Le Monde illustré, 12 mai 1894, samedi 12 mai 1894
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : ; NGES ° lIlmx ANNÉE, No 523\u2014SAMEDI, 12 MAI 1894 ANNONCES : 200 - - - Si 5 81200 \u2014 rT ; * & ie mois, $1.00, map ve ! = \u2019 ce La ligne, par insertion - - - - - 10 cents do dort : BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5eents ndu dans les depdts - - Aeerts la copie Bereasrx, 1, PLACE TACQUES-CARTIFER, MONTREAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme RTANT POUR ROME ATTAQUES PAR LA FOULE LES TROUBLES DE VALENCE (ESPAGNE)\u2014PELERINS PA 14 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 12 MAI 1894 SOMMAIRE Texrr, \u2014 Fotre Nous par Léon Ledien \u2014N \u2018eralogie : Lo ie I'r nev, par Che A Gauvreau \u2014Nus gra: ures \u2014 Petite poste en famille \u2014 oie : \"Amour, par Albert Feriund \u2014Les S atues Coloseales, par P.Colon: nier \u2014Fans Sci-nntiques (avec gravure).\u2014Un Martyr, par le géneral A abert \u2014brimes du moie d'Avril.\u2014Poésie : S.èue d'Iutérieure, par An tré Theuriet \u2014 Nouvelle Canadienne : M ste ot malgré lui, par Régis Roy \u2014L'arabe en prière (avec gravure) \u2014Carnet de ln cuisiaière \u2014M.J.F.Lee (.vec po trait) \u2014 Usages ot contumes, par Ann Selph \u2014 Notes et Faits : Supersti in ; Une cé émonie funèbre au NIIe siècle -\u2014Nouvelles à la nain.\u2014 Echecs et Dames \u2014 Choses et autres \u2014 Feuilletons : Le secret d\u2019une tombe, par Emile Richebourg ; Les Mangeurs de Feu, par A.Jaooliot.GRAVURES \u2014Les troubles de Valence (Espagne).\u2014Pèle- rins partant pour Rome attaqués \u2014 Portraits du Grand Duc de Sense et de la princesse Victoria-Me- lita de Saxe-Cobourg.\u2014Le jour de la première com- mupion.\u2014A travers le Canada : La chute des esturgeons ; Ba e-des-Peres : Scierie du R.P.Gendreau\u2014 Portraits de M.Louis Prince et de M Joha F.Lee \u2014 Gravure du feuilleton, PRIMES A TOUS NOS LECTEURS La Moxna ILLUSTRE réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi sea lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, $4, 85,810, $15, 825 et 850, Nous constituons par là, comme les zélateurs du Moxps ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage, PAGINATION DE NOS FEUILLETONS Nous rappelons à csux de nos lecteurs, qui ne s\u2019en seraient pas encore rendu compte, qu'une fois notre journal coupé, ils peuvent retirer la page double des feuilletons, s'ils ont l'intention de relier ceux ci à part.tout en conservant le raste da journal entier.Le journal et lea feuilletons ont, en effet, chacun une pagination spéciale qu'il suffira de consulter pour s\u2019aperc>voir que la pays du milieu, qui est ordinairement illaatrée, appartient au journsl mône, tandis que la précédente peut être enlevée complètement et jointe, si on le désire, à celle du naméro précédent.*,* Voyez ce qui vient de se passer à Saint- Alban, dans notre province.Ce petit village haureux et prospère il y a quinze jours, est désolé, bouleversé, méconnaissable.Là où il y avait ane chute de cent cinquante pieds, il ne rats pas une goatte d'eau ; la rivière à vhaneé de lit entr tant avec elle arbres, maisons, grang's, animaux, toit, jusqu'au sol lui- mêm Une maisnn & complètement disparu avec ses quatre occupants.Ou est elle maintenant ?Quel- LE MONDE ILLUSTRE que part, on ne sait trop à quel endroit exact, sous cent pieds de terre.Le moulin écrasé par l'effroyab'e masse en mouvement n'a pas laissé de traces.Une autre maison, avec les arbres qui l'entourent et six arpente de terre, à été trausportée à s'x milles de l'emplacement qu\u2019elle occupait et ce pa dût être pour le cultivateur 6t sa famille un singulier étonnement de se voir ainai transporté, lui at une partie de sou bien dans un tout endroit que celui qu\u2019il habitait, ; Les pertes soub énormes et voilà tout un joli village dans la ruine.*,* Cea sortes de phénomènes ne sont matheu- reusement pas très rares dans notre psy :.Le nombre des rivières, des lacs, des ruisseaux en général est si grand eb la fonte des neiges leur apporte chaque printemps un tribat si considérable que le travail des eaux est énorme à cette époque.*+* Un fait da même genre, quoique moins grave de conséquences, s'est passé, il y a quelques années, à Berthier, et je vous en ai parlé alors dans une de mes causerirs.Je relatai aussi À cette époque d'autres événe- ments de même nature et je crois que l'on relira avec intérêt lez détails mnivants : \u201c Vers 1577 ou 187%, je ne puie préciser au juat+, à Saint-Luc, danse le comté de Champlain, un affaissement subit se prcclaisit eur une étendue de terrain de seize arpents de longueur, sur autant de largear, soit donc un déplac :ment d'une super- fi sie de plus de deux cent cinquante arpent-.\u201c Le niveau du sol baits: en certains endroits de quinze à vingt pieds, et on constata ailleurs la production non moins rapide de mamelons de vingt-cinq à trente pieds de hauteur.\u201c Une maison fat emportée et toute ane famille fab ensevelie dans les décombres au moment où l\u2019on se mettait à table.Grâc > aux secours intelligents que l'on porta aussitôt aux malheureuses victimes de ce phénomène, il n'y eut pas d'accidents très graves à déplorer.\u201c Ea catte cccasion, le déplacament du sol produisit, dit-on, an brait semblable à an violent coap de tonnerre qui fat entendu à plusieurs milles de distar c ».\u201c Ea 1880, un effondrement considérable eut lien à Su Germain de Baticcan, sur les bord: de la rivière Laveillette, snr une largeur de près d'an mille : des collines de cant pieds de hauteur s\u2019af- faissérent, et cette fois l'accident ent un cirac tèra des plus graves.\u2018\u2018 Un moulin fat enlevé et c'est sous ses débris que le meunier trouva la mort ainsi qu\u2019un cultive teur de Saint Prospère, qui se trouvait là par hasard, M.Cloutier, père du chanoine de c > nom \u201c E 1 remontant plus haut on se rappelle qu'il y a une trentaine d'années, à Bon-Désir, dans le bas du Ssgaenay, un déplacement considérable du sol eat lieu également.* Une famille établie à cette endroit s'aperçut tout à conp que la maison qu'elle cccapait, bou- Reait et était entraînée avec le terrain, mais les habitants en furent quittes pour la peur, car le mouvement s'arrêta bientôb sans causer trop de dé- gate.\u201c Il était tempe, du reste, car le fleuve n'était pas loia.\u201c A Nicolet, toute une famille a péri il y a quelques années dans une catastrophe de ce genre.\u201c Le terrain déplacé parti de la rive N.ord, traversa ia rivière et alla détruire ane maison eituée sur la rive ouest,\u201d \u201c Quant à la cause da phénomène qui vient d'avoir lieu à Ssint-Alban, elle semble être la même que celle que j'attribuai, alors, d'accord avec la plupart des géologaer, au désastre de Berthier.\u201cOn remarque que le terrain où se produisent géuéralement en Canada ces déplacements, éboulements où tff;odrementa, est formé de couches de terre glaise et fe sable superposés.la terre g'aise ayant, en certains endruits, une épaiseeur de six à douze pouces, et le sable environ un à deux pouces.\u201cOn conçoit parfaitement que les eaux plu- \u2014\u2014\u2014\u2014 ~~, \u201coe teva See viales, en pénétrant par les crevasses de la terre glaise, glissent dans les couches de sable qu\u2019siles entraînent peu à peu eb qu'il se forme ainsi un vide très minime, pris isolément.mais qui ac quiert uns grande importance quaud ces couches de sable atteignent un nombre sérieux, plusieurs centaine fois, \u201cIl arrive dés lors un moment où les couches d'argile ou da terre glaise se trouvant sans &ppoi inférieur s'effondrent ensemble et où la configuration du terrain change c mplètement, une oùul!ine devient vallée, eto., eto.* Quelquefois, quand le terrain se trouve cn pente et que les couches de terre glaise s'efl.n- drent, celles ci trouvant sur la derni¢ e couche de même nature une surface humide et ne permett.np pas d'adhérence solide, glissent et se trouvent « n.traînées dans un mouvement de travalation et ce sont ces deux causes réanies qui viennent de f.1re tout le mal.\u201d M.l'abbé Laflamme qui est allé à Saint-Ali.p, me dit on, doit publier un compte rendu de -es observations et l'opinion de ce savant cost atten.1e avec impatience.*,* Eh ! eh ! voici que l'Angleterre comme: À s'émouvoir des agissementa des anarchistes : ie vous avais bien div que cela finirait ainsi.11 est trés joli, en théorie, de donner refag 4 tous les criminels, mais, à la fin, cette partie ie la popolation de Londres est devenue enc: i.brante, plus que cela même, puisque les bom.éclatent là comme ai!leurs.Les tribunaux awglais viennent de condam:.\u2026r deux anarchistes italiens, l\u2019an à vingt ans de \u2018:a- vaux forcés, l'autre à dix ans.Inutile de dire que ces (leux individns ont as 16 leur sentence du cri de : \u201c Vive l'anarchie ! \" L'en d'eux a même ajouté ces mots : ** Anju r.d'hui vous faites les lois, demain nous les ferons \u201d Cet homme a tort, c'est un dévoyé, comme i! y en a toujours eu depuis le commencement :a monde.Le moyen employé contre Ia société, a bombe, est peut-être nouveau, l'anarchie ne l'.«à P* Rien de {J kvean sous le soleil.*,* Un trait de courage tragi-comique.Vous vous souvenez des quatre malheureux q, ramassé: gelés dans les bois, et transportés à 4 Pontecôte, sur la côte nord, ont attendu le mé - cin, pendant deux mois pour lea opérer.L'un d'eux, après avoir subi I'smputation d deux pieds, dit au Dr Tremblay : \u2014 Docteur, vous voyez que je louche ; penda: que vous y êtes, remettez moi donc l\u2019œil que j'-i de travers.\u2014 Mais, mon ami, à quoi pensez-vous ?\u2014 Voyez-vous, docteur, il me semble que je pla rais mieux aux filles de la côte ! Dans un pareil moment, je connais peu d'hon mes capables de faire une plaisanterie de ce genr: Pz A NOTES ET IMPRELSIONS Sifla littérature est l'expression de la société, i' faudrait désespérer de la France \u2014Dr SALVANDY.Ou ne la trouve pauvre, notre vieille et admi rable langue, que quand on ne la sait pas.\u2014E.ENAN, Je ne médis pas des rêveurs.Un peu d\u2019imagination est un bon levain pour cette lourde pâte des affaires humaines.\u2014F.p& Lessers, Pour le mondain, la vie eat quelque chose qui dure ; pour le philosophe, elle passe ; pour le ché- tien, elle eat déjà passée.\u2014Pasquin.! \u2014 LE MONDE ILLUSTRE 15 LOUIS PRINCE L n'était pas de ceax dont Lacordaire disait : \u201c Il y a parmi vous des hommes indifférents pour tout ce qui est de Dieu.Ils peuvent dire : Dien est, mais c'est un Dieu glacé qui ne sait point le chemin des cœurs et devant lequel 1}mme passe sans avoir l'idée d'ane prière, ni la paissance d'one larme, lui qui prie et pleure si naturellement.\u201d Il n\u2019était pas de oeux là ; car jamais une vie mieux remplie n'a donné de plus fortes preuves d'une croyance solidement assise.Né à Saint Grégoire de Nicolet, à l\u2019eudroit appelé le * Petit Lac,\u201d le 28 avril 1816, Louis Prince montra de bonne heure un esprit naturel et des dispositions à faire son chemin b-avement.Son pér-, Pierre Prince, eb Marie Lacourse, le dirigéront dans la bonne voie ; aussi fat il le premier à se joindre au mouvement de colonisation vers les Bois Francs, en 1834, Arrivé à Stanfold, il s\u2019empars de la terre qu'il posséiait encore à sa mort, après y avoir travaillé endaub soixante ans ; prit une compagae en 1%41, qu'il eut la douleur de perdre en 1518 LOUIS FRINCK, décédé Le 1% avril 1855, Louis Prince mariait, en secondes noces, Flmire Marchand, qui lui sarvit après vingt neuf ans de ménage.Louis Prince ne laisse qu'une enfant, Célina, mariée à Edmond Talbot, qui demeure sur le bien paternel, à Stanfold.C\u2019est en avril que Louis Prince vint au monde ; en avril il arrive sur sa terre à Stanfold ; c\u2019est en avril qu'il se marie, et c'est le 15 d'avril 1894 qu\u2019il w'éteint dans sa demeure, à l'âge avancé de svixante-dix-huit ans.Ferme, loyal, d'une honnêteté proverbiale, ennemi du désordre, fidèle dans ses atmitiés, sincère dans ses affections, il emporte au tombeau l'admiration du graud nombre et l'attachement de tous.Et nous qui l'avons conna bien tard, assez tôt cependant pour apprendre à connaître le chrétien convaincu, le patriote sincère, l\u2019ami dans la bonne comme dans la mauvaise fortune, le citoyen modèle et le gai compagnon des jeunes et des vieil jards, nous ne pouvons nous défendre d\u2019ane pensée douloureuse, en tournaut nos regards vers cette tomba fraîchement creusée.Hélas ! * quand l'homme à passé sa vie à voir mourir, il se voit mourir lui-même,\u201d disait Guizot ; et nous pourriuns dire avec autant de raison que nous nous voyons mourir lentement dans checune des morts qui précèdent la nôtre.Tous les jours, le glas fundbre tombe du haut du olocher sur not e village éprouvé ; ici c'est un enfant, là une mère de famille ; hier un homme dans la force de l'âge, aujourd'hai un vieillard que ls maladie minait sûrement quoique lentement.Une rapidité sans nom entraîne tout vers l'éternité ! on reste frappé ; c\u2019est incroyable, dit on ! mais les larmes, les sanglots, les cloches, les funérailles, il n'y a pas à douter : un vide s\u2019est fait quelque part, une fosse a été creusée puis remplie ; la terse ne rendra pus son pri\u2018onnier qu'au grand jour du jugement dernier Puis le monde s'écoule et passe ; les affaires reprennent leurs cours ; tout se tait eb se recueille ; seul, le souvenir qui reste, va veiller sur la mémoire de celui qui est parti, semblable à l'auge des tombaux défendant à l'oubli de pénétrer dans les cimetières.Nous ne dirons pas sur le tombeau de notre brave ami ce que Flaubert disait à la morb de Chateaubriand : \u201c Los vagues avec les siècles mur- marerout longtemps autour de ce grand souvenir ; \u201d non, mais nous pouvons dire avec sincérité qu'il a passé en faisant le bien.On fait le bien par l'exemple, et qui, plus que Louis Prince, a donné aux jeunes et à tous ees concitoyens le spectacle d'uue vie mieux remplie / Croyant : il a pratiqué toute sa vie, et son dernier acte a été un acte de foi ; ami fidèle : il a aimé les siens qui ne lui ont pas ménagé leur estime ; homme de paix : nous l'avons vu, de sa parle et de ses actes, chercher à rapprocher les ennemis et faire cesser les querelles ; libéral convaincu, mais d\u2019un libéralisme non fanatisé, il avait de l'autorité dans son parti qui pouvait compter sur lui à toute heure, et il était honoré d'une awi- tié toute particulière de la part de l'honorable M Laurier qui sa dû ressentir un vif chagrin en ag- prenant ls mort d'un de sra plus vieux et fidèles partisans dans les Cantons de l'Est.Nous avons voulu psyer notre tribat de reconnaissance à la mémoire de celui qui nous avait montré de l'amitié et de la confiance, et le cœur a confié à la publicité ces lignes écrites au fil de la plume.Nous aurions voulu retracer à longs traits la vie et les œuvres du colon, de l'homme de la terre, an des premiers pionniers de ces cantons ; mais nous laissons à notre ami M.C.F.Baillar- geon, Pire, l'historien aussi éloquent qu'\u2019érudit des Buis-Francs, le soin de nous le montrer sous cé jour d\u2019où se dégage un enseignement que seul il pourra tirer avec clarté et profit pour ceux qui le liront.Maintenant il n'est plas, lui le vaillant cœar : une foule considérable et sympathique l\u2019a accompagné jusqu'à sa demeure dernière.Qu'il repose en paix dans ce vieux cimetière près de l'église paroissiale.Tant d'autres l'ont devancé : tant de nous iront, les uns après les autres, reposer à ses côtés.En attendant, nous qui croyons au Dieu des bons, qui fait mûrir les blés et briller son soleil pour les justes et les coupables, nous prirons pour lui le soir, en pensant à nos morts chéris, et du haut du ciel il n\u2019oublira pas ceux qu'il à connus et aimés, ceux qui le voient partir en pleurant AU PRINTEMPS Avec quel plaisir je te salue, joyeux printemps ! Les chauds rayons de ton soleil de mai met partout un gai reflet de vie et d'espérance.Tout dans la nature s'anime pour fêter la venue de la saison des amours.Les arbres déjà font leur toilette gracieuse, le vallon se pare coquettement et les oiseaux reviennent en bandes joyeuses chanter sous bois l'hymne\u2018 éternel.Ils vont, pleins d'un espoir re nouveau, bâtir ou rebâtir le nid moëlleux et doux où ils déposeront la couvée, fruit de leur amour.A cette saison où tout renaît, qui ne ressent pas le besoin d'aimer et d\u2019être heureux 1 Quelle tristesse ne s'envole sous les baisers du soleil de mai, sous les caresses de la brise embaumée vi ont fonda les neiges de l'hiver, chassé le roid aiguillon.Nous avons dû aussi noue dépouiller de la lourde capote en nous sentant pénétrés d'une chaleur douce et puissante qui fond la glace que la froide bise de l'hiver nous avait mise au cœur.Comment boudar encore quand le ciel nous sourit 1 ot quelle rancane peut tenir quand tout autour de nous chante amour et bonheur ?L'hsimme serait-il le seul À ne pas méler aa voix au concert printanier Ÿ Non, non ! Comme l'oiseau revient au nid, la fleur au buieson, l'herbe au pré, ainsi renaît l'amitié refroidie, mais non éteinte par le souffle de l'hiver.Les couples heureux vont encore, le sourire aux lèvres et l'âme doucement émue, par les sentiers fleurie, le long da ruisseau argenté, oubliant qu'ils ont eu froid au cœur parce qu\u2019une bise glaciale avait soufflé là.J'aime le printemps et ses plaisirs.Je voudrais alors baiser chaque fleur nouvelle qui ouvre ss corolle parfumée, caresser chaque oiseau qui passe, cueillir chaque brin d'herbe qui verdit.Je voudrais encore.oh! n\u2019est que je voudraie tant de choses quand renaît le printemps ?Pourquoi faut il qu'un regard sombre vienne jeter son triste voile sur le riant tableau ?Je songe au toit béni, là bas dans les montsgues, au nid douillet où, en fauvette fugitive, je ne prendrai pas ma place pendant la saison des fleurs.Le foyer paternel ?Qu'il fais bon d\u2019être là pour retremper son Ame à la source de la seule amitié qui ne trompe jamais, vivre avec tous ceux que l\u2019on aime, retrouver intacts les souvenirs qu\u2019on y a laissés, savourer encore la joie qu\u2019on y goûte toujours ! O mon foyer, berceau de mes jours heureux, témoin de mes rêves les plus doux, je te bénis et je t'aime.GISELE, NOS GRAVURES Pélerinx attaqués en Espagne, au moment de leur départ pour Rome.\u2014 On se rappelle l'émeute qui a\u2019éleva il y a quelques semaines à Valence, Espagne, où des pèlerins inoffensifs et paisibles, femmes, vieillarde, prêtres, farent attaqués par une foule hostile.Telle est la scène reproduite par notre gravure.Le jour de la première communion.\u2014Recuefllie sous son voile virginal, et la tête inclinée dans une paix ineffable, la jeune communiante est plongée dans une profonde méditation.Le chapelet s\u2019égrène doucement sous ses doigts, tandis que la mère lit, sans doute, la prière d'actions de grâce qui monte, avec le parfam des flsurs, vers le grand ciel qui se montre à travers ls croisée ouverte.A travers le Canada.\u2014T! est difficile de reproduire plus nettement ces jolis paysages : ces arbres, ces rochers, cette réflexion charmante de l'eau si limpide et si claire.Il ne manque vraiment au tableau que les couleurs de la nature : espérons que la science parviendra un jour à les fixer | PETIT POSTES EN FAMILLE J.L, Halifax.\u2014 Reçu vos etrophes qui seront prochainement publiées.L.de M, Montréal.\u2014Le sonnet paraîtra sous u.Clélico.\u2014Pour connaître les adresses en question, adressez vous à la Minerve.A.G., Montréal.\u2014\u2018\u201c Récits et légendes \u201d soumis à la rédaction.Hubert, Montréal.\u2014 Poésie soumie à la rédaction.Bluet.\u2014 Reçu votre travail dont nous dirons un mot dans notre prochain numéro.Æ.V., Ottawa.\u2014 Nous le regrettons beaucoup, mais il est impossible de reproduire cette gravure 16 \u2014 L'AMOUR CRIT AUN PREMIERES PAGES D'UN PETRARKÇU I Courunné au XNVIIe grami concours de l'académie litte- raire et biographique de France L'amour ce mot brûlant, ce mot «loux qui résume Tous les feux que la femme au fond du cœur allume, C\u2019est le fluide attractif et le charme profond Que Dieu verse à son étre et prodigue à son front, C'est la sève du cœur qu'elle embrase à sa flamme, Le besoin que l'on sent de lui délecter l'âme, L'ivresse, le bonheur qu'on éprouve À poser Sur sa lèvre attrayante un suave baiser, C'est tout ce «jui fascine e: magnétise en elle, C'uat ce que l'incatnat sur son front nous révèle, Ce qui lui vient du cœur et lui jaillit aux yeus, Ce qu'on trouve émouvant, charmeur.harmonieux, Dana l'ineffable émoi, l\u2019émotion suprme Qui fait trembler sx voix quun«l elle nous «it \u2018\u201c j'aime.\u2019 (Hitler) LES STATUES COLOSS ALES Il y a quelques semaines, dee bruits alarmante ont couru au sujet de la statue de la Liberté, à New York.On prétendait que les plaques de bronze, dont elle eat formée, étaient percées en maints endroits par suite de l'oxydation du métal, et que ces trous, s'élargiseant da plus en plus, le colosse était condamné à une ruine prochaine.Il n'en eet houreasement rien, et les langues mal veillantes en ont été pour leurs frais, ainsi que l\u2019atteste le rapport d\u2019ane commission spéciale qui a été chargée, à la suite de ces rumeurs, d\u2019examiner soigneusement la célèbre statue.Celle-ci, quoique exposée À toutes les intempéries, n'en est pas moins parfaitement conservée, défiaut bravement, depuis huit ane, les pluies, les brouillards et les tempêtes, dans la vaste baie où elle w'élève majes- taeusement.À ce sujet, il n'est pas Lora de propos de rappeler, en quelques mots, l'histoire de cette atatue et de comparer ses dimensions à celles des autres statues colossales élevées à différentes époques par la main des hommes.Elle fut donnée par la France aux Etats-Unis en 1875, en souvenir de l\u2019Union Franco-Améri- caine, conclue l\u2019année précédente.Conçue et exécutée par le sculnteur français, Bartholdi, elle fat terminée en 1x8U et montée à Paris en 1881 Déjà en 1876, son bras droit soatenant la torche, avait été envoyé à Philadelnhia Le piedestal fat cons- trait à New-York en 1884, et le 28 octobre 1886 la atatue s'y dressait, entièrement terminée, après un travail de dix huit mois.Voici quelques-unes de ses dimensions : pds pcs Hauteur, de la base «lu picdestal à la torche 305 8 ** du talon à la torche.\u2026.151 i \u201c \u201c au sommet de la tête .\u2026.1 6 Longueur de la main.16 6 \"6 delindex.25 Circonférence de l'index au second joint.7 8 Dimcasion del'ongle de l'index.(1310 pe-) Hautear de la tête, du menton au crâne.17 3 Epaisseur de la tête, d\u2019une oreille à l'autre.10 Distance entre les yeux.2 6 Loogueur du mez.LL.s 8 * dubrasdroit.42 Epaisseur BL 12 se du la taille 1.11111 110 35 Largeur dela bouche.3 La téte contient facilement quarante personnes et la torche douse.Un escalier ne comptant pas raoine de quatre cent trois marches, donne accès à cette torche sur laquelle est installé un des LE MONDE ILLUSTRE phares les plus puissants du wonde : il est visible, la nuit, à vingt-cinq milles en mer ! La statue pèse 15(,0U0 livres ou -2° tonneaux.Voici maintenant, par ordre de grandeur, en commeaçant par les plus petites, quelques-unes des autres grandes statues qui ont précédé celle de la Liberté, ce sont les atatues de : à pds Jules 11, pape, roprésenté assis (Rome) 10 St-Christophe, b Paris, démolic en 1784.31 Jupiter Olymp!: n, assis (Rome) .37 La Minerve de Phidiss (Athènes) .40 Apolloa Capitolin (Rome).Cees 44 Le grand Sphinx, au pied de ls crande pyramide de Gizeh (Egypte) .ht Son corps a 115 pieds de lon: vt Ia hauteur de sa tête, du meaton au sommst de la coitfure, est de 8 pieds Apollon de l'arentu co a4 Sta ue de Memnon (Egypte).63 Jupiter Falvius (Rome) .64 La Bavière (A lemagae).\u2026.L St-Charles Borrhomée (France).Le 72 Ozymandias vu Rhameés 111 (Egypt ) 72 Vespusien (Rome).70 Osiris (Egypte).s5 Colosse de Rhodes.105 Néroa (Rome).ee 108 Idole de Kampon, couvhée (Chine).148 Comme on le voit, la statue de la Liberté, sans son piedestal, dépasse encore de quarante-trois pieds la plus haute des atatues debout citées plus haut, et de trois pieds l\u2019idole chinoise qui, elle, est couchée.Avec son piedestal, elle les surpasse respectivement, ls première de 197 pieds, et la seconde de 17 pieds ! A l'intérieur de la statue de Jupiter Falvius sont plusieurs salles, et sa tête elle-même est un appartement, ayant pour fenêtres les yeux de la statue.Des statues dont nous venons de parler, beaucoup sont démolies ou tombées, notamment celle de Saint-Christophe, à Paris, celles de Rhamséa ITI et d'Osiris, en Egypte, et enfin le fameux co- kns-e de Rhodes.I! était en hronza et pesait 3Uv,- 700 kilogrammes (environ 601,000 livres).Les anciens prétendaient que cette statue s'élevait à l'entrée du port de Rhodes, les pieds posés sur deux roch rs placés de chayae côté du port, de telle sorte que les navires lui passaient entre les jambes, toutes voiles déployées.Cette fable, longtemps accréditée, a été prouvée complètement fausse, par M.Eiffel, qui a calcalé que les jambes du colosse, ainsi disposées, n'auraient jamais pa supporter le poids de son corps, en admettant même qu\u2019on eut pu, d'abord, les faire rejoindre d'un rocher à l'autre.Les plus anciens et les plus pesants de ces colosses sont ceux de Memnon ; ils sont en granit, représente le héros assis et pésent, à eux deux, le poids fabuleux de 1.403,992 kil, soit 2,700,6w0 livres environ Debuat depuis plus de 3,000 ans, et autrefois placés à l'entrée d'un temple magnifique au sein d'une ville célèbre, la femeuse Thèbes, aux cent portes, les colosses ont vu disparaître tour à tour ls génération qui lea éleva, la ville superba avec ses constructions prodigieuses, puis les peaples qui s'agitaient autour d'eux dispararent aussi peu à peu, et le silence et le désert s\u2019étendirent autour des statues abandonnées.De temps en temps, à travers les siècles, des voyageurs venaient leur porter le tribut de leur admiration \u2018On écoutait avec respect, les sons harmonieux que l'une d'\u2019elle, fendue par un tremblement de terre, faisait entendre au lever de l'aurore.Et, dans la naiveté de ces temps reculés, on pensait que l'âme du grand Memnon venait encore pleurer sur les derniers vestiges de ga gloire ! Autour de ces statues on a retrouvé, gisant à terre, les débrie de dix-sept autres, énormes comme elles, images muettes «le héros maintenant incon- ; nus et dont le nom pourtant dat, jadis, remplir le monde ! Seuls, les colosses de Memnon sont restés debout, et le regard de leurs grands yeux mutilés qui ont vu déjà passer tant de siècles, semble encore, rempli d'une paix sereine, plonger dans les profondeurs d\u2019un avenir inconnu.Aujourd'hui, parcourant ces pays désolés où vécurent autrefois des peuples si puissants et si industrieux, l\u2019Arabe solitaire s'arrête encore au pied des colosses, leur demandant pour s\u2019 y reposer un \u2014\u2014 coin de lear ombre gigantesque, et ss penséo ye, vole, bien loin, bien loin dans la nuit des tom vers «les époques inconnues, tandis que les col impassibles, leur tranquille majesté, seriblen, attendre la fin des temps, dans le silence des yj.tudes.$.Bonn ex LES DISTRACTIONS LITTER AIL LS Emile Zola écrit, dans La fortune des Kov \u2026n \u201c11 revint coiffé d'un képi d'ordonnance.\u201d (ir, | képi ne date que de 13:35, et le soldat mis en scupe par le romancier naturaliste rentrait dai ne foyers en 1815.Dans le même ouvrage, une jeune fille «du lare que jamais elle n'épousera \u201c an maigre bac\u2019 .slie qui l'hamiliera de son savoir.\u201d La jeune \u2018ile, prévu, dès 1810, le grade universitaire qui :.exis tera \u201cjue vingt-deux ans plus tard.Dans une scène qui se passe également en ~1(, toujours dans le même roman : \u2018\u201c Il fut tué ç «run douanier au moment où il entrait en fraud: une cargaison de montres cle Genève.\u201d Kn 181 Ge nève était ville française et capitale du dé; rte | ment du Léman ; il n'y avait donc aucun droit d'octroi ou de dousne à percevoir pour trans;-rter n'importe quelle marchandise de Ganève dans le territoire actuel de la l'rance.Une autre perle de Z>la extraite, cette fois, d'Une Page d'amour.et dès cette époque, \u2018\u2018 Hélèna regardait du Hant du Trocadéro la masse énorme de l'Opéra d- Gar nier\u201d Bien clairvoyante, cette Hélène.I\u2018 \u2018pers de Garnier ne date, en effet, que ce 1872 Dans Son Excellence Eugène Rougon, Z3la avre le livre par la lecture d'un procès-verbal :l\u2019ane séance du Corps législatif, que l'an des secré: aires débite \"'ene voix monotone,\u201d quand tout le monde sait que le procès-verbal de la veille n'est jamais lu, attendu que ce travail tiendrait na\u2019 urel- lement la plus grande partie de la séance.Dans une Page d'amour, dont nous avons parlé plus haut, il désigne Shanghai qui est an put de Chine, comme une ville du Japon.Dans le Vicomte ds Bragelons, dont l'acti.n se passe sous Louis XIV, Alexandre Dames 1 re, fait dire au comte de Guiches : \u2018* La sanglier s'est réfagié dans un champ de pommes de terre.\u201d !'es pommes ds tsrre sous Louis XIV ! N'oublions pas cette merveille dans le /.ier de Paris, de Paul de Kock.Ea 1632, c'est a lire quatre ans avant l'arrivée en France de Ma.rin, un des personnages du livre s'écrie : \u201c Pour é.\u20181ap- per aux sergents du guet, j'ai dû m'enfair por la rue Mazarine.\u201d Les académiciens eux-mêmes, hélas ! ne son: pas impeccables.M.Jules Claretie semble avoir de singulières notions sur l'anatomie humaine.On lit, en effet, dans Jean Mornais : \u2018\u2018 Autant se briler ls il chercha, sous son gilet, la place de son cœur.\u201d On ne nomm pas l'auteur de la bévue suivaiite, extraite d\u2019un ouvrage couronné par l\u2019Acadéinie française.\u2018\u2018 Un monsieur indiscret écoute les vou- fidences nocturnes que se font, dans un grand p«re, deux autres messieurs.La nuit eat claire Mais.Un gros nuage «jai passa devant la lune l'empévhs d'entendre la conversation.\u201d Pour terminer, signalons la remarquable découverte, due à M.Jules de Gastyne, qui, dans uv dramatique feuilleton, a compuré les bras de son héroine \u2018ceux de la Vénus de Milo.\u201d FRED.Les femmes adoucissent notre Apreté nerveuse ; elles nous font rentrer dans la race.Le fâcheux est que trop souvent nous négligeons d'utiliser, pour notre culture morale, l\u2019émo\u2018imn qu'elles ré pandant dans nos veines,\u2014 Maunick Bakuis La scène se passe en +53, + SQ TTHHTAH I NAHID HRY) Nad 5 FRITS SCIENTIFIQUE rE IQ rs EIT Ie 5) aT ICCTA LÀ CUITE TT] TU SE, FILET PROTECTREUR FOUR LES CHAMS ÉLECTRIQUES.\u2014 L'introducuon 1e conte dans les villes, de chars mis vn mouvement par un pouvoir mécunique, réclame impérativement quelque moyen de p.otéger la vie des piétons.Notre illustration donne une idée d'un filet destiné à recevoir sains et saufs les gens frappés par les tramways.Ce filet est fixé sur un encadrement supporté lui-même pur de petites roues, et qui est maintenu daus une posi- tion inclinée par «le solides ressorts hélicuides.De cette façon, uLe personne frappée par le char, tombe fatule- ment aur le filet, qui formant une sorte de sac la reçoit, tandis que les bras de l'encadrement se relèvent de chaque côté, soulevés par les ressorta et protégeant ainsi la personne contre tout dunger, L'inventeur cat M.Ch.F.Thomas, à Buckeystown, Md., à qui on peut s'udresacr pour plus amples informations.C'est ce nouveau rystème «ju\u2019à aclopté, ces jours-ci, la Compagnie des Chars Urbains, de Montréal.=== Les ENVELOPPES DU soLKIL-\u2014 Voici une très bonne explication, dit le Cosmos, de ce qu\u2019on soit entendre par cette expression, c'est M.Deslandres qui la donne, et nous la reproduisons esque textuellement, car elle est de nature à bien fixer les idées à ce sujet.L'atmosphère solaire est l'ensemble des couches extérieures au disque du Soleil tel qu\u2019on le voit tous les jours, dans les lunettes ordinaires, avec un contour nettement délimité.Ces couches extérieures, invisibles en temps normal avec la simple lunette, oot été dévoilées par les éclipses totales, s'étudient au moyen du spectroscoque et comprenneat deux parties distinctes, lu chromosphere et Ia couronne.La chromosphére est la couche restée qui recouvre immédia ement le disque solaire ou phvtusphére et l'entoure complètement, Elle n\u2019a été jusqu'à present étudiée avec le spectroscope, suit pendant les éclipses, ruit sn temps orinaire, que dans la partie annulaire extérieure au disque.Elle eat gazeuse et d'une manière ars:z générale, ussez mince ; mais, en certains points, elle offre des parties parfois très hautes, qui attirent tout d'abord l'attention et qu'on à appelées flammes rosrs, ou commune- ment protubérances, preéminences.|e met proéminence indique bien l'aspect de ces parties hautes qui appurais- sent dans les éclipses comme des éminences, extérieurement au bord solaire ; mais, dans lus recherches actuelles, on s'est mis à étudier la chrome aphère, n n plus scuie- ment dans la portion extérieure au duque, mais dans la portion «jui se projette sur le disque.L'aspect de la chro- moaphère n\u2019est plus a'ors le même ; les parties caractéristiques ne sont plus les parties liautes, mais les parties les plus brillantes qui sont aussi en général les plus basscs, et le mot proéminence ne convient plus.Aussi, pour cette raison, M.Deslindres propose de sen tenir à l'ancien nom de femmes où flammes gazeuses, qui convient très bien.D'autre part, la couronne, qui est lu coucho blanche superposée à la chromosphère, est beaucoup moins brillante, mais plus épaisse ; alle est formée par un mélange de gaz et de particules liquides oa solides.Elle présente aussi, en certains points de «a portion extérieure, des prolongements très faiblement lumineux; qu'on a appelés aiyrettes, banderulles, jets lumineux.Elle n'a pu, jusqu\u2019à présent, être reconnue sûrement que dans les éclipses totales.\u2014\u2014 Pere LES MERVEILLYS DE IA MER \u2014Les vagues ne se font pas sentir à une profondeur de 3,500 pieds , et la température eat ln même, ne variant que fort peu entre les #laces du pôle et le roleil brûlant de l'équateur.A un mille de profondeur l'eau u une pression de plus d'une tonne au pouce carré.Si l'on emplissait d'eau salée une oite de six pieds de large, et qu'on laissa évaporer l'eau, LE MONDE ILLUSTRE il resterait au fond une couche de sel de deux pouces d\u2019é- prissour, Supposant que lu profondeur moyenne de « céan soit de trois milles, il resterait ai l'eau a'évaporait su foud de l'Atlantique une couche de sel de 230 pieds d'épaisseur.L'eau est plus froide au fond de la mer qu'à la eur face.Dans plusieurs baies de la Norvège, l'eau gèle souvent au fond avant de geler à la surface.Les vagues aont fort tlompeuses À les voir au milieu d'une tempôte on di- ruit que l'eau marche.L'eau res 6 à la même place, mais le mouvement avance.Bien souvent les vagues atteignent une hauteur de quarante pieds pendant la tempdte et font cinquante milles à | heure, c'eat-à dire deux fois plus vite que le plua rapide des bateaux à vapeur.La distance du fuite d'une vague à l\u2019autre est généralement quinze fois plus grunde que la auteur des vagues \u2014 ou en d'autres termes il y à soixante-quinze pieds entre deux vagues de cing pieds de hauteur.L'évaporation à une puisralice énorme en attirant l'esu de lamer.Tous les ans les nues ahaorbent à la mer une couche uniforme de quinze pieds l'eau.Le vent entraîne cette cau-là aur la terre, elle tombe en pluie et les rivières la rendent à la mer.La profondeur de la mer présente un problème in- téreseunt.Si l'eau de l'Atlantique baissait de 6564 pieds lu distance d'une rive à l'autre serait réduite de moitié, c'est-à-dire à quinze cents milles Si elle buisanit de 19 60 pieds, il resterait un chemin sec entre Tl'erreneuve et l'Irlande.(est sur ce plan que les câbles transatlantiques ont été placés La Méditerrannée est comparativement peu profonde.Si l\u2019eau y bairsait de 660 pieds, cette mer serait partagée en trois mera différentes, et l'Afrique serait jointe a 1 Ita.ie.Le détroit d'Angleterre est plutôt comme un étany, ce qui explique l'inégalité de ses vagues Il est difficile de sutider correc'ement l'Atlantique Un officier de marive a aurmonta lu difficulté ; un poida de trenta livres va jusqu'au fon.Un trou est p-rcé dans le poids ; on y introduit une barre de fer qui joue facilement Au bout de a burre se trouve une capics de tasse dunt on graisse l'intérieur aveu du ssindoux.Quand la barre, dont le bout dépasse le poids, touche terre, l'agraife qui retient le poids tombe, Je sable ou la terre qui coustitue le fond de la mer «dhère au saindouxr de la tasse, et de cette manière on sait quel vst le fonds de la mer à l'endroit sondé.Quand le poids touche le funds, une secousse se fait sentir jusqu'à l\u2019extrémité supérieure de la ligne.UN MARTYR Nous détachons d'un volume du général Ambert, le sai- siesant épisode suivant de la guerre de 18,0 ; il intéressera certainement nos lecteurs : Le 19 septembre 1870, le 46e régiment d'infanterie prussienne «ffectuait son entrée, tambours, fifres et musique en tête, dans le village de B \u2026u- gival.Le colonel qui le commandait, un grand brun, quis n'avait pas l'air commode, à ce que nous raconte un téwoin oculaire, arrdta son cheval sur la place ci débouche la rue des Hautes-Eaux.Là, il demanda : \u2014Où est le maire Ÿ Il lui fut répondu que celui-ci avec la majeure partie du conseil municipal, s'était retiré à Paris.\u2014Ah ! ricana l'Allemand, vos autorités vous ont abandonnés ?Fh bien, nous allons vons gouverner.Mais tenez vous tranquilies, ou sinon.Un geste significatif compléta cette menaçante recommandation.Le premier soin des arrivants fut d\u2019installer un fil télégraphique entre leurs cantonnements et Versailles.A peine installé, ce fil fut coupé par une main inconnue.On le rétabliv.Il fut coupé de nouveau.L'ennemi organisa alors une active surveillance autour de cet appareil de transmision, et un paysan fut surpris rôdant d\u2019ane façon suspecte aux environs de ce dernier.Le paysan se nommait François Debergue, Il avait soixante ans et était jardinier chez Avenel.On le conduisit devant une commission militaire.\u2014C est vous qui avez coupé :e télégraphe ?questionna le major qui présidait.\u2014Oai, c\u2019est moi.\u2014 Avec quoi ?\u2014 Avec ceci.Es le jardiner tira son sécateur de sa poche.\u2014Pourquoi avez vous fait cela 1 \u2014Parce que vous êtes l'ennemi.\u2014Promettez-vous de ne plus recommencer.La vieillard secoua la tête : \u2014Je ne ferai pas cette promesse.\u2014Pourquoi donc 1 \u2014Parce que je suis Français.Des voisins, des amis, des notables essayérent 17 d\u2019arracher le malheureux à la justice terrihle qui allait le frapper.Ile oftrirent de payer pour lai une rançon de dix mille francs.Le major se montrait disposé à accepter.Mais le jardinier intervint bratquement : \u2014Je ne veux pas qu'il soit rien dépensé pour moi, déclara t-il.Ce serait de l'argent perdu.Je récidiverais le lendemain.Et il répéta avec la même résolution qu'auparavant : \u2014Je suis Français et je fais mon devoir.Le 26 «ptembre, à quatre henres du soir, un peloton de vingt quatre fusiliers montait ls prinoi- pale ruede Bougival François Debergue, condamné à mort, était au milieu d'eux.Le vieux payean.en habits de travail, les mains liées contre le clos, marchait d\u2019un pas ferme, la physionomie impassible.Le funèbre cortège, suivi de quelques habitants, prit la rue de la Celle et en gravit lentement la pente rapide.L'offici-r qui commandait le peloton paraissait ému.Plusieurs fois, on l'entendit murmurer en français, avec son accent tudesque : /\u2019atriotisme ! patriotisme ! On chemins sur la route de Verrailles jusqu\u2019à la ruelle des Bourbiers Là, on tourna à gauche.L'escorte s'arrêta dans le champ d\u2019un sieur Lainé.Le coudamné fat attaché avec une corde su tronc d'an pommier.Ensuite l'ufficier demanda aux assistants : \u2014Quelqu\u2019un de vous & t il un mouchoir ?\u2014J'en ai un dans ma poche ; preuez-le, dit le vieillard tranquillement.On lui bauda les yeux.L'oflicier reprit : \u2014 Avez-vous quelque chose à réclamer ?\u2014 Qu'on m'enterre à côté de mon frère.L'Allemand leva son épée, le peloton fit feu, et François Debergue tomba, le corps troué par dix- neuf balles, à quinze pieds de distance.Général AMBERT.PRIMES DU MOIS D'AVRIL Le tirage des primes mensuelles du Monpe ILLUSTRE, pour les numéros du mou d'AVRIL, qui a eu lieu samedi, le 5 mai courant, & donné le résultat suivant : ler prix No 7.878 .850.00 2e prix No 39,700 .25.00 3e prix No.23172 .15.00 te prix No.17.046., 10.00 Be prix No.8.263 .5.00 6e prix No.26,962.,,.4.00 7e prix No.19,148.3.00 8e prix No.636.2.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 117 5,947 14,446 19.840 27,158 32.351 199 6925 15,824 20,495 28,032 33,114 407 7,695 15965 20,602 28456 33,833 486 8,177 15989 20,60 25,643 34,70! 670 9,057 16,2156 21,781 28,948 35,429 657 9.214 16630 22,203 29014 36,047 782 9971 17,602 22,516 29,304 36,272 1,432 10,082 17,818 22,659 29.651 36,593 1,950 10,407 15,330 22,843 30.664 37,491 2,110 11,346 18,405 23,124 31,133 38,651 2479 12,179 18,620 23.415 31,197 38 826 3157 12,780 18,907 24,198 31600 :9,386 3,813 13,121 19,407 25314 32.031 39,483 4,210 13,638 19,678 26,743 32,052 19,785 4,564 13,995 N.B.\u2014Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du Monps ILLUBTRS, datés du mois d\u2019AVRIL, sont prides d'examiner les numéros imprimés en encre rouge, sur la dernidre page, et, s'ils correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal au plus tôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes chez M.E.Béland, No 276, rue Saint Jean, Québec. 4 Ak he 2 » \u2014 0e: At NN Es ANS W\\ : en D ES 2 LF Lo \u2014T- TA | N k VA had y rez + Ty Sl > 7% \u20ac _ 5 3 3e > 4 - le ¥ .se PAS A ps \u2019 : = / u idées-là.\u2014En effet, tendre un piège, et s\u2019y faire prendre soi mème ; le jeune homme d'hier soir ne doit pas trouver cela de son goût.Le eergent avait joué ce tour-là, à Queen, au moment où l\u2019on empoignait Blanchard John voyant Charles entre bonnes mains, voulut s\u2019en- fair, mais une rude main s'abattit sur son épaule et le retint.\u2014Pas si vite, mon bijou, lui dit le sergent à l'oreille, n'aimeriez-vous pas à suivre votre ami à bord de l'Orphéus ?Et il ricane.Queen allait crier, faire du bruit, mais il n\u2019en eût pas le temps.D.x minutes plus tard l'escouade avec les deux garçons, montait sur le pont de la frégate.IV A BORD DE \u201c L'oRPHEUS \u201d Les matelots se présentérent devant un des officiers de l'Orphéus, avec leur capture.Celui-ci ordonna tout de suite de délier les jeunes gens et de leur ôter les bâillons qui les étouffaient.Aussitôt qu'il put parler, Charles, indigné de l'acte odieux dont il venait d'être victime, raconta au lieutenant la triste situation dans laquelle il se trouvait, et demanda sa mise en liberté immédiate.\u2014Je ne puis de moi-même vous l\u2019accorder, répondit l'officier, mais je vais roumettre votre cause au commandant qui, quoique sévère, est néanmoins juste et bon.Ni vous parvenez à le convaincre par l\u2019accent de vos paroles, je ne doute pas qu\u2019il vous renvoie à terre, car à moins d'être habile comédien, il est difficile de si bien interpréter la tristesse, le désuspoir, comme vous le fites toast à l'heure en me parlant.Ce disant, l'officier se rendit chez le commandant.Après une absence de dix minutes, qui parurent très longues au malheureux canadien, le jeune lieutenant reparut.\u2014Mon chef consent à vous voir et vous entendre, monsieur, ditil en s\u2019adreesant à Charles.Vous, sergent, avec quatre hommes vous lui servirez d'escorte.Emmenez aussi l'autre garçon.Ce fut alors que Charles remarqua John Queen, qui s'était tenu en arrière autant que possible, air farouche, sombre.\u2014 Comment, toi eussi, John, tu as été enlevé par les gens de la presse Ÿ Pauvre ami, je te plains ! John ne savait que dire ; il ba!batia quelques mots.Son awi ne s'aperçub pas trop de son embarras, car ils arrivaient à la cabine de l'officier supérieur du navire.Son sort allait se décider.Ce fut donc le cœur palpitant d'émotion qu\u2019il en franchit le seuil.Le commandant, un gros court, ventru, le virage sévère ma:s pas méchant, avait dépassé la soixantaine.Il était seul, assis à une table, à laquelle il écrivait.Les matelots se rangèrent entre la porte et les prisonniers, pour prévenir toute tentative d\u2019éva- on.Le lieutenant s'avança : \u2014Mon capitaine, dit-il en saluant, voici le jeune homme dont je vous ai parlé.Charles s'inclina.~-Veaillez me répéter ce que vous avez dit } mon offi .ier.Soyez sincère ; je m'apercevrai hier si vous ne jouez qu'une comédie afin de vous échap- r.Charles raconta alors oe que nous connaissons, mais en des termes émus, éloquents.Son car rlait, et le vieux loup de mer, avec peine, retint Los larmes qui voulaient mouiller ses paupières.Les paroles émouvantes du pauvre jeune homme avaient f«it vibrer en lai la corde du souvenir.|| se revoyaid encore jeune, à York, en Angleterre, auprès de parents qu'il adorait, mais qui depuis longtemps dormaient dans la tombe, à l'ombre de la vieille cathédrale anglaise.Il s figurait un .no- meut la peine qu'il ressentirait s'il était à la [40 de ce garçon, et l'angoirse, la souffrance indic:le, qui tortarerait le cœur de la pauvre mère, quand elle apprendrait que son cher enfant lai avait été enlevé par des marins anglais.\u2014Qui m'asure, ditil, que votre histoire cat vraie 1 Votre accent est convainquant, mais «à vu déjà des scènes presque semblables couvrir le mensouge.\u2014Ce jeune homme, Votre Exoellenca, me c n- naît bien, et peut dire si je mens ou non I il montrait Queen.Le sergent eut an mouvement de surprise : il voulat parler, unis, sur rétlexiun, se tût, désirant savoir ce que dirait John.\u2014Eh, bien ! mon brave, ajouta le commandant, qu'avez vous à dire de oeci Ÿ me dit on la vérité on non! Queen avait raisonné : Si je dis qu'il a parlé vrai, il sera libre, mais moi, je ne le serai pas je serai rie à mon propre piège, comme an grand nigaud ; les matelots riront de moi.Au «un- traire, si je dis que Charles ment, nous resterns robablement tous les deux, et je serai bien capa- le de me dé endre de lui s\u2019il me veut du mal.Et \"is avec ça, ai je n'ai pas Jane, il ne l'aurs pas ui non plus.Il avança «l'an pas vers la table et d\u2019ane voix assurée : \u2014Il ment, dit-il.\u2014Que dis-tu, John ?a'écris Charles surpris.\u2014 Ah ! ah ! fit l'otlicienr supérieur.Alors ce qu'a dit ton ami $.\u2014 Mensonge que toutoela.\u2014Misérable ! lâche ! infâme ! je vais t'étrangler, rugit Blanchard, et il voulut sauter -ur Queen, le saisir à la gorge et l'étouffer, mais dax des matelots l'en emréchérent ed \u2018réussirent .le maintenir malgré ses efforts violents pour ee faire lâcher.\u2014 Pardon, mon commandant, dit alors le ser gent, en s\u2019avançant au premier plan da fond de le pièce où il était.Je sais quelque chose sur l'eniè- vement de ces deux garçons, qui peut être vuus fera comprendre que celni qu\u2019on appelle Queen à une raison pour démentir son ami.Le sergent raconta alors la visite de John Queen à l'auberge.\u2014 Ea effet, dit le gros capitaine, il y a certai: & ment du louche là dessous.J'éclaircirai cela tout à-l\u2019heure, après le déjeuner.Fn attendant, quod emmène ces deux hommes et que l\u2019on veille bin sur eux afin d'empêcher toute tentative d'évasion.v DEMARCIIRS INFRUCTUEUSES Maitre Green, du perron de son auberge, avait vu repasser les matelote avec leurs captifs.\u2014 Vous avez fait bonne chasse.Eh! leur do manda-til en grimaçant un sourire.Mais l'expression de sa physionomie changes aussitôt quand reconnut son filleul ficelé, baillonné.Mais c'est John, se divil.Je ne lui vois pas le visage, mais r Bacchus, je jarerais que c'est John, mon til: eul.Le pauvre diable s\u2019est prie dans son traquenard.Pourquoi ne m'a-t-il pas écouté, aussi ! Faut pourtant l'en sauver.Il cria après le groupe qui venait de disparaître dans le brouillard, gagnant vers le Oal-de-Sac, mais on fat sourd à son appel.Il courut pour les rejoindre, mais quand il atteignit oet endroit les matelots se rendaient à la frégate dans leur embarcation, et n'avaient garde de répondre à l'auber- iste.> 8 Patrick retourna à son auberge, endosta un autre habit et se rendit aussi vite que ses courtes jembes le lui permettaient, chez M.Dignard, afin de le consulter et de s'entendre sur ce qu'il serait possible de faire pour libérer son filleul.Le chapelior fut très marri d'apprendre cette aventure de son pauvre apprenti, et s'habilla vivement pour aller essayer de le retirer da malheur où il était tombé, Ils se rendirent tous deux au port, prirent une chalonpe et se firent conduire jusqu'à l'Orphéus ; mais là l'officier de quart ne voulat pas leur per mettre d'aborder, et ile durent s'éloigner sans avuir même pu voir Queen.Non découragé, Dignard dit à son compagnon .\u2014 Allons immédiatement chez M.Nathaniel Taylor, le juge de paix.11t obtinrent un wrrant contre le capitsine de Ia frégate, lui enjoignant de remottre à Dignard son apprenti gui, n'ayant pas encore dix huit ans, disait le chapelier dans sa déclaration, se trouvait, d'après la loi, hors des coups de la presse.(Dignard n'est pas tout à-fait exact dans sa déclaration, car Queen étsit ausei près de dix huit ans que de dix-neuf ans.) (*) M.James Kerr, juge de la cour de l\u2019Amirauté à Quebec, contre signa aoësi le mandat obtenu vhez M.Tsylor.Puis ile coururent au port.Le brouillard s\u2019étsit levé, et les deux compères virent l'Orphéus venant de lever ses ancres, tous l'influence d\u2019une douce brise de l'ouest et du jusant, s'éloigner gaillardement sar le fleuve.\u2014Malédiction ! nous arrivons trop tard, vociféra Green.\u2014Tout n'est pas encore fivi, s\u2019écria |» gnard.Je vois mon ami, John Campbell, qui s'en va faire une promenade dans son Silver Oar.Pent- être contentira til à nous prendre à bord pour courir aus à l'Urphéus Tis attéignirent Campbell comme celui ci embarquait dans son bateau.En eux mote, ils le mirent au courant de la situation ; il acquiesya & leur demande, et peu après la Rare d'Argent dansait gaiement sur l'onde et filait rapidement à la poursuite de la frégate.VI EVASION DE CHARLES Aprüi la visite du chapelier, le commandant de l'Orphéus avait donné l\u2019ordre de tout préparer pour un départ immédiat, et quand le chapeliar revint au port, il arriva juste à temps pour vor la frégate abandonner son mouillsga.Le commandant fit dire à Charles qu'il n'avait pu vérifier son histoire, mais qu'il ne pouvait le relâcher à présent, vu qu\u2019on cherchait à se faire remettre on compagnon qui, paraît-il, n'avait pas encore dix- huit ans, et se trouvait par là enlevé contrairement à la loi.Il ne pouvait perdre ses deux noa- velles recrues quand il en avait tant de besoin.L'on n'avait pas été longtemps sur le navire de guerre à remarquer cette petite voile qui tirait droit sar l'Orphéus.La luu-tte de l'otticier de quart, décoavrit la première, le chapelier et l'an- bergiste, dans le Silver Oar.Les voiles de perroquet ds misaine et du grand mat, ainsi que la perrache d'ar.imon farent déployées, et sous cette augmentation de voilure la frégate marcha plus vite, laissant bientôt loin derrière elle, nos deux compères désolés.Un quart d'heure auparavant sur la rive nord de la terre ferme, deux milles environ, à l\u2019est de la chate Montmor+ncy, Joseph Pelletier, (dans un canot, se préparait à fairo une psr.ie de pêche avec son fils aîné.Quand l'ordre fub dunné de déployer les voiles de perroquet, Charles qui était bon grimpeur, fat envoyé en haut avec d'autres matelots pour exécuter cette manœuvre.Le jeune homme voyant qu\u2019il n'avait rien À attendre du capitaine, cherchait un moyen d'évasion, mais il n'en pouvait trouver ; aucane chance de salut se présentait, ed il se savait surveillé de près.De la position qu'il (*) Voir Archives du Cegada, vol.Q.page 2.LE MONDE ILLUSTRE oconpait sur le mat d'artimon, il vit le Silver Oar courir après 'Orphéus.|| eapéra d'abord que la petite embarcation les rejoindraient, mais quand la frégate sous d'autres voiles gonflées, la laïwe bien loin en arrière, il eut un instant de désespoir.I{ regarda autour de lui sur le fleuve, vers l\u2019île d'Orléans, au sud, puis vers la terre ferme.Un dernier et long regard sur le pays qui fuyait, car de son poste il lui sembla que c'était la terre qui s\u2019éloignait.Un derniercoap d'œil sur ce coin de terre aimée, qu'il ne reverrait plus de longtemps, qui sait, peut-être jamais Ÿ Tout-à-coup, en regardant vers la côte nord, il tressaillit.Il venait de voir en aval, non loin, une barque montée par deux hommes, qui péchaient.Dans quelques minutes le navire passerait vis à-vis, c'est-à dire que la barque se trouverait en droite ligne entre eux et la terre ferme, à peu près à égale distance des deux.Charles avait tressailli : une idée téméraire, lui était venue subitement comme une inspiration.\u2014.la grâce de Dieu, se dit-il tout bas.Son parti pris, il se leva debout d'un bond, sur la vergue, et avant que le matelot anglais près de lui put comprendre son dessein, Charles s\u2019écria : \u2014Vivela France ! et se jeta dans le tleuve.Le saut était périlleux : au moins cent pieds de hantear.Une gerbe d\u2019eau jaillit lorsqu'il frappa l'onde.Le vaisseau fut immédiatement miten panne et des chaloupes farent descendues & la mer.Quelques instants après sa chute, Charles reps- rut À la surface pour reprendre haleine et se reconnaître, et il replongea sous la surface froide da Saint Lanrent.Il était nag>ur émérite ; aussi fatil bientôt rendu au canot des pêcheurs.Quand les marins dea chaloupes virent le Canadien émerger de l\u2019onde et monter dans la barque de Pelletier, ils s\u2019élan- cérent avec un hourra sur leurs rames, et leurs em - barcations volèrent sur l\u2019eau.Pendant que, A la bate, Charles racontait son aventure.lee Pelletier, atteignirent le rivage.Joseph Pelletier dit à Charles :\u2014Si mon gars, Audré, n'est pas parti pour aller en ville, vous pourrez prendre place avec lui et vous sauver, autrement vous vous réfugirez dans le bois voisin.Audré achevait d'atteler quand les trois hommes atterrirent.\u2014La chance est pour vous, monsieur, di* Juseph à Charles.\u2014Il est bien temps, Dieu merci, lui répondit Blanchard.Le cheval était de bonue race : et la voiture partit comme un trait.Oa garda ls méme allare rapide toute la route.Charles avait hâte d\u2019arriver chez lui Les deux Pelletier se cachèrent dans le buis près de leur rusison pour observer ce «jui se passe- raw quand les marins débarqueraient et pour & happer à leur colère, mais les anglais ne débarquèrent point ile venaient d'apercevoir à travers une éclaircie sur la route, la charette et leur fagi- tif allant comme le diable du côté de Québec.I n\u2019y avait jamais moyen de le rattraper.VII DENOUEMENT Charles arriva chez lui à temps pour les fané- railles de son père.Son eaut terrible, et le bain glacé qui suivit, le rendirenè bien malade, mais sa jeune et forte constitution en triompha.; Lorsqu'il fut rétabli, il alla voir les Pelletier, qui l'avaient aidé dans sa faite.I\\ y retourna même souvent.D'aucuns disent que c'était plus pour l'amour de Marie-Alice-Céleste Pelletier que par pure reconnaissance envers ses sauveurs.Des envieuses ou des bavardes qui disaient ça, bien certain, car Charles n\u2019oubliait pas que sans M.Pelletier et son garçon, il n'aurait pa échapper aux Anglais, mais, Alice était aussi pour quelque chose dans les visites plus fréquentes da jeune homme, car aux Æois suivant, elle prenait le nom de Blanchard.Dignard fib plusieurs démarches pour obtenir la liberté de Queen, mais toutes furent sans succès.Sir Robert Milnes écrivit à lord Camden, à Londres, en ss faveur.On répondit que l\u2019Ami- 21 rauré s'informerait des faits et, s'ils étaient vérifiés, Queen serait relâché.Il n'en fat rien, et l\u2019on n\u2019entendit plus parler de lui.Jane coiffa sainte Catherine : elle fut toujours trop coquette pour s'attacher un amant.pd - L'ARABE EN PRIERE L'Arabe est le peuple qui a lo mieux gard: le courage de ses croyances.Il est douloureux de voir ça foi égarée par les inventions du Coran, mais il est édifiant de constater avec quelle simplicité, il s\u2019adrerse à Dieu, eans souci de ceux qui l'entourent ou le regardent.Quand l'heure de la prière est venue, où qu'il soit, l\u2019Arube se tourne du côté de l'Orient et se met à prier.L'ABAGE EN PKIERE Abiel-Kader \\aincu ré-ista tant qu'il put, pour ne pas signer de traité avec la France.Parce que disait-il : * On ne voit jamais prier les grands chefs \u201d, et il ajontait : \u201c Je n'ai pss confiance en ceux qui ne prient pas.CARNET DE LA CUISINIÈRE Epaule de veats en venaison.\u2014 Prenez une éçaule de veau : lavez-la bien à l'eau tiède, lardez la de lard et d'anchois assaisonnés de fines épices.Mettez la dans une marinade de vin blanc pendant douze ou vingt quatre heures, et faites la cuire à la broche en l'arrosuat de sa marinade.Etant cuite, servez ja avec una poivrade liée d\u2019un peu de coulis.Beefsteack concentré.\u2014Ceci n'est pas une recette gourmande, mais une recette utile.Il s'agit de fournir aux petits ménages le moyen de se passer des marmites américaines pour procurer un bouillon très fort à un malade Une livre de bœuf, bien énervée, bien dégraissée sera coupée en très petits morceaux et placée dans un de ces verres en forme de tonneau qui contiennent généralement de la moutarde.On fermera l'orifice avec une vessio de porc bien lavée ou un parchemin trempé.Le tout bien ficelé cuira pendant quatre heures au bain marie.La viande ne devra pas être salée.On peut y ajouter un aileron de volaille et quelques rondelles de carottes. + qe M.J.F.LEE C'est avec un grand intérêt que les cercles d\u2019é checs de Montréal ont aocueilli la visite de M.F.J.Lee, le célébre joueur d'échecs anglais, dont la carrière bien connue n'a pas besoin d'être retracée tout au long.Arrivé eux Etate-Unis depais que'ques mois, il prit part au tournoi international de New York, et il remporta le 3 ne prix, de pair avee MM.Delmar eb Showalter.Il a donné plusieurs séances de ron art dans les différents clubs de New-York, Brooklyn, Philadel- phie, Washington, Hagerstown ot Chsmborsbarg, Tout jeune encore, il prit part à deux tournois de maîtres, À Londres, à des tournois internationaux à Bradford et à Manchester, en Angleterre Dans le tournoi du Divan, également à Londres, M Lee a remporté le premier prix en trois occasions, durant lea six dernières années, ayant pour adversaires des maîtres célèbres.Au tournoi du printemps dernier, M.Les a ob- tena un résultat très remarquable, ayant gagnée quinzo parties, annalé trois, sans en perdre une seule.Il a donné une séance au Montreal Chess Clab, avec quinze adversaires, gagnant douze parties, en annulant une et en perdant deux.Il a aossi donné une séance da parties simultanées, au Cercle St.Pierre, de Montréal.Comme toujours, M.Lee a maintenu sa réputation de jouear de première classe, en ne perdant qu\u2019une partie et faisant une partie nalle contre quatorze concurrents.USAGES ET COSTUMES DANS LA RUE Il faut être poli, très poli, même à l'égard des inconnus qu'on croise sur un trottoir.Oh ! vat- on dire, mais comment témoigner de ls politesse, une grande politesse à des inconnus sans se rendre ridicule Ÿ Il y & ane politesse muette et sans gestes qui ne passe pas inaperçue.La femme qui incline son ombrelle à droite pour ne pas éloigner quelqu'un à gauche est polie ; l'homme qui é'ève son parapluie ouvert au-dessus de celui d'une femme, pour éviter une collision, un abordage, est poli.Les gens qui se rangent pour laisser le plas d'espace possible aux autres sont polis ; l\u2019homme qui, voyant venir deux femmes de front, descend du trot- tole pour ne pas obliger celles-ci à se séparer est po .Eat polie, très polie, la personne qui, apercevant tout à coup un être ridicule ou fagote, asit réprimer jusqu'au second regard de curiosité (à plus forte raison le sourire involontaire) qu'elle aurait pu laisser tomber sur l'inconnu que le manque de g:0t ou, hélas ! la pauvreté expose à la moquerie.LE MONDE ILLUSTRÉ Je connais une femme qui, voyant venir de loiu des gens infrmes ou défigurés, auxquels leur mal heur imprime une sorte de gêne, fait exprès de laisser tomber sur eux Un regard rapide, indiffé- rent, comme on en donne & tout pamant, pour leur faire croire qu'il n'y à rien en eux qui excite ou retienne l'attention.C'est peu de chose, dira-t on.C'est beaucon , puisque, selon lea cas énumérés, on n\u2019a pas éveillé dans les esprit les remarques désagréables, dans les cœurs un sentiment de malaise.Dans les petites villes et dans les bourgs, beaucoup de gens timides considèrent comme un sup: plice d'aller par les rues, wéme pour faire les courses les plus indispensables.Les habitants inoccupés ont le goût de s'installer devant la porte de leur maison quand il fait beau, derrière leurs vitres quaud le temps est mauvais, et l'infortané passant sait fort bien qu'il es: toisé des piede à la tête par ces oisifs que la bienveillance n'étoutfe pas (comme dit si bien le peuple), et que toutes sortes de réflexions désobligeantes s'échangeut entre voisin.es eur sa tournure, son allure, sa toilette et sa figare.tur ses habitudes connues ou supposées.Si vous avez beaucoup d'aplomb, si vous êtes très ferme et très carré, vos trouverez qu'il eat absurde de se laiwser déconcerter pour de si petites choars Cependaaot le nombre est très graud de ceux qui sont aisément décontenancés par la sotte moquerie de ces argos malveillants.qu'il serait si facile de railler à leur tour, si on daignait détailler leurs imperfections.C'est une impolitesse impardonnable (mé ne & I'égard d'inconnus) de papoter de la sorte sur le compte de ceux qui passent, d'étonffer de petits rires, de se pousser le coude en les désignant da regard, de se communiquer à demi voix, oû tout haut, les observations auxquelles chacun peut prêter On entend des choses telles que les suivantes : Il ferait bien de fuire redresser les talons de ses chaussares ; \u201d \u201c I! & mis la redingote de son grand père ; \u201d \u201c Ce n\u2019est pas ane figure, c'est une betterave ; \u201d \u201c Si on lui aidait À porter son nez \u201d (qu'il a très grand où très gros) Oa encore : \u2018 C'est la trois cent soixante cinquième fois que ie lui vois cstte robe et ce chspeau ; \u201d \u201cOn ne sait ni qui sont, ni d'où viennent cet gens-là.\u201d * On dirait qu\u2019elle marche sur des œufs ; \u201d \u201c je ne retiens pas sa coutarière,\u201d etc, etc.\u2014Il fau irait avoir assez de philosophie pour ne pas écouter ces inepties ; mais non, on se tronble au point de ne plus savoir marcher, on butte sur une pierre, on manque de tomber, et les rires de partir eu fusée.Ces propos bites et méchants (qu'on entend moins souvent qu\u2019autrefois, il faut en convenir), ceux qui les tienuent les attribuent à un grand esprit d'observation J'admets qu'on ne puisse s'empêcher de voir, mais à quoi bon formuler toutes ces vilaines remarques Ÿ Vous blessrz le pas sant inoffeneif ou non (car à mon avis, il faut ménager jusqu'aux mauvais) et vous développez rans profit l'esprit de critique qui dormait peut être chez celui à qui vous communiquez vos belle dé.coavertes.Et puis, si tous nous avons notre ou nos côtés faibles, nous possédons pour le moins un don.Il est étrange que cette qualité ne soit pas aigoalée comme les défectuosité.* Le véritable goût, à dit Voltaire, eat de voir les beautés à travers les dé- faute.\u201d Je fais cette citation parce que justement ceux qui sont à la recherche des laideurs d\u2019autrui croient être douéa d'an\u2018goût impeccable.Le jour encore éloigné, où on laissera aller les gens en paix par les rues quels que soient leur vô tement, leur visage et leure façons, où on ne fora pas de conjectures gratuites et insultantes sur leurs meeurs ob lear situation, le jour ou cbacun se gé pera un peu pour le passant condoyé, l\u2019'hamanité sues fait un immense progrès.La poli:esse de la rue aplanira bien des difficultés.ANN Bern.La Petite, par Edouard Cadol, grand roman populaire, qui a été lu par toute l'Europe, est en vente pour 5 cts à la librairie G.-A.et W.Dumont, 1826, rae Ste.Catherine.Emprcesez- ous de l'acheter.| NOTES ET FAITS Sursperstitions La ' Sur la fin du Xe siècle vivait en Catalogne le moine Romuald.Les Catalans avaient une tells fof en an sainteté qu'il voulurent le tuer, dang ly + crainte que, «il venait & les quitter, ses rei: ue, après sa mort, ne vinssent à leur manquer.+ + + + Une cerémonie funèbre au XIle siècle On ne lira pout être pas sans intérêt le récit que fait un historien français, le sire de Joinville, con.1 sciller de Louis IX, d'une cérémonie funèbre che les Commsion, habitants du Caucase, qui « .terraient autrefuis les principsux de leurs morts ve on cérémonial identiquo à ce'ui des Gaulois a \u2018ant le conquête romsine.« Un riche cavalic: était mort et on loi «vait fait une grande et large fosse en terre ; © on l'avait assis eb paré trds noblement sur une cl ise, et on mit avec lui le meilleur cheval qu'ii efit et le meilleur sergent, tout vivant.Le sei ent avant qu'il fit mis dans ls foase avec pon seiy: cur, prit congé du roi des Commains et des autres ri hes seigneurs, et pendant qu'il prenait congé d\u2019ev .ile lui mettaient dans son écharpe vna grande à son d'or et d'argent en lui disant : \u201c Quand je vie: 1rai dana l'autre siècle, alors tu me rendras ce qu je * te baille,\u201d et il disait : \u201c Ainai ferai je volont: rs.\u201d Le grand roi des Commains lui bailla une !-1trs qui s\u2019adressait à leur premier roi, où il lai ma:: lait que ce prud'homme avait très bien véca et qu\u2019il l'avait très bien servi ¢t le prisit qu'il le recom pensAs de ses servi es.Quand ce fut fait, ::s le mirent dans la fouse avec son seigneur et av-> le cheval toat vivants, et puis lancèrent sur la f se d+s plenches bien chevillées, et toute l'armée courut prendre des pierres et de le terre ; et avant que de dormir, ils eurent fait, en remembran: r de ceux qu'ils avaient enterrés, une grande montagne au dessas d'eux \u201d Chez les Gaulois, en eflet, tout cs que l'on cr vait avoir été cher aux morts était eacritié à leur sou- venig.C-tte coutume qui, Dieu merci, disparat avec le temps, n'en est pas moins reapectab:», en ce sens qu'elle atteste chez nos ancêtres au foi naive, mais inébranlable, en l'immortelité de l'ame Le CHRROBE! 8 NOUVELLES A LA MAIN ê La politique chez le troquet : \u2014Oui, Polyte ! l'avenir est au socialisme : \u2014B-n oui, mais qu'é qu\u2019 c\u2019est que 1\u2019 socialise! \u2014C'eat pas malin : t'as un sou, j'ai une 1p t'achètes du tabac ! \u2014Et après 1 \u2014Eh ben, moi j'fame ! \u2014-Et moi, alorsse ?\u2014Toi ?Parbleu, tu craches ! ! .* A la Campagne : Le fils d'un fermier explique à son camar:le d'école, j'une citadin en vacances, comment le blé pousse : Ça ne fait toujours de la même manière Quand on sème le blé, on met du fumier dessus.Alors comme le blé n'aime pas le famier, qui sent ns0- vais, il s'empresse de sortir de terre et de mor.ter le plus haut qu'il peat pour ne plus le sentir.+! Une consultation : Le médecin.\u2014 Vous ne souffres d'aucune mais die grave ; cependant, abetenez vous désormais de jouer du trombone.\u2014Bien docteur.Après la sortie du client, un ami demande st médecia ce qui avait pu le pousser à défendre le trombone.; \u2014 Vous ne comprenez pas 1.C'est bien simple : Ce client habite juste au-dessous de chez moi | a ere: OHOSES BT AUTRES \u2014Dans le Kansas, let œufs se ven- \u2014L'Irlaude est, dit on, le pore Ji! 30 commet le moins de suicides.\u2014Le jour de l'an ne tombera le di manche qu\u2019une fois pendant le prochain idle, ire prochain M \u2014Ce sont les Australiens qui mangent le plus de viande, et les Italiens 3k ui en maryent le moins.SOUDRON LIGOEUR SYGIÉNICOB, ANTI-EPIDÉ- \u2018 MIGOE, PRÉSERVATIVE ET CURATIVE | Des MALADIES de la postrine, GU YOT Raiges l'adresse 19.1.Jaood, Paris.\u2014Une lettre autographe de Wash.| ngton, à été vendee à l'encan à New- \u2018ork, pour la somme de 825.Elle \u2018ait adressée À George Taylor, de New-York, à la date du 18 mai 1786, : remerciant d'un envoi de pommes et \u2018hoitres.EN POUDRE ET EN PASTILLES, HARBON prouvé ET RECOMMANDÉ PAR vic DE MED.DE PARIS, CONTRE LES maladies de l'estomac, la dyspepsie, la diarrhés, la dysenterie, la cholerine, le chole a.19, t.Jacob, Paris ot TOUTAS PLCS, ou Dr BELLOC \u2014 Le premier papier monnaie qui sit irculé au Canada a été émis par l'in- Pendant Meules en 1865.Cétaient es cartes à jouer ordinaires, cou n quatre, timbrees de fleurs de lys armontées d'une courosne et contre- gnées par divers fonctionnaires.\u2014L'homme de belle bamear ne se li sgrine pas de l'in-uccès et se réjouit e la réussite ; l'homme d'humeur mo- 08e, s\u2019il réussit neuf fois sur dix, ne se \u2018iouira pas des neuf succès et se cha- rinera pour la seule et unique fois cu J n'aura pas réussi.\u2014Les pertes matérielles causées di- \u2018\u2019tement ou indirectement au pays Mr la grève des 350,000 mineurs de lirbon en Angleterre derniérement - sont élevées à £1,700,000 par se- ÿ mine, ou à la somme totale de douze billions de louis.ILU L EgArrRonvics PAR L'ACAD.DE Ms.» PARIS, CONTRE l'Anemie, la CAlo- oa rose, ou pdlss couleurs, l\u2019Epuise- ment des forces.LES PILULES DB VALLET VRAIES SONT BLANCHES ETSUA ALLE CHACUNE EST ÉCRIT LE NOM VALLET.lV.e.Jacob, Paris ot TOUTES PHARMACIES \u2014L'ean de la mor, tont le monde le it, contient du sel ; mais pas partout même quantité ; ainsi, dans Mer orte, il y a 187 livres de sel par tonne, au ; dens la Mer Rouge, 93 ; dans Méditerrannée, 85 ; dass l'Atlan- que, 81 ; Canal Anglais, 72; Mer vire, 21 ; Baltique, 17 ; Mer Cas LES ECHECS ET LES DAMES MATCH STRINITZ LASKER Cette grande lutte échiquéenne, où pour le championnat du monde, commencée à New-York puss à Philadel- phie, se cuntinue actuellement au Cosmopolitan La lutte eit engagée depsis jeudi derni«r et \u2014Un congrès de chimistes et phar- que l'on naciens aura lieu à Naples ea septem- parties.les mardis, jeudis et samedis Les deux parties jouées en cette ville ont été une nulie et l'autre ga RLée par Steinitz ce qui donne le résultat suivant : Lasker, 7 partie.de grgnées et Steinitz 3 Comme on le voit, la différence set de l'estomac et de la vessie.grande, mais le vieux vétéran ne désespère pas encore de la victoire.8 des Les No.152\u2014PROBLEME D'ECHECS Composé Noirs.\u20146 pièces Mo GE 7 2x a7 hg Oh i Him LE MONDE ILLUSTRÉ Ciob, A Montréal, prolongera jusqu'à ce prochain, joueura ait gagné dix jours de réun\u2018on sont | clusivement \u2014 LA \u2014 : Banque Jacques-Cartier DIVIDENTE No 57 AVIS est par le présent donné qu'un di- vidand > de trois et demi (34 pour cent) sur le capital payé de cette Justitution à été déclaré pour le semeatre courant, et sera payable au bureau de la Banque à Montréal, le ct après vendredi le premier Juin Les livres de transferts seront fermés du dix-sept au trente et un Mai prochain in- L'assemblée générale annuelle des ac- tioanaires de la Banque aura lieu au bureau de la Banque à Montréal, mercredi le 20 Juin prochain, à une heure p.m.Par ordre da Bureau de Direction, À be MARTIGNY, Directeur Gérant par M J.W.Baird \u2014 LA Banque Ville - Marie AVIS est donné par le présent qu\u2019un dividende de trois pour cent, sur le capital payé de cette institution, a été déc aré poar le semestre courant, et sera payable au bureau principale de la Banque, le et après vendredi le premier juin prochain.YA à \u2014 a | JA 2 y; Les livres de transferts seront fermés du \u201cents a tw 7, \u201c| [21 au 31 Mai, ces deux jours inclusivement.7 A w= 2 L'assemblée générale annuelle des action.08% A0 , e de 7 wm \u201cwy ,\\] {naires aura lieu au bureau principal de Li 77% 7 Gal Banque, mardi le 19 Juin prochain, à midi.Wiis, » A y 7 Pur ordre du conseil de fairection, 77 72% WM, WEIR, Président.Gi is, Montréal, 24 avril 1894.mar Blancs 10\u2014 pièces Les blauos jouent et font mat en 2 coups les plus modernes EMILE VANIER » (Atclen élève de Ë\u2019Ecole Fulytehnique) INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR Drs MATHIEU & BERNIER oy » 7%, Chirurgicas dentistes, coin des rues du jn ; ZE 7 Champ de-Mars et Bonsecours, Montréal.wm Yd 7] Extraction de dents par le gaz ou Vélec: ri- ÿ 2 2 cité Dentiers faits avec ou tans palais 70 2 _ 70 | Restauration des den's d\u2019après les procéd: s SOLUTION LU PROBLÈME No 150 Blancs Noirs 187, rue St-Jacques, Royal Building 1C6R 1 BprC Montréal 2 53 ?2 ! 3 T 7R, éch t mat.2 PAF S | RIF RENE RAVAUX 4 F, échec déc.2P4 .3 C8 D, échec et mat ARTISTE-PEINTRE No 15%.\u2014PROBLEME D'ECHFCS Composé par M, C, Mohle, New-York Noirs.\u20142 pièces Portraits en tous le, Aquarelle, GE GO 7 7 vnne, ll.2%, 2% 74, 7 Yu _ a 7 5 7 Pa i, vo 7 &, Rue St-Laurent Résidence privée : 156a, Ste-Elizabeth enrs.\u2014Peinture à l'hui- einture sur scie, satin, 7 7% nal,\u2019 G00 16 à \u2014La Wilbar Opera Cu.continue, !te semaine au Tnéâtre Royal, la série | illante quelle a commencée, lasemaine _ \u2018rnière.Chacune de ces piè æs sera jouée avec tuôme talent, par le même personnel, Aveo une mise eu scène aussi extra- dinaire que la semaine dernière.& VIN PÉBRIFUGE, TONIQUE DIGES- N TIF, APPROUVE PAR L'ACADEMIE DE MÉDECINE DE PARIS, pour les convalescents et tous ceux qui souffrent de faiblesse de l'estomac, d'anemie, d'epui- sement cause par l'âge, les excès, le travail, la fevre.EM BOUT.ET 1/2 BOUT.19, rus Ja00b, Paris et TOUTES PUS an Les Blancs joue lv.ROY & L.Z.GAUTHIER Architectes et évaluateurs 162\u2014RUE SAINT -JACQUES\u2014163 (Bleck Barren) Viowon Rov, Téléphone ne 2113.Saint-Nicolas, tl udi de ch monte partent du ler dévembre et da ler hig ols 110 fe mi .fr) elx mois : 19 Paris et dé Blancs.\u20144 pieces! fr.B'adremer à Delagrave, 16, rue ouffiet, Paris France nt et font mat en 4 coups des et scientifiques.6 véantée go \u201c1 DU etc.\u2014Spécislité : Adresses enluminées, n° ei | (pRATRE FRANÇAISE L.DERMIGNY 126 w.256hb STREET, NEW-YORK SUCCURSALE A MONTREAL 1608.Norux-Dams Seul Agent et Dépositaire du \u2018\u2018 Petit Jour de Paris, do son eupplément colorié, et du *\u2018 Journal Illustré,\u201d pour le Canada et les Etats-Unis, Dépôt des principaux journaux de Paris, aotamment : Petit Parisien, Soleil du Dimanche, l'Echo de la Semaine, l'Univers Illustré, Le Figaro, eto., eto.; journaux de Abonnements à toutes revues où publi sations Ordres pour lirras pramprament Le Z.Gavenisn journal illustustré pour garçeus et filles, parais es imitations ue semaine.Las abon- rtements, un an: 18 fr, nion maitres Le puste, agents et clubs mens envoyés gratis par la poste, 'adresser à ARTHUR T LUMLEY, Sade 3, Park Place, N.-Y, Lr NEw - YORK ILLUSTRATED NEws ublication de seize pages, paraisant tous es jeudis, sera envoyé par la poste pendant treize semaines sur la réception d\u2019un dollar.Ce journal n'a de relation aveo aucune autre publication es les marchands et les souscripteurs soat mis en garde contre Eacompte libérale aux Speci- ANNONCE DE John Murphy & Cie VOILES tre Communion 24 HEURES D'AVIS De plus, nous nous epgageons à exécuter sur vingt-quatre heures d'avis n'importe quel dessin possible, exactement au goût de l'acheteur, et fait au même prix, suns charge extra.BRODERIES Notre stock de broderies pour lère communion est immense les dernières nouveautés viennent d'être reçues, et les dames qui désirent des broderies feraient bien de visiter ce département.Votre choix sur un lot de 200 pièces.Prix très bas, pour brode-ies extrêmement bien fisies.\u2014 VOY EZ-LES \u2014 Voyez nos nouvelles dentelles noires et garnitures.John Murphy & Cie 1751 et 1783, rue Notre-Dame, coinde larue St-Pierre Couditions : au con.ptant et un seul prix TÉLÉFIONE 2193 TY] CANADIEN Les trains laissent Montréal de la gare rue Windsor Boston, a9.00 a.m., *s8.20 p.m.tPortland, 9.00 a.m., $8 20 p m.Toronto\u2014s8.25 a.m., *29.00 p.m.Détroit, Chicago, s8.25 a.m.\u201ca9.00 p m.8.Ste-Marie, St-Paul, Minneapolis, etc, 29,10 p.m, Octawa, Winnipeg et Vancouver, a9.10 m Ste Ange, Vaudreuil, etc.88.25 a.m., 4.15 p.m.6.15 pm Brockville, Vaudreuil, 8,25 a.m, 4.15 p m.Winchester, 88.25 a.m , 4.15 p.m., St-Jean, s9.00 a.m., 4.05 p.m., 708.40 p.m s*8.20 pr Sherbrooke, $s8.40 p.m, Waterloo et St-Hyacinthe, 4.05 ï m.Perth, «8.25 à.m.4.15 p.m., *s9.00 p.m.Newport,s9.00 a.m., 4.05 p.m.,*s8.20 p.m, Halifax, N.E.,St-Jean,N.\u2026 etc, 138.40 p.m Hudson, Rigaud et Pointe Fortune \u20ac, 16 p.m.De Ia Gare @uocarré Dalhousie: Winnipeg et Vancouver, $4.60 p.m.Québec, 8,10 a.m., $3.30 p.m.et 210.30 , Mm, Joliette, St-Gabriel, 3 Rivières 6.15 p.m.Ottawa,s8.50 am., 4.50 p.m.St-Lin, St- Eustache et St-Agathe, 5,30 .m, st'érôme, 8.30 p.m., 5.30pm Ste-Rose et Ste-Thérdee-8.60 a.m., (a) 3.p.m, 81.50 p.m., 5.30 p.m.\u2014Samedi 1.30 p.m.au lieu de 3.00 p.m, $ Samedis exceptés.* Tous les jours, dimanches inclus.Les autres trains les jours de semaine seulement tel qu'indiqués Chars-palals et chars-dortoirs.§ Dimanches seulement.(a) Excepté les same- die et dimanches.+Connection avec Portland tous les jours, le samedi excepté.BUREAU POUR LA VENTE DES BILLETS 29 Er A aa 24 + #80 \u20ac 6 + 3 @ 5 + + ®» ERA 6680606 6 à à 6 9 ® AS 81650.000 De Marchandises vendues A un bon marohé extraordinaire pendant 60 ioure.Immenses Réductions DANS TOUS LES DEPARTEMENTS ! ! $10,000 de jouets vendus presque pour rien : Hätez-vous de venir si vous voulez profiter de cette occasion unique.Rien de semblable n\u2019a jamais été va à Montréal Cie GENERALE \u2014 DES \u2014 BAZARS COIN DES RUES Ste-Catherine & St-Laurent Cognac Jockey Club Carte Or V.8.O.P.GaBaxT! 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