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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 7 juillet 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1923-07-07, Collections de BAnQ.

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[" VOL.II \u2014 No 27 Rédaction: 162 rue Saint-Denis Chambres 300 - 301 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 Abonnements par là Poste Canada Etranger Unan.$250 $3.50 Six mois .1.50 1.75 Directeur: ROGER MAILLET \u2026 Pp MONTREAL, SAMEDI, 7 JUILLET 1923 CONTRE TOUS LES ABUS ET TOUTES LES We i Lal * INIQUITES Le Numéro: CINQ SOUS LE PRIX DE LA VICTOIRE En 1923 Pour le chef de famille de six personnes, c\u2019est 336 dollars que coûtera, cette année, en impôts fédéraux seulement, le plaisir d\u2019être Canadien.On paie, semble-til, moins cher en Allemagne ! Journal d'avant-garde sous le régime - des vendus! S\u2019il existe quelquefois pour l\u2019individu cette chose que Bataille appelle la \u201clégende insurmon+ table\u201d, le mensonge que rien*e saurait démolir, le chiendent de la fiction, ce \u201cpain des forts\u201d, cette calomnie qui s'attaque aux vivants et qui obnubile fatalement l\u2019esprit le plus impartial quand il s\u2019agit de juger un contemporain, on peut tirer, en revanche, à l\u2019aide d\u2019une multitude de preuve fragiles, de la myriade des petits faits quotidiens qui composent la vie, de circonstances difficiles à expliquer, voire de cas fortuits, on peut tirer des conclusions irréfutables quand il s'agira de juger un parti, un mouvement ou un régime, C\u2019est ainsi que le discrédit croissant qui entoure notre régime parlementaire, le mépris qui s'élève contre la majorité de nos hommes politiques est fondé, et bien fondé.Sans doute, bien peu de gens se rendent compte des trocs, des marchandages et de l\u2019exploitation: On ne voit pas l'argent passer de mains à mains, on perçoit mal les murmures de la coulisse, mais l'attitude de nos groupes politiques, l\u2019atmosphère qui règne autour des chambres, le ton de la presse, le sentiment populaire révèlent d'esprit de corruption qui sévit dans la direction des affaires du pays aussi bien que les nuages de fumée dense indiquent aux citadins une conflagration invisible de nos forêts.Comme le faisait dernièrement remarquer \u2014 à la stupéfaction générale\u2014le Star, tout le monde aujourd\u2019hui sait que si nous avons un milliard de plus à notre dette nous le devons aux \u2018\u2018ententes corruptrices re'atives à des subventions et des endossements d\u2019Etat\u201d, avec la complicité des deux partis politiques à Ottawa.Nul n\u2019a le droit d\u2019ignorer que chaque fois que l'Etat versait un million, au trésor de certain \u201cchemin de fer toujours en quéte de subsides, une part allait aux fonds électoraux des deux partis.\u201d _.L\u2019hon.Paradis, défenseur attitré des politiciens, a oublié, on ne sait pourquoi, de relever les propes du Star.- Les faits sont pourtant clairs: pendant de nombreuses années, le pays fut administré, non pas en vue de l'intérêt géné al, mai pour le bénéfice personnel de MM.Mackenzie et Mann, qui consentaient à donner quelques pourboires à nos \u201cnobles\u201d, \u201céclairés\u201d, \u201cdésintéressés\u201d, \u201cintelligents\u201d, \u201chonnêtes\u201d et \u201cpatriotes\u201d gouvernants.Que le Canada ne soit pas en banqueroute, maïgré la meilleure volonté de ces bons apôtres, tient tout simplement du prodige et témoigne des qualités et des ressources du peuple canadien.Rien.hélas! ne nous autorise à croire que les choses vont changer en l\u2019an du Seigneur 1923.-, En effet, la session qui vient de se terminer à Ottawa démontre encore une fois l\u2019impuissance du régime à tirer le pays d\u2019un abime de dettes effarantes où nous ont plongés les administrations tant libérales que conservatrices dont, en définitive, le régime actuel est solidaire.; Aux problèmes tels que ceux du chômage, des émeutes ouvrières, il n'apporte que des velléités de solutions._.Pour le charbon, nous verrons l'hiver prochain ce qu\u2019a pu faire le gouvernement, La loi des faillites restera une.faillite lamentable, tout comme cette fameuse loi contre les combines.Dans un pays qui a réservé un Si doux sort aux profiteurs et aux mercantis de la guerre, on peut affirmer sans crainte que les trustards ne seront point, \u2014 et pour cause \u2014 dérangés.Du reste, la plupart des lois nouvelles semblent faites pour jeter de la poudre aux yeux de 1 électeur ou protéger les puissantes coteries privees.Si le gouvernement a augmenté le tarif sur leg raisins, nous éprouvons le considérable plaisir de constater qu\u2019il a baissé l\u2019impôt sur les bonbons; s'il a dédaigné de remanier, comme il devait le faire, la loi de l'impôt sur le revenu, notons qu\u2019il a interdit la fabrication de l\u2019oléomargarine! Quant aux grandes questions, quant aux idées générales, peu ou pas ! et quant à M.Macken zie King, il a déçu profondément ses admirateurs.Son manque de fermeté à l'égard du clan tory, qui souille le vocable du libéralisme, ses acrobaties sur le fil de fer du pouvoir, ses réticences devant les questions aussi vitales que celles du libre- échange ou de la participation impéria.e ont atténué grandement l\u2019éclat de son auréole.Sir Lomer n'aura pas à sortir de couteau de sa poche, c\u2019est M.King en personne qu'il mettra dans sa poche.Bref, la dernière session fut d\u2019une désespérante nullité, nonobstant les très graves mniaise- ries adornées du paraphe au noble Fernand Rin- fret dans son journal le Canada, journal qu\u2019on lit de moins en moins.; Bien que les Mackenzie et Mann ne se montrent plus derrière le théâtre politique, le peuple s'aperçoit que nous avons toujours a la téte du pays un véritable gouvernement de classe, la classe politico-phynancière, recrutée parmi les baise- la-piastre, avocats, journalistes, marchands, industriels.etc., sous la haute férule des quatre ou cing puissances d'argent qui dominent et ont presque toujours dominé depuig la Confédération notre système politique.Croit-on que la comédie puisse durer bien longtemps?Ya-t-ilun remède contre une politique qui, sous prétexte d\u2019\u2018\u2019ordre public , d\u2019\u201cintérêt national\u201d ou d\u2019\u201cimmanente justice\u201d sert quelques favoris, quelques exploiteurs, quelques politiciens d'affaires, au détriment de la masse et conduit \u2014 toute l\u2019Histoire le prouve\u2014au chaos, à la banqueroute et à l\u2019anarchie?C\u2019est ce que nous verrons chaine.Roger MAILLET.\u2018 i la semaine pro- BILLET DU SAMEDI || À LES POISSONS MORTS * La vue de quelques morts qui flottent à la dérive sur la rivière Richelieu, m'\u2019inspira certaines réflexions sur la gloire.Un soleil flamboyant attiédissait le ruban d\u2019eau claire qui glisse entre les îles d\u2019émeraude: l'atmosphère vibrait sous Ia chaleur; les rayons tapaient drus desséchant l\u2019eau au fond de la chaloupe, grillant mon dos sous la chemise légère et, transperçant l'onde, devaient ranimer la vie des plantes sous-marines et attirer à la surface les corps gonflés des poissons morts.L'eau, je devrais l'avoir dit, était transparente et je me trouvais au-dessus d\u2019un cimetière de poissons morts.Sur le sable fin, entre des haies longues herbes, s\u2019alignaient les dépouilles mortelles de plusieurs spécimens de la gent aquatique.De temps à autre, la forme effilée d\u2019un pauvre poisson mort s'élevait lentement entre les lianes jusqu'à la surface pour filer ensuite avec le courant.Et ceci m'a rappelé certain concours institué par une revue remplie des meilleures intentions, car, chose bizarre, ce n\u2019étaient pas les gros poissons que le soleil attirait mais bien ce qui, aux yeux ordinaires, apparaît comme le menu fretin.Cette petite \u2018\u2018perchaude\u201d, quasi momifiée malgré le séjour humide, montait allègrement au ras de la rivière tandis que tel gros brochet vorace, la panse semblaient scellé au fond de l'eau.Cette petite \u201cperchaude\u201d me faisait penser à Nelli- jour, mort à vingt ans cependant que le brochet me rappelait Médéric Martin.Ce brochet, me, disais-je, a mené grand train durant sa vie, pourtant i] demeurera au fond de la rivière, oublié, inexistant alors que l\u2019humble \u2018perchaude\u201d, entraînée par le courant de la gloire rénaîtra d\u2019une vie nouvelle.Et qui se souvient aujourd\u2019hui des épais bourgeois, des fausses gloires et des coqs de village qui florissaient à l'époque où les Pascal, les Newton ,lez Shakespeare ou les Baudelaire devaient fatalement être considérés comme des \u201cminus habens\u2019?J'oubliais d'ajouter que les brochets s\u2019en moquent et préfèrent manger et donc rester au fond.Ceci est leur affaire et non la nôtre.Toutefois, en attendant qu\u2019ils meurent, les brochets sont bien encombrants et infestent la rivière.tuméfiée, JEREMIE FASOL.gdh Questions actuelles | PATIENCE ! On a toujours crié haro sur le baudet.De nos jours, c\u2019est à la démocratie que l\u2019on s\u2019en prend, Au Canada, des esprits chagrins se soulagent souvent au moyen des expressions suivantes: C\u2019est beau la démocratie! C\u2019est joli la démocratie! Nous sommes en démocratie ! Et si, d\u2019un côté, les candidats Lattus \u2014 je dois être une exception \u2014 se font particuliere- ment remarquer pour leur dégoût du populaire, pour la répulsion que leur inspire le suffrage uri- verse), il y a des hommes d\u2019élite qui ne ratent pas une occasion de répéter: \u2018Le peuple a le gouvernement qu\u2019il mérite!\u201d J\u2019ignore si Léon Bloy a fait l\u2019exégèse de ce leu commun.A mon humble avis, le peuple a le gouvernement qu\u2019il mérite lorsque ce gouvernement est bon.Si le peuple est conduit par un mauvais gouvernement, le peuple ne mérite pas plus sa disgrâce qu\u2019un aveugle ne mérite, par son infirmité, de choir dans un précipice.Démos est encore le grand enfant terrible que la Révolution Française ne fait que réveiller.Mais il faut croire à Démos, à la bonté et à la justice humaine.La démocratie a ses exploiteurs attitrés, ses pirates professionnels, soit ! Cent vingt-cinq ans ne peuvent changer le fond de notre terrestre nature.Il nous faut subir l\u2019atavisme des quarante rois que le M.Philippe (No 8) devrait, (selon l\u2019aspirant Mussolini français Daudet) remplacer.SUR L\u2019AFFAIRE DELORME FF Parmi les torrents d\u2019encre et les tempêtes de potins que suscitent l\u2019affaire Delorme, nous avons cru intéressant de recueillir cette opinion pour le moins inédite : Si par hasard Delorme est déclaré coupable qu\u2019on lui donne immédiatement sa liberté, qu\u2019on l\u2019abandonne au remords.Dieu a bien pardonné aux hommes, pourquoi les hommes ne pardonne- raient-ils pas?Ainsi parle le Messager de Lewiston (Maine, E.-U.) Voilà, certes, une pensée très charitable, humanitaire et philanthropique.Seulement, la chose nous paraît difficilement applicable surtout depuis que le ministre de la Justice a laissé pendre une femme, \u2014 une Italienne, sans doute \u2014 il y a quelques semaines.D'autre part, avant de vouloir transformer ja remords en expiation légale, il faudrait établir l\u2019existence du remords ! Et ceci encore peut nous mener très loin.(swite à la dernière page) OUI, ON SE LE DEMANDE ET L\u2019ON VOUS LE DEMANDE, AUSSI, M.SIMARD ! M.Larivière ayant juré que la KOMMISSION DES LIKEURS faisait du \u201cboot-leg- ging\u201d non pas à la caisse, non pas au camion, non pas au wagon, MAIS A LA \u201cBARGE\u201d, on se demande comment il se fait que le dit M.Larivière n\u2019est pas autrement inquiété.Est-ce parce que M.Larivière aurait fait lui-même saisir la dite \u201cBARGE\u201d?C\u2019est ce que l\u2019on se demande tous les jours et c\u2019est ce que l\u2019on demande surtout à M.Simard.M.Simard croit-il que le public, encore qu\u2019habitué à avaler des pilules, consentira à avaler une BARGE ?pendant la guerre alors que .Le Cahier de Polémarque.LA VERITE, POISON MORTEL Le docteur House, du Texas, a découvert un sérum dit scopolamine, destiné à tuer le virus du mensonge et de l\u2019erreur.Une simple injection de ce liquide merveilleux cégage le subconscient de la personnalité et le patient se met immédiatement à confesser la vérité.Quelle découverte appelée sans doute à révolutionner le monde! La Science mérite bien sa majuscule, car elle pénètre dans un domaine qui jusqu'à présent lui avait été scellé : la.conscience, nom vulgarisé du subconscient, De Maistre dirait qu\u2019on a trouvé moyen d\u2019endormir !a bête pour libérer l\u2019âÂme, belle invention, sans doute, qui rend, ne fut-ce que durant une heure, l\u2019homme à lui-même.Mais l\u2019on se demande si l\u2019on peut anesthésier ce double de notre nature, pourquoi ne pas le paralyser à jamais et le mettre dans l\u2019impossibilité d\u2019entrer en perpétuelle contradiction avec la partie la moins élevée de notre individualité?Nous en avons assez de cette dualité avec laquelle nous sommes aux prises depuis toujours.Nous voulons et nous ne voulons pas, Nos aspirations généreuses sont contredites par des suggestions contraires, Au moment où nous allons nous épancher dans le coeur qui s\u2019offre à nous, une force invincible retient l\u2019aveu sur nos lèvres.Notre désir d\u2019émancipation est combattu par des voix souraes venues des profondeurs de notre être qu: nous crie: Reste enchaîné à ton rocher, ô Sysyphe, c\u2019est ton sort! Il faut que l\u2019un cède la place à l\u2019autre, que nous ne soyions que des brutes ou que de purs esprits.Nous sommes tous des dieux crucifiés au gibet de l\u2019ignominie.Combien de femmes restent innocentes dans le vice, alors que des vierges sont hantées par des succubes de l'inconscient! Ah! s\u2019il est un sérum pour d rufre l'illusion, cause de nos maux, hâtors-nous de l\u2019inoculer à l'humanité qui fait peau neuve sans réussir à se dédoub\u2019er.Mais c\u2019est ça, cette tunique de Nessus qui s\u2019attache à notre chair et dont on ne peut se débarrasser qu\u2019en mettant notre squelete à nu.Nous nous mouvons dans le faux comme un poisson dans l\u2019eau, Il est si bien confnndu avec le vrai que nous ne pouvons les démêls- l\u2019un de l\u2019autre.Telle qui se croit chrétienne dévore son prochain avec l\u2019idée qu\u2019ellefaituneaction méritoire et telle boud- histe rend le mal pour le bien en vertu d\u2019un principe dont elle nie l'existence.Celui-la se dit libéral, alors qu\u2019il est conservateur à tous crins, et | le tory qui combat la superstition, réclame l\u2019instruction obligatoire, est persuadé qu\u2019il appartient toujours au parti de sir John Macdonald, C\u2019est dans un pays d\u2019hypocrisie comme le nôtre que la scopolamine opérera des prodiges.Qu\u2019on s\u2019empresse de retenir tout ce que le Dr House a au fond de ses cornues, Il s'agit de remettre à l\u2019endroit tous les capots tournés à l\u2019envers, Dans cette Babel, ce n\u2019est pas seulement la confusion des esprits, mais celle du conscient e du subconscient qui règne.Les gens ne sont honnêtes que lorsqu\u2019ils dorment.Ils ne disent ce qu\u2019ils pensent que Torsqu'ils sont gris, In vino veritas, Ils ne montrent leur véritable état d\u2019âme que s'ils sont pris par surprise.Nous ne reconnaissons plus les francs-maçons des dévots, ni les gens vertueux des fanfarons du vice; les justes sont ceux qui savent ajourner leur vengeance et l\u2019on voit dans les méchants un fond insoupçonné de mansuétude et de justice.C'est le chaos dans les consciences et l\u2019anarchie dans les âmes.Ce Dr House sera béni entre tous les hommes g\u2019il arrive à coordonner ces éléments qui depuis nos origines se dressent les uns contre les autres, à séparer la lumière des ténèbres qui finissent par l\u2019absorber.Avant peu, chacun sera muni de sa petite seringue hypodermique, et avant de bâc'er une transaction ou d\u2019engager sa vie à la bien-aimée de son coeur, il lui fera une piqûre de scopolamine et connaîtra la pensée de derrière la tête du financier ou de la belle; mais qui sait si encore une fois nous ne serons pas punis d\u2019avoir mangé le fruit de l\u2019arbre de la science du bien et du mal, quand les monstres n'auront plus figure humaine et qu\u2019ils nous apparaîtront dans leur affreuse réalité.; Nous en viendrons \u2014 parce que nous ne sommes jamais contents de ce que nous avons \u2014 à pleurer le mensonge qui nous donnait au moins quelques instants d\u2019un bonheur fugitif, mais pour cela si précieux, Les âmes sont peut-être femmes, e'les ne dissimulent que leur disgrâce, laissant deviner ce qu\u2019elles cachent.En sorte qu\u2019en tuant le mensonge, nous tuerons en même temps la poésie et l\u2019amour.Hein! elle nous aura bien, servis, cette Science, en nous révélant l\u2019animalité de notre nature qui grimace toujours sous la convention, l\u2019artifice, le sourire! C\u2019en sera fait du scepticisme, du doute même! Toujours devant soi l\u2019horrible certitude, oh! comme alors la mort nous sera douce.Les mandats-poste et les colis postaux Les bureaux de poste invitent le public à se servir plus fréquemment des mandats-poste qui sont, rappellent- ils, valables dans le monde entier.It serait possible, en effet, de développer l'usage du mandat-poste si les frais d\u2019envoi par cette voie n'étaient pas plus coûteux que par l'intermédiaire des banques.Pour m\u2019en assurer, cette semaine, j'ai demandé à la poste le coût d'envoi d\u2019une somme de 100 francs à Paris; il m\u2019a été répondu: $6.56 plus 12 cents de frais, soit un total de $6.67 alors qu\u2019une banque me demande seulement $6.50.L'employé de la poste base son chiffre, non sur le cours du jour ou de la veille, comme les banques, mais sur un cours officiel trop peu fréquemment révisé.Il n'y a là rien d'étonnant puisque la Poste est une administration de l\u2019Etat ! Il est de même pour les colis postaux pour l\u2019Europe, qui ne peuvent être recommandés, et qui, par suite n\u2019arrivent jamais à destination.| Qu'on ait supprimé la recommandation des colis la sécurité des transports était moins qu'\u2019aléatoire, c\u2019est parfait, mais depuis novembre 1918 ce service aurait pu être rétabli.Mais la Poste est une administration de l\u2019Etat; la situation des employés, surtout supérieurs, est assurée, il n'est donc pas besoin pour eux de faire du zèle ni de me Atavique Coueis - wn Le plus grand déréglement de l'esprit, a dit Bossuet, c\u2019est de croire les choses telles qu\u2019on veut qu\u2019elles soient et non pas telles qu\u2019on a vu qu\u2019elles sont en effet.Ceci me revenait à l\u2019esprit en, lisant dernièrement, dans un grand journal, une plainte au sujet des salaires ridicu'es des instituteurs et des institutrices: situation provisoire, instable, avec salaire de famine.Salaire! Oui, salaire; on est même tenté de dire gages; et l\u2019on devrait dire: appointements ! Mais depuis trop longtemps nos gouvernants ont permis, soutenu, encouragé le Magnanisme et ont permis de répéter sans cesse ce motto: Honneur à la Province de Québec ! Desseins providentiels ! Car tout est pour le mieux dans la province de Québec.Nos jeunes ingénieurs peuvent gagner, au sortir de l\u2019Eco'e, jusqu\u2019à $15.00 par semaine, soit au port de Montréal, soit dans certaines compagnies privées qui ont le monopole de ce recrutement.Nos docteurs, après très peu d'années de pratique, comprennent la nécessité pour eux d\u2019aller étudier en Europe, Quant à nos avocats, ils sont de naissance des savants \u2018confrères, des talentueux amis, quoiqu\u2019ils fassent en plaidant d\u2019épouvantables fautes de grammaire et méme de francais: Ex.: Ce pont que vous aviez besoin.L\u2019examen pour rire qu'on fait passer aux candidats à l\u2019Eco'e technique nous montre dans toute son horreur la navrante nullité de l\u2019immense majorité des candidats.Les écoles primaires, sans émulation entre elles, sans direction compétente et énergique, s\u2019en vont à la dérive, malgré la comédie burlesque des inspecteurs d'école, lorsque l\u2019instituteur écoeuré songe à quitter son bagne.Mais le refrain : Honneur à la Province de Québec! Desseins providentiels! continue à être dit, crié, écrit, répété de la façon indiquée par Coué, sans y penser, machinalement, et la conviction s\u2019installe dans le cerveau, petit à petit, détruisant la raison et la conscience qui avaient compris le contraire.C\u2019est là notre tare principa'e, tare atavique: ne pas vouloir voir, refuser de se rendre à l\u2019évidence, n\u2019admettre que ce que nous désirons, repousser aveuglément toutes les critiques, mais se plaire étrangement à accepter les louanges tou jours intéressées.Nous avons l'esprit sérieusement déréglé, si nous en croyons Bossuet.LOGIC.M.MACNAB PORTE LA GUERRE EN AFRIQUE \u201cTHE MEN BEHIND\u201d Sous le titre: \u201cThe Men Behind\u201d, M.B.A.MacNab a fait paraitre dans le \u201cGlobe\u201d de Toronto (2-6-23), la lettre suivante: .To the Editor of The Globe: In your recent editor- jal vou asked this question: \u201cCan Mr.Fielding tell us the name of these men?\u201d viz., \u201cthe real men of mystery who got a large part of the nine millions lost by the Merchants\u2019 Bank \u2014 the sellers of pulp and sugar and similar stocks who unloaded their holdings at the height of Montreal's stock speculation frenzy,\u201d to use your expressive words.; There is also equal relevancy in this question : \u201cWhat has become of the case of the Thornton-Davidson firm, liquidators, against the manager, Cameron, so long postponed, and why thus postponed?\u201d That question may well be asked.without trenching upon the merits of the case now subjudice.; The apparent effacement of these charges in such fashion, as we see, in the opinion of many creditors of the bank, given short shrift upon maturity of their obligations; in the judgment of many others, too.as openly expressed here, is might engage the attention of the Minister of Justice, in the same fashion as The Globe's properly suggested ascription of interest in collateral faphion by the Finance Minister.The relations, in a business way, between the bank management and Cameron and his legal advisers are, as yet untapped sources of enlightenment of the public.Here, I think, is a way in which te identify \u2018\u2018the speculators whose stock market operation: were financed by the Merchants Bank, and who as sellers of stock at inflated values actually did pocket the money the bank lost,\u201d as vou say.; Laggard justice, and the smooth or near-violent apologetics of those in authority are hard factors to overcome in this as in many other cases, wherein the general public are justifiably interested, even to the point of indignation, as keen as apparently, futile, when recourse is * stone-walled\u201d in fashion herein complained f.° BRENTON A.MACNAB.PETITES LEGENDES OCEANIENNES \u2018 I UN EMULE DE LA MULE En ce temps-là, dans l'ile heureuse de Pataba, le premier sycophante eut quelques démélés avec le grand hiérophante.Le grand hiérophante, chef des croyances augustes, croyait que le premier ministre empiétait par trop sur ses domaines et vice-versa.I y eut des polémiques acerbes et le premier sycophante y laissa quelques plumes.D'wn caractère très venimeux mais retors, le premier sycophante rentra ses griffes et attendit son heure.Or, il advint que l\u2019un des sous-hiérophantes, ayart été accusé d\u2019un crime infamant, fut appré- | her-dé et traduit devant la justice de l\u2019île de Pa- | taba.Naturellement, on trouva que l'hiérophante devait être fou et on l\u2019enferma à triple tours dans wne cave capitonnée.C'est à ce moment que les élections eurent lieu en l\u2019île heureuse de Pataba.Le grand sycophante souffrit beaucoup dans sa popularité.Il y eut même des gens qui, à cause de ses démélés avec le grard hiérophante votèrent contre le premier sycophante.Et le sous-hiérophante dut reparaître de nouveau devant les tribunaux.Selon toute apparence, les élections lui avaient rendu la raison.Alphorse Daudet ignorait cette anecdote lorsque lui vint l\u2019idée d'écrire: la mule du Pape.XENOPHRASE.se fatiguer les meninges, et comme la fonction crée l\u2019organe, concluez.D.\u2019 (A suivre.) LA FICHE MUNICIPALE TAXES ET LOYERS __ Ainsi, le fait est patent, les propriétés roncières de notre bonne ville de Montréal ne sont pas évaluées à leur valeur réelle, et messieurs les propriétaires paient leurs taxes immobilières sur une approximation nettement inférieure à ce qu\u2019elle devrait être.Pourquoi cette anomalie?Est-ce que certains \u201clopps\u201d de Montréal n\u2019augmentent pas leurs loyers sans scrupules, d'une facon éhontée, aussle tôt qu\u2019ils le peuvent?S\u2019il n\u2019y a pas relation die recte entre la valeur de la psopriété et le taux du loyer, il y a certainement escroquerie de la part des propriétaires, escroquerie légale encore peut- être, mais néanmoins escroquerie envers les locataires qui n\u2019en peuvent mais.Je veux admettre que le propriétaire a droit à un intérêt raisonnable sur son capital placé en immeubles, autant que j'aurais droit à un intérêt sur économies en banque, si j'en avais.Mais, pourquoi le propriétaire a-t-il le droit d\u2019augmenter le taux de son intérêt, c\u2019est-à-dire ses loyers, à 15, 20 et 30 pour cent de la valeur réelle de sa propriété, aussitôt qué les conditions le lui permettent, alors qu\u2019il continue ironiquement à payer sa taxe immobilière sur une approximation nette ment inférieure à la valeur réelle de son immeu- e?Y a-t-il une grande différence de vol entre prêter de l\u2019argent à un taux usuraire et prêter la | jouissance d\u2019un appartement à un taux également usuraire?L\u2019usure se comprendrait mieux dans le premier cas, parce que le capital prêté peut disparaître, tandis que l\u2019appartement prêté ne le peut pas, L\u2019évaluation de la propriété devrait étre établie suivant sa valeur réelle pour une période, disons de 5 ans, et qui diminuerait, si pendant cette période les réparations nécessaires n\u2019y étaient pas faites pour maintenir l\u2019immeuble à sa valeur, et le loyer devrait être proportionnel à la taxe, ou la taxe au loyer.Il est regrettable que M.Bercovitch ait abandonné le projet de loi à ce sujet, qu\u2019il avait conçu dans toute son ardeur de jeune député, Il n\u2019y a rien de révolutionnaire, ce me semble, à vouloir mettre un frein à l\u2019appétit insatiable des propriétaires profiteurs, en établissant une loi de cause à effet entre la taxe immobilière et le loyer.Si, en raison de la loi de l\u2019offre et de la demande, le loyer augmente, il ne doit pas être seul à le faire; la taxe doit augmenter aussi dans la même proportion et la valeur de la propriété suivre cette marche ascendante.N\u2019est-il pas vrai que le montant des loyers d'un immeuble est très sérieusement pris en considération dans toutes les transactions relatives à cet immeuble?Pourquoi le montant des loyers n\u2019aurait-il pas la même importance quand il s\u2019agit des taxes urbaines?Probablement en raison de cet aphorisme populaire que voler la ville n\u2019est pas voler.Il y a dans ce problème des taxes et des loyers que nous venons seulement d\u2019effleurer, du travail sur la planche pour la ligue des locataires si elle voulait s\u2019en donner la peine.Malheureusement elle est toujours en léthargie.LOGIC.Le Canada ajoute quelques millions de plus à =a dette durant 1922-23: C\u2019est ce que M.Fernand appelle réduire la dette du pays ! ¥ à X Le fin diseur de jolis riens appris par coeur de- viendrait-il, lui aussi, menteur ou un illuminé?nHK M.Simard va-t-il nous parler de la fameuse barge à Larivière?Va-t-on employer la scpolamine dans l\u2019affaire Dé- lorme ?x x x \u201c]] n\u2019y a pas lieu de proclamer ici la liberté de la presse\u201d\u2019, aurait écrit un magistrat québecquois, xXxX Parole éminemment libérale, phrase lapidaire, digne pendant pour l\u2019opinion, non moins magistrale, que le fait de parler français à un Anglais, alors que l\u2019on peut s\u2019exprimer en anglais, constitue une provocation ! Enfin, comme bouquet, le tyranneau À.Taschereau affirme qu\u2019il n\u2019a plus confiance au suffrage universel ! R XX Et il se trouve encore des gens pour affirmer que nous sommes en démocratie ! POSE an Sonos Le torysme, la réaction, le conservatisme le plus abject suinte par toutes les pores et tous les porcs de la machine provinciale et rougeâtre.ï ï \u2018 Zuze un peu si nous étions en aristocratie ! ou OR C\u2019est du reste pourquoi tant de libéraux ont passé aux conservateurs durant la dernière élection.Vous verrez qu\u2019à l'instant où le parti libéral se prétendra de \u201cdroit divin\u201d, les bleus nous donneront l\u2019instruction obligatoire et aboliront le conseil] législatif ! LE PRESIDENT EXPULSE DU THEATRE Sait-on qu\u2019il arriva au Président Roosevelt d\u2019être expulsé du théâtre de Boston ?Le Président avait exprimé le désir d'être admis comme membre d'une société secrète de Harvard, et l\u2019une des épreuves qui lui avaient été imposées, à titre d'\u2018initiation\u201d, consistait à s\u2019asseoir au \u201cpoulailler\u201d du théâtre de Boston et à applaudir aussi bruyamment que possible aux moment où l'assistance écoutait dans le plus grand calme.Théodore Roosevelt s'acquitta si bien de sogne qu\u2019un contrôleur dut bientôt le prier aller !\u2026 be- s'en cette de Page 2 LE MATIN, SAMEDI 7 JUILLET 1923 VOL.III \u2014 No 27 LE RECENSEMENT OOIT ÊTRE VEREDIQUE Le président de l'Association des Producteurs de pommes de terre, M.Jos.-E.Parent, de N.-D.du Sacré-Coeur, nous écrit : Monsieur le Rédacteur, M'accorderez-vous l\u2019hospitalité de vos colonnes pour attirer l\u2019attention des producteurs de pommes de terre sur le recensement agricole qui se fait actuellement dans cette province.: A titre de président de cette association, je crois de mon devoir de le faire dans l\u2019unique but dc protéger nos intérêts.Peut-être qu\u2019un bon nombre comme moi-même, à venir jusqu\u2019à cette année, considéraient ce recensement agricole inoffensif.Actuellement, l\u2019on demande l\u2019étendue ensemencée qui servira de base à l\u2019évaluation de la récolte cet automne.Je crois qu\u2019il est de la plus grande importance que l\u2019étendue ensemencée ne soit pas augmentée, car à l\u2019automne, le nombre d\u2019arpents ensemencés sera multiplié par l\u2019évaluation du rendement par arpent, et de cette évaluation dépendront les prix pour la récolte.Que les rapports indiquent que les besoins de la consommation dépassent la production, et le prix ira à la hausse; tous s\u2019empresseront d\u2019acheter depuis le simple consommateur jusqu\u2019au gros commerçant, créeront une bonne demande.Le producteur en face de cette demande retiendra ses produits, ce qui contribuera à la hausse; au contraire, si les rapports démontrent que la production dépasse les besoins, on \u2018'n\u2019achètera qu\u2019au jour le jour et il y aura toujours crainte de la part du commerce, Le producteur n\u2019ayant pas ou peu de demandes, s\u2019empressera à la première offre de vendre et de ce fait, contribuera à baisser les prix, comme il est arrivé l\u2019automne dernier.; Le recensement de l\u2019année dernière nous a-til donné justice?D\u2019après le rapport du Bureau des Statistiques publié *en octobre, la récolte de la Province de Québec était évaluée à 182,890,000 minots, \u2014 celle du Nouveau-Brunswick était de .13,350,000 minots.Les Etats-Unis, ayant une récolte abondante, pouvaient satisfaire amplement à leurs besoins.Onta- (rio, que est ordinairement acheteur, avait un surplus, com- \u201cparé, à 1921, de 5,000,000 de minots, et devait aussi satisfaire faux besoins de sa consommation.Il ne nous restait que le \"marché de notre Province et avec une récolte si abondante, comparée à notre population, qu\u2019il était sûr que la production \u2018dépassait de beaucoup nos besoins, car les Etats-Unis qui s\u2019occupent depuis longtemps de ces recensements, ont établi qu\u2019il Fallait à peu près une moyenne de cinq minots par habitant \u201cpour Ja consommation.En face de ces données, que l\u2019on troyait exactes, le prix des premières expéditions qui était \"de cinquante sous le minot est tombé à trente-cing.Le Nouveau-Brunswiek s\u2019est élancé à l\u2019assaut de nos marchés; de fait, à l\u2019automne, il nous a été impossible de vendre.De notre station de chemin de fer où, en l\u2019année 1921, on avait vingt-deux chars expédiés, au ler novembre l\u2019automne- der- \u2018mier nous n\u2019en avions que deux.Les producteurs du Bas de Québec, à l\u2019encontre des rapports n\u2019avaient qu\u2019une récolte qui Nn\u2019égalait pas la moitié de celle de 1921.Où sont allés nos 82,890,000 minots de patates?Dans quelle partie de la province prenait-on un surplus pour compenser la diminution de production de cette partie-ci et comment se fait-il que le Nou- veau-Brunswick, avec une récolte de 13,350,000 ait pu satisfaire aux besoins de sa population, nous enlever nos marchés et exporter à Cuba.Dans quelles proportions avons-nous aæpprovisionné nos marchés?Il serait, je crois, très important de le savoir.\u2019 | Pour mol, je déclare franchement, avoir été trompé par lees rapports.J\u2019ai vendu dans le temps le plus rigoureux de la (saison au prix de 35 sous le minot, j'ai conseillé de vendre, et He grand nombre a fait comme moi.Il n\u2019y a que ceux qui ne \u2018s'occupent pas de ces rapports qui ont attendu au printemps et vont eu un bon prix.De plus, ceux qui avaient besoin de patates de semence ont retardé à acheter, espérant ou craignant june baisse.Je vends un char pour la semence chaque année, à,un grainetier et ce, depuis une vingtaine d\u2019années.Au temps ordinaire de la vente, je ne puis le faire.Nous n\u2019avons (pas de demande, me dit-il, et je vendis 400 minots de patates \u2018certifiées classées extra No 1 à 35 sous pour la consoramation.Quinze jours après, il m\u2019en était offert $1.00.Grand nombre © demandes pour patates de semence ont dû être refusées dans notre district, faute de ne pouvoir trouver la marchandise lipour les remplir.+ ii Je crois qu\u2019il serait très important de connaître la ma- nfère qu\u2019on a prise pour faire ce recensement.Si, comme j\u2019ai qu dans les journaux, à peu près 60 p.c.seulement ont répondu au questionnaire et si on a pris la moyenne de ce nombre pour \u2018évaluer les autres 40 p.c., je crois que cela est loin de donner Justice, Il est à présumer que le 60 p.c, qui a répondu, est la Partie des cultivateurs qui s\u2019occupent seulement de culture et s\u2019y intéressent, et que la grande majorité des autres sont de ceux qui portent le nom de cultivateurs, ayant une terre, mais s\u2019occupent de bois et autres choses.Leur étendue ensemencée ne peut se comparer aux autres et leur récolte encore moins.Le recensement agricole est certainement une très bonne chose, mais pour qu\u2019il en soit ainsi il faut qu\u2019il soit en état de donner une évaluation exacte.Etant fait pour renseigner le producteur et le commerce, en surélevant la récolte, on travaille à nous nuire, on abaisse les prix injustement et on nous prive de la juste rémunération de notre travail, et je crois que, 8j le producteur n\u2019a pas la garantie d\u2019avoir justice, il ne se prêtera pas longtemps à ce jeu.Il devrait y avoir dans ce bureau quelqu\u2019un pour nous représenter, un vrai producteur Antéressé personnellement et capable de comprendre et de surveiller, nos intérêts.Il ne s\u2019agit pas de figurer avec un rendement surpassant pational provinces, ce qui peut flatter notre amour-propre i national ou faire croire que la classe agricole ayant des récol- es phénoménales est riche et prospère, L'agriculture souffre \u2018et æ'il fallait que la récolte et que les prix fussent aussi bas que l\u2019année dernière, je crains que le mal empire en de plus \u2018grandes proportions dans notre district.Cultivateurg, sur- veilllons nos intérêts, ne nous reposons pas sur les autre¥ pour le faire, ' | Ce pe JOS.-E.PARENT.+ pu\u2014 TOUJOURS LA La maison Versailles - Vidricaire - Boulais (limitée) souscrit un emprunt de fabrique de $400,000.On lit sous ce titre dans le dernier numéro de la Rente: \u201cLa maison Versailles-Vidricaire- Boulais (limitée) se désintéressait depuis quelque temps des emprunts de collectivités, en vertu de ce principe qu\u2019une race relativement pauvre (nous disons : RELATIVEMENT) doit employer ses capitaux où ils produiront le plus de bien pour tous les intéressés.L'achat qu\u2019elle vient de faire de $400,000 d\u2019obligations de la paroisse-cathé- drale de Chicoutimi, montre que les institutions qui, contrairement à nos municipalités et à nos commissions scolaires, ne reçoivent pas de capitaux anglais, peuvent toujours compter sur elle.\u201d Depuis, en effet, que l\u2019argent s\u2019est fait plus abondant sur le marché des obligations municipales, scolaires et paroissiales, ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019une maison cana- dienne-française se voit adjuger des emprunts de $400,000, La paroisse de St-François-Xavier de Chicoutimi comprend toute la ville avec ses 12,000 habitants.Son emprunt, destiné au paiement d'une nouvelle cathédrale à l\u2019épreuve du feu, est représenté par des obligations de $100, de $500 et de $1,- 000, échéant en série de septembre 1923 à septembre 1949.Il est garanti par une répartition sur des biens d\u2019une valeur totale de plus de sept millions.Il porte intérêt au taux de 5 1-2 p.c.et se souscrit au pair.La maison Versailles-Vidricaire- Boulais (limitée) reçoit les souscriptions par l\u2019entremise de ses correspondants et aux bureaux suivants: MONTREAL, 90, rue S.-Jacques.Tél.: Main 7080.QUEBEC, Immeuble de la Banque Nationale, Tél.: 8620.TROIS-RIVIERES, chez Maurice Gélinas, rue Notre-Dame.Tél: 228.CE QUE RENDENT LES RECOLTES DE GRAIN - (Notes des fermes expérimentales).Nous savons par expérience que beaucoup de cultivateurs ne sèment pas les variétés ou les combinaisons de différentes espèces qui sont les meilleures pour leurs fermes.Il y en a même qui ignorent tout du nom ou de la production de la variété qu\u2019ils emploient, Le cultivateur qui examinerait de plus près les récoltes qui poussent sur sa ferme arriverait vite à douter de la valeur de la variété qu\u2019il cultive et à la soumettre à un essai critique.Il s\u2019arrangerait pour la faire essayer, en: comparaison avec d'autres espèces, soit à la station expérimentale la plus rapprochée de chez lui ou sur sa propre ferme.Ce que le*cultivateur doit cher ?Leg facteurs qui .influencent le rendement, en dehors de lg fertilité du sol et des conditions physiques, sont la force de la paille, la date de la maturité, la résistance à la rouille, le degré de tallage et d\u2019égrenage et le pourcentage de bale et de grains doubles dans le cas de l\u2019avoine.La différence entre les variétés, en ce qui concerne ces caractères pratiques, est souvent très marquée, mais on peutêtre trompé par l\u2019apparence à moins d\u2019y regarder de très près.Beaucoup de cultivateurs par exemple, cultivent de l'avoine qui paraît être grosse et bien\u2019 nourrie et même supérieure à d'autres espèces, moins attrayantes.S'ils examinaient de près quelques grains, ils pourraient trouver que ces grains ne paraissent bien nourris que parce qu\u2019ils ont une balle d\u2019une épaisseur anormale sans aucune valeur pour l\u2019alimentation, De même on pourrait se faire une mauvaise opinion d\u2019une variété en se guidant sur le type d'épi.Par exemple une avoine latérale paraît être plus productive que le type ordinaire de panicule étalé, tandis que l'inverse est généralement le cas, parce que presque toutes nos meilleures variétés sont du dernier recher- type.Les essais réels de produc- la même varité toug les ans, simplement parce qu\u2019ils ne l'ont comparée à d'autres espèces, On ne peut pas compter que le cultivateur occupé fasse des essais continuels tion et un examen soigneux de la | qualité sont les seuls bons guides - | pour déterminer la vraie valeur d\u2019u- U \u2019 ne variété.| n SCrvice Le rendement est le produit de | .bien des facteurs.Si une variété | bancaire dans est sujette a la rouille, le rende- ! .ment sera plus faible.Si la paille | 1 d est faible et si le grain verse beau- - | = mon \u20ac entier coup, ce dernier ne sera pas bien : 7 développé et la production en souf-y Le = , Cette banque avec 572 succursales au Canada et À frira.On aura moins de grain par Ra oh | Terre-Neuve et 110 aux Indes Occidentales, Cuba, Amé- acre et ce grain sera également AV 1%.4 rique Centrale et du Sud, ainsi qu'à Londres, New-York, d'une qualité inférieure.Beaucoup = be a fl Paris, Barcelone et avec ses correspondants dane toutes ., so = J = abs, de cultivateurs continuent à semer roel 9 3 mg == jamais les parties du monde, offre au public un service wancairs PES direct dans tous les centres financiers et commerciaux._ pe 1h14 + - - >\u201d - | He Aig Nous vous invitons a consulter nos gérants, qui se feront = et un plaisir de placer toutes nos facilités à votre disposie tion.de variétés, et cependant il agirait bien en essayant lui-même, tousles deux ou trois ans, quelques-unes des variétés qui paraissent les premières sur la liste de celles qui sont approuvéey à la station expérimentale la plus près de chez lui.Il n\u2019oublie pas cependant que les conditions de sa ferme peuvent être bien différentes de celles de la station expérimentale, qu\u2019il peut fort bien se faire que les espèces qui ne viennent pas en tête de la liste sur la station soient facilement les plus productives sur sa propre ferme.On peut généraleent se procurer de la semence de la variété qui semble être la meilleure en s\u2019adressant à l'Association Cänadienne des Producteurs de Semence, une organisation qui écoule une bonne partie de la semence distribuée par leg fermes expérimentales et les collèges d\u2019agriculture du Canada, de même que la progéniture de cette semence produite par ses membres.L.H, NEWMAN, Céréaliste du Dominion.\u2018 MERCURE DE FRANCE NO DU 15 JUIN Gabriel Brunet: Pascal poète ; Paul Escoude: L'Amour selon M.de Porto-Riche; Gilbert Lély, Aréthu- se ou Elégies, poésies; L.Chestoff, Les Favoris et les Déshérités de l'Histoire, Descartes et Spinoza ; C.J.Gignoux, La Politique des Gages; René de Weck, Jeunesse de Quelques-uns, roman (II).REVUE DE LA QUINZAINE.\u2014 Emile Magne, Littérature; Rachilde, Leg Romans; Henri Bérauld, Théâtre; Henri Mazel, Science sociale; Charles Merki, Voyages; Carl si- ger, Questions coloniales; R.de Bury, Les Journaux; Jean Marnold, Musique; Gustave Kahn, Art; Auguste Marguillier, Musées et Collections; Pierre Dufay, Notes et Documents d\u2019Histoire; Henry D.| Davray, Lettres anglaises; Philéas Lebesgue, Lettres portugaises; J.W.Bienstock, Lettres russes; Divers, Bibliographie politique ; A.l\u2019Etranger, Palestine; Léon Roux, Variétés; Jacques Daurelle, Art ancien et curiosité; Mercyre, Publications récentes; Echos; Table des Sommaires du Tome CLXIV, Les meilleures comparaisons de 1922 Frank J.Wilstach, auteur d\u2019un \u201cDictionnaire des Comparaisong (\u201cDictionary of smiles\u2019\u2019), publie le relevé de celles qui lui ont paru piquantes ou lapidaires dans les livres parus en 1922.En voici quelques spécimens: \u201cL'esprit humain doit être comme un bon hôtel: ouvert toute l\u2019année,\u201d (William Lyon Phelps.) \u201cLes pieds aussi chauds que le bras de fer d\u2019une pompe, un midi de juillet.\u201d (Frederick O\u2019Brien.) \u201cCe qu'il éprouvait ressemblait aux symptômes décrits sur une fiole de produits pharmaceutiques.\u201d (George Ade.) Mais nous avons particulièrement goûté cette \u201cperle\u201d de Gordon Arthur Smith: \u201cGrave, mais satisfait, comme un Tr veuf\u201d pa ! wh Fgh dits 2 D'UN OCÉAN À L'AUTRE Au Canada s\u2019est développé un des plus beaux systèmes d\u2019affaires de banque qu\u2019il y ait au monde.Pendant plus d\u2019un siècle, par les bons et par les mauvais jours, la Banque de Montréal a constamment fait sa part, pour en faciliter le développement.Grâce à ses centaines de sif£cursales, situées dans toutes les parties du Canada, la Banque met à la portée des hommes d\u2019affaires de toute catégorie, des facilités bancaires complètes et une coopération financière dans laquelle on peut avoir toute confiance.BANQUE DE MONTRÉAL Fondée il y a plus de 100 ans.Il y a 37 SUCCURSALES à MONTREAL et dans les environs, So i.Loe Service Jour et Nuit.COMPAGNIE CANADIENNE-FRANCAISE DE TAXI-AUTOS Appelez PLATEAU 920 Chars Bleus avec Taximètre GIROUARD TAXI SERVICE LIMITÉE BUREAU ET GARAGE 314, RUE CLARK Limousines et Routières, ra he SHEL - 1 or i | my LA BANQUE ROYALE DU CANADA | 447-449, STE-CATHERINE EST, «= Vous obtiendrez toufours: Ya meilleure qualité, le servied le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les pris courants du marché, en faisant#vos achats chez 3 \u2014 Srères LE MAGASIN DU PEUPLE MONTREAR \u2014 Restaurant Francais DEPUIS ter JUIN TABLE D\u2019HOTE servie chez Kerhulu & Odiau LIMITEE 172-184 RUE ST-DENIS LUNCH, 60c.Vin ou bière compris.DINER, 75c.Aussi à la carte, Vins et Bières de choix.eh ñ 4 [IE ST Contre la Concurrence N\u2019oubliez pas que c\u2019est surtout en temps de crise que le commerçant qui lutte doit penser à la publicité pour se défendre contre la concurrence et forcer la vente en stimulant les besoins.Si vous voulez avoir une publicité réellement agissante, qui \u201cvende\u201d, faites de la publicité dans LE MATIN UN JOURNAL QUI EST LU PAR TOUS CEUX QUI SAVENT LIRE.RA HHH HTT Ce que tout le monde doit lire.LASANTE PAR LES PRODUITS DE LA FERME PAR AURELE NADEAU, M.D.(L\u2019auteur de \u201cla grande erreur du pain blanc\u201d) NE MANQUEZ PAS DE VOUS PROCURER CE PRECIEUX PETIT LIVRE EN VOUS ADRES.DEPARTEMENI DE PUBLICA.MINISTERE DE SANT AU: TIONS, L'AGRICULTURE, QUEBEC.DITES-LE A VOS AMIS QUI SQUF.FRENT DU MAL QUI EN CAUSE TANT D\u2019AUTRES.et le livre ne vous coutera rien et vaut son pesant d\u2019or! L\u2019ART DE SE BIEN PORTER La santé, par les produits de la ferme par AURELE NADEAU, M.D.(Suite.) Pour revenir à la valeur nourrissante des légumes et des fruits, il ne faut pas oublier qu\u2019il y a fagots et fagots.Sels minéraux et éléments nutritifs (fécule\u2014 albumine\u2014graissc), ne se jugent pas par la seule formule chimique ni par le pouvoir d\u2019engendrer des calories, Un aliment peut être doué d\u2019un grand pouvoir ou potentiel nutritif et n\u2019être pas moins de fort maigre valeur alimentaire.C\u2019est parce qu\u2019il n\u2019a pas ou peu de ces précieuses et indispensables vitamines qui le rendent assimilable, autrement dit profitable.Ce sont les sels vitali- sés et les vitamines proprement dites qui déterminent sa valeur alimentaire.Les théories exclusives de l\u2019isodyamie (1) des aliments et de la valeur calorigène n\u2019éclairaient donc qu\u2019une face de la question.Quelques exemples.On se rappelle le tapage fait par les Pontifes de la \u201ccalorie\u201d autour de la \u201csaccharine.\u201d Cet aliment (2) sucré extrait de Ia houille (!), mais qui n'a aucune parenté avec le sucre, pas plus que le salicylate de soude, autre produit à goût sucré, cette saccharine devait révolutionner le monde comme aliment pouvant subvenir à tous les besoins.Elle devait réduire à si peu le pénible ravitaillement des armées \u2014 Plus de famines désormais, nulle part.Une farce qui n\u2019a pas eu de lendemain, Et l\u2019albumine \u2018\u2018somatose\u201d, la viande des laboratoires, qui devait fermer les abattoirs ?.Chicago est encore debout.Et ce remède à tous les maux, J\u2019alcool ?C 2\u2019 H 6 O.! Deux de carbone, six d'hydrogène, les deux prototypes du combustible, quel appoint pour le four humain! Et l\u2019oxygène, comme comburant, quelle étincelle ! ! Tous ces combustibles n\u2019ont fait merveille que pour brûler les doigts des savants qui s\u2019écartent des sentiers de la nature.L'organisme humain four à calories, c\u2019est une chose, mais il y a autre chose, c\u2019est-à-dire que pour incorporer à notre organisme (assimiler) ce qui fait la force chimique, matérielle et nutritive d\u2019un aliment, il faut les principés de vitalité qui confèrent la digestibilité et l\u2019assimilation: vitamines et sels vitalisés, Et pour les avoir, il faut recourir aux végétaux comestibles qui, plus que toutes les autres sources d\u2019alimentation, renferment les trois principaux groupes de vitamines : I\u2014La vitamine A (facteur de croissance).I1.\u2014L vitamine B (facteur d\u2019assimilation et d\u2019équilibre).IIL\u2014La vitamine C (anti-scorbutive, préventive de scorbut et autres maladies de nutrition de la même famille).La deuxième variété, la vitamine B, est de beaucoup la plus importante, Elle se trouve surtout dans les fruits, les légumes, les céréales et les légumineuses (pois, fèves, lentilles, haricots) et surtout dans leur tunique externe et le germe ou embryon, C\u2019est dire que plus on avance dans l'étude des vitamines qui nous a élucidé tant de problèmes obscurs jusqu'ici, plus on assiste au triomphe de la médecine naturaliste, des végétariens et des partisans du pain naturel.Et si cette vitamine B, la vitamine primordiale, fait son \u201chabitat\u201d\u2019 de prédilection dans la tunique externe et le germe des céréales, on voit combien ont raison ceux qui ne se sont pas contentés du pain à 85 p.c., mais ont vite évolué vers le 100 pour cent.Ce qui confirme encore cette manière d'agir, c\u2019est qu\u2019aucune des trois vitamines ne se trouw dans l'amende (ou réserve amylacée et azotée) des légumineuses et des céréales.A telle enseigne que, si la fameuse expérience de Magendie se recommençait, les chiens qui mouraient au bout de 40 à 50 jours avec le régime exclusif du pain blanc, résisteraient bien moins.Aujourd\u2019hui on croit que cette résistance de 40 à 50 jours était due au fait que \u2018es animaux en expérience bénéficiaient des réserves de vitamines antérieures au début de l\u2019expérimentation.A la lueur des idées actuelles, on croit que, si préalablement à l\u2019expérience refaite, on soumettait les chiens à 8 ou 10 jours de régime généreux mais privé de vitamines, le pain blanc en aurait raison beaucoup plus vite.Tout cela paraît une forte digression mais pas en réalité, comme nous allons voir.Ca se rattache à une autre objection qui nous vient des partisans du pain naturel, Ceux-ci enthousiasmés par les bienfaits du vrai pain lui rattachent toutes leurs bonnes fortunes et déclarent, eux aussi, qu\u2019ils peuvent se passer de végétaux.\u201cIl n\u2019y a pas de constipés chez nous, disent- ils, depuis que notre meunerie-boulangerie \u201cnous permet de ne jamais manquer de pain complet.\u201d Il faut savoir interpréter les faits et adapter les théories à ces faits.En thèse générale, on ne saurait prétendre que la cellulose (le son) du pain complet (100 pour cent) soit suffisante pour guérir la constipation même de gravité moyenne.Ceux qui, avant le pain naturel, mangeaient peu ou point de végétaux (non dénaturés, j'entends), faisaient de la constipation par carence de vitamine B et de sels vitalisés.Le pain à 100 pour cent, leur apportant ces modificateurs de digestion et d\u2019assimilation, le relèvement de la tonicité générale de l\u2019organisme leur a valu cet accroissement de tonicité intestinale.Le pain complet est donc ici un remède indirect.Il est loin d\u2019être suffisant dans les constipations anciennes et graves.Même si on avait raison, ce serait un des rares cas où \u201cla vérité toujours bonne n\u2019est pas toujours bonne & dire.\u201d Au fait, celui qui au moyen d\u2019une vérité, écarterait nos routiniers des radieuses plate-bandes des aliments végétaux, aurait fait une mauvaise action.Pourquoi cet exc\u2018usivisme qui dépare et gâte tant de belles choses?Pourquoi cette seule corde à l'arc?Pourquoi limiter ses sources d'approvi- slonnement?L\u2019ennui et le dégoût résultent vite de l\u2019uniformité.Pourquoi cette apothéose du saint du jour au détriment des autres ?Pourquoi tant tirer la couverte de son côté, parce qu\u2019on a \u201cdécouvert\u201d quatre à cinq cas d\u2019exception, qu\u2019on a le tort de vouloir généraliser à l'encontre de tout?Pourquoi cesser de marcher sous prétexte qu\u2019i! y a des véhicules ?Pourquoi ne pas se planter au régime exclusif du lait?du pain à cent pour cent ?des fruits oleagineux?.sous prétexte que ce sont des aliments complets ?En outre, autant c\u2019est facile, tous les jours, de se procurer fruits et légumes chez l'épicier du coin, si non dans sa cave et son jardin ou san caveau d\u2019hiver, autant le pain naturel, en ce pays, souffre violence.Je comprends trop tout !e mérite des citoyens de Beauce, de Beauport et d\u2019ailleurs, qui ont voulu, par tous les moyens, se procurer du vrai pain (2) et échapper aux \u201cspécialités noires\u201d destinées à écoeurer le public.(3) Le choix et le transport d\u2019un bon blé, l'organisation d\u2019une meunerie-boulangerie dispendieu-4 se, ça s\u2019est fait par des corporations dirigées par des hommes de progrès, par des particuliers même, mais ça ne s\u2019improvise pas comme l\u2019achat des fruits et des légumes.Moi, je ne mange riew de tout cela, et mon intestin est régulier.C'est possible, Parce que la plupart des moutons sont blancs, nul ne soutient que les moutons noirs ne sont pas des moutons.Si le système prôné ici est utile aux constipés, personne n\u2019a jamais prétendu qu'il soit indispensable à quiconque veut tenir la constipation à distance respectueuse.Il y en a qui ont reçu du ciel une vigueur intestinale extraordinaire et qui font énormément avec peu.Des végétaux, il en faut toujours, et d'autant plus que la nécessité s'en fait sentir davantage.Il arrive même que certaines personnes qui ne mangent que de la viande, des sucrages, -des épices, et ne boivent que du thé très fort, ne sont pas du tout constipées.On voit souvent des gens qui ne savent pas nager et qui tombent dans plusieurs brasses d\u2019eau sans se noyer.Ceux qui négligent une importante classe d'aliments, comme les végétaux, impunément en apparence, du moins sans en souffrir dans leur régularité intestinale, personne ne leur garantit qu\u2019il en sera toujours ainsi.Ils s\u2019exposent au danger comme celui qui tombe à l\u2019eau trop souvent.Au moindre rebours subi dans leur santé générale, (1) ces gens-1a contracteront des constipations d\u2019autant plus rebelles, que leurs habitudes antérieures auront été plus repréhensibles, (1) \u201cIsodynamie\u201d veut dire que tous les aliments se valent et sont interchangeabies.Un aliment grossier, indigeste, artificiel, anti-phvsiolo- gique, qui peut émettre 100 calories vaut un aliment naturel susceptible de développer 100 calories?Le chef-d'oeuvre de la création, ne serait qu\u2019une machine, un four, quoi ! (2) On pourra m'\u2019écrire pour plus de détails sur ce qui se fait à Beauport.Ici je n\u2019ai pas le droit de faire de réclame même s\u2019il s'agissait de coopératives, créations si chères, et à juste titre, à nvs gouvernants.: (3) Vulgaires farines blanches de céréales inférieures blutées à l'excès, quelques poignées de son, mélasse ou extrait de malt pour colorer, voilà .|les horreurs qu\u2019on baptise \u201cpain Nadeau.\u201d (A suivre) On peut se procurer GRATUITEMENT ce livre utile en s\u2019adressant au Ministre de l\u2019Agriculture.Québec.Une simple carte postale vous le mettra en mains deux jours après son envoi.\u201d LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE ANGLAIS Bel exemple d'esprit civique EE Sir lan Malcolm, dont on, connaît la belle carrière poli- \u2018jue au Parlement anglais, et qui tut le chef du cabinet, sé.visant autant qu\u2019averti, de Lord Balfour, a bien voulu tracer, bour ie Journal des Débats, ce saisissant portrait de M.Stan- icy Baldwin.On trouvera plaisir à connaître, ainsi pertinemment présenté, l\u2019homme privé, alors qu\u2019on n\u2019a encore fait qu\u2019a- percevolr l'homme public, chez le nouveau premier ministre anglais, \u201cJ\u2019ai moins besoin de vos félicitations que de vos prières.\u201d Telles furent les premières paroles, aussi significatives que sincères, que M.Stanley Baldwin adressa en souriant à la foule qui l\u2019attendait à son retour de Buckingham Palace.Il venait c\u2019y recevoir de Sa Majesté George V le titre avec la haute fonction de premier ministre d'Angleterre.La résidence officielle et demeure traditionnelle où rentrait le premier ministre de la Couronne est une maison d'apparence modeste, mais historique, de Downing Street.Elle est d\u2019ailleurs bien connue d\u2019un très grand nombre d'hommes d\u2019Etat français.Les premiers mots de son nouvel hôte, tels que je viens de les Tapporter, pourraient être écrits en lettres d\u2019or au fronton de la porte d\u2019entrée.Vous aimerez certainement connaître un peu mieux l\u2019homme qui vient d\u2019être porté, par la faveur de son roi et celle de Son pays, au poste élevé où il doit présider aux destipées de la Grande-Bretagne.Je crois pouvoir revendiquer l\u2019honneur de parler de lui, étant son collègue de vieille date à la Chambre des Communes, après avoir été celui de son père, à qui il succéda pour représenter le comté de Worcester au Parlement.Stanley Baldwin est entré au Parlement vojci quine ans, il avait alors quarante ans.C\u2019était un homme blond, de moyenne taille, aux épaules carrées, de belle tenue, le menton volontaire, et avec un sens rare de l'utilité du silence et de humour dans \u2019enceinte du Parlement.Il se fit immédiatement un grand nombre d'amis: mais il n\u2019est que juste d\u2019ajouter qu\u2019il ne fit pleinement apprécier les qualités parlementaires exceptionnelles dont il était doué qu\u2019en 1917 et après qu\u2019il fut nommé président du Board of Trade, dans le ministère de coalition de M.Lloyd George.La plus importante fonction qu\u2019il eut ensuite à remplir fut celle de chancelier de l\u2019Echiquier, Par un mélange de chance et de hautes qualités, il est aujourd'hui premier ministre de la Grande-Bretagne.Je me permets d\u2019ouvrir ici une parenthèse pour établir un parallèle entre M.Stanley Baldwin et son prédécesseur, M.Bonar Law, dont la démission inattendue a suscité les regrets de tous les partis dans le Parlement britannique.La carrière des deux hommes offre, en effet, de frappantes analogies.Tous deux sont conservateurs par tradition et par conviction; tous deux sont naturellement silencieux et de relations sires; tous deux ont appris le commerce avant d'entrer dans la politique.Tout de même que M.Baldwin, M.Bonar Law fut d\u2019abord président du Board of Trade, puis ministre des finances, enfin président du Conseil.Les deux hommes \u20acppartiennent à cette classe de politiciens, qui disparaît rapidement, sur qui les influences et pressions de groupes ou d\u2019amis ont peu de prise et qui fuient la publicité et la réclame comme la peste.L\u2019un et l\u2019autre sont également prompts à prendre une décision, lents à en changer, Ces qualités de stabilité, de sûreté sont d\u2019un prix inestimable aux yeux de ceux qui ont à conduire des négociations avec eux, J'ai donc lieu de croire qu\u2019en ce qui concerne la France vous trouverez peu de différence entre le nouveau premier ministre et son prédécesseur.Et je crois pouvoir ajouter que je serais vraiment surpris si M.Baldwin se mettait jamais lu1- même en, avant comme expert dans les affaires étrangères.Il suivra donc là, je le crois, l\u2019exemp'e ae M.Bonar Law et laissera la p'uyart des questions étrangères à la direction du Fa.reign Office, n\u2019autorisant qu\u2019un minimum d'interventions de la part de Downing Street.Mais, en matiére de commerce et de finances, vous avez certainement déjà remarqué combien est complète la confiance que M.Baldwin (ici encore comme M.Bonar Law) a su inspirer à la ville de Londres, Dans toutes les grandes affaires, et à cause de l\u2019éducation, particulièrement poussée du premier ministre dans cette branche, éducation qui fit de lui un industrie! favorisé par la chance, puis, plus tard, qui se continua au Board of Trade, c\u2019est à juste titre qu\u2019il est aujourd\u2019hui reconnu comme un expert.Dans ses relations avec Jes hommes, M.Baldwin est ferme, courtois, et connaît à merveille l\u2019art de persuader.Il peut gagner son procès: il ne criera jamais sa victoire par-dessus les toits.1] pourra perdre son procès: tous ses amis lui resteront.Tel se montre l\u2019homme avec qui les hommes d'Etat français noueront bientôt des relations étroites.J'ai lieu de penser que la droiture de son caractère ainsi que le charme particulier qui semble émaner de son accueil, auront vite fait de gagner vos sympathies, d\u2019autan plus que M.Baldwin aime la France autant qu\u2019il l\u2019'admire.Le premier ministre est aussi séduisant dans sa vie privée que dans sa carrière publique.(\u201cest le type du gentleman anglais qui a connu la discipline britannique du grand college de Harrow, puis de Université le Cambridge; c\u2019est l\u2019Anglais de vaste culture, qui aime la littérature et les beaux-arts, \u2014 on sait que M.Baldwin est le très digne cousin de Rudyard Kipling et le propre neveu de Frirne Jones, \u2014 c\u2019est, enfin le gentleman anglais qui a passé sa première enfance au milieu des paysages de la campagne an- srlaise, et qui a toujours éprouvé une sympathie sans borne pour ses compagnons moins fortunés.Je crois pouvoir prédire que, sous sa direction droite et modeste, les affaires de l\u2019Angleterre se maintiendront toujours en bonne voie, à la fois à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur.M.Baldwin s\u2019est déjà acquis et conservera la confiance du parti conservateur.Ce fut lui, en effet, qui joua le rôle prépondérant dans la scission finale et lorsque, en octobre dernier, ce parti se sépara de M.Lolyd George et de la coalition, préparant ainsi la nomination de M.Bonar Law comme premier ministre.Tous les actes qui ont suivi n\u2019ont fait qu\u2019accroître l\u2019affection et le respect où tout le monde tient aujourd'hui M.Baldwin.Sa récente et heureuse visite auxx Etats Unis, où il réussit à consolider la dette anglaise; l'établissement de son budget, très populaire, voici à peine quelques semaines; son admirable direction à la Chambre des Communes pendant l\u2019absence de M.Bonar law et lorsque celui-ci fut empêché par la maladie, ce ne sont là, certes, que trois preuves, entre beaucoup, de ses hautes capacités dans des moments difficiles.Cependant M.Baldwin n\u2019a garde de croire qu\u2019il peut, comme M.Pitt, porter tout le poids du gouvernement sur ses épaules.I] s\u2019efforcera d\u2019accroître et d\u2019étendre l\u2019activité efficace de son parti dans le Parlement en invitant à se joindre à lui, pour renforcer son Cabinet, quelques-uns des conservateurs qui, sous le gouverement de M.Lloyd George, refusèrent de se rallier à M.Bonar Law.Avec l\u2019accroissement de force que ne manquerait pas de lui apporter la collaboration de M.Chamberlain et de Sir Robert Horne, M.Balwin n'aura plus à craindre l\u2019opposition dont M.Lloyd George l\u2019a publiquement menacé au jour même de sa nomination comme premier ministre.Vous avez pu, en France, connaître à fond M.Lloyd George en temps de guerre et dans la paix: vous nignorez rien de ses grandes qualités ni de ses défauts.J'ai essayé de vous présenter un portrait fidèle du premier ministre d\u2019aujour- d'hui, portrait que m\u2019a permis de tracer.en quelque connaissance de cause, une étude qui a duré quinze années.Je crois pouvoir vous demander de faire confiance à M.Stanley Baldwin et de ne pas lui refuser votre amitié.SIR IAN MALCOLM.- émanaient du cardinal Richelieu.Quel est l\u2019ancêtre des \u2019 ; Louis XIII lui-même y publia un journaux français ?compte rendu des campagnes de Lorraine, du Languedoc et de Pi- \u2014 cardie.Les nouvelles de la cour y Ia première publication périodi-|figuraient également en bonne que qui parut en France, la Gazette, |Dlace.fut créée par Théophraste Renau- dot, médecin de Louis XIII, le 30 mai 1631.Paraissant chaque semaine, elle comportait de seize à vingt-quatre pages du format petit in-quarto, La |but d\u2019informer le public éclairé des Gazette était l'organe officiel du événements littéraires de l\u2019étranger.gouvernement, Les communiqués Voltaire, Diderot, Grimm, d'ordre militaire et diplomatique etc, y publièrent des artie: 95.En 1762, la Gazette prit le titre de Gazette de France et, de 1764 à 1766, se dédoubla.La Gazette littéraire de l\u2019Europe, rédigée parles mêmes collaborateurs, avait pour Pierre Désautels, voilà un nom qui probablement signifie dans le moment peu de chose à nos lecteurs, nom ignoré pour! eux comme d\u2019ailleurs pour nous, avant que les grands journaux ne nous aient Lait connaître une disposition principale de son testament.Nous n'avons encore que peu de détails sur sa ca%icre.A-t-il appartenu à une profession libérale quelconque, a-t-il été un commerçant, un industriel ou un simple artisan?nous ne le savons pas, mais il n\u2019est pas besoin pour nous de connaître sa vie intime ou sa carrière publique, s'il en a eu une, pour dire qu'il fut un bon citoyen devant le geste patriotique qu\u2019il a fait le jour où il a dicté ses volontés dernières.H a vécu ses dernières années dans la ville de Farnham, à que'ques milles de nous, et il est né dans la ville de Marie- ville où il a fait ses études au collège de Monnoir .Ce sont\u2019 tous les détails que nous ont fait connaître les journaux sur la | vie de cet homme, qui restera parmi les grandes figures des Janadiens-frangais qui ont brillé par leur esprit civique.Pierre Désautels s'était évidemment amassé une fortune respectable, si l'on en juge par son testament.ll a su, avant sa mort, en dispôser en citoyen intelligent et dévoué pour le! progrès des siens.ll a légué la somme de soixante-quinze | mille dollars à la corporation de Marieville pour doter cette, municipalité d\u2019une bibliothèque publique.Marieville était évidemment son lieu de prédilection; il s\u2019en est souvenu au déclin de sa vie.1! n\u2019a pas non plus oublié la ville où il a passé ses dernières années, car à la municipalité de la ville de Farnham, .il a légué la somme de trois mille dollars pour faire poser un- cadran dans da tour principale de l\u2019Hôtel-de-Ville.Voici la disposition de son testament par laquelle il a fait ces deux legs qui l\u2019honorent, et lui donnent droit au souvenir de tous ceux qui comprennent que l\u2019esprit civique, bien qu\u2019il soit assez rare, est le gage de la prospérité des nations.\u201cNé à Marievide, étant peut-être le plus ancien élève du collège de Monnoir où- j'ai fait mes études, connaissant l\u2019importance de l\u2019instruction et désirant que mes biens, qui ne peuvent être distribués en ligne directe, vu que mes deux seuls enfants décéderont sans postérité, soient employés aussi utilement que possible, je lègue à la corporation de Marieville, pour l\u2019érection, le maintien et l\u2019entretien à perpétuité d\u2019une bibliothèque publique à Marieville, une somme de soixante-quinze mille piastres.\u201d Cet exemple de l\u2019amour de la cité, - il n\u2019est pas unique dans son genre, s\u2019est produit très rarement chez nous Tl devrait cependant se produire plus fréquemment.Ceux qui amassent de la fortune devraient se rappeler que c\u2019est grâce aux populations au sein desquelles ils ont vécu, grâce à la société dont ils sont membres, qu\u2019ils peuvent s\u2019enrichir, et la simple gratitude devrait les induire à aider ces populations et cette société à marcher dans la voie du progrès, en laissant une partie de leurs biens pour fonder ou maintenir des institutions de nature à développer les facultés intellectue'les de leurs concitoyens.Nous félicitons la population de Marieville d\u2019avoir vu sortir de son sein un homme comme M.Pierre Désautels ; son geste patriotique fait honneur à sa ville natale.Presque tous nos gens comprennent maintenant la vajeur inestimable de l\u2019instruction, mais bien peu en sont encore rendus à destiner une partie de leur fortune à créer des bibliothèques publiques pour l\u2019utilité de ceux qui leur survivront.M.Désautels a dû évidemment beaucoup à l\u2019instruction et, étant un homme de coeur, il a voulu aider ses concitoyens à développer celle qu'ils ont reçue dans nos écoles ou dans nos collèges.Les Etats-Unis ont leur Carnegie, nous avons notre Pierre Désautels.Ie premier a donné des millions, il est vrai, - pour répandre l\u2019instruction populaire mais c\u2019est un milliardaire.1] n\u2019en mérite pas moins la reconnaissance des Américains, mais, si le Mécène canadien-français de Marieville a donné moins, son, mérite est peut-être plus grand encore car, non seulement il a donné la plus grande partie de sa fortune pour cette cause qui lui était chère, mais it a été le premier à fonder une bibliothèque publique à être construite et maintenue par les propres deniers d\u2019un simple citoyen.(\u201cLa Revue Municipale\u201d).Les élections ontariennes Le résultat des élections provinciales ontariennes est connu.Le gouvernement Drury.est battu à plate couture par le parti conservateur dont le chef, M.Ferguson, devient premier ministre avec une majorité absolue et considérable sur les progressistes et les libéraux réunis.L'écrasement des progressistes est évidemment dû à la violente et idiote querelle qui éclata quelques semaines avant les élections entre les progressistes du groupe Morisson et les progressistes du groupe Drury, le premier ministre ayant été littéralement accusé de chercher à trahir son parti en invitant toutes les classes à y entrer et en favorisant une coalision avec les libéraux.Cette dixrorde entre partisans a la veille des élections générales, MoIqu\u2019apaisée, devait être fatale au parti qui en était le foyer.l£t c\u2019est fait, les progressistes n\u2019ont plus que seize sièges dans la nouvelle chambre alors que les conservateurs en ont 75.Quant à M.Hay et aux libéraux, ils ont réussi à conserver le.dernier rang.La défaite des progressistes ne bénéficie qu\u2019à leurs traditionnels adversaires, les bleus ! .Libéraux et progressistes, se retrouvent ensemble dans les fraîches régions de l\u2019opposition, et devraient faire bon ménage.Leur liaison forcée dans l\u2019infortune n'est pas incompatible avec leur tempérament.Ies progressistes ne sont-ils pas pour la plupart, des descendants de libéraux ct eux-mêmes des libéraux révoltés contre la discipline et le joug du parti ?3 Pourquoi au théâtre dé- signe-t-on la droite et la gauche par côté cour et côté jardin ?Quelle est l'origine des timbres-poste ?Le timbre-poste naquit à Fon- dres, le 10 janvier 1840, et l\u2019Angleterre l'employa seule pendant dix ans.La France l\u2019adopta le ler janvier 1849.L'office Tour et Taxis l\u2019introduisit en Allernagne, en 1850.Auparavant le prix du port \u2014 assez élevé \u2014 n\u2019était pas acquitté par l'expéditeur, mais par le destinataire, qui le versait entre les mains du facteur.C'est un voyageur anglais, Row- land-Hill, qui imagina 1; perception au départ et ce logique renversement des rôles.IF avait remarqué que le système en usage favorisait la fraude la plus simple.Au cours d'une excursion dans un district du Nord, il arriva sur le seuil d'une auberge en même temps que le facteur.Une jeune fille re- cut celui-ci, prit la lettre qui lui était.tendue, l\u2019examina attentive- Une salle de spectacle comportant deux sortes de genæ se faisant vis-à-vis, les spectateurs ct les acteurs, le terme droite et gauche aurait donné lieu à maintes méprises s\u2019il n\u2019avait été accompagné de son complément nécessaire: par rap port au public ou par rapport aux artistes.A la périphrase on a pré féré l\u2019emploi d'un mot de métier, qui est né, du reste, de l'habitude.On disait sous l'ancien réginte côté du roi, côté de la reines car le roi était à droite de la salle en regardant la scène et la reine à gauche.La Révolution étant survenue, le mot roi a ata remplacé par cour; par le souverain, au théâtre deg Tuileries, était placé non loin VGIN CANADIEN - LA + - = 9 CROIX BOR Aussi indispensable au pêcheur, que ses agrèsetses appâts, pour rehausser son plaisir et le protéger contre les effets fâcheux de l\u2019humidité, LE GIN CROIX D'OR, fabriqué à Berthierville, Qué., sous : RN la surveillance du Gouvernement Fédéral, est sans Rectifié quatre fois, vieillit en entrepôt.Trois grandeurs de flacons: égal.ae « Ch Po GENEVA 3 LB Fr RA Gros\u2014Moyens\u2014Petits.The Melchers Gin & \u2014 Spirits Distillery Co., Ltd, Montreal.co.tea MONTREAL Comoran a \u2014\u2014\u2014 lui donnait: herbe a tous les maux, panacée antarctique, herbe sainte, etc.Cette vogue ne fut pas de longue durée.louis XIlL en interdit 1, vente, et le pape Urbain VIII poussa la sévérité jusqu\u2019à excommunier les fumeurs.Cette violente réaction finit par s\u2019alténuer ,et, l\u2019usage du pétun se répandant de plus en plus, Colbert prit le sage parti d'affermer le monopole des tabacs, en 1674.De quand date l\u2019invention de la montre ?Dans l\u2019antiquité, on n'utilisait, pour mesurer le temps, que le: cadran solaire et les horloges à eau, ou clepsydres.Au moyen age, ce fut le régne du sablier, dont l'invention est attribuée aux Chinois.Toutefois, l\u2019idée de faire tourner des aiguilles en face d\u2019un cadran gradué, à l\u2019aide de roues dentées mues par un poids, est fort ancien- tte, puisqu'elle est déjà mentionnée par Aristote.Mais il fallut des siècles pour résoudre le délicat problème qui consiste à ralentir et à régulariser le mouvement générateur.La première horloge mécanique a été fabriquée vers la fin du Xe siecle.\u201d On s'efforça ensuite de construire des horloges portatives.Un auteur du XVe siècle raconte que de son temps il existait déjà des \u201chorloges portatives qui n\u2019étaient pas plus grosses qu\u2019une amande\u201d.Mais ce n'est qu\u2019après l\u2019invention, par Huygens, en 1674, du Tégulaleur à ressort spiral, que la fabrication deg montres entre dans la voie du progrès.En 1750, Harrisson construisit les premiers chronomètres.LES DEUX MÉDAILLES Sn On Demande POUR LA PROVINCE DE QUEBEC Solliciteuses à domicile pour la vente d'un remède, approuvé, Annuncé et prescrit par la Profession Médicale, pour la DIGESTION et les maladies de l\u2019'ESTOMAC.On donnera aux vendeuses de nombreux certificats de Médecins, attestant l'efficacité du remède en question.Toute Solliciteuse d\u2019expérience ne devrait pas manquer cette opportunité.Gros profits à faire pour bonnes vendeuses.S'adresser par lettre, donnant références et expérience, au Casier Postal 722, Montgéal, P.Q.VIENT DE PARAITRE : STURLY, roman par tot.(1) \u201cVoici un curieux petit roman.Kipling et London nous ont habitué à voir vivre, à regarder penser et même entendre parler des éléphants, des singes et des chiens; pour la première fois on nous propose de connaître la vie et \u201cl\u2019âme\u201d d\u2019un esturgeon.Nous parcourons à sa suite les profondeurs des océans et même ses abîmes où la seule lumière vient des êtres qui les habitent.\u201d Marcel PREVOST, (\u201cRevue de France\u201d, 15 mai 1923).Pierre Cus- (1) Un volume in-16 double couronne de la collection \u2018Le Roman\u201d, publié sous la direction d\u2019Edmond Jaloux.\u2014 Prix: 6 fr.75.Province de Québec, District de Montréal, Cour Supérieure, No 875, Dame Rosalie Laurence, épouse séparée de biens de Pierre Millette,| et Je dit Pierre Milette, en autant que besoin est pour autoriser son épouse aux fins des présentes, tous deux, des cité et district de Montréal, demanderesse, vs Alexis Laurence, cultivateur de la cité de St- Liboire, comté de Bagot; Victor\u2019 Laurence, employé du C.P.R., des cité et district de Montréal; Marcel Laurence, des cité et district de Montréal; Adélard Laurence, de la cité de Lewiston, Main, E.-U.; Louis Beaudry, des cité et district de Montréal, en sa qualité de tuteur aux enfants mineurs de feu Albina Laurence, de son vivant soeur dudit J.Magloire Laurence; Dame Vve J.Magloire Laurence, des.cité et district de Montréal, tous en leur qualité de seuls héritiers de J.Magloire J.aurence, de son vivant des cité et district de Montréal Gaston Beaudry, de St-Victor, dans la Province de Saskatchewan, ct Ernest Beaudry, de Montréal, district de Montréal, et autres, défendeurs, et La Banque d'Epargne des Cité et District de Montréal, succursale Ste-Catherine Est, No 504, corps politique ct incorporé, ayant sa principale place d'affaires à Montréal, mise-en-cause, II est ordonné aux défendeurs Adélard Laurence, Gaston Beaudry et Ernest Beaudry, de comparaître dans le mois, Montréal, le 26 juin 1923.# T.DEPATIE, Député-protonotaire.7 - 14.Deux insertions LA FARINE Près de Gien, une nuit de] risien s\u2019introduisait dans une! bicoque habitée par un pauvre bonhomme.Le cambrioleur assomma le vicux et se mit à fureter dans ses meubles.Il emporta pour tout butin une lampe pigeon, une brosse et un vieux pardessus.Arrêté, il \u2014comparaissait l\u2019autre jour devant la Cour d\u2019assises du Loiret.\u2014Vous avez eu une belle conduite à la guerre, lui dit le président; vous êtes décoré de la médaille militaire, mais le vieillard que vous avez tenté d\u2019assassiner, est un médaillé de 1870.Tres gaillard, lança à la barre.-Vous avez dû éprouver une certaine émotion ?Mon président, j'en ai vu bien d\u2019autres à Bouzenval.Et le bonhomme, se tournant vers le cambrioleur, qui baissait la têle : -Mauvais gars ! vaché ma lampe pigeon ?Je suis obligé de m'éclairer à la le vieux s\u2019é- l\u2019hiver dernier, un camelot pa-: REGAL des gâteaux et pâtisseries licieux et nourrissants; ce avc le choix des meilleurs moulins les mieux outiilés 98 livres, et en barils est indispensable à la ménagère qui désire faire Vendue partout en sacs de 7-14-24 14 et St.Lawrence Flour Mills Company, Limited MONTREAL appétissants, légers, dé- la parce qu\u2019elle est faite blés canadiens dans les et les plus modernes.de 98 et 196 livres.LES BELLES FOURRURES jusqu\u2019au luxueux tour de cou en Ç EMMAGASINAGE Où as-tu chandelle depuis ta visite, (ri de Paris.| Nos nouvelles séries contiennent les modeles les plus récents et les plus distingués, depuis la gracicuse petite cravate en taupe La maison se charge de l'entretien et de la conservation des fourrures qui lui sont confiées par sa clientele.CHAS.DESJARDINS & CIE, Limitée 130, RUE SAINT-DENIS renard ou en vison.DES FOURRURES NE REMETTEZ PAS A DEMAIN CE QUE VOUS DEVEZ FAIRE AUJOURD'HUI.vivante Aidez une oeuvre de critique indépendante.Encouragez un journal de débats politiques et littéraires.Abonnez-vous à une feuille jeune, et combative.mois d\u2019abonnement.ment, demand, ce qu'elle devaitiqu mur donnant sur la cour du pa- donner pour en \u2018prendre pussession.ljais, l\u2019autre côté élant parallèle au et la rendit en soupirant, disant|jardin, qu\u2019elle était trop uauvre pour verser un shilling.Le voyageur offrit le shilling et dut vaincre su résistance pour qu\u2019elle acceptât.Le facteur parti, la jeune taverniére avoua que la lettre ne contenait rien d\u2019écrit, que quelques signes complétant l'adresse lui avaient donné deg nouvelles suffisantes de son frère \u2014 ou de son fiancé -\u2014\u2014 et qu\u2019ils avaient convenu de ce mode de correspondance qui les exonerait de l\u2019affranchissement, Rowland-Hill imagina Je jour raë- me d'organiser le service de la poste sur une nouvelle base, en abaissant la taxe le plus possible.Ses vues furent agréées par le gouvernement anglais.Les lettres ne payèrent plus que dix centimes.À quand remonte l\u2019introduction du tabac en France ?C\u2019est vers 1560, date à laquelle Jean Nicot, ambassadeur de France en Portugal, envoya à la reine Catherine de Médicis dn tabac pulvérisé pour calmer ses maux de tête, que l'usage du pétun \u2014 comme on l'appelait alors \u2014 se répandit tn Europe.Toutefois, il semble que les Espagnols l\u2019aient auparavant in-, troduit sur le continent.! Le tabac fut tout d\u2019abord consi- Delille, tait accru dans Dix ans plus tard, leur nombre s'é- la proportion de 1,500,000 4 7,239,962, ; 7 déré comme un remède et jouit à ce titre d\u2019une faveur extrême, si l\u2019on! en juge par les dénominations qu\u2019on | Adresse Vous trouverez ciiNclus §.pour .BULLETIN DE SOUSCRIPTION AU MATIN SIG TIÉ.oonrensenersassare corninrresecenssenstiesssessesnrsreesesatessamarassossssessnonsstsssomssns 2 AÜTESSE.unn ces0ssrauee evensreessuresssinssnsesssressnssotlors@lomeeseston sosssaesssneensonsssssnses Prix d\u2019abonnement: Six mois: Un an: \u2026\u2026\u2026 ô ô aonsenvoct cent eunoG san e00n 0 0 VQ Hs ô $- Nom | | | Nom AÜTESSO _.\u2026.\u2026cacvonevssesarsnensestensesemsensusmencaes vavansesnencee ensossooreeeus Veuillez adresser un exemplaire de votre journal aux personnes suivantes qui me paraissent susceptibles de s\u2019abonner.* rocccu Adresse SVOUPTONHHNOTOHFVFTSOHO0HOVVSSHOSOSON TOC 00200007 000 ose Tease r \u2014\u2014 \u2014\u2014 Aldéric Blain, L.L., L.AVOCAT \u2014 ADVOCATE 50 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth, Chambre 21 FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 Rés.: 869, Rue ST-HUBERT Tel.Est 622 Hon.Rodolphe MONTY, C.P.,, C.R- Alfred Duranleau, C.R.H.S.Ross, C.R.Eugene R.Angers, J.C.Martineau, MONTY, DURANLEAU, ROSS & ANGERS AVOCATS SUITE: 90 ST -JACQUES TELEPHONE MAIN 140 ROLAND MAILLET Edifice LA SAUVEGARDE Main 2656 Tél.Main 1183 Rés.Melrose 224 Théodule Rhéaume, c.r.M.P.AVOCAT et PROCUREUR Chambre 63, édifice La Sauvegarde 92 rue Notre-Dame Est DOCTEURS Téléphone Est 7580.Or J.M.E Prevost Ex-élève des Hôpitaux de Paris, Londres et New-York Pendant quatre ans dans les Hôpitaux Militaires en France et en Angleterre.Spécialiste en mala- diey sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU: 10 heures A.M.à 8 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke, Montréal.Tel.Est 6958 Or.Albéric Marin Des Hôpitaux Militaires Vénériens, France, Antleterre.Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis, Consultations: 2 à 5, 7 à 9.295 RUE SAINT.DENIS, DR RENE LAVALLEE CHIRURGIEN-DENTISTE Chambre 112, Bâtisse de Ia Banque d'Epargne 502 RUE ST-CATHERINE EST (Coin St-Timothée) Tél.Est 3226.Montréal NOTAIRES JOSEPH L.GIROUARD NOTAIRE 35 RUE ST-JACQUES Tél.Main 5030 JOSEPH PROULX NOTAIRE 99 RUE ST-JACQUES Téléphone Main 2959 Tél Main 2287 Rés.Rockland 349 J.E.C.DAOUST ARCHITECTE Diplôme de l\u2019A.À.P.Q.successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL ms La véritable pâtisserie fran- caise.la véritable cuisine -parisienne de chez KERHULU & ODIAU -\u2014- LIMITEE \u2014\u2026 172-184, RUE ST-DENIS .EST 2140 Sont uniques à Montréal.HOTEL VICTORIA \u201cCOTE DU PALAIS, QUEBEC Un deg plus chics hôtels de Qué- \u2018bee.\u2014 Quelques minutes de marche de la gare Union, \u2014 Excellente cuisine, service parfait.\u2014 Belles (grandes chambres, \u2014 Prix: $3.00 let plus; avec bain: $3.50 et plus.Touristes et hommes d\u2019affaires, [venez au Victoria et vous serez sa- (tisfaits.| HENRI FONTAINE, Prop.| A VENDRE A SACRIFICE peintures aqua: relles et autres objets d\u2019art, \u2018ainsi que livres et meubles, etc., S'adresser au No 25, rue St-Jacques, Chambre 5.Cour Supérieure, Province do Québec, District de Montréal, No 2631.Dame Dora Merman, des (cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Harry Sweer, marchand de la même place, de- manderesse, contre Harry Sweer, | 2 2 de la même place, défendeur.La |demanderesse y pris une action en ! .- .séparation de biens contre le défendeur.Montréal, 8 juin 1923.SHULMAN & SHULMAN, Avocats de la demanderesse. YU = LE MATIN, SAMEDI 7 JUILLET 1923 VOL.III \u2014 No 27 Un inédit de Louis Hémon Chez l'éditeur Grasset.Nous recherchions la trace d'un manuscrit Jéjà ancien que nous avions envoyé vers 1912: C\u2019est la vie \u2014 pauvre mort! On ouvrit un grand registre noir comme celui de l'ange du Jugement dernier.Nous chér- chions C\u2019est la vie et, soudain, nous trouvâmes la vie tout court.Du registre noir, un nom lumineux jaillit: Louis Hémon, un manuscrit inconnu de l\u2019auteur de Maria Chapdelaine.A notre cri, Grasset d\u2019accourir.Et dans un caveau plein de mystéres redoutables et d\u2019ombre, nous pénétrames avec un peu du battement de coeur de lord Carnavon dans l'hypogée de Tut- Ank-Amon.Et tandis que les ma:ns des éditeurs, un peu fiévreusement, froissent des liasses de papiers, remuent des poussieres anciennes, je médite sur le seuil de cette nécropole où gisent, pêl-mêle, des ossements de grands pnèries morts, des cadavres de romans et de philosophies mort-nés, velléités de choses belles ou profondes, intentions impuissantes, trésors ensevelis et qui n\u2019ont pas vu le jour, tout ce qui aurait pu être, tout ce qui aurait voulu être et qui n'a pas été.Mais un cri étouffé de victoire, et des feuillets tremblaient aux mains de l\u2019éditeur.Nous exhumions cette chose vivante de la maison des morts et nous la portions de l\u2019ombre du caveau, pleins d\u2019émotion, dans la lumière.Son écriture à lui, sa belle cursive fine, déliée, fluide comme son âme.Nous revinmes avec notre trouvaille dans la clarté du plein jour, un peu éblouis comme ceux qui ressortent des souterrains, porteurs de coffrets de gemmes inconnues.Sa lettre d\u2019abord de Montréal, datée du 6 février 1912, sa lettre modeste et fière tout ensemble: \u201cJe vous envoie les premiers chapitres de ce qui pourrait être un livre sur le Canada français : \u201cAu pays de Québec.\u201d Ces premiers chapitres sont mal venus, me déplaisent, et demanderaient à être remaniés.\u201d Que de modestie émouvante à notre époque où les jeunes prennent si souvent des poses tranchantes et sourcilleuses de maîtres (de petits maîtres).L.Hémon promettait ensuite quelques oha- pitres sur Montréal que nous n\u2019avons pas encore.\u201cEnfin, une dernière partie qui ne pourra être écrite qu\u2019au cours du printemps prochain, sur la vraie campagne franco-canadienne, et sa population ; partie qui sera peut-être commune que les autres.\u201d Mais cela, c\u2019est Maria Chapdelaine, & n\u2019en point douter! Nous feuilletons les pages du manuscrit sauvé\u2026.: Nous sommes avec Hémon sur le grand \u201cliner\u201d qui fait la traversée de Liverpool à Québec en sept jours.Une belle sympathie humaine pour ses compagnons de voyage : ils ne croient pas voguer vers quelque Eldorado; ils s'interrogent du regard, un peu inquiets.\u201cIls se jaugent l\u2019un l\u2019autre à la dérobée et songent: \u201cCelui-là a-t-il plus de chances que moi de réussir?Combien d\u2019argent peut-il avoir en poche?C\u2019est-à-dire: \u2018Combien de temps pourra- t-il attendre, s\u2019il faut attendre, sans avoir faim ?\u201d .Et maintenant, le grand navire remonte le Saint-Laurent dans la brumaï;e et \u201cde la ville on n'aperçoit encore qu'un clocher et une masse indistincte de maisons aux toits rouges et bruns\u201d \u2014 Québec.Tous ces passagers canadiens ou anglais vont par delà Québec: cinq jours de chemin de fer environ.Edmonton ou Vancouver.\u201cPour eux, Québec n\u2019est que le porche aux sculptures archaïques par où il faut passer pour déboucher dans la rudesse des pays nouveaux, du vrai Canada, du Canada qui compte.Ils- n\u2019ont à l'esprit et à la bouche que des strophes de la grande épopée de l\u2019Ouest.\u201d Mais le coeur de L.Hémon bat là, à Québec, c\u2019est là qu\u2019il s\u2019arrête, et tandis que les autres s'amusent de cette vieille ville bircornue, étrange, étrangère, lui retrouve, sur cette terre lointaine, la patrie.Et, penchés sur ces cahiers émouvants, nous lisons tour à tour, Grasset, Brun et moi-même, cette prose limpide, si française, comme de beaux vers: \u201c.Le voyageur venant de France qui, en errant dang les rues de Québec, songe à cette volonté infatigable de se maintenir, regarde autour de lui avec une acuité a\u2019attention qui lui semble presque un devoir.Et tout ce qu\u2019il aperçoit l\u2019émeut: les rues étroites et tortueuses qui n\u2019enten- rent sacrifier en, rien à l\u2019idéal rectiligne d\u2019un continent neuf; les noms qui s\u2019étalent au front des magasins et qui paraissent plus intimement, plus uniformément français que ceux de France, comme s\u2019ils étaient issus du terroir à une époque où la race était plus pure: Labelle, Gagnon, Lagacé, Paradis.\u201cLe passant regarde le nom des rues \u2014 rue Saint-Joseph, Sous le Fort, Côte de la Montagne \u2014 et il se souvient tout à coup, avec un sursaut, que c\u2019est la courbe immense du Saint-Laurent qui ferme l\u2019horizon et non le cours sinueux d'une petite rivière de France.\u201d C\u2019est le champ de la patrie retrouvée \u2014 qui remonte au coeur de tous ceux longtemps sevrés de l\u2019air natal \u2014 que j'ai senti chamter un jour dans un ravin des Hibhiands, ou bien parmi ces pierrailles de Malte, brûlantes comme une Palestine, dans cette terre à demi arabe, à demi italienne où tout à coup, du fond d\u2019un maigre verger de citronniers et de cactus, j'entendis jaillir le rire inimitable, charmant de deux vieilles Françaises en exil Mais comme il est plus poignant quand il chante à des milliers de lieues de la patrie! Tous ces vestiges français, L.Hémon les recherche avec amour, dans les ruelles de la Ville Basse, sur les visages mêmes, dans les gestes, dans ce franc parler vieillot, savoureux, picard ou normand, qui parfumera les propos de la mère ou du père Chapdelaine et qui l\u2019enchante jusque dans la bouche d\u2019un portefaix de là-bas, comme cette affectation d\u2019empressement, cette obligeance démonstrative, si rare en pays anglo-saxon, Et ces calèches désuètes.! \u2018La calèche est une institution purement qué- hecquoise de la pièce la plus curieuse peut-être de tout le magasin d\u2019accessoires de Québec.I serait futile d\u2019en essayer une description exacte ; qu'il suffise de dire que c\u2019est un véhicule d'aspect suranré, infiniment plus ancien comme type que la plus ancienne des voitures de place d\u2019une très petite ville française.Cela a quatre roues grêles, un haut merchepied, deux sièges onposés, assez incommodes, et souvent une de ces indescripti- hles portiéres.qui persistent d n'étre ni ouvertes ni fermées et qu'il faut tôt ou tard se résigner à tenir de la main dars une position qui n\u2019est guère qu'un compromis.\u201d Et du haut de la terrasse, au pied de la vieille forteresse, L.Hémon regarde la ville pathétique, écoute la voix quasi-humaine des cloches : \u201cLes cloches de Québec.On se rend compte tout à coup que leur voix était là depuis le commencement, qu'elle n\u2019a jamais cessé de se faire er tendre, Des tintements gréles venaient de Lévis par-dessus le Saint-Laurent; d\u2019autres tirtements montaient de la ville basse, plus clairs et pourtant inégaux comme une houle, et d\u2019autres encore venaient de la ville haute et \u2018des quartiers lointains, Ensemble, ils formaient une voix qui montait et pour s\u2019élever de rVuveau après quelques secondes, obstinée et grave.\u201cIl y a des gens qui disent avoir entendu dans la voix des cloches toutes sortes de choses délicates et émouvantes; en les écoutant avec honnêteté, on n'y perçoit le plus souvent qu\u2019une répétition têtue, une leçor ressassée sans fin avec solennité, une affirmation persistante et qu\u2019il ne faut pas discuter : \u2014 \u201cC\u2019est ainsi! \u2014 C\u2019est ainsi! \u2014 C'est ainsi!\u201d \u2014 chaque choc nouveau du battant enfonçant le dogme un peu plus avant dans les têtes, comme des coups de marteau sur un clou.Et la monotonie immuable de leur appel laisse ume impression d\u2019âge infini.\u201d Le train fuit vers Montréal, couloir : \u201cUm employé circule entre les banquettes, offrant des magazines américains, de la gomme à mâcher, des cigarettes ou des sucreries.Il offre tout cela d\u2019une voix nasale de Yankee, surprenante à des oreilles accoutumées aux accents anglais; mais voici que pour répondre à une question soudaine, il s'arrête et se campe, familier; et sa voix change tout à coup: \u2014 \u201cOuazes, fait-il.J\u2019ai bien Te \u201cSoleil\u201d de Québec, mais point la \u201cPresse\u201d.Je l'aurai point avant ce souèr ! Ben oui, M'sieu ! Vous pouvez avant ce souèr ! Ben oui, M\u2019sieu ! Vous pouvez fumer icitte, pour sûr!\u201d | Et dans les campagnes infiniment déroulées, le voyageur rêve, note les vieux noms de France qui se \u2018succèdent : \u201cPointe du Lac, L'Epiphanie, Cabane ronde, Terrebonme\u2026 .Terrebonne! Ils ont trouvé que la glébe du Septentrion répondait suffisamment à leur labeur, ces paysans opiniâtres, et ils sont restés là depuis deux cents ans.C\u2019est à pere s\u2019ils ont modifié, pour se défendre contre le froid homicide, le costume traditionnel du pays d'où ils venaient; tout le reste, langue, croyances, coutumes, ils l\u2019ont gardé intact, sans arrogance, presque sans songer, sur ce contirent nouveau, au milieu de populations étrangères; comme si un sentiment inné, raïf, et que d'aucuns jugeront incompréhensible, leur avait enseigné qu'altérer en quoi que ce fût ce qu'ils avaient emporté avec eux de France, et emprunter quoi que ce fût à ure autre race, c\u2019eût été déchoir un pew.\u201d Il n\u2019est rien de plus remuant que d\u2019entendre par delà la tombe monter les voix qui se sont tues.Et c\u2019est pourquoi, ce matin-là, nous ne lûmes pas davantage.Mais d\u2019autres liront dans quelque \u201cCahier vert\u201d ces souvenirs sans doute complétés, ce beau récit pétri d\u2019une langue lumineuse et d\u2019une âme claire tout imprégnée de France.JEAN GAUMONT ET CAMILLE CE.un Jong train- M.Jacquet Au souper-causerie, que donna le cercle Renaissance \u2014 entre parenthèse, un véritable succès de gaîté et de jouissance artistique \u2014 il fut donné aux convives d'entendre M.Jacquet, compositeur de talent, piani.te et chef d'orchestre, nous parler de l\u2019art au Canada avec une justesse d'appréciation plutôt rare chez les conférenciers d'outre-mer, soit qu\u2019ils abusent d\u2019épithètes laudatives outrées ou de critiques acerbes qui choquent notre bon goût ou notre amour propre.M.Jacquet, en quelques mots, nous a fait toucher du doigt la plaie secrète qui nous ronge, plaie qui n\u2019est peut-être pas mortelle mais qui retarde notre évolution, c\u2019est cette fatuité, entretenue par des faiseurs, que nous n\u2019avons rien à apprendre, compliquée de jalousie pour ceux qui emportent ici de nouvelles formes d'art et que l\u2019on s\u2019efforce de tuer dès qu\u2019ils mettent le pied sur nos rives.Au lieu desaluerlalumière, ils la boudent: Mais, s\u2019est écrié le conférencier avec un accent de sincérité où l\u2019on reconnaît ceux qui parlent de l\u2019abondance du coeur, accueillez avec joie les artistes des vieux pays, quittes à les renvoyer plus tard quand vous vous serez assimilé ].ur science et leur inspiration! M.Jacquet a raison.c'est agir comme des beotieux que de fermer nos oreilles et nos yeux aux manifestations d\u2019art qui nous viennent de l\u2019étranger.Certes, nous devons être éclectiques, ne pas prendre comme des maîtres tous ceux qui nous arrivent ici, portés sur\u2019les ailes d'une réputation forgée par eux-mêmes.Mais, dès que nous nous sommes assurés de la valeur d\u2019un artiste, nous devons dans l\u2019intérêt même de notre pays lui faciliter les moyens de prendre racine au milieu de nous.Les Américains ont fait autrement, ils ont payé au prix de l\u2019or cette immigration artistique destinée sinon à changer la face de leurs cités manufacturières, au moins à faire une trouée claire dans la fumée dense où évolue ce monde des affaires.Ils savaient bien que les fils des saigneurs de cochons de Chicago, les héritiers des rois du pétrole, du charbon ou de l'acier avaient besoin, non pas de dorer leur blason, il ne l\u2019est que trop, mais d\u2019un champ d\u2019azur où pourraient dignement s'épanouir leurs American beauties; aussi firent-ils l'impossible pour greffer sur ce sauvageon quelques rameaux des arbres merveilleux produits d\u2019une longue et patiente culture et qui donnent des fruits si beaux qu\u2019on les croirait volés au jardin des Hespérides.De la roture originelle, que restera-t-il?À peine une légère cicatrice que l\u2019écorce recouvrira bientôt.M.Jacquet a été attiré chez nous par l\u2019étoile qui se lève au-dessus de notre pays, étoile qu\u2019il reconnaît bien, puisqu'elle tire son rayon du même foyer, la France, I! fut appelé pour diriger un orchestre, symphonique, qui n'existait pas, mais qu'il créera pour répondre à ce besoin de propagande artistique qui obsède le Français, Il ne se complaît pas béatement dans la contemplation de son, idéal, il veut amener tous les esprits en communion de beauté avec lui.M.Jacquet le dit, et nous le croyons volontiers, qu\u2019il n\u2019est tenu par aucun intérêt personnel, c\u2019est un apôtre comme le furent les Jacques Cartier, les Champlain, les Maisonneuve, les Frontenac.Il vient évangéliser des peuplades encore sauvages.Il sait que les mines d\u2019or n'ont pas des gisements que dans les Klondyke.Il v a des talents inexploités ou d\u2019un rapport insignifiant dus à l\u2019incurie des autorités et au manque de savoir du corps enseignant.Naturellement, ceux qui se la coulent douce dans le château-fort de l'ignorance pour maintenir position avantageuse ostracisent les nouveaux venus ou leur font grise mine.Il n\u2019y a rien que les faupes redoutent autant que le rayon du soleil; aussi M.Jacquet voit-il se dresser sur son tous !es rastaquouères de l\u2019art, les musiciens de deuxième ordre, des aventuriers forts de leur phénoménal toupet, et qui, avant l'intérêt de nos compatriotes, placent le leur d\u2019abord.Mais M.Jacquet tiendra, comme ont tenu sés frères à Verdun.Malgré les offres alléchantes de nos voisins, parce sième ville française du monde, pas plus favorisée qu\u2019une petite ville de province en France, puis- qu\u2019elle n'a que ce qui passe, sans aucun fondation permanente de son cru, bien que les éléments ne (manquent pas ici, Elle vit sur les autres, sans descendait avec chaque souffle de vent, s\u2019éteignant : leur chemin pour lui mettre des bâtons dans les roues qu\u2019il y a du bien à faire dans Montréal, \u2018a troi-| POEMES IN faut nous aimer sur terre.Il faut nous aimer vivants.Ne crois pas au cimetière.Il faut nous aimer avant.Ma poussière et ta poussière deviendront jouet des vents.le Ses quatre murs sont transparents et sa flèche ardoisée d'étoiles.C\u2019est une vieille cathédrale, trop grande pour les clairvoyants.L'espace et l'ombre sans limite, voilà ses murs et son pavage.Sa nef traverse le zénith, ses caveaux traversent les âges.Ciel enfer, rôdent autour d'elle, cherchant les portes et des yeux; et foule apeurée, ses fidèles ne se connaissent pas entre eux.C'est le temple des âmes seules.Le prêtre en est la Mort qui meugle.Le Temps y traîne son lincewl, \u2014 C\u2019est l'ombre où veillent les aveugles.PAUL FORT.rien tirer d\u2019elle-même, alors que les aptitudes des Canadiens-français, comme leurs ressources naturelles, leur assureraient une suprématie incontestable en Amérique, Si le gouvernement ne peut prendre l\u2019initiative de pourvoir le pays d\u2019un conservatoire, d\u2019un théâtre fixe avec des troupes qui ne soient pas des nomades, au moins doit-il couvrir de sa protection les artistes de passage assez* généreux pour payer de leur personne l\u2019avancement de notre population.M.Jacquet a un disciple qui prêche la bonne parole harmonisée avec une ferveur égale à la science, M.De Laquerrière.Art fait de nuances plus charmant que le grand art et d\u2019une joliesse qui rappelle ces bijoux finement ciselés des orfèvres du Moyen-Age, il incarne dans ce qu\u2019il a de délicat, de fin, ce génie français, dernier épanouissement de l\u2019art grec, la merveille des merveilles de tous les Ags.Le cercle Renaissance a entrepris non seulement de nous faire apprécier les artistes étrangers, mais de nous révéler des artistes du terroir.Nous avons entendu un violoncelliste d\u2019avenir, M.Henry, dont le talent se précise, s\u2019affermit et lonne déjà plus que des promesses.Tous ont été chaleureusement applaudis, A.B, C.D.Questions actuelles (Suite de la 1ère page) NOTRE PREMIER LIBERAL \u201c À part l\u2019existence politique de M.Léonide Perron, ce sont, de toute évidence, \u201ces discours même de M.Alexandre Taschereau qui interdisent à l\u2019opposition de se saigner à blanc afin de conduire un semblant de lutte contre notre sympathique régime québecquois.Si noug étions millionnaires\u2014nous le deviendrons \u2014 c\u2019est avec un plaisir inoui que nous enchâsserions dans un bouquin précieux (de papier pur-fil avec marges effilochées) les propos précieux du sieur Alexandre Taschereau.(J'ouvre une parenthèse spéciale pour affirmer que, malgré les cent cinquante à deux cent mille dollars que doivent nous coûter l\u2019affaire De- lorme, les oeuvres complètes de M.Alexandre Taschereau ne subiraient pas le sort des volumes d\u2019Anatole France.) Toujours est-il que M.Alexandre Taschereau vient d\u2019ajouter une perle à son anthologie.Lors du banquet des münicipalités canadiennes, M.Taschereau a déclaré (voir la Gazette et\u2026 le Soleil!) JE N'AI PLUS CONFIANCE AU SUFFRAGE UNIVERSEL! Evidemment, tous les libéraux du monde comprendront cette pensée frappante.Un chef LIBERAL qui n\u2019a pas confiance au suffrage universel, cela mérite une place au panthéon de l\u2019hystérie politicienne.D'un autre côté, il est permis à M.Alexandre Taschereau de ne pas avoir confiance dans le suffrage universel de la prochaine élection.Si c\u2019est la pensée de M.Taschereau.nous sommes prêts à retirer tout ce que nous venons de dire.ESPRIT NATIONAL Si l\u2019on veut se faire une juste idée de la maladie qui ronge le pays en généra! et la province en particulier, si l\u2019on veut toucher du doigt l\u2019invraisemblable tare de nos dirigeants actuels, il suffira de réfléchir sur la façon dont nos deux grandes fêtes nationales se sont déroulées cette année.Le 24 juin, la fameuse Saint-Jean-Baptiste fut célébrée comme un enterrement de 1ère classe, Quant au premier juillet, jour de la \u201cConfédération\u201d, je serais bien curieux de savoir qui s\u2019en est aperçu, Une grande consolation nous reste: la Presse, du 4 juillet, publiait un article bien tapé sur la fête nationale des Etats-Unis.Espérons que la république voisine refusera d'être en reste avec la kompresse et qu\u2019elle déléguera M.Hearst avec 4 ou 5 millions\u2014une paille ! \u2014 pour nous doner enfin un vrai, un beau, un authentique, un véritable journal bien jaune qui fera de la dite kompresse une petite bouchée.La commère, du reste, prend soin admirablement de préparer les voies, CHEMINS FER La fameuse question des chemins de fer jette un nouveau rayon de lumière dans les coulisses du parti libéral.Pas plus tard que la semaine dernière, on pouvait constater que le sénateur Dandurand avait vainement fait sonner de la trompe et de l\u2019oliphant dans l\u2019enceinte trois fois sacrée où les plus respectables de nos petits vieux bien propres jouent à la politique.Les crédits de 28 millions ont été refusés.MM.David, Béïque, Montplaisir et al n\u2019ont pu discerner dans la barbe fleurie de l\u2019éloquent légionnaire les neiges d\u2019antan, le panache blanc de ! Wilfrid Laurier.La majorité des sénateurs libéraux a refusé | d\u2019appuyer le voeu du gouvernement libéral.| La décrépitude s\u2019empare décidément des an- ! tiques \u2018\u2018fortes lignes\u201d ! | DIOGENE.\u201cLA VERITE CHOQUE\u201d | C\u2019est le titre d\u2019un pamphlet signé par Claude Montreuil qui yient de nous arriver.Un examen, hâtif nous a permis de constater l\u2019ouvrage este d\u2019une grande hardiesse.que g ; Nous en parlerons la Semaine prochaine.ei.Les leçons du passé Par UN VIEUX LIBERAL MOEURS ET ESPRIT DES CANADIENS Les médecins ne semblent pas très appréciés.Un correspondant prend la défense des charlatans: \u201cVous traitez indistinctement de charlatan tout homme qui soigne sans licence.Mais que le public nous juge, Lequel est préférable des deux, d\u2019un homme qui vous tue dans toutes les formes et muni pour cela d\u2019un diplôme authentique, ou bien de celui qui sans une permission expresse de Sa Majesté vous rappelle des portes de la mort ?.Or, je vous demande si, au meilleur de votre connaissance parmi ces gens qui s'enorgueillissent s1 fort d\u2019une licence obtenue quelques fois par charité ou par protection, il n\u2019y a pas un grand nombre de charlatans?\u201d Ce bonhomme doit avoir raison un peu, puis- qu\u2019il n\u2019y avait pas alors d\u2019école de médecine et que c\u2019était l\u2019administrateur de la province qui accordait les diplômes d\u2019une manière assez fantaisiste, à tout \u201cclerc-docteur\u201d qui avait un stage chez un médecin, souvent pour ouvrir la porte, prendre soin des enfants et faire les commissions de la Maîtresse de céans.Si son maître avait de l\u2019influence, il obtenait un bout de parchemin qui lui donnait le droit de tuer ses semblables.Il en était ainsi pour toutes les autres professions.Ceux qui avaient du toupet et des amis haut placés s'improvisaient avocats et notaires, Les sages- femmes et les \u201cramancheux\u201d releguaient les médecins dans l\u2019ombre.Les sorciers et les jeteurs de sort, les quêteux, les tireurs de cartes étaient des personnages craints et respectés.Les conteurs dans les veillées, commes les violonneux occupaient les sièges d'honneur.Ils ne se faisaient pas payer, mais ils voulaient être traités avec les égards dus à leur talent.Il ne fallait pas que la \u201cluette\u201d leur séchât, sans quoi, on ne les revoyait plus.Les noces duraient trois jours et trois nuits, Le carnaval commençait le dimanche gras et se terminait le mercredi des cendres, mais pas sans avoir mangé des crêpes, autrement, on attrappait la gale durant l\u2019année.On dansait sans désemparer durant trois jours, et quelles danses ! Des ga- loppades, des gigues à désarticuler les membres, des cotillons endiablés, d\u2019où la vertu des femmes sortait intacte, mais non pas leur robe, pourtant en bon droguet.Les Canadiens-français aimaient à jouer des tours.Un de leur divertissement habituel, c\u2019était de monter des charivaris aux gens qui leur semblaient quelque peu ridicule, Un veuf qui se remariait avant que son deuil fut fini ou qu\u2019il épousait un tendron se faisait serenader d\u2019une manière peu agréable par un orchestre où les plats de vaisselle, les chaudrons dominaient.En guise de bouquets, il recevait par la fenêtre de vieux souliers de beuf.Quand le couple se mettait au lit, les planches de la couchette enlevées, il plongeait dans le vide.Le lit était presqu\u2019un autel, avec ses courtepointes nuancées comme la décomposition du prisme solaire.Il avait un ciel \u2014 touchant symbole \u2014 d'un bleu uniforme au milieu duquel on voyait deux coeurs percés d\u2019une flèche.Le fiancé passait des mois à sculpter les poteaux de la couchette.Des loustics, le soir de la noce, y attachaient des grelots.Mais les facéties de ces gens simples étaient inoffensives.Il fallait bien rire de temps à autre, la vie était si triste.Dans les villes, il y avait des patinoires, des parties de raquettes, des glissoires.Et c\u2019était tout un, événement le passage d\u2019une troupe de comédiens français ou d\u2019artistes étrangers.Des amateurs représentèrent des pièces de Molière, à Montréal, dès 1813.et quelques mélodrames.Un des premiers livres imprimés à Montréal, chez Fleury Mesplet, est une comédie qui porte-la date de 1776.(A suivre.) L'EVALUATION DES USINES L'évaluation des propriétés est faite en dépit du bon sens, à notre point de vue qui n\u2019est pas celui du propriétaire, évidemment, mais l'évaluation des usines est faite d\u2019une façon plus illogique encore.Ainsi pourquoi évaluer à un million seulement, je crois, certaine usine qui en vaut six ?\u2014C\u2019est parce qu\u2019elle donne du travail à des centaines d\u2019ouvriers qui, sans elle, chômeraient et seraient dans la misère, répond-on.Ce raisonnement est identique à celui de l'hôtelier qui prétend rendre service à sa clientèle en lui servant à boire! Si le passant altéré est heureux d\u2019avoir un verre de bière bien frais à boire, l\u2019hôtelier qui le lui sert est encore plus heureux de mettre les 5 ou 10 cents dans sa caisse, et m\u2019est avis que le passant assoiffé rend à l'hôtelier un service plus grand que ce dernier n\u2019en rend à son client.L'usine, quelle qu'elle soit, n\u2019a jamais été bâtie dans un but philanthropique maig bien dans un but commercial, exactement comme l\u2019'hôtelier.Cette usine ne fournit pas, mais achète du travail et elle l\u2019achète toujours si bon marché que le travail enrichit l\u2019usine alors que le travailleur reste dans la misère ou dans la médiocreté toute za vie * Détestons-nous tant la vérité qu\u2019il nous faille fausser toutes nog statistiques, toutes nos évaluations, tous rapports?nos rappo DYSCOLE.LES CAHIERS VERTS VAUBAN (1) Vauban, l\u2019homme de guerre, le constructeur, le réformateur, est aussi un écrivain de race : M.Daniel Halévy a étudié ses lettres dispersées, mal connues, et c'est en s\u2019aidant de la plume même de Vauban qu\u2019il a entrepris de raconter cette vie laborieuse.Vauban et Louvois; Vauban et Louis XIV; leur travail, leurs débats, leur collaboration; Vauban et les siens, ses amitiés et ses amours; c\u2019est toute une image de lg France que M.Daniel Halévy a voulu ressusciter, depuis la gloire de 1660 juequ'aux tristesses, glorieuses.encore, de 1710.(1) 16, double-couronne.VAUBAN, par Daniel Halévy, Prix: 6 fr.75.Un volume in- VIENT DE PARAITRE Deux Magnifiques Romans Canadiens L\u2019IRIS BLEU |LE MASSACRE par DE LACHINE J.-E.Lariviere roman historique En vente partout, 25 sous.Non! nous ne sommes pas un peuple sans littérature.Oui! nous allons mettre en vente inédit tous les mois.Une oeuvre qui ne demande pour grandir que le concours de tou, ceux qui s\u2019intéressent au Canada Français.un roman EDITIONS EDOUARD GARAND 185, RUE SANGUINET, MONTREAL REMISE DE 20 p.c.AUX LIBRAIRES rue St-Jacques.Nos lecteurs nous écrivent 3 y EGOLITE ?FORTUNE ?Le 2 juillet 1923.Monsieur le directeur du Matin, Mon propriétaire dont Ja maison est évaluée aux deux tiers de sa valeur paie son impôt sur le revenu pourunesomme de loyers inférieure à celle qu'il reçoit réellement.Moi, qui suis un simple ouvrier, ayant travaillé presque jour et nuit il y à quatre ans, dans une manufacture qui se bâtissait, j'ai dû, cette année-là, payer mon impôt sur je revenu, taux entier, sur la somme totale de 8263.25 qui dépassait les 2,000 piastres allouées.Pourquoi ne pas avoir évalué mon salaire « moins de ce qu\u2019il était, puisque l\u2019on évalue les rentes de mon propriétaire à moins de ce qu\u2019elles ne qu\u2019elles ne sont?\u2019 L\u2019application des lois se fait-elle encore suivant la fortune et l'influence du citoyen?Votre tout dévoué, CIVIS.RECTIFICATION Dans l\u2019annonce intitulée L\u2019Industrie hydroélectrique, que nous avons publiée dans notre avant-dernier numéro sous la signature de Ver- sailles-Vidricaire-Boulais (limitée), il était dit que l'emprunt de la Compagnie hydraulique de Port- neuf (Incorporée) était de $370,000.C\u2019est $300, 000 qu\u2019il aurait fallu lire.La rectification s\u2019impose, puisque la maison Versailles-Vidricaire-Bou- lais (limitée) a tenu à limiter l\u2019emprunt à la moitié de la valeur des biens engagés.=e = = Lire en 2e page LA SANTE PAR LES PRODUITS DE LA FERME Par le docteur Aurèle Nadaud = = = | = SORE TRES ETRANGE, N\u2019EST-CE PAS ?C\u2019est étrange, n\u2019est-ce pas, qu\u2019un particulier qu\u2019 se prétend homme d\u2019affaires, se lève le matin après avoir passé une bonne nuit sur un matelas annoncé par le fabriquant, se fait la barbe avec un razoir annoncé, revêt un sous-vêtement annoncé, une chemise, un faux-col, une cravate, des chaussures et un complet annoncés, déjeune de denrées annoncées, boit du café annoncé, met un chapeau annoncé, allume une cigarette annoncée, se rend à son bureau dans une automobile annoncée, s\u2019assied à un pupitre annoncé, dans une chaise annoncée, et trouve ensuite très logique de signifier un refus catégorique à un solliciteur d'annonces sous prétexte que l\u2019annon- -ce\u2026.ça ne paie pas.(Traduit dw Eaton Democrat) Eaton, Ohio À ne \u2018IN | mn |) IR i Voici la belle saison.Avez-vous une ferme, ur verger, un jardin?Désirez-vous l'améliorer ?Nous pouvons vous aider ! Désirez-vous construire une grange, une étable, une écurie ?Nous pouvons vous offrir des plans et des renseignements ! Voulez-vous planter un verger, drainer votre terre ou enjoliver votre parterre ?Nos services vous seront utiles.Ecrivez-nous : Les Experts Agricoles 1283 RUE BORDEAUX.Tél.St-L.3589-j MONTREAL.HB HEB Au lecteur.Si notre journal vous plaît, aidez-nous à l\u2019agrandir.en l\u2019achetant au numéro, en réclamant l\u2019affichage de son bulletin, en faisant abonner vos amis, en nous indiquant des abonnés possibles.En ercourageant nos annonceurs, Q = _ Fes Aidez-nous à rendre cette feuille plus vi- vante, plus comhative, mieux informée, én contribuant à sa documentation, en nous signalant les abus dont vous êtes victimes, en nous faisant des suggestions utiles, CONSACREZ CINQ MINUTES PAR SEMAINE POUR ENCOURAGER NOTRE OEUVRE.NOUS N\u2019EN DEMANDONS PAS PLUS, \u2014 : \u2014: \u2014 : Abonnement, 12 numéros .$2.50 Te 00 Abonnement, 6 numéros \u2026.1.30 Le MATIN est publié par Roger Maillet, à Montréal, chaque volume, 25 sous \u2014 franco, 30 sous.Tue Saint-Denis, 162, ch.300-301.I] est imprimé par la \u201cLE ROMAN CANADIEN\u201d | Compagnie d'Imprimerie \u201cLE MATIN, limitée, 71a, "]
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