Le Monde illustré, 9 avril 1898, samedi 9 avril 1898
[" A \u2018 ~ \u2018 / > ; J ABONNEMENTS » \"sue ANNÉE, No 727.\u2014SAMEDI, 9 AVRIL 1898 ANNONCES : .man, §3.0v - S.x mois.flot .\u2014 .-~ =.La ligne, par insertion - - - «10 coms Quatre mois, 31.00, payatie d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - § eet Vendu dans les dépôls - - 5 eents la copie RUREAUX, 4%, PLACE JACQUES-UARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme CU gen TR LA GRANDE SEMAINE \u2014Sainte Véronique essuyant la face du Sauveur 788 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 9 AVRIL 1808 SOMMAIRE Texte, Le Vendredi-Saint, par Lows Fréchette.-\u2014 Les bois franes, par Je me souviens.Parité poste en fiunille.\u2014 Ecole littéraire.Poésie : Les voix célestes, par J-N.Legault.La mort de Jésus, par Monsabre.- Le retour du calvaire, par Paul Herda de Croix.Le devoir social, par Abhé Jo Chatelain, Poésie : La grande semaine, par Raoul Narsy.Poésie La triuité, par Albert Ferland.La grande semaine.pur F.Picard.C'était Pâques, par Liecrre des Bois.La tradue tion, Légende hongroises, pur KE.Home Biblio.zraphie.Description des gravures de mode Le repentir.Primes du tuois de mars.Gravure- devinette, \u2014 Rebus, Jeux et amusements, \u2014 Théâtres.Feuilleton.- Choses ot autres.Le sport, Ta jeu de dames.Gussunes La Graule Semaine : Sainte Véronique essuyant la face du Sauveur La Sainte Nappe sur laquelle Notre Scigueur à institué ln Sainte Eucharistie le Jeudi Saint.La Grotte de l'agonie au Jardin des Oliviers.- La Grande Semaine : Le Christ au linceul.Les saintes femmes au tombeau.La Resurrection.Gravure de mode.Da.vinette.- Gravure du feuilleton.A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres jouruaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jouraal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 83, 84, $5, SIO, 815, 825 et 850.Nous constituons par la, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, es pour égaliser les chances tous sont mis sur te même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui dévide entr\u2019eux.Le tiroge se fait le ler samedi de chaque mois, par trois persounes choisies par las seinblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.CONTES ET NOUVELLES Nous commencerons, la semaine prochaine, une nouvelle dont tous les détails sont rigoureusement historiques.L'action se passe en Acadie, pays fertile en traits d'héroisme de ln part de nos pères, en faits d'atroce barbarie de la part d'un dominateur maudit, aujourd'hui encore, partout où s'appesantit sa lourde main, partout où il porte son égoisme, T'ous nos lue- teurs voudront donc lire La Nuée du Diable que de superbes gravures de l'époque rehausseront.Cette histoire terrifiante sera suivie «d'autres, tant de l\u2019Acadie que de notre province.L'auteur, M.Firmin Picard, est connu déji de nos abanués, En même temps, paraîtra une de ces gracieuses pages sorties de la plume magique de notre grand littérateur cauadien-français, M.Louis Fréchette.Tout d'actualité, ce conte à pour titre : Les Cloches de Pâques et sera suivi aussi de plusieurs autres de la même plume.Le Monpbe ILLUSTRE à reçu le titre de Journal des Fannilles : il tient à honneur de le mériter de plus en plus.Un numéro-spécimen sera envoyé sur demande.Bureau : 42, Place Jacques-Cartier, Montréal.Abonnement : Un an, 83.00 ; six mois, 81.50 ; quatre mois, £1.00.En vente chez les marchands de journaux.LESVENDREDI-SAINT Le Vendredi-Saint est une dato\u2018à In fois lugubre et consolante.Date unique dans l'histoire universelle tout entiere.Pourquoi ?Rétléchissons un instant.Co jour-là, dans un petit pays d'Orient, un jeune homme, un enfant du peuple, le fils d'un charpentier, fut exécuté entre deux voleurs, pour avoir blasphénié et préché des doctrines subversives.Et voici bientôt dix-neuf cents aus que l'humanité civilisée s'incline, pleure et prie sur le tombeau vide de Phamble supplicié, Voiei bientét dix-neuf ceuts ans que le souvenir de ce sapplicié plane sur le monde, ét que sou exemple inspire les dévouements les plus sublimes comme les plus modestes héroismes, les actes d'abmégation les plus caches, comme les sacritices les plus velatants.Vous êtes-vous jamais demandé, lecteurs, ce que serait aujourd'hui le genre liumain, sans le Vendredi- Saint, inerédules qui nieut la divinité du Christ Vous êtes-vous jamais demandé, lecteurs, ce que serait devenu, durant ces deux mille ans écoutés, notre pauvre monde, rongé d'un côté par la gangrène même si l'on se place au point de vue des d'une société tombant de décadence en pourriture, et submergé de l'autre par le Hot envahissant d'une barbarie effrénée, sans l'avenement de cette morale chrétienne qui, préchée d'abord dans les catacomhes, devint bientôt le Hambeau divigeant de Ia civilisation nouvelle Morale pressentie parles propliètes et les philoso phes anciens, mais détinitivement prockanée dans le dernier soupir qu'ealiala le crucitié du Golgatha, Code si siuple et si grand ! Si grand qu'il embrasse tout ce que les plus illustres législateurs ont pu éuiettre et formuler d\u2019incontestables doctrines.Si simple qu'en le retrouve en entier au fond de toute conscience.Nul ne saurait le nier : même au point de vue purement social et politique, et en faisant abstraction de toute idée relixieuse.le Vendredi-Saint à pesé d'un poids décisif dans la balance des destinées terrestres.Ses conséquences ont été incaleulables.C'est de lui qu'est venue la grande régénération nécessaire.11 en résulte ceci, qu'aux yeux mème du libre peu- seur qui considère Jesus comme un simple philosophe, le grand Martyr du Calvaire ne peut encore être que le Sauveur du monde.\u2019 Et le Vendredi-Saint une Rédempuion Mais pourquot cette rédemption Pourquoi cette satisfaction, ce prix, ce paiement exigé par la divinité toute puissante et infiniment miséricordieuse, de notre humanité si petite, si intime, si impuissatite et si pauvre / Ce progres, où plutôt cet enrayement du monde sur la pente fatale ne pouvait-il s'effectuer sans ce sacrilice inoui, sans cette iiumolation volontaire où arbitraire d'un juste / Et pour nous leseroyants -\u2014 n'est-ce pas un fori.duble mystère que l'Etre suprême exigeant son propre martyre conne rançon de l\u2019humanité, et que cette humanité achetant son salut parle crime le plus horrible que l'imagination puisse rêver, par un sacrilege a donner l'épouvante le meurtre d'un Diev fait homme par amour pour elle / Oui, saus doute, pour les uns et pour les autres le tnvatère est troublant.Mais quand où songe que In loi du martyre est la Doi lu plus absolument universelle dont on ait encore conataté l'existence, le grand mystere, tout en restant enveloppé dans ses ténèbres sacrées, ne répugne plus autant à notre conception.Nous en sentous vaguement si vous voulez nous en sentons, au fond de nous-mêmes, je raison d\u2019être inflexible.Regardons autour de nous : Tout se fait, tout ce meut, tout existe par cette loi de la souffrance, par le martyre proportionnel de quel- qu'un où de quelque chose.ne sais quelle Rien n'échappe à cette implacable loi, dans lortr, physique comme daus l\u2019ordre moral.Faites un pas : Vous avez usé vos muscles, fatigué vos tendon A heurté ce caillou, écrasé quelque pauvre insecte, ren versé quelque palais hati par des millions de ui CONIES.Et cette semelle que vous avez plus ou mots oy lée, n'est-elle pas la peau de quelque bète inmote La souffrance est nécessaire par lu nature mis chose.Elle est le corollaire de tout accomplissemen tout progres, de tout bien.Je vous défie de rien imaginer qui puisse se en dehors de cet ordre absolu.Pour vivre, il faut tuer, géuiir, peîner, Autre TUE, géMisse où peine pour vous, ou Votre pain, c'est du fromeut qu'on pulverise.Et ce froment, d'où vient il 7 D'un grain de blé en dissolution.La plume qui en ce moment fatigue won o de dont les gouttes se desséchent peu à pen sur wo s'oxide imperceptiblement sous l'action l'or, feuille de papier destinée à moisir dans quelque © et demain, la presse de l'imprimeur s'abattre lo ment sur le plomb des caractères chargés de ta mettre max pensée, péniblement enfantée, à quels, qui peut-être aurs dû faire foudre des tuétaux et Ë du cristal pour me lire.Et ainsi de suite.C'est un enchainement fatal.Dans un ordre de choses plus releve, voyez les rot génies qui ont améliore le sort où élargi les hors l'humanite.Le moins qu'ils aient souffert, c'est d'avoir us lobes de leur cerveau dans les veilles, \u201cils n'ont ête persécutés, railles où proscrits par leurs vont porains.Et Lu tu mème qui éclairait ces veilles était le plus souvent : chose qui plonge dars la stupeur duite par les entrailles, déj soumises au feu, animal qui avait hurlé sous le couteau du boucher Le martyre ! le martyre, partout, toujours, saire, inéluctable ! C'est la condition de l'équilibre universel.H se confond avec l\u2019évolution, l'évolusion, dire le progres.Héraclite n'avait peut être pas si grand tor il faisait rapporter tout à cetto loi supréme Le mouvement.Peut étre le philosophe d'Ephése avait il enn lambeau de ce qu'Aristote, Descartes et Leibni fait que soupconner.En effet, plus on creuse ces questions, et plu cenvaine d'une chose qui, à mon avis, fait cel plus souverainement la soprème intellisence « side à l'harmonie de l'univers, c'est que tout dans l'ordre de ln maticre comme en wdtapl,.par une loi unique, éternelle et supreme, dont les autres lois ne sont que la manifestation ; moins mediate, Qu'on appelle cette loi équilibre, mouvemen pensation, évolution moi, je l'appelle le ro Le martyre, en rapport avec le résultat pri.Si le résultat est divin, il faut un martyre dix Pour qu'il y ait rédemption, il faut un prix lent a la dette, Or, pour notre rachat notre régénération, - x aimez mieux \u2014 la dette était intinie, il fallait un infini.Je ne fais pas ici allusion à l'histoire enfant l'Ecriture est remplr je parle de la lutte In ponte et du serpent, ces détails symboliques ; trive du mal contre le bien ; je parle du spectre l'Orguerl éternellement dressé dans l'abime pour + à lu face de l'Eternel son éternel non servic.oh .Jus L'homme avait élevé sa révolte ou devant *a révolte, l'éternité n'a ni passé ui futur ln majesté impussible de Dieu.Dieu s'est soumis lui-même à sa propre loi 1 abaissé son amour jusqu'aux abjections les plus dou | loureuses de la misère humaine.sd i LE MONDE ILLUSTRE 787 Voilà comment ce grand mystère, dont l'Eglise vélehre ln mémoire lo Vondredi-Saint, n'est pas aussi rrationnel dans se raison d'être qu\u2019on se l\u2019imagine prelquefois.Cette raison d'être, on l'entrevoit.Minis rendu là, il faut s\u2019incliner et adorer, Adorer le grand ;Martyr, mourant entre le ciel et la vrre, les bras étendus cotume pour embrasser la créa- von, lu poitrine ouverte d'un coup de lance, ses deux vsins goutte à goutte saignant sur le monde, le front «ehiré par les épines d'une couronne ironique, et sissanit échapper de sen lèvres hutuides de tiel et de nnigre ces mots de lamentable désespérance, indi- sant qu'il avait bien sondé toutes nos douleurs et suites nos faiblesses : Eli, eli, Lomme sabactant ! Mon Dieu, Dieu, undonné / Et celui qui physiquement et moralement souffrait ce point, celui qui subissait ninsi le supplice des philosophes incrédules, vous l\u2019admettez \u201cis mêmes c'était un juste ! Bien plus un de vous l'a proclamé dans une page \u201cuirable qui, j'en ai la conviction, lui est conptée la- «ut c'était le plus parfait des enfants des hommes Fit ce doux martyr a relevé larace humaine plongée mon pourquet n'avez-vous \u201cTunes «us da boue ; son culte « traversé les siècles en grandissant is qU à 08 Jours : Ce supplicié a été l'inspirateur d'une infinité d'actes rhutnains : Les œuvres grandioses qu'il à produites sont innou- rables ; Il règne dans les replis les plus secrets de millions + de millions de consciences ; Et des millions et des millions d'individus meurent ucore Avec son nom sur les levres.Cela n'est-il pas assez concluant / tJue parlez-vous de sentimentalité, d'enthousiasme / Napoléon n\u2019était ni un sentimental ni un enthou- Ni jamais un homme à su penser froide- bien ce calculateur inaccessible à tout aste, lui.rent, c'est tn PETITE POSTE EN FAMILLE d-N.Le, Saint-Henri.\u2014Je vous suis vivement reconnaissant de votre pardon, si généreusement octroyé, et non moins généreusement reçu.Vous allez trouver que c'est de l'audace : que de\u2026 l'humilité \u2018.\u2026 Oui, Hous avons reçu votre dernier envoi.Il paraitra aussitot que faire se pourra.Lierve des Bois.J'ai interroué les échos : les échos restaient muets ; j'ai bouleversé toutes les feuilles aux fines nervures appportées par les 2éphy rs amis pu retrouver le joli petit lierre, sans doute enfoui sous la inousse soyeuse pour se protéger contre la bise desséchante ! À quel nom puis-je.des lors, adresser ce qui a été demandé ?\u2026.He pensez-vous pas que ce n'est je n'ai V'ububilis, \u2014 Voilà, par exemple, qui va ranimer en tierement notre vracieux Lierre des Bois ! Avec le Volubilis, à quels sommets n'atteindra-t-il pas /- Et le pauvre houx, de loin, s'enivrers aux etfluves des deux douces plantes, heureux de les voir briller sans le moindre sentiment d'envie au cœur ! J.-E.RB.Montréal.Vraiment, je ne comprends pas pourquoi l'on.ne veut pas comprendre * Dans presque chaque numéro, nous avons dit et redit qu'il nous faut le nom de nos correspondants, leur adresse .est-ce donc chose si difficile à faire / et Ni J.-E.R.veut bien passer en nos bureaux, je me ferai un plaisir de lui signaler ce qu'il devra faire.Jos.-T.B., Fraserville.Votre intéressante commu nication paraîtra.\u2014 \u2014\u2014\u2014 LE RETOUR DU CALVAIRE Pout est consommé.Une atmosphere de clan we immense planait sur lv nature entiere.La terre + avait été secouée, jusque dans ses fondements, ame d'un tremblement d'indignation, la terre avait \u201c+ cesser ses bruits : les caux semblaient couler plus vement, les petits ciseaux marisient leurs games an ton plus bas, les leurs révélaient un parfum is discret, le vent courbait plus gravement le faite < arbres et l'herbe des prairies.Le soleil qui avait 5, spectateur inspassible, toutes les perépéties du une de la Passion, jusqu'au moment où pour ne pas + témoin de ce spectacle inour, la mort de Homme Vien, il s'était dérobé derrière les nuages, le soleil vendait majestueux à l'horizon, dovant la cime nenglantée du Calvaire, illuminant de ses derniers \u201cots Ia Croix du Divin Supplicié, diéchargde mainte nt de son precieux fardeau : le jour dontait à la ut le long baiser du soir.Sur la voie doul sureuse, la mere du Christ, la douce orge blonde, accompagnée du disciple Iien-ainté u allait vers Jérusalem.Sur sa belle et touchante figure se Hisait l'expression ne inénarrable douleur ; douleur faite des souve- + de cette navrante journée, douleur augmentée noire par la prescience de toutes les souffrances hu- cles, de toutes les angoisses de ces hionunes qu'au kit, \u201cis sa pensée, répondant à ces confidences que la vil de la Croix, elle adopta pour ses enfants.Is, dus ses caresses, semblait lui apporter, Marie Valle serai leur consolatrice, je leur épargnerai vautes les amertummes dont ils ont abreuvé mon cœur : Jesus l'a dit, je suis leur mere, oh bien! j'aimerai lues enfants, Si vaste que soit le désert où l'homme pisse etrer, comme le bon Pasteur, je retrouverai la brebis égarée ; xi profond que soit le précipiee où il tombe, mon wil sondera toujours les profondeurs de Vabime ; si forte que soit Ia vague qui l'entraine, mu main se tendra toujours vers le noyé, afin qu'à travers les siècles, le sang de l'Agneau de Dieu ne coule pas cn vain, Ainsi, en revenant du Calvaire, où, debout, Elle avait assisté au supplice de son Fils, le plus beau des enfants des hommes, cette Mère admirable gardait encore dans son ume assez d'énergie sublime, assez d'amour et de miséricorde, pour purdonter aux boar.resux, Depuis, chaque fois que Thome a faibli en gravis sant son calvaire, chaque fous qu'il est tourhé, nceahilé par te malhenr, Marie l\u2019a relevé, Marie l'a soutenu, Marie l\u2019a consolé en lui moutrant au sommet du Gol gotha ln Croix qui y fut dressee, al ya 86) ans, pour opérer le salut du centre humeur.(Fads unde & Ga ou?\u201d \u2014 - -\u2014\u2014\u2014\u2014 LE DEVOIR SOCIAL Nous ne somes pas créés et mis au monde pour, dans le d'un dilettantismie raîtiné, contempler notre nombril avec le sourire figé du Bouddah Indien.bien-être IL y a des devoirs envers la patrie, envers la société, envers Iheu, devoirs qui incombent a toute intelligence éclairée, devoirs qui sout réglés par lu re Hidiou naturelle et pau la religion révélée.Jen ce tensps d'effondremeuts financiers, politiques et sociaux, les esprits inquiets cherchent un point d'appui, un gou vernail contre le naufrage de leurs idées.la foi.Que rite ef fnrenietis, C'est la parole de la Vérité infaillible.La foi est une grace.Tes hommes de bonne volonté, philosophes sincères, lobtiendrent.Frciente prod fu se est, Phous non denequt gratin.Abbé qd, CHATELAIN Rs IT AE SN E PS NRA SES SN Tor __ ue à -2 \u201cTNR \u20ac F ad JARDIN DES OLIVIERS, > x = ii H LA GRANDE SEMAINE \\ENDHEDEL SAINT V'oure de qeurr seerep'eanet que vel Morcrr un Dien! Le temple s'est octie de silence, Les cierges Y ressent l'adoration des tems reeves, Un Fourel 0 isso ide grart V'envahiif peu à pot.Le taherwarcts, vuvert, est rede, vu vous sennhee Nior Dautel senndbre semble 18m soiree } tél'an frisson de remords Ctreint Vitae, deans Uondire, V'eiri le ctearit doe [rin re le ton nt port ! ll Poor be drone troanphes do Trea ost! Povo bios vrsy porn Levevasg paca bes evs, Lote faploration dos cites de dele nrs, vu La Jr NI veus La true, vers hi Car lee Voocé gaillé he da meet Coy Dando + Im Cracitié pale est Looped endorehl, Et sons tin, de Ferney dur devin F'étouralite V'obri le jar honor oo db none eu [hon ! Rayon Naksy, CHOUTE DE L'AGONTE 790 LE MNMNDE ILLUSTRE es LA TRINITÉ DÉFINIE PAR DIEU LE PÈRE A mon ami Firmin Pleard.** Je suix Dieu, Iieu le Père, et j'engeudre en mon sein \u201c* De toute éternité le Verbe sourerain, \u201c* Cependant que je suis Générateur supréme, \u201cQue le Verbe est en Moi le Fils et Dieu lui-même, ** Tous deux, cuéternels et suns succession, ** Nous produisons l'Esprit par lu spiration ; ** Et, comme à Moi, le Père, ainsi qu'au Fils tique, \u2018* En procédant de Nous, l'Esprit est identique, ** Nous sommes lous les trois même Dieu, méme Loi, ** Lea seule Majesté, la seude Omnipotence, ** L'unique Jéhovah, l'unique et pure Essence ; ** Et le Verbe et l\u2019Esprit ne font qu'ien avec moi\u201d ! \u2014 ++ ane LA GRANDE SEMAINE {Voir gravures) Ce n\u2019est point historique du Déicide que nous allons faire : le cadre de notre journal ne nous le permet pas, et d'autre part, ces événements nous émeuvent au point que nous répétons, après Clovis : ** Que n'étions- nous la, nous, les Zouaves '.Mais il avait été décidé par Dieu lui-même, qu'un Dieu seul pouvait satisfaire à l'Intinie Justice : le moment marqué dans les éternels décrets était arrive.Celui qui doit être et sera toujours un objet de contradiction entre les hommes allait sortir de sa vie privée et se manifester, dans l\u2019intinie abjection, l'Intini Maitre de toutes choses.Les Juifs - éternellement les têtes dures que nous montrant les Livres Saints\u2014avaient fait au Fils de David le triomphe réservé aux rois : sur son passage, avaient semé le myrte parfume, le feuillage gracieux aux suaves odeurs du basilic : fleurs, eût-on découvert quelque pointe d'épine du \u201csuphys spina Christi, dont, quelques jours plus tard, la mème foule stupidement en délire ceindrait son Front divin ! Ce qui s\u2019est fait pour un Dieu, doit nécessairement se faire pour les hommes : ne nous étonnons donc point outre mesure des palinodies, des suprèmes défaillances ! Jésus suvait\u2014et II le sait puisqu'il est Dieu !\u2014- qu'aussitôt son supplice fini, son sacrifice consommé, Il serait oublié des hommes : Il vésolut de laisser uni souvenirineffable et ineffaçahle et que nul ne pourra, ni maintenant, ni même éternellement, supprimer.Avilissant plus encure l\u2019Infinité, H l'enferma, pa sa Puissante Volonté, dans l'intinie nullité d'un peu de pain ! Un jour, le Vicaire du Christ a Rome, saint Pierre.:« premier Pape, résolut d'envoyer un apôtre de In Bonne Nouvelle en uue ville des Gaules, ville célèbre par la science et les qualités éminentes de ses habitants : prenant l\u2019une des plus insignes reliques d'entre les plus touchantes actions du Maître, la sainte Nappe sur laquelle s\u2019était consommé le mystère eucharistique, l\u2019ierre la donna à son disciple qu\u2019il venait de sacrer évêque, et lui cit : \u2018Je te bénis, mon fils.Va vers ce peuple des Gaules dont le renom de science à traversé les Alpee, et dis-lui d'adorer Celui qui s'est immolé depuis la Sainte-Cène jusqu'a la fin des temps.Et tu lui mon- treran, comme preuve, cetie Nappe sainte, sur In quelle, Lui appuyé, Il incarna sa Divinité et son Humanité dans un peu de pain, comme aussi dans un peu de vin ! \" Cette ville, c'était Vienne, dans l'Isère, l\u2019ancienne province du Dauphiné : c'est là que, depuis le premier siècle de l\u2019ére chrétienne, ou vénère cette relique insi gne, dont nous dunnous une gravure exacte.Mais après s'être donné de cette façon pour toujours et pour chaque jour, le Christ devait livrer aux bour- mais peut-être, sous les reaux son corps devenu divin, afin que la vie matérielle fût âtée, durant quelques heures, de ce corps dont lo sang versé pat servir À effacer les crimes du genre humain.Dans la nuit qui suivit la sainte Cène, Jésus se retira avec trois disciples au Jardin des Oliviers.Les laissant à quelques pas de Lui, Il se rendit en une grotte, et là, en peusant à ce que vous valons, à ce qu\u2019Il devait faire, Il eut les affros de l'agouie la plus atroce : I'agonie do esprit dans lo plus sublime amour-l'agonie du corps avec toutes les sueurs et les transes du dernier instant.Cette grotte célebre fait l'objet d'une autre de nos LTAVUFES.LA SAINTE COUKONNE Des que, par un exces de sa Toute-Puissance, l'Honnme-Dieu eût permis aux soldats de s'emparer de Lui, 11 fut conduit devant le prince des prêtres, qui l'accusn de blasphême ; devant le proconsul romain, qui ne Lui trouva aucun tort : enfin, devant cette ombre de roi des Juifs, home sans cour et sans énergie, qui fit mettre aur l'auguste tète du Christ Is sainte Couronne, rapportée en France à La suite des Croisades au XIITe siecle.Saint Louis, roi de France, reçut la vénérable relique que lui-méme porta nu-pieds, la tenant sur un coussin de brocart d'une grande richesse.Le grand roi traverss ainsi Paris jusqu'à la Sainte-Chapelle, qu'il avait fait construire pour y placer des reliques du la vraie Croix, d'autres très insignes, quand il eut la joie de recevoir la sainte Couronne d'épines.Le reliquaire que le saint roi avait fait faire avait été remplacé par un autre de mauvais goût.Le cardinal Richard, arche- vêque de Paris, résolut d'en faire faire un plus en rapport avec ls grandeur du souvenir : c\u2019est 1x photographie de ce dernier reliquaire que nous avons le bonheur de communiquer à nos bienveillants lecteurs, Les deux-tiers du tube de cristal, tube de dix pou ces do dimuëtre, sont recouverts d'un travail dur, représentant une couronne d'épines de jujubier, tonte sertie de diamants, de rubis, de pierrus précieuses, nyant trois écussons d'un côté : les armes du chapitre métropolitain-\u2014ssint Denys- sainte Geneviève ; 1.4 écussons de l'autre côté : le Christ -les armes «de Fa le sceau de saint Louis.Le dernier tiers res nu, afin que les fidèles puissent voir cette couront Roi des rois.Continuant sa voie du martyre, la douce Viet arriva en une rue centrale de Jérusalem: où | femme du peuple, émue à Ia vue des souffrances i: narrables de Jésus : épouvantée devant ce visage plus beau des enfants des hommes, visage couvert ris sang, de cicatrices, de crachats et de houe, saisit mouchoir précieux que les femmes de Judée se m tent sur les épaules aujourd'hui encore ; s\u2019avan vers Jésus, elle épongea, avec des tendresses plein d'angoisses, lu douce Face toute méconnaissable\u2026 © prodige ! indestructibles s'est tixé le Visage, avec ses mary des sauvages fureurs d'une foule bestiale, avec larmes dont une seule vaut plus que ne valent tous :- univers et leurs créatures ! Ayant achevé sou ignominieux voyage, le Christ 1 tixé sur un infime gibet que, par raflinemont de or auté, on L'avait forcé de porter jusqu'au sommet d Golyotha\u2026.Et le ciel amoncela ses noirs nuages ; le soleil set unit durant ces instants terrifiants où l'homme tu.son Dieu ; les tombeaux s'ouvrirent, les morts, stup- fiés.se refusant à croire un tel forfait\u2026 L'Eternel et son âme humaine avaient délnisse « la Croix l'inearnation de Dieu-Homme.Les Jui apres L'avoir percé d'une lance, voyant que lu + était suspendue, Le descendirent et L'enveloppere: d'un linceul, que le riche Joseph d'Arimathie av apporté, puis Le porterent au tombeau.Mais, Lui, le Maitre, I avait dit : + Jour, Je ressusciterai.\u201d Le troisième jour avait © mencé de luire à l'horizon, embellissant du radieux sourire toute la création.Tandis que, tout en pleurs, les saintes Fen s'avançaient vers le tombe u, espérant, d'une wa ou d'une autre, pouvoir contempler encore les vénérés du Sauveur.Mais qui ôterait l'énorme pierre glissée à 1 ture du tombeau taillé dans le roc Mais non : elle ny est plus, cette pierre | enversée devant in grotte.sur le linge pieux, voici qu\u2019en tra Le trois.La \u2018 LE CHRIST AU LINCEUL, tableau de J.-J.Henner ; Lee re i mm a cru'est-ce à dire \u2018 on donc, disent-olles aux doux gardiens, avez- ous wis son Corps, afin que nous puissions vorser sur cs parfums apportés daus ce but ?Femmes, ne plourez plus ; Jésus, que vous cher- ez, est FEsRUBCILÉ, Voici qu'il vous précède à la Me : allez prévenir Pierre et les autres, dites-leur qo le Maitre les attend \u2018 Depots dix-neuf siècles, saux so lasser, Jésux envoie _- Anves partout, comme ils étaient au tombeau ; et parole d'amour qu'ils proférent est la meme ne iv Mailre vous attend |.erm \u2014 - puériles se terminaient souvent par un éclat de qui devenait communicatif, Jusqu'à nos bons Hands qui se laissaient prendre an piece et qui is arrivaient revètus de leur habit des dimanches ates d'une tuque neuve.© était la premicre fois, depuis longtemps, que J'étais vou d'une de ces scenes réconfortantes, où le bruit s masse ne nuit en rien à la dévotion des fidéles.\\utrefois pensionnaire, je goûtais les douceurs d'une tran quille et recueillie, je ne connaissais pas ve cutte excitation relirieuse ni cet enthousiagme existait au delà de nos tours.Je voyais dans toutes rémonies de couvent, Une somptuosité touchante nion âne émoue s'inspirait de ferveurs ot de jrassion \"Mais j'ignorais encore ce que le réveil de la ire pouvait ajouter de délicieuses beautés à la sirrection.Je savais heu, pourtant, que le ciel quelquefois bleu et qu'en avril les arbres étaient .Mais.jamais, je n'avais senti trembler, en + toutes les fibres d'un printemps nouveau ; Janus n'avais pu, selon won desire, aller mouiller mes = dans lu rosée da matin, non plus que contempler, mu aise, les vastes étendues où l'aul se repose et de + s'ennoblit .Que voulez-vous ?'ui toujours été cimentale : au Mont, Je tronvais Paques magni- iv cet, il est accompagné d'un chant d'oiseaux et je «rouve imposant et sublime.Voyez, pres de nous, comme les insectes bourdon- et les pigeons roucoulent Déjà nos bosquets \u201c repeuplés d'hiroudelles et nos prés, quoique re- \u201cdis, conservent eucore daus leur parure quelque + comme les rimas d'hier.Voyez-vous bien cela \u201cis vos villes arrogantes et superbes ?Avez-vous nos CT lers sauvages, où le rossignol et la fauvette chan- ut leurs amours ?ainsi que nos ruisselets timides \u201c4 serpeutent dans la plaine en balbutiant je Le sais voi de l'avenir que personne n'ose comprendre ?i des hois, des jardins, édlez-vous, conne nous, des bruyères, où vous pouvez babiller, le soir, quand la lune se joue à vos pieds à travers les toulfes ver dattes où les senteurs parfumées de lilas gracieux ! Non, Je suis sûre que vous nave jatuais savouré ves \u201caus irrésistible qui vous poussent, au printetps, ala cueillette d'un premier bourgeon de marguerite, dont vous cherchez en vain, dans la corolle occulte, quelques priales pour effeurller au vent.Oh} si vous saviez comme il fuit bon prier quand LE MONDE ILLUSTRE l\u2019osprit des fleurs s\u2019éveille * Vous lnisseriez daus votre cœur se répercutor à jamais les chansons des nids, et comme l'Arabe entreprenant et volontaire qui, enveloppé dans son bürnous, passe des jourtées entières à sondler une énigme, vous vous plairiez bientôt dans nos concerts chumpêtres, étudiant quelquefois de tres petits mystères, tunis essayant toujours, en vain, de surprendre dans le silence les secrets que Dieu dit aux vagues profondeurs et qui ne doivent rester pour vous que préludes incompris d\u2019un au delà éternel.Puis.quand viendrait Pâques, à l'aunée suivante, vous iriez, comme moi, VOUS asseoir sur un bane de mousse pour écouter le ricanetient des eaux derrière la dune et couler, avec elles, votre indépendance et votre Hiherté\u2026 \u201c3 ( ALIA - 459,- Noa \u2014t ++ \u2014\u2014\u2014 LA TRADUCTION EN UUEDE LA SENTENCE DE SAUVEUR (1) L'un des plus curicux documents existant, à savoir, la sentence prononcée contre Jésus Christ par Ponce- Pilate, vient justement d'être découvert parle marquis de Trogott-Carszaux, dit le No York Herald, toire de ce document est intéressante.Îlest reproduit I.his.dune plague de cuivee qui a etd decouverte à hé vicla d'Aquila, à Naples en 1720, Les commissaires français des arts faisaient des exe vations à Naples cette annee lu et ils trouverent cette Lors qu'ils quitterent Naples, la plaque fat trausportée à la plaque aus un vase antique de marbre blanc.saeristie du oronastore des Chartreux pres de là, cuvelle fut déposée dans une boite d'ebene.Elle est tonjeurs demeurée Li depuis, à la requete des anes qui avaient demandé qu'elle leur fut lussee.ln reconnaissance de leurs loyaux services, leur requete leur fut uccordée.Une copie de la plaque à cependant été prise par le commissaire français des arts ; et l'inscription était en hébreux, muets on la traduisit en francais, Une autre copie de he plque est tombee en la pose session de M.Denon et lorsque ses atûtiquailles furent vendues, elle fut achetée par Lord Howard pour 2,890 franes.L'antique vase de marbre blure.dans lequel la plaque à été trouvée est matntenant a huchapelle de Caserts.Voici une traduction de linseription sur le plaque : Sentence prononcée qu Pouce Pilate, zouverneur recent de ln Basse -Galilée, a l'elfet que Jesus de Na- zaveth sonfirira In pumition de la eros, En l'an dix-sept de l'euqure de Tibrre Cesar et le vingt-cinguieme jour du mos de mars, dans la sante cité de Jérusalem, Anne et Cuphe etant prètres et sacriticateurs du peuple de Iheu, Ponee Pilate, gouverneur de la Basse Galilee, assis dans le fanteuil présidentiel du Prétoire.Condamne Jésus de Nazareth à mourir sur la croix entre deux voleurs, en consequence du témoignage clair et concluant suivait dela part du peuple.l\u2019remiérement : Jesus est un novateur.Deuxitamement : C'est un Séditioux.Troisièmement : C'est un enneuri de la Lon.Quatriemement : 11 s'appelle faussement le Roi d'Israel.Cinquiemement ; [best entré dans le temple suivi par une multitude de personnes portant des palmes dius leurs mains.Ponce Pilate ordonne au premier centurien Nuiri her Cornelius de le conduite a Le place d'expiration.Preserit à toute personne, riche ou pauvre, de ne pas empécher ln mort de Jesus.Les témoins qui ont signé la sentence contre Jesus sont : Premièrement : Daniel Tobani, un pliarisien.Deuxièmement : Joannes Zorotiahbel.\u2018Troisicmetent : Raphael Tohant, Quatricmement .Capet, un olticier publie.(1) Nous faisons toutes nos réserves au sujet de ce document, dont les nous mêtnes font voir le peu de valeur, et dont ls date ne concorde pas avec l'histoire.Ua paru, depuis 1550, diverses pretendues découvertes qu'on west point du tout oblige de croire.N.do LR 791 Jésus sortirn de la cité de Jérusaleus par la porte Strunesu.Les mots de cette sentence couvrent toute la plaque, excepté une petite portion sur l\u2019un des côtés où on lit les mots suivants : ** Une plaque semblablen été en- voyée à chaque tribu.\u201d Evidemment alors, il y eut à uv moment plusieurs copies de cette sentence existant, inais qu'en est-il advenu ?personne ne le sait.\u2014\u2014 + be WEm\u2014\u2014 LÉGENDES HONGROISES GKIGINE DE L'ÉEL Au commencement du monde.11 suffisait à home d'eusemencer da seul sillon .Dieu l'avait ainsi ordonné et il bénissait si généreusement le grain confié à la terre, que la tige secouvrait de lourds épis depuis le sol jusqu'à la tête.Tant que l'houime se contenta de ce qui lui était nécessaire, il le récolta toutours, Mais la science du mal pénétra an jour dans son esprit et il se dit que sil semait davantage, il récolterait davantage aussi.H avait oublié intervention divine.Au jour de ta moisson, Dieu apparut dans le champ de Chowne in satiable et, saisissant une tise de blé, il la fit ælisser entre ses doigts et décachant ainsi tous les épis, il n'en laissa qu'un seul, au haut de la tige.Cela fait, il di au Iuhoureur étonné ** Honane insatiable, tn nas pas eu continnee en moi, tune t'es pas souris à ina parole, je t'en punirai desortmais tu pourras semer autant que tu voudras, moi, je ne te donnerai que ce que je voudrai.\u201d Et c'est pourquoi, quels que soient aujourd'hui le travail et les efforts de l'homme, 11 n'obtient toujours que ce que Dieu veut bien lui accorder.EF.Hous, Laureat de Academie Française \u2014 A\u2014\u2014 BIBLIOGRAPHIE Line sers rendu cotupte que des quvrages dont deux exe plhaires auront ete envoyes Le Pr Javques Lohre, par M.l'abbé Auguste Gosse selin.Levis .Pierre-Georges Roy, éditeur.Jacques Labrie ! Ce nom n'éveille guere d'relio au Juurd'hui dans le public.Et pourtant, cet homme eut son instant de célébrité dans notre petit monde politique et littéraire.Jacques Labrie fit partie de notre Chanbre d'Assemblée à l'époque la plus trouble de notre histoire.Les tres rares privilégiés qui ont fu son ffistaire du Canetu déclarent qu'elle n'était pas inférieure a celle de notre historien national, FN.Garneau.Malheureusement, le manuserit devint la proie des flanmes lors du sac et de l'incendie de Sun: Dencit en 1838S, C'est l'histoire de cet homme de bien, de ce patriote dans toute l'acception du mot, qui forme le troisieme fascicule de la Biblioth, qe Couette.Cette mon graphie est l'œuvre de M, l'abbé Vuguste Gosselin, l'auteur de La Fede Maro Lica! C'est dire qu'elle est exacte, conscicneieuse et bien écrite.On peut se procurer cette étude, tres joli lu chute de 112 pages, pour la modique somrne de 15 centres, en s'adressant a Péditeur de bn Biddootho pn coed M.Pierre-Georges Roy, 9, rue Wolte, Lévis Nous reconnnandens tout spécialement leeuvre pu triotique entreprise par M.PL 6, Roy, sous le titre de : Bibliothèque Conrlienue.Moyennant Tenvor de SIA A son adresse, on reçoit chaque mors un tres poli volume de TE a 120 pages, ne coûtant cependant au détail que Lde, Tout ces ouvrages sont consuerés aux seules illustrations Canadiennes.\u2014 oD» A La joie que donne l'accomplissement du bren est le nécessaire : la reconnaissance que l'on en attend est le supertlu, as RR ES] i o> Pi) ve 4 eg h da Ag I ; i a > na TAL sd 4 rh) ly kg ne et aie j M | ee 0 44 ie Al I bs = ae - 4 ÿ pau : = hg * \u2018 D ab 2} a ita on 1% LP ft.Ley « by [es Fa 4 J 3 $F.TH E ini a yr fs À i 5 Ë a} oF H : a Y ', hy 3 oN i a pa 3 Ww! br» oh fi tS 3 Lu 2 LU A 3 ME tu phe unt rl +9 ) 4 if 4 fo a, i y by : api I hh it I 4 i oy À I Ii fil y 5 «SE | | Bi pe J » ih EY « \u201cgr Las de 1 | \u201c> EG a LAS a: | ox ea > ÿ 4 Hy Cin ne 4 hj Ad ge Li 4 fi ht # aie 3 v ine ei il AT LH \u2018i pL a | a » LS { fy LE ai ini, Ho Le oh y \" 4 nil, «a à 34 + 0.5 : he obs - + vi Li Dre \u2018 te Pi 2, \u201c4 qi a v % 3 / \"2 IW > ai F4 À x po 4 oN Q n Mh ay fi Gi 14 A] AN UN Sager rN * #7, \\ ~ + i AR / \\ Cie) K de Qu, hon 1 oo A A4 13 Nah A) CA \u201cin J N 1 © ce ; % i * >} A ii st & hs 1 ; pi i Ny) qu Ek > yr Tog { one + ae \\ 4 HE ; © ; Kd wi AL }h =! I ANS CA [3] v a pad I 0 i wy La J £9 * A 0) in a oo nd i de is a iY | | 4, 1 4A I y h D el 4 i L N¢; Ne bo i = [ak i | | ; a] | » b> 5 or va 4 | Hy ll EE = 4 À a 2 { on He =F = £5 LIAS = = \u2014\" \u201ca == \u201c3 2 = HE Te =] EL.We La TI Zs a LA GRANDE SEMAINE.- Les saintes femmes au tombeau A \u201c dl = gy wi LENS QS se ww SN ~~ * NON se + WV .RR x NS DN A 3 E: ~ OR \\ > FAN 3 N » 7 + \u201c> XN 5 on S§& RAL = X N Ÿ se + A a 3 2 4 7 % h Z 1A Y 7 /, 2% AS H i 7 { A Le A A 7 + { #2 4 À À oF Tr +, qu A (7 ao\u201d / 4 À 6) 7 ji 3 7 Vas + * Ni te 2 % 2 a fi 1 Le = xy + \u2018 = gm + x hs SN x M Z RRR ap > 4 \\ Wy, \\ vos ON sf i il i < 7 i, ES ws A N s = SN i \u201c i Ww D ! ji ih 4 7 S À N if ™ NS pag y oN NN » ba A a NN pr NN AN Hy \u201c WR \\ | 2 Ar A SN W WW J 1 Na \\ WN >, NS >= N y \" 74% 7 a 8, 7 eu 4 aw À 4 i 1 Wie = A i = SAN ® D t Mh M A J i y \u201c4 i A ) / » » Ng # i f hy \u201c1 ihn fi mw % > tae Av \u201cSe Ny eg, ES } \u2018Ih 7 7.# Vo i Wr on SEN 7, ; H \u201cA 4 Sadr + IN & va E x 7\" 5 oe We wy / Ww # Mey, D NN pb + Yo, We \\ sx i A) ww Nee x i 1 Ÿ 5 7 4 WN % Fy : bon » AW \\ Wo 4 ® 4 N De 7 ob 7% 7 Es 2 set = Sx 3 W Ÿ \\ # 0 2 + Ad Ww a\u2019 J ® Re R > hd \u20ac 7 \\ \\ N SX : = Rs = = \u201c4 .+ N pr NX = % 2 7 Ww WY MN Ax LA } N \u2018 \u20ac + es \u2014 3 AW 2d Na À N ; P N 8) Ad É = phot © fan \\ \u20ac > Ÿ * +7 S À.EK > A 4 À x + of N AS i) WY = eo\u201d # £ AN Tg 4 + = pe + Sous =< $& = y os \u20ac, +.ny 15 FE + \u201c7 + = Z ji \u20ac AX Hn = N * 5 À A 4 r= 1 = NS \\ = pot E = SFE ve LA RESURRECTION 794 LE MONDE ILLUSTRÉ LE PETIT PAUVRE Le vent amoncelait la neige dans la rue Et la foule, au dedans par le froid retenve, N'osait sS'aventurer par les chemins poudres.En ve temps toutefois, privé par lu nature, Un panvre petit être errait à l'aventure, \u2014 N'auant pour tout abri que le voûte des cieux, Helas, pauvre petit ! sa démarche était lente En ses hubits gelés pur ces heures d'attente ; Mais il marchait toujours, toujours sans s'oréter : Parfois À se tournait sur sa pénible route l\u2019our mesurer ses pas, le cœur rempli de doute N\u2019'il ne devait mourir sous ce ciel étranger.Dhans ses subots de bois Lu neije amoncelée, Par la chalewr des pieds se changeit en gelér, Ihans son être infiltrant le poison de la mort : Let qivre teapissait sa blonde tête nue, Ft l'enfant inconscient dans son die ingénue, Ne semblait s'occuper de son funeste sort.Quel crime areit-il fait à ect âge débile, Pour qu'on l'offrit dinsi sans pain et sans asile À le pitié de geux qui ne le voyaient pas ?\u2026.Nes purents étuient-ils dans l'extrême misère Arait-il vrele jour de quelque pauvre mère Qui l'avait cossi jeune écarté de ses bras ! À la five, épuisé per un si long rope, Bien qu'en son cour malade il eut jorce conrage, Le pauvre enfant tomba pour ne plus se lever.Et le matin suicant l'on trouva sur la place, Enfoui sons lu neige et reconvert de glave, Le cadavre roidi du petit étranger.\u2014 ++ J\u2014\u2014 DE L'ART CULINAIRE L'éducation est tres répandue dans la Province de \u2018Québec : c'est certainement un avantage.Cependant, il ne faut pas seulement s'occuper de In culture de l'esprit au point de vue de la science, mais aussi de cette éducation fortement chrétienne, qui doit être la sauvegarde des nuwurs.C'est par une bonne et solide éducation qu'on doit préparer les personnes qui plus tard sont appelées à former la société.Un point qui mérite l'attention générale, qui n'ap- J rte pas moins d\u2019utilité qu'une bonne instruction, cest qu\u2019on familiarise peu les jeunes filles avec la cuisine.Les parents devraient exiger des couvents qu\u2019ils enseignent l'art culinaire ; comme c'est l\u2019art pour ainsi dire, le plus utile, il devrait occuper une des premières places, dans le programme des études.Il suffit de donuer une éducation soignée aux jeunes tilles, de leur enseigner In grammaire, les mathématiques, le piano, le dessin et la peinture ; c'est très bien.Mais qu'elles étudient la philosophie, l'astronomie, ete, elles brilleut au salon, c'est vrai et assez souvent elle peuvent parler de sciences que bien des hommes ne connaissent pas.De sorte qu\u2019elles peuvent étre admirées, meme sans ètre comprises.I! reste à savoir si ce rôle d'incomprises leur est profitable ou peut leur être utile.On finit par ce lasser vite d'admirer ce qu\u2019on ne comprend pas.Ce sont des Studes bien intéressantes qui honorent ceux où celles qui s\u2019y livrent.Il faut se mettre à ln portée de ceux avec qui l'on se trouve dans le commerce ordinaire de la vie.Il ne faut pas ôtre si savante ({u'on passe pour précieuse, ou pour une personne qui veut poser.On se trouve trop savante pour ceux qui nous entourent, ce qui peut causer bien des ennuis.Car les ignorants et les savants se trouvent mutuellement ennuyeux et rice vers, I ne faut pas conclure que la science est de trop : c\u2019est tout le contraire qui est vrai.La brillante éleve qui a étudié l'astronomie au couvent peut bien, quand elle est mariée, contempler les astres et les énumérer LA MODE 1.Costume d'intérieur pour petit garçon.\u20142.Toilette pour jeune femme.- Extrait de * La Mode Pratique,\u201d à son époux ébahi de tant de science, pourvu que, lorsqu'elle descend du firmament, elle soit capable de faire une bonne soupe, où d'apprèter un autre mets que le mari appréciera mieux que la contemplation du ciel étoilé.ll ne faut pas se faire illusion, ot croire qu'en se mariant, tout : apres quelques mois de mariage les domestiques viennent à va venir par enchantement manquer, et 11 faut nécessairement s'occuper de ce détait qu'on appelle la cuisine Cela joue dans le ménage, paraît-il, un bien plus grand role qu'on ne le croit généralement.L'homme ne vit pas que d'amour, & dit un écrivain et il continue : ** Mème chez les couples qui s'aiment le plus au monde, trois repas par Jour ne sont pas \u2018rop, et, ces trois repas ne se préparent pas seuls .\u201d De nus jours, il est impossible qu'une femme puisse -3.Robe pour hllette T4, Boulevard st-Gernuin, Paris tenir maison, si elle ne sait faire elle-mêtue la cu Les serviteurs sont de plus en plus rares et parte ne peut s'en procurer ni pour or ni pour argent | sorte qu'il devient nécessaire, pour celles qui see nent à devenir des maîtresses de nudson, d'avenr de « tes hotious concernant l'art culinaire.Soyez certai que le mari appréciers pen sa femme que lux pra de philosophie, de logique ou d'algèbre, quand le due sera mal apprité, Les couvents doivent done préparer les jeunes It pour la société, telle qu'elle est, avec ses beso: ses cXigences, L'expérience démontre tous les jours aux paren combien il est nécessaire que les jeunes filles sachet, fuire la cuisine.VON SETTE Québec, 1898. LE MONDE ILLUSTRE 795 DESCRIPTION DES GRAVURES DE MODE Fiqure 1.-Pour les petits garçons de 4 à 10 ans, on pourra exécuter ce modèle en molleton blanc où pri.argent, si on en fait un costume d'intérieur que l'en.faut mettra au retour de In promenade ; pour un petit carçon plus grand, où pour un costume de sortie, où -mploiera le molleton bleu où capucin.Figure 2.- -Les gentils revers de notre modèle sont traits de trois rangs de plissés tres fins en taffetas cincé vordé d\u2019un petit ruban comète de satin blane, ruban de gaze à lisières satitiées.Le choix est innombrable parmi les petites soies \u201cautaisie, et il sera fncile de trouver une teinte moy- \u201cune, facile à porter et séante.Les personnes dont Lu taille est peu svelte choisiront un dessin allungent petites raies droites où brisées, motifs d'une forme Jutôt allongée, etc.ou en Toute simple de forme, cette petite robe On pourrs Figure, oo enfant se fera tres facilement a ly maison, mployer un petit coupon de lainage ivoire, beige, tose : bleu pile pour P'exécuter.L'empiècement pourra être recouvert de guipure où ve taffetas plissé assorti ; mais, étant donnée la sim.ncité de cette robe, nous consoillerons à nos lectrices \u201c+ faire l'empiècement en mème tissu et de mettre à enfant un grand col lingerie carré, garni de jours à avuille.\u2014 >.\u2014_ LE REPENTIR Le soleil descendait lentement derriere les Lauren- les et annonçait que le jour allait finir.Les petits vaux, dans les bois, faisaient entendre un chant 1 -lodieux, puis regagnaient leurs nids le duvet où les \u201crendaient leurs compagnons tideles.Le zépliire, Comme une fraiche haleine, halançait muollement les reuilles des grauds arbres dont lu cime se perdait dans les nues, et répandait dans l'atmosphere les parfums tes foréts vierges.Un profond silence régnait sur les bords du Saint-Laurent.Cependant, les échos des \u201cis étaient réveillés de temps à autre par le cri de Melque bête sauvage poursuivie par les Indiens, Le tleuve semblait dormir daus son lit rocailleux, \"aux étaient calnies et sa surface unie.ses Ce soir là, car il était près de six heures, un sme était a genoux, sur une tombe, située sur la Jeune ere du bois, pres dua grand fleuve.Aux longs che- \u201cax qui tombent sur son cou, i sa figure unberbe, on ue lui donnerait pas plus de vingt aus.Nous allons asser Henry, car tel est son nom, répandre des Thies ameres sur cette fesse, et nous oceuper deson \u201ctoire, Fils unique d'un riche marchand de ile de son père qui le Inissait agir selon \u201cUtices, et fermait les veux sur les vices qu'on voyait Non père devait en être cruelle- Vol était ses \u2018développer en lui.Henry, entrainé par de mauvais compa- 1! rentrait ant puni.ons, se livra ii toute sorte de débauches.fort tard au logis, ln démarche chancelante et la tite sourdie par l'excès des boissons enivrantes.Le pauvre pere versait des larmes de douleur en voyant son \u201cis bien aimé ainsi livré à la débauche : ne voyait il purs le doigt de Dieu s'appesantir sur lui, parce qu'il avait fermé les yeux sur les défauts de son enfant ! Henry, par ses orgies, ruina bientot son pure, qui, par eviter In honte et le déshonneur, vendit le peu du biens qui lui restait et s\u2019embarqua pour le Canada.Apres bien des misères endurées dans les forêts de | Amérique, eur il n'était fait chasseur, il fût trouvé Mort par des sauvages qui l'enterrèrent près du fleuve Saint-Laurent.Henry avait appris le départ de sou père, sans verser une larme de regret : son cœur privé de ln Krace du Dieu, s'était endurci au contact des passions Vicieuses ; n'ayant plus de quoi divertir ses amis, ils l'abandonnérent, les uns après les nutres, pour s'atta cher à de nouvelles victimes.Réduit à ln derniere extrémité, Henry ouvrit lee yeus 1l aporçut l'abime où ii était plongé.Touché do la prâce, il résolut de passer en Amérique, d'y rechercher son père, de se Jeter à ses genoux pour lui demander de lui pardonner son ingratitude.ll ue tarda pas à mettre son dessein à exécution, Il partit la journée même, sur un vaisseau faisant voile pour le Canada ; apres deux wois de traversée, il arriva sain et sauf à Québec, au mois de Juillet 16.Après bien des recherches et des indications, il parvint à connaître l'endroit où repossient les cendres deson père.Que de larmes ne répandit il pas sur vette fosse qu'il avait creusée.Les os de son pére durent tresssillir au contact de ces larmes de regret, à l'aspect de co fils ingrat mais repentant.1 priait encore quand l'obscurité étendit son voile funèbre sur lu forêt.Auloin on entendait le cri du hibou, «* de temps ct temps, un chant de matelot dont les pur une fraiche brise, vensient expirer sur le rivage.Henry passa la nuit à prier ct à gémir.surprit au moment où il déposait sur la tombe de son dernier notes porté es L'aurore le père, Utie couronne de lierre sauvaye.Ce devoir achevé, il reprit la route de Quéhec, où il se dévous à l'ensciguement des jeunes sauvages.Cus GL .gop .PRIMES DU MOIS DE MARS LISTE DES NUMÉROS GAGNANTS Le tirage des prinies mensuelles du MONDE FLLUSTRÉ, pour les numéros du mois de MARS qui a cu lieu samedi, le 2 avril a donné le résultat suivant : ler PRIX No 15,781.SH0.00 Je - No aT 163.25 OU 3e No subd.hu Je - No Se.100600 Se - No 38112.500 be No 7003.{ OU Te No.142 .300
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