La Tribune : journal hebdomadaire, 10 octobre 1890, vendredi 10 octobre 1890
[" Vol.8.St-Hyacinthe, Que., ro pe\u2014\u2014 No.26 JOURNAL (BUREAU : 114 rue Cascades) HEBDOMADAIRE A.J.DORION, Rédacteur DEUX BERCEAUX :0: DEUXIEME PARTIE LA TACHE ROUGE :0: XXXVIII LA MÉMOIRE DU DOCTEUR (Suite) \u2014M.le docteur Gervais ne se trompe pas, prononga-t-clle d'une voix rauque ; ce n\u2019esl point là le cadavre de M.le vicomte de Luce- rolle.Le comte poussa un grand eri et, s\u2019élançant vers Louise : \u2014Ah ! Louise, vous allez me di- TC.\u2014Monsieur le comte, l\u2019interrom- pil-èils, ce soir, à l\u2019hôti ! de Luccrol- le, cn présence de Mme la comtesse, je vous dirai tout.La malheureuse Lou'se, à genoux,implor ia votre par\u201d don.Ah ! je vous en con,ure, ne me demandez rien en ce moment.\u2026 Laissez-moi pleurer, monsieur le comte, laissez moi pleurer ! it, ne pouvant p'usse contenir, elle s2 mit à sangloler.Le docteur Gervais avait tout de.ving, \u2014 Louise, dit-il eu lui prenant la main ; un mot, un scul mol, Elle leva sur lui son regard désolé.\u2014Louise, reprit le docteur, êten- dant le bras vers le mort, dites-moi qui estfeet homme.\u2014C'est mon fils! s\u2019écria-t-c!le d\u2019une voix déchirante.Ah! maintenant qu\u2019il est mort, qu'il ne m\u2019entend plus, qu\u2019il ne me voit plus, je vais enfin pouvoir l\u2019embrasser ! Elle ge précipila sur le cadavre, l\u2019entoura de ses bras el le couvrit de baisers délirauts, en l\u2019arrosant de ses larmes.Elle sanglotait et pou-sait des gémissements à fndre l'âme.C'était navrant, horrible à voir «t à entendre.\u2014Oh ?la misérable, murmura le comLe, je comprends, \u2014Mousicur le comte, dit le docteur, si elle est conpable, voilà sa punition : mais, croyez-moi, ne vous hâlez pas de l'aceuser.Attendez qu\u2019elle se soit zonfussée devant vous, \u2014DMais quia-l-elle fait de notre enfant ?Quen a-t-clle [it ?\u2014Ce n'est pas en ce moment que vous pouvez l\u2019interrroger ; ce soir, elle vous le dira.Nous n'avons plus rien à [nire ici, monsieur le comte, venez, venez, Et presque de force, il Pentraina vers la porte.Mais avantfde sortir, le doctenrs se rclourna.\u2014Mousieur le commissiire de po Jice dit-il, je ne sais pas quelles font les exigences de volre mandat ; mais si c'est possib'e, au nom du comte de Lucerolle, je vous demande de garder le secret sur ce qui vient de se passer ici en votre présence, Célte femme est la mère de la victime ; il est inutile, je pense, de mentionner dans votre rapport que M.de Luce- rolle, qui est venu ici volontairement a Cru reconnaître son fils.\u2014 Monsieur le docteur.répondit le magistrat, je sais qu'il y a des douleurs et de: secrets de famille qu\u2019il faut res-ecter.Ce que recherche In justice, c\u2019est In vérité, Pour la de.couvrir, je n'ai plug besoin de m'occuper de faitset de détails qui se trouvent maintenant en dehors de l'affaire.\u2014Merci, monsieur, dit le comte ; Merci, pour ma famille el pour moi.Le commissaire de police ramassa le portefeuille, le portrait carle el les ca\u2019 Les de visite, qu étuent sur la table, ct les remit su comte en lui disant.»\u2014Vous pouvez emporler ces objets monsieur le comte ; ils n\u2019ont lus pour moi aucune utilité.Le docteur Gervais passa son bras sous celui du comte, dont les jambes élaient chancelantes, et ils franchi rent le seuil de la chaïnbre.M.de Lucerolle était brisé, accablé.Il n'avait plus de volonté, plus de pensée, Il 6c laissa emntener sans résistance.Louise continuait à pousscr des gémiseements affreux, en roulant 84 tête sur le corps glacé de son fils.XXIX UN LOUP DE I OUDIE Disons maintenant commen\u2019, au moment où elle se sentait rassurée et plus tranquille, lu malheureuse Louise Verdier apprit l'épouvantable drame, Elle étail restée près d\u2019une heure dans le cabinet du juge d'instruction, Elle lui avait raconté eu par- lie sa douloureuse histoire, qui était en mème temps l\u2019histoire du vicomte de Lucerolle et celle de son fils, Certes, le juge d'instruction était loin de s'aitendre à une révélation aussi extraordinaire, aussi grave.li jugea Louisé sévèrement et lui fit des justes reproches en lui montrant ce qu\u2019elle n\u2019ignorail pas, d'ailleurs, les conséquences funestes du silence coupable qu\u2019elle avait gardé Toutefois en présence de son repentir et de ses larmes, il trouva dans son cœur des arguments, sinon pour P'absoudre, du moms pour l\u2019exeu- ser.Ensuite, Louise lui avait appris comment,sur les indications donuées par son fils, Boyer et Thibant s'étant mis en canpage, avaient découvert la maison abandonnée ou sc réunissaient fes voleurs.Alors il avait été convenu nuit meme, des agents du police, sous les ordres d\u2019un chef, el guidés par Boyer, cerncraient la masure cl s'empareraient de toute la bande ; qu'en même temps d'autres agents arréteraient Henriette Malnre 1 Robin, qui avail aussi sa part de culpa bitité, En sortant du Palais de Justice, Louise s'était dit qu\u2019elle ferait biou de prévenir Boyer immédintemeat et, presque sûre de le trouver à son poste d'observation en compagnie de Thibaut, elle avait pris une voiture dt s'était fait conduire rue St Fa- geau, Mais elle cût beau regarder de tous les côtés, elle ne vit ni Boyer ni Thibaut, Nous savons pourquoi Alors, au lieu d\u2019être contrariée d'u voir fail une course inutile, elle eprouva une véritable satisfaction.Elle pensa que son mari, effrayé par ses menaces, s'élait enfin décidé à quitter Paris.Toutefois, elle pouvait se tromper que la Voulant avoir la certitude, ells entra dans ie garni el g'adressa à 1a logeuse, qui la reconnu.Elle lui demanda si elle pouvait voir Ramo- neau, Non, répondit la femme, il est sorti.\u2014Ah til est sorti ?it Louise.\u2014Oui.Kt a moms que vous ne l'altendiez, vous ne pourrez pas le voir.I nn payé ce malincs qu\u2019il me devait et m\u2019« prevenue que, tout en rentrant, il euleverait sa matle, qui estloute prête.\u2014Esl-Cce qu\u2019il va loger ailleurs ?demanda Louise.\u2014Non ; il ne m'a pas raconté ses affnires ; il ma seulement dit qu\u2019il partait, qu'il allait Lire un long voyage, Louise se sentit rassurée, \u2014Je ne peux vous en dire davantage, continua là logeuse.Voyez si vous voulez l\u2019altendre.Elle faisait vraiment des efforis pour paraître gracieuse, ce qui 0°¢- tuil pas dans ses habitudes.\u2014Non, répondit Louise.je ne l\u2019attendrai pag.Si c\u2019est quelque chose que je peux lui dire.\u2014Je vous remercie, madiane ; je sas qu\u2019il doit faire, en effet, un voyage, es je venais simplement pour sn- voir quand il partait Vous venez de me renseigner, je vous remercie, Louis?quitta la logeuse.\u20141l a eu quelqu\u2019an à voir avant de partir, se dit elle en regagnant sa voiture ; Boyer et Thibaut l'ont suivi;je saurai ce soir où il est allé.l\u2019ourvu qu'il n\u2019ait pointeu l'idée de prévenir ses complices de se lenir sur leur garde ! C'est possible ; mais 1 ignore que je connais l\u2019endroit de leurs réunions secrètes.Non, non, \u201cite bande de malfaiteurs r\u2019échap- vera pas a Ju justice.| Fle se fit corduite au domicile de Boyer ott elle écrivit un billet qu'elle laissa sur la table, en priant la veuve de le remettre à son fils aus- siLÔL qu'il rentrerait, Dans ce billet elle disait à Boyer de se trouver à neuf heures précises au bureau du corwmissaire de police du quartier Popincourt.C'est de là que devraient partir les agents char- gos de l\u2019arrestation des voleurs dans la masure.La journée n\u2019était pas encore.très-avancée, N\u2019ayant plus pour le moment qu\u2019à réfléchlr et à rassembler toutes ses forces pour paraître dans la soirée devant le comte et la comtesse, afin de lenr confesser sa faute, elle se fit ramener\u201cä Phôtel de Lucerotle.La femme de chambre de In com Lesse se Lrouva sur son passage.\u2014M:me lu comlesse est-elle chez elle ?lui demanda Louise.\u2014Non, elle est sortie tout de suite après le déjeuner pour rendre pl - sieurs visites ; clle n emmené mademoiselle, qu\u2019elles dû conduire rue de Lille chez son amie, Mine Blanchard.\u2014C'est vrai, dit Louise, Mlle Ernestine devail aller voir son amie aujourd'hui.\u2014 NM.le comte vient aussi de sortir; il y a à peine dix minutes, reprit la femme de chambre, je Pai vu traverser la cour en courant ; il était pâle ct paraissait très-agité ; il avait la tête nue et il est parti saus chapeau.\u2014Sans chapeau ! fit Louise élon- née.\u2014Oui et j'ai pensé qu'il était arrivé quelque malheur.\u2014 A Mme la comtesse ?s\u2019écria Louise effrayée.\u2014Oh 1 je ne crois pas .Mais je ne sais rien ; demandez à Joseph.\u2014Où est-il ?\u2014Läà dans l\u2019antichambre.Louise ouvrit brusquement Ju porte de l'autichambre et y entra.Joseph était la, en effet.Assis sur Un canapé, tenanl sa tête dans ses mains, lo vieux domestique pleurai.En voyant Louise il se leva.\u2014Ah ! c\u2019est vous, Louise ?dit ii trietement.\u2014 doseph, on vient de me parler d'an malheur qui serait arrivé, sa- vez-vons quelque chose ?\u2014 Oui Louise, je sais que le deuil est dans cette maison.\u2014Mon Dieu que signifieul ces paroles ?Joseph, expliquez-vous ! \u2014 Louise c'est un malheur épouvantable.\u2014Quel est ce malheur ?Ah! vous me faitesmourir | Parlez, parlez |.\u2014Louise, M.le comte vieut d'ètre assassiné ! Louise Lordit en arrière avec terreur : \u2014Mais ce qe vous me dites là rot impossible | s'éciia-t-clle ; vous êtes lou, Joseph, vous êtes fou ! \u2014Hélas ! cg n\u2019est que trop vrai, gémit le vieux serviteur.Depuis longtemps j'avais le pressemiment d\u2019une catastrophe de ce genre.\u2014Je ne comprends pas, je ne comprends pas, murmura Louise, en proie à une horrible anxiété.Elle se rapptocha du vieux do- maistique, et, lui saisissant le bras : \u2014Voyons dilelie d'une voix étranglée, vous vous trompez, ce west pas celal.\u2014Nou je ne me lrompe pas, ré pondit Juseph ; j'étais là quand on est venu prévenir M.le comte.\u2014C'est impossible vous dis je ! répliqua-t-elle avec vio'ence; personne que moi ne sail ol se trouve en ce moment M.le vicomte de Luce- voile.Mais qui donc est venu pré- vertir M.le comte ?\u2014Qui ?cet ouvrier qui cst venu plusieurs fois vous dermauder.\u2014Boyer exclama t elle.\u2014Oui, Boyer, Il à dit son nom à M.le comte ; je l\u2019avais oublié, C'est vous qu'il voulait voir, Louise; je lui ai dit que vous n'etiez pas à l\u2019hôtel et il allailse retirer lorsque M.le comte est eniré ici, où nous étions.Alors M.le comte l\u2019a interrogé.Louise élait devenue très pâle, ses yeux avaient un éclat singulier et son front se couvrait d'une sueur froide.\u2014Ah ! fit-elle, M.le comte l'a ine terrogé ?\u2014Oui.L'ouvner lui à dit que depuis quelques jours, par votre ordre, il suivait uv individu appelé Ramoneau, et que ce misérable ve- vait d\u2019assassines un pauvre joune homme.\u2014Mon Dieu! qu'est-ca que çela veul dire ?s\u2019écria Louise, qui commençait à entrevoir l\u2019affreuse vérité.\u2014On a arrêté l\u2019assassin.\u2014On a arrêté l\u2019assassin ?répéla Louise, dont la raison s\u2019égarait.\u2014On a trouvé sur lui une bourse d'or el quarante 1nille francs en billets du banque.Un nuag.passa devant les yeux de Louise, le sang lui montait à la tête et battait violemment ses trempes : elle erat qu'elle allait toraber; elle chercha un appui contre un meuble.\u2014Vous comprenez, Louise, conti- naa le vieux dComeslique; après avoir tué, il avait volé, le ecélérat La malheureuee restait immobile,! sans voix, le regard fixe, comme pétrifié.Le vicillard put lui répéter, sans êlre interrompu, tout ce que Boyer avait dit au comte de Lucerolle, La malheureuse restait immobile, sans voix, le regard fixe, comme pétrifiée.Le viéillard put lui répéter, sans être interrompu, tout ce que Boyer avait dit au comte de Lucerolle.\u2014Enfin, ajouta-til, quand 1\u2019ouvrier cut reconnu le portrait de M.le vicomt-», que je euis allé prendre dans ln chambre de mademoiselle, el qui et encore 13, sur la cheminée, M, le comle n\u2019eut plus aucun doute, et il esl parti aussitôt pour couric vue de la Goutle-d'Or.L\u2019immobilité de Louise devenais effrayante.La malh-ureuse était comme foudroyée, Joseph aurait pu douter qu'elle Pet écouté et en- entendu.Cependant, aucune de ses paroles ne lui avait échappé.Son anéantissement momentanéd était l'effet d\u2019une atro:o et immense douleur, Le vieux domestique s'approche tout près d'elle avec inquiétude- \u2014Vous n: dites rien Louise, fit-il: comme moi vous Ces toule consler- née, H lui prit la main.Il sentil qu\u2019el le était froide comme la main d'une mor:e.\u2014Oui, n\u2019est pas, éponvantable ?Quelque chose comme un râle sorul de In gorge de Louise.Josopheut peur.11 lficha la main el recula.Toul & coup Louise se redressa et son regard s\u2019éclaira de lueurs fauves.Elle poussa un cri rauque, horrible, semblable à un rugissement, et bondit hors dela chambre, en criant : \u2014Matheur ! malheur ! Quand elle arriva rue de la Goutte d'Or, Thibault, qui se tenait au premier rang des curieux et ni la vit descendre de Voiture, s\u2019avança précipitamment À sa rencontre.\u2014 Ah ! vous voilà, madame Louise, dil-11 : vous savez ce qui s\u2019esl passé ?\u2014Oui.\u2014Boyer m\u2019avail dit de rester la- haat ; mais le commissaire de police est venu, il a fait sortir tout le monde.\u2014Où est-il voire ami ?\u2014Je l\u2019attends, \u2014Dès qu'il sera arrivé.vous pou- rez retourner chez vous; il n'est plus utile que vous restiez ici.\u2014Boyer aussi ?\u2014Oui.Un mot de moi, qu\u2019it trouvera en rentrant, lui diva ce qu\u2019il aura À faire ce soir, \u2014-Et demain?Et demain, vous retournerez & l'atelier ; si M.Corbon et vos camarades ne le savent pas déjà vous leur annoncerez qu'on à reconnu Pinno- cence de votre ami Pierre et qu\u2019il west plus en prison.\u2014Quel bonheur s'éeria 1: brave ouvrier.\u2014Dites-moi, Thibaut, a-t-on fait venir un médecin ?\u2014Oui, madame Louise; mais c'etait bien inutile : il est mort.Mort ! répêta Louise d\u2019une voix creuss Elle s\u2019élança vers la porte.Les gardiens de la paix l\u2019arrêtèrent en pronongant ces mots : \u2014On n\u2019entre pas.\u2014Je connais la viclime, dit-elle.Les agents in laissèrent passer, XXX repritil, c'est L'ENQUETE Nous savons comment Louise était entrée dans In chambre et nous avons vu sa douleur faire explosion devant le cadavre de son fils.\u2014Ah | disait-clled travers ses sanglots cl ses gémissements, il n'a jamais su combien je I'ai aimé et quels- trésors de tendresse il aurait trouvés- dans mon cœurs\u2019) l\u2019eût voulu !.\u2026.Hélas! il ne m'a jumais donné ce: nom si doux, qui eût été mon ravis- seen: ; il ne m\u2019a jamais appelée sa mère! Il étaitméchanLil manquait de cœur, c\u2019est vrai; mais il était jeune, il avait l\u2019avenir devant lui et toute une vie ponr avoir horreur de ses fautes et se repentir.Oui, le \u2014\u2014 \u2014 mene La TRIBUNE malheur l'aurait rendu meilleur ; il aurait senti le besoin d'avoir près de lai une affection sûre et dévouée,, l'amour d'ane mère.Un jour sés bras se seraient tondus vers moi, je serais acconrue pour le consoler et il m'aurait aimée.Maintenant, plus d'espoir, plus rien, tout est fini, fini ! Sca youx sont fermés pour toujours.il ne peut plus m\u2019entendre, ses lèvres froides ne sentent plus la chaleur de nes baisers.Il cst mort ?11 est mort !.Tué égorgé.par qui ?.Oh ! que de choses épouvantables sur la terre! Mais pourquoi donc la foudre du ciel n'a t-ctle pas broyé l'assassin, le monstre, afin de l'empêcher de ceminettre ce crime suns nom Quoi, Dieu a perm's cela ! Qu'est-ce donc que Dieu ?Si c'est là sa justice, Dieu épouvante le monde ! Dans l'exallation de sa douleur, elle aurait pu parler longlemps encore, si le, commissaire de police n'eùt pas jugé que le moment de l'interroger était venu.\u2014 Madame lui dit-il, je comprends votre douleur, si légitime, et je Lions À la respecter.Mais je vous prie de reprendre autant quà possible votre calme, afin de pouvoir répondre aux queslions que je suis obligé de vous adresser.Louise se tourna vers yant ses yeux.\u2014Je vous écoute, monsieur, dit- elle.lui en essu- \u2014Veuillez vous approcher.Voi- À une Chaise, sscyez-vous.Louise s'avança ol se laissa Lom- ber sur le sidge en face du magistrat.: \u2014Comment vous appe'lez-vous ?Jui demanda-t-il, \u2014Louise Verdier.\u2014-Vous demeurez ?\u2014A l\u2019hôte! de Lucerolie.\u2014Vous êtes domestique ?\u2014Oui,monsieur.\u2014Il y a longtemps que vous êtes au service de la famille de Lucerol- le ?\u2014Plus de vingt ans.\u2014Ce malheureux, qui vient d'éire assassiné, ost votre fils ?\u2014C'est mon fils.\u2014Où est-il né ?\u2014A Paris.\u2014Etes-vous mariée ?\u2014Malheureusemeut, répondit elle on faisant un gémissement Votre fils savait-il qno vous étiez sa mère ?\u2014 Depuis quelques jours seulc- mont.\u2014Se nomme-t-il réellement Charles Cholet ?\u2014Ce nom est n\u2019pas le sien.Pourquoi se l\u2019est-il donné \u2014Je l\u2019ignore.\u2014Alors il se nomme Verdier ?\u2014Il n'a jamais porté co nom, monsieur, qui était celui de mon père.\u2014do comprends : vous êlus née Louise Vordier ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Drapres ce qui s'est passé ici tout à l'heure, nous savons que votre lils portait un nom ct un litre qui ne lui appartenaient point, Il y « IA un secret, probablement un crime.\u2014Oui, un crime, mais Ce Crime n'est pas le mien, c\u2019est celui d\u2019un autre.\u2014\u2014Je ne veux pas m'immiscer dans celte affaire ; c\u2019est la famille de Lu- cerolle gui a lo droit de vous demander compte de votre conduite ; je lui laisse le soin d'éclairer co mys- tôre si cllele jugo nécessaire.Ja mission quo je remplis ici cst des plus péniblas, car à peine une difli- culté a-t-elle disparu qu\u2019il en surgi- do nouvelles.11 existe des faits an- tériours d\u2019une extrême gravitét qu'il serail saus doule important de de connaître ; mais la nature même de ces faits mo conseille d'être prudent et do procéder avec une sage réserve.Je ne toucherai pas au voi le qui le recouvre, par respéct pour la famille de Lucerolle.\u2014Ah ! vous avez compris, mon sieur le commissaire, merci.\u2014Oun, j'ai compris et j'ai déviné bien dos choses: c\u2019est pour cela que je ne veux m'occuper ioi que de la victime et de son mourtrier.Eta- blissons d'abord l'identité de la victime.Sous quel nom a-t-elle été inscrite sur lus régistres de l'état ci- vit ?\u2014Sous le nom de Louis Ricard.Le commissaire de police fit un mouvemenal de surprise: =Louis Ricard, répéla-il ; Ri card est le non de votre mari, de son père ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Ob ! c'est étrange.Ces jours dermers un assassinat a élé commis rue de Lille ; assassin se nomme aussi Ricard, Pierre Ricard, si je ue Me trompe point, C'est un jeune homme ; il a été n:rèté, \u2014Oui, monsieur le comm's:aire, on à arrêté un jeune homme qui net point Pierre Ricard, J\u2019assassin du concierge de la rue de Lille.\u2014Comment vous savez ?.\u2014Je sitis qu'on à arrêté un innocent, Aujourd'hui à midi, j'étais dans le cabinet de M- le juge d\u2019ins- traction et je le lui (ournissais la preuve ds son innocence.ln ce moment les portes de la prison se soutouvertés devant ce jeune homme, accusé par erreur d'un crime qu'un autre a commis.\u2014S'il en cest ainsi, vous connaissez l\u2019auteur de l\u2019assasgmat de la rue de Lille.\u2014Oui, je le connais, \u2014It il se nomme Pierre Ricard ?\u2014Oui.\u2014Voyons aclievez de m'éclairer, Votre lils se nomn:ait lIouis Ricard ?\u2014dJe vous Pai dit, \u2014 Alors ce n\u2019est pas luiequi à commis le crime de la rue de Lil « ?\u2014Oh ! vous n\u2019avez pas fait celte affreuse snpposition ?s'évria Louise d\u2019un ton douloureux.Et elle cachasa figure dans srs nite, \u2014J'avouc que oelts pensée n'est venue, rep-il le commissaire de police avec emotion, Malis, mieux inspiré maintenant, je ne crois pis me tromper en disant que Pierre Ricard, l'assassin du concierge l'abrice, est votre mari.Louise reponmitit par un gémissement.\u2014Pauvro magistrat, Après un moment reprit : Vous venez di me fournir un renseignement qui aura sa place dans l'enquête ; mais c'est du crime quia été commis ici que je dois m'occuper avant tout.Pouvez-vous m'apprendre pourquoi votre fils avait loué cette chambre ?\u2014I1 fallast qu'il se logeäl quelque part, lorsque je lui ai ordonné de quiller pour loujours l'hôtel de Lure- rolle, \u2014Connai sait t-il père ?\u2014Oui; et je ne lui avais pas caché que Pierre Ricard, un ancien for çat, était uu voleur et un assassin.Cela m'explique pourquoi, ayant honte de reprendre son nom, il s\u2019esl donné celui de Charles Cholet.Vous giuviez qu\u2019il demeurait ici ?Je le savais.Du reste, partir aujourd'hui même.Où devait-il aller ?\u2014fc plus Toin possible France.\u2014T avait de l'argent ?Je ne saurais dire la somme au juste ; mais Ce matin je suis venue ici et je lui ai remis, en billets de banque, quarante mille francs.\u2014On à trouvé cello somme sur l'assassin, plus de l'or dans une Lourge.llest parfaitement démontré maintenant que le Meurtre a cu pour cause le vol.Il nous reste à découvrir le nom de l'assassin, qui refuse absolument de répondre aux questions qu'on lui adresse, el de dire comment il à pu] savoir que vous aviez remis ce mätim à votre fils une somme de quarante mille francs.Pouvez-vous me donner quelques renseignements à ce sujet?Louise tressaillit, Non réponditelle visiblement troublée, non, je ne sais rien.\u2014Elle ment, se dit le commissaire de police ; elle sait quelque chose.Pourquoi ne parle-t-elle pas ?Il arrdta sur elle tin regard sévè- fenme! murmura le de silence il le nom de son il devait de la re.Elle baissa les yeux, \u2014Louise Verdier dit-il d'un ten grave, votre embarras n\u2019est pas Da- turel; jusqu'à présent vous avez répondu à mes questions comme vous deviez le faire ; pourquoi chan.gez-vous d\u2019atlitude ?Votre devoir est do ne rien cacher vous devez dire tout ce que savez.Devant moi qui vous parle au nomde la loiet de la justice, devant le cadavre de votre cufant, je vous ordonne de parler et de dire la vérité.\u2014 Mais que voulez-vous dunc que je vous dise ?s'écria t ele d'une voix frémissante.\u2014 Tout ce que vous savez \u2014J'ai tout d't à M.le juge d'ins- tfruction, \u2014dJ¢ ne doute pas que vous n'ayuz fait à M.le juge d'instruction d'in:- postautes révélations ; mais elles ne pouvaient coucerner ie meurtre qui a été commis ici à une heure de l'après-midi Louize Verdier, conti- aua-l-il en se levant et en lui posaut la main sur l'épaule, vous connais sez l'assassin de votre fils ! Elle se dresra d\u2019un seul mouvement, Comme poussé par un ressort.\u2014Eh bien oui, s\u2019écric-t elle avce égaremeut, oui, je le connais ?Le commissaire de police ne put retenir un cri de joie.\u2014Son nom, ron nom ?demaudz- t-il.\u2014Du l'appelle Ramoneau, répou- dit elle d'une voix presque éteinte, en vetombant sur son siège.Le magistrat s= disposant à lui adresser de nouvelles questions.Toul àcoup on entendit pousser de grands cris dans la roe, ct presque aussilôé un bruit de pas lourds retentit dans l\u2019escalier.Un gardien de la paix entra dans la chambre.\u2014Monsieur le conmissaire de police, dit-il, où amène l'assassin.En entendant ces mots, Louise bondit de nouveau sur ses jambes ; elle avança de quelques pas et s'arrêta au milieu de la chambre, fui- sant face & la porte.Une sorte de tremblement nerveux secouait ses -mombres.Sa physionomie avait pris une expression terrible.Le front haut, les lèvres crise ples, le regard rempli d\u2019éclairs et le sein agité, elle attendit.Le commissaire de police In regardait avec autant de surprise que de curiosité.C'élail comme une transformation qui venait de so faire sous ses yeux.Les agents qui gardaient la porte s'effacèrent et Nanioneau, lc visage livide, couvert de taches violacées, verdâtres, apparut cutro deux autres agents, qui tenaient chacun un de ses bras.A la vue desa femme, il fit un mouvement en arrière.Les agents purent supposer qu\u2019il cherchait à s'échapper ; ilsle pous- sdrent violemment et il se trouva à deux pas de Louise, sous la flamme de son regard.Les agents le tenaient toujours \u2014Lächez-le dit le commissure de police.Les agents s\u2019écartèrent, ayant toujours l\u2019eil sur l'assassin.Rimoneau te songeail pas à s'enfuir.T resta immobile, 11 étailterrifié.XXX LE COUTEAU DIE RAMONEAU Il y ent un moment de sombre silence.Qu\u2019allait-il se passer ?Le commissaire de police attendil ; i! sentait pénétrer en lui une sorte d\u2019atz- xiété ; ilavait 12 pressentiment de quelque chose de terrible.Enfin d\u2019une voix sifflante, Lonise jeta ces mols à son mari.\u2014 Assassin ! assassin ! Ramoneau promena autour de lui son regard farouche.\u2014TPourquoi m\u2019a-t-on amoné ici ?demanda-t:1 d'ui.c voix creuse, en s'adressant au commissaire de police.J'ai lug, je ne nie pas.Je me suis laissé prendre ; lant pis pour moi.Je sais ce qui m'attend.\u2014La guil'otine, prononça Louise sourdemènt.Je ne veux pas rester ici, reprit Ramoneau cn fmssonnant: qu\u2019on m'emmène.Vous n\u2019avez pas besoin de m'interroger, je ne dirai rien, je ne répoudrai pas.\u2014Maudit, je parlerai pour toi s'écria Louise.Elle le prit par son vêtement ct le seçoua avec rage.\u2014Ah lu l'attendais à me trouver ici, reprit-elle : tu trembles, tu as peur, tu as peur ! Va.ne Cioïs pas que je sois satisfuite de me trouver en®lon horrible présence.L'autre jour, quand jesuis allé te trouver, dans un moment de folic et deliche fniblesse, j'e-pérais te voir pour la dernière fois: J'étais une misérable, frosqi e aussi inféime que Loi ; oui, J'étais une mizérable,une infâme,car je ne crains jas de vous le dire, je voulais le soustraire à l'échafaud.Alors,seul-, je connaissais t:s crimes \u2018el men silence était coujadle ; mais j'ubéissais à un sentiment qui fai- sail taive les ctis de tan conscience indiguée et révollée.Maintenant, ce sentiment n'existe plus : la corde qu'il faisait vibrer dans mon cœur est brisée.Je vavais dit: Quitte Paris anjourd'hui, demain au pls tard.Pourquoi w'es-tu pus parti ?Pourquoi ?Parce que pour servir d'exemple au monde, tu devais cam- mettre un nouveau crimo plus hor vible, plus atrace que lous les autres, \u2018Ta ne peux pas échapper à la justice Ces hommes; seu'ement le chât:- ment qui Vallend sera trop doux encore pour tes forfaits Mas il ya a jnstice de Dieu, plus terrible que celle deg hommes, Démon, démon ! tu rentreras dans l\u2019eufer qui Ca vomi dans un jour de rage coutre l'humanité ! Ramon au agents \u2014Ah ! ça mais cette femme et falleadit-il, ch-rchant à reprendre son assurance ; est-ce que vous n\u2019al- Jez pas Ini ordonner de sortirou de se taire ?\u2014Monsicur le commissaire de police, s'écria Louise, laissez-moi parler, je n'ai pas tout dit.Keoutez tous.Ah! vous allez frémir d'épouvante et d'horreur ! Vous voyez ce misérabl , vous voulez le connaître ; eh bien, je vais vous dire qui il est, c'est un homme un monstre à face humaine.Il est Ja désolation, la haine, le malheur le crime! Il a ln cruauté du ligre et il est à lui seul plus féroce que tou- te- les bôtes féroces ensembls.Dans la jeunesse, ivrogue, brutal, paresseux, débauché, il s\u2019est trainé dans toute les les (anges ; Lous les vices honteux se sont incarnés en lui.Un jour il s'est marié.Sa femme a 61é la plus malheureuse do toules les créalures, sa femme a été une martyre! Lui il fut ce qu'il devait être.La pente est fatale ; il faut la descendre et rouler jusqu'au fond du gouffre béant.Malheureusement, l'ivrognerie et les passions viles ne l'ont pas conduit à l'abrutissemeut, à la folie ; cles ont fait de Jui la bête fauve que se tourna vers les voilä.Tl a été voleur et il a été au bagne.C'est un forçat !.Apics avoir été un voleur, il est devenu un assassin, et sa tête tombera sous le couteau du bourreau ! Il se fait appeler Ramoneau ; ce n'est pas son nom ; il se nomme Pierre Ricard ! c'est lui qui a volé l'aveugle de la rue de Lille, c'est Lui qui a assassiné le concierge.Pierre Ricard fit entendre groguement sourd.Le commissawe de police était stupéfié.Tes agents échangeaient des regards de terreur.\u2014l\u2019ievre Ricard, reprit Lonise d'une voix éclatante, là, sur ce lit, regarde, regarde le cadavre de ta dernière victime ! Il tonrna la tête d\u2019un autre côté.\u2014Regarde, jo le veux! seria Louise d'un ton 1mpérienx.\u2014Non, non, murmura le misérable pendant qu\u2019un fiisson courait dans ses membres et glaçait son sang: qu'on m'emmiène d'ici,et qu'on fasse de moi ce qu\u2019on voudra.Les yeux de Louise flamboyèrent.Elle poussa une sorte de rugissement, bondit sur son mari comme un panthère qui saute sur £a proie, et le pousea avec fureur jusqu'auprès du lit, un De nouveru clle lu:cr'a d'une voix rauque, élranglée, haletante : \u2014 Regarde, regarde ! Le regard do l'assassin tomba sur sa viclime ; mais avssitôl il détourna les yeux avec épouvante, \u2014Ce u\u2019est pas assez reprit Louise aveeune fureur qui la rendait impitoyable, regarde encore, mais regarde done 1.El elle forga Pierre Ricard a ramener scs yeux sur le cadavre.~Eh bien, oui, Palbutis-il je lai tuê.\u2014l'our Jui banque ?\u2014Non, pour veng vr mou fils! \u2014Ah ! je comprends, je com prends ! s'ecria-t-elle.Quand Charles Chole t est allé le trouver rue des Rigoler,il Ua donné son adrerse ici ?\u2014Oui.\u2014Aprds l'avoir aitendu vainement rue des Rigolce, tu l'est décidé à venir le trouver ?\u2014Oui.\u2014Avais-tu, eu venant, l'intention de l'assassiner ?T1 hésitait à répondre.\u2014Mais réponds done ! exclama-t- elle en frappant du pied avec impa- tierce.\u2014Non, muis je voulais savoir: - \u2014Quoi ?\u2014Le nom de l'homme qui a payé pour faire azsissiner mou (ils, Fe Pa-t-il dit ?\u2014Je ne lui ai pas demands, \u2014T'u ns préféré le tuer pour lui voler son argent.Cotnment as-tu su qu\u2019il avait des billets de banque?\u2014Îls étaïent là, sur La table.\u2014C'est cela ; en les voyant, la wa plus qu'une pensée ; colle de l'en emparer, Lt, se tournaut vers le magistrat : \u2014 Monsieur le commissaire de po lice, dit-elle, vous êtes éclairé , ah ! je savais bien que je le forcerais à parler malgré lui ! Pierre Ricard se trouvait mal à son aise, si près de sa victime.Il voulut s\u2019éloiguer.\u2014Reste là lui dit Louise, accom- pagnanl ces mots d\u2019un geste plein d'autorité.lt s'arrêta, Il se sentit dominé.\u2014Assassin, reprit Louise, contemple donc ton œuvre terrible ; est-ce que tu as peur devant ce malheureux enfant dont tu as fait un cadavre?.Tamain at-elle tremblé quand tu lui 2s plongé ton couteau dans la poirrine, dis, a-t-clle tremblé quand lu Pas égorgé ?.Voleur ! assassin L.Ah {tu ne sais pas encore combien ton dernier crime est épouvantable ; mais c\u2019est par moi que tu vus l\u2019apprendre ! Pierre Ricard, continua-t elle d\u2019une voix terrible pendant que ses yeux lançaient des éclairs sombres, ce cadavre n\u2019est pas celui do Charles Cholet ; tu va savoir le nom de ta de ta victime ! Ecoute,écoule, monstre ! Ah ! ah ! c'est tou fils que tu as voulu venger ?\u2026.Ah'!ah!tu as bien réussi !.\u2026 Félicite-toi ct admire ta vengence !.\u2026.À J -uarre, où jè m'éla/s retiré, espérant pouvoir y vivre Lranquille, loin de toi, je uourrissais deux en- sants : le mien et un autre du mé- me âge, que mon ancien maître, le docteur Gervais, m'avait confié.Ces deux enfants, que je tenais ensemble dans mes bras et qui s'endormaient chaque jour sur mon sein du sommeil des anges, Ces deux enfants é'aient tout mon bonheur et toutes mes joies ; ils m\u2019nidaient à porter le fardeau de ma triste existence faia- lement condamné ; ils me faisaient oublier les amertumes et les sonf rances de ma jeunesse flétrie.Grâce à eux je sentais un peu d'espoir rentrer dans mon cœur brisé, et, pour les aimer, je me rattachais à la vie.Jelesaimais autant l'un quo que l'autre et jamais mes lèvres ne se sont posées sur le front de mon enfant sans s'appuyer ensuite sur celui de mon autre nourrisson.Mon affection, ma tendreesse el mon amour so partagexient (galemenl.Ils me consolaient, les chers pelits; ils étaient tout Tour moi ; j'étais leur mère à tous les deux.vo'er scs billets de A suivre LA TRIBUNE POESIE BL aL Th su boy arg iy S40 bgt yet way a a TT Ty A TT AMENDE HONORABLE \u2014Q\u2014 rt O Christ, ta passion sera done (éternelle ! L'homme à percer ton cœur s'exerce [chaque jour ; Et l\u2019aflrenx déicide, hélas! se : (renouvelle, Sans lisser nos fureurs, non plus que (ton amour.Toujours des voix en foule acclament [ton supplice ; Toujours pour le subir tu redescends [du ciel, Au pied du Galgota, dans ton amer [calice, Chaque siècle en passant, vient [exprimer son fiel.A genoux ! ct veillons en armes, Autour de l\u2019auguste rocher, Enfants, objets de mes alarmes, Venez défendre avec vos larmes, Le Dieu qu\u2019on veut nous arracher.Vous verrez de tristes années : Des hommes sans Dieu scront rois ; Les mœurs, les lois sont entrainées.Enfants! de vos mains acharnées, Cramponnez-vous i cetie croix.Toujours les aïeux morts a son [ombre, Accourus,vers le saint tombeau, Groups sous ce ciel lourd ct [sombre, Vont faire nn cortige sans nombre Au Christ qui saigne de nouveau.* Leurs faces de pleurs sont trempés ; De l\u2019outrage, hélas! avertis, Tous ont porté leurs mains crispées, Les uns à leurs grandes épées, D'autres, à leur rudes outils, Voici le chœur des saintes femmes, Avec des vases précieux ; Sur les plaies des clous infâmes, Elles versent à pleines âmes, Des parfums rapportés des cieux.Dans son angoise maternelle, Chacune au pied du crucifix : Regarde en tremblant autour d'elle, Si parmi la troupe fidèle, Elle aperçoit au moins son fils.De lenr groupe qui se resserre, Ce cri s'élève et nous défend : \u201cO Jésus retiens le tonnerre, Et n\u2019abandonne pas la terre, S'il nous y reste un seul enfant! Exauçons ce vœu de nos mères, Et Dieu l\u2019accomplira snr nous.Laissons au monde ses chimères, Ses fruits pleins de cendres amères.\u2026 Voici la croix, tous à genoux ! Petits enfants à têtes blondes, {Vous dont l'âme est un encensoir, Priez! La prière est féconde.Un enfant peut sauver un monde, En joignant ses mains chaque soir.Pent-être que Dieu veut encore, Lorsque tant d\u2019hommes sont men- [teurs, Prendre, au lieu d\u2019oracles sonores, La voix d'un enfant qui \"adore, Pour confondre les faux docteurs.Le soir, que dans chaque'fainille, Au pied de l\u2019arbre de douleurs, L'enfant rose et la jeune fille, Pour tous ceux dont la foi vacille, Offrent leurs prières et leurs pleurs Tandis qu\u2019au fond du sanctuaire, Les apôtres aux cheveux blancs, La recluse et les solitaires, Les voix qui ne peuvent sc taire, Chantent leurs hymnes vigilants.Vous qui savez parler aux\u201dchênes, A Ia mer grondant, au ciel-bleu, Qui forcez les cimes hautaines, Les oiseaux, les lys, les fontaines, A confesser le nom de Dieu.Tirez de toute créature, Repandez sur tous les chemins, Des fleurs, des larmes,\u2018suns mesure, Et les remords de la nature, Pour tant de blasphèmes humains.L'homme, héla+! ce pauvre brin [d\u2019herbe, A son orgucil s'est trop fié : Qu'il revienns adorer le Verbe.Prosterne toi, raison superbe, \u2026: Aux pieds du Dicu crucifié.=~ Victor de LAraape.MATIN D'OCTOBRE C'est l\u2019heure exquise et_ matinale Que rougit un soleil soudain, À travers la brune automnale, Tombent les feuilles du jardin.Leur chute est lente.On peut les (suivre Du regard, en reconnaissant Le chêne à Ja feuille de cuivre, L\u2019érable à la feuille de sang.Les dernières, les plus rouillées, Tombent des branches dépouillées ; Mais ce n\u2019est pas l'hiver encore.Une blonde Inmière arrose La nature, et, dans l\u2019air tout rose, On croirait qu\u2019il neige de l'ur.Fns.Corrkz, ime mm Cl-BAS Ici-bas tous les lilas meurent, Tous les chants des oiseaux sont (courts, Je rêve aux étés qui demeurent Toujours.Iciebas les lèvres effieurent Sans rien laisser de leur velours ; Je rêve aux baisers qui demeurent Toujours.[ci-bas tous les hommes pleurent Leurs amitiés ou leurs amours ; Je rêve aux couples qui demeurent Toujours.\u2014\u2014\u2014 \u2014 a - Un remède contre le mal de tête Dans les pays chauds où sévit la fièvre inune.on rencontre de vieilles négresses qui prétendent avoir contre la terrible maladie des remèdes souverains, mais qu\u2019elles tiennent secrets autant qu'elles le peuvent.Il est notamment un symptôme qu\u2019elles parviennent à calmer d\u2019une façon évidente, c'est l'effroyable mal de tête dont souffrent les malades.Le procédé qu\u2019elles emploient pour arriver à ce résultat est des plus simples : elles conpent en deux un citron et appliquent les parties planes des deux moitiés sur les tempes du patient, et les compriment fortement au moyen d'une bande contournant la tête plusieurs fois: le mal de tête disparaît momentanément.Ce moyen est, paraît-il, des plus efficaces et réussit non-seu- lement contre la céphalagie provenant de la fièvre jaune, mais encore contre celle résultant de la fièvre paludéenne, dans les maux de tête ordinaires ect même dons la simple migraine.Il est du reste, facile à essayer.BOP cee TERRIBLE ACCIDENT Trois femmes tuées par les chars \u2014 Louiseville, 2\u2014Un accident terrible est arrivé vers neuf heures, hier soir, & la traverse du chemin de fer de ce village.Trois dames de Maskinongé, Mme Dr Dustaler, Mme Piché et Mile Pi- ché, avaient passé la journée chez M.Legris, ex-M.P.P., de cette localité, et retournaient à Maskinongé, lorsque leur voiture fut frappée parun train de fret du Pacifique, en route pour Montréal.Les trois femmes furent tuées sur le coup.Les deux enfants échapp'rent sans une égratignure.Lors de l\u2019accident, ils étaient dans les bras de leurs mères et lors-jue les employés du train recucillirent les cadavres mutilés des victimes, les enfants étaient pressés dans les bras de leurs mères et criaient qu'ils étaient serrés trop fortement.Les cadavres ont été transportés à Louiscville et le coroner Badeau des Trois-Rivières a ouvert une enquête.\u2014L'enquête du coroner sur les corps des victimes de lu catastrophe sur te chemin de fer entre Louiscville, et Maskinongé, est terminée, Le jury a rendu un verdict de *-Mort accidentelle sans imputer de blâmo à personne.\u2018 0 {>-00->\u2014_\u2014 La Fatrie de Cchocs sera désormais rédigée par un comité de collaborateurs dont M.Chs R.Daoust sera le sécrétaire.L'administration du journal est confiée à M.J.D.Montmarquet.UXION SAINT-JOSEPIL DE ST-HYACINTIE Comite pt REG: St Hyacinthe, 5 Oct., \u2018gu SEANGE ENTBAONDINAIRE Présidence de Désiré Dumaine.cer.président, Présents, MM.Jos.Benoit, Fis.Lajoie, Frs.Decelles, EL.Boudreau, P.Fiset, 18.O.Belaud et J.A.Cu- dotte.Résolu que les aspirants suivants, dout demande d'admission et certiti- cats requis, soient déclarés dûment enrôlés par la succursale de St Hugues: Narcisso Brouillur 1, cultivatour, 33 uns, St Marcel Joseph Nuud « 41 * \" Louis Lanoie, marchand 3\u201c \" Trefllé l\u2019incinse, cultivateur.ss Olivier Furcier, boucher, 88\u201c Li Cyprien Gaumond, charpentier, 27 ** \" Aimé Naud, cultivateur, { * \u2026 Hormisdus Mnrcotto ** »% \" Nuzniro Quuthier |\u201c w + Roch Guilbault, marchnnd \u20ac% © Joseph St Pierre, navigateur, 45 * \u2018 Théophilo Forcier, courrier, w \u201c 1, L Gaumond.forgeron, x .Théophitus Guilbsult.cultivateur.2 be Nurcisto Giguére, a3\" .Juroph Desautels, \u201c 42 St Hugues Arthur Bergeron, forgeron, av \u201c Delphis Sylvestre.tannour, x * Jean Baptiste Ferron, forgeron, 21 * .Abraham Marion, cultivateur, 41 © * Joseph Lessard | \u201d e * Marcisee Forcier \u201c \u201d \u201c Le certificat de M.Iormidas Rousseau, cultivateur, 2,4 ans, de St- Marcel est Inissé sur la table, Aprés délibération et sur le rapport favorable des auditeurs, les comptes du collecteur-trésorier sont approu- vis.Et le comité adopte unanimement les résolutions suivantes à la sugges- sion des auditeurs.19 Les assemblées régulières du Comité de Régie au ont lieu chaque dimanche, gimmédiatement après la grand\u2019 messe.22 A dater de ce jour, la section tere de Particle XI des Règlements sera mise en vigueur et l'amende imposée par la section 1ère de l\u2019iuti- cle XVI sera chargé à tout membre du Comité qui n'aura pas motivé son absence par Écrit, .3° Il ne sera plus loisible au collecteur-trésorier de recevoir In contribution des membres dans les rues, places publiques, à domicile ct généralement hors des bureaux de la société; la collection ne devant plus se faire qu\u2019aux jours réglementaires ct ceux par lui fixés.4° Des livrets seront distribués à chaque membre afin que le collecteur trésorier y fasse ses entrées : un sceau approprié sera apposé à chaque entrée, 5° Le collecteur-trésorier sera de fait le secretaire général de Ja société : Toute annonce, correspondance, rapports officiels, devra porter sa signature : comme aussi toute chose concernant la sociéte devra lui être adressée.Le Comité recommande fortement à l'assemblée d\u2019autoriser les dépenses nécessaires à l\u2019érection d'un bureau convenable pour l\u2019usage du Comité.De plus il attire spécialement l\u2019attention des membres sur l\u2019article XIX section 1ère des Règlements.Tous les membres de cette sociêté sont cx- hortés à s\u2019entraider et s\u2019employer entre cux duns leurs dillérents besoins à s'adresser de préférence les uns aux autres dans leurs différentstravaux comme les membres d\u2019une même fu- mille.Et le comité s'ajourne à lundi le 6 octobre courant, J.À.CADOTTE, Sec.-trés.Forgeron demandé.Un forgeron de plusieurs années d'expérience trouverait de l'emploi permanent et de buns gages en s\u2019u- dressant de suite À ANT.DUPRE, Forgeron.St-Jean-Baptiste de Rouville.Aux Fromagers Pour vos fournitur.s de Fromageries allez voir C.ROULEAU, St-Hyacinthe, 184 cm Aux Forgerons A VENDRE, à St-Dominique de Bagot, à 3 arpents de l\u2019écliso, 2 emplacements avec boutique de forge, muison privée, éta- Bo ele, le lout on bon ordre.Conditions faciles S\u2019adresser à CASIMIR DESPARE, jae tit-Dominique | Guérison du Chancre | | ct du Cancer SANS OPERATION Pur le De P.11.BERNIER, j à 15-38-11 St-Pie, Bagot | Les avantages de ce traîtement | sont nombreux.En premier lieu, il ne produit presque pas de douleur, de sorte que le malade n\u2019est pas tourmenté par la crainte des dangers d\u2019une opération, ni par ceux de l'anesthesie, au lieu de cela nous lui offrons un traitement pouvant le guérir eu peu de temps.De plus, le traitement par les agents chimiques est le plus certain et le meilleur dans ses résu'tats.En outre, il faut bien le remarquer, les deux plans de traitement sont radicalement différents dans leur action sur la maladie : lorsqu\u2019on fait usage de l'instrument, on enlève ce que l'on suppose être toute la partie cancéreuse, mais le plus souvent il en reste une certaine partie, les racines, comme le prouve suilisamment la réapparition de la maladie, tandis que par un méthode plus rationnelle nous pouvons atteindre le mal jusque dans ses racines, ct les résultats obtenus sont là pour en démontrer toute l'exactitude.Alors rien d\u2019étonnant que ce mode de traitement soit préferé parles malades.A VENDRE Une terre située à St.Théodore d'Acton dans le 6 me Rang, à 3 milles de l\u2019Église et 4 milles du village d\u2019Upton, G arpents de large 30 de profondeur dont plus des 3 quarts en culture, le reste en bois pour le besoin de la propriété avec deux mai- sous neuves, 2 granges, écuries, remises et autres dépendances.Conditions faciles S'adresser à PAUL COMEAU S:.Théodore d\u2019Acton.A Vendre.Un moulin à farine ayant trois paires de moulanges neuves avec un sud de pre- inière classe.Un moulin à scio avec scie ronde,machine à bur feaux et à clapboards, on parfait état, avec maison, grange et autres bitissos pour le propriétaire et l\u2019u= sago du moulin.Celle propriété est située sur la rivière Yumasku, duns la paroisse de i St-llagues.Pour les conditions qui seront très fuciles.S'udresser à PIERRE LAMOTHE St-Hugues, A VENDRE Une belle ferme contenant 65 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s'adresser à JAMES FERGUSON, Box 48, Granb à 15-12 o(t) Que.Défense d\u2019avancre.de donne avis que mon fils mineur Pier- re-Raymond Cormier, ayant laissé mon domicile, je na serai responsable d'aucune dette contractéo par lui en mon nom sans mon consentement prr ecrit, CHARLES CORMIER St-Ifyacynthe, 28 juillet 1890.A Vendre Dans la paroisse de St-Pic, rang St-Tho- mas, une terre en bois debout, dépendant de ln succession do fuu Charles Dion, contenant 45 acres en superficie aveo uno sucrerie de 1000 vaisscauy, le reste boisé en epinotlo, cèdre el autre bois.Pour lus conditions qui sont fugiles, S'adresser à ARTHUR DION, ou L.G.BEDARD, St-Hyacinthe ABONNEZ VOUS A \u201c L\u2019ARTISAN,\u201d Journal qaotidien, St- Hyacinthe AVONNEMENT $3.00 PAR AN.L.E.BACHAND | Libraire - Importateur ST-CESAIRE, Que.GRAND ASSORTIMENT UK T'apisseries Nouvelles DANS TOUS LES PRIX PATRONS ET COULEURS VARIES.Livres Classiques, de Littérature, de Piété et pour distribution de prix.Papetorie, Imagerie, 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20/6 35 ALLANT A RICHMOND.= 30/1015 St.Lambert.7 158 2013 35/5 50,1040 Belœil \u2026.8 35).aren [4 09G 21[1118 St-Hiloire 318 534 13/6 25/1123 Ste-Mudel «alt 2806 38}.St-Hyacinthe.| 100019 20j4 406 55/1157 Sto-RHosatic \u2026.|1028{.|4 4517 00|.\u2026\u2026- Britannia Mills.[1047].[4 58]7 13|A.M8 St-Liboire.eee.1088].15 03|7 19/1222 Upton.es sees 55 147 281231 Acton Vale.) 13209 57|5 26)7 45/1248 LE PAQIFIO CANADIEN,\u2014 (South Bastern,) Les trains laissent St-Hyacinthe comme suit : 8.50 A.M.Train express venant de Sorel, Drummondville et St-Guillaume, arrivant à Montréal à 10.30 A.M., faisant connection i West-Farnham pour Slan- bridge, Marisville et les trains de jour pour Boston, Springfield et tous les endroits de la Nouvelle-Angleterre.4.10 P.M, Tram Mêlé venant da Drummondville, Sorel et St-Guillaume, arrivant 4 Farnham 2 6,50 P, M., fnisant connection avec les trains pour Boston, Springfield et tous les endroits de la Nouvelle- Angleterre.Aussi pour Montréal, St-Jean et Stanbridge.6.35 P.M.Train Express venant de Montréal, faisant à 5.10,conncction à Farne ham avec les trains venant de Boston, Stanbridgo et Marieville, arrivant à Soréb et Drummondville à 10.40 P.M.10.05 A.M.Train Mêlé venant de Stanbrilge, Waterloo et Nowport, faisant connection à Farnham avec les trains de Springtisld, Boston ot tous les endroits de la Nouvelle-Angleterre, arrivant à Sorel à we.P.M, BOITES D'ALARME 1, Coin des rues Concorde et St-Antoine 2.Maison des Pompes, rue Cascades.3.Otlawa Hotel, coin des rues St-Antoine et St-Simon.4.Coin des rues Cascades ot St-Joseph.5, Coin des rues Willinm et St-Pascal.6.Séminaire de St-UHyacinthe.7.Manufacture de Chaussures de Ls Coté & frère.8.Dépot du Chemin de fer Grand-Tronc 9.L'Aqueduc de St-Hyacinthe.12.Lon des rues Bourdages et Notre-Da- ma.13.Coin des rucs Girouard et Désaulniers 14.Coin des rues Girouard et Després.15.Coin des rues Concorde et St-Louts. LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,QuE.PARAIT LE VENDREDI, Abonnement : (payable d'avance.) Un an\u2026.\u2026\u2026.>Ii.00 6 mois.BO ANNONCES; ire Imsertion.la ligne 10 eo, Insertion subs .5 o.Annonoes À long iermo à prix modérée A.DENIS, Directeur-dropriétaire.ST-HyACINTIE, 10 Octobre, '90 L'ACHAT DES PON1'S La question de l'achat des ponts par la corporation de la cit¢ de St Hyacinthe, revient sur le tapis.Nos édiles discutent le pour et le contre du projet, supputant cn même temps les avantages de sa réalisation, Avant que l\u2019on en arrive à une conclusion nous donnerons ici certains renseignements pour l'instruction de nos lecteurs.Les ponts en question sont rég's par l'acte 57, George 3, ch.37, année 1817.Dans cet ucte il est décrété ce qui suit : ** Après l'expiration de cinquante \u201cannées à compter depuis la passa- \u201ction de cet acte, il sera ct pourra * être loisible à Sa Majesté, ses héri- \u201ctiers cl successeurs, de reprendre \u20ac possession ct propriété du dit pont, ** maison de péuge ct autres dépen- ** dances ainsi que des abor:'s et mon- *tées à icelui, en payant au dit Jean * Marie Langlois dit Germain, ses *héritiers, exécuteurs, curateurs, on és ayant cause, l\u2019entière et pleine va- * leur qu\u2019il pourra avoir el valoir au \u201c temps de celte prise de possession.\u201d Le privilège que confévail cet acte est expiré en 1867, et depuis lors il est loisible à Sn Majesté de reprendre la possession ct propriété de ces ponts.Nous demandons maintenant pourquoi Sa Majesté ne se servirait pus de cette clause pour reprendre les ponts?Sa Majesté pourrait ensu:te donner ces ponts à la cité de St-Hyacinthe à la condition qu\u2019ils soient tous faits en fer et rendus libres désormais.Ne vaudrait-il pas mieux.pour la cité, de recevoir les ponts en donation, que la somme de $60,000 cn argent?Nous croyons que oui.Avec celte somme de $6o,000 le gouvernement pourrait acquétir non- seulement les ponts, mais même les chemins macadamisés qui y conduisent, et n'aurait qu\u2019à les donner à la corporation de ln cité aux condi- dions qu\u2019il imposerait, En supposant que le gouvernement donne à ln ville les $60,000, montant de l'octroi pour la construction des ponts en fer, ce sera avec condition expresse de les construire cn fer et les rendre libres; et la ville serait abligée alors pour faire cotte acquisition, de payer la valeur des ponts ct la valeur d\u2019un privilège qui appartient su\u2019 gouvernement et conséquemment au public, tandis qu\u2019en procé- daut comme ci-dessus le gouverne- mont \u2018\u2018rentreraît dans son privilège ct n\u2019aurait qu\u2019à faire estimer et payer la valeur des ponts et dépeudances.\u2018L'intérêt public serait satisfait, mais les propriétaires manquernient de recevoir la valeur d\u2019un privilège qui ne leur appartient pas.Dans tous les Cas le gouvernement par ce moyen protégerait le public contre toute exploitation.ous soumcttons ces fuitsau public et surtout au conseil qui devra décider la question.Puisse-t-il en déduire toutes les conséquences possibles et dans tous les cas, conclure au grand avantage de la ville, en mettant de côté d'avance toutes considérations d'intérêt personnel ou autres.\u2014\u2014\u2014mes +0 \u2014\u2014nemee Mgr A.Racine, évêque de Sherbrooke, a ordonné de faire une quête en faveur de l'asile St Jean de Dicu, dans toutes les églises «le son diocèse.x° &® LES ŒUFS EN ANGLETERRE Si Ja Minerve consultait le Trade Bulletin, elle se convaincrait du peu de succès de l'exportation des œufs en Angleterre.Le Trade Bulletin parlant de cet anglais de Londres qui est actuellement au Canada dans le but d'établir le commerce d'œufs avec l'Angleterre, dit en riant de ces tentatives illusoires que cela lui rappelle ce qui est arrivé à un allemand il ya dix ane.Cet allemand essaya d'établir le commerce d'œufs avcc l'Europe: il n'y envoya que quelques caisses en différentes cargaisons, mais le peu qu\u2019il y envoya fut encore assez considérable pour le ruiner en moins de deux mois.Depuis on, a tenté à plusieurs reprises de rétablir ce commerce avec l'Europe, mnis toutes ces tenlalives sont restées sans succès marqués.Nons ne voulons pas, continue le Trade Bulletin, jeter de l'eau froide sur les effurts du commerçant londonnien qni veut amener nos œufs canadiens sur le marché anglais Nous lui souhaitons tout le succès possible et nous espérons qu'il réussira à accomplir l'entreprise si éminemment ratée par ses prédécesseurs.Le ton de persiflage du journal indique assez quel espoir il a en la réalisation de la grande \u2018 suggestion\u201d de sir John.- ov GP co DEUX REFLEXIONS De I' Evénement : \u201c Les journaux de Londres nous apprennent la mort de Lady Head, veuve de sir Edmond Walker Head, ancien gouverneur général du Crnada.Lady Head était âgée de 82 uns.On se souvient que c'est durant le terme d'oflice de sir Edmond Head que la cité d'Ottawa fut choisie par la reine pour être la la future capitale du Canada.\u201d De Le Patrie : * On verra par nos dépêches que la veuve de sir Edmond Heud vient de mourir.Sir Edmond est ce gouverneur général du Canada qui, en 1856, dit dans un discours qu'il prononça à une exposition agrivole dans les cantons de l'Est, que les © Canadiens: Franguis constituent une race inférieure.\u201d Courtes nécrologies.\u2014\u2014#\u2026\u2014\u2014 GASPILLAGE Le conseil de ville de St Hyacinthe n nommé MM.S.T.Duclos et H.T.Chalifoux, conseillers, avec charge d'aller rencontrer les maires et conseillers des di fféren- tes paroisses ci-après nommées, et leur faire des propositions relati- voment à l'achat des ponts.Les paroisses qui devraient, d'après certains conseillers, contribuer à l'achat des ponts sont, outre la ville: Notre Dame de St Hyacinthe, St Hyacinthe le Confesseur, St Dominique, St Hugues, St Simon, St Valérien, Ste Cécile de Milton et peut-être St Liboire.\u2018 .Ce sont les maires et conseillers de ces différentes municipalités que MM.Duclos et Chalifoux ont mission de voir.On proposera à ces différentes municipalités de payer chacune leur quote part de l'achat des ponts.La proposition comportera que chaque municipalité paiera une certaine somme basée sur l'évalu- ation municipale, et que cette LA TRIBUNE somme sera payable\u2014en versements ou de suite\u2014à la ville qui achèterait les ponts et les rendrait libres C'est en quelques mots l\u2019explication de la nomination des délégués On nous dit que cette délégation coûtera à la ville une somme de six cents piastres au moins.En face des promesses du gouvernement de nous donner $60,- 000 pour la reconstruction en fer des ponts, il est évident que les cultivateurs se refuseront à souscrire et que la ville en sera quitte pour celte dépense inutile de £600.00.Si le conseil est si pressé de faire l'acquisition des ponts, pourquoi n'a t-il pas encore agi dans la transaction du pont de la Société, lorsqu'il est bien connu de tout le monde que M.Morison veut avoir, et aura peut-êlre avant longtemps, même le pont de la Société,ce qui nous mettrait entièrement à la merci de ce monsieur ?Les propriétaires de ce pont ont fait depuis longtemps une proposition des plus raison - nables au conseil et cependant il n'y a encore rien de fait.Nons disons, pour notre part.en présence de ces faits, que nous désapprouvons entièrement ces démarches du conseil, attendu que ce n\u2019est pas à la ville do faire ces dépenses, mais plutôt au vendeur qui demande un prix exorbitant pour ses ponts.Ce prix est tellement exorbi- tanl que l'on doit trouver là la cause de la mise de ce monde sur le chemin.On semble punser qu'en faisant contribuer les antres municipalités à l'achat des ponts.cela fera paraitre moindre le prix de vente.La possibilité de ces démarches est complètement inadmissible, pour une foule de raisons et nous rearettons de voir nos conseillers s'arrêter à des projets aussi peu pratiques.Quand les délégués auront fail le tour des paroisses ils s'en reviendront bredouille et ln vaisse de la corporation, pour payer leur dépenses, sera allégée de cinq à siX cents piastres.\u2026\u2026el les ponts appartiendront encore à leurs propriélaires actuels.\u2014\u2014- eam UK ETRANGE PROTEE- TiONNISTE Nous reproduisons de l'Union Libéral.les remarques qui suivent relativement au bill MeKinley, et à la position prise par le ministre des finances, M.Foster.La presse a rapporté, avec force commentaires, les observations aussi nombreuses que contradictoires de nos ministres fédéraux au sujet du du bill McKinley.Le ministre des finances, l\u2019honorable G.E.Foster, interrogé, à ton tour, sur ce qu\u2019il pensait des résultats de la nouvelle ! législation prohibitive, promulguée par nos voisins.cst entrée dans plusieurs considération\u201d intéressantes parmi lesquels se trouvent les paroles suivantes : + Le bill McKinley, a dit le minis- \u201ctre, aura pour resultat de hausser, \u201c au détriment du peuple américain, \u201cle prix d\u2019une quantité d'articles % qu'il est absolument nécessaire pour *1cs Etats-Unis de se procurer, ct * qu\u2019ils ne peuvent avoir en grande * quantité que chez nous.Nos voi- \u201c sins devront payer de leurs propres \u201cdeniers pour l'élévation qu\u2019ils \u201cviennent de porter dans leur propre \u201ctarif.Le bill aura aussi pour cflet \u201c de changer le cours de notre com- * merce en le dirigeant vers la Gran- \u201cde Bretagne ct les Indes-Occiden- s¢ tales, oll nous trouverons un mar- \u201cché tout aussi avantageux ct où le \u201ccommerce, une fois établi n\u2019est \u201cpas sujet a varier sous l'influence * de législation hostiles.\u201d Ces paroles dans Ja bouche d'un membre distingué du gouvernement canadien méritent d'être profondément méditées! Car pour un pastisan du système protectionniste, M.Foster émet des opinions qui réduisent à néant les enseignements les plus reconnus du protectionisme.Le gouvernement MacDonald a en cifet toujours prétendu que les droits resirictifs qu\u2019il impose n'ont d'autre but et d'autre résu:tat que de faire fleurir nos industries nationales en les débarrassant de la concurrence étrangère; que la création d'un marché domes.ique cst un bienfait qui compense amplement les canadiens d'être obligés de payer un peu plus cher certains articles qu\u2019ils ne peuvent plus comme autrefois, acheter à bas prix à l\u2019etranger.Or voila M.Foster qui prétend que les américains se font tort en emn- péchant les produits canadiens de venir faire concurrence aux leurs sur le marché des Etats-Unis ! Mais, est-ce que nos voisins font autre chose que d'appliquer très logiquement les principes économiques que M.Foster et ses amis ont toujours soutenus avec tint dg vigueur?ne se montrent-ils pas ni plus ni moins,que très franchement prot ctionnisces ?Comment se fuit-il done que la protection serait d\u2019après notre ingénieux ministre, si mauvais aux JEtats- Unis et une si grande bénédiction au Canada?De plus, M.Foster s\u2019écrie que ce sont bien les malheureux Américains par suite de leur aveuglement qui \u201cdevront payer, de leurs propres deniers, pour l'élévation de leur tarif! Cc'a est parfaitement vrai.Mais il nous semble, pourtant, que de tout temps ça été la doctrine bien arrêiée des protectionnistes que l\u2019un des cfiets salutaires de leur système était de rejeter sar les étrangers le fardeau «les clroits d'entrée.Ils ont toujours ti de ces libre-échangistes à idees étroites qui osent soutenir que quand un étranger nous vend des articles de commerce, le prix qu\u2019il nous charge dépend des droits dont neus frappons ces mêmies articles, it leur entrée dans lc pays et qu\u2019en fin de compte c'est nous, les acheteurs, qui devons supporter l'aggravation de notre tarif.Mais en vertu de quel principe La théorie protectioniste se trouve-t-cllz complètement tenvers*e quand ce sont des Américains qui créent un tarif qui « le malheur d'être défavorable au Canada?Mais ce n'est pas tout.M.Foster ne se contente pas de ces deux déclarations si peu en rapport avec les enseignements de son école; il va encore plus loin.Notre commerce, dit-il, se dirigeru vers l'Angleterre «t les Indes Occideutales, et là nous trouverons un marché tout aussi avantageux pour nous et pourquoi?Parce que dans ces heureux pays \u201cle commerce une fois établie n'est pas sujet à varier sous l'influence de législations hostiles.\u201d Vraiment ceci est le coup de grâce.M.le ministre n\u2019y va pas par quatre chemins pour procltmer un grand principe du libre échange: il vante comme un bienfait la stabilité du commerce ! Il serait vraiment diffic le pour un libéral de plaider la cause du libre échange avec plus de vigueur et de conviction que vient de le faire lc ministre des finances.Nous admettons que c'est un principe chez les protectionnistes de n'avoir pas de principes arrêtés en d\u2019autres termes, de nier que l\u2019économie politique soit une science.Mais entre la négation absolue des principes et l'affirmation catégorique de ces deux adve-saires, il nous parait y avoir une différence bien marquée.Dans tous lys cas, les observations étonnantes de M Foster sur le bill Me Kintey inspireront, sans doute, de salutair s réflexions au peuple canadien.MARCELLUS \u2014\u2014\u2014\u2014e : 2-00 D 00 AM ae M.C.L.Champagne, ancien député du comté d\u2019Hochelaga a été nommé régistrateur conjoint pour la division Est, avec M.Auger.\"4 LA PROCHAINE SESSION.Mardi, le 4 Novembre prochain, se tera l'ouverture de la session provinciale de Québec.Pour diverses causes et raisons la session a lieu plus à bonne heure que d'ordinaire.La législature offre cette année quelque chose de nouveau.Le gouvernement il est vrai comptait au dernier parlement une assez forte majorité.Mais si l'on se porte à nne énoque qui n'est pas éloignée de plus de cinq ou six ans on se trouve en présence d'an frappant contraste.On trouve nos amis, qui forment le gouvernement d'aujour- d'hui, réduits au nombre insignifiant de quatorze, bataillant comme des braves, et tenant en évhec le gouvernement extraordinairement puissanten nombre.\u201c Les temps sont bien changés.L'opposition d'abord a grossi et les tories si puissants forment celle d'aujourd'hui, faible en nombre, faible en hommes, sans courage, démoralisée par les défaites de ceux qui sont restés sur le carreau.i Voici tant au Conseil Législatif, qu'à la chambre d'assemblée quelle est ln force respective des partis.CONSEIL LEGISLATIF MINISTIÈRIELS OPPOSITIONNISTES, Étarns Ne Boucherville Garneau Wood Ross, D.A.J.J.Russ Gilman Labruère Cormier Hearn Bresse Dionne Archambault Méthot Prévost Dorion Bryson Latue Trurviile Laviclette Ward Marcil Larochette Sylvestre 1 10 UE Majorité nationale 4 ASSEMBLEE LEGISLATIVE MINISTEBIEUS OPPOSE (ONNISTES Langelier Hall Robidoux Robertson Mercier Blanchet Shehyn Nantel Duhamel Pouporc Boyer Picard Marchand Desjardins Murphy Grenier Rinfret Melntosh Lemieux Marion Cameron Duy lessis Watts Leblanc Bernatchez Beauchamp Tessier, J.Owens} Desmarais Spencer McShane England Tessier, A.Johnson Rochcleau Lessard Girouard Villeneuve & Laliberté Normand Déchène Bédard Gladu Martin Turgeon McDonald Lussier Bazinet Rochon Fitzpatrick Morin Brunet Rainville DeGrosbois Bisson Béland Chêneveit Pinault Carrier Cardin Girard Lalonde Gosselin Marcotte Côté Monfette Ste Marie Pelletier Bourbounais Parent Poul ot Lovel Clendinneng 50 Los» =\u2018 i Malorité nat!onale \u2014fe4 Poêles à Fourneau\u2014de 3} pda et 3 pds, 8 patrons diff \"rents, chet P.AyMoND & Frère. LA TRIBUNE | (ranures ; Nous avons annoncé déjit qu\u2019il doit | y avoir le S courant, à St Paul d\u2019Ab- botsford dans le comté de Rouville, une grande assemblée publique de libéraux, à laquelle l'honorable Wil frid Laurier prendra la parole.Abbotsford se trouve dans un coin «du comté de Rouville, non loin des comtés ce St Hyacinthe, de Bagot et de Shefford.La localité est done bien choiste pour servir de centre Ji toute cetté région.Aussi n'est-il pas douteux qu\u2019une foule considérable ne sy porte pour ent ndre ln paiole du chef aimé.# a Le dernier numéro de la Gazette Officielle de Québec contient la nomination suivante : M.Jules Allard, avocat, de la cité de Montréal, régistrateur du comté d'Yamaska, et greffier de la cour de Circuit dans et peur le comté d\u2019Ya- maska, en remplacement de M.Louis Blondin, écuier dont les commissions ont été révoquées.wa La police faançaise a arrêté à Cannes une madame Bonnet sous soup- gon d\u2019être une espion, On a trouvé en sa possession des plans des travaux de défense de la ville de Cannes.Elle a avouée qu\u2019elle était employée par le gouvernement allemand, avec un salaire de 300 francs par mois et 15 francs par jour pour ses frais de voyage.ky La France, l'Autriche et l'Angleterre auraient signifié, dit-on, au gouvernement américair, leur intention de ne pas être officicllement reprê- sentées à l\u2019exposition universelle de Chicago.La raison donnée par ces trois puissances serait que la loi Me Kinley rendant les exportations à peu près impossible, il serait inutile pour l\u2019Europe de pretidre part À une fête industrielle d\u2019où ne pourrait sortir aucun bien pour elle.Nous croyons que cette nouvelle est pour le moins prématurée.Fe À l'enquête sur le meurtre mysto- vieux de la Pointe-du-Lar,on aenten- du le témoignage du sergent Harpe, après quo le grand jury est ented dans sa chambre de délibérations, puis a rapporté un verdict portant qu'il y avait matière à procès (frie bilty dans l'accusation formulée contre le jeune Houle neveu de feu Mme Gervais, si lichement assassinée.Le jeune Tloule est actusllement dans la prison du district ct subira son procès aux prochaines assises criminelles de Trois-Rivières.Le verdict du grand jury a créé une vive sensation.Encore un procès qui aura un prand retentissement.* * & Ce ne sera pas un Canadien après tout qui succédera au général Middleton.On annonce en cflèt que le nouveau commandant des milices canadiennes est nommé.(C'est le colonel Ivpr John Carodou Tlerbert, des Grenadiers de la Garde.Cette officier a été successivement major de brigade dans les troupes expéditionnaires d\u2019Egyp'e, commandant de l\u2019école des forces auxiliaires des casernes Wellington, et attaché militaire à l'embassade à St-Péters- bourg.Le colonel n\u2019a pas encore quarante ans.Pan La Léberté, de Paris, définit ainsi le bill McKinley : \u201cCrest un acte d'ingratitude in- eroyable envers l\u2019Europe, qui a été la mère de la moderne Amérique,qui l\u2019a créée, nourrie, enrichit et peuplée, grâce au mouvement continuel et énorme de l'immigration.\u201c11 nya pas d\u2019américains en Amérique, il n°y a que des Européens qui se sont établis dans ce pays, y portant leur arts, leur travail, leur ressources indispensables aînsi que leurs industries.\u201d\u201d Ls Primes 6 Ta Tm Montres (dont une en or solide, B en argent et en nickel) MAGNIFIQUES CHAINES DE MONTRES, ©\" RPINGLETTES, Bijoux et autres Articles Sont exposés dans la vitrine du Magasin de M.Lamarche (116, Rue Cascades, Le tirage aura lieu le 31 Octobre A LOUER Un orgue de salon, presque neuf.S'a- presser ce bureau.Exposition du comté de Bagot Liste des prix accordés à l'exposition du comté de Bagot le 23 septembre 18.0.Pour etalons de 4 ans\u2014ler prix, Ls.Brodeur, S-J'ie ; 2e 0, Bte Tétrault, do ; Se dd.Gires, SU Lihoire.Pour étalons 3 ans\u2014ler prix.Pierre Beaudey, St-Liboiwre ; 2e Sumuel Belisle, Ste Bosasie, Pour poulaîns de 2 ans\u2014ler prix, P.Valconet, St Hagues; %e X Paradis, St- Sunon ; 32 Arthare Lecomte, StU Hugues; Je Esti Desmarais, Ste Rosalie Poue poulsins de § un\u2014=ler prix, Josué Tourheble, St Liboire ; ts Moise Gorvals, do : Urget l\u2019aquin, +0 3 4e Hor.Girard.Pour Jument ot son pouain.\u2014ler prix, Edonard Beaudoin, St Liboiea: 20 Augus tin Picard, St Tlagues © Jo Misael Maraue da, SC Simon ; 4e Alex L'Heureux, Ste Ko- salle; de Lean Lavisue, S(-Simo: : Ge Alp, Fontaine, St Hugues, Pour jument de voiture\u2014ler prix, AIL Ballaret, St Magues ; 2e Alph.Fontaine, do: 45 Ant Chagnon, SC Dominique ; 4e dos Charpentier, St Simon.Pour poukche de 3 ans\u2014ler prix, Nap.Bits, St Simon; Ze T Brodeur, St Hu- ques ; 4e Jos Bulard, SU Ephrem; 4 Ph lippe Desmarais, St Liboice.l\u2019our pouliche de 2 ans\u2014ter prix, J Bie Lefebvre, St Ilngues ; 2 Plavien Beauree gard, SU Libotre : 5 Suminel Bélisle, Ste Rosalio ; 4e Raphael Crotto, St Libuire ; 5e Adolphe Lus-ier, Sto Itosaie ; G Emery Bisounel, do.Pour pouliche de | an\u2014ler prix, Alp.l\u2019on- tspe, SU Hugues ; 2e B.Beaudoin, St Li- boire , Je À Birlz, St-Simon.Pour chevaux de trait\u2014ler prix, Ame.dég Larus, St-Slmon ; le AW Dofresne, Ste-Rosalin ; 3p 1° D Rousseau, St-Ilugues ; ded.Ita Lefebvre, do; Se N Birlz, SUSt mon.Pour chevaux de charge\u2014ler prix, D.B.izi rent, SU Hugues ; 20 Norbert Chevrette, do, 20 classe\u2014DBestinux.Race croisée.l'our lunseau de 3 ans\u2014ler prix, Amédée Lurne, St-Simon ; 2e Samuel Beélisie, Ste-Rosatin, Pour taureau de 2 ans\u2014ler prix, Honri Girard, Ste Rosalie ; 20 Emery Bisonuet, do ; te O Chicoine, St-Dominique.l'our laureau de | an\u2014ler prix, Charlas Maranda, Si-Simon ; 26 Pierre Coté, Ste Llotène ; Ze Milton Metionall, St-Audré ; de Ignace Rousseau, St-Hugues.l'our taureau de l'annéo=ler prix, Nérée Beliste, St-Pie ; Ze Damase Brault, Ste-1olin ; Je Xavier Vandal, St.Simon ; 4e Louis Vendat, *t-Simon ; Pour vache à haît\u2014ter prix, Denis Dus= marais, St Liboire ; Ye Hormidas Bachaud, do; Je Bi Fournier, SU Simon ; 40 lena- ce Rousseau, St 1ngues ; 5e Aug.Jodoin, SU Libôires ; 6 Nérée Bolisie, St Pie ; 7e Muton McDonald, St Audeé ; 8e Charles Benoit, SU Dominique, de extra, El L'Hen- reux, $t Liboire.l'uur vache à lait moins de 3 ats\u2014ler prix, Noree MArcotte, SU-Sunen ; 2e Chs.Marais, to l'otue cenisse de À aus \u2014ter poix, Ghis, batoatiane, Scsumou ; 2e Uters Maonel, St Pre, he Sanaa Belisle, tt Busalio 5 49 De- us Desnutrais, SU Liboira, Pane genisse de 1 nn \u2014ler prix, Saul Moirenu, St-+ Ho-ulie : Ve Jos Guertin, Ste Ilene : $ Nèrée Belisle, St Pe; ie Ignace Rousseau, St-tlagies.lour genisse ze l'annee \u2014ler pris, Da- nosse Brault, Sie Bosy ie, 2e Morcute Mar- cotle, Sv-Simon ; Be L WBrodeur, St-Hu- sues; de FF Dagont, S+ Liboire.Pour paire de bontfs ch: travail.\u2014ler prix, Tenel Ménard, Su Lib wre ; Le FF Du- pos de, Pour un troupeau de 1 vaches à lait= Ter prix, Milton MeDonald, Sie Andee; 2 Ignace Roussenn, St Hugues ; 4e Chs La- Foutaine, SU Simon.Hail Canadien\u2014 Pour tears iu de 7 ans \u2014 ler prix, I Dupont, SU Lotoiess ; de Miton McDonald, St Andre.Pour vache à hit\u20141or pr x, Dont d, St Andre, Pour génisse de ban\u2014tor pax, F pont, St Lihoire, Pour génisse do anuie\u2014 Duyont, St Liboira.Pour laur sn Gueruesey de 3 aus\u2014ler prix, M iton McDonald, St-Andeé.Pour taureau de Ÿ ans Guernesey ler prix, F.Dupont, St L'boire.Pour laureau de l'an Hotstein.\u2014lur prix.Milton McDonald, St-Andrè.Je classe\u2014Mautons.Pour Bélier de 2 ans.\u2014ler prix, Ignace Houssean St Hugues; 2e Vv- M Desmarais, St Liboire, Pour beher de | an.\u20141ler prix, Louis Vandal, St Simon ; 2e Xavier Biludean, Swe Rosusie ; 3e Jus Benuit, du ; 4e Chs Be- nuit, St Dasinique.Pour bélier de l'année.\u2014ter prix, Dominique Dusuniels, St Pro ; Ze La-Vandal, St- Simon ; 3e E Bissonnet, St Rosalie ; 4e Joseph Benoit, do, Pour brebis de 20 ans\u2014ler prix, Is Vandal.St Simen ; 2e E Bisonnet, Ste Ro- salle ; 36 Louis Quimet, St Pre ; 46 Ad Lus- sier, Ste Rosalie.Pour Brebis de f an\u2014ler prix, Jos Ra.vanel, St Pie; % Ignace ftousseuu, St flu- cues 5 Je Damien Hobeege, St Pre ; 4e Adoi- phe Lussior, Ste Rosulis, Pour brebis de l'année \u2014ler prix, Damien Rôbergs St Pie ; 2e Ignace Rousseau, St Hugues ; 3c Emery Bissonnel, Ste Rosalie : 4e Louig Ouimet.St P.e.Moutous Hampshire \u2014Betier de 1 an, Bélier de l'année, Brebie de Un an, Brebis de 2 uns : Nérée Balisle, St io Pour cochon de 1 ans\u2014ler prix Ant, Casavant, St Dominiy la, Pour cochon de l'année \u2014tec prix.Chs Lafontaine, St Simon ; 2e Alfred Corbeille, Ste Rosalie; Je Fred Lemonde.do ; 4e Ignace Rousseau, M-Hngues.Pour tenio de | an.\u2014ler prix, Ant.Ca-a- vant, St Dominique; 2e Louis Vanda , St Simon.Pur troie de l'anaée\u2014ler puis, Chs Lafontaine, St Simon ; Le AIN Corbeille, Sue Mosstie : Se Fer.£emonule, do ; 46 8, Bis.sonnet do.Cochon Berkshite\u2014ler prix, Miiton Mac- Donald, StU André, Milton Mc.Du.x eo ter prix, I de classe\u2014Industric domestigne Pour fromage\u2014ler prix, I, La joie ; St Liboire; 2¢ Millon MDa.nald, St André ; 3e Eusèhe Dufault, Ste Hélime; fe L.T.Brodeur, St- Augnes.10 Ibs de beurre\u2014ter p, Jos Lemonde, St Simon; 2e Louis Brodour, St Pie ; 3e Chs Bélanger.do ; 4e Isnac Guilmam, Ste Rosatio ; 5e Augustin Grenon St Ssmon.Sucre d\u2019erable \u2014ler prix Thadée St Pierre, St Pie; Je Nap Tanguay, St Throdore , 3e Joseph Droleute, St Pie ; Mention honorable, D, Mober ge, do.Sirop d'évable\u2014ler prix, Uldérie Hamel, St Pie ; 2e Thadé St Pierre.do ; 3e Ls Brodeur, do.10 :bs de mivl coulè\u2014ler prix E.Dufault, Ste Hélène ; 2e J.Bte Chabutie, St Hugues ; 3e Ul Paradis, do.Miel en gateaux\u2014ler prix, Ul Paradis.St Hugues, 2 P, Girouard St ej 3e Nérée Carpentier, do.10 verges étoile croisée\u2014ler prix.Thadée St Pierre, St Pie ; 2e Grégoire Demers.St Liboire r 3e Quésime Chricnine, St Dominique ;te Adol phe Lussier, Ste Rosalie, 10vgs de casimir\u20141ler prix, Ve Ls Lachapelle, St Pie; 22 Abraham Roireau, Ste Rosalie; 3o 1, \u2018Tanguay, do ; 4e Pierre Morin, $t Vip, Chale de lnine\u2014ler prix, Abraham Marion, Sic Hugues ; 20 J.Bie Perron fils, St Sunon ; Je Cindide Morin, St Pie; 4e P.Robichaud, St Simon, 10 verges de flanelle blanche cro:- sée\u2014ler pris, Candide Morin, Nt Pic ; Ze Alexis Carmel SL Dousini- nique ; 2e Adolphe Dufresne, Ste Rosalie.10 verges de flan le blanche non croisée\u2014ter prix, l'aschal Langelier, St Simon ; Ze Louis Lichapèlle, St lie; 3e Pierre Robichaud, SU Simon.10 verges de flauelle de Couleur croisée\u2014ler prix, Nérbe Charpentier St Pie, 10 verg os flanelle de couleur non croisée\u2014ler prix, Adélard Mennirr, St l'ie ; 2e Philias Bevoit, St Dominit- que ; 3e Vve Louis Lachapelle, St- Pie, 10 verges de toile\u2014ler prix, Lemonde, Ste Rosalie ; 2¢ Robichaud, SU Simon ; 3: Grenon, Se Simon ; 4e M.Ste Hélène.10 verge s de tards-\u2014ler prix lns- chal Langelier, SLFimon .2e Alrxis Grenon, 40 ; de Joseph Lemond, do ; Frs Pierre Alexi s Hébert, Couvortes Mareliss\u2014ter prix, Damien Rob.re, St Pie; 2e Jus Lemonde, St Stmon ; de Pierre Robichitual, de.Courte pointe de imne\u20141ler prix, Jérôme Bernard, SU Dowinigue ; Qe Alexis Grenon, St Simon; de Phi lias Benoit, St Dominique.Couvre preds lane ot coton\u2014ler prix, Sumuel Bélisle, Ste Rosalie ; 2e Alexis Carmel, St Dominique ; 3e L< Brodeur, 81 Pie ; 4e Jus Ravenel.da, Gouvrepieds d- Coton\u2014ler prix, Octave Mill tte, St Dominique ; Ze Nérke Carpeutie-, SU Pie; 3e Vve Ls Lachapelle, do fe Paul BDelhu- mieur, St Hugues Habiliement pour homme\u2014 ler prix Pierre Robichand, St Sunon ; de Philias Benoit, SL_ Dominique ; Se Onésime Chicoine, do, [ab Bement pour femme\u2014le prix Candide Morin, 8t Pie; 2e Paul Duchesne, St Liboire ; 3e Pierre Robichaud, St Sion.Ouvrage de cordonnerie\u2014l» r prix David Lemay, Su Ephrem ; 2e Frs bajoie, St Liboire.Cuir rouge ou noir\u2014tler prix, 2 Coutois, St Hugnes ; L.Lajoie, St- Liboire.Prix extra-Ouvrage de fantaisie \u2014Couvrepieds de fantaisie, Milton Mc Douald, St André.Couvre- pieds de fantaisie, Alfred Dufresne.Ste Rosalie.Jupon, Jos Ravenel, St Pre.Echarpe pour homme l\u2019ier- re Morin, do.Jupon de laine, A.Carpentier, do, Tapis de table, Oct Millcite, SL Dominique, Couvrepieds Elz St Onge, do.Boisä hoite de fromage, D.Bazinet, St Hugues.Produnté dela ferme Blé\u2014ler prix, Firmin Marte\u2019, St- [Liboire ; 2e Joseph Vandal, S¢ 8.mon.Orge\u20141ter prix, A.Carpentier, St- Pie ; 2e J.Bte Perron fils, St Simon.Avoine\u2014ter prix, Urgel Paquin, St Liboire ; 2e Saul Roireau, Ste Rosalie.Pois\u2014ler prix, Alphonse Vandal, St Simon ; ze P.St Pierre, St Pie.Seigle\u2014ler prix, Elie Brandy, St Dominique ; 2e Horace Brunel, Upton.: Sarasin\u2014ler prix, Firmin Martel, St Liboire ; 2e Alexandre Gadoretle, St Simon.Mil\u2014ler prix, Vve La Lachapele, St Pie ; Thadé St Pere, do, Un quart de pommec\u2014ter prix, Vve M.Desmarais, St Leboire ; 2e Firmin Mart-l do.Raisin \u2014 ler prix, Alexis Grenos, St Simon: le Vve Ls Lachapelle Su lie Metons\u2014ler prix, Pierre Robi- chaud, St Simon ; 2e Alphonse Vin dal, da, Palates\u2014ler peix, Cléophas La force, Ste Hélène ; 2e Misael Ménard St Li boire.I minot d'oignons\u2014'er y rix, Amable Houle, St Don iniqu>; 2e Jérôme Bernard, do.Carottes ler prix Jérome Bernard, St Dominique ; 20 Amable Houle, do, Nävets\u2014lor prix, Pierre St Pierre, St-Pie \u2018 Choux de Siam\u2014ter prix, Amablo Houte St Donnnique ; 2 Leon Morin, St Pie.1} winot do betteraves à va-he\u2014ler : p.Paul Girouard.St Pie ; 2e Jerome Ber- | nurd, St Dominique, à choux\u2014lerquix, Antoine Guouelle, St Lihoire ; 2e Firmin Morte, do, B3le dite à fonrrage\u2014tler p.Milton Me- Donald, St Andre ; Ve Célestin Huot, Ste Helene, 6 Ibs de tubac\u2014ter prix Denis Desiua- raig, SL Liboire 5 WFirann Martel, do, Extra\u2014Ssvou\u2014J.N, Valcourt, St Si mon.Pomme Duchesse=l, Salis, St Dominique, Tomules\u2014Vve M.Desmarais, St Liboire.Carouilles\u2014Ls P-risault, St Theodore, Courgea\u2014Denis Desmarais, St Liboire Orge noiuve=Charles Benoit, SE Damini- que, ! 2 oies\u2014Samuel Bélisie, Ste Rosalie.! couple de canards, M.Muranda, Su Simon.==} +
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