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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 18 septembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1891-09-18, Collections de BAnQ.

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[" Vol, 4.St-Hvacinthe, Que, = \\ .» stemblée Legislative JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.FEUILLETON LE Ÿ des LARNES TTrTeT?jit rey i DIXIEME IARTIE peo UN HEUR NOUEMENT vi RETOUR AU VILLAGE [Suite] A toutes les questions qu'on lui adressa, ct elles firent nombreuses, I2 jeune homme réponlit aussi brig- vemeal que possible, complétant ce qu'il n'avait pa dire dans st lettre que l'ancien serg- nt avait reçue le malin.\u2014A moins, dit-il, que Mme de Verdraine n'ait été retenue toute la journée &\u2019lner à Grenoble, elle ar- riveri Ce soir même ou demain dans la matinée, accompaznée de Mlle Mercedes.I fit un signe à Mélie, qui emmena les enfants.Alors il apprit au père Rong-t et à su fille que le comte de Verdraine était mort et racouta l\u2019épouvantable drame du château.IL y eut quelques tustauts de stupeur profonde.\u2014lour ma part, dit Mme Pérard, après tont ce qu'il a fait endurer à ma pauvre Paule, je ne le regre:te pas.\u2014Après une si mauvaise vie, dit le vieillard, il devait avoir une triste fin.\u2014Que Dieu veuille recevoir son dima, murmura Mme Denizot.\u2014Mme la comtesse ignore encore que son mari n'existe plus, reprit Etienne; nous avons cru devoir lui cacher Ce qui s'est passé i Verdraine afin de ne pas lui causer une émotion dangereuse.Daus quelques jours, madame l\u2019érard, vous lui apprendrez tout doucement ce terrible évènement, : Pierre Mouget et Mine Pérurl se retirèrent, laissant les enfants jouer dans le jardin avec Mélie.A toutes les personnes qu\u2019elle rencontra, li inëre de Paule s'empressa d'annoncer la prochaine atri- vee de sa fille, et la nouvelle se fut bientôt répandu: dans tout le village À six heures, les malles, expédiées parles soins du chef dé gare de Beaune, arriverent chez Jacques l\u2019érard.\u2014Llu'y a rien à payer, dit le messager.On lui fit boire un coup et Mme Péraid lui doana cing feanes de pourboire.Etienne avait remis les clefs des malles à [a mère de Paule; elle les ouvrit, placa les effets et le hinge sur une grande table et des chaises puis su mit en devoir de remplir une ar- more, Elle Fut aidée dans son travail par Mélie qui ramenait Georges et Elouard.\u2014Co:nme vois-tu, Mélie, quand elle arrivera, elle trouvera tout en ordre, \u2014En voiläà-t-il du beau linge, madame Perard, el de beaux hae bits; quand on habiliera ainsi les mignons, le dmanche, gensils à croquer.Cl, ils seront EUX DÉ- Un peu avant huit heures, Pierre Rouget arviva, Sa fide l'avait invita à venir partger leur so iper.\u2018 D'abord il fa'lut qu'il vit toutes les | choses dis Pirmoire ett Celles qui n'avaient pas eucore trou- | ve place Fasuite on se mit à table, Etonard ad care do =u grand'mère, Gorges envre l'ancien sergent of 501 grad pore.Nous savons qu\u2019on tait can à Jacques l\u2019erard beaucoup de choses vodcer.nuit si file; mais 31 savait Ç qu'il allait enfin la revoir.I éaut Lgdis Depuis quelques jours, il abait daus ses vignes qui promotiaieat une abrudante récolte 5 il weit pas ca! core très fort, cepoirlant il com- meet a travaiiler an peu, \u2014Si pret que qu fassy, disait-il | C'est toujours ct.| Tout eu mangeant, les eufinis Labillaient ; partant de leur munan Paule, qui allut venir demun.O4! coral biea san, lear bot an: Etienne l'avait dit.\u2014Voyez-vous, père, dit Jacques an vicilard, quetie vilaine figure jo ferais à nuire l\u2019aule si j'états encore cloud sar mon lit, Tout à cou, ou entendit le roulement d'une voit 1e qui s'arrêta devant la porte.Les regards se portèrent vers la fenêtres Mmz l\u2019erard poussa un grand cri qui alla jusque dans la rue, se dressi come par ui ressort surrèes et s'écrit, .\u2014C'est clle, c'est ma fille ! \u2014Mamat, maman! criarent les enfants en battant des mains.Les deux hommes avaient eu à peine le temps de se lever que Mme Pérard s'était élancée vers 1x voiture peur recevoir sa fille dans ses bras.Ce fut une etreinte passionnée, délirante, avec brui, de baisers, soupirs, petits cris étoulfés, larmes, sin- lots.Mais Georges et Edouard étaient là, tendant leurs petits bras et criant toujours: Maman ! maman ! Mme Pérard permit enfin À sa fille d\u2019embrasser ses chers pzlits.Elle les prit dans ses bras, comme clle l\u2019avait fait lant de fois, resty un iustant à les contempler, puis eil2 les étreignit fortement et les couvrit de haisers.Les pauvres pelits te pouvatent que répéter : \u2014Oh ! maman.Oht maman ! Miro se frottait contre eux, ayaut Paur de leur dire : * Mais je reviens aussi, Moi, n\u2019è- tes-vous done pis contents de me revoir?\u201d Paule se jeta ensuite dans les bras de son père et de l'aieul, pendant que Mme Pérard, prenant la main de Mercédés, la faisait entrer daus la maison.La danseuse fut accueillie avec un peu de gêne peut-être, mais ivec beaucoup de cordialité.Le reste de la soirée s\u2019acheva gaiement.Les parents laissèrent éclater saus contrainte la jore qu\u2019ils éprouvaient de revoir enfin leur fille Lien aimée, Mme Pérard n'avait pas un lit à donner à la Papillonnes elle alla coucher chez Marre Rouget dans l\u2019ancienne chambre de la belle Parle.Le lendemain elle eut un entretien avec la comiesse et lui apprit qu'elle était veuve et comment son market Mode Miray étaient morts.\u201cule restu assez longtemps sous le coup dn saisissement, en proie à une émotion volent, \u2014le suathetreux ite Des larmes jaillirent de ss veux.Ce fut tout, Sr elle avait Un regret, ce ne pouvait être que celui d'avoir Uni st destince à cetle de cet homes, qui lui avait Ptit consaitee toutes les douleurs.Mercédés tit ensuite à Eteune ot à Maine Denizot la visite que ceux- À : .| attendident.On parla Cela comntrsse et de ses enfants; nus dune figon liés réservé\u201d et sous quit tat fait al- Pasion ou passe.La Pagillouae, non Moins discrète que le jeune homme He bio.rongt pas ute parole quai pit Lui faire sonpgouner qu'il für aimé.A deux heires, lu voiture quiavait amen la veil e, l\u2019aule et Merceiès, vin prendre la jeune fide pour la sam ter a Beaune.Ou aurait bien voulu lt sauder plusieurs jours: mitis e11+ ne pouvait rester, avial-elle prétendu; ole Ctait attendue à Paris.vi HUIT UNS APRÈS Les chuses les mieux cachées fi- Bigsent lowers jar se découvrir; leg malheurs de la belie Paule étaient connus nuunmtenant à Saint- Anand, ot als étaient assez grands et elle aviat itssez souffert pour qu\u2019on ne lui refusät point de nombreux témoignages de sympathie, Da tres- te, les jalousies, les rivalités, les inimitiés d\u2019autrefeis n'existaient plus, pas mème à l'étal de souveuirs.D'autres Jeunes tifles avaient remn- placé les anciennes compaignes de \u2019aul- Pérard, mariées mamteuant et mires de famille.Le temps qui use, efface, détruit toutes choses, est aussi un pacificateur; il éteint les plus terribles rancunes.La comtesse Panle eul celle satisfaction de trouver des sympallites même partit ceux qui avaient été ses ennelnis.Les journaux de l'Isère s'étaient occupés du drame de Verdraine peudant flusieurs jours et tout ce qu'ils avaient raconté avait élé reproduit par un journal de Dijou ; on avait appris ainsi quz le comte de Verdraine s'était suicidé après avoir taé son ancien wm, M.de Miray, devenu le propriétaire du domaine de Verdruine.Ou savait d'autre part que le comte avait dilapidé follement sa fortune et que la comtesse Paule était revenue à Saint-Amand aussi pasvre qu\u2019ells l\u2019était avant son mariage.Certes, elle ne pouvait plus exciter aucune jalousie et l\u2019on plai- guait sincèrement la mère et lus deux orphelins.La première sortie de Paule avait Êlé pour faire une visite chez Mme Denizot.Aller remercier l'excellente femme des bontés qu\u2019elle avait pour ses enfants, el tienne des preuves de dévouement qu\u2019il lui avait données était bien le moins qu'elle pit faire; \u201c\u2019étul un devoir de reconnaissance à remplir.Elle avait emmené Georges et Edonard.Elle fut reçus très affectueusement el gracieusement, Mme Denizot l'invita à revenir.Cspendant, elle s\u2019en tint à celte unique visite ; mais elle n\u2019em- péchait point ses enfants d'aller chez Mme Denizot chaque fois que Mélie vent les chercher.Sar ls désir de Pierre Monget, Paule et ses enfants étaient allés demeurer choz je vieillard.1,6 comtesse s'était bravement remise au teavaul et élit redevenue tme ménagère.Elle était toujonrs triste, souvent songewse, mis ell: ne fusait jamais BUREAU : 114 rue Cascades\u2019) de entendre une plainte et paraissait contente, l£llé cherchait à oublier el plus encore peut-être à se guérir de l'amour dont elle souftrait, tiles efforts, l'amour s'était profon- déneut enraviné dans son cœur el \u201celle sentail bien qu'elle ue parvien- deait jamais à l\u2019eu arracher, Ilélas! son cœur, par lequel elle avait tant soullert, n'avait pas assez de satendresse maternelle, Oh! avec taquet soin elle cachait son serret! Souvent el secrètement elle pleu- tait, maulis-ant sa destiné+ et res ; arctiant amereiment ses folles ambitions d- jeune title, I Om voyaiten elle une veuve ine A.J.DORION, Rédacteur Pair dau sauvage et moins encore se montrer ridicule, Let penne femme se composait vite tit Visage de circonstance et s'efforgait de paraitre calme, Elle l'accuesttait comme un vieil anti, ha tendait la main, lux demandait des nouvelles de sa uère, Ou parlait de choses el autres, évidemment fort indifférentes à tous deux :- mais\" il fallait bien dire quelque chose, Us cient embarrasses et osuent à peine se regarder, l'aule tremblait de se trahir.Etienne remarquant, sins en pouvoir deviner lu cause, I : AN © de singulières rougeurs sur le vie consolable, et si (ristesse, ses lar | mes, dout elle ne praurvenait pas tou- | Jou a acer les traces, étaient ! causées par la douleur qu'elle éprou- vuit de la perte de son mari, Etienne | lui-méme croyait qu\u2019elle regrettail le comte du Verdraine.5 Elle vivait très retirée, n'allait chez personne el recevait rarement des visiles.Ce n\u2019était pas par fierté, mins plus que Jamais elle se plaisait dans la sofitude, Elle ne voulait pas de distraction, comme si cile cul trouvé un âpre plaisir à se conceutrer en elle-même, à être seule avee ses pensêcs, Oa lit vovait A la messe le dimanche, avant ses enfants près d'elle.Ce jour-là, l\u2019rerre Rouget recevait son geudre et su fille; on passait lu soirée en Fuwille, Ou ne pariail pas plus du comte de Verdrzine que s'il n'efil jamais existe; les cufants euy\u2014mémes semblaient ne plus se souvenir de leur pere; il est vrai que Paule ne pro- tonçait jiunais son nom devant eux.Le silence des parents avait une double raison: ils cra\u2018gnaient de vraviver les douleurs de la comtesse ; et puis il y avait plus d'amertnme et de colère contenue dans leur mutisme que d'indifférence.Îls ne par- donnateut pus au mort d\u2019avoir rendu leur fille mallheurense.En revanche, ils ne se génaient point pour faire l'éloge d\u2019llienne Denizot.Quel brave garçon, quelle belle nalure, quel bon cœur! [l'avait tout pour lui, ils le portaient aux nues ! let ils ne s\u2019apercevinent pas qu'ils faisivent horriblemant souffris la malheureuse et que de chacune d- leurs paroles sortait nine pointe acè- rée qu\u2019ils enfongaient daus son cour.Georges et Edonard faisaisnt eux aussi, leur manière, l'éloge d'\u2019E- tienne.\u2014Nous aimons bien noire ami Ptienne, disatent-ils ; 1 nous aime bien aussi, loi ; mais 11 ne veut ja- mids tester avec nous ; il nous embrasse et puis tout de suite il s\u2019en ve.Parlois où dirait qu\u2019il va se mettre à pleurer : tiens, comme toi, TUE, Uni jour que Paule tenut E louard sur ses genoux et l'embrassut, 11 [ui dit tout i coup: \u2014 Dis done, maman, je voudrais que mon ami Etienne soil mon papa! Déja les enfants avaient dit les mêmes paroles au jeune homme.La comtesse tressaillit et devint affreusement pâle, Elle laissa ses enfants el alla pleurer dans sa chambre.Etienne ne cherchait pas à voir \u2019uule ; ii semblait éviter, au con- truire, de se trouver en s« présence ; pourtant cela arrivait de temps à autre, quand le jeune homme pas- sut devant la maison de Pierre Ronget et que celui-ci l'appelait.Etienne nue pouvait se dispenser d'entrer ; il ne voulait point avoir ! : D ., sage de la comtesss, et il s'imagi- mut quit lai déplaisaut de 1+ voir.Aussi abrogeaital sa visite.Un mot aurait suffi pour atucner une détente ; ce mot, Étienne l'avait sur les lèvres, mais ne le prononçait point, toujours retenu pur la froi- leur apparente de la jeune femme, M avait beau se dire : \u2014Ce serait sou intérêt et celui de ses enfants.l\u2019erstadé que Paule ne l'aimait pas, ne pourrait juaurais l'aimer, il repoussait toul espoir.D'un côté la réserve de la comtesse, de Paulre le respect qu\u2019elle lui inspira, paralysaient les clans.de sou âme, laïssuteut debout la Lirrière qui élut entre ceux, que tons deux auraient voulu voir bri- sûe, el empéchiaient Panion de deux cœurs qui s'appelaient el s'élançaient l\u2019un vers Pautre.Ou savait à Saint-Amand que le jeune homme n'avait jamais cessé d'aimer la belle Paule et l'on s'occupait de la jeune veuve et de son amonreux, \u2014Vous verrez, disait-on, que cela finira par un mariage.Etienne l\u2019ai- we toujours et il n\u2019abandonue pas ses espérances d'autrefois.\u2014Sculement elle a deux enfants: \u2014Mais Georges el E-louard seraient les fils d\u2019Etienne qu'il ne les aimerait pas davantage.\u2014D'ailleurs elle est pauvre et il est mche ; l\u2019épouser est ce qu'elle à de mieux à faire, \u2014LEle pent lui accorder celte récompense, Il l'a méritée, On ne peut pas dire qu\u2019il n'a pas êté fidèle à son premier amour, ectui-la.Combien d\u2019autres à sa place auraient fini par se marier.\u2014lén vérité, On s=vait tenté de croire qu'il savait qu\u2019elle deviendrait veuve et qu'il l'attendait.Tont ce qui se disait arrivait aux oreilles d'Flienne; cela l\u2019attristait et le contrariait.Bien qu\u2019il n'y eût rien de malveillant dans ces commérages, et qu\u2019il n\u2019y pat voir, au contraire, que des marques de sym.paihie, il n\u2019admettait pas que les gens s'occupassent de choses qui ne les regardaient point.Ce qu'il redoutait surtout, disons-le, c'était que la comtesse pût éprouver un mécon- lentement à cause de lui.\"aule, en pensant à Mercédès, qui lui avait donné tant do preuves d\u2019a- milié, s'était rappelée que la jeune Espagnole lui avait dit que dans son affection il y avait autre chose que lu dette de reconnaissance contractée envers l'aucien soldat du Trocadero.À ce sujet, cile uvait interrogé Mercédès et In jeune fille lui avait répoudu : \u2014 Vous saurez cela plus tard : j'ai des raisons pour garder le silence, quant à présent.Votre grend\u2019père sail LouL; s1 vous n'apprenez pas par Jui ce que je vous cache aujourd\u2019hui, ce sern moi qui vous l> dirar (-1 continuer.) LA TRIBUNE FEUILLETON LE MEDECIN des FOLLES PREMIÈRE PARTIE L'HOTEL DU GRAND OERF VI OU IL EST QUESTION D'UN ÉTRANGE ASHASSINAT ( Suite) Paifditement.Il existe sur lea bords de la Seine, à quelques centaines de mètres de la dernière maison de Melun, nn ravissant domaine dont le propriétaire, un élégant et charmant jeune homme, se nom- mail Frédéric Baltus\u2026Ce jenne homme était riche, imenail assez grand train et habitait la ville ote comme hiver avec st sœur, mademoiselle Paula Baltus, une personne adorable que tout le monde aime et respecte.Or, ily a cinq mois cnviron, le 3 décembre, le jardinier de Ia m:tison, sortant de hon malin | pour se réndre à Melun, se henrta, À vingt pas dela grille, contre un corps humain presque cnfoui sous laneige qui n'avait pas cessé de tomber depuis quelques heures.\u2014Et ce corps?demanda vive- tent le banquier.\u2014Btait celui de M.Frédéric Bal- tus.\u2014AÂssassiné ! ! \u2014Ous, mons'eur.Une balle lui avait ftacassé la tête, une autre lui avait traversé lecœur, et il résulta «des constatations judiciaires qu'une troisième balle s\u2019était amortie sur am objet résistunt après avoir troué les vêtemenis dela victime, car al existait une contusion un peu au- dessus de l\u2019aisselle gauche, à l\u2019endroit ou I*rédéric Baltus placait habituellement son portefeuille dans sa poche de côté.\u2014On avait 16 ce maîleureux joune homme à coups de revolver?\u2014Oui! Frédéric Baltus, frappé à cent mètres de sa villa, près d\u2019un bouquet d'arbres, avait eu la force de se trainer jusqu\u2019à la grille.Au moment de l'atteindre il était tombé mourant, el il avait expiré là sans Secours.\u2018* La justice mformée vint relever le corps et instruction [commenca aussitôt.* Ou chercha aux alentours de Vhabitation et l'on trouva, près du bouquet d'arbres dont je vous ai parlé, un revolver enfoui sous ln neige.\u2018Trois des cartouches étaient hrûlées.C'était, sans aucun doute, l'arme qui avait servi à la perpétration du crime, * Do l\u2019assassin, aucune trace.$ Quinze centimilres de ucige couvraient la terre, effaçant les moindres vestiges de pas.\u2014Mais, demanda le banquier, comment dong a-t-on pu savoir que M.Ballus avait été frappé en face du bonquet d'arbres?\u2014C'est la chose du monde la plus simple.La neige lul enlevée avoc -précaution à l'endroit où l\u2019on ax ait ramassé le revolver.Une large \u201cmare ronge apparut sur le soi at, \u2018toujours déblayant la neige, on sut wit les laches sangiantes jusqu\u2019au heu où la victime s'était abattue pour ne plus se relever, \u2014Personne n'avait entendu les coups de feu dans la nuit ?\u2014l\u2019ersonne ! \u2014C'\u2019est singulier ! \u2014Non.La villa, je vous le ré- pèle, est isolée.Elle se trouve à plus de deux cents mètres de la dernière maison, en avant du pont de Melun A une thieure avancée, où tout le monde était endormi, les faibles détonations d\u2019un revolver ne pouvaient guère attirer l'attention \u2014Le crime a-t-il été commis au nulieu de la nuit?\u2014L'instruction a établi que M.Baltus, venant de Paris, avait quitté le train à dix heures eivquante sept minutes du soir; il a douc 616 frappé vers onze heures et demie.\u2014Et le mobile du crime ?la vengeance ou le vol ?\u2014Le vol.Impossible d'avoir un doute à cet égard, car le portefenille de M.Ballus avait disparu.\u2014Que contenait-1l ?\u2014Divers papiers et des valeurs.\u2014Importantes ?\u2014Quinze mille deux cent cinquante francs en billets de banque, au moins.\u2014Quelqu'un pouvait-il savoir que M.Baltus était porteur de cette somine ?\u2014On l'ignore.Son banquier lui avait remis, à quatre heure du soir, quinze mille francs, Le malheureux Jenne homme était a la veille de partir pour Nice, avec sa sœur qu'il timait tendrement\u2026Chez ce hanquier, vieil ami de sa famille, M.Baltus avait éprouvée une con- trariêté vive.\u2014A quai sujet ?==Au sujet d'un chèque égaré on volé, dont on avait rempli les blancs pour une somme importante au- dessous de su signature, et que le banquier sans défiance venait de payer à présentation.\u2014Eh bien! ve chèque pouvait être Un indice.\u2014Comment ?le banquier n\u2019en connaissait point le porteur, l'ace quit était signé d'un faux nom.D'aullenrs le chèque avait disparu avec le portefeuille et les billets de banque.\u2014Dans toul ceci, fit observer M.Delarivière, je ne vois rien qui se l'apporle à l'homme dont la tète va tomber.\u2014Tatence.répliqua George Vernier, j'arrive à cet homme.Vous pensez bien que dès le lendemain de l\u2019Assussimat loutes les brigades de gendarmerie farent sur pied & vingl lieues à la ronde\u2026Deux jours après le crime, le parquet de Melun reçut du parquet de Fontainebleau l'avis qu\u2019un vagabond venait d\u2019être arrêté dans la ville, et que ce vag«- bord pourrait bien être l\u2019asstsain de Frédérie Baîtus.VII UN PROCES A SENSATION \u2014 Il existait des charges contre ce vagabond ?demanda M.Dela- rivière.\u2019 \u2014Des charges dit le docteur.\u2014Lesquelles ?\u2014Cct homme était entré chez un marchand de vin et y avait fait un déjeuner modeste.Pour solder la dépeuse il tira de sa pache un bilet Écrasautes, réponde cinquante francs, Ce pauvre diable ne payant pas de mine, le marchand cerut devoir examiner avec une prudente attention le billet qu'on lui présentait, et remarqua, non Sans su rprise,que le soveux papier de la Banque de France était troué quatre fois, comme si, plié en quatre, il avait été traversé par une balle.Depuis la veille on s'occupait beaucoup à Fontainebleau de l'assassinat commis à Melun.Le costume misérable et les allures an- quittes de l'inconnu n'inspiraient aucune confiance.I,es soupçons du marchand de vin s'éveillèrent aussitôt.© Fe n'ai pas de monnaie, iil, je vais en demander à un voisin!\" til sortit, Ilallait tout simplement chercher main-forte.Cinq minutes après l'homme était arrêté el conduit chez le commissaire de police.On le fouilla ct les présomptions parurent aussitôt se métamorphoser en certitude.-Comment ?\u2014On trouva sur lui le portefeuille de Frédéric Baltus.: \u2014Il avint eu la talie de le conserver?s\u2019'écria le banquier, \u2014Oui.\u2014Mais c'était là une preuve terrible ! \u2014{e commissaire de polien la ju- gen telle en etlet.\u2014Qu'élaient devenus les quinze mille francs 7 \u2014Ils avaient disparu.Le portefeuille, percé d'ountre en outre, ne contenait plus que deux billets de cent francs, troués eux-mêmes com- eo æœ- me le billet de cinquante francs remis au morchand de vin.Evidemment la balle dont on trouvait la trace au-dessous de l\u2019aisselle gauche de M.Baltus s\u2019était amortie en traversant le cuir et les billets de banque.Le doute cessait d'être possible.On tenait bien le meurtrier du malheureux jeune homme, Est-ce votre avis ?\u2014Cerles ! Il ne restait à ce scélérat qu\u2019à s'avouer conpable.\u2014Il se garda bien de le faire, et c\u2019est ici que commence la singularité du personnage.Interrogé par le commmissaire de Fontainebleau, il nia le crime.Transféré à Melun et confronté avec le cadavre, il nia le crime.Ou lui démontra que sa culpabilité était aussi lumineuse que le soleil, puisqu'on ava:t saisi sur lui le portefeuille dela victime, 1 nia toujours.simplement, avec calme, sans forfanterie, -Maïs comment tentait-il d'expliquer,la possession du portefeuille?\u2014Il répondait :\u2014* On l'a donné.\u201d \u2014Ou: ?\u2014Vous pensez bien que le commissaire de police lus posait cette question, il répliquait :\u2014 C2 Rome & qui j'ai demandé l'anmone, la nuit, dans le Bois de Seinepart.M.Delarivière haussa les épaules.\u2014Une anmône de quinze mule deux cent cinquante francs ! s'écria- t-il.Voilà saus contredit le plus absurde syslème de défense dont on ut jamais entendu parler.\u2026.C'est tout bonnement de la folie ! ! \u2014Et si cependant ce misérable avait dit la vérité ?murmura Geor- nier.\u2014Crest impossible ! ! \u2014Pourquoi?Si l\u2019assassin de Fré- dére Baltus, \u201cencoutrant Un inconnu, un mendiant, s'était fait ce rai- sounement: * En donnant à cet homme une partie du fruit de mon crime, en mettant dans ses mains des pièces aceusatrices, je détournerai sur lui les soupçons qui pourraient m'atteindre, et, pris dans les mailles du file: jaté par moi, 1l se débaltra vainement s:uns parvenir à prouver son innocence.\u2014C'est admissible en etftet.répondit le banquier apres un silence.Mais on pouvait s'éclairer et combattre ou appuyer les preuves malé- rieiles par des présomptions morales, Il était facile de connaitre les | antécédents de cet homme, de savoir si sa conduile passée rendait un crime invraisemblable, de découvrir s\u2019il eu était réduit à demander l'aumône, la nuit, en pleine fo- vét.par une neige abondante, par un de ces temps glacés où le plus pauvre trouve un abri.;; \u2014Cela vous semble facile, el cer pendant la justice se heurta contre une burner: infranchissable, \u2014Ju ne comprends plus.dit M.Delarivière, très intrigué el très sn- téressé par le récit du docteur.Ce dernier poursuivi : \u2014Vous allez comprendre: line culpé ne portait sur lui aucun papier pouvant conduire à la décon- verte de son identité.On l\u2019inter- rogean à dix reprises, et ces interrogatoires multipliés peuvent se résumer ainsi : \u2014Comment vous appelez-vous ?\u2014Pierre.\u2014C est un nom de baptème, cela, mais quel est votre nom de famille ?\u2014de n\u2019en ai pas.Où êtes-vous né ?\u2014Je n'en sais rien.\u2014Quel âge avez-vous ?\u2014Je ignore.\u2014OUùà halitiez-vors nir à Fontainebleau / ~=Sur les grands chemins.\u2014{Jue faisiez-vous ?ne avant de ve- \u2014dJe mendiais.\u2014Vous avez un père ?une mère ?\u2014Je ne les a1 jamais connts.\u2026 \u2014Des parents éloignés ?\u2014dJe ne les conuais pas.\u2014 Bref, on se trouvait en présence d'une volonté de fer.Cet homme et impénétrable.avait à coup sûr de puissants Motifs pour cacher son nom et pour créer autour de lui une obscurité profonde \u2014Etce système n\u2019a pas varié ?demanda le banguier.\u2014Jamais ! chaque tois qu\u2019on l\u2019amenait chez la juge d'instruction, ce malheureux se retranchait dans des réponses identiques qu\u2019il levmi- nait invariablement par ces trois mols: Fe suis innocent.Ni les heures effroyables du secret, qui briseut les âmes les plus fortes.ni la sévérité, ni la douceur, ni les coiseils pieux de l\u2019aumônier de la maison d'arrêt, n\u2019ont pu décider cet homme à soulever le voile et à modifier les fermes de son incessante protestation.Impossible de lui ar- rachier autre chose que celle phrase: Fe suis innocent, \u2014Cela est en effet bien étrange ! Mais, dites-moi docteur, les recherches pour étabiir cette identité qui se dérobs ont-elles été faites avec soin ?\u2014Avec un som minutieux.Leur résultat négatif est d'autint plus meompréhensible gue le signalement de Tinconnu n'offre rien de vague, il existe un indice bien ca- tactéristique, qui pouvait et devait amener rapidement la découverte de la vérité\u2026Cet homme est paralysé du bras droit.\u2014Paralysé du las droit ! répéta ie banquier avec stupeur, \u2014Oui, monsieur, à la suite d\u2019une blessure profonde, d\u2019une sorte d\u2019écrasement.La justice à voulu employer un moyen qui réussit presque toujours et répandre la pholo- graphie de l\u2019inculpé dans toutes les directions.Jorsqu\u2019il fut question de poser devant l'objectif, ce msl.heureux pour la première fois, entra en pleine révolle.al tallut pour le dompter, lui mettre li camisole de force.Son numobilité fut insuffisante.On nobliut qu\u2019en cliché trés imparfait.Les épreuves vaguement vessemblantes, n'apporlèrent aucune coopéralion sérieuse aux investigations commencées.\u2014 Mais quel ihyslère entoure ?done ce misérable demanda M, D-laYivière.Qu'a-t-il à craindre du plus effravant que la mort ?\u2014On se perd en conjectures.\u2014Quel âge paraîtil avoir et à quelle classe semble-t-il appartenir ?\u2014l1 peut avoir quarante cinq ou quarante-six ans et semble avoir reçu Une certaine éducation.Ses manières sont polies, son langage est correct.\u2014Ne serait-ce pas nn de ces fils de famille conduits par la débauche à la nuisère, et par la misèrè au crime?Un reste de pudeur l\u2019em- pécherait de se laisser connaître pour ne point mettre une ineflaga- ble souillure sur un nom honorable jusque-là, et peut-être éclatant.\u2014Paut-être, én effet Toutes les suppositions sont possibles, admissibles, et ont été faites.\u2014Quand on lui a demandé ce qu'élaient devenus les quinze mille francs renfermés dans le portefeuille de M, Baltus, qu'\u2019a-t-il répondu ?\u2014Que ce portefeuillle, an mement où où le lui avait donné, renfermait deux cent cunjuante francs et rien de plus.\u2014Avez-vous près, docteur ?\u2014Grice à la bienveillance du mé decin en chel de la maison d'améêt, j'a pu pénétrer dans la cellule et causer avec luis \u2014Se prétendant condunné injustement, il doit se révolter coutre ses juges ?\u2014I proteste, mais d'une façon calme et pleine de résignation.C'est sans colère qu\u2019il répète: Fe suds innocent.vu cel homme de \u2014S'\u2019est-on inquiété de savoir s'il avait existé des rapports antérieurs entre lui à la victime.\u2014On s'en est inquiété, on n'a rien découvert, Mademoiselle Paula Baltus ne l'a jamais vu.\u2014 Connaissait-ou des entemis à M, Baltus ?\u2014Aucun.C'était, je vous le répète, un aimable et charmant zar- çon, aimé et estimé de lout le monde.I faut chercher le mobile du meurtre dans le vol et non ailleurs- C'est l'avis de tout le monde, et c\u2019est aussi le mien.VIII DE NOUVEAUX VENUS QUI JOUERONT UN GRAND ROLE DANS CETTE HISTOIRE.Le magistrat instrucleur n'est Doint resté inactif, je vous le garantis, continua Cieorges Vernier.et N'a pas circonscrit ses recherches dans un cercle restreint.Avec l\u2019aide du parquet de Paris, expert en ces matières, 11 a exploré le possihle et l'impossible, sans relâche et sans résultat.\u2014Vous avez raison, docteur, dit M.Delarivière, rarement une affaire criminelle fut plus mystérieuse.Cel homme entretenant volontairement autour de lui une obscurité qui le pend, est une énigme vivante ou un fou.\u2014ll à toute sa raison, je l.firme, répliqua Georges, \u2014Les débats ont dà être éminemment cnrieux.\u2014Curieux au-delà de toute ressemblance et suivis par une foule avide d'éiiotions et Sills cesse, se renouvelant Le proces à dure etui jonrs, ot pendant ces cinq jours, trente mille personnes au moins, \u2014sans exagération,\u2014sont venues de tous vôtés, espérant prendre leur part d'un spectacle diamalique et pissionnant, Mais il y à en, comme toujours, beaucoup d'appelés et peu d'élus.\u2014S'atten:dlail-où tion ?\u2014Oui «t je dois dire cependant qu\u2019elle à été très diseuléa.\u2014 Votre opinion personnelle, doc- deur ?je voudrais la connaître.Croyez-vous que le vondamné soit coupable ?Sans liésiter, Georges Vernier répondit : \u2014 Non, je ne le crois pas! Le banquier fit un geste de surprise.\u2014Al bah! s'écria-Li.Quoi, malgré les preuves matérielles dont vous m'avez parle, vous admeliez sou innocence ?\u2014Je l\u2019admets.\u2014Ët sur quoi vous hax-z vous pour penser ans: ?\u2014 Sur certains fuils dont le détail serait trop long et auxquels la cour et le jury ne me paraissent point avoir accordé une attention sufh- sante.\u2014 Mais est-il possible, d'une guasi-évidence, l'accusé ?\u2014Je suis d\u2019avis que le moindre doute ilevait suflire pour éloigner à la condanmna- fnce d'absoudre en une rondamnation capitale, Tout au morts fallait-il accorder des cir- couslances atlénuantes el ue pas cuvoverd la mort un mallieureux peut-être mnocént.\u2014Les membres du jury, agissant selon leur couscience, n'ont point hésité cependant.\u2014Hèlas * non ! répliqua le docteur.Mais savez-vous quelle est, selon moi, la véritable el presque Punique cause dela sévérité du verdict ?C'est l\u2019incompréhensible Obstinalion de l'accusé à s\u2019environner de ténèbres, On a dû croire et on a cru en eflet que cet homme ne \u2018achait son passé que pour laisser dans l'ombre des crimes anlérieurs Certes, les jurés ont prononcé selon leur conscience, et n\u2019ont fail que leur devoir.Je suis certain pourtant que parmi eux il en est plus d\u2019un qui dormira mat la nuit prochaine.Il sera trop tard '\u2014Inno- cent OU coupable, demain le condamné aura cessé de vivre \u2014Le- pourvoi et le recours en grâce ont été rejetés ?\u2014On1, monsieur, la nouvelle en est arrivée hier au parquet.Demain matin, le panier de la guillotine recevra la téte d'un infime assassin ou celle d\u2019un obscur mar.yr.Le repas était lerminé.Le docteur vegarda sa montre et se leva de table.Les deux hommes rezaznerent l'appartement du second etage at entrèrent, en aAs.re L hermine la première avance un veu ln patte, ee Lu retire aussitôt En arrière elle tit Ce lien.tout Pour arriver Ft me Qu'une che ue fait nonrir.\u2014=Ma secur dit le enstor un pet de patie nes D Un pent Sats se Lelie quel tuts rét= Les ouvriers de France sont à or- qaniser une démonstration gigantesque.Vingt mille d'entre eux se mettront prochainement en route | LE DRAME DE ST DAVID Le joli viliage de St David fut mis en émoi vendredi matin par la nouvelle affreuse qu\u2019un citoyen de l'endroit avait tué par méprise dans la nuit, son employé qu\u2019il avait pris pour un voleur.M.Edouard Trudeau.forgeron et manufacturier de moulins à battre.est considéré dans St David comme un homme de la plus haute honorabilité et semble posséder l'estime de tous ses concitoyens.Il avait un employé nomme Louis Cotnoir, jeune homme de vingt-trois ans pour qui son patron avait la plus haute estime.Cotnoir se pensionnait chez Trudeau et sa chambre à coucher était y! placée de façon qu\u2019il lui fallait pas- , ser par la pièce où son patron et son pour Rome et liront au Saint Père une adresse, le remerciant d'avoir appuyé le cardinal lavigerie dans sa politique d'adhésion Alu République, \u2014 \u2014{{e-# .\u2014\u2014 eet Exposition régionale do St Jean L'exposition régionale de St- Jean, qui a été ouverte offivielie- ment mercredi le 9 par l\u2019honorable 1.Gi.Marchand, est, à un point de vue général, une des mieux réussies qui aient jamais été tenues depuis longtemps.Pas moins de dix mille personnes l\u2019ont visitée.La température a contribué pour une bonne part an succes, car chaque jouril a fait un temps des plus agréables.Cette exposition, à la grande satisfaction des visiteurs, en est une strictement de produits de ln ferme.Comme on le sail, nn des comtés de notre district.le comté de Rouville, prend part à cetle exposition.Les chevaux étaient magnili- ques.Les plus beaux étaient sans contredit ceux exposés par MM.Olivier Dsnoit, de Maric- ville ; S.D Delaud et Joseph De- land, de L'Acadie ; Joseph Si- mard, Saint-Jean ; Eustache ltoy, de l'Acadie ; Charles Hébert et À, Disaillon, de Saint-Jean ; Jas.Jymington, de St-Armand ; No- bert Bernier, de Riverlield; P.Théberge, de Richelien ; John Barrowdale, de Lacolle; M.Monet, de St-Crrégoire; Ch Allard, de Chambly ; Cyrille Hébert, de St Valentin; LE.Trépanier, de Sabrervois ; E.Derouleau, de l\u2019A- cadie.Les bestiaux étaient ce qui a êté vu de mieux ici depuis plusieurs aunées On admirait surtout de superbes bêtes à cornes des races Jersey, Ayrshire, Durham et Holstein, appartenant a MM.Rémi Tétreaunlt, de St- Jacques ; James kymington, L.Roy, Nelson Thompson, de Stan- bridge ; J.B.Maston, de Lacolle ; A.J, Stephens, de Bedford ; Pc- ter Robertson, Charles Robertson de Lacollè; John Pickerine de Frelisburg ; C.A.Baker, de Durham ; C.Deland, J.B.Deland, Joaeph Deland, de L\u2019'Acadie ; ETH.Morgan, de Stanbridge ; Creo.H.Jones & Fils, de Bedford.L'exposition des moutons et des volailles était aussi très remarquable.Celle des fruits, du beurre et du [romage était ordinaire, Le département des ouvrages d'art, où il y a des échantillons admirables dus à la main habile des dames, attirait surtout l'attention des visiteurs.\u2014-\u2014\u2014; -gamm\u2014-\u2014 épouse couchatient sortir.Jeudi soir les époux Trudeau s'étaient couchés comme d'habitude, après avoir vu Cotnoir entrer dans sa pour entrer ou chambre et l'avoir entendu se cou cher.Vers deux heures samedi matin : Madame Trudeau fut cveillée par un bruit insolite à lt porte de sortie de sic chambre à coucher et elle éveilla son mari.Mais laissons plutôt M.Edouard Trudeau raconter la scène dans toute son effrayante simplicité comme il Ia fait devant le jury du coroner: \u201cVers deux heures je fus éveillé par ma femme qui me dit qu'elle entendait du bruit dans la maison.Je saisis mon fusil et cine minutes après j'entendis clancher la porte.Je criai \u201cQuiestla?\u2019 Pas de réponse et tout à coup la porte s\u2019ouvrit et je vis entrer un homme dans ma chambre.Je tis feu au hazard et j'entendis la chute d'un corps.Au même instant j'entendis une voix dont le timbre m'était bien connu pour dire: * Oh monsieur Édouard vous m\u2019av >z tug!\u201d Je reconnus avec horreur que j'avais tiré sur mon employé Cotnoir.J'allamai la lumpe en toute hâte, Jallai à lui, il récitais tout haut son acte de contrition.* Au bout de quelques minutes il perdit connaissance et une heure apres il trépassait sans avoir pu s'entretenir avec le prêtre qu\u2019on était allé chercher en toute hite ainsi qu'un médecin qui ne put donner aucun soulagement uu moribonc.** M.le Dr Bondy.le coroner du district de Richelieu fit l\u2019enquète vendredi à quatre heures.M.Elie Touchette présidait le jurv.Le verdict suivant fut rendu.* Les dits jurés.d'après les cir- * constances et d\u2019après la preuve $ faite dans la présente enquête ren- + dent un verdict d'homécide juestifia- \u201cole, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Fournaises-l'our passage ham- bre, ete, des meilleures manufic- tures chez IMaymop & Fring, St Hyacinthe.es Les religieuses de Fourmies Le ler mai dernier, il y eut à Fourmies, bourg de 5,000 habitants au nord de la France, toute une révolution.La population en vint aux prises avec la police.L'armee dut accourir.Le curé de Fourmies qui intervint, fut admirable, les religieuses de Four- mies ne le furent pas moins, voici ce qu'en dit le Caulois : \u201cLa communauté de Four- mies, comprenant une supérieure el cinq religieuses, est respuctée depuis longtemps \u2014 tellement respectée que le conseil municipal n\u2019a pas encore osé lui enlever la garde de l\u2019école communale.* Les saintes filles étaient en prières lorsque.quelques ins - tants apres la fusillade, un vio lent coup de sonnette retentit à la porte de leur demeure.C'était le curé et ses vicaires, qui venaient de ramasser les morts et les blessées, et qui avaient besoin des Petites (Sœurs pour ensevelir les uns et panser les au - tres.* La sœur Agathe a tenu, de sept heures du soir à quatres du matin, un pauvre enfant agnoni- La TRIBUNE sant.De son front ouvert par une balle sortaient des flots de sang, qui maculaient son lichu blanc Par une délicate attention, elle a donné ce famille de la victime.\u2018* Et comme je lui demandais comment elle avait eu la force de soutenir si longtemps ce mos- ribond, elle a répondu : \u201c Quand j étais fatiguée je son- qeuis À la Vierge tenant dans ses bras son fils vrnvifié.* lu voici une autre, qui a été encore plus admirable\u2014si toutefois il est possible d'assigner des degrés à ve combat de l\u2019héroisme.Pur un trou béant s'échappe la cervelle d'un malheureux : il | faut boucher le trou.ile n'hé- «site pas et applique sa main, ; qu'elle tient ainsi collée contre la plaie pendant deux heures.\u201c Un des moribonds va mourir, et ne veut pas du prêtre.La sœur s'approche et lui dit.\u2014* Au nom de votre mere, | confessez-vous ?\u2014\u201c Je m'en moque de ma mère, répoudit le moribond.\u2014 Aa nom du Christ, alors ?.\u2014 Je ne le connais pas \u201cEt comme la pauvre sœur cherchait, l'agonisant lui dit : \u2014*\u201c En votre nom, je vais le faire, car cristi, faut que vous ayez eu du courage pour soigner un gredin comme moi \u201clt il mourut et fat enterré avec la croix de sœur Agnès, ce qui explique,qu'aujourd'hui, elle ne l'a plus sur sa poitrine : elle est sur le cœur du gredin converti.\u201d \u201c Quant à la supérieure, qui a soixante-seize ans, c'est elle qui a enseveli tous les morts, ile s'é- tail réservé cette pénible mission, lu trouvant trop dure pour les autres.ll lui a fallu plus d'une demi-heure pour laver le sung, tant il était abondant.Les vètements étaient vieux, déchirés, ensanglantés ; lee chemises, quand les morts en portaient, n'étaient pas dignes du dernier sommeil.et, la supérieure l\u2019avoue humblement, elle est montée au premier étage, a fouillé dans les chambres du cure et des vicaires et n emporté pour les morts de Yourmies toutes les chemises de Jour ou de nuit qui tombaient sous sa main \u201d \u201c Aidée d'une autre religieuse plus jeune qu\u2019elle, elle a habillé les morts et lesa étendus sur des descentes de lit placées dans le vestibule.Quand ils furent tous là, la supérieure regardant a droite et à gauche pour voir si personne ne la surprendrait, et ignorant la présence du curé qui m'a répété cette scène touchante les larmes daus les yeux, elle se pencha sur ces cadavres de jeunes lilles et d'enfants, tra- ca sur leur front pâle le signe de croix et y déposa un baiser ! Oh ! ce baiser de la viville supérieure sur le front des morts de Four- mies, quel admirable sujet pour un peintre ! ae Gy cS \u2014\u2014 Poèles à fourneau\u20146 patrons différents chez Ravsoxn & Fring, St Hyacinthe.m0 122\" \u2014\u2014\u2014 HISTOIRE DE REVENANTS Au moyen âge on croyail si bien aux rapports entre les vi- ants et les morts qu\u2019on a élé jusqu'à autoriser des mariages entre des personnes mortes et des personnes vivaales.J'ai dit que j'avais en raison de croire aux apparitions.et je vais vous le prouver.C'était en 1866 : j'étais alors au college de.Une nuit d'automne, dans le grand dortoir, faiblement éclairé par une veilleuse, tout le monde dormait excepté moi.Depuis longtemps je me tournais et me retournais dans mon lit sans pouvoir clore l'œil, éuer- vê que j'étais par une grande fièvre que j'avais prise, à la récréation du soir, dans une partie de barres où j'uvais lutlé comme un fou.A un certain moment.je crus que j'allais m\u2019endormir, mais tout à coup je me sentis pris de donleur dans la poitrine.Bientôt ces douleurs devin- {rent très violentes, et, craignant fichu à la.quelque chose de sérieux, je m'habillai et me dirigeai vers ln chambre du maître du dortoir pour lu: demander s'il n'aurait pas un pain-killer quelconque à me douner.Malhenreusement le était absent.Voulant à tout prix du soula gement.je fis un eflort, et ju me décidai à aller trouver le directeur de l'établissement, qui était probablement l\u2019homme le moins adorable que j'aie jumais rencontré.Pour aller du dortoir à la chambre du directeur, il fallait traverser un long corridor.maitre Malgré l'obscurité, je m'y en- gageal hardiment, et le temps j de le dire, j'étais rendu.| J'eus beau trapper a sa porte \\ elle resta fermée, * Dormait-il trop profondément : où était-il absent / je ne lal ja mais su, Comme j'allais, découragé, re- | tourner au dortoir, l'idée me vint i d'aller m'adresser à mon waitre de classe.Ce qu'il y avait alors d'embarrassant pour moi c'est que ! j'ignorais où mon professeur était ; logé.: Dans mon embétemont je ré solus d'ailer frapper à la pre- micre porte venue, et je me res mis i warcher a titons.; Tout à coup j'aperçus une porte, entrebaillée.Certain qu'ily avait quelqu'un derrière la porte, je la poussai du bras.| O surprise indicible\u2019 O ter-| { reur inénarrable | Devant moi j'aperçus, vis-à-vis une fenêtre éclairée par la lune.un cercueil recouvert d'un drap blanc et sur ve drap Un bénitier dans lequel il y avait une petite branche de ramean.À cette apparition je poussai | un cri, je sentis mes jambes céder sous moi, mes dents s\u2019entre- choquerent et aprés.je ne vis | plus rien.| Le lendemain je m'éveillai à! l'infirmerie, entouré de plu sieurs de ins camarades.Vais été un corridor, par le portier qui avait été éveillé en sursaut par un grand cri.Ils me dirent aussi que je devais avoir eu alors une attaque d'épilepsie.Je leur racontai ce qui m'était arrivé, mais ils m'écoutèrent pus et crurent que je divaguais.Jd'eus beau leur expliquer comment il s'était fait que j'avais quitté le dortoir, ils me rirent au nez.Je demeurai deux jours à l\u2019infirmerie après quoi je fus en- voyvé dans ma famille pour me distraire.Je me remis bientôt du choc nerveux que j'avais éprouvé, mais cepeudant durant bien longtemps après mon retour au college, il m'arriva souvent de m'éveiller la nuit avec des frayeurs mortelles, croyant voir partout dans les ténèbres des cercueils ruecouveris de draps blancs.Ily a longlemps que cette aventure m'est arrivée, et rien qu'à y songer ju me sens horripilé.C'était la fièvre qui vous avait donné ce cauchemar, direz-vous.Pas du tout, messieurs les m- crédules Le cercueil r'étail rien autre chose que denx poëles bout à bout, mis là pour être brossés, Le drap, celui du lit d\u2019un écolier malchanceux que l'on faisait sécher.l\u2019as l'écolier, le drap.Le bénitier, était une soucoupe dans laquelle l'on avait délayé la mine de plomb qui devait servir aux poêles , père, époux de Flore Collin.mières pour l'éclairage de li ville.Il = En cette ville, le 11 du courant, 2 l\u2019Age de 36 ans, J.A.Morin, orfèvre.Les funérailles ont eu lieu lundi.A Ste Angèle, le 4 courant, à l'âge de 69 ans ct 10 mois, Dame Marie Dsignault épouse de M.Félix Rain- ville.Le service et l\u2019enterrexent ont cu lieu lundi le 7 courant, au milieu d'un grand nombre de parents et amis.La défunte était la mère de feu l\u2019Hon juge Rainville et de 1'échevin Raïnville de Montréal.ES Noyé dans un bain Un vicillard de 75 ans, Félix La®- zou, à Été trouvé noyé la semaine dernière, dans le bain public d\u2019Ho- chelaga.M, Lauzon est arrivé au bain, et il it demandé la clef à M.O.Brouil- Jette, le gardien.disant qu'il voulait aller se baigner.M.ffrouillette remit les clefs, et le pére Lauzon entra le bain, en refermant la porte sur lui.dans Quelques instants plus tard, un jeune Bourassa vint demander la clef, et le gardien répondit qu'il l\u2019avait remise à Lauzon.Comme la porte était fermée, et cette circonstance avant éveillé les soupçons du jeune homme, il monta sur le rebord d'une des fenêtres du bain et il aperçut le défunt dans l\u2019attitude d'un homme penché, n'ayant que lu téts et une épaule hors de l\u2019eau.Il pénétra à l\u2019intérieur du bain, et avant adressé la parole au vicillard, il n'en reçut aucune réponse, car il était déja mort.Le jeune Bourassa s'empressa de sortir et d'avertir le gardien.Le corps fut retiré de l'eau et transporté à la résidence du défunt, rue Sainte-Catherine.Le père Lauzon était bien connu; autrefois il avait fait d'excellentes uffitires comme marchand taill-ur.Pendant quel ques temps, il avait tenu un êtal de boucher au d\u2019Hochelaga.Dernièrement, il était allé faire un voyage aux Etats-Unis, et il était revenu depuis une huitane de jours environ.n'ayant pas trouvé ce qu'il était allé y chercher, marche \"mm NOTES SPECIALES Miel Miel de qualité supérieure à vendre au Monasière du Precieux Sang, de St Hyacinthe.Voitures Excellent choix de voitures neuves et de seconde main, à vendre à bon marché chez C.Cormier.Cercueil-ylactère \u2014M.C.Cormier vient de recevoir nne glacière perfectionnée qui permet de conserver pendant plusieurs jours les corps des personnes décé- dees.Avantage Les A mers /udigènes ont un grand avantage sur les autres préparations de ce genre ; ils sont à la portée du pauvre, et le riche ne peut les remplacer avec son argent.Grand carnaval Comme on l\u2019a vu par l\u2019affiche, on pourra acheter désormais a moitié prix des meubles de première qualité chez Noreau & Sicotte, qui viennent de faire l\u2019acquisilion du stock de M.Willie Burque.Ceux qui ont acheté ces jours derniers, ne peuvent se taire des magnifiques avantages qu\u2019ils y ont trouvés.Mystère dévoilé Ç Depuis plusieurs semaines, une jeune fille aux beaux traits, aux yeux charmants, mais dont la peau brulée par ie soleil depu's nombre d'années, parsemée de boutons, n'avait jamais Tecouvré sa première fraîcheur, était toute surprise de voir son teint blanchir à vue d'œil, et ses joues devenr rose comme autrelois.Elle vient de dévoiler le mystère.Une charitable amie lui versait secrètement quelques gouttes de Lotion Persienne dans son eau tous les matins.LE PETIT JOURNAL (Paris) SUPPLÉMENT TLLUSTRÉ Le numéro 5 cts.On s'abonne chez M.E, LASSONDE, 160$ Rue Notre-Dame, Montreal. ~ > LA TRIBUNE (VARIÉTÉS Les amis sont des gens pareils aux parapluies.On ne les a jamais sous la main quand il pleut.#44 \u2014Ce que j'ai le plus admiré dit le petit Jacques en revenant du cirque, où il à vu un élé- phont, c'est celte grosse bête qui mange avec sa queue.#4# Un mot de Bébé : Muman lui fait dire sa prière * donnez-nous aujourd\u2019hui notre pain quotidien Bébé s'arrête et très perplexe : * Mais, maman, le bon Dien, il est donc boulanger ?\u201d in cour de police: Le président \u2014 Accusé vous avez frappé votre lemme si brutalement, qu\u2019elle a des bleus partout.Lo prévenu.\u2014Oh! mon président, c'est dans son intérêt ; elle est blonde et le bleu lui va si bien ! 7e A l'école : Le Muitre\u2014 Baptiste Lelin, pourriez-vous me dire quel malheur arriva à notre premier père Adam ?Baptiste \u2014 Oui, monsieur; Dieu lui douna une femme, \u2014Mnis n\u2019eut-il pas aussi un grand bonheur ?\u2014Oui \u2026 il n'eût pas de belle- mère, #4H Le jeune Ledru est vivement sermonné par son curé: \u2014Comment, petit malheureux c'est au moment où ti vas commencer à suivre les exercices du cathéchisme que tu voles des sous dans le tiroir de l'épicier ?\u2014M\u2019sieu le curé, c'était pour y acheter des berlingots.\u2014Mais le septième commandement dit: \u201c Le bien d'autrui tu ne prendras*\u201d \u2014Ah! m'sieu le curé, j'avais pas encore appris jusque-là.Fey He Sous les arcades du l\u2019alais- Royal.\u2014Vous êtes bien triste, mon ami.\u2014Fiæure de circonstance, jJ'arrive du cimetière.\u2014Diable\u2026auriez-vous perdu quelqu'un de votre famille ?\u2014Oui ma belle mère.\u2014Croyez bien que je partage.\u2014Oh ce n\u2019est pas cela qui m'alllige.Cest.le discours du prédicateur.J'en suis tout bouleversé.\u2014Que vous a-t-i} dit ?\u2014lt m'a dit : * Ne pleurez pas vous la retrouverez là haut \u201d +4 # Un juge qui a le malheur de loucher a devant lui trois prisonniers, Nadressant an premier, mais ayant par suite de son inlirmité, l'œil tourné vers !e second, il lui dit.\u2014Vos nom et domicile ?Le second, qui se croit interrogé, répond.Le juge le regardant sévèrement : \u2014de ne vous ai pas interrogé, vous.Aussitôt, le troisième, sur qui l'œil est fixé : \u2014 Aussi, je ne vous ai pas ré-! pondu, mon juæe.Foy Bébé a une dent qui ne tient plus qu'à un fil.On le mène chez le dentiste et, pour calmer les appréhensions de l'enfant, on lui fait remettre uno pièce d'or toute neuve par son bourreau.Depuis ce jour-là, Bébé examine attentivement ses dents et les remue z0ir et matin pour savoir si elles sont bonnes pour l'extraction.Or, papa et maman se querellaient au sujet d\u2019une note de couturière quelque peu élevée JOSEPH LE MAGASIN DU BON MARCHE ! 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je la paierai, moi, | la couturière, s'éerie Débé, \u2014Comment cela ?\u2014Te me ferai arracher toules mes dents et je donnerai mes! pièces d'or.ù maman.Bebé a été embrassé et la note de la couturière réelce séance | tenante.| TANT Nettoie la TÈTE et fait disparaitre les PELLICULES.11 aréte la chate vu cheveux et en active la croissance.Chez tous tes PILARMA CIENS.Prix ad ets, instituteur tou inse \u2018 des dits commissaires.BLONDIN, Plombier Sanitaire POSEUR DE FOURNAISES A eau chaude et a vapeur BASSE § HAUTE PRESSION | 143, RUE CASCADES | SAINT-HYACIÊTHE QUE PROPRIETE A VENDRE Dans la paroisse de Ste Madeleine, la magnifique propriété située au coin de lu route qui conduit i St Jean-Baptiste et à St Damase, et du rang St Simon, avec les Ditisses y érigées, comprenant une magnifique maison à deux étages, pouvant servir pour un hotel spacieux et comme place de commerce ;dimension 30x40, cuisine 16x20.Aussi, hangards, remises, écuries, etc.Les dimensions du terrain sont de soixante pieds de front par cent cinquante-sept de profondeur, mesure française (Gox157).Cette propriété est en vente à des conditions extraordinairement faciles; pussession immédiatement.s'adresser à C.ROULEAU, St Hyacinthe, DÉMÉNAGEMENT, ! 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