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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
mercredi 15 mai 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1918-05-15, Collections de BAnQ.

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[" 1 y « It re mem te PO ÉTAT CES LE ll - ~ Bdition quotidienns.$3.00 | + Bdition hobdomadaire.$1.00 TELEPHONES: a = 6ème ANNEE\u2014No 112 IL FAUT EN PROFITER La délégation composée de plus de 5,000 cultivateurs représentant une population agricole dépassant deux millions, dans les provinces de Québec et d\u2019Ontario, u'a rien pu obtenir de la part du gouvernement.Est-ce à dire.pour cela que la journée d'hier fut un flasco?Certes nou.Pour nous, et pour tous ceux qui observent, la journée d'hier fut un succès sans précédent et si l\u2019on veut en profiter, ce sera lo commencement de la véritable boune entente entre les deux grandes races du pays.Nous ne reviendrons pas sur les demandes des cultivateurs, sur les refus obstinés du gouvernement, ces événements ont peu d\u2019inipor- tance au point de vue pratique, puisque rien de ce qui est arrivé n\u2019était inattendu.Ce qui est hnportant, c\u2019est l'esprit qui a animé la rencontre des deux délégations, c\u2019est l'union étroite de sentnnents, d\u2019aspirations et d\u2019espérances qui s-est mauifestée dans toutes les reu- contres qui ont eu lieu.Nous avons vu, hier, deux peuples qui se sont rencontrés pou la première fois, qui se sont découverts, qui se sont vus entièrement différents de ce ue les \u2018politiciens et les journalistes à gages les avaient représentés les uns aux autres.C\u2019est cette rencontre amicale et toute providentielle qui est grosse de conséquences, heureuse et fécpnde en résultats consolants pour l\u2019aveuir de notre pays.\u201c % # / ~ La classe agricole de Québec et de l'Ontario, comme de toutes les provinces, d'ailleurs, est la source de la force de notre pays.Ce pendant, depuis des années, c\u2019est chez elle qu\u2019on a fait pousser le plus de préjugés, qu\u2019on a implarté la méfiance et la haine.Les politiciens intéressés à conserver leurs positions, leur influen ce\u2018et leur solde, les journalistes, à la charge «le ces politiciens, ave utile ardeur soutenue et digne d\u2019nne meilleure cause.se sont acharné: à calomnier aux cultivateurs de l\u2019Ontario, les eultivateurs de Québec Or a fini par les convainere que le seul moyen de sauver le pays c'était de les écraser, que les lois.dans tous les cas, n'étaient faites que pour les atteindre, parce qu\u2019ils étaient des traîtres, des lâches des déloyaux, des êtres dangereux, le déshonneur du Canada, Le grand malheur est que la classe agricole\u2014et les autres classe - the clle\u2014a cru à toutes ces calomnies et a déterminé sa conduite à suivre dans les dernières élections d\u2019après ces données fausses © wilicieuses., Le temps s\u2019est chargé d'ouvrir les yeux de ces personnes indigne ment trompées et elles ont décidé de venir protester à Ottawa contr cettematière d\u2019agir.Elles ont fait un appel à la classe agricole de 1 Firbvirice de Québec et celle-ci, oubliant toutes les insultes ct tous le méhRohfres publiés sur son compte a répondu généreusement, com pténant que l\u2019attitude des euftivateurs de l'Ontario n\u2019était pas spor tanée, mäis avait été savamment préparée par des gens qui avaien intérêt à diviser les deux races.\u2018 i +, 2 6 # ,, Clest ce qui a sauté aux yeux de tout le monde quand ies deu> délégations se sout rencontrées, Les cultivateurs anglais de l\u2019Ontari oîtt admis de tout coeur qu\u2019ils avaient été trompés ct qu\u2019ils avaien \u2018flit-falisse-route et c'est:la main dans la main qu\u2019ils se sont présen ifs du gouvernement demandant le salut de l\u2019agriculture dans ce\u2018 deux grandes provinces.: .Quelque soit le résultat pratique de la démarche, nous avon toiitës les raisons d'espérer que c\u2019est un succès pour l'avenir du pays Jah tultivateurs de l\u2019Ontario retourneront chez eux et diront que e sdiit des menteurs ceux qui disent que les Canadiens français du Qué Bec spit des déloyaux, qu'ils ng voulent rien avoir à faire avee le gèns-de l'Ontario, etc.\u2018Île diront que personne n'est plus désireux que~les Canadien fränçhis, d\u2019obteñir l\u2019ninion de toutes les provinces dans un effort com mun pour faire du Canada un grand pays.C\u2019est un premier pas, le seul véritable pas dans la voie de l: 1 bonne entente.\u2018Toutes les autres tentatives, jusqu\u2019ici m'ont été qu des démarches de commerçants cherchant à pallier des \u2018impression mauvaises pour faire refleurir les affaires, thais jamais pour fair disparaitre les vraies causes de mésentente, la calomnie et le men songe.! © À A Chaque fois que les deux grandes races ont tenté un mouvemen de.rapprochement, elles ont toujours trouvé entre elles les politicien intéressés qui avaient besoin d'exploiter Tes passions populaires pou se maintenir au pinacle.Aujourd'hui, la classe fondamentale des deux races canadiennes la.classe qui est la plus à la portée de comprendre l'esprit nationa c{nädien, parce qu\u2019elle est attachée aù sol, s'est trouvée réunie su un terrain d'intérêt commun.et les deux races se sont comprises et s sont aimées à première vue.Il est important que l'on ne perde pas maintenant les fruits de cette\u2019 rencontre.Pour cela, il ne faut pas permettre que des politi clens ou des tireurs de ficelles puissent se glisser entre.les cultivateur dék deux provinces.S'ils réussissent à s'introduire, ils ne tarderon pe à corrompre le sentiment populaire et à creuser une nouvelle tran eHée plus infranchissable encore entre les deux races, - Il faut pour conserver les fruits de cette rencontre, que les cul tivatéurs de la province de Québec soient en rapports constants \u20ac «nivis avec ceux de l'Ontario.C'est du devoir des organisation: agricoles du Québec de préparer une union intime avec les organisa tions agricoles de l'Ontario, afin que l'on fusse sWivre cette rencontre fortuite d\u2019une campagne d\u2019éducation basée sur les faits et la raison + + » ° Quaud cette union aura été effectuée, quand on aura fait & organisations agricoles des deux provinces.un grand corps solide eo puissant, par le nombre et par l'esprit canadien.le terrain sera pré paré pour la fondation et la publication d'un journal de langue an glaise qui me sera pas à la solde des tireurs de ficelles et des coulis siers de partis politiques.Un journal de ce genre pourra continuer avec succès le travail ébauché par la délégation venue à Ottawa.L\u2019impression a été des plus favorables au premier abord, cepen dant, cette impressiori s'effacera rapidement si elle n'est pas soutenue par une campagne intelligerte et patriotique.Si, au contraire, on adopte ces moyens à la portée de ces grandes organisations, on ne tardera pas à armuler les intrigues et les manoeuvres de toüs les pêcheurs en eau trouble.Les politiciens qui n\u2019ont pratiqué que la division depuis un demi siècle, se sentiront obligés de danser sur un autre pied et.comme ce sont les gens les plus adaptables aux différentes conditions, iJs seront heureux de chanter les bienfaïts de l'entente cordiale, tout comme ils se plaisent aujourd'hui à soulever le cri de race et de religion.C\u2019est le moment ou jamais de tenter un effort pratique en ce sens.\u2018Les deux races ne-se connaissaient pas, elles se connaissent aujourd'hui; l\u2019une croyait que l\u2019autre voulait la dominer et l'exploiter, ses chefs le lui avaient dit tant de fois, elle s'est aperçu que e etait un mensonge, elle a touché du doigt l'odieux de cette calomnie et elle 4 reconnu son erreur.Le Moment est venu de mettre de côté les farceurs et les intrigants pour cimenter une-union qui s'est préparée dans le sacrifice, 1a reconnaissance des torts et le ferme propos de réparer le mal fait dans le passé.J.-Albert FOISY, ETES EL QUO RE GL 7 [3 A LE .\u2018L'AVENIR EST A CEUX QUI LUTTENT \u201d + ~ LE SYNDICAT 0'OEUVRES SECIALEY BUREAUX: Ottawa, Ont.| | Angle des rues Georges et Dalbousié, ! EDITION QUOTIDIENNE \u2014 OTTAWA, MERCREDI 15 MAI 1918 ess = re Les vaisseaux Les nouvelles maritimes sont des plus encourageantes depuis quelque temps.Les autorités navales, après de nombreux et gigantesques efforts peuvent enfin nous annoncer que la construction des navires dépasse les pertes eau- sées par les sous-marins.On nous avait aunonté au cours de l'hiver dernier que les sous-marins seraient absolument vaincus au mois que vette-prédiction se yéalisera.Hindenburg -~ Les agences à nouvelles nous annoncent maintenaut la mort du général Hindenburz.Maintenant qu\u2019elles ont cessé de faire mourir le Kaiser, vont-elles se rabattre sur son maréchal?Hindenburg a le droit de mourir comme tout le.monde, mais s\u2019il fallait se fier aux chiffres des morts donnés par les- agences, il y a longtemps que la guerre serait finie, faute de cum battants.Leur fait & La question de l'enseigitement le l\u2019allemand, dans les écoles et us collèges, est toujours discutée.d'après Je \u2018\u201c\u201cNews\u2019\u2019, de Toronto, \u2018erfains élèves l\u2019envisagent à un point de vue tout a fait humoristique.\u201cNous étudierons l\u2019allemand ,diseut-ils, si la chose est possible.Sans la connaissance de cette langue, comment pourrions- tous dire leur fait aux Boches, tne fuis la guerre terminée?\u201d C\u2019est ainsi que parle le \u2018\u201c\u201cStand- wd\u201d de Kingston, \\ noter auel Gompers, le président de la ail venait à Ottawa.La Chambre \u2018es (Communes lui souhaita la denvenue et l'invitait sur le par- vet de la Chambre pour v pro- Concer un disecours, M.Gompers accepté et parlé.© eultivateurs canadiens allaient \u2018emquder la même \u2018permission.elle de «e faire entendre on \u2018hambre.d'y.exposer leurs Le- ins, et ils étaient refukés.M.Samuel Gompers, qu'il soit résident de la Fédération Amé- icaine ou de toute autre organi- ation plus importante encore.\u2018est.enfin de compte.qu\u2019un tranger peur nous.Les délégnés \u2018vo nos 2,000,020 de cultivateurs.\u201cOntario ct de Québec.ceux qui ant chargés de nourrir la nation \u2018t les pays alliés, devraient être our le moins autant que M.Gom- ers.ce qu'il accordait de plein Té,ou ce qu'il offrait à un visiteur tranger.Nils sont mécoytents lu refus humiliant qu\u2019ils ont es- uyé.hier, qui pourra les en blà- wer?Qui pourra maintenant faite roire à ces eultivateurs que leurs \u2018éputés s'occupent d'eux, de leurs ntérêts, cte\u2026 quand Hs ne veulent enlement pas les recevoir.encore moins les écouter?Les cultivateurs nt l'habitude d'avoir.bonne 1né- qoire, et plus d'un politicien pour- aient l'apprendre un jour.U vient Le Lor! Maire de Dublin a ob- enu ses passeports pour venir ex- oser la situation irlandaise au résident de lu République Amé- \u2018jeaine.parce que\u201d son influence st considérable auprès des auto- ités anglaises.Proclamation Nous prions nos leeteurs de lire ittentivement la proclamation du rouvernement publiée dans une utre page.enjoignant à tous les \u2018eunes gens, ayant atteint age té 19 ans et qui sont nÉs le on lepuis le JZième jour d'octobre, 1917, d\u2019avoir à se rapporter au ré- ristraire le on avant le premier jour «de juin prochain.ln d'autres mots, les jeunes gens de 19 ans sont appelés sous les arrges.(\u2018ependant ces jeunes conserits ne seront pas enrégimentés avant le premier juillet prochain.Le gaspillage \\ Le gaspillage se continue en dépit de la hausse toujours constante des nécessités de la vie.Lundi de cette semaine, à Toronto seulement, on a jeté à l'incinérateur public 1,240 livres de fèves et 17,- 825 d'oignons.\u2018 T.P.PAYS EN ESCLAVAGE vertu «l\u2019un traité secret, le contrôle pn- litique, économique et militaire de la Pologne a été cédé à l'Allemagne.d\u2019août de cette année; espérons |- NOUVEL ARTICLE DU GEN.MAURICE Le général Maurice, rédacteur du \u201c\u2018Daily Chronicle\u2019\u2019 a partir d\u2019aujourd\u2019hui, commence une série d\u2019articles au sujet des accusations qu'il a faites.Londres, 15.\u2014 Le Daily Chro- uicle\u201d\u201d a donné à la Presse Associée le premier article de réplique du général Maurice qui paraît au- jourd'hui dans ses colosmes sous le titre suivant: \u201cUne explication personnelle\u2019.Le général traite deux points du discours du premier ministre au sujet de sa conduite.Au sujet de le conférence de Versailles, voici ee qu'il dit: \u2018J'ai accompagné à Versailles les représentants de la Grande- Bretagne et j'étais présent à la première séance du conseil de guerre suprême.Par conséquent J'avais raison de dire que j'étais à Versailles durant la tenue de ce ccnseil.\u201cLe premier ministre me demande pourguoi je n'ai pas eriti- qué les déclarations ministérielles avant de quitter mon poste.Voici.Je n'étais pas à la Chambre des Communes quand le premier ministre fit son discours du Y avril.C\u2019est ce Jour-Fr qu'a commencé l'attaque dang les Flan- CE FAUX MESSAGE VIENT DE LONDRES Lord Reading dit que c\u2019est'à Londres qu'a été fabriquée la fausse nouvelle que l'armée américaine ne participait pas tout de suite aux grandes opérations.\u2019 \u2014\u2014\u2014 Washngton, 15.\u2014 L'unrbassade anglaise a reeu, aujourd\u2019hui, une formelle répudiation du message de Londres rendu public par Otta- wu.Ce message annonçait que l'armée américaine ne serait pas utilisée au front de bataille jusqu'à ce que cette armée soit devenue assez forte pour se suffire à elle-même.Lord Reading, l'ambassadeur anglais, à autorisé la publication de la déclaration suivante : Lord Reading a reeu la nouvelle officielle que le télégramme reen à Ottawa ne parvenait pas du enbi- set de guerre anglais, et il est complètement en désaccord avec les vues de ce cabinet.\u2018Lord Reading est informé officiellement que la déclaration.con- teume dans ce télégramme a été faite sans la connaissance du pre- niet ministre ow du cabinet an mlais.On c¢ommente beaucoup le fait qu'une telle communication à pu parvenir à Ottawa dans le texte des communtrations officielles des dres, Depuis cette date jusqu'au opérations de la guerre, Jusqu'à 20 avril, alors que je remis ma |erésent ce fait n'a pas ezcore pu charge à mon successeur, J'at étéfêtre expliqueé par Je ministère de Genève, 15.\u2014 ll est annoncé qu\u2019en |\" Llies et jai passé une partie du Jeter un coup d'oeil rapide sur le discours du nremier ministre.Je remarquai wn passage inexact au sujet de nos forces de Palestine of d'Egypte.mais Je ue Jugeai pas à propos d'attirer l'at- un moment où la nation avait bien d'autres préaceupations plus pressantes, Je quittai le ministère de la Guerre le ZO;avril «4 c'est alors seulement que jens pour Ia première fois le temps de lire ew entier te discours du premier ministre.\u201cC\u2019est pendant mes vacances aussi que M.Bonar Law fit ses répogses à la Chambre, le 23 avril.Je revins à Londres le 29 et lus les débats parlementaires, C'est alors seulement que je constatai que le discouredu premier minis- nistre mises ensembles mettaient sur l'armée des responsabilités que le cabinet seul doit porter et je jugeai «le mon devoir de corriger cette fausse impression, Le lendemain.30 avril.j'écrivis à ce suiet au chef de l'état-major impérial.J'attendis vainement une réponse jusqu'au 6 mai.C\u2019est alors seulement que j envoyai ma lettre aux jousnaux.£ Comme on a taché de répandre l'impression que j'agissais de con- ecrt avec les enmemis du gouvernement, je désire affirmer le contraire.J'agissais seul et je prends seul toute la responsabilité de ce gue j'ai dit.Je n'agissais dans au- eune intention de partisannerie politique.\u201d LE DOCTEUR BELAND Le Dr Nadeau, de Béauce-Jone- tion, beau-frère du Dr Béland, M.P.a recu hier an cablogramue de lui.Le Docteur annonce son arrivée à Rotterdam Le premier ministre avait reeu, le 7 mai, par l'entremise du gou- vernenr-zénéral et du secrétaire des Colonies, le télégramme suivant: \u201cLe gouvernement allemand a consenti à échanger le Dr Béland pour von Bulow, inferné en Angleterre, et déclare qu\u2019il prendra le prochain train de prisonniers échangés pour la Hollande.Dites à vos ministres de ne rien publier mainfenwent à ce sujet.\u201d UN NOUVEAU ROI Londres, 15.\u2014On apprend qu'au cours de leur recente rencontre, de Kaiser et l'empereur d'Autriche ont choisi un roi pour la Lithua- nie, la Pologne, la Cenrlande et l'Esthonie.On ignore encore le nom du souverain désigné.GRANDE DETRESSE Londres, 15.\u2014 La situation vausée par le manque de vivrez est épouvantable en Galicie Un prand nombre de personnes meurent de faim.II n'y à pas longtemps, M.Sa- jfrés oceupé par mes devoirs pu-{la guerre.Dans un discours à New-York.- \u2019 ., oo.« .Nae .8 © oo - ., .\u2018édération Américaine du Tra- [temps en France.Jo n'ai pu que [hier soir, Lord Reading a déclaré que l'erreur avait été faite à Londres, et quoique vette erreur fut regrettable et tout à fait opposée aux intent'ous du conseil de guerre.Ottawa était parfaitement jus- tHiflable de communiquer cette dé- Hier, dés délégués*de 2,090.000 lention publique sur ve point, à {pêche ir ta presse amnérieane.VIOLENTS DUELS ; D'ARTILLERIE Les.Allemands sont bombardés continuellement \u2014 Mont Kemmel! est labouré par les obus.Des quartiers-généraux fran- vais, 15, \u2014 La trève dans la bataille, au front francognglais, est |tre et les réponses du premier mi- Warqué par une augmentation constante de la violence du duel d'artillerie qui.du côté des Alliés a pris de terribles proportions.Les détcnations des canons se \u2018ont entendre jour et nuit, Les chemins de communications des lignes allemandes, les villages et es chemins de traverse sont cou- tinuellement balayés par une rafa- lo de grns obus.et, comme résultat.l'ennemi éprouve les plus erandes difficultés à transporter les vivres et les munitions sur les lignes de frant.Difficultés variées Les chemins qui conduisent a ces lignes sont encombrés de chariots brisés, de cadavres de soldats et te chevaux.l'infanterie ennemie est soumise à un bombardement sur la première ligne.Te seule division francaise a laneé, la semaine dernière, plus de cing mille obus par jour.L'ar- tHlerie ne donne aux Allemands que peu de chance de se retrancher, et les positions qu'ils peuvent réussir à fortifier ne peuvent pas leur axsurer une bien grande protection.+ Les travaux de fortifications ne sent possibles que la nnit, et ils sont encore souvent découverts et détruits, le lendemain matin, par nos artilleurs.Kemmel dévasté Les positions sur le Mont Kem- mel.les plus élevées de la ligne allemande, ont subi le plus fu- rienx bombardement, La régic- de Kemmel n'est déjà plus qu\u2019une suite de «ratères creuses par les nhus.et elle ressembdie aux pires endroits dés champs de bataille de la Somme et «de Verdun.Tes vieux abris des Anglais, sur le Mont Kemmel.ne sont d'auen- ne utilité & l'ennemi, car ils sont tous construits du côté ouest de la montagne et font face aux postions de nos artilleurs.Le côté est de la montagne.que les Allemands essaient maintenant de fortifier, est probablement l'endroit le plus dangereux de tout le froct de bataille.DEUX SOUS LE NUMERO C4 14 mai 1918.Le gouvernement a refusé de recevoir lex délégués des eultiva- teurs dans l'enceinte de la Chambre des Communes.Les raisons étaient que la Chambre était trop pressée et que «e serait créer un précédent.Le simple fait de voir un gouvernement élu par le peuple refuser de recevoir une délégation importante de ce même peliple fait toucher «lu doigt l\u2019hypocrisie de nos hommes politiques qui ont toujours sur les lèvres le mot de \u2018*démocratie\u201d\u2019.I a surtout été très ironique de voir le gouvernement refuser de recevoir ceux qui furent.les instruments de la victoire unloniste, le 17 décembre derniert nous voulons parler des\u201d cultivateurs de l\u2019Ontario, dont plusieurs regrettent amèrement, aujourd\u2019hui, d\u2019avoir donné un vote de confiance à ceux qui n\u2019en sont plus à leurs prenners bris de promesse.Une grande partie de la séance de la Chambre des Communes a été employée à la discussion de la formation d'une brigade cana- lienne-francaise.Cette question 1 été soulevée par M.Du'TTrem* lay, de Laurier-Outremont.La réception des cultivateurs Au commencement de la séan- M.Viens, de Lothinière, de manda au gouvernement si les \u2018ermiers avaient demandé d'être secus par le Parlement, si le gouvernement avait l'inteution d'ac- \u2018éder à cette demande et si une heure serait fixée pour cette en.revue.M.Rhodes, président de la \u2018hanibre, déclare qu\u2019il a regu une ettre de M.Halbert, président de l\u2019organisation des fermiers, de- nandant, pour lui et pour deux yw trois autres délégués, le privi- \u2018êre d'être reeus dans l'enceinte lu Parlement et d'adresser la pa- \u2018ole aux députés, comme l'avait fait M.Samuel Gompers, prési- lent de la\u2019 Fédération américai- ie du travail.M.Rhodes ne pense pas que la demande puisse être weceptée, parce qu\u2019elle créerait un wécédent qui pourrait devenir lésagréable pour les députés, La réception de M.Gompers ne peut \u2018tre considrée comme un précé- ve, \u2018a république voisine et qu'il fut recu par la Chambre en dehors l'une séance régulière.Sir Wilfrid Laurier déclare que | les délégués des cenltivateurs ont tout aussi bien le droit de se faire mtendre dans l'enceinte du Parlement que le chef d'une grande >rganisation américaine.Le Par- 'ement a reçu ,il y a quelques an- ites.une délégation des fermiers le l'Ouest.Le président de la Chambre fait remarquer que ces fermiers furent recus dans la Chambre des -\u2018ommunes en dehors de la session.Sir Wilfrid Laurier demanda nsuite que la solution de cette question soit remise au premier ministre.Sir Georges Foster assura qu'il -soumettrait la question ui premier ministre dès que celui- ei serait libre.Ja question du Canadien Nord vint ensuite sur le tapis.M.Mae- fean, ministre intérimaire des Finances, déclara que le gouvernement avait dépensé une somme de 25 millions afin de payer les dettes de la compagnie qui étaient éehues au cours de l'année précédente.Sur la demande de sir Wilfrid Laurier, la question fut remise à plus tard.Une brigade canadicnne-francaise M.Du Tremblay.de Laurier- Outremont, avant la disenssion des erédits du ministere de la Milice, fit un plaidoyer en faveur de la formation d'une brigade cana- dienne-française.Depuis l'application de la loi de conseription et surtout depuis la suppression de tontes les exemptions, le nombre des conserits ca- nadiens-français s'accroit de jour en jour ,et la formation d'une brigade canadienne-francaise s'impose.Depuis le commencement de la guerre, \u2014 et ca été là une cause du peu d'enthousiasme pour l\u2019enrôlement dans la province de Québec \u2014 les bataillons cana- diens-français ont été débandés à (De notre correspondant: Charles GAUTIER.) lent.parce que c'était un hôte de], LETTRE PARLEMENTAIRE LE GOUVERNEMENT REFUSE DE RECEVOIR LES OULTIVA- TEURS.\u2014 ON DISCUTE ENSUITE LA FORMATION D'UNE BRIGADE CANADIENNE FRANCAISE.4 Cette dispersion des membres d'un régiment a-t-elle été faite à dessein?On ue le sait.Toujours est-il que cette dispersion des soldats canadieus-français rappelle celle des Acadiens, et que l\u2019on veut faire verser le sang frangais sans que le crédit lui en revienne.M.Du Tremblaÿ lit ensuite une lettre du lieutenant-colonel He- race Barré, se déclarant favorable a la formation d'une brigarde ca- nadienne-francaise.Ta Il insiste sur la nécessité et sur l\u2019à-propos de grouper ensemble non seulement les Canadiens fran- cais ,mais les soldats de même lan- guc, de même religion, de la même ville, du méme village.L\u2019enthousiasme et le sentiment d\u2019hoti- neur sont alors plus forts chez lés soldats.Le député de Laurier-Outre- mont, lit ensuite un article du \u201cDevoir\u2019 et un artiele de 1l\u201c\u2018Evéê- nement '\u2019.- Ces deux journaux réclament la création d\u2019une brigade canadienne-française.I! donne aussi communication à la Chamber d\u2019une lettre qui lui a été adressée à ce sujet par le colonel Mignault, du fameux Z2ième bataillon.Montréal, 29 avril 1918.M.P.-R.Du Tremblay, M.P.P,, Chambre des.Communes, Ottawa.Cher Monsieur , .Au sujet de notre récente conversation concernant l\u2019enrôlement des Canadiens français dans les régiments anglais, j'ai consulté des amis éminents, ici, qui comprennent la situation et nous en sommes venus à la conclusion qu'il est de notre devoir d\u2019exposer aux autorités la justice de la demati- de des Canadiens français d'avoir une brigade des leurs au front, ét au moins un nouveau régiment.Du seul point de vue de l\u2019effigacl- té qui résulterait du fait d\u2019uh commandant canadien-français - à des soldats parlant cette langtë, cette demande devrait se recofs- mander d\u2019elle-méme, et comte nous travaillons tous dans le but de hater la victoire cet argnment nous parait irréfutable.\"Le côté sentimental a son import: nce aussi, parce qu\u2019il est bien connu que les recrues canaædiennes-françaises sont envoyées non seulement au 92ème régiment mais aussi au Be Canadian Mounted Rifles, au 13e, 14e, 24e, 87e et 42e bataillons.Un simple calcul démontrera aux autorités ce qu'il faudra, avec la conseription, pour maintenir une »brigade canadienne-fran- caise ct les régiments anglais devraient, comme cela a été fait dans le passé, être fusionnés, s\u2019ils ne peuvent maintenir leurs propres réserves, Est-il juste de demander à quel- qu'un de risquer sa vie et-la vie de plusieurs autres en recevant des instructions données dans une langue qu'ils ne comprennent pas.(Vest ce qui arrivera dans un.ave: nir prochain si la politique aotuël- le est continuée.Je pourrais- en dire beaucoup plus sur ce: sujet, mais comme nous l\u2019avons déjà dis- enté à fond je vous laisse le soin d\u2019exposer au Parlement cette question très importante et de fait vitale pour notre peuple.Naturellement ,comme vous l\u2019ai déjà dit dans nos entrevues précédentes, mon idéal a toujours êté et serait encore d\u2019envoyer les Canadiens français à l\u2019armée fran- caise.Votre tout dévoué, Arthur Mignauit.Les officiers supérieurs de la brigade ne seraient pas difficiles à trouver et il cite entt\u2019autres les noms des Laflèche, des Tremblay, ete, officiers qui se sont signalés par leurs faits d'armes.M.Du Tremblay reproche ensuite au gouvernement de ne pas avoir ouvert des écoles d\u2019officièrs dans la province de Québec.Îl,serait temps de réparer cette erreur.En terminant, l\u2019orateur insiste qu\u2019il y a de former une brigade canadienne-française afin que les soldats canadiens-français soient commandés par des officiers de leur race.Sir Robert Borden trouve qu\u2019il est bou que les soldats des différentes provinces se mêlent les uns aux autres afin de se mieux connaître.Il n\u2019est pas opposé à la leur arrivée en Angleterre.(Suite à la 5e page.) .sa 0\u201d une fois de plus sur la nécessité \\ FE end FRE PGA Past r A GA a area) Bh re A RR TS / ee vv @ \u201d _ Sw vy.> 9 9 vu des rues Georges et Dalhousie \u2014-\u2014\u2014 D, Larochells, Gérant em Pp pe Tous les Canadiens-francais de la Province devraient lire le DROIT \u20ac -\u2014 ma \" d'avril Les Tes ate \u2018 x Sous-ministre de la Justice, Canada.Etattendu troupes expéditionnaires.dans les Comtés de Durham, Hastings, Prince Edward.langes, Napiervilie, Beachatno! I Au Sous-Registraire sous la Loi du Servi~o Militeire, 1917, Kingston, s'ils résident nnox, Addington, Frontenac, Haliburton, Carleton, Dundas, Glengarry, Renfrew, Russell, Stormont, Grenville, Lanark.Leeda, Prescott bu dans le District de Nipissing au sud de la rividre Mattawa (cxcluant les Cantons de Ferris et de Bonfield).dans les Districts de Kortora,-d£ la Rivière à la Pluie ou de la Baie du Tonnerre.QUÉBEC-Au Registraire sous la Loi du Service Militaire.1917, Montréal, s'ils résident dans les Comtés de J ques-Cartier, 1% Chateaüguay, Huntingdon, Lapreirif, Argenteuil,
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