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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 14 janvier 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1898-01-14, Collections de BAnQ.

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[" Yol.10.Yendred: 12 Janvier 1398.No 36 FEUILLETON JUAN NICHAUD Il COMMENT JEAN RETROUVA SA BELLE INCONNUE Jacques Michaud était un magnifique vieillard de soixante- dix ars, à qui l\u2019on n\u2019en aureit pas donné plus de soixante, tant il portait allègrement son Ago.Grand, fort, bien proportionné.sans que l'embonpoint ent jamais envahi sa charpente ossen- se, il ne savait pes ce que c\u2019était que la fatigue et ne connaissait que de nom la maladie.Il était né à Lodève, en 1653, d\u2019une robuste famille de psysans, dont il avait gardé danstoute sa pureté le type et la vigueur.Quoique déjà fort âgé, ses cheveux grisonnaient à peine.Si son vi sage était sillonné de quelques rides, ses yeux noira et d\u2019une ex- traordinsire vivacité semblaient avoir conservé tout l'éclat de la jeunesse.à I bubiteit, au com de la rue St Paul, et du quai, un msgni- fique bôtel, tout récemment bâti par la famille de Gesvres, qu'entourait un vaste jardin, et qu\u2019il avait acheté, sept ans auparavant, dans dec circonstances que nous raconterons plus tard.11 avait acquis, tout meublée, cette somptueuse demeure pour un prix exceptionnellement avantsgeux, avec la seule pensée d\u2019abord de fsire un bon placement ; puis, en 1721 (il y avait donc deux ens a peine,) il était venu s'y établir avec son fils, sprès avoir décidément renoncé aux affaires.[Il était assis dans un grand cebinet du rez de- chaussée, tendu d'étoffo sombre, Tuais bien éclairé par les hautes tenêtres qui s'ouvraient sur le jardin.Quand il vit entrer son fils, il ee leva et courut avec empressement à sa rencontre.Ses traits tout à l\u2019henre pémble- ment contractés, s'épanouirent aussitôt et ses lèvres se détendirent en un large sourire.On voyait qu\u2019il aimait cet enfant à l\u2019adoration, qu'il était fier de sa beauté, de son élégance, qu\u2019il ne vivait en un mot que par lui et pour lui.Or, le pauvre homme n'avait pas été sans s'apercevoir, lui aussi, que Jean était triste, qu'il d¢laissait le mimistère, qu\u2019un chagrin secret le rongesit dont il ne con- paissait pas la cause.Il ein- quiétait de cette mélancolie persistante, de cette vie trop calme, de cette lassitude précoce chez un jeune homme de vingt cinq ane.Il aurait souhaité lui voir mener grand train, commettre des folies même.N'était-il pas assez riche pour les payer ?Que venait faire Jean chez lui ?Al.lait-il lui conter ses peines, lui apprendre enfin de quel mal il était atteint ?Eh! mon Dieu! il n\u2019avait qu\u2019à parler, le cher enfant.Tout ce que l'argent pouvait procurer, Michaud ne demandait qu\u2019à le lui donner.Aussi toute la bonté paternelle dont son cœur débordait, toute la tendresse dont'il était pénétré, se réflétèrent sur son visage quand il prit la main de Jean, el le força doucement à s'as- seolr auprès de lui.\u2014Eh ! bien, mon cher enfant, lui demanda-t-il de sa voix la plus caressante, serais-je assez heureux pour t\u2019être utile à quelque chose ?\u2014Pent-être, répondit Jean.Vous allez en juger, mon père, car en vérité, je ne sais plus trop ce que je faie moi-même.\u2014Que veux-tu dire?fit le brave homme avec intérêt.\u2014Je veux dire, mon père, que je suis un ingrat, qu\u2019au lieu de reconnaître les bontés dont vous m'avez comblé depuis ma plus tendre enfance, et depuis surtout que la fortune vous a si largement eouri, je me bats vainement les flancs pour me frayer un chemin dans la carrière que vous m'avez ouverte.Oui, j'ai beau me raisonner, m'atteler à la besogne avec toute la volonté dont ie suis capable, les chiffres devant lesquels je pâlis s\u2019effacent, ne sont plus qu'un chaos confus et finissent par danser sous mes your une ronde fantastique, au milieu de laquelle il m'est impossible de les suivre.\u2014Ehk ! que ne le dissis-ta plus tôt, mon cher enfant ! s\u2019écria Mi- chaud.Je t'aurais délivré de ce supplice.\u2014Bien des fois j'ai eu cet aveu sur les lèvres, confessa Jean, mais, précisément à cause de votre excessive indulgence, jo n'ai jamais osé vous le dire.Vous m'aimez tent et j'ai pour vous, moi aussi, tant d\u2019attachement et de reconnaissence que jo orai- gnais de vous causer un grand chagrin, ou tout au moins un désappointement cruel.Or, comme c'est ce gue je voudrais éviter par-dessus tout.\u2014Et moi donc, interrompit Michaud, crois-tu qu'en te poussant dans les finances, je veuille te condamner à vu bagne éternel ?Non, cher enfant.Je veux ton bonheur avant tout.Les fi- nauces ne te plaisent pas ?Laissons les finances.Comment ! c\u2019était cela qui te rendait ei triste et tu ne m'en disais rien ?Tu t'imaginais douc que je n'avais pas deviné tes souffrances ?Mais si, mon pauvre Jean ! Mon cœur est le reflet du tien.Il ne vit quo de tes joies et de tes douleurs.Qui donc aijeà aimer sur cette terre si ce n'est toi ?Et à quels sacrifices n\u2019est-on pas disposé pour qui l\u2019on aime ?Al- long, parle, que veux:tu ?Tu sais que ce n\u2019est pas l\u2019srgent qui nous manque \u2014Certes, vous me l\u2019avez dit assez souvent, \u2014Et tu n\u2019en as malheureusement pas abusé, répliqua Mi- chand.Pourquoi ?Cet argent n'a-t-il pas été loyalement gagné ?Ne t'ai-je pas suffisamment édifié sur l\u2019origine de notre invraisemblable fortune ?\u2014Ne croyez pas cela, père.Je n\u2019ai à cet égard aucune arrière pensée.Personne d\u2019ailleurs, ne vous accuse, mêmo parmi ceux qui vous jalouent.\u2014Alors fais donc sauter les écus de ton père, mon garçon ! Je n'ai plus de dents pour lcs croquer.Montre-moi donc la largeur des tiernes une bonne fois.\u2014Eh bien ! je vais vous la montrer, dit Jean gagné par cette affectueuse bonhomie ; mais cela n'ira pas tout seul, je vous en avertis.\u2014 S'agit-il donc d'une chose qu'on ne puisse pas acheter ?demanda Michaud dont le front se rembrunit.\u2014Au contraire, il s\u2019agit de réaliser le désir insurmontable dont je euis possédé et, pour cela, il faut de l'argent, beaucoup d'argent.\u2014Alors c'est fait, promit Mi- chaud.\u2014Oh ! n'allez pas si vite, mon père.l'arrêta Jean, car ce désir dont je suis dévoré est en opposition flagrante, je le crains fort, avec les vues du cardinal Fleury et avec les autres.\u2014Diable ! dit Michaud, qu\u2019 est-ce donc ?\u2014Je voudrais ne pas mener ind finiment la vie de mollusque à laquelle je semble condamné, répondit Jean.Je voudrais être utile à mon pays, me relever à mes propres yeux.Enfin, puisque la carrièra des fi nances m'est à jamais fermée, en raison de la répugnance qu'elle m'inepire, je voudrais entrer dans celle des armes, pour laquelle je me sens depuis longtemps une irrésistible vocation.\u2014Abh !.tu veux être soldat, balbutia le tailleur consterné.\u2014 Absolument, oui, mon père.Ur, il y a deux façons de l\u2019être : l\u2019ane, qui consiste à acheter une compagnie et, plus tard, un régiment ; l\u2019autre beancoup plus simple et moins coûteuse, qui consiste à s'engager tout bonnement dans ies troupes de Sa Majesté.\u2014Simple soldat, toi! se récria Michaud.Allons donc! Tu n\u2019y penses pas ?\u2014J'y pense, mais je n'y tiens pas, dit Jean.Discntons ensemble, si vous le voulez bien, les deux moyens que je vous 1nd!- que, car je tiens à vous prouver qu\u2019evant de faire cette démarche anprès de vous j'ai longuement prévu les difficultés qu\u2019elle soulèvers.\u2014Voyons, fit le vieillard avec une nuance d\u2019inquiètude.\u2014D'abord, commença Jean, je ne vois pas la nécessité de com- muniquet d'avance nos projets au cardinal, qui les désapprouverait probablement et nous empêcherait de les mettre à exécution.\u2014Comment donc faut-il s\u2019y prendre, à ton avis ?\u2014Ue n'est pas vous faire in jure, mon cher père, poursuivit Jean, que d'avancer que notre nom est le plus grand obstacle à la réalisation de mes désirs.Déjà j'ai eu beaucoup de mal, vous le savez, à me maintenir parmi les pages de notre jeuneroi.Que sera ce si je veux porter l'épaulette d'officier ?Telles sont bien, n'est-ce pas, les raisons qui vous ont déterminé à me lancer dans les finances.\u2014Oui.Ce sont du moins cel les que le cardinal m'a données, avoua Michaud.\u2014Eh bien ! c\u2019est ce point d\u2019interrogation qu\u2019il faut élucider, continua Jean.Adresses-vous au colonel du plus obscur régiment de cavalerie que vous rencontrerez; demandez-lui.s\u2019il consentirait à me .vendre \u2018 nne compagnie et, avant de prendre aucun engagement envers lui, priez le de consulter son corps d'officiers pour savoir s\u2019ils m'admettraient sans difficulté dans leurs rangs.Il est probable que leur réponse ne me sera pas favorable.Cependant, c\u2019est une épreuve qu'il est sage de tenter avant de recourir au second moyen.\u2014T'ongager comme simple cavalier! Jamais! protesta Mi- chaud Puis, se ravisant aussitôt : \u2014Attends donc, reprit-il.Mais j'en connais un colonel de cavalerie.Il est couvert de dettes.Avant-hier encore, il est venu ici pour me prier de lui prêter deux cent mille livres, \u2014Et vous.les lui avez données ?, \u2014Pas encore, mais puisque, malgré notre obscunité,\"il paraît que nous sommes bons à quelque chose, peut-être y aurait-il moyen.\u2014Agissez comme bon vous somblera, mon pére, interrompit Jean; mais qu'il soit bien entendu, avant tout, si vous achetez une compagnie, que ce sera du consentement de tout le corps d'officiers.\u2014Sois tranquille, je n°ai :pas envie de te faire tuer par ces sacripants, se défendit Michaud.Promets-moi seulement que, si j'échoue, tu ne t\u2019engageras pas.\u2014Au \u2018contraire, mon père, c'est à quoi je suis irrévocablement décidé, répondit Jean ; mais ne vous effrayez pas.Maintenant que j'ai pris cette résolution, je sens en moi une force qui me dit que je ne m\u2019arrêterat pas en si bon chemin.\u2014Allons, fit le bonhomme d\u2019un ton résigné, puisque tu le veux absolament, je vais m'occuper de cette effaire.\u2014C'est cela.Et, quoi qu\u2019il en résulte, merci d'avance, cher père, car je suis bien certain que vous ferez l'impossible \u2018pour me satistaire.Jeun, à ces mots, lai serra tendrement ls main et regagns son appartement.Il se zentait tout autre depuis qu\u2019il avait adopté ce parti viril et répudié sa fatigante oisiveté.Après son dinir,.il sortit et se \u2018fit conduire au Cours la Reine.Le temps était si admirablement beau qu\u2019il mit pied à terre et se confondit bientôt dens la foule : des gentils- - hommes qui _encomibaient \u201cles vounes vordopantes.1 À es Cr EU mn ere oN nin ee aR aE \"RS - Tout à coup,\u201cil-tressaillit.Devant'lui, marchant à ss rencontre, s\u2019avançaient trois dames, élégamment mises, mais portant des toilettes simples et du meilleur goût.L'une plus âgée el vêtue de couleur sombre; les \u2018deux autres, brune et blonde, jeunes, trsîches, hsbillées de couleurs plus tendres, également jolies toutes deux, la mère et ses filles très probablement.Or, la mère et la blonde, Jean les avaient parfaitement reconnues; c'étarent les deux dames \u201cQu'il avait rencontrées à Ver- saîlles au mois de septembre dernier, celles qu\u2019il avait préservées de l'averse diluvienne à laquelle elles étaient exposées, qu\u2019il avait accompagnées jus qu\u2019au château, à la portière de sa chaise.En les voyant, son cœur avait bondi Il s'était arrêté net, à la fois saisi d\u2019admiration et de surprise.En le croisant, elles le reconnurent certainement aussi, car leur regard se fixa longuement sur lui.La jeune blonde murmure à l'oreille de la brune quelques mots gui sitirèrent son attention, car celle-ci, tour, leva les yeux sur Jean.Il hésita à les saluer, mais n'étant pas connu d'elles, il n'osa pas.D'ailleurs, tandis qu\u2019il se cou- sultait, elles étaient déjà passées.Brusquement, il fit volte face et Jes suivit pour les revoir encore ; mals au moment ou il venait de les rejoindre, il les vit monter dans un carrosse qui les attendait et disparaître aussitôt, pendant qu\u2019il demeurait clouô au sol, immobile et désappointé.M lui sembla pourtant que la jolie blonde l'avait apergu et remercié timidement du regard Etait-ce une illusion?Cette adorable jeune fille avait-elle, au contraire, gardé le souvenir du léger service qu\u2019il lui avait rendu ?Dans les dispositions d\u2019esprit où il se trouvait aujourd\u2019hui, il n\u2019en fallait pas tant à Jean pour exalter son imagination.Cette douce image qui se représentait ses cesse A sa pensée, 11 venait œut «L qu'il s* fforçait d'étouf- er, se réveilinit plus ardent, plus irrésistible.À quoi le con- duirait-il?A une profonde déception, sans dou.», als que Ini importait pourvu;p \"il aimât, qu'il vecit enfin \u2018der passions dont tout le monde vivait autour de lui.Elle habitait done Paris, cette charmante vision ?Eh bien ! il la reverzait, il la suivrait, il sau- Tuit qui elle était et, pent-être, se ferait-il aimer d'elle.Jl rentra complètement métamorphosé, dé- bordaut d'amour, de jeunesse, d'espérance.La nuit s\u2019avançait Jeau, paresseus ment étendu, se perdait dans la plus délivieuse 1éverie, quand la porte s'ouvrit brusquement et le jeune comte du Montbazin pénétra comme l'ouragan dans le boudoir.\u2014Mon cher ami, lui dit-il d'une voix entrecoupée, il n\u2019y a pas à s\u2019y tromper, cotte fois.Un grand danger nous menace.Il faut que tu m'aides à le conju- Ter.Jean se dressa subitement.\u2014Que le diable te patafiole ! s'éèfie-téils\"T6\" faisais vai joli' à son.-\u2014Un joli rêve ! toi ! Parbleu ! voilà du nouveau.\u2014AÂh! c\u2019est vrai.Tu ne sais pas.Je I'ai rencontrée anjour- d'hui\u2026 \u2014Qui ?demands Jalien shuri.\u2014 Ma jolie blonde.\u2014Quelle blonde?Celle de Versailles ?\u2014Justement.\u2014Ah ! je eavais bien que tu finirais par la rencontrer.Eh bien! tu lui as parlé ?Qui estelle?où demeure-t-elle ?\u2014Je serais fort embarrassé de te le dire, car non seulument je po jui ai pas parlé, mais je ne I'ai même pas saluée.\u2014Comment! tu en es encore là et tu m'empêches de t\u2019expliquer ce qui m'amène, s\u2019écria le jeune comte.\u2014Eh! ce n\u2019est pas ma faute, je n\u2019ai pas en le temps, elle est partie s1 vite, balbutia Jean.\u2014Âlors va-t'en au diable, à ton tour, avec tes songes creux et parlons d'aflaires sérieuses, répliqua Julien avec impatience.\u2014Tu as raison, excuse-moi, mais je ne suis pas encore bien remis de cette secousse.\u2014Une secouste! Cette rencontre! Que dirai je donc, moi ?Crois-tu que je n\u2019aie pas des choses bien autrement graves à te raconter ?dit le cornette avec un dédaignenz mouvement d'é- psules.\u2014Eh bien ! parle, fit Jean.Je sr» tout oreilles.\u2014Gonnais-tu de vue ou de nom un coquin que l'on a surnommé Barberousse ?demands Julien.: \u2014Oui, j'ai rencontré parfois cette vilaine figure, répondit Jean.\u2014Et sais tu an service de qui il est attaché ?\u2014On m'a dit qu\u2019il était au service du favori et qu\u2019il s\u2019acquittait pour lui de toutes les besognes dont.un hounête homme ne voudrait pas se charger \u2014Alors, je n'ai rien a t'apprendre sur son compte, reprit le jeune officier; mais que pen- Serals-tn si tu voyais roder ce drole autour d'une maison habitée par trois lemmes seules, qui n\u2019ont ni père, ni mari, ni frère pour les défendre ?\u2014Je pensersis que ce misérable médite quelque manvais coup et je me tiendrais sur mes gardes.\u2014Xu ce cas, mon cher, ne t\u2019étonne pas de me voir si ému.Aujourd'hui, en allant chez Mme de Coissy pour \u2018ni rendre visite, j'ai aperçu ce Barberousse planté devant les fenêtres de son hôtel, Fort surpris et plus inquiet encore de la présence d'un pareil homme, je me suis diesi- mulé sous une porte cochère, je l'ai surveillé, et je l'ai va étudier avec la plus grande attention les abords de l'hôtel.En même temps, il consultait un plan qu'il tenait à la main, comme pour se rendre bien compte du nombre des fenêtres et de la distribution des apvartements + {Acontenuer.\u2014 we.ED + \u20ac rere.$7,800 données Aux personnes qui feront la plus grande quantité de mots avec les lettres contenues dans la phrase suivante : : \u201c Patent- Attorney Wedderburn.\u201d -Pour plus de particularités adressez- vous au National Recorder, *Washington, D.: C.o= : LA TRIBUN Recherches Historigques Sommaire de la livraison de janvier Saint-Charles de Bellechasse, Pierre-Georges Roy ; Le commandant Gosselin, Edmond Mallet ; Une ouverture de session, Ignotus ; La wort du pére de la Brosse, l'abbé H.R.Caagrain ; Saint Jean-Frargois Régie et le Canada, Pabbe David Gosselin ; Les avocats'rous l\u2019ancien régime R : Les termes glactaires anglais P.G R ; Bourlamaque après la guerre du Canada, P.G.R ; Le scorbut, Benjamin Salte ; Simon Latresse et la passe des matelots P.G.R.; An Canada ou en Canada, À.D.DuCelles ; Nos gouverneurs sous le régime français, l'abbé H.À.Verreau ; Le rapport de lord Durham, L.J- À.Papineaa ; Peuple de gentilshommes, Gustave Onimet ; Le site de l\u2019ancien fort Saint-Frédé- rio, l'abbé F.L.L Adam; Les journaux du Canada, F J.Au- det ; Les tles Saint Pierre et Mi- quelon, J W Miller; Mgr Ples- sis et Mezzofante, l'abbé J.B.A.Ferland ; Questions ; Publica - tions du mois ; Bibliothèque Canadienne, etc.On peut se procurer gratulte- ment une livraison spévimeu des Recherches Historiques en s'adressant au directeur de la revue, M.Pierre-Georges Roy, 9 rue Wolfe Lévis.Voici une expérience qui ne manque pas d'a-propus, mainte- naut que le bétail est en hiver- nement ; elle rouie sur la valeur du fumier que pevt produire une vache dans une journée.A la station agronomique de Cornell, l'on a pris dix-huit va ches Jerseys pour l'expérience poposee.Les rations journaliéres de ce troupeau comprenaient les aliments suivants : toin, mil et trefle, 114 lbs ; ensilage de blé- d'Inde, 893 livres ; betteraves, 186 livres ; nourritures diverses mélées, 154 livres ; ces dernières se conposaient de do à Ze parties de sou de blé, uouf parties de moulée de graine de coton, trois parties de mousiée de blé-d'Inde, une partie de grain de brasserie.Le montaut des éléments de feurtili- té contenus dans le famier, partie liquide et solide, fut celui-ci : Azote, 785 Ibs ; acide phosphorique, 501 lbs; potasse, 740 lbs.Si l'on estme à 15 cte la livre l'azote, à 7 cts l\u2019acide phosphorique, à 44 cts la potasse, la valeur totale des principes fertilisants s'élève à $1.78 par jour, ou environ a 10 ots par animal À ce compte, Un cultivateur qui aurait dix vaches en hiverne- taunt, s'il ne perdait aucun des éléments de fertilité contenus dans son fumier d\u2019étable, aurait chaque jour la valeur d\u2019une j'ias- tre; dans un mois il aurait $30 ; dans cing mois il aurait $150.Malheureusement il n'en est pas ainsi, et cette valeur de $150, plusieurs cultivateurs la changent en uue valeur de $15 à $20 par leur négligence, leur apathie à ne pas preudre soin de leur fumier.La balance, c'est-à-dire les $90 ou $100, s\u2019en va sous le pavé de I'etable par la négligence qu'on a de ne pas employer d'absorbants; elle s'en va dans le ruisseau ou le fossé, parce qu'on laisse le fa- mier sous les gouttières ; elle s'en va dans l'atmosphère, parce ) p= qu\u2019on laisse le tas de fumier fermenter trop violemment, Peut-on dire, après cela, que les oultivateurs qui éprotvent cette perte, chaque année, ont vraiment des cultivateurs écoto- mes ?: °, Henri Ladonceur, ce fameux braconnier canadien qui fait si souvent le désespoir des gardes- chasse de la Beauce, va enfin su bir le châtiment qu'il a mérité par ses délits à l'antorité.Le magistrat du distriot de St- Joseph de la Beauc-, M Panet- Angers, a condamné Ladouceur à trois mois de prison pour avoir tué des chevreaux âgés de moins d'un an; à trois autres mois de la même peine pour avoir tué plus de deux chevreuils durant la saison du chasse et enfin à trois autres mois pour avoir tué en dehors de la saison de chasse différents gibiers.Plusieurs pièces de gibier qui avaient été saisis entre les mains de Ladouceur, lors de son arrestation, ont été expédiés à Québec, pour être distribuées aux sociétés de bienfaisance.+, + St Lambert.\u2014 Un triste acei- dent est arrivé ici, le 8 au matin.Deux hommes ont perdu la vie.L\u2019un d'eux, Auguste Bourdon, était nouvellement marié depuis cinq semaines Il n'a que 25 ans et travaillait à la cons- traction du nouvel aqueduc de St Lambert.ll habite à Montréal \u2018avec son beau-père, M.Arcand.L'autre victime: M Jos Gorrey, âgé de 65 ans, habite également Montréal.L'accident est arrivé samedi matin à 6-18-heures.Le traid de Sorel venant de cette dernière ville, approchait du pont Victoria au moment même où le train de banlieue approchait de la station de St Lambert, venant de Montréal.Il sortait à peine da pout Victoria quand il est venu en Collision avec le train de Sorel * 5X Les nenx sous.\u2014La police de la Puissance a actuellement une cause intéressante à poursuirre ; cells d'un vol qui vient d\u2019être commis à la galerie des Arts sur la rte O'Connor, 4 Ottawa.Des voleurs se sont introduits dans la bâtisse en question, et out enlevé une collection de vieux sous évaluée à plusieurs milliers de dollars Il y a en outre des pièces d'une valeur inestimable qu\u2019il sera difficile sinon impossible de remplacer.Parmi ces pièces de monnaie, 11 en est qui remontent juequ\u2019aux temps les plus reculés, entr'autres au temps de Ju- les-César de Ptolémée, de Vespa- sien, d\u2019Auguste, d'Aurélien, de Cléôpatre, erc., etc.Les autorités sont d'opinion que les voleurs de cette collection de valeur, essayeront de vendre ces pièces à Montréal, à Toronto ou dans des villes des Etats Unis.\u2014 A 0 GD +O pe On prouve nos auances De tous !es remèdes qui réclament des guérisons, le seul qui 1e prouve vu le MENTHOL CouaH SYRUP.0G Miel pur, qualité supérieure, a vendre au monastère du Précieux- Sang , St Hyacinthe.ZT a .| Agent pour uns des melllonres maisons do ce genre, NY N v N N RS = N 3 3 N 3 N N N : N N N N Ni Erp » fr INSIGN ES RUBAN, CELLULOID et METAL POUR Soctétés Relirieuses et de Bienfuisance CERCLES, AMAIEURS, ETO.ETC, S'adresser au BUREAU DE \u201c\u2018 LA TRIBUNE\", ST-HYACINTHE.La Consomption Guérie Un vieux médecin retiré, ayant re- ¢u d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d\u2019un remède simple et végétal pour la guérison rapide et permanente de la Consomp- ton, la Bronchite.le Catarrhe, l'Asthmeet toutes les atfectons des Poumnnsat de la Gorge, et qui guérit radicalement la Déhiliré Nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses ; après avoir éprouvé ses remarquables effets curatifs clans des milliers de cas, trouve que c\u2019est son devoir de le faire connaître auxmalades.Poussé par le désir de solager les sout- trances de l'humanité j\u2019enverrai gratis & ceux qui le désirent, cette recette en Allemand, Français ou Anglais, avec instructions pour in préparer et l\u2019employer.Envoyer par la poste un timbre et votre adresse.Mentionner ce journal.; W.A.Noyzs, S20 Powers\u2019 Block, Rochester, N.Y.3 Septembre 1897.TERRE À VENDRE Dans la paroisse de St Barnabé, bas du rang St Amable, aboutant à la rivière, à 3 milles des églises de St Hugues et St Barnabé, et z mille de St Simon, une terre de 4 arpents par 38, clôturée en cèdre et bien entretenue, dont 130 arpentsen oon état de culture, le reste est en érable bien boisée, comprenant une sucrerie de 800 vaisseaux.Le sol est de bonne terre forte.Une bonne grande maison, grange, étable, hangards et autres dépendances en bon ordre, 4 puits fourmssent une eau bonne et abondaute outre la rivière.Cette turre appartient à M.J.Nicolas Choquette, résidant actuellement à Manville, R.L Puur pius ampies intormations et conditions de vente s'adresser sur les lieux à ALFRED LAMOUREUX, Procureur.Possession immédiate.St Burnabé, 15 juin 1897.EE Fleurs, Plants, Fruits Tous coux qui auraient besoin de.s.\u2026\u2026.\u2026.Plants pour Jardins, Fraises; Framboises.Pommes.Prunes, Peches, Groseilles, Arbres pour ornements, Saules vleureurs pour oimetieres, oto., eto, eto-, Pourront s'adresser à ce bureau J \u2014}\u2014 Toute demande par ls malle recevra Une prompte attention._Sadresseri Camille Lussier, » 0 \\ \u2018 \u201c Ye oy Drame horrible: Sherbrooke, 5 \u2014Un peu après ; étuit 0 :onpée par ies\u201d jeunes élè- 3 henres, hier, la nouvelle d'au ves.Csite éndroit \u2018servait de horrible drame s'est répandue | dortoi Le sergent de po- la chapelle se trouvait à avoir dans ja ville.tic est dg Proivopaité, laquelle partie supérieure de lice Bell et le constable Ferd.Une communication directe avec Couture se transportèrent im- | la partie en flamme.médiatement à l'endroit où ce \u2019euant de double crime avait été commis, chez un nommé Wm Denault.rue St Henri.A leur arrivée, ils trouvereat dans une pièce 1etirée, Mme Tanguay, fille de Wm Densult.Elle avait regn une balle dans la tête, et le sung coulait de sa blessure et lui couvrait ls figure.Dans une pièce adjacente gisait un cadavre, celui de G.Du- bois, qu'une balle srait frappé à la tempe, le tvant instantanément.Le revolver était sur le plancher, près du mort.Le coroner suppléant Pelletier a été averti sur le champ, et il est.arrivé au bout de quelques minutes, Mais dans l'intervalle, la femme avait expiré Sans &voir repris l'usage de ses sens et sans avoir pu parler depuis qu'elle avait été blessée.Les deux cadavres ont été transportés à la morgue.Mme Tanguay était la femme de Fred.Tanguay, qui est employé comme charretier par Ja corporation Tanguay n\u2019a que 22 ans.Il jouit d\u2019une excellente réputation et ses chefs assurent que c\u2019est un employé sans reproche.Il aimait passionnément sa femme, et le terrible drame qui vient de se produire l\u2019a presque rendu fon.Mme Tanguay n\u2019avait que 20 ans.Elle a expiré avant que son wari, avert1 de ce gui s'était passé, n\u2019eut eu le temps de revenir auprès d\u2019elle.Dubois avait 22 ans et travaillait à l'usine que l\u2019on désigne généralement sous le nom de 1a fonderie de Camirand dans Sherbrooke Est Il était célibataire et habitait avec son père et les autres membres desa famille, dans la partie Est de la ville.Tanguay était marié depuis un an et demi.Le mobile du meurtre est évident.Dubois avait connu Mme Tanguay et lui avait fait la cour avant son mariage.Il avait toujours exprimé ouvertoment de l'admiration pour elle, et il n'y a pas de doute que la jalousie l\u2019a poussé à accomplir l\u2019épouvantable tragédie.Une conflagration Ottawa, 4\u2014TI était environ neut heures et demie ce matin, lorsque \u2018la brigade du feu été appelée à l'Université d'Ottawa.Le feu venait de se déclarer dans la partie supérieure de l'immense édifice.On donna aussitôt l\u2019alarme eu s\u2019apercevant que le feu s'était déclaré.On se servit, en attendant l\u2019arrivée de la brigade, des appareils chimiques du collège pour éteindre le fou.Par malheur les bornes-fontaines ne fonctionnaient pas convenablement, par suite du froid intense qu'il a fait depuis quelques jours.Ce ne fut qu'après un quart d'heure que l'on pût obtenir le service de l'aqueduc.Les boyaux avaient été posés avec hâte et l'an d'eux se creva par l'effet da froid et de la pression.L'iucendie l'intensité s'était communiqué au toit du collège, et de nombreuses langues de feu projetsient de la toiture, et semblaient vouloir se diriger vers la partie centrale de l\u2019édifice.Le commandant de la brigade cet endroit, et à les empêcher de faire des progrès dans cette direction.Les flammes en dépit de l'activité déployée par la brigade, continuait à gaguer du terrain dans ls direction de la chapelle, et bientôt le feu se fraya un passage À travers la voûte de ce magnifique temple construit dans le style mauresque.Des efforts inouïs ont été faits pour sauver du désastre l\u2019artistique chapelle du coliège, et il 8 êté nécessaire de l'inonder complètement du haut en bas.Les dommages seront en grande partie dûe à l'eau.Tout à coup, une éclatante ez- plosion se fit entendre ; les flammes venaient d\u2019atteindre le laboratoire de chimie, et avaient communiqué avec les matières explosibles Le résultat de cette explosion n\u2019a cependant rien eu de désastreux L'incendie commença à perdre de son énergie en ce moment, et il était évident que la brigade contrôlerait désormais le travail destructeur du terrible élément.Vers 11.80 tout avait été circonecrit, et il n'y avait plus rien à craindre.l'étendue des pertes.mais elles sont considérables, et atteindront probablement une soixantaine de mille piastres couvertes par les assurances.Un certain nombre de valises appartenant à des'élèves ont, été complètement détruites par le fen.On ne saurait dire d\u2019une manière positive quelle est l'origine du feu, mais l'on suppose que quelque fameur aura laissé tomber un bout de cigarette als lumée dans un co\u2018n du dortoir.Il est fort heureux que cette incendie n'ait pas eu lieu dans la nuit, car nous aurions eu à déplorer un désastre des plus regrettables.\u2014\u2014}e{-w London, Ont, 4,\u2014Une terrible catastrophe s'est produite hier soir vers 9 heures, pendant que les candidats qui étaient sortis vainqueurs de la lutte électorale municipale adressaient la parole en présence d\u2019une foule de 2,500 personnes qui s\u2019étaient entassées dans l'hôtel de ville.Vingt-neuf personnes y ont perdu la vie, tandis que cent ciuquante autres, au moins, ont été grièvement blessées.Pendant que la foule applaudissait l'an des orateurs, la partie du plancher située au-dessus du bureau de l'ingénieur de la ville, s\u2019est effundrée tout à coup et deux cents personnes ont: été précipitées par l\u2019ouverture béante.Un énorme coffre- fort et une lourde pièce de calo- riféres ont été culbutés sar la masse grouillante des victimes.ee Favre au = 4 ° L fou se trouvait dans In par\u201d! réussit à conper les flammes |, On ne saurait dire exactement |.asser 274 295590600000 CdOccdcosLdEaess 9 BIERE ET PORTER DF JOHN LABATTS = .OWN LABA DF LONDON, Ou & 2 LONDON Canara \u2014\u2014 >, ALE & STOUT Levreuvageie plussalutalrepourl*usage general el sanssupericurcrommetonl.@ 7 ETE GC qneantrltit @: a fl UTR 5 Ki ecommaudé par les conualssenrs et ue F,5 108 médecine dure toutes les parties du 7 - Uanada.Voym lve témoignages Aorite devhitietesérinents NEUFIEDAILLE?D'OR, ARGENT DE BIRONZE ET ONZEDIPLONEN obtenus aux exponltions univorsellos de France, d'Austraile, des Etats Unie, da Canads ,de !a Jnmaique Indes Occiden tales.Beetle Haveurosiginaleet fue, puretégarantie cen brouvagessont faits epéclaiemen t pourconvenir au climat de ce conti © gentet nesontpasiurpassés.g © G 9 = a PRIX SPHOIAUF a o> IN AU GROS © RTA Yate >= 77 ON PORTE A DOMICILE 2 ; 2 LEE tie) DANS TOUTE LA = 5 ee RJ eins Edm ions .VILLE p= © J.B.S.PIERRE, © 2 EPICIER.= PROVISIONS, VINS ET LIQUEURS.2 256 RUE CASCADES ST-HYAOINTHE.© @ © TÉLÉPHONEZ AU No 36 3 REECE orers LE MAGASIN LU BON MARCHÉ : En Gros et en Detail JOSEPH BRODEUR, Nos.228, 234.242.et 244 Rue Cascades SAINT-HYACINTHE Ce) FLEUR, EPICERIES, MARCHANDISES GRAINS, PROVISIONS, SPECIAL Et GRU, MELASSES, FRANCAISES, MOULEF, GRAISSE.SOTES, Ste, Etc.Ere.Ero CACHEMIRES, Brc.Bre, Au plus Bas Prix.\u2014\u20140 \u2014\u2014 Agent pour la célèbre Farine forte & Boulanger.Grenier de L'Univers, du Manitoba.Les Commerçants son: spéuialeuwient \\nvités À venir Visiter les Marchandises de Tuutes Sortes.Colons er Inaiennes d la livre que nous recevons chaque semaine \u2018es Etats Unis.N.B :\u2014 Argenteries données en cadeaux aux acheteurs Boire, B.P.160.Télénhone, 118 rORRPA SrRERRPE ENGIN ET ROULLOIAES DEPUIS 3 FORCES JUSQU'A 100 Les ENGINS et BOUILLOIRES =) DE (\u2014 == E, LEONARD & S0NS == ont toujours remporté les premiers prix à toutes les Expositions au Canada et à l\u2019étranger et sont reconnus les meilleurs et les plus parfaits., Ces Engins et Bouilleires sont en acier et sont vendus garantis sous tout rapport.Un grand nombre sont en usage à St-Hya- cinthe et dans le district, et donnent pleine satisfaction, Les prix sont plus bas que ceux de n\u2019importe quelle autre maison.On peut voir un de ces engins et bouilloires à l\u2019établissement de \u2018\u201c La Tribune.\u201d Ponr informations, écrivez à A.DENIS, Agent pour le district de St-Hyacinthe, ST-HYACINTHE.Que Cartes 4\u2019 Aifaires.BLANCHETTE & BEAUREGAR, AVOCATS, RUE GIROUARD), - - - Sr-HYACINTUE.Blanchard, Boissean & Bazinet, Notaires 18, RUE ST-DENIS, ST-HYACINTHE, FONTAINE S1-2/(LES 8FONTANE, AVOCATS, RUE GIROUARD, porte voisine do la Banque Eastorn-Townships, ST-HYACINTHE.JOSEPH LEDUC, Entrepreneur Forblantier, Plombier et Couvreur 198, - Rue Cascade, St Hyacinthe.Dr J.A.Tellier, Médecin-Vétérinaire Inspecteur vétérinaire officiel pour le Dominion.BUREAU ET HOPITAL : 22 RUE ST-HYACINTHE, .ST-HYACINTHE Qu THEO.DAOUST, ARCHITECTE 103, Rue Saint François-Xavier! 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des gisements Dire cotour- Finpriétaire atrifères de la Saskatchewan.ST-HYACINTHE, 14 Jan.St' Jean, N.B., 7.\u2014 La législa- \u2018 ture du Nouveau-Brunswick est convoquée pour jeudi, 10 février *,\u201d Sir, Wilfrid Laurier a accepté l'invitation à un banquet qui _ Ini era offert par les libéraux de Montréal, lé'lundi de Pâques, 11 avril.Ry?Cour des Commissaires\u2014Le Conseil Législatif a étouffé le bill de M.de Grosbois donnant juridiction à la Cour des Commissaires jusqu\u2019à $40.x, Ontario.\u2014 Le gouvernement Hardy espère proroger la législature vers le 15, la dissondre puis fixer le scrutin général au dernier mardi de février.Ty ® Aivei que nous I'avons annoncé, sir Adolphe Ohapleau a fait remettre le 29 Décembre, à Son Honneur le maire Parent, une somme de $1,200 pour être distribuée aux pauvres de Québec.LL * Il semble aujourd\u2019hui être définitivement décidé que l'Hon.juge Jetté ira à Spencer- Wood, comme successeur de sir Adolphe Chapleau, et que l\u2019Hon.F.Langelior le remplacera à Montréal.Fy Les amis de I'Hon.Frs Lange- lier, à Québec, viennent de lancer l'idée de lui offrir un banquet, qui aura lieu la semaine prochaine.M.Langelier a accepté ce banquet.Ottawa \u2014Nonobstant les fêtes le conseil des ministres a siégé presque en permanence.On est à préparer le travail de la session qui doit s\u2019ouvrir le 8 fév.\u2014Le gouvernement a résolu de ne pas prendre maintenant possession du chemin de fer du \"comté de Drummond.= Le Signal de Montréal se dit en position d'affrmer qu\u2019il est faux .que la lettre de M.Tarte, dontzil.est tant question aujour- dbo; ait été communiqués à M Laurier.Celui-ci n'en a pris connaissance que lorsqu'un avocat libé- ralzle-tui a lue à la fin d'ôctobre dernier.ht Ottaws.\u2014Le Jour de I'An a donné lien aux receptions ordinaires.Lord Aberdeen a reçu les visiteurs dans la salle du Sénat, à midi, le 1er janvier.Dans l'après-midi, lord et lady Aber een recevaient à Rideau \u201cHail, Sir.Wilsia @t lady Laurier.re- \u2018Gevalent au aussi dans l'après-midi | - tb da tr \u2018jouvier: .1808 M.Drolet conserve dans cette compagnie des parts pour $250, 000.Le Soleil annonçait, ces jours\u2019 derniers, que M.Drolet avait réalisé un profit de $100,000 sur la vente de l\u2019un de ses intérêts.hl Mort subite.\u2014M.8.O.Stevenson, secrétaire du conseil des Arts et Manufactures, est décédé subitement à Montréal, le 2 courant, à sa résidence, 73 rue Mansfield.M.Stevenson était connu de tout le monde dans la province de Québec, et la nouvelle desa mort sera apprise avec regret par tous ceux qui l\u2019ont connu Il était l\u2019ami des jeunes gens et prenait un intérêt tout particulier à tout ce qui étaii canadien.M.Stevenson est né à Montréal, en 1848.Il reçut son éducation au High School, et plus tard, obtint le degré de B.A., à l\u2019Université McG:ll.En 1872, il commença à s'occuper d'exposition, et depuis 19 ans, il a pris une part active dans tortes les expositions qui ont eu lieu à Montréal, et duns tout le Dominion.Lorsque la première exposition eut lieu, sur les terrains de la compagnie, au Mile-End, il avait la charge entière du département industriel.En 1876, il fat nommé commissaire pour la province de Québec, à l\u2019exposition de Philadelphie, et l'année suivante, lorsqu'un comité permanent fut formé pour cette province, M.Stevenson fut nommé eecrétaire, position qu\u2019il occupa jusqu'à l'organisation de la compagnie d\u2019exposition de Montréal, en 1889.Depuis, il a été l'organisateur et le \u2018gérant de toutes les expositions gui ont en lieu.En 1886, il représenta le Canada comme commissaire de la province de Quévec, à l\u2019exposition coloniale et industrielle qui eut lieu en Angleterre.En 1892, 1) fut nommé membre de la commission provinciale pour l'exposition de Chicago.M, Stevenson était aussi le secrétaire du couseil des Arts et Manufactures, pour la province de Québec.uw Les affaires.\u2014 L'année 1897 montre une amélioration sensible svr l\u2019année précédente dans les affaires générales de la puissance.le chiftre des faillites est un guide assez positit pour déterminer le sujet.Voici la liste des faillites en 1896 et 1897.1897 1896 Ontario.886 930 Québec.\u2026\u2026.69 870 Nouveau-Brunswick,.,.6 81 Nouvelle-Ecosse.\u2026.\u2026.cess 181 155 Ile du Prince Edouard.\u2026 10 23 Manitoba.43 20 Torritoives du Nord-Ouest.10 19 Colombie Anglaiso.66 72 Londres.\u2014 Il est rumeur ici qui euccèdera à lord Aberdeen, Élections Municipales St Hyacinthe a fait ses élec- |: tions municipales le 8.janvier avec une grande unanimité, Ce: qui dénote chez ses contribuables un désir sincère d'éviter ces conflits d'opinion qui sont toujours dangereux dans une municipalité et qui parfois entravent l\u2019action du Conseil.Dimanche aoir, le 2, une assemblée publique, sous la prési - dence de M.E.H Kicher, pro- maire, recevait avis que M.Des- ssulles n'entendait point se laisser porter candidat à la mairie pour un nouveau terme Un vote de remerciements et une adresse lui foreut présentés en reconnaissance dvs grands services qu'il avait rendus a la ville durant ses 24 années d\u2019occupation de la présidence du Conseil Il füt alors décidé de présenter M.E.H.Richer, pro-maire, et de I'élire par acclamation Lundi, le 3, A 10 heures, un bon nombre de contribuables de tous les quartiers se réunissaient dans la salle publique pour la mise en nomination du maire et des conseillers.M.E.H.Richer fut mis en nomination pour la mairie, et comme il n'y avait pas d'autre candidature, il fut déclaré élu a l\u2019unanimité, aux applaudissements de la foule.M.l\u2019échevin 8.T.Duclos fat également réélu par acclamation pour le quartier No 1.MM.Adrien Blondin et D.Du- maine furent mis en nomination pour la représentation du quartier No 2 Le poli fut accordé et tenu le 10; M.Dumaine a été rité.M Olivier Brodeur fut réélu par acclamation pour le quartier No 8.M TJ A.Cété fut également réélu par acclamation pour le quartier No 4.Le quartier No 5 a élu par acclamation M J.N Lemieux en remplacement de M.J.B.Brous- seau qui avait décliné la nomination.* gH Le quartier No 8 s\u2019est choisi un représentant pour remplacer M.Richer, élu maire.Une longue requisition, signée par les contribuables en grande majorité, demandait à M.A.Denis, notre propriétaire, de se laisser porter caudidat à ce poste important, dans le quartier d'affaires.Quoique retenu à sa chambre par ne sérieuse maladie, M.Denis n\u2019a pas cru devoir refuser l'offre qui lui était faite si spontanément, et il sera élu par acclamation.x, + M.E.H.Richer, notre nouveau maire, est un enfant de St- Hyacinthe, où il vit le jour en 1849.Il fit ses études classiques au Séminaire de St Hyacinthe.À sa sortie du collège, il s'enrôlait dans l\u2019armée de Pie IX, et féisait partie du premier détachement des Zouaves Poutificaux Canadiens qui volèrent au secours du Saint Pontife et à la défense de ses droits.M.Richer recevait, l'an dernier, la récompense bien méritée de ce glorieux dévouement et était créé Chevalier de Pie IX, Mgr de Druzipara lui en remettait les titres qu'il remportait de Toiaux.\"0.yw 179 \u201c1,007 \u2018Diminution vodoues Tose soc .272 Rome.déclaré élu par 4 voix de majo- | ° Après.la prise de\u2019 Rome par les troupes Garibaldiennes, M Richer revenéit à: St Hyacinthe \u2019où'il ouvrait une fi airie qu'il «possède encore, et gk'il rige avec habileté.Depuis 10 ans qu'il s occupe d\u2019affaires municipales, il est biea au courant des intérêts de notre ville, et il saura les diriger avec succès.yn , La Patrie termine ainsi un article\u2019 trés élogieux sur notre nou- vesu maire auquel nous applaudissons des deux mains: \u201c M.Richer possède une librairie qu'il ne le cède en rien à celle des grandes villes.Sa position est des plus enviables.L\u2019expérience et l'honnêteté dont il a fait preuve dans son commerce sont une garantie qu\u2019il agira toujours dans les meilleurs inté- réts de la cité prospère dont il est le premier magistrat.FE J La société Philharmonique sé- rénadait notre nouveau maire, le 10 au soir et recevait une cordiale hospitalité.Un peu plus tard dans la soirée, la fanfare du Cercle Montcalm sérenadait a son tour M.le maire Richer et recevait une aussi courtoise hospitalité.ee \u2014 Nouvelle Supérieure La communauté des Sears de la Présentation en Amérique, a une nouvelle Mère Provinctale, qui vient d'être nommée en remplacement de la révérende Mère du Bon Pastsur que le Seigneur rappelait à lui le 28 novembre dernier.Le deuil sincère qui s\u2019était zé- pandu sur cette belle et précieu- \u20188¢ communauté est 1148 sensiblement tempéré par la nomination de la Révérende Mère Marie Saint David, comme Provinciale.Cette boune nouvelle, qui n\u2019a surpris personne, arrivait à St- Hyacinthe, le 9 du courant, à la grande satisfaction de la communauté et des ancieunes élèves.Sœur Marie St David, dans le monde.Marie Alexaudrine Teys- sèdre, eat née le 9 juillet 1842 à Milhau (Aveyron) diocèse de Ro dez, France.Dès l\u2019âge le plus tendre elle montra un vif penchant pour la vie religieuse et à 17 ane, elle disait adieu à sa fa mille et au monde.À 19 ans, le 15 août 1861, elle pronongait ses vœux dans la communauté des Sœurs de la Présentation.Ses talents et sa profonde con naissance den règles de sa maison- la désiguaient d'avance pour le service des\u2019 missions étrangères.Le 10 man 1876, elle arrivait au Canada, avec la Révérende Mère Saint Maurice, Mère Générale de la communauté, qui venait visi ter les missions canadiennes pour la deuxième fois, hélas ! pour la dernière, aussi.La Mère Saint Maurice qui avait fondé les missions canadiennes l'amenait pour aider su développement de sa chère communauté de ce côté de l'Aulan- tique.Depuis son séjour au Canada, Sœur St David fat tour-a-tour directrice au pensionnat de la Maison Mère, maîtresse des novices et assistan\u2018e.Finalement le 8 janvier elle devenait supérieure et provinciale des maisons d'Amérique.nue pendant plusieurs années sur sa chaise à l'infirmerie.Dieu voulait l'éprouver avant de lui donner une charge aussi importante que celle qui vient de lui échoir, mais touché par les larmes et les prières de sa pieuse servante, il lui rendit graduellement la force et la santé dont ellea besvin, danssa position éctuelle, à la téte de sa commu: \"| nsuté.Nous sommes heureux de avoir qu\u2019elle est assez rétablie pour remplir toutes les obli gations de ea charge.Depuis 22 ans qu'elle réside au Canada, elle à par ses hautes qualités conquis l'estime et l\u2019amour de toutes les religieuses de la communauté et sa nomination a été reçue avec un \u2018oll: général de satisfaction.Nous croyons être l'interprète du public en général en offrant à la nouvelle et digne supérieure nos félicitations et nos vœux les plus sincères pour sa santé et une longue succession d\u2019années dans sa charge de Supérieure Provinciale.Le M.L'abbé F.Aubry M.Fortunat Aubry, ancien curé de St Jean, vient de mourir à Ste Thérèse.C'est uno des figures les plus marquantes de notre clergé qui disparaît.Les positions importantes qu\u2019il a occupées dans le ministère paroissial, ses talents, sés qualités, et, disons-le, son caractère, l'ont depuis longtemps signalé parmi - ses confrères.M.Aubry est né le 28 juillet 1830, à St Laurent, ile de Montréal.M.Fortunat Aubry était fils de Hyasinthe Aubry et de Geneviève Leduv.Il fit ses études au Séminaire Ste Thérèse Il prit la soutane en 1852 et se livra à l'enseignement en même temps qu'il faisait sa théologie.Ordonué prè- tre, à Montréal, le 30 septembre, 1855, il resta à Ste Thérèse comme professeur pendant deux années.Cette méme année Mgr Bour- get Ini demanda d'aller comme missionnaire à l\u2019île du Prince- Edouard.En 1859, M.Aubry était rappelé «t envoyé à Ste Marthe.En 1362, il était demandé à l\u2019évêché da St Hyacinthe par Mgr J.LaRocque et devenait curé d'office de la Cathédrale.En 1864, M.D Bérard venait de mourir presque subitement.Pour le remplacer, Mgr Bourget rappela M.Aubry et l\u2019envoya une seconde fois à Ste Marthe.Deux; ans après, en 1866, le curé de St Jean, M.Chs.LaRoc- que fut sacré évêque de St Hyacinthe, et M.Aubry le remplaça.Anniversaire Un a célébré, le premier de l'an, au Vatican, le soixantième anniversaire de la première messe de Sa Sainteté Léon XIII.Plus de 3,000 délégués de diverses sociétés{catholiques ont été admis à la Sala Della Loggia.L'apparition du pape sur son Sedi gestaloria, a été aalaée par de longues acclamations Le pape a célébré sa messe jubilaire en présence de plusieurs milliers de personnes.Sa Ssinteté Léon XIII aura 88 Une cruelle maladie l\u2019a rete- aus le 2 mers \u2018prochain. ee mme rs A ET SRI EE TE © em Pret ee Ew LA TRIBUNE.hai Parlement Provincial Québec, 29.L'Orateur prend le fauteuil à 4 heures.La discussion du projet de loi de l'Instruction Publique se continue.C'est le député de Québec Centre, M.Robitaille, qui a la parole Lorsqu'il s\u2019est agi de l'avis de motion de M.Robitaille, au sujet de la production du rapport de l'intéressante exploration de Henry O'Sulhvan, dans le territoire compris entre le Lac Saint- Jean et la Baie James, le député de Québec-Est a fait voir qu'il était on ne peut plus important de sc rendre compte, dans toute la mesure da possible, de l'immense Comaine que venait d\u2019acquérir laProvince de Québeo, territoire qui comprend une étendue d'au moins 66,000,000 d'âcres.L'Hon.M.Turgeon a alors déclaré que le gouvernement serait heureux de produire cet intéressant et instructif rapport d'exploration; et qu'il croit peut-être plus loin encore ; et qu'il demanderait très probablement à la Chambre l'autorisation de le faire imprimer.Il a dit qu\u2019il y avait déjà une compagnie toute formée, sérieusement organisée pour construire un chemin de fer à travers ce territoire, ou plutôt prolonger le chemin de fer du Lac St Jean, de Roberval à la Baie James, en suivantéle cours de la rivière Na- tastiquai jusqu\u2019à la hauteur des terres et la Nataway, jusqu\u2019à son embouchure, dans la Baie James Dans Ontario, on cherche aussi à atteindre la Baie James par la prolongation du chemin de fer du Lac Nipiesing.M.O'Sullivan déclare dans le rapport de son exploration que la prolongation du chemin de fer du Lac] Saint-Jean à travers ce vaste et riche territoire, serait de construction très facile.L'hon.M Turgeon termine ses observations en disant qu\u2019il est sûr que lorsqu'on aura pris connaissance du rapport de M.O'Sullivan, on s\u2019empressera de reconnaître que le gouvernement a fait œuvre utile en ordonnant cette exploration.À la séance du soir, on a repris et clos le débat sur la création d'un ministère de l'Instruction Publique.M.Robitaille a fait un discours sérieux et très applaudi.M.Nantel qui avait déjà promis d'appuyer le programme de réforme scolaire, l\u2019a combattu.M.Cherrier a répliqué avec verve 8 M, Nantel.Enfin, est venu le vote : 44 ont voté pour le bill et 19 contre.Québec, 8.L'Orateur prend son siège à 4 heures.Peu de députés, peu de journalistes dans la galerie de la presse, et peu de monde dans la tribune de l\u2019Orateur.M.Ulapperton, le nouveau député de Bonaventure, prend son siège.Il est présenté à l'Orsteur et aux membres de l\u2019Assemblée Législative par M.Pinault, député de Matane et M, Watts, L'Assemblée Législative est appelée à passer en comité général, sous le présidence de M R.Roy, pour étudier le fameux projet de loi de l'Instruction{Publique.Le chef de l'opposition désire savoir auparavant si le gouvernement est bien déterminé à faire adopter ce projet de loi à cette session-ci Il représente que c'est un projet de loi volu mineux qui requiert une étude soignée, prolongée.Il contient 542 articles différents, dit-1l.S'il est étudié clause par clause, en comité général, les délibérations à son sujet vont probablement durer plue d\u2019un mois.Il lui semble que le gouvernement devrait se tenir pour satisfait d\u2019en avoir fait adopter le principe cette session-ci.L'Hon.M.Rrbidoux répond que l'intention du gouvernement est d'insister pour que cette mesure passe.Nous sommes prêts, dit-il, à accepter toute suggestion raisonnable.On commence l'examen du projet de loi clause par clause.Il est entendu que ce quiest de droit nouveau doit être laissé de côté pour le moment.Lorsqu'il s\u2019est.agi d\u2019ajourner à six heures le comité général en était rendu à la centième clause exclusivement.On avait laissé de côté pour discussion ultérieure un certain nombre d'arti- eles nouveaux.L'assemblée Législative s'est réunie de nouvean en comité général, à la séance du soir, et, à 1 heure du matin, lorsqu'elle s\u2019est ajournée, elle en était rendue au 260e article du-bill de l'Instrac- tion Publique.Québec, 4.L'Urateur prend son siège à 3 heures.Encore une séance complète sur la loi de l'Inetruction Pabli- que, laquelle fond à vue d'œil.A moins de malchance, elle sortira ce soir du passage difficile qu\u2019on appelle le comité général de la Chambre.À six heures, on était rendu à la clause 388 et la Chambre tra - vaille avec l'énergie du déses poir.On fait un travail sérienx mais hélas, que ce travail est ennuyeux L'opposition qui est particulièrement chargée d\u2019an1- mer le débat, est bien terne.Elle se borne à quelques observations unodines et acceple toutes les suggestions du gouvernement.Le comité de législation privée fait son devoir avec une ardeur qui l'honore.Ce ne sont pas les, ordres du gouvernement qui retardent la session, ce sont les bills privés Heureusement qu'ils passent un peu plus aisément que le bill de la cité de Montréal qui a une difficulté énorme à subir son comité général.Le temps consacré à la législation privée est expiré.I] passe dix heures et la chambre se replonge dans la mouvelle loi Quand je dis nouvelle, c\u2019est par politesse, car depuis quelque temps, à force de la voir et de l'entendre discuter, elle a perdu son parfum de jeunesse.La série a passé sans trop accrocher jusqu\u2019à 1a clause 440 qui statue que l'argent provenant des licences de mariages, célébrés par les ministres protestants, sera distribué aux municipalités protestantes nécessiteuses pour les besoins de l'éducation.À cette clause, nous assistons à Un assaut courtois entre les anglais de la Chambre.Après une critique amère de M.Atwater, et une verte réponse de M.Watts, M.Weir continue le fou et félicite le gouver- nemeut de sa mesure que, si elle n'est pas parfaite, remédie dans une très grande mesure aux défauts actuels.M Duffy a pris ensuite la parole et calme les craintes de M.Atwater en disant qu'il ne croyait pas que les protestants, la minorité dans cette province, eusseat rien à craindre des catholiques.Après M Duffy, c\u2019est M.Gillies qui approuve la mesure.Décidément la minorité protestante n'est pas tellement effarouchée du projet de loi.Il est facheux que cette discussion ait commencé tellement tard.Uar elle a été extrêmement intéressante.Ce n'est pas souvent que la discussion se fait entièrement en anglais, dans cette honorable Chambre.Eufin, on ge rend jusqu\u2019à 461.Il est une heure du matin et la Chambre s\u2019ajourne.\u2014 Québec, 5.La Chambre a siégé, ce matin, et a expédié beaucoup de besogne en peu de temps.JUrateur prend le fauteuil à 1130 hrs, L'Hon.M.Robidoux présente un bill \u201c Loi concernant les opérations dans cette province des sociétés de secours mutuels et des associations de bientai- sance constituées hors de la province, \u201d La Chambre se forme ensuite en camité général sur le bill de l\u2019Hon, M.Robidoux: Loi de l'Instraction Publique.M Rodolphe Roy est au fauteuil Plusieurs clauses ont été adoptées sans discussion.La clause 473 qui dit qu\u2019il pourra y avoir appel des commissaires d'école devant la Cour de Circuit, a fourni matière à discussion.M.Pannetun s\u2019est opposé à cette clause et a parlé longuement.Lorsque la Chambre s'est ajournée à une heure jusqu'à $ n\u2019était pas encore adoptée.L'Orateur prend son siège à 8 heures.Enfin, après une séance prolongée jusqu\u2019après minuit, on a fini par adopter dans 1'Avsem- blée Législative, par ume division de 48 contre 19, le projet de loi sur l'Instruction Publique Le député de Laval avec l'appui de I'Hon.M.Nantel, propo- ss un amendement qui se lit comme suit : \u201c Qu'il soit résolu que dans l'opinion de cette Chambre ce projet.de loi n\u2019est pas celui qu\u2019- avrait promis aux électeurs de cette province le chef dau gon.vernement actuel.Que l\u2019Hon.Premier avait promis à l'électorat que s'il parvenait au pouvoir, il augmenterait d\u2019une manière considérable le crédit des- ting aux écoles élémentaires, c'est-à-dire d'au moins $200,000, Que loin d'accorder telle augmentation, le projet de loi actuel impose à la province de nouvelles obligations, de vou- 1e heures cet après-midi, la clause | veaux engagements.Que, de plus, cette loi, par la substitution d'un chef politique au surintendant de l\u2019Instruction Publique, avec les pouvoirs qui lour sont conférés, change la direction donnée aux matières d'éducation en 1875, et vont exposer au danger des influences po litiques des questions de la plus haute importance.Que dans ces circonstances, il est dans l'inté- rét public et spécialement de la cause de l'éducation que ce projet de loi ne soit pas adopté.\u201d M.McDonald ne trouve pas cette suggestion d\u2019amendement assez énergique ; il désire qu\u2019on ajoute à cette résolution les mots suivants : \u201c Attendu que ce projet de loi comporte une révision complète de nos lois d'éducation, avec des changements sérieux, on aurait dû accorder plus de temps à l\u2019étude do cette mesure législative.Le ministre de l'Agricolture se charge de la réphque.Il le| fait dans une de ces improvisa- tiors à l'emporte-pièce dont on ne peut lui nier le talent.Il relève une à une les naïves déclara tions, les candides arguments du dsputé de Leval, et se montre impitoyable au point de ne lai laisser qu\u2019une seule chose, qu\u2019il ne tenait pas à lui enlever sans doute : le regret dé n'avoir pas su garder de Conrad le\" silence prudent.Enfin le vote ent lien avec le résultat suivant : Pour\u2014MM.Atwator, Ball, Bé- dard, Bouffard, Carbray.Chi- coyne, d\u2019Auteuil, Dufresne, Du- plessis, Flynn, Grenier, Hackett, Leblanc, MeDonald, Marion, Normand, Panneton, Pelletier, Tellier \u201419.ConTRE\u2014 MM.Allard, Béland Bickerdike, Bisson, Bissonnette, Blanchard, Clapperton, Cardin, Carou, Champagne, Chauret, Chênerert, Cherrier, Decarie, Dé- chêne, DeGrosbois, Delaney, Des- saulles, Doris, Duffy, Garnean, Gillies, Girouard, Gosselin, Gouin, Gueri.,, Huat, Lacombe, Laliberté, Lalonde, Lislois, Major, Marchand, MeCorkill, Olii- vier, Petit, Pinault, Rainville, Robidoux.Robitaille, Rochelean Shehyn, Gtaith, Stephens,y Tal- bu , J'vrgeon, Watts, Weir.\u20144¢ Québec, 7 La séance de ce matin a été bien terne, mais cn revanche, cet après-midi, la conversation est vive et animée.C'est la guerre entre l\u2019épicerie et la pharmacie et la lutte est ardente.Les députés qui appartiennent à la docte profession médicale sont solides contre Ja loi propo- ste.Ils doivent connaître quelque chose, en matière de drogues, et je serais disposé à m\u2019incliner devant leur savante opinion.En sortant des drogues, la Chambre passe le bill de la succession McGarvey.Et puis on se forme en comité général.Après quelques autres items qui ne viendront pour discussion que demain, la Chambre s'ajourne.Québec, 8.La Chambre a siégé, ce matin, à 11 heures.La plupart des députés étaient à leur siège.Tous plus tôt avec la session et travaillent ardument aux travaux parlementaires.La Chambre se forme en comité général sur un bill du Conseil législatif pour donner juridiction concurrente aux comtés de Joliette et Richelieu.Finalement, après discussion, le bill est adopté en troisième lecture.La Chambre se forme ensuite en comité général sur le bill du Conseil législatif, loi amendant la loi concernant la qualification ds membres du Conseil législatif, Le but de ce bill est de permettre la qualification d'un conseiller législatif, dans une division électorale même où il ne possède pas de biens, pourvu qu\u2019il soit qualifié dans une autre division.L'hon.Flynn s'oppose à \u2018ce bill qui, dit-il, est contraire à l\u2019idée de la'Confédération.L'Hon.M.Robidoux dit qu'il n\u2019a pas invité ses amis à voter pour cette mesure et qu\u2019ils sont parfaitement libres de voter pour ou contre.La discussion se continue encore quelque temps, puis la motion que le comité se lève est adoptée.Le bill : Loi amendant le code du notariat, est aussi adopté, ainsi qu\u2019une couple d'autres bills de peu d'importance, puis la Chambre s'ajourne.L'Orateur prend son siège à 3 heures.Le procès verbal détaillé de cette séance présenterait très peu d'intérêt pour les lecteurs de notre région.On a discuté jusqu\u2019à 7 heures sur le bill de Montréal.\u2014 at Québec, 10.La Chambre a siégé ce matin à 11 80 hrs.La moitié des députés seulement sont à leur siège.Après les affaires de routine la Chambre se forme en comité général sur le bill du Conseil législatif pour amender la loi relative à la cour de révision, la cour supérieure et la cour de circuit.Ce bill est adopté sans discussion avec un léger amendement.Comité général sur le bill du Conseil législatif relatif aux sténographes de la cour supérieure.La discussion se continue jusqu\u2019à 1heure, puis le bill est adopté en troisième lecture.Et la Chambre s\u2019ajourne.{| AU CONSEIL LÉGISLATIF Québec, 10.\u2014Le bill de l'Ina- truction publique est venu devant le conseil législatit qui lui a donné la mort, malgré les sages et éloquents conseils de l\u2019hon H.Archambault.Le leader du conseil a pronon- un remarquable discours en proposant l'adoption de la mesure : ministérielle.Il en 6 reçu de toute part de chaleureuses félici-
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