place à un meilleur qui no sera pas, je crois, difficile à trouver, 5 , Horie - gop L'HON.WILFRID LAURIER L'hon.Wilfrid Laurier naquit à Saint-Lin, dans le comté de l'Assomption, en 1841.Il fit ses études classiques au collège de l\u2019Assomption ; son cours terminé, il ee livra à l\u2019étude du droit, sous I'hon.Rodolphe Laflamme et fut admis membre du barreau en 1865 après avoir obtenu le titre de Bacholier ès-lois de I'Université McGill.En 1880, il fut fait Conseil de la Reine.Après avoir exercé sa profossion pendant quelque temps à Montréal, M.Laurier alla fixer sa tente à Arthabaskaville, où il demeure encore.Pendant quelque temps, il collabora au journal Le Défricheur.En 1871, lee électeurs des comtés unis de Drummond et Arthabaska jetèrent les yeux sur lui pour se faire représenter à l'Assemblée législative de Québec.Il fut élu député et siégeas à Québec de 1871 à 1874, époque laquelle il fut élu par les mêmes comtés pour les représenter au parlement fédéral.Ottawa comme i Québec, il se fit remarquer par son grand talent oratoire et sa méthode claire et précise de traiter les questions soumises au parlement, questions souvent très ardues, et qui, dans un parlement comme celui du Canada, où les intérêts des diverses provinces sont souvent en conflit, exigent un tact, je dirai même un talent diplomatique hors du commun.Aussi sous l'administration de M.Mackenzie devint-il ministre du Revenu de l'Intérieur ; mais il lui fallait faire sanctionner par l'électorat son acceptation d\u2019un portefeuille de ministre.Il se présenta donc do nouveau devant ses électeurs de Drummond et Arthabaska qui, cette fois, lui préférèrent un M.Bourbeau.Les électeurs de Québec-Est firent ce quo ceux de Drummond et Arthabaska auraient dû faire, et élirent M.Laurier avec une splendide majorité.Dupuis cotte époque ! hon, M.Laurier est le député de Québec-Eat, et s\u2019il faut juger de l'avenir par les dispositions actuelles des électeurs de Québee-Kst, il sera leur député pendant bien des années encore.L'hon.Wilfrid Laurier manie la langue an- laise et la langue française avec une égale faci- fie.Lorsqu'il adresse la parole en a ats, on; \"dérouleront d'ici à quelques années, ni ce que la Providence réserve aux C\u2018anadiens-Français, mais nous pouvons bien diro que l\u2019hon.député de Québec-Fst est un des représentants dont notre nationalité ne saurait impunément se priver, quoiqu'il advienne.larves las dote _ LES VIEUX NIDS FONT PLEURER FANTAISIE Uni soir de mai, \u201cyivain songeait dans la prairie ; Assisauprès d\u2019un hêtre, il écoutait les chants Et les bruits langour.ux d\u2019une nuit de printemps.Un linot délaissc disait sa trille amie, Penché eur une branche où remuuit au vent Un uid tout en mine : Et sa (hanson réveuse Qui se perdait là-bas, sa romance amoureuse L'oiseau l\u2019adressait à sa linotte d'antan.En novembre dei nicer, tous deux à tire-d'aile, Battus par les frimas avaient fui ce rameau Jurant d'y retourner aux jours du renouveau : 11 sut y revenir, elle fut intidèle.* x Pauvre Sylvain ! des pleurs tuouillaient ses yeux ternis : De lointains souvenirs daus son âme brisée Réveillaient des chagrins, et cette voix sacrée Du passé lui parlait de chers serments trahis.L'histoire du linot était sa triste histoire.Un matin de jeunesse\u2014it avait dix-huit ans Et sentait dans ton cœur de vagues battements- Il voulut adorer les femmes et gloire, [\\ avait rencontré parfois sur son chemin Une brunette gaie et toujours souriante : On la nommait Lisette, 11 la trouvait charmante ! On les surprit un soir, la fillette et £ylvain, Au détour d'un sentier ; sa main pressait la sienne ; Leurs lèvres en tremblant disaient des mots d'amours : Île effeuillaient des fleurs en révant d'heureux jours Et chantaient leur plaisir sous la lune sereine.On les revit souvent sous les bosquets fleuris ; Ils s'aimaient teudrement comme deux tourterelles, Bâtissaient maints châteaux aux Fspagnes si bells Et faisaieut le serment d'être toujours amis.Mais le sombre malheur a froissé leurs tendroases kt les chastes espoirs de leurs dix-huit printemps ; Les ans ont renversé tous ces castels d'enfants Et profané trop tot ces nalves ivresses.*,* Lisette était bien pauvre, et son père souffrait Dans sa triste misère ; il aimait sa famille, 11 adorait sou champ, ss rustique chermille ; Il aimait sou foyer oii jadis l'on riait ; Il aimait son pays et ses réveuses plages ; Mais il pleurait souvent et n'avait pas de pain Dans son humble foyer pour chaque lendemain : Sou mome désespoir chercha d\u2019autres rivages.Un certain soir d'hiver, Lisette drtt partir Avec ses vieux parents ; et son âme ulcérée Saiguait en répétaut la chanson désolée Des suprêmes adieux.\u2014Les espoirs d'avenir 18 Qu'elle avait caressés, les chères songeries, Ia promenade au loin, quand vient d'ombre des nuits, Les entretiens à deux sous les bois, loin des bruits D'une foule indiscrète et les amours bénies, Tout s'est évanoui mais n'eut pas oublié.Non ! Sylvain se souvient ! Quand sous les tendres bris w Mai brode ses festons autour des branches grises Et sourit au lilas qui fleurit dans le pré, Il retourne souvent sous l'arbre séculaire Où jadis il chantait l\u2019idylle du borheur ; 11 est seul «t pensif ; il berce sa douleur Parmi les scuvenirs des heures de naguère.I! aîrme à rappeler un bel amour perdu, Une image adorée ; il chérit la romance De l'oiseau qui soupire un chant de souvenance Et qui gémit au bord du nid presqu\u2019abattu, #4} Ne vous étonnez pas si des notes plaintives Tombent de la ramure ou si quelque sanglot S'étouffe dans la nuit : Cet arbre est un berceau Et ce nid qui s\u2019agite aux brises fugitives, A connu le plaisir.\u2014Daus ce feuillage épais, Aux printemps d'autrefois, ia linotte joyeuse Becquetait son linot, sur l'herbe soyeuse Liwtte aimait Sylvain.Mais les navrants regrets Ont promené le deuil sous la branche coquette Du grand hêtre des champs, et l\u2019on entend parfois Quelques plaintes le soir : Ile pleurent sors les hois : Le linot sa linotte et Sylvain sa Lisette.Septembre 1888, 7 7 1 Fr mr eo \u2014 RÊVERIE.A MADFMOISELLE B.B.Sais-tu ?1 1 9 AIs-Tv, mu blonde amie, ce que fait naître dane mon cœur la brise qui mollement agite Y le feuillage, ou l'oiseau qui, de son nid, trille 5 son amoureux ramage ?.Sais tu ce qui pai vient à rompre mu mélancolie ?Sais-tu le charme qu'à pour moi une belle soirée d'automne, une nuit étoilée et l'aquilon qui souffle dans les ormeaux ?Sais-tu co qui me fait prier plus ardemment la douce Vierge Marie ?Sais-tu un nom puissant qui fait vibrer mon cœur ?Con- nais-tu le doux son qui me réveille souvent d'un rêve enchanteur ?Les us-tu bien compris ces nobles épanchements que murmure tout bas l'amie sincère et vraie ?Sais-tu, 6 douce Reine, ce que ces différentes modulations m'\u2019apportent do bien-être ?.Sais-tu.pur un beau soir d'été, quand le cré- uscule dore de ses derniers reflets la lisière des bois ?Suis-tu quand la douce colombe roucoule tendrement sa plaintive chanson au ramier qui l'attend ?.Sais-tu vers qui alors se porte ma neée chargée des plus belles espérances ?\u2026 coute : Dans les secrets de l'avenir je crois entrevoir une blonde enfant, à la taille gracieuse et belle comme le lys qui s'incline ; aux manières délicates et remplies d\u2019une douceur infinie ; ses longues boucles d\u2019or flotient sur ses épaules que le zéphyr caresse de son souffle embaumé.Près de cette jeune vierge marche fièrement un superbe jeune homme, aux traits mâles et france ; sa voix, vibrante et belle, fait 16percuter longtemps les échos voisins de ron chant d'amour.I! murmure à son oreille : « Aime-moi comme je t'aime, mignonne ; sois heureuse avec moi.» Sais-tu maintenant ce qu\u2019ont d'attraits pour moi ces douces 1êveries 7.Jo I'ai dit, c'est vers toi que se portent mes vœux les plus ardents, et comme le poète l'a si bien dit : Je rêve une chanson nouvelle, Dont chaque rime est un trésor Pour la chanter à la plus belle, Ma Bernadette aux cheveux d\u2019or.LAURENCE.Des Genéts, septembre 1888.\u2014_\u2014\u2014_\u2014#r\u201de\u2014-\u2014\u2014 Entre d eux mauis : \u201c Tu aurais tort, mon cher de te plaind:e de ta femme, elle prend toujours tes intérêts.\u201d \u2018\u201c Oui, elle a même entamé mon : capital!\u201d ~~ we, * i dd y 3 A S J 0G © = = hn ! œ x Île | A 4% i 4 ne 5 M + + Ey 1 | Pr) Ia A a \u2014 LA ton Ww 149 im Ce a i de + Awe Dés 4 a + did 1 3 2 Ba MR SF AA ï 3 ï #, C9 (0 3 tr > à A = + Rates NG WS, wo W | \u201c3 Q PF Rd t * 3 7 (5 ey) ne AT = ei BC = = el N - insta À | = = Ee = à £ % = 2 E rd px 2 i i # ° ia » \\ i 7 \u201ca Ji NS £7) Ly 7 > = * = pa Ca 4 PF 7 NS Le % Lar od de | ps A EI ht - \u2018 \\ à LE +3 EAU BY a i ke 4 ?3 ii 1 A Ë | \u201c0.Vy, >» fi + (tl a pe ba 2 et BEY à vi A |» ! 4 i # A = = Ca SR Mi EY * 5 go 1 N ÿ 7 \\ À YS i # i { LE MONDE ILLUSTR Sg / RN a ol 4 QU Ar VS M = LE COURONNEMANT DE LA VIERGE #f RN N ES A à b fn # Se & he Es + A Ta so, Le = = h # A\\ 2 ui vor fia 1 N if | ] -> Lh - td 4 = CR Ne y À 3 ie b \\J W UP Li eo ar i i LR 4 d % E.~ N 4 ES = > re \u2014 PaaS | = = Ÿ === me Ÿ < in $ + i= ez P= 3 Ÿ F7; = = = 5% > Ne = == À te RE A pr ets 7 à, cu 4 Il M ba dj a UT PS = 2 il = ma re \u2014.\u2014\u2014 SARA SIMPLE HISTOIRE ÿ LLE avait nom Sara.8 Elle était bello et jolio.4 Belle comme ces filles do la légende, - jolie comme une héroïne de roman, Sa tête charmante reposait sur un cou délicioux que Rubens n'aurait pas dédaigné pour une de ses vierges.Sa taille était si potito, si petite, qu'on aurait juré pouvoir l\u2019emprisonner avec dix doigts.Ses veux veloutés, recouverts de longs cils, faisaient rêver.Sa bouche mignonne uttirait les baisers.Tout au plus, elle avait vingt ans, Avec sa Famille, elle habitait un coin charmant d'un pittoresque village situé à quolques heuros de Montréal.A son arrivée, il y a deux ans bientôt, ea beauté fit fureur, et 4 mesure quo le tem s'enfuyait, clle causa du délire.Comme des papillons autour d'une fleur, les jeunes gens do l'endroit tournaient auprès d'elle.ous soupiraient, chacun désirait.Mais, chose curicuse, Sara no sentit pas son cœur battre pour l'un d'eux.Elle écoutait bien tous ces compliments tournésavec art, mais elle n\u2019y attachait aucune importance, pas la moindre attention.Ce qu'il lui fallait, c'était un amour discret, pudique, un véritable amour, Sans l'avoir cherché, elle l'a trouvé.*,* Un soir, à la veille d\u2019un orage, une diligence lourdement chargée, suivie pur les clameours joyeuxes des gamins, fit son entrée bruyante dans le village.Un peu paseé l'église, la voiture s'arrêta et un jeune homme en descendit.\u2014C'est là, dit-il au cocher.\u2014 Oui! parmi ces arbree, répondit celui-ci.jeune homme s\u2019avança vers l'endroit indiqué, poussa une porte 4 claire-voic ot allait pour entrer, quand subi- temeut unof jeune fille parut en criant\u2019: \u2014Voilà la diligence, Georges.A la vue de l'étranger, elle jeta un potit cri et son visage devint la couleurd\u2019une cerise.; Lui, resta presque troublé devant cette apparition.Et d'une voix tromblante, il bégaya une demande.\u2014C'est ici, monsiour, répondit la jeune fille, maintenant remise.(icorges est duns la maison, Je cours le chercher.À peino avait-elle fait quelques pas que le frère apparut.Tout joyeux, il v\u2019écria : ; \u2014Ah ! enfin te voilà Arthur.Nous t'altendions &voc impatience, va.Puis, se tournant vers sa sœur : .; \u2014Sara, je te présente mon plus digne ami, Arthur Durand.La jeune fillo salun uvec grâce; un nouveau charme.Li tous licie, précédés de Capitaine, une bête qu'on aimait bien, suivirent tranquillement l'allée menant à la maison.LE MONDE ILLUSTRÉ Le soir s'écoula rapide.Et quand vint l\u2019heure de se retirer pour la nuit, Sara tendit sa main à Arthur qui eut soin de la garder longtemps daus la sienne.\u2018Toute confuse, très rouge même, lu jeune fille s'enfuit dans sa chambre, Le lendemain, levée la première, ello alla cueillir des fleurs dans le jardin.Ce fut dans cotto gracieuse occupation qu'Arthur la trouva.Sans qu'elle lo vit, il s'avanga vors ello ot, quand il fut tout près : ~\u2014Mademoisolle, commenga-t-il timidement.Comme lu veille, elle jeta un petit cri do surprise ; mais ello fut plus vite maîtresse d'elle.Sans lui en vouloir, au contraire, de l'avoir uinsi offrayée, ello adressa au jouno homme un : \u201c Bonjour monsieur,\u201d accompagné d'un sourire où il y avait mille choses simables à deviner.Car, disons-le tout de suite, Sara trouvait Arthur charmant.Elle y avait ponté lu nuit, elle venait d\u2019y pen.Sans lui en vouloir de l'avoir ainsi effrayée, elle lui ndressa un : ser.Seulement, elle ne l'aimuit pas oncore, oh ! non! mais elle no pouvait s'empêcher de lui trouver un certain air do distinction.Sa voix, son parler, son serroment de main d'hier soir, son muintion de maintenant étaient si sympathiques.Cette émotion soudaine, n'étuit-ce pas lo prologue d'un amour ?Certes oui! puisque deux jours uprés tous deux commencérent lo premier acte, Ce fut un soir, pendant un rayon de lune, d'Arthur se penchant à l'oreille de Sara lui it bien bas : \u2014Je t'aime.Faiblement, plus faiblement que homme, elle répondit : \u2014 Et moi aussi, Arthur.LR Comme des heures, des minutes, los Jours s\u2019é- le jeune ** Bonjour, monsieur.\u201d\u2014Page ,165 cel.2.165 coulèrent pour les deux amoureux, Un matin, la veille du départ d'Arthur, Sara appela le jeune homme sur la galerie, Le faisant asseoir à côté d'elle, ello lui montra un livre sur la couverture duquei il y avait ce titre : Les deux fiancés.\u2014J'aime bien ce livre, dit elle, Puis, comme le jouno homme la regardait charmé : \u2014C'ost une histoire magnifique.Voux-tu la savoir ?\u2014Dito de ta bouche, jon serais heureux, répon.dit-il, \u2014Elle est courte.« C'est un jeune seigneur qui s'éprit un jour d'une jeune fille bien belle, mais pauvre, Il l'avait rencontrée dans un voyage.Avant de la Ixisser, elle lui fit jurer devant une croix que jamais il n\u2019aîmersit autre femme qu'elle Il jura et partit.Quelques mois après, la jeune fille apprit que son fiancé l\u2019avait trompée.Elle pleura s8 douleur et se promit de l'oublier, | Mais son amour vainquit sa résolution.Sans qu il en sut pourquoi, elle le t venir ot lui répéta devant la croix le serment qu\u2019il lui avait tenu, Le jeune seigneur, touché do la grandeur de l'amour de sa fiancée, se jota dans ses bras en pleurant, et lui demanda pardon de sa faute.» [ih bien! comment la trouves-tu ?\u2014Admirable, répondit simplement Arthur.Sara 1osta quelque temps sérieuse, puis subitement : \u2014Tu m'aimes bien Arthur ?\u2014O ma Sara! fitil avec passion, pourquoi me demander cou?4 \u2014Pourrais-tu le jurer comme le jeune scigneur ?\u2014Tu doutes donc de moi ?\u2014Oh ! non, mais une telle preuve me rendrait si heu- l'euse.Quelques heures après, devant une croix placée à l\u2019encoignure de deux routes, les jeunes gens s'artêtèrent.\u2014Exécute ta promesse, dit Sara.Le jeune homme se tourna vers la croix.\u2014Je jure, dit-il, devant cotte croix que jamais je n\u2019aimerai autre que toi, ô ma Sura, Le jour suivant, Arthur partit.Il Les mois se passèrent.Sara n'avait pas reva son fiancé, Aucune lettre ne lui avait été adressée.L'avait-il oublié ?Hélas ! oui.Un matin que la jeune tille, toute chugrine, était accou- déo à sa fenêtre, lo facteur passant l'appela.\u2014Mamzelle, il y à une lettre pour vous.\u2014Bion certain ! tit Sara surprise.\u2014Comment douc!.La voilà, Qui pouvait lui écrire ?Sorait-ce lui ?Non ! c'est une écriture féminine.Contruriée, peinée, elle fit sauter l\u2019enveloppo et courut à la sigua- ture, (\"étuit une lettre d'uno amie.À peine avait-olle parcouru quelques lignes que son visuge devint tout pâle et que deux larmes, deux larmes de douleur, tombèrent de ses yeux, Elle avait lu : Oui, chère amie, je suis heureuse, la plus heureuse des fermes.J'aime et je suis aimée.Et sais-tu par qui ?Par Arthur.par Arthur Durand qui.Elle n'avait pu en lire davantage.N'etait co pas assez pour son malheur ?Elle pleuru longtempe son amour déçu, mais, 166 LE MONDE ILLUSTRÉ comme elle était une femme forte, olle eurmonta sa peine, et ce fut une figure rom iante qu'elle montra à chacun quand l'heure du dîner vint.Elle técha d'oublier les jours suivants, mais en vain.La douleur terrassa son courage.Ello fut faible, très faible.Sa raison lui avait dicté d'oublier, son cœur la trompa.Quand les vacances arrivèrent, elle fit inviter son flancé par son frère.Et quand il arriva, elle fut souriante.A la même date, à ls même heure que l'anrée récédente, devant la même croix, tous deux, urant une promenade, 8'y arrétérent.Sara prit la main du jeune homme.Et, de sa voix pénétrante : \u2014M'aimes-tu enc: re ?Lui, la regarda longuement.\u2014Eh oui, ma Sara! dit-il.\u2014Autant que l'année dernière ?\u2014Autant.\u2014Mais l'autre ?\u2014Comment, tu sais cela ?\u2014Je sais tout.Je sais que tu m'as trompée, que tu t'es parjuré.Mais moi jo t'aime encore, je aime même plus, jo l'aimerai toujours.Et toi \u2014Moi I.moi l.T1 ne put en dire que long et, tout en larmes, il se jeta au cou de Sara.\u2014Je suis à toi pour ls vie.L'histoire des deux flancés venait de se réaliser.- Dr 71.2%.\u2014-_\u2014 \u2014-< tete.LE COURONNEMENT DE LA VIERGE (Voir gravure) Les Apôtres là-bas demeurent en prière, Eblouis les chants, les parfums, la lumière ; Mais le dernier venu, Thomas, la cherche en vain.Pourtant il veut revoir son visage divin, Puis il mourra content, si sou regard contemple Celle qui du Seigueur fut la mère et le temple.Le sépulcre est ouvert.Les roses et les lis Débordent odorants ; mais plus rien das les plis Du linceul virginsl !.Elle s\u2019est envolée, Ne la cherchez plus là, la Vierge Immaculée ! Elle monte.Voyez ! dans plus haut des airs Où résonne toujours l'angélique concert : « Quelle est celle qui vient belle et resplendissante Comme les premiers feux de l'aurore naissante ?Disent les chérubins étonnés et ravis.Les anges vers les cieux la portent sur leurs ailes.\u2026 .Elle monte.Chantez ! phalanges immortelles, Chantez aux célestes parvis ! Elle vient du désert, affluant de délices, Versez-lui les parfums de vos plus beaux ealices ! Elle vient pour régner dans I'immortel séjour., $; et elle, c'est Marie, auguste souveraine.monte.chantez ! auges, c\u2019est votre Reine, C'est ia Reine d'amour Le.eine, gavrez, princes des cieux, vos de victoire, vrez vos portes d'or !,.C'est Ia Reine de gloi L'Epouss destinde [étcruel hymen, s+ 5° Klle avance, .Sonnez la trompette éclatante! *¢ Quelle est donc cette Reine, objet de tant d'attente, .qui doit passer par ce chemin 1\u201d \u201c C'est Reiue des cœurs, du ciel et de la terre, C\u2019est la femme qui fut à la fois Vierge et mère, C'est la Mère de Dieu, séraphins, à genoux 1.Le ciel à soulevé ses de victoire, Il s'ouvre.On vous attend entrez ! Reine de gloire, Vierge, régnez sur nous ! \u201d.\u2026.a.es nca tceu 100000000000 0 20005000 0400000 Les Vierges, les Klus lui tressent des couronnes Les Anges aussitôt descendent de leurs trônes, Vertus, Principautée, Puimances, Chérubins, Et jettent à ses pieds des fleurs à pleines mains.Devant Llie à l'envi tout s'incline et s\u2019efface : Dieu lui-même se lève et près de Lui la place À 0 rang où jamais un Esprit n'arriva Près du trône invisible où siège Jéhova.Plus blanches dans l\u2019azur que les plus blanches voiles, Sur son front virginal rayonnent douze étoiles.Klle a ls lune aussi pour marchepied vermeil Pour ceinture l\u2019asur, pour manteau, le soleil 1, .\u2014\u2026cpeuntse00 060006204000 \u201csess rase 0 000 So 000000000000 0000 harpes séraphiq ues Ee et mr ent l'en re éte Et échos divine redisent tour ea À la Reine du rie), gloire, louange, amour ! J.BERNARD bE MONTMÉLIAN.(Tiré du Poème de ia Vierge) UNE VISITE A NAZARETH AES x Canada est un pays essentiellement phi- 3 lanthropique; on y voit chaque jour surgir ¢ dos institutions de bienfaisance qui ne le vèdent en rien aux œuvres do ce genre \u201c= g1ablies en Europe, Ici, le zèle ardent et infatigable supplée aux fortunes colossales, sou- tiena ordinaires de ces établissements, et les in- nombrablos oboles de la charité publique se constituent la providence de toutos les infortunes, Parmi les communautés dont la visite offre le plus d'intérêt et laieso le plus aimable souvenir, rmottez-moi de vous signaler cet Institut de asaroth, situé au cœur même de notre ville.Entrez, vous y serez les bienvenus.Les dames se feront un plaisir de vous faire parcourir les vastes calles des ouvriers, les chambres de pratique où s'écoule la vie uniforme et douce de leurs intéressantes protégées.Toutes sont plus ou moins affligées do cécité ; quelques-unes ont perdu la vue par suite de cette affreuse maladio, la petite vérole ; d'autres ont été victimes d'accidents, ou ce qui est pire encore, de négligence coupable ; chez d'autres onfin, l'ophtalmie a disparu, laissant une pupille dilatée et quasi normale d'apparence, mais où les rayons visuels ne se réflètent plus jamais.Comme c'est l'unique établissement de ce genro en Canada, toutes les nationalités s\u2019y confondent ; dans une des salle, nous remarquons même une petite sauvagesse du village de Caughnawaga.La plupart des élèves ont été admises dans cette maison dès leur plus tendre enfance.Le cours d'études, d'une étendue remarquable d\u2019ailleurs, vario de huit à dix ans suivant les aptitudes des enfants qui sont, sauf quelques exceptions, d\u2019une intelligence peu commune.Elles étudient toutes les matières au moyen de caractères alphabétiques tracés avec un poingon ou stylet ; et le sens du toucher est tellement développé chez elles qu\u2019elles interpiètent ces caractères en palpant la surface hériseée de petits points représentant chaque lettre.La littérature, l\u2019histoire, la géographie, les mathématiques, voire même la musique, s\u2019apprennent par ces eignaux et à l'aide d'iAlustrations, de sphères, d\u2019ardoises et de portées, étonnantes dans leur ingénieuse simplicité.La faculté du toucher étant pour les aveug'es le sens par excellence, le tout, en un mot, vous comprendrez facilement comment on peut les initier aux diverses sciences par son entremise, at il s\u2019en suit donc qu\u2019elles sont d\u2019une adresse extrême à la couture à la machine, au tricot et autres travaux manuels.Le talent musical existe à un degré phénoménal chez cos intéressantes élèves ; j'ai eu le plaisir d'entendre exécuter la Pasquinade de Gottschalk et une rapsodie hongroise, avec un brio et une sûreté qui auraient fait honneur aux pianistes les lus en renom.Leur chant aussi est d\u2019une beauté inconcevable, quelles notes suaves ! quels timbres argentés | C'est surtout dans la jolie chapelle de l\u2019institution que l\u2019on a occasion d'entendre ces fraîches voix de jeunes filles, et dans les concerts dont elles gratifient le publio à de trop rares intervalles.Nous quittons les jeunes aveugles de Nazareth en nous 1épétant que, malgré leur infortune, elles éprouvent encore des jouiseances intérieures, des bonheurs intimes qui compensent en quelque sorte leurs privations innombrables et journalières.Car, en considérant les beautés de la nature, les merveilles de l\u2019art, en reposant nos yeux sur les figures aimées qui nous entourent, nous songeons involontairement à ces déshérités du bonheur, mais, tout en nous sachant gré de notre affectueuse sympathie, animées par l'espoir de cette clarté éternelle qui luira à leurs regards éblouis et charmés, et dont elles éprouvent l'avant-goût même ici-bas, ces natures angéliques s\u2019ecrient avec la résignation que Is foi seul inspire : Enfants, méprisons tous ces charmes, Pour un sourire du bon Dieu.> Luor.lo Comme une goutte de rosée reflète tout le ciel, à certains moments l'âme la plus humble et la plus naïve reflète toute la patrie.\u2014E.Caro.PRIMES DU MOIS D'AOUT LISTE DES RBULANANTS Nontréal.\u2014), I.F.Charron ($25.00), 2029, rue Notre: Dame; J.A.Charland, 35, rue St Jaques ; Antoine Parent, 74, rue Dufresne ; Roméo Lafontaine, 1548, rue Nte-Catherine ; Samuel Denis, 100, rue Barré ; Alexandre Leblanc, 163, rue St Constant ; Dame J.B.Buisson, 8h, rue Vitré ; X Bertrand, 115, ruelle Lock ; Dame Clarisse Ruelle, 103, rue Panet ; Jules Iirtz, 1475, rue Notre- Dame ; L.Piché, 1440, rue Ste Catherine ; Dame A.Desroches, IRX, rue Sanguinet ; J.B.Major, 238, rue Ste-Elizabeth ; Aristide Bélec, 27, rue Marie-Louise ; Dame veuve [eblanc, 5, rue Ste- Maguerite ; Delle Délin Asselin, 365, rue Maison- neuve ; H.Paquin, 15, Grothé ; louis lamou.reux, 122, rue St Martin ; Delle Eugénie Boulanger, 39, rue St-Louis ; D.Duquette, 1342, rue Nte-Catherine ; L- If.I.Champeau, 68, rue Cha- boille z ; Télesphore Boivin, 103, rue Pantaléon ; Jo eph Daigneau, 869, rue Mignonne ; Auguste Larose, 122, rue Drolet ; Dame Joseph Guindon, 298, rue Beaudry ; Dame veuve Dépatie, coin des rues Wolfe et Mignonne ; Delle Aline Sené- cal, 29%, rue Aqueduo ; Delle Alma Bussières, 286, rue Jacques-Cartier ; Joseph St Jean, 199, rue Lagauchetière ; Joseph Désirault, 254, rue St.Dominique ; Dame Edmond Dalsire, 22824 rue Notre Dame ; Zénophile St Jean, 730, haut de is rue Berri ; Moise Bélanger, 17, rue Nt Jean ; François Guy, 273, rue St-Laurent ; F.X.De-rivières, 226, rue Hypo ite.Québec.\u2014 Charles Moisan, 54, rue Victoria, St-Nau- veur ; Cspt.J.L.Boulanger, 21 rue Desjardins, St-Roch ; Ferdinand Morency, 21, rue St-Domi- nique, St-Roch ; Thomas Boivin, 30, rue St Geor ges ; Delle Emma Drolet, 23, rue Ste Julie ; Delle Joséphine Bérubé, 31, rue Napoléon, St-Sauveur ; Isidore Germain, 260, rue Richelieu.Charlebourg, Québec.\u2014 Etienne Lefebvre (815.00) Ste Famille, Isle d'Orléans.\u2014 A.Plante.St-Bruno.\u2014F.X.N, Berthiaume.Côtes des-Neiges.\u2014Edmond Malbœuf.Ste Cunégonde\u2014Arthur Elie, 273, rue Workman ; Joseph Faraud, 145, rue Labonté.Somerset, Mégantic.\u2014 Hy.Jutras, Rivière à Pierre Station.\u2014J.A, Everell.Sherbrooke.Vilbon Couture.Chambly Bassin.Delle Clara-Louise Chartier.St-Boniface, Manitoba.\u2014R.A.Dauteuil.CINQUANTE-QUATRIÈME TIRAGE Le cinquante-quatridme tirage, des primes mensuelles du Monpæ ILLUSTRÉ (numéros de septembre), aura lieu SAMEDI, le 6 OCTOBRE, à 8 heures du soir, dans la salle de l'UNION JOSEPH, coin des rues Ste-Catherine et Ste-Eli- sabeth, Le public est instamment invité à y assister.Entrée libre.AGP +\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La vérité.\u2014La vérité, cette lumière du ciel, est la seule chose ici-bas qui roit digne des soins et des recherches de l\u2019homme.Elle seulo est la lumière de notre esprit, la règle de notre cœur, la source des vrais plaisirs, le fondement de nos eapérances, la consolation de nos craintes, l'adoucissement de nos maux, le remède de toutes nos peines : elle est la source de la bonne conscience, à terreur de la mauvaise, ls peine secrète du vice, la récompense intérieure de la vertu ; elle seule immortalise ceux qui l'ont aimée, illustre les chaînes de ceux qui souffrent pour elle, attire des honneurs publics aux cendres de ses martyrs et de ses défenseurs, et rend respectable l'abjection et la pauvreté de ceux qui ont tout quitté pour la suivre; enfin, elle seule inspire des pensées magnanimes, forme des Ames héroiques, des Ames dont le monde n'est pas digne, des sages seuls dignes de ce nom.Tous nos soins devraient donc se borner à la connaître, tous nos talents à la manifester, tout notre zèle à la défendre; nous ne devrions donc chercher dans les hommes que la vérité et ne vouloir leur plaire que par elle; en un mot, il semble qu\u2019il devrait suffire qu'elle se montift à nous pour se faire aimer, et qu\u2019elle nous montrêt à nous-mêmes pour nous apprendre à nous conuaître.MassiLLON. LE MONDE ILLUSTRÉ EST LA MEILLEURE.POUR LE8 JEUNES ENFANTS elle remplace parfaitement bien le lait de la inère et sauve souvent la vie.pour L'INVALIDE OÙ LE pYsegrTia golle est de la plus grande valeur, Elle est ia nourriture La Plus Recherchee pour l\u2019Knfant, Le Meilleure pour l\u2019Invalide La Plus Agreable au Gout La Flas Kcouomique, 18C ALPAS D'ENFANTS POUR $1.00 Nous enverrons une photographie cabinet du Trio de Mme.Dart\u2014trois jolis eufante\u2014aà la mire dun Lébé qui naitrs dans le courant de l'annee, Aussi un painpliletde grande val-ur aur tes soins mécensairen à donner aux enfantéetaux invalides.Kn vente chez les plharmaricne, 28c, 80\", $1.00.WELLS, RICHARDSON &CIE, | MONTREAL.P.Q.Avis aux commerçants et à la bourgeoisie Importez vos vins vous-mêmes (4 et 6 mois de crédit) La maison MALVEZIN & Cie., de Bordeaux (France), offre à des riz exceptionnels les vins ces meilleurs crus du Médoc, dont la pureté ausai bien que l'origine sont garantis, Vine.\u2014 Vins rouges ou blancs depuis $! le gallon (en tûts de 12,25 ou 50 gallons.CHATEAU P'ICOURNEA U recommandé aux amateurs pour son délicieux bouquet, son parfum délicat (8 médailles d\u2019or aux divers 6 expositions européennes) depuis 1.50 ie gal., suivant âge, ou en caisses de 12.GRANDS CrUs pu MADOC (vins très vieux), dont l\u2019 est recommandé aux personnes faibles ou maladives, depuis &1.75 le gel.ou en caisse.BourcoaNxs si renommés du Clos des Moines (monopole de la maison Malveziu), depuis $1.75 le fa.ou en vaisse.AuicANTE, Porto, Xhitks, MALAGA, Madère, Muscat, Marsala, l\u2019ajorète, Tockey, Malvoisie, en petits fûts d\u2019origine, de 5 à 7 gal.depuis $2,50 le gal.\u2014Les célèbres Cham- es don Juan et Crôme de Rose du Château e l\u2019ékiu, manque 111, KE, Mercier, (Epernay) marque préférée par toute l'aristocratie fran.Çaist, de la Grande-Bretagne ot des Indes, depuis $12 la caisse.PIRITURUX.\u2014 Rhum blanc de Java en cruchon d\u2019un à lon, Cognacs et fin Champagne, depuis $3.26 le gallon en petits fâte ou bouteilles.FONTAINE RICHELIEU, ~~ Magnifique fontaine en porcelnine décorée, rortant des usines de la maisou Vieillard & Cie, de Paris.Splendide orne:neut pour bar, salle à manger, etc.La fontaine coutenant vingt litres de viux d'Kspagne, rhum ou tout autre liqueur au choix, 16 dollars.Ordres respectueusement sollicités, promptement exécutés et échantillons euvoyés sur demsnde.A.BBERTIN, AGENT GENKRAL PUUR LE CANADA 243, RUN #T-ANTOINR VICTOR ROY, ARCHITECTE No 86, rue Saint- Jacques, Montréal s@- Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE, le seul journal français du genre en Canada.Département des Terres de la Couronne SECTION DES HOIS ET FORKTS Québec, 9 août 1888, Avis est par le présent donné, que, conformément aux dispositions de l\u2019Acie 86 Victoria, chapitre 9, lea coupes de bois suivantes seront mi-en & l\u2019enchêre, dans la saile de ventes du Département des Terres de la Couronne, en cette ville, mecredi, le 17 oc- sobre prochain, à 10} A.M., aux conditions insérées plus Las.savoir : Location Milles carrés \u201c No 7 ler rang Hloc A 16] Gé No 8 \" \u201c\" 18 il No 9 \u201c \u201c\" 04 oe No ll LC oo\" 40 o No 12 \u201c 87} $ No lU 28 rung \u201c ss [1 No 11 .[1 50 .No 19 TS i\" 50 hot No 236 rang 51 \u201c No 3 \" \u201c\" 50 se No 4 \u201c+ 5 \u201c No 3 et 50 \u201c\" No 6 LU + 50 s No 7 \u201c+ 5) \u201c No 8 .\u201c 5 a\u201c No 9 i a\" 50 8 Nu 10 & rang \u201c 50 s Noll hd be 50 \u201c No 12 LC \u201c 50 \u2018 No 502 Rivière Coulonse 3 \" Arrière, Rivière Gatineau 58 « lle Culumet 3% 004 Agence du Bas Ottawa * L Kivière Rouge 25 \u201cCanton Baresfor t ol \u201c Canton Chertsey Total 4056 Agence de la Chaudière \u201c Canton Langevin No 2 3 \u201c Canton Langevin No 3 2 Total Tor Agence de Montmagny \u201c Cauton de Bellechause 9 Agence de Saint-Maurice * Batiscan No 7 Est 4 Agence de Rimouski «Arrière Rivière Humqui 8 * Nemtayé No2 45} \u201c arrière Awuutiish Rivière Causapseul No 1 Nurd 6 # Canton Saint-Denis 15 Total 1034 Agence du lace 8t-Jean \u201c Riviere Petite Péribonka No 120 25 \u201c \" \u201c\" \u201c\" 121 50 a he a LS 12 50 \u201c \u201c \u201c \u201c 123 50 \u201c CT x *\" 14 50 + ss Péribouka No 125 a LU \u201c \u201c No 126 42 o\u201c\" \u201c [1 No 127 50 \u201c Mintassint No 129 2 \u201c \u201caux iroquois Nol2 15 \u201c \u201c Ha! Ha! No 10 10 * \u201c Bhipshaw No 61 9 \u201c Quiatchouan Ext No 131 IM * Quialeb ouan Est No 132 13 \u201c Ouiutehouan Ouest No 134 13 \u201c Quiatchouan Quest No 131 Bi * Arrière Oualtchouan Quest, 135 16 .\u201c .\u201c 196 40 \u201cLac desCommissaires rud-est 137 « Arribre Lac den Comm ssaires aud-est No 135 a Lie den Commissaires sud-ouest \u2018 No Arrière Lac des Commissaires sud-ouest No 140 Metubetchouan No 141 142 \u201cLac Kiskiruik No 143 * Metabetchouun No 144 + Lac) Kamanmintigongue No 115 branche N.-l£ de la rivière Nte- Marguerite No 146 79 4 N.-E de la riviére Ste Marguerite No 147 sp REZVRR \u201c(anton Ducreux No 118 53 \u201cCanton Dequen No 119 12 * Canton Dequen No 150 2i * Canton Dequen No 151 23 * Riviere Pikauba No 162 là o arridre riviere Peribonku est 133 8 (anton Boileau No 154 38 = «165 13 : + L'Allemant No 156 16 © \u201c« Ferlaud No 157 4; \u201c \u201c \u201c 158 1 Total Thi Agence Grandville * No 1, ler rang, Est Lac Témis cousts Fu \u201c Canton «e l\u2019arke Nol \u201c4 # Raudot $ + Deniers A a \" '] \" B x Ie + Armand 1 \u201c No 45 Rivière &t, François 14 \u201c\" No Lu) a\" 164 * No 47 Rivière Noire 8 Total 178 578 Ayence de Bonaventure.\u201c Ruisseau Tom Ferguson 16 \u201c Rivière Faouminac 9 \u201c Ruis
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