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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
mardi 26 mars 1861
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1861-03-26, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, VOL.XXXIII MONTREAL.BAS-CANADA, MARDI MIDI 26 i \u2014\u2014\u2014 eme Dissolution de Societe.LES Sociétés existant entre TU IR GEON MONAT & Cru, et TURGEON & MONAT, ont été de ve jour de consentement mutuel dissoute par les Associés, Boussiguén.Toutes affaires ci-devant transigées per l'nn des astociés dùà magasin de la rue Notre-Dame seront céglées THEOPHILE TURGRUN.Comme quasi toutes aifaires ci-devant traus- bas par l\u2019un des Associés du magasin de la rue i Paul seront réglés par LOUIS MONAT, - THREOPRILE TURGEON, LUUIS MUNAT.Montréal, ler mars 1861\u2014m En référence de la dissolution el-dessus le soustigné informe ses nombreuses pratiques et le public en général, qu'ayant divisé le stock de la Tue Notre-Datme, qui lui à fourni un montant de marchandises de prix et de gobi, et qu'il est dis posé à lee vendres à meilleur marché que le prix coutant au magasin de la ci-duvant suclété, rue St.Paul, No, 122.\u2014-DB PLUM I~ Quils tiendra constamment en mains un assortiment de bardes faites, chapeaux foutres, et lal- ues, etc.oto.A L\u2019ENSEIGNE DE LA BOULE ROUGE, 122, woe oT.Pact, 122.L.MONAT.\u201cMAISON CANADIENNE.COTE OURST DE LA RUE NOTRE-DAME, PAVILLON TRICOLORE LBB Sousignés tout en annonçant la dissolution de Bociété entre TURGKUN, HONAT & Cie, ssisissent cette occasion pour remercier leurs nombreuses pratiques du généreux encou- rugement qu'ils en ont reçu Jusqu'à ce jour et ils espèrent le mériter comme par le passé.Îls tiendront cbnstament un sasortiment général de Marchandises Séches aclutées duns les meilleurs marchés d'Angleterre, de France et d'Allemagne qu'ils recevront durant Je priatems par les vapeurs de is ligue Canadienne, Les meilleurs Tailleurs et Modistes sont atin- chéa à l'Etablissement.Les uns pour la confee- tion de hardes pour les hommes qui voudront bien leur dounet des commandes.Les unes pour le confectionnement de Mantile les en soie, Nuntenux en drap de toutes couleurs et Cliapeanx aux derniers goûts e- evéentés sous le plus court délai possible.Les Noussigués reçoivent et reccvront toutes les semaines de Now-York et Boston, tn Assortie mient des plus variés de Chapeaux ot Feutres en laine, duvet et en soie.T, TURGEON & Cuz.Montréal, 7 mars 1661 6 fév.Avis du Bureau de Poste.POUR le restant de l'hiver et anesl Tongtemps que les Vapeurs Océaniques Canadiens partiron de Portland L'HEURE DE FERMER LA MALLE ANGLAISE BUREAU DE POSTE DE MONTREAL EST PERMENAMENT FIXE A SIX HEURES DU SOIR.LES CHARS laissent le Pointe St, Charles à HUIT heures TOUS LES VENDREDIS.LES VAPEURS laissent Portland immédiate- mobi à l'arrivée de lu Malle et des Fassagors.K.B.FREER, Maitre de Poste, Bureau de Poste, $ Montréal, 8 mars 1801 COMMERCE DE MUSI Q A VENDRE.M.SEEBOLD voulant se retirer du Commerce de Musigne et d'instruments de Musique, désire disposer de son FONDS, APPAREILS, ke.Le tout ou une partie sera vendu à bon marché pour argent comptant.Sadreaser au Magesin de Musique de SÉE- BOLD, Rue Notre-Dame, Ouest.A VENDRE DEUX SETTS DE BOITES D'EXPOSITION.Avec VITRAUX et TIROIRS en dessous, à peu près 16 pleds de long\u2014propres à un Deo Luiste ou Marchand d'Articles de Funtuisic.AUSSI :\u2014 DRUX COMPTUIRS de 12 pieds de long cha- que\u2014le tout en orire partait, Kedresser au Magasin de Musique de BEB- HOLD, 221, Rue Notre-Dame, Quest, Montréal, 26 février 1801.BONNES ENVELOPPES SEULEMENT 0 CTs, LE MILLE.Grandes enveloppes à Letire élampées et gommées, UD cents le 1,000 seulement.Une boi de 500, 40 cents geulemant, Urend Papier à note pour lu commerce réglé, 90 cents seulement lu rame.Bow papler à lettre réglé, $1 1a rame.PAPETERIES de TOUTE SORTE A DES PRIX KUALBMENT BAS, 0.4%» GRANDE RUE ST.JACQU X8 J.A.GRAHAM, MAGNIFIQUES VUES STEREOSC CP CU A DES PRIX REDUITS, No.19, GRANDE RUE ST.JACQUES Vues de Paris, &¢., DU cents seulement le doussine.Gronppee intéressants, $1.20 seulement la dousaine.Vues du Canada, $: le douzaines Vuas Illemiaées ot colorées, au même bas pris, J.A, GRAHAM, BANQUE D'EPARGNE DR LA CITE ET DU DISTRICT.\u2014\u2014e L'ASSEMULEE ANNUBLIE DRS DIRRC TRURS HONORAIRES DE JKTTS HANQUE anre lieu à son Bureau, TUNDI, 6 PREMIER d'A VLIL prochain, à UNZE boures de l'avant midi; pour l'ELECTION des DIBECTEURS- UBRAS ur l'année courante.ar ordre, , B.J, BARBRAU, Unissior, Montréal, 19 mars 1861\u2014ci LETTRE M.LE VTE DE LA GUERONNIERE PAR MGR.l\u2019'EVEQUE d'ORLEANS.(SUITE.) M.LE VicomTE, It Avec la guerre d'Italie commence comme une autre situation.Un iin- Mmense-parti se forme alors, inunen- se, en eflet, car il se compose de lou- te l\u2019Eglise de France ; il mêle à des sympathies sincères pour l'Italie le vœu ardent que le pouvoir du Pape soit respecté.Dans ce parti sont tous les cardinaux, tous les évêques, tous les prêtres, tous les catholiques, quelles que soient les nuances qui les divçsent ; et aussi tous les hom- Mmes de quelque valeur, parce qu\u2019ils savent tous de quel intérêt majeur il est maintenant indépendant le premier pouvoir spirituel de la terre, parce qu\u2019ils savent qu\u2019être Souverain est, pour le pape, le seul moyen de n\u2019être pas sujet.Toutes ces voix, qui sont unies à la nôtre, vous importunent, et vous parlez de coalition entre les fils des Croisés et les fils de Voltaire, Mais quoi ?si comme vous le dites vous-même, \u2018\u2018 foui ce qui se rappor- \u201cted l'indépendance spirituelle du ** chef de l'Eglise revét un caractère d\u2019universalilé ;\" si comme vous le \u201c dites encore, l'indépendance temporelle du Pape est une garantie \u201cde l'indépendance apirituelle,\u201d de bonne foi, comment vous étonnez- vous des sympathies universelles qu\u2019a rencontrées la cause du Pape, etde cette explusion d\u2019écrits éloquents qui s\u2019est faite de toutes parts ; et de ces voix courageuses des pu- blicistea, ces philosophes, des lomn- mes d\u2019Etat, qui, dans la noble élévation de leur esprit ct Ja libre fermeté de leur conscience, ont parlé comme les évêques ?Faudrait-il donc peuser que nous sommes dans des temps où l\u2019on n\u2019ap>- précie pas plus l\u2019honnêteté blessée et la noble fermeté des consciences libres, que les inquiétudes filiales et les protestations énergiques de la foi ?Non, pour être ici avec le Pape et les Cutholiques, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être chrétien : ne suffit-il pas d\u2019être honnête homme ?Et qui donc, monsieur, fut le chef de cet immense parti ?L'Empereur lui-même.Avant la guerre d'Italie, S.M, a fait entendre ces solennelles paroles : « Nous n\u2019ulions pas en Malie fu- menter le désordre, ni «éposséder \u201c les souverains, ni ébranter le pou- \u201c voir du St.-Père, que nous avons \u201c replacé sur son trône.\u201d Et encore : \u201c le but de la guerre \u201cest de rendre l\u2019Htalie à elle-même, \u201c et non de la faire échanger de mai- \u201c tre.\u201d Et de nouveau, après la guerre, pour rassurer une troisième fois les consciences catholiques alarméee, l'Empereur, à l\u2019ouverture de la session législative, répétait cette déclaration : \u2018 Les faits parlent hautement « d'eux-mêmes, Depuis onze uns, % je soutiens à Rome le pouvoir du \u201c\u2018\u2018Saint-Père, et le passé doit être \u201cune garantie de l\u2019avenir.\u201d Telles furent les déclarations de l'Empereur ; voici celles de son gouvernement, M.le Ministre des Cultes, même uprès les paroles de l\u2019Empereur, erut devoir adresser une circulaire spé- cilule à tout l'Episcopat français, dans le but \u2018 d\u2019éclairer le Clergé eur \u201c les conséquences d\u2019une lutte deve- \u201cnue inévitable.\u201d Que disait la circulaire ?\u201c La volonté de l'Empereur est de \u201c fonder sur des buses solides l'ordre \u201c public et le respect des souveraine- \u201c lés dans les Eluts italtens.\u201d M.Rouland ajoutait : \u201c Le Prince quia runené le Saint.\u201c Père au Vatican, VEUT que le * Chef suprême de l\u2019Egliee soit res: \u201c pecté DANS TOUS SES DROITS 6 LR SOUVERAIN TEMPOREL.\u201d Les promesses et les engagements pays furent confirmés avec plux d\u2019énergie encore au sein du corps législatif, par M.le Président du Conseil d'Etat.Dans la séance du 30 avril 1859, on député catholique, M.le vicofaie Anatole Lemercier, dans \u2018\u201c\u201c la crainte \u201cque les événements ne tuarchas- + sent plus vite encore que les ordres venus.de France,\u201d manifeste * le désir d'entendre déclarer que le * gouvernement de l'Empereur avait \u201c pris toutes les précautions néces- \u201c saires, afin de garantir la sécurité \u201cdu Saint-Père dans lu présont, \u201c l'indépendance du Saint-Siége dans l\u2019avenir.\u201d AUCUN DOUTE N\u2019UAT POMSIBLE A cer xGARn,\u201d\u201d répond M.le Président du Consvil d\u2019Etat.\u201c le Gouverne- \u201c* ment prendra foules les mesures nécessaires pour que la sécurité ef \u201c l'indépendance du Saint-Père soient \u201cassurées (1).\u201d Un an plus tard, dans la séance du 18 avril 1860, M.Baroche répé- pris devant l\u2019Episcopat et devant le P° tait textuellement ces paroles, et ajoulait avec gravité : « Elles n'ont pas été légérement prononcées (2).\u201d Et pour le prouver, M.le Président du Conseil d\u2019Etat exposait de nouveau, dans les termes catégoriques que voici, les intentions du gouvernement : \u201c Le gouvernement français consi- « dere le Pouvoir temporel comme \u201cune condition essenticlle de I'indé- \u201c pendance du Suint-Siége.\u201cLe Pouvoir temporel s& PEUT \u201c grax prreurr.IL doit s'exercer \u201c dans des conditions BERILUSKS.« Clest pour rétablir ce Pouvoir qu\u2019a \u201c été faite l'expédition de Rome en \u201c1849.C\u2019est pour maintenir ce * méme Pouvoir que, depuis onze \u201c ans, les troupes françaises oceu- « pent Rome: leur mission est de \u201c sauvegarder à la fois LE POUVOIR TEMPOREL, L'INDEPENDANCE el Ju * Sécurité du Saint-Père (3).\u201d Ce n\u2019est pas tout : l\u2019honorable M.Jules Favre ayunt cru pouvoir dire que, dis longtemps et par tous sus actes, l'Empereur avait condamné le ouvoir temporel de la Papauté, M.le Président du Conseil d'Etat protesta en ccs termes: ** L'Empereur \u201c n'a-t-il pas lui-même repoussé, « d\u2019une maniére aussi noble que so- \u201clennelle, celle étrange accusa- \u201c tion (4) Pour écarter les appréhensions exprimées par un autre orateur, M.le Président du Conseil d\u2019Etut fit une dernière déclaration, ct assura : \u201cque les troupes françaises ne seraient retirées de Rome que lorsque le Saint- Père, suffisamment confiant dans ses propres troupes, se jugerait assez fort pour se passer de Pappui de nos soldats ; que le gouvernement français ne voudrait pus faire cette expérience du lendemain dont parlait M.Rossi : cela serait contraire à ses vœux les plus ardents.\u201d \u2014** LA DECLABATION DU GOUVERNEMENT EST FORMELLE A CET EGARD (5).\u201d Devant ce concert unanime de tant de voix parlant de si haut, si on était venu me dire: Tout cela signifie simplement : La France, gardant la personne de Pie IX, laissera le Piémont faire contre la souveraineté temporelle du Pape tout ce qui lui pluira : Envalir ses Etats, écraser ses défenseurs, camper & ses portes, déclarer qu'il veut pour capitale la Ville éternelle, et qu\u2019il y sera dans six mois : Eli bien, en mon âme et conscience, je le déclare, je n'aurais pas'cru qu\u2019il fût possible de faire à lu bonne foi et à l\u2019hopneur du Gouvernement d\u2019un grand pays une plus sanglante injure.Ets, aujourd\u2019hui, il faut dénitii- tivement entendre dans ce acvs toutes les paroles que Jui rappelées, ch bien, je le déclare encore, ma conscience est stupéfaile, et je ne sais plus ce qu'il faut penser de la loyauté el de la parole humaine (6).Mais on dit que les ineilieures intentions étaient modifiées par la force irrésistible des événements.Exa- minous donc ces événemems.Vous les racontez, Monsieur, à vatre manière.Je vous suivrai, Vous m'obligez 4 faire, en vous suivant, plus de politique que je n\u2019en ai jamais fait ; mais j'y suis forcé, j'en appelle À vous-mêtue, (1) Compte-rendu official de la séance du 30 avril 1859, (2) dbidem.(8) Coiute-rendu afficiel de lu séance du 2 uvril 18060, 4) Jhidem.(0) dbidom, (6) En mémo temps qu'il tenait ce lan gage, le guuvernement témoignait, par ses outes, un résolution de ne pas se Inisser mettre en suspicion devant le pays.Dans un communiqué & U'Ami de la Re: ligion, du 19 juin 166, ce n'était pas seu- lernent In personne, c'était l'autorité politique du Suint-Père, relevée par nous il y « dix uns, que le gouvernciuent devait être vous lu garde respeutueuse de nos nem, Quelques jours après, le 3 juillet, le Sie- cle imprituait en tôte de ms colonnes un autre communiqué, nou Ivins significatif : * Le journal le Siècle, en attaquant au- jourd'hui la T'upauté dns son pouroir po- fitigue, confond la noble caus de Vindé- endance itulienne avec celle de la Révolution.Le gouvernement de l'Empereur doit protester contre sette confusion, qui est do nature à exciter les imauvaises passions.à troubler les consciences.ut d tromper l'upi- nion sur les principes de la politique fran- guise, # Le respect at lu protection de la papauté font partie du progtamme quo l'empereur est nllé faire prévaloir en Italie.* Les journaux qui cherchent à /irusser ce caractère d'uuo ulorieuse gucere, man- quont à ve qu'il à de plus abigatoire dans le rentiment national, * L'indépendance politique et la soure- rainuté spirituolle, unies duns ln papauté, la rendent doublement respectable, ot conduti- nent des attuques contre lesquelles lo gou- vornement aurait pu invoquer In répression légale ; mais il n prétérg les livrer à la justi- te do l'opinion.\u201d Enfin, dernier ot expressif témoignage, l'Union de POuest, d\u2019 Angers, recevait, le 3 novembre suivant, un avertissement au sujet d'un article qui avait paru au gouver- neuient, rendre specter ly Intend ne 80- lennellement acprimées l'Empereur en vers le Santor, \u2014 ut Quelle est la situation :\u2014Et je le demande d\u2019abord : A qui, à quel homme de bonne foi persuadera-t-on qu'il ait pu se faire en Italie quelque chose contre ia volonté de la France ?Ces Piémontais qui n'étaient rien avant Mugenia et Solferino, malgré tout le bruit qu\u2019ils font de la nationalité italienne et de leur armée ; ils ne sont évidemment rien que par le sang des Francais.A qui feru-ton croire qu\u2019ils aient été un seul jour libres de désobéir à la France?fnterrogez ic bons sens dos masses, consultez un de nos soldats, entrez dans la chaurnière d\u2019un paysan, posez à qui vous voudrez cetie simple question : Les malheurs du Pape seraient-ils possiblee, si la France ne le voulait pas?Aucun homme raisonnable ne voudra l\u2019avouer.Un en est done réduit à se dire que si l\u2019épée de la France est forte, an contraire sa politique est faible, qu\u2019ayant droit à des égards, elle a souffert des dédains, et laissé abreuver d\u2019outrages sont auguste protégé.Non, nul ne doute de la toute- puissance de la France et du Gouvernement de l'Empereur, mais c\u2019est à condition que sa politique demeure au niveau de son épée.Hélas ! le Gouvernement n\u2019a que trop senti lui-même la force de ces apparences, et c\u2019est pour les combut- tre qu'on & cru nécessaire d\u2019imaginer les explications dont vous avez, vous, Monsieur le Directeur de lu Presse, demandé la permission d\u2019être l\u2019interprête ; en voici le résumé fidèle : La France a été attirée en Italie malgré elle, par les ciconstances.Elle y cst entrée pleine de sollicitude pour les droits du Saint-Père.Elle a offert à l\u2019Autriche de neutraliser son territoire.L\u2019Autriche a eu le tort de se retirer, de livrer les populations à elles-mêmes, et elles se sont insurgées.C\u2019est alors que l\u2019Ern- pereur u supplié le Pape de faire des réformes ct des sacrifices, puis il lui a proposé le Vicuriut du Roi de Sardaigne dans les Romagnes ; le Pape n\u2019a rien accepté.Les Piémontais ont envahi le territoire pontifical, le Gouvernement de l'Empereur n blà- mé cette violence, il à retiré son Auibassadeur de Turin, il n doublé la garnison de Rome, mais il n\u2019a pas pu faire que le Pape, faute d'avoir concédé à propos les réformes nécessaires, n\u2019éprouvât le même sort que le Grand Due de Toscane, le Duc de Modène, le Roi de Naples, etc.\u201d Si j'ajoute quelques insinuations amères ct des amplifications superflues, voilà, Monsieur le Vicointe, tout votre écrit.Ce n\u2019est pas à moi, Monsieur, à défendre les Autrichiens; ce n\u2019est ni mon rôle, ni mon goût.Mais il m\u2019cst bien permis de regarder la carte et de fuire observer, certain qu\u2019au- eun ruilitaire ne me démentira, que, lorsque nous touchions à Vérone, il leur était fort difficile de resterd Bologne et & Ferrare.ll m'est bien permis de ruppeler uusei que le Prince Napoléon, commandant le 5e corps d'armée, a décluré, dans un rapport inséré au Moniteur, que ses manwuvres et son approche avaient forcé les Autrichiens se retirer.Aussi je m\u2019étonne de vous entendre accuser Pie IX d'avoir été abandonné par tout le monde, même par les Autrichiens.Quoi qu'il en soit, c\u2019est de notre entrée en Jlalie que datent les pre- tmiers malheurs du Pape.Est-il vrai qu'il aurait pu les réparer, et conjurer ceux qui les ont suivis, en accur- dant alors des réformes ?Mais, de bonne foi, à qui M.de la Guéronnière ferasi-ll crois que le saint et vertueux Pape, assis en ce moment sur la Chaire de SL.Pierre, soit un ennemi de toute réforme ?1817 n'est pas ai éloigné de noue, Ce que les Bommes politiques libéraux cle toute l\u2019Europe reprochèrent alors à Pie FX (et ce que je me gurde de lui reprocher), ce n\u2019est point de De pas uvoir accordé nssez de réformes, c\u2019est, dans l'immense bon vouloir de sun Ame sincère, d\u2019avoir peut- être dépassé la mesure.On le jugeu bicn aux résultats.Il avait osé fonder deux Chumbres Parlementaires auprés du Vulican, et c\u2019est sur le souil de l\u2019une d\u2019elles que son ministre fut égorgé.Quoi! est-il surprenant qu'après cet horrible remerci- ment, il ait réfléchi?Est-il surprenant qu\u2019il ait fait ce qu\u2019unt fait tous les Souverains de l\u2019Europr, ce qu\u2019a fait lu France, reculant uprès 1548 bien en dega des institutions qu\u2019elle avait cu la fantaisie de répudier, reculant et réfléchissant si longtemps, que, le 24 novetubre dernier seulement, l'Empereur à osé rendre au pays une faible partie de ses ancien- ues institutions?Trois mois ne se sont pas écoulés depuis que nous avons regu cette ii berté ai niodeste, et vous vous indi- unes, M.le Vicomte, que le pape n'ait pas un luxembourg ot un Palnis Bourbon, retentissant du bruit des délibérations de son peuple ?Vous vous Étonnuz qu\u2019il n\u2019ait pas ajouté, à toutes les améliorations financières n ! \u2018 qui font du budget de ses Etats un es mieux auntrôlés de l'Europe, aux améliorations administratives et judiciaires déjà réalistes, de nouvelles concessions politiques; et à quelle heure, dans quel moment ?Au moment où l\u2019insurrection, soudoyée par la politique piémontaise, venait de lui ravir une province.Je m'adresse à la loyauté de l'Empereur : Si une insurrection eût éclaté à Nantes, à Lyon ou à Strasbourg, eût-il choisi ce moment pour accorder le décret du 24 novembre?Vous- mème, M.le Vicomte, auriez-vous dermandé à Monsieur le Ministre de l'Intérieur la permission de le lui conseiller ?Ft cependant, monsicur, dites-vous vrai, quand vous affirmez que le Souverain Pontife à refusé des réformes ?Voici la réponse : A la date du 5 novembre 1859, M.le comte Walewski écrit À tous nos agents déplomatiques, au moment du traité de Zurich : « Déjà le gouvernement de l\u2019Em- percur à l\u2019assurance que le Saint- ère n\u2019attend qu\u2019un moment oppor- fan pour faite connaître les réformes dont il est décidé à doter ges Etats.\u201d Et parmi ces réformes, le ministre nomme \u2018une adininistration géné- \u201c ralement laïque, la gestion des fi- \u201c nances, la justice, et tout cela au \u201c moyen d\u2019une chambre élective.\u201d Le traité de Zurich lui-même,dans son article 20, constate irréfragable- Cet article parle de l\u2019adoption, pour les Etats de PEglise, \u201c d\u2019un système approprié aux besoins des populations, el conforme aux généreuses intentisns DÉSA mANIrESTÉES du Souverain-Pontife.\u201d Quatre mois avant, c\u2019est-à-dire dès le commencement de juillet 1859, le Saint-Père avait manifesté les mèmes ment les mdmes faits.dispositions.\u201c Le lendemuin de la journée de Villafranca, le comte Walewski dit à lord Cowley que le Pape s'était spontanément déclaré prél à suivre les avis que pourrait Jui donner la France.\u201c Au mois de septembre, le duc de Gramont a communiqué un plan It lui fut répondu \u2018 que 8.S.était prét à les ac- $ cepler, pourvu qu\u2019il lui fût donné * l\u2019assurance qu\u2019en les accordant elle \u201c conserverait les Etais appartenant complet de réformes.\u201c à Pliglise.\u201d Qui nous donne ces renscigne- ments?Une source pen suspect, le recueil des pièces diplomatiques communiquées par le cabinet anglais à la Chambre des Communes, « Le Saint-läre, dites-vous, met- \u201c tait à la concession des réformes ** une condition inacceptable.\u201d Le gouvernement vous répondre : te Qu\u2019un gouvernement, a qui on \u201c* consuille de modifier certaines ine- \u201c titutions, se conforme 4 ces con- \u201c6 acils, A LA CONDITION QUE 50N IN- 66 TÉGRITÉ LUI SERA GARANTIF, CELA \u201c SE COMPREND.\u201d Voilà ce que déclarait M.le Président du Conseil d\u2019Etal, le 12 avril 1860.Ainsi le pape n'a pas refusé les réformes.Mais sincèrement, je vous prie de me le dire, croyez vous que des réformes auraient rien culmé ?Quel a été le premier souverain renversé ?le Grund-Duc de Toscane.Or, l'Europe le sait, nul gouvernement n\u2019était plus doux que le sien.Îl ne lui manquait de ln liberté, de la plus entière Hiberté, rien que les Il voulut les donner à son ays.Il chargea M.le marquis de ujatico de préparer une constitution ct quand cu: ministre alla chercher ses futurs collègues, où les trouva-t-il ?entrain de conspirer chez ki.Buon- Quelques jonrs après, la formes.le ministre de Sardaigne, COlpagni Toscane n\u2019existait plus.Est-ce que le Roi de Naples a été sauvé par la constitutjon qu\u2019il accorda?Quel usage en lion?Ou an- nonga qu'on ne s'en servimit que pour réunit un Parlement chargé de prononcer ex déchéance.Se décida-t- Mais peut-on faire un crime à un souverain de vingt-deux ans, étourdi par le premier bruit qui frappe ses orcilles, le bruit d\u2019une insurrection, d'avoir un instant hésité uvant de s\u2019inumnortaliser par une hé- il trop tard ?ruïque défense ?Les réformes ?Il s\u2019agit bien de réformes et de puuples heureux ! Ou cherche des couronnes et des peuples en révolte, pour changer ves couronnes de tête, pour les placer sur le front, de qui ?I me sera bien per mis de dire que ce n\u2019est pns d\u2019un génie hors ligne comme Napoléon ler, naturellement élevé au-dessus des autres hommes, et de suldut, devenant Roi, Non, c'est d'un prince qui n\u2019a our lui que su descendance, sa Maison et qui ne craignant pus d\u2019abattre et de dépouiller ses pareils, son neveu, une veuve, Un enfant, un vicillard, s\u2019est fait le complairant des démagogues, pour devenir conquérant.Des réformes, c'était hion ce qu'ils; voulaient ! Îls voulaient Rome et l\u2019Italic entière, Qui peut en douter au- jourd'hui ?lui-même va Pour le Piémont et ses complices, les réformes n\u2019ont jamais été qu\u2019un prétexte.Ne les avons-nous pas entendus le déclarer impudemment, daus le National, dès 1849 ; « Quoique fasse le Pape Pie IX, on n\u2019acceptera les libertés qu\u2019il don- \u201c ncra QUE POUR LE RENVERSER.\u201d F1 ils ont tenu parole.Avez-vous oublié qu\u2019au Congrès de Paris, dans ce fameux protocole qu'un journal piémontais appelait l'étincelle d\u2019un irrésistible incendre (7) ; que M.de Lamartine nomme si bien une déclaration de guerre sous une signalure de paix ; ia pierre d\u2019attente du chaos européen; ia fin du droit public en Europe.M.de Cavour proclamait U'inipossibilité radicale des réformes duns le Gouverne- tent pontifical, et le dénonçait comme un scandale et un péril pour l\u2019Europe ; allant, lui, M.de Cavour, jusqu\u2019à accuser, la loyauté du pieux Pontife, et ajoutant : \u201c S'il accorde * des réformes, ce ne scra qu'est dp- * parence, ct pour les rendre illusoi- \u201c res dans la pratique.\u201d On a beaucoup dit que Pic IX aurait bien pu sacrifier une province, puisque Pic VI la fait, Combien la situation n'est eile pas différente ! Le Pape Pic VI, la Chrétienté me pardonnera de prendre ici le langa e d'an citoyen français, le Pape Pie VI commit la faute, de déclarer la guerre à la France.Ayant couru les chances de la guerre, il en subit les conséquences.Le général Bonaparte lui demanda une province, il la céda.Mais ce n\u2019était qu\u2019une proviuce.À Pie IX, qui n'a pas fait la guerre, ona demandé un province, au nom d\u2019un principe qui menaçait tout le reste de son Pouvoir.Le Piémont a réelu- mé tout : bientôt après, la fameuse brochure le Pape et le Congrès, dont M.le Directeur de la Librairie eon- naît probablemeut l\u2019auteur, et dont lord John Russell à dit (24 décembre 1860) qu\u2019elle @ fait perdreau Pape plus de la moitié de ses Elats, la brochure a proposé que le Pouvoir temporel fut réduit 4 Rome et & un jardin.Dans la transaction cllerte au Pape sur les Romagnes, ily avait donc un sous-entendu.Jamais le Pape n\u2019a êté placé en face de la proposition, faite de bonne fui, de sacrifier une province, une province, une seule, pour garder le reste.En vou- lezevous ln preuve ?Regardez aux résultats.Le Piémont n\u2019a cesser de demander Rome, Rome, cnlendez le bien, et non pas seulement les Ito- magnes.Ah !jene m'étonne point qu'un journal, que je ne Homme pus qui marche aujourd\u2019hui à la tôte de cette politique, et qu\u2019on voit, Monsieur, aux premiers rungs de ceux qui ap- plandissent à votre brochure, ce soit écrié, après occupation des Roma- gnes : \u201c Ce n\u2019est là que la première étape ;\u201d puis, regardant Rome : \u201cLa seconde mènera plus loin.\u201d Et un autre : ** C\u2019est un premier pas, mais un grand pas !\u201d Depuis ce temps, tout a marché à souhait : toutes les étapes ont été faites, et il ne reste plus qu\u2019un pes à franchir.Non, il n'y a qu\u2019un homme de franc dans tout cela, c\u2019est Garibaldi.Lui, du moins a parlé clair : \u201cIl faut extirper de l\u2019lialie le ¢ chancre de la Papauté.ll faut s* exterminer ces robes noires (12).\u201d \u201c C\u2019est à Rome, c\u2019est du haut du \u201c Quirinal qu\u2019il faut proclamer le \u201c royaume italien, etc, etc.(8).\u201d Ei ce n\u2019est qu\u2019à la suile de Garibaldi, qu\u2019au Parlement de Turin, on u fait, enfin, courageusement, à la tribune, le serment de ne pus s'arré- ter en vi beau chemin (9).Ce n\u2019uat qu'après avoir versé impunément le sang français à Uatelfdardo, que M.dé Carouv un pu, enfin, s\u2019écrier à la tribune : ** Nous voulons pour capitale la Ville éternelle, et nous serons dans rix mois (10) 1\u201d Etdéja, dans cette fameuse séance oi il fit juge le Parlement entre Garibaldi et lui, arrivé dès lors au but, où peu s'en faut, M.de Cavour n'avait pas hésité à dite le mot : ** Ces mémora- * bles événements ont élé in consé- © quence NÉCESSAIRE de noire poli- \u2018 tique, \u2014non pas depuis six mois, \u201c mais, DEPUIS DOUZE ANS(1H).\u201d Et cent apres tout cela, Monsieur, que vous osez bien nous dire, en accusant le Pape, qu\u2019il n\u2019y avait là qu\u2019une question de réformes, et qu'il n\u2019à pas manqué autre chose an Pa- be pour se gagner les sympathies ! St purtni tons ces llaliens malades de Ja peste révolutionnaire, cest Je Pape qui est le grand coupable, c\u2019est tui qu\u2019il faut immoler! ll eut vrai, le Gouvernement de lKanpereur à proposé le système du Vicariet de Victor-FRinmanuel.Je pourrais vous demander, Monsieur, (1) dt Rimagimenio, journal de M.de Cavour.: Ç> Lettre aux étudiants de l'Université de Pavie.(8) Proclamation ati ponple de Palerme, 10) Séanec du 13 avril 1860, rapport de M.Forrueo aur le dévret touchant l'an- nuxion des provinces dr l'Italie central.(11) Séance du 11 octobre 1860, (12) Les Débats, 5 uctobre 1860.si vous conseilleriez à l\u2019Empereur M.le Prinea de Joinville pour vicaire de l'Algérie.Mais à quoi bon ?Daus le Livre jaune, dont votre écrit est le contmentaire, je lis une dépé- che par laquelle M.de Cavour repousse ce système.Le proposer au Pape, lorsque llialie n\u2019en voulait pas, n\u2019était qu\u2019une amère dérision.Ici se place un projet, qui nous est révélé pour la première fois, le projet d\u2019une garantie des puissances catholiques.Ce projet paraît plus raisonnable ; cependant la réponse du Pape, que vous appelez curicuse, me semble plus raisonnable encore, Elle se borne à ceci : « Comment pouvez-vous ug garantir une partie, quand votre garantie ne ma pus empêché de perdre l\u2019autre ?Que valent cca garan\u2018ies, en face d\u2019un adversaire assuré de l'impunité, il les viole?Je veux Lien des réformes, muis des réformes libres.Je veux bien d'une ressource, si elle peut se rattacher à quel\u2019ombre d'un droit ; je ne veux pas d\u2019ane pension qui serait une charité précuite.Je veux bien une armée, tmuuis je préfère la former moi-même ; je veux des défenseurs, non des gur- diens : «les Italiens ct des Catholiques volontaires, non des étrangers en garnison.Je consens à être pru- tégé, inais je préfère essayer d'être indépendant.\u201d Si c'était là une illusion, conve nez-en, elle était noble.Un emprunt, une armée, des réformes, en un mot, tin gouvernement de droit commun, se suffisant à lui-même, voilà ce qu\u2019a souhaité le Pape, voilà ce qu\u2019il a tenté, avant de recevoir l\u2019aumône et les garnisons des puissances.IL a échoué, dites-vous.Nullement: il a réussi à réunir des fonda, à se donner un des premiers généraux de l\u2019Europe, lout ce qu\u2019il fallait pour permettre à ln France de se retirer bientdt, sans laisser place à une révolution intérieure.C\u2019est là particulièrement où vous voyez, Monsieur, le triomphe de Pesprit de parti, Vous uvez des paroles de dédain contre nos Î3retons, parce qu\u2019ils sont d\u2019un pays où l'uttachens-ut à la vieille monarehie a dure nvee la foi.On a fuit à Rome, dites vous un petit Coblentz.Est-ce bien sérieux?Je vous défie de prouver qu'on ait rien tenté contre lu Prunce ; je connais des légatimistes qui ont té blessés, au contraire, du niauvais neceuil qui leur a ¢1é fait, tant le gouvernement romain était préoccupé du soin d\u2019éviter tout ce qui pouvait mêler les réminiscences intempestives de la politique au noble élan de la religion.Mais enfin, il y avuit des légitimistes, cela est vrai, dans l\u2019armée du Pape; comment s\u2019en étonner ?N\u2019est-il pas plus surprenant de les voir, comme vous le dites, signalés par la vigilance éclairée d\u2019un duc de Gramont (p.44) ?Vous dites que ce nom ajoute à la valeur du document ; vous avez raison.Vous avez encore des paroles dures pour le général de La Mori- cière, qui \u201cn\u2019était par sous nos aigles dans nos luttes héroïques d\u2019italie et de Crimée (p.46)\u201d I n\u2019y était pas, Monsieur, parce qu\u2019il était à Bruxelles ; exilé par qui?et pourquoi ?Vous l\u2019appeles ur homme politique séparé du Gouvernement de son pays (p.47) ; il serait plus exact de dire : un homme de guerre séparé de son pays par le Gouvernement.Au fond de voire conscience, je suis persuadé, Monsieur, que vous hono- tez le général La Moricière d\u2019avoir fait ce qu'il a fait, Le Pape, en s\u2019efforçant d\u2019avoir des troupes et des ressources, a thché de Y|rentrer dans oo que vous appelez vous-mêmes ailleurs, les conditions ordinaires des pouvoirs humains, auxquelles il est soumis (p.23).En appelant de préférence un général et des volontaires de notre pays, il nous rendait hommage.La politique et la fierté nationales auraient eu à se réjouir, si le Pape, n\u2019étant plus défendu par la France, l\u2019eût été toujours par des Français.En résumé, M.le Conseiller d\u2019E- tat, je ne comprends pas votre insistance sur les réforines.A moins que vous ne veuillez grossièrement aiti- ser des préjugés vulgaires, il est évident que le Pnpe Pie IX aime les réfornnes, qu\u2019aucune ne l'aurait sauvé, qu\u2019on se muquuit de ces réformes, qu\u2019on en voulait à son pouvoir, et que, sous ces prétendus arrangements pour le sucrifise d\u2019une province, s\u2019est toujours caché le plan arrêté de tout prendre ; que dès lors, ayant des raisons de ne plus se fier 8 d'autres protecteurs qu'à Dieu et à lui- meme, il a bien fait de chercher à ne suffire, et qu\u2019il y aurait rénssi peut- être, sans l'invasion inqualifiable des Piémontais, eur laquelle vous passez bien vite, Monsicur, mais dont ¢\u2019est pour moi un devoir de parler, (ACoNTINUER.) {CF Toute communication que l'on nous fera parvenir par la Poste, non affranchie, sera refusée.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014ee Mardi midi, 26 Mars 1861.IAT TEC SE TE si CURRESPONDANCE PARLEMENTAIRE, POLR \u201cLA MINERVE.\u2018 Québec, 21 mare 1861.(SÉANCE DU SOIR.) Au moment où je vous écris, M.Gowan la patule ; l\u2019Hon.député de Leeds cherche à venger lez torys des accusations portées sur leur compte par l\u2019Hon.Saufield McDonald.M.Gowan n'est pus un orateur agréable ; lorequ\u2019il bausse le ton, sa voix criarde vient frapper le tympan d'une façon peu intéressante et peu amusante.} M.Gowan est doué d\u2019une force de passion extraordinaire, si je puis le juger au diapason de son ton, en ce moment.Il faut l\u2019entendre, lorsqu\u2019il se défend contre ses adversaires, qu\u2019il répond sans désemparer, à leurs nombreuses interpellations.M.Gowan à l'agrément de siéger en Chambre à côté de son gendre, M.Forgusson.Tous deux ont joué un rôle très-actif, depuis le commencement de Ja discussion sur l'adresse.Le dernier a présenté les deux amendements dont je vous ai entretenu dans mes autres correspondances.M.Ferguson n\u2019a pas Ja passion de son beau-père ; il n\u2019a point non plus son expérience : néanmoins il soutient la lutte avec assez, d'hubileté et de présence d'esprit, Ses études n\u2019ont pas Été très-lortes, mais il ne maaque point d'intelligence.C'est le jugement que jai entendu pronon- ver sur son compte, par quelques uns de ses amis.M.Gowan parle en ce moment sar la brûlante question de la représentation basée sur la populution.Dans un parallèle qu\u2019il établit entre les populations respectives des deux sections de la Province, l\u2019hon.représentant de [ces trouve les Bas-Ca- nadiens inférieurs aux Haut-Cana- diens sous un double point de vue : d\u2019abord sous le rapport du nombre, ensuite sous le rapport de l\u2019agriculture et de l\u2019industrie.Cette dernière opinion me semble hazardée suns fondement : cile demande confirmation avant d\u2019être aduise conune fuit historique.M.Angus Morrison succède à M.Gowan ; auprès quelques ubserva- tions sur les paroles de ce dernier, il fait allusion à la situation dea esprits dans le Haut-Cnnada.Les violences et les déclamations des Clear- grits ont créé une telle excitation, une telle effervescence, que les préjugés les plus incroyables et les plus insensés sc sont enracinés duns tous lescœurs.C\u2019est un fait lamentable, mais à qui la faute ?Les cris furieux de George Brown ont retenti jusqu\u2019au milieu de nous: Ses articles violents, ses appels aux mauvaises passions sont connus de tout le monde; personne ne s\u2019étonnera qu\u2019une telle semence produise aujourd\u2019hui des fmits si amers ! La conduite de M.Brown n'a rien ui me surprenne: nouveau venu, sans ortune, suns position, il n\u2019a point dans son cœur cus profondes allee tions qui font bénir et chérir le sol de le patrie.Il court à l'aventure où l\u2019intérét da moment, où sa passion dominante le poussent et l\u2019entraînent.Mais que ses collègues se soient aveuglés jusqu\u2019au point d\u2019udopter coutume programme politique , les idées et les doctrines de ce factieux sans vergogne, c'est ce qui surpasse mon jmagination ! Eux, au moins sont canadiens ! eux sunt enfants du sol! les souvenirs du bas âge, les traditions du passé, les liens de l\u2019amitié, et du patriotisme doivent les rattacher à lu terre de leur naissance ! Oh ! si la politique à ses grands exerm- ples de dévouernent, elle à aussi ses Mystères d\u2019iniquité, Pendant que ma plûme traçait sur le papier ces tristes pensées, une querelle ausez vive s'élevait entre M.Angus Morrison et MM.McDougall et McKellar.M.Morrison (le frère du nollici- leur) uvait acousé ses deux collègues de la gauche d\u2019avoir fait, devant les électeurs du comté de Grey, plusieurs\u2019 assertions fallacieuses ot mensonge- res; il s\u2019en suivit une suite d\u2019interpellations animées auxquelles Morrison répondit avec beaucoup de bonheur et d\u2019Apropos.L'opposition qui, généralement, se monire peu serupuleuse sur le choix de ses moyens d'influence, s'est surpassée, paraît-il, duns l\u2019élection de Grey.Voici quel était sou cheval de bataille, contre le ministére: \u201cle gouvernement actuel est le gouvernement le plus horriblement corrompu qui se trouve soua le cicl\u201d\u2014N'est- ce pas que le Pays de Montréal n\u2019aurait pas été de trop dans cette cette contestation Clectorale ?ear il tourne ces phrases-là avec une habileté tout à fait surprenante.le coquin ! M.Huot & fait, ce soir, son pre- mnier discours.l'hon.député de Québec a jugé à propos de jeter un voup d'œil sur son passé, pays tro s\u2019en formalisera pas, sans doute, mals suivant noi, M.Huot nurait pu 1rouver un sujet plus intéressant pour broder le commencement de son discours.Il nous à parlé de see sympa- dhies rétrospectives pout opposition ; cependant, il ne s'est point monteé sevère à l'égard du gouvernement, les grandes réformes, réclamées, depuis quelques années par les éxi- gences de la siluntion M.Huot a lerminé son discours en touchant à la question en litige ; quoi, s'est-il demandé, n\u2019avons-nous subi vingt années l\u2019Union des deux Canadas, que pour voir jeter aujour- d\u2019hui, à la face des Bas-Canadiens, l\u2019injuste demaude de la représentation basée sur la population.?Mais, dit-il, j'ai confiance dans la fermeté de l\u2019hon.Premier Ministre de cette Province.M, Huot envisage l'avenir avec effroi : il recommande à tous les Bas-Canadiens de s\u2019unir entre eux, de se préparer aux grands événe- ments, qui nous menuvent.Le député de Québeo se plaint du petit nombre de Canadiens-Français qui evinpusent l\u2019administration actuelle, [1 reconnait dans M.Cartier de grandes qualités, la volonté et l'éxécu- tion.IL lui trouve peu de respeet pour la langue française, mais enfin, il Paccepte tei qu'il est.C\u2019est fort heureux ! je trembluis pour le mi- Nistère : mais soyons tranquille, il pourra voir encore de longs jours d'existence, M.Huot a voulu faire preuve d\u2019es- rit, en débitunt a adresse de bon.Président du Conseil Législatif, un triste chapelet d\u2019insipides plaisanteries, Si j'osais me permettre d'offiir un conseil zu député de Québec, je lui recommanderais très-fort de négli- gerd l\u2019avenir ces petites ressources \u20ac mauvais uloi qui font hausser les épaules de pitié.Vous pouvez avoir de vieilles vengences à satisfaire contre Sir Narcisse Belleau mais de grâce, choisissez le temps opportun ; et n\u2019allez point disgracier notre race aux yeux des Haut-Cana- diens ?À propos, le député de Québee s'est bien donné garde d'aller prendre son siége dans le Conseil Législatif ; il a jugé plus commode et plus sûr de rester simple député du peuple, en renonçant ainsi à l\u2019honneur d'occuper une place au milieu des sages de notre nation.A vrai dite, c'était bien ce qu'il avait de mieux à faire ; car l\u2019irrégularité des procédés de sa dernière élection lui aissait peu de chances de succès.M.Huot reste donc dans la Chambre Basse, et je ne perds pus l'espoir de l\u2019entendre encore nous prôner ses sympathies rétrospectives pour 'opposition.C'est avec peine que je me vois forcé d'enregistrer encore une nouvelle querelle \u2018entre les hons, MM Cartier et Loranger.Pourquoi done cette division entre deux hommes qui ont marché si longtemps sous un même drapeau?qui ont combattu les mêmes combats, qui ont lutté pour arriver au même but?Pourquoi celte divergence entre deux Canadiens-Français que des talents supérieurs distinguent, que nos compatriotes admirent et que le patrio tisme devrait réunir ! Entrés depuis de longues années dans la vie politique, tous deux onl embrassé le inéme parti, tous deux ont ubéi aux mêmestraditions,tous deux ont défendu les mêmes doctrines ! ! Le grand purti libéral-conservateur auquel ils ont donné leur assentiment et leur adhésion, est-il détruit?Certes, non ; il est plus actif, plus fort, plus vigoureux que jamais.Il compte dans son sein immense majorite, la presque totalité mème des députés Ca- nadiens-Français.Mais puisqu'il existe encore, qui donc lui à tourné le dos?Eat-ce hon, Procureur-Gé- néral du Bas-Canada ?est-ce le représentant du comté de Laprairie ?f.Cartier est regardé depuis longtemps, comme le chef mème de ce parti : s\u2019il cÂt rompû le lien des traditions nationales, s\u2019il eût renié son passé, les hons.députés du Bas-Cn- nada qui marchent sous sa direction n\u2019auraient-ils pas jeté le cri d\u2019alarmes?L'\u2019auraient-ile suivi dans sa défection ou dans sa trahison ?Qui done alors à tourné le dus à son parti ?Vous parlez de votre fidélité, de votre consistance : je voudrais vous eroire ; mais enfin n'est-il pas étrange que deux hommes se séparent d\u2019un parti politique intelligent et fort, et qu\u2019après cette séparation ils soient, à eux seuls, les représentants de ce même parti?Certes je suis loin de jeter des doutes sur l'intelligence des Honorables MM.Sicotte et Loranger, mais, puisqu\u2019il faut le dire, les membres de notre parti ne sont point dénués, eux non plus, de cette précieuse faculté.Jamais je ne leur ferai l\u2019injure de croire qu\u2019ils suivraient encore M.Cartier, si ce dernier eût été infidèle aux truditions de son parti ! Mais ils craignent M.Brown! ils ont ur de la représentation bâsée sur a population ! Certes, vous êtes heureux, vous autres, de tant de bravoure et de force d'âme! Remerciez donc le Ciel, puisqu'il en est ainsi, et priez pour nous, pauvres timides que nous sommes ! L\u2019Hon.M.loranger s\u2019est levé, deux fois, pendant lu séance d\u2019au- jourd\u2019hui, et toujours il lui a fallu tancer l'administration et lui faire ln guerre.Mais alors, pourquoi cette ersistance à siéger du côté droit de a Chambre?pourquoi ne pas aller prendre place à côté de M.Dorion ?ais j'oubliais les injures atroces que l'organe de ce dernier adressait, encore, il n\u2019y a que quelques seinai- nes à l'honorable député de Laprai- rie.Vous vous demandez sans doute pourquoi cet isolement ; le sais-je moi-même ?Entre l\u2019hon.M.Loran- ger ell\u2019opposition systématique uc- tuelle, il y à tout un abline que personne ne peut combler : d\u2019ailleurs le député de Laprairie à trop d'honneur et trop de cœur pour tendre la main ll a reconnu ses efforts pour ellectueg à des hommes qui l'uccucilleraient le sourire du dévain sur les lèvres et la rancune duns le cœur.Quelques soient les talents et les bonnes dispositions de deux représentants isolés dans uve Chambre d'Assemblée , peuvent-ils travail ler à de grandes œuvres ?On le sait, l'isolement patulyse les forces.L'hon.M.Lorauger pourra.venger encore l'honneur des Canadiens- Français, comme il le fit aujourd\u2019hui avec tant d\u2019âÂme et de courage il pourra trouver daus ron cœur de grands élans pour exprimer son patriotisme ; mais duns l\u2019arène politique où deux partis sont sur les range, il faut une action commune, un travail communs pour obtenir de grands résultats, C'est avec peine que je trace ces lignes ; je rn\u2019étais habitué À considérer MM.Sicotte et Loranger comme des chefs naturels de notre parti, mais j'étais duns l\u2019erreur ; je le sens bien maintenant, Un mot de la discussion entre MM.Cartier et le député de La.prairie.ll est rumenr, a dit M, Loranger, que M.Morrison s\u2019est déclaré en faveur de la représentation basée sur la population ; qu\u2019il a, en même temps, déciaré que ses cullègues étaient disposés à accepter ce principe et à présenter une mesure à cc sujet.Cette assertion avait été précédemment faile et démentie par le Proc.-Gén.da H.-C.Noaobstant, M.Loranger la réitère, ct celte assertion est appuyée du témoignage de MM.McKellar, White et McDougall.Le premier dit qu\u2019il a entendu M.Morrison s\u2019engager auprès de ses électeurs, au nom de l\u2019administration,à introduire cette mesure el à la soutenir de son vote.M, White dit que M.Morrison a déclaré à ses élecleurs que clans le cas où le recensement donnerait une grande supériorité numérique au H.-C., alors il croirait de son devoir de voter pour celle mesure, et d'offrir sa résignation, si ses coliègues du minisière refusaient de l\u2019introduire.M.Mc- Dougall fit une déclaration à peu près semblable.Comme point de fait, il reste hors de doute, que si M- Morrison a dit quelque chose, il est clair qu\u2019il n\u2019a pù aller au delà de ce Qui est rapporté par ces deux derniers messieurs.Mais M.Loranger qui veut établir que le ministère a enfreint les règles constitutionnelles, accepte la version de M.McKellar, et dit: M.Morrison a fait cette déclaration ; en la faisant, il a lié ses collègues.Il veut savoir maintenant si les miuisires acceptent oui ou non la solidarité de cette déclaration.S'ils l\u2019acceptent, il est de leur devoir de le dire à cette Chambre ; s'ils ne l\u2019acceptent pas M.Morrison a dû se démettre de sa charge, et s'il ne l\u2019a pas fait, le ministre prouve qu\u2019il ne respecte en aucune façon les règles constitutionnelles.Avant de laisser prendre le vote, M.Cartier lui répondit que M.Morrison n\u2019avait jamais dit que le principe de la représentation bâsée sur la population serait concédé par le gouvernement actuel ; et pour preuve il cite le ra port de son discours inséré dans le Globe, lequel ne contient rien de lu sorte.S\u2019il edt fait une telle déclaration, dit I'lion.premier ministre, LE GOUVERNEMENT N'EUT PAS ATTENDU SA RESIGNATION, MAIS LA LUI AURAIT DEMANDÉE, Le député de Luprairie a cru, en s\u2019étayant d\u2019un fuux rapport porter une accusation accaublante contre le gouvernenmient ; son voisin, le député de St, Hyacinthe, le seconde sur ce point.Mais ces deux hons.membres ont fait partie du Cabinet il y quelques années : 1s doivent se rappeler qu\u2019en 1858 le Maitre Général des Postes actuel cut entré duns le gouvernement, lls doivent se rappeler aussi qu\u2019il y mit une condition; c\u2019était de voter pour la représentation bâsée sur la population si la mesure était amenée devant les Chambres.Il se liait seulement à ne pas exiger de ses collègues, l\u2019adoption d\u2019aucane démarche à ce sujet et l\u2019introduction d\u2019une mesure.M.Smith accepta, fit cette déclaration devant ses électeurs, et vota dans ce sens quand la prope- sition fut faite en Chambre dans la Ire session.Les hons.membres qui paraissent aujourd'hui «i chatouilleux à l\u2019endroit de M.Morrison n\u2019ont pas fait d\u2019objection sur ce point quand ils avaient un portefeuille.Si le gouvernetnent du temps violuit les tègles constitutionnelles, il était de leur devoir de résigner.Néanmoins ils ne Pont pas fait,et ajourd\u2019hui ils veulent impnter À crime au gouver- uement ce qui ne leur paraissait que juste alors qu\u2019ils étalent ministres, Quel étrange changement * Les hons.membres qui lancent de pareilles accusations unt sans doute oublié ieur conduite passée, car ils n\u2019an- raient jamais osé faire nn pareil avancé, Maintenant je dois dire que M.Morrison, cet loin d\u2019avoir agi comtue le gouvernement, dont les Hons.MM.étajent membres, a per mis de le faire à M.Smith ; M.Mor- tison n\u2019a jutnais voté pour Ja repré- senlation bâsée sur | population, Bien au contraire, son voie négutif sur ce point avec les votes dyngés en faveur des institutions eutholiques faite dans Grey.L\u2019hon.membre pour Laprairie est prôt à se réjouir de la perte de son élection, sil west déclaré favorable au principe de lu représentation Ldsée sur la populu- tion, 8e serait-il parelllement réjoui de la chute de son ci-devant collègue M.Sunitl en 1858 ?Maintenant, u continué M.Cartier, je passe 3 unc autre assertion cre rangée de Phos, membre.11 nc- euse top cullègue le Proo.-Gén, du Ilaut-Cunada d\u2019être le père de la demande de la représentation hfsée sur la population.Cette accusation est aussi iujuste qu\u2019elle est (ausse, du Bas-Cunadn lui ont valu une dé | Si les lionorables membres se donnaient la peine de réfléchir et de s'assurer des faits avant de parler, ils s'épargneraient bien des mécomptes.La première fois que cette proposition fut formellement débattae en chambre, ça élé en 1849.Sous quelles circonstances le fûâtelle?M.LaFontaine était alors premier ministre et M.Papineau fesait partie de la chambre d'asserublée.Le premier ministre avait ua projet de loi pour augmenter la représentation du peuple en parlement, cette mesure étant demandée par une grande majorité de la population.Mais M.Papineau qui désirait amener un autre puleverseimnent, se mit en tête d\u2019em- pécher la passation de cette loi; il fit proposer un amendement ayant pour but de bâser la représentation eur la population, et donna ainsi naissance à cette inique demande qui fit partie pendant un temps du bagage démocratique, ct a été recueuillie aubsé- quemment par les Clear-Grits.Coin.ment vola sur ceite question mon collègue le Procureur- Général du Haut-Canada ?dans la négative ! Que l\u2019on remarque aussi a quelle époque il le fit! c'était dans un tems où la population du Haut-Canada était égale sinon supérieure à celle du Bas, car deux ans plus tard le recensement général donnait au Haut-Canada une supériorité numérique d\u2019au-delà de 70 mille, L'\u2019Hon.Procureur-Général n\u2019ignorait pas ce fait, mais il était trop homme d\u2019Etat et animé de sentimens trop généreux pour donner son concours à une mesure qui d\u2019un seul coup changeait la pusition relative des deux provinces.En effet le surplus de la population du Haut sur le Bas-Canada aurait donné au premier deux ou trois représentants de plus dans l'assemblée législative.Il est inulheureux que l\u2019on ait si peu de respect pour la vérité et l\u2019histoire, et que l\u2019on fasse un erime à un haut-canadien de n\u2019avoir pas voulu être injuste à notre égard.Comme je vous l\u2019ai dit dans mes premières correspondances, les membres oppositionistes de toute nuance et de tonte couleur ont bataillé rudement eur le terrain de la responsabilité ministérielle à propos des faits qui sont liés à la visite du Prince de Galles en Canada.Quelques uns de ces MM.ont émis là dessus les doctrines les plus étranges, et pour dire le mot, les plus insensées.L'intérêt des débats, le cadre étroix d'ane correspondance parlementaire tm\u2019empêchèrent alors d'appuyer longuement sur le fond même de la question soulevée par M.Sicotte et ses collègues ; d'ailleurs, je me suis suuvenu que vous aviez (taité ce sujet avec assez d\u2019étendue pour en instruire suffisamment vos lecteurs; cependant je crois qu\u2019il ne sera pas inutile de metire sous leurs yeux les considération suivantes que je copie du Journal de Québec du 21 courant : «M, Sicotte a émis, à cette occasion, une doctrine constitutionnelle bien étrange : il a voulu non-seulement que le ministère canadien fût responsable des actes du duc de Newcastle, mais encore que celui-ci fut le sujet du gouvernement durant sa visite en Canada, et justiciable de nos tribunaux, sé Mais à cette doctrine, il y à de légé- tes objections, D'abord, le duc de Newcastle n\u2019a rieu fait qui puisse l\u2019assujettir à l\u2019action de nos tribunaux, et en le supposant même criminel, le seul tribunal de la chambre des lords peut le juger : il est pair du royaume.C'est un fuit grave que M.Cartier a cru devoir rappeler su souvenir de M.Sicutte.« Ensuite, le duc de Newcastle est ministre de Sa Majesté pour l'Empire, et il porte avec lui sa respousabilité rministériel- le à l'étranger comme sur le soi britannique et dans les colonies, Or, supposer que notre cabinet était responsable de ses actes pendant qu\u2019il était eo Canada, \u20ac prétendre que ses devoirs envers la Souveraine ont cessé du moment qu'il a eu mis le pied sur notre sol, « Celtes doctrine absurde, vous ne la voudriez pas, vous ne pourriez pas la vouloir pour vos ministres que vous avez soin de tenir responsables uon seulement de leurs propres actes, non seulement de ce qui se fait en leur nom, au delà de nos frontières, quand ils les ont franchies, mais encore des actes du gouvernement dont ils sont à plusieurs centaines de lieues, Le due de Newcastle conservait done sa responsabilité dans toute sa plénitude ut ses actes étaient et ne pouvaient être que les siens, « Mais il était en Canada, dont Sir Edmund Mesd est le chef officiel, et il se servit de lui pour faire connaître sa pensée à ceux qui lui demandaient de leur amener le rince dont il était le gardien.Æn quoi ce- a eogage-t-il la responsabilité du gouvernement cavadien 1 Lie gouverneur n'est pas constitutionuellement responsable à la colonie ; même en ce qui regarde nos affaires colonieles, il est inviolable et ne peut faire aucun mal, 1) est responsable de ses actes uniquement aux autorités impériales et par.ticulidrement À son supérieur immédiat, le duc de Newcastle, [I devait l'être d\u2019au- Lunt plus, dans cette circonstunee, qu\u2019il s'agissait d\u2019une chose toute impériale.Aveugilé jar des ppusionn politiques, on refuse au due de Newcastle un droit que Pon ve saurait mer aa plus humble étranger où au plus infime babitant du Canada.Ub étranger aurait droit de faire ses conditions à ceux qui iuviteraient son fif+, et il ne serait pus pour cela amenable werent persopne, pas méme devant les mi- gistres canadiens! JI n'y aurait donc que le Lis de la Souveraine qui fût pect hors la loi, et seul mis dans cet état Ue dépendance et l'humiliation et traité, en un aot avec moins d'hospitalité et moins de légalité que le dernier des étrangers on de pes futurs sujets.\u201d Duns le cours des débats de ce soir, M.Loranger a prétendu soute- Rir la doctrine de M.Sicotte, mais il n\u2019a réusei qu'a ep faire voir l\u2019absurdité.Puisque ces MM.vonlaiens éclairer la Chambre sur ce point, ils auraient dû avoir le courage d'exposer leur doctrine constitutionnelle dans une proposition directe, et la soumettre eu amendement an paragraphe du discours du trône qui a trait à cet- MINERVE 26 MARS 186L te question.Ils ne l\u2019ont et cette conduite, de leur as fais que prouver leur dépit: em conti ngant à agir de la sorte, ils perdront 1a considération de tous ceux qui sé- taient habitués à les regarder avec eslime et respect.Québec, 23 mars 1861.Les débats sur l'adresse se sont terminés aujourd'hui, à 2 heures du matin.\u2018ous les amendements présentés par l'opposition ont été rejetés, it une assez forte majorité.L\u2019amendement de M.Sanfield Me- Donald déclarait non confiance dans la section Haut-Canadienne de l\u2019ad- mibistration : l\u2019Hon.M.Dorion dirigea ses coups sur le ministère tont entier, ton pus dans l'amendement qu'il présenta, car sa tnotion n\u2019a été que la répétition de celle de M.Mo- Donald, mais duns le discours qu\u2019il prononca à luccasion de cet amen- demnent, MM.Sicotte et Loranger ont voté non confiance dans le gouvernement actuel.Le premier & naïvement dé- elaré qu\u2019il trouvait sa raison supérieure à celle des miniatres, qu\u2019en conséquence il devait s\u2019etlorcer de les eupplanter; c\u2019est le sens den explications qu\u2019il a données, cette nuit, avant le vote, Je reviendrai dans une autre correspondance sur les discours qui ont Été prononcés dans la séance d'hier.Aujourd\u2019hui l\u2019Assemblée Légisia- tive a présenté à Son Excellence, le Gouverneur Général, l\u2019adresse en réponse au discours du trône.Je vous envoie une copie de cette adresse et des amendements de MM.Sanfield McDonald et Dorion.Cette nuit, M.Sicotte a proposé que les Chambres s'ajournassent au- jourd\u2019hui, jusqu\u2019à mardi en huit ; cette motion a été adoptée à une majorité de quatre voix.Les derniers débats de la chambre présentent à l\u2019esprit, un sujet de ré- Îlexions tristes ct consolantes à la fois.Le citoyen qui se rend compte de la gravité des circonstances, se sent passer, en les suivant, par toutes les alternatives du découragement et de l'espoir.C\u2019est notre avenir, à nous, canadiens-frunçaie, qui se décide en ce moment.C\u2019est notre nationalité qui subit, à cette heure, un rude assaut comnme il ne lui en à pas été livré depuis l'Union des Canadas.Le sort de cette Union, même, et les destinés du Puys sont en jeu dans cette lutte qui est aussi une guerre de religion, un duel à mort entre le catholicisme et le protestantisme, Inutile de se le cacher, nous touchons à une époque de criseset de transformations sociales.Les éléments hétérogènes dont se compose la population u Canada, vont bientôt se déchaîner les uns contre les autres.Plaise à Dieu, que nous ne soyons pas à la veille d\u2019une guerre civile.Toutefois, v\u2019est le temps, ou jamais\u2014de compter les hommes courageux et dévoués,les vrais patriotes, de leur faire la part belle, de leur laisser les coudées franches,en les assurant de notre fidélité, et en écartant de leur chemin les ambitieux À idées étroites, ces égoistes qui pensent à eux avant de penser à la patrie.Voilà, pour notre part, ce que nous n\u2019avons cessé de faire depuis le commencement de la Session.Cet examen,nous Je poursuivons uvec l\u2019anxiété da citoyen qui, du seuil de sa porte, regarde défiler au pas de course, les troupes de son pays volant à la défense des frontières menacées.Tâter le pouls aux hommes publics, tel est le devoir de chacun dans la situation actuelle ; car tous n\u2019ont pas le même courage, le même dévouement, la même énergie, un égal désintéressement.Tandis que la conviction forte et raisonnée des uns nous donne de Pespoir, l\u2019indécision des autres nous inspire des craintes, et il arrive des moments où ne savons lus que penser de l\u2019issue de la lutte.| | ais une réflexion ne tarde pas à relever noire confiance abaliue.C\u2019est que Dieu nous protège visiblement, À toutes les époques diffciles de notre histoire, IL à suscité des hommes capables de faire face aux évènements et destinés à les dominer.Sans sortir des temps présents, on ne eut nier, par exemple, que Sir L.H.Lafontaine a été l\u2019homme de la circonstance, en 1841.La nouvelle constitution l\u2019a trouvé prêt.I l\u2019a comprise de suite, comme sile gouvernement responsable eût été une des vieilles institutions de son pays.Il en a tiré, pour ses compatriotes, fout le bénéfice qu'on aurait à peine osé espérer de Phabilité et de l\u2019expérience d\u2019un chef de parti, habitué depuis longtemps à faire respecter sn volonté dans les conseils de son souverain, initié, dès sa jeunesse, à la connaissance de la pondération des pouvoirs et des rouages administratifs.Grâce à lui, on put dire bicntôt \u201c l\u2019union qui vais nous perdre, pous a sauve.\u201d De même, aujqurd'pul, l\u2019homme \u2018le la circonstance, on n\u2019en duit pas douter, c\u2019est M.Cartier.Il fuudrai être aveugle, fou ou trafire pour | nier.La situation dernande du courage ilen a, de l'énergie\u2014 l'on sait s\u2019il en manque, de la voionté-=la sienno eet de fer, de l\u2019activité-\u2014lemandez à ees ennemis, ai cette qualité lui fait Jéfaut ?un patriotisme ardent et éclai- pé\u2014sy vie toute entière, ves (puvres sont là, une grande reputation din.tégrlitf et de désintéromement\u2014qul oscrait l'acousez ?-vn homme qui fasse de la vie publique, par amour pour ellu-même, par goût, par vocation et non pas par ace cident, par nécessité, pour gagner le pain de sa famille, qui s'y suit pré- pub de longue main par des études vrtes et coysciencieusss, par I'acquisition de conpaissapces générales et *péciales, poursuivie avec opiniâtraté et le désir bien mari de les appliquer un jour au bien-être de son \u2018pays, exemple trop rare de notre temps\u2014 un hotime qui soit déterminé à rester dix ans dans l'opposition, s\u2019il le faut, plutôt que d'accepter un compromis dégradant.Fh! bien, cet homme, nous em avons la ferme conviction, c\u2019est M.Carticr.Nous en voyons autour de lui qui ont des talents plus brillants.Mais combien réunissent dans eur personne cet ensemble de qualités si nécessaires à un chef de arti, dans les situations tendues ?» Cartier aime la nationalité pour son compte, sans la rendre odieuse aux autres.Ÿ en a-til beaucoup comme lui ?Ce n\u2019est pas au nom de la nationalité qu\u2019il a demandé que les townships du Bas-Canada fussent soumis au régime du vieux croit français.Non, mais l'a-t-il moins oblenu pour cela?À celte heure, M.Cartier ne fait pas des discours chaleureux sur à nationalité, mais il la sauve tout \u2018le même, ce qui vaut mieux.Ecou- tez-le déclarer, d\u2019une voix ferme et intelligible, que s\u2019il était vrai que le Solliciteur-tiénéral Morrison eut promis, au nom de son gouvernement, aux électeurs du Comté de Grey, la passation de la mesure de la représentation bâsée sur la population, il n\u2019attendrait pas même qu\u2019il offrit sa démission et In lui demanderait de suite, en d\u2019autres termes, il l\u2019éconduirait tout simplement.Est-ce parler en premier ministre, cela, oui ou non?Voilà une phrase qui sonne mieux à nos oreilles que vingt discours sur la nationalité.M.Brown en lu lisant, a rugi de colère, du fond de l\u2019alcôve où le tient cloué la maladie.Mais sa rage ne l\u2019a pas aveuglé an point de Pempéchir de voir qu\u2019il ne pourrait rien par lui-même contre une volonté aussi inébranlable, Il se tourne en suppliant vers les anglais du Bas-Canada, en qui il fait reposur désormais tout son espoir et pour les intéresser à sa cause, il diminue d\u2019un cran ses prétentions.Nous parlerons de cet article du Globe tout à l\u2019heure.Revenons à M.Cartier.Est-ce M, Dorion qui aurait eu ce courage là, lui qui, dans cette même séance, laissait dire, sans contradiction, par son ex-collègue, M.Foley, que la Représentation bûsée sur la population formait partie du programme du ministère Brown-Dorion.Qu\u2019on lise l\u2019extrait suivant des débats.M.Foley.* Le peuple de la Section Ouest du Haut-Canada n\u2019aura pas d\u2019autres moyens que l\u2019effusion du sang, d\u2019obtenir la Représentation bâsée sur la population, si ses représentants ne votent pas pour cetle question.\u201d M.MeMicken l\u2019interrompant \u201c Si le ministère était défait et que vous fussiez à sa place, régleriez-vous la question à la satisfaction du pays.\u201d M.Foley.** Oui, assurément.Je l\u2019affirme.Ëlle était une des bases sur lesquelles le cabinet Brown-Dorion a été formé (Rires)\u201d Une voix.* Que dit M.Thibaudeau de cela ?(Rires).\u201d Nous demanderons à notre tour à M.Dorion, et même en riant,\u2014puis- que c\u2019est un spectacle comique de voir les destinées de tout un peuple si indignement compromises,\u2014* Que dites- vous de cela, M.Dorion ?\u201d Pourquoi nous avez-vous fait démentir par votre organe le Pays, chaque fois que nous avons affirmé ce que vous luissez proclamer£nujourd\u2019hui, en pleine Chambre, par M.Foley?Eu présence de tant de courage d'un côlé et de tant de faiblesse de l\u2019autre, comment se défendre d\u2019un rofond sentiment de tristesse quand \u2018on voit des hommes qui ont donné mille preuves de dévollment au parti s\u2019en séparer aujourd\u2019hui ouvertement! Et dans quel moment, grand Dieu?Dans un temps où ln situation est tellement grave que des hommes comme M.Huot qui ont passé toute leur vie parlementaire dans \u2018opposition, proclament la nécessité, urgence d'une alliance entre tous les partis du Bas-Conada, en face des dangers qui nous menacent.M.Huot a fait davantage même : et de la part d\u2019un adversaire ce n\u2019est pas une mince preuve de la sincérité de sea intentions, il a déclaré \u2018 qu\u2019il avait entendu, avec plaisir, M.Cartier* exprimer ses vues sur la question de la représentation bâsée sur la population avec toute la gravité que demandait la circonstance et qu\u2019il était heureux de le voir prêt à faire face aux évé- nements.\u201d [I a même ajonté : \u201c Le Procureur-Général Est (M.Cartier) est cerlainement un homme capable, auquel je dois rendre la justice de reconnaître une grande aptitude pour la direction des affaires publiques aussi \u2018bien qu\u2019une certaine force de volonté et de l'hubilité dans l\u2019exéeu- tion.\u201d Certes, voilà un beau compliment dans la bouche d\u2019ün antagoniste et qui contraste fort avec le langage d\u2019unciens amis politiques.Mais nous ne voulons pas insister davantage sur ce point.Le vœu exprimé par M.Ifuot, il n\u2019y a pas un citoyen, digne de ce nom, dans tout le Bas-Cenada qui ne\u2018le forme du fontis de son eur, et qui ne déplore profondément cette funeste division entre des compatriotes faits pour se comprendre et v\u2019estimer.Ce vœu, nous l\u2019entendons répéter à nos propres orcilles, tous les jours, au siége du gouvernement, depuis le commencement de la session.Prenons gurdo, nous avons notuel- lement en Chambré,autant d'hommes tle talents qu\u2019il est nécessaire d\u2019en avoir pour défendre dignoment les intérêts de notre race, un nombre plus grand qu\u2019il ne s\u2019en cet jamais peut-être trouvé à aucune époque de notre histoire.Si nous succombons, nous ne pourruss donc nous en prendre qu'à nous-mêmes, à uoire impré- voyancé, à notre aveuglement.Qu'on y réfléchisse bien, pendant qu'il en est encore temps, mules im habituelle de M.Brown.sant a la nous environue, il ajouté : \u201cQu'en dités-vous ?vous envisagez avec rés fusnance et alarmes l\u2019idée d\u2019être De peur que l\u2019on nous accuse d\u2019exagérer à dessein les dangers de la situation, nous allons citer quelques unes des paroles prononcées dans le cours des débats, par plusieurs des députés du Haut-Canada, Nous avons déjà rapporté une phrase bien significative de M.Foley : voici ce qu\u2019il ajoutait un instant après.\u201c On a dit que los réserves du clergé ne pouvaient jamuis être sécularisés, et cette déclaration a conduit à la rébellion de 37 et à lef- fusion du sang.La même chose as rivera peut-être si l\u2019on ne fait pas bientôt des concessions sur la question de la représentation basée sur la population.Les Bas-Canadiens disent que jamais, sous aucunes considérations, ils n\u2019en feront.Les Haut- Canadiens jurent qu\u2019ils obtiendront leur but.Est-il sage de laisser ainsi deux peuples vivre sur un pied d\u2019antagonisme ?Si cela continue, il arrivera le ruême état de choses que l\u2019on voit actuellement se produire entre le Nord et le Sud des Etats-Unis, Je ne veux pas injurier les Bas-Cana- diens, mais je tiens À exprimer ma pensée dans un langage ferme.L\u2019opposition a fait tout ce qu\u2019elle a pu pour éviter le conflit qui, j'en prends e ciel à témoin, arrivera inévitable ment, si des concessions ne sont pas faites à propos.\u201d M.Angus Morrison qui vient de faire avec si peu de succès une campagne électorale pour son frère, le sol,-gén.du H.-C., dans le comté de Grey, déclare que l\u2019esprit publie dana cette partie du pays est terriblement soulevé contre les Canadiens Fran- Gais, que grâce aux Mensonges de t.Brown, l\u2019on est fermement con- vaineu que le Bas-Canada pille le trésor de la Provinoe et mène le ays à sa ruine.M.Robinson,ssaure son tour, qu'une crise est inévitable, A travers la feinte assurance avec laquelle tout cela est dit, il est facile de reconnaître le' travail intérieur d\u2019une conscience troublée.On s\u2019accuse tout bas, dans le fond de son cœur, d\u2019être la cause de cette agitation, on craint pour l\u2019existence de l\u2019Union et l\u2019on voudrait bien pouvoir arrêter le torrent.Mals l\u2019on subit le sort commun à tous les démagogues qui ne déchaînent jamais les mauvaises passions sans en devenir de suite les très-humbles esclaves, trop heureux encore de n'en être pas les premières victimes.À côté de toutes ces lâchetés, il est consolant de voir de nobles exemples de courage, et de grandeur d\u2019a- me.Notre correspondance a déjà rendu justice à l\u2019élévation de vues dont M.J.8.McDonald fait preuve durant cette discussion.Nous ajouterons seulement qu\u2019il parait d\u2019après les débats que l\u2019honorable député de Cornwall a réussi à préserver des atteintes de l\u2019influence pernicieuse de M.Brown, tout le rayon où domine habituellement son influence personnelle, principalement la partie Est du Haut-Canada.Après M.McDonald, M.Simpson mérite une mention toute particulière.Il à plaidé avec force et talent la cause de la justice.Il à déclaré que le Bas-Canada méritait un traitement généreux de la pan de la provinge supérieure.L\u2019union lui a êté imposée dans un moment où il était riche et le H.-C, pauvre.Et puis les chances n\u2019ont pas été égales.Pendant que le H.-C.stipulait ses conditions par l\u2019entremise de ses propres représentants, le Bas-Canada était abandonné à la lendre sollici- lude d\u2019un conseil spécial, qui ac- cucillait favorablement toutes les prétentions du H.-C.Ainsi cette dernière section de la Province était de beaucoup moins populeuse que l\u2019autre et cependant elle à insisté pour être mise sur un pied d'égalité, ce qui lui a été concédé.Elle a demandé la bourse du B.-C.on la lui a donnée.Non contente, il lui fallut encore l'assurance que le siége du gouvernement serait fixé dans ses limites.On le Ini promit.A-t-elle bonne grâce de se plaindre à présent.Bravo! c\u2019est parler en homme de cœur, en vrai citoyen De singalieur aveux sont tombés dela bouche de plusieurs des orateurs de l\u2019opporition.1.Foley, entr'autres, s\u2019est pluint de ce que l\u2019on eût inclu la richesse comme une des bases de la réforme projetée, le Bas-Canada ayant un territoire plus vaste que le Haut.M.MeMicken, un ministériel celui-là, à pris avantage de ce que la motion mentionnait la richesse comme devant entrer en ligne de compte, pour voter contre l\u2019amendement de M.Ferguson, attendd qu'il est sincèrement convaincu que le Bas-Canada cat de beaucoup plus riche que le Haut.Ona eu beau accueillir cette déclaration avec des rires ironiques, nous nous ferions fort d\u2019en prouver la parfaite exactitude, si nous en avions le temps.Mais nous avons promis de parlez de l\u2019article du Globe, Nous disions dono que M.Brown atterré par la ferme attitude da premier ministre paraiseait faire reposer son dernier espoir dans la popuiation protestante du B.-C.et que pour l'in téresser à su cause, il se désistait d'hne partie de ess nrétentions.En effet, voici ce que nous lisons dans le Globe du 93: * Pintôt que de re toùrhettre au présent\u2019 éiat de choses, le Haut-Canada consentira\u2019 à aucuh arréngénient qui condtirait A uhe sé.puration dans les affuires locales,\u201d Il y & loin de ce lungs, aux for.périeuses de la litique El radios population protestante qui uissés aux tendres mercies des Ca: SAE ee LA MINERVE 26 MARS \u2014 ae 1861.nadiens-Français et vos principaux organes (la Gazette et le Herald) proclament ouvertement qu\u2019ils concéderont la représentation basée sur la population plutôt que de se résigner à un tel sort.\u201d Nous ne méritons pas ces injustes défances de la part de nos concitoyens d'origine anglaise.Il n'ya pus une population aussi libérale, plus exempte de préjugés que les canadiens-français.À toutes les époques de notre histoire une partie eon- sidérable de nos cclleges électoraux ont été représentés par des anglais, Ii suifit de nommer les O'Sullivan, les Neilson, les Stuart, les Nelson, les Aylwin, les Walker, les Leslie, les Balawin, et de nos jours MM.Harwood, Campbell, Dunkin, Ross, Meagher, Prices, Dawson: combien d'autres qui ne seraient jamais entrés dans la légis- Jatare sans l\u2019aide des canadiens-fran- Çais?À la dernière élection générale, M.Rose n\u2019a-t-il pas obtenu de nos compatriotes exactement le même nombre de voix que M.Cartier ?Si l\u2019Union était dissoute, nous ne craignons pas d'affirmer que la popu- Jation anglaise du Bas-Canada aurait dans la direction des affaires de cette section, une part plus considérable que celle dont elle se contente au- jourd\u2019hui, sous l\u2019empire de la coneti- tution de 1840.Elle ne pourrait en douter, sans encourir le même reproche que s\u2019est si justement attiré tout récemment Sir Charies Stuart, dont la presse anglaise a blâmé la conduite ingrate, envers les canadiens- français.Le Globe cite le vote donné récemment par M.Somerville, en faveur de la représentation bisée sur la population, comme un exemple digne d\u2019être suivi par les autres députés anglais du Bas-Canada, Nous aimons à croire, au contraire, que ces messieurs ont des notions plus saines que M.Somerville sur l\u2019honneur et le devoir.L'acte de ce dernier pa- raftra aux yeux de tous les homes scnsés dans cette scetion,comine une trahison odieusc et infAime.Nous ne savons, au juste, quelle est aujour- d\u2019hui la proportion des catholiques dans le comté de Huntingdon.Mais si nous compulsons lc recensement fait en 185}, de ce comié\u2014anciennes li- mites\u2014nous voyons que sur une population d\u2019au-delà de 40,645 âmes, il ne contenait que 3,900 protestants.Les catholiques de ce collége électoral, dans ses limites actuelles, doivent cerlainement y avoir conservé une grande prépondérance.Nous espérons donc qu\u2019ils se souviendront cle la conduite de M.Somerville aux prochaines élections et qu\u2019ils remet- trout le soin de leurs intérêts les plus chers et les plus sacrés entre des mains plus loyales et plus dignes.Nous terminons, en répétant ce ue nous avons déjà dit plusieurs ois.\u201c Périsse l\u2019Union plutôt que l\u2019egalité dans la représentation.\u201d Navigation du St, Laurent.Depuis quelque temps, les Commissaires du Hâtre sont engagés dans une discussion assez vive avec MM.Edmonstone, Allan & Cie.au sujet de la navigation du St.Laurent.Dans une lettre adressée au Commercial Advertiser, et publiée jeudi dernier par ce journal, M.Arsmstrong, Surintendant des travaux du hâvre, se plaint de la conduite de MM.Edmonstone, Allan & Cie.\u201c Ces messieurs, dit-il, déclarent n'avoir Jamais rencontré d'auire personne que moi, ayant la connaissance des lieux et qui crût à l'existence du chenal que j'avais signalé aux Commissaires du Havre; autant vaudrait dire que j'avais fait un faux avancé.Ce que j'ai avancé à ce sujet, j'étais en mesure «de le prouver, ayant moi- même sondé le passage en question ; et je ne suis pas le seul qui connaisse ce fait.Ce n\u2019est pas ma faute, si les employés de MM.Edmonstone, Allan & Cie.ne connaissent pas le fleuve.Au reste, le public peut aisément être éclairé sur ce sujet.\u201d Et M.Armstrong mentionne gue le Pride ef Canada, tirant 18 pieds et 10 pou- ves d\u2019eau, avait passé sans foucher au même endroit, où MM.Edmon- stone, Allan & Cie.prétendent que le Palestine a touché en septembre dernier ; et lors du passage du Pride of Canada le chenal avait la même profondeur qu\u2019en septembre der nier.Qui pourrait douter alors, que le Palestine Était en dehors du che- nul quand il a frappé.M.Armatrong ajoute : \u2018* Ce n\u2019est pas uu Cnp à la Roche que le Toronto a touché ; mais à deux milles et demi plus bas, sur le côté nord du chenal, et encore faut-il remarquer que deux auires vaisseaux descenduient en compu- gnie du Toronto et qu\u2019ils n\u2019ont pas touché.\u2018Très souvent les pilotes suivent les anciennes marques qui donnent à présent sur lez endroits Clevés du chenal,\u2014tandis qu\u2019en suivant les directions dont j'ai donné le tracé au bureau de la Trinité, Pour servir à la direction des vaisscauk, ils Éviteraient ces dangers.\u201d Cour du Banc de la Reine.Président :\u2014L'Hoy, Cns.Moxbeuer.Mardi, 26 mars 1861, Les \u2019nos suivantes sort asserinon tes Som Grunds Jurés\u2019; \\ \"Jean-Louis Beaudry, président; Michel Teagromilliers, John McPherson, Kdouard Boucher, Joseph Carter, Michel Benure- gard, Polio Laronay, PierreClaude Phaneuf, François Catudal, Lorento D.8co- field, Harvey D.Smith, Moise Saucier, James Lee, Jérôme Grenier, Neory Codd Michel Mounset pas pros, F is Xo Gagnon, Joseph , Barton\u2019 n et Archibald Forpusoh., * Nous regrettons de ne pouvoir donner dans ce numéro l'adresse remarquable de Son Honneur le Juge siégeant.Dans le cours de ses remarques au grand jury, il pawa en revue les différentes ofonues qui leur seraient soumises.Nous lu donnerons dans notre pro- chuiue feuille.NOUVELLES DU CANADA.\u2014Nous regrettons d'apprendre que le steamer des commissaires du lluvre, St.Pierre, a été avant bier la proie des Mlam- mes à Sorel.La compagnie royale d'es- surance perd per ce sinistre la somme de £3,000, Dispurition.\u2014Un jeune homme du nom de Laurin, de St.Etienne, arrivé en ville ces jours derniers pour vendre une sache, a disparu de la maison paternelle.Son père a appris dans l\u2019auberge où le fils avait pris son logement à Montréal que ce dernier ne paraissait nullement satisfait du marché qu'il venait de fuire.On n\u2019a pu, jusqu'à présent, obtenir aucune information sur son sort.Incendie \u2014Sumedi matin de la semaine dernière, la feu s\u2019est déclaré dans le magasin de M.ÎMeeves tailleur,rue Notre-Dame.L'alarme ayant été donnée, M.Reeves véreilla aumitôt.Après avoir ouvert la porte, il découvrit que les appartenaents étaient pleins d\u2019uve intense fumée venant de la cave, en commun avec M, Wilson, bottier tt M.Cooper,marchand de jouets d\u2019enfants.Un pompier étant descendu dans cette cave aperçut un petit feu prés du gazométre.Le feu à été facilement éteint.En examinant les tuyaux du gaz, on trouva un morceau de bois qui y avait été introduit.On ne peut douter que cette abominable tentative ne soit l\u2019œuvre d\u2019un incendiaire, et sans un échappement d'air, les bâtiments appartenait à Son Honneur le maire de Montréal eussent été infailliblement détruits, Taux de l'eau \u2014Au de là de mille per- sounes ont été poursuiries dans la Cour du Recorder pour le non-paiement de l\u2019eau et autres taxes.Dans plusieurs centaines de cass, les poursuites ont été, dit-on sans ellet, MM.Moore et Bazivet daguerreotypis- tes de la rue Notre-Dame, voudront bien recevoir nos remerciments pour l'envoi de deux portraits photographiés dont l\u2019exécution fait honneur à leur établissement.L\u2019un représente le jeune et brave Thétard de Montigny qui offrit dernièrement ses services vu Pane,et qui est entré dans les Zouaves ; ceux qui l\u2019ont bien connu disent que le portrait et frappant, quoique, sous son nouveau costume, il ait une figure toute guerrière\u2014l'autre représente Mr.Labaye, le digne curé du Coleau St.Louis, domt tous les habitants du Mile-End ont eu dernièrement à pleurer la perte, Qui ne voudrait pas avoir les portraits de ces deux hommes, dont l\u2019un est dans ce moment à gagner de la gloire pour lui ou pour son pays, tandis que Mr.Labaye prie l\u2019a- haut pour le salut de ses compatriotes.Les portraits sout en vente à l\u2019établissement de MM.Moore et Bazinet, coin des rues Notre-Dame et St.Vincent, audessus de le chapellerie de M.A.Dazinet.Notre Port.\u2014A une assemblée des Commissaires du lâvre, qui à eu lieu samedi, la soumission de M.Jacques Normand a été acceptée, pour la construction du quai de l'extrémité extérieure de la jetée Victoria, selon l\u2019avertissement qui a dernièrement paru.M.Normand est le contracteur sous les ordres duquel ont été comtruits, l'année dernière, le splendide quai dans le bassin du Prince, aiosi qu\u2019une prolongation du quai de la rue Monatque.Son entreprise actuelle comprend 700 pieds de long, donnant un front de 2,000 pieds de longueur, sur uoe profondeur de 20 pieds au plus bas niveau de l\u2019eau en été.Chambly.\u2014 II n\u2019est pas généralement coanu pour ceux qui ont des amis et dea correspondants à Chambly qu'il existe actuellement dans ceite paroisse deux bureaux de Poste, l'un au village anglais appelé \u201c le Canton\u201d et l\u2019autre au village Canadien appelé \u201c le Bassin.\u201d\u201d Le bureau du \u2018 Canton\u201d est le principal bureau, y ayant été établi depuis de nombreuses années.Coméquem- ment toutes les lettres portant simplement l\u2019adresse générale\u201c Chambly\u201d sont d\u2019abord expédiées de Montréal au bureau du \u201cCanton,\u201d et sont de là envoyées aussilôt que possible au bureau du \u201cBassin si le tnaître de poste du premier bureau voit que ces lettres ont pour destination le village caua- dien.Si nésnmoins les personnes adressant des lettres à la destination de ce dernier Tillage portaient la souscription de \u201c fjassin de Chambly,\" ces lettres y seraient directement expédiées, ce qui éviteralt quelque délai.Les lettres & la destination du village anglais doivent porter pour suscription \u201cCham- big au Canton.\u201d Nous avons cru devoir donnre ges renseignements à nos lecteurs, pensent qu\u2019ils peuvent être utiles à plusieurs d'eutr'eux, Vol avec efraction.\u2014Nous apprenons que Samedi dernier vers les onze Leures du soir des voleurs se sont introduits dans Ja maison de M.Auguste Beaudry commer- cant de la paroisse St Alexis et ont enlevé une petite boîte en fer-blanc contenant environ Æ100, II est à espérer bientôt que la Justice aura connaissance de ceux qui ont commis ca vol.On offre une bonne récompense à celui qui donnera des renseignements suffisants, Effrartion\u2014Le bureau et le magasin des moulins a farine du Bassin de St, Gao briel, rue des Commissaires, ont été défoncés samedi soir.Les voleurs ont dû pénétrer dans l\u2019établissement armé de baches et d'où ils ont enlevé 20 sacs de fleur et quelques sacs de farine d'avoine.\u2014Une femme de couleur, Nester Bailey, ett morte il ÿ a quelques jours § Chatham, à l'âge de cont neuf aos.Elle était, pene sons-nous, la femme la plus âgée du Canada, Quverture de la Navigation \u2014Le ea- os] Welland sera ouvert entre le ler et 5 avril prochain.La rivière Détroit est dé.Bsgée de glaces depuis quelques jours, et le lac St, Clair est en pleine navigation.Le St.Laurent vu dessus d\u2019Ogdensbourg ast ouvert en certaias endroits, 9k la glacé dis parait plus repidement que de coutume, ere le milieu d'Avril, tes grandes flottes naviguant dons les mers intérieures es relation avec Chicago et Quében seront en pleine setivité.Mortalité en cette ville.\u2014Les evterre- ments, durant le nemaine dernière out été au nombre de 47 ; 34 dns \u2018@ cimetière caihos tique, et 13 dope le cimutidre portestani 23 hommes et 24 personnes du sexe, dont 81 enfants au-dessous de l\u2019âge de 5 ans.Las causes de mortalité sont celles-ci : asibme, Î ; bronchite, L ; croup, 3 ; convulsions, Î ; consomption.2 » fausca couche, 1 ; affection du eænr, 1 ; bydropinie, 3 ; Orûlu- res, 1 ; bydrocdle, 1 ; dispepsie, J ; fievre intermittente, 1 ; intempérasce, 1 ; «ébilité d'enfance, 13 ; influeuza, 1 ; icdammation des poumons, 1 ; palpitation de cœur, | ; résultat dues chute 1 ; petite vérole, 4 ; scailstine, 1; mort.aes, 2; dentition, 3; vers, 2 ; épanchement du cerveau, }.\u2014To- tal 47.CORRESP ONDAN(CE.L'orgue de Belœil.M.le Rédacteur, Je trouve dans votre numéro du 21 courant une correspondance de M.Warren dans laquelle ce Monsieur, par ua motif que je n\u2019ai pas besoin d'indiquer, cherche à dénaturer les faits à 100 avantage et à jeter duns le public des insinuations malveilluntes à mon égard.Il m'appartiendra donc, je crois, de rétablir les faits et de laisser le publie juge entre nous.II va sans dire que Je ne pouvais avoir aucune part dans la rédaction du compte-rendu de mon orgue de Belœil.Au reste si l\u2019on voulait examiner tous les comptes rendus de réception d\u2019orgue sans en excepter ceux de M.Warren, on y trouverait tne matière abondante à critique ; mais je ne dois pas m'occuper de cela en ce moment, M.Warren s\u2019effurce de démontrer dans sa correspondance que je n'ai eu qu\u2019une part bien minime dans ln construction de ses orgues.Voici maintenant les preuves du coniraire.lo.J'ai été plusieurs aunées Contre-Maître dans les ateliers de M.Warren.Comme tel je devais avoir une part assez considérable dans la surveillance et l'exécution des travaux.Zo.M.Warren m'envoya à plusieurs reprises pour poser ou réparer des orgues.3o.Une partie des améliorations introduites dans les orgues de M.\\WVarren ont été tirées de l'encyclopédie Roret ouvrage écrit en français dont M.Warren n'avait nullement l\u2019intelligence ; dont j'ai dû moi-même ev être l\u2019in- terprête et lever les patrous d'après le mé- tre (mesure française), Enfio toutes les personnes qui ont visité l\u2019atelier de ce facteur ont peu se convaincre que je n'étais pas dans cetle maison up simple ouvrier et comme je l'ai dit plus haut j ss M.Warren m\u2019envoyut poser ou réparer des orgues, ou il me croyait capable de cet emploi, ou il trompait les persounes qui l\u2019employaient.Je erois prouver suffisamment par là que je faissis autre chose que de travailler dans le bois et que je n'étais pas aussi étranger qu\u2019on voudrait le faire croire à ce que M.Warren appelle le ton de l\u2019instrument et donner la voix aux luyaux.Pour ce qui regarde les tuyaux que j'ai importés de New-York, je l\u2019ai fuit dons une vue de progrès.Personne n\u2019ignoce qu'aujourd'hui l'industrie est anez spécialisée pour qu\u2019une manufacture qui, ne s'occupe que d\u2019une seule branche puisse (a- briquer avec beaucoup plss de perfection et d\u2019économie que ne pourrait le faire uos établissement tel que nous en avons en Canada et que s\u2019il y a des macufactures qui ne font que des tuyaux de métal, il eat à présumer qu'il a des (acteurs qui les achètent.Au reste nous trouvons chez M.Warren même la preuve de la supériorité des tuyaux importés.Chaque fois qu\u2019une personne se présentait chez ce facteur pour une commande d'orgue, M.Warren n'avait rien de plus pressé que de montrer comme spérimen de tuyaux, des jeux importés de l\u2019aris.Au surplus D.Warren ne dit pas que tous les tuyaux en bois de mon orgue de Belœil ont été faits par moi, Il ne suflit pas toujours d'importer des jeux pour qu\u2019ils produisent de l\u2019effet.On peut voir dans l\u2019orgue de St.Patrick (tenant de M.Warren) une trompette française qui est loin de répondre à l'effet que l'on pouvait eu attendre.C\u2019est qu\u2019il hat encore savoir placer ce jeu pour en tirer le parti désirable, Je terminerai par une comparaison.Tous les facteurs de pianos de Montréal importent le mécanisme de leurs ipstruments; a-t-on jamais songé à dire qu'ils n'avaient pas le mérite de leurs pianos ; plus encore, les facteurs de New York font faire leurs cordes chex un facteur de cordes.Qui à jamais songé à leur en faire un reproche, Allons, M.Warreu, cessez une manière d'agir de mauvais gout, et persuadez-vous que la concurrence qui doit exister entre nous ne dgit pes se munifeater par des paroles, mais par les progrès que nous feronr faire à notre art, au bénéfice du public et à notre satisfaction, Si j'ai répondu à M.Warren, ce n'est pas que je veuille m'attribuer le mérite où Ja responsabilité de ses instcuments ; mais seulement rectifier aux yeux du public, Pim.pression qu\u2019aurait pu faire celte correspondance, L.Mitcuert, VOTES ET DELIBERATIONS bE I\u2019ASSEMBLEE LEGISLATIVE, Québec, mercredi, 20 mars 1861.Trois pétitions sont présentées et dépo- shes wr la table, Pétitions reçues et lues :\u2014 Liste des pélilions reçues et lues, en- trautres :\u2014 De G.E.Mayrand et autres, de Maskinongé, demandant à être incorporés sous le nou de Société de navigation du lac St, Pierre.\u201d De H.S, Beaudry et autres, de la paroisse de $t.Antoine Abbé, dans les com- the de Clatesugusy et 1luntingdon, derman- dant l'abrogation d\u2019une certaine partie de l\u2019acte 20 Vic, ch, 120, pour ériger certaines parties de Ilusselltown et Jamestowa, dans le comté de Cliatenuguay, et ces parties de Hemmioglord et Hinchinbrook, dans le comté d'Huntingdon, en une municipalé- té, et les aunexer au comté d\u2019Hundingdoz.Du Rev.V, Pliaguet st autres, je la pas roisse de St, (Colcmuas et autres lieux, demandent da l'aide pur ériger va pont sur la rivière du Nord, De la municipalité de in paroisse de St, Ephrem d'Upton, comté de Bagot, et de Benjamin Ouimet et autres, de St.Ephrem d'ilyton, demandant des amendements à la lei municipale du Bas-Cansda de 1860, De H, W, Blake et autres, netiennaires et porteurs de Yous de la compagnie du Uragd \u2018Groge, ea plaigeant de certaine griefs st en demandant le redressement.De Firmin Perrin, de Berthier, Notaire Public, représentant que comme créancier judiciaire de Wolfred Nehon, Kor, ils porté sa réclamation devant les commiseni- tes nommés en vertu de l'acte des pertes ocoasionutez par la rébellion (12 Vie, eh.63) Que les dits commissaires ne lui ont el loué qu'une partie de sa réclamation, et de- mandaot justice, Jeudi, 2L, mars, 186 1.Dis-sept pétitions sont présentées et db.poses sur la table.\" \u2019 n .Pétitions reçues et lues, entr'autre.De x aussi aie du township de Milton, comté de Shefiord, demandant l\u2019abro- gation de la 53e sections chap.24 des statuts refondus du Las-Cagada.De Victor Côté et autres, de St, Hyacinthe, demandant qu\u2019il soit passé un acte pour l'inspection du cuir avant sa mise co vente.Du révérend M.V.Rousselot, de la cité de Montréal, demandant de l'aide pour établir une institution pour les aveugles dans cette cité, De la Salle d'Asile de St.Joseph, de ] Montréal ; demandant de l\u2019aide, De Hugh Allan et autres, marchands et autres, de lu cité de Montréal, demandant vo acte d'iccorporation sous le nom de * Banque des Marchands.\u201d Du Bureau des Arts et Manufsctares du Bas-Canada, demandant que ls somme de $6,000 lui voit octroyée pour fonder un musée d'industrie canadienne et de géologie économique, et aussi une école de inivéralo- gie.NOUVELLES TELEGRAPHIQUES.RAPPORTÉES roux LA MINERVE.\u201d ARRIVÉE DU CANADA.Halifax, 23 mars 1861, Le steamer Canada.parti le 9 courant de Liverpool, et de Queenstown le lendemain est entré duns ce part aujourd'hui à huit beures et demie du matin.| Le'Africe btait de retour à Quesastown e 10, Le Canada apporte $177,000 en es- péces.Les banques de Pologne s'étant refusées à payer en espèces des billets russes, les forces tilitaires se sont emparées du tmon- tant requis.On rapportait que le prince Napoléon était eur Îe point de partir pour Turin pour négocier I'evacuation de Home par les troupes françaises.\u2018Tout était tranquille à Varsovie.On dit que le nombre de personnes tuées par les troupes est de 55.Le bloeus de lu citadelle de Messine à été officiellement proclamé, et les hostilités ont déjà commencé, Ratazzi a été élu président de la chambre des députés, Le Sénat a finalement adopté l'adresse contre laquelle il n\u2019y avait que trois votes, New-York, 23 mars.Le correspondant du Herald de Washington dit que l'administration, dans la réplique qu\u2019elle fera sous peu de jours aux commissaires du Sud, établira qu\u2019elle n\u2019a aucun pouvoir pour traiter avec eux, et Qu'elle ue pourait les considérer que comme les agents d\u2019un peuple mécontent, mais en rélérerait au prochain Congrés.Le correspondant du World dit que les commissaires du Sud ont reçu aujourd\u2019hui des nouvelles d\u2019un caractère pacifique et qu'une collision était presque impossible.Une foule immense assistait au lever du Président.\u2018Tous les ainbassadeurs étrangers y assistaient et le lever a eu beaucoup d'éclat.Le correspondant spécial de la Tribune sunonce que M.Raymond, proprietaire et collaborateur du Termes, sera nommé au poste de Consul à Paris, Wuchiagéeu, 90 umo Le Charleston Courrier du 21 dément que le tems de service de 2G soldats du major Anderson était expiré.Le major s'attend chaque jour à recevoir l\u2019ordre d\u2019évacuer la place, Fonr SUNTER \u2014 Les approvisionnements en virres et en chauffage étuient presque épuisés.Si le fort n'est point promptetent ravitaillé et surtout pourvu de bois, an sera obligé de brûler quelques af- futs de canons.Le même correspondant dit que le fort sera livré, après l\u2019évacuation par un officier nommé à cet effet, aux autorités de la Caroline du Sud , qui donneront ur reçu en forme du montant des propriétés.Le colonel Lay a eu une longue entrevue avec le major Pickens et le général Beauregard, EE DECES, Au Presuytére de l\u2019Iie Hizard, le 18 courant, à l'âge de 63 ane et G mois, après une maladie des plus cruelles, soufferte avec la résignation d'un partait chrétien, M.Louts Perreaud, ancieu cultivateur de St.Alexis, père de M.Joseph Perreaud, Prétre, Curé de l'Île Bizurd, de M.Fa- blen Perreaud, Prètre, Vicaire de SL Polycarpe, et de la Sœur Marie Klorentino, religicuse des Sœurs Ste.Anne.Apres un service solennol, célébré à l'Ile Bi- sard, mercredi, le 20, son corps a été transporté à SL Alexis, où il n été inhumé le 21, dans les voûtes de l'Eglise, après un service chanté au milieu d'un grand concours do parents et d'amis qui n'oublieront jautais les rertus dont était doué le défunt, et qui fait le bou chrétien, le bon ci- tuyen et le Lon pore de famille, \u2014À N.-D.de Lévy, le 15 courant, à l'âge de 10 ans et 11 mois, après trois mois d'une doutou- teuse maladie, Olivier-Albert-Arthue, enfant de F.F.Legendre, éor., A.P, de N.-D, de Lévy.LE BEUF DE PAQUES.LES personnes qui désirent se procurer ce qu'il y & de plus beat en bœuf pourront s'adres- ver & Messieurs CONNAISSANT & LOUIS JOVANETTI, LebER, No.45, Narché Sto.No.18, Marché Asne.Ste.Anne, Ces Messieurs ont Je primauté dans le Marché.On a pu voirls magnifique taure qu'ils feront circuler duns nos rues aujourd'hui.Depuis longtemps on avait rles vu de si : beau.À Messieurs Oonnalssant & Lefler el Jovanetti, Nos.28 et 48, pout se prucarer le Bœuf de l\u2019âques, 20 mars\u2014dibk CORPORATION DE QUEBEC.HOTEL DE VILLE, Québec, 21 Mars 1861, DES SOUMISSIONS rachetées seront reçues à ce Bureau, d'HUI au 10 AVRIL prochain, à QUATRE heures P.M., de ceux qui désirent louer Untelier du departement de l'Aquedog qi tué sur le marché St, Paul de cette ville, Les Houmissionnaires sont priés «4 spécifier le loyer qu'ils donneront pour l'atelier avec les mae chines, &c., quis trouvent où paur l'ateller seul san» aucbud tmachkine, et sout informés que celni shout Li Bontmission sera acceptée, devra fournir he cautions que dewanders le Comité de l'Aque- ug, Pour plus amples informations, s'adresser au Bureau de I'Aqueduc, Par ordre, F.X.GAKNBAU, Orefler de la Uité.BUREAU ARTS ET MANUFACTURES POUR LR BAB-CANABA.L'ASSHUELEE REGULIERE de QUARTIER da ce RURKAU aure lieu à In CHAMBKE DU HURKAU, BALLE DNS ARTISANS, Montréal MAHDI proclalo, le DEUX AVRIL, à TROIS heures Par ordre, B.OHAMEGRLUF Hgceftaiye Montréal, 26 mars\u2014 ti été remplæ pour les Sœurs du Hou lasteur, sers ticée dans lu salle des Orplelines, à l'Ecole Bt.Jacques, le ler Avril, à 7 heures.26 murs\u2014di Dissolution de Soclete, LA SOCIETE qui existe sous les nom et raison d'ARCHAMRBAULT & BRAUCHANMP est dissoute de consentement mutuel depuis le 14 JANVIER dernier, a bo Beauchamp est seul autorisé à retirer les lettes, CHARLES CYRILLE ARCHANBAULT, JUSEPH BEAUCHAMP, 24 mars, BEAUCHAMP & Cie, RUE 81.PAUL, COIN DES RUES CLAUDE RT 81, PAUL, Nouvelle Batisse de M.Turgeon, En face du Marché-Bonsecours.LES Soussignés ont le plaisir d'annoncer qu'ils viennent d'ouvrir un Magasin d'Epiceries dans je vaste bâtisse derniérement coustrulte par M.Turgeon, de Terrebonne, Ils auront tonjoursen mai, pour le marché eu gros et en détail, toutes espèces d'Epiceries dont ils disposeront à des prix modiques, BEAUCHAMP & CIE.26 mars\u2014m AVIS PUBLIC EST far les présentes donné, que LUNDI, le PREMIER jour d'AVRIL prochain, à ONZE heures de l'avaut-midi, on fers application aux Juges de le Cour Supérieure pour te Bas-Cana- da, à Montréal, en Chambre, pour la nomination d'un CURATEUR à le Succession vacante de feu WILLIAM G.STETHEM, en son vivant de la cité de Montréal, Sellier.JAMES SMITH, Montréal, 23 mars 1961\u201426\u2014di \u201cON A BEsoIN D'UNE JEUNE FEMMR, respectable et intelli- fente, pour prendre soin de quelques a; ments d'un monsieur de profession, et qu'elle soit présente de # heures A.1, à 7 heures P.M.tous les jours, Dimanchas excepités.Elle devru parler Français et Anglais, bien recommandée, et clle pensiounera,à 1a maison.Sadresser au Da.BERNARD, No, 128, Rue Craig.26 mars\u2014ti i COMPAGNIE DU RICHELIEU.AVIS PUBLIC.LE Boussigné eroit devair prévenir les Marchands de In ville et de la eampagne ainsi que le public en général, de n'avancer à personne au nom de la Compagnie dn Richelieu, vû qu'à l'a- veulr, aueun compte ne sera reconnu Où payé par ls Compsguie.à moins qu\u2019il ne soit Recom- Pagné d'un ordre spécial du Bureau, à Montréal, ou des Agent aux ports do Sorel et Québec.JOSEPH LEVY, Agent.Unreau de la Compagnie du Richelieu, ?Montréal, 25 mars 1861 ; + ce COMPAGNIE DU RICHELIEU.A VENDRE OU A LOUER.LES DRUX Vapeurs économiques pour le FRET et les PASSAGERS \u201c Chambly et YamasLa,\u201d Arec tous ours A M EUBLEMENTS, GREEMKNTS, ENGINS, CHALOUPES, &c, cotplets et en bon ordre de marche.Pour conditions de vente ou loyer, qui seront trés-libérales, s'adresser à JOSEPH LEVY, Agent, Bureau de ln Compagnie du Richelleu } Montréal, 2¢ mars 1861 DEUXIEME GRAND CONCERT NORDHE!MER MERCREDI, LE 3 AVRIL PROCH.A HUIT HEURES PRÉCISES.MESSIEURS de ln Conférence Notre-Dame de St-Vincent-de-laul, annoncent respectueuse- Tneul au public que Mesdames ot Messieurs Jeg Amateurs, qui ont ubienu, sous la direction de Mons, J.¢.BRAUNEIS, dans le Concert du 19 Février, un succes si complet, unt, à la jiressante demande du public, bien voulu consentir à dun- nor un BECOND CONCERT VOCAL ET INS- TRUNENTAL, Le programige qui paraîtra sous peu de jours, sera encore plus altiayant que le premier, Le prix des billets d'entrée est de 7) cents chacun ils seront en venta chez Pickup; sux mugasius de musique de Prince et de Nordhei- mer et à la porte Est de la Salle, Je soir du Concert.N.B.\u2014Afin d'éviter ln confusion et du retardement en cas de foule, les portes à chaque bout de ls aalle seront ouvertes, et on prie les personnes pourvues d'avance de billets, d'entrer par ia porte à l'Ouest.Des nrrangements ont été pris pour\u2018que cha- can puisse avoir un siégu, quelque soit ls foule 2 Montréal, 18 mars\u2014u Pension demandee.DEUX JEUNES GKRNS voudraient avoir nne pension dans une famille eanwitenne, ot i] ne see ra parlé que le francais, 1} n'y aurait pus d'objeu- tion d'atler dans une Maison de Pension, dr \u2014W.Pertrand\u2014pour un Jour\u2014an 8t.Lawrouce Hall.\u201433 mara\u2014dip.Venant d\u2019Etre reçu DB Canton ( Uhine) an Lot ehoisi de Gingem\u201d bre préserré, mis en Jars et en petits Pois.\u2014AvSAL\u2014 De Toronto, un Assostiment de Farine patenté de Whitney, BRUNEAU & DUFRESNE, Magazin d'Epiceties pout les families, 21 mars Detenxe d\u2019avancer.MERANCE THÉRIAULT, tion épouse, Brant lainsé ma demeure, sans cause légitime, je fais défense de lui avancor et je ne serai pas response- ble des dettes qu'elle contracters en mon nom.MAGLUIRE BEAURY.Pokni-auxeTremble, 2% Mare\u2014 ti ou BUREA UDE POSTE.Ti, parait qu'il est nécessaire ce notifier le pt hite que les prix courante qui éeront tranemis par Is walle & la Grande Bretagne par les Vapeurs Uséaniques canadigus, demandent dens estem- pilies d'ay qent wis sur chaque numéro, aa lieu lu t dus en B, 8.PRERR, Mnitre du Poste.Bureau de Poste, | Montréal, 23 wars 152, Rue Notre-Dame | \u2014 \u2014 \u2014\u2014 nS AVIS, VENTE NOUS zvertissons les personnes qui ot pris , des coups sur le JUPUN BRODE lus la lide Par Autorite de Justice.SERA VENDU et adjugé au plus haut et der- pler encheriseur, LUNDI le QUINZIRMB Jour d'AV RIL prochain, au Bureau da Nutaire soussigné, No, i, Hue Bt.Frangols-Xuvier, & DIN beures A.M.préclies, les LOIB DR TERRE gulvants ap arteoant à la Communauté de Biens ui à existé ci-devant entre JUHN MOORE et ue dame MARGARET STEUBINS, «8 défunte épouse, savoir : 10.Un certain lot de terre on emplacement sis et situé et étant daue \u2018 l'arrière fief Nazareth dans Jes limites db Is Cité de Montréal connu et désigué sur le plan du terrain du dit arriére fief sous le numéro quatre cent vingi-sept, contenant le dit lot de terre quarante ciaq pieds de largeur par quatre-vingt-dix de profondeur, le tout plus où moins, borné en front par la rue Colborne, es arrière par le lot numéro trois cent qua- tre-vingçt-dix-buit, d'un euté par le lot nu méro quatre cent vingt-six, la propriété de Francia Conuors ou ses représentants, de Y'autre côté pur le lot numéro quatre cent vingt-bult, propriété de Joha Tully ou wes représentants, Avec uue maisun en bois die Tisée en deux logements, et d'autres bâtisses dessus érigées, Un certain lot, plécé où morceau de terre sis et situé et étant dans le faubourg St.Joseph de la dite Cité de Montréal, formant partie - de la propriété connue comme Ferme St, Gabriel, et connue sue un certain plan dé- Jou comme record dans les bureaux de lessieurs les Keclésisstiques du Sôminaire de Montréal comme lot numéro trois cent quatre-vingt-quinze (No, 395) et formant le coin des rues Williams et des Seigneurs, le dit lot où pléce ou morceau de terre, borné comme suit, savoir : en front par la rus Williams susdite, en arrière par le lot numéro troie cent quatre-vingt-quatorze(No.394) sur le dit plan appartenunt eux héritiers et représentants de feu Jacob Dewitt, d'un côté par la rue des Seigneurs susdito, et de l'au- 1re eôté par le lot numéro trois tent quatre- vingt-seize sur le dit plan, et mesurant quatre-vingt pieds de front sur lu ligne le tong de la rue Willinws susdite, scixante-et-seise pieds 16 long de l'arriéro ligne où il joint le dit ot numéro trois cout quatre-visgi-quatorze (No.504) quarante-cing pieds eur sa ligne de côté le loug de la rue des seigneurs sux- dite quarante-buit pieds sur Fa ligne da coté où il jointle dit lot numéro trois cent quatre-vingt-seise, avce une jolie maison es brique à deux tages, et autres bitisses dese sus érigées, Titres incontestables, Pour plus auples informations, s'adresser à JAMES SAMITIT, NI.do.Departement des Travaux Publics.TEMPS REMIS.LA VENTE PAR ENCAN PUBLIC DES LOYERS D: Privileges d\u2019Eau, AUX DIFFERENTKS STATIONS SUR LE CANAL RIDEAU, Qui devait avoir lieu nu Dureau de JJD.SLATER, Dans la Ville d'Ottawa, AET E REMISE usqu'ay 15 MAI PROCHAIN, A MIDI.Dar ordre dea Oommissaires, T.TRUDEAD, Secrétaire.Département des Travaux Publics, Québec, 8 mare 1£eL.\u20141 2-vor_| ?BUREAU ops ARTS ET MANUFACTURES POUR LE BAS-CANADA.LIBRAIRIE GRATUITE POUR REFERENCE, OUVERTE TOUS LES JOURS A L'INSTITUT DES, ARTISANS, De 9} beures A.M, à 1 h,, P.M, et de 3 by, à 54 hy PM, et los MARDIS, JEUDIS ET SAMEDIS SUIRS, de 7 à 9 heures .B.CHA RLAIN, Secrétaire, 21 macs\u2014m BUREAU DES ARTS ET MANUFACTURES, LECTURES GRATUITES L'INSTITUT DES ARTISANS La Prochaine Lecture du Cours aurs lieu MARDI, 26 MARS COURANT, A HUIT HEURES, PAR Dunbar Browne, A.BB.C.L.SUR L'HMSTOIRR ET LA LOI DES LETTRES PATENTES, B.CHAMBERLIN, Secrétaire, 23 mars Dinsotution de Sudété.LA Bociété qui à existé sous les nom et raison de D.BEAUCHAMP, ROBERT rt MARNOIN, est de consentement mutuel DISSOUTE de ce jour.} DAVID BEAUCHAM?, JEAN-BAPTISTE RCRERT, FRANÇOIS-XAVIBIR YARSUIN.Montréal, 23 mars 1531.\u2014tip Formation de socicié.La Société qui n existé sous les nomet raison de D.REAUGHAMP, ROBERT et Ma RSUIN, sers continuée comme par le passé sous les nom et raison de ROBERT et MARSOIN.4.B.RORRNT, F, X.MARSUIN.Montréal, 23 mare 1861,\u2014tp.Chien perdu.PERDU avant-hier, Jeudi, près de la derrière de (8 rue Be, Mark, UN CHIEN NOIR de Tt.re-Neuve bien fried, ayant ua collie de quivre, avec le nom du Bouseigné, La personne qui le rameéncra su No, 1, rue 8.Bacreniont sera bien récompensé.P.L.LsTOURNRU X.Montrés} 23 mars\u2014di Aflhiress a Comminsion.LE Soussigné réçail continuellement de ln FLEUR premiére qualité, de différentes marques, qu'il offre en vente aux prix du Marché, \u2014avast\u2014 LARD mess, prie-mess et Epaulos, Poisson biano, Marengs, &c., Ciraine de Treits, Ko.\u2014r\u2014 Un Amorthwent géuéral do Cuir de plusieurs tanneries, JORN DOUVQALL, 270 et 272, Rue Bt.Paul.Montréel, 23 mars L661 \u2014~ak Malson a Vendre ou a Louer.UNE MAISON et ses dépendances, avec un terrain de deux arpemls, situé près du Village de Bt.Zothique.Conditions libérales, S'adresser sn propriétaire J.B.LKFEBYRE, St.Zothique, 20 mare-tip\u2014uh = 266 CESSE RD LORDONNANCE A CHAMBLY.LES Propriétés suivantes seront offertes à lover À compter du et apres le : ter Mat prochain, Elles sont connues comme suit:\u2014 ler, LES logements du Quartier-Maître.\u2014Mai- son .Etable et Jardin, 2me.AUARTIERS DES OFFICIERS DE Li- GNE-Maison, Dépendances et Jardia.Sme.LA prairie fesant face aux Logement du Quartier-Maitre, contenant acres.Des soumissions seront reçues par le sousel 8 UTTAWA jusqu'au Towner p pus 30 Avril prochain, Les personnes qui soumissionneront devront donner les uoms de deux cautions, Le loyer de- via être payé par quartier.Les locataires de- sont venir les bâtisses et les elôtures en bon or re.Par Ordre de l\u2019Honorable Commissaires des Terres de le Couronne.WILLIAM F.COFFIN, Agent des Terres de 'Ordonnance, Ottawa, 23 mars 1861.Corporation de Montreal TAXE SPECIALE CINQ CENTS DANS LE DOLLAR, TOUS les Propriétaires de propriété immobi- Lire aqnb n'unt pas encore PAYE LEUR TAXE DK CINQ CKNTS DANS LE DOLLAR sont no- titiés par les présentes de vunir payer la dite axe au Bureau du Soussigné, à l'Hôtel-de-Ville, tel - | ils y sont tenus par In loi, 1e où avant le PREMIER jour d'AVILIL prochuin; et Qu'au cas où Îls y manqueraient, des procédés seront de suite adoptés contre eux sens distinction, E.DENRRS, Trésorier de la Cité, 21 mars\u2014qi Travaux Publics.DES Soumlssions adressées nu Soussigné seront reçues à ce Bureau jusqu'à Jeudi, le 28 de Mars courant, POUR REFAIRE LES CONSTRUCTIONS DU QUAI ET BRISE LAME A LA GROSSE POINTE A LA TETE DU OANAL DE BEAUHARNUIS, On peut voir les plans et apécifications en a\u2019adressant à ce Bureau et au Bureau de M.Lau- rencel, Surintendant local, Canal de Beauhar- nois, le et aprés VENDREDI, le 22 courant.Chaque soumission devra contenir les signatures de deux personnes solvables qui voudront devenir cautions pour In due exécution du contrat.Par ordre des Commissaires.JOHN G.SIPPELL, Ing.Surint, Bureau du Canal de Lachine, { Montréal, 15 mars 3841 | ¢ AVIS TOUTES personnes qui ont des réclamations contre la Succession de fou CHARLES LÉVÉS- QUE, en son vivant Avocat, résidant à D'Aille- bout ; et toutes celles qui sont endettées envers le dite succession sont prévenues de s'adresser à LOUIS LEVÈSQUE, Eculer, Notaire Public, à D'Aillebout, Ls, LEVESQUR, Subrogé Tuteur.18 mars\u2014m Situation Demandee.UNK swung ' et sechant od DAME, d'une haute éducation tion comme INSTITU Bary Tne use tas Adresse :\u2014M.VALADE, Bureau de Poste de Longueuil.16 mars\u2014ci Semaine Sainte, L'OFFICE DE LA SRMAINE SAINTE, Selon le Misel et le Brevière Romain.Même format que le \u201c Chant littburgique \u201d et noté avec le soin ; renfermant jes explications des, nies de l\u2019Eglise pendant ces saints jura.a\u2026vsvc0s +90 cents A vel re chez BEAUCHEMIN à PAYETTE.15 mars\u2014qi \u201cLotsa Vendre.UN LOT VACANT BCR LA RUE FULLUM, DANS LE FAUBOURG DE QUEBRO, 216 pieda de front sur 207 pleds de profondenr.CONDITIONS FACILES.S'adresser à COURT & MoINTOSH, Montréal, 21 mars\u2014dxi E DE SEMENGE.xf A VENDRE, 3000 MINOTS BLE DE LA MER NOIRE, CR BLE est de la premiere qualité et a été aclieté par nous mémes, ches len différents cul- dirateurs de In Rive Bud, On devra remarquer qe tous ceux qui ont se mé de ce Blé en ont retiré une abonduate récolte dans toutes les parties du Has-Caneds.Nous croyons de notre devoir d'appeler l'attention des principaux citoyens de chaque localité our les avantages que Toe habltsats pourralent retirer en se servant de ce Blé\u2014qui rapporte beausoup plus que les autres graio-\u2014La récolte étant plus atendante, nous empêchons par là nuire ergent d'aller dans le Haut-Uanade pour acheter grains et farine.L'abondance de bleus ne nuit jamais.Pourquoi ne pas récoiter ches eol avec l'argent que l'an donne pour acheter ailleurs, Le Blé plâtré est aussi Arantageux que pour tes pols.Les Soumignés ont aussi oo mais, Plitre et\u2019 Farine.L RITOHOT & FILM, Nu.37, Rue des Commiseaires, Enseique du Obeval Rouge, Montréal, 23 mars-\u2014mæk | | \u2014 BUREAU DE POSTE, Montréal 27 dée, 1860, ARBIVIERS XP DEPART DES MALLES DE PEP TTTIR EEE EK KK EX KK EX KR 5 EE ifee &885zg 2 Si 3 a Ven 3 _ ~ sé FRE x E xg 32 a 5 $84 2 an nog sfee essed 4 3 83 rg & « = + ~ 5 = Ë 3 9 = = & 3 29.0 0, Lome anki E: Bg: Bo 3 SI ICE $80 Hess ER iii Rl fei calpefiniriity 53 Les cry fe lsshs Li 8 per PRIT sep daféoriLE sx 8m æ 155 START 995: 2E2I: Émes Îles Fifi FoEN Lime + = 852 BER! fin i as El Ea3y: 554 da: 2515 2B $< am 1e: ES ST 53 4 .5 = \u201d » se NPPPUTHUS xxx Rx REXREXERXEX x fx \"are es = Nn OB Hoe 8 E 2 88 sg : = = 0\" $ ® RR E g +E sail £8 5p28p88REE88ey se 823888 a © (1786.30 0.ouverts jusqu'a 8.00 an A416?x [2] do do do TAD amknlbpu 13] do do do 8,00 au&4.l5Eu 14) do ANGUS & LOGAN, IMPORTATEURS oR PAPIERS, PAPETERIES, No.206, RUB ST.PAUL, MONTREAL, YI-TOUJOURS en runins un assortiment de toute espèce de Papiers utc, WILLIAM ANGUS THOMAS LOGAN.Montréal, 24 nov\u2014em Dr.R.GARIEPY, Elère gradué de l'Université Laval, de Québec 6, RUE ST.LAMBERT, 6, EN HAUT DE LA RUE ST, LAURENT MONTREAL.Consultation à toute heure ; gratuite pour les Pauvres.10 fév.1861 Academie Commerciale Catholique de Montreal, No.19, RUE COTE, No.19.On donne dans cette Institution une Rduca- tion Commmerciale des plus completes, en Français et en Augluis.Un y enselgue aussi le dessin linéaire ot le dessin au crayon, ; À partir du mois de janvier, il y aura étude à vRoole, pour tous les Kloves qui Spproanent In Gratamaire ; le matin, de huit à neuf heures, et le soir, de quatre à cinq heures ; du reste, le ré- glemant sera le mème, Nous espérons que les parenta sauront appré- clec los élluris que nous faisons pour créer uue lastitution éminemuwent nationale et catholique Pour les particularités, d'adresser a Priocipul, à FÉcuis.U.® ARCHANBAULT, Principal, Moatréal, 28 Dée.1800.\u2014tmk A VENDRE, 500 Barils Morue verte, Prime Pèche de l\u2019Automne.JOSEPH TIFFIN.5 janv Assurance Mutuelle de la Cité de Montreal.Leu Citoyens de Montréal sont informés que a Compagnie de l'Assurance Mutuellg coutre le Fou dela Cité de Montréal, qui & maintenaut pees de Cing Cents Bivisses d'assurées, n\u2019a encore éprouvd aucune Perte.11 est done de leur intérêt de réfléchir aux aventages qu'uifie cette Compagnie, tnaintenant que les feux de puelque
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