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Titre :
Le Trifluvien
Résolument catholique, Le Trifluvien mène une lutte constante contre les libéraux, les francs-maçons et les sociétés secrètes.
Éditeur :
  • Trois-Rivières :P.V. Ayotte,1888-1908
Contenu spécifique :
vendredi 4 mai 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
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Références

Le Trifluvien, 1900-05-04, Collections de BAnQ.

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[" 12è-u6 Année.LE TRIFLUVIE TROIS-RIVIBRES, Vendredi 4 Mai 1900 a V.AYODTE, Editeur-Propriétaire.FORGERONS T CHARRONS ter en barre, Feuillard et Acier, Clous et Fers \\ 4 a Cheval, Rapes et Enclumes, Forest (drills) Etaux, filières, etc.dues Fritsi ob Moyeux, Ressorts et Soufflet de Voiture, Couleur:, Huiles et Vernis, Etc.ités et nos termes de crédit défient toute concurrence, P.A.GOUIN & Cir TROIS-RIVIERES, P.Q.Nos prix et qual *3-7-90\u20141 3 Limes, Soufflets et Pour les Hommes de Profession et les Hommes d'affaires quisontabsorbdsfatalement parleurs occupations, parle soucisdes affaires, par les travaux fatiguants de la vie sédentaire, l'usage du VINS! MICHEL Stimulant Evergique.Apéritif Exquis.est nécessaire.purifie et enrichit le sang, tanime et ravive l'esprit, réveille l'imagination, éclaireit le cerveau et lui donne la force nécessaire à un travail assidu sans éprouver la pour résister longtemps moindre fatigue.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 BOIVIN, WILSON & CIE, Montréal, seuls agents peur to Canada ot fee Etats-Unis.11-10 99-1a Nous venons de recevoir 1a chaussure de SLATER pour Car il excite l'appétit, end la digestion facile, le Printemps.plus cher pour une La Marque de la Securite Sur chaque \u201cChaussure Slater \u201d, mise là par les fabricants comme une garantie de durée.Une protection contre les profits exagérés.Un grand nombre d'hommes paieralent volontiers n'était pas marqué sur le semelle.Cette marque donne la valves actuelle de le chaussure sur le marché, déterminée per les manufacturiers, Douxs formes mo | \u201cChaussure Slater\u201d si le prix WY ILE ROU:TTE.\u201cwlieton du PRIFLUVIEN ELLLAN 1.ILE (Suite) \u201c Peat-ta deviuer pourquoi ce que j'ai dit de Monléou, à diner, a semblé la troubler si fort?\u2014 Non.\u2014 Elle le conualt donc?\u2014 Non.\u2014 Tu en es sûr ?\u2014Oui,elle ne counait person ne à Paris que ceux qui viennent chez ma mère, \u2014 Mais n'aurait-il pas été en Angleterre, lui ?\u2026 \u2014 Non, assuremeut nou, ré- poudit Raynal 1 avec véhémence Osla ne se peut pas, c'est là une choss 1mpos:ibls.\u2014 Impossible que M.do Mouléon, que uous us conusis- sons pas, ait fait an voyage en Angleterre ?dit traugailte ment M.de Malseigue, pourquoi oe- la?, \u2014 Pourquoi ?Armaud, vous m'impatientez.Evidoæment je ne puis vous le dire, mais j'en suis sûr.Au Bon Marche.\u201d Seul agent tocal.UN CHACAL AU Ier Un homme pas content, o'é\" tait le zouave, matricule 4808, dela 8e du ler répondant au nom harmonieux de Galumard D'abord, Galumard était à l'hô pital, ce qui est toujours vexant pour an chacal ; et d'une | Ensuite, il n\u2019avait plus de tabac ; et de doux ! Enfin, le major l'avait regardé avec un air d\u2019avoir deux airs, puis il avait ajouté : * Galumard, mon ami, tu files un vilain coton ; et si tu continues eur ce pied-là, avant deux jours, tu auras décroché ta musette, \u2014 suffit !.\u2026\u2026.\u201d Aussi, de mémoire d'hôpital, ou n'avait vu une plus mauvaise humeur que celle de Galamard, le matin du 8 mai 1896 ; son bop- net de coton virait de bâbord à tribord, toutes les deux minutes, aveo des attitudes abominables ; et l'infirmier disait : \u201c Galumard, tu as eu un satané caractère toute ta vie ; mais, franchement, au- joard'hai, t'es pas bou à prendre avec des pinceltes de 6 mètres ; je ne sais même pas si le diable voudra de toi.\u2026s.! Ah ! wais j'espère bien que non ! .\" s'éoria derrière lai une grosse voix ; c'était l\u2019aumônier, l'abbé Girard, qui entrait.Galumard s\u2019assit brusquement sur son lit et esquissa un salut militaire \u201c Mou aumédnier, j suis f.lu ! \u2014Vrai 2.\u2014Oowme j'ai l'honneur de vous le dire ; et pas plus tard qu'il y a une minute, le major vient de me confirmer que j'allais décrocher ma musette.\u2014À la bonne heure ; voils une situation claire ! \u2014Nonobstant qu'elle est tris- to.\u2026 \u2014 Triste ! bah !.\u2026 quel âge que ta as, Galumard ?.\u2014Quarante-huit, sauf votre res- poct.\u2026.7 \u2014Eh bien ! mon chr, jo suis persuadé que tu eu trouveras là- haut pas mal des chacals du ler zouaves ; et il faut tacher de la décrocher, ta musctte, d'une manière un peu propre | Combien qu'il y a de temps que tu t'es confessé.\u2026\u2026.# \u201d + À cette question, le bonnet de coton décrivit un angle de 110 degrés, signe, chez Galumard, d'une tension intellectuelle considérable.\u201c Mon aumôuier, je crois-bien quily ciuguante ans .\u2014Comment ! puisqu'il u\u2019y en a que quaraute-huit que tu es au monde ?\u2014C'est juste, seulement vaut mieux faire boune mesure.\u2014Eutin, quoi ?Tu as fait ta Première Communion Ÿ.\u2026 \u2014Sauf votre respect, oui, mon aumonier, \u2014Bt depuis tu n'as jamais mis lo pled daus uue église ?.\u2014Comume vous avez l\u2019honnear de le dire.Ah! pourtant, 81!\u2026.une fois, en 70.Figurez- vous, mou aumônier, qu'un jour, à côté de Metz, je vois venir un curé, comme qui dirait vous, et \u2014 En ve cas, vette emotion st bizarre.\u2014 J'en couvieus, elle est inex- pheable.Mais d-mais j'en saruai la cause.\u2014 Par quel moyeu ?\u2014 Ka ia Ini demsadant.\u201d Qola dit, ies deux ams se dou- nérent la main etse separerent, taudis qu'Ë laue, sans so douter de l'offet qu'elle vena de produire ot encore moins des coujeu- tures dont ss physionomie trop mobile était la cause.rentrait daus sa chambre et lermait sa fee nétre.Après avoir allumé 8s lampe, elle s'agsit près de la table, prit un livre et so disposa à passer son temps le mieux possible Jusqu'au retour du 84 couslue.Mais elle avait beau faue, elie était à la fois distraite et iuquièle et cha jue fois qu\u2019elle se deman dait co qui passait eu cù mo noat pour Blauvhe, les paroles de M.de Malseigae lui revanaisat désa gréabloment à (a mémoire, Un gros gargou & la barbe noire et au telat feurt.Il loi semblait que ce type lui eût été odieux \u201cPauvre petite ! j'espère que, quo: qu'elle en dise, elle n\u2019hôs- tera pas à dire non, s'il lui du- plait trop.\u2026 À sa place, cs qu'on qui nous crie : ** Les enfants, j'ai des Prussieus pleiu mon église ; pourriez-vous pas leur z'y donner ua coup de fourcheite 7.\" J'étais alors fourrier, pour vous sorvir ; et je dis ; * Suflit! ods qui sont vos Pruscos?.\u2014Daus mou église, qu'il me réitère.\u2014 C'est justo, et votre église ?\u2014 Au premier pavé À gauche.\u201d Alors nous sommes parie, ot noas leur en avous flanqué une ! Non, mou auméuier, voycs-vous, vous ue pouvez pas vous la figurer.! - C'est possible, mais enfin c\u2019est pss ça quo je te demaude ! ar-tu fait la nocu.\u2026\u2026?\u2014Oh ! pour ça oui ! Lt le bonnet de coton eu cassa en deux, lamentablement.\u2014Les 100 voups ?\u2014Mettez les 118.-\u2014O'est bou, cris pas si fort; as-tu Âlouté quelquefois des affaires aux camarades ?\u2014Jermnais |.quant aux pékins.pendant les manœu- VIeS.us oies par-ci \u2026 un poulet par lal.le bon Dien peut pas défendre ça au ler zouaves.\u2014Hum | enfin.tu ne l'es pas aligné sur le terrain 17.\u2014Jomais, mon aumônier ; au ler zouaves, ou sat tous dus frères.\u2014Bien ! Maintennut, Lu vas réciter ton aote de contrition .\u2014De.\u2026\u2026.?\u2014Oontrition, Lu diras : \u201c Mou Dieu, jo suis Galumard, un pas grand'chose, qui s'est conduit comms un païen ; seulement, an fond, c'est un bon bouyre.\" \u2014 C'est ça ! Et e'il a besoin d'un coup de main, qu'il ponso à Ga- lumard, de la 8e da ler \u2026 \" Puis, quelques iustauts, le prè- tre lui parla 4 voix basse, lo sou- ave faisait de grands siguue d'as- seutimunt ; et enfin, l\u2019aumôuier lova la main pour l\u2019absolution.* Maintouaut, s'agit pas de ça, faudrait voir à graisser tes bot- tos.7 \u2014Poar lors, sauf votre respect, pourrait on pas a tendre 1 \u2014Âtteudre.\u2026.quui.\u2026\u2026\u2026f\" À ce momout, Galuamard eu retourna trois ou quatre fois sur son lit, pour chercher un prétexte ; puis, en homme qui prend une détermination parce qu'il so sunt incapable de wentir, 1l tendit lo poiug a gauche de la salle : \u2018\u2019\u2026\u2026\u2026oAÂAtteudre ! oui, attondre, vfis-t-il d\u2019aue voix tounante, que toutes ces fripouilles là-bas aient démeuagé \u2026! \" It, prenant sou bonnet de cotou à bras tendu, il montrait trois ou quatre lits, qui conteuaient les plus frécoteurs du ler zouaves.Les interpellés, assis au bord de leur cadre et on train de causer, Be retournérent tous ensemble, complétement ahuris.* De quor.1 Parfaitement, fripouilles, je maintions ! Aussitôt que l'aumônier aura tourne les talons, vous allez vous eu psyer,\u2026\u2026 Tens, tor ! ju t'eutends déja.* Galu- mard par-ci.! Galumard pare la.t \" Vous tous, vous ue valez pas un coup de fusi parfaitoment, suffit.! \u2014Mais, qu'est-ce qui te prend?\u2014l me prend que ju ne veux pas qu'ou s6 moque de moi.ÉDITION BI-HEBDOMADAIRE.\u2014Mais personne n'y songe.\u2014Ah ! slors, mettez-vous tous 4 genoux.\u2014Mais tu es fou ! ; \u2014Que non !.A genous, ou alors jo m'en vais comme un chien !., .Compronex?.\u2014Vrail t'en as un osractère aujourd\u2019hui.Voyons, Galumard, tu pourrais pas demsnder ça un peu plus po.imont ?\" Et, eur un signe, que l'aumi- nier fit où souriant, tous s'age- uouillérent, Alors Galumard sortit des pieds ot dus mains à faire peur ; \u201cMaintenant, mon auwdnier, allez-y ! \u201d It poudant que le prétre faiasit les onctions saintvs, Guluward, surveillant eon peloton de /ripouil- les d'un oeil férooe, se parlait tout sou) : * Ourioux tout du mômeo, moi qui n'ai peur de rien, je.\u2014Mais nou, Galumard, tu n\u2019as pas peur d'eux |.\u2014 Je voue dis que si, mon au- HAT ACHETER 30, | Rédigé en Collaboration mm CE 0 POS CHASSURE © ALLEL AU MAGASIN DU C.ROUETTE (Anclon magasin l'asauer & Fasas) RUE DES FORGES, 30 (EN FAGE DU MARCHÉ) 6@-Nous avons los dernières modes de New-York qui sont toujours d'une grande valour ot trds durables.Lo tout A dos prix oxtrémomont bas.Nous donnons aves chaque achat les Libres vorts de coimmmeroo.w@-Ouvrage parfait sous tous rapports.ménier, seulement s'il ÿ ou à QU seul qui bouge \u2026\u2026 \u201d Et pas uu nu buuges.Quand cs fut fini, Galumard donna es pipe à l'aumôuier, uuo vieillo pipe qu'il avait vouquise en Tunisie.\u201cTenez, mon aumônier, je Ho la fumerai plus, prenvs-la, jo vous lu donne, bien que ce soit la pipe d'un ** tremblour \"1 \u2014Mais non .\u2014Jo vous réitére quo si, 8 1.un peu plus à cause d'eux, ju partais comme un chien.Tivns, vows-tu, Galumard .,.oh biou ! lu me dugoûtes ! \" Li] Jeunes consorits, qui laissorez un jour dus foyers chrétiens ; qui avez proms à vos mères de ne pas rougir des saiutes prières qu'elles mêmes vous ont appr- 808 ; 8i jamais lo respect humsin woutrs le bout du nz, prenes-lo tout do suite par les corues cou- tue mon vieux Galumard do la Be du ler, ul, toujours comme Gra sucoueriez un prunier ! Ne tromblez pas à vause d'un sourire ; ue rougissez pas du Ohrist, à cause du huuasoimout d'épaules d'un imbécile, On discute une raisou, mais on passe sans so relournor devant wier crétin venu.Le reuspuot humain, o'est le nie dicule Croquuemitaine des Français ; quaud on va droit A lui, on s'aporçuit qu'il n\u2019a pas de corps, Qu'il est como cus appari.ious 1diates, qui stupéliout lus petites gamines élovées daus du cotun\u2026 Comprenez ?.Suffit.! Rompez levees eel QP P\u2014\u2014 we ~ SIROP CALMANT Ou Or FRED.J.DEMERS POUR LES ENFANTS Ce sirop, qui vst 1noffenal, ne peul être trop rexwmmandé poar rendre lo nom weil aux bébés, caimer les ouliques, favilitor la dentition, ok arrêter les diarrhéos, Co qu\u2019il y 5 de remarquable, il n agito pus los enfants, En vents psrtoul.Dépôt: 1167, rue lumard, secouez le, comme vous |\u201d une raillerie a ls portée du pre- |! EEE moe # La digestion diffoite, H La flatulence, La Constipation, 10-09-18 Inoffensives, agréa : Leur action est rapide sans provoquer Aucune douleur et elles n\u2019affaiblissent pas.C'est le reméde Le plus sar qu'on puisse avoir constamment À La maison.; Kofunts cotieno adultes penvent les prods dans hingorto nadie witon dn l'année.- H Les PILULES DI BRISTOL sont en vento ans toutes Len ÿ principales pharmacies, PITY IADLRITTITIILITTITIITILS TXT XL LITTDE 2ITITITITLIL ETT ERTS SAB IITI RAEI XLRI IXILLLILLLLAL dsb dd ncn cnine # Contre la lorpeur du foie, à Le tempérament bilieux, ; H Les maux de téte continuels.5 PRENEZ LES IPLULES IE BRISTOL i Elles sont parfaitement i les au gout, ji 35 & L'EAU CHAUDE, TOIR EN MAGASIN Fournaises, Bladinteurs, Balas, AGENT Pour les Couvertures et Plafonds DE TORONTO.Bt-Laaront, Montréal, 18,3,00,1s 3 2-42\u2014jno Plombler, tiazler et Uouvretr.Agont pour le (Gaz Acétylène A VAPEUR KF A ALR Jlouets, et tous les matériaux nécessaires à oette fin as GROVES HORRISSKTTA MARCHAND PLOMBIER 37, DU PLATON TROIS-RIVIERES.Korblsntier, POUR LA POSE D'APPARBILS DP OHAUFFAGF À UN AU LES Metalliques no.s en à dit là aurait suffi pour m'empêcher d'aller à cetle entre vue.Que tout cela est étrange !\u2026 Mais, pour ne pas recomae 1- cer wos reflexions précédentes, slle forma won lives ot alls se mettre au pivav.Eile était bonne musivienne, su voix était belle, douce ot pure, et les choses stm- ples telles que les rom suces, les ballades où lus Cüntiqu 34, ruur [as - quels ls goût est plus nécessaire que l'art, elle los ch intait dans une rare perfection.Elie commen- ç+ pw fredouner, puis elle passe d'ane mélodie à l'autre, jusqu'à cu qu'elle eût épaisé le répertoire des chantsreligienx et populaires qu'elle s vai par cœur, wt elle nes'apergul onfia que près de deux huuros étaisat écouléss, qu\u2019 nenteudant Ja vieille horloge placée au-dessus do sa tête sou- ner onZ > heures.Kile se leva a'ora vivement, et daus co même moment Blanche, qu'elle n'avait pas entendue reu- trer, paraissait à la porte de la salle d'étude.Eliane courat à elle et lui enleva le léger manteau biauc dont elle était couverte : \u201cEh bien, ma Blanche, ma chè- ru petite Bianchs.qu'y a-t-il ?Parlez, dites-moi tout.\u2014Bh bien, di» Blauchu sériou- sement, mais avec Un grand calme, il me semble certain qu'a - vaut peu je serai Mano de Mon- : léon.Voila tout.\u2014Voumment ?Mis qua poar- rivz vous me dire de plus?et comment cela a-t-il pu être déci - dé ainsi sur-le champ ?\u2014Oh ! Ge a'uot vas ducidé com- ms quand ane chu» est faite, taais c'est tout couus.\u2014Et vous êtes conteute ?\u2014Oaui, curtainement, ju suis contents.J'auraisété très fâchée que cols mauquât.\u201d Eliaue se seatit encore une fois déroutds, comms ells l'avait été le matin et ue sut plus quelle question adresser à 84 cousino.Kafin, apres un moment do silence, elle reprit : \u201cVous savez, Blancho,si je vous aime et ei ju surais hoarense de ce que vous my dites.Mais je voudrais, du noins, être toul à fait sûre que vous l'êtus, \u2014Eh b en, je le suis, B iane.Je vous le jure.\u2014Vous avez cepeudant lair très grave.\u201d Un éclat de rire rendit à Blanche sa physionomie ordinuire, mais elie redeviat bientôt aérieu- \u201cGrave, dit-elle, me semble un mot singulier, lorsqu'il s\u2019a- | drosse 4 moi, mais de fait il y à de quoi l'dtre ua pou, n'est ce pas ?loraqu'on sunl gue sa vie tout eutière va chaugur ; quo eo! méme, on va subir une grande transformation ; vivre d\u2019uns autre vie, avoir une fouls de devoirs nouveaux ot sérieux à remplir.Quand on est jeune et au pou enfaut comme ju le suie, eu aurait peur si on n'avait pas beaucoup de confiance en Dieu.Mais il m'attlors, dit-elle, on levant sea youx bleus vers le grand crucifix d'ivoire suspendu au mar ll m\u2019aidera, car ce qua ju désire, c'est d'être toujours uns [femme boune et vertaeaue ut une chrétienne.\u201d Les yeux d'Éliane se remplirent de larmes.\u201cOh! oui, ma bivneaiurée, vous serez houreuse, vola est oertain.Je vous aime, je vous trouve bonne comme un ange.\u201d Blanche, eu ce moment, lui apparaissait, en effut, sous un Jour iwpréva et nouvean.Kile savait bien qu'elle était piouee, elle l'avait souvent vue prier avec ferveur à l'église ; mais hors de là elle était si gaie, parfois si enfant, la mauière dont ce jour-là née, elle lui avait parlé d\u2019avau- ce du cotle soirée, de vetle vutre- vue soi-disant accideutellu et ce- pondaul s: longuerneut préparée d'avance, l'avait si fort éteunée et, pour traucher le mot, si fort révoliée, qu\u2019aue ombre avait passé sur son affection pour Blauche, Maintenaut cette ombre était dia sipée.Bille ne la comprenait pas mivux, was elle 'simail autant ot elle l'estimait duvantage.Blle roprit ave: plas de confi- auce un interrogstoire qui lui réservait bien encore plus d'une surprise.* Btait-il déjà là, lorsque vous êtes arrivées 7 \u2014 Oui, il avait diné chos Mine de Urecy avec plusiours su- tres personues, mais gainan m'u- vait dit que je le reounnaîtrais sans peine, parce qu'il serait le suul de tous ceux qui sersiout là que je n'avais jamsis va.\u201d A ootto explication, Klsue fit encore malgré olle un léger mouvement de surprive, ais Blanche ne s'en aperçat pas et poursuivit : \u201cKn effet, tous ceux qui se trouvsieat dans le salon étaient des gens de notre connaissance, hormis un seul, et celui-là, lors- que nous sommes entrées, cau- suit près de la feuêtre avec lo vioux M.de Kerdrey.Je l'ai donc bien vite découvert, mais de ue pouvais pas trop regarder de sou côté.Jo m'étais pourtant a- pergue qu'il avait tourné vivement la tête lor-qu'ou nous avait annoncées.Au bout d'un moment il s'est approché, et Mme Orsoy l'a présenté à msmau.Ile ont échaugé quelques paroles, ot pendant os temps j'ai pu re- Karder à mon aise.\u2014 Kt .comment est-il 1.jo veux dire quelle figure a-t-il?\" dewanda liliaue avec un peu d'hésitation.\u201cIl a une barbe et des cheveux noirs frisés ; il est graud, un pou gros; il a dos couleurs un peu trop vives, j'aimerais mieux qu\u2019il fav plus pale.Lu tout, il est bien.\u2014 Tant wieunx, \" dit Kliane, étonnée de le conformité de ce portrait avec celui qu'elle avait dans la tête, plus étonnée encoro de la conclusion de Blanche.(A suivre.) Miwagv's LinimunT guérit les muladies des jeunes animaux, LE TRIFLUVIEN \u201cndvedi, + Mai 1900 MANDEMENT ~ar le Resaire de Marie.FRANCOIS XAVIER CLOUTIER, PAR LA Mi>ÉtillokDi DE DIEU ET LA GRACE DU SIÈGE Arosiolique, EVEQUE DES TROIS- RIVIÈRES.du cletué séculier «£ régulier, aux communautés religieuses, el à tous les fiddles de Notre divedse, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.Nos Tres CHELS FRÈRES (Suite ef fin) Comme prière mentale, il est aussi doué d\u2019une puis- sale mervendense pour notre sanctification ; car la médi tation des wy teres, qui lui sont appropriés, pour peu qu\u2019ell- saut bien Laits, vivifio nécessairement la foi, principe do toute justification, et active lu charité, qui cou- roune l'œuvr.Lodo \u2014 nholique, qui se rapporte tout entier aux trois gras invotores de la Trinité, de l'Incarnation et de la Redemption, sv 1rouve résumé dane lo Rosaire, où ces myslir Led uvontaux sont mis en pleine lumière.\u201c C'est véritabl,suent, dit un savant évêque, le meilleur catéchisme pratique quon puisse concevoir f Car il n'enseigne pas seutan- ut doctrine chrétionne fidèlement et inté- gratem ut, il \u2018applique et lui donne une forme vivante dans la puits Aussi le Itosaire a-t-il toujours été con- sidére cua bn rempart pour la foi des fidèles, Les errears | plus subtiles comme les séductions les, plus dangereuse, V1 un -ut se heurter contre ce réstuné succint de Ja docirin.dont la répétition constante entraîne une conv oa ie brandable.De puuz, + + énoncé, clair et complet dans sou laconis- Me, Leva La prit + n tous les biais, à foutes les Auplicités, et a toutes bes attenuations de erreur.Co demi christia uisimie, qui end aujourd'hui à se répandre partout, ne gods pas à place à côlé de ves dogmus pleins de luci Le ct iutsnneiyeents dans leur intégrité divine.wee QV pour Lu inème raison, et parce qu'il présonte les Strite.d- 1101 sois une forme sensible el vivante, que le Rysnire e- cousidéré comme un puissant moyen de propa 115 au ussunve de lu vraie religion.Dans la prea an fe Gece siecle, fa conversion de l'Océanie nous vitre un exernple Trappant de votte vérité, C'est par le Ko-air- sonleinent que les missionnaires sont arrivés à trivmples ae foostimition d'un certain nombre de ces peupl + 1h 1i0x jours envore, c'est par le Rosaire que l'on contnme et que lon maintient l'œuvre d'évangélisation dans Leo ue l'Ovennie centrale.Ces résultats étou- wants jiiquent sans doute aussi par l'efficacité de la privre à sborte, qui est contenue au premier chef dans le Roar: ie vomme l'indique l'ane des signification 6° von cn, est la vraie illtuninatrice des âmes.*dLespar ue, at le Carduanl lie, a prouvé et prouve tous d.= jucn + te vérité : ln connaissance de Marie est mis pan - dr vetle de Jesus.Que dis-je ! c'est en mettant el avi bese de Marie qu'on fait accepter celui de Jé- bus.Saut Cyolle allirmait, devant le concile d'Ephèse, que etait jar arte que les nations infidèles avaient été conquis: - 1 la tot chretenue, Saint François-Xavier disail qu'il avait trouve les peuples rebelles à l'Evangile, toutes les lois qu'a vole de la croix du Sauveur, il avait omis de montrer l'inage de sa divine Mère.Dile -aint Rosaire, N° TC.F., est le ferino soutien de nuire bn seret-il pas, par là même, au régulateur audorise de ne mmœurs et de notre vie ?Les règles de von duite jura cat, cu eller, de la doctrine, comme une fleur sort de ost aoe.Le li maire, en maintenant notre foi vive et qua y 15 0 essairement de nous dus chrétions de ma Wlicres el de bonne conduite.Il est facile de Voir «io pis, que res prieres d'un choix si accompli, et parte aliments, confection des habits, maintien de l'ordis tuv Ju propreté en chaque partie de l'habita- ton tout cela, pour elle come pour Jésus, queil droiture d'intention, quelle union à Dieu, quelle BOUuil:s Où net adorable volonté ! Ln ted sp tabi, Journellement remis sous les yeux, Me sUintis jy > 4 Juire préférer les ombres d'une vie simple ctor dv sut d'une condition brillante et luxueuse ?Coa exci - de desus et de Marie ne ferunt-ils pas comprendre à tou 16 ambitieux, que le bonheur ne se trouve pas dons + - \\alues jouissances de la fortune, que la paix de Lame co a oncillable avec les bruits et les agitations du moi, vi qu'les désirs du cœur humain ne sont sa- statis ue soe gu bis sont bornés aux limites de l'ordre provids ci 17 Cest bion assurément fl'une des grandes Useres Ge noise -oviélé, que cette fièvre du luxe, cot or- gu ib wo ia vie, cette ambition de paraitre et de dominer, vel erolgheus nd, pour ne pas dire, cette horreur des con- ditious huanbi - vu laborivuses, qui par le déclassement, produit je Gex ond et le froissement des diverses parties du corps coca, À un mal si déplorable, la pratique du Rosair- vue + remede par lu méditation des Mystères doycux, au vu.culeront connue de leur source l'amour du travail commun, le goût des positions modestes, la fuite des + ouvoitiv> el l'attachement à uue vie siinple et wodvrvs Les My stares Dauloureux, qui forment la seconde série, donneont des leçons non moins salutaires.Il n'est pas dans ia natur- de l'homme d'aimer la souffrance, qui pouratni tinvsitable ici-bas.C'est parce que nous ne conpiuls purs 2 aVec Celle nécessité, que souvent nous UOUs raidis-ons contre lu souffrance et que nous voulons & tout prix in 1epousser, Le résultat de cette attitude est colli; Ja clea r jetée ne quitte pas les épaules, qui la repoussent ; au contraire, elles les étreiut avec plus de force ot iv epuise.Faites lu paix avec cette croix, qui VOUS ubslege ; dounez-Jui une place en votre cœur ; ch ! alors tout change ; d\u2019enucinie qu'elle était, elle devient amie ; elle cesse d'etre lourde et écrasante ; elle se fait lé- Las C6 gère, douce, aimable, et bientôt elle vous réjouira, vous transformera et vous enivrera de ses suavités, qui sont le prélude le plus assuré du ciel.Les Mystères Douloureux du Rosaire, en retraçant les angoisses, les opprobres et le martyre incomparable de l\u2019Homme-Dieu, font saisir le vrai sens de la douleur humaine.Jésus abandonné trahi renié, couvert d'outrages, courouné d'épines, déchiré en lambeaux, ignominieusement crucilié, a le droit de dire à tous les atiigos et À tous les malheureux de ce monde : Regardez et voyez s'il est une douleur semblable à la mionne.Alfendite, et videte si est dolor sicul dolor meus.(Lament.1-12).Il a le droit de leur dire : Non, la souffrance n\u2019est pas mauvaise, puisqu'elle a été mon parlage, et que je la réserve aux miens.Réjouissez-vous de souffrir avec moi, Communicantes Christi passionibus, gaudete, (1 Petr.418).Soyez heureux, la souffrance vous prépare lo ciel, Si compalimur, ut et conglorificemur.(Rom.8, 17).Marie de bout au pied de la croix, partageant l'agonie de son Fils après avoir partagé sa passion, ne tient pas un autre langage.Élle semble nous dire avec l'Apôtre : Vous à qui il a été donné de croire en Jésus-Christ, soyez heureux de partager aussi ses souffrances, Vobis donatum est pro Chris- to, non solum ut in eum credatis, sed ub eliam pro illo patiami- ni.(Philip.1-29).Pour un moment de souffrances légères, un poids immense de gloire vous est préparé, momenta- neum el leve tribulalionis nostræ, supra modum in sublimitate ælernum gloriæ pondus operatur (11 Cor, 4 17) Oes sublimes enseignements de la croix, N.T.C, IF, sont, il est vrai, le renversement complet des données du monde ; mais entre le monde et Jésus Christ, y à t-il à hésiter ?La soif des plnisirs, la course aux divertissements, les recherches de la sensualilé, les pernicieuses amorces de la volupté, tomberont devant le Christ soul- frant, devant lo tableau animé de ses ignominies ot de ses douleurs ; de sorte que cutle méditalion des Mystères Douloureux sera devenne l'anlidote de l\u2019une des grandes passions du cœur de l'homme, et le moyen pour lui de réduire sa chair en une salutaire servitude.Les Mystères Glorieux viennent à leur tour détacher l\u2019homme des choses terrestres, pour le reporter vors les biens inénarrables de l'autre vie.La résurrection du Sauveur, son ascension triomphante, la descente de l\u2019Iüsprit- Saint, de même que l'assomption de Marie etson vou- ronnement, tout cel ensemble de beautés célestes et de trésors divine, vu et revu daus lu méditation, fait toucher du doigt le néant des richesses et des avantages de la vie presente.Ne vous amussez pas des trésors sur la terre, dit le Sauveur, lu rouille et les vers les rongent et les voleurs les dérobent, Nolitethesaurizare vobis thesauros in terra, ubi aerngo ct linea demolilur, ef ubi fures efodiant el furantur.(Matth.6-10) ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni lu rouille ni les vers ne rongent, et où les voleurs ne dérobent pas, Thesaurizale autem vobis thesauros in cælo, ubi neque aerugo neque tinea demolitur et ubi fures non effo- diuni nec furantur.(Math.6-20).Chose digue de remarque, cet homme enclin vers les choses d'ici-bas et dominé par la fascination des vanités mondaines, devient tout autre quand il regarde le ciel.Le goût des choses d'en haut s'empare alors de lui ; et, peu-à peu, s'élevant sur les ailes de l'amour divin, il quitte lu terre, qui lui parail désormais ce qu'elle est en réalité, un lieu d'exil ; puis, fixant ses entretiens dans le ciel, Nostra conversatio in cætis est ( Philip.8 20}, 11 n'a plus qu\u2019un besoin, celui d'aimer Dieu de plus en plus, qu'un desir, celui d'être dissous pour habiter aveu le Christ, Desiderium habens dissolvi el esse cum Christo (Philip.1-28).Co mépris des choses terrestres grandit l'homme, comme l'attachement aux faux bieus d'ici-bas le rapétisse.Don espris, dominant les créatures, vit dans les hauteurs sureines, où lu Créateur se dévoile a lui et l'illumiuo.Son cœur est libre, car il a brisé toutes ses attaches ; débarrassé maintenant de sa volonté propre, il se meut, avec uue satisfaction complète, dans le cercle obligé des voloutés suprèmes de Dieu.ln cet état, il n\u2019y a plus d'alarmes, malgré lus terreurs de la vie ct les menaces de l'enfer ; le calme demeure, la paix est constante, en dépit des agltations et des bruits du siècle ; c'est sur la terre un aperçu du ciel, uu avant-goûl des jouissances réservées aux élus.U puissance de lu méditation ! O Mystères Glorieux du Rosaire, que vous répondez bien à cel instinet vélusto, qui vst au fond du cœur humain ! Quel remède efficace vous fournissez à l'entrainement que ce cœur éprouve pour les richesses trompeuses do ce monde ! Cette triple série des inystères du Rosaire est douc admirablement constituée, N.T.U.F., pour opposer une digue puissaute aux trois penchants désordonnés, qui, selon l'apôtre St Jean, dominent dans lu cœur de l\u2019homme déchu, la concupiscence du la chair, la concupiscence des yeux et l'orgueil de la vie, Quoniam omne quod est én mundo, concupiscentia carnis est, el concupiscentia oculorum.et superbia vitae.(1 Joan.2-16).Il en résulte que la méditation répé tée de ces laits divine, mointiendra sûrement en nous les conditions essentielles de la morale évangélique, et du perfectionnement de uos âmes.IV Uno dévotion, si puissante pour le sulut, devait assurément recevoir tous les encouragements de l'Eglise, et être enrichie de ses plus précieuses indulgences.Lille l'a été, en effet, et avec une prodigalité, dont aucuue autre dévotion ne peut se réclamer.La liste des indulgences du saint Rosaire vient d'être révisée par ordre du Souve- raiu Pontife, et revêtue de l'approbation Apostolique.lille forme un trésor sans cesse ouvert à la piété des fidèles, et dont on pourra faire bénéficier même journellement les sainles Ames du purgatoire.Ces faveurs du Saint-Siége, N.T.O.F., nous aménent à vous signaler, en vue de vous rendre encore plus facile la pratique du suint Rosaire, un lieu de pèlerinage privilégié, où cette belle dévotion Ileurit d'une manière admirable, et qui nous semble devoir être daus notre diocese, selon les vues du la Providence, un foyer toujours ardent de piété et d'amour envers Marie.Nous voulons parler du Sanctuaire du Cap de lu Mag deleine, voisin de Notre ville épiscopale.Nul doute que la Mère de Dieu ne vois avec une prédilection marquée ce petit sanctuaire, qui, placé sur les bords de notre grand fleuve, en domine hardiment les llots, comme pour nous dire comment Marie domine les lots agités de la mer de ce monde.Depuis au delà de doux cents uns, la Confrérie du Saint Rosaire existe dans cette humble Chapelle, et, s'il fut un temps on, par suite de vircuns- tances défavorables, cette dévotion lui quelque pou lau- guissante, avec quelle ardeur ue s'est-elle pas rôveillée depuis uue trentaiue d'années ! Un saint prêtre était là, presidant avec zéle aux destinées de la puroisse.La Vier ge du Rosaire était toute sa confiance, et son petil sanctuaire, pauvre et vieilli, recucillait les trésors de lu foi et de la piété de co dévoué pasteur.Au pied de l'autel de la Mère de Dieu, il réunissait les vœux de son peuple, les gémissements des allligés et les supplications des malheureux.Lu Suinte Vierge sourit à sa foi simple et à ga con fiance invincible.11 obtint fuveur sur faveur, si bien que l'on se mit à venir de l'étranger, pour participer aux graces qui s'échappaient nou-suulemeut do lu chapelle, mais mêtne des roses et des vierges du ltosaire.Quelques années avant que Dieu lo rappelat à lui pour lui donner sa récompouse, co dévot serviteur de Marie, daus lo but d'obtenir uue grâce extraordinaire, fit vœu de consurver intacte la petite église, même quand le nouveau tomple, devenu névessaire pour les besoins de la paroisso, serait LE TRIFLUVIEN, Vendredi 4 Mai 1900 livré au culte.La faveur fut obtenue d'une façou qui tient du prodige, et l'humble sanctuaire, triomphant d'une ruine qui l\u2019avait menacé, continux d\u2019abriter les pieux enfants de Marie et lvs fidèles dévots au sainl Rosaire.C'est même depuis cette dute que cette modeste chapelle est devenue an livru de pèlerinage proprement dit.Le Saint Siège l'a enrichie de précieuses faveurs spirituelles Chaque année, 30,000 à 40,000 pélerins la visitent, et s'en retournent chargés de grâces spirituelles et temporelles, en même temps que rouverts de la protection de la Vivrge Immaculér.Le curé actuel à hérité des verlus de son prédé.es- seur, et particulièrement de son zèle, pour le culte de Notre Dame du saint Rossire, I a élé mamtes fois aidé danstle passé par lvs digues hls de St François, établis au Commissariat de Terre-Sainte Il le sera encore plus à l'avenir par suite d'un arrangemont, que le zèle et le dévouement de ces bons Pères nous a permis de faire avec eux, ct en vertu duquel uue bonne partie de leur travail et de leurs efforts sera, pour un temps indéterminé, con- sacréu au développement et à la desserte de ce lieu de pèlerinage.Ce sera, nous n'en doutons pas, N.T.C.F., une bonne nouvelle À vous apprendre que désormais, quand vous vous rehdrez au charmant sanctuaire du Cap, pour y sutisfaire votre piété, vous y trouverez.outre lu pieux et dévoué curé de lu paroisse, le Père Frédéric, dont la réputation de science ct de vertu vous vst connue, ct le Père Augustin qui le seconde avec zèle el succès.l\u2019ous Nous, Nous concevons de cette nouvelle orga: nisation de grandes espérances, car il y a là une coinei- dence, qui rappelle un fait des plus remarquables: Voici ve fuit tel que rapporté par l'historien Rohrbacher : * Saint Dominique eut à Rome une joie bien vive: ve fut d'y voir saint François.Ces deux hommesque Dieu suscitait dans le temps pour la gloire due son nom et de son lglise, ne\u2018 se connaissaient pas.Tous deux habitaient Rome à cette époque, et il ne paraît pas que le nom de l'un eût jamais frappé l'oreille de l\u2019autre.Une nuil, saint Dominique étant un prière, selon sa coutume, vit Jésus Christ irrité contre le monde, et sa Mère qui lui présentait deux hommes pour l'apaiser.1} se reconnut pour l\u2019un des deux ; mais il ne savait qui était l'autre, el le regardant attentivement, l'image lui en demenru présente, Le lendemain, dans unu église, on ignore laquelle, il apurçat sous un froo du mendiant la figure qui lui avait été montrée la nuit prévédente, et, courant À cu pauvre, il le serra dans ses bras avec une sainte ellusion, entrecoupée de cvs paroles: Vous êtes mon compugnon, vous marcherez avec moi, tenons-nous ensemble, et nul ne pourra prévaloir contre nous Il lui raconta ensuite la vision qu'il avait enw, et leurs cœurs se fondirent l'un dans l'autre entre ces embrussements el ces discours.Cette sainte amitié eutre les deux fondateurs a continué jusqu'à présent entre les deux ordres.Chaque année à Itorn-, le général des Fran- ciscaius, assisté de sus frères, olfivie à la fête de saint Da munique ch % les Frères Précheurs, vt le général dus Dominicains à In fête du snint François chez les Frères Mineurs Les uns et les autres chantent ensemble cette antienne : * Le séraphique François et l'apostolique Dominique nous oul enseigné votre loi, 6 Seigneur |\u201d Dans le modeste sanctuaire du Cup de la Madeleine, cette antienne pourra aussi se répéter, car il y aura là avec l'œuvre de Saint Dominique lo travail assidu dos fils de saiut François.Ln sainte Viergo semble de nouveau presenter ces deux hommes à sou l'ils, pour apaiser sa juste colère, en rémédiant aux maux de notre société, et il nous est permis d'euteudre saint Dominique dire une seconde fois à suiut François : Vous êtes mon compagnon, vous marcherez avec moi, lenons nous ensemble, ct nul ue pourra prévaloir contre nous.Vous aimerez, N.T.UC.F., À visiter souvent ce lieu particulièrement favorisé de lu protection de Marie ; vous y condairez Vos malades et vos infirmes, pour qu'ils soieut guéris, vos allligés de (oulus sortes, pour qu'ils soient consoles ut soulagés, vos enfants pour que la Vierge bénie les consurve purs au milieu des sonillures du monde.Quand vos âmes, relroidies au contast des choses terrestres, ou épuisces peut-être pur les épreuves de la vie, seront duve- nues languissantes où sans souri du salut, veuez aveu conliauce rencontrer la Reine du ciel dans ce sanctuaire quelle aime ; exposez-lui vos inquiétudes et vos craintes ; dévoilez-lui vos misères, et munissez vous en sa prês nue du chapelet, qui est larme toujours victorieuse de ses enfants.Ces pieux voyages, faits dans un grand esprit de foi et de charité, vous porteront toujours bonheur : on He touche jamais le surnaturel et le divin, saus se sentir moins terrestre et plus accessible aux choses du ciel at; de la vertu.O puissante Reine du Rosaire, vous avez voulu marquer ce pelit coin dé terre qui nous svoisine, des offuts de votre pouvoir et de votre bonté, de manière à nous y donner en quelque sorte un rendez vous habituel.Nous voulons entendre votre voix, et répondre à vos désirs.Nous nous réunirous aussi fidèlement que possible duns ve vénérable sanctuaire du Cap, où vous nous enseignerez à goûter la sainte pratique du Rosaire, à l'aide de laquelle il nous sera facile de bien vivre et de bien mourir.Du haut de ce promontoire, portez vos regards maternels sur le diocèse entier qui Nous est voulié, et dont Nous vous
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