Le Trifluvien, 3 mars 1903, mardi 3 mars 1903
[" Librairie Classique et Commerciale % oressions et Reliure Ragin Foie de burn: 35, mmx smovmmme, \"sek sin de plea pres, 87.974750 TRIFLUVIEN, TV AVOTTE, : EDITION BI-HEBDOMADAIRE.2, = Towm = == rem \u2014 moe wh == VoL.18.TROIS-RIVIERES, Qur., MARDI, 3 MARS 1903 2% No 81 NOTES La Patrie, de Montréal, vient d'entrer dans sa 25me année.C'est mn bel âge.Nos félivite- tions.APP Gn La Vérité de samedi dernier publisit ls note suivante : \u201c M.Tardivel, malede depuis près de deux mois d'une atta- ue de bronchite, a porsisté jas.qu'à ces jours derniers à rédiger la Vérité, Bon médecin l'a informé qu'il retardeit indéfiniment sa guérison en continuant à travailler et il ni ordonne de garder le lit et de s'abstenir de tout travail durant quelques jours.En conséquence la Vérité no pa raîtrs pas la semaine prochaine et M.Tardivel espère que ses lecteurs lui pardonneront ce contre temps.\u201d ; Nous espérons que notre distingué et vaillant confrère sers bientôt complètument rétabli.Nous lui conseillons aussi de méuagar ses forces.Il n'est plus jeune et les journalistes de sa trempe vivent des années qui comptent double.Paisse l'Auteur de tout bien le conserver encore longtemps à sa famillo et à ses nombreux anis ! a \u2014\u2014\u2014 Un prêtre de la Nouvelle: Augleterre l'intention de fonder une colonis d us ls Caroline du Sud.Lu Messager du Lewis- tou, Maine, dit à ce propos : #M, l'abbé Prévost curé à Noire Dame de Fall River, est eu pourpa lers aveu les salori- tés de la Caro ine du Sud pour fouder uue colonie canadienne dans cot Etat où il ya oncore dimmunses étendues ds terre inculte.\u201cC'est ça ! que les Cauadiens- français aillent s'établir là-bas pendant que leur bsau Canada se peuplora d'émigrants euro- péons ! Ohuse curieuse en effet Pendant que les Américains arri- veut ici par cenisines el font saus bruit la conquête du Nord- Ouesi,on congs à conduirs lesOa nadivns en lerre étrangère.Res- tous chez nous ! L'espacs et les reesonrces ue manquent pas.\u2014_\u2014-\u2014 La société des éditeurs de Stuttgard, Allemague, a décidé de ne pas participer à l'exposition de Saint-Louis et beaucoup des éditena d Allemague se joindront probablement à eux.La raicon de cette abstention est le traité actuel du propriété littéraire entre l'Allemague et les Etats-Unis, qui autorise la réim pression des ouvrages sllemands sux Etate-Unis saus compensation Nous ne pouvons qu'approa ver la conduite dus éditeurs de Sluitgard.Pourquoi n'y deg Tare | atil pas une convention Quelle misère ! entre tous les pays civi- LS lisés ot pourquoi le \u2018propriété litiéraire n'est-elle pas une propriété comuo toutes les autres ?Prendre à quelqu'un le produit de ses travaux, le fruit de ses vvilles et de ses études, n'est-ce pas voler 7.Bon ! Il sé.réconte maintenant que la ville du Toronto, regret taut d\u2019avoir refusé les $350,000 de M Carnégie.6 fait savoir au milliardaire qu'elle les accepte.Faut il que son argent lui Dèse, pour que M.Caruégie n'envoie pas proutuner les gens de Torouto ?Ou bien est-il bon enfaut au point de prendre les atfronts pour des compliments 7 Si nous étions moius timides, nous lui demanderions quelques milliers de dollars, ne fai-ce que pour payer les dettes da ce pauvre La Violette, qui doit de l'argent à son teller Nous pourrions aussi faire agrandir notre hôpital qui devient dévi- dément trop petit.Mars, alles dono écrire à toutes ces \u201cgrosses légumes,\u201d comme dit notre cousin le caporal De- manet, \u2014\u2014 Un autre pauvre homme, M.Marshall Fieid, de Chicago, vient de doauer dix millions de dollars à sa ville pour la fondation d'un musée des arte.Cela compte ! .Quel bonheur, si quelque richard en faisait sutant pour nos institutions catholiques, si ms- titoires et ai utiles à l'humanité! Pendant que nous en sommes «ur le chapitre des capitalistes, donnons l'hospits ité à nue non: Yee bien cureuse qui nous arrive des vious page pou maude de vanne, Autriche, , ua millionnaire hon- Erois, Jean Schwelberg, est mort de froid, à Heromesny, près de Budapest.Malgré 4e fortume considérs- le, Schwelberg vivait dans an udis et se mourrissait de pain t d'eau, auxquels il ajoutait, le imanche, un peu de lard.Après mort, on & découvert qu'il possédait placiears millers hectares de terre et 5 millions de dollars I n'a pas fait de tes\u2018ament et on ne lui connaît pas de parents.Pauure fou! Qu'aura-t-il ré- poudu au grand Juge quand celui-ci lui dit: \u201cJ'étais na, et Vous Ne M'AVUE pas vêtu ; j'evais faim et vous ne m'avex pas nourri !\u201d S'en aller comme cela sons pouvoir emporter un seul sou de sa fortune, sans avoir une seule bonne œavre à son aotil ! Nous trouvons dans le Messa ger de Lewiston les conseils sui- vaults que les RR, Péres Domi nicaius donnent aux électeurs C'est à lire et à méditor : \u201cLes élections municipales doivent avoir lieu à Lewiston lundi, le 2 mars Les Pores so sont loujoars tenus à l'écart de ls politique, et aussi long temps que les différents partis demea- reront, comme ils le sont au- J.que l'on croit le plus ntile au Jouta que la préiconce d'un prê- jourd'hui, respectueux de la re- igiou et de la morale, ils obser- verout la méme riglo d: conduite.Mais, en dehors et audessus de la politique, les élections soulèvent des questions plus élevées, lesquelles iutéressent la morsle et la conscience.\u201cC'est an DEVOIR DE CONS- CIENOE de voter de la fugon bien et à la prospérité communs.C'est une faute contre la conscience de trafiquer de son vots pour de l\u2019arge.t ou pour des considé rations honteuses C'est uno ER- BEUR DE CONSOIMNCE de croira que tout est perm's en vue de faire triompher sou parti on sa faction Sur tous ces points.les eatholig es, encore plus que les autres, doivent douner le bon exemple et se montrer respectueux de la vérité, du la justice et de | houneur.\" Nous appreuons qu: Sir Wilfrid Laurier à reçu la semaine pastée uno nombreuses députa- ton de femmes de Toruuto, Montréal et Ottawa, fueunt partie de sociétés de tempérance qui veulent abolir lusage des de Boston 3 4 $ 2 od Courasodes extantben pone placements on wi neirge.TEL.360.\"mo Pr) 34, Rue Du Flouve, =fois-Rivières.i HART CETTE La plomberie est uns partie Iras inbortante de fa construction vanl d'ascorti ns contrats, consallsz Len E.F.LANDRY Forblantiar, Plombisr Sauitai- =A} 19 ot Poseur 1'Appareils à Eau chauds et à Air Chaul JOTVR&EUR on METAL, ARDOISE ut PLAFONDS METALLIQU'S.SPÉCIALITÉ : Garaiches cn Tele galvanises Ayti uno expérlonas do 13 ans dena le no bHosueaa mn disons as Monteésl, uoux somme «tu Hou de garsutir aatiefaction, Nona noun sommes snes les anrvloss d\u2019ne M xp oct pour los apparolla de chauttsge à enw El chasto 16\" plombage.elim ot.plane four» M hu nur commence teensy Told voc soln ot Peampilinde, 131 hue Baleaax, 34 TROIS-RIVIERES.Telephone 229 Pour Cadcaux :lcz chez A.BELGERON HORLOGER, 3 BIOUTIER.OPTICIEN No.30, RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES, finportatour de Montres, Horloges, Bijouteries, Argenteries, Verre coupé, mar- clandises en vuivre, bronze, porcelaine, wssortiment de chipelets, montôs en Olt eton ARGENT, Médailles eto, Ouvruge fait par dus ouvriers de première clusse, ordres reçus pur la maile et exécutés sous le plus court délai.Aux CULTIVATEURS! TIOMAS BOURNIV A Li Nogociant-Imyortateur i rombreusu clientèle do l'encouragemeut qu'elle a don par lo pans, et lui offre spécialement log dil rane tos lignes de GRAINES DI MIL ot TREFLE, BLE RED FYFE\" AVOINE et ORGE, (du Manitoba), PLATRE & TERRE, ainsi qu'une grands quantité de Farine de Blé de toules sortes, Moulée, Sou, Gru ot Farino de Lin.#37 Le tout à des PRIX défiant toute Compétition SRG 46-RUE DES FORGES-46 TROIS RIVIBRES.abe byall GN Gare lw Tk pe \u2014 » ¥.LE TRIFLUVIEN, MARDI 3 MARS 1003.LE TRIFLUVIEN MUA BIRESUOFIAIAINE Publié a TROIS-RIVIERES ABONNEMENT :] UN AN.s2.00 six Mois.1,00 EDITION HEBDOMADAIRE Un an, $L00.Six mois, 50 cts TARIF LES ANNONCES Les ennonces seront tolsées sur Nomyparsil aux conditions ouivantes : eommanicesion être adressée à.{P.V.AYOTTE, Editeur-Propriétaire.PE TROIS-RIVIERES Mardi, 3 mars 1903 \u2014mee\" Discours du Troe Le iroisième session de la dixième Législature de Québec v'est ouverte mororedi par lu lecture du discours du Trône.Oo discours, ou plutôt cutle lecture, est rarement intéressante, ello est insipide aujourd'hui.Elle ressemble assez aux résolu tions d'un conseil municipal.En fait, notre Parlement de Québec n'est plus guère autre chose.Dans cette pièce du discours du Trône, ls gouvernement est œensé dire ce qu\u2019il à fait, ce qu'il fait et ce qu'il fors.Le plus intéressant pour nous ot de ne pas oublier co qu'il au- eit da faire.Dsus nn style monotone ct ennuyeux le ministère Parent annonce d'abord le surplus ima- ginsire dus libéraux\u2014ce qui val toujours maigre ; le renouvellement des contrats pour le main tien de I'Ecole de Réforme dv Montréal et de l'Asile des Alié nés de Beauport ; un projet du loi relative aux pouvoirs hydrauliques ; ls refonte de la loi électorale ot do celle des muui cipalités.Et c'est tout.A propos du surplus, notre confrère de l'Hvé nement nous semble avoir le mot juste en l'appolant le surplus à Parent.Les faits on oflel nous ont donné la solide expérisuce concernant administra si.yw'il est toujours plus apparent F-_.17e réel.Cette insipidité du discours \u20ac\" du Trône à fourni a notro chef d'opposition l'oucasion d'uus vigoureuse critique.Nolummoul, à propos de ce surplu.M.Flyun trouve étrange que lu discours du trône, on sunonçant un surplus, mentionne plus loin l'aug - mentation du subside fédéral comme une nécessité pour les divers services publics provin- oiaux.Ii lui somble qu'après cela le trésorier aurait pu se dispenser d'ajouter que son budjet est en équilibre.Parlant dv la conférence in- ter-provinciale, le chof do 1'op- Position rappelle celle de 1887, dont lo résultat à ôté absolument nul.Le premier ministre autuel a voulu obtenir ce que Morcier N'a pas réussi à obtenir.Mais l'idée de l'augmentation du subaide fédéral n'est pas du parti libéral.C'est ane idée conservatrice.C'est Ohapleau qui l'a lancée le premier, et ousuito Mousseau.Sous lo gouvernement Flynn, cette question u fait le sujet d'un paragraphe \u2018un discours du trôue.Mais on disait alors que nous ue pouvions nous attendre à aucune faveur de ls part du gouvernement Laurier.Aujourd'hui, le premier ministre dit qu'il espè- Te réussir.Tant mieux.Mais il espère que pour cela il ne sora pss obligé de faire de concos- sions, car on à prétendu daus Certains journaux que pour obtenir l\u2019augmentation du subside fédéral, le gouvernement allait ssorifier les droits de pêche de le province au gouvernement .du Canada.\u201cO6 sacrifice de nos droits de Pêche sorait très regrottablo el de bien mauvaise politique.Le gouvernement Parent demande sscours au fédéral.Eu cédant mes droits de pêche, il uo s'agi- toit plue que d'un échauga, el News ne Voyons pas cs que nous ¥ gagnerions vraiment.Les con- cessiens sonl toujours un sigue de faiblesse.M.Flynn oritique vigouron- sement ls politique du gouvernement su sujet des pouvoirs d'eau et des limites à bois.Cette politique n'a qu'un but : grossir leu.receites du gouvernement et du dowsine public Ou a dit que le gouvernement avait reçu l'offie du $1.50 de l'acre pour 25,000,000 d'acres du domaine publie, ce qui permettrait de payer Ja dette do la province.Le chef de I'oppesition proteste avec vigueur contre nelte offre, si vraiment elle a été faito.Il exprime l'espoir que le premier miuistre u a jamais songé à veu dre le domaine public, quand même on ofliirait dix piastres de l'acre.Car ei toutes les vllros de cetle nature étaient uecoplées, il viendrait un jour vù 18s Awi- ricains seraient les muitr:s de uotre proviuce.L'envahissement n'est déjà que troy grand et si le gouvernement ne l arrête pas, ls Chambre devra intervenir.Lu quetlion est des plus graves Los Amérivaius occupont tout pouvoir d\u2019eau, limites à bois, industri-s.D y a là uv danger national, et un peuple qui veut wainlenir su nationalité doit resler multre du rol.H est amusant de se rappeler que cu discours du Trôue est \u201ccousé ômuner du Roi lui-même.Voyez un pou lidouard ls Sup- tième, nous dire; Messiours, je vends mes terres, el pas cher: $1.50 I'nere.C'est pour rien.Qui eu voul ?Cr tte ridle royale dont Mat ro Parent nous donne lo ~pectacle esl de mauvaise romedio, JOSEPH BARNA RD.LE ROI VEN A propos de cette vente au re buis du domaine publie, le nom mé Parent, aviseur du Roi, fait faire à So Majesté une bien po- nible blague, En adm tant que le Roi vends ainei loules ses terres, il viendra Un moment vù lu deruièe étant vendue, il ces - soru d'être roi, n'ayant plus de royaume.[1 doviendra buur geois, ayant cou;-l+eu bauque, si vous voulez, muis bourgeois quaud même.Quand le nemm Parent aura tout vendu notre bien, il n'ap- perl pas que la l'rovines aura compte on banque, 1s surplus appar nls n'dlant rien moins que stubles.M Parent veut toul vemdis nux Américains.11 l'a dit en pleine chambre on réponse a M.Flyon qui Ini demandait de divulguer sa pensée.Lu Province est douc sur lo murché à $1 50 l'âcre.l\u2019us ohère.La modivité du prix et los bonnes dispositions des acqué- rours font prévoir que la vente complète s'accompliru sous pou.Avunt longtomps nous verrous donc aux quatre coins de la l'ra- vince de lavges pancartes ainsi libellées : Provinco de Québue, Propriété Amoricaiue, Défensu d'ullisher, Entrepreuant Parent, vous nous aurez vendus.l£t pus cher.Non.Lo domaine public, doit roster domaine public.Un gou- vernoment, pus plus que le roi, n'a lo droit «l'en disposer niusi à la légère.Quand ity alien à vente, ça doit toujours ètre avoc profit Pourquoi se hater ainsi du vendro à prix ridieu \u20ac Qu'est vu qui prosso ?Celto hâte iuconsid-re+ du gouvernement l'aront nous rap pelle ces jounes héritie:s no- cours qui, ayant \u2018ostoment porté le pèro eu torre, vendent, ntre doux vorres, le patitmoine de- vouu trop grand pour leur pa- reese ef los conceptions restroin- tos de leurs corvoaux ab utis l'our sauver l'a débris du co qui reste do leur fortune, on so hâte de mettre ces dissipateurs sous l'égide n'un Conseil Judi.oiuire L'héritage, le patrimoine que les aleux avaient aéquis au prix do Lant de suours, tout ce bivn ue reste intuct que lurs qu'il est placé hors d'attoiuto dus devorgondages de l'intordit.Une pareil mesure s'imposo d'elle même an gouvernomont Parent.Le plus tot sorait lu mieux.Au Nouveau Brunswick Les élections gonéral-s dans cotte province ayant eu lieu sa medi, le gouvernement Tweedie roste au pouvoir avec uno majorité de 26 voix eu chambre, Comme à Québou,le Nouveau Brunswick croit bou de ne res - ter qu'une ageuce d'Otlawa CALME L'IRRITATION L'unique moyvn do guérir la : toux vat de fairs usago du BAU- | ME RHUMAL, qui eu mdme' temps fortifis les bronches, los \u2018 poumons, la gorge, on calmaut I Maskinongé M.Hormisdas Mayrand, cul- .tivateur de St Liov, a été choisi par une voix de majorité sur son concurrent le Dr Hamelin, à la convention libérale tenue à l'effet de choisir un candidat pour Maskinougé.Cette conveu- tion out lieu lundi deruier à Louisevil'e.M Tourville a jugé à propos du retirer sa candidature.M.Legris favorisait appa- remmont M, Ilemelin jusqu'à la dernière heure ll est notoire cepeudunt que M.Mayraud est, au fond, le préféré du nouveau Sénateur.Le Séusteur semble avoir jo ué double vu velte vccurence, et les bonnes âmes qui optaient pour lo pauvre Dr Hamelin, s'accommodent mal du l\u2019idée que ce candidat éphémère n\u2019é- tail pas pour M.Legris, le cun- didat du fond de sou cœur.M.Joseph Minuire Lessard, ancien député de Maskinongé, se présente courme conservateur indépendant, M.Mayrand vient d'être élu par neclomation, Pas de cour de cieux À nue assemblée générale Le nue le 26 Jévrier, Irs membres du Barre u des Trois-llivières sv soul opposés énergiquement à ln certain projet de loi qui doit être soumis À lu prochaine législature de colte Province.Cetlo loi dovra dévcreter I'éla- blissement d'au nouveuu circuit judicinire dnns lu ville de Shawinigan alls, Les raisons allogabos par les mowbros de votre Barrvau soul bonnes, ol nous rouhsitons que M.It.8.Cooks, dépuls, chargo du combattre en Ohambre vo projet de loi, réu isso plein - mont Nous ne voyons pus, en effet, l'opportunité d'une Cour de Circuit à Shawinigan, à présent surtout que Grand\u2019 Mere osl sur lo point d\u2019uvoir la sivnno.Grand- Mére n'est éloigné de Shiwini- gun que du six milles.Los communicalions entre Shawinigan et le chef-lieu du District, Trois-Rivières, sont a présent d'une extréme facilité.Cotto Facilité due communication s'accontucra duventago dès que le chemin du fer électrique pro jeté sers réalisé, Los plaideurs du Shuwinigan seraient mal vo- nus d'ulléguer comme motif le défuut «lu vois du transport Nous avous déjà les Cours do Circuit du \u2018Truis-llivières, de Louiseville, de Ni olet, ot biou- tôt vellu du Uraud'Méru.Or il oul établi que le nombre de couses coutustoos ot jugées devant notre Uour Supérieure ci, est plus considérable que duus ve- lui du District de St François dessorvi cependant pur deux juges.Un trop grand nombre do Cour du Uireuit, vu multipliant l'ouvrage à notre magistrat ici, serait de nature à nuire à lu bonuo administration de la justice.L'élablissement du Cireuit projote à Shawinigan absorbe rait d'autant une partie notable du lomps du juge.ll n'est pus juste do tonir notre magielrat trop souvent éloigné du chof- lieu au détriment des justiciables qui out Œus intérêts plus importonis à débattro devant la Cour Supérieure - \u2014\u2014._-_ La Drapeau National Sous ve titre, nous publions ci-apros, un fort iutérossant article d'un do nos vollahoratours du Manitoba.Comme nous lo disions précé- domment, nous ne croyous pas l'heure venue d'émettre défiui- tivemont une opinion arrêtée sur celte importante question.Seulement, devant les différentes suggostions fuites, nous te- nous bou compte à coux qui prôneut lours idées d'uno manière habile el agréable.\u201c Un drapeau uational pour les Canadivus-français : voilà un sujet bien digus d'attiror ljattention de tous nos compatriotes.l'éjà, graze anx excel- I'nts articles publiés dans la Vérité, Sucré-Cæœur et dans lu Soleil, il FEU ! Tel, Bell : 35 Boite B.de P.286 Cr Reyale Anglaise, Commerclal-Vnion, Liverpe 1, London & Globe, VIE! \u201cACCIDENTS ! C.W.ROCHELEAU & CIE, GARANTIE .Agents d\u2019Assurances .132, #7 TROIS-RIVIERES, P.Q.Guardian, London \u2014\u2026ssurance, BEritish-Americe, tent offre une garantie parfaite de sécurité, NOTRE-DAMF, (EN FACE DU BUREAU DE POSTE) Ve Ætne, F'ire Assurance, Manufacturer's Life, Dom.of Canada, FULL.é5 Acc.Polices émiaca en Françuiset en Anglais, Pertes réglées libératement et payées promplement, EXTRAIT DU \u201c FIRE AGENTS TEXT BOOK \u201d.Un Reçu Intérimaire ou de Renouvellement, signé ou contresigné par un Agent Autorisé, quel qu'il soit, lie la Compagnie aussi efficacement que s'il était signé par le Gérant en personne.Mais, comme une erreur dans la description d'un risque dans une application, devient souvent une cause de trouble, en cas de perte par le feu, seul, l'agent dûment qualifié et compé- LISEZ CECI, DANS VOTRE INTERET.N.B.\u2014Une commission libérale est offerte aux personnes du District de TroiseRivières désirant augmenter leur revenu, en s'occupant d'assurance dans leurs moments de loisir.Nulle expérience n'est requise, les instructions fournies par le bureau suffiront à assurer le succès de toute personne de bonne volonté.Les personnes faisant assurer leur vie avec l'intention de profiter de cette offre, recevront le montant intégral de commission en réduction sur leur prime.Renseignements complets fournis sur demande, voulons à notre flour, trailer celte question ei inlôreseaute, * Bt d'abord, qu'est-ce qu'au drapeau ?* Un drapeau, nous r\u2018pond le diotionuaire, c\u2019est utt morceau d'étoile fixé A une hampe ot sor- vout de signe de ralliome .t pour des soldats.\u201d Uni mnorceau d'étofle, oui, mais un morceau d'étoffe sacré, un morceau d'étoile qui rappelle les souvenirs les plus préci-ux, la gloir- de tout un pnys Dovant le drapeau, le citoyen s'incline: il voit en lui | image de su putrio, A la vue du drapean, le soldat transporté d'enthousiasme, ne voit plus le danger: il court au cowbut; il allroute la mitraîlle, parce que ve danpuau, pour lui aussi c'est lu pursounification do sa patris.lit si, victime du dovuir, victime aussi de l'amour qu'il à pour cette patrie, il meurt tenant dans ses mnins cot emblème sacré, oh ! alors le dernier soupir du soldat est un hymue d'action du grâce, un acto de reconnuissauce.IL su morl est colle d un hèro Dans les fêtes politiques com me dans lus fd'es religieuses et uatiouales, lu drapeau occupe la pluce d'houneur, Partout ou l'ucolame; puriout ou veut se grouper autour de lui; partout on nie & étre abrité a l'ombre de sus plis glorieux Lo drapes, c'est encoro ue source feconde d'iddal et de pod siu Juwuis les pubtes n'ont eu plus d'enthousissme; jamais peut-être, ils n\u2019ont touché plus Pproloudément dus cœurs de pa- trivtes que loraqu'ils ont chanté lo drapeau do lour pays.Nous n\u2019ou voulons point d'autre preu vo quo lu belle odo de notre graud Orômazies ou drapeau de Carillon.Aprés celu, comment s'étou Lur que le drapeau soil passd daus l\u2019Ame du lous les pouples ; qu'il ou coustitue, pour ainsi dire, auv partie intégrante Ÿ Ah! c'est que ces puuplus ozt coui- pris que seulo l'uuion fait la forue, vt que pour consolider celle union, ils avaient besoin d'un sigue extérieur capable de rappeler aux citoyous d'un mé- même puys, l'idéo de la patrie.Lit co sigue extérieur, ils le trouveront daus le drapeau.Mais luissons là ces considé- rotious trop géuérales, et venous- en à quelque chose de pratique.nous aussi, Canadious-frauçais, un drapeau qui soit exclusive- mont le nôtre.Lt pourquoi ?parce que uous devous dtre unis, Le drapeau, avons-uous dit, c'est uu aigue de ralliern ut, un signe d'union, par cones- quent.lui, au Canada, nous sowngs eu minorité ; nous du- vous luiter saus cesse pour la conservation dv notre laugue, de notre religion, do notre liberté.Or, «ommonl cette lutte sera-t- ello lructuvuse, si nous ne som wes pas unis; si nous ne war- chong pas tous sous la même bannière, co signe extérieur qui souront coutribu- plus efficacement que toute autre chose a l'aunion des sentiments ot des cœurs ?Muis.objeutoru-t-on, nous a vous déjà uotro prapoau; nous en avoustuême deux, celui de lu Franco et celui do I'Augle- torre: colui de lu France pour novs rappeler la noblesse de notre origiue, et colui de l'Au- gleterre pour protéger notre li borté et nos droits Oui, mais nous disons, nous, que ui 'ua ni l'autre ne peut être le drapoau national des Canadieus-français, Saus doute, le tri.olore nous est toujours bien cher.Nous voulons oublier toutes les mona- truosités dont il est témoiu depuis quelques wois, pour nous rappuler que o'est 4 l'ombre de ce drapeau qu'ont été entreprise presque toutes les solious vrai- mont civilisa' vices du XIXe dons In Semaine Religieuse ' do Québec, dans lo Messager du! sièvle.Kt pour ne citer qu'un fait, qui est de tous les jours, rappelous-nous que c'est ou drapeau qui depuis un siècle, couvre de su protection la grande ! pour celle de 1'liglise.Et, nous vaux pour la g'uirs de Dieu et le répétons, malgré cette gloire qui s'attache à ses plis ; aulgré toute l'affection que nous lui portons, ie tricolore ne pout être notre drapasu national.Il nou faut uu autre drapesu quo celui-là.Pourquoi donc ?Ou a souvent dit que le tricolore une fois adopté comme drapeau des Canadiens - français, cux-ci s6- raient forcés, en cas de guerre eutrs la France et l'Augletorre, du mettre de côtôéce drapeau, pour ue pas froisser leurs conoi- tovens anglais, Cortes, cette raison vant beaucoup, et elle suffi- rail à ello seule pour nous déterminer âne pas adopter le tricolore comme drapeau natio nal.Pour nous, il est une autre raison qui semble plus forte encore.C'est que nous voulons être et quo nous sommes de fait un peuple distinet du peuple Fran- cais Nous ne sommus pas scule- ment des Français : nous sommes avant tout des Canadiens.Ab ! sans doute, nous voulons toujours cousarver lus bous rapports qui nous unissent & uotre méroc-patri-; nous vou-, pays, et un amour plus fort oncore pour uotre religion.Religion et l\u2019atrie: voilà dono les doux idévs yui devront être re- | préseutées sur notre drapeau ; deux idves absolument inséparables pour nous, comme notre histoirs en fait foi.Nous le savous bi n: si uous sommes dumenrés Canadicus-frangais, c'est parce que nous sommes * demourés catholiques ; et si nous sommes demeures vulholiques, \u201cc'est parce que Lous sommes demeurés Cauadiens-frangais.Pour nous, l'un ue va pas sans ; l'autre.|\" Deus ls mouvement qui se fait à l'heure actuelle en faveur d'uu drapeau nations), 0: sont précisement les deux 1dees que nus venons de rappeler qué i'un veut repr senter sur ce drapeau.La feuille d'érable doit pérsonnifier l\u2019idée de Patrie, et l image du Cœur Sacré de Notre- Seigneur celle de la Religion.La Religion et lu l'atris mur- vheront donc aiusi l'uue à côté de l'autre et 1ravail erout ensemn ble à une soûle et même chose : l'avancement ous tous ses rap - ports, de notre nationalité.Et ce drapeau qui symbulisera aiu- lons (toujours marcher sur les si le Keligion et ia Patrie, 8ap- traces de lu vraie France, et pellera le drapeau Uauadien- uccouplir eur colle terre d Amé- français.1; rique les grandes œuvres qu'elle | Leste A savoir maintenant, sur même a acvoipl es en Eurone ; quel foud devra êtro placée mais nous aspirons aussi à de l'image du Sacré-Cœur entourée meurer un peuple absolument de sa guirlande de feuilles d'à - indépondaut du pouple Frang is.ruble.La répouse à cette ques- Et voila pourquoi il uous faut tion semble tonte trouvée, at- un outre drapoau que le dra- teudu que uous possédous déjà poau tricolore.uu drapeau devenu populaire, celui de Carillon Uui, dans celte relique d'un Et le drapeau auglais, lui, \u2018passé glorisux, nous avons lu peut-il être le nôtro ?Ce dra- ! drapeau qu'il uous faut.Cette pean pour lequel notre peuple |relique, qu'on l'orue douc le a loujuurs ou taut du loyauté, \u2018plus artistemont possible du peut-il reufurmer duus ses plis Sacré-Cœur et de la feuille d'é l'exprossion de nos seutiments rable, et qu'en l'arbore partout.ot dv nos affections Ÿ Assuré- D'uu bout à l\u2019autre du Canada, ment non.Car ei sur ce dra-, Notre peuple l'acclamera avec peau nous lieons écrits en let-: euthousiasme.Bi coux là même tres d'or, lus mots liborté pro- qui auparavant s'appliquaient à tection, nous pouvons égule-, propager uu drapeau de lear ment y liro écrits eu lettres de choix ot de leur goût particu- sang, les souvenirs les plus \u2018lier, seront heureux de esluer cruels pour nos vœurs de Ouua- l'immortel drapeau de Oarillon NOUVEAUX Chapeaux .907940771909 50070 0507709005 70000000 NOUVEAUX Habillements .+404400710700100 NOUVEAUX , | Tweeds FPPIVFIIIRIISI IV IISPIIINIININNND NOUVELLES Cravates Ainsi qu'un grand choix de VALISES et SATCHELS BLAIS & FRERES MARCHANDS TAILLEURS RUE DES FORGES, Trois-Rivieres GEv.MORRISSETTE MARCHAND PLOMBIER 35-37 DU PLATON | TROIS-RIVIERES.\u2014{-\u2014 PLOMBIER, FERBLANTIER, GAZIER ET COUVREUR feat pour Gaz Acetylene SPECIALITE PR CA Nous disous qu'il nous faut & dions-frauçais.D'ailleurs, la raisou apportée plus haut voutre l'adoption du tricolore, à savoir la distinction de nationalité, no vaut elle pas davantage encore ivi ?Et puis un drapeau ue doit-il pas repré- sentor les gloires d\u2019aue nation ?; Or comment l'Union Jack pour- rait-il représeuter les nôtres ?Hat co en none ruppelsat qu\u2019au jour nous avons été vainons sous les murs de Québec, et que v'est ce drapeau qui s remplacé | le lourdgphss autour duquel nos | pères coMbattaient et mouraient en héros ?ou bion estce eu | nous rappelant le souvenir de nos frères d'Avadie arrachés du ; seiu de leur patrie et dissémin: 8 sur les côtes de la Nouvelle- Angleterre pour y mourir de faim et de misère ?où bivn en- coru est-ce où uous rappelant ; nos villages incendiss, nos fur- mes pillées, sous la protection de ve drapeau, nos compatriotes marchaut à sa suite à l'échaf wud pour y oxpier le crime d'avoir trop aimé\u2014d'uu amour plus ou moins aveugle, il est vrai\u2014 leur patrie ?Non, mille fois noun ! Copoudant, disons - lo, tant que ce drapeau qui est notre rapeau politique, flottors légitimement sur notre Canada, nous aurons pour lui du respect et de la loyauté ; nous le défen- | drons au péril méme do notre \u2018vis.Et peut être qu'un jour so | vérifiera la prophétie d'au de nos hommes d'état, & savoir que le dernier coup de canon qui sera tird pour la défense de la puissance britannique en Ams rique, lo sera par une main oa nadicune-frangaise.1 Que conclure de tout ce que : nous avons dit.sinon qu'il nous | faut des couleurs nationales bien ! à nous; des conleurs aptes à nous distinguer de tout autre peuple.De plus, elles devront représenter les sentithsnts de notre race ; elles devront en être l'image la plas parfaite possible.Or ces sentiments, nous les, F.X.B.LE HOCKEY Tout le public s'intéresse aux beaux exploits de nos vaiilants jouteurs du \u201cThree Rivers Hoo ey club\u201d qui vienuent de dé faire leurs concurrents du \u201cCros cent\u201d de Québec par un match de 3 à 1, veudredi dernier à Montréal.Le club de Trois-Rivières doit «6 mesurer mercredi prochain à Montréal, coutre l'éjnipe de l'Aberdees, olub champion do la ligue Intorm \u2018diairs de l'oucat.Trois-Rivières est maintenant champion de la Ligue de l'est, et nous espérous avoir à enré- gistrer mororedi un suvcès que nous lui souhaitons ardeinmeat.La légère svie du Mercury de Québvo à l'adresse du nos joueurs tombe à plat, avec la défaite du Crescent A Moutréal l'autre jour.11 peut être vrai que les joueurs du Crescent trouvent la victoire plus facile quand nos gaillards de Trois-Rivières leur donneut le puck dans une assiotts d'ar gent.Autroment.quand le Cres cent doit lutter pour vaincre, nos Tyois Rivières lui font goûter à l'aise l'amertume de la défaite.Daus la position où la joute de veudredi vient de le reléguer, le Crescent pourra plus sérieusement méditer les imprudences d'uue fanfaronuade.- Les savons communs -dé- truisent le linge et assujettissent les mains à l\u2019eczéma, RÉDUIT LES DÉPENSES Demandes la Barre Ociegene, a Fonrnaises, Radiateurs, Bains \"a: AGENT DE TORONTO.Closets, tous les matériaux nécessaires à cette fin Pour les u uvertures et Plafonis Matalfingas Ÿ rose Appareils de Changed Bau cand, Vapeuret Kirchend VOIR EN MAGASIN LES oA Maison a Louer Cette superbe maison située sur la raudu Fleuve, contenant 12 3 Appartements, bourlv-et hingar, portant lee Nos 84 vt 86 do Is Rue du Flouve, Le vaste bureau que content cette malson peut se louer séparémont.S'adrosser à P, O, GUILLET, Notaice.Possession le ler de Mat prochain, La maison pourrs être divisée an plusienrs logements ri nécessaire.20,1,03,400 , PACIFIQUE CANADIEN \u2014\u2014 Traine Spaclaux Pour Celens , \u2014AU\u2014 Nord-Ouest Canadien pour colons et bigages \u2018quitteront ORLR.TuN JUNI 710 & neuf heures p.m.«hagae Marpi pendant le mois de Mars et Avril s'il se préente assen de voyageurs Un Char Dorieir pour Lolens sera alia: ché n chaque train.Le but de ces traine spécisux est 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es d'en yayer le montant au sosssigné.à son b'iroan, dans les vicgt jours, à partir du 17 dofévrier cournat, sans avis ultérieur Un escomple de SIX PAROENT ni accurdé eur lo paiement des cotientions muvicipeles it acolsirvale ou avant ie 9 mars prochain Inciuaivoment L.T.DÉSAULNIR: Bec.-Tréa.Corp.des Trois Rivières Hors-e-Vnas, Trois-Rirlè.ce, 17 Févrice 1eca.} PURLIC NOTICB Is here, given that the collection roll of the cit of Three Rivers, {2 completed avd is cor deposited fu the « the under- # AN persons therein mentioned a subject to the payment of Menicipal and School taxes, are heroby required to poy the amount thereof to the uadersigued, iu ble office, within twenty days, from the 17th Pebruary Instant, without further notice.SIX PER CENT disc: unt will be allowed on tho payment of Municipal and 8.bool taxes on of before the Sih March mest fucls- sively.L T.DESAULKIERS, : irritation.Seulement 25 ots la \u2018est devonu populaire.Dans los \u2018armée des missionnaires ot | à ' wobtiennent les patentes Doferen lie Beo-Treas, of Corp.of Three Kiress- des surplus au détriment bouteill 1 pop A 08 ; 8 dl Jour connaissons: c'est un attache: MINARD'S LINIMENT o RENT ARE | ) e.h Yan = .@rotaitoment.RE.ON & NARION, a] gues qui vont suivre, nous permét d'accomplir taut de tra.ment inébranlable pour notre querit de la Nevraigie.Dorceux: (Racer Les o err Hare } i Ee saetpesams FEUILLETON DU TRIFLUVIEN TOMBE DE FER a (Suite) \u2014I1 ne faut pas être triste, Léon.Apprenez bien vite à parler, alors je reviendrai, et faites encore de semblables figures pour moi ; j'en serai bien contente.Je mis mes deux mains devant mes yeux pour ne pas la voir partir, _ _ Je restai si longtemps dans cette position, que ma mère se mit À me gronder durement de mon impolitesse, et me menaça de faire connaître à mon père ma conduite déraisonnable.1m 1l serait difficile de vous dire la vive impression que la visite de la petite demoiselle avait faite sur mon esprit.Mes parents mêmes avaient peine à reconnaître en moi leur petit sau vago.Mes idées avaient pris une certaine gravité,et il était bien raro qu\u2019un de ces cris sans nom qui m'\u2019échappaient si souvent autrefois, sortit de ma bouche, Quand j'étais à la maison, je me blottissais ordinairement dans un coin de la chambre, et j\u2019y restais assis, immobile et silencieux, le regard perdu dans l\u2019espace.J'avais sans cesse devant les yeux la tendre et blanche apparition qui me souriait, me serait la main et murmurait amicalement à mon oreille : \u2018\u2019Apprenez bien vite À parler, alors je reviendrai.\u201d Je ne jouais presque plus avec mes frères et mes sœurs, je fuyais les autres enfants du village.Penser à elle était l'unique occupation de mon esprit, répéter sans cesse dans mon cœur ses douces paroles suffisait à ma vie.Je crains, monsieur, que vous ne m'\u2019accusiez, à part vous, d\u2019exagération.Une pareille profondeur de sentiment chez un enfant do onze ans ne vous paraît assurément pas naturelle ?Cependant, vous qui, plus que tout autre,avez conservé vivants les souvenirs de votre enfance, vous devez avoir reconnu que le cœur d\u2019un onfant se laisse toucher plus facilement et plus profondément que celui d\u2019une personne chez qui la raison et l\u2019expérience ont émoussé plus ou moins ln sensibilité.11 est vrai que les émotions de l'enfant sont ordinairement plus fügitives ; mais, moi, l\u2019absence de la parole me plaçait dans une situation toute particulière en me réduisant à une méditation solitaire.Les mêmes pensées se représentaient cent fois à mon esprit, et, par cette réaction continuelle de mon ame sur elle-même, mon sentiment acquit une profondeur qui eût pu paraître outrée et maladive chez un enfant doué de'la parole.\u2019 Quoi qu\u2019il en soit, les témoignages de tendre pitié que m'avait donnés la jolie demoiselle m\u2019avaient rempli d'une grande fierté ; et\u2014que ce fût l\u2019orgueil, la reconnaissance, \u2018ou une secrète sympathie qui me troublAt \u2014 toujours est-il que, soir et matin, et même pendant la nuit, l\u2019image de ma bienfaitrice se plaçait devant mes yeux, et toutes les forces de mon Ame semblaient s'être concentrées sur cette seule pensée.Cette distraction singulière et le regard incertain de mes yeux étaient considérés par mes pa- ronts comme de fAcheux symptomes, et ils ne doutaient pas que ma raison ne fût menacée d\u2019une faiblesse incurable.Plus d\u2019une fois, quand ils exprimaient cette crainte, je m\u2019efforçai de leur faire comprendre qu\u2019ils se trompaient ; mais alors je criais ot je hurlais comme auparavant.Cela ne faisait qu\u2019- augmenter leur peine ; et, comme mes propres cris m\u2019étaient désagréables maintenant, je pris en aversion ces inutiles efforts pour me faire comprendre par la parole.Tout se passe entre mes parents et moi de la même façon qu\u2019avant la visite de madame Pa- velyn.Bientôt on ne s\u2019occupa Presque plus de moi ; et, pour épargner autant que possible à mou père la vue pénible de son fils innocent, ma mère m\u2019envoyait à la prairie avec les vaches pendant des journées entières.Là, dans une solitude complète, je pouvais réfléchir et rèver depuis l'aube du jour jusqu\u2019à ce que la nuit tombante me rappelât à la maison.Mais je no passais pas mes journées dans l\u2019oisiveté, ses : \u201cApprenez bien vite à parler, ot faites- moi encore des figures.\u201d Ce dernier vœu,je pouvais facilement l\u2019accomplir ; mais le premier ! apprendre à parler ! Son désir était une loi dont l'inflexibilité m'et- frayait et à laquelle, pourtant, je voulais obéir, ditt ma gorge se déchirer sous mes efforts.Pendant deux longs mois, je m\u2019efforgai constamment de répéiter encore une fois son nom ; je faisais toutes sortes de grimaces, je contractais mes lèvres, je me remplissais la bouche de Petits morceaux de bois, je tirais rudement la langue rebelle ; mais quoique la sueur perlât sur mon front, son nom chéri ne voulut point sortir de mon gosier, ni distinctement, ni plus ou moins mal articulé, \u2014 Chose étonnante, j\u2019entendais bien, et, je pouvais même juger de la justesse ct de la valeur des sons produits ; il n\u2019y avait aucun mouvement, de la voix humaine que je fusse incapable d\u2019éxécuter quelque lois par hasard, aucune lettre que je ne pusse prononcer.Mais on eût dit que les nerfs de l\u2019appareil vocal $ étaient brouillés en moi, et ne pouvaient obéir & ma volonté.Quand je voulais prononcer une lettre ou un mot, il me venait d\u2019autres sons aux lèvres.Et quoique je me préparasse souvent pendant des heures entières avant de pousser un Son, avec la certitude que, cette fois, du moins, ia voix ne tromperait pas mes efforts, chaque fois j étais frappé de la même déception amère.Je n exagère point en vous disant que cent 5 J'ai versé des larmes, que je me suis arraché les cheveux, et que je me suis roulé convul- Sivement par terre avec un désespoir ét une ra- Ge qui ressemblaient, en effet, à la folie la plus complète.P eu À peu, il me fallut reconnaître mon im- Puissance et perdre décidement tout espoir d\u2019ap- Prendre À parler.Alors je devine triste, décou- vagé se languissant.Le sentiment de fierté qu\u2019a- ous Ait naître en moi la compassion de Rose avait fait Croire un instant que: j'aurais la lant de me tirer de l\u2019abaissement.Cette conso- » cette radieuse perspective s'était refermée l'écrire mes yeux.Un fuage sombre avait voilé toile scintillante qui éclairait mon avenir.Je oa ais éternellement le muet innocent, la on fureuse créature qui ne pouvait pas même Primer sa reconnaisance à ceux qui la plai- gnajent, wie Testai Près d\u2019un mois anéanti par cette ef- és le conviction.Enfin, lorsque la dernière \u2014 ma bienfaitrice m'avait dit deux sho Jeo signe de LE TRIFLUVIEN, MARDI 8 MARS 1908.tai mon triste sort avec rési nation, et un peu de paix rentra dans mon âme pe Alors je recommençai à tailler des figurines de bois de saule, mais non plus par orgueil, ni avec l\u2019espoir de me distinguer en quelque point des autres enfants ; non, je n\u2019étais ma que par un sentiment passif de reconnaissance et de devoir, Je savais que mon travail serait agréable à la charitable demoiselle ; C'était 1a lo seul mobile de mon activité.En peu de temps, j'avais fabriqué un certain nombre de statuettes.1] y avait des figurines que je désignais sous le nom de vaches, de chevaux, de moutons et de Porcs, quuiqu\u2019elles ressemblassent toutes singulièrement les unes aux autres ; il ¥ avait aussi des maisons, des églises, des oiseaux et des hommes ; mais ce qui mo Plaisait lo mieux, ce Que je regardais avec com- Plaisance, c'était une figure de garde champé- tre, &vec son grand chapeau sur la tôte et son sabre reluisant dans la main.J'avais, après beaucoup d\u2019instances, obtenu ! de ma mire la clef d'un tiroir de notre commode J'y serrai mes petits chefs-d'œuvre, pour ne les eu retirer qu\u2019au moment où Rose reviendrait à Bodeghem.Personne ne pouvait voir ces produits de mon art.Eile seule, pour qui je les avais faits, devait les recevoir de mes mains avant que personne les eût touchés.Ainsi les mois se passèrent, ainsi vint l'hiver qui devait précéder son retour.Vers la nouvelle année, ma mère devait aller à la ville payer le terme échu de notre fermage.A force de prières et de supplications, je la décidai & prendre avec clio la figurine du garde champétre, et à me promettre qu\u2019elle la donnerait à la petite fille de notre Propriétaire.Durant l\u2019absence de ma mère, je fus étrangement agité : je courais autour do la maison
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