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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-01-22, Collections de BAnQ.

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[" Michel David : Couîllard, l\u2019apprenti sorcier Page A 3 Cinéma : la mécanique céleste de François Delisie Page B 8 w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 ni LE DEVOIR Vol.CIV 1 1\t?LE DEVOIR, LE MARDI 22 JANVIER 2013 1,0 9 TAXES =\t1,25 Le retour du président progressiste kl CHARLES DHARAPAK ASSOCIATED PRESS Barack Obama et sa femme, Michelle Obama, saluant la foule lors du défilé qui les a menés du Capitole jusqu\u2019à la Maison-Blanche après la cérémonie d\u2019investiture qui s\u2019est déroulée lundi à Washington.Le nouvel optimisme de Barack Obama Le président américain a axé son discours d\u2019investiture sur l\u2019égalité et l\u2019urgence de la lutte contre les changements climatiques JEAN-FREDERIC LEGARE-TREMBLAY à Washington, D.C.Barack Obama est venu donner tort lundi midi à ceux qui croyaient son progressisme mort et enterré après un premier mandat fort en compromis.A l\u2019occasion de sa seconde cérémonie d\u2019investiture, au Capitole, le président américain y est allé d\u2019un discours combatif, faisant résonner à plusieurs reprises le thème de l\u2019égalité, en plus de ramener au premier plan les enjeux des changements climatiques, des droits des gais, de l\u2019immigration et du contrôle des armes à feu.Après avoir prêté serment une seconde fois en deux jours \u2014 la véritable assermentation avait lieu dimanche, comme l\u2019exige la Constitution \u2014, Barack Obama a rapidement signalé que l\u2019égalité allait être le thème central de son discours en citant le célèbre passage de la Déclaration d\u2019indépendance affirmant que «tous les hommes sont créés égaux» et qu\u2019«f/s sont doués par le Créateur de certains voir page a 8 : OBAMA Lire aussi > Le projet de pipeline Keystone pourrait maintenant se réaliser.Page A 2 L\u2019éditorial de Serge Truffaut: Profil bas.Page A 6 Aujourd\u2019hui Le Monde > Deux Canadiens feraient partie des preneurs d\u2019otages d\u2019In Amenas, dit le premier ministre de l\u2019Algérie.Page B 5 Actualités > Jean Charest et Jean-François Lisée seront tous deux à Delhi pour prendre part à un sommet sur le développement.Page A 3 Économie» Rona rénove son conseil d\u2019administration.Satisfait, l\u2019actionnaire Invesco ne veut plus vendre l\u2019entreprise.Page B1 7\t__________________ _ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B6 B4 B6 B2 B4 B5 JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AGENCE ERANCE-PRESSE Des moutons devant une station de captation d\u2019énergie solaire, en France.Forum économique de Davos Virer au vert pour pas cher À condition de cesser d\u2019abord de subventionner les énergies fossiles, conclut une étude ERIC DESROSIERS Absolument nécessaire, le virage vert de l\u2019économie mondiale coûterait bien moins cher qu\u2019on le croit à condition que cet effort financier s\u2019accompagne d\u2019une vision politique et économique claire, affirme un rapport publié sous l\u2019égide du Forum économique mondial de Davos.Il suffirait, aux gouvernements de la planète, d\u2019ajouter seulement 36 milliards de plus à l\u2019effort qu\u2019ils consentent déjà annuellement à la lutte contre voir page a 8 : DAVOS Commission Charbonneau Une ombre sur l\u2019enquête L\u2019ancien organisateur d\u2019Union Montréal avoue avoir menti lors d\u2019un témoignage antérieur KATHLEEN LÉVESQUE Après avoir ébranlé la mairie de Montréal par son témoignage, l\u2019ancien organisateur du parti Union Montréal Martin Dumont a reconnu lundi devant la commission Charbonneau avoir déformé la réalité, créant du coup un certain embarras autour de l\u2019enquête.Pour la reprise de ses audiences publiques lundi, la commission Charbonneau a tenté de corriger les inexactitudes ou même les mensonges proférés par Martin Dumont l\u2019automne dernier.Le procureur au dossier, M® Denis Gallant, ne cachait pas son irritation.Il avait un ton cinglant et il expliquait même, sans détour, vouloir «tester la crédibilité du témoin».Au préalable, la juge France Charbonneau, qui préside les travaux, a brossé un portrait de la situation, laissant entrevoir que le processus d\u2019enquête n\u2019est peut-être pas sans faille.Si la Commission n\u2019est pas à l\u2019abri de faux témoignages, elle réagira prestement, a souligné M\"^® Charbonneau.«C\u2019est sans hésitation que nous prendrons les moyens pour rétablir la vérité et signaler le fait aux autorités compétentes pour que des procédures soient intentées, le cas échéant», a-t-elle dit.Ainsi, lorsque Martin Dumont a tenté de faire reporter son témoignage pour des raisons de santé, M\"^® Charbonneau a rejeté la requête.Une fois à la barre des témoins, Martin Dumont avait la mine basse.Il a donné une voir page a 8 : ENQUÊTE Lire aussi > L\u2019éditorial de Josée Boileau : Qu\u2019on avance ! Page A 6 l JACQUES NADEAU LE DEVOIR Martin Dumont, ancien organisateur du parti Union Montréal, a de nouveau témoigné devant la commission Charbonneau hier.L'HEURE DE POINTE, CE N'EST PAS SEULEMENT SUR LA ROUTE.Voir page 2 a\" Hydro ^ Québec 77831302830004 A 2 LE DEVOIR.LE MARDI 2 2 JANVIER 2013 ACTUALITES NATI HARNIK ASSOCIATED PRESS A la demande de Barack Obama, TransCanada a annoncé en septembre dernier avoir modifié son tracé pour réduire l\u2019impact environnemental du pipeline, notamment dans la région de Sandhills, au Nebraska.RELATIONS CANADA-ÉTATS-UNIS Oui au projet de pipeline Keystone ?JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Washington, D.C.Inscrites dans la continuité plutôt que dans la rupture, les relations entre le Canada et les Etats-Unis ont peu de chances de connaître de grands bouleversements au cours des prochaines années.Mais après un premier refus de la part de la Maison-Blanche, la réélection de Barack Obama pourrait finalement permettre au controversé projet de pipeline Keystone d\u2019aller de l\u2019avant, estiment des experts des relations canado-américaines.Selon David Biette, directeur du Canada Institute au Woodrow Wilson International Center for Scholars, les raisons qui empêchaient le président de donner son aval au projet étaient essentiellement électorales.«Ohama ne voulait pas perdre les votes des opposants au pipeline dans les États concernés.Il estimait cela risqué dans une élection qui s\u2019annonçait très serrée.Maintenant qu\u2019il est réélu, ces raisons tombent, et le président sera davantage en mesure de donner son approbation», explique-t-il.Nouveau tracé En annonçant son refus il y a un an, le président américain avait demandé à la compagnie TransCanada de présenter un nouveau tracé pour le pipeline, en plus d\u2019exiger davantage d\u2019études environnementales.Un autre obstacle au projet a d\u2019ailleurs été levé au début janvier lorsque l\u2019Etat du Nebraska a rendu publique une étude d\u2019impact environnementale approuvant le projet de pipeline, qui relierait l\u2019Alberta au Texas.Maintenant, «l\u2019ultime étape à franchir pour le projet sera d\u2019obtenir l\u2019aval du département d\u2019État, qui devra évaluer le projet du point de vue de l\u2019intérêt national américain en matière de sécurité énergétique, d\u2019environnement, de santé et d\u2019économie», indique Julien Tour-reille, directeur adjoint de l\u2019Observatoire des États-Unis à l\u2019UQAM.Le département d\u2019État doit rendre son verdict d\u2019ici la fin du premier trimestre de 2013.Selon David Biette, tout milite pour que le projet soit maintenant approuvé.«Ça a du sens sur le plan économique et on en a besoin pour notre approvisionnement énergétique.La controverse avait pris beaucoup d\u2019ampleur, mais c\u2019était essentiellement le fait des groupes environnementaux.» Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, était d\u2019ailleurs à Washington durant le week-end et lundi, jour de la cérémonie d\u2019investiture de Barack Obama, pour faire pression auprès des membres de l\u2019administration et du Congrès afin qu\u2019ils approuvent le projet.Collaborateur Le Devoir L'HEURE DE POINTE, CE N'EST PAS SEULEMENT SUR LA ROUTE.EN PÉRIODE DE GRAND FROID, CONSOMMEZ JUDICIEUSEMENT.Hydro-Québec vous encourage à réduire votre consommation d'électricité, particulièrement entre 7 h et 9 h et entre 16 h et 20 h.Vous contribuerez ainsi à diminuer la demande d'électricité lorsque le réseau d'Hydro-Québec est fortement sollicité.a\" Hydro Québec Kevin Page sera-t-il le premier.et le dernier?HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Parti libéral craint que le gouvernement conservateur ne ferme en catimini le bureau du Directeur parlementaire du budget et ne fasse ainsi taire celui qui l\u2019a plus d\u2019une fois agacé.Il en veut pour preuve la lenteur à lancer le processus de sélection du successeur de Kevin Page, dont le mandat arrive à terme sous peu.«Ma crainte est qu\u2019ils n\u2019aient pas l\u2019intention de nommer un nouveau directeur parlementaire du budget», a lancé en conférence de presse le député libéral et critique officiel du Conseil du trésor, John McCal-lum.Il reste deux mois avant la fin de son mandat.On peut au moins craindre qu\u2019ils n\u2019aient pas l\u2019intention de nommer un nouvel officier.C\u2019est de cela que j\u2019ai peur parce qu\u2019il n\u2019y a pas de preuve qu\u2019ils vont agir.» Le Directeur parlementaire du budget (DPB) est une création toute conservatrice.Il faisait partie de la première loi du nouveau gouvernement de Stephen Harper, la Loi sur la responsabilité de 2006.Kevin Page en a été le premier et seul titulaire.Son mandat arrive à échéance à la fin mars et M.Page a déjà indiqué qu\u2019il ne désirait pas le prolonger.Embarras M.Page s\u2019est révélé un véritable empêcheur de tourner en rond qui a plus d\u2019une fois mis son géniteur politique dans l\u2019embarras.Il a accouché d\u2019études sur l\u2019incidence financière des multiples projets de loi en matière de justice criminelle qui augmentent la population carcérale.Il a mis au jour le coût véritable de la mission canadienne en Afghanistan ou encore celui des avions militaires L35 que le gouvernement désire acquérir.Chaque fois, ces coûts réels étaient plus élevés que ceux qui avaient été dévoilés ou prévus par le gouvernement.«La loi ne dit pas qu\u2019ils doivent nommer un officier.Elle leur en donne la possibilité», estime M.McCallum.Il semble que la crainte libérale soit fondée : rien n\u2019oblige le gouverne-ment à pourvoir le poste de DPB, confirme la porte-parole de la Bibliothèque du Parlement, dont relève le DPB.«La législation permet l\u2019établissement d\u2019un DPB, mais c\u2019est à la discrétion du gouverneur en conseil de le combler», explique Line Potter.Il ne serait pas nécessaire de changer la loi non plus, donc de passer par le Parlement.Mme Potter indique toutefois que les quelque 17 employés du DPB y resteraient, qu\u2019un directeur soit nommé ou pas.Chasseur de têtes La Bibliothèque du Parlement a lancé un appel d\u2019offres, qui prend fin ce mardi, pour trouver un chasseur de têtes.La firme retenue devra soumettre trois noms au gouvernement qui fera alors son choix.On ignore combien de temps le processus prendra.Déjà, M.Page a indiqué qu\u2019il craignait que le gouvernement ne choisisse pas une personne compétente, ce qui entraînerait la mort du bureau.«Notre crainte est que le gouvernement utilise cette occasion pour nommer quelqu\u2019un qui n\u2019a ni expérience ni connaissance, a dit M.Page dans un discours la semaine dernière.Dans une culture où le secret est trop fréquent et où la dissonance analytique n\u2019est pas la bienvenue, l\u2019avenir de mon bureau, le bureau du directeur parlementaire du budget, est compromis.» Le chef du NPD a demandé dimanche au gouvernement de prolonger le mandat de Kevin Page.«Il me semblerait sage que le mandat de M.Page soit prolongé afin de permettre qu\u2019une compétition exhaustive, ouverte et transparente ait lieu», a écrit Thomas Mulcair au premier ministre Stephen Harper.Le Devoir PONT CHAMPLAIN Ttain léger: Québec compte sur l\u2019aide du fédéral JEANNE CORRIVEAU Québec rêve toujours d\u2019un train léger pour le pont Champlain, mais il compte sur le gouvernement fédéral pour l\u2019aider à assumer la facture qui s\u2019annonce élevée.Pressé par Ottawa de soumettre avant juin la solution privilégiée en matière de transport en commun pour le futur pont, Québec a examiné trois scénarios.Celui du système léger sur rail (SLR) serait le plus prometteur en matière d\u2019efficacité et de confort pour les passagers, selon les mises à jour des études datant de 2007.Lors d\u2019une rencontre de travail du Bureau des partenaires du pont Champlain vendredi dernier, le ministre québécois des Transports, Sylvain Gaudreault, a indiqué que cet enjeu était une priorité du gouvernement, rapportait lundi La Presse.S\u2019il est efficace, le SLR est également coûteux, constate l\u2019Agence métropolitaine de Montréal (AMT) qui évalue à une somme de 1,4 à 2 milliards les investissements nécessaires.Des précédents Le nouveau p.-d.g.de l\u2019AMT, Nicolas Girard, estime qu\u2019Ot-tawa devra apporter sa contribution.En décembre 2012, le gouvernement fédéral avait annoncé qu\u2019il verserait 600 millions pour le projet de train léger de la ville d\u2019Ottawa.Auparavant, il avait consenti une contribution de 450 millions pour le Canada Line de Vancouver.«Il nous semble normal, compte tenu des précédents qu\u2019il y a eu à Ottawa et à Vancouver, qu\u2019il y ait une contribution fédérale à un projet aussi important dans la grande région métropolitaine pour le pont le plus achalandé au Canada», a soutenu M.Girard lors d\u2019un entretien té- Nicolas Girard léphonique lundi.Jusqu\u2019à maintenant, le gouvernement fédéral s\u2019est abstenu de tout engagement à cet effet, se bornant à dire que le péage prévu sur le pont servirait à payer la construction du pont selon un mode de partenariat public-privé.A l\u2019heure actuelle, ce sont les autobus qui font navette entre la Rive-Sud et Montréal, mais les possibilités de croissance sont limitées.«En pointe du matin, il y a un autobus toutes les 25 secondes qui circule sur la voie réservée, ce qui représente 22000 déplacements le matin.Sur le pont Champlain, un déplacement sur deux se fait en transport collectif», a expliqué M.Girard.De sept à huit stations Le scénario examiné par l\u2019AMT prévoit de sept à huit stations entre le secteur de la gare Centrale, à Montréal, et le Quartier Dix30, à Brossard.Le SLR passerait par le quartier Pointe-Saint-Charles pour s\u2019engager dans l\u2019axe des rues Wellington et Peel vers le quartier Bonaventure.Le nouveau tracé du SLR sur le territoire montréalais devra être précisé, estime le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais: «Ça pourrait être une excellente idée, mais il faudra voir l\u2019analyse plus fine du projet.L\u2019important pour l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, c\u2019est de trouver au plus vite une solution alternative aux 1700 autobus actuels.» La Ville de Montréal avait envisagé de faire rouler un tramway dans ce secteur, mais le projet ne figure plus dans ses priorités.Pour sa part.Transports Canada a indiqué qu\u2019il était «prématuré de parler des modes de péages ou de l\u2019utilisation des fon^ générés».Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 22 JANVIER 20IS A 3 ACTUALITES L\u2019apprenti sorcier Michel é David En se lançant dans la course, Philippe Couillard a dû quitter sa zone de confort Il faut reconnaître une certaine audace à Philippe Couillard, qui voudrait ramener le PLQ sur le terrain miné de l\u2019identité québécoise et de la Constitution.Pour bon nombre de francophones, le rapatriement unilatéral du Québec de 1982 demeure une source d\u2019inconfort, voire de colère, mais les militants libéraux se méfient instinctivement de toute discussion de cet ordre, qui finit inévitablement par les placer sur la défensive ou, pire encore, par donner raison aux souverainistes sur l\u2019impossibilité de renouveler le fédéralisme.Ils se souviennent que l\u2019échec des accords de Meech et de Charlottetown avait mené le Canada au bord de l\u2019éclatement et provoqué au sein du PLQ une scission qui avait donné naissance à l\u2019ADQ.Attendent-ils de leur prochain chef qu\u2019il donne au PQ une nouvelle chance de raviver la flamme ?L\u2019ancien ministre Benoit Pelletier avait pu mesurer leur allergie à la question nationale au conseil général de mars 2001, quand il avait invité les délégués à se réapproprier les symboles et la terminologie identitaires.Il s\u2019était aussitôt fait accuser de faire le jeu des souverainistes.Invité à commenter, Jean Charest s\u2019était empêtré à son tour.Inquiet de la fulgurante ascension de l\u2019ADQ, la commission politique du PLQ avait fait une nouvelle tentative au conseil général de septembre 2007.La réaction avait été tout aussi négative.« Votre définition de la nation civique est exactement la même que celle de Bernard Landry et de Gerald Larose», avait lancé un délégué.«Je ne vois pas grand-chose sur le fédéralisme», avait grogné un autre.La commission politique avait promptement refait ses devoirs.La «conversation» nationale que souhaite M.Couillard pour définir à l\u2019intention du Canada anglais ce qui constitue la « spécificité » québécoise ne risque pas de soulever un grand enthousiasme chez les bbéraux.M.Couillard était incollable quand il était ministre de la Santé.En se lançant dans la course, il a cependant dû quitter sa zone de confort et aborder des dossiers qu\u2019il maîtrise moins.Dans une entrevue accordée au début du mois à mon collègue du Devoir Robert Dutri-sac, il parlait du Québec comme d\u2019une société «devenue encore plus multiple».II ajoutait: «B faut faire attention à la tentation de la majorité francophone, qui est nous, d\u2019imposer sa vision aux autres communautés.» II a rectifié le tir lors du débat de dimanche, dénonçant le changement fondamental provoqué par le rapatriement de la Constitution.« C\u2019est l\u2019abandon des dualités, l\u2019abandon des deux peuples pour un concept de multiculturalisme», a-t-jl déploré.À la suite de son entrevue au Devoir, quelqu\u2019un a dû lui faire remarquer qu\u2019il s\u2019était lui-même inscrit dans l\u2019optique de la mosaïque multiculturelle, qui conduit à la négation du droit à l\u2019autodétermination reconnue à une nation.La position corrigée de M.Couillard se rapproche davantage de celle qu\u2019avait définie le rapport du comité présidé par Benoit Pelletier, publié en octobre 2001, qui s\u2019inspirait lui-même de l\u2019accord du lac Meech.Plutôt que d\u2019attendre patiemment que le fruit soit mûr, comme le gouvernement Charest l\u2019a fait pendant neuf ans, il voudrait toutefois s\u2019employer à stimuler ce mûrissement.Ses deux adversaires n\u2019ont pas osé lui répliquer qu\u2019il vaudrait mieux renoncer à l\u2019espoir d\u2019une nouvelle série de négociations constitutionnelles, mais c\u2019était tout comme.Quand Pierre Moreau a lancé que le PLQ ne devait pas se gêner pour assumer pleinement ses convictions fédéralistes, cela revenait concrètement à accepter le fédéralisme tel que le conçoit le reste du Canada, ce qui a au moins le mérite de la franchise.En un sens, il avait raison de dire que cela ne fait aucune différence que le Québec n\u2019ait pas signé l\u2019acte constitutionnel.En effet, qu\u2019il soit d\u2019accord avec son contenu ou non, il est forcé d\u2019en respecter les dispositions.S\u2019il avait livré le fond de sa pensée, Raymond Bachand aurait sans doute dit à M.Couillard qu\u2019il est dangereux de jouer à l\u2019apprenti sorcier et que sa «conversation» sur l\u2019identité est de la bouilbe pour les chats.Quand il affirme qu\u2019il faut choisir ses batailles, cela signifie qu\u2019il croit inutile de perdre son temps à vouloir rouvrir le dossier constitutionnel.Il a beau s\u2019être converti au fédéralisme, il n\u2019est pas devenu naïf pour autant.Des trois candidats à la succession, M.Bachand demeure le plus nationaliste.Dans le PLQ d\u2019aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas nécessairement une qualité.M.Moreau ne manque d\u2019ailleurs aucune occasion de rappeler plus ou moins subtilement son passé péquiste.Moins il sera question de constitution durant la course, mieux ce sera pour l\u2019ancien ministre des Pinances.mdavid@ledevoir.com SOMMET SUR LE DEVELOPPEMENT Charest à Delhi en même temps que Lisée GUY TAILLEFER à New Delhi Jean Charest sera en Inde fin janvier à l\u2019occasion du prestigieux Delhi Sustainable Development Summit (DSDS).auquel participera aussi le ministre Jean-Prançois Lisée, qui arrivera vendredi prochain en terre indienne à la tête d\u2019une mission économique d\u2019une durée d\u2019une semaine.Le gouvernement de Pauline Marois le prend de travers, n\u2019appréciant guère le fait que l\u2019ex-premier ministre libéral aille ainsi lui faire de l\u2019ombre.Et M.Lisée et M.Charest prendront la parole devant le DSDS, indique le site Internet du sommet, M.Charest, dont on a appris il y a quelques jours qu\u2019il se joignait au cabinet d\u2019avocats McCarthy Tétrault LLR aurait été personnellement invité au DSDS par son directeur général, le docteur Rajendra K.Pachauri, par ailleurs président du GIEC (Groupe d\u2019experts intergouvememental sur l\u2019évolution du climat), organisme lauréat du prix Nobel de la paix en 2007, conjointement avec l\u2019ancien vice-président américain Al Gore.MM.Charest et Pachauri se connaissent bien.L\u2019ancien gouvernement libéral se faisait JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Charest s\u2019est joint récemment au cabinet d\u2019avocats McCarthy Tétrauit LLP.un devoir, depuis quelques années, de déléguer une présence ministérielle à ce grand forum international sur l\u2019environnement qui existe depuis 2001.M.Charest y était en 2010, à la tête d\u2019une mission économique au cours de laquelle le nouveau Bureau du Québec à Mumbai avait été par ailleurs inauguré.Usine à engrais Hors sommet, M.Charest avait été vertement critiqué par des syndicats de travailleurs indiens pour son refus de mettre fin à l\u2019exportation d\u2019amiante québécois en Inde.Le gouvernement Marois a coupé ses ailes à l\u2019industrie québécoise de l\u2019amiante en arrivant au pouvoir en septembre dernier.En participant au DSDS, Jean-Erançois Lisée, ministre des Relations internationales, de la Eran-cophonie et du Commerce extérieur, poursuit donc une certaine traditiqn.Il fait le voyage en compagnie de sa collègue Elaine Zakaïb, ministre déléguée à la Politique industrielle, qui voudra faire progresser le dossier de nouvelle usine d\u2019engrais dans lequel va s\u2019investir la coopérative indienne IPPCQ à Bécancour, oû la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 a été annoncée en octobre dernier par le gouvernement Marois.Ils atterriront vendredi prochain à Mumbai avec une délégation d\u2019une trentaine de personnes, et passeront par Bhopal et Ahmedabad avant de monter vers la capitale.Le Devoir Le fleurdelisé a 65 ans JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le 65® anniversaire du fieurdeiisé a été souligné en grande pompe lors du traditionnel salut au drapeau dans le salon rouge de l\u2019Assemblée nationale lundi.Devant une centaine d\u2019élèves québécois, la première ministre Pauline Marois a rappelé l\u2019importance de ce symbole identitaire et la nécessité de le porter fièrement.Elle a ajouté que, dorénavant, l\u2019anniversaire serait célébré chaque année, faisant référence au fait que le gouvernement Charest l\u2019avait oublié il y a deux ans, comme l\u2019avait alors relevé Le Devoir.Le Mouvement pational des Québécoises et Québécois (MNQ) avait organisé quelques dizaines d\u2019activités pour l\u2019occasion.A Montréal, le MNQ a notamment distribué des drapeaux fleurdelisés à la place du Canada.Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé remplaçait l\u2019IInion Jack au sommet de la tour centrale du Parlement.Les aires marines en mal de protection Un rapport de la SNAP déplore le manque de volonté politique ALEXANDRE SHIELDS Rapport à l\u2019appui, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) déplore le peu de procès dans l\u2019instauration d\u2019aires marines protégées au pays, alors qu\u2019à peine 1 % du territoire maritime bénéficie de ce statut.L\u2019organisme redoute d\u2019ailleurs que l\u2019engouement pour l\u2019exploitation pétrolière en mer ne freine l\u2019établissement de zones destinées à protéger la biodiversité.Le document en question, intitulé Nos océans sont-ils correctement protégés ?, répond sans hésiter qu\u2019il reste beaucoup à faire dans ce domaine.La SNAP a ainsi recensé, en 2011,12 sites qui pourraient être désignés comme des aires marines protégées.Mais malgré un appel à l\u2019action lancé au gouvernement fédéral, à peu près rien n\u2019a été fait depuis 18 mois.Une situation inacceptable, selon l\u2019organisme, d\u2019autant que le Canada s\u2019est engagé à protéger 10)6 de son territoire marin d\u2019ici 2020.À titre de comparaison, l\u2019Australie protège près de 40% de ses eaux côtières.«Le Canada possède la plus longue côte au monde et il a tous les outils juridiques et scientifiques pour aller de l\u2019avant.Il y a visiblement un problème de volonté», a expliqué lundi Jérôme Spaggiari, coordonnateur en conservation à la SNAP Québec.Il a par la même occasion rappelé que la recherche publique avait été affaiblie en raison des compressions imposées par le gouvernement Harper à Pêches et océans Canada.Exploitation pétrolière Au Québec, certains secteurs attendant toujours une forme de protection.C\u2019est le cas du «banc des Américains», une zone de 1000km^ qui se situe à la pointe de la Gaspé-sie, tout près de la baie de Gaspé.L\u2019entreprise Pétrolia détient des permis d\u2019exploration pétrolière et gazière qui couvrent toute la baie.Une autre zone de lôOOOkm^ qui entoure les îles de la Madeleine fait l\u2019objet d\u2019une étude en vue d\u2019une éventuelle désignation comme aire protégée.Dans les deux cas, les progrès sont lents.«Depuis 15 ans, le golfe du Saint-Laurent, un écosystème unique au monde et fortement menacé, notamment par les projets d\u2019exploitation pétrolière, n\u2019a connu aucune création d\u2019aires marines protégées », a dénoncé Jérôme Spaggiari.Une nouvelle aire au large de la Gaspésie permettrait de protéger des espèces importantes commercialement, mais aussi les mammifères marins qui fréquentent le secteur.Dans le cas des îles de la Madeleine, une aire marine faciliterait la protection de plusieurs espèces au statut précaire.La SNAP craint toutefois que les quelques engagements pris en matière de protection ne soient mis à mal en raison du préjugé favorable d\u2019Qttawa et de Québec envers l\u2019exploitation maritime d\u2019énergies fossiles.«Il est possible que les gouvernements du Québec et du Canada ne souhaitent pas hypothéquer la possibilité d\u2019exploiter ces ressources en raison de la création d\u2019une aire marine protégée», a affirmé M.Spaggiari.r Evaluation attendue Pour le moment, côté québécois, une évaluation environnementale stratégique de l\u2019industrie des hydrocarbures \u2014 couvrant le golfe du Saint-Laurent et la baie des Chaleurs \u2014 a été commandée à la firme Genivar.Son rapport devait être remis au gouvernement à la fin de 2012.Il n\u2019a toujours pas été rendu public.Péquistes, libéraux et caquistes sont favorables à l\u2019exploitation pétrolière en mer, notamment du potentiel gisement de Qld Harry.Appelé à réagir à la diffusion du rapport lundi, le ministre canadien de l\u2019Environnement, Peter Kent, a insisté sur la complexité de mettre en place des aires protégées, un processus qui doit franchir plusieurs étapes.Il a aussi fait valoir que, malgré les efforts consentis par Qttawa, il n\u2019est absolument pas acquis que le Canada parviendra à atteindre son objectif de 10% d\u2019ici la fin de la présente décennie.Le Devoir URANIUM L\u2019heure est au moratoire, soutiennent des écologistes ALEXANDRE ROBILLARD à Québec La table est mise pour un moratoire temporaire sur l\u2019uranium qui permettra une évaluation environnementale complète de cette industrie, croit un regroupement écologiste.Christian Simard, porte-parole de Québec meilleure mine (QMM), a dressé ce constat à la lumière d\u2019une procédure judiciaire intentée la semaine dernière contre le gouvernement par ime entreprise minière.«Ce à quoi on s\u2019attend, et plus tôt que tard, je pense que la table est mise pour ça, c\u2019est un BAPE générique sur l\u2019uranium », a-t-il dit en entrevue lundi.Ressources Strateco a déposé jeudi dernier un recours devant un tribunal pour obbger le ministre de l\u2019Environnement, Yves-Erançois Blanchet, à décider si son projet d\u2019uranium de Matoush, au nord de Chibougamau, peut aller de l\u2019avant.L\u2019entreprise souhaite aussi que la Cour supérieure annule une condition fixée pour la délivrance des autorisations nécessaires à son projet Matoush, soit d\u2019obtenir le consentement des cris de Mistissini.M.Simard, aussi directeur de Nature Québec, considère qu\u2019avec son « activisme juridique », l\u2019entreprise nuit à sa cause.«Je pense que le gouvernement est blindé et je pense qu\u2019il est inattaquable s\u2019il va en évaluation environnementale [générique] », a-t-il dit.Évaluation du BAPE?Selon lui, le Bureau d\u2019audiences publiques en environnement (BAPE) devrait être mandaté pour l\u2019examen complet de la filière de l\u2019uranium et ainsi déterminer s\u2019il faut aller de l\u2019avant avec le projet de Strateco et les autres qui pourraient suivre.QMM, une coalition d\u2019organismes favorables à un moratoire permanent sur l\u2019uranium, croit qu\u2019un moratoire temporaire devrait être instauré durant l\u2019évaluation du BAPE.«Pour faire un BAPE générique correct, ça prend un temps d\u2019arrêt, un moratoire temporaire, a dit M.Simard.Il n\u2019est pas question d\u2019envoyer deux messages contradictoires, c\u2019est-à-dire pendant que le BAPE étudie, on autorise de l\u2019exploration.» L\u2019automne dernier, l\u2019ex-ministre de l\u2019Environnement, Daniel Breton, avait indiqué que la filière de l\u2019uranium devrait être soumis à une évaluation du BAPE.Cette opinion avait suscité des craintes de moratoire dans le secteur minier.Le cabinet de M.Blanchet, qui a succédé en novembre à M.Breton, a déclaré lundi qu\u2019aucune décision n\u2019a été prise.L\u2019attachée de presse Catherine Salvail a affirmé que «plusieurs scénarios font présentement partie des réflexions», que ce s,oit du côté du BAPE ou d\u2019une Evaluation environnementale stratégique sur l\u2019uranium.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE MARDI 22 JANVIER 20IS ACTUALITES Le chef Atleo sera de retour bientôt MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Après une semaine de congé maladie, le chef national de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN) semble s\u2019être remis de la gastroentérite dont il souffrait depuis les Fêtes et il a annoncé lundi qu\u2019il serait de retour à la fin de la semaine.Mais le sort d\u2019une nouvelle rencontre qu\u2019espèrent tenir les leaders autochtones avec le premier ministre et le gouverneur général demeure néanmoins incertain.Shawn Atleo avait annoncé son retrait temporaire de ses fonctions par communiqué, au lendemain d\u2019une première rencontre de chefs autochtones avec Stephen Harper, mais à laquelle David Johnston n\u2019avait pas participé.«Je fais de bons progrès.Je suis emballé de reprendre plus tard cette semaine pleinement mes fonctions en étant revigoré», a indiqué le chef national Shawn Shawn Atleo Atleo, dans un communiqué diffusé lundi.Son porte-parole n\u2019a cependant pas su confirmer si M.AÜeo serait de retour d\u2019ici jeudi, date à laquelle l\u2019APN a convoqué le premier ministre et le gouverneur général à une nouvelle rencontre avec les leaders autochtones du pays.«Pour l\u2019instant, il n\u2019y a pas de date officielle pour le retour du chef national», a-t-on indiqué à son bureau.Le sort d\u2019une telle réunion demeure toutefois incertain, d\u2019autant plus que les bureaux de Stephen Harper et David Johnston ont indiqué que les deux hommes avaient déjà rencontré les chefs des Premières Nations, séparément, le 11 janvier dernier.Appel à l\u2019unité Dans sa missive, publiée sur le site de l\u2019APN, le chef national AÜeo a par, ailleurs appelé les chefs autochtones à se rallier.A la suite de sa rencontre avec M.Harper, certains leaders avaient menacé M.AÜeo, dans les médias, d\u2019un vote de censure en l\u2019accusant de ne pas avoir respecté la volonté de l\u2019Assemblée.11 semble que M.AÜeo ait senü le besoin de lancer un appel au calme.«Il est important que nous restions unis derrière ces demandes [faites à Ottawa il y a dix jours] [.] Certains ont critiqué le processus, et critiqué nos structures de prises de décision.Elles ne sont pas parfaites.Certains témoignent du passé colonial que nous avons rejeté.Elles peuvent être améliorées et c\u2019est une discussion que l\u2019on doit avoir», a plaidé le chef naüonal.Le Devoir ACCÈS À L\u2019INFORMATION McGill: des étudiants nourris par l\u2019esprit de veugeance ?MARIE-MICHÈLE SIOUI e torchon brûle entre l\u2019Université McGill et certains de ses étudiants, qu\u2019elle soupçonne \u2019avoir coordonné un acte de vengeance en l\u2019inon-ant de demandes d\u2019accès à l\u2019informaüon.Les sommes débloquées pour recruter un nouveau principal, les frais de déplacement des administrateurs et le contenu du réfrigérateur de la direction sont autant d\u2019informations que 14 étudiants désormais fichés dans une motion déposée à la Commission d\u2019accès à l\u2019information (CJÛ) ont souhaité obtenir.Le 7 décembre, McGill a demandé à la CAI l\u2019autorisation de refuser de traiter certaines demandes d\u2019accès, qu\u2019elle juge trop nombreuses et systématiques.En 2011, le nombre de demandes était de 37; en 2012, il est passé à 170.Olivier Marcil, vice-principal aux affaires externes à McGill, affirme avoir observé une
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