Le Monde illustré, 6 janvier 1900, samedi 6 janvier 1900
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: | 16ME ANNÉE, No SIS.\u2014SAMEDI, 6 JANVIER 10 | ANNONCES : Un an, 8300 - - = Six mois, 8150 _- 0e ses Ja ligne, parinsertion «be tm POUR LES OUVRIERS L'AVENIR DELA PAIRIE O Canada.mon pays, nics amours © Y a-t-il un sujet plus beau à traiter que celui de l'a venir de wa patrio ; est-il rien de plus eaptivant, de plus enivraut que de parler de son pays ?Et, que ce soit pour parler des abus d\u2019une catégorie cle gons mal intentionnés, ou que ce soit pour élever un monument de gloire à ces grands hommes dont les noms brillent dans l'histoire d'une clarté qui ne s'éteindra jamais, notre cœur s'ouvre dans un élan d'amour et s\u2019élance connie pours par ane force maxsique pour défendr- les droits mécontiis, où pour cv chanter Ia gloire, Parler de sa Patrie, c'est parler du ciel qui nous \u2026 vus naître, de cette parcelle de l'uuivers qui est notre paradis terrestre.Nous [Hv ons le dire, notre Candi est une cothedle wus mille Heures de Le Patric do 14 haut, que Dieu envoya porter au jour par nes ange sur ce cour d'Amérique La Patrie, est notre ville, notre vilbiege, Le manson, ott nous vivons et élevons notre fanutle.La Patrie, c'est l'atelier ou nous coulons nos jour.dans les durs bears, pauvres ouvriers qua voyons tos droits Jos plus justes méeonnus, ot bien souvent hélas * Toulés aux pieds par des gens que nous pouvous que qualitier de sans for ut honneur.\u201d e +.» Nos dreuts les plus justes méconnus et foulés aus pleds.Ce ue sont pus seulement nos droits matériels, qui sont toujours mucotitus, sujet que te ue veux pont trater aupourd'hut ce sont nos droits se rapportant notre fol, que nous vovons tous les Jours attaques poo des incrédules enflés par Vorgueil, et aussi, souvent, par des hypocrites.Ou rencontre par nmalheur dan os tangs de ces esprits formés dans des institutions cocrétahles cquelle charité) qui donnent une instrae tion pétrie, maçontee suivant les vues des gens qu soutiennent ces sortes d'institutions, Et ces personnes A Tustruites avec des principes faux sont lancée- parmi les masses avec des idées dugereuses pour Le fou catholique.On comprend ce qui peut s'ensuivre Les jeunes, voyant [a sujpu riorite de tels comp HUONS, CAP ces gens savent faire reluire aux yeux ce l'instruction que vaut struct qu'ils ont aegis en descendant Then bas se sentent an craut désir de contaitre et se lancent deaus cles vtudes qui deviennent un véritable danger perle fait que ces memes homme éhontés faisant acte de honte, s'offrent à leur fourni uratis (à charité adunrable * ) dus livres empoisonnes.cu eUX-miemes ont laisse ce qu'il y à de plus cher a Cœur vranment canadien : la foi » + .Lutin la Patrie, cest le teugde beui on nous anon \u201cté admis dans le sein de l'Eglise © wholique eto nous avons participe pour la premiere fois au banquet Bacre.Et l'avenir de notre Patrie dépend de nous, ou Vriers, qui travaillons pour lui acquérir Ia richesse ; or à in classe dirigeante appartient le devoir de nou defendre, de nous protéger.Si l'on veut de bons travailleurs, qu'en laisse la toi aux ouvriers, Que l'orgueilleux respecte les opiniton- honnêtes et garde pour lui ses idées corrompues.La foi, c'est elle qui soutient et donne le courns dans te malheur ; c'est elle qui apporte l'espérance d'être un jour soulazés dans nos souffrances, duns nos privations innombrables, lorsque Dieu aura Juve + propos de nous rappeler à Lui, dans Lu céleste Patrie.Ne cherchons pas à faire du pauvre ouvrier un anarchiste enragé en lui enlevant l'espoir d'être un Jour heureux ; laissons-le aller s'arenouiller au pied de ls Croix, où toutes douleurs trouvent un baume salutaire.Ld La foi à toujours été lu force de la race vanadienne- française : et si, aujourd'hui, notre honne province a su couserver sa langue maternelle, malgré tous les mauvais assauts qu'on lui à fait subir, c'est qu'elle est restée fidèle à son Dieu.(irande est ta destinée, à mou Carruda, mn patrre bien-nimée ! et ton avenir est des plus brillants, si tn marches dans le droit chemin qui t'a été tracé par te ancêtres à la foi vive et ardente, ot que tu peux re conuaitre par lear sang nohle répandu partout aur le sol! Quelques agents d'hne secte mnudite, véritable suppôts de Satan, peuvent quelquefois essayer de faire germer le doute dans ton âme : munis jette un regard en arrière et contemple cette cohorte de femmes chrétiennes qui veillerent pres de ton hor- > MONDE ILLUSTHA 579 ceau ; vois cette phalange de pieux chevaliers qui sont venus, Ia Croix i ls main, jeter sur les borde de ton beau Saint-Laurent, les bases de cette colonie qui fait aujourd'hui l'admiration dos nations étrangeres, ut qui vat le diamant le plus pur de la courontie de notre Souversine.Nous sommes un peuple libre, ot cette liberté qui fait notre gloire, nous la devons à ces braves cœurs qui sacrifièrent leur fortune, lear sung même pour nous léguer cet liéritase dont nous nous honorour.Ouvriers, groupons-Rous au pied de la Croix : la, nous trouverons remède # tous Nos taux, Courage pour In lutte que nous avons à soutenir pour revendiquer nos droits : là, nous rencontrerous une Mère chérie dont les souffratices ne furent janumis évalées, et qui nous tend les bras avec amour pour nous proté- ver : Elle est la Mère des mallieureux.Que ceux \u2018qui savent écrire s'unissent pour protéger la foi parmi les classes ouvrivres.Qu'on fasse rensitre Que nos charmantes demoiselles écrivains du Monbe PLL0sTuÉ ne se rebuteut pas ; carla voix de Ia fennue est bien faite pour trou- les Anciennes traditions.ver le chemin du cœur.IRENE Sasa Foye, saint- Henri.\u2014 WD W\u2014 LES COLLABORATRICES DU \u2018 MONDE IL- Nous ve titre, quelle belle pare nous offrait Le Mosur loristee du 30 décembre dernier.NV mon point de vue, (c'est vrai que je suis myope, mais qui pourrait dire que j'y vois mal quand j'ai mon binocle bien assis sur mon nez () à non point de vue, dis-je, c'est la plus intéressante gravure qu'ait donné en première, notre cher journal pas une, et il est bien certain que vos lecteurs auront : elle m'a occupé comme la même idée ; mais, ce sont surtout v + collaborateurs, qui, comme moi, goûterent un plaisir tout nouvesu a connaitre do vue amon point de vue, vous savez ces charmantes écrivains qui nous oùt souvent agacés pur leurs tines et spirituelles chroniques, historiettes, cto.Jenguserais Le Mosok Teese, sons farhie vias + pouvait quelque chose, à compléter ce tableau en y rdjoignant un second rmbrassaut d'heureux gaillard \"5 les collaljoratrices absentes du premier (1.Ces portraits nous sont toute une révelation, ear ils nous font voir toujours à mon point de vue que l'idée acquise sur la personne cachée sous un pseudo.hymne, après lecture des différends articles, est parfois erronée, mais cependant, la eur se trahit toujours par son parfum, comme Coden par son chant agréable.Maiutenant que nous connaissons de vue \u2014encore à mon point vos geutilles collaboratrices, leurs verits auront un charme additionnel et nous feront fonre LE Move ILLUSTRE davanitage, quoique nous Ud.mang déjà beaucoup.Nur ce je vous tire na réverence, et ne voulant si- zner, je finis par une hell crois, comme Paul Herda.MAN Matoyl FE.\u2014 ++ \u201c \u2014 >» 4 4 vf\" La) \u201cA ZF = \\ = wy, Za ¢ \u201c1 % Ve Lg A Hy | AY i f fi 4 \\ # Ÿ AU A = | 2 pÙ \u2014= / 7 7 7 7 7 Lu RS SEA ih 7 = ; 7 2 | WR NS er = email es ons = = \u2014 pe Ct \u2014 == LE du LE hd fi Wi I it if LT TI H i = = pi _ \u2014 ee = = = = \u2014 = = = = = == = = = Les = === = =, [ADORATION DES ROIS MAGES Es WII = ge RTE \u2014 ee = oma dd EE SET =i 1 PA A 2 CE * sl 7 Le 28 G 4 ; 5 fe | n a po 5 Len i) 2 a 1 a > à à re d.de « ha % yf os nea à Plas 9 > ASE | fa a là Mad 5 fr.gs Qu i ke + x he Ji CE a As Vv 9B re Ja ABI Ee A hd EL] ip > a, in i \" 20 A a 2 Pa y F5 di \u201c= A da WT, Zi +a & Ay A PL) 2 fy ns 3 él Vv w i LY or #3 a \u20ac, A fa A # fs ef ie 2 oF Cogn bs \u2018 7 F NE 2% Ny ve HA ve.À 2) I LEY 2 > Pont, Le y = .Pa ou 31) ; ix ba LN 2a « ge.7 vs 3 +7 a\u201d.at À [/ 3 4 5 2 a + y?gl iy x 2 > C \u201d LA a 7 ; 164 te 2%.he ie Ie Sep » Yn a a 5m à - wpe La batterie de montagne anglaise No 10 capturée par les Boers ==> = ==\" =, TEe\u2014 Tn tn a, = zo AY \u2014\u2014\u2014 Lie rl = = se, v Ne Be ra fax A A.: \u201c- PO |Ë A _ WY, > su oo Fe & BATE | + Fr or oy ~\\ wy N sh La ay -* 2 ve & EN N : = PB 3 WN \u201c i CON ¥ ht + + A Re \" CES Le An IF: babe - DS 4 1,06 «XC ge i de.a AS aN à Le +, A.\" ph ee \"ft 48 ute .a 1 UM Ry 1 + ath i ean y = \u201cI A } f At CA A Pa\u201d » 4, 4 >) } : 1/35) 24, tt ; de oh és à 01 vt Pg SN N A 4 Hé mme : We if # # + a (1 25% RS 6 pe =F è 4 « ia * Pr a 2 Ny fe 5 oN ALLA it LY ÿ 23 NT ci 7 wh + 3 $2 hi Wy a R il RS ! oH us à tod J 1 LE ; hy 4 J Uf gl 2 Aan \u2018yy dei \u2018 afl A\u201d T4 LS ,, a, A XIN Vl; 4, fr p # LY Aw Ay Ad =) 5.1% ye , fu sy Es) w AT * oR 9h a 4, : nd Ga .NE 2 es \u201c we | \u201d ¥ nt i \u201c 1 Ç as a, Ÿ i e A \u201c3 ew Wo Ÿ A y M ei | Uy 4 qe ÿ Uy f ; \u201c= ~~ ih ! 1 frat My J > 9 £ il * a = qui \u20183, i Li M M SUR H Ii fl i [ ¥ à LA NL i ; [C4 = | Ul! {Lb Ah v I M Ÿ ON / hie y 5 du ) (| it Ih boa ASL + ad À \u2019 ipa pi (4 3 by \u2018 tr \"à Al eu Fai ir Wi | | , off of I jh ee a A A Xi f wr vy Ai N oe \u201c00 NR u i it it ii fi W 4 | Fi / 7 $ NN .Th 4 À wn A ve SN «FN Yh I i if \u20ac) us y TN.A if 1h ie ¥ oh ly J y \u201c| ih i Wi is 8 ; 1 4 \u201ced g, Ha! Vv.We (A ' di } #4 il 5 Aa 4) fil vo A 4 QU 1! al Nn J $ PA be lg it As put in gi Ui hi 7 ny | i Jit els 9 i, tail | à Tory, | Ik Qui j Hl Ww hel Ÿ Wh \\ PY bed] M \u2018| ess i hy i 4 ) 2% iy iil 1, à wd i] o i Wl ih 1 Xi i l Tr he I vs lil I TN Di il In An, i i bi \\ it i NE Pl 1.A 4 AINE i A Cat oh LA GUBRRE AU FRANSVAAL.Soldats anglais combattant à la facon des Boers LE MONDE ILLUSTRÉ LA GUERRE AU TRANSVAAL.Un train blindé HISTOIRE DE NOEL lOUR LES PETITS ENFANTS Ce n'est pas un conte, mais une histoire vraie: F le n'est pas gaie \u20ac name un réveillon, Mais sa tvis\u201d tesse n la douceur d'un cantique.Elle m'a été dite, en pleurant, par la jeune mère.qui en fut la martyre résiznée.pour les petits enfants.Elle avait deux petites filles.terumine.L'autre avait trois ans Je la rapporte, ici, L'une avait six ans : Jeanne.Toutes deux étaient jolies à ravir.L'ainée, avec son profil long et pur, ses traits tins, son air songeur, semblait l'ange «ardien de la cadette, u la figure espieyle où commençait à se dessiner Une inquiete curiosité et comme une inconsciente peur de la vie.Oh ! que la mero était Here et heureuse en les contemplant, en les montrant.Le honkeur déhor- \u201cait trop à ce foyer, pour qu\u2019il durât longtemps.\\vez-vous remarqué que les enfants dont l'idéale beauté et la candeur rèveuse rappellent amsi le ciel, restent rareiment sur la terre / La dernière fois que je les avais vues, il y a deux ans, je leur avais dit adieu avec une indéfinissable mélancolie.L'éloignement m'avait fait perdre de vue cette fn- mille, lorsque le hasard me la fit rencontrer de nou, veau, il y à quelques mois, chez un ami commun, Mais il n'y avait plus là que Jeanne, grande, presque sérieuse.Et il n'était besoin que de voir le visaz.pali de la jeune mère pour comprendre que la doue leur l'avait visitée et pour toujours marquée.Je n'ossi même pas risquer une question sur Ger- waine, ne doutant pas du grand malheur.Mais la mère pénétra ma pensée, et cédant bientôt au le.soin de parler de l'absente.voici ce qu\u2019elle me raconta : * Vous avez deviné juste elle est morte l'hiver dernier.Et s& mort a été le plua gracieux caprice de «a vie, ** Vous contisissiez son excessive mobilité, son imagination avide de récits, son goût des choses extraordinaires.** Toujours vivant dans un pays de son invention.dans un petit monde de chimères qu'elle concevait pour le plaisir et la peine qu'elle aimait à s\u2019y créer : s'isolant pour rêver ses enfantillages avec plus de Li: berté, et, toute seule, parlant à haute voix.pleurant, riant aux éclats, sa sensibilité maladive s'exalta de plus en plus.** Je l'ubservais depuis quelque temps avec rnquie tude.lorsque, un matin, je la vis venir vers moi, triste et suppliante : -Maman.me dit-elle, je voudrais bien avoir des ailes ! \u2014Tu sais bien, mon enfant, lui répondis-je, qu'il t'y en a que pour les anges et les oiseaux.\u2014 Maman, je voudrais être un oiseau, où bien un ange.\u2014Ce que tu demandes est impossible, \u2014Ne n''avez-vous pas dit que rien n'était impros- sible au bon Jésus, le jour de Noël ?- Sans doute ; mais ce bon Jésus ne peut vouloir que des choses utiles et raisonnables.\u2014Mais les ailes, naman, c'est plus utile et plus raisonnable que les joujoux ! ** Kit Ia voilà sanglotant de vrais sanglots.Je dus pour la consoler, lui promettre que le bon Jésus lui donnerait des ailes, au prochain Novl, si elle était bien sage \u2014Oh oui, je le serai, maman, tit elle de toute son âme.; ** Sage, docile, studieuse, trop studieuse, hélas ! elle devint à souhait.Son intelligence ouverte ot méditative ne paraissait guère d'une cufant, quand elle n\u2019était plus xur le chapitre de ses ailes.kr vette sravité prématurée, dans toutes ses pensées, non moins que cette poursuite d'un désir ivréalisahle, ne faisaient «ju'accroître mes angoisses.** J'avais beau lui expliquer que Dieu ne pou \u2018ait changer Is nature des êtres pour le seul plaisir des petites filles ; que les hommes les plus savants s'effore caiont, depuis le commencement du monde, de taire un miracle, de s'élever, a la mnniere des aigles, mais qu\u2019ils n'avaient encore pu réussir.Si j'insistais trop pour la dissuader, (iermaine se muettait à pleurer.Les savants peut être, maman, disait-elle le bon Jésus, le jour de Noel.LES * C'était conne une douce folie, qui envalussat peu a jeu son imagination.Elle était sûre, ele, que les enfants pouvaient voler, puisque toutes les nuits, dans ses rêves, elle se voyait au-dessus du sol et do.maisons, bien haut, battant l'air de ses seuls bras, poursuivait les alouettes, montant vers les nuages.\u2018L'hiver était venu.Lu neige couvrait les sham -.duvet des ailes angéliques : s liltes- Aout oretton ata Te 0 s intestites tie tue.est rétaibdie et ile d'e'suir le bon fonctionnenient des eut ut est un print de Abba S A -~- .LASS MACHINE uceursair BFeRECR EO ER CECE FOR EER Trestle, Globensky & Martel, : Ie .DENTISTES.No 1920, rue Ste-Catherine.Montréal CS Monuments Funéraires En Marbre et Granit.-:- -:- 4 Ouvrages de Bâtisses et de J.Brunet, Côte des Neiges Cimetières.\u2014 Tous Genres.-:- Proprétaire de Carrières de Granit Rouge.Rose et Gris.4
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