La Tribune : journal hebdomadaire, 26 janvier 1894, vendredi 26 janvier 1894
[" SAR wen wt x AE EI Xa Ta BATT AR | b uk fsa Re] = a Halve Ue a AV! nl a A Ce oi NE ti SR Ay CRE Ro pase pe Es\u201d À Yol.8, Yendred) 26 Janvier 1394.No 39 FEUILLETON \u2014LE\u2014 SECRET de DANIEL DEUXIEME PARTIE; XVIII ( Suile) \u2014Pardonnez moi, malemoi- selle, pardonnez - moi, c\u2019est le désir de vous savoir heureuse seul qui me guide ! Je voudrais vous apporter tout le bonheur qui vous est dû.Je ne voudrais pas vous voir triste.Je ne vondrais pas qu\u2019une larme vint au bord de vos cils pendant tout le reste de votre vie, Et, en disant ces mots, il s'ô- tait' mis à genoux.Et tout son être semblait fondre dans un amour ipfini émue malgré elle.Son œil cessa d\u2019être indifférent et presque dur.Elle était remuée jusqu\u2019au plus profond de l'âme, sans savoir pourquoi, sans s'expliquer: Quel magnétisme se dégageait-il donc de ce vieillard qui pût la troubler ainsi?Elle n\u2019avait plus envie de s\u20196- loigner, de ne plus répondre.Ella était comme récouforiée.L'espoir était presque revenu en elle.Oh! oui, elle le sentait bien, elle le voyait bien, c'était pour eon bien, pour son bonheur que cet homme parlait, s\u2019occupait d\u2019elle.Qui était donc cet homme ?Elle avait beau chercher, se rappeler.Elle ne devinait pas.Son père ?Il était mort en mer, bien mort, car s\u2019il n'avait pas péri, ne serait-il pas depuis longtemps revenu vers eux ?L'incopnu semblait deviner ce qui se passait dans l'âme de son enfant.Il voyait que la jeune fille touchée par une grace surnaturelle, n\u2019avait plus de défiance contre lui.\u2014Je vous en prie, mademoiselle, dit-il, en mettant dans sa voix tout ce qu\u2019elle pouvait contenir de séduction, laissez-moi vous interroger sans me rien demander, sans chercher à savoir.Tout ce que je puis vous dire, c'est que vous n'avez pas de défenseur plus ardent que moi, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas sur la terre un homme qui désire plus que moi votre bonheur, un bonheur, Cr at Yaaeéal y» MA ÂQUREN Nec ACER Claire se sentit dont il voudrait, même an prix de tout son sang.éloigner jusqu\u2019au moindre nuage.C'est qu\u2019il n\u2019y a pas d'homme plus malheureux que moi depuis que je vous vois triste et chagrine Chacun de vos sanglots a eu un écho dans mon cœur, chacun- de vos larmes a fait rouler des pleurs sur mes joues.Dites-moi pourquei vous soutfrez.Dites- moi pourquoi vous êtes malheureuse.Macontez-moi vos chagrine.Moi seul, peut-être, pourrai les faire cesser.\u2014 Mais je ne suis pas malhen- reuse, bégava Claire.Mais en disant ces mots, elle éclata malgré elle Et sa jolie tête roula machinalement, sans force, sur le sein du vieillard Celui-ci, affolé, hors de lui, la saisit avec transport, la couvrit sans réflexion de baisers éperdus but ses larmes, et s\u2019écria, comme iNluminé : \u2014Oh ! oui, je la ferai cesser cette douleur, je sécherai la source de ses pleurs ! Il se sentait inondé d\u2019une joie infinie en la sentant enfin près de lui, enfouie dans ses bras comme une enfant dans les bras de son père.Il lui semblait qu\u2019elle l'avait reconnu, qu\u2019elle l\u2019aimait, puisqu'elle se jetait en loi.Il l'interroges timidement, tendrement, avec des intonations si douces, qu\u2019elle en avait oublié Roustan, son prochain mariage, et qu\u2019elle semblait voir + devant elle, près d'elle, la figure aimée de Georges de Fresnières Elle raconta tout, son amour pour Georges, la disparition étrange, mystérieuse de celui-ci, les bruits qui couraient et que son frère lui avait rapportés, l'offre faite par M.Roustan de I'épouter néanmoins, malgré tout.Elle aursit voulu ne pas se marier dn tout, mais son frère lui avait démontre ls nécessité où elle était pour elle, pour lui, pour la dignité de leur nom, d'accueillir fivorablement la demande qui leur était faite.Et elle voyait son frère si malheureux qu'elle n\u2019avait pas eu la force de lui résister.Elle avait accepte.\u2014Et vous n\u2019aimez pas M.Roustan ?demanda le vieillard.\u2014Et je ne l'aimerai jamais.\u2014Et vous aimez M.de Fres- nières ?\u2014Je l\u2019aime encore.Je l'aimerai toujours malgré.L'inconnu: la regarda fixement puis il lui dit à brile-pourpoint.\u2014Le croyez-vous coupable ?Elle répondit vivement.\u2014Non, non.Oh! non.\u2014 Malgré :es apparences ?\u2014Malgré tout.Toujours je le défendrai.\u2014Vous aime?\u2014J'\u2019en suis sûre * \u2014Qu'\u2019il ne vous a pas trahie ?Elle dit d'un air exalté : \u2014Non, non! Un soupçon m\u2019était venu d\u2019abord mais ce soupçon s\u2019est vite effacé Je l'ai revn en moi.J'ai entendu sa Voix parler à mon âme comme s\u2019il était là, près de moi.Et je suis certaine qu'il ne m'a pas oubliée.\u2014Le vieillard semblait rélé- chir profondément.\u2014Comment, d'ailleurs, mur- mura-til, comme inconsciemment.la face en extase dovant elle.comment pourrait-on vous oublier ?Puis il demanda : \u2014A quoi attribuez-vous le silence de M.de Fresnières ?\u2014Je ne sais pas.\u2014Comment vous expliquez- vous qu'il ait disparu tout à coup.sans vous donner de ses nouvelles ?\u2014Je ne m'explique pas.Je n\u2019y comprends rien.Il lui sera arrivé malheur.\u2014Que fait-il M.de Fresnières ?\u2014Îl est avocat.\u2014Combien y a-t-il de temps que vous ne l\u2019avez vu ?\u2014Près d'un mois.Claire le fixa de nouveau.Plus la conversation se prolongeait, plus les allures du vieillard, ses paroles, lui paraissaient extraordinaires Qui était donc cet homme ?Un ami à coup sûr.Mais d\u2019où venait son étrange at- fèction ?Voilà ce que Claire ne s'expliquait pas, ne pouvait pas comprendre.L'inconnu parut se rendre compte de l\u2019étonnement que son attitude devait causer à son interlocutrice.Il dit encore: \u2014Ne voyez dans tout ce que Je fais, dans tout ce que je dis, mademoiselle, que mon désir profond, ardent, de vous servir, de vous être agréable, que mon envie de donner pour vous ma vie, mon sang.e Il y avait tant de chaleur dans ses paroles que l'étonnement de la jeune fille augmenta encore.\u2014Je n'en doute pas, monsieur dit-elle.mais apprenezsmo: d\u2019où vient cet intérêt que vous me portez ?\u2014Ne m'avez-vous pas sauvé ?croyez qu'il vous N'est-ce pas vous qui, lorsqu'on allait m'emmener pêle-mêèle avec des criminels ?\u2014Mais avant cela, dit Claire, avant je vous ai vu.\u2014Vous m'avez remarqué ?s'écria l'inconnu avec joie.\u2014Je vous avais observé souvent, et j'avais lu dans vos yeux fixés sur moi.\u2014Toute la joie que j'avais à vous contempler heureuse, Ti- che ?\u2014Oni, oui, c\u2019est bien cela.Vous me connaissiez donc ?\u2014Vous, non.\u2014Quelqu\u2019an des miens ?Myn père peut-être ?Il fit vivement.\u2014Oni, votre père, c'est cela.\u2014Vous l\u2019avez va ?Vous l'avez connu ?\u2014J'ai été son ami le plus intime, \u2014Oh! je comprends tout maintenant ! Parlez-moi de lui ! Vous ne savez pas comme vous me rendrez heureuse ! \u2014Vous l\u2019avez bien aimé ?\u2014Et je l\u2019aime encore! J'aime sa mémoire.Son souvenir est resté en nous, si bon, si doux.C'est à peine si je l\u2019ai entrevu, moi, J'étais si.petite encore quand il est parti pour ne plus revenir.Mais ma mère m\u2019a tant parlé de lui! Des larmes étaient venues aux yeux du virillard, des larmes de joie et d\u2019attendrissement.Il faisait des efforts surhumains pour les réfouler, pour ne pas se trahir.Une envie folls le prenait d'ouvrir ses bras, d'en entourer sa fille, et de l\u2019embrasser ouvertement à la face du ciel, en criant ce qu'il était! Il ne savait pas comment il y résistait.\u2014Elle l'aimait bien, votre mère ?bégaya-t-il, la voix toute tremblante, à peine perceptible.ll etait si brave, si honnête ! Tout le mondè l\u2019estimait et 1'aimait, répondit-elle.Le vieillard frissonna.Son œil s\u2019éclairait.Sa bouche s\u2019ouvrit pour tout dire.La phrase de sa fille le rappela à la réalité de sa situation.Il eut un tressaillement brusque.Non, non ! Il ne fallait pas se livrer! On bénissait ea mémoire, sa mémoire d'honnête homme.Il fallait laisser sa mémoire intacte, Il e\u2019arracha à l\u2019émotion qui le gagnait, essuya à la dérobée ses yeux, d\u2019un revers de manche, puis s\u2019éloigna un peu.\u2014Je l'aurais tant aimé, murmura Claire.\u2014Lnui aussi, fit-il ; il aurait été si heureux de vou s voir, grande, belle, comme vous voilà, de vous serrer dans ses bras, d'entendre son nom sortir de votre bouche, béni par elle, la destinée ne l'a pas voulu.Il anrait tout fait, lui, pour vous éviter nne larme, un chagrin.C\u2019est sa pensée qui m\u2019a inspiré le désir de vous être utile.Je vais savoir des nouvelles de M.de Fresnières, moi ; je vais savoir s\u2019il est encore digue de vous; si on ne l\u2019a pas calomnié et s\u2019il ne lui est pas arrivé malheur.Et je vous lo rendrai, moi ! Claire soupira \u2014Oh ! si Dieu le voulait ! \u2014Ne vous désolez pas.Je voux que vous soyez heureuse, complètement heureuse ! Et vous le serez Et tu le seras, ajouta-t- il d\u2019une voix si basse qu'elle ne l\u2019entendit pas.Mais ses yeux parlaient.Elle Ini tendit la main, vaincue, troublée jusqu\u2019au fond de l'âme.\u2014Vous êtes un brave homme, dit-elle.Vous avez aimé mon père.C'est une recommandation suffisante, et j'ai foi en vous! Vous m'avez rendu l'espérance.Le vieillard saisit avec un transport indicible les petits doigts si doux et s1 souples de l'enfant.Il les pressa sur son cœur; puis, n'y tenant plus, il les couvrit de baisers ardents.Sa joie sembiait revenue maintenant.Elte souriait, et c'était à lui qu\u2019elle lo devait.C'était lui qui lai avait apporté cette con - golation ! Il ne se sentait plus.IL comprit qu\u2019il allait se trahir, se perdré.Il laissa aller la main qu'on lui avait abandonnée, et s'éloigna rapidement, sans dire un mot de plus.Il suffoquait.Il n'était plus maître de lui, \u2014 Adieu, murmura-t-il encore, et espérez! espère ! Puis il disparut.Claire le regarda partir tout interdite.Elle murmura : \u2014Oh! jo saurai qui: est cet horame.Je la saurai ! Elle était stupéfaite du pouvoir que la voix de cet inconnu avait sur elle, de l'émotion que ses paroles lui avaient causée, du charme qui se dégageait de toute sa personne, charme sous lequel elle était encore.Elle comprenait que cet homme ne pouvait pas lui être indifférent.Elle se sentait prise pour \u201clui d'une affection étrange, qui n'a vait rien de comparable an sentiment qu'elle éprouvait- pour A EN Ty.Dorian Para FPE Ln ANEW or rm Al © LA Bae de Cy 12 LE TREBUNE.+ Georges de Fresnières, mais qui n\u2019était pas moins violente et moins douce.Comme elle l\u2019avait dit, elle avait en lui, en ea parole, une confiance qu'elle ne s\u2019expliquait pas.Elle était convaincue, comme si elle l'avait cru doué d'un pouvoir surnaturel, qu\u2019il alluit lui rendre Georges, l'amour de Georges, sa vie, son bonheur.Oh! oni, elle était sire, il allait sanver son amour! Elle se laissa glisser à genoux.Elle l'implora comme on implore un dieu.Elle l\u2019aimait et elle l'invoquait.XX Quand il eut quitté Claire, le vieillard vit tomber l'espèce d'exaltation qui l\u2019avait soutenue en sa présence.Il se trouva face À face avec la réalité.Comment tiendrait-il la promesse qu'il ve- naît de faire ; comment lui ren- drait-il Georges de Fresnières, toujours amoureux, tonjours digne d'elle?Il était persuadé que le jeune homme ne pouvait pas avoir trahi sa fiancée, avoir cessé de l'aimer.Claire Jui paraissait à lui si belle, si audessus de toutes les autres fammes qu'il lui semblait impossible qu'on songeât à l\u2019abaudonner.Il y avait là-dessous quelque mystère quelque drame, quelque crime pent-être.Sans connaître André Rous- tan, sans savofr s\u2019il ne valait pas mieux que son père, il avait contre lui une défiance instinetive.Il l\u2019avait vu traverse le jardin.Il se le rappelait maintenant.11 se souvenait de sa figure ct il trouvait qu'elle avait quelque chose de la fausseté, de la duroté de son père.Cet homme ferait le malheur de Olaire.Il ne devait pas aimer celle qu\u2019il voulait epouser.C\u2019était par intérêt qu'il cherchait à faire ce mariage.Et tous les moyens avaient dû lui paraître bons pour arriver à sou but.- Telle était l\u2019idée qui dominait notre ami, et c'est sur cette idée qu\u2019il se mit en route.Il fallait sauver l'avenir, le bonheur de Claire.Il alla d'abord rue de la Monnaie, au domicile de Georges.Il interroges la concierge.\u2014M.Georges de Fresnières ?dit celle-ci.Voilà près d'un mois qu'il est absent.\u2014Et sait-on où il est allé ?\u2014Pas moi, toujours.\u2014Il ne vous a laissé ancun ordre pour lui faire parvenir ses lettres, si quelque affaire urgen- | te ?.\u2014Aucun.Puisque je vous dis qu'il ne nous & pas même prévenus.\u2014OC'est singulier, murmura l'inconnu décontenoncé.La portière poursuivit : \u2014lensez-vous! Un avocot.Et qui avait de la besogne cu- core ! Toules svs affaires sont restées en plan.Il n\u2019a pas même averti ses clients ! \u2014Et s'il lui 6tait arrivé mal- hour! fit notre ami.\u2014Ah ! oui, malhour ! s\u2019écria la portière.Je croirais plutôt ce que disent les journaux.Dame, iliest jeune, n'est-ce pas ?Le vieillard 8e rapprocha, le cœur sorré.Il était devenu tout pâle.0 \u2014Et que disent-ile, les journaux ?bégaya-t«il ?\u2014Dame ! ils disent qu£il y quelque femme sons roche.Notre héros chancelait.\u2014Une femme ?Qui peut vous faire supposer ?.La concierge le regarda.\u2014Vous êtes un ami de M.de Fresnières, vous ?\u2014Un ami.Oui.\u2014Vous lui portez de l\u2019intérêt ?\u2014Le plus grand intérêt ! \u2014Je vais vous dire ce que Je n'ai révéle encore à personne.Vous me paraissez un homme sage, raisonnoble.Le vieillard se rap,rocha.\u2014Parlez, madame, dit-il tout frémissant.\u2014Je connais la f:mme avec laquelle M.de Fresnières est parti.Je l'ai vue.Je lui ai parlé.\u2014Ah! murmura le vieillard.\u2014Je l'ai vue d\u2019aussi près que je vous vois.Une femme superbe.Toute jevne.La première fois qu'elle s\u2019est présentée, elle m'a demandé des renseignements sur M de Frosnières, sur ses affaires.Elle venait, disait-elle, pour un procès, mais, en me quittant, elle m'a glissé un louis dans la main.Iln\u2019y a que les hommes ou les femmes qui aiment qui sème les pièces d'or de cette façon.Je ne m'y suis pas trompée.D'ailleurs elle avait l'air trop émue.Si ça avait été une simple cliente.\u2014Ët cette femme?demanda l'inconnu qui souffrait toutes les angoisses, vous la conunissz ?Ellé vous a dit son nom ?\u2014Je ne me suis pas permis de le lui demander.\u2014Iit elle ctait jeune, belle, dites-vous ?\u2014Oh ! monsieur, belle comme je n'en ai pas vuencore ! Et une toilette ! Chaque détail donné par la portière faisait à notre héros l'effet d\u2019an coup de poignard qu'on lui aurait enfoncé dans le cœur.Il voyait Claire abandonnée, délaissée.Tlus d'espoir de lui ramener Georges! Georges était loin, ne songeait pas à elle! Une haine montait en lui con- ire le jeune homme, contre ce misérable qui avait pu préférer à sn fille il ne savait quelle coureuse de grand chemin.Il défaillait.Ses traits étaient tellement altérés que la concierge en fit la remarque.\u2014Mais qu\u2019avez-vous, sieur ?\u2014Rien, rien, s\u2019empressa-t-il de répondre.\u2014Vous êtes peut-être un parent de M.de Fresnières ?Il murmura sourdement, machinalement, \u2014Oui.: \u2014Son père, pout-être, s\u2019écria la portière.Ah! mon Dien! Ce cri rappela à lui l\u2019inconnu.Il se secoua, retrouva ses forces, son énergie.\u2014Non, madame, dit-il, je ne suis pas le père de M.de Fres - niéres, rassurez-vous.Puis, incapable de soutenir la conversation plus longtemps, 11 salua la femine et s\u2019éloigua.En chemin, il réfléchit.Le malheur de Claire était complet, sans remède.Il ne pouvait rien pour elle, rien, rien ! Comme elle allait souffrir ! .\u2014Qu\u2019allait-il lui dire ?Lui apprendre tout, c'était la faire soufirir, la tuer peut-être.Lui mentir, c'était laisser dans son cœur le germe d'un amour qui n'y pouvait plus fleurir mainte.naut.Quelle raison donner pour mon- empêcher le mariage avec Rons- tan?Il n'en avait plus.Et pourtant ce mariage était impossible, tout à fait impossible.Il lui semblait qu\u2019il serait maudit du ciel.Une tache sanglante séparait les deux familles.La fille de l'assassin avee le fils de l'us- sassiné ! Non, non, il n'y fallait pas songer.Ma s comment l\u2019em- pêôsher ?Il faudrait donc tout dire ?avouer ?Le vieillard accablé, perdu, souhaitant la mort, revenait vers l'hôtel de Serves du pas le plus lent qu'il pouvait.L'entrevue qu\u2019il allait avoir avec Claire l'épouvantait d'avance, Quelle douleur il allait lui canser, quelles larmes il allait lui voir répaudre douleur qu\u2019il n'avait pas le droit d\u2019apaiser, larmes qu\u2019il ne pourrait pas essuyer lui-même.Jamais situation plus épouvanta ble peut-être ne s'était produite.Lui, le père, lui qui aurait voulu faire ses enfants si heureux, il allait mettre le désespoir dans le cœur de sa fille qu\u2019il aurait voulu voir la plus aimée, la plus heureuse de toutes les femmes ! Car il ne pouvait plus chercher à la tromper maintenant.Il ne pouvait plus lui farcir la tête de mensonges.Il ne pouvait plus lui dire que Georges de Fresnières n'était pas coupable, qu\u2019il lui était arrivé mal- hear, Il croyait, lui-même maintenant, à la culpabilité de Georges.Comment cût-1l pu en être autrement ?Après les renseigne- meats qu'il avait eus de cette femme, qui n'avuit aucun intérêt à lui mentir, avait-il le droit de douler encore ?Georges était jeune.Il avait succombé à un moment d'entrutaement.li désespérait peut-être d\u2019obtenir Claire, qu\u2019il savait courtisée aussi par André Roustan.Ce dernier était plus riche que lui ; il était l'ami du frère; tous les atouts paraissaient être dans sa main.Il avait eu un accès de découragement et s'était livré à uu autre amour pour déraciner de son cœur sou amour pour Claire.Pourquoi le vieiilard n'avait- il pas su cela plus tôt?Il l\u2019aurait soutenu, lui ; il aurait ramené daus son cœur la confiance.Mais, mainténant, il était trop tard.Tout était fini, consommé.En songeant ainsi, sans s\u2019en rendre compte, il avait fait du chemin.Il leva les yeux, la grille de l'hôtel de Serves était devant lui.Il frissonna.Claire était là.Elle l\u2019attendait avec impatience.Qu'allait-il lui dire ?Un moment, il eut l'intention de s'éloigner, de fuir, de lui laisser encore ses illusions ; mais pouvait-il se résoudre à ne plus la revoir?Et l'autre mariage ?Jl fit un effort sar lui-même, leva les yeux au ciel et sembla l\u2019implorer et lui demander ce qu'il devait faire.La nuit tombait Le vieillard restait là, immobile, n\u2019osant pas faire un pas en avant.Il fut arraché à ses réflexions par le bruit que fit la grille on s\u2019ouvrant.Quélqu\u2019an allait sortir.Qui ?Il eut an moment l'espoir que ce serait Claire, mais il vit Charles descendre seul, sauter dans sa voiture.Il n'eut que le temps de se jeter de côté pour éviter d\u2019être écrasé, comme le premier jour où nous l'avons présenté à nos lecteurs, plaqué \u2018contre les barreaux eomme une catiatide.Charles l'avait aperçu, mais il ne fuisait plus attention à lu maintenant.C'était à peine s\u2019il répondait par un signe de tête aux saluts qu\u2019il lui adressait.Charles, plus indifférent, plus préoccupé, moins tendre, n'avait pas eu, à la vue de l\u2019inconnu, les sensations mystérieuses de sa sœur.C'était par condescendance pour ce qu'il appelait les munies charitables de celle- ci qu\u2019il avait laissé soigner et qu'il conservait encore chez lui l'homme qu'il continuait à con sidérer comme un vienx vagabond, un vieux inendiant quel- couque.Il ne s'en préoccupait pas et faisait à peine attention à lui Quand la voiture fat disparue, notre héros prit enfin son courage à deux mains.Claire était seule.C\u2019était le moment.Il fallait en fiuir! Il se dirigea vers la petite porte, sonna ct entra.Il traversa la cour, se dirigea me de chambre de Claire dans la salle à manger, ou elle aidait les autres domestiques à desservir.Le diner venait de finir, Il lai fit un signe.Elle s\u2019approcha \u2014Je voudrais parler à Mlle Claire, dit-il d'une voix tremblante ?La servante le regarda très surprise.\u2014Ce soir?\u2014Ce soir, si c'est possible.Veuillez avoir l'obligeance de la prévenir.La domestique secoua la tête.\u2014Je craius bien que ce soit inutile, dit-elle.Mademoiselle est un peu fatiguée ce soir.Elle vient de remonter dans sa chambre.\u2018 \u2014 Dites lui, je vous eu prie, que j'ai le plas grand besoin de la voir.La femme de chambre esquissa un geste indifleront \u2014Je vais toujours faire la commission, dit-elie, et elle disparut.Le vieillard resta devant le perron, attendant.Les autres domestiques coutinuaient à desservir.Il les voyait aller et venir par la fenêtre ouverte, dans la pièce éclairée, Il saisissait des exclamations, des éclats de rire qui lui semblaient étranges dans cette maison triste.La porte's\u2019ouvrit enfin.La soubrette parut.\u2014Montez, inonsieur, dit-elle.- Illa suivit.La chambre de Claire était ouverte et la jeune fille l'attendait sur le seuil.Dès qu'elle l'aperyut, elle fit signe à la domestiqué de la iaisser ; puis quand celle ci se fut éloignée, elle l'interrogea da regard, d\u2019un regard si éloquent, si triste, qu\u2019il sentait des larmes monter à ses paupières.\u2014Plus d'espoir, mademoiselle, bégaya-t-il.Et sa voix tremblait tellement.Il était si ému, si malheureux lui-même que la jeune fille fit un mouvement pour se précipiter vers lui.Elle avait craint qu'il ne se trouvât mal.Elle avait eu de son côté un cri d'angoisse, et ses yeux s'e- taient voilés.Elle rentra vive- \u2018ment dans sa chambre et le fit entrer derrière elle.LA, elle lui indiqua un sièga, et il s\u2019y laissa tomber, épuisé, sans force.Elle l'interrogea aussitôt.\u2014Vous l\u2019avez va ?Il secous négativement la tête.vers le perron et aperçut la [em- | \u2014Vous avez eu de ses nouvelles ?Il balbutia.* \u2014Oui! D'un air gi triste, si découragé qu'elle leva les bras au ciel, dans un mouvement d\u2019angoisse.\u2014Et 11 m\u2019a trahie, abandonnée, il ne m'aime plus.11 fit vivement : \u2014Je ne puis pas dire cela, mademoiselle, je n'ai pas de raison pour le dire.\u2014Je vous en prie, fit-elle vio- : l\u2018ament, ne me cachez rien.Ce | n'ost pas le moment de chercher a m'abuser.Vous voyez ce que je souffre.Qu\u2019avez-vous appris ?Georges n'est pas mort.Il ne lui est pas arrivé malheur.Il est parti de son plein gré, m'a- bandonnaut à mon triste sort \u2014Toutes les apparences le disent, mademoiselle.Ile murmura faiblement : \u2014Mon Dieu! Puis elle porta la main à son cœur, et notre héros vit sa tête vaciller sur ses épaules.Il eut un geste d'épouvante horrible.Il la crut morte.Il se jèta à genoux, lui prit les mains, les serra dans les siennes.Et il poussait des cris inarticulés, des cris qu'il ne comprenait pas lui- même, qui sortaient de sa hou.che au hasard.==Claire, Ciaire, ma fille! re- | viens à toi! Je ne veux pas que ta meures.Je te sauverai, moi, je te sauverai! Il fut surpris dans cette posture et dans cet emoi par les domestiques accourus an brait.I! les regardait d\u2019un air effurs, et cuux-ci n'étaient pas moins stupéfaits que lui.Il se releva.\u2014Mademoiselle, bégaya-t-il.Mademoiselle vient de se trouver mal.Ii ne savait plus ce qu\u2019il faisait, ni ce qu'il disait.Il lisait sur le visage des serviteurs toute la stapeur qu\u2019avaient dd leur causer ses singulières allures.Claire était toujours sans connaissance, blanche comme les dentelles qui l'entouraient.II cria, hors de Ini.\u2014Il faut- la sauver ! moi! La famme de chambre avait déjà couru ch>rcher des sels, du vinaigre.Et elle s'était assise près de raademoiselle, lui donnant des soins.Lu, s'était reculé.Il restait à quelque pas, hé- bôté, stupide, regardant, avec des prières machinales dans la gorge.Le vent s'était levé brusquement Une brise fraiche entrait dans la piève.Au loin, on entendait dès roulements soards de tonnerre.Un éclair entra rapide, illamina tout, faisant paraître le visage de Claire plus livide.Notre ami ne savait plus que faire, que dire.Il souffrait tellement que la smear raisselait par tout son corps.Il ne voyait plus rien, n'entendait plas rien.Il avait oublié que les domestiques le regardaient, l'observaient.Il n'y avait plus là pour lui que Claire.Claire inanim£e.Quand elle remua enfin, quand s3s yeux s\u2019ouvrirent, il poussa un cri de joie et tendit les bras vers son enfant.\u2014M3 fille! ma fille ! balbu- tia-t-il, vivante ! a Aidez- ull (Acontinuer,) FD .\u201ceal RA Yr - NA À E, or SEER Æpédlémie de tu grippe UN FLÉAU PLUS A CHAINDRE QUE LE CHOLÉHA La profission médicale mpuissante à enrayer ses ravages.\u2014 Êlle cu vchit encore le Canada avec une grande scvérité, \u2014 Comment ses mauvais effets penvent être combattus.\u2014 De prombtes mesures Peuvent seulement garantir votre sécurité.Test établi, d\u2019après l\u2019opinion de hautes autorités médicales, qu\u2019une épidemie de grippe est encore plus à craindre qu\u2019une épidémie de choléra.Cette dernière maladie peut être cont1Ôtée el, si l\u2019on prend toutes les précautions sanitaires, le danger en est de besuconp diminué.Mais il n\u2019en est pas ainsi avec la gripp.La science médicale n\u2019a pas encore pu sont'er ses mysières et elle ost impuissante à enrayer ses ravages.Il y a trois ans, unc épidémie de grippe se répandit sur ce pays, semant sur son passuge la mott et Vaffuiblisse- ment des constitutions et voilà que maintenant encore elle fuit son apparition sous une forme épidémique ; pent-être non nussi sévère que la première (ois, mais avec assez de violence pour causer de graves aiar- mes et pour conseiller à l\u2019homme prudent de prendre de promptes mesures pour résister à son invention.Quand, il y a quelques mois, l\u2019on annonça que le choléra avait fait son spparition à Grimsoy, ou des ports importants d\u2019Angletcrre, on craiguit qu\u2019il ne vint sur ce continent ; néanmoins, ce fléau terrible tut enrayé et arrêté après avoir cousé la mort de pas plus d\u2019une demie-douzaine de personne.Le scul fait qu'à Londres, la semaine dernière, plus de cent décès ont été causés par la grippe prouve que la grippe est plus à crain dre que le choléra el que la science médicale est impuissante à prévenir cette contagion et ne peut faire plus que soulager ceux qui en sont atteints.Présentement, des milliers de canadiens souffrent de la grippe et la misère qu\u2019elle cause serait difficile à estimer.Même alors que les symptômes immédiats de la maladie disparaissent, elle laisse trop fréquemment les constitutions les plus robustes afluiblies.Les eflèts subséquents de la grippe sont peut être plus dangereux que la maladie elle- même et prennent plusieur formes comme une extrême nervosité, dus maux de tête aigus, douleurs aux reins, perte d\u2019appétit.perte de mémoire, difficulté de la respirstion- après le moindre eflort, état constant de fatigue, paralysie partielle et plusieurs autres symptômes alarmants.Pour chasser les suites de lagrippr, ou pour fortifier le système afin Je résister à son choc, sucan reu.cde n'a remporté autant de succès que les Pilules Roses cu Dr Williams.Eiles purifient le sarg, restaurent les nerfs épuisés ctirenscitent le sou fhant en état de bonne sunté.Comme preuve des faits ci-dessus, nous reproduisons quelques lettres pailunt dans les termes les plus énerg ques et les plus clans de l'excellence des Pilules Roses du Dr Williams dans les cus de grippe ou d\u2019influenza.M.Guorge Rose, Rednersviile, Ont, dit: ¢ Je suis bien portant aujourd'hui et je n\u2019hésite pas à dire que ce sont les Pilules Roses du Dr Williams qui m'ont sauvé la vie.J'ai eu trois attaques de grippe et je devins tellement maigre et tellement affaibli que je nefpouvais me tenir debout sans m'\u2019appuyer.J'avais perdu tout appe- °tit.Je ne pouvais dormir parce que mes jambes let mex pieds devinrent affreusement enflés et que j'y ressentais des crampes douloureuses.Les douleurs étaient parfois si fortes que je ne pcuvais m'empêcher de crier et je ne faisais que me rouler dans mon lit, attendant la venue du jour.Si j'essayais de me lever et de marcher les étourdissements qui me prenaient m'exposaient à tomber Je pris des remè.les, sous les soins d\u2019un médecin, mais je n\u2019en ressentis aucun sonlugement ; je devins tellement décourigé que ie croyais ne pas avoir plus que quelques mois à vivre, lorsqu'un jour je lus dans un journal la guérison u\u2019ua homme.dont Ja maladie avait les mêmes svmplômes que la mienne.J'un- voya chercher une boîte ds Pilules Roses et, des que je l\u2019eus prise, js ressentis une amélioration dans mon état, Je contiruni & faire usage des pilules, trouvai bientôt que je pouvais maintenant reposer comme il faut fa nuit et les crampes et les douleurs qui me torturaient depuis temps avaient disparu et je me sentis dès lors mieux que je ne l\u2019avais jumais été depuis quatre ans.Je sais que ce sont les Pilules Roses qui ont amené ce changement, pour Li bonne raison que je n'ai rien pris autre.Jen ai pris en tout sept boites et je me sens porter maintenant aussi bien qu\u2019à l'âge de quarante ans.\u201d\u201d Le capitaine James McKay, de Tiverton, E.U,, dit:\u2014# J'ai eu la Grippe il y a environ trois ans et elle m'a fait souffrir d\u2019une jolie façon.Jétais devenu incapable se prendre le commandenient d\u2019un navire, conséquemment je partis pour le sud en destination de Milk River, famaique comme garde-malade d\u2019un monsieur souffrant.La température était des pius douce et javais coutume de me coucher sur le pont durant des nuits entières, ce qui me causa une espèce de fièvre, vu mon état cffaibli.Dès que je fus de retour À la maison, j\u2019étais complètement ruiné et j: conti- uvai à aller de mal en pis jusqu\u2019à ce que je pus mouvoir que diflicilement de certains moments mes membres s'engourdissaient et j'éprouvais une sensation de piqûre dans les parties malades, comme si un millier d\u2019aiguilles nie perforaient les chairs.Dès lors ma vue commença À s\u2019al- faiblir.Il n\u2019était difficile de distinguer les personnes à distunce ordinaire.Ma figure devint tout enllée et bâve et mes yeux presque fermés Les docteurs ne pouvaient rien me faire.Je n\u2019étaïs qu\u2019un fardeau pour mes amis et je soupirais après la mort, dont je croyais la venue tiès prochaine.À cette époque Certains fa-ts au sujet d\u2019un homme du Cap Breton qui avait été'malade vinrent à mes oreilles.Il attribuait sa guérison aux Pilules Roses du Dr Williams et je crus que je pourrais peut- être aussi moi en retirer quelque bénéfice.Je commençai douc A faire usage des Pilules Roses du Dr Wil linms et je m\u2019aperçus bientôt du bien qu\u2019elles me faisaient; leur usage continu me remit sur pied ct je pus aller à mon travail après des mois d\u2019un repos forcé.au grand étonne ment de mes cConraissarces, qui ne s\u2019atteadaïent 1écilement pas à me revoir encore à l\u2019œuvre.Je crois de mon devoir de recommander l\u2019uenge des Pilules Roses aux personnes tui- nées ou qi soullrent des dltts d'une maladie chronique quelconque.Elles m'ont sauvé la vie ct vous pouvez Otre certain que j'en suis roconnais- sant.John W.Buo:ke,Newcombe Mills, Out, dit: J:- ne puis exprimer par des paroles toute la reconnaissance que je ressens pour les grands bénéfices que j'ai reçu de l\u2019usage des Pi- Inles Roses.J'ai cu ma part ent ere de grippe et elle m'a laissée dans une condition fuble et débile.Mes nerfs avaient perdu leur vitalité et j'étais incapable de lenir quoi que Ce suit, comme une tasse de thé, sans la renverser.Jo resseatais de terribles douleurs à la tête ct à l\u2019estomac et, quoique je consultai un bon médecin, je n\u2019en retirni aucun avants- ge; je résolus donc de faire usage de vos Pilules Roses du Dr Wu- liams ; aussi jee considère cette idée comme une insph ation, vu les grands avantages que je derivai de usage si long.de ce merveilleux remède.Mes douleurs ont cesse, mes nerfs ont repris leur ancienne force el jz me sens mieux porter ie jimais auparayant.M.W.A, Marshall, directeur de l'Académie de Clementspout, U.S.dit: J'aieu une mauvaise attaque «de grippe qui m'a laissé faible, nerveux et bien ullubli.Je so frais presque continuellecnent de terribles maux de tête, du mal de reins et de douleurs par tour mon vorps.J'essayai plusteurs remé les sans eu retirer aucun avantage jusqu'à ce que Je commençai à me servir des Pilu les itoses du Dr Williams, et.après en avoir pris seut boîtes, je me sentis être revenu à une nouvelle santé.«tj\" suis maintenant aussi fort que je l'étais avant ma maladie.Je puis sincèrement les tecommiunler à ceux qui ont cette maladie.M.B Ciouter, Warkworth, Ont., frère du Rév.Darius Crouter, qui représentait dy a quelques anné:s le comté de East Northumbelaud au Parlement du Canada, dit: \u201cIlya deux aus, j'eus une attmjue de grippe qui m'a presque cuûté la vie.\u201c* J'avais continuellement froid et des crampes aux pieds et aux jambes et je ne pouvais ou presque pas dormir la nuit; vous pouvez facilement comprendre combien la vic m'était à charge.Un jour, je lus une guérison remarquable opérée par l'ussge des Pilules Roses du Dr Williams et je résolus d\u2019en faire l'essai.* Quand je commençai & faire usage des Pilules Roses j'avais un tel engourdissement dans les pieds que je ne pouvais même pas sentir le plancher sur lequel je marchais.Ce mal disparut par ma continuation à prendre de ces pilules; la sensibilité revint dans mes membres, les crampes m\u2019abandonnèrent et je sen- lais un sang nouveau couler dins mes veines et je peux maintenant me coucher et dormir profondément toute la nuit.Quand je me lève le matin, au lieu de me sentir fatigué ct oppresse, je suis ent èrement dispos, ct j'attribue ce changement merveilleux aux Pilules Roses du Dr Williams.Je crois sincèrement que les Pilules Roses n\u2019ont pas d\u2019égales pour purifier le sang et je les recommande fortement à tous ceux qui soullrent ou à ceux qui désirent reconstituer leur système pour se prémunir contre les maladies.Nous pourrions aussi donner des quantités d\u2019autres recommandations aussi éloquentes que celles-ci; les lettres ci-dessus sufliront à prouver l'efficacité indéniable des Pilules Roscs du Dr Williams, pour chasser \u2018es suites funestes de la grippe ct de l\u2019influenza; que tous ceux qui ont souflert en quelque manière de cette dmgereuse maladie s\u2019eiopiessent de tonifier le système par l'usage judi- citux des Pilules R ses.Elles sont le seul remède qui puisse saper à leur racine toutes maladies quelconques et enrayer comp'ètement lews mauvais ellets.Demandez les Pilules Roses du Dr Williams ct ne vous laissez pas BIÈRE ET PORTER DE JOHN LABATTS DE LONDON, Ont.Le treuvage le plus satuiaire pour l'usage general of suns saperiene comme toni.ue nairltir Lieconn audéd pay lex connoispenra oly: les Dédecite dené toutes les partica dul Canntn.Voyez len témolgunges écelts \\ f/_ dochlintates émineut-.HINT MEDAILLES ET EUX BIPLE.MES obtenus aus expositions univer sellen de France, waustrale, des Hate.Ji Savenr origtunle ot fine, pureté garantie, ces breuvages sont fuite epécintement pour convenir nu climut de ce conti nent ot no sont pus surpassés.ED.MORIN, Epicler, Agont à St-Hyaciuthe f OTT NINTH > 61 BOULLOIRES DEPUIS 8 FORCES JUSQU'À 100 \u2014\u2014\u2014 This brilliant Quarterly is nor made up from the current year's issues of Town TOPICS, but contains the best stories, sketches, bur.ues, poems, witticisms, etc., from the Sack mumbers of that unique journal, admitted the crispest, racicst, most complete, and to all MEN AND WOMEN tbe most interests ing weekly ever issued, Subscription Prices Town Topics, persear, - «$4.00 Tales Prom Towa Topics, per your, 5.00 A Etotwocluttes, +.- 80 T e! un Topics seat 3 months on trial foe N.B- Previous Nos, of \u201cTaxus\u201d wili be [pn rw; , posipald, on receipt C.ROULEAU GRAINS & FARINES CEARBON- © HUILE DE CHARBON U (En Gros.) Lo L coToNs A FROMAGE ET A Articles necessaires aux fromagers, U 8 Rue LAFRAMBOIS®T bénéfices.SAINT-HYACINTHE FLEUR, EPICERIES, MARCHANDISES GRAINS.PROVISIONS, SECHER, SON, THES, SUCRES, TAPIS NN LAINE, GRU, [MELASSES, CUTONS et MOULÉE, GRAISSE.INDIENNES à la livre Ero., Ero.Etc.Etc Erc.Ero Au plus Bas Prix.DRPARTEMENT DE GRQS Nos.27, 29, & 33 DETAIL 35, 43, RUE CASCADES Agent pour la célèbre Farine forte à Boulanger.The Lake ofthe Woods Milling Co, Kewatin.Les Commerçants sont spécialement invités à venir visiter les Marchandises de Toutes Sortes.Cotons et Incdiennes à la livre que nous recevons chaque semaine des Etats-Unis.N.B :\u2014 Argenteries données en cadeaux aux acheteurs.JOSEPH BRODEUR Algo Goat, ei euruigia, neal, Disorders ry cubes nat ATS revatio from Excuses, Linpalred Circnistion and slogriah Liver, b: R-BRIDEMANS Re ELEOTROS MAGNETIC RING, which is a quick and Bffot;merveilloux du magnétisme) Lis JoNcs ELECTRO-MAGNÉTIQUES DU Dr BRIDGMAN guérissent promplement et positivement le Rhumatisme, la Névralgie et toutes les maladies nerveuses.Prix par la malle : Fini en nickel.81.00 Fini en or.2,50 En vente au bureau de ce journal.M.O0.DAVID & Cie Marchands Tailleurs ST-HYACINTHE.HARDES FAITES Pour Hommes et Jeunes Gens EN GRANDE VARIÉTÉ Habillements sur commande à 24 heures d'avis.DRAPS, TWEED, JET SERGEs De Première Qualité.CHEMISES, COLS, COLLETS, CORPS, CALECONS.&e 9i-Hyacinthe Iastré Historique de St-Hvacinthe (Francais et Anglais) Gontenan( «100 Gravures EN LITHOGRAPHIE Des Edifices Publics, Religieux, Munufacturiers, Ete., de St-Hyacinthe, PRIX 35 Cts.En vente seulement au Bureau de .TEINTURERIE ANGLO - AMERICAINE DE MONTRFAL VETEMENTS DH TOUTES SORTE\" ottoyés, telnts et réparés avec soin.ROBES DE DAMES nettoyées ou teln -« sans être défaites.PLUMES D'AUTRUCHE FRISÉEE- -parses at *eintes dans n'importe qu\u2019elle alenr EFFETS DE MAISON, tels que Trjt - Pianos.Tapis de Tabie,Rideaux Etc, et -Qts dung les couleurs le plus à la mode A.DENIS, Agent & St-Hyaointhe + B.\u2014Les effets sont envoyes 4 Montrés I58HÔ1 reçus et livrés sous R ou 10 jour Lors de votre \u2018prochaine visite à MONTREAL, n\u2019oubliez pas que l\u2019assortiment le plus complet de Chemises, cols, collets, etc.se trouve chez ALBERT DEMERS; 388 Rux ST-JACQUES, MONTREAL, Entre la gare et la rue McGill, Lettres et Numéros EN PORCELAINE DE TOUTE GRANDEUR Devuis 1 nouce a 14 pouces, Les Enseignes et Numéros en lettres émaillées sont les plus durables et ne sont pas affectés par le froid ou la chaleur.Pour les prix, s'adresser à l\u2019agence pour St-Hyacinthe au bureau de La Tribune LA SEUUB LIGNE OIRBOTE POUR LA FRANORM Cempagnis Centrale Transatlantique, ENTRE New.Yone ET LE Havan, Les vapeurs de cette Compagnie, qu ont d\u2019une grande vitesse, partiront tou: es samedis de New-York pour le Havre d- a jetée No.2 da la Rivière du Nord.a \"ed de la rue Morton, Les Billets seront vendus de St-Hyacinth u Hâvre ou à Paris y compris chemins d- ar ou autrement, au gré des voyageurs Pour informations ou Billets de passag: vu le transport des marchandises.S'adresser à M.A.CONNBLL.Hue Girouara, st-Hyacinthè JOSEPH LEDUC Forblantier.Plombior et Couvreur Canistres à lait, Chaudières à sucre et ferblanteries de toutes sortes.SPÉCIALITÉ: Couvertures en Ardoises, Tôle, Bardeau Métallique.Corniches et Moulures.\u2014 Une! visite est sollicitée.JoseEpH LEDUC.No 19 roe ST-SIMON, ST-Hyacinthe.Cour a Pois et a Charbon L.A.PLANTE 30 Rue CONCORDE, ST-HYACINTHE.Bois de chauffage de toutes Sciage et transport gratuits.tes.CHARBON De toutes sortes au plus bas prix.\u2014Le public est invité à venir voir mes prix.L.A.PLANTE, CE JOURNAL à 1195, C.W.Cornwall &Co FONT LES MEILLEURS, LES PLUS BEAUX, LES PLUS RICHES Et copendant les moins coûtaux.A.MARCOUX Agent, ST-HYACINTHE NOUVELLE ROUTIQUE H.N.BERNIER, Plombier, Et poseur d'appareils de Ohauf e, d'Eclairage, de Bains.Cabinets d'aisanca, Bviers (Sinks) etc, d's près les systèmes les plus perfectonnés TOUJOURS EN MAINS: Tuyaux en grès, Agrès de Fremeunces, de Ours Agtésiens TUYAUZ POMPrBet VALVES De toutes novins RUE ST-ANTOINE, vis-a-vis le Marché St-Hyacinthe.BOITES D'ALARME: 2, Station des Pompeys, rue Cascades.Ottawa Hotel, coin des rues St-Antoine et St-Simon.Coin des rues Cascades ot St-Joseph.Coin des rues William et St-Pascal.Séminaire de St-Hyacinthe.Manufacture de Chaussures de Ls Cotô & frère, .Dépot du Chemin de fer Grand-Tronc .L'Aqueduc de St-Hyacinthe.12.Loin des rues Rourdages et Notre-Dame 18, Coin des rues Girouard et Désaulniers 14.Coin des rues Girouard et Després.15.Coin des rues Concorde et St-Louls 16 Tannperie de Moseley.17.Coin des rues Concorde et St-Antoine - Od os TERRE A VENDRE Une des plus belles terre de St Guillaume d'Upton, située au Ruisseau des Chênes, avec maison,granges et autres bitieses, le tout en bon ordre et occupée en ce moment pa M Thomas L.Desaulniers.fadresser à O.T.Pagabis, TA COMPAGNIE ad Eau Minerale DE ST-HYACINTHE., PROPRIÉTAIRE DU CÉLÈBRE PHILUDOR ET MANUFACTURIÈRE DE SODAS, GINGER ALE, ROOT BEER, GINGER BEER, CIDRE CHAMPAGNE, &c.e-t-j-0-0 = re AUX MARCHANDS:\u2014Oelui qui parce qu'il connait beaucoup de monde, croit pouvoir faire beaucoup d\u2019affaires sans annoncer se trompe grandement,car le nombre de ceux qu'il ne connait pas est bien plus considérable,et ce n'est que par l'annonce dans un bon journal qu\u2019il les atteindra.Woonsocket, R.I \u2014 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.