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Titre :
La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 10 janvier 1828
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1828-01-10, Collections de BAnQ.

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[" LA MIRERVE VOL.tr MOMIMREALo JBUDI., 28 10 VANVITRo 1833.NO.26.IMPRIME'E ET PUBLIE'E LUDGER DUVERNAY, No.& Rue St.Jean-Baptiste, CONDITIONS.LA MINERVE se publie deux fois par «maine, le Lundi et le Jeudisoir.L'abonnement est de QUATRE PrasTres par année, outre les frais de la Poste lorsque te Puprer est envoyé pur celte voie, ét payable à DEMANDE, dans le cours de chague Semesters.bao personnes qui désivent discontinuer lewr olonnement doivent en dunner avis aw noms un mois avant l\u2019ex- ration du dernier semestre, el payer leurs arrérages, autrement ils seront considérés comme souscripteurs ur le semestre suivant, 5S Avertissemens seront reçusavee r:connattance et insérés an taux ordinaire, Ceux qui ne seront pas accompagnés de directions écrites seront insérés jus *d ordre contraire et débités en conséquence.ON s\u2019abonne, à Montréal, au bureau du Journal, a i lo Librairie Francaise de Messrs.Fabre & Cie, «chez Messieurs les Agens.CANIÉTÉS.CHANSON.Air: Jeunes amams, &c.Al faut des époux assortis Dans les lieus du mariage.Vieilles femmes, jeunes Marie, V'eront toujours mauvais ménage, On ne voit pas le papillon Sur ta fleur qui se décolore ; Mose qui meurt, cède au bouton Les baisers de l'amant de flore.(Bis) Aux éponx vnis par le cour Le tems fait blessure légère ; On a toujours de la fraicheur, Quand on à le secret de plaire.Mose qui séduit Te matin, Lesoir pent être belle encore y L'ustre du jour, à son déclin, À souvent l\u2019éclut de l'aurore, (Bis) Ce lien pont être plus doux, Four un vieillard qu\u2018amour enffamtae ; On voit souvent un vieil époux Etre épris d\u2019une Jeune femme, L'homme à sa depnière saison, Par mille dons peut pliire encore, Ne savons nous pas gue Fithon Rajeunit auprès de l'Aurore* \u2014 LF.TOMBEAU.Elle n'est plus, et mi vis encore.Je vis, et je voudrois mourir t Da nuir chagrin qui me dévore La mort seute peut m'affrancher, Plus Loile en sa langueur, bélss ma jeune amie Me cachait avee soin ses plus vivos douleurs.Si, pale, consterné, je tremblais pour sa vie, Uni sourire touchant se méloil à ses pleurs, Elle n\u2019est plus.J'étois prêt à la suivre.Pourgnoi m'avoir donné vos perfdes secours, Cruels amis Ÿ si je peux luisurvivre, Le sort de mille ruaux doit uecabler mes jours, Sur in tombe de vos maitresses, Chantez ; chantez encore, à poètes amuns Da vos lyres enchinteresson Que tont un peuple ému répète les accens! Lehonheur à Poiagne j'ai perdu Thélaï Dans lu retraite et les ennuis de d'ai plus qu'à verser des larmes * M.Loblie.(Bis.) ert Gove EFIGRAMME.La fortune en vain m'est crustle, Disait avec orgaeil va snge prétendu, Je sais, pour m'nfferimir contre elle, M'envelopper de ma vertu, Voila diteun platrant, voils ce qui s\"appe te Etre legérement vêtu, a.mes vers à pu prêter ses charmes, | Re joue relevée en basse susllnte ?Mme, H, caen BEAUTE\u2019 DE L'HIVER.Pendant une Lelle matinée de janvier, Duphais était assis dans sa cabane ; la flamme pétillante d'un buis sec | répandait au deduns une agréable chaleur, tandis que l'uiver ensevelissait le chaume dunt elle était couverte sous une épaisse couche de neige.Le berger, d\u2019un air satisfait, jetait ses regards du côté d'une fenêtre étroite, et les promenuit sur la contrée ravagée par les aquilons.O hiver! malgré tes rigueurs, que tu as encore de charmes! quelle clarté riante le soleil répand, à travers les brouillurds légers, sur ces collines blanchies par te frimus! que celle ncigo est éclatante! quels magnifiques tableaux présentent ici les nuires souches et les branches tortueuses et chauves (le ces arbres épars sur ce tapis éblonissant ! là, celte cabane grisâtre dont le toit est couvert «le neige ; ailleurs, ces huics d\u2019épines dont 1a couleur brune coupe la blancheur uniforme de la plaine.; Quel brillant spectacle forment ces buissons voisins ! La rosée, en forme de perles, étincelle sur les rameaux déliés et sur les filamans légers qui voltigent au gré da veut.La contrée est, À la vérité, déserte ; les troupeaux reposent paisiblement enfermés dans leurs chaudes étables.À peine aperçoit-on quelquefois la trace du bœuf docile, qui conduit tristement à l\u2019entrée; de In cabane le bois que le berger à coupé dans lu fo- rél prochaine.Les oiseaux ont abandcné les boca- I ges 3 on ne voit plus voler que la solitaire mésange, qui chante malgré ia froidure ; le petit roitelet, qui isautille çà et là; elle moineau hardi, qui vient fami- fHérement, à la porte de nos cubanes, becqueter les : graines qui sont à terre.mereas\u2014\u2014\u2014\") UNE RAGE DK DENTS.Le jeune Valcourt aimait passionnément Mme.R, ;1 amour, constance dévouement, éluent en vain prodi-j gnés aux pieds de la belle ; un sourire, une brusque-i rie, Un éloge, une apestrephe, éliient les seules ré eompenses obtenites depuis bien des années ; mais! Valcourt élait de ces hommes chez lesquels Uesyérance\u2019 se soutient par le désir, l'amour par les riguenrs ; el peu décor par les caprices div lu coqnetle, il s\u2019endormait chaque soir cn pensant que pem.-elre l'aurore du lendemain lui apporterait le signal de sou bonheur! Une fois, entin, ce lendemnin arrive ; en ouvrant les.yeux, it voit pres de Lui un poli billet à vizueltes dorées; et parfumé, qui ne lui à point été apporté par une jeune amoureuse, mais par ve petit page à tournure espnêgle, qui attendait modestement sa réponse daus Cantictuune bre.Valcourt transporté rompt le cachet, se trouble :i # On l'attend À trois heures! trois heures bien exuc-l tes, Viendra ti}, oni, on non 1° Oh, oui, s'écrie ti! et le page qui l'a entendu, n\u2019en veut pas d'avantage, et vole porter à sn maitresse te oui tout brûlant encore: d'amour et de reconnaissance, | Mais qui peut pénétrer l'immensité dea destins! Une\u2019 heure, un iustant, et rotre avenir, peut-être, ne sera: plus lo même! Valcourt devait en faire lu triste expérience, T'ransporté, hors de lui, il venait d'employer une partie de latnatinée à préparer sa loilette, à réunir les nieuds, les bagues, les cheveux dont il voulait fire un trophée de constance, digne témoignage d'une vé- compensa bien méritée, lorsque tout-à-conp nue douleur aigue vient frapper ses gencives, Dea tintemens cruels irritent son oreille ; sa joue se gnufle, ses levres s\u2019enflamment, il est en proie a une rage do dents des plus liorribles .et il n% plus que rleax heures pour partir?Vite les caux, les bamnes, les élixirs do toutes: les espèces lo chaud, le froid, il emploie tout, et tout} ne fuit que l'irriter duvantage ! la douleur est à son comble, et su pendule lui indique l'heure du rendez.vons ! et en glace Ini présente tn visige cléliguré 1 Lt fra-t-il, objet ridicule, s'offrir en conquérant, ln bon- che de travers, le nez enflé, on oil presque fermé, «oon.servern-t-elle ges hienveillantes dispositions & d'une telte curicature, ef Fitorie, les sarcasmes, plus cruels encore que les dhtains, ne seront-ile pas ln suite inévitable d'une si grotesque transfiguration | Ab! plutôt renoncer à Mme.fl.sos cha bontés plutôt mille fois Lui écrire, implorer su pit a'exensor ; et le pauvre Valcourt voit parlir en soupi- vant le masssger porteur de ses douloureux refus.benr! Une (emma, une amie fus eât appris alors de piissance est l'amoue-propre soe Damour 3 ells tap ys quill estanprdades funmoes à vituutions où La moindre Gestation devieat une offence M sonpire, et ne sait pac encore Pétendue Ja gon mal | a means inglante, et que loivque, par un entrainement de bons té, vous obtenez enfu une prévenance du cœur, il fau y répondre à l'mstant, dût-on s'en repentir ; il faut y voler mort où vif \u2018Fantôt tourmenté par ln douteur, tantôt déscepéré par les regrêts, le malheureux Valcourt était tout envelop- péde laine et de cataplasmes, lorsque le messager revint, tenant d'une main une petite lotro, et de l'autre une petite Bole ; on se doute quel fut le premier objet arraché par Valcourt ; mais que devint il lorsqu'au lieu de témoignages de pitié, il lat: ** Quand amour n'est « point ussez vif pour vous faire surmonter une rage * de dents ; quand les prétentions sont nesez, fortes pour faire renoncer à l'amour plniôt qne de montrer une jouc enflée, on doit renoncer à tout ; à tout, excepté nu beanme du Paraguay, dont je vous envois une petite fiole, afin qu\u2019à l'avenir vous et vos amis puissiez vous préserver de la catastrophe d'anjour- d'hai ; recevez mes adieux sincères.Avis aux amou- roux en rago de dente \u2018* Et avis général à tons seux qui souffrent, ajouternne- nous à celte petite lristoriette, car nous savons, en dépit de ln crnella ironie de Mme, It , que Valcourt et mille autres ont éprouvé les bienfaits miraculeux du beaume du Paragnays Quand, pur nn semblable ro- mède, on pent se préserver du danger d'éprouver des torinres alfreuses, et de perdre une maitresse, n\u2019est-il pas de notre devoir d\u2019indiquer que le dépit de cette essence préciensa se tronve chez M.Roux, pharmacien rue Montmartre, Nu, 345, à Paris ?\u2014=\u2014p\u2014\u2014me Dans une petite ville de France on jousit dernièrement Judith et Holopherne, tragédie sante.Puue piquer plus vivement la curiosité, le directeur avait annoncé que ln tête coupée par Judith sera une fête d'homme véritable.Lu foule s'empressa d'accourir attendant le dénouement avec la plus vive impatience Enfin l'héroine parait tenant une tête de carton ; tnais celui qui était chargé de la placer dans an besoin, l\u2019es- carmote adroitement, et tes différens groupes s\u2019étant séparés Inissent voir une table sur Inquelle on contemple la tête d'Holopherne.C'était celle d'en garçon de théâtre qui s'était glissé sous le tapis, et qui, roiffé exactement comme le tyran, montrait son chef au pu blic au moyen d'un tron pratiqué dans le milieu de Ia table.Le visage pile et livide de cet homme avait glacé de terreur tout lepublic, lor,qu'an événement inattendu le fit passer de la tristesse à la guité.Aux mots de Judith: Tyran, tun'es done plus! le tyran se mit à éternuèr de manière à faire retentir tous les échos de ta sulle, et cha que imprécation de lhéroine étail suivie d'un nouvelle éternuement, Le directeur furieux fit baisser la toile, etle public ne sut que le lendemain la cavse d'une rcéne qui l\u2018avait tant amusé.À la dernière répétition on autre gurçon de thédtre, jaloux de n'avoir pus été choisi ponr jouer la tète d'Iulopherne, nvait malicieusement garni de tabac lei bords du plat de carton qui devait se trouver autour dla con de son camarade, m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Particularités sur l'expédition du capitaine Parry un Pôle arctique, et sur celle du capitaine Franklin à La câte septentrionale de l'Amérique, extraites de la Lirknany GAzsTTE.{Expédition du gapitrine Parry.} La latitude ls plus élevée à laquelle l'Iécla eatnvr- vente est le Gt.6, hauteur qu'auqun navire n'avait jamais utterate, et le trajet fait par Je moyen de teaux est d'un dégré 39m.lord Mulgrave s'était avancé jusqu'au £02.et quelques minutes, Au point nord La plus éloigné, le capitaine Parry n'a pas déeau- vert les barriéres de glace, dant le noble Log et las voyageurs vlua anciens font mention ; de sorte que Fi- dée d\u2019ane barrière de glace perpétuelle doit être mains tenant abandonnée.La glace que l'expédition 4 ren contide est loin «le présenter cette solilité ; enr des portions d\u2019un mille environ d'étendue pouvaient, à he vérité, paerer pour suflisamment dure; mais duns les intervalles, du fortes masses de glaces entrahiéos par dez courans où par l\u2019action de lu marée Ooppostient \u201c \u201c shus obstacle terrible à l'intrépidité des navigateurs, * Uni du ces énormes locs était à peine passé qu\u2019anss sO i} en praraissuit un autre, De nouvelles difficultés semblaient naître à chaque pas et retarder loxpélition à mesure qu'elle avançait.In surface des glaçons étais couverte d'eau donce ; avis à le fiu du voyage, quand les pluies commencèrent à tomber, les grandes portions dde glace se rompirent et l'eau de In mer couts dans les tutervalles comme duns des cynaux n fut impossible, attendu l'état de ln glace sur la-| quelle il fallait marcher, de se servir des rennes pour l'expéditions'attelaient sûns distinction nux buleaux, et supporté.rent en commun ces craeiles fatiques.On choisissait pour se mettre en route l'instant où la lumière était] moins éblouissante pour les yeux, vers le commencement de la nuit ; car, quoique le soleil ne cessât ja] mais de les éclairer (le ses rayons, cependant lorsque sur la surface blanche de la glace devenait plus sup- préparée à lu manière des sauvagee,) gros à peu prèsi comme une orange, et de quelques onces de poudre de biscuit.Ces ingrédiens, délayés dans de l\u2019eau froide, faisaient une bien triste nourriture pour des hommes dont les forces étaient mises à de si rudes épreuves, uh n'était pas possible de résister à de pareilles fatigues.| Pendant toute la durée de la marche, les voyageurs; étaient mouillés jusqu'aux genoux, et engourdis par une températu:-: toujours où presque toujours au point de congélation.Lorsqu'ils avaient souffert ninsi pen- \u201cdant douze ou quatorze beures, lorsqu\u2019ils s'arrêtaient pour prendre quelque repos, le changement de leurs vêlemens mouillés contre d'autres plus secs, ainsi que le changement de bottes, lenr causait de telles picote- mens et des douleurs si cuisantes dans les parties qui avaient été mouillées, qu\u2019au lieu de trouver quelque soulagement, leurs souffrances devenaient plus insupportables qu'auparavant, Un travail aussi opiniâtre que celui que nous venons de décrire ne pouvait manquer d\u2019infiner sur lu sauté des hommes d'une mavière funeste.Leurs forces s\u2019affaiblirent, leurs membres se gonflérent, et les maladies diminuèrent bientôt le nombre des travailleurs.Cela seul suflisait pour les arrêter dans leur marche ; mais les observations que l'on recueillit démontrèrent que tous les efforts seraient vains.Les glaces étaient emportées avec trop de violence vers le midi pour que l\u2019on pât s\u2019avancer au nord.Dans les trois «ernières journées de marche, cet effet fut tellement sensible, qu'au lieu de gagner une latitude plus élevée, on s'u- perçut que l'on avait rétrogradé de deux milles vers le midi, ll Ealfut, dès ce moment, renoncer à une entreprise pour le succès de laquelle tout ce que la persévérance et l'énergie humaine peuvent inspirer avait été fait en pure perte; mais lu nature de lu glace, si différente de ce qu'on l'avait supposée, était un obstacle insurmontable.Pendant l'éloignement des bateaux, l-Hécla ne fut pas exempt de dangers.Ce navire avait élé mis à l\u2019ancre prés lu rivage dans un endroit qui semblait offrir quelque sécurité.En avant, il y avait une musse de glace de trois milles d'étendue, environ ; mais un vio- jent coup de vent étant survenu, et ayant détaché cet immense loc, le chassa avec une force terrible sur l'Hécla.Les cables se rompirent, les ancres furent perdues ; et le malheureux bâtiment poussé à la côte lt fallut, pour le remettre à flot un temps considéruble, qui Fat entiérement perdu pour les observations.On grandes masses de glaces et quelques glaçons échonés ° en neuf brasses d'eau, mais on n\u2019a pas va de vieille gla- trainer los bateaux, et comme il n\u2019y avait aucun imoyen|ce ; elle était toute de l'année, et on apercevait, des en- pour nourrir des chiens, ainsi qu'on se d'elnit proposé, droits élavés de la côte, des passages libres entre les tout le travail fut accompli par les hommes nrêmes de glaces, de manière qu\u2019un navire aurait pu y naviguer Les officiers atl autres, na nombre de 25,| avec uae bonne brise.La marée est régulière sur toute ha côte.Le flux wient de l\u2019est, et la mer monte et baisse d'un pied à Dans le détreit dit du Dauphin et de V'Union (noms les bateaux de l\u2019expédition.) le courant vingt pouces, faisait quelquefois plus de deux nœnds à l'heure.: .] On a trouvé sur toute lu côte du bois que la mer y cet astre-était plus bas sous l'horison, la reverbération avait déposé, et une grande partie de ce bois se trouvait J quinze et même plus de vingt pieds nu-delà du portable.Une pinte de cocoa, mélangée avec de la point où arrivent les hautes marées, on suppose en con- poudre de biscuit, formait le déjeâner de chaque hom-'séquence que ce bois a été jeté sur la côte par la mer.me, et l\u2019on s\u2018attelait ensuite aux bateaux.Après sept quand elle s\u2019est trouvée très agitée, ce qui donne à heures d\u2019un travail sans relâche, on arrivait au diner, croire qu'à certaines époques elle est libre dde glaces.qui ée composait d'un morceau de-PamEcAN (viande prmmepmemmemmnmennennenennennnnnannnnnnsnnanaannan=sîns à dix, NOUVELLES ETRANGERES.-Pera, Constantinople, 27 Oct.\u2014La confusion ct terreur rêgnent dans tous les quartiers de cette cité: Une suite de désastres a fait dévolopper des symptômes de rage et d'épouvante qui approchent de la folie.Il paraitroit par des dépêches envoyées par l\u2019Amiral An- gluis à notre ambassadeur ici, que Ia flotte Turco Fgyp- tienne n été entièrement détrnite dans la baye de Navar rin, le 20 du courant, et-que les batteries de ce port.ont été rendues inutiles.Deplus, les troupes Egyptien- nes sont dans un état de mutinerie et de famine, errant Cette nouvelle tragique, combinée avec les incendies destructeurs révens, semble avoir paralysé totalement les efforts des Turcs, dans lenr département de la guerre, Lea troupes de terre ete mer qui -étoient sous ordre, ont reçu contre ordre, el un Divan extraordinaire a été commaudé de s\u2018assembler çà et là dans le pays, et étant détruites en détuil.\u2018Fent se treure arrêté.immédiatement.En liaison nves ces évènemens, rer qu'il continuera à l'être, heures ordin: soir.tion.Si rela est la paix, dequoi serait la guerre ?ITALIE.Rome 18 Octobre.parvint cependant à lui faire reprendre la mer, et on se renditau détroit de Weygatz.Nous apprenons que, malgré le peu d\u2019instans que ce détachement de l'expédition à pu consacrer aux observations, il en à été fait cependant d'iniportantes.Il paruîtra saus doute bientôt une relution détaillée des observations du capitaine Parry et de ses compa gnons de voyage, restés à bord l'Hécla, Nous n'avons pas entendu dire que les voyageurs wieut eu des communications avec les naturels.Les chauseurs ont tué 70 bêtes fauves.(Expédition du Capituine Franklin,) Le but du voyage du Docteur Richardson était d'é- xaminer la côte entre les rivières Mackenzie et les Mines de Cuivre.Après s'être séparé du Capitaine Franklin le 4 Juillet, le Docteur Richardson a descendu la brauche orientale de ln Mackenzie jusqu'au 7 Juillet, et trouvant que la rivière se partagenit en diverses branches, dont la plus à l'est n\u2019était pas navigable pour les batenux, il a choisi la branche du milieu, et il est arrivé cette même nnit dans l\u2019eau saumâtre.Le 11, en latitude 69 © 42\" N.et en longitude 132 ?10* O,, l'eau était salée etla mer couverte de glaçons ; du côté de la mer on ne voyait pas ln terre.Ce n'est que le 18 Juillet, en latitude 70 > 37° N.et en longitude 126° 42' O., que l'expédition est sortie de la Mackenzie.Les bouchss de cette rivière sont très nombreuses : l'une d'elles se décharge dans un Inc d\u2019eau saumnôtre.C'est le 6 d'Avât que l'expédition est arri- vév uns la rivière des Mines de Cuivre.On a vu de sein étoit de visiter les grand travaux qui se font pa ordre, pour réparer les désastres causés par la ri travaux.nstitutet pour le collège.la fin du jour.Assemblée Constitutionnelle.Province.Frangois Malliot\u2014Président.Pierre Amiot-\u2014Vice Président.A.C, L.Duplessie\u2014Sécrétaire.11 fut unanimement résolu, Rein Effendi a été disgrarié ; el ilest tonfiné\u2014comme de coutame, ce n'est que le prélude de sa «décapitation.Notre fauxbourg est encore tranquille, et il est à espé- Les communications avec les ambussadeurs étrangers, ont été extrêmement fréquentes depuis lu réception de celte nouvelle, et des messagers suns nombre passent et repassent, après les ires des aTuires diplomatiques.L'opinion ici deg Anglois qui ont les meilieures informations, est que tout doit être et sera réglé à l\u2019entière satislaction des puissances niliées, cl immédiatement \u2014Pupier du Nous savons à présent quel cst le sens de la seconde note présentée par les Ministres des puissances alliées au Gouvernement Turc, et le ton en est d'accord avec la résolution exprimée précédemment, de mettre à effet lear grand plan poer la suppression des hostilités, Elle dit, que puisque l'offre de leur intervention à été rejetée fes Puissances vont procéder suivant la marche qu\u2019elles avaient proposée ; mais qu\u2019elles ne considéreront rien de ce qui n été fait, comme devant interrompre leur bonne intelligence.Après la réception de lu nouvelie de Navarrio, lu Porte aura bien droit de faire cette ques- Le 17 octobre an matin, le sou- versin pontife partit de son palais du Vaticau, et prit la route de Tivoli, od i} arriva sans étre attendn.Son des.son re le 16 novembre 1826.S.S.purcourut les deux rives, voulut s\u2019instruite de tout, et recommands la solidité des En peu de temps, les habitants des environs, instruits Ce son arrirée, accoururent à Tivoli: et fireut éclater leur joie.Le saint pore se rendit 4 lu cathédrale de Saint Laurent, y donna la bénédiction du Saint Sacrement.et admit au baisement des pieds, dune la sacristie, le clergé et les personnes de distinction, $8.passa ensuite a In maison de campagne du collége des nobles, irigé par les Jésuites, et exprims sa bienveillance pour Uile laissa M24 écus romains (environ 1,200 fr.) pour être distribués aux pauvres de la ville, ot repartit pour Rome, où elle arriva à \u2014c A une Assemblée des électeurs du Comté de Surey, tenue à Verchères, le 27 décembre 1827, nûn de prendre en considération In nécessité d'exposer au Roi et nux deux Chambres du Parlement Impérial l\u2019état de Ju 1°, Que la manière arbitraire avec luquelle le Gouvernement Exécutif se conduit envers les habitans dn pays est de nature à créer en eux la plus sérieuses ape préhensions pour leur #ûreté et prospérité, 2°.Que le refus de Son Excellence le Gouverneur en Chef d'approuver l'Urateur choisi et présenté par la Chambre d'Assemblée le 21 Novembre dernier est contre les usages établis, reconnus et pratiqués ; et que ce refus, ayant élé suivi d'une prorogation du Pur- lement Provincial, a renversé tortes les espérances qua les habitans de cette Province avoient congues du\u2019 re.sultat de la Session du dit Parlement.99, Que, d'après ces événements aussi pénibles que critiques, il devient de ln plus haute importance d'exposer, par une hamble pétition à Su Majesté et à son Parlement, l\u2019état déplorable de la Province, afin que ses habitans-puissent obtenir, d\u2018une nutorité si respectable et ln seule à lu quelle ils puissent avoir recours, la considération de leurs plaintes et le remède aux maux croissants qui les accablent.49, Que la majorité des Conseillers Exécutils et Législatifs de cette Province, étant composée de per- onnes tenant ou possédant des places lucratives, durant bon plaisir, s'est fréquemment opposée aux mesures les plus avantageuses proposées par la Chambre Assemblée dont une des plus importantes est l\u2018ap- pointement et soutien d\u2018un ngent autorisé par la Province, pour résider auprès du Gouvernement Impérial, ulin d'y surveiller aux intérêts de la dite Province.5°.Que le refus réiléré du Conseil Législatif de concourir à la nomination d'an tel agent paroit évidemment être influencé par le Gouvernement Exécutif, et est au nombre des plus importans griefs contre lesquels les habitans de cette Province aient à reclamer.6°.Que l'emploi, par le Gouvernement Exécutif suns la participation du Corps Législatif de la Province de sommes d'urgent considérables, provenant du Reve-, nu levé en icelle, est en opposition «directe à la Consti-, tution et aux Lois établies.78, Quelles Electeurs du Comté de Surrey, outre les plaintes qu'ils ont à porter contre les abus communs à loutes les parties de la Province, ont une raison par- ticuliere de se plaindre de la non exécntion des actes pont la construction du Canal de Chambly, et l\u2019amélioration de la navigation de la Rivière Richelieu, ce qui a beauconp nui au commerce, à l\u2019agriculture et aux in- tercts géuéranx de la Province.sistence de pareils abus, s'il n°y éloit re médié, deviendroit fatale wix intérets et prospérité de ta Province et lendroient à diminuer duns ses habitans, l'attachement et dévouement qu'ils ont montrés fusqu*icr pour le Gouvernement de sa Majesté, 9°.Que, sous de si grands griefs, les Requêtes à Sa Majesté et aux deux Chambres du l\u2019arlement Impé- rral aient pour but de leur demander nue justice soit fuite, de leur exposer l'état réel de la l\u2019rovince, de les supplicr de le prendre en considération, et d'obtenir que ses habitans soicat inaintenus dans lu possession, enus nucune altération quelconque, des privilèges de l\u2018heureuse Constitution qui leur fut gracieusement accordée par l\u2018ucte passé duns lu 31e.de sa Feue Alujez- té, 10°.Qu'il est expédient qu'il soit nommé un OU plusieurs agents pour aller en Angleterre porter les plaintes de cette Province, et les y soutenir.119.Qu'il est nécessaire d'établir une souscription afin de pourvoir aux frais nécessaires pour parvenir aux fins ous mentionnées, 127.Qu'un comité général du Comté de Surrey de 38 membres soit nommé pour communiquer avec les comités généraux des villes de Montréal de Québec et les Trois Rivières, pour convenir de la nomination des agents susciiis.189, Que Mess, F.X.Malhiot, Pierre Amivt, A.C.L fiplisais, Paul Lussier père, Christophe Mongeau.Antoine De- celle, Baptiste Lnisseau, Nicolas Maesue, À.Pinette, Aimé Massue, Poschal Chaillon, Joseph Chicoive, B.Park, François Mar= chesssut, Jean 1).Poulin, François M, Marion, Frunçais V.Mal- hiot, Joseph Luain, Joseph Peltier, Joseph B.Archambauit, Louis Durocher, Augustin Marchessaut, Joreph Cartier, Olivier Durocher, Jacques Cartier, Joseph TP.Drolette, Joseph Panot père.Jean B.Brangretto, Michel Duvharme, Jeau Baptiste Dion, E.Moine, Augustin Cartier, Prudent Vendendaigne, Jean Ble, ltenautel, GéJéun Coursulle, and Augustin Pigenn, composent te dit comité, dont six avec le président ou le Vice président formeront un Quorum.149 .Que ledit comité soit autorisé à nilopter telles petitions des dites villes, on d'anann des comtés, qu'il trouvera les plus propres et les plus convenables aux intérêts du Comté de Surrey, et à faire toutes les nffai= resnécessaires pour l\u2018uxécution du projet de pétitionner le Roi et les deux Chambres du Parlement du Roy aume Uni de la Grande Bretagne.15©, Qu'il reroit expédient qu'il fÜt nommé, \u2018ans chaque paroisse du Comté «le Srèrey, un comité spécial aux fins du recueillir les signatures aux susdites petitions.162, Que lon remercimens de cette assemblée soient faits au Président pour sa conduite conne tel, le hasae \"À une assemblée du comité le même jour, lesofGciéra Jons dans celte adresse \u201c neigneuries Françaises,\u201d ** lois suivans furent choisis : rangois X.Malhiot Eer.\u2014 Président.rre Amiot Ecr.\u2014Vice Président.Mr.A.C.LL Duplessis, \u2014Seus elaire, Auné Mussue Ecr.\u2014 Trésorier.pe Aokesse pe MonTAKAL AV GOUVERNEUR.Réponse de Son Excellence.Mersieurs, * Les circonstances qui ont produit dernièrement in prorogation soudaine du parlement provincial méritaient en effet de faire naître une forte et pénible inquiétude dans les esprits \u2018le toutes les classes respectables de ln société, Dans cette adresse vous uvez très-justement tracé la tendance funeste des mesures aloptées depuis quelques années dans In chambre d'assemblée provinciale ; quoique l\u2019effel de ces mesures ait été longtemps senti dans lu stagnation des améliorations publiques, je les consulère comme rien lorsyue je viens à les comparer avec la tentative bien plus audacieuse que l\u2019on à faite récemment contre la prérogative royale, qui n\u2019est pas un droit douteux, ni une simple formalité de mols vuides de sens, mais bien une prérogative indubitablement établie, et universellement reconnue ; disputé une fois à une époque reculée dans le parlement Britannique, fréquemment opposée dans les assemblées coleniales, elle à toujours été très-claire- ment et très-fermement établie.+ Je ne puis eroire que cet act récent de l\u2019assemblée soit venu de l'ignorance ; quelques-uns de ceux qui se trouvent à lu tête des mesures fictieuses poursuivies duns ce corps, sont des hommes éclairés, et pour cette raison il est du devoir de tous ceux qui savent priser le bonheur dont ils jouissent sous la constitulion britannique, de venir en avant.+t Dans ces sentimens, Mesaieurs, je reçois cette adresse avec une satisfaction peu commune ; el'> est tout-à-fait de circonstaace, et j'admire la vue vaste qu\u2019elle prend de nos affaires passées et présentes, et ta modération avec laquelle elle parle des malheurs qui coulent de la source w.me d'où l'exécutif, avait rroit d'attendre le soutien et les moyens nécessaires à l\u2019avancement public ; mais j'almire surtont la confiance avec laquelle un si rand nombre de respectables habi- tans du district de Montséal en appelle au gouvernement de Sa Mnjesté, pour corriger les erreurs et les défauts que l'expérience du passé a imuintenant mis au jour.+ Je regrette fortement, bressieurs, de ne pouvoir moi-même en personne déposer votre adresse aux pieds de sa Majesté, tant je désire y ajouter tout le puids que ma situation an mulieu de vous pourrait lui donner.Detout ce qui rera en mon pouvoir rien ne sera oublié pour recommander les sentimens et les opinions qui y sont exposés la considération immédiate et favorahle du secrétaire d'état de Sa Majesté, \u201cJe vous remercie, Messieurs, de l'approbation obligeante que vous xprime: sur ma propre conduite dans les procédés récens.Mon devoir est bien simple, ct je vous prie d'être assurés, que je m'étudier ai toujours à agir de manière à maintenir avec fermeté la prérogative de la couronne, tout en respectant aussi scrupuleusement les droits du peuple.\u201d REMARQUES.Nous avons inséré ce gui précède comme publié par autorité.Il donnera une idée de ce que seront toutes les autres adresses et réponses qui pourront se publier sans les circonstances actuelles.Si quelques-unes cependant conticanent quelque chose d\u2019essentiellement différent de ce qui précède, nous les insérerons dans ce papier.Les endroits dont on a déjà publié des adresses séparées à S.Exc.: sont Terrebonne et les nouveaux établis- semens dans les derrières de celte seigneurie, présentés par l\u2019Hble, R.McKenzie ; et William Henry, par M.le Procureur-général Stuart, ci-devant membre de ce bourg.On en nttend d'autres des habitants du bourg des Trois -Rivièresds de divers parties des townships des| districts des \u2018Trois-llivières et de Aoutréal.Log au-; Lima jusqu'au 27 septembre;un voyageur arrivé du Pa- nlnres recueillies dans les différentes parties de raguay dit que cette province à uni ces destinées à celles ; !dela Province de lucnos-Ayres, annonce aussi des adresses de divercespartiss du Haute! tres sign ces districts, sont réunis aux pétitions des villes.On Canada.L'esprit qui a signalé les ten:pa de Sir James Henry Craig, se montre tout entier dans Vulresse de Montréal, accompagné de ces prégrigés vulgaires que caractérisent une anupathie nationale contre la mujurité des habitants de cette l'rovince, d'origine francaise, et attachée aux lois qui ont tou/urs régi laurs propriétés, à leur langue, à leurs contumes et à leurs habitudes ; où perce le désir injuste de les voir abandonner toutes ces choses si chères, et «ce roumets duimination cffrénce de gens, qui sont évidement tout-à fait incapables de se \u201conduire eux-mêmes par la raison et la justice et dans ja vue du bien-être géuéral de la Province.Nous voy- Féodales Frangaises,\u201d * lois Frangaises,\u201d habitants Anglais,\u201d « portion Anglaise de cette Province,\" ** tenure Anglaise,\u201d ** concessions Anglaises, et autres expressions semblables souvent répétées.C'est une tentative pour soulever contre l\u2018autre une portion de lu Province rangée sous l\u2019étendart des préjugés ies plus vils et les plus baineox.Quant aux plaintes contre In chambre d'assemblée de la province contenues dans cette adresse, elle ne sont guère que la répétition da fameux * J'ai va\u201d du dis cours du Gouverneur à ta clôture de la session, le prin- tems dernier.1°.\u2018La passation d\u2019un nombre ile lois temporaires.2°.Le rejet du Bill d'Enrégistrement proposé l'année dermére.3%.L'adresse pour le rappel de la loi de la tenure, passée en Angleterre, à titres et les droits depuis Jong tems existans des terres en franc et commun soccage ; il n\u2019y a que ces \u2018* griets\u2019\u201d dont l'adresse se plaint qui sont fondés en fait.L'assertion que les auteurs de l\u2018adresse, faisant allusion & la chambre d\u2019assemblée, * ont vu refuser le droit d'ê- tre représenté i la portion Anglaise du Bas Canada,\u201d est une erreur de vision ; quoiqu'on ait es
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