La Minerve, 25 mars 1869, jeudi 25 mars 1869
[" CS \u201cÉDITION HEBDOMADAIRE.Revue Politique, Littéraire, Agricole et Industrielle de la Semaine, JOURNAL À BON Le gouvernement fédéral vient de faire! - com: -de l\u2019émigration.Tl entend procéder sérieusement, et faire une tentative qui, si elle ne: Téussit-pas, mettra fin, pour de longues an.| mées du moins, au système de dépenses \u2018assèz considérables que nous avons suivi, sans résultats suffisamment marqués.Nous avons déjà dit que nous ne croyions que médiocrement à l'émigration des européens au Canada ; ils sont attirés dans des pays beaucoup plus favorisés que le nôtre, ar des privilôges que nous ne pouvons par eur offrir, et pour lutter contre le Brésil, contre les Etats-Unis, contre l'Australie, il faut autre chose que des terres en bois debout à vingt-cinq centins l'acre et des passages gratuits.: ous aurons toujours contre nous les intempéries de notre climat qui n'est pas de nature à rassurer les étrangers; et par malhear nous ne pouvons rien présenter, qu à cette distance, fasse une impression sante sur l'esprit de ceux que nous voulons amener sous notre ciel.Ces observations doivent surtout s'imposer au gouvernement du Bas-Canada, qui ne pout penser à s'adresser aux Norvégiens, ni aux Allemands, ni méme aux habitants de ls Grande-Bretagne, par la raison que ces émigrés trouveraient ici une population avec laquelle ils ne pourraient guère sympathiser.Notre foi n'est pas non plus très grande, dans l'émigration puisse ou belge, et les résultats déjà obtenus ne sont pas de nature à fortifier nos oroyances.toujours essayer.C'est ce que le gouvernement fédéral se propose de faire.Le Haut-Canada veut avoir des émigrants, nous pouvons même njouter qu'il n'a pas tout-4-fait tort, ot que les résultats passés lui Jaissent plus de chance qu'à nous de réussir, En.même temps nous avons ou plutôt nous aurons bientôt les immenses prairies de l\u2019Ouest, qui peuvent recovoir des millions d'habitants, et récompenser l'ugement ceux qui leur confieront leur travail et leur avenir, : Jusqu'à présent, le gouvernement a donné presque tous ses premiers soins à l'émigration irlandaise, anglaise, allemande et norvégienne.Le Bas Canada n'en a profité que dans une proportion que ne lui permet pas de lui accorder lui-même aucune subvention.Comme membres de la Puissance nous n'avons pas d\u2019objection à payer notre part des dépenses qui doivent profiter à tout le Pays, mais nous ne voulons pas que les revenue de notre province soient dépensés pour le bénéfice d'Ontario ou d'Assiniboia.\u201cLe ministre de l'Emigration, l'Ifon.M.Chapais, vient de trancher une grande difi- eulté en se chargeant de teuter, aux frais.deson département, cette «ifficile entreprise dupe Émigration tomme peut en espérer et en désirer le Bae-Cenada.M.Simays est, nommé agent, et Il devra résider en Belgique, et se mettre en relations avec l'Alle- re quelle serait sa politique à propos] p I les.ais on peut | \u2018gent, très'dbvouë À sa patrie d'adoption ;.ar la connaissance complète qu'il posséde du Canada où il dèmeure depuis un grand, nombre d'années, ainsi que par son origine belge qui lui offre beaucoup de facilités que nie pourrait pas avoir un homme étrauger à l'Eutope, M.Simays est en position, plus que personne, de réussir.S'il ne parvient pes à établir ce courant d'émigration dont l'importance a été constatée dans un si grand nombre d'articles de journaux, il sera inutile d'essayer plus tard.Nous croyong que M.Simays s ocoupera surtout d'envoyer au Canada des Flamands, si renommeéa par leur culture avancée, et par les progrès étennants qu'ils ont réalisés dans la fabrication des toiles et des dentel- * .Nous avons bestin d'industrie dans notre provinée : c'est le cri général.Voici une occasion de prouver pa des faits que nous sommes sincères dans nos demandes, et que nous ne reculerons pas devant les sacrifices imposés pat le désir d\u2019un succès qui venou velletait la face de nos campagnes.I} est peu probable que les émigrés euro- \u2018péens aillent jamais s'établir dans nos fo rés pour en opérer le défrichement.Ils ne sont pas habitués à de pareils travaux qui leur paraitront toujours au-des:us de leurs forces ; mais ils peuvent nous apprendre à diviser nos fermes en deux pour en retirer double profit.lls peuvent aussi nous enseigner la manière d'employer lesproduits de la ferme, de les convertir en articles d\u2019un haut prix, et d'utiliser ainsi un temps et un ruvail qui, aujourd\u2019hui, sont en grande partie perdus.Le gouvernement do Quéhec peut inaugurer, sur le perfectionnement du travail Agricole, une polit ue de protection susceptible d'une foule de bons résultats.Nos tarifs, pour des raisons politiques assez con- vues, no sont que peu protecteurs ; c'est une transaction que nous avons faite avec le Haut-Canada qui est en grande partie libre.dchangiste.Mais si notre province ne peut faire des tarifs,elle peut donner des primes, elle peut encourager directement une industrie qui promettrait de prendre une extension suffisante, et dont la généralisation modifierait dans une grande mesure, la position de la classe la plus nombreuse et la plus importante de notre province.La ville de London, Province d'Ontario, vient de donner un bon exemple, et que d'autres pourraient suivre.Cette ville ne pouvait pas imposer de tarifs, mais elle uvait favoriser les progrès et l\u2019augments- tion des fabriques en les soustrayant à la taxe locale payée par les autres propriétés; c\u2019est ce qu\u2019elle à fait.Le aystème de primes a été très larger ment appliqué aux Eiats-Unis, par les lé- {slatures d\u2019é¢tats, lorsque le Congrés ne vouait pas promulguer des tarifs suffisamment protecteurs.; Nous avons absolument besoin de fabriques dans notre province ; il faut un plus rand nombre cle marchés intérieurs; et il | pour les bras qui vont-eu' chérchge bug États-Unis.co ut Pa L'industrie linière nous\u2019 donnerait bagt coup de ces avantages; c'est pour cèl qu\u2019on devrait ls populariser dans nos A nes: \u2018M.Simays devra sen occupa rope, c'est 4 rlous de le secondés, Les municipalités, les sociétés d'agricultaire, le gouvernement, sont intéressés au su de cette tentative, Notre gouvernemes rovincial ne peut pas mieux appliquer les onds qu'il destine à l'émigration : qu io -vre une protection spéciale À ceux qu viendraient nous apporter les hénéfices da l'industrie linière ; c'est le seul moyèn d'ab- tenir une émigration qui en vaille la peites, Même en prenant ce moyen, on n\u2019est pas, certain de réussir, this 07 aura du moins: quelque chance de ne pas échouer complè-, tement.Tu ; & ou s'en tient aux demi-mesures, si on, se contente de faire circuler des brochures, et des cartes de géo raphie, on est certain, de ne pas réu u tout, et de perdre, comme si nous le jettions à la rivière, J'as-.\u2018gent que nous aurons dépensë pour une tion qui ne vien lra jamais.1 \u2018ret mpeg Il parait que tout n\u2019est pss couleur de - rose dans le ministère de M.Gladatoüe.| L'harmonie est loin dy régner a la perfection, et déjà l\u2019on signale den «li-sentiments qui pourraient amener une ru;tiire.L'aholition de l'Eglise d'Irl inde est une tâche très-rude, et malgré som talent, le chef du cabinet est loin d'avoir écarté tous les obstacles.Beaucoup d'intérêts privés sont en jeu, beaucoup d'influences de famille profitent de cette organisation, et il en résulte, sinon une opposition formelle, du moins un défaut d\u2019enthousiasme et des froissements qui multiplient les embarras du gouvernement.Les anciens whigs, les conservaieurs libéraux, s'effraient des tendances de M.-Gladstone et de quelques uns de ses collé gues : derrière le libéralisme «lont ils sont les adeptes assez fervents, ils entrevoient le radicalisme qui n\u2019a rien qui les tente.L'aristocratie libérale, les grands propriétaires appartenant au même parti, ne peuvent s\u2019accoutumer aux discussions qui pourraient avoir pour dernier résultat l'abolition d'une partie de leurs droits, une augmentation de taxes sur la propriélé, le suf frage universel qui les mettrait à le merci des prolétaires, et le scrutin secret qui annulerait I'influence qu'ils exercent sur leu fermiers.C'était l'eapoir de plusieurs que M.Bright, une fois ministre, cessersit ses déclamations par trop compromettantes pour ses aristocratiques alliés.Il ne se tait qu\u2019à demi ; à la Chambre, il à suffisamment de tact et de prudence pour ne pas compromettre le gouvernement dont il forme partie, mais en dehors du Parlement il ne se gêne pas.Der niérement encore,en présence des Chambres de Commerce Associées qui l'avaient invité à leur dinor,il s'est lancé dans une tirade sur la \u2019 \u2019 i \u2019 : 2 magne et la France.» Simays cst un horame instruit, intelli- laut en mêle temps trouver de l'ouvrage taxe pour les pauvres, qui à dù sonner très cs ne + -les libéraux ont é mr AE te it roma mr vtr 00 eee 104 LA MINERVE HEBDOMADAIRE.me Mal aux oreilles de ceux qui Dont élevé à ]s positi ujocupe aujourd\u2019hui, comme Conseäller de-&a Munjesté.1l ne s'est pas géné de déclaré que ses engagements offi- giels Laralent = de ne parler comme il aurait fait, le Chambre, sur cette question de la taxe du paupérisme et même sur le paupérisme.Car il veut remonter à la source de ce grand mal de l'Angleterre, et il n'hésite pas à se demander\u2014en dehors de Ja Chambre\u2014pourquoi le paupérisme existe, et pourquoi la terre ntre les pins 4h pa wombre, pouttyuoi les prolétaires seraient taxés dans une aussi forte proportion, lorsqu'ils retirent si peu d'avantages u gouvernement.était une bombe lancée en plein dans \u2018le carnp de ses amis, dont beaucoup sont de très-grands propriétaires, et qui sout tout le \u201ccontraire de décidés à renoncer aux privilé- \u201d que lent sonfére leur richesse.i _ Toutes ces craintes, Ges menaces, refroi- flissent singulièrement le zèle de plusieurs collègues de M, Bright.On dit même que lord Clarendon, lord Granville, M.Chiches- ter-Fortescue, n\u2019auraient pas été lpin de reculer, sur la question de l'église d'Irlande, et qu'il n'ont cédé qu'à regret à l'ascendant de M.Gladstone.» Bright comprend lui-même les embar- u'il suscite au gouvernement, par son parler et parses doctrines radicales ; on lui prête même l'idéo do se retirer très prod nement, et de recommencer cette tastique de tirailleur indépendant qui allait si bien 4 son talent et & sa politique.\u201c11 n'a pas d'objection à donner un cou .d'épaule à la roue du char ministériel ; mais placé dans les traits, on \u2018trouve qu'il tire trop fort, et trop souvent sans attendre le signal du postillon.libéraux ont cru remporter un 1m- .mense suocls sür les tories, aux dernières éléctions ; en ce qui concerne l'église d\u2019Irlande, ils ont raison de crier victoire, mais sur les autres questions, les résuliais pour- aient bien être différents.Déjà un vote - le premier\u2014a été pris.et battus de trois voix.Ce n\u2019est pas-d\u2019un bon augure.: D s'agissait des dépenses d'élection, M.\u2018Fawcétj, membre pour Brighton, présentait un bill\u2019 pour rejeter sur les électeurs.eux- mêmes, les dépenses légales d'élection, que supportent anjourd'hui los candidats.Ces dépenses atteignent généralement £300 à 400 par chaque candidat, et les libéraux ont éxprimé l'opinion que cette pratique élolgnait de la représentation nationale les candidats pou fortunés, appartenant principalement la classe ouvrière, lorsque le nouveau bill de réforme «evrait cependant avoir pour résultat de donuer à cette classe un nombre de représentant proportionné à son importance.C'est sur ce priucive même ue s\u2019est fuite la discussion.Le vote a été e 165 contre 168, lnissant une majorité de trois contre le bill, On rapporte même que M.Gladstone m'est sbyenté pour ne pas rester duns la mi- norte, vi Co On peut conclure de tout cela que M.Gladstone réussira dans son projet d'sboli.tion, de l'église irlandaise; mais une fois oetté mesure adoptée, il aura de ls misère à retenir son parti sous ses drapeaux, ot Bon règne ne sera pas de longue durée.CL de yy + 4 15 .* - 1 © une excilation assez consiléra- ble, à la Nouvelle-Ecosse, au sujet du che min projeté, de.Halifax 4 Yarmouth, Ce dernier port de mer est situé près de l\u2019ex-i trémité sud-ouest de la Nouvelle: Ecosse, et commande une petite baie qui offre des avantages.Jratiouliery au commerce.La distance Halifax eut de 130 milles, Les hahitants de Halifax espèrent que si Cette ligue foyrée était couaLruitedans toute Stee = Vacte sa longueur, la plus grande partie des sagers de New-Yomit, de Boston, de Port: land se rendraient & Halifax pour y preadre le steamer.Ils s'épargreraient and\u2019 une journée et environ milles de distagce de mer, .oe To INFORMATIONS.Les derniers jgurauux d'Europe nous ap- prenneht que le Maréchal.Rapden vient de ge convertir au catholicieme.Le.'Maréotial \u2018appartenait à la secte des calvinistes.On assure que M, Renan hésite beaucoup à accepter la candidature parlementaire qu'un gertain nombre de philosophes lui auraient of- on dit quo l'honorable M.Sainte-Beuve aurait fait observer 4 M.Renan qu'une telle acceptation serait de nature & nuire au projet: qu'on prête à M.Renan de briguer, d'autre part, un fauteuil académique.On écrit de Londres à l'Univers : Ju veux vous annoncer une prochaine publication, à coup sûr sans précédent.Il est vrai quautrefois les souverains, occupés per- 9 sonnellement des intérêts des peuples qu'ils avaient à régir, avaient peu de temps à consacrer à leurs inclinations personnelles.Aujour- d'hui Jn système constitutionnel a tout changé.Débarrassé du fardeau des affaires, dont le poidsselombe sur des ministres appelés à se défendre à la Chambre, les monarques dans la plupart des Elals européens peuvent en toute tranquillité se livrer à leurs goûts personnels, in se disant tout bus : Lex nobis hac olia ecil.La reire Victoria profite amplement de l'occasion.Nous avons déjà eu de Sa Majesté uns partie de ses mémoires et des pages admi- rubles sur le prince Albert ; c\u2019est aujourd\u2019hui \u2018à ses fidèles serviteurs de Balmoral que la sou- .veraine va consacrer non-seulement sa plume, mais encore son crayon.Tous les serviteurs de la reine qui habitent Balmoral appartien- \u2018nent à des clans differents et naturellement portent le costume traditionnel.L'auguste artiste à fait tous leurs portraits en pied avec un talent admirable, et elle a chargé M.Kenneth Macleay du les reproduire.À ces portraits est attachée une legende historique sur le clan auquel appartient le\\personnage représenté.Celte conception tout à fait originale, et qui formera deux beaux volumes, n'ést pas de nature à diminuor l'affection que portent à Sa Majesté les habitants de cette Ecosse pour laquelle elle éprouve un penchant assez fort pour lui faire oublier que l'Irlande fait partie du Royaume-Uni et réclame en vain depuis de longues annees des visites royales.On a publié un Blue-Book renfermant le trente-quatricine rapport des commissaires de l'éducation nalionaic en Irlande pour l'année 1867.11 résulte de ce document, comparé au rapport pour 1866, qu'il y a une augmentation de 67 établissements sur le nombre des écoles en exercire, ct une augmentation totale de 2,379 sur le nombre\u2018des élèves inscrits.Un résullat encore plus satisfaisant, c\u2019est qu'il y à ans le chiffre moyon des sujets qui assis- läient aux classes journalières une augmentation de 5,458.On écrit de Berlin à la Correspondance Ger- mania : \" \u2018 «L'altitude des journaux prussiens en ce qui concerne les affaires d'Espagne mérite d'être relevée.On remarque que presque tou- to la presse, surtout celle inspirés par le Ministère, recommurde vivément la candidaturs du duc de Montpeusier, Il est vrai que N de Bismark a ordonné au ministre de Prusse à Madrid d'aider et du soutenir par tous les moyens la candidature orléanistes }i Est mort, à l'âge de soixanté-dix-sept ans, le comte George John Delawarr, qui fut à dean LH Jen re AI RES Ca plusieurs reprises tord chamibe'lain auprès de «| bee} la reine Victoria ; son titre passe à pou fils, le major général lord West, qui s'est illustré sur les champs de bataille de riméeg On écrit de Varsovie, lé 15 février à la Ga- selle d'Augsbourg: - \"+= « Le trésor de l\u2019église du célèbre monastère de Czenstochowa.amassé depuis des siècles et dont les bijoux seuls représentent une valeur .de plus de 200,000 roubles, a été prisil ya que que temps en dépôt he le Fond ganpble russe, 'administratiqn-des revenug gohgdls du couvent à été placéé \u201csoùs le pacha de l'Etat.Sur ces revenus on paie aux nombreux religieux de cette abbaye un traitemont annuel fixe très mo-lique.L'imprimerie du monastère à été confisquée par le gouvernement et frans- portée à Varsovie.On a allégué, pour motiver celle mesure, que cette imprimerie-à servi ndant la derniére insurrection pelogaise.Fipandre des publications révolutionnaires.» : i Le gouvernement anglais vient définitivement d'adopter invention du capitaine Mon- crieff d\u2019un nouveau système d\u2019affûts propre à la grosse artillerie.L'iaventeur recevra, d'abord £10,000 comptant et £1,000 d\u2019appginte- ments annuels tant que ses services seront re- uis par l'Etat comme instructeur et, s'il y à lieu, pour le perfectionnement de son système ; après quoi, une autre somme de\u2019 £5,000 lui sera accordée comme règlement de compte, ce qui portera à £15,000 la somme allouée comme récompense Fe ses services.Si l'affut du savant ingénieur est appelé à produire toutes les merveilles dont on le dit susceptible, c'est certes le gouvernement anglais qui aura côn- clu le meilleur marché dans cette affaire.*: \u2018 ' \u2014 tof Le gouvernement hellénique a \u2018œu devoir fournir à la nation une explication de sa oon- duite dans le différend .turco-grec.En acoep- tant la déclaration des puissances, la Grèce n'a cédé qu'à la nécessite, car il lui eût été impossible de lutter sur terre ou sur mer.con-, \u2018tre los forces supérieures que les Turcs lui qns- sent inévitablement or posées.Dans Jagu-i ment, le ministère déclare considérer le blaeus de Syra comme une, violation flagrante du territoire hellénique.' Lge Le bruit court & Lisbonne que Pini u' Portugal avec l\u2019Espagne aurait refcontré de la part de l'Angleterre uné vive' opposition.Le Siar croit que cette rumeur merite à péjne l'honneur d\u2019une contrasliction, quoiqu'il soit ible que le gouvernement anglais ne la laisse pas passer sous silence.On écrit de Pesth: + « À l'approche des élechions générales en Hongris, la lutle prend chaque Sour de plus grandes proportions.Kossuth et ses partisans tépandent a profusion les proclamations les lus hostiles au dualisme inauguré par M.de oust, pendant que les Deakistes réagissent énergiquement contre de telles menées et affte- ment leur sincère attachement à François-Jo- seph» .Loi .Bd qu Og ae 11 parait également certain que nous assistons en ce moment à une vaste coalition anti- ministérielle, formée par tous les adversaires de M.Rouher, et qui à recruté des arhérents jusque auprès de l'Empereur.Les amis de .le ministre d'Etat affectent de traiter ces: efforts avec ua grand dédain ; il n'est pas impossible cependant qu'ils aboutissent avant peu à un remaniement dans les attributions de ce ministre.On en donne pour raison le maintien de M.laussman, qui, dil-on, nag.cepte nullement la leçon qui lui a été adressée par M.le ministre d'Etat, et qui déclare Lout haut qu'il lu tient pour nulle et nad ayes nue en tout çé qu'elle serait distincte \u2018dd dons (rôle que le Eur; s \u2018egislatif exercera à l'aves \u2018! air sur le budget extraordiuaire de la ville, ) lon parle de démarches qu'aurait faites le | çabinet de Vionne auprès de M.de Bismark, A cad \u2018 re ! \u2018 ur lai proposer un désarmement réciproque.Ua pu quete ip tre ary, au Mile te eu pui cru Cae 2 = A LA MINERVE HEBDOMADAIRE.198 tout simplement refusé, se méfiant de ces ou- .vertures pacifiques derrière lesquelles il aurait vu l'armée française prête à entrer en campa- gue & un moment donne.L\u2019 Avenir National et le Siêcle ont pris l'initiative d'une pétition au Sénat pour demander l'expulsion des jésuites.C'est au nom de la liberté et sous son inspiration que ces deux journaux démocrates veulent que des religieux soient mis hors du droit commun.Il est zerlain qu\u2019on ne peut pas les accuser d'inconséquence.Ils ont toujours réclamé la liberté pour eux-mêmes en la refusant aux autres ; mais on peut du moine signaler l'odieuse iniquité d\u2019une pareille conduite.Carlo Cattaneo, doublure de Mazzini, est mort le 4 février à Castagnola, près de Luga- no, dans le canton du Tessin.Sa vie a été employée à mal faire et les ennemis de I'Egli- se comptaient beaucoup sur lui pour succéder au Prophète de l'idée.On rapporte que.au dernier moment, le curé du village fut appelé en toute hâte, mais l'on craint que le mourant n'ait pu le voit, parce que son lit fut aussitôt entouré des révolutionnaires italiens qui habitent Lugano.Mazzini lui-même, dont-la résidence ordinaire est dans cette ville de Luga- chez les juifs Nethan, accourut et lui n donné le dernier adieu.La Monarquia constitucional dit : « Le duc de Montpensier, comprenant que ses prétentions au trône d'Espagce empêchent la prompte réalisation de l\u2019Union ibérique, ne voulant pas être un obstacle aux aspirations des deux peuples, ni entraver la marche polt- tique des nations.a donné l'ordre à ses ar .dents partisans de suspendre la propagande qu'ils font en sa faveur.Qu\u2019y a-t-i] de croyable dans cette assertion ?C'est se que nous saurions dire.Voici sur les derniers moments de M.de La- martine quelques détails donnés par l'Uni vers : + M.de Lamartine est mort après avoir reçu tous les secours de la religion, que M.Duguer- ry, curé de la Madeleine, lui a administrés.- Déjà, il y a [lus d'un an, M.de Lamartine avait voulu faire une confession générale, et depuis lors il était demeuré fidèle à la pratique de la religion.» Le chemin de fer du Pacifique a déjà été achevé jusqu'à 510 milles à l'est du Sacramento ; il ne reste plus que 210 milles à faire pour le relier à la voie qui vient de l\u2019est, et finir ainsi le plus colossal railway qui soit au monde, celui qui va directement de New-York à San-Francisco.Nous avons dit que les Mor- Mons ne voient pas avec plaisir ce chemin de fer traverser leur pays.C'est qu'en effet ce sera le prélude de leur extinction ou de leur transformation.La question des Mormons, disent les hommes politiques, sera tranchée per le chemin de fer.L'esprit yankee qui leur sera ainsi infusé les fera renoncer à leurs erreurs.Fiat ! fiat ! Selon que nous l'avons annoncé, les livres de la bibliothèque de l\u2019Empereur Maximilien ont été vendus le 18 Janvier à Leipzig.Les ouvrages suivants ont été adjugés à M.Faucher de St.Maurice ; nous donnons le prix ,des principaux : Marquez, Manifesto.ga, el trono do Mexico.Constituciones.25 frs.Diario del Imperio (copie pa re de l'Empereur avec autographe).244 frs L'Ere Nouvelle (3 volumes).154 frs.L\u2019Estafette (11 volumes, collection uni.TUBLoveinrnniniiienin ais sns vessencanscouuse 143 firs, Aroyo, Travaux sur la Société Mex ca.Da\" ns nn uments privés sur 'Empire.10 frs Les Septembriseuran nn Pieces Le (6 Février, Sa Sainteté s'est rendue, sans Jue persogne en ft prévenu, aux fonilles de l'Emporiuss, aux bords du Tibre.Elle voulait revoir la colonne gigantesque de marbre africain récemment découverte, qui est l\u2019un \u2018les plus beaux monolithes connus.Pie IX a décidé que celte colonne, qui fait l'admiration des Romains, sera érigée devant l'église de San.Pietro in Montorio, au sommet de ls colline où le prince des apôtres a été cruciflé.C'est l'un des points les plus élevés de Rome.De là, l'œil embrasse un immense horizon.La colonne doit reposer sur une base formée par Autant de petits cubes de marbre qu'il y aura de prélats au concile æ:uménique.Chaque prélat posera lui-même sa pierre, sur laquelle auront été préalablement gravésises noms et qualités.La colonne sera surmontée d'une colossale statue en bronze de Saint Pierre.Telle sera la colonne du concile, qui rappellera aux âges futurs le grand évènement qui se prépare au Vatican.Au moment où Pie IX desceudait de voiture, M.le baron Visconti, directeur des fouilles, y arri vait, venant d'Os- tie, avec MM, de Chazelles, deux Francais catholiques d'un dévouement très-conau.Après avoir parcouru, en compagnie du baron et suivi de la cour, de ses gardes et d\u2019une foule de peuple parmi lequel se trouvaient! bon nombre de visiteurs, le terrain des fouilles et ordonné les dispositions les plus circonstanciées tant pour l'érection de la colonne que pour la continuation des travaux, le Pape s'est mis & parler aux ouvriers, les encourageant, s'informant de leurs besoins, de leurs familles, et leur disant de ces mots apostoliques que l\u2019on n'oublie pas gnand on les a ainsi reçus directement du vicaire de Jésus-Christ.Puis il s'est plu à distribuer à diverses personnes, entre autres à MM.de Chazelles, des lampes antiques, des fragments de marbres rares et des monnaies de bronze du temps des Césars.Les conversions continuent en Angleterre.Le Weekly Register annonce que le Rév.W.Martin Hurnnybun, curé de Bicknoller dans le Somerstetshire, ancien vicaire de l'église de Tous-les-Saints, de Margaret street, à Londres, a été reçu dans l'Eglise catholique la semaine dernière, par le R.P.Mande, de l'Oratoire.On écrit de Rome, le 23 février, à la Gaszelte du Midi : « Le Saint-Père a exprimé plusieurs fois l\u2018opinion que le Concile doit Ke réunir à tout prix.Lorsqu'on lui parle de guerre prochaine et d\u2019autres événements pouvant apporter obstacle à l\u2019arrivée des évêques, il répond que le Concile se Liendra infailliblement à la plus grande gloire de Dieu et de son Eglise, pour laquelle 11 deviendra une source de paix, de force et de gloire.e Cependant la confiance du Saint-Père n'est pas partagée par toutes les personnes de son entourage, dont quelques-unes redoutent que l\u2019ouverture du Concile ne soit relardée par suite d\u2019un conflit, ou à cause de l'opposition de quelques souverains.Quoi qu\u2019il en soit,on peut être sûr qu\u2019un retard, s'il arrivait, serait de courte durée, et que les évêques venus de loin n'auraient pas besoin de retourner dans leurs diocèses, mais qu\u2019ils pourraient attendre à Rome le jour de l'ouverture.On assure que dans le prochain Consistoire le Saint-Père exposera, dans une allocution, la situation présente, el qu\u2019il demandera ensuite au Sacré.Collége son avis relativement à l'époque de l'inauguration du Concile, qui sera irrévocablement fixée d\u2019après le vote des cardinaux.Quant au Consistoire, il parait lui-même ajourné, à cause de la difficulté de prendre une détermination dans les affaires du Concile ; on dit qu'il aura lieu en avril, mais d'autres affirment qu'il ne se tiendra qu'au mois de juin.On lit dans le Monde : La prochaine réunion du Concile a fait sortir de son long silence un de nos écrivains los plus goûtés du public catholique.Un uous communique les épreuves du nouveau livre de M.l\u2019abbé Martinet : La société devanl lg Cancile.Col ouvrage, dont nous ne tarderons pes à denner l'analyse, est un véritable catéchisme politique, devenu indispensable pour les chrétiens parmi les contradictions des systèmes et les viscissitudes de tous les pouvoirs.II n\u2019existe actuellement d'autres trailés de polilique, que les journaux ; et, suivant l'expression pittoresque de l'auteur, il faut le bon sens muni d\u2019une instruction assez solide pour discerner les paillettes de vérités que le fleuve de la presse périodique roule au milieu d'un déluge d'erreurs.En politique, l'expérience conduit vile au scepticisme , d'autres fois, au préjugé d'une séparation nécessaire entre le gouvernement civil, variable.contingent, Jouet des circonstances, avec les principes immuables de la foi chrétienne et l'autorité absolue de l'Eglise.M.l'abbé Martinet prouve qu\u2019il existe une politique providentielle, dont les maximes composent un corps de science simple comme tout ce qui est vrai, et dans l\u2019appliculion, souple comme tout ce qui est fort.La politique chrétienne n\u2019est pas, comme la politique humaine, une politique d'expédients : aussi ne peut elle être séparée de la loi cumme le voudrait l'esprit mo erne, dont la condamnation est dans le Syllabus et dans I'Encyclique Quanta cura.L'éminent écrivain tire des arguments et de précieuses leçons historiques de la comparaison des constitutions sociales que Dieu établit dans l'An- cien-Testament avec la constitution évangélique, véritable couronnement de la politique providentielle.Le livre de M.l'abbé Martinet est, nous le répétons, un catéchisme politique qui ne saurait paraître plus à propos qu'à la veille du Concile, au moment où toutes les questions de la politique chrétienne vont êtte agitées dans un débat solennel.PES DEPECHES TELEGRAPHIQUES.SERVICON PRIVÉ.Oltawa, 24.\u2014On a terminé ce soir la cause du Dr.Buttley, médecin voyageur, qui a éte arrêté lundi eur l'accusation de tentative de rapt sur l\u2019une de ses malades, une femme mariée de la Gatineau.Le docteur subira son procès aux prochaines assises pour assaut un décent.Il à donné caution pour $1000, Sir J.A.McDonald part aujourd'hui pour Kingston.Windsor, Ont., 28.\u2014 Whiskey - Mason a poursuivi aujourd'hui plusieurs aubergistes devant les magistrats de police pour infraction à la loi des licences.Les causes ont été remises à demain.Mason a reçu avis hier de déloger de lu ville avunt 7.30, autrement le comité de vigilance saura agir sommairement avec lui.Toronto, 24.\u2014Une association a été formée sous le titre : « Association de l'Eglise Evan- Bélique d'Angleterre» Son but est de maintenir les principes de la réforme.Le doyen Grassett présidait.Plusieurs membres distingués du clergé ont fait inscrire leurs noms comme associés.Une adresse à été envoyée aux églises de la campagne leur demandant d'être prudentes À envoyer dus délégués choisis au Synode qui représenteront vraiment leurs mandats.Les élèves de Knon College qui assistent aux lectures du Révd.G.P.Young, lui ont présenté hier une montre en or comme témoignage de leur estime et de leur admiration.L'association du conseil agricole a résolu d'abandonner tout rapport avec les fermes modèles qu'elles avaient fait mettre d\u2019abord en opération.11 est probable que tous les terrains qui lui restent seront la propriété de l'Université.Le rapport de la banque d'épargne agrégée au bureau de poste, montre qu'il y a eu 209 déposants ot que les dépôts en argent se montent à 18,716.Sur ordres au bureau on à payé le mois dernier $51,629 contre $42,646 pour le même mois de l\u2019année dernière.; L'assemblée annuelle de la compagnie des mines d'or de Victoria a eu lieu hier aprés.midi.Le rapport dit qu'on a suspendu les opérations, mais on compte sur un, seedy final. Bi) i œ ee cms a M ne om 196 LA MINERVE HEBDOMADAIRE.Le train du Grand Tronc a déraillé près de Trenton aujourd'hui.Les malles ont été re- ta en conséquence.Nous jouissons aujourd'hui d'une température printannière.\u2014_\u2014\u2014\u2014 PO eee SERVICE DE LA PRESSE ASSOCIEE.AMBRIQUE.Portland, 24.\u2014-Le SS.Hibernian, venant de Liverpool, est arrivé ca matin , à 6.45 heures, qe à son bord 21 passagers de chambre et 205 d\u2019eatrepont.Concord, 24.\u2014Les Lrajets par chemin de fur sont de nouveau empêchés à cause d'une forte tempête qui a eu lieu ces jours-ci.Boston, 24.\u2014Les échevins consentent à accorder le privilege d'eriger sur la place des eommunes, la bâtisse pour la fête musicale de le paix.Les contributions ont déjà atteint le montant de $94,000.Sen Francisco, 23.\u2014Une nouvelie section du chemin de fer Pacilique Central a été terminée hier ; ce qui forme 590 milles de rails à l\u2019est de Sacremento.On a découvert de riches mines d\u2019or, dans le Colombie anglaise, à 80 milles de Caribou.Il est bruit d'une émeute qui aurait surgi dans l'Île de la Reine Charlotte d'un caracté- re tellement sérieux que le gouvernement s'est cru forcé d'envoyer une cunonnière pour la réprimer.résidence do M.Stevenson, à Eugene City, dans l'Orégon, a été détruits par le feu le 18 du courant.Madame Slevenson et trois enfants ont péri daus les flammes.Ghicago.4.\u2014Un grand nombre des membres de la famille de Brigham Young, sont arrivés en cette ville aujourd'hui.New-York, 24.\u2014Le steamer Westphalia venant de Hambourg est arrivé aujourd'hui on apportant cinq millions de francs en espèces.ew-York, 24.\u2014Une dépêche spéciale de Washington au Sun dit qu'un comité du Sénat s'est rendu hier soir chez le Présient et après avoir eu avec lui uae consultation l\u2019a quitté apportant la salisfuction que les molifi- cations faites au bill du Zenure 9 office pur M.Conklings seront bien vues par lui qu'en conséquence il sera rapporté au caucus ce matin et passera avant que le Sénat s'ajourne.Le président était très bien disposé.Ceux qui ont eru gegner ses bonnes grâces en plaidant la cause du rapp°l se trouvent bien trompés, de même que ceux qui croyaient à une rupture entre lui et le sénat.On s'attend maintenant que la chambre adoptera les modifications proposées par le sénat et \u2018ne l'ajournement aura lieu dans une semaine.New-York, 24.\u2014Le 8S Ocean Queen venant d\u2019Aspinwall est arrivé apportant au tresor $103,000 de la Californie, ashington, 24.\u2014 Le caucus républicain tenu ce malin a agréé le rapport du comité judiciaire fait sur le Tenure of office.Eu voici les principaux dispositifs : Le président aura le pouvoir de changer les membres de son cabinet et les autres fonctionnaires civils durant le temps de la session du Sénat, sans motiver cel acte, pourvu que la Sénat remplisse les vacances et pendant la retraite du Sénat, le président pourra suspendre de lenr charge les fonctionnaires, en nommer d'autres à leur place pour jusqu\u2019à la fin dela session suivante, dans l\u2019espace de 30 Jours à dater du commencement de la session.| fera rapport de ces suspensions au sénat ; el si ce corps refuse par un vole direct d'y acer der ;\u2019 alors tout officier ainsi suspendu sera réintéggé dans ses fonctions.Au contraire si la question est mise de côté, tel oflicier ne sera pas réintégré.Washington, 24\u2014Le Sénat a discuté au- jourd\u2019hui ct passé une Joi sons forme de substitution au bill de la chambre qui rappelle l'acte de Tenure of office.Celle gubstitution ressemble à très peu de chose près au bill origngire ; sauf qu'on a laissé de côté quelques uné des dispositifs du premier qui avaient clo lus eda tas, BUROIN.Service du Cable Transatlantique Liverpool 23 au soir.\u2014Coton plus farme mais sans avoir subi de hausse.Blé rouge de 8s 9d i 8 10d.Suif & 44s 3d.Madrid, 23.\u2014On a adoplé malgré une forte opposition gouvernementale dans les Cortès constituantes, une proposition de Senor Ore nis pour disqualifier les personnes ayant des offices qu'elles tiennent de l\u2019état de pouvoir siéger en Chambre.200 hommes se sont rendus, hier, en procession dans la salle des Cortès et ont présenté une pétition contre la conscription militaire.Paris, 23.\u2014On a voté hier dans le Corps Législatif le contingent de 100,000 hommes pour l'armée.La session a élé ajournée au 31 courant.Madame la Marquise de la Vallette, femme du ministre des affaires étrangères, es! morte.Les journaux français et belges publient les réliminaires de la conférence proposée entre a France et la Belgique pour harmoniser leurs intérêts commerciaux muluals.Londres, 23, 3.30 a.m.\u2014Les débats sur le bill pour la suppression de l'Eglise d'Irlande ont eté repris, ce soir, à la Chambre des communes.M.Spencer H.Walpole, député de l'Université de Cambridge, s'est opposé à ce bill, et M.O'Donoghue, drpute pour Tralee, a parlé avec hosucoup de chaleur en faveur de ce méme ill.M.Gathorne Hardy vint ensuite, et soutint que les libéraux tiraient Loute leur force de leur majorité aux hustings ; et qu\u2019elle ne re posait sur d'autre base que la destruction de tout ce qui paraissait désirable, but avoué de M.Gladstone et de ses adhérents.Il dit que la destruction de l'Eglise d'Irlande était pres sée par la jalousie et l'envie.L'oruteur maintint que cette Eglise avait toujours rempli sa mission.M.Gladstone se leva alors pour reprendre les débats.Il passa en revue les différentes phases du bill et du mouvement «ont il avait été l'objet du côlé des parties adverses.Il \u2018éclara qu'il fullait user de politique avec l\u2019Irlande, et que cette mesure était la première demarche exigée par la majorité.M.Gladstone reprit son siége au milieu des applaudissements, et la chambre se divisa sur la motion que le bill eùt à subir se deuxième lecture, faisant voir le résuitat suivant : Pour lu motion.368 Contre cs srercsconvess .250 Majorité pour le gouvernement .118 L'annonce de ce résullat a été salué avec enthousiasme par les membres de la chambre.Leurs applaudissements ont passé de la foule qui encombrait les couloirs au dehors où le peuple tout entier s\u2019est uni dans un enthousiasme frénétique, au concert d'arprobation qua régnait à l\u2019intérieur.La chambre s'est ajournée à 3 hs.a.m.jusqu\u2019au ler avril, à cause des fêtes.Paris 24 \u2014Lors de la dernière réunion du conseil des ministres, l'empereur a introduit le projet de loi qui abolit tout le système des ré- gistres d'ouvriers.11 exprima sa satisfaction sur les résultats obtenus par les mesures progressives des annérs passées qui ont été le renouvellement de l'ancienne législation, l'extension des droits el des devoirs des ouvrivrs français.li dit qu'il croyait que la toi qu'il proposait placérait ces derniers dans leur véritable sphère, ten Irait à désarmer les haines et ferait tomber la for:e devant le droit.Le projet de l'empereur a été adopté par le Conseil, et La loi sera soumisa au Corps Législatif, à una date prochain».Paris, 24.\u2014Les dernicres nouvelles de Ria Janeiro appronaient que Lo vz ra«sembluit ses forces dispersées, prs de l'embouchure de la rivière Tebiquery.Il aveit quel- \u2018ques détachements de l'armée Paraguayenne dans les environs de Ascunsinn.Cette der- nie ville su Luuvait cnoore aux mains des ulliés, Correspandance de Rome.(DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIEK.) Rome, ce 19 Février 1869.Comme je vous le disais dans ma dernière lettre, Monseigneur de Montréal était attendu à Rome, samedi le 14.MM.les abbés Moreau et Lussier, accompagnés.de plusieurs zouaves, élaient depuis la veille, rendus à Givita-Vec- chia.Dès le matin à 6 heures, nous étions debout, et, l'œil au guet,nous interrogronsl' horizon.Vers 7 heures nous aperçümes une légère fumée qui perçait dans le lointain ; bientôt nous distinguâmes la mâture, puis la forme du bâtiment se dessina plus clairement, il n\u2019y avait plus à douter : c'était bien Jui.Oh! comme nos cœurs hattaient de bonheur et d'impatience ; dans une heure nous allions pressor la main à des compatriotes, dans une eure nous serions dans les bras de celui qui avait tant fait pour nous, de celui qui, à notre départ, avait si bien su nous consoler et nous encourager.A huit heures, le vaisseau jetait l'ancre dans le port et nous montés dans des chaloupes, nous courions à l'anonnace.Bientôt nous aperctmes sur le navire, des chapsaux qui s'agilaient ; c'était bon signe, on nous reconnaissait.Quelques minutes après, nous étions près du Jean Mathieu, qui dans un instant, était pris d'assaut.Vous dire avec quel plaisir Monseigneur de Montréal nous bénissait, vous raconter la réception amicale de Mgr.Desaul- tels, vous peindre la joie franche de M.Gravel, le plaisir malade de M.Pepin (M.l'abbé Pepin n'est pas l\u2019ami des «divinités maritimes,» aussi lui ont-elles fait payer cher son séjour dans leur domaine), c'est chose impossible ; il faut être témoin de cos scènes patriotiques pour pouvoir en avoir une idée.Après avoir échangé les nouvelles du pays contre celle de Rome (ces messieurs connaissaient Rome depuis longue date) avoir attendu les mille et deux visa de la minutieuse police, nous Jumes enfin descendre sur los quais de Civita-Vecchia.Les gamins nous aspiégè- rent aussitôt pour porter les inalles, mais, tonnerre d'un Don soir, ils n\u2019eurent guère de chance : nous tenions à reconduire à l'hôtel Monseigneur avec armes el bagages.À l'aide de quelques coups régulièrement administrés sur leur échine italienne, nous écarté- mes les complaisants, et ballots, valises et autres objets de voyage furent conduits à destination, non par des mains mwicenaires, mais par des cœurs reconnaissants.Crs messieurs descendirent à l'hôtel « Olan- do» et nous, simples zouaves, de nous éclipser pour aller ailleurs chercher une pension moins ennemie de notre bourse peu garnie.Monseigneur de Montreal etait allé tout d'abord à la cuthédrale dire la messe, à laquelle la plupart des zouaves avaient assisté.Le déjeüner pris de part et d'autre, nous nous rendimes à l'hôtel « Olando » où Monseigneur Bourget nous fit mander dans se chambre.Nous demeurfmes à causer avec lui jua- qu'à !4 heure et nous primes le chemin de la are.§ A deux heures nous quittions Civita-Vec- chia ot à 54 heures nous arrivions à Rome, Presque tous.les zouaves canadiens, du moins une grande partie, étaient à la gare, quelques-uns étaient venus de vingt lieues pour pouvoir assister à l\u2019arrivée de ceux que nous attendions depuis si longtemps.Nous nous rendimes de suile au cercle Ca- nartion et Monseigneur voulut que la distribution des lettres se fit sous ses propres yeux.Pour tous il avait une bonne parole ; pour celui qui recevait des nouvelles c'était un mot de félicitation,pour celui qui n\u2019en recevait pas, une parole d'encouragement.Comme il paraissait jouir da bonheur de tous ! Après queljues heures de réjouissance et de plaisir nous dûmes nous séparer et regagner avec regret, nos quartiers respectifs, ne Le lendemain était le jour îlx* pour lam ception en règle de Monseigneur de Montréal. omen Il-devait y avoir au cercle une petite séance, à laquelle étaient invitées quelques autorités ecclésiastiques et militaires.Plusieurs fauteuils avaient été disposés au-dessous du buste de Pie IX qui trôno dans notre cercle, à l'ombre de notre drapeau et à 7 heures précises Monseigneur de Montréal accompagné de Mgr.Desautels, Mgr.de Woelmont,M.Gravel, M.Moreau, M.Lussier ot M.Lépine, lit son entrée au milieu des applaudissements de tous les Zouaves.De suite on ontonns l'hymne à Pie IX, ce même hymne qu'on avait chanté à Montréal lors du départ du premier détachement.Alors le Lieutenant Murray à titre du plus ancien officier Canadien, s'avança et présenta à Sa Grandeur l'adresse suivante : Monseigneur, « Permettez-nous dé vous présenter à votre arrivée eu la villu sainte, æ08 hommages les plus respectueux et les plus sincères.Depuis votre départ du Canada, nous avons compté vos étapes, nous n'avons cessé de prier pour ue ce long voyage ne fut pas trop pénible à otre Grandeur.Le grand courage que vous avez montré en traversant les mers pour venir à l\u2019appel de l'immortel Pie IX, prendre part aux travaux du Concile, nous donne à nous- mêmes une force nouvella pour mieux servir le Pape auprès duquel votre présence semble nous rapprocher encore.« La joie que nous éprouvons à votre arrivée est alliée au sentiment de la plus profonde reconnaissance.Votre parole nous a conduits ict, votre parole nous y a soutenus.Vos prières ont obtenu à notre fuiblesee le secours ndispensable pour pouvoir résister aux privations du service militaire.« Votre Grandeur a séjourné plusieurs fois déjà dans la Ville Eternelle; elle connait à l'avance ce qui lui est donné de voir aujour- d\u2019hui des Canadiens à la garde du St.Père.C'est là en\u2018 partie votre œuvre.« Honneur à notre pays, trop dévoué au sié- qe de Pierre pour se contenter de le soutenir le Ses deniers pendant que d'autres peuples versaient leur sang.Il répugnait à notre caractère national de se faire remplacer sur les champs de bataille.+ Come Lous les catholiques convaincus de Ja nécessité du Pouvoir Temporel des Papes, nous sentons que c\u2019est aux catholiques qu'il appartient de le maintenir, et qu\u2019on ne peut sans prévariquer, contier à d'autres ce devoir sacré.« De là vient quo nous sommes icl et que vous coulemplez une wuvre qui vous est cha.re; car c\u2019est une œuvre grande, magailique, oui! magnifique, puisque c'est l'œuvre de Dieu.+ L'Europe en a été étonnée ; la France, en voyant passer les descendants de ses anciens colons, a frémi.Rome comptera dans ses fastes historiques l\u2019entree des Canadiens dans ses murs.Lo Sénat et le peuple Romain peuvent l\u2019insérer dans leurs annales.« L'Eglise lui r-sorve uno page dans son histoire, et l'œuvre des zouaves pontificaux canadiens sera à jamais la croix dresse sur la couronnu du nos gloires nationales.+ Le corps des zouaves que Votre Grandeur connait bien, a été, je vous le dis avec connaissance de cause, plein d'ailégresse en voyant des canadiens venir s'enrôler sous sa noble bannière.On trouvait là un.grand hommage rendu au régiment des zouaves pon- tifcaux par ls familles canadiennes qui eroyaient que l'uniforme de zouavus remplace- ait pour leurs enfants, l\u2019egide du fuyes paternel.« Monseigneur, parmettez-nous d'ajouter que les canadieus ont montré dans le régiment, celte foi pratique, ces mœurs douces et fortes qui datent d'un autre âge, ces habitudes de valeur guerrière d'un peuple qui a labours ses champs le fusil en bandoulière.En retour ils ont puis avec le mépris sublime de la mort, (out ce que lu religion peut donner dans citi Rome qui est le cœur et le centre «de la foi cu- tholique.« ous verrez que l'enthousiasme qui les @nimait lors de leur départ du pays, ne s'est pes refroidi.Ils ont surmonté tous les obstacles, et ils envisagent avec calme et avec résolution les difficultés et les sacrilices de l'avenir, « Mais c\u2019est particulièrement à M.Taillefer, mon bien cher frère d'armes, qu\u2019il appartient de vous parler de ceux qu\u2019il a conduits Rome, en passant à travers l\u2019Europe, étonnée d'un spectacle qui ne s'était pas vu depuis les Croisés.Mieux que moi, il pourra vous «ire-que ceux avec qui il est venu à Rome, n\u2019ont pas oublié leurs serments; que tous sont animés du désir de combattre et de mourir s\u2019il le faut pour arracher le doux et admirable Pie IX aux angoisses qui torturent sa grande âme.«Mgr.que votre séjour à Rome soit heureux, Puissions-nous par notre conduite honorable et chrétienne apporter à Votre Grandeur autant de jouissances que votre présence au milieu de nous nous donne de joie et de consolation.» Le Lieutenant Taillefer s'approchant alors s'exprime dans ces termes « Monseigneur, « Votre présence au milieu de nous nous reporte au 18 février dernier, quand entourés de tous nos bien-simés parents et compatriotes, nous primes l'engagement solennel d'être constamment fidèles à la mission que Votre Grandeur daigna nous confier, «Jemais, Monseigneur, nous n'oublierons la vive émotion que nous ressentimes en prenant dejvos mains le drapeau qui devait Hlot- ter à travers le nouveau et l\u2019ancien monde ; proclamant hautoment notre foi à la religion catholique, et notre mission comme suldats de l\u2019ummortel Pie IX.Cette heure nous impressionna tellement, Monseigneur, que non seulement nous fâmes dès lors préparés à supporter les épreuves que la Divine Providence nous a envoyées, mais nous fera, nous en sem- mes persuades, vaincre celles qu'elle nous réserve.« Monseigneur, déjà une année s'est écoulée depuis notre départ, nous nous demandons ce que nous avons fait pour répondre aux désirs tle notre pays; nous nous demandons avec anxiclé comment témoigner notre reconnais sance aux catholiques du Canada qui reposent leur contiance en nous, qui donnent si généreusement : jusqu'à celte heure, ce n'est que dans le silence de la prière que nous avons demandé à Dieu de rendre au centuple les consolations que les bonnes âmes ont obtr- nues de Marie pour nous.« Monseigneur, en quittant notre soi chéri, nous pensions l'occasion prochaine de partager le sort des glorieux martyrs ou de participer au triomphe des défenseurs de l'Eglise, ois Dieu a voulu sans doule augmenter la somme de nos mérites, en nous offrant l\u2019occasion de souffrir sans ostentation les lutigues de la vie de garnison.Il a voulu qu'à l\u2019en- (Lousiasme succédät le calme pour que le sa- crifica de notre vie, si nous sommes appelés à le faire, soit fait avec conviction, soit indépen- pendant de considérations humaines.« Monseigneur, s\u2019il nous fallait, pour nous convaincre davantage de la saintaté de notre inission, des preuves que c'est l'esprit du mal que nous avons à combattre ici; ces preuves tie nous feraient pas défaut.Nous avons gémi va voyunt les temples profanes, lus autels renversés, nous avons reconnu l'œuvre des sociétés secrètes ; elles etreignent le monde dans leurs réseaux, elles soufllent la discordo par loute l'Europe; nous voudrions étoutfer cel incendie dans son berceau et l'eteindre de notre sang; en sauvant Rome,nous sauverions notre chère patrie.« Si vos enfants, Monseigueur,ont grandi aux yeux du monde catholique, c'est qu ils ont eu l'ineffable privilege de penetror dans cette au- révle de saintoté qui environne l'immortel Pie IX ; de s'être jetés à ses pied, d'avoir ète bénis par lui, et d'avoir été admis au nombre de ses défenseurs, « Monseigneur, vos onfauts sont sans inguid- sud 's pour l'avenir, ils ont confiunce en Dieu, ils ont conflance en leur force, ils sont unis, et cstle union découle de l'amour qu'ils ont 197 ° 4 tous pour leur religion, leur saint Pontifs, et leurs chefs.« Vos enfants ont été protégés jusqu'à ce jour; on a arraché les ronces qui pouvaient se trouver sur leur chemin, et notre digne et bien aimé aumonier a été notre bon ange.« Monseigneur, nous avons à remercier Dieu d'une nouvelle faveur.Il vous a envoyé au milieu de nous, et nous & ainsi rapprochés de la patrie et de la famille, car pour nous vous êtes l\u2019une et l\u2019autre.» Sa Grandeur tout émue, répliqua avec ce charme de voix qu\u2019on lui connait, à peu près dans ce sens ; Elle dit : Que l'hymne que l'on venait de chan la circonstance le reportaient facilement au 18 février de l\u2019an dernier.Qu'ulors la responsabl- lité qu'il assumait en faisant appel à la Jeunesse canadienne, lui donnait les craintes les plus vives, car il n'ignorait pas tougles dane gers qu'allait courir duns un pays éloigné, une ardente jeunesse laissee, pour ainsi dire, à elle seule, Que cependant la bonté, la grandeur de la cuuse que nous venions defendre le rassurait ; et Pie IX n\u2019était-il pas 1a ?Qu'à résent, la bonne conduite, l'esprit de foi et de religion et l'enthousiasme qui nous avaient toujours animés depuis notre arrivée, le rassuraent complètement ; d'ailleurs, n'e- vait-il pas pour garant la parole d'un homme en qui on peut avoir foi ?ll sortait à l'instant d'une audience de Son Eminence le Cardinat Antonelli, qui lui à dit : Que dans l'armée pontificale il n'y a vien de mieux que les Zouaves canadiens ; qu\u2019il était content de nous et heu- veux du voir que la foi qui caractérise notre pays nous animait à Rome ; que ce (émoigna- Re à nous rendu par un personnage aussi distingue lui faisait un sensible plaisir, et ne Mmanquerait pas d'être accueilli avec joie au Canada.Alors, il nous fit voir combien au pays, on s'intéressail à nous; que partout dans les coinniunautés religieuses, même dans les couvents de jeunes lilles, notre devise «Aime Dieu et va ton chemin» occupait la place d'honneur.De continuer de nous conduire comme nous l'avions fait par le passé, et que l'Eglise, la religion, le pays, seraient contents.Sa voix fut couverte d\u2019applaudissements, puis on chanta la chanson suivante, que les échos des montagnes d'Italie ont si souvent répétée, quand, le suc au dos nous nous rendi- mes dans nos lointaines garnisons : Partout le canon grondo La voix sème la terreur Chez tous les peuples du monde La guerre se rallume avec fureur.REFRAIN, Canadiens, fils de Soldats Preparons nous au combat En avant, en avant Chacun à son régiment Que notre brave jeunesse Au champ de l'honneur s'empresse Irions nous ternir Je nom Des vainqueurs de Carillon.Issus de noble race De peuples fiers et guerriers Nous devons suivre leur trace Et partager leur amour des lauriers.Jurons à la patrie Vienne l'heure du danger Que cette terre chérie Jamais ne gémira sous l'étranger.» Puis tous ensemble nous entonnâmes lu chanson des Zouaves Pontificaux : Vive Lamoricière, El répetons en chœurs Cis noble cri de guerre : Perdez la vie, sauvez l'honneur.REFRAIN.En avant marchons Zouaves du Pape, à l'avant-garde En avant marchons Le Pupe nous regarde En avant bataillon.3; se 29 2 re CE ue | A \u2014 | ioe Et toi, nohle Charrette Brave commandant Toujours à notre tête Tu nous ramènes triomphant.Vive notre Saint Père Vive ls Sainte Foi Vive l'Apôtre Pierre Vive Pie IX, Pontife-Roi.Alors Sa Grandeur passa au salon, qui est adjacent au cercle, pour recevoir les honneurs des officiers supérieurs.Le Colonel Allet, le Lieutenant-Colonel de Charrette, notre bien- aimé Capitaine Joly et Mgr.Daniel avaient voulu se rendre pour lui souhaiter la bienvenue.Le moment solennel était arrivé, il n'y avait plus à craindre pour la gaieté; elle ne devait pas manquer d'être bruyante.Sa Grandeur payalt ie vin.Bientôt on le fit apporter et chansons et santés se multiplièrent jusqu'à dix heures.Hélas! les plaisirs ont toujours leur fin, et il fallait décamper, et nous retraitd mes en bon ordre.Telle à été la réception de Sa Grandeur Monseigneur de Montréal à Rome, qui fut si amicale, parce que le cœur nous guidait.Nous evons eu le plaisir de presser la main à M.de Salaberry qui vient lui aussi, prendre du service dans les Zouaves Pontili- caus.C'est bien là la place d'un petit-tils du noble héros de Chateauguay.Le voyage de Monseigneur s\u2019est accompli saus le moindre accident, la traversée & été magnifique.Rome, 26 février 1869.Huit heures viennent de sonner à l'horloge du Fort St.Ange ! Il fait un temps délicieux, 1a lune est magnifique, la température presque tiède, qu'il serait bon de faire la promenade ! is non, pour vous, chers lecteurs, jo sacrifie ce plaisir ; que vous refuserais-je ?LC, je m'installe à mon bureau, c'est-à- dire au bureau d'habillement, où je suis em- plore, Tiens, c'est vrai, je ne vous avais emais appris cela! Eh bien oui, chers lecteurs, de méme que Son Excellence Sir John Young est vice-roi de la Puissance du Canada, qe Sir Georges Fiienne Carlier est ministre le milice, ainsi, moi, votre humble serviteur, je suis employé au bureau d\u2019habillement des zouaves pontifcaux, attaché à l'administration ntificale à raison de deux sous sonnants, par jour, toujours avec espoir d'avancement.La seule petite différence (à part les gra ndes) qu'il Y à entre ces messieurs et moi, c'est qu'eux commandent, tandis que moi j\u2019obéis ; on pourrait peut-être aussi parler de la différence du iraitement, mais jo classy cela parmi les grandes différences.Depuis quelque temps les journaux du Cane nous parlent que de chemins de fer, et parmi toutes, prime la question du chemin de fer des Piles.Bravo! les gens de Trois-Rivières sortent furieusement de leur apathie, et ce n'est pas avec le sourire sur les lèvres, mais bien décidés à tout pourfendre plutôt que de céder.Je reconnais bien là l\u2019ancienne valeur trifluvien- ne.Mais qu\u2019il prennent garde, on dit que Messieurs de Québec veulent leur jouer un tour de gascon, qui, s'il réussissait, changerait à n\u2019y plus se reconnaitre, la face des choses.Supposez pour un instant qu'à Québec, on construise,comme je crois qu'on en a l'intention, un chemin de fer conduisant de leur ville au township Gosford, en prolongeant ce chemin Jusqu'à la Tuque, je suppose, ils enlèvent du coup la principale partis du commerce.Mais mes bons concitoyens de Trois-Rivières y auront l\u2019œil et ne se laisseront pas je l\u2019espère enlever uno si grande chance de prospérité pour notre vieille ville de Trois-Rivières.D'ailicurs cette pauvre vieille mérite bien d'être ua peu encouragée et le gouvernement feruit une injustice en lui refusant ce moyen de s'agrandir et de sortir de cette torpeur qui l\u2019onsevelit a M; rene LA MINERVE HERDOMADAIRE.depuis si longtemps.Et le pays tout entier n'en tirerait-il pas parti?Voilà tout de même une drôle de correspondance romaine.Je me bats les oreilles d'une question dont vous êtes éreintés depuis six mois.N'importe j'aurai bien mérité de mes concitoyens et il ne sera pas dit, qu\u2019à deux mille lieues d'eux, j'ai négligé leurs intérêts.Je suis sûr que chez nous on va mo classer par- miles plus chauds défenseurs de la cause commune.Mais c'en est assez, quittons de nouveau le Canada et revenons à Rome, receullir quelques nouvelles.Le peuple italien est de ce temps-ci en proie à une vive inquiétude, au sujet d\u2019un torrent (dit torrent de St.François d'Assise) généralement desséché et qui depuis quelque temps coule comme dans ses jeunes années.Or, le peuple attache signe de malheur à cet événement.Voici la légende : Ce torrent est placé près d'Assise, à l'endroit même, parait-il, où St.Francois était en hermitage.Dans le temps 1< torrent coulait paisiblement et était le témoin des longues heures de prières du saint hermite.Or, un bon jour (toujours la légende) il prend fantaisie au saint homine d'éprouver sa puissance et le voilà qui commande au torrent de ne plus couler.Celui-ci docile à la Voix qui lui commande, cesse ses larmes el ne dit ren.Alors l\u2019homme du Seigneur satisfait lui dit que quand Dieu voudrait chd ier son peuple il reprendrait son cours et qu'il se- rail augure du malheur.Depuis le 30 janvier, à huit heures et demie, (justement l'heure où Victor-Emmanuel mettait le pied sur le territoire pontifical, pour se rendre à Naples (et le peuple attache lu plus grande importance à celte coïncidence) le torrent s\u2019est remis à couler de manière à fournir l'eau à tout Rome.Jugez de la crainte de ce pauvre peuple qui n'est pas comme on le sait la crême ces nations pour la bravoure.Il s'attend à de grandes calamités et paraît être persuadé que des malheurs terribles le menacent.Pour nous Zouaves nous ne partageons pas celte opinion et que nous importe À nous ?La guerre ?loin de la craindre nous la désirons tous ; la maladie?bah ! chacun sa chan- ca; la famine ?nous sommes habitués à manger peu, peut-étre réussirons-nous a ne plus manger du tout ; voilà qui serait une bonne affaire.Somme toute le torrent de St.François d'Assise ne nous donne pas de mauvais sang ; nous sommes des plus tranquilles à ce sujet.Vous vous désolez jeunes gens, veus surtout,aimables lectrices, maintenant le temps de pénitence est venu et adieu les soirées, les danses, les bals, adieu les parties de plaisir, adieu les joyeux festins, les délicieux banquets, nous voilà pour quarante grands jours réduits à l\u2019inaction, à la morue.Eh bien, vous voyez l'avantage d'être Zouave, nul changement dans notre gamelle, le jeûne nous est inconnu et jamais nous n\u2019avons fait de plus belles soirées que depuis le commencement du caréme.Avouons que grâce à Monseigneur de Montréal, nous sommes en veine de gaieté, et que uelques Messieurs Canadiens de passage à ome nous fournissent l'occasion de passor agréablement notre temps.Mercredi soir, nous avons fait encore une de nos veillées de garçons.M.Perrault, membre de ia Société d\u2019Agriculture du Canada, nous faisait la faveur d'y venir passer quelques instants et payait géné reusement le vin et les biscuits.Vers huit heures, il arrivait au cercle, où Mgr.de Montréal le présenta.M.Perrault nous fit le plaisir de nous donner quelques paroles bien senties, qui furent couvertes d\u2019ape plaudissements.\u2019 Ensuite il y eut séance musicale et dramatique.Plusieurs zouaves nous égayèrent de charmantes chansons comiques; MM.Pepin et McGowen nous ont réellement bien amusés.Le vin ne fesait pas défaut et il sezourait admirablement nos estomacs, Avant de nous quitter, M.Perrault nous offrait avec courtoisie de se charger des let- wv edi tres que nous lui soumettrions ; aussi chacun a fait son paquet.Depuis ma dernière lettre, rien de nouveau, si co n\u2019est que les derniers canadiens en dépôt sont passés en compagnie.Ainsi nous sommes à présent tous disséminés.dans les diff«rentes compagnies du régiment, Quant aux nominations vous avez dû les apprendre.La ville de Trois-Rivières a lieu d\u2019être contente de la nomination de deux de ses zouaves, Epiphane Dussault et James Barnard ; ici ces nominations ont rencontré l'approbation de tous, comme étant une récompense ° donnée au travail et à un incontestable mérite.Lundi matin commença pour les zouaves la retraite du carême.C'est une coutume prise dans l'armée pontificale de faire tous les ans, pendant le temps de pénitence, une re- traito de huit jours, el Lous les soldats sont tenus d'assister aux exercices.On ne saurait trop louer la sagesse de cette coutume.La vie militaire est entourée de tant | de distraclions, de dangers de toutes sortes, qu'il est bon de retremper son courage, son ênergie dans le silence de la retraite.La, la grande voix de la conscience parle bien plus haut et domine quelquefois le bruit de l'orage qui, souvent, menace nos cœurs.Monscigneur de Montréal, toujours plein de sollicitude pour ses zouaves, a, par une faveur spéciale, obtenu que nous fassions notre re- traile à part, et il doit lui-même nous la pré- cher.Hier, nous sont arrivés M.l'abbé Godin et M.Lamarche, frère d'un zouave canadien.Ces messieurs n'ont eu qu\u2019à se féliciter du beau temps qu'ils n'ont cessé d'avoir durant tout le voyage Tous deux sont pleins de santé.- ¢t Mde.Perrault quittent Rome demain matin pour se rendre directement au Canada.Louis T.GarcœRau.Zouave Pont.Canadien.\u2014 >.Chant de la Passion.ÉGLISE NOTRE-DAME.Le chant sacré de la Passion que j'ai entendu dimanche à l'Eglice Notre-Dame m'a laissé une impression trop profonde pour que je ne tente point d'ea exprimer ici quelque chose ; et ce que j'en dirai, cinq ou six mille de mes compatriotes l'ont, je pense, partagé a vec moi.Jamais je n'ai encore senti mon âme aussi vivement entrainee à travers les scènes touchantes du drame divin de la Passion ; jamais encore je ne m'étais vu passant du Cénacle au Jardin des Oliviers, du Jardin des Oliviers au Prétoire, puis de là au tribunal de Pilate et ensuite au Calvaire, avec un mélange aussi intime et aussi complexe de toutes les agitations, les douleurs et les angoisses qui durent, à l\u2019envie se disputer le cœur du Fils de Dieu.Maintenant qu\u2019on remonte aux causes et qu'on se demande pourquoi les effats produits cette année ont aussi dépassé l'attente ordinaire ; pourquoi ces effets excèdent ce que les autres Pussions ont en général fait éprouver ?Où en trouvera-t-on la raison, si non dans l'heureuse rencontre de deux choses indispensables : la parfaite exécution du chant et la juste proportion dans laquelle la musique du Chœur de l'orgue a su s\u2019allier à la sainte musique de l'Eglise.ntendre ce beau ton du récitatif, si sobrement modulé et magnifique à force d'être zim- ple, puis, au dessus, les clameurs outrées et confuses de la synagogue déchainée, et aussi, par intervalles, dans le calme le plus majestueux, les graves et sublimes paroles du Dieu éternel.Savez-vous rien de plus simple, da plus naturel, de plus noble et do plus touchant ?Celte opposition, ce mélange indicible de sentiments, du doux et du triste, de l'humble.du grand et du surhumain, ne vous jelte- Lil pas dans jo ne sais quoi de vague et d\u2019indéfini qui vous oblige irrésistiblement à dire ; J'assiste au plus divin des mystères | Tout cet incomparable ensemble comme dans ses à tirer de I'dme co cri sublime.vibrante do Monsieur Martineau a poursuivi la narration jusqu'à la fin, sans qu'on pit y surprendre la moindre fatigue, la plus légère détonation.Les difficultés qu'offrait le rôle de M.Picard ont été dignement surmontées.M.Billaudèle représentait le Sauveur ; les accents fermes et sonores de ce bon et vénérable vieillard, plus que sepluagénaire, auraient seuls suffi à attendrir jusqu'aux larmes.Mais que dire de l'orchestre qui a si admirablement reproduit le tumulte et les colères du peuple déiciie?Si le chœur de M.Barbarin avait besoin d'établir sa réputation ou seulement de l\u2019accroitre, ne serait-ce pas le lieu\u2019 de le combler des plus flatteurs éloges ?Qu'il nous soit au moins permis de confirmer, pour notre part, des mérites depuis longtemps incontestés.Oubliera-t-on, par exemple, le Crucifgatur d'abord par deux ois répéte, puis une troisième et quatrième fois repris, s'élevant toujours pur degré, comme la Vengeance qui monte implacable jusqu'à la fureur?Qui n\u2019a pas senti, à ce moment, le frissonnement de l'effroi ?Je promenai mes regards sur l'assemblée et je crus voir à l'instant toutes les âmes frémir.Tandis qu\u2019on ne se lassait point de cette belle narration qui coulait sans effort, ni trop lente, ni trop pressée, et qu'on admirait avec émotion les notes solenne les, entrecoupées de leurs, de ce prêtre couronné de cheveux lancs qui répétait les derniers battements du cœur d'un Dieu expirant d'amour en marchant à la tombe, on était invinciblement saisi, transporté à cette hurmonie vive, précipitée, Tmenaçante, terrible parfois, quoique toujours mesurée, qui s\u2019échappait tout-à-cuup des vot.tes, sembiablp aux cris de la synagogue eu délire tombant eux-mêmes du Golgotha.Voilà ce que peut le chant simple et majestueux de la religion quand il est soutenu par une mélodie qui sait le comprendre et qu'on le reproduit sans emphase, avec goût, naturel ot ensemble.Un aime alors avec plus d'attachement un culle qui fait si bien parler le cœur de Dieu au cœur de l\u2019homme, et toujours on revoit avec un plaisir nouveau cette auguste basilique dont les murailles et les voûtes sacrées ont appris à frapper l\u2019âtme par des échos si Binéiranis ui aurait inspiré une plus majestueuse ouverture à la grande semaine des plus ineffables mystères de notre foi ?C'est un attrait de plus qui nous sollicite à aller ranimer nos cœurs attiédis au spectacle des plus impusan- tes cérémonies, parmi le chant lugubre des lénébres el ls douloureuses et sublimes lamentations de Jérémie, lu Prophète des larmes.morceau, dans son parties, a concouru La voix claire, + #\u2014\u2014 CIRCULAIRE.A Messieurs les anciens Directeurs, Professeurs et Blèves du Collége de Sainte-Anne.Messieurs, Le 28 mars 1867, plusieurs des anciens élé.ves du Collége de Ste.Anne, se trouvant réunis dans cette maison, exprimèrent le désir de fuire pour cette institution ce qui avait été fait ailleurs avec tant de succès et se proposèrent de faire exécuter les travaux intérieurs de la chapelle du Collége.De suite un comité se forma et décida d'adresser à lous les anciens Directeurs, Professeurs et Elèves «du Collége une circulaire qui fit connaitre ce desir et qui eu même temps domandät une souscription de $1,200.00 pour exécuter les l'avaux projetés.Cette circulaire fut expédive le 20 mai suivant.lusieurs, par un inalentendu auquel le Comité ne devait pas s'attendre, ne la reçurent pas et *e plaignirent avec raison d'être rives du plaisir de s'ussocier à une œuvre à laquelle our cœur se sentait si heureux de prendre part.Bon nombre répundirent à l'appel et les Srou oiprions se imontèrent à la somme de 3500.00.Nous publierons plus tard Ja liste s contributions et ferons connalire tous ces géuéreux amis, Le Co. Monument Mignault.Jeudi soir a eu lieu, àsl'Eglise du Chambly, la bénédiction du monument élevé à la me.moire de feu le Révd.Pierre Marie Mignault.La cérémonie commençait à six heures et demie.Nous n'avons pas besoin de dire que l\u2019Eglise était comble.Pas moins de quinze à vingt prêtres étaient présents.Mgr.Larocque, un des hommes qui ont pu lo mieux apprécier les qualités d'esprit et de cœur du regretlé défunt, a bien voulu consen- lir & faite le sermon de circonstance.Avec l'éloquence de cœur qui le caractérise, il à re tracé à grands traits les bonnes et les grandes œuvres du Révd.M.Mignault, et les services qu'il à rendns à la religion, au pays, à la paroisse de Chambly doui ii a été si longtemps Je zélé directeur.L'assistance écoutait attentivement, sous lo coup d'une émotion qu'elle ne cherchait pas à déguiser.On voyait, au nom de cet ancien et bien aimé curé, des larmes couler de bien des yeux.La musique a été renduo avec beanonun da | 199 goût et de talent.TI y eut surtout un solo de \u2018lame qu\u2019on aurait fort applaudi, si on n'avait pas été dans un lien qui n\u2019admet d'applaudissement que pour Dieu.Le monument est en marbre blanc, sur un soc noir.L'encadrement de l\u2019épitaphe est sure monté de feuilles d'érable et d'une croix.Celte épitaphe en français est très-heureuse et d\u2019une admirable concision.Le travail est simple mais exéculé avec beaucoup de goût et fait honneur à MM.Mé- vard, sculpteurs, de Montréal, qui ont été chargés de l'exécution.Nos lecteurs savent déjà quelle part a prise M, J.O.Dion à cette œuvre de gluritication de.celui qui ful en mde temps un excellent pré- Lre el un patriotique citoyen.Il a obtenu un succès dont il a certainement le droit de se féliciter.\u2014 Arrivée de Mgr.Bourget à Rome.On lit duns la Correspondance Romaine du 20 février : Myr Bourget, évêque de Montréal (Canada), accompagne (le trois prêtres de sun diocèse, est arrivé vendredi matin à Civita-Vecchia.Sa Grandeur, come on le sait, a éte l'âme du mouvement pontifical qui s'est manifesté dans ce pays; aussi M.l\u2019ubbé Moreau, aumoônier des zouaves Canadivns, suivi d'une quinzaine de: zouaves, s'était-il porté au-devant du très deux prélat pour le resevoiv.* À la gare de tome, plus de 80 zouaves qui n'avaient pu obtenir la permission d'aller à Civita, altendi- rent Se Graudeur- Le lendemain, au Cercle Canadien, v-vs 7 beures du soir, presque tous les Canadiens étaient présents à | deux adresses que MM.les sous-lieutenants Murray et Taillefer présentèrent à Sa Grin.deur au nom de tous.Monseigneur daigna répoudre par quelques culte onction qui charme tous ceux qui l'approchent, Sa Grandeur est un des premiers évêques accouru à l'appel de l'immortel Pie IX.TS AS er Les Zouaves Canadiens.Un lit dans l'Univers : Nos l«cteurs n'ont pas oublié les Zouaves pontificaux envoyés par le Canada à la défense \u2018lu Saint-Siége; ils savent quelle ardeur, quel dévouement animent ces fils de la vieille France, qui s'est sentie revivre en eux, quand elle les a vus, et qui, sans doute, ne les trouvera pas indigues delle, si la Providence leur permet de meler leur sung 4 celui des Fran- ais moderues pour la défense de I'Eglise et do la civilisation.Le enmité canadien des zoua- Yes pontificaux n et l'heureuse idée de rassembler en un volume, sons ce titre : Le Canada et les zouaves pontificaux, tout ce qui peut inté.l'esser cette œuvre glorieuse.M.Lefebvre de Leliefeuille, mite, a éle chargé de faire ce acquitté de cette tâche avec une conscience et un succès que nous aimons à louer.Ce ne sont pas seulement les Canadiens, ceux principalement qui ont parmi les zouaves un parent ou un ami, ce sont, nous l\u2019osons dire: tous les catholiques, et principalement les catholiques de France, qui parcourront avec intérêt la livre de M.de Bellefeuille.Is ÿ verront comment les œuvres «de dévouement naissent et se développent ; ils admireront ie courago de ces Jeunes gens, riches pour Ia plupart, ot qui avaient déjà une position dans le monde,abandonnent tout : parents, amis, position, fortune, pour se rendre à trois mille lieues de leur pays, près du Père commun des fidèles, lui offrir eurs bras, el se trouvant récompensés en re cevant s: bénédiction.Ce wont bien li les dignes fils des croisés et les digues fils de la France.On éprouve un Véritable charme à lirs les allocutions des Evêques ol des prêtres canadiens, les discours des zouaves, les vers composés par eux ou en leur honneur : l\u2019éloquence, la science, la pos- sic, se présentent chacune à leur tour.Et, les li quand on parcourt les listes des noms, on ge membre du co- recueil ; il s\u2019est a lecture de \u2018 paroles pleines de\u2019, TI 2 ER ms Al ln.=~.= 2 mer re etn oo ga a a cam.lie eran wo ae français et à la physionomie toute française : les Moregu, lcs Auger, les Beauchamps, les Beaulieu, les Bellefeuille,les Bornier, les Bour- ge des Cornwal, les Desjardins, les Dufresne, Fournier, lus Francoeur, les Gadbois, les Gosselin, les Lefebvre, les Marion, les Pepin, les Provost, les Vallée, les Varin, etc, el si quelques noms anglais brillent çà et là, c'est pour montrer que le Canada compte aussi des Angidis catholiques, et que, pour l'Eglise, ce eont toutes les races el tous les peuples qui s\u2019unissent.GP L'œuvre de la Sainte Famille, e de Nous lisons dans la Semaine religieus Boum sous la signature de l'abbé Bouil- Nous avons une bonne nouvelle à annoncer À tous ceux de nos lecteurs qui veulent bien porter intérêt à l'QRuvre de la Suinte-Famille en Terre Sainte.Non-seulement cette ŒBuvre a trouvé déjà parmi nous de nombreux souscripteurs, mais encore, grâce à Dieu, elie n'a pas tardé à se faire connaitre par delà les mers.Elle vient d'être accueillie avec empressement dans une terre éminemment catholique et toujours restée française par le cœur, au Canada, ce valeureux pays, si connu aujourd'hui par son élan à voler au secours de la Papauté.Le Courrier du l'anada, à Québec, et lu Minerve de Montréal, ont reproduit, ces jours derniers, dans leurs colonnes, les principaux urticles que nous avons insérés dans notre Semaine, ayant trait à l'orphelinat de Bethléem ; et ils nous apprennent que cette pieuse Association, déjà établie à Québec sous le patronage de M.l'abbé Tauguay, va l'être aussi sous peu à Montréal, par l'entremise de M.le Dr.Fortin, membre des communes et de l\u2019assembléo lé- islative.Rouen sera donc désormais le trait union entre Québec et Bethléem ; et notre vieille Normandie, qui fournit au Canada ses miers et ses plus hardis colons, su trouve ureuse de rentrer ainsi en relation avec sa fille du nouveau monde, qui n\u2019a encore rien perdu jusqu'à présent de l'antique foi de sa mare, non plus que de son généreux dévouc- meat pour toutes les grandes ot nobles causes.Gloire donc et honneur à nos frères les Canadiens, qui, non contents d'endosser la cuirasse et de ceindre l'épée pour lu défunse et lo soutien de Pie IX, trouvent encore dans leurs charilés inépuisables le secret de venir en a1- de, par leurs aumônes, à de pauvres petits enfants restés orphelins près de la crèche du divin Sauveur.Ce sont là des œuvres plus humbles sans doute aux yeux des hommes, mais pourtant non moins dignes et méritoires aux yeux de Dieu.\u2014\u2014\u2014\u2014=2\u2014\u2014s > Union de Prières.Vendredi soir, l'Union de Prières célébrait son dix-huitième anniversaire à l'Eglise Paroissiale avec une pompe qu\u2019on ne voit qu\u2019 aux grandes solenrtités religieuses.La foule remplissait littéralement la vaste nef de Notre-Dame comme elle encombrait les uatre grands jubés latéraux.L'illumination tait vraiment magnifique ; le gaz jetait ses mille gerbes de lumière en couronnes éblouissantes.Le Révd.M.Picard qui dirige cette belle œuvre avec tant de dévouement prononça d\u2019abord quelques paroles bien appropriées sur les avantages de l'Union de Prières qui com Le ges membres par milliers en cette ville.i recummanda plus d\u2019une centaine de personnes aux prières de leurs pieux associés.: Le Hév.M.Mercier donne\u2018ensuite le sermon sue l@ prière, sur cetle,voix du chrétien qui d'élève vers son créateur pour reconnaître les dons qu'il verse sur lui, sur ce vivifians dictame qui vient nous consoler et nous raffermir dans les rudes heures du malheur.Après cet onctueux sermon fut chanté un salut solennel ; le chœur de l'église paroissiale exécuta de beaux morceaux de chant sacré accompagné de la voix de l'orgue si puissante d'harmonie, LA MINERVE HEBDOMADAIRE.Il était neuf heures loreque la foule s'écoula religieusement du saint Liea ol elle avail été dominée par de si touchantes émotions.\u2014_ Une école des Arts ot Métiers.On lit dans le Journal de Québec : M.Fortin, le député de Gaspé, fit la connaissance, il y a huit ans, à Saint-Pierre et Miquelon, d'un capitaine de navire dont les manières et le bon compagnonnaga lui avaient singulièrement plu.Ce capitaine est maintenant retiré du service.M.Fortin, dans son dernier voyage d\u2019Europe, se fit un devoir et un plaisir d'aller Ini rendre visite à Saint Malo, le heu de sa résidence.C'est dans la demeure du père qu\u2019il rencontra le fils, alors en vagances, et qu\u2019il lui demanda des renseignements sur l\u2019Eco'e Impériale d'Arts et Métiers d'Angers, l'institution de ce genre la plus en renommée en France.Cas renseignements qui sont donnés par un jeune hommu de seize ans, nous les livrons avec une Véritable satisfaction au lecteur, parce qu'ils peuvent être d'une grande utilité dans un pays comme le nôtre vù les écules spéciales sont encore inconnues.Ca qui nous manque et ce dont nous avons le plus pressant besoin, co sont des cours de dessiu publics et gratis pour la classe ouvrière et des écoles d'arts et métiers.Sans celte ressource, que lus vieux pays ont jugés indispensable, l'uuvrier le mieux doué par la nature ne inarche qu'à tâtons vers son but, auquel il arrive, tant bien que mal, si toutefuis il ne fait pas fausse route.S'il est dominé par l'esprit d\u2019entreprise et le désir de venir maitre dans son art ou son métier, il est obligé toujours d\u2019avoir recours à des hommes spéciaux dans les mains desquels sont souvent sa fortune et ses chances d'avenir.Nous désirons spécialement attirer l\u2019attention du gouvernement sur cette lettre do M.UI, Lurand et sur la sujet plus qu'important sur lequel elle attire si vivement notre alten- tion.Angers, le 23 février 1869.Monsieur, Vous me demandez, par l'entremise de mon re, des détails sur l'ecole Impériale d'Arts et Létiers d'Angers plus précis que ceux quu je vous avais donnés dans le mois de septembre dernier lorsque j'ai ou l'honnour de vous voir à Saint-Mâlo.Je me fuis un grand plaisir, Monsieur, de pouvuir vous rendre ce service ; ayent déjà passé près de deux ans à l'Ecole, je puis mieux que personne vous renseigner sur ce pointe vais vous énumérer d\u2019abord lu cours de la lère année tant pour la pratique que pour la théorie : Les cent élèves qui sont admis à l'école, après un examen fait par une commission désignés par le ministre, doivent savoir d'abord l\u2019arithmétique, la géométrie plane et les premiers éléments de l'algèbre pratique.1.lls reverrunt pendant la première année ces mêmus sciences, plus lu géométrie de l'es- ace.P 2.lls reverront aussi, pendant les ciug premiers mois de l\u2019année, le cours de dessein d'ornement, et, pendant les cinq derniers, celui d'architecture et de lavis.Depuis quelquos années, lu système adopté différents ateliers, a été changé ; précédemment, les élèves passaient leurs 3 ans dans le même atelier ; maintenant 50 d'entre sux passent la première moitié de l\u2019année à l'atelier d\u2019ajustage, les 50 autres à l'atelier de tours et de modèles, et vice-versa.lls feront «ans ces ateliers des ouvrages divers désignés par les chefs d'ateliers.Les études du soir sont spécialement employées à l'écriture et à la grammaire française.Le cours de mathématiques comprend, pour lu Zme aunée, la géométrie descriptive, l'algèbre, la trigonométzie et la çinématique.Celui du dessein n\u2019est autre que la reproduç- tion précise des épures de géométrie descripti- ive et de cinématique.Ilya, en outre, plu- à l'école pour le répartition des élèves dans les p el sieurs dessins de topographie dont les elèves vont prendre les plans et leverg dans certaine partie de la ville.Le nombre des dessins varie entre 30 et 35.Les élèves qui auront été les plus adroits pendant lu première année, dans les ateliers de menuiserie et l'ajustage, c'est-à-dire les 70 plus furts environ, seront répartis, pour la deuxième, dans ceux d'ajustage et de forges, où ils passeront, moitié par moitié, chacun cinq mois, Les 30 autres élèves qui restant seront divisés de la même manière et envoyés à la fonderie et à la menuiserie.De même que, pour la première année, les études du soir sont employées à l'écriture, la grammaire, plus un cours du comptabilité.Pour la troisième année enfin, le cours de mathématiques est composé de mécanique et depliysique.Les élèves exécutent, pendant cette dernière, les dessins du mécanique et de machines à vapeur après en avoir pris les croquis à l\u2019ateliur.Ils retourneront aussi, sclon leur goût, à I'ajustage, In forge, lu fonderie ou la menuiserie; les travaux luils dans ces ateliers sont toujours de plus en plus difficiles et selon la force des élèves.Pendant les études, ils travailleront la grammaire, la géographie et les mathémati- \u2018ques.! Je vais vous dire maintenant de quelle me- nière le tempax est employé : Lu matin, nous nous levons à ciny heures et Un quart et nous rentrons à l»-ludu à 6 heures moins un quart, pour y travailler les mathématiques jusqu\u2019au déjeuner qui se fait du 8 heures et demiv à 9 heures.Vient alors la classe de dessin jusqu\u2019à 10 heures et demie; nous nous rendons ensuite aux ateliers où nous travaillons jusqu'à 2 heures moins un quart.De ?heures à 3 heures et demie ont lieu le diner et la récréation pendant laquelle les élèves pourrunt travuiller st cela leur fait plaisir.A 3 heures et demie, nous retournons à l\u2019atelier jusqu'à 7 heures ; le souper dure une demi- heure et de 7 heures et demie à 9 heures il ya étude, c'est ce qui termine la journée.L'emploi du tenps est à peu près ls môme pour les trois divisions.de cruis, monsisur, vous avoir donné duns cette lettre tous les runseignements que vous désirez connaître sur l'Ecule Impériale d'Arts et Métiers d'Angers.Si vous désirivz en avoir davantage vous n\u2019aurtez qu\u2019à le dire à mon père lorsque vous lui écrirez,et ce sera toujours avec un nottveau plaisir que je vous les ferai parvenir.À lu fin de chaque semestre, les elèves passent un examen d\u2019après lequel ou fuit le classement.: J'ai reçu dernièrement une lettre de mon père et il mo dit de vous dire mille choses lorsque je vous écrirai.Je vous salue amicalement, Votre serviteur très-bumable, OL.DURAND.+\u2014- + La guerre Indienne.Les tribus indiennes qui habitent le nord du Missouri, paraissent, pour le moment, atterrés ar les échecs que leur a fait subir le généra- Sheridan.Elles comprennent qu\u2019elles n'ont lus affaire aux commissaires civils, dont ls seul but était de s'enrichir à leurs dépens, et qu'il était si facile de tromper.Sheridan a fait une étude sérieuse du cuructère et des mœurs des Indiens.Malgré les rigueurs de la saison, il poursuit la campagne, el chaque jour il voit quel ue nouvelle tribu sç rendre à discrétions Indiens ressentent pour ce guerrier, qu'ils appellent le Grand-Chef, un respect mêlé d\u2019af- frui.C\u2019est que Shoriden ue se fle pus à leurs délégués, ni aux parules fallacieuses de leurs chefs.H demande la soumission de la tribu, Cependant on entretient des craintes sérieuses pour l'avenir.Les Indiens sont comme les Arabes : ils peyvent être vaincus, mais ils ne su résignent pas fucil-ment à jeurs défaites, at quand se présente une occasion de 80 venger, ils nela laissent point échapper.Plusieurs Lee lia des chefs sont tombés prisonniers des Améri- eains, et le général menace de les pendre si les tribus ne se soumettent point.Le général Custer aide puissamment le général Sheridan dans cette guerre d\u2019exterminalion.Les Apaches ei les Cheyennes, qui ont été battus près de Washila, se sont retirés dans les monta- es, et tant qu'il resters un seul combattant, n'y aura pas de sécurité dans ces contrées.Le général Custer vient de leur envoyer, pour traiter de la paix, la sœur du fameux chef Black-Kettle, en compe nie d'un chef apache.Lo général écrivait Sheridan que c'était sa dernière chance, et que si cette ambassade n'aboutissait pas, la guerre durerait encore longtemps.Butler s\u2019est porté au Congrès le grand adversaire des Peaux-Rouges.II ne veut plus entendre parler de bureau indien, ni de commissaires , :l fant traiter les Indiens comme los autres Américains et les contraindre d'obéir aux lois du pays.C'ést très bien : mais commencez à rendre à ces tribus les territoires que vous leur avez conflsqués, el en échange desquels vous vous êles engagés à leur fournir des vivres dans les contrées de- sertes où vous les avez repoussés.Vous avez violé vous-mêmes les traités conclus avec eux, vos commissaires chargés de gubvenir aux besoins de ces Indions s\u2019enrichissent en peu de temps, et quand les Peaux-Rouges osent réclamer et se plaindre, vous répétez la fable du Loup et le l'Agneau.Il est facile de parler d'obéissance aux lois en plein Congrès ; demandez aux généraux ce u\u2019ils en pensent.\u2018Sans douta, les Indiens, se livrent à de terribles représailles ; nous sommes loin de les approuver ; mais pourquoi les Américains ont-ils fait si paw pour les amener à la civilisation?Semblables aux Anglais dans les Indes, ils ne cherchent qu'à exterminer les propriétaires du sol pour s\u2019yimplanter à leur aise.Calte race va bientôt disparaître ; ce sera une perte pour l'ethnograpbie et pour la physiologie .il y avait là de belles études à Rite les missionnaires catholiques les avaient commencées.Il ne tenait qu'au Congrès de seconder lours efforts, et l'on aurait pu conserver cette race en l\u2019amenant, par le catholicisme, à la civilisation.Les Américains Qui font tant pour les nègres, devraient bien garder un peu de leur compassion pour les peuvres sauvages.Ils ont du reconnaitre par une longué expérience que la religion catholi- due est seuls capable de civiliser les peuples arbares ou sauvages.Pr La Question Cubalue.La question cubaine va reprendre à Washington une nouvelle vivacité, par suite de l\u2019arrivés à peu près simultanée dans la capitale fédérale de deux personnages chargés toug deux d'un rôle bien différent.L\u2019un est M.Roberts, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire du gouvernement provisoire d'Es- peus près le cabinet des Etats-Unis ; l'autre .Morales Lemus, envoyé spécial du général Cespedes, Président de la république insurrec- sionneïle de Cuba.M.Roberts à été officiellement reçu samedi dernier par le Président Grant, et lui a présenté ses leitres de crédit.En prononçant à cette occasion le discours d'usage, il s\u2019est borné * uelques observations générules sur la situation provisoire de l'Espagne, et n'a fait aucune allusion aux événements de Cuba.«Je m'efforcerai, a-t-il dit en terminant, par j tous les moyens en mon pouvoir, de maintenir et de consolider les relations amicales qui onl toujours existé entre l'Espagne et les Etals- nls.» Le Président a fait une bréve réponse qui n\u2019est que le paraphrase de la harangue qu\u2019il venait d'entendre.Il a conclu en ces termes : «Je partage cordialement le désir que vous exprimez de maintenir et de consolider les relations amicales qui ont toujours existé entre les deux pays.» Evidemment, pour qui sait eutend'e entre les mate, cet échauge ro pojitesses équivaut à la poignée de main que se donneut deux boxeurs sn entrant dans l\u2019arêne.LA MINERVE HEBDOMADAIRE.Resto.thaintenant d savoir gael accueil va recevoir M.Morale Lemus, qui est .attendu mardi à Washington, où il sera l'hôte de M.Gonzales, agent cemmercial des insurgés, et résidant depuis deux mois dans celte ville.Sa remière démarche aura pour but d\u2019être admis présenter ses lettres de créance au Président Grant par l'intermediaire du secrétaire Fish, et d\u2019oblenir la reconnaissance immédiate des révolutionnaires cubains comme belligérants.On comprend la lutte qui va s'établir entre les deux agonts diplomatiques, M.Roberts, sans doute, fera tous ses efforts pour.que M.Lumus ne suit pas reçu officiellement, et pour paralyser ses mouvements.Mais il aura affaire à Une tâche bien ingrate et bien difficile.On sait d'avance quelles sympathies attendent l'envoyé de M.Cespedes, Ila pour lui les présidents des comités des affaires étrangères dans les ceux Chambres, et aussi, il y a tout lieu de ls croire, le général Grant lui-même.La plupart des autres membres des comités, la majorité des Chambres et le secrétaire d'Etat Fish, sont, il est vrai, dit-on, en faveur de la temporisation ; mais ses résistances sont purement passives, et tiendraient difficilement dcvant un succès un peu marquant des insurgés eur le champ de batuille.La question est aujourd'hui grande ouverte ot suivra nécessairement les phases de la lutte engagéo à Cuba, C'est donc de côté que nous devons attendre des informations tans soit peu sérieuses sur le tour que prendront les choses à Washington.Le gouvernement espagnol fera bien de se hâter s\u2019il ne veut pus être devancé par les événements.Il est granfemert temps qu'il frappe un coup décésif au cœur de Ja révolution, s'ils ne veut pas le voir prendre tout d\u2019un coup, sous l'influence de la protection avouée ou tacite des Etats-Unis, ls proportions et l'éclat d'une conflugration irrepressi- e.Les nouvelles de Cuba, sans avoir une grande importance, marquent cependant quelque progrès dans la marche des insurgés.ll résulte de dépêches môme au gouvernement annon- cant des succès partiels, que les révolutionnaires ont paru sur des points où on ne lus avait pas encore vus auparavant, à Macagua, par exemple, ot à Bolundron.Macagua est dans la partie orientale de l'Ile ; c\u2019est le point extrême dans cetto direction du réseau de chemin de fer rayonnant de la Havane, \u2018de Mata- moros et Cardenas, ce qui indique une ma- nœuvre habile pour obliger lo gouvernement à répartir sa surseillance sur ces trois lignes, et r consequent à affablir son centre : d'action.a secunde localité est un point important au centre du grand district sucrier de Cuba.8ice district vient à être engiobé dans la révolution, ce sera un coup terrible pour les ressources du gouvernement.Ces mouvements, du reste, n'ont rien de décisif ; ils n'ont d'importance que comme symptômes, et parcequ\u2019ils démontrent que, loin de reculer, l'insurection fait chaque jour un nouveau pas en avant, dans;l'Ouest, où est le centre de l'esclavage, et où, par conséquent, le récent décret d'émanicipation peut, s'il y est projiagé, produire les ellets les plus dangereux pour la domination espagnole.NOUVELLES GÉNÉRALES.La Muison Blanche est plus que jamais assiégée par les chasseurs aux emplois, et il nu suifit plus de mettre des cerbères vigoureux à toutes les portes de l'habitation ; il a fallu ces jours-ci mettre des chaînes et das cadenas aux grilles des Brain pour arrêter l'invasion des barbares.On n\u2019a jamais vu tant d'illusions, et de désillusions,lant de gens se remuant vers les rivages dorés de l'espérance et se retirant si piteusement, glissant sur ls pente du découragement.(Vest le bill de Tenure of Office qui fuit monter et descendre suns cesse Cette marée sur laquelle plane l\u2019orage «es passions.C'est lui qui retient les grâces enchalnées au fond du trésor présidentiel*; que ce mulbeu- reux hill soit jete wu panier, et les écluses oa s'écoulent les luveurs s'ouvriront toutes grandes : les Israelites duns le désert n'a- vaieat pas plus soil d'une goutte d'eau que la foule des suppliants n'a soif de la rosée du bud- 201 got ; et Moise, en frappant In rocher, n\u2019a pas désalléré tant de gosiers arides, que M.Grant ne satisfera d'appétits en jetant par Jes fené- tres de la Maison Blanche les franches lippées des Douanes, des Postes et du Revenu.Le Sénat seul n\u2019est pas pressé d'en finir, et jongle avec cetlo question, qui a le don d\u2019aifo- ler tous ceux dont elle attire l'œil.Les séances se succèdent, les débats s'atlongent, les arguments se nultiplivat au lieu de s'epuiser, ot la conclusion n'arrive pas.Ge sera aujour- d'hui, ce sera demain, ou jeudi; peut-être bicn quo la semaine qui commence y passera encore comnfo yu passé colle qui finit.Et quant au résultat lui-même, il serait téméraire de le prédire.Les chances, cependant, aux dernières nouvelles, étaient pour le rappel : les constitutionnels, c'est-à-dire les partisans du retour au juste équilibre des pouvoirs, te naient la corde.Mais peut-être «ucore quo l\u2019ordre des coureurs changera au dernier tournant, et que Jos altardés d'aujourd'hui seront les triomphateurs de demain.Cela so voit tous les jours sur le turf parlementaire comme sur l\u2019autre.Une correspondance du Post de Boston ait que, grâce à l\u2019estime particulière que professent pour son caractère et son mérile le Pro.sident Grant et le secrétaire Boutwell, du département du Trésor.M.Ch.Dana, du Sun, ude grandes chances puur être appelé au poste de percepteur du Port de New-York.Nous avons «déjà (it avec quelle fuveur cetle nomie nation serait accueillis par tout lu moude, et particulièrement par la population française de cette ville ; nous ne pouvens que répéter ici l\u2019expression de notre sympathie.L\u2019ex-président Johnson est arrivé avanthhier à Greenville, Tennessee, son pays natal, où il &reçu une ovation enthousiaste.Dans un petit «liscours de circonstance il a déclaré qu\u2019il rononçait désormais à la carrière politique.\u2014 Courrier des Etats-Unis.- ee \u2014 L'élève du Bétall aux Etats-Unis.Le dernier 1apport mensuel du département d'Agriculture contient des détails statistiques sur l'élèvé du bétail des chevaux et des mules dans les différents Etats.Ces delails sont de nature à intéresser tous ceux qui s'occupent d'agriculture.Le nombre des chevaux a augmenté l\u2019année dernière, dans la plupart des Etats de l'Ouest et du Sud; il esl resté presque stationnaire dans le Centre et I'Est, tel point que l'accroissement ust très disproportionné à l'augmentation do la populalion daus la région voi= sine de 'Allantique.Ce qui prouve d\u2019ailleurs que l'offre n'est plus égale à la deman le c'est la hausse générale, quoique peu considérable, du prix des chevaux.L\u2019accrpissement des mules est également très lent, même dans le Sud, et il en résulte des prix plus élevés, surtout depuis que l'agriculture des Etats méridionaux reprend peu à peu son ancienne importance.Une augmentation de prix est encore signalée sur lus animaux due boucherie et-les vaches laitières.Le nombre des premiers a «dirhintre de trois a cing pour cent dans les Etats de New Jersey, du Maryland, de la Caroline du Nord, de la Floride, du Texas, du Kentucky, de l'Ohio, de l'Indiana et de I'Illinois.Les vaches laitières ont également subi une duni nution dans la plupart de cos Ktuts.Pour uelques-uns d'entre eux, il l'aut attribuer ces iminutions à la maladie contagieuse connus dans l'Ouest sous le nom de fièvre espagnole.Sur nombre des moutous, la décroissance est générale dans presque tous les Etats : on l'estime en moyenne à dix pour cent, et dans quelques Etats, elle est de quinze pour cent.C'est dans les districts où l'on élève des mérinos at où les meilleurs palurages: leur sont ré- sepvés quo la diminution est la plus forte.Enfin, il y a également sur lp nombre dus pores une Jécroissance qu'on évalue à quinze pour cent dans une grande partie de la vallée de l'Ohio.Dans beaucoup d'Etats, le prix de ces animaux a augmente de vingl-cing à cinquante et soixante pour cent. = = a.Sf mn es En résumé, les statistiques du département d'agriculture sur l'élève du bétail sont peu encourageantes.On ne peut attribuer la diminution du nombre des chovaux, mules, bœufs, etc, à la guerre, car les comparaisons sont faites seulement entre les chiffres de 1867 et ceux de 1868.D'un autre côté, l'épidémie bovine à été limitée à quelques Etats de l'Ouest.Il est donc évident que la décroissan- ee est due à une cause plus générale, c\u2019est-à- dire au peu d'importance qu'\u2019attachent les fermiers à l'élève du bétail, des chevaux, etc.On ne comprend pas encore, dans l'Ouest surtout, que les profits de celte occupation, modérés en apparence, sont en réalité très rands ; on ne veut pas admettre que la va- ur du fumier est égale, sinon supérieure, à celle des animaux eux-mêmes ; on refuse de croire que plus une ferme nourrit de bestiaux plus ses champs donnent de produits abon- dauts.Qu'en résulte-t-il ?C'est qu'on signale chaque année, môme dans les riches terres de l'Hlinois et du Minnesota, une diminution sur la produit moyen par acre.Au lieu de produire vingt-cinq ou trente bushels de froment l\u2019a- ere n\u2019en produit plus que seize, dix-huit ou vingt.Que faut-il à ces terres ?Rien que du fumier ; mais on ne peut leur donner qu'en élevant du bélail.Pour rendre aux terres leur fertilité d'autrefois, il faut donc du bétail.Plus tôt les fermiers comprendront cette vérité, mieux le pays s'en trouvera.OHRONIQUE AGRICOLE, Ce fut en 1845 quo se manifesta, pour la première fois en Europe, la maladie des pommes de terre.Que n\u2019a-t-on essayé pour combattre cette maladie, véritable fléau pour cer- saines contrées ?Les uns faisaient macérer les tubercules, avant de les semer, pendant une demi-heure environ, dans une dissolution de chaux, de sulfate de cuivre, de sulfate de zinc pu de sel marin.Les autres répandaient sur les tiges, au moment où leur végétation était la plus active, du plâtre en poudre, de la fleur de soufre, du sel marin ou de la chaux nouvellement éteinte.D'autres enfin changeaient l'époque du semis et préconisaient, qui la culture tardive, qui les plantations du printemps ou même d'hiver.ion n\u2019y faisait, et les pommes de terre s'obstinaient à rester malades.«Au mois d'octobre 1866, dit M.Hervé de Quévilly dans l'Horticulleur, nous faisions ar- recher en notre présence des pommes de terre arrivées à leur maturité.Comme la moitié ea- viron de la récolte se trouvait atteinte de la maladie, on mit le plus grand soin à fouiller le terrain et à choisir tubercules sains de sorte qu'après la cueillette il ne resta pas un seul de ces dermiers dans le sol ou au-dessus.Quant aux autres, ils séjournèrent sur le ter- rein pendant une semaine environ, c'est à-dire jusqu'au moment où l'on donna un labour au champ en les enfouissant, persuadé qu'on étai qu'ils pouriraient en terre.Mais il en fut tout autrement, car, dès le commencement du printemps auivant, ils levèrent et présentérent bientôt des tiges longues el vigoureuses.La récolte fut précoce el abondante.Un petit nombre de tubercules qui étaient allagués, furont immédiatement replantés et donnèrent uñe seconde récolte dans le courant de l'été.«Deux fois nous avons recommencé cette expérience ; elle nous a toujours donné des ré- suitats identiques.» On voit donc qu'au lieu de jeter, comme on le fait, les tubercules gâtés, mieux vaut les employer aux semailles, puisque la maladie respecte leur propriété germinative.A côté des maux que Lieu nous aftlige, sa bonté place toujous le remède.Il ne s'agit pour nous que de le trouver.Les athées, quand on l'a enfin découvert, disent.Mais que ne di- sent-ils pas an de nous prouver qu'ils sunt aveugles ?Et que ve lontils pas atin d'aveugler les autres M.le ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics vient d'adresser aux res de conunerce une lettre dans lave ae pau vues UE tas 1 ae _.LA MINERVE HEBDOMADAIRE.quelle il fait savoir que le consul de France à la Canéo informe l'administration que la récolte des olives est très abondante dans l'ile de Crète et que le prix de l'huile ne s'élève pas au-dessus de 13 à 14 centins le kilog., avec probabilité de nouvelle baisse pour l\u2019avenir.Dans des circonstances pareilles, en 1862, cinquantes navires au moius sont allés chercher en Crète des huiles d'olive à destination de la France.Avis à ceux qui s'occupent de commerce ! Le mara, ou lièvre de Patagonie, que l'on trouve au jardin d'acclimentation de Paris, appartient à la famille des rongeurs, il se distin- ue des autres lièvres en ce qu\u2019il a les jambes gales, longues et grêles ; il ne possède qu'un ru liment de queue.Presque tout son poil est fauve, sauf le \u2018dos, fortement nuancé de noir, qui tranche vivement avec la partie postérieure loule blanche.Il vient des pampas de la Patagonie et abonde aux environs du détroit de Magellan.Son naturel est forl gai ; on le voit, au jardin d'acclimentation du bois de Boulogne, gamber fréquemment autour d'une femelle de lapin qu'on lui a donnée pour compagne el celle-ci ne semble pas indifférente à ses avances.Va-l-il survenir des métis ?Ce serait peut-être intéressent.La Société agricole et forestière de la province de Namur (Belgique) se propose d'ouvrir.au mois d'août 1869, une exposition internationale dans laquelle la silviculture et les arts qui s\u2019y rattachent occuperont une place importante.L'expérience démontre que les cendres mélangées an guano, ont l'inconvenient de chasser 'ammoniaque contenu dans cet engrais.Loin donc de l'enrichir, les cendres l\u2019appauvrissent et lui font parfois perdre plus que la moitié de son efficacité.Les alcalis qu\u2019apportent les cendres ne peuvent produire de l'effet que dans les terres qui en sont dépourvues.Il arrive parfois qu\u2019une ménagère place sous une poule des œufs qu\u2019elle a obtenus en isolant quelques poules et un coq appartenant à une race spéciale qu\u2019elle désire propager , ses espérances ne se réalisent pas toujours ; les petits poulets éclos sont de toutes coulaurs, de toutes races et ne ressemblent ni au père ni à la mère.Cette circonstance, à laquelle on n'attache pas assez d'attention, s'explique cependant très-facilement.Cnez la poule, la fécondation se prolonge et produit ses elfets pendant 21 jours : par conséquent les œufs d\u2019une poule noire sont, pendant cet espace de temps, le produit des rapports antérieurs qu'elle a pu avoir avec les autres coqs de la basse-cour.Il n'en est plus ainsi, lorsque les 21 jours sont passés, et, par conséquent, si l\u2019on désire obte- nur des poulets appartenant à une race pure, il ne faut pas mettre à l\u2019éclosion que des œufs pondus 25 à 30 jours après l'époque de la séquestration.Un concours de dressage de chevaux a eu lieu à Alençon (Orne).le 17 mars courant.Une somme do $2,000 a été distribuée aux lauréats.Le moyen de tirer parti des glands est de les faire sècher dans un four, après avoir sorti _le pain, puis on les verse dans un sac que l'on remplit seulement au trois quarts ; on lio le sac et on le bat au fléau pour casser l'enveloppe du glund, après quoi on vanne.On obtient ainsi des glands secs et décortiqués que l\u2019on fait moudre grossièrement au fur et à mesure des besoins ; on delaye la farine avec des eaux grasses ou du petit lait ; cette nourriture ne convient qu\u2019aux porcs à l'engrais.ll va sans dire que ces glands séchés et décorliqués se conser(ent tuant qu'on le vent.Voici la description d'un mode peu dispendieux de préparationdes os pour les transformer enen grais.Ue moyen est du aux recherches du Dr.Hodges, membre de la Société d'agriculture do I'Ulster (Irlande), quite publié à la deman- de de l'honorable et savante compagnie dont il fait partie.Placer dans un baquet ou auge les os concassés en aussi petits morceaux que possible ; jeter dessus environ un tiers de leur poids «d'eau bouillante, et, aprés avoir mélangé la masse de façon à ce que toutes les parties soient bien mouillées, ajouter de l'acide sulfurique et du vitriol dans la proportion du tiers du poids des os ; remuer ce mélange au moyen d\u2019une pelle en bois ou d'une vieille bêche ; laisser reposer quelques semaines avant de s'en servir.On peut, si l\u2019on veut, mélanger cet - engrais avec de la tourbe sèche, du terreau ou de la sciure de bois ; mais il faut éviter d'y joindre de la chaux.En suivant ces indications avec suin, le fermier obtiendra un engrais d'une puissancefer- tilisante très-supérieure à ceux du commerce.Le comte Charles Walewski a, dit-on, rapporté de Grèce toute une gerbe de ceps de vigne, des plans de Corinthe et de Cypre, que l'Impératrice voudrait acclimater dans le jardin du château de Saint-Cloud.r\u2014\u2014\u2014 Or Cour Oriminelle.Mercredi, 24 Mars 1869.Présidence de Won Honneur le Juge Monck, assisté du Juge McKay.MM.Ritchie et Piché conduisent les causes de la Couronne.A l'ouverture de la cour, les personnes suivantes sont assermentées pour servir comme grand jury durant ce terme : John McGau- vran, Président, François Fifre, Isaac Bonner, Thomas Hanly, Edmond Penny, William Eager, George Courteau, Gabriel St.Unge, Théophile Rapin, Grégoire Clément, Charles Lau- | rn, Edouard Sarrazin, John O'Gilvie, Félix Casey, Louis Garceau, F.X.Gareau, Thomas Redmond, Julkin McDougail, Johä Tucker et John Douglass.Son Monneur le Juge Monk adresse la parole aux grands jurés comme suit : Messieurs les Grands Jurés, Le serment que vous venez de prêter est assez explicite par lui-même pour vous éclairer sur la nature des devoirs que vous êtes appe lés maintenant à remplir.Vous l'avez déjà compris, il faut que vous soyez fermes, d'une impartialité rigoureuse et d\u2019un jugement calme dans l'exercice de vos fonctions qui sont d'une si graude importance tant pour l\u2019accusé que pour la société elle-mème.Des actes d'accusation (indictements) (Bills of indictement) vous seront soumis de la part de la couronne, et en examinant cha- ° que cas qui se présentera, il faut vous rappeler, Messieurs, que des témoins au soutien de l'accusation seront produits devant vous.Si vous êtes convaincus que leur témoi- nage est d'une gravité suffisante pour mettre e prisonnier en accusation, afin qu'il subisse un procès devant cette cour, vous aurez à déclarer qu\u2019il y a matière à procès, ou en d'autres termes vous trouverez Un «vrai bill.\u201d |\u2018 Si au contraire après avoir scrupuleusement pesé la preuve, vous êtes\u2019 d'avis que \u2018accusation portée est mal fondée, vous exprimerez Votre opinion en ce sens, et vous direz ; non fondé.Il faut bien comprendre, Messieurs, que l'accusé ne subit pas son procès devant vous.Comme je viens de vous le dire, des témoius de la Couronne, et à l'appui de l\u2019accusation seuie- ment sont amenés devant les grands jurés et non ceux de la part du prévenu.Si dans le cours de vos procédés et dans les décisions que vous aurez à donner, des doutes raisonnables sur la culpabilité ou l'innocence de l'accusé se présentent à votre intelligence, comme règle générale, ces doutes portent contre le prisonnier, quand il s'agit de le mettre en accusation devant cette Cour ; au contraire lorsqu'il subit son procès les doutes sont en faveur de son innocence el de son acquitle- mont.Ilsera de votre devoir d\u2019après le serment solenel que vous venez de prêter devant le tribunal, de vous assurer s'il y à des raisons, une preuve suiisante pour renvoyer le - ap mena eee cee SES EUR prévenu devant les petits jurés pour subir un .12 d'entre vous peuvent trouver un Vrai bill et sans le concours de douze, il faut ue l'accusation tombe.Vous pouvez aussi ire à Ia Cour co que l'on appelle en anglais des preseniments, c'est-à-dire vous pouvez de Votre propre gré formuler des accusalions sans l'intervention de la Couronne touchant des offenses qui peuvent venir à votre connalssan- ce et dans ces cas vous aurez à suivre les mé- mes règles que je viens de vous énoncer.Il faut cependant que j'appelle votre atlen- tion au sujet des « indictements» vexatoires.La loi déclare que nul « indictement,» pour aucune des offenses suivantes, savoir : le parjure, la subornation de parjure, la conspiration, l'ub- tention des deniers ou autre propriélé sous de faux prétoxtes, la tenue d'une maison de jeu, la tenue d'une maison déréglée, ainsi que tout assaut indécent, ne sura présenté à un Grand Jury à moins qu'une enquête ou des procédés préalables n'aient eu licu devant un magistrat, ou à moins que la personne accusée n'ait été mise en prison ou sous garde, ou ne se soil engagée par acte de cautionnement à compu- raître pour répondre à l'accusation qui devra être formulée contre elle pour telle offense ou à moins que l'accusation puur telle offense ne soit forinulée par l'ordre ou avec le consentement par écrit d'un Juge, ou du Procureur ou Sollciteur-Général du Bas-Canada.Comme vous le voyez, Messieurs, la loi est remplie de sages précautions contre les accusations vexatoires.Il m'est bien agréable de vous annoncer que l\u2019écrou cette fois est comparativement lé- Ger et ne présents aucun cas d'une gravité capitale.J'y vois cependant les noms de quelques prisonniers arrétés sous prévention d'a- Voir quis en circulation de la monnaie contrefaite des Etats-Unis et d'autres pays étrangers.Il vous sera sans doute soumis des accusations, contre des personnes accusées de ce genre d'ôffense et les cas mérileront votre attention toute particulière.Si par hasard vous aviez besoin duns le cours de vos procédés de renseignements plus détaillés, il sera du devoir de la cour de vous les donner, Vous appren-trez sans doute, messieurs, avec une vive satisfaction que le gouv.rne- ment de cette Province se propose d'agrandir considérablement la prison commune de ce district.Faisons des vœux pour que ce projet s'exécute au plus tôt; car il sera possible alors de remédier au défaut de classification des prévenus déploré depuis si longtemps.En faisant allusion ici à ce sujet important, Cour ne peut s'empêcher d'exprimer son vif regret de ce qu'il n'existe pas dans cette Pro- viace de prisons de réformo pour les femmes somme il y en a pour les hommes.La loi ne fait pas de distinction de sexe quant à la détention des Jeunes délinquants ; cependant, comme il n'existe pas de prison de réforme pour les femmes exclusivement, il s'en suit que la loi, quant à elles, n'est pas en force d'une manière pratique.Les jeunes personnes du sexe ew prisonnées pour la première fois, peut-être, et pour une première offense, déchues déjà, il est vrai, mais plutôt per la faute de leur éducation que par une perversilé naturelle, et susceptibles encore d'amendement, sont mises journellement en contact de par la loi at la sentence du juge, avec los malheureuses les plus chontées ei les plus perverses de leur propre sexe.Il n'est pas nécessaire de vous faire rumar- uer, Messieurs, combien de tels rapports sont nature 4 étouffer tout sentiment moral et à rendre inutiles les efforta les mieux dirigés pour détourner les infortunées de leurs tendances criminelles et les ramener à des idées plus saines et à des habitudes vortueuses, Plusieurs projets de réforme, je suis heureux de vous en informer, sont déjà l'objet de l'attention sérieuse d'hommes éclairées parmi nous et il «st beaucoup à désirer que les effurts de ces bons citoyens, de ces esprits philantropi- ques et de ces cœurs génereux soient à la fois souronnés de succès, et amènant un état de phoses plus digne d'une société chrétienne, LA MINERVE HEBDOMADAIRE, A 4 heures le Grand Jury présente les ac- cusalions suivantes comme fondées : Charles Milnor et Margaret Young, vol avec offraction, (2 accusations ils plaident non-cou- pables.John Ryan, Marie Mack et Magaret Latti- more, vol, its plaident non-coupables, Louis Ledoux, vol avec effraction, il plaide non-coupable.parcel Thériault, vol, il plaide non-coupa- e Napoléon Msloche.Louis Mainville et Francis Lichead, vol de grands chemins, ils plaident non-coupables.Eusèbe Lemay, recel, il plaide coupable.George Duncan, vol avec effraction (3 accu- salions) il plaide éoupable.Joseph Bignon et Paul Boudreau, vol avec effraction, Boudreau plaide coupable et Bignon non coupable.Augustin Lacoste, vol, il plaide coupable.Guillaume Lapointe, vol, il plaide coupable.Charles Landreville, recel.Et comme non fondées : Christophe Boudreau, recel.Jean Brunet, recel.Edmon:l Brunet, recel.John Cantin, vol d\u2019un cheval.George Duncan, incendiat.Et la Cour s'ajourne & samedi pro forma pour ensuite s'ajourner à mardi à dix heures.ere Beauharnois, 20 Mars 1869.Présent : L'Honorable Juge Johnson.M.Charles Ouimet, de Montréal, comparait comme avocat de la Couronne.Les bills furent soumis aux grands jurés, qui firent le rapport suivant : Régina vs Moise Faubert, acte d'accusation pour avoir jeté une matière corrosive, dans le ut de défigurer.Non-foudé.Régina vs Joseph Besant, Caleb Besant et autres, do pour émeute.Fondé.Régina vs William Besant, do pour assaut.Fonde.Régina vs William Besant, Ralph Besant, Caleb Besant et William Besant, junior, do pour assaut-grave.Fondé.P Régina vs Michal O'Connor, do pour viol.'ondé.Lundi, 22 mars 1869.Même présidence.Sur motion de M.Charles Ouimet, Michael O'Connor est placé à la barre et mis en accusation.Le prisonnier plaide non-coupable, et M.Elliott, qui comparait pour la défense, demande que le procès soit fixé au premier jou- du prochain terme \u2014Accordé.Ralph Besant et Caleb.Besant subissent leur procès sur l\u2019accusation qui a été rapportée contre eux, pour émeute.M.W.H, Korr comparait pour la défense.Ver-lict : non-coupable.Wilham Besant subit son procès pour assaut.M.W.H.Kerr comparait pour la defense.Verdict : coupable.Et la Cour s'ajourne.Er BURNETT'S COCOAINE.LA CHEVELURE HUMAINE.Combien de personnes abusent de ce délicat et magnifique ornement en le brûlant avec des alcoholiwashes et l'ondoyant de graisse qu n'a aucune atlinité avec la peau et n'est pas absorbée Burner's GocoainE, un composé d'huile de Cocoanut, etc, et sans rival pour la chevelure, est totalement absorbé et est particulièrement adaplé à ces diverses conditions empéchant qu\u2019elle tombe et avariçant sa crois sance sanitaire.Joux Pauuen, Perruquier-Coifreur dit «qu\u2019au Cun autre cumpose n'est aussi élegant où bor our les cheveux et la vente en 3st considera e Chaque droguiste français et anglais ains ue lous les perruquiers-coitfeurs: dans le mon © le vendent.C'est le plus beau; achetez-le 208 -.FEUILLBTON 0B ** LA MINBEVE\" UN AMOUR ORAGEUX EMILE CARRBY.DEUXIEME PARTIE, Le Cabanage on les Révoltés du Para ; - (Suite.' Le chef ne perdit pas une seconde.Dis\u2019 que l'instant lui pavut favorable, il alla au capitaine et, le touchant à l'épaule, il lui montra silencieusement la rivière et les chaines des ancres.Désormais habitué aux allures silencieu- | ses de son pilote, M.Sharp comprit etdon- .na l\u2019ordre d'appéreiller, Le nuvire reprit sa marche, et nuvigua tout lo reste du jour, porté sculement par les courants, Le soleil ne jetait plus que des rayons inclinés qui doraient le fleuve et les iles; la chalour était tombée, le vent du soir montait ; les voiles gonfiées de lu Caroline ru- battaient sur le pont du navire son soyfile rafraichissant: à tout instant des prises 1m- prégnées des senteurs de la terre apvelop- paient le navire d'une effluve embnumée ; et chacun se sentant vivre, s'enivsant de parfums, d\u2019air et de lumière, regardait, si- encieux, ces oiseaux, cette nuture luxu- .riante qui germait l'espérance comme un .amour naissant.: Tout à coup, au détour d'une ile, dans le lointain, une ville apparut, environnée - de forêts, à demi masquée par des mâts de navire, inondée de clartés, Ses hauts clo- - chers, ses cocotiers, ses bnnaniers verts, ses maisons rouges et blanches respleudissaient au soleil comme un foyer de lumière.C'e- était Bélem, le Para, le port! Jumais ville féyrique des contes orientaux n'apparut aux yeux du vovageur ébloui plus brillante d\u2019espoirs, de lumière et de splendeur équatoriale.XXI M, MERRY, LE CORRESPONDANT DE LA CAROLINE, .La Caroline jeta l'ancre un peu avant le Para à l\u2019autre bout de la baie, qui régne de- ; vant la ville ; car c'est là que tout navire de commerce doit attendre tour à tour la médecine, la police, la douane.La nuit était tombée presque entièrement, et les lumières de la ville révélaient seules son voisinage.A peine les ancres étaient-elles jetées et qu\u2019on attendit une barque à rames arriver A dans les eaux de la Caroline., Autant qu\u2019on pouvait voir à Ia clarté nocturne du ciel équatorial, le canot portait trois ou quatre visiteurs oisifs.II avangait lentement à l'aide de six rameurs qui, avec le coup de rame du marin civihsé de Bélem laissaient, après chaque effort, fotter leurs avirons à fleur d\u2019eau, comme pour retarder leur marche et faire des ricochets sur\u2018 les- vagues.; \u2018 ** Oh ! oh ! du navire ! \u201d* cris une voix éminemment française et marsellaise.\u2018 Arré ! vous filez comme si la C'anebière tout entière vous contemplait.Nous'avons quitté la ville pour aller vers vous au moment où vous passiez devant le fortin, et vous êtes déjà mouillés.Quoi de nouveau dans notre France ?\u201d Et, sans attendre une réponse, l'un des visiteurs nocturnes se hissa de deux mains vigoureuses aux coudes de l'échelle et sauta sur le pont du navire.\u201c Eh! mais, c'est le bm vivant Sharp, * dit la même voix; et aussitôt, à ls lueur du fanal du bord, on vit sauter au cou du capitaine ébahi un homme de moyenne taille, la têtg nue sous des cheyeux d'un blanç | ! i i ! I è 204 a TV - d\u2019argent, Ia barbe entière, non moins blanche et court taillée.De petits yeux vorta, qui briflaient comme des escarboucles au-dessous d'un front découvert, et un nes bien arqué, donnaient à sa, phiysionomie un air François Ter, à la fous railleur et sympathique ; tandis que lo teint quelque peu rouge de son visage annonçait l'habitant d\u2019un chaud climat, et l'homme qui sait se faire bien vivre ; décoré d\u2019ailleurs, ayant un peu l'allure et ln toilette brève, soignée sans luxe, d\u2019un officier demi-solde.\u201c\u2018 Arré! ne connaissez-vous plus l'ami Merry, le camarade de ce vieux pingre Ga- vilan?A propos, est-il mort à la fin?Jo voudrais hériter de lui, rien que pour gas piller l'argent qu\u2019il entasse depuis près d\u2019un e.Æt sans laisser à M.S le temps de res- irer ni de répondre, le sémillant Marseil- lui adressa, coup sur coup, cing ou six questions analogues.\u2014Oh dit le capitaine, rien de neuf.\u2014Bien.Nous, c'est autre chose.Nous avons eu une révolution, et nous avons depuis huit jours une restauration.Je vous conterai tout cela quand nous aurons le temps : ce qui vous importe aujourd\u2019hui, c\u2019est que ladite restauration vient de nommer pour chef de police un jeune docteur mulâtre qui est le plus rusé misérable de toute la province.Ce docteur, à ce qu\u2019il pa ait, ermve de Marajo.Il a été insulté à votre bord, et ne veut rien moins que contis- quer votre navire et faire emprisonner, puis juger vous et vos passagers, pour avoir fuit de la contrebande et massacré des Brésiliens sur la cote de Marajo.Qu'y a-t-il de fondé dans tout cela ?je l'ignore.Vous allez me le dire.Les bruits les plus contradictoires circulent en ville à propos de vous, Les uns vous disent perdus\u2019; les autres, repartis pour France.Les uns vous font meurtriers, les autres victimes.J'ai appris ce matin, par une de vos passagères, qui se donne ici des airs de princesse égarée, votre naufrage et son enlèvement : ot ce soir une mulâtresse que j'ai libérée jadis, et qui e-t protégée par le docteur, est venue tout effarée me conter le massacre des Brésiliens et la fureur du nouveau chef de police.Racontez mui lu Vérité, atin que nous avisions; cm, malgré vos sourires, la situation est grave, tres.grave ; et si je n'avais craint de vous manquer en route, je serais parti de suite à votre rençontre.\u2019\u2019 \u2019 Le capitaine raconta longuement à son correspondant son échouage et ses combats sur la côte de Marajo ; puis il ajouts : \u2018* Vous comprenez maintenant que les projets furibonds de votre docteur ne m\u2019effrayent pas ; j'ai quatre-vingts temoins de tous ce que je viens de vous raconter ; et, à moins de violer de la façon la plus inouie la justice et le droit des nations, loin d'être accusé, on nous donneras la juste indemnité à laquelle je Prétends.À cette fin, j'ai déjà rédigé une plainte pour la remettre au consul.\u201d Mais M.Merry secoua la tête.C'était un homme qui, au Para, vivait en bonne intel ligence avec tout le monde, grâce à la gaieté polie de sou caractère ; mais, positif eu affaires, sérieux à l\u2019occasion, il connaissait les Brérilions.Aussi reprit il : \u201c D'abord, il n'y a point de consul.L'agent consulaire que nous avions est en voyage à Cayenne ; n'espèrez donc pas sa ropection Quant à votre ennemi dédaigné e président v Une confiance aveugle en lui, et le laissera faire tout ce qu\u2019il voudra, surtout contre des étrangers.Je ccnuis le docteur Juan d'u Cob.&, c'est son nom; il est capablo de tout.Vus temoins serunt ré- ousés tous en masse, comme intéressés, ot on produira contre vous cing on six des misérables que vous avez mis en déroute.Ah! si vous étiez Anglais, où s'il y avait un uu- vire de guerre sur rade, tout s\u2019arrangerait, LA MINERVE HEBDOMADAIRE, Au TE \u2018 4 et vous auriez votre indemnité.Mais il n\u2019y a dans le port que des navires de commerce, et lo Gouvernement francais, par je ne sais quelle bonté chevaleresque, a pris des habitudes do longanimité dont nous, ses nationaux, nous souffrons- Les Anglais, au contraire, ont, pour se faire respecter, des manières agissintes, qui, seules, imposent le recpect sur notre hémisphère.Malgré vo- tro bon droit, je vous le répète, vous êtes en danger réel ici.M.Shurp connait trop bien le Para pour ne pas comdrendre, lui aussi, lesobjections de son correspondant.Aussi reprit-il moins rassuré : *\u2018 Danger ou non, que puis-je faire, et que conseillez-vous ?\u2014Vous voulez un avis?eh bien, coûte que coûte, à votre place, cette nuit même, je débarquerais ce que j'ai de passagers our le Para, et, sans papier, sans bruit, je èverais l'ancre et repartirais comme je suis venu.Dans huit jours, vous serez à Maran- hao.C'est votre première destination.Là, vous ferez votre plainte, vous vendrez votre cargaison, et vous laisserez crier ici nos Parnenses, qui jetteront, ainsi que moi-mé- me, feu et flamme contre vous.\u2014Quant 4 cela, dit M.Sharp, impossible.Mon navire est hors d'état de tenir la mer; il fuit de l'eau 4 ne pas rester même au mouillage.\u2014Eh bien, alors, dit M.Merry, puisqu'il faut vivre ici, gngnons du temps et voyons venir nos ennemis.Il peut arriver un navire de guerre, et alors tout iva bien, '\u2019 Il fut convenu que, crainte de surprise, personne ne débarquerait avant le retour de M.Merry, qui, le soir même, devait prendre des informations nouvelles.XXII UNE SCÈNES A BORD.\u2014LE PRÉSIDENT.\u2014LH PROMOTEUR PUBLIO.\u2014LE NAVIRE DE GUEKRH, Aux premuères lueurs du jour, tout dormait encore à bord de la Caroline ; les matelots de quart eux-mêmes reposuient sur le pont, ensevelis duns la quiétude physique et morale qui suit le mouillage au port, lorsqu'une voix sonore héla le vaisseau.Les matelots furent sur pied aussitôt, réveillèrent le capitaine, qui dormait étendu sur un des bancs «le la dunette, et I'avertirent que deux embarcations de tmavire de guerre, portant des drapeaux verts du Brésil et chargées de soldatä, se trouvaient bord à bord avec la Caroline.M.Sharp était brave comme on l'est dans son métier, brave comme sont tous les ms- telots, depuis le mousse jusqu'à l'amiral ; cependant il se sentit monter au cœur un frigson passager en voyant son navire entouré de soldats.Mais comprenant que de ce qui allait suivre dependait probablement son propre sort et celui de tous, il se remit de suite, répara à la hâte le désordre de sa toilette nocturne, et ë# penchs en dehors de la rampe.Uu officier brésilien étuit de bout dans un des canots; par ses insignes et par son âge, il paraissait être le commandant de deux embarcations ; M.Sharp, s\u2019adressant à lui du reg:ud, lui demanda ce qu'il désirait : \u201cJo veux parler aw commandant du na vire, répondit l'officier, et prendre ss permission pour monter à son bord.M.Sharp ordonna calmement à l\u2019un des mantelots d'ouvrir In coupée au haut de l\u2019échelle, atin de laisser pasenge à son visiteur.Le brésilien, dont l\u2019épauletto nnnonçait un lieutenantale l'armée ; nionts sur le pont se découvrit, et avec une parfaite politesse siclua le capitaine en lui disant : * C'est au commandant du nuvne que j'ai l'houneur de parler?= Oui, lieutenant, dit M.Sharp.\u20ac \u2014de viens, reprit le Brésilien.remplir une mission pénible et qui répugne toujours ments à de vieux soldats comme je le suis ; je viens monsieur, pour vous arrêter, vols ot tous Vos passagers.tu.\u2014 Puis je savoir d'abord, dit M.Sharp, en vertu de quel droit vous montez à mon bord en armes ot sans mon consul ?\u2014Je l'ignore, monsieur ; j'exécute les ordres qui me sont donnés.Veuillez dire à vos passagers de se lever et de me suivre.Les soldats cependant montuient un à un lentement sur le pont «lu navire, tandis que les passagers, réveillés par le bruit de cette scène, arrivaient peu à peu autour du qapi taine.\u2019 Mais brusquement, sans répondre au commandant brésilien, M.Sharp se tourna vers le maître, qui se tenait près de lui, les dents serrées, les yeux fixés, caressant à deux mains sa barbe rougeâtre : \u201c Maître, dit-il, le jour est levé, faites hisser le pavillon et formez la coupée.Nul, sans le représentant de la France, n\u2019a droit de monter en armes à bord d\u2019un vaisseau frangais, Et, se tournant vers l'officier brésilien, qui écoutait sans mot dire : \u2018\u2018 Vous remplissez votre devoir, monsieur lui dit il ; je remplis le mien, Le drapeau tricolore enlevé dans les aire se déroula lentement à la brise.L'officier brésilien porta la muin à son ahako, et M.Sharp se sentit fort comme s\u2019il avait eu avec lui toute une armée.C\u2019est que ce drapeau de la France, que chaque jour par nos rues nous regardons sans émotion, l'étranger, Ce drapeau, c'est la France tout entière, c'est la patrie, l'asile, le salut.Le muitre cependant écarta brusquement les quatre ou cing soldats*qui étaient déjà sur le pont et ferma la coupée; ceux des autres soldats brésiliens qui montaient à la suite de leurs camarades redescendirent en silence à bond du canot.« Capitaine, dit l'officier, je vous prie d'observer que je n'ai pas viol le drapeau de la France, et que je suis monté de votre consentement.\u2014Je le crois bien, dit M.Sharp ; sans cela monsieur, vous seriez déjà pur-dessus mon bord.Mais il ne me plait pas de laisser monter plus de monde, et je fais fermer.Maintenant, avant de vous répondre, je vous demanderai communication de vos ordres crits, \u2014Je n'en ai capitaine, j'obéisà un ordre verbal ; mes es nai nes et les canots que je commande vous indiquent asses que Je suis envoyé par les autorités réguliers da Para.\u2014C'est-à-dire qu'on n'a pas osé vous donner cet ordre écrit, Je pourrais, monsieur, vous répondre que l'habit ne fait pas l\u2019homme, et que je ne sais pas qui vous êtes.Mais Jo vais droit au but.Nui n'a le droit de m'arréter ici sans l'intervention du consul de France.Je refuse positivement de vous suivre; et, tout en vous retcerçiant de la politesse parfuito avec laquelle vous m'avez \"sbordé, je vous prie, et au besoin je vous somme de redescendre à votre bord.=-Capitaine, dit le Brésilien, je regrette- l'uis toute ma vie d\u2019être contraint à des voies de fuit, mais ju dois exécuter mes ordres.\u2014Faites.dit le capitaine.Mais avant cela croyez-luoi, lentement, regardez le pavillon français et réfléchissez, \u201d Puis s'adressant aux matelots qui s'étaient réunis et re pressaient autour de lui Sdans une attitude peu douteuse : \u201c Garçons, ouvrez la coupée et faites des cendre les soldats, M quelqu'un veut monter, jetez le en Las.\u2014Cupituine, je vous prie, dit le commandant, n'amenez pas un conflit pénible pour tous deux, pénible pour les ceux nations.\u2014Il n'y aura pas conflit, lieutenant; 1e- gardez vos soldats, ils comprennent déjà.Déjà en effet les soldats brésiliens quit. taient le pont et regagnaient leur canot par l'échelle venue libre, A ce moment, de l\u2019autre côté du navire, à bâbord, on vit parsitre au-dessus du bordage une figure, puis un corps d'enfant imberbe, habillé en soldat, c'est-à-dire en veste et pantalon bleuâtres à lisérés rouges, Avec des épauleties monstrueuses à or plein le Jeune militaire sauta sur le pont, et d'une voix insolente s\u2019écria en portugais: \u201c Eh bien, lieutenant, finirez-vous ?Les étrangers résisteraient-ils ?\u2018 M.p comprit : « Comme vous le voyez, mon jeune ami, \u201d dit-il en regardant d'un air railleur le grêle adolescent, dont les petites jambes s\u2019agitaient embarrassées dans un long sabre trai- nant.Les passagers, cependant, étaient presque tous arrivés, et, par un instinct naturel de défense, ils s'étaient groupés derrière le ca- itaine, qui, la tête nue, ses longs cheveux blancs tombant sux deux côtés de son visage, l'attitude à la fois calme et digne se tenait en face des deux Brésiliens.Quant aux matelots, ils attendaient ; mais à leurs visages irrités, il était facile de voir qu'au moindre geste du capitaine ils étaient prêts à jeter par-dessus le bord les deux visiteurs ennemis.Le silence dura ainsi près d'une minute.Le jeune soldat brésilien le rompit premier.+ Et de quel droit, dit-il, des étrangers se permottont-ile de résister aux soldats du résil, ?Mais en ce moment, apercevant parmi les passagers un des Brésiliens du navire qui était monté comme les autres, il alla vers lui ls main tendue, et dit en portugais : « Quoi ! José, vous êtes parmi ces étran- ?52 Vous le voyez ; et c'est vous qui venez m'arrêter.C'est un singulier retour dans ma patrie.\u2014Mais alors il y% méprise dit le jeune soldat en se tournant vers le lieutenant; nous n'avons ordre d'arrêter que des étrangers.Au surplus, j'ai quelques noms de ces messieurs sur moi.~Faites, dit le lieutenant à demi-voix : voire père est commandant des armes.Vous devez savoir.Le jeune homme tira du fond de sa cas- quetie d\u2019uniforme, largement galonnée d'or un papier plié qu'il ouvrit : \u201c Ilya bien surl\u2019ordre tous les passagers, mais il y à aussi des noms.\u2019\u2019 Et il lut en épelant chaque mot : \u201c Henri Montfort, Paul ; Sharp, capitaine.Qui est oe ?ajouta-t-il en français, \u2014Âh ça | messieurs, dit M.Sharp, il faudrait vous entendre, à la fin! Je ne suis pas là pour répondre à tous les soldats du résil ! Qui de vous est le chef ici?Mais aussitôt le jeune homme s'avança vers le capitaine, et lui mettant brusquement la main sur lépaule, il lui dit: \u201c Ah! c'est vous Et bien, je vous arrête, aunom.\" Il n'eut Pas le loisir même d'achever sa phrase.En voyant ainsi toucher son capitaine, l'un des rmatelots, espèce de colosse trempé à toutes les mers du lobe, saisit par le bas de sa vente l\u2019infortuné jeune hom- Me; l'enleva de terre d'une seule main, fit une enjambée, une seule, vers la coupée toujours ouverte, et se baissant au.dessus des soldats brésiliens quiétaient en bas dans l'embaroation, il cris d'une voix enrouée : \u201c Eh! du canot, mouille | Et il laissa tomber dons ls barque son fardeau vivant.Tout cela fut si rapide, si électrique, en graique sorte, Shen, weurent e Jom , matériel d'empê- \u2018action invprévue matelot.Quant à l'enlevé,-les mains en avunt pour wy ! tombs sur ses pieds au plein milieu de la ue M.Sharp ni l\u2019officier bré.' gnrer LA MINERVE HEBDOMADAIRE.barque, trébucha à travers les soldats en., et finit par rouler presque assis Bur un des bancs, où il resta silencieux, endolu- ri, le corps et l'esprit perdu de «a chute.Le capitaine, qui s'était penché précipitamment à la coupée pour voir où était tombé le jeune homme, ne put s'empêcher de sourire en l'apercevant ninsi sain et sauf honteux comme un renard pris au piége.Mais, répriniant aussitôt ce sentiment involontaire, il se tourns vers l'officier brésilien en disant : \u201cs Croyez, lieutenant, que je regret le vivement l\u2019action de mon matelot ; \u2014non quant au fond, mais quant à la forme, car on ne ne touche pas impunément à un capitaine français à son bord.\" L'officier souffrait trop douloureusement dans son légitime orgueil, et comprenait trop hien le ridicule de cette scène et de son dénoûment burlesque, pour répondre aux paroles du capitaine : il ne put que murmu rer à demi-voix : \u2018\u2018 Adieu\u2018 messieurs, d'un vieux soldat- Puis prenant les cordes de l'échelle, il se laissa tomber d\u2019un seul bond au milieu de la barque et ordonna de pousser au large.Les canots s\u2019éloignèrent f toutes rames et se perdirent bientôt derrière les navires et les embarcations de toute nature qui éncom- braient la rivière devant le rivage du Pura.Tout le monde à bord resta pendant une minute interdit, silencieux, regardant les canots qui disparaissaient.M.Sharp revint le premier à lui-même.Se tournant vers ses passagers : « Messieurs, dit-il, vous le voyez, la guerre nous est déclarée.Il n\u2019y a plus a reculer.Je vais envoyer chercher M, erry, et aussitôt qu'il sera venu, j'irai à terre avec lui, pour adresser une pluinte directe au président.Ceux qui se joindront à moi seront les bienvenus.C'est votre cause à tous aussi bien que la mienne ; et plus nous serons pour porter témoignage, plus nous aurons chances de succès.* Le correspondant de la Caroline arriva bientôt.M.Sharp lui raconta l'arrestation avortée dont le jeune soldat brésilien avait été la seule victime.Au lieu d\u2019en être ef- pouvait le supposer, Met croyez au chagrin frayé, comme on Merry en fut ravi.\u201c Cela nous servira beaucoup, dit-il.Il n\u2019y à rien de tel dans ce pays comme de montrer sa force, et déjà le ville entière doit répéter, les uns parlant pour nous, les autres contre: Francezes! todos sao demo- nios / Ensuite, la police se déclarant ouvertement contre nous, la justice va nous défendre.Cela va exaspérer le petit docteur et son excellence le commandan t des armes mais ils l'étaient déjà.Peu nous importe ! Ils viennent de se mettre dans leur tort; profitons-en.1l n'y a plus de mesure à garder maintenant : nous allons nous plaindre hautement au président, Et M.Merry conseilla au capitaine de s'habiller, lui et quelques-uus de ses gers, ceux-là surtout qui étaient de profes sions libérales, pour descendre à terre immédiatement et porter plainte, C'était trop l'avis du capitaine pour qu'il ne s'empressât pas d'exécuter ce projet.En conséquence, il prix Paul, M.de Cinnamon ct l'un des Brésiliens de l'accompagner, Tandis que cos messieurs faisaient leurs toilettes de départ.M.Merry se faisait entrer tous les détails de la scène d\u2019arrestation, et riait aux larmes de l'enlèvement de son jeune ami, le fils du commandant des armes; il voulut même voir et féliciter le matelot qui avait ainsi calmé le fougueux essor du Jeune cadet, comme il l'appelait.Le gai Museillais apportait, d\u2019ailleurs, de Lunnes nouvelles de terre.Il s'était sor- gneusement informé de tout ce qui importait à ses nationaux.L'affaire du navire à 205 _ \u2014 Marajo divisait la ville en deux cam Toute la portion honnête de la population libre prenait partie pour le navire contre les va- queiros bien connus «le Marajn.Les étrangers, c'est-à-dire, dans le langage du Para, les Européen ou Américains du nord, et tous les Brésiliens des autres provinces que la leur, les étrangers protestaient hsute- ment, et le consul d'Angleterre déclarait quo si les Français, en l'absence de leur consul, réclamaient son appui, il le leur donnerait tout entier.D'après M.Merry, le major Abutre et le chef de police étaient au plus mal.Le jeune docteur, dans la fougue de ses fonctions de fraiche date, faisait du zèle à outrance.Avec uneâpreté toute policiale, il poursuivait les partisans de la dernière révolution, recherchait tous les désordres accomplis pendant la période écoulée, et, tout en accusant la Caroline et ses gers d'avoir nassacré des Brésiliens à Marajo, il reprochait au major d\u2019avoir fait piller des navires ortugais sur ces mêmes bancs de Magoari.Pour défense, le major accusait le docteur d\u2019A Cabra des événements de la Caroline, et se constituait le principal défenseur du na vire français et de ses passagers.Enfin, Mme Milliner, par habitude de modiste inoccupée, et par intérêt personnel plus encore que par dévouement, servait à merveille la cause commune.Un ne rencontrait qu\u2019elle par la ville.Dans les rues, les Loutiques, les promenades, clle était partout, tan\u2018 ôt en chaise à porteurs, tantôt suivie de deux mulâtresses portant son parasol et les achats qu'elle faisait sur sa route.Peinte et chevelue comme jamais, elle avait achetd le chile le plus éclatant et le plus brodé du Para, et faisait bruit à elle seule comme plusieurs Turcarets en voyage.Les trois passagers qui devaient partir avec le capitaine étaient montés sur le pont et M.Meiry se preparait à les conduire à terre, lorsque Montfort arriva pour s\u2019adjoindre à eux.Faible encore et pâle de sang erdu, il ne pouvait marcher qu'aveo peine, ainement M.Sharp, lui réprésentant sa faiblesse physique et l'imprudence qu\u2019il commettait, voulut le faire rester à bord.Il s\u2019y refusa, et pour montrer qu'il pouvait parti, 11 voulut descendre dans le canot sans aide, et y descendit en effet.d l'âme veut, le corps obéit presque to , et les hommes trompés aux passions fortes marchent jusqu\u2019à mourir.Le canot partit.Aussitôt à bord M.Merry ordonna ses nègres de rester dans le milieu du fleuve, au lieu de se diriger vers la ville ; puis il dit à ses compatriotes : \u201c\u2018 Messieurs, ls démarehe que nous faisons est devenue nécessaire, je crois, et c'est, pour cela que je l'ai conseillée.Mais elle a ses dangers.Je pense que nous triompherons; cependant, je ne vous le dissimule pas, vous pouvez être arrêtés à terre, et, une fois arrêtés, rester sous les verrous jusqu\u2019à l\u2019arrivée d'un navire de guerre.Je n'ai pas voulu dire cela tout haut à bord, mais il en oF ainsi.Si vous voulez vous cacher pendan quelques jours et attendre, il est encore temps ; le canot va aborder à l'île d'Onças, où j'aiun sitio, et vous vous enfuires sur le premier vaisseau qui partir pour l'Europe.\u2014Et mon navire ?dit M.Sharp.\u2014M.Useless et moi sommes là.Vous, et æurtout M.de Montfort, étant en fuite, tout s'arrangera avec un peu d\u2019argent pour le navire et les autres passagers ; cela, ajouta- til en riant, se fait au Para plus encore qu'eilleurs.\u2014Qu\u2019en pensent ces messieurs ?dit M.de Cinnamon, \u2014Allons donc ! monsieur, reprit Montfort depuis quand des Français reculent-ils devant des voleurs et des assassins?Nous avons ttiomphé à Mnrsj, nous triomphe- rons au lara! cor \u2014\u2014 « 206 \u2014\u2014 \u2014En route ! \u2019\u2019 cria M.Sharp.Les nègres comprirent, et le canot se dirigea vers la ville.En quelques minutes le canot toucha t« r- re en face.la douane.La marée était basse, et comme les quais n'étaient pas encore importés au l\u2019ara, les passagers avaient environ cinquante pas à faire sur les pierres boueuses de la gréve avant de toucher le \u2018rivage.\u2018Les Européens traversèrent successivement les deux rues de la ville qui conduisent à la place du palais.Leur passage pa- ËFut à peine remarqué.Quelques blancs fi- \u2018rent de loin des signes de connaissance à M.Merry, mais sans s'arrêter ; les mulatres- es qui se trouvèrent sur leur route se prirent à leur sourire amicalement, puis à re- \u2018garder, curieuses, ces vrais blancs, comme elles dissient, qui avaient l'air tatigué du voyage.Arrivés au palais, ils s\u2019assirent un instant sur un des bancs de la place pour laisser reposer les blessés ; car Paul, quoique rétabli, n\u2019était pas encore de force à * tharcher bien longtemps, et Montfort était pâle comme un drap funèbre.11 n'y avait résidentiel.Merry, selon l\u2019habitude -brébiliehne, frappa vivement, et à trois reprises, dans ses mains.- \u2018Un métis indien arriva et fit monter aux - Européens un escalier le pierre spacieux, puis traverser quatre ou cinq grandes pièces nues, sans un meuble.Il ouvrit une derniè- -re porte, et un homme de taille ordinaire, vêtu à l\u2019européenne, mis le teint jaune et jaune et brûlé, apparut aux yeux des Fran- Çuts assis à une table et mangeant.C'était le président.Après quelques phrases banales, M.Merry exp iqua l'objet de sa visite, ot laissa la parole M.Sharp.« : M'excellence écouta jusqu'au bout les intes du capitaine avec attention et bienveillance ; puis elle lui dit : 14 Je comprends toutes les difficultés de -vetre position, el j'y prends part.Mais tout cela, cher monsieur, ne me regarde en rien : alles trouver le juge de droit.\u2014Mais, monsieur le président, hasarda M: Sharp, vous êtes la première autorité de Ia province, Te président, enfin; c'est à vous qué Hous devons nous adresser tout d'abord.\u201c220.1 j'ai Lien assez de mes querelles ré- &nlières avec l'assemblée provinciale, sans re er celles des étrangers! Je vous le répète, voyez le juge de droit.Je lui parlerai pour vous, car j'ai voyagé en Europe, et Jj'Aime les français.Mais ce n'est pas mon affaire, je ne m'on mêle pas., M.Sharp voulut lusarder une observation nouvelle.Avant.même qu'il eût commencé le président se tourna vers M.Merry, et lui demanda .oÿ il avait logé #es amie, afin d\u2019aller leur rendre visite.\u2014 Ils sont à bord jusqu\u2019à présent, dit M.Meny.\u2014Eh bien, si vous ne trouvez pas de mai son en ville, comme cela se voit souvent dans ne triste pays, je mets le palais que j'habite à votre disposition.La place ne Manque pas, ajouta-t-il, en riant.Ces messieurs apporteront leur hamac, et ils seront installés.Nous ne sommes ni à Rio-Janeiro ni & Paris même.\u201d .;.: M.Merry déclina les offres présidentielles avec de trés-belles phrases de gratitude.Ces messieurs causèrent quelques instants du prix de la farine, de la santé du toi de France, des ennuis de Bélem, et enfin de la chaleur, le prélude et la clôture de toute conversation brésilienne; Son Excellence pris le capitaine de ne pas manquer de lui réserver quelques conserves, reconduisit ses hôtes jusqu\u2019 lier et rentra ches elle.ersonne dans le ve-tibule | lâtres.pièce qui précédait l\u2019œsca- pl LA MINERVE HEBDOMADAIRE.Dans cette pièce, près de l'embrasure d'une fenêtre, se tenaient debout, causant ensemble, le chef de police, les aides de camp du président, blés de sabres interminables et d'épaulettes énormes ; plus deux ou trois cadets, entre autres celui qui était venu à bord de la Caroline.A la vue des Européens, ces messieurs se prirent à rire d'une façon bruyante et avec des gestes si parfaitement insolents, que lu fureur monta au visage du capitaine.M.Merry réussit à le contenir et à l'entraîner ; mais pas assez cependant pour que le vindicatif marin n\u2019eût le temps de dire à voix haute, en regardant le jeune cadet: \u201c SL vous voulez un bain, jeune homme, vous pouvez revenir à bord.Vous connais- nez le poignet de mes hommes.\"\u2019 Le cadet militaire palit et se tut, mais le chef de police reprit d'une voix sarcastique.\u201c\u2018 En tous cas, monsieur Sharp, c'est votre nom, je crois, vous n\u2019y assisterez pas, ni vous ni ces messieurs, car je viens de pourvoir à vos logements.\u201d Et se penchant brusquement, par lu fenêtre qui donnait sur la grande place que les Européens avaient traversée, il donna quelques ordres à demi-voix.Des hommes attendaient en bas probablement, car une voix répondit en dehors : © C'est bon, Excellence.Tout est prêt.Les gers cependant avaient traversé la salle.M.Merry allait de l'un à l'autre, réussissant à grand\u2019peine à les entrainer vers l'escalier.Montfort et le capitaine étaient pales de fureur.Paul était rouge pourpre.Ils allaient cependant, moitié par raison, moitié par les efforts du Marseillais qui leur murmurat à l'oreille : « Du calme, du calme, tout ira bien.\u2018 Les aides de camp et le cadet lui-même #e taisaient désormais, et nul ne risit.Tous ces porteurs d'uniforme comprenaient qu\u2019il serait imprudent de pousser à bout leurs ennemis, même avec l'aide de la garde qui était au-dessous.Les passagers descendirent enfin l\u2019escalier et traversérert le vestibule.A la porte en dehors, il y avait une masse compacte de curieux et une compagnie entière de soldats de police, presque tous nègres et mu- ur chef se détacha, et venant au- devant des Européens nu moment où ils quittaient le palais du président, il s'avança vers Paul, qui marchait le premier, donnant le bras au Brésilien, et lui mettant brusquement la main sur l'épaule : « Vous êtes prisonnier, lui dit-il.\u2014Soit, dit le jeune homme, qui comprit de suite l'inutilité d'une résistance.i uand tu touches un Français, nègre, tu ois saluer.\u2019 Et d\u2019un revers de main il jeta par terre le shako de l'officier, Ce dernier se baissa tranquillement, ramassa son shako et se plaça à côté de son prisonnier, sans rien dire.Pendant ce temps, les soldats du détachement avient entouré les Européens, qui se trouvèrent tous arrêtés sans même pouvoir penser à une résistance quelconque.A ce moment, le chef de police, placé à la (fenêtre du haut de laquelle il avait donné aux soldata ses derniers ordres, appela Munt- fort à voix hnute.Le jeune homme raleva la tête en entendant son nom : \u2018\u2018 Nous verrons maintenant, monsieur, si vous serez aussi insolént qu\u2019à Marajo, et aussi riche qu\u2019à bord, \u2014A Bélem comme à Marajo, comme à bord, le comie Henri de Montfort n'a que du mépris pour un bâtard d'esclave, * reprit Montfort en portugais et d\u2019une voix claire, sonore, accentuée, qui retentit sur ls ace.Une voix de la foule erin: Viva a Fran cezo?et il y eut des rires et des applaudissements.\u2019 .L'œil du jeune docteur s'injecta, son vi sage palit, le bistre noir qui cernait légèrement ses yeux devint blafard ; il étendit par la tenêtre ses poings serrés et, d'ume voix balbutiante, saccadée de fureur, il vomit des injures aux Européens.Mais sa fureur même fit tourner tout à coup la face des choses en faveur des prisonniers.Après avoir reconduit ses hôtes jusqu'à l\u2019avant-dernière des salles qui composaient ses appartements, le président était rentré.Mais, en traversant ces grandes pièces vides et sonores, un bruit de voix arriva Juequ'à lui.Curieux comme un oisif qu'il était, il revint sur ses pas, prétant l'oreille.Les voix venaient évidemment du dehors par les fenêtres, qui étaient ouvertes, comme elles le sont toujours sous le ciel équatorial ; il s'approcha de l\u2019une d'elles, et en tendit la réponse de Montfort, les cris de fureur de son chef de police.\u2019 11 écouta d'abord, sans se montrer.Mais la curiosité l'emporta sur son penchant à ne se mêler de rien : il avança la tête en dehors pour mieux voir.M.Merry, qui était comme ses compatriotes, entouré de soldats leva par hasard les yeux sur les fenêtres du palais, et découvrit la tête curieuse du président, qui passait en dehors des murs.Il leva le bras vers lui, et dit en français, avec l'à-propos de son esprit marseillais : \u201cs Si tel est le logement que Son Excellence réserve aux compatriotes que je lui amène, je lui demanderai la permission de ne plus luien présenter.« J'ai l'air d'un traitre ou d\u2019un mannequin aux yeux de ces hommes, dit le prési- ent à demi-voix.Je leur offre mon palais pour demeure, et on les emprisonne sous mes yeux ! Arré ! cela ne sera pas! Ce maudit docteur me fera assassiner, avec ses violences policiales ! Et passant rapidement dans la pièce où se tenaient ses aides de camp, il interpella l'un d'eux : ,.\u2018« Monsieur d'Antecamars, descendes ; faites mettre en liberté les étrangers qu\u2019on vient d'arrêter, et conduisez-lés vous-même chez le juge de droit.\u2026.; L'aide de camp s'inclina et deacendit.\u201c Qui se permet ici de faire arrêter du monde jusque dans mon palais ?\u201d\u2019 demanda le président à voix haute et en se tournant vers le chef de police, Mais ce dernier était en proie à une fureur trop vive pour mesurer ses ré avec sa servilité ordinaire; aussi a\u2019écria-t-il en regardant le president en face : Moi ! dans l'intérêt de ls province du Para, dont je suis le chef de police et le représentant.\u2014Eh bien, monsieur, dit le président d'une voix beaucoup moins forte qu\u2019à ea premuère question, à l'avenir vous n\u2019arrêterez personne sans mon consentement, et surtout personne dans mon palais.\u2014Votre Excellence est souveraine mat- trese, reprit le docteur qui se calmait à son tour.J'ai cru bien faire.\u2014Je n\u2019en doute pas, mon cher d'a Cobra, je n\u2019en doute pas ; mais il ne faut pre opérer ces arrestations en plein jour.Votre sd- le vous emporte.Allons, oublions ces étran- Gers; venez avec moi; je veux vous faire entendre une chanson française que je viens de mettre en musique.\u2019 Et prenant amicalement le bras de son autlitour calmé, il retourna suivre le cours de ses occupations présidentielles.Cependant l'aide de camp de Son Excel lence était arrivé parmi les soldats, qui déjà s'étaient placés en rang pour conduire les prisonniers.Il ordonna au comwandant du détachement de les remettre tous en et, de l\u2019air gracieux d\u2019un chien que son mai tre aurait donné gone qecorte à des loupe \u2014\u2014e \u2014_\u2014\u2014\u2014 ES il invite les Européens à le suivre «\u2026 \u2026 le juge de droit.is le magistrat n'était encose arri.à la maison de justice, L'aide de camp laisses les Français pour aller chercher.En sortant, sur la porte même du palais, il rencontra le promoteur public ou procureur impérial de la ville, autre docteur indigène, ure du chef de police et, comme lu, meubre de l'assemblée provinciale.Il lui raconta les évènements qui venaient de se .passer et les ordres formels du président.rien le juge de droit \u2018 Cels ne regarde en La poursuite des de- dit le jeune magistrat.À m'appartient exclusivement, et je ne me ; un Bibione du juge de droit est con tecamars, - berté nous mêm - ceux de Rio-Janeiro et fera cerner la salle.rai pas dépouiller de mes prérogatives ) étranger de Rio-Janeiro.D'ailleurs, nue ; jusqu'à plus ample informé il laisserait les Fran- isen liberté, sous caution de son ami Âerry, el il ne faut pas que cela soit, reprit avec amertume, M.d'An ces malvados étrangers viendront et nous les mettrons en lies ! Mieux vaut être étran- gerque Paraens | Mais ils s'entendent tous, ceux d'Europe.Ii n'y à dans li ville, en fait de magistrat, que le juge de droit qui soit entiché de l\u2019amour \u2014 Ainsi, nous assaseiner, \u201cdes codes, et préféré un bout de loi à la trie.Un âne qui sait peut être son métier, mais pas un mot de musique ! qui n\u2019est pas même docteur ! Alors, c\u2019est à lui que Tafa re est confiée ! \u2014Eh bien, dit le promoteur, il ne tient quid vous d\u2019empéchercala.Amenez-les-moi mon cabinet, et je me charge de les faire arrêter, moi.* \u2014Et mes ordres?\u2014Bah ! je prends tout sur moi.Je suis de r blee provincisle ; sile président vous fait un reproche, vous lui direz que je l\u2019ai voulu.\" M.d'Antecamara hésitait.Mais faire incarcérer des étrangers, des «nnemis! La tentation était trop forte pour 8s haine jalouse.Il consentit.\u201c Pendant ce temps, vais chercher le détac t qui les avait arrôtés : ce sont les hommes les plus solides oars; leur chef reviendra avec moi et J'entr rai, et après un interrogatoire pour la forme, je lui ordon- perai de conduire les accusés à la prison pu ue.out fut fait comme l'avaient combiné les deux patriotiques amis.Sous prétexte que le juge de droit avait changé de cabinet et pris celui de promoteur, l\u2019aide de cam Y conduisit les étrangers sans défiance.Ils attendaient depuis quelques minutes à pei- nie, quand le jeune magistrat entra le sou sur les lèvres, Il sslus M.Merry, lui tendit la main d'un 8ir protecteur, et parut ne pas même apercevoir les étrangers installés dans son.cabinet ; puis il alla s\u2019asseoir sur un fauteuil en canne devant une table noire \u201cchargée de Papiers, qui avec un hamac de coton, com- possient tous les meubles du sombre pré- re, M.Merry lui dit asses bMuquement : \u201c Nous sommes fi d'avoi votre seigneurie ; mais ent pas à elle ue qu avons affaire, 0 qui au juge de Et il se tourna vers l'aide de camp pour le Sommer de les conduire chez ce magis- I n'y avait plus d'aide de camp: M.d'Antecamars avait jugé prudent d'abandonner le promoteur public aussi bien que les étrangers.: Ne le voyant pas, M.Merry se hata ur eortis ; mais à la porte en dehors de lu salle eur le corriclor, jusque dans In cour d'entrée il aperçus des soldats : ceux-là mêmes qui l'avaient arrêté devant le palais, Habitué aux perfidios.provinglales.du 1 dit le promoteur, je SDL C 0 = t LA MINERVE HEBDOMADAIRE, 2 ttt pays, M.Merry comprit tout et referma la Porte en disant à voix basse à ses compatriotes : \u201c Du calme! c'est sonniers de nouveau.Je vais chez le présiden #'il le faut, laissez-vous comptez sur moi, ?\u2019 Puis se tournant avec sang-froid vers le t quelques un piège, vous êtes pri- Ne répondez à rient; gagner du temps: mettre en prison, et promoteur public qui feuilletai Papiers d\u2019un air indifférent : J'ai déjà eu l'honneur do dire à votre seigneurie que nous avions affaire au Juge de droit et non elle.À peine fut-il éloigné, que l'interrogatoire commença.Le promoteur, jetant hardiment le masque, leur demanda si par hasard ils ne connaissaient pas ces Français qui arrivaient de Marajo ?\u2014 Si, monsieur, car nonssommes ces Français eux mêmes, \u201c dit M.Sharp.Aussitôt le jeune magistrat se leva, et, feignant une irritation profonde, il s'écrin : \u201c Vous êtes les coupables de Ma sieurs! Vous êtes bien hardis d\u2019 présenter devant moi ! \" Puis, rans laisser aux accusés le temps de répondre un seul mot, il commença tout un réquisitoire fulminant, comme s\u2019il avait été en pleine cour d'assises, entassant, avec déductions et commentaires, les imputations les plus 1:dicules de contrebande, de vols, d'assassinats gratuits, accomplis, disait-il, en pleine paix et sur des hommes inoffensifs.Et, après plus d\u2019un quart d'heure de phrases grand effet, il ajouta : \u2018\u201c Je comprends que M.Merry vons ait laissés seuls Messieurs.Mais, malgré mon amitié pour lui et votre nation, je me dois à mon devoir.La justice avant tout.\u2019 Et il recommengait de nouveau des considérations morales sur les crimes des prisonmiers, les devoirs réciproques des nations et des sociétés.Mais il fut brusquem: nt interrompu.Dès le commencement de ce discours, Montfort, brisé de fatigue, avait été s'asseoir dans le hamac et s'y berçait de l'air le plus nonchalamment ennuyé qu\u2019il pouvait prendre ; c'était dans sa nature et plus fort que sa volonté ; quand le mépris lui soulevait le cœur, il le laissait lire sur son visage et déborder tôt ou tard, coûte que coûte.Au milieu de l'une des plus ronflantes périodes du jeune orateur, il se leva et dit : \u201c Voici longtemps, monsieur, que mes amis et moi nous vous écoutons en silence ; et vous devriez voir que nous avons la fer.ne résolution de ne pas répondre.Faites rajo, mes- oser vous P nous done grace, je vous prie, de votre éloquence, et conclues.\u2014Oui, dit M.Sharp, car, à vrai dire j'ai- Me encore mieux la prison que l'ennui de vous entendre.\u2014Eh binn, messieurs, dit le promoteur à voix brève, comme je suis promoteur publie chargé de poursuivre ls crimes, j'ordonne votre arrestation préventive, \u2018 Quand & vous, senor José, ajouta-t-il en se tournant vers le jeune Brésilien, qui, habitué dès l'enfance au respect des autorités de son pays, restait silencieux en écoutant ce tissu ridicule de sottises et de calomnies, quant à vous, le hasard seul vous a réuni à ces meurtriers ; mais la loi brésilienne ne poursuit que les vrais coupables.Vous pouvez vous retirer.\u2014Nullement, nullement, monsieur.J'a combattu avec ces messieu ur ma défense comme pour la leur; J même été blessé.Je m'honore de l'avoir fait, et je veux partager leur sort, \u2014Votre amour pour la France vous égare, senor, car les renseignements que je posséde ne parlent pas de vous, et nous devons prendre vutre défense contre vous-même.' ( À-Continuer.) COMMERCE.MARCHE BONSECOURS.Corrigé expressément pour la « Minerve \u201d « P Clerc du Marché.par le Montréal, 24 Mary FARINE\u2014De Bié ® quin.d\u2019'Avoine mts.Blé-l'Inde \u2014\u2014 GRAINS\u2014Blé # minot.Po .\u2014 sescau 00000 ty Blé-d'Inde \u2014\u2014 LeGUMES\u2014Patates, poche, Feve pinot \u201ca.nong x LAITERI cuis frais dos: Beurre frais # Ib).Beurre sale \u2014 Divens\u2014gucre d'¢rable # Ib.e Saindoux \u2014, Lard frais # 100 Livres # couple! couple.VOLALLLES\u2014Dindes ¥ couple.Dindes jeunes., Ules \u2014\u2014.Canards \u2014\u2014.; Poules \u2014\u2014 Pouleta \u2014\u2014 GIBIERA\u2014Cunards sau Pleuviers ® couple.es \u2014, \u2014\u2014\u2014tonronnnanclS 3923000000008000 Fue IrrcrmwIecORsOROST 2 ® en-000\"fZNESso e0w000a00s0020w0a 650000 0+00 = \u2019 R002002050000008 extra.\u2026.\u2026\u2026.Veaux, lère qualité.12.00 à 14.\u201cJo qualita.8.00 à 10.60 \u2018 Se qualite.2004 7.08 Moutons, lére quali « 8004 800 \u201c Ze qualité.4.008 800 Agneaux, lère qualité .8004 19 ho, Ton.unités.heh 0% \u201c20 QUAI.ee : 00 00 NAISSANCE.bonneau, un fils, En cette ville, le 21 du courant, ia Dame de L, J.Mondion, Eer., un fils.b ee ECES.En cette ville, le 21 du courant, Henrt-Cbariez- Picault, âgé de 8 mois et 2 jours, eufaut de L G V.de Lorimier, M.D, l'âge de 19 mois ns cette ville, le 17 courant, la; Dame de M.L.En cette ville, le 31 du courant, & | et 9 Jours, Marie-Antoinette-B anche, enfant d L.Bédard, Ecuier, Notaire.\u2014À Longueuil, le 24 du courant, à la résidence de M.Francis ('ing-Mars, ron pelit-A e Dame Judith Jeanvenne, vouve de feu J.Bie, Pigeon,agée de 8 ans.\u2014À Montréal, le 21 mars courant, ches Dame veuve Maxime Lamontagne, Lame Marie-Mag- delaine Franchère, veuve de feu Frençois Lamon- fagne, cl-devant de la de 84, Antoine de la Rivière du Loup, a | ee Po ans trois mois et onze jours.Kile avait toujours Joul d\u2019une bonne santé et re voyait entourée d\u2019une nombreuse famille, composéed\u2019enfants, petits enfants ot arriere- petits enfants, 4 peu près membres auxquels elle se trouvait attachée et dont elle était aimée et respectée ; elle comptait en outre un grand nombre d'amis et connaissances ui avaient su appré- tier ses aimables qualités, puis quelques mois lle s\u2019est affaiblie continuellement Uusqu\u2019au mo heat de au mort.Deux de ses avis ia-file Boks Inpintensnt dans le corps des Zouaves e caux pen {eur des TralrRirières vont priés de ve armee er AT av mas 1 \u201c me \u2014\u2014 208 # LA MINERVE HEBDOMADAIRE.ai qu.VENTE PAR ENCAN.+ PAB JOHN J.ARNTON.«y »\" VENTE IMPORTANTE 594 CHEVAUX : Mar rire du.Gouvernement dagli Pom, ETRE VANDIS EN CANADA.alee not To.a0.ARTEMENT du COMMISSARIAT voté s erioan public aux Stations Militaires | suivantes, durant les jours ci-après annoncés, sa- voit : LR À la CASERNE de l'ARTILLERIE, LonDox, , \u201d VENDREDI, 1e7 Mai prochain.à à CABERNE de la UAVALERIE,, TORONTO, « à MARDI,e 11 Mai prochain.+ Ala CABERNE de la PORTE QUEBEC, Mont- RÉAL, MARDI, le 18 Mai prochain.En jont 594 Chevaux de Cavalerie .- , et d\u2019Artillerie Ajpertenant aux froupes qui partent pour l'An- sleterre.A London, 70 CHEVAUX D'ARTILLERIE.A Téonto, 898 CHEVAUX de CAVALERIE et 85 D'ARTILLERIE.À Montréal, 80 CHEVAUX de CAVALERIE et \" 130 D\u2019ARTILLERIE.® mod cès chevaux sont bien dressés où très propres au travail; il y à parmi eux plusieurs JUMENTS IMPORTÉES D'ANGLÈTERRE et d\u2019une grade valeur pour le haras, v Lies acheteurs ne devront pas perdre de vue w\u2019on vendra aussi POSITIVEMENT un nombre nsidérahle de BONS CHEVAUX pour les pro priétaires de baras et autres.On exigera absolument un dépôt sur chaque eHevai dé chaque acheteur.Un, pourra examiner les chevaux deux jours abarit la vente aux casernes ci-haut meutionnées.Con litions: Argent comptant, peyable en or ou ea pagtar-monnaie hanquablewavant ia livraison des chevaux.Pour les autres détails, adressez-vous aux Bureaux dy Commissariat, à Montréal, Toronto et London.La vente commencers chaque jour à DIX heu- Trou rer couutaé tar 31, Rue Notre-Dame, | Montsitial, 20 mare 1660.13-C Flo erdre du plus ancien Officier du Commisss.\u2019 rat JOHN.J.ARNTON, Encanteur pour la vente a Montééai.Acte concernant in Fatiliio 1064 Danis afr de, MOE EAQDRTTS, de Montréal, \u201cete Les eséagctors du\u2019 mai se «ott notifits dé ve rémir A\" mon turks, \u2018Ho.1% Ruy BL Bacrement, an lu citâde Montréal, MERCREDI, le QUATORZIÈME jour AVRIL prochain, à TROIS heures P.M, pour l'examen pub: fé qu fini et pour Purrenge- meut des ataires du lu fillise én général J T.BAUVAGEAU, Byndic Officiel, Montréal, 22 mars 1800-13 C ds.\u2018 Faisis, ete concernant la Faillite 1864: | hans ot di e Dans l'affaire de.: 4 GEORGE LAFAYETTS- PERRY, commerçabt de ia Cité ae Montréal, PAYLLI, .Les créanciers du failli s sont par le présont no tifés qu\u2019il à fait une cession de ses bigru ot effets en vertu de l\u2019Acte ci-dessus è mol syndic soussl- gné, et {ls sont requis de me fournir boys detix mols de cette dite, des Stats de leurs réclamationsapécie flant les garanties qu'ils -pésdel t'biils en Ont, ot leur valeur, s'ils n\u2019en ont pas, \u2018mentionnant le fait, te tout atlesté sous serment, avec les pièces justi- flcatives à l'appui de ces réclamations.T.SAUVAGEAU, Syndic OMciel.No.18, rue St.Sacrement.Montréal, 28 Mars 1880, \u201415 da C *Provirice de Québec, District dé Montréal._, Acte concernant la Faillite 1864 COUR SUPÉRIEURE.Dans l\u2019affuire de LOULS TESSIER, FALLLL Avis'ebt parle pibdentdonne que MERCREDI, le DEX-NEUVIÈME Jour de MAI prochain, à DIX'heures de\u2018 l'avant-midit, ou aussitôt que con- deil pourra être entendu, le soussigné fers appll- cation & ls dite Cour, afin d'obtenir.sa décharge oD vertu du dit aets.LOUIS: PESSIER.Par DOUTRE, DOUTRS & DOUTRE.Procureurs ad litem.Montréal, 9 Mars 1800.\u20141 dm C Province de Québec, Distriet de Montreal, Acte concernant la Faillite 1864 COUR SUPERIEURE.Dans VafMaire de PIERRE BLONDIN, Avis est par le préseut donné que JEUDI, le VINGTIÈME jour de MAI à DIX heures de Pavant-midi, ouausaltét que Conseil pourra être entendu, le soussigné fera application pie dite Cour, afin d'obtenir sa décharge en vertu du dit acte.PIERRE BLONDIN.Par DUHAMEL & DROLET, : Prooureurs ad litem.! Montréal, 9 Mars 1860.\u201411 dm C Province de Québec, Distriet de Terrebonne.Acte concernant la Faillite 1864 \u2018COUR SUPERTEURE.4 FAILLL ao Dans l'atfatre de LOU L.J.LORANGER, FAILLE.JEUDI, le TREIZIRME jour de MAI prochain, se soussigné demandera à la dite sa décharge en vorti dudit re ; cour Ÿ LOUIS L.J.LORANGER arses s progureurs qd litem, 1 be titan LORANGER à LORANGER.Montréal, 28 Givripe- IMO] 0 VG Ni Province de Qidet, { rate District de M Acte concernant In Rate ton] t rule © Baux, Supérieure.Dans l'atatre de | on J.C.DAGENAIS, .FAW.Samedi, le vihgt-detixiôme Jour de mul prochain, le sonsaigné dermaixiers a \u2018la dive Cour ba décharge en vertu du dit:aêté.ve JG DAGENAIS, Par NAPOLÉON BEAUDRY, Ron procureur ad litem.Acte concernant Ia Faillite ste mébac, \u2019 \u201c DANS LA COUR SUPERIEURE.Dans l\u2019affaire de ras, LOUIS MARCEAU, Avis est par le présent ent donné que M.le VINGT-SEPTIÈME jour d'AVRIL ung DIX heures de l'avant-midi, où aussitôt od © seil pourra être entendu, le soussigné s' .la dite Cour pour obtentr en décharge, d\u2019i dit acte.LOUIS MARCEAU, Par son Proeureur ad litem, JOHN POPHAM.Montréal, 17 février 1868\u20144 C = Province de Québec, TU Discriet de Mentréa à Acte concernant la Faillite 184 DANS LA COUR A supe x \u2014\u2014 Dans l\u2019affaire de \u2018 JAMES H)NGSTON et ANUREW TELFER, ei- \u2019 devant associés, commerçant ensemble coms - me tels en la cité de Montréal, agus.es nom et raison de Hingston, Telfer et Cla, ti» ; FA.Le soussigné, Andrew Telfer; 8 produit un oon.sentement par ses cigre décharge, ot 1e DIX-SEPTIÈME j d'AVRIL pro à, 1) fers application à la dite Cour pour Ia d'icclui, ' ANDREW TELFER, | J © Parl.J.©, ABBOT: Cn \u2019 \u2018Bon propureys Mew.L2 février\u2014T dus © od Province de Québec, A District de Urea Acte concernant.Ia FallHte sé _ DANS LA COUR B SUPERIEURR, | PE l'agaire de Le GEORGÉ STAŸWAY, Fauar .|, \u2014 Later» Avis est par le présent donné \u2018que MERCREDI, 1e VINGT-SIXIEME jour dé MAI prochain à DIX, heures de l'avant-midi, ou auvaltôt que Conseil poursa étre entendu, le sousdigné demanderg 4 la Cour su céchange en vertu du dit aote.' .- GEOR: STANWAY, || | , par CAMPER & HATTON, | M 1 Ptr ad liten wie LA MINERVE dOURHAL POLITIQUE, COMMERCIAL & LITTRRAIRE yoo ont, Fonirt dr icennts rar ° dio -DUVERNAY, = FREES ua, ; i x oi J Jr UMBRO 16, an \u201cst, Nii setnotrrods TROIS ÉDITIONS : nr ) J { $rotibieune, Semi-Quot.& Habiomadaithc 4 io on el we CONDITIONS WiBoNNmMRNTS | orga fe * ÉDITION QUOTIRIENHE:.ue « HEBDOMADAIRE.1.00 Montréal 15 mars 1869,\u201412 dia C «ærPayable d'avance tk "]
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