La Minerve, 6 mars 1843, lundi 6 mars 1843
[" \u2019 tn.Di PENRO, SIE a?pr Wn =snçeseu ss cu US SAM S ASS S VOL.XII.a a a IMPRIMÉE ET PUBLIÉE PAR LUDGER DUVERNAY.CONDITIONS LA MINERVE parait trois Fois par DE CE JOURNAL.semaine, le LUNDI, le MERCREDI et le VENDREDI, durant la saison des uffaires,et deux fois la semaine pendant I\u2019hiver.Le prix de l\u2019abonnement est de QUATRE PIASTRES par an, outre une piastre our la poste quand le journal est envoyé par cette voie.L'abonnement est paya- le d\u2019Avance, et une addition de 2s.64.sera faite par chaque année à ceux qui p'anront pas payé d'avance ou À première demande.(-ÿ- Ceux qui veulent discontinuer doivent en donner avisun mois avant leur date échue.Toutes les lettres, correspondances, à Lvooxn Dyvernay, subureaudu journal, rue st, Vincent,no.13.JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, COMMERCIAL ET D\u2019 &c.doivent être adressées, francs de port, cé = ae.MONTREAL, BA LUNDT,6 M S:x Lignes et au-dessous, première insertion Au.ptssus de dix Liznes, première insertion, pour les insertions subséquentes.teuille jusqu\u2019à ce qu'ils soient contremandés, doivent être publiée plus de six Mois.Dux Lignes el au-d-asous, première insertion, 3s.44.et 10d.chaque suivante.* * Les avertiss-mens non accompagnés d'ordresécrits seront insérés danschaque On traite de gré-â-gré pur les avertissemens à \u2019 ANNONC sacs scans NO.55.ASSSSSSSU SUR S SRG SG ASS SAS S S-CANADA, ARS 1843.PRIX DES AVERTISSEMENS.» 2u.Gé, et 7 1-2d.ehaque suivante, Ad.par ligne, et 1d par chaque ligne et déhilés en conséquence.une ecrtaine élendue, et qui MELANGES.' UN JUGEMENT EN CIRCASSIK.(Nous extrayons d\u2019une correspondance russe, insérée dans la Gazette deu Tribunaux de Paris, les détails suivans qui donnent de curieux renseignemens sur les mœurs des diverses tribus de la Circassie.) Vers le milieu de l\u2019année dernière, et alors que la guerre était déjà engagée avec un echarnement égal des deux parts entre les populations insurgées de la Circassie et l\u2019armée russe, UD jeune prince de ia tribu des Tcheichentsis, Kaptan, suenommé le Chef Tigre, enleva par Ia surprise et ls violence la fille de Mahoud Bey, prince et chef des Adiies, guerrier renommé par ea bravoure, et que sa tribu appelle Déliarslan, le Lion Fougueux.Avant de se porter à une entreprise aussi audacieuse, le Chef Tigre avait eu recours à tous les noyens,a toutes les supplications possibles, pour obtenir le main de la belle Aue, du libre consentement de son père.El lui avait offert ses plue beaux chevaux, ses mieilleures armes, de la poudre, du sel, tout 6 qu'il avoit amassé d\u2019or et d'objets de prix dans diverses expéditions heureuses.Ma- houd Bey ovait répondu que sa fille était trop belle pour ne devenir que l\u2019épouse d\u2019un prince circassien.\u201c* Aué, avait-il dit, doit fuire l'ornement le plus précieux des hs- reme du padischah de Constantinople, et devenir un jour la mére du grand seignour des Osmantie.\u201d Cur telles sont les mœurs et coutumes des circassiens, que sans croire manquer aux devoirs de la famille, aux loia de l'honneur, aux prescriplions sacrées de l'humanité, ils : conduisent eux-mêmes ou envoient leurs! filles et leura fila sur lo marché et les ven-| dent, * pour faire, disent-ils, de leurs belles: jeunes filles des sultanes, de leurs Gly éner- gignes et bolliqueux des pachas.\u201d Et, chose singulière, l\u2019une et l\u2019autre de ces prévisions re réalisent aesez souvent, taut se trouve bnervée et appauvrie la rice turque.C\u2019est aivai qu'une grande partie des pachas, des chefs de divtricts et de provinces sont originuires des montagnes caucas- siennes, tandis que le prix que leurs familles ont retiré de leur vente à été emp'oyé, ainsi qu'il se pratique toujours, à acheter de la poudre, des armes, pour combattre les Russes, à su procurer du sel qu\u2019on ne trouve pas en Circassie.À de bien raros exceptions près, on ne voit donc pas se former d'unions entre les familles, à :noins que, comme Kuplan, le Chef Tigre, l\u2019amant, emporté parsa passion, ne recoure à l\u2019eulèvement de sa fiancée, expedient extrôme, qui doit avoir inévitablement pour effet de susciter d\u2019un- placables haines entro deux tribus et dont le résultat est le plus souvent l\u2019anéantissement de l\u2019une ou de l\u2019autre, Le douzième jour du mois de juin dernier, Malioud-Bey se trouvait au centre de ea (ribu des Adhes, au village d'Ardebil- Kioi, situé aur le versant septentrionaal de la chaîne de rochers de Srakaia, dans l\u2019endroit nommé Youz-Bonnare, les cent ruisseaux, et où, en effet, aboutissent plusieurs ruisseaux, descendant de la montagne et serpentant i travers les rochers et les arbres enlacés autour du village comme une enceinte forlifiée.Tout à coup le piétinement des chevaux, dans len défilés des rochers impénétrables pour tous autres que des cavaliers circas- siens, et le retentissement des trompettes, l\u2019avertirent qu\u2019une troupe amie s\u2019avançait ; au même moment un officier addhes vint l\u2019avertir que Shamil-Bey, le plus célèbre des chefs circassiens, surnommé par excellence Djinhdji-Kan, chef guerrier, arrivait à la tôte de deux mille cavaliers Lesghie-Tchet- chentres.Muhoud Dey, faisant aussitôt monter à cheval tous les hommes de guerre de sa tribu, l\u2019empressa de sortir du village et d\u2019ai- ler au devant de Schamil-Bey pour lui rendre tous les honneurs due à un chef et à un guerrier glorieux.À eon approche, il desren- dit de son cheval, se tint debout devant lui: juaqu\u2019a ce qu\u2019il l\u2019eût convié à s'asseoir et lui présenta de sa propre main le café et le chibouque.Dans l\u2019état actuol de ln Circassie, et depuis que le porte s'est désisiée de scs droits de suzeraine1é sur ces peupisdes belliqueu- es, il n\u2019y n plus de chef supréme, etil n'e-| xiste aucune concentration de pouvoirs.Chaque village, chaque tribu lutte giorieuse- tent contre lee Ruaves ; mais co eel que\u2019 lorsqu'une expédition déterminée a été con-|| ga venue qu\u2019il y & une sorte de fédération pendant luquelio les différans chefs ne soummet- tent au commandement supérieur d\u2019un .Encoro celle fédération des tribus n* t-elle que durant le temps de l'expédition, après quoi chacun ve sépare.C\u2019est ce défaut de concentration, cetle plus vives et plus chaudes à la poitrine des Heo les expéditions \u2018absence de chef qui ont empêché jusqu'a , cavaliers.Schamil-Bey ; faire halte 5 c'etait la pleine.jee moment les Circassiene de porter un ;coup décisif à la puissance russe duns ces contrées.Ni le courage, ni l\u2019habijeté, ni les ressources, ni les forces ne manquent à ces, {énergiques insurgés ; c'est une pensée ré- Bulatrice, c\u2019est un chef assez puissant pour les réunir et diriger leur action qui leur fait défaut et laisse sans résultat leurs héroiques | efforts.Mahoud Bey, sinsi que nous l'avons dit, n\u2019était avancé à la rencontre de Scha- lnil Bey comme il eût fait pour un chef, non pes que celui-ci lui fût eupérieur en naissance où en pouvoir, mais uniquement ! parce que, par ses exploits guerriers, par son latrépidité personnelle, par ea baine active set persévérante contre les Russes, il n'est (acquis une renommée telle, que les autres jchefs le considèrent comme supérieur à eux et plus propre à assurer le succès de leurs expéditions.Schamil-Bey, 4gé de trente et quelques années seulement, grand de taille, d'une force athlétique, d\u2019un courage qui ne con- (noft nul danger, reçut avec une dignité cor- \u2018 diale les témoignages de déférenca que lui \u2018accordsit le Lion Fougueux.1 lui fit part | de la résolution qu\u2019il avait formée d\u2019attaquer par surprise la ville de Mizga, place importante, fortifiée par les Russes pour dé.fendro et commander la plaine d'Alazane, et qui ne se trouve séparée du village d\u2019Ar- dibil-I£iot, centre de la tribu des Adhes, dont Mahoud-Bey était chef, que parle pente d\u2019une montagne couverte d\u2019une épaisse forêt.En finissant d'exposer son projet au Lin Fougueux, Schamil-Bey lui présenta les différents chefs des tribus tchetchentses l qui avaient joint leurs forces aux siennes, et au premier rang desquels il cits nvee orgueil Kaplan, le Chef Tigre, renommé par ron bouillant courage et l\u2019impétuosité de ses cavaliers, A la vue de Kaplan, le ravisseur de sa fille, Mahoud-Bey we levant, et prenaat une contenance grave : \u201c Dieu soit loué ! dit-il, seigneur effendi ; tu es arrivé parmi nous, et nos cœurs bondiesent de juie, parce que déjà nous voyons en espérance fea infidèles tomber comme la paille des moissons sous nos yotagans et nos baîles ; mais alors que tu apportes cette joie dangma maison, tu y euènes aussi la désolstion et la douleur de la bonte ; car à tes côtés, je vois celui qui à osé ge jouer de ma vieillesse et insulter à ma barbe blanchie pur les années.Cet homme, dont tout le sang ne suffira jamais b laver l\u2019injure qu\u2019il m°a faite volontuire- ment, à passé le seuil de ma porte avec toi; ma vengeance se trouve donc désar- née ; mais je te demande a toi, Djingdjikon (chef des guerriers) et par celà même mon chef à moi, d\u2019être juge entre nous, promettant en mion not et au nom de la tribu entière des Adhes, de respecter ton jugement comme la parole du Prophète.\u2018Tu pre- nonceras entre Kaplan le ravisseur et moi.Sansceln, Dieu sait ce qui arrivera entre les Adlies et les Tchetrhentses ! Schamil-Bey, frappe de ces paroles de Mahoud, se recuvillt pour y faire une réponse de nature à satisfaire les deux partis, où du moins à reculer prudemment la eolu- tion de ce débat de vie et de mort ; enfin il dit qu'avant il fallait songer au salut commun et à combattre l'ennemi ; que ce serait aprèsla victoire seulement qu\u2019il prononce- vait; que jusque là les deux ennemis devaient tout oublier et ne songer qu\u2019à combattre.Et continuant, sans même attendre que lesdeux ennemis eussent témoigné consentir à l\u2019espèce d'ajournement qu\u2019il proposait, 1 donna à chacun d'eux les ordres qu\u2019ils dc- vaient exécuter, Tous deux, par leur ai- lence, firent comprendre qu\u2019ils obéjraient, A la nuit tombante, cing mille cavaliers circassiens se livraient joyeusement dans le village aux exercices de l\u2019équitation ; tantôt ile lançazent leurs chevaux k toutes volée, et les arrdtaient tout court ; tantôt fendaient Pair sous les rapides évolutions de leurs sabres, et ajustaient leurs longs fusils comme en présence de l'ennemi.chevaux poussaient des hennissemens d\u2019impatience, lee hommes poussaient Jes crie de joie, Tout à coup parut Schamil-Bey sur son cheval : les trompettes sonnérent une fanCare de guerre, ei l\u2019ordre de départ fut donné, Kaplan, à la tête de mille tchetcheulses part le premier, suivi a distance de trois willie Circassiens de differenies tribus, sous les ordres de Schamii-Bey, tandis que douze cents cavaliers Adhes formaient l\u2019arrière- rde, sous le commandement du viex Ma- houd Déliarsian, Les cavaliers marchèrent un per un, observant le plus absolu silence.Après une marche, bien courte en réslité, mais qui avait semblé interminable à l'impatience des | Circansiens, les bouffées de l'air arrivèrent leurs chevaux dociles, assurés de les retrou- Eo un clin d'œil, Kaplan 0 [droite avec sa troupe : Mahoud-Bey occupa 1a gauche, et tout le gros des Circussiens dé- ; ployés en ligne s\u2019avança au pas et en ei: lence.Tout à coup, la détonnatien d'une arme à | feu se fitentendre dans la direction toute \u2018en cercle autour de lui tous les chefs, puis rapprochée des premiers ouvrages de Mizga.Le cri de Allah! Allah! lui répondit, (p poussé à la fuis par cing mille homme, et la terre reientit sous les pas précipités des chevaux, qui eurent en un instant franchi le | ment mérité.À \u2018justice soit rendue sux vrais croyens.jplan à enlevé la fille de Mahuud ; il faut\u2019 \"qu'il la paie de son sang, où qu\u2019il is rachè- distance qui les séparait des remparts.Arrivés aux premiers retranchemens, les Cir- cassiens mirent pied à terre, abandonnant ver immobiles A la méme place, comme si leur intelligence les associait au péril et à la volonté de leurs maîtres.| Les fortifications des places russes, sur es paint é'oigné de l\u2019empire, consistent d\u2019ordinaire en remparts de terre éloyée et dé-| fendus par des palissades et des chevaux de friseen bois.Les Circassiens, malgré l\u2019usage religieux des autres Musulmans de ne combattre que de jour, les sitaquent de i préférence la nuit, pour éviter Peffet de l\u2019artillerie, qu\u2019ils redoulent particulièrement pour leurs chevaux.* Les canone ne | voient que te jour, dit un proverbe local, et la nuit les Circassiens voient mieux que les canons.\u201d Aussitôt qu\u2019ils eurent mis pied à terre, les sssaillans franchirent les fossés, et | bon nombre se rua sur les premières palis-, eades.Lo canon de la forteresse gronds olors, et Ia fusiliade s'engage» avec une ex: trême vivacité.Moisdéjà plusieurs brèches avaient été ouvertes par les Circas- siens à l\u2019aide des haches tranchantes qu\u2019ils portent suspendues à leurs tobanes (armures d'acier de Damas.) Bientôt les cava- liera de Schaniil, de Kaplan et de Mahoud se trouvèrent su milieu de l'enceinte, ren-; versant tout ce qui se présentait devant eux, etfaisnni retentir les airsdu cri de Al-! lab! tandis que les Russes demandaient.quartier.L\u2019aube du jour, en venant éclairer de ses, premiers rayons cette acène de carnage, fil reconnaître aux Circassiens, jusques là.vainqueurs, un danger imminent qui les menagait.Au bruit relentissant de celte, attaque subite de Mizga, à In clarté de l\u2019in-| cendie qui avait éclaté dane la citadelle mi-| se au pillige, tous les portes de Cosaques| dissémninés à distance s'étaient rassemblés | et maintenant on les voyait s'avancer de tous côtés dansln peine, se formant en cotonnes concertont leur aliaque, et parnis sant résolus à chasser les ngre-seurs de la place, ou à s\u2019ensevelir soue svs murs.Schamil-Bey, reconnaisrant aussitôt Pime 1j minence du danger, donne l\u2019ordre à Ma-, houd et a Kaplan de so mette à la tête de, leurs cavaliers et de fondre avec la promp-, titude de le foudre sur lea corps de Com.ques avant qu'ils eusevnt le tems de te re-! connaître et de se concentrer en une masse.: Le combat s\u2019engagea avec l'ureur, et bientôt la mêlée devint furieuse.Kaplan avait pris, en flanc les Cosaques ; en un instant il les halaya de ta plaine, et rendit leur jonction impossible avec les Comaques de lo Mer- Noire, troupe d'élite considerée comme la meilleure covslerie de la Russie, el que\u2019 Mnhoud-Bey nvaît attaquée avec ses Ahdes Pendant ce tems, Schomil-Bey avait é-: vaqué la citadelle en enlevant tout ce qu\u2019elle contenait de precieux ; des amas de cada | vres avaient comblé les fosués, toute l'ar- tiilerie élait enclouée, et les prisonniers, | attachés par bande la corde au cou, élnient dirigés eu ordre vers l\u2019endroit où les chevaux étaient demeurés attendant le retour de leurs cavaliers.Les Cosaques, aprés s'être remis de la première surprise de l\u2019aflaque, avaient opposé la plus énergique résistance aux Cir- cassiens Adhes; bientôt ils prirent à levr tour l\u2019offensive et firent perdre du terrain à Mohoud-Bey.Knplon, heureusement, voy! ant ie danger co Mahoud, re précipita à son secours.Schamil-Bey cn même tems envoys en renfort ceux de ses guerriers dove-| nus inutiles pour la garde et le transport du butin.Dès ce moment, les Cosaques dûrent perdre tout espoir de triompher de leurs ennemis, el ne songérent plus qu\u2019à faire une | fin glorieuse.le retour au village d\u2019Ardebii Kloï, dans | la tribu Adhe, on procéda au pertoge du, butin et des prisonniers, hormis les sue | ques de la Mer-Noire, cuxquels on laissa trois jours pour se décider à fuire un choix | entre ces deux conditions: embrasser l\u2019ie- laliome, être faite nobles circazsiens, rece- voit en don des terres, un chevel de bataille ; et des armes, où avoir la tôte tranchée par le yatagan.Cer c'est ainsi que dans celte | Schamil-Bey, en se tournant vers chevaleresques et bar- donna l'ordre do: bares 4 la fois du moyen-dgo, les Cosaques \u2018| [ide la Mer-Nuire sont trailés par les Circas-| d\u2019ailleurs, que les rangea à siens, qui les convidérent comme les plus\u2019 braves parmi les troupes au service de is ; Russie.Ces soins accomplis, et les intérêts de tous, chefs et simples cavaliers étant réglés sans contestation, Schamil Bey fit réu jyant fait appeler Kaplan et Mahout;il s'ex- (ne ainsi : sintevant il faut que la! Ka- te Je von trésors Mehoud, je livre Keplan, le chef tigre, entre tes maine.Que ton glaive fasse jus-| tice, ou que ta miséricorde donne le pardon.| + Et toi, Kaplan, prépare-toi à mourir,! ou dis ce que tu peux donner pour racheter ta vie!\u201d Kaplan avait entendu en silence et dans, une altitude de respect les paroles de justi-| ce du chef guerrier ; il s\u2019avança shoud ; * Je te donne, dit-il, mes meilleurs che-; vaux, mes meilleures armes ; je te donné | que j'ai recueillie aujourd\u2019hui.Mahoul-Bey, conservant latitude impassible qu\u2019il avait prise aux premiers mois prononcés par Schamil, fronga le sourcil en lançant sur le ravisseur de sa fille un rs- gard ironique ot irrités Je refuse ton offre ! dit-il.\u2014Je tl\u2019ufre, reprit Kaplan nprès un mo- mon cheval de guerre el mon sabre de combat, \u2014Je refuse ! reprit Mahoud.\u2014-Que veux-tu donc 7 dit alors Kaplan.\u2014Ta téte I\u201d Un sound frémissement accueillit cotte réponse parmi les chefs circassiens.Ksplan renant la parole : Ecoute, Mahmoud- ey, dit-il, j'ai une dernière proposition à te faire : veux-tu co sac 1\u201d Etil fit déposer aux piods du vieux chef un sac que deux de ses noukirs (serviteurs) avaient peine à porter.« C'est le cadeau que je destinais au sultan, continua-il, et comme tu fui destinais ta fille, voie s'il est digne de lui êlre offert en échange.Binon, fais voler ma tête sous le yatagan, puisque Schamil l\u2019a sinsi prononcé.\u201d Muhmoud dénoun lentement les cordons du sac, examina d'un rapide regard son contenu et dil : \u201c J'accepte !* Dien soit toué !* s'écrièrent d'une weule voix les chuls circassiens, et ils w'empressèrent autour de Molmoud pour voir ce que conlenaii le sac.C\u2019étaient des oreilles droites coupées sur le champ de bataille aux Russe tués par Kaplan et ses cavaliers, el dont le nombre s'élevait à dix sept cents, Le Chef Tigre, à l\u2019inster des anciens khans do la Crimée, avait voulu envoyer ce cadeau guerrier au panischeh dev vrais eroyans.Mahmoud et Kaplan se jurérent avant de se réparer amitié et alliance,et le soir venu, | le chemin de sa tribu, ADMINISTRATION DE LA JUSTICE.(Suite de le Commuaiection du 13 Février.) Me.L\u2019ÉniTEun, Des occupations imprévues m'ont empêché de vous adresser cette seconde communication, le semaine dernière : Je vous dois donc des excuses à cette égard.Tous les grands hommes, tous les célèbres légistateurs, depuis Cicéron jusqu\u2019au grand Napoléon, se sont occupés du projet de: [fixer la jurisprudence des peuples qu'ils ont | ; citoyens, êté appelés à gouverner.En etlet, quoi de plus propre à assurer le bonheur d\u2019une nation ; à lui inspirer 1e respect pour les lois et ladminieiration de In justice, qu\u2019un sys-! tême uniforme de jurisprudence ?Dans la: wtabilité des principes de l\u2019uniformité deu décisions judiciaires, le citoyen trouve la, juste mesure do ses droits et la protection de sa personne et de ses biens.J'espère done! que le trait c-ractéristique du nouveau Bil l'incertitude des décisions des cours de jus-, tice.Encore une fois, jo ne me déguiss pas\u2019 Îles difieuités que devront rencontrer les:rogane reprennent un ton plue soumis, et hommes éclairés qui s'vceupent de cette mesure importante, main je connais leur), guerre bizarre, et qui rappelle per plus d'un rôle désintèressé pour le bien de leur pare, 5 * Dieu soit loué ! Gloire Prophète !; côtés, offrir ; Les pou et reçu aujourdhui an chit chaque membre de js famille Canadienne, rès de |; encore tout l\u2019argent, toute la part du butin; ment de recueillement, mes prisonniers, |; seul n\u2019en parut ni étonné ni émus es re-j chaque chef, suivi de Ses Cavaliers, reprit |; de Judicalure, sera le projet de mettre Gin à |, 1 let leur fermeté ne me lnisee aucun doute: [d\u2019un césultet favorable.Qu'ils ve ruppélent|, demi-mesurer, dons des |; circonstances graves, ne procurent ni gloire 8 leurs auteurs, ni soulagement aux victi-[.mies d'un eyatéme vicieux ; et que pour ale teindre le but qu'ils se proposent et satisfaire |: leurs concitoyens, ils doivent détruire jus-| lqu\u2019à la racine, Porbre nuisible que le peuple | \u2018arrose de ses sucurs, depuis si longiems, | (sans en recueillir de fruits, et y substituer |: les ramaux d\u2019un tronc solide, qui, en sé.| tendant également de tous côtés, offriront kj! protection et sécurité.i Le premier objet qui devra attirer l\u2019atten- [ lion de noë tégisluteurs, dans la réforme dul système actuel de judication, sera, sanef doute la cour d'appel, ou plutôt les causes d'appel : car, chose étrange et nuisible, nous avons deux tribunaux chargés de la | revision des jugement des cours du bane du | roi, c'eu-é-dire, que les appels interjettés |; des décisions de la cour du bane du roi, dul district de Montréal, sont decidés par une |; cour présidée par le juge en chef du Ca-|: nada Est, qui préside aussi la cour du bane \"du roi 8 Québec; et ln décision ded nppels Mormés contre les jugemens dela cour du bane du roi du district de Québec appartient à une autre cour d'appel dont le président est le juge en chief du district de Montréal, aussi président de la cour du banc du roi de ce district.Il est bien vrai que ces tribunaux se composent aussi d\u2019autres membres, et c'est là qu\u2019ils offrent une singulière ano- mulie : quelques-uns de ces membres de la cour d\u2019appel ne sont pas même avocats, tandis qu\u2019on requiert cing années de prati- lque chez l'avocat pour qu\u2019il soit qualifié \u201ccomine juge d\u2019une cour de district inférieur, (revôlue d\u2019une juridiction de £20 strlg, ! ! Ii est vrai que la plupart des membres de la ;cour d'appel ne sont là que pour faire nom- jbres et qu'ile n\u2019opinent que du bonnet, mais c'est lA où glt lemal; puisque celà remet, jpour ainei-dire, la decision sclennelle de {quatre juges de la cour du banc du roi d'un des disiricte, entre les moine d'un seul juge, {qui lui aussi, n\u2019est que juge de la cour du | bane du roi.On voit encore, que, comme les jugre de In cour du banc du roi sont op- pelés à réviser les décisions les une des autres ; el que, (quoique je doive rendre justice à leurs lumières), comme ces mes- (sieurs ne peuvent s'empôcher d'avoir un cerinin dégré d'affection pour leurs productions en furme de sentences et jugemens, il jest à craindre que lea décisions de ces ju- , en appel, ne soient un peu binisées par He sentiment produit chez eux, par la mise au néant de quelques une de leurs jugemens par leura confrères.Et pour se convaincre lque ceci n'est pas une pure hypothèse, que l'on se rappelle qu'il n'y 8 encore que que'- | ques années, les juges en chef de Québec | et de Montréal ont donné au pays le sean- 1dale de sé renvoyer leurs décisions vespec- i tives, comme des joueurs »e renvoient les {balles au jeu de paume, Enfin qu'on lise \u201cla liste des jugemens de la cour d'appel, à 1a fin de chaque terme, et l\u2019on se convaincra de Pincertitade des décisions judiciaires - et du besoin de règler, de Üxer la jurispru- ldence du pays.Pour aueindre ce but désirahleil est indis- pensatlement nécessaire d\u2019urganiser une cour d'appel qui n'aura aucune liaison svec Îles cours du banc du Roi: c'est-à-dire, qui devra être au-dessus du soupçon d'interêt dans la confirmation où fn/urmulion, des jugemens de ces tribunaux.Un tel tribunal composé d'homunes sages et éclairés, et qui \\sicgerait touu les (rois aois, accélèrernit la décisions des affaires, fAixerat le jurispru-; dence, et inspirerait enfin la confiance aux citoyens.Quand aux cours du bane du roi, la seule réforme qu'il me semble nécessaire d\u2019y introduire, est de les débarasrer d\u2019une grande partie des affaires qui leur sont sou- muses ; el les amis du paye qui s'occupent sujourd\u2019hui de refaire notre systéme judiciaire, n\u2019éprouveront que peu de difficultés à réprimer cet abus s\u2019ils veulent ne consulter que les vœux et les hevoins de leur con- sans s'occuper des reproches injustes de ceux qui sont intéressés la conii- *puation du système actuel ; pas même des ! plaintes dé messieurs les avocats à qui il en {coute d'abandonner les jouisentices que leur offrent les grandes villes, et bien moins en |eore dea dénonciations ridicules de quelques fonctionnaires publics qui, bien certaine.| ment ne lachecont pas leur procès sans besu- \u2018coup de clameurs.Mais, sous lo gouvernement actuel, tout cols ne sera que az of \\præiereû nihil, car l'ége d'ordre de bureau- [crate est passé, et déjà, ces rerviteurs ar- plus en harmonie avec le règne de la justice que leurs vexation ont amené, d'abus nuisibles ture dirigera son attention jparticulidee vers, que je considère comme indispenssbi# dare y cette partie du 2ystême judiciaire qui u rapport aux cours du banc de roi, qu'il me soit permis de «tire que j'ui toujours considéré lcomme injuste et partivle la centralisation de la plus gronde partie des affaires judiciaires dans les grandes villes, quelque sait la \u2018 distance qu\u2019aient à parcaurir les citoyens ebligés de recourir aux tribunaux ; et quelque soient les difficultés, les fatigues et lea dépenses auxquelles ce aystéine pnéreux lea expose.Il ent vrai qu'on s dv tenw à autres essayé de rendre lo sort des babitans des parties cluig ées des districts un I moins pénible, en matières civiles.Les cours de circuits, ces sources de Jebaucha, ot de scandale pour les puysans, ont enfin, paru insuffisantes.On y = substitud ces, tribunaux odieux, hideux, ces instrumens de la plus vile tyrannie, les cours de commit: saires.Sont venues ensuite les cours de requêtes, et enfin les cours de districts infée rieurs et de division, autre création mons- lrueuse que je ne in'arrêterai pas à analyses: © Tout le monde esit combien ces tribunaute: tendent à détruire le respect d0 à l'amigige} tration de Ia justice, N'y eut-il que le ayes, {tême d'épices qu'on y à introduit, cela sue; \\firoit pour les faire regarder d'un œil défas, vorable pour tout bon citoyen.Mois toutes.cen mesures qui semblent avoir été dictées par la crainte d'enlever à quelques fonction.naîces publics une partie de leurs salnirer\u201d exhorbitans, n'ont apporté que trés peu Je soulsgement au peuple, en matières civiles\u201d et n\u2019ont rien diminué cu Fsrdeou qui lui est imposé en matières criminelles ; et le pays entier demande aujourd'hui, tn ryaême dec judiesture plus analogue à l'état topogra- plique de crtie partic de la province of, plus conforme aux vœux et sux hesoiva doses habitang, TI est tems, en effet, d'apy hi- quer un remêde eficace & des maux que nul autre peuple n\u2019auruit souffert nilonztème et qui n\u2019ont pas peu contribué eux événe- mens malheureux qui pat, dernièrement, agité cetle belle partie des domaines de Sa\u2019 Mnjesté.Que leu législateurs we dépourl- lent d'un respect déplacé pour la vieille fs- brique qu\u2019on s'efforce d\u2019étayer depuis si longtems.Qu'ils adoptent des mesures am- les et sages 3 quis havent leur systéme sur a justine et l\u2019égalité de droits, et ils rece vont les fuuanges et la reconnaï-eance de, leurs concitayenr, C'est à l'égard de l\u2019ad- tministrntion crininelle surtout, que les ha- Litons des parties éloignées des divtricte, attendent une réforme devenus urgente : car le mode actuel de rendre Ja justice et les difficultés qu\u2019en éprouve N l'obtenir en rantières civiles, ont un effet démoralisateur sur la aociété puisqu'ils enlisnlisrent l'homme na:honnête et obligent souvent le pnisibile citoyen à Iui sacrifier ces droits et à se soumettre d des prétentions injustes.Mais v'ost «lans leu affaires crininoiles que les vices du «yetême seluel, #6 font surtout.sentiers car pour assurer à un officier inférieur, au grefier de la paix, dont les talens, ui les connaiseauces ne soul proverbiaux, un wnlnire immense de deux wille louis, par année, on oblige les aujets de Sa Majesté de fairo des voyages de plus de soixante: milles pour se rendre auprès du seul tribu- nel où ils puissent poursuivre l'autene d'an- petit larcin, on un per\u2018orbateur de la prix pubrique, où encore pour y remplir les des voirt de témoins où de jurés.Que résulte til d\u2019un pareil ordre de choses ?l'honnête: homme à qui un misérable faiuéant a enlevé une partie du produit de son industrie, préfère laiseerle voleur impuni que de | s'exporer sux longs et dispendieux voyages qu'il jui faudrait faire pour obtenir justice, amsi le vice demeure imponi et s\u2019enhardit, et fort des lois qui le pm- tégent il prelève sur l'industie ct l'han- neteté un impôt d\u2019un nouveau genre.N° n'y a pas ici d'exagération, et ce que ju.voue est méine loin de ta réalité.N'y'a- t-il pas dans chaque paroisse éluignée des gens comus pour vuleurs de denrées et qui vivent saus moyens apparenp, mais qu'en: tolère plutôt que de s'exposer & une naine certuine cn arsielant quelques fois, pendest deux ou trois termes à In cour de Scavion des Quartier.pour les fuive condamner «t puni T H ye plus, Ia cause dômoralisatrice re trouve surtout dans le fait quo nos paysans appelés de très loin pour servir de témoins el de petit jurés, sont, vd la pauvre:é de leurs moyens, forces de so foger duns de viles aubergre, où ils rencontre lu lie de ta société ; ils apprennent le langage, y contractent les habitude du vice et de corup= tion, et ils transportent chez eux ces exe pressions et ces chansmne ohscènes qu'un, est souvent surpris d'entendre au milieu; | d'une population reputée moraic.Nest-il dune pe tome de remédier À Te Espérons que le tégièta- Mais avant de suggérer les ehangemens co but desirable, a voue ee EL LA MINERVE,-MARS 1848.+ Dans ma prochaine lettre je vous com- frumiquerai sous lu forme d'une requête s Da légialature, mes idées sur les réformes que je cansidére comme faciles à effectuer, et comme propres & ani &ier les progrès d\u2019un mal gui augmelite rapidement, et k rétallir l'égalité envers tous les hahitane du Cona- dlu-E sl, Un Citoyen.LA MINERVE, T od 3 Lundi solr, 6 Ma 16843, r= = rrr\u2019 us avons dit que l\u2019aspect du monde politique paraît s\u2019assombrir.et rendre problématique le maintien de la paix.(1) Les mêmes appréhensions se renouvellent, et avec plus de plaunibilité s°il est possible, qu\u2019à l'époque encore fécente du malentendu des grandes puissances de l\u2019Europe sur la question d'Orient, et à de celui de la Grande-Bretagne avec les Etats- |, Unis relativement à l'échauffourée McLeod.| tout aggravé qu\u2019il était par le: différends auxquels la mission de lord Ashburton avait pour but de m«ttre fin Aujourd'hui ce n\u2019est plus.il est vrai Méhémet-Ali qui menace d\u2019être une pomme de discorde pour les deux premières nations du monde ; c\u2019est le droit de visite, celte éternelle question, qui, chose étrange, devient en méine-temps le sujet d'un nouveau différend qui s'élève plus formidable que ja- maisentre l'Angleterre et l'Union américaine.|; malgré le traité récent qu'on invoqu it encore bier, des dvux côtés, comme un monument de paix durable.; En France, le droit de visite est devenue tellement impopulaire qu\u2019il est combattu au sein même de la chambre des pairs.Mais c\u2019est dans la chatibre des députés que cette question parait soulever le plus d'opposition.La discussion lu plus vive s\u2019y est élevée, et quaiqu\u2019elle ne fat pas terminée au départ des dernières nouvelles d\u2019Europe, les incidens survenus dans le courant des débats, attestent assez quels sont les sentimens de la nation française à cet égard, si même ils ne laissent aucun doute sur ce que sera le dénouement de cette lutte parlementaire.Ce n\u2019était pas ausez d\u2019avoir contraint le ministère Guizol de refuser de ratifier le traité du 20 décembre 1811: on voulait aller plus loin : on vou- Jait la révocation des traités de 1831 et 1837 eur le droit de visite ; et c\u2019est ce pas qui, s\u2019il est fuit, pourtait bieo-entrainer la guerre.Plusieurs amendemens tendant à ce but étaient faits au programme ministériel Ox ne sait quel sort leur est réservé, mais encore quelques jours et l\u2019impatienee publique sera satisfaite sur ce point.Que, de son côté, Angleterre soit L'és adverse à l\u2019ouverture de négotiations de cette nature, C\u2019est ce dont sa répugnance bien connue à abdiquer le privilége de visite ue laisse pas douter.En efit, sir Robert Peel à déclaré au nom de son gouvernement dans la chambre des communes, qu'il ne souscrivait aucunement aux opinions du président des Etats-Unis, telles qu\u2019émises dans son message annuel au Congrès sur la question du droit de visite ; qu'au contraire, il les combattait directement ; que l\u2019Angleterre exerce ce droit depuis longues années, el qu\u2019elle continuera de l\u2019exercer comme pac le passé.Si dons des instructions conformes à l'opinion des deuv gouvernemens ont été respectivement expédiées, comme ccla a dû arriversles unes par le gouvernement américain à ses vaisseaut de lu côte d\u2019Afrique leur enjoignant de ne pas se soumettre au dioit de visite, et les autres par le gouvernement britannique à ses officiers de la même station.leur ordannant d'exercer ce droit, il en résulte évidemment qu\u2019un conflit est imminent, inévitable, entre ces deux forces maritimes.Que de semblubles instructions aient été expédiées par l\u2019Angleterre, la chose est indubitable, ainsi que nous l'avons fait voir il y à déjà quelque tems d\u2019aprèsie Tunes ei le Ch-onicle de Lou- êtres, Jamais position ne fut plus nettement fran-; chée entre deux geuvernements, ei le hazard veut que ce soit sur une question 8 taquelte f'Angleterre tient comme à na réputation de seine des mers.Quelque plein: de périls plus sérieux de jour en jour, par rapport à la | D.Il pourra sans donte s\u2019aperceroir gue ! grande et importante vallée du Columbia, et ! Sir Charles Bagot a gagné les cœurs des Fran- ; .|\" eo-Canadiens par la justice el Jes bons procé- du teriitaire de l'Oregon.Perlant de cette au- 1.dés ; et que cr peuple est plucé daus des cir- tre question qui, #l elle n'est tranehée dun, constances qui tendent À en faire le peuple le coup, nous menace d\u2019une deuxièr:e édition \u2018plus loyal d\u2019entre tour les nujets de la reine de la querelle relative à la frontière du Maine, I'd\u2019 Angleterre en An érique ?- un journal de Londres, le Times, déclare qu'il} R.Cela dépend de l'etat des fuils.; A ; : D.Ilest initié aux principes et à la prati- faul que le gouvernement angluis envois une que de la constitution anglaise?flotte bien armée pour appuyer ses prétentions | R.Oui, comme gentilhomme anglais ac- auprès du frére Jonathan ; ce qui ne manque- compli, et d\u2019après son expérience des inslitu- ta pas d'arriver pour peu qu'on désespère du\u2019 tions représentatives de la Jamaïque.; 8 î : D.line sera donc pas npte à wimaginer succés des nézoliations eur le privilôge de vi- qu\u2019il soit possible d\u2019administrer, sans discorde, site duns sa nouvelle phase.des institutions représentatives, cn retenant le 11 .t bien, entre les ditircntes nations dont pouvoir à ceux en qui se confie la majorité du nous venons de parler, d\u2019autres causes d'irrita-| Corps représentatif, ot le donnant aux meneurs ; ;de.la minorité dans le parlement tion, telle par exemple que l\u2019oppression de la | R.Celte demande n'exige pos de réponse.Pologne, pour laquelle la France a témoigné | D.Est-ilau fait des matiéres de commerce, par sos députés à leur dernière session, et.et apte à donuer l'élan à la prospérite du Ca- comme elle le fait tous les ans, de généreuses nada, en faisant disparaître les obstacles qui ies : ; nuisent à sou trafic avec I\u2019 Angleterre 7 sympathies ; nous passerons sous silence le R.C'est juste l'homme qu\u2019il faut pour vote de la législature française par lequel elle comprendre les besoins du Canada sous ce se pose en champion de la Syrie, et de l\u2019émir (rapport, et en promouvoir les intérêts, Béchir contre le vœu de l'Angleterre qui Ve 1).Quelle est sa régle de conduile ?fait déposer par la Porte ; nous ne parlerons {| R.C'est la conscience de son devoir, qu\u2019il 38 non plus de bexpédition que srande.& forte, et qui seule put Vinduire, près p I p que la Grande ou retiré d'une carrière de constants succes, Bretagne dev.il, sssure-tron, envoyer dans à risquer sa haute réputation par l'acceptation l'Océan pacifique, pour y tenir en échec l\u2019in-, d\u2019un emploi, jusque-là plein & périls pour les fluence de la France.à proposde sa prise de \u2018individualités et leur tranquillité d'esprit.possession des Isles Marquises ; ni des pré- Deux foi 1¢3, nous a ous prédilou peuple tentions émises simultanément par l'Espagne u Cana la quelle espèce d'horam® allait Le gou- au sujet même de ces Jsles qu\u2019elle reclame.complélement réalisées.Dans le dernier de comma exclusivement siennes en vertu d\u2019une |, Ces deux cas, la prédiction s\u2019est vériliée avec possession bien antérieure, s\u2019il faut en croire |; VRE singulière exactitude,\u201d la presse espagnole À celle que vient d\u2019en re OUVERN prendre la France, Tous ces faits et une fou-! ex SaxTe by Gouv ERN Fe a le d'autres d\u2019u ; est avec les sentimens d\u2019une profonde le présent £ ans Sgale impo pr eon Bo l'douleur que les amis du pays apprendront que dant ; E; Son Excellence a éprouvé des symptômes départ \u2018actualité de la grande question du droit favorables depuis quelque tems.de visite, Voici comment s\u2019exprime le Whig de Kingston de mardi dernier: Le gonverneur géné- : o \" \u2018ral est trés mal, quoiqu'il ne soit pas dans un SIR CHARLES METCALFE.\u2018danger imminent.L'impossibilité où il était Aprês avoir donné aux lecteurs un aperçu! de pouvoir apposer sa signature à un contrat ; verner, et chèque fois nos prévisions ont été || | d'industrie.liya ici assez d'espace pou ons lous, sans que les uns ee déplacent pour tes autres.O Canadiens | non seulement conservez vos propriélés, mais encore acquêrez- en d'autres: phir là vous assurerez votre bon- hear individuel, social et politique ; vous aurez Une importance qui fers votre protection.Ce quadruple avanlage mérite bien d'etre 8- cheté au modique prix d\u2019uimer moits le luxe et d'être plus industrieux, Le luxe, nous engazeunt dans de grandes déponses, nous force à faire les plus grands eltoits, soit dans le comuerce, soit duns les | diflérens états de la vie, pour y subvenir ; de Là cette absorption de toulrs nos facuilés pour le seul gain de l\u2019a gent, comme si c'étiit l\u2019unique aîluire de l\u2019homme, comme s'ilu>y avait ja des ntimeas etd 's occupation.plus nol.les, phus d gnes de notre nature, kn efiet, qu\u2019est- ce qu'un homme qui n\u2019a qu\u2019une pensce, celle de faire des pissties pour nourrir son orcueil, flatter 82 vanité, 6e donner une existence toute matérivlle, comme si cet homme ne se composait pus de deux substances dunt celle morsle , demande bien plus de soins que celle purement phisique.Peut-on reconnuilre dans un tel \u201chomme le chef-d'œuvre du créateur, le maitre de la nature, le reflet, par sa raison et son in- tellizence, de la divinité ?Voilà cependunt comme le luxe nous fait dégénérer de lu no-| hlesse, de fa haut-ar de notre position dans la hierarchies des êtres animés : il nous rapproche de la Lent, il nous y assimile en quelque soite (n ce que, comme elle, il nous amène à no pourvoir qu'à des besoins muté- | ,riels, O protonde dégradation de l\u2019homme ! Lt si encore après s'être st fortement livrés f la seule occupation de gagner des valeurs\u201d ; pévuniaires, nous testions riches pour aider À l\u2019établissement da uos familles, subvenir aux l: , hescins de nos vieux jours, soulager les misé-; tes du pauvre, et pratiquer d'autres bonnes, \u2018 œuvres dans l'intérét de nos semblables, il y aurait là une fin noble, sinon justificalive, du ENCORE D :8 fF MEUTES A LACHINE.Nous avons encore à entretenir nos lecteurs d'actes de violences commises par les travailleurs du canal de Lachine, et celte fuis, nous uvonsdes meurtres uo entegistier, car dans le Nouveau confit deux prisonues ont eto lues.Les Corkonians, c\u2019est-a-dire, les nouveaux émigres, iur-nt les a.r sscus; ils c mre cd rent par attaquer les cabattes où Ét.ient jozés les Cannan zists, Cussants, brisants et brulanlz tout ce qui se LOL VuIt sous leuis Mains.Apres uvoir rase touts les chélives demeures qu'at leurs quuvres compatriotes, ils a\u2019a- musérent à tirer sur les maisons qu'ils n°avaient pu enfoncer.Un home qui etait coz- ché requt une balte qui lui fractira les deux bras.Un autre en reçut une dans le font, Les autres qui étaient dans la maison furent obli- gén de se sauver cans les bois où ils furent} trouves goiés grievement, Cecise piasait j-udi soir.Uu détach \u201cment du Tte et un de dragons, reçurent ordre de se rendre sur la scène du carnage, accompæiné de Mr.Duif, magistrat ; mais ce dernier, d\u2019aprés ce que nous dit te * Herald de samedi, enlendant les coups do fusils continuels, craignit d'engazer 1>s militiires avec les emculiers, il donna ordre de rebrousser chemin, Vendredi matin, les Cannauxhts retour- nérent à leurs travaux, muis étant toujours menacés par leurs sansuinaires ennemis, ils furent obligés de se rer dans fe villag Une tentative fut Faile poir s\u2019eriparer de lay poudre à miner, mais les drarons la sauvé-! rent vt La mirent en lieu de sureté.Vers une heure de l'après midi Pœuvre de destruction recommenç1, ft quantité de bâtis-| ses furent renveisées ct brisées, tandis qu'une! partie de ces bandits paradaient te long de la\u2019 toute avec des armes, Ce quise trouvait 13 de Cannanglits furent forcés de se retirer lais sant le chainp libre aux Corkonians.Un détachement du Fle, el un de dragons, tuixsérent Montié À vers 3heures, accompagnés moins alténuante de cet entivr dévouement au du Col.Ermativzer, stil est à espérer que ee oes ones de pr A eli ces troupes rétablieront ordre d\u2019une manière 5 p I , e] à \"A +, i ; t permanente.Il parsit qu\u2019à l'approche des fun Dieu, | oy richesses wen sont pas 143.soldats, les perturbatrurs se sauvérent duns is on stitises % notre esprit, gblés par lof 2 bois, pour revenir, sans doute, aussitôt que , .c: es u + place.luxe, Strpassant de beaucoup tous nos soins et 8 (roupes auront quitte Ca pate à Lachine jeudi pe de la vie passée du nouveau gouverneur, d\u2019après un colluborateur de la Colonial Gazette nous allons maintenant mettre sous leurs yeux les opinions du journal lui-même, «* En exprimant notre satisfaction de la no- minaiion de Sie Charles Metcalfe, comme gou- verneur-général du Canada, nous devons à Lord Stanley ,d\u2019avouer qu\u2019il a démontré que\u2018 la crainte générule sur son choix d\u2019un succes- | seur & Sir Charles Bugot était mal fondée, 1.paraît maintenant que pour se prévaloir des ! services de l\u2019homme le plus compétent, ila mis de coté toutes autres cousiderations, Sir; Charles Mutcalle n\u2019a ni les liaisons aristocra- | tiques, ni les droits de parti, ui influence |: pailementaire qui sont ordinairement les titres |) uux emplois qui donnent la puissance et la di-j gnité rice-royalss.Cette nomination ne peut :; gratifier aucune grande famille, ni ter aucun arrangement de cabinet, ni disposer d\u2019un seul vote dans la chambre des communes.Les exigences de parti et l\u2019ugréable exercice du! palionage sont égale ment réduils au silence en faveur de la paix et du bon gouvernement d'une province éloignée.Car, (andis gue la\u2019 présente administration fait, comme tchie, un s:crifice qui ne laisse pus d\u2019être considérable, ! en décernunt ce haut emploi à un homme qui n'a rien à lui donner cn retour, la nomination |; promet beaucoup pour le Canada, Les quali-Ïj tications de Sir Charles Metcalfe pour rem-; ptit la tâche ditfcile qui lui est imposée sont, !; suivant tous les rapports, du premier ordre; il posséde, dit-on, à un degré remarquable les: principles qualités nécessaires au commande-) ment civil : furce corporelle, force morale, in- |; dustrie, patience, dicernement, amour de la\u2019.justice, solidité de jugement, puis une immua- i bie ferinete uand il s\u2019est une fois décidé.| Nous avons obtenu ces renseignemens sur son 4 compte de porsonnes bienau fait de sa carriere * longue et variée ; ét nous allons maintenant | présenter au peuple du Canada des informa-! tions encore pius formelles, touchant celui qui! est appclé à présider à ses destinées.Nous les; donnons en forms de demandes soumises à nos , auteurs les plus compétents, avec les réponses; de ces derniers, Ce n'est qu\u2019en Canada que\u2019 ce calhéchisme pourra être bien compris.D.Jugera t-il par lui-même, où se laissera.tying) 1 M.Jamais il ne là permet.D.Est-il aptr é decouvrir de secrets motifs?-it ta responsabilité ?R.C\u2019est tout le contraire.D.Est-il sen:ine la flatterie ?El n\u2019est pas d*homine qui le soit moins.\u2019 Est-il dificite à émouvoir ?! R.HI est cuirassé comme un rhinocéros.|; D, Ne s'occupe t-il pas des injures de jour- I a b.qu'elle soit déjà par elle-mêine pour ta paix du monde en général, ot pour celle de l'Amérique en particulier, celte situation se cam-| pligue d\u2019un fait qui, si les efforts de Ja diplo- tnatie pour ajuster le grand différend qui s\u2019é- léve sont fnfiuctueux,ne manquera pas de lui venir en aide, et cela exclusivement deos l'intérêt britaunique.Nous voulons faire atinsion À le ruse dont D.Webster, le secrétaire d'Ü-, tal Américain, se serait rendu rerponsable, ©N, tenant secrète la carte où était tracée de la main même de Frauklin la ligne de démarca-! tien entre les possessions anglaises de l'Amé-, rique da Nord, d\u2019un céfé, et de l\u2019autre, les terrain de la république voisine : document qui, ea supposant qu'il ne fat pas d\u2019une preuve couclunnte, était cependant de nature 8 être d\u2019un grand poids dans fa decision d'une question & laquelle il touche de si près! Celte conduite de la past d'un hainme si haut placé dans la confiance de son pays est inqua- i Hable, et serait tout au plus dizoe de quelques patils protureurs.Aussi ent elle fétrie fengitoyablement par la presse angliise ; et Je Times, l'brgane principal du ministére tory, vajusqu'à dire que désormais il faut traiter avec les Eftit-Unis comme avec un peuple dépourvu de tout sentitrrent d'honnêteté et d'honneur.Il ya plus.Cette situation des deux gouvernemens s'aggtave cicore des dif- fleultés élevées, et qui prensent un caractère co voor Ti Get avtiote 1.05 trouver hice dens ie doter au aoe tr 40a [Lh Am mgt Pree ; maux ?R.Pasle moins du monde.| D.Mais s\u2019il fail une vrreur, comme il ar rive ux plus sages, et qu'un journal le rac- tifie 7 R.Du moment qu'il aperceves Verreur, il | se corrizera avec empressement.| | D.Trop confiant en lui-même peul-être, et un peu aveuzle surses propres erreurs ?y | lt.Au contraire ; il est modest», exempt de toute fatuit-, mais ferme dans ses opinions, * quil murit avec un soin exemplaire, VD.) doit done être diligent dans ses investigations ?| R.1} est infatigable à se rendre maître dei; toutes les partics d\u2019une question, D, Aussi laborieux que lord Sydenham ?R.Pour le moins, ayant travaillé beaucoup et toute sa vie comme Mr.Thomson, .I.i'orte peut-élre à perdre de vue les principes, u cause d\u2019une trop grande attention aux | détails ?| R.Di tout; et maigré ses bahitudes fixes d'homme d'affaires.il à de larges vues, D.Otfensant ou conciliant dans sa méthode?R Demandez au peuple de Ja Jamaique, où nan-a>ulement il n\u2019a pas laissé d'ennemis, mais réranciliés des partis qui étaient à couteuux .tirés, D.Pat quels moyens ?NM, Par le moyen de ta justice, avec résointion el dignité.1).Un homme juste ?K.C'est le mot.D, Hi n\u2019est donc pas en aversion, et comme le probable qu\u2019il prenne | s, les Canadiens-fran- ais ?R.Cette demande n°9 pas besoin de rh- | ponse.i \u201ctail mener ?1 R.11 ne s'est jumais Jaissé mener.\u2018 D.Comment suppotte t-il ia violence ( bul-}) {nous désirons qu\u2019ils ne nous en excluen de terre, démontre que Son Excellence n\u2019a pu encore se méler d\u2019affaires publiques.Le Whig de vendredi dernier, reçu ce matin, ne contient rien touchant la santé de Son Excellence.rer LE LUXE.Comme question abstraite, considérée en thèse générale, nous ne condamnons pas indistinctement le luxe ; nous ne le désupprourons qu\u2019en thèse paiticulidre et dans un sens tout relatif, Le luxe dans des pays riches et a grandes ressources, loin d'êtie runeux, est au contraire utile At avantageux, en ce qu\u2019il met en circulation des capitaux dermans, et donne plus d\u2019essor au commerce, aux arts el aux manufactures ; tandis que dans les contrées pauvres et de peu d\u2019avantages il a le plus mauvais effet, en ce qu'il force à dépenser au-delà de ses moyens.Plusieurs pays riches, entrautres l\u2019Angleterre, la France et Pltalie, ou l\u2019on trouve beaucoup de luxe, attestent la vérité de Ia première parlie de notre proposition, comme d\u2019autres que la nature a fails pauvres, tels que la Hollande et la Suisse, démontrent la justesse de ia seconde partie, par les mauvais effets qu\u2019y a produits fi méme cause.l! est, nous en conv.nons, des peuples faverisés de lu fortune, qui sont tombés de cet ¢tst duns la pau.vrete, m chute, plus À d\u2019autres causes qu\u2019au luxe qui régnait chez eux, aumoins quant aux Romains et aux Espagnols.Poustant malgré notre sentiment que le luxe soit avantageux à certaines contrées, ce n\u2019est toutefois qu\u2019à la condition u*it ne soit pas excessif, car nous croyons que Pexcés dans cette chose, comme dans toute uu- tre, n\u2019est productif que de mal: nous pensons surtout que cet excès dans le luxe, au lieu d'être un simple stimulant à l\u2018industre, n\u2019est propre qu\u2019À amollir et à énerver, ct conséquemment à creer des causes de décadence pour un pays, de défact.en pour un peunle, Des principes que nous venons de poser, ou plutôt des observations que nous venons de faire, s'élève ta question, jour leur application au Canada, de #'voir dans quelle classe de pays, riches ou pauvres, il faut le placer, afin de \u2018conuvitre si le luxe lui convient ou ne lui convient pas.La solutivn de cette question ne nous semble comporter aucune dilliculié, en présence du fait patent de la pauvreté di pays.Ce fait est d'autant plus constant que, quand même on ne sentirait pas si vivement cette pauvreté, on ne pourriil se nre d'en ad- metire l'existence, en considérant les caus\u2026s jqui Ja voutent nécessairement En eff-t rom-\" ment le Canada pourr.it il étre riche aves un l'eliant dont lariqueur nuit tait à l\u2019agriculture, uù commerce, à la navisation; avec une gb- sence, trop fréquente, des lois protectrices et régulatrices Ce nos intérêts commerciaux et icoles; avec un delaut, presque entier, d'exploitation des quelques ressources naturelles que nous avons ; avec des administrations A gouvernementales qui jusqu'a jucsent, cote me pour aggraver ie mal causé par le climat, n\u2019ont jamais permis 5 la jeunesse du pays de s'enfoncer dans les forêts de nos townships, pour les ab.ltre et les convertir à lu culture, et par Jd adoucir ce climat, cause première de notre pauvreté, Ohovi! ce pays de toute 1 é- cessiié est, ct doit étre pauvri.Si donc cette province n\u2019a pas la forline co partage, sa po- prlution est-cHle logiquement conséquente de se créer, pat le luxe, mille Lesning factices de l\u2019élranger, quand elle ne peut les payer par les expurtalions des produits de son industrie, i de la culture de ses terres, où de l'exploitation b denetres de mème largeur que des ressources natureiles du pays, Qu'eile ne prisse eflecture ce payement, vét un fait dé- cune desquelles les importations ont excedé les exportasior.de pius d\u2019un million de louis au seul port de Montréal Un tel ordre de chines chez un praple le mène rapidement à la misère, romme il y consent au-delà de lvurs moyens.La vérité de ce que nous avons avancé n\u2019estque trap pale pabi= à l'ézarddu Canada, nine seuleinent depuis que le luxe s\u2019y est introduit : auparavant, il etait, comparativement parlant, riche par l\u2018aisance qui y régnait, Si du gi l'on croit devoir eltribuer cette! i notre inlustrie, quelque grands qu'ils voient, | nous font faire de plus grandes dépenses qui : \u2018nous raménent À notre premier dénument.Aus-! si est-il vrai de dire que jamais nous ne vimes, autant de banquezoutes parmi nos hommes de commerce,autant d\u2019affaires délâbrére parmi {ceux des autres classes, que depuis que ce, chancre social, le luxe, est dans le sein de la société, à la ronger et à la manger jusque dans , | sa substance, : \u2018idées de leur rang, réel où préteadu : aussi | n\u2019en fusaient-ils pas ressoitir l'éclat par tant de dépenses ; aussi épargnant beaucoup, par défaut de iuxe, fesaient-ils d\u2019uonnêtes et durables fortunes, tout en travaillant moins que \u201cpous pour le seui objet du bien ; aussi en de- | vouant moins de tems au bien matéciel, en ! donnaient-ils plus pour ie moral ; aussi dans \u2018leur heureuse siuplicité, dans leurs belles h nicues, Avec Îeur peu de bzsoins factices, | pouffivnt-ils se marier de bonne heure, élever I des families dans la force et Pénergie de l'âge,! .éviter vu liburtinage qui décime notre jeunes-,, se, el laisse dans un célibat désolent, des mil-} liers d'êtres des deux sexes, que le Créateur avait destinés au mariage pour leur bonheur l individuel et la perpétuité de la société ; au \"si encore du terre de nos pères les exportations * surpassaient-elles les importations.Nous osons nous flatter d\u2019avoir donné assez «de bonnes raiscus pour convaincre nos compas) triotes de la nécessité d\u2019abonner un luxe qui est une conse si féconide d'effets désastreux pour eux collectivement et individuellement, moralement et physiquement ; un luxe qui \"loin de donner du relic à leur position sociule ne fait que Pavilir, la dégreder.| | \"INAUGURATION DE LA NOUVELLE EGLISE | ; DE 87.MICHEL D'YAMASKA.{ Jeudiy le 23 du inois detnier, a eu lieu la}: bénédiction de ta nouvelle église de celte pa-|: roissu, La cérémonie, présidee par le revé.cud ji a.Cook, vicaire-general du district, ussisté de 14 pretres, à éte {ust imposante.Le | ; M.Lecl.1c, ci
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.