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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 12 mars 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1898-03-12, Collections de BAnQ.

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[" ___ a.LE MONDE ILLUSTRE \u2014\u2014 \u2014 ae ° ABONNEMENTS: lux ANNÉE, No 724 \u2014SAMEDI, 12 MARS 1898 | ANNONCES : \u2018 Un an, 33.00 Six mois.SI tt.+ LC Lune Lee ; | La ligne, par insertion - - - - - 10608 Quatre mois, 51.00, payabdie d'avance J BERTRIAUME ¢ & SABOURIN, PROPRIETAIRES.| Insertions subséquentes - - - - Semi Vendu dans tvs dépôts < - 5 cents la copie |-IsurRaus.42, PLACE JACQUES-CARTIFER.MONTRÉAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme BEAUX-ARTS.REVERIE \u201c 3 722 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 12 MARS 1898 SOMMAIRE TExTE.\u2014Jeanne d'Arc devant ses juges, par Firmin Picard.- -M.Ileath, par Chs-A.Gauvresu, M.P.\u2014Les députés libéraux de Québec en 1883, par F.L.Desauluicra.\u2014Petite poste en famille.Poésie : Les voix célestes, par Dr J.-N.Legault.\u2014Nouvelle : La Saint-Hubert, (avec gravures), par Jules Lanos.- Mœurs et coutumes.\u2014 Cartes de visite pas banales.\u2014 Poésie : Sonnet d\u2019ur, par Emil Nelligan.\u2014 Nouvelle canadienne : La ceinture de mon oncle, par Louis Fréchette.\u2014 Galerie de nos hommes illustres en caricatures.Poésie : Nos illusions, par B.-H.Séguin.\u2014 Causerie, par Gilherte.\u2014 Beaux-Arts : Réverie, var F.Picard.\u2014 Ecole littéraire.\u2014 Description des gravures de mode.\u2014Nalle de Gymnase.\u2014 L'art culinaire.- Jeux et amusements.-Feuilleton : Les deux Gonses.-Théâtres.Choses et autres.Guavures.-\u2014Beaux-Arts : Rêverie.\u2014 Portraits des députés libéraux de Québec en 1883.\u2014Nos hommes politiques en caricature : Son Honneur le maire Préfontaine.\u2014 Jeanne d'Arc devant ses juges à Rouen, le 21 février 1431 (double pue).\u2014 Toi lettes pour enfants.- Davinette.\u2014 Gravure du feuilleton.A TOUS NOS LECTEURS \u2014 .LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jour aal peut, de cette sorte, vépartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, $4, 85, $10, 815, $25 et 250.Nous constituons par la, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, es pour égaliser les chances tous sont mis sur fe même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui dé- tide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera jours qui suivront chaque payée après les 30 tirage.(Voir gravure) Charles VI, le Bien-Aimé, avait perdu la raison : nos lecteurs connaissent le récit terrifiant de l'aventure qui amena cette folie.} Sous son règne, à la fin, les Anglais, profitant du déchirement du räyaume par les Bourguignons et les Armagnacs, se rendirent maîtres de presque toute la France, et.après leur victoire d'Azincourt (Pas-de- Calais) forcèrent la France à signer le desastreux traité de Troyes, en 1420, reconnaissant comme souverain de Franco, Henri V, roi d'Angleterre.Epoque de honte, de deuil, de sang partout ! Charles VIT, en 1422, avait succédé à son père, Charles VI.D'une indolence sans exemple, il ne rêvait que fêtes et plaisirs, demeurant dans une coupable inactivité bien faite pour amener le désespuir dans toute la France.Mais Dieu veillait.TI préparait un enfant, là-bas, su fond de la grande province de l\u2019Est, lui montrant la \u2018\u2018 grande pitié \u201d\u2019 qui régnait su royaume au Marie.Un enfant.et pour mettre le comble à la divinité de son miracle, il prenait cet enfant où nul n\u2019eût osé songer à la soupçonner : c'était une petite fille, c'était la fille d\u2019un homme sans nom, sans histoire.Il envoya vers cette timide fleur de nos champs\u2014 LE MONDE ILLUSTRE car la Lorraine est le berceau de\u2019ma\u2019famille- des habitants du séjour des élus : sainte Marguerite et d'autres, qui lui ordonnèrent de chasser l'Anglais, de délivrer le royaume, de faire sacrer le roi à Reims.Une enfaut, une toute jeune fille !\u2026 Est-ce croyable ?Mais nous avons, nous, catholiques, la sublimo folie de la Croix\u2014cet acte de la xagesse de celui qui est seul Dieu !.Quoi d'étonnant que nous ayons aussi In sublime folie du patriotisme ?Oh ! comme cela repose des Dreyfus ot des Zola! .= + Jeanne, à force de prières, de supplications, obtint enfin du capitaine de Vaucouleurs (Meuse), Robert de Besudricourt, d'être conduite au roi.Celui-ci, alors à Chinon (Indre-et-Loire), s'était habillé comme les seigneurs de ln Cour, et se tenait caché au plus épais d'un groupe.L'un des seigneurs reçut Jeanne, comme s\u2019il eût été le roi : \u2014Retirez-vous, lui dit-elle, que j'aille à mon roi : car vous u'étes pas le roi.Et perçant les rangs étonnds, olle s'arréte devant Charles VII, fiéchit le genou devant lui, et lui dit sa mission.Elle lui dit aussi, à l'oreille, une prière qu'il avait compusée lui-même, qu'il récitait chaque suir, et que seul, il connaissait.Suivant son caractère indécis, le roi chercha quel- * ques jours encore à temporiser.On était en 1429 : les Anglais cernnient Orléans, il fallait se hâter, ou la ville ailait tomber, à son tour, aux mains des habits rouges.Jeanne fut mise à la tête d'une petite troupe, avec Poton de Xaintrailles, La Hire et autres célèbres capitaines, culbuta l'Anglais, délivre Orléans.Tout fuyait devant elle ! * + * Après maint combat, mainte victoire, la Vierge de Lorraine, notre douce Jeanne d'Arc, avait résolu de déposer son épée.Le roi était sacré : elle n'avait plus rien a faire.Ses voix ne lui avaient rien ordonné de plus.Charles VII la supplia si bellement, que la gracieuse héroïne ne put lui résister.Après une courte série de succès et de légers revers, elle fut trahie et livrée aux Anglais, à Compiègne.Un simulacre de tribunal d'inquisition fut institué à Rouen, par l'ambitieux Cauchon, évêque de Beauvais.Henri de Beaufort, frère du roi Henri IV d'Angleterre et oncle du roi Henri VI, régnant à l'époque de notre récit, Henri de Beaufort, cardinal anglais, avait, lui aussi, décidé la mort de l'enfant ; il fut un des juges qui la condamnèrent.Le 21 février 1431, on amens, dans un grand dé- pluiement de troupes, l'enfant désarmée, inoffensive, seule : tout, les Anglais, l'évêque, les prêtres choisis par ce sinistre personnage, tout était contre elle, tous avaient juré sa mort.Elle arrive au milieu du plus sévère apparat.Sur son trône, l\u2019évêque, mitre en tête, se penche anxieux vers celle qui a brisé les armes des Anglais, rompu leur puissance ; un regard de haine pour la colombe devant laquelle ont fondu les hordes sanguinaires de Bedford, sous le souffle de luquelle est tombée la valeur guerrière des Talbot et des Suffolk ! L'évêque commence cet interrogatoire qui 1estera sou éternelle honte, et qui soulèvera de dégoût les cœurs bien nés jusqu\u2019à la fin des temps : \u2014Prêtez serment, sur les Evangiles, de dire toute la vérité sur tout ce en quoi vous serez interrogée.\u2014Je ne sais de quoi vous me voulez interroger, répond Jeanne.Peut-être me demanderez-vous des choses que je ne vous dirai pas.\u2014Direz-vous la vérité sur toutes les choses qui vous seront demandées touchant la foi ?\u2014 Sur mon père, sur ma mère, sur tout ce que j'ai fait depuis que j'ai pris le chemin de France, oui, je jurerai.Mais non sur les révélations que j'ai eues, et dont je n\u2019ei parlé qu'à mon rui.De ceci, je ne dirai rien, dût-on me couper la langue ! Mon conseil (ses voix) m'a défendu d'en rien dire à personne.Au reste, avant huit jours, je saurai bien si je dois Ia révéler (la vérité).Des cris, un grand tumulte, acoueillent ces rd}.yey, Jeanne est impassible.L'orage gronde autour d'elle ; elle ne s'éniucst de rien.Ou l\u2019injurie, on voudrait ae jeter aur elle vlly est là, faible, désarmée, enchaînée comme un n:fai- teur.Les yeux au ciel, elle y puise un couru indomptable.L'évêque redouble d'instances, se fait pressant, iusi- nuant.I! excipe de son pouvoir épiscopal, il pr.|] menace : Jeanne reate d'un calme admirable, et - Jin.tient sa réserve.Les genoux en terre, les deux mains sur l'Evau - elle jure de dire, autant qu'elle le pourra, la v.> mais reulement sur lex choses dont elle serait re \u2026. \u2014\u2014\u2014 LES LIBERAUX DE QUEBEC EN 1883 (Voir gravure) line sera peut-être pas sans intérêt de publier, Avec la gravure qui donne les portraits des députés Qui formaient, en 1883, la loyale opposition de Sa Majesté à la législature de Québec, quelques notes sur M.Bernurd M.Watts M.Ntephens M.Gugnon M McShane Dr Laberge Hon M.Joly Dr Rinfret as tt.aki.coût oli x M.Demers M.Bernutchez M.Shebiyn M.Mercier Hon.M.Marchand Dr Cameron M.Irvine LES DEPUTES LIBERAUX DE QUEBEC EN 1883 chacun de ces députés.La Chambre d'Assemblée ne comptait alors que soixante - cin4 députés.Détail assez curieux, les libéraux de cette époque n'étaient pas plus nombreux que les députés conservateurs à l'assemblée législative sortie du scrutin, au mois de mai dernier.Les chiffres sont tout simplement renversés.L'hon.M.Marchand, qui était alors le chef de la petite phalange libérale, est aujourd'hui le chef du cabinet et commande une majorité toute aussi forte que l\u2019hon.M.Mousseau, chef du cabinet, en 1883.Que sont devenus les quinze députés libéraux de l'an de grâce 18837 Voici.Six sont morts : MM.Mercier, Demers, Dr Cameron, Dr Malouin, Ur La- berge et M.Irviue.Cinq ont quitté l'arène politique de (Québec : l\u2019'hon.Sir Henri-Joly de Lotbinière, est devenu membre du gouvernement de Sir W.Laurier ; M.Gagnon à accepté le puste de shérif de Québec ; M.McShane est retourné a ses affaires privées ; M.Bernard n\u2019a plus été candidat et M.Bernatchez a été défait, aux récentes élections générales, par un autre candidat libéral, M.Lislois.Enfin, quatre de ces députés siègent encore dans l'enceinte parlementaire : l'hon.M.Marchand est premier ministre, les hon.MM.G.-W.Stephens et Jos .Shehyn sont ministres sans portefeuille, et M.W.-J.Watts est encore député de Drummuad, après avoir été absent du parlement pendant quelques années.De tous les députés actuels de Québec, l'hon.M.Marchand est le seul qui vccupe un siège depuis le régime de la Confédération, en 1857.Détail plus curieux encore, il a constamment représenté, depuis 1867, son fidèle comté de St-Jean.De tous les hommes politiques du Canada, il est le seul qui puisse se glorifier d'un pareil honneur, qui n\u2019est pas un mince honneur, assurément.Depuis 1867, l'hon.M.Marchand a toujours subi la fortune de son parti.Rarement au timon des affaires, plus souvent dans les froides régions de l'opposition, le premier ministre actuel a constamment donné l\u2019exemple du courage et de l'énergie.Il connaît, plus que personne, la sigmtication du dicton : patience et longueur de temps valent mieux que rigueur et violence.1! rocueille, aujourd'hui, les fruits de ses longs travaux passés.Ces jours derniers, la ville de Québec dunnait un grand banquet à l'hon.M.Marchand, à l'occasion du trentième anniversaire de son entrée dans la vie politique.Plusieurs conservateurs marquants s'étaient joints aux libéraux pour donner plus d\u2019éclat à la fête.C'était un bien joli témoignage de reconnaissance décerné au chef actuel du gouvernement de Québec.Dernier mot, avant de finir cette note.Qui, en 1883, aurait pensé que la petite phalange libérale se tenant étroitement unie aux côtés de l\u2019hon.M.Marchand, aurait, aujourd'hui, les honneurs du pouvoir suprème ?Il est vrai de dire que la grande victoire libérale de 1897 a été une surprise, non seulement pour les conservateurs seuils, mais aussi pour les libéraux.Le scrutin est, plus que jamais, une véritable boîte à surprises.F.-L.DESAULNIFRS.\u2014 + A\u2014\u2014 PETITE POSTE EN FAMILLE Dr J.-R.P., Charlemagne.\u2014 Vous auriez tort, croyez-moi, de ne pas cultiver la Muse.Même pour un médecin, c'est uu dour passe-temps ; cela repose\u2014 tout en élevant l\u2019âme\u2014.Nous publierons bientôt.J.-N.L., Saint-Henri.Nous avons reçu votre jolie page.Voulez-vous bien nous envoyer la photographie Mle Adu.Vous avez raison de continuer.parcouru ce que vous avez envoyé, c\u2019est bien.Je vous écrirai.Je ne m'étais donc pas trompé quant à l\u2019âge.J'ai Mlle Fabiole, Longueuil.\u2014 Vos réflexions sont très belles, et surtout tres chrétiennes : ce qui est le priu- cipal, croyez-lef bien.Etudiez bien les grands écrivains, afin de former votre style, et attachez-vous à écrire bien correctement.Mlle Antonine, Trois-Rivières.\u2014 Nous publierons, vertes, ces touchantes lignes.Rien n'émeut comme de voir des enfants aimer leur mere : ces enfants savent aimer Dieu, le quatrième commandement ne pouvant être que la conséquence logique des premiers.Georges L., Manchester.\u2014 Nous aurions été heureux de publier votre essai : mais il n'y a aucune règle de poésie observée ; vous savez que nous ne voudrions pas vous voir ridiculisé.\u2014\u2014 «be \u2014\u2014 Les enfants d'aujourd'hui ne savent plus remercier \u2014 A.Dumas, fils.Il est une espèce de haine qui ne s'éteint jamais c'est celle que la supériorité inspire a la médiverité.\u2014 G.FLAUBERT. 724 LES VOIX CELESTES (1) TROISIÈME PARTIE.\u2014 REDEMPTION.(suite) LES BERGERS (prosternés) Quel éclatant prestige ient ébloutr nos yeux ! Quel sublime prodige Vient d'envahir les cieux ! Vener-vous nous prédire un miracle céleste, Ou venez-vous prévoir un dénoûment funeste ?DEUX ANGES (apparaissant) Aujourd'hui, le soleil brilleru glorieux, Car un Dieu vous est né, puissant et radieux ! À sera, sur la terre, appelé l'Admiruble, Le Prince de la Pair et le Fils immuwable : Son règne prévieux n'aura jamais de fin Suns se lasser jamais d'être un rèque divin ! Out, timides bergers, Dieu vous offre sa gloire, Et, deus ce frêle enfant, vous donne lu victoire Et sur l'enfer, Que le désespoir ronge ; Sur Lucifer, Le père du mensonge.Bergers, à Bethléem, vous verrez cet enfant Dormant dans tune crèche, heureux et triomphant.Na mere, le bergant dans ses mudestes langes, Reçoit avec amour les cantiques des anges.LES ANGEs (chœur invisible) Glorin 1.Gloire à Dieu, qui vaine le noir enfer : Qui chasse au loin la mort, l\u2019enrienx Lucifer.Prenant l'humanité d'un indigent esclave, Le Nonrerain du ciel, pour revueillir l\u2019épare L'un monde malheureux, s\u2019est exilé pour rous : De son trône céleste Il calme le courroux.Su grâce est descendue en une churste mère, Et le sein d'une Vierge « conçu ve Mustère Qu'autrefois IL avait promis à vus dieux Oubliant leur Auteur, péchant contre les ciens.Gloria !.Gloire à Dieu.Nos célestes cantiques Eclatent dans la juie, et nos cœurs angeliques, Descendus sur la terre, aunonçant nocre Koi, Répétent nos refrains tout palpitents d\u2019émoi, Rergers, tendres bergers, connaisment votre zèle, Nous vous en annonçons la première nouvelle.Tout près de Bethlérm, vous trouverez l'ensant Dormant duns une crèche, henvenx et triomphant.Sa mère, le berçunt dans ses modestes langes, Attend avec «amour les cantiques des anges.(Le chœur s\u2019eteint graduellement.Gloria !.Gloire a Dieu, A notre anguste Pere ! Paix en ce lien, Aux hommes de la terre ! Alons chanter Jésus : Bergers, ne chantez plus - Les fleurs de la prairie.\u2019 LEs BEKGERS (chœur) Allons à Bethléem roir cel enfant divin Annoncé par les anges ; Bergers, heureux bergers, chantons un doux refrain, Et formons nos phalanges.Que nos langues annoncent Ce Dieu-Sauveur, Et que nus chants dénoncent Cetle faveur.Des anges voici Lu promesse : \u201c* Un enfant vous est né, ** Un Dieu vous est donné ** Rumenant enfin l'allégresse.* Cet enfant reposant ** Sur le sein de sa mère, ** L'un sourire séduisant ** Soulage lu misère.(Le chœur s'éteint graduellement) Allons à Bethléem voir cet enfant divin Annoncé par les anges ; Bergers, heureux bergers, chantons un doux refrain, Et formons nos phudanges.LA CRECHE LES ANGES (chœur, en adoration) Gloria !.Gloire à Dieu, gluire au plus hant des cieux ! Gloire à l'Enfant-Sauveur : sa paix rèmue en tous lieux Nous vous lunons, Seigneur, en cette heureuse enceinte ; Nous adorons, tremblants, votre divin pouvoir Et nous glorifions ce Sauveur plein d'espoir.O Dieu, nous bénissons votre volonté sainte.(1) Tous droits réservés.LE MONDE ILLUSTRÉ Le Seigneur a laissé Son paluis délectable, Pour le trine glacé D'une modeste étable ! UN ANGE Le Verbe s'est fuit chair Pour habiter le monde ; Lui, le Roi de v'éther ! Lui, la force féconde ! Nous adorons son doux et eint amour : Aux cieux, déjà, nous avons vu sa gloire.Nous vous lonons, Mystère de ce jour, Donnant à l\u2019homme une noble victoire.LES ANGES (chœur) Le Seigneter « laissé Non palais delectable, Pour le trône glacé D'une modeste etable ! UN ANGE Frères, chantons encor La divine Marie Qui reçut ce trésor En son âme attendrie.O Vierge-Mère, agitant sur ton sein Ce frêle enfant, ce Soleil d'espérance, Rappelle-toi gr\u2019 IL est ce Souverain Dont Gabriel P'annonçuit la naissance ?LES ANGES (chœur) Mère, berce ton fils Deans sa erdche modeste Berve, de tes souris, Jesus, l'Enrant céleste ! UN ANGE O foi, son noble épons, Toi, son aimable père, Qui reçus à genoux Ce merveilleux Mustère, Iheu te commet Jésus-Enfunt, son Fils, Qu'il donne au monde, et su mère divin ; Puis, dans le ciel, si tu restes soumis, The brilleras sur la sctinte colline.LES ANGES (chœur) Le Seigneur « laissé Son palais delectable Pour le trône glacé D'une modeste étable.(A suivre) \u2014\u2014\u2014 +.LA SAINT-HUBERT (Suite et fin) La Saint-Hubert tombe le 3 novembre.C'est grande fête duns le monde des chasseurs.Dorsan invite à l'occasion tous ses amis de la ville et de la campagne, les régale d\u2019une chasse en règle sur sa terre des Bonil- lées et au delà dans la forêt.Wladimir a disparu des environs depuis l'aventure des petits poissons.Le capitaine Neville, par contre, est la, le monccle in- erusté dans l'œil droit, et le chirurgien-wajor, 'homme chic, et les Bostonais.On est à la veille de la Saint-Hubert.On soupe ; on raille M.Dorsan.\u2014 Il faudra qu\u2019on vous baptise \u2018* Bredouille,\u201d dit un vieux camarade.Comment, rien abattu aujourd'hui encor ?\u2014Rien, ma foi, rien.\u2014Combien de pièces avez-vous apportées depuis l'ouverture de la chasse ?dit un autre.\u2014C'est vrai que je n\u2019ai pas de chance ! \u2014Oh ! oui, interpose le major, vous avez mis du plomb suus l'aile d'un canard sauvage\u2026 - Qui s'était égaré un peu trop loin du moulin de lu Valette, insinua un autre convive.Dorsan prit la parole : \u2014Messieurs, jusqu'à ce jour, j'ai acceysté qu\u2019un se moque de moi ; la guigne s'en mêlant, saint Hubert ne me traitait pas mieux qu'un vulgaire braconnier, mais, mes jours d\u2019épreuve sont finis.J'ai rêvé que le = patron que nous honorons avait enfin exaucé mes prières, et que, dorénavant, le plus habile d'entre vou ne me rendra pas de points, que Vous tv Jhlounerez tous, qu\u2019en un mot les rôles sont renversi.et que je rirai bien, riaut le dernier.-\u2014Nous verrous, nous verrons, s'éericrent ley cou.vives en chœur.\u2014Y a-t-il un gage, demanda le capitaine Neville \u2014Peut-être ! dit mollement Dorsan.H .faut aa discuter les affaires de foi.Kt, levant sor + erre: 4 votre santé, mes amis \u2018 Dorsan aimait passionnément la chasse, unie dernièrement, depuis deux ans, il était en uni \"mn, et malchance devenait légendaire.Il se fui.Lourd Ia main perdait de sa prestesse ; l'œil s- \u2014: & LL Fe fl > : oy | = Qu } ana bd ES 4 d = fi =; W \\ 2 ne => 2 Adee as fr J ~ JE , > ll \u201ca = x ou = à Es Xe x IN ire = \u2014_ Ps yt NEN Ÿ ANNE D , 2 sr & hn »\u201d) Sore 3%] \u201cP & > A n> a>\" =i == = \u2014 = Zz = = pt ey 3, # cr ai / à + EE = » wy \u2014= Sn = Zz = = EE = = i Ca = = es ; f Hh DR = = A A KL ovis; EB.= à ell 4.3 eh ee.ARC DEVANT SES - m= es = wa | 2 a Fn = £ = 2 a Hp wg! aan [POUR re Ste EE \u2014_ Lai [I 7 FA y ve FB [x4 per\u201d Bh Es 3 \u2014_\u2014 : = \u201c= if \u2014\u2014\u2014 .- a * i À, 1 2.Nad oe À x in, pos A, 5, \u2014_ rg AT 3 FR A ca £3 py { ê- H ww Fa ; ed 232 a \u201c JUGEJA ROUEN LE 21 FEVRIER 1431 + : = $ I ; Nr 5 FEF == \u2014 as À 3 fia Æ | be Éd = a \\ * - il ey as RYN \u2014É | oT = pe cc er 4 A y Par x === == Er) Fads D) = ge = = bel \u2014 BE 3 = RS LS = a »y rZ4 ££ ely,\u201d À Fa Fa Ter m2 PY ee A + VK Sr % 7 aN a Rd EE en 7 =~ a VEN -.53 S fe cie aad rn = tits Ee SR mmr a Fo TCE sal, =e Cy LE) 730 MES ILLUSIONS Nombreux sont mes espoirs, mes rêves de bunheur Tantot se traduisant par ces mols si magiques : idération, gloire, fortune, honneur Pouvoir incontesté, succès diplomatiques ; Et tantôt me montrant dans toute leur douceur Pour mes jours à venir, des platairs identiques À ceux que celébraient ces poètes antiques, Doux chantres de la vie à deux, du cœur à cœur.Je sais que tout cela n'est rien qu'illusion, Que ces vœux, ces désirs enflummant ma jeunesse Devront supporter plus d'une déception : Mais je veux du chemin que je dois parcourir Ecarter le plus loin possible à ma faiblesse La désillusion sombre qui fait mourir.B.-H.Séouin.Montréal, 1898.\u2014\u2014 +p>e am CAUSERIE Aux collaborateurs du MoNbE ILLUSTRÉ.Astres brillants et radieux du beau ciel du Monpe ILLUSTRÉ, une petite étoile nébuleuse désire depuis longtemps vous demander une place dans vos rangs, et la voici, tremblante et craintive à la reule pensée de se trouver en si nombreuse compagnie.Aussi, se fait- elle bien petite et bien humble, afin de mériter de tous un indulgent accueil.Lui accorderez-vous cette indulgence, la recevrez- vous avec un sourire de bienvenue ou la regarderez- vous d\u2019un «il défiant et sévère ?Oh ! je vous en prie, ne m'accueillez pas de cette dernière mauière ! Si vous saviez comme cela me ferait peur ! Epargnez-moi ; ne faites pas rejaillir sur la pauvre iucounue qui apparaît soudain à la surface du MoxbE ILLUSTRÉ, quelques bribes railleuses de vos fines critiques qui, bien vite, la feraient rentrer dans l'ombre.Vous, surtout, de grâce, épargnez-moi, M.Firmin Picard, narrateur incomparable qui m'inspirez un enthousiasme qui n'a d\u2019égale que mon admiration.Vous aussi, Aimée Patrie, qui vous êtes fait tant aimer de moi ; de moi, qui n'ai qu'un désir, celui que vous m'aimiez un peu, vous aussi ! Qu'elle me serait douce, cette amitié d'un noble cœur, d\u2019utie grande intelligence, telle que la vôtre ! Oh ! nous qui sommes compatriotes, que ne pouvons-nous nuus connaître, nous voir souvent, enfin nous aimer de cette tendre amitié de femme que tant d'autres ont critiquée sans la connaître, il faut l'avouer.Mais qui sais / l'heureux jour où vous me direz votre amie, viendra bientôt peut-être : c\u2019est mon vœu le plus cher.Et vous, Madeleine, et vous, douce Violette, aurai- je votre aympathie ?oh ! oui n'est-ce pas ?\u2026 Enéri, m'aimerez-vous un peu ?\u2014Peut-être.Quand je vous dirai que, comme vous, un grand deuil est entré dans mon cœur ; que, coimnme vous je regrette une mère tendrement aimée, dans une commune douleur, ne nous unirons-nous point pour pleurer ensemble 7?La douleur à deux n'est-elle pas plus légere & porter 1.Vous, Jules-E.-Robitaille, je vous admire, et vous envie presque votre dernier écrit : Extase a réveillé en moi tout un monde de souvenirs.Ce n'est pas a travers la fumée d'une cigarette que j'ai revu la noble silhouette de celui qui fut mon ami, de l'ami dont le trop court passage ne m'a laissé que tristesse et déception, tel qu\u2019un viseau d'antan, comme vous le dites si bien ; mais ce fut à travers les nuayes vaporeux du rêve\u2014de l\u2019extase ! Ecrivez, écrivez souvent : vous faites passer de si doux quarts d'heure aux fidèles amis du Monbe ITLUSTRÉ.Paul Herda de Croix, je vous dirai aussi : écrivez encore, bien souvent : tous vos écrits respirent ce charme exquis et doux, cette beauté de style qui prouvent que ce siècle produit de bons talents.Rodolphe Brunet, l'intéressant chroniqueur européen, celui-là je le passe sous silence, il a tant d'admiratrices ! Que lui importerait l\u2019appréciation d'une petite Québecquoise inconnue ?Et je suis presque LE MONDE ILLUSTRÉ sire qu'on ce moment méme, il prépare quelque bon article sur nos sœurs de France qu'il intitulers, je suppose : Les Parisiennes, vu bien\u2014entin que sais-je moi ! ! Allons, je me sauve, car je sens ma confusion devenir extrôme ; j'ose à peine lever les yeux.À tous, à la ronde, collaborateurs et collaboratrices, je demande pardon de ce bavardage, et indulgence ; puis à vous amis lecteurs, je vous tire ma révérence et\u2026 au revoir.GILBERTE.Québec, février 1898.\u2014\u2014
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