La Tribune : journal hebdomadaire, 2 mars 1900, vendredi 2 mars 1900
[" Vor.12 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-HY ACINTHE, Que., VENDREDI 2 MARS 1900 1BUNE No.44 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Un an\u2026.\u2026.\u2026.#1.00 6 mois.0.50 ANNONCES 13ro Insertion (laligne).10¢ Insertion subséquente (la ligne).bo Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Dircctour-Propriétaire.Br-Hvacintue, 2 Mars 1900 Sur la tombe de nos héros Ottawu, 23.\u2014Le premier ministre se lève et le silence se fuit dans lu chambre.On sent que Sir Wilfrid Laurier est profondément ému pendant que d\u2019une voix gruve il prononce les paroles suivantes : \u201cIl n\u2019est pas hors de propos de suspendre en ce moment le cours régulier des affaires pour porter pendant quelques instants notre attention sur ics nouvelles regues au- jourd'hui &\u2019Afrique, Ces nouvelles sont de nature à réjouir et à attrister nos cœurs tout à la fois.Elles sont réconfortantes en ce qu\u2019elles nous apprennent que nos troupes canadiennes ont reçu leur baptême de feu sur le champ du butaille d'une niunière qui les honore et qui honore leur pays.Lu dépêche ne contient aucun détail sur le combat, mais le nombre des pertes subies nous démontre que les nôtres sont morts à leur poste et qu'il ont fait preuve de cette valeur qu\u2019on attenduit d'eux.Et c'est là lo partie attristante du message.C'est le propre de la guerre de voir quo les triomphes s'achètent par lo deuil et les larmes.Quelque joie que nous éprouvions des victoires remportées par les armes anglaises, victoires auxquelles ont contribué nos compatriotes, cette joie est assombrie par l'annonce que vingt des nôtres sont morts au champ d'honneur et que lu vie de soixante- neuf autres est en danger.Cette nouvelle doit nous confirmer, si c'est possible, duns la déter- Mination bien arrêtée de remplir notre devoir jusqu'au bout dans lu tirconstance actuelle.Nous ne pouvons présentement rien frire pour consoler les familles en deuil, mais nous pouvuns leur assurer\u2014et nous le faisons de grand eœur\u2014que ln perte qu'elles ont subie est une per- to sensible non seulement pour ces familles, mais pour nous et pour le pays\u201d Ces remarques du premier ministre sont applaudies avec Érénésie.> ps Le St-Laurent (Du Soleil) New-York se sent séricusement menacée, d'abord par In coneurren- ce du St-Laurent?qui s'apprête à lui enlever aue large part du tra- fie de grains, et nussi parle Mississipi, qui s'outille de son côté pour charrvier les produits des Etats de l\u2019Ouest au Colfe du Mexique, I sernit exagéré de dire que le port de New-York est en déeaden- co; le volume de son trafic augmente encore, et l'an dernier ses exportations seules s\u2019élevaient au chiffre de$450,000,000contre $437,- 000,000 en 1898.Ce qui diminue, c\u2019est ln proportion; il y a 25 ans, New-York faisuit 45 p.c.de l\u2019exportation totale des Etat=-Unis, au- jourd\u2019hui, elle n\u2019en fuit plus que 27 p.c.Ses hommes d\u2019affaires, ses grands journaux, se préoceupent vivement de la situation.Le problème, en deux mots, est celui-ci : abandonner le ennal Erié ou y jeter encore des millions, ou bien se résigner à lutter uniquement par chemin de fer contre Portland, Boston, Baltimore, Philadelphie, Newport News et Savannah.Le rival réputé le plus dangereux de tous est le St-Laurent, et voici ce qu'en disent les commissni- res de l'Etat de New-York chargés de tracer les plans de l'agrandissement du ecnral Erié : * L'Etat de New-York doits\u2019apprêter à faire face dès maintenant à une concurrence sérieuse pour le comuerce d'exportation par In route du St-Laurent.Le canal de Soulanges, qui était le dernier tronçon du système amélioré à construire le long des rapides du St- Laurent, a été complété dans le cours de 1899 et nominalement ouvert au trafic.Il seru effectivement en opération dès le priuteimps de 1900.Cette chaine de canaux améliorés donne une route navigable continue, à partir du lue Erié, par le canal Welland, le lac Ousta- rin, le St-Laurent ct ses canaux capables de porter des vuisseaux d'une capacité d'environ 2,200 tonnes.Les dimensions des écluses sont de 270 x 45 x 14 pieds, admettant des vaisseaux de 255 pieds de longueur, et d\u2019un tirant d\u2019eau de 12 à 14 pieds, suivent le niveau du lac Erié.\u201c Le montant dépensé pour la construction et l'élargissement de Cette route depuis cinquante ans, dépasse $56,000,000, somme qui, proportionnellement à la richesse du Canada équivaut i $100,000,000 comparativement à lu richesse de l'Etat de New-York.La distance du lae Eviéà Liverpool, par la route du St Laurent, est d'environ 450 milles de moins que par aucune des routes qui passent par l'E- tab de New-York, Il est certain que Je gouvernement canadien n\u2019épargnera vien pour tirer tout le purti possible de cette énorme dépense.Déjà des propositions ont été fnites par un groupe de enpita- listes de Chicago et de Buffalo aux Commissaires du Havre de Montréal et aéceptées par eeux-ei,ce qui vi avoir pour premier effet de de- tourner du coup environ 35,000,- 000 de minots de grain de la route de New-York.Ces propositions embrassent lit construction lnmmné- diate d'une quinzaine des plus grandes barges qui pourront naviguer sur les canaux, au coût de S100,000 chacune, en sus des élévateurs,entrepôts et autres bâtiments à construire dans le port de Montréal, nu cont de plus de $4,000,000.Ces propositions n\u2019entraînent pas de privilèges exclusifs, et lu porte res- Le ouverte À d\u2019autres groupes de capitalistes qui peuvent faire des arrangements analogues peur détourner d'autres fractions considérables du trafic passant muintenaut par New-York.\u201cIl est évident que la route navigable du St-Leuvent d'uno part, et de l\u2019autre les lignes courtes de chemin de fer dans I direction des ports du Golfe, vont être dans l\u2019avenir des concurrents redoutables pour l'exportation de New-York.Si cette ville désire retenir son commerce d'exportation, il faut à tout prix qu\u2019elle améliore son propre service de canaux jusqu\u2019à l\u2019extrême limite du possible ; et elle ne pourra certainement pas le retenir par les simples chances d\u2019une concurrence entre une demi-douzaine de chemins de fer entre les lacs et l'Atlantique,\u201d Tee oe 5e.- Parlement Local Québec, 21\u2014 La séance commence à 3 heures La question des cuisses rurales.telle qu'exposée dans le projet de lui de M.Chicoyne, député de Wolfe, a été le sujet d\u2019un débat assez intéressant à l\u2019Assemblée législative, cet après-midi.Comme l'a si bien fait vemar- que: l'Hon, M.Dechêne, ministre de I'Agricalture, cette question en est une qui intéresse vivement tous les districts ruraux eb c'est justement à ce titre qu\u2019elle demande à être considérée sagement et sérieusement par la Chambre.Ce n\u2019est pus une question de parti; c'est une pure question d'\" nomic pratique qui a d'ailleurs été traitée par presque tous les différents ministères qui se sont succédés à Québec, sans distinction de parti.C'est M.Chicuyne qui a ouvert le débat en proposant la deuxième lecture de ce projet de loi sur les caisses rurales, autrement dit la création de crédits agricoles dans toutes les différentes parties de la province.L'Hon.M.Déchêne à terminé ses éloquentes et sages remarques en proposant que, pour toutes ces raisons, le projet de loi en question ne subisse pus dès maintenant sa deuxième lecture; mais qu\u2019il soit plutôt référé à un comité spécial qui devra étudier sérieusement la question et faire rapport M.Champagne, député de Deux- Montagnes, approuve de tout cœur In mesure telle que présentée, II uvait l'intention de parler longuement sûr lu question, mais il n été tlevancé par M.Chicoyne.Le débat sur cette question est ensuite ajourné, Lu Cliambre s\u2019ujourne, * Qucbee, 22.\u2014Licaucoup d'activité, ce matin, au parlement, On s'oc- enpe surtout, de ce temps-ci, des Lills venant du district de Montréal, et l\u2019on peut voir actuellement grand nombre d'intéressés Mont- réalais.Ce matin, an comité des Bills privés, présidé par M, Auguste Tessier, l'on n pris en considération «eux bills identiques : \u201c Loi coucernant le village de Tienurivage do In Longue Pointe \u201d et \u201c Loi concernant ln paroisse de In Longue Pointe\u201d Après quelques discussions, ces deux bills ont été adoptés avec amendements, On à ensuite adepté le bill de- mandaul un la charte pour ln ville de St-Louis du Montréal, amendement à = + - Québec, 23.\u2014 Séance de fin de semaine et de fin de session, cet après-midi, Tout au plus quelques interpellations et quelques bills privés, référés au comité des bills privés.M.Normand a donné avis qu\u2019il présenterait un projet de loi intitulé: \u201c Acte pour amender ln loi imposant des taxes sur les corporations commerciales et les compagnies en réduisant les tuxes de moitié.\u201d M.Normand a aussi donné avis quil présenterait un projet de loi intitulé: \u201c Acte pour amender la loi imposant des droits sur les sue- Cessions, en réduisant les droits de moitié.\u201d Fidèle aux promesses prises devant l'électorat, aux dernières élections provinciales, l'Hon.M.Marchand proposera une résolution de- mandnnt l'abolition du Conseil législatif.L'attitude que prendra l\u2019opposition sur cette importaute question sera à suivre de près, Nous allons pouvoir constater une fois de plus que le rôle dés conservateurs cb de leurs organes ne consists qu\u2019à faire de l'obstrue- tion et à mettre des bâtons duns les roues.La sincérité dans les affaires publiques est une chose inconnue pour eux.*, + Québec, 26.\u2014 La séance de lu Chambre 1 commencé fort tard, les træins de chemins de fer étant arrivés avec des returds considérables, Nous avons eu une très intéres- sunte discussion sur la question des caisses rurales à propos du projet de loi Chicoyne, qui a subi sa 2e lecture et a été renvoyé ensuite à un comité spécial composé de dix députés choisis parmi les plus compétents en matière agricole dans cette Chambre.Lo gouvernement à proposé que la Chambre siège dorénavant le samedi, à 3 heures, mais les députés ont récluné et ellesiègers à 11 heures du matin.Les projets de loi suivants subissent leur première lecture.Loi amendant de nouveau le Code municipal \u2014M.Cardin.Loi amendant la loi imposant des droits sur les eucccesions, en rédui- suut ces droits de moitié \u2014 M.Normand.Loi amendaut la loi à Veffet d'imposer des taxes sur les corporations et compagnies commerciales, en réduisant ces taxes de moitié.\u2014 M.Normand.Lu Chambre s\u2019ajourne & 6 hrs.\u2014 i 4 Parlement Fédéral Ottawa, 21.\u2014Deux discours éloquents et touchants ont été prononcés cet après-midi.Sir Charles eb sir Wilfiid ont parlé tous deux d'une façon très émouvante du deuil qui venait de frapper un si grand nombre de familles canadiennes à In suite de In bataille de dimanche dernier én Afrique.Le premier ministre à conclu en disunt qu'il enverrait une dépêche de sympnthie au colonel Otter, On reprend ensuite la Lesogne de In Chambre.M, Melnnes présente un bill dé- fendunt d'employer des Chinois on des Juponais dans lo travail des mines, Répondant & Hon.M.Foster, te winistre des chemins de fer et canaux dit que les canaux approfondis à 14 pieils seront ouverts au trafic dès l'ouverture do ln saison prochaine.Le reste de In sénnce est consacrée au projet de nommer une commission de chemins de fer, La Chambre s\u2019ajourne.hd Ottawa, 22.\u2014 La séance commence à 3 heures.Elle n été longue, peu mouvementée, mais tout de même très intéressante, Tout le début à roulé sur la motion de M.Bennett, concernant les améliorations à apporter à ln route du Saint-Laurent, de façon à accaparer le tratic de l'Ouest jusqu\u2019à présent détourné pour la plus grande partie à Buffalo.Une foule de députés ont pris part au débat, entre autres l\u2019ex- ministre Haggart, l'Hon.M.Blair, M.Poupore et autres.Presque tous les ornteurs ont vanté les avantages du port de Québec.L'ex-ministre Hnggart à surtout démontré que c'était le port naturel, M.Poupore a fait voir les avantages de Montréal comme port artificiel.Ln discussion de ce sujet sérieux a été agrémentée par une petito passe d'armes.Lu Chambre s\u2019ajourne à 11.30.*, Ottawa, 23.\u2014On à entendu, au- Jourd\u2019hui, un des discours les plus éloyuents qui aient été prononcés aux Communes.L'orateur ét.it M.Desmarais.Durant deux heures et demie, il a harcelé ln presse tory de Québec et mis en pièces les accusations de déloyauté qu\u2019elle à portées contre le parti libéral.Sa très émouvante péroraison a été ucclumnée par toute lu Chambre.M.Monck à demandé à M.Des- marais quelle serait son attitude sur In résolution.M.Ethier, parlant français, fait voir tout le fanatisme de la presse tory d\u2019Ontario, M.Monek, de Jucques-Cartier, ct Marcotte, de Chnmpluin, tous deux conservateurs, se sont plnints de ce que le gouvernement n'avait pas fait suflisunment pour lu mèêre-pa- trie, ct surtout d'avoir paru faire à contre-cœur le peu qu'ils avaient fait.M.Pattee, le député ouvrier, de Winnipeg, dépose un projet de loi assez radieal.Il ne veut plus que les candidnts soient obligés de faire un dépôt de 5200.Il veut que dans ls villes de 12,000 habitants ob plus, les polls restent ouverts jusqu'à 10 heures du soir, afin do permettre aux ouvriers de voter après les heures de travail, .Ln Chambre s'ajourne à 10.30 h, x, Ottawa, 26.\u2014A l'ouverture de la Chambre, à 3 heures, après les affaires de routine, M.Fling demande lu permission de soumettre à la Chambre en promière délibération, un projet de loi concernant l'acte de Tempéranee du Canada, Ce bill étant lu une première fois ct renvoyé à demain pour seconde considération, l\u2019Orateur appelle les ordres du jour.- En réponse à sir Adolphe Carôn tl cali Gh.LA TRIBUNE EE) M.Laurier dit que le gouvernement n\u2019a reçu aucune information des arrangements qui seront pris par le gouvernement impérial pour le rapatriement des officiers et des soldats du corps de la réserve royale.Sir Wilfrid Laurier propose ensuite l'ajournement de la Chambre, Led .La guerre New-York, 21 \u2014 Le correspondant du Heruld dit que le général Cronje a probablement avec lui, à part son armée de 10,000 homumes, 8,000 burghers, dont quelques-uns ont combattu à Colesberg, pendant que les nutres étaient à Storimberg.Les Boers qui se retirent de Colen- so et de Ludysmith rejoindront aussi le général Cronje à moins que les Anglais ne réussissent à leur fermer la marche.La; * Ottawa, 22 \u2014 Le gouverneur-gé- néral a reçu In dépêche suivante du général Roberts.* Paardeberg, Etat Libre d'Orange, 22 février 1900.\u201c Le régiment canadien s\u2019est comporté admirablewent depuis son arrivée dans le Sud de l\u2019Afrique.Je regrette Lenucoup les pertes nombreuses que le régiment a souffertes pendant lu bataille du 18 courant et je vous prie de dire au peuple combien nous admirons tous ici, la bravoure dont nos catiarades canadiens ont fait preuve en cette occasion.(Signé) Ronerrs.+ Paardeberg, 22.\u2014Une colline, occupée par les Boers, a été capturée avec cinquante prisonniers.A 6.30 h., ier soir, la position du général Cronje n\u2019était pas chan- gde.Une autre dépiche du gué de Paardeberg, en date du 20, raconte ainsi la bataille de dimanche : \u201c L'an des combats les plus sanglants de In ruerre a eu lieu, le 18, au gué de Panrdeberg.L'ennemi a fait preuve d'une bravoure extraordinaire.Fatigués, harnssés, les Boers n\u2019en.présentaient pas moins un front redoutable.Il est assez difficile d'expliquer la bataille de ce jour-là dans laquelle toutes les forces unglaises furent engagées et le général Cronje, dans des conditions exceptionnellement clifficiles à tenté de conserver son terrain.\u201c Durant ce temps-là la Highland Brigade, comprenant les Sea- forths, les Black Watch et les Ar- gylls s'avançaient de lu rive sud, et les Essex, Welsh et Yorkshires formaient une longue ligne sur la gauche, l'extrême droite étant formé par les Welsh.La ligne entière avait regu ordre d\u2019envelopper les Boers, qui garnissaient les deux rives de ln rivière.Bientôt le fou devint intense.Les Boers qui se trouvaient dans une position forte, couvrirent la gauche de la Highland Brigade tandis que le reste de la brigado ct d'autres régiments s'avançaient sur un terrain découvert oxposé & un feu terrible qui obligea les hommes à se coucher sur le sol, position qu'ils gardèrent tout le reste du jour.Ceci commençait à 7.30 hrs du matin.Malgré un feu terrible nos hommes tinrent bon et répondirent ferme- mentaux Boers.\u201c Pendant que ceci se passait, le resto de l'infanterie complétait le mouvement enveloppant, le régiment Welsh, ayant réussi à s'emparer du gué, fermant ainsi le passage aux Boers qui combattirent avec un courage splendide, De la rive nord, on pouvait parfaitement distinguer le laager du général Cronje, encombré de voitures, munitions et provisions.Le général Smith-Dorrion réunit un nombre considérable de soldats, y compris les Canadiens, et travers& la rivière au gué Paardeberg, s\u2019avançant vers le laager qu\u2019on canonnait vigoureusement.Cette force fit une audacieuse tentative pour s'emparer du lauger, mais ne put y réussir.\u201c Avant la prise des gués à l\u2019ouest, les Boers occupaient un Kopje sur la rive sud, dont le versant allait jusqu\u2019à ln rivière.En conséquence, leur armés est séparée en deux.\u201c Les Bocrs se sont maintenus là ; ils ont un Wickers Maxim et probablement un ou deux autres canons, : \u201c Durant la soirée, ln batterie établie sur la rive sud ouvrit le feu coopérant avee la batterie sur la rive nord.C'était un spectacle féé- rique.Les projectiles tonbnient avec une précision étonnante tout le long du lit de lu rivière, en face du longer, qui souffrit beaucoup, tout ce qu\u2019il contenuit ayant été endommagé.Une bombe mit le feu .sp 1 à un petit wagon de munitions, qui brûla presque tout le jour.Plusieurs autres wagons prirent feu, et lu lueur fut visible à une grande distance jusque tard dans la nuit.\u201d + Londres, 23, \u2014On s\u2019attend d\u2019heure en heure à recevoir lu nouvelle de ln recldition du général Cronje.De tous côtés ou s'étonne de ce que lu terrible bataille de Panrdeberg ne soit pns encore finie, et l\u2019on croit que, sous le feu de cinquante canons placés à 2,000 verges, l'armée du vaillant général doit se rendre ou être annihilée.Les spécialistes militaires ne voient rien qui puisse lu sauver.L'attaque des lignes de communication de Ruberts par des troupes d\u2019une force exceptionnelle ne pourrait même, selon eux, changer le résultat, On disait ce matin que la bataille etait finie, mais ce bruit provenant d'informations reçus par les Rothschilds et qui ont été reconnus tout à fait suns fondement.Les pertes sérieuses éprouvées dimanche par le général Kelly-Ken- ny Ont provoqué des critiques, mais on dit que s\u2019il avait combattu avec moins de \u201cfuria\u201d il aurait donné aux Boers le temps de se retrancher et, peut-être, de se réfugier sur une position plus avantageuse.Lr Londres, 2¢,\u2014Le Standard, dans un article éditorial, dit que la résistance du général Cronje cst étonnante.On a blämé le général boer de sacrifier ses soldats, sachant que sa position est désespérée.C'est peut-être vrai, mais le journal dit : * Même si nous frémissons à la pensée du cruel sacrifice, nous ne pouvons nous empêcher d'admirer le superbe héroisme.Cela nous donne une nouvelle idée de la détermination des Boers.\u201d Le Daily Chronicle dit: \u201c Il est impossible de ne pas admirer la volonté de fer d\u2019un commandant qui continue un combat aussi inégal.\u201d Le Journal ajoute qu'au siègo de Potchefstrom: \u201c Son courage à toute épreuve et son habilité étaient accompagnés de vilaines ruses.\u201d Le Duily Telegraph dit : \u201c Le sentiment d'orgueil et de joie que nous ressentons en contemplant In vigueur et l\u2019habilité de l\u2019armée anglaise ne nous empêche pas d'avoir une très grande admiration pour ses adversaires.Ces hommes doivent être d\u2019une opiniâtreté ct d\u2019une intrépidité sans bor- | ne pour se laisser conduire \u2018 par leur chef dans cette vallée de la mort et là attendre et soutenir le terrible assaut qu'on leur avait prés paré.\u201d Le Daily News dit : \u201c Les Anglais sont fiers de Cron- je comme ennemi.Pressé de tous côtés, entouré d\u2019un cercle de feu, ses tranchées faites à la hâte, battues par un torrent de feu et de plomb, il continue de combattre.C'est un courage sublime.\u201d hid Londres, 26 \u2014Pas encore de nouvelles de lord Roberts, ce qui cause un certain malaise.On a tout de même une confiance absolue en Roberts On dit qu\u2019il a déjà fait 500 prisonniers.Cronje parait tenir toujours.Son refus d'accepter l'offre \u2018de Roberts au sujet des femmes et des enfants, indique que sa position est moins désespérée qu\u2019on ne le croyait, kr Londres, 26.\u2014 Les dernières dé pêches de Paardeberg indiquent que l\u2019armée du général Cronje souffre moins qu\u2019on ne le croyait du bombardement de lord Roberts.Une dépêche spéciale de Paurde- berg au Duily Chronicle dit : \u201c Une ascension en ballon a permis de découvrir que l'ennemi est bien protégé par les rives escarpées de la rivière contre les bombes ennemies.C'est probablement ce qui explique la longue résistance de Cronje.Dans ces conditions, il sera peut-être impossible au général Roberts de réduire l'armée du général Cronje suns s'exposer à des pertes terribles.\u201c En voyant sa route coupée par les Angluis, Cronje se linça du côté de l'Est, en longeant lu rivière Modder.H devait, à ce moment, avoir pris Koeddoesrand pour ob- Jectif.* Mais les dépêches semblent indiquer qu\u2019il n\u2019a pas atteint le point particulier: il aurait été enveloppé par les Anglais, avant d\u2019y arriver, ce qui l\u2019u forcé de s'arrêter sur les bords de In rivière Modder.\u201c Le lit de la rivière, à cet endroit, est de 300 pieds de large environ.Les bords en sont abrupts et d\u2019une élévation de 20 à 30 pieds, ils sont en outre fértement boisés de saules et mimiosas.À cette époque de l\u2019année, ln rivière est pres- qu\u2019à see, mais comme le fond en est de roc, il recèle dans ses crevasses et ses fissures ussez d\u2019eau pour les besoins de la subsistance, \u201c Il n\u2019y à pus de meilleure fortification naturelle duns cette partie du pays.La longueur en est d\u2019environ quatre milles par deux ou trois milles de largeur.Les pentes en sont escarpées avec çà et là des profonds ravins.Le centre est une espèce de cratère déchiré en tout sens, avec de l\u2019eau en quantité.\u201cSi Cronje réussit à occuper Kocdoesrand, il pourra s\u2019y tenir aussi longtemps qu'il aura des provisions.Il pourra aussi tirer grand parti de son artillerie, alors que les cnnons anglais ne pourront guère lui faire de mal., Ottawa, 27.\u2014Sir A.Milner, gouverneur du Cap, vient d\u2019adresser lord Minto, la dépêche suivante : \u2018* Cape Town, 27.\u2014Cronje à capitulé, co matin, au point du jour.Je vous félicite de la noble part prise dans ce succès par les troupes de votre colonie.(Signée) MILNER.\u201c» + Ottawa, 27.\u2014 Les pavillons flottent partout sur les édifices publics.Grandes réjouissances au sujet de la.capture de Cronje.*r Londres, 27.\u2014 Le War Office a reçu la dépêche suivante de Lord Roberts : \u201c Paardeberg, 27.\u2014 Le général Cronje s\u2019est rendu sons condition avec toute son armée, au point du jour, et il est maintenant prisonnier.J'espère que Sa Majesté con- sidèrera comme satisfaisant cet évènement arrivant le jour de l'anniversaire de Majuba.\u201d *,* Londres, 27.\u2014 Lord Lansdowne a annoncé à la Chambre des Lords, cet après-midi, que les prisonniers pris avec Cronje sont au nombre d'environ 3,000 hommes seulement.Le général Cronje sera envoyé à Capetown, *.* Londres, 27.\u2014Le Bureau de la guerre a reçu la dépêche suivante de lord Roberts.\u201c Puardeberg, 27.\u2014 D'après les informations qui m'ont été fournies chaque jour par le bureau des renseignements, il devint apparent que le général Cronje s'affuiblissait graduellement et que la discorde augmentait rapidement parmi les chefs.Ce sentiment a sans doute été accentué par le désappointement qui a suivi la «défaite infligée par nos troupes, le 23 février, aux renforts boers qui tentnient de délivrer ie général Cronje.\u201c Je résolus alors de presser l'ennemi.Chuque soir, les tranchées étaient poussées en avant, vers le camp cunemi, de munière à serrer graduellement sa position et en mé- me temps je le bombardais avec mon artillerie qui, hier, a été matériellement aidé par l'arrivée de quatre nouveaux obusiers de six ponces.\u201c Un ballon captif m'a grandement aidé dans l'exécution de ce plan en mo tenant constamment informé «es dispositions et des mouvements de l'ennemi, \u201c À trois heures ce matin, une marche plus vive a été faite par le régiment canadien et quelques ingénieurs supporté par le premier régiment Gordon Highlanders ct le second Shropshires qui x eu pour résultat de nous donner un point à G00 verges plus près de l'ennemi et où nos hommes se retranchèrent et tinrent leurs positions jusqu'à ce matin.Clest liv un bel acte necom- pli par nos camarades coloniaux au prix, je suis content de le dire, de pertes comparativement légères, Ce mouvement à brobnblement hâté le résultat définitif, car au point du jour, une lettre signée par le général Conje, dans laquelle il déclarait être prét use rendre, sans conditions, Fut apportée à nos avant-postes, sous le couvert d\u2019un drapeau parlementaire.+.Londres, 27\u2014On annonce maintenant que lord Roberts a informé le Bureau de la guerre que le nombre des prisonniers boers est de près de 4,000, dont 1,150 sont des citoyens de l\u2019Ëtat d'Orange ; les autres sont des Tl'ransvauliens.> Londres, 27\u2014Le ministère de la guerre à reçu la dépêche suivante de lord Robert : \u201c Dans une attaque fructueuse faite par le contingent des Cana- dieus Royaux, sur une des tranchées de l'ennemi, le major Pelletier a été légèrement blessé.Huit hommes ont été tués ct 29 blessés.On espère que le général Macdonald reprendra son poste dans quelques jours.\u201d .,* Ottawa, 28\u2014Le major Oscar Pelletier, qui a été blessé hier, à la prise du camp de Cronje, est le mé- me brave soldat qui a été blessé en 1885, au Nord-Ouest, lors de la fameuse rébellion.*,> Londres, 27\u2014Le prince de Galles visitant aujourd'hui les blessés arrivés à Southampton et au nombre desquels se trouvaient des Canadiens, à adressé à ces derniers des paroles de félicitations et leur a dit combien l\u2019Empire était fier d\u2019eux.Le major Dennison, du régiment canadien, fait maintenant partie de l'état-major de lord Roberts.* + Coincidence dramatique : c'était le 27 février, l'anniversaire de Ma- juba Hill, et la grande victoire de lord Roberts arrache le crêpe qui depuis si longtemps convrait en ce jour la pensée anglaise.Les Canadiens ont vaillamment contribué au succès des opérations qui viennent d\u2019avoir aujourd\u2019hui leur couronnement.Ottawa, 27.\u2014Le Gouverneur-gé- néral a reçu do l'Hon.Jos.Chamberlain, le télégramme suivant : \u201cSn Majesté désire exprimer au peuple du Canada, son admiration peur la noble conduite des troupes canadiennes duns les derniers cou- bals, et elle prend part au deuil que cause la mort de tant de braves enfants du Canadn.\u201d (Signé) Jos.CHAMBERLAIN.\"=r Ottawa, 27.\u2014 Le Gouverneur-gé- néral n reçu de Sou Altesse Royale la princesse Louise, le messuge suivant : \u201c À l'occasion de la capitulation de Cronje, sous les efforts de nos troupes si puissamment aiddes par les volontaires Canadiens, je désire exprimer à votre Excellence mes profondes sympathies pour ceux qui sont tombés au poste du devoir, et je suis fière d\u2019avoir vécu au milieu d\u2019eux.\u201d (Signé) LE » Louse, Toronto, 27.\u2014Le régiment canadien a été organisé en octobre ct il s'est couvert de gluire dans la lutte contre Cronje où il n perdu un huitième de son effectif.Voici ses pertes jusqu'à date: tués au fou, 26; morts des suites de leurs blessures, 2 ; morts de maladie, 5; blessés, 98.Total, 131.Le régiment comptait lors de son départ 1,036 hommes, de sorte qu'- il à perdu presque exactement un homme sur huit.* ¥ - Le Cap, 27.\u2014Le transport canadien, le Pomeranian, parti de Halifax le 27 janvier, cst arrivé au Cap, ayant à bord le premier détachement des Carabiniers Montés, les ofliciers commandants étant le lieutenant-colonel Herchmer, I'adjudant licutenant Montague Baker, l'officier de transport, le lieutenant Eustache, S.M.le capt.Allan, l\u2019officier médical, le chirurgien capt.Devine ; l\u2019ofticier vétérinaire, le licut.R.Riddell.Les commandants d'eseadrons sont les majors House et Sunders ; les capitaines Cuthbert et Macdonnell, les lieut.Begin, Davidson, Wraughton, Crosby, Chal- mors, Taylor et Ingliss, tr M.Michael Davitt, qui a donné sa démission de membre de la Chambre des communes d\u2019Angleterre pour protester contre lu politique de ln Grande-Bretagne envers le Transvaanl, partira pour l'Afrique du sud cette semaine.\u2014- = Mme Dandurand, épouse du sénateur Dandurand, a été nommé commissrire du Canada, à l\u2019exposition de Paris, Mlle Barry (Fran- çoisc) de la Putrie, n été nommée l'assistante de Mme Dandurand.: Le Moniteur Acadien nous apprend que trois prêtres acadiens français, MM.les abbés Pelletier, Dugal et Michaud viennent d\u2019être nommés vicaires-généraux, les deux premiers pour le diocèse de Cha- tham, l'autre, pour celui de St-Jean.Dieu soit loué ! C\u2019est un commencement de réaction efficace des légitimes aspirations Françaises contre les empiètements irlandais, À la presse ct aux dirigeants fran- çuis de tenir ferme et nous finirons bien par obtenir justice entière.\u2014 À l\u2019ambulance.Un médecin boer encourage un blessé anglais: \u2014Allons, mon ami, un peu de courage.Ce ne sera rien.Le temps de vous couper les deux jambes, et avant Un mois vous serez sur pieds, rer Le papier Les fabricants de papier du Canada se sont formés, en associution dans le but de contrôler les prix du marché, L'assemblée a eu lieu, à l'hôtel Windsor.Sur vingt-deux maisons, dix-huit étaient représentées et on s'attend à ce que les quatre autres maisons\u2014de peu d'impor- tance\u2014se joignent à la nonvelle association.Le premier soin de cette association a été d'élever les prix du papier d'emballage et du papier à impressions de 25 pour cent.L'honorable J.D.Rolland qui présidait l'assemblée, n déclaré ce qui suit: \u201c Il est vrai que les fubri- cants de papier se sont formés en syndicat pour régulariser les prix du pupier.Il y à une hausse de 25 p.¢ sur le papier d\u2019emballage et les papiers à impressions, Les journaux seront nécessairement affectés.Quand aux autres papiers les prix en seront réglés à la prochaine assemblée.\u201cL'\u2019escompte du comptant qui était de 4 pour cent, ne sera plus dorénavant que de 3 pour cent.\u201cLa raison de l'augmentation dans le prix da papier est bien sin- ple.Les produits chimiques se von- dent de 25 à 40 pour cent plus cher.Tous ce qui sert à lu fabrication du papier, les machines, ete, et ce qui entre dans la composition du papier.tel que le caoutchouc, ete, a augmenté en prix d'environ un tiers pour cent.Vous comprenez que nous uvons été forcés d\u2019agir conne nous l\u2019avous fait.\u201cLes autres questions de \u2018détails seront réglées à la prochaine assemblée, \u2014\u2014 mm George Wushimgton, \u2014 Décidément le génie français s\u2019est manifesté d'une manière glorieuse un Amérique.Jeudi, le 22 février dernier, était le 168¢ anniversaire de la naissance du grand homme qui est appelé le père de l'Union ainé- ricaine.Le Canada doit une dette de reconnaissance ou génie français qu'il saura conserver éternellement.Voilà que le fondateur de la République, Geo.Washington, descend des Normands, Voici ce que M.G.S.Weaner, D.D, qui a écrit une histoire des présidents des Etats- Unis, rapporte sur les ancêtres de George Washington, des français.Guillaume de Hertburn, grand seigneur Normand, prit part à l\u2019expédition de Guillaume, le conquérant, et se fix dans le comté de Durham.Les archives du XIIe siècle mentionnent que les descendants de ce preux chevalier échangèrent le fief Hertburn pour celui de Wessyng- ton, dont ils adoptèrent en même temps le nom.En 1264 cst mentionné sur la liste des \u201c Chevaliers qui ont rendu des services au souverain, à la bataille de Lewes,\u201d le nom de William Weshington.C'est vers le commencement du XVe siècle que Weshington devint Washington.George Washington descendait en ligne directe de Lawrence Wes- hington, du Lancashire, qui fut maire de Northampton.C\u2019est en 1657 que John et Andrew immigrèrent dans la Virginie, où ils firent l'acquisition de terrains considérables.Augustin, petit-fils de John, fub le père do Geoege Washington, l'ainé de six enfants, qui naquit le 22 fév.1782 On sait l\u2019incomparable rôle qu'il à joué dans l\u2019histoire des Etats- Unis.Il est done bien établi que Gco.Washington descendait d\u2019une vieille famille normande, française par conséquent, Le sunple recit d'une fenune MAIS 11.DONNERA DE L'ESPOIR A UN GRAND NOMBRE DE PERSONNES QUI SOUFFRENT EN SILENCE La prostration nerveuse, la faiblesse de cœur, les douleurs atroces et les misères que seules les femmes endurent renduient lu vie à charge à Mme Thos Sears.Le simple récit d\u2019une femme.Il n\u2019est pas extraordinaire parce que ces choses-là arrivent tous les jours; et n\u2019est ni romanesque, ni navrant, mais c'est uu simple récit des souffrances et des misères que malheureusement trop de femmes endurent en silence.Pendant plusieurs années, la maladie de Mine Thowas Sears, de Ste- Catharines, augmentait de jour en jour et finalement elle avait perdu tout espoir d'obtenir une guérison.À un reporter qui alla la voir, Mme Sears dit : \u2014 Les soufiranees que j'ai endurées sont presqu\u2019intolérables.Ma maladie faisait graduellement du progrès, et, ily a dix-huit mois, je ne pouvais presque pas me remuer, Mes nerfs étaient délabrés, mon cœur était faible ct tout mon système paraissait être miné.Je ne pouvais repu- ser ni la nuit ni le jour: le peu de sommeil que je prenais ne wappor- tait pns de repos.J'endurais constamment d\u2019atroces douleurs, et il n\u2019y a qu'une femme qui puisse comprendre ce que j'endurais en essayant à faire mes travaux «du mné- uage.Tout bruit soudain m\u2019effrayait et me laissait dans un état tel que j'étais sur le puint de perdre connaissance.J\u2019eus quelquefois des attaques de vertiges qui parurent pendant quelque temps, affecter ma mémoire.Le moindre mouvement me faisait perdre haleine, et mon cœur battait vivlement.Je n'avais aucun goût pour la nourriture, et, cependant, afin de ne pas mourir, je m\u2019efforçais de prendre quelques aliments.Je recus les soins de trois différents médecins et dépensai, ainsi, beaucoup d'argent, mais inutilement.J'étais presque découragée.Je fus poussée à essayer les Pilules Roses du Dr Willams, et, en décembre 1898, je consentis à les essayer.J'en eus d\u2019abord quatre boites et remarquai un changement pour le mieux, quand j'eus fini de prendre lu deuxième boite.Quand les qua- tres boites furent épuisées, le changement favorable était plus prononcé encore et j'en achetai alors une autre demi-douzuine de boîtes.Avant qu'elles fussent toutes épuisées, je jouissais de nouveau des bienfaits d\u2019une bonne santé, Magué- rison ne saurait être mise en doute, car, il y a des mois que j'ai discontinué de prendre les Pilules Roses du Dr Willams et depuis je n'ai jamais ressenti le plus léger symptôme de malaise, et je recommande cordialement et fortement aux autres femmes qui souffrent, l'usage de ce merveilleux remède, certaine que je suis, qu\u2019il les guérira, comme il m\u2019a moi-même guérie.\u201d Les Pilules Roses du Dr Williams sont un spécifique pour toutes sortes de faiblesses.Le sang est révi- vifié, le système nerveux réorpani- sé, les irrégularités corrigées, les forces restituées et la maladie disparaît.Si remarquables ont été les guérisons opérés par ces petites pilules, que leur renommée s\u2019est répandue jusqu'aux extrêmes limites des pays civilisés.Quel que soit l'endroit où vous alliez, vous trouverez que l'article le plus important que vous puissiez trouver dans une pharmacie, ce sont les Pilules Roses du Dr Williams.\u20140.Entre amis, on cause.* \u2014Comment le trouves-tu ?\u2014Sa figure respire la franchise.\u2014Oui, il a l'air idiot, et il Vest.LA TRIBUNE RR Gabinet Niagara.Le Rhumatisme, Lu Névralgie, Lo Rhume, Lu Toux, L'Asthme, Lo Catarrhe, Lu Pneumounie, Les waladies de la pean, ete., ete.Il est recommandé pur les médecins.Prix: $6.00 complet, avee Vaporientour, Thermométro, ote.Adressez : La Tribune, ST-HYACINTHE \u2014Je voudrais avoir un chapeau.\u2014Quelle sorte ?\u2014Peu m'importe, Quelque chose qui aille bien à ma tête.\u2014Chapeau mou.De ce côté-ci, monsieur.* & æ JOS.LEDUC, entrepreneur, couvreur cn métal, ardoise, gravois, etc.No 138, rue Cnscndes, St-Hyacinthe.Agent pour la machine à écrire Smith Premier.= * * On demande Une servante pour une petite famille.S'adresser à j.à.c.La TRIBUNE.* x » On demande \u201c100 jeunes filles pour travailler itux corsets et aux chemises.S'adresser immédiatement à la LE.I.Corser Co.St-Hyacinthe.\u201c+ * jc Poulets Si vous désirez de beaux poulets, adressez-vous à la St-Hyacinthe Poultry Farm, téléphone 262, Ces poulets sont tout préparés ; 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numéros sur les maisons, Le Conseil de Ville est prié de voir à les faire poser.Accommodation publique.Fête intime Les amis de Melle Eva Duper- rault.de cette ville, se réunissaient jewdi dernier chez M.Félix Duper- rault, son pére, pour féter son sei- zidme anniversaire, De très jolis cadeaux lui furent présentés.Le chant et In danse oceupèrent le reste de lu soirée qui fut des plus agréable.Quilles C\u2019est samedi que les joueurs du Royal rencontreront les Montcalm à St-Hyacinthe, sur les tubles du Montcalm.xx Dimanche après-midi et le soir, les Royals se mesureront avec les joueurs du club Philharmonique, sur les tables de la Philharmonique.Les dcux joutes seront très intéressantes ct nul doute qu\u2019elles attireront un grand nombre de spee- tateurs.La Providence Nous constatons avec plaisir que le conseil municipal du nouveau village La Providence ne reste pas inactif.Déjà 500 ou GOO pieds de boyaux à incendie sont installés sur dévidoirs, et une compagnie de volontaires est à s'organiser pour les utiliser en temps propice.Ce village est à s'agiter ct demande une commission scolaire séparée de la paroisse.Voilà que le village s'occupe d'obtenir le terminus du chemin de fer de Granby,Brigham et St-Hya- cinthe, invoquant avec beaucoup de raison sa plus grande proximité de la ville par le pont Barsalon.Du train que vont les choses, le village de La Providence est destiné à un bel avenir.Nous nous en réjouissons très sincèrement.Le Caréme M.le pro-curé de In Cathédrale nous a donné, dimanche, les informations sur l'abstinence à observer durant le Curême,données par l'Ordinaire du Diocèse.Durant le prochain Carême, on observera dans ce diocèse, le jetine et l'abstinonce d\u2019après les dispositions suivantes : lo Les quatre derniers jours de la Semaine Sainte seront maigres : 2o Tous les dimanches sont gras; 3o Tous les lundi,nardi, jeudi et samedi, à l\u2019exception du samedi des Quatre-Temps, du Jeudi Saint et Samedi Saint,tout le monde pourra faire le ropas principal en gras ; et ces jours-là, les personnes légitimement oimpéchées ou dispensées de jeÂner, pourront faire les trois ro- pas en gras : 40 Les autres jours, c'est-à-dire tous les mercredis et les vendredis, ainsi que le samedi des Quatre- temps, le Jeudi Saint ct le Samedi Saint, seront maigres ; 50 On devra s'abstenir de faire usage d'aliments maigres et d'uli- ments gras au même repas ; 60 L'obligation de jeûner devra s'observer tous les jours de la so- -maîne, les dimanchos exceptés, comme à l'ordinaire, Malade Nous regrettons d'apprendre que M.V.B.Sicotte, Magistrat de District, est retenu à sa résidence par la maladie.Bas-Ball Les amateurs s\u2019agitent, les clubs se reforment et la ligue attend pour s'organiser, Il y à encore du temps avant que la balle soit lancée, Machine Dupleesis Nous apprenons avec plaisir que les machines de M.Duplessis sont en grande demande dans notre province, aux Etats-Unis et ailleurs.M.H.Duchesne, après on avoir vendu plus de 30 a Québec,est parti pour Boston, remplacer M.Bé- land.Ces machines sont destinées à supplanter toutes les autres duns la fabrique de la chaussure.Une chose qui n\u2019est pus à dédai- ner, c'est que grâce à l'esprit d\u2019entreprise de M.C.A.Hamel, lu plupart de ces machines seront fubri- quées à St-Hyacinthe.Anplvereaire Avec le numéro du mardi gras, le Courrier de St-Hyacintlhc entre dans sa quarante-huitième année d'existence.Le Courrier est le plus vieux des journaux cnnadiens-Fan- çuis publiés dans la province de Québec et il porte facilement le fardeau de ses ans.La Patrie Le grand et vigoureux organe ministériel de Montréal célébrait sumedi, le 22e anniversaire de sa fondation.Depuis quelques années surtout, Le Patrie à pris des développements considérables et sa circulation est nssez forte pour rendre de grands services au parti.Orgues - Montréal, 26.\u2014 On a inauguré, hier, à l\u2019église anglicane du Chiist, un orgue aérien, don de M.Hector Makenzie.Un magnifique programme musical à éte exécuté à cette oc- eusion.Le répertoire des maîtres avait été mis i contribution et il y uvaitaussi deschantsoriginauxcom- posés spécinlement pour la circonstance.Les exéentunts ne se sont pas montrés inférieurs à leur tâche.Vendredi, M.Hector Mackenzie avait offert à un certain nombre d'amis et aux représentants de la presse une occasion spéciale d\u2019entendre l'instrument qui était tenu par M.Norton, organiste de la cathédrale,etpar M.Mackenziclui-même.L'opinion générale est que l\u2019orgue uérien est superbe.C'est une magnifique addition à l'arsenal musical de la cathédrale.L'orgue aérien est pur lui-même un orgue complet, logé dans la tour et relié par l'électricité avec le clavier de l'orgue principal.On peut le faire entendre seul ou en même temps que l'autre.Tous ceux qui ont eu le privilège d'entendre le nouvel instrument en ont loué le son doux ct moelleux qui est d'un effet merveilleux dans In nef.Tout ce qui fait partie de l'instrument est de la qualité la plus parfaite que l'argent puisse produire.St-Hyacinte apprendra avee plaisir que cet orgue sort des Ateliers de MM.Casavant & Frère.\u201c> À Artic Centre, R.L, l\u2019inauguration du nouvel orgue de l'&vlise St- Jean-Baptiste, le 22,4 obtenu un succés complet.Un grand nombre de prêtres étnient présents.Le clou de la soirée fut ln partie du programme assignée à M, Dus- sault, organiste de l\u2019église N.-D.de Montréal, et au chœur Ste-Cécile, sous lu direction de M.l'abbé J.R.Bourgeois, curé, | Un somptueux banquet à la salle St-Jean-Baptiste réunissait tous les assistants et autres.C'est encore un orgue fait par MM.Casavant Frères.Personnel M.lo Procureur de l\u2019Evéché, le chanoine C.A.Beaudry, est attendu la semaine prochaine.' Fête légale Le Drapeau flottait sur le nouvel édifice de la Banque des Cantons \u2018de l\u2019Est, mercreli, tant pour célébrer lu victoire anglaise, que pour lu fête légale.Dép ut Le Révd M.Simard est parti depuis quelques jours pour Hot Springs, Arkansas, dans l\u2019espérance que des climats plus doux lui procureront un adoucissement aux maux qu'il endure, Annuaire Nous accusons réception de 'Annuaire Stutietique du Cnnada, publié pur le winistère des l'Agrieul- ture d'Ottawa.Ce travail intéres- sunt en est rendu à sa 14e année de publication et renferme plus de 600 pages de statistiques de toutes sortes sur le Cunada, Progressive Euchre La série des Progressive Euchre s'est terminée par une très chic réception chez Mme L.I.E.Myers.Les prix ont été décernés à Mnie E.Morin, Mme H.l\u2019auteux.M.E.Sicotte, M.L.Lussier.Les prix d'honneur de toutes les parties réunies ont été gngnes par Mme EL.Fauteux, Mme L.Lussier, M.E.Sicotte.Ordination Mgr Decelles est allé à St Simon dimanche, pour conférer l\u2019ordre de lu prêtrise au Révd M.Sylvestre, de l'ordre des Oblats.Su Grandeur était accompagnée du chanoine O'Donnell, des Révds MM.Daoust, de l\u2019Evéché, et Laro- chelle, curé de St Dominique.Sa Grandeur Mgr Decelles à fait le sermon de circonstance.St-Simon est la paroisse natale du Révd M.Sylvestre.Le Révd Père Oblat est parti pour Engle Pass, diocèse de San Antonio, Texas.» &gricuiture Le Commissaire de l'Agriculture à soumis son rapport peu de jours après l'ouverture des chambres.516 cercles agricoles existent ac- tucllement, comptant 41,000 membres, et 68 sociétés d'agriculture, comptant 14,510 membres, Le gouvernement a organisé des primes pour un concours de vaches lni- tières.10 sociétés et 113 cercles se sont déjà prévalus de cet arrangement qui accorde $25 à un concours par la société du comté et S10 pour un concours de cercle agricole.Mais pourquoi done tous les cercles ne sc prévaudraient-ils pus de cette faculté de faire un concours de vaches lnitieres et payer cette prime de $10.Regu Rapport duSurintendant del'Instruction publique de ln Province de Québec pour l\u2019année 1898-99.Nous y trouvous que les Instituteurs et Institutrices suivantes ont reçu des gratifications pour leurs succes dans I'enscignement pendant l\u2019année 1897-98, Mlle G.H.Turgeon, St-Liboire $20 Mlle J.Tnillon, St-Théodore.20 Mlle A.Jacques, Ste-Hélène.20 M.Henri Gervais, St-Mare.30 Mme C.Bourque, St-Antoine.30 M.G.Caisse, Bela:il Village.80 Mlle C.Nadeau, St-Aimé.20 Mlle L.Lalumière, Belœi] Par.20 Mile E.L'Hévault, St-Valérien 30 Mlle A.Martin, \u201c 20 Mile D.Lussier, Milton.30 Mlle A.Gauthier, \u201c« LL.20 Mlle D.Provost, Roxton.20 Mlle L.Favreau, \u201c.\u2026.20 La mort de M.Picard, Inspecteur de notre arrondissement, fait qu\u2019il n\u2019y à pas de rapport.** L'\u2019Ouest Oauaaien Cet intrépide organe der Cana- diens-Françnais, dans Edmonton, Albertu, n'a pas rencontré l\u2019encou- tagement qu\u2019il méritait, et après 3 ans de luttes, il a été forcé de \u2018terminer sa carrière.Le Bazar Nous sommes heureux de dire que le Bazar de 1900, en faveur de l\u2019Hôtel-Dieu, de St-Hyacinthe, a été remarquable sous tous rapports, et que le succès n conronné les efforts généreux des Dames et Demoiselles de la ville et de la paroisse qui ont dirigé la barque avec tant de tact et de désintéressement, La recetto brute a dépassé $3,000 On demande à Iouer pour unc petite famille, une maison meublée ou non meublée ct contenant chambre de bains et autres améliorations modernes.S'adresser à À.J.BÉLANGER, 176, rue Girouard, jac St-Hyacinthe.Revenu Arrestation, l\u2019autre soir, dans la ville, de M.Zothique Berthiaume, pendant qu'il essaynit un petit serpentin sur son poêle cle cuisine, M, le percepteur étnit assisté de M.Paul Wingender.Ils ont trouvé des pièces d'argent contrefuites en sa possession.Le prévenu comparaissait, jeudi, devant le juge.Mort subite Mardi soir, M.Cyprien Tétreault, bourgeois, demeurant à In Providence, mourait subitement d\u2019une syncope au cœur, pendant que les membres de sn famille se préparaient à partir pour le Bazar.Le curé et le médecin appelés en toute hâte, ne purent que constater su mort.Il étnit âgé de 70 ans, Le défunt laisse une nombreuse famille pour le regretter, parmi laquelle Mesdames Magloire et Alfred Cote.Ses funérailles ont lieu ce matin, à Notre-Dame, à 8 heures.Les Cordonniers Mardi, il y eut une petite tempête, duns le sein de la confraternité des cordonniers,mais ce ne fut qu\u2019une tempête dans un verre d\u2019eau, Contre lu volonté des patrons, un bon nombre de tuilleurs désertérent le travail pour fêter le mardi gras : mereredi matin, il fallut faire amende honorable, faire l'aveu de sa faute, en avoir un repentir sincère, et le ferme propos de n\u2019y plus retourner, pour avoir le pardon, que en bons pères de familles, MM.Séguin, Lalitne & Cie s'empressèrent de donner.Tout est bien qui finit bien, mais il n'en est pus moins regrettable de constater que les capitaux employés dans l\u2019industrie, sont ballotés par les vents qui les assaillent de tous côtés.© 4 \u2014 MARIAGE À la Cathédrale, mardi, le 27 février, M.J.L.Pontbrinnd, de Sorel, conduisait à l'autel Melle Evélina Bonncau, de Roxton-Falls.MM.J.B.Paulet ct F.X.Lord servaient de témoins aux mariés.Tan bénédiction nuptiale a été donnée par le Révd J.H.Beaudry, pro-curé.Immédiatement après la cérémonie, 'heurcux couple est parti pour Sorel, lieu de leur résidence.- en NICULET Oathédrale Le jugement des Archevéques rejette la réclmmation de Paquet & Godbout contre l'Evêque de Nico- let et tient conjointement et soli- dairementresponsables avec l'architecte St-Jean MM.Paquet & God- bout.Conseil de Ville \u2014\u2014 23 Février, 1900.PRÉSENTS: M.J.À.Côté, pro- maire, MM.les échevins S.T.Du- clos, Jos.Morin, O.Brodeur, D.Dumuine, J.N.Lemieux, et Fra Gervais.Lecture et approbation des minutes de la dernière séunce.L'ordre du jour était heureusement peu chargé, 15 ou 20 minutes ont sufli pour passer à travers la procédure qui n'olfrait pas d'ailleurs beaucoup d'importance.Le rapport du travail des pompes constate qu'il a été pompé 5, 305,000 gallons d\u2019eau durant la semaine, une moyenne de 758,000 aullons pur jour, avec une dépense totale de charbon de 18,400 livres pour ln semaine, soit une moyenne de 2.630 lbs par jour.Xl est lu une requête de M.J.T.Bourgeois, demandant le transport de la licence de magasin de M.Jos.Dupont.Accordée, Les divers comptes sont examinés et ordre donné de les payer.M.le Greflier informe le Conseil qu'à la demande de M.J.N.Le- mieux il a pris connaissance du contrat du Grand Trone pour le loyer du terrain de la Pesée au Grand Tronc, qui n'accorde aucun privilège à la Compagnie de transport Lu Shedden de se servir de la balance publique gratuitement.Après quelques expressions d'opinions, M.le Greflier est prié de préparer le compte dû pur cette conpugnie pour pesées depuis l\u2019établissement de In Peséo au Grand- Tronc.Il à été constaté incidemment que In Peséo aux Comtés-Unis ne payait pas le salnire du gardien, mais il ne sera pus fait de changements actuellement, Le chunge- ment de lu Compagnie qui est À se parachever, mnènera probablement un surcroit de travail ct des revenus suffisants pour couvrir le su- laire du gardien, Le Conseil s'ajourne an 2 mars.PE \u2014\u2014 AUTOUR DE NOUS (Spécial À LA TriBUNE) DRUMMONDVILLE.\u2014 Le condju- teur de Myr Gravel, Mgr de Tubu- na, a présidé, mereredi, le 21 février dernier, à In bénédiction d'un magnifique carillon, dont vient d'être dotéc l\u2019église de Drummond- ville, Cette fête religieuse a été grandiose.* STE-HELENE\u2014Rien qu'une noce pour nous donner l\u2019occasion de fêter la clôture du carnaval joyeux.Et encore que de tribulations occasionnées par cette tempête intempestive de lundi dernier.Le garçon d'honneur aura eu grand mérite de s'être dévoué, à moins toutefois, qu\u2019il en soit récompensé gran- dernent à la Pâque prochaine; c\u2019est ce que tout le monde.souhaite au courageux Léon.Donc, pour commencer au commencement, comme il était convenable, disons que M.Adolphe Géli- nas, cultivateur de cette paroisse, conduisait à l'autel Melle Gaulin,de St-Germain, Espérons avec les mariés, de ne pas toujours geler comme ces jours derniers, Naturellement, nos voisins ont eules mêmes Lourrasques,pour leurs joyeuses fêtes.M.l'élesphore Marin, autrefois de St Simon,ct main- tenunt de Lowell, est venu nous enlever une charmante brunette de St-Hugues, dans lu personne de Melle Chabot.Il fait si froid au pays que les heureux époux se hh- teront d'aller se nicher sous un ciel plus clément.Bonheur et prospérité & cot heureux couple.Mémes \u2014 \u2019 EE, tr LA TRIBUNE bons souhaits à M.E.Fontuine, marié à Melle Brodeur, fille de notre concitoyon Cléophas Brodeur.\u2014Toute une pléiade de jeunes gens sont allés voir votre beau bazar.Remarqués: M.et Mde Bé- rard, M.et Melle A.Dufault \u2014Ce matin, Mercredi des Cendres, les grelots sonores se font entendre sur ln route de l\u2019église où tout chacun va méditer sur lu vanité de ce monde.On cst presque heureux d'aborder le long carême qui aboutira avecle beau printemps.\u2014Au village,on discute beaucoup la grave question de l'abolition des Conseils de Comté, Ici, l'on est conservateur dans le vrai sens du not ct on craint l'innovation plus que In routine, Les salnires des sce.-trésoriers de comtés étant si peu clevés et l'ensemble des frais encourus semble si petit en raison des services rendus par ee respectable corps, qu\u2019on ne pout voir comment on rumplacerait avantageusement ces derniers, Un semble partager l\u2019opinion que les muires des différentes municipalités locales sont généralement plus en mesure, en raison de leur connaissance personnelle des faits et des lieux, de régler sur un appel d\u2019une paroisse qu\u2019une cour de justice peut le faire, n'étant pas au tait des droits et des besoins de telle municipalité,à moins de faire une enquête souvent longue ct toujours dispendieuse.On admet que la disparition des Conseils de comtés fera un vide qu\u2019il faudra combler par des arbitres cu une commission spéciale.Alors, à quoi Lon ce remu-ménage devant aboutir au rame résultat, lequel amènera forcement des dépenses nouvelles que Baptiste finir par payer, assurément Avec la chanson, chantons : Ça ne vaut pas In peine de changer de gouvernement, \u2014Comme nos pouvoirs d\u2019enu, iournis pur notre bourbeuse rivière, sont bien impuissants,nous ne nous nttendons pas de sitôt à voir s'implanter chez nous aucune large industrie et la question des boni est secondaire.Toutefois, l\u2019extension de votre ville, contribuant à la vente de nos denrées alimentaires, nous fait comprendre que certaines faveurs bien placées sont des fne- teurs de richesse publique.Ord ce point de vue, lu paroisse compte sur son représentant à Québec pour voter le projet de loi Chicoyne, en autant qu\u2019il protégera véritablement les graves intérêts de tout le monde.\u2014M., Louis St-Germain et sa famille sont partis pour Ware, Mass.M.Eusèbe Laliberté et sa famille sont allés à Chicopee.\u2014Excellente soupe aux huitres, lundi soir, chez M.Sawyer ; les antis s\u2019en sont donnés à cœur- joie, pour l'enterrement des jours gras.-\u2014\u2014M.Adélard Forest, d\u2019Acton fils de notre concitoyeu Toussaint Forest, doit se rendre à Victoriaville, où l'attend une belle position.Sue- cbs.\u2014M.Joseph Lafevrière, jr., et Melle Laferrière, sont partis pour une promenade de huit jours à St Gabriel de Brandon.vat Lewiston, Me.\u2014 Le T.R.Père Grolleau vient de recevoir la triste nouvelle de ln mort de su mère qui est décédée à La Verrie (Vendée, France) le 16 février dernier, à l'âge de 78 ans De son nom de fu- mille, la défunte s'appelait Lucie Proulx.Nous offrons au Révd Père Dominicain nos plus sincères condoléances dans le malheur qui vient do le frapper.\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 Rien ne pèse si lourd quo le bras de ia femme qu'on n\u2019aime plus.Le f:oid dans le Sud \u201c Le froid rigoureux qui à sévi, la semaine dernière, en Floride, a causé de sérieux dégâts nux orangers dans le sud de l'Etat A Norfolk (Virginie), six personues sont mortes de froid.A Milton, en Floride, il n ncigé et le thermomètre est descendu à 16 degrés Fnhrenheit au-dessus de zéro, c\u2019est-à-dire à 83 degrés centigrades au-dessous de zéro.Dans toute la Floride on a allumé des milliers ce feux que l\u2019on à entretenus samedi soir, dimanche toute Ia Journée, et lundi soir, afin de sauver les arbres de la gelée.L'entretien de ces feux coûtera des milliers de dollars aux propriétaires de plantations d'orangers; quant aux dégâts causés par In gelée, on ne pourra s\u2019en rendre compte qu'au temps chaud.Les fraises et les légumes frais ont beaucoup soulfert.On signale des gelées jusqu\u2019à Tam- pu.Le froid se fait sentir même à Cuba.A Santiago de Cub, la journée de lundi a été lu plus froide que l\u2019on ait ressentie depuis longtemps dans le pays.A Cuba | Ln Havane.\u2014Le développement remarquable du système d'écoles publiques établi par le gouvernement américain est la réforme la plus frappante et Ia plus encourageante dans In reconstitution de l\u2019île.La question de l\u2019instruction à Cuba n\u2019était pas facile à résourdre, mais le surintendant Frye, après trois mois de labeurs, a eu ln satis- fuetion de fnireconnaitre an gouverneur général Wood que 1878 éroles primaires, fréquentées par 100,000 enfants, existent maintenant dans l'ile.La question de savoir si les Cu- buins naturalisés citoyens améri- enins auront le droit de vote à Cuba n\u2019est pas encore réglée, elle sera soumise sous peu à Washington.Les évaluations les plus modérées portent le nombre des Cubains naturalisés à 30,000.C'est lu classe Ia plus instruite et la plus progressive de Cuba.Un grand nombre d\u2019entre eux remplissent maintenant des fonctionspubliques.S'ilsne peuvent pas voter et s\u2019ils doivent jouer dans l'avenir de Cubn le même rôle que les Américains de naissance, Cuba sera privée de beaucoup de citoyens utiles.La guerre (Dernières nouvelles) Canadiens-Français Blessés, Major Osear Pelletier \u2014de Qué- bee.Soldat H.Proulx.\u2014G5¢ bataillon des C'urabiniers Mont-Royaux, Soldat A.Roy.\u201489ce bataillon, Témiscouata et Rimouski, Soldat A.Thériault.\u20149e Voltigeurs de Québec.Soldat A.Bajot\u201465e Carabiniers, compagnie de Québec.x + * Panrdeberg,27\u2014Le camp anglais à été réveillé par le bruit d\u2019une incessante fusillade, au lever du soleil, et l\u2019on à appris que les Canu- diens avaient été attaqués tandis qu'ils construisaient une tranchée,à 50 verges de l'ennemi, Les Canadiens ont avancé bravement et ont occupé le sommet des tranchées, le long de la rivière, prenant les boers en enfilade.Ce mouvement a été suivi d\u2019une suspension de la fusillade.Tout A coup un régiment qui vcenpait le sommet de la montagne aperçut un drapeau blanc ct se mit à pousser des acclamations annon- çant ainsi la reddition de Cronje.Peu après, lord Roberts recevait une note lui annonçant que les Boers se rendaient sans condition.Le général Prettyman fut envoyé pour annoncer à Cronje que sa reddition était acceptée.Vers 7 heures, un petit groupe d'hommes apparut, traversant la plaine et se dirigeant vers les quartiers généraux.Apprenant que le général Cron- je s'approchait, lord Roberts se dirigea vers, le front cet fit aligner une garde de Senforths.Un groupe de cavaliers s'aupprochn.Sur le cheval du général Prettyman était un homme âgé, vêtu d'un pardessus court, d\u2019un pantalon de twced ordinnire, coiffé d'un chapeau & larges bords et chaussé de souliers bruns.C'étuit le redoutable Cronje.Sa tigure, brûlée par le soleil étnit presque noire.Sa barbe [risee était parséinée de poils gris, >, Londres, 27\u2014Parmi les officiers de l\u2019Iütut Libre faits prisonniers, se trouve le commundunt en chef J.Walverans, membre du Volksraad ; le tield cornet Trus, le major Alb- recht,le fameux artilleur allemand; le major Von Duitz, oflicier allemand distingué.Le critique militaire da \u201cTimes\u201d pense que le général Cronje a enterré plusieurs gros canons, + Londres, 28\u2014Les journaux de cette après-midi continuent à parler du fait d'armes du héros de Kandahar, et insistent sur la vail- Innce des Canadiens, qui, d\u2019après les dépêches de Paardeberg, étaient aux prises corps à corps dans les tranchées bocrs, lorsque le général Cronje s\u2019est rendu.+, Les dernières nouvelles de Lady- swith diseut que l\u2019eau commence à Éuire défaut.Des télégrammes reçus hier matin, annoncent lu délivrance de ln ville, ll Qu\u2019est-ce quela patrie ?La Patrie, ¢'est In commune mere, l'unité dans laquelle se pénètrent et se confondent les individus isolés, c'est le nom sacré qui exprime la fusion volontaire de tous les intérêts en un seul intérêt, de toutes les vies en une seule vie perpétuellement durable.Et cette fusion, source féeonde d'inépuisables biens, principe d\u2019un progrès continu impossible sans elle, cette fusion, dont l\u2019effet est d\u2019accroi- tre indéfiniment lu force de conservation ct la puissance de développement, l'énergie productive, laséeu- rité, la prospérité, comment s\u2019opère- t-elle ?Par le dévouement de chacun à tous, le sacrifice de soi, par l\u2019amour enfin, qui étouffunt l\u2019abject égoïsme, accomplit 1a parfaite union des membres du corps social.Et la Patrie, au sein de laquelle se fondent les familles diverses, doit être, dans votre amour, au-dessus de chacune d'elles : sans quoi, vous rompez le lien qui les unit toutes, vous subordonnez le corps entier à l\u2019un de ses membres, vous détruisez autant qu\u2019il est en vous la \u201cla société\u201d, en lu ramenant sous Vinfluence de l'égoïsme qui en ébranle la base.À lu Patrie, tout ce que vous êtes et tout ce que vous avez, votre cœur, vos bras, vos veilles, et vos biens et votre vie.Qui hésite à mourir pour elle, celui-là est in- [âme à jamais, LAMENNAIS.La dernière scène du drame sanglant de la Boucherie de St-Canut, vient de se terminer légalement.La Cour d'Appel a décidé que les héritiers de Poirier toucheront la Police d'Assurance en contestation.+ * [J CANADA Montréal.\u2014Mme Cabana, veuve du conducteur Cabana, tué à ln gare Windsor par un convoi, réclame du C.P, R, $25,000 de dommages intérêts pour elle et ses enfants.+ Ottawa, 24,\u2014 L\u2019hon.Jos.Chum- berlnin a câblé que les cadets Buon, Harriss, Webster, Lewis et Holler, du Collège Royal Militaire de Kingston, vont recevoir des com-\u2019 missions dans l'armée impériale.LP Progrès \u2014 Plessisville, dans le comté de Mégantie, sera éclairé à la lumière électrique, en juin prochuin grice à l\u2019entreprenante initiative de l\u2019Hon.M.Cormier et quelques autres citoyens qui ont organisé une compagnie électrique.*,+ Victoria, C.A., 28\u2014T.'extraordinaire situation politique qui existait ici vient d\u2019avoir le plus extra- orlinnire dénouement.Jos Martin, \u201c Fighting Joe,\u201d presque sans amis dans ln législature, vient d'être chargé de former un cabinet, On croit qu\u2019il va réussir.Smith Curtis, de Rossland, sera, parnit-il son ministre des mines et M.W.W.B.MeInnes, député fédéral, fils du lieutenant-gonverneur, son proeu- reur.Dès que son cabinet sera formé, il en appellera au peuple.* % férosse Nouvelle \u2014 On disait hier que !le syndicat qui contrôle le Canada Atlantique et le Parry Sound avait nequis aussi le controle du Grand Nord et du Châteauguay & Northern ( Belt Line ).Cela permettrait au système Booth d'arriver aux quais de Montréal où le Château guny & Belt Line peuvent construire un chemin élévé et atteindre aussi Québec par le Grand Nord etle Lac St- Jean.Si cette rumeur devient fait ae- compli Montréal Québec anront chn- cun lear part du commerce de l\u2019ouest et nous en serons heureux.x, + Magog, \u2014M.Guilbert n été réélà maire de cette paruisse, \u2014L'état des nflnires du système électrique de cette ville, possédé par la corporation,est très sastisfaisant.Non seulement les revenus sont suf- fisunts pour payer les frais d'exploitation, I'intérét et le fonds d'amortissement, mais de plug il n\u2019en coûte pas un sou à la ville pour son éclairage.\u2014 I] est question de faire terminer l\u2019intérieur de l'église catholi- yue.Ces travaux qui devront commencer bientôt cofiteront environ 520,000.On fera aussi l'acquisition d'au orgue au coût de $3,000.\u201c+ Saint-Jean, 28\u2014Les élections municipales ont cu lieu lundi avec le résultat suivant : M.J.E.Molleur æ été élu maire, avec trente-deux voix de majorité et les nouveaux conseillers sont J.L, Pinsonnenult, élu avec 4 voix de majorité contre le docteur Moreau : George II.Wilkinson, avee 8 voix de majorité contre M.Trefflé Côté : Chas.H.Bessette, élu contre Henderson Black, avec une majorité de 3 voix, et M.Luc Papineau a défait Hilaire Foisy, avee 14 voix.M.Papineaü est le seul conseiller élu qui faisait partie du ticket O'Cain.Il s\u2019est donné en tout 438 votes sur un ,totul de 453 contribuables qui avaient droit de vote.( ~~ Pierreville.\u2014Les funérailles do Mme Ls Némèze Bernatchez, décédée à Quebre, le 15 février courant, ont eu lieu à Saint-François du Luc le17, au milieu d\u2019un grand concours de parentset d'amis.Le deuil était conduit par M.L.Bernatchez et son joune file, M.N.5 te PR Bernatchez, gouverneur de la prison à Quétbuc ; M, Numu Bernatchez eb M.le notaire Boucher, et uno foule d'étrangers.¢ Les porteurs étaient MM.Adé- lard, Médard et Victor Boucher,cousins de ln défunte, et M.Oscar Gladu, N.P., son neveu.Madame Bernatchez était âgée de 39 ans.+ Montréal \u2014 Mlle Eva Roch, cette jeune canadienne-frangaise qui dormait depuis le 23 décembre dernier, vient de s\u2019évoiller do son long sommeil, Pendant tout ce temps, elle n'avait repris connaissance que quelques instants, le temps de demun- der un verre de cidre.Puis elle retombait dans un sormmeil de plomb.Lus médecins désespéraient de sa vie.Elle était considérablement wmaigrie eb soufllait & peino.Aujourd'hui, elle semble moins faible, et il est possible qu'elle revienne à In santé.C'est liv un ens qui confond les médecins les plus distingués du Cunada, + Mine d'Or.\u2014 l'as besoin duller au Klondyke ni au eap Nome pour chercher du l'or.Le sul de notre province en est rempli.Voici que là semaine dernière, le Dr J.À Bi- gonesse, de Labelle, qui arrive de Kinmika et du Rapide de l\u2019Orignal, dans le Nord, a dit à un reporter qu\u2019on venait de découvrir une mine d\u2019or dans le canton Wurtele.Les experts disent que cette mino est très riche.M.Obalski, ingénieur du gouvernement, qui l'a visitée at qui n examiné des échantillons de minerai, est aussi de cette opinion.C'est M.Vermant, un Frangais, propriétaire de lu Ferme Rouge, sur lu Lièvre, qui a acheté la mino et qui va l'exploiter.; LP Coupe de gluce.\u2014Rien de dangereux comme les trous sur In glace.Voici un exemple de dominages accordés pour un de ces accidents, \u201c La veuve et les enfants do feu Didace Sainte-Marie poursuivirent In City Ice Co, de Montréal.\u201c Sainte-Marie, cultivateur de Luprairie, s'en revenant sur In glace en voiture, prit un mauvais chemin et tomba dans un trou fait par lu défenderesse.\u201c La Compagnie est tenue res- ponsuble, parce qu\u2019elle gurait dû mettre des barrières de façon à prévenir un pareil accident, aux endroits où elle avait fait des trous.\u201c Il est accordé 5650 à lu veuve, $500 aux enfants mineurs et $50 à chueun des enfants majeurs, soit en tout 51,500.\u201d x Téléphone Bell.\u2014 La 20e assemblée annuelle des actionnaires de la, compagnie de Téléphone Bell a eu lieu jeudi, le 22 février dernier, aux bureaux de la compagnie, ruc Notre Dame, Montréal.Le rapport an- nucl montre que la compagnie compte maintenant 34,923 abonnés, soit 2,841 de plus que l\u2019année dernière.Pour le service à de longues distances, les lignes ont été prolongées de 1,686 milles, durant l'année écoulée, dont 318 milles dans la la province d'Ontario, et 1,368 dans lu province de Québec.La longueur totale de ces lignes est maintenant de 18,920 milles.Le revenu total de l'année a été de 51,456,683.06 et les dépenses, de $1,103,375.61 ; le revenu net a done été de 3353,307.40 dont $312,920 ontété payés en dividendes.Il reste un surplus de $40,387 pour l\u2019année, qui à été ajouté au surplus de 1898 lequel s'élevait à $190.128.38 Tous les mêmes officiers et directeurs ont été jéélus.C.F.Sise, président; Robert Mackay, vice- président; C.P.Sclater, secrétaire trésorier ; L.B.MeFarlane, surin- tendant-général.' LA TRIBUNE Montréal \u2014 Nous avons le regret d'annoncer le mort du chevalier L.\u2018Forget, survenu mardi matin vors 2 heures, à sa résidence, après quelques jours de maladie seulement, - \u2018M.Forget était greffier de la Cour du Recorder, Chevalier de l'Ordre Militaire de Pie IX, ancien zouave pontifical, président général de l\u2019Union Allet.*,+ Ste-Julio de Verchères \u2014 M.A.Chicoine, propriétaire de la beurrerie de cette paroisse, & bien voulu donner le résultat- satisfaisant ci- dessous, pondant les neuf mois et demi qu\u2019elle a été cn opération, pour l'année 1899.La quantité de lait reçu est de 1,407,222 livres qui ont produit 58,556 livres de beurre réalisant une somme de $11,782 divisée entre 13Q patrons.J Québec.\u2014Par décision de S.G.Mgr l'archevêque de Québec, M.l'abbé J.A.Bouffard a été transféré du chapelinat de l\u2019Hospice de Levis à la cure de St-Malo; M.l'abbé J.Morin, du vicariat de St- Roch de Québee, devient aumônier de l'Hospice de Lévis, et M.l'abbé Ls F.Fiset est transféré du vicariat de St-François de Beauce, à celui de St-Roch de Québec.\u201c * Montréal, 27,\u2014A minuit vingt, lo nuit dernière, un incendie s\u2019est déclaré au No 21 rue St-Lnurent, chez M.Lorge, chapelier, Les pompiers des postes Nos 1, 2, 5, G, et 7, sont promptement arrivés sur les lieux, ct, en dix minutes de travail, ils ont éteint les flammes, qui avaient fait de rapides progrès.Les dommages sont estimés à 81500 environ.++ Quebec.\u2014 Mar Benjamin Paquet est décédé dimanche nprès-midi au grand séminaire de Québec, à l\u2019âge de 68 ans.Il était le frére de M.I'nbbé I.P.Paquet, aumônier des sœurs Fran- cischines et oncle de l'abbé LA.Paquet, professeur de théologie au grand séminaire.Mgr Paquet est né a St Nicolas, le 27 mars, 1832.Il a [ait ses études au séminaire de Quebec, Ordonné prêtre le 20 septembre, 1857, il fut vicaire à la basilique durant 5 ans puis étudia la théologie à Rome pendant trois ans et obtint le dégré de docteur en droit.A son retour & Quebec, en 1866, il obtint une çhaire à l'Université Laval, comme professeur de théologie.Il fut ensuite procureur, directeur du grand séminaire, supérieurdu petit séminaire et recteur de l'Université Laval.En 1878, il fut nommé camérier de Pic IX, et en 1888 haut camérier de Léon XIII Il est l'auteur de plusieurs ouvrages importants.ee A Montréal, dans la matinée du 26 février dernier, un incendie, dont les conséquences auraient pu être retoutables, en tout autre temps, a ravagé le pâté de maisons situé entre les rues Saint-Dominique, Cadieux et Sainte Catherine, du côté nord de cette dernière rue.C'est dans cet espace de terrain.en effet, que se trouvent enclavés trois théâtres, le Français, l\u2019Eldorado et la salle de M.Trépanior.Lo premier de ces théâtres, bien que dangereusement situé, était aménagé avec un luxe tout à fait moderne, et le propriétaire avait fait tout au monde pour y assurer le confort et la sécurité des spectateurs.Mais l'on ne transforme pas un patinoir en salle de spectable, capable do rassurer les gens contre Uno panique produito par un incendie.C'est donc, peut-être à une épouvantable catastrophequ'il a été donné au public d'échapper par suite de la destruction de cet immeuble, au moment où iln\u2019y avait personne On croit que les pertes dépasseront $200,000 dont la moitié environ est couverte par les assurances, L'alarme a été donnée par un des constables, qui était de faction duns les environs du théâtre Français, vers 4,30 heures, ce matin.Les pompiers, comme d\u2019habitude, firent toute la diligence possible, mais ils ren- eontrèrent un sérieux contretemps, dû au fuit que plusieurs des bornes- fontaines étuiént gelées, et ce ne fut que vers cinq heures, après l\u2019arrivée de la pompe à vapeur de la Corporation, que l\u2019on put mettre à contribution les boyaux déjà prêts à fonctionner, si ce n\u2019eût été le manque d'eau.Dans l'intervalle, les flammes, activées par un fort vent d'ouest, envahissaient les maisons voisines, et en peu de temps, tout le pâté compris entre le théâtre Français et le coin de la rue Cudieux, n'était qu\u2019- un brasier ardent.Le froid intense, ajouté à une fumée suffocante, a rendu l\u2019ouvrage de nos braves pompiers, doublement ardu.L'on mentionne, parmi ces derniers, une foule d'oreilles et de mains gelées, mais comme le disait le chef Benoit, il n\u2019y avait pus eu, jusqu\u2019à ce moment, aucun accident sérieux henrégistrer.L'on attribue cet incendie désastreux à un tuyau surchauffé, situé en arrière de ln scéne du théâtre Français.hd Sherbrooke, 23.\u2014 Son Honneur le taire de lu ville n été l'objet d\u2019une fête magnifique, hier soir, à l'hôtel Continental.Le banquet organisé en son houneur n été superbe.La table était exquise, L'entrée dans la salle s'est faite au son de l'orchestre Hubbard.M.C.F.Olivier présidait au Lanquet, ayant à sa droite le héros du jour, M.L.C.Bélanger.Le premier toust à été à la reine.Le président n exprimé la sympathie qu\u2019il éprouvait pour le peuple anglais dans ses difficultés netuelles et l'espoir qu\u2019un aurore de paix luira bientôt sur le sol africain.On a chanté God Save the Queen.Le second toast à été à l'hôte de lu soirée.M.Bélanger a fait une réponse remarquable, qui est un souvenir historiqueprécieux pourSherbrooke Les autres santés, à la presse, aux dames, au maitre de céans, etc., ont été bues avec enthousiasme.11 était unc heure avancée de la nuit lorsqu\u2019on s'est séparé, tout le monde étant enchanté de la fête, * ® * Ste-Anne.\u2014 Durant l\u2019année qui vient de s'écouler, 122 pèlerinages organisés ont visité le sanctuaire de la Bonne Sainte Anne de Beaupré.Neuf venaient des Etats Unis, 4 de la province d'Ontario, 2 du Lac St-Jean.En avril 1, en mai 2, juin 26, juillet 56, août 22, septembre 9, octobre 5, décembre 1.\u2014122.120,000 pèlerins ont visité Ste- Anne durant l'année, 78,500 par les chars, 35,000 par les bateaux, la balance à pieds ou cn voiture.Ste-Anne s\u2019est montrée prodigue de ses dons par des guérisons miraculeuses : Mlle Auger, de Joliette, la joune fille à la jambe tordue ; J.B.Valcourt, de St-Benoit de Mada- waska, atteint de surdité; Victor Poulin, le paralysé de Pittsfield, Mass.; Mme Hartley, de New-Bed- ford, Mass.américaine convertie, qui souffrait d'un ulcère interne très dangereux ; Louis Beaulac, le perclus de Nicolet; Sœur Marie- Gertrude, de Terreneuve, religiouse souffrant de plusieurs infirmités ; Emilo Thibault, de Montréal, affligé par la carie des os; Mlle Hélène Mahoncey, l\u2019infirme du pèlerinage d\u2019Ottawa.Toutes ces personnes ct plusieurs autres encore, ont été guéries de maladies ou infirmités que la science médicale avait déclarées incurables.LK J - Meurtre à Québe Québec, 24.\u2014Une horrible tragédie vient de jeter toute la populu- tion de Québec dans lu consternation.Le constable Joseph Herméué- gilde Cuzcs, domicilié au centre même du quartier, venait d'assassiner sa femme, Il n\u2019y a aucun témoin oculaire du crime, Les seuls détails que l'on en sait sont fournis par Mme veuve Ferdinand Cazes, âgée de 66 ans, la mère du meurtrier Voici ce qu\u2019elle raconte du meurtre - \u201cMon fils à l'habitude de rentrer diner à midi.Samedi dernier, il était hors de garde.De fait il n'avait pas travaillé depuis le 21 du courant, à cause de lu picote volante dont ses Kecommandé par les connaisseurs et tes médecine deus toutes les parties du Ospada, Voyor testétuoignages écrite Aechimistos éminente, NEUF HEDAILLEÈ) D'OR, D'ARGENT DE BRONZE E1 ONZE DIFLOMES obtenus sux expositions aniversellos de ¥rance,d\u2019Australie, dos Etats Unis, du pannes sde la Jemaique [ndes Occiden- es.Téléphonez au No.86.Bière et Porter de John Labatt LONDON, ONT.== Saveur originale et fine, pareté garantie.Oes brouvages sontfalteapécialement ponrconvenir au olitnat de ce continent ot ne sont pas surpassis.Prix Spéciaux au Gros On porte & Domicile dans toute la ville, J.B.ST-PIERRE, Epicier, 266 RUE OASOADES, ST-HYACINTHE.enfants étaient atteints.Samedi, il - sortit vers neuf heures de l\u2019avant- midi, Il était sobre lorsqu'il est sorti.À midi, ma bruet moi, nous nous sommes mises à tuble, croyant que Jos.arriverait d\u2019une minute à l\u2019autre.Nous avions diné depuis une vingtnine de minutes l'orsqu\u2019il entra, il me parut être cn boisson, mais non au poiut de ne savoir ce qu'il faisuit.1! marchait droit et ce n'est qu'en voyant son regard hagard que je me suis aperçue qu\u2019il était éméché.Son diner était un peu refroidi et il apostropha sa femme sur un ton élevé.Ma bru lui répliqua sur le même ton.Mon fils se leva sans avoir goûté son repas ct la chicane entre lui et sa femme alla en augmentant.Mon garçon semblait être sous le coup d\u2019une violente colère, ses yeux lançuient des |.éclairs et sn bouche proférait d\u2019affreux blasphèmes.Je ne l'avais jamais vu dans cet état.Je n'ai eu rien à faire avec la chicane, ni de près ni de loin.J'eus peur et je me renfermni dans ma chambre, entrai- nant avec moi les deux enfants.\u201cEn querelle dura encore une demi-heure et vers une heure et demie, jentendis trois détonations d'arme à feu, lu chute d'un corps, puis le bruit d'unc personne dégringolant les escaliers.J'étais paralysée par la peur et il a dû s'écouler une demi-heure ou une heure avant quo je retrouve mes forces.Je vis le corps de ma bru gisant dans une mare de sang, et je me trainai jusqu'à la porte donnant sur la cour.J'appelai du secours.Un petit garçon, qui était dans la rue, avertit la police, ct le constable Letellier monta par enavant, Alon fils avait barré Inporte et emporté laclef.M.Letellier dut faire le tour par en arrière.Vous savez le reste.Le père de la défunte est attendu cet après-midi.Le cadavre lui scra remnis et l\u2019inhumation aura lieu à Sainte-Catherine.Le mourtrier a été arrêté, il était ivre et tapageur.Les constables Caouette et Pelletier n\u2019eurent aucunes difficultés À le conduire en prison.Il cuva son vin jusqu\u2019à hier matin.À son réveil, il appela un des tourne-clefs et demanda pourquoi il était en prison.Le tourne- clef lui répondit d'attendre jusqu\u2019à ce matin, qu'il le saurait assez tot.Toute la journée d'hier, Cazes a été songeur.Voyant qu'il ne pouvait obtenir aucun renseignement de ses gardes, il demanda une pipe et du tabac et passa la journée à fumer, le front reposant dans ses mains.Voici le verdict qui vient d'être rendu: \u201cQue la dite Bridget Condon Cazes,ce 24ième jour de février 1900, en la cité de Québec, district de Québec, cst morte des suites de blessures par arme à feu déchargée surelle, le dit 24 février, par Joseph Herménégilde Cazes; et que le dit J.H.Cazes a félonieusement, volontairement et de malice préméditée, tué et assassiné la dite Bridget Condon Cazes.\u201d Signé, A.G.BELLEAU, Coroner.JOS.LACHANCE, Président.LA COMPAGNIE d'Eau Minérale ST HYACINTHE Propriétaire du célèbre PHEILUDOE 4 ET MANUFACTURIÈRE DE SODAS, GINGER ALE, ROOTBEER 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Le vicomte ouvrit la porto à moitié, mit un pied dans le jardin et regarda.Maintenant on entendait parfaitement marcher sur le sable, et lo vicomte aperçut une lumière qui dansait dans le brouillard comme un feu follet.\u2014La petite s'est munic d'une lanterne, pensa-t-il.Soudain, la lueur sautillante troua complétement la brume.Aussitôt le vicomte saisit le bras du jeune homme, qu\u2019il serra fortement, et, rasant le mur, il l'entrai- ba à une dizaine de pas.Ils n\u2019eurent que le temps de se coller contre le mur.Un homme, portant \u2018une lanterne, parut dans l'encadrement de lu porte.C'était le comte de Lasserre.Adrien sentit un frisson de terreur courir dans tous ses membres, Le vicomte avait tiré un revolver de sa poche et se tenuit prêt à faire feu sur le vieillard.\u2014Aurore a tout dit à son père ! Telle avait été la première pensée des deux complices.Cependant le vicillurd restait immobile devant la porte ouverte du jardin, n'ayant nullement Pattitude menagunte.\u2014Ah ! ça, que vient-il faire ?se demandait le vicomte étonné.Un bruit sourd, que son émotion l'avait empéché d'entendre plus tôt, vint répondre À sa question.Ce bruit était celui des roues d'une voiture et des pus d'un cheval sur ln lande.\u2014Je comprends, se dit le vicomte, il va partir: un petit voyage à Paris, Il est comme lu chouette, il préfère ln nuit au jour.Sa fille a naturellement attendu qu\u2019il fût parti ponr accourir à son premier rendez-vous d'amour.Eh! bien, bon voyage, monsieur Dumolet ! Quand: tu reviendras, tu ne trouve- rus plus la colombe dans si enge, La voiture arrivait.Elle tourna sur le terrain plat de lu lande et vint s'arrêter devant la porte.\u2014Une chienne de nuit, monsieur dit le Champenoie, en sautant à bas de son siège.Je vois que vous avez entendu mon fouet.Sans ce satané brouillard, il y a vingt minutes «ue je scrais ici.Pur moment monsieur, on n\u2019y voit pus à deux doigts du bout du nez Mais ça ne fuit vien, nous arriverons tout de mwémo à Ia gare avant l'heure du train.Vous conuuissez Bibi?Ah! la Lonne bête ?11 se tiche du brouillard comme du reste.\u2014As-tu pris une voiture\u2019 douce, commode ?demanda le comte.\u2014Vous voyez, monsieur, la berline.On cst là-dedans comme dans son lit.\u2014Auras-tu de la place pour deux malles ! Je n\u2019emporte que cela au- jourd'hui.\u2014En me serrant un peu, l\u2019une tiondra à côté de moi sur le siège ; l\u2019autre aura sa place sous mes jambes.\u2014Elles sont là, tu peux les charger.Sur ces mots le comte rentra dans le jardin.Le Champeunois se mit aussitôt en devoir de placer les malles sur le véhicule.Il achevait cette opé- lation lorsque le vieillard reparut.\u2014 Est-ce fini ?demanda-t-il, \u2014Oui, monsieur, vous pouvez monter.Le vicomte et le marquis restaient toujours immobiles et silencieux, adossés au mur.Le Champenois ouvrit le porto de la berline.\u2014Venez, dit le comte.Aussitôt, à la grande stupéfaction du vicomte et d\u2019Adrien, Aurore et Francesca sortiront du jardin.Le comte prit sa fille par la main ct l\u2019aida à se placer dans la voiture, Cependant Aurore avait eu le temps de jeter nutour d'elle un regard rapide.Evidemment elle pensait à A- drien, au rendez-vous qu'il lui avait donné et qu\u2019elle avait accepté.À son tour, la muette enjamba le marchepied et s\u2019assit sur le siège de devant en facc de sa jeune mai- tresse.Le comte de Lasserre fermait la porte à double tour, pendant que lo Champenois, sa casquette de peau de loutre à lo main, restait LA TRIBUNE \u2014 sous le coup de l\u2019ébuhissement que lui avait causé l'apparition des femmes, Le vicomte de Snnzac tordait furieusement sa moustache, pendant que son autre main tourmentait In crosse de son revolver.Une rage sourde, qu'il sentait impuis- sunte, grondait en lui.Ainsi, le comte de Lasserre partait et emmenuait sn fille! Cette chose imprévue enrayait ses projets de vengeance ! Cette innocento jeune fille, proie nouvelle, autre | victime qu\u2019il voulait sacrifier à sn haine, lui échappait:.ll avait peine à se contenir ; il rugissait intérieurement.Il avait une envie folle de bLondir sur le vieillard, de le saisir à la gorge, de le terrasser, .1 afin de pouvuir ensuite enlever violemment la jeune fille.Mais le Champenvis était là, qui le tenait .{ en respect, lo Champenois, dont lu large patte,\u2014selon son expression, © pouvait assommer un bœuf.Son revolver n\u2019était qu\u2019une arme inutile, car tout misérable qu'il était, il ne voulait pus être un assassin.Le vicomte de Sanzac ne lenait nullement à paraître devant Une cour d'assises entre deux gendarmes.Ah! il était aussi prudent que lâche ! Il voulait bien Ecapper son ennemi, ais duns l'ombre, à couvert, sans courir ni risques, ni périls ! Cepewdant, apres avoir formé la porte et mis ln clef dans sa poche, le comte prit place dans lu voiture à côté de su fille.Le Champenois sortit enfin de son immobilité, Il remit sur su tête su peau de loutre, ferumm lu portière et grimpa sur son side.\u2014Hue, Bibi ! Allons, trotte gnie- ment.Et la mèche du fuuet se tortilla dans l'air.Clic ela, elic-elnc.Ln voiture s'enfonga dans brouillard et disparat.Les deux complices se détachèrent du mur et sortirent des hautes herbes qui les avaient cachés.Le vicomte poussu une sorte de rugissement qui fut suivi d'un formidable juron.\u2014Eh ! bien?interrogea le marquis, \u2014Eh ! bien, nous en sommes pour nos frais.\u2014Elle est partie, son père l\u2019emmène.Où ?Probablement dans quelque autre coin ignoré, perdu au milieu de la France \u2014C'est bien, dit le vicomte, en gringant des dents, nous les retrouverons ?le XXVII Assises en face l'une de l\u2019autre, à une table qui occupait le centre d\u2019une vaste salle à manger, madume Delorme et Aurore achevaient leur déjeuner du matin.Depuis quinze jours qu\u2019elle était à Paris, il no s'étuit Fait chez lu jou- pe filie aucun changement notable.Peut-être était elle moins triste, moins languissante; mais elle ne parvenait pas encore à secouer sa torpeur, à sortir de son engourdissement.Pelotonnée sur l\u2019ottomane de son petit salon, les yeux à demi- fermés, elle passait de longues heures plongée dans une sorte d'extase, Le boudoir d'Aurore était bien le plus délicieux endroit qu\u2019une belle jeune fille pûât rêver ; tout y était d\u2019une grande richesse et d'un goût exquis.Meubles et tontures étaient des merveilles de la tapisserie modorne.À côté se trouvait 6 chambre, un véritable nid de soie et de dentelles, frais, parfumé, coquet, charmant.Assurément, Aurore avait trouvé tout cela très joli ; pendant quelques jours elle s'était amusée à tout voir, à tout examiner ; puis, presque subitement, elle était retombée dans son apathie.Elle avait éprouvé une grande RS joie quand, lui ouvrant ses bras, madame Delorme l'avait appelée su tille, sa chère enfant : mais l\u2019impression produite par ce premicrembrag.sement n'avait été que passagère ; muintenantelle était presque insensible aux douces paroles et aux en- , Tesses que lui prodiguait l'excellen- | te ferme qu'elle croyait étresu mère.Il est vrai qu'elle était encore sous le coup d'une séparation qui : lui nvaît causé un grand chagrin, Toujours fort de volonté et absolu dans ses décisions, le comte de Las- serre était parti ; il avait suivi son uni Guillaume, que de sérieux intérêts, nous l'avons dit, appeluient en Amérique et en Asie.Quand, pouvant & peine retenir ses larmes, le père avait dit à sa fille :\u2014\u201c Je pars, je ne te reverrai peut-être pas avant un an, \u201d elle s'était jetée à son cou en suglotant, Puis, le comte parti, elle avait Leaucoup pleuré, Mndume Delorme avait déjà pour elle une grande affection, il y avait dans le cœur de c:tte femme, qui ivait été mère trop peu de temps, des trésors de tendresse maternelle, non dépensés, qui allaient être l'hé- | ritige d'Aurore.I Elle faisait tout ce qui dépendait d'elle pour distraire, occuper son attention et su pensée.Presque tous | les jours en sortait, À deux heures, le coupé attendait ces dumes dans la cour, devant le perron du grand escalier, On gagnait l\u2019Are-de Friom- phe, on faisait le tour du Bois et on revenait par les champs-Elysées et In place de la Concorde: une autre fuis, on se promenait sur les boulevards ou les quais ou dans les rues du haut commerce parisien.Si Aurore le voulait, or mettuit pied à torre ; mais la jeune fille témoignait rarement le désir d'entrer dans une bontique ou un masasin.Madame Delorme avait accepté une mission diflicile et déliente ; elle voulait In remplir dignement ; elle le pouvait, car elle savait ce qu'elle devait à la chère petite que son bienFaiteur avait confiée iv ses soins, à son affection, à son dévone- ment.Malheureusement, n\u2019oubliant pas assez qu'Aurore était la fille du comte «du Lusserre.et sentant trop la distance qui existait entre lu riche héritiére ct elle, elle n\u2019entrnit pas suffisamment duns son rôle, Dans ses manières,son langage, même dans sa tondresse, il y avait quelque chose de respectueux.Elle prononçnit ces mots :mu chérie, mon enfant, ma chère fille, comme si elle eut dit mademoisclle.Ce n'étnit pas sa faute, elle obéissait à un sentiment.Quoiqu'il en Eût, elle ne prenait point l'autorité d\u2019une mère sur sa fille ; instinetivement, Aurore le sentait.Et c'est pour cela qu\u2019il n\u2019y avait point entre elles cette douce intimité, cette familiarité charmau- te, ceb abandon qui provoquent la confiance, stimulent les épanchement de l'une.Aurore aimait madame Delorme comme elle avait nimé ses fauvettes; même dans ses bras, sur son cœur, elle ne sentait point pénétrer en elle cette chaleur,ces sensations délicieuses que communique amour maternel.Si la jeune fille eût pu réfléchir, penser apprécier, juger, elle se serait cortainement dit: Je croyais que c'était autre chose que cela, une mère ! Madaine Delorme et Aurore acho- vaient de déjeuner, comme nous l'avons dit plus haut, et allaient se lever de table lorsque la sonnerie du timbre de la porte d'entrée de l'appartement se fit entendre, Un instant après, la porte de la salle à manger s'ouvrit et la femme de chambre parut.C'était une jeune fille de vingt cinq ans, an maintien modeste, assez jolie, ayant la physionomie ouverte, le regard doux et honnête.+ 0 \u2014 Madame, dit-elle, c'est une da- we en noir qui demande à vous parler, \u2014C'est alle ! enfin ! peusa tmada- me Delorme.) \u2014Et tout haut : \u2014Cotte dume vous a-t-elle dit son nom ?\u2014 Non, madame, mais elle vient de lu part de M.Van Ossen.\u2014C'est bien, dit madame Delor- ine on se levant vivement, conduisez cubto dune dans ma chambre, La femme de chambre disparut, et s'adressant à Aurore, madame Delorme reprit : \u2014Ma chère lille, cette dame qu\u2019- on vient d'annoncer est votre institutrice, la personne dont vous a longuement parlé votre père avant de nous quitter; je vais aller ln recevoir, eb quand j'aurai causé avec elle un instant je vous In présenterai, Aurore répondit par un mouvement de tête et se leva, Madame Delorme lui mit un baiser sur le front, en disant : Allez, ma chérie, allez nous attendre dans votre boudoir.Lu jeune fille s'éloigna lentement sans avoir prononcé une parole, Madame Delorme sortit à son tour de la salle à manger, et tout en so dirigeant verssa chambre elle se disait : \u2014L'institutrice sera-t-elle plus habile que moi ?Il faut bien l\u2019espérer.Lu protégée de M.Van Ossen at- ten:dnit debout, lu tête légèrement inclinée, dans une attitude pleine de recucillement.C'était une femme d'une taille au-dessus de la moyeune, souple, élancée, gracieuse.Sun visage était pâle, Entigué, mais beau encore ; bien que quelque grande douleur ou quelque chagrin lent lui cût enlevé sn fraicheur l'eût vicilli et marqué d'uve tristesse indéfinissable, la linesse des traits, la délientesse des contours lui conservaient un je ne suis quoi de charmant, de délicieux.La bouche avait perdu l'habitude du vire.Les yeux étaient limpides et doux, et lu regard éclairé jaillissaient des étincelles de fierté.La sénérité de In physionomie indiquait la résignation où l'apuisement.Tout en elle inspirait l'intérêt, la sympathie.Elle pluisait sans le vouloir, car, sans le savoir pout-être, elle possédait ce qui attire, ce qui charme.Elle paraissaitavoirquarante ans; mais avait-ello réellement cet âge ?Il aurait été difficile de le dire.Toutefois, on remarquait que les années ne lui avaient point enlevé deux choses qui sont l\u2019orgueil.de toutes les jeunes et que les vieilles regrettent toujours: ses belles dents blanches et ses magnifiques cheveux.Elle portait avec aisance son vêtement noir très simple et de coupe sévère.La couleur sombre faisait ressortir en même temps la pâleur du visage et son cuchet de haute distinction.Au bruit que fit la porte en s\u2019ouvrant, sa tête se redressa.Ses yeux se fixèrent sur madame Delorme l'espace d\u2019une seconde, puis, après s'être inclinée légèrement, elle tendit une lettre qu\u2019elle tenait à la main.\u2014Ce papier est sans doute une lettre que M.Van Ossen vous a écrite avant de quitter Paris ?dit madame Delorme ; je n'ai pas.besoin de la lire, je sais ce qu\u2019elle contient.Soyez la bienvenue, madame, je vous attendais avec impatience, \u2014Voilà de bonnes paroles, madame, répondit l\u2019institutrice d\u2019une voix douce et mélodieuse comme le son d'une flûte ; elles sont aftectueu- ses et pleines d'encouragement.Merci! Vous savez, sans doute, pourquoi je ne me suis pas présentée plus tôt.Une de mes premières élèves, Une jeune Anglaise, vient dé se marier à Londres.Quelques jours LA 1RIBUNE avant le mariage.elle est venue à Paris avec sa fumille, J'ai cédé à ses prières, aux solicitations affec- bueuses de la famille entière, je me suis laissée emmener.Madame Delorme ne pouvait se| Imsser de regarder l'institutrice : elle \u201d était étonuée, éblouie, ravie, et elle 2e disait : Quelle charmante femme ! Quelle \u201c distinction ! Quelle noblesse dans le regard! Elle à plutôt l\u2019air d'une princesse que d\u2019une institutrice.Elle répondit : \u2014M.Van Ossen nousa apprit cela, en effet.Nous suurons vous dédomager ma fille et moi, des jours que nous ne vous avons pas possédée ; il n\u2019en sera pas de même pour M.Delorme ; il à vivement regretté de ne pas vous avoir vue avant de partir.\u2014Ah ! M.Delorme est absent de Paris ?\u2014M.Van Ossen ne vous l'a donc pas dit ?Ils se sont embarqués il y a cinq jours pour l\u2019Amérique.\u2014Croyez, maduime, que je regrette beaucoup.\u2014Vous n'avez rien À regretter.Oh ! j'oubliais de vous prier de vous Asseoir ; excusez moi.Tout en parlunt, elle avait poussé un siège sur lequel madaine Du- rand prit place.Elle s'assit en face de ln jeune femme et reprit : \u2014Je n'ai aucune question A vous faire.Jo sais que vous avez été l'institutrice des demoiselles Van Ossen, ct M.Van Ossen, l'ami le plus intime de M.Delorme, vous a en grande cstime.Du reste, madame,\u2014ct ceci n'est pas une flatterie \u2014votre figure si sympathique, votre distinction; toute votre personne, disent ce que vous êtes et quelle est votre valeur.Je suis trop heureuse\u2019 que vous vouliez bien vous charger de l'éducation de notre chère enfant.Lu tâche sera difficile, vous aurez beaucoup de mal ; mais il vous sera tenu compte de la peine que vous vous surez donnée.C'est une mission toute de dévouement qui vous est confiée.Aurore aura bientôt dix-sept ans, et cependant vous allez la prendre comme un enfant au sortir du Ler- ceau.Elle ne sait fien ou presque rien, vous aurez tout à lui apprendre.Hélas! comme M.Van Ossen vous l'a écrit, c'est plus qu'une éducation à faire, c'est une intelligence à créer un esprit & former.Aurore nous a causé de grandes inquiétudes dans son erfance: elle était maladive, faible de complexion.A dix ans, alors qu'elle grandissait a vue d'œil, que ses forces physiques se développaient comme par enchantement, elle tombr dangereusement malade.La maladie fut longue, on erut sou- \u2014Un, répondit-elle, faisant des efforts pour cacher son émotion.\u2014CL'était un garçon ?\u2014Non, c'était une fille.\u2014Et vous l'avez perdue ?\u2014Je l'ai perdue ! \u2014A quel Âge ?\u2014Ello était toute petite, \u2014Cominent s'appelait-elle ?\u2014Lucie.\u2014Pauvre mère ! soupira madame Delorme.Et elle se mit à pleurer.Elle aussi pensait à sa fille que la mort lui avait enlevée.L'institutrice essuya furtivement deux grosses larmes, Elle se raidissait pour retenir un sanglot qui l\u2019étranglait.\u2014M.Van Osen a dû vous dire aussi, reprit madame Delorme, que vous recovriez six mille francs par an.\u2014C'\u2019est trop, madame, beaucoup trop.\u2014Du tout, M.Delorme trouvait même que c'était peu ; mais vos appointements sont en dehors de ce quo M.Delorme compte faire pour vous plus tard.Comme vous vous éloignerez d'Aurore le moins souvent possible, il va sans dire que vous avez la table ct le logement.Nous vivrons en famille et, je l'espère, dans une intimité que rien ne troublera, La porte de votre chambre ouvre sur le couloir de I'escalier de service ; elle se trouve ainsi indépendante des autres pièces.Toutefois, elle a une autre porte qui établit une communicationn contre elle et la chambre d\u2019Aurore, dont elle est séparée par un cabinet qui pourra vous servir de gurde-robe.Vous examinerez tout cela à loisir.Nos domestiques seront aussi les vôtres, vous aurez droit de leur donner des ordres et ils devront vous obéir comme à moi-même, \u2014Je n'abuserai point de l\u2019autorité que vous voulez bien me donner, répondit la jeune femme en ébauchant un sourire.\u2014 Quand êtes-vous arrivée de Londres ?demandu madame Delor- me.\u2014 Fier soir, assez tard.\u2014Etes-vous venue ici avec vos effets ?\u2014 Non, madame.J'ai pensé qu'il était convenable que je me présentasse d'abord.\u2014Où sont-ils déposés ?\u2014 Mon linge et mes effets sont chez moi, madame, aux Batignolles, où j'ai un petit logement.\u2014C'est bien.Tantôt on attellera et vous irez prendre chez vous les objets que vous voudrez apporter ici.L'institutrice s'inclina en signe d'assentiment.\u2014 Maintenant, venez, reprit ma- vent que la chère petite ne vivrait pus.Pourtant, grâce à Dieu, elle | fut sauvée.Malheureusement, le mal avait affecté le moral cb il reste là, dans le cerveau, une grande obscurité.C'est un esprit à éclairer, c'est lu pensée qu\u2019il faut conduire, c'est l'intelligence qu'il faut aider à 80 manifester.Autant que je pourrai, madame, je vous niderai dans votre ceuvre, et espérons lo, vous triomphercz, \u2014Oui, espérons ; nous briomphe- rons, puisque vous joindrez vus cf- forts aux miens.\u2014Vous ferez, j'en suis sûre, beau- conp plus que moi.Une mère a toujours sur son enfant une puis- sanco qu\u2019une nutre femme n'nura jamais.Mais, n'importe, vous pourrez compter sur mon dévouement, ' Les peiñes ne me coûteront rien.\u2014Permettez-moi de vous demander une chose.\u2014Vous avez le droit do m'\u2019interroger.| \u2014Vous êtes veuve, je le sais;! Avez-vous ou (les enfants ?Une lueur rapide traversa le regard do l'institutrice.dame Delorme, je vais vous conduire près de votre élève, (A continuer) \u2014_\u2014\u2014 C'était à Québec, il y aune quin- zuine d'années.Mlle Aimée, avec une troupe pa- risieune de première force, vennit de jouer \u201cLn Fille du Tambour- Major.La charmante chanteuse avoit tenu le rôle de Stullu Mon- thabor et avait obtenu un succès éclatant.Quand elle quitta la ville vec sn troupe, les étudiants de Luval et une nombreuse foule les recondui- sirenb presque en triomphe à lu gare.Alors, M.Langelier qui fut plus tard maire de Québec, s\u2019avança, donna galamment lu main À Mile Aiméo en faisant finement ce jeu de mots.\u2014Stella, monte à bord (Montha- bor) et adieu.* Réflexion de Toto.C\u2019est drôle tout de même.Les tapis gu s'achète à la verge et ça s'use rien qu'aux pieds.\"BERNIER & CIE GRAINETIERS Farine, Son, Gru, Moulee et Grains pour engrais et autres consommations.Bureau et Entre MARCHE DE ST.HYACINTHE SAMEDI.24 Féviier 1900.LEGUMES.Pois, le minot .90 aI 00 Oignons do .60 70 Fèves do .TI 00 I 4c do la terrinée.10 Palates,le minot.25 30 Oignons la tresse.10 15 Choux.crencedens 3 5 Célenn z pour.5 Radis le paquet.Salade, 2 pieds.Rhubarbe,le paquet.Asperges, le paquet.Concombres,la piéce.Tomates, la doZz.\u2026.\u2026.\u2026.GRAINS.Blé le minot.1 00 1 20 Blé d'Inde do .55 bo Avoine do .30 32 Sarazin do ee so 55 Orge do .45 50 Gaudriole do .35 qu Graine de Mil do .VOLAILLES ET GIBIER Dindes le couple.Ores do .Poules do os 55 70 Poulets do vos Pigeons do oe 15 20 Perdrix do ors Canard do 2.\u201cTIANLES But alb.ccereereereoes 6 8 do 100 Ibs.6 00 6 50 Lard frais la lb.7 8 do 100 lbS.5 00 § 50 do salé do .750 oo Mouton la ib.oe 8 10 Veau quartier ee Veau la livre.10 12 PRODUITS DE FERME.| Beurre frais la lb.23 25 do salé do .19 22 Eufs frais a douz,.18 zo Laine la Ib.\u2026 35 30 do filée do \u2026 65 75 Savon dO 6 7 DIVERS.Miel coulé la lb.8 12 do en gfiteaux.10 IS Sucre d\u2019érable la lb.10 Sirop d\u2019érable\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.90 I 25 Graisse do .9 10 Tabac en feuille do \u2026 10 25 Pommes la mesur.35 50 Fcin par 100 bottes \u2026 5 00 8 50 Paille do .\u2026\u2026.I 00 I IS Peaux de bœuf lu Ib.7 8 do veau do \u2026 6 10 do moutonjeune 30 co Cochon vivant vieux.O 00 0 00 do jeune.© 00 O 00 \u2018EMILE BERTIHIAUME, Clerc du Marché.A FENDRE S'adresser au bureau de La TnI- BUNE.Un bon Piano carré.Un piano droit do seconde main.Arbres de conche (Shafts,) poulies, supports (hangers), cn bon ordre, \u2018 Kodak, contenant négatifs pour 100 expositions.\u2014\u2014 Timbres.Postes des Etats-Unis, à vendre, au bureau de LA TRIBUNE.pôt : STATION DU GRAND-TRONC, TER KE À VENDRE Une tnagnifique terre de deux arpents de largeur sur trente de profondeur, avec muison et autres dépendances.Terre gluise.Le tout en parfait ordre, Aussi un emplacement situé au No 136 rue Bourdages, de 91 pieds de largeur sur 165 de profondeur, avec unc maison et une 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16 mars prochain, pour la construction d\u2019un quai te débarquement et de dmguage A Bruce Mines, comté d'Algoma, Ontario, selon les lan et spécification pouvant étre vus au ureau de H.A, Gray, Eer., ingénieur en charge des travaux du IHivre et de la Rivière Ontario, Confederation Life Building, A Toronto, sur application au Maître de Poste à Bruce Mines,Co d\u2019Algoma,Ont, et au Département des Travaux Publics à Ottawa, Les soumizsions devront étre faites suc les formules imprimées quiseront fournies, el être signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucune autre ne sera priss en considération.Un chèque de banque accepté, payable à l\u2019ordre du Ministre des Travaux Publics pour MILLE DOLLARS (81,000.00) doit accompagner chaque somission, Le chèque sera confisqué sila partio soumissionnaut refuse le contrat, ou ne complète pas l'ouvrage pour lequel colle aura contracté.Le département ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des sournissions.Par ordre, JOS.I.ROY, Secrétnire doflice.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 19 Février 1900.N.B\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne ser reconnu si celle publication wa pas été expressément autorisée par Le Ministère.2f.A.BLONDIN&CIE PLOMBIERS Poseurs d'Appareils de Chauffage EAU CHAUDE ET VAPEUR, Bains, Water Closets, Tuyaux de Fer, Plomb, Grès, Conrroies en cuir et en caoutchouo, Ciment Portland et autres, Pompes, Valves, etc, AGRÈS COMPLETS POUR BEURRERIES ET FROMAGERIES.115 Rue Cascades, ST-HYACINTHE.(HAUSSURE JUS MORIN, # Rue Cascade ivre \u2014 St-Denis St-Æyacintho, Que- Assortiment de Chaussures, dans toutes les ligues, pour Hommes, Fom- mes et lnfants, à des pris très bus.Valises, Sacs de Voyage, ete, En Gros ot cn Lotail.Venez et vous serez bien servis.La TRIBUNE est publiée et imprimée par À.Denis, domicilié en les cité et district de St-Hyacinthe.Ce journal es: imprimé coin des rues Mondoret William, cité de St-Hyacinthe, "]
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