Le devoir, 18 avril 2013, Cahier A
[" Gare au privé en santé, prévient TAQESSS Page A 3 4 milliards par an pour une « rente longévité » ¦\tLes propositions du comité D\u2019Amours Page B i ¦\tLes réactions Page B 5 ¦\tL\u2019éditorial de Jean-Robert Sansfaçon Page A 8 ¦\tL\u2019analyse de Gérard Bérubé Page B i -?w w w .1 e (1 e V 0 i r.c o m ?- LE DEVOIR Vol.C I V N° 8 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 AVRIL 2013 1,0 9 TAXES = 1,25 Pierre Karl Péladeau présidera Hydro-Québec Le magnat des communications a offert ses services, que Pauline Marois s\u2019est empressée d\u2019accepter ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La première ministre Pauline Marois a choisi le magnat des communications Pierre Karl Péladeau pour présider le conseil d\u2019administration d\u2019Hydro-Québec.Il entrera en fonction le 15 mai prochain.«C'est M.Péladeau qui m'a approchée pour me dire qu'il était intéressé à servir, et c'est moi qui ai décidé, avec la ministre des Ressources naturelles, de lui offrir cette fonction», a indiqué Pauline Marois à Tissue d\u2019une réunion matinale du conseil des ministres mercredi.Aucun autre candidat n\u2019était en lice.«M.Péladeau est un homme de grande envergure qui a dirigé une grande entreprise.C'est un entrepreneur aguerri», a déclaré la première ministre.Elle a expliqué qu\u2019Hydro-Québec peut participer davantage au développement économique du Québec grâce à une «utilisation intelligente» de ses surplus d\u2019électricité pour l\u2019électrification des transports.Hydro-Québec doit aussi reprendre ses activités à l\u2019étranger, qu\u2019elle avait délaissées.«Donc, tout autant de défis que M.Péladeau pourra sûrement relever avec le brio qu'on lui connaît.Il a un mandat, comme tous les présidents de sociétés d'Etat, d'efficience », a ajouté Pauline Marois.Agé de 51 ans, Pierre Karl Péladeau a annoncé à la mi-mars qu\u2019il quitterait ses fonctions VOIR PAGE A 10 : PÉLADEAU Aujourd\u2019hui États-Unis > Compromis sur ies armes rejeté.La réforme des lois sur les armes promue par Barack Obama a déjà du plomb dans l\u2019aile, l\u2019une des principales mesures ayant été battue au Sénat.Page B 7 Corruption > SNC-Lavaiin sur ia iiste noire.La Banque mondiale ne permettra plus à la firme d\u2019ingénieurs québécoise de soumissionner sur ses projets au cours des 10 prochaines années en raison d\u2019allégations de corruption.Page B 3 7\t.w- .- w.__\t, Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B8 B4 B6 B6 B4 B5 Frank Zampino c.La commission Charbonneau JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le passage de Frank Zampino devant la commission Charbonneau était très attendu.L\u2019ancien président du comité exécutif de Montréal s\u2019en est pris à la procureure en chef, Sonia Lebel, dès la première journée de son témoignage.Devine qui vient à la noce ?Maire de Saint-Léonard, l\u2019ancien homme fort de Montréal a assisté à un mariage unissant les familles Cotroni et Di Maulo BRIAN MYLES ex-président du comité exécutif Frank < Zampino a assisté à un mariage du clan Cotroni et a déjà sollicité le caïd Jimmy Di Maulo pour son financement électoral, mais il «prend offense» des questions de la commission Charbonneau au sujet de ses liaisons dangereuses avec la mafia.La procureure en chef, Sonia LeBel, ne fera pas de cadeaux à l\u2019homme décrit comme le plus haut responsable politique de la collusion à Thôtel de ville.Et M.Zampino compte bien lui rendre la monnaie de sa pièce.Dépeint comme le véritable patron à Thôtel de ville, M.Zampino n\u2019a rien perdu de sa superbe.Il s\u2019est lancé dans une charge à fond de train contre les méthodes de travail de la commission Charbonneau, qui a présenté une liste de 1808 appels faits entre lui et Bernard Trépanier, le financier occulte d\u2019Union Montréal.Selon le témoignage des membres du cartel des ingénieurs, MM.Zampino et Trépanier étaient à la tête du système de répartition des contrats entre les firmes de génie-conseil, en échange de ristournes à Union Montréal.VOIR PAGE A 10 : ZAMPINO Montréal est obligée de fermer les yeux L\u2019administration municipale accorde des contrats à des firmes « suspectes » MARCO EORTIER La Ville de Montréal vient d\u2019accorder trois contrats totalisant 956 000 $ à Génivar et à Dessau, des firmes de génie-conseil citées à la commission Charbonneau pour collusion et financement illégal de partis politiques.Il faudra s\u2019y faire : malgré la volonté du gouvernement Marois et des villes de «faire le ménage» dans l\u2019attribution des contrats, des firmes ayant pris part à la collusion et à la corruption dans l\u2019industrie de la construction continuent de brasser des affaires.En privé, des membres de la coalition au pouvoir à THô-tel de Ville reconnaissent que le moindre contrat d\u2019infrastructures peut devenir un casse-tête éthique pour les élus.Les entreprises «propres» capables d\u2019exécuter de grands travaux se font rares, soulignent-ils.Mercredi, l\u2019administration du maire Michael Apple-baum a ainsi fermé les yeux sur les manquements à l\u2019éthique avoués par Génivar et Dessau et leur a accordé des contrats en faisant valoir «l'urgence» d\u2019agir.C\u2019était une sorte de répétition de l\u2019histoire rocambolesque du contrat de 5,2 millions pour remplir les nids-de-poule, accordé il y a deux semaines à des fournisseurs entachés sur le plan éthique.Génivar, qui change de nom pour s\u2019appeler désormais WSP, a obtenu mercredi un contrat de près de 750000$ pour préparer les plans et devis en vue des appels d\u2019offres de deux centres de compostage municipaux.L\u2019entreprise a VOIR PAGE A 10 : MONTRÉAL Génivar et Dessau, dont les noms ont été souvent cités devant la commission Charbonneau, viennent d\u2019obtenir des contrats totalisant 956000$ Détectives 2.0, ou le retour du goudron et des plumes ?Des internautes tentent de démasquer le ou les coupables de l\u2019attentat de Boston EABIEN DEGLISE ^ appel a été en- LJ tendu, mais sans doute un peu trop.M La demande for-r melle faite au public de partager photos, vidéos ou autres indices avec le FBI, afin de mettre la main au collet du ou des auteurs du double attentat à la bombe du marathon de Boston au début de la semaine, a fait apparaître dans les univers numériques une kyrielle d\u2019enquêteurs amateurs qui cherchent désormais à mettre la force du nombre, de la diversité, des talents multiples et surtout du réseau au service de la vérité et de Tidentification d\u2019un coupable.Depuis plus de 48 heures, en effet, une enquête parallèle s\u2019est mise en branle en format 2.0 sur ce mode participatif et collaboratif que le présent aime bien lustrer.Le tout avec méthode, émotion induite par l\u2019odieux de l\u2019attaque, mais non sans risques de dérives, préviennent toutefois quelques spécialistes.«La logique collaborative que permettent les réseaux sociaux peut donner des résultats intéressants dans les champs de la construction du savoir ou de VOIR PAGE A 10 : BOSTON Lire aussi > L\u2019enquête se poursuit.À Boston, un représentant des forces de Tordre a affirmé qu\u2019une arrestation était imminente, ce qu\u2019ont nié les autorités.Page 4 # REDDITvEIND BOSTON BOMBERS Sur la Toile, des internautes s\u2019improvisent détectives, mettant en commun informations et photos, à la recherche du ou des coupables de l\u2019attentat.77831302832416 A2 LE DEVOIR LE JEUDI 18 AVRIL 2013 ACTUALITES COMITE SUR LE FRANÇAIS Le NPD veut forcer Paradis à s\u2019expliquer GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le rapport déposé le 8 mars par le ministre Christian Paradis et qui concluait que le français se porte bien dans les entreprises de compétence fédérale au Québec n\u2019a pas satisfait le Nouveau Parti démocratique.L\u2019opposition déposera vendredi une motion exigeant que la méthodologie du rapport soit dévoilée.Le geste est plutôt symbolique, puisque les conservateurs sont majoritaires au sein du Comité parlementaire des ressources humaines.Mais, selon le député néodémocrate Robert Aubin, il s\u2019agit de «comprendre comment le comité en est arrivé aux conclusions que souhaitait le ministre.Si l\u2019étude est sérieuse, les conservateurs ne devraient pas craindre de rendre publics ces éléments», a-t-il indiqué au Devoir mercredi.A l\u2019automne 2011, Christian Paradis avait annoncé la création d\u2019un comité chargé d\u2019étudier l\u2019état du français dans les banques et les autres entreprises non assujettis à la loi 101.Promis pour Noel 2011, le rapport du comité n\u2019a été livré que 15 mois plus tard.Entre-temps, le mandat précis du comité n\u2019a jamais été dévoilé, non plus que la composition du comité.Trois sous-ministres ont finalement fait le travail en examinant notamment le recensement de 2006 ainsi qu\u2019une étude de l\u2019Office québécois de la langue française publiée en 2012.Le Devoir Justin Trudeau, cible privilégiée HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa L; e chef libéral Justin Trudeau a essuyé une nouvelle salve d\u2019attaques mercredi, cette fois pour avoir suggéré qu\u2019il fallait tenter de cerner le sentiment d\u2019aliénation qui pousse les terroristes à agir.Quant aux publicités conservatrices le visant, c\u2019est au tour des enseignants d\u2019art dramatique de les condamner.Mardi soir, en entrevue avec CBC, M.Trudeau a déclaré que les explosions au marathon de Boston sont survenues «parce que quelqu\u2019un se sent complètement exclu.Complètement en guerre avec des innocents.En guerre contre la société.Et notre approche doit consister à se demander d\u2019où proviennent ces tensions.Oui, nous devons répondre et offrir de la sécurité.Mais nous devons aussi nous assurer, en chemin, que nous n\u2019exacerbons pas une culture de peur et de méfiance, car cela contribue à marginaliser encore plus ceux qui se sentent déjà comme des ennemis de la société.» La réponse du premier ministre Stephen Harper, qui se trouvait à Lx)ndres, ne s\u2019est pas fait attendre mercredi.«Quand on voit ce genre de geste, ce genre d\u2019acte de violence, on ne s\u2019assoit pas pour essayer de le rationaliser ou d\u2019y trouver des causes profondes.On le condamne catégoriquement et on traite les responsables le plus sévèrement possible.» En fin de journée, M.Trudeau a brièvement rétorqué qu\u2019il «espère vraiment que Stephen Harper reconsidérera la mesure dans laquelle il est prêt à attaquer les gens et à politiser les enjeux».Les publicités négatives Cette politisation, qui s\u2019est soldée par des publicités sou- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des militants indépendantistes ont investi mercredi les bureaux montréalais du nouveau chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau.Armés de casseroles, les membres du réseau Cap sur l\u2019indépendance ont dénoncé les propos du député à la suite des récentes révélations concernant le rapatriement de la Constitution de 1982.La semaine dernière, Justin Trudeau a affirmé qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de «sombrer dans de vieilles chicanes», ajoutant que les Québécois ne s\u2019intéressaient plus à cette question.tenant que M.Trudeau ne pourrait pas diriger le Canada parce qu\u2019il n\u2019a été «que» professeur d\u2019art dramatique, a aussi été condamnée par les enseignants de la scène, notamment l\u2019Association théâtre éducation du Québec.«On était vraiment choqués», résume la présidente Geneviève Lanoue en parlant de son conseil d\u2019administration et de ses collègues.«J\u2019ai trouvé que ça ridiculisait notre formation universitaire et notre profession.» Elle rappelle que les enseignants doivent coordonner le travail des élèves-comédiens.Le débat sur l\u2019art public à Montréal n\u2019a jamais été aussi intense à Montréal que lorsque des propositions ont été faites de déplacer des œuvres d\u2019art connues : notamment La Joute, de Riopelle et plus récemment L\u2019homme de Colder.Comment réussir un déplacement d\u2019œuvre?Comment améliorer la collection montréalaise de l\u2019art public, qui contient 225 œuvres, autrement qu\u2019en relocalisant des morceaux prestigieux ?ubi ANIMATION INVITES Antoine ® Marcel ROBITAILLE J CÔTÉ Editorialiste et Economiste responsable des ^ i débats d\u2019idees iau Devoir ^ Sarah\tMarie-Claude p François W.gCROTEAU P |greiche Historienne isde l\u2019art IMCCUTCHEON \u2018gî LANGEVIN ^ Chercheuse, ^ M.A.en etude ^ Maire de 3 des arts à \"I IGAN/I ^Rosemont-La ^ Petite-Patrie QUAND?COMBIEN?Au CCA, (Centre Canadien d\u2019Architecture) 1920, rue Baile, Montréal Lundi 22 AVRIL 19 h Les billets seront disponibles à la porte, mais nous vous invitons à réserver vos places par notre formulaire de réservation en ligne à l\u2019adresse suivante .\twww.ledevoir.com/reservation Le Devoir poursuit sa série de débats publics à Québec et à Montréal intitulée LE DEVOIR DE DÉBATTRE en lien avec des questions qui ont été traitées dans les pages «Idées», «Philo» et «Science» du quotidien.Quatre invités échangent pendant une heure.S\u2019ajouteront 30 minutes de questions du public.LE DEVOIR Libre de penser Avec I aimable collaboration du CCA de l\u2019équipe technique et des scénographes pour monter une pièce.«Il faut toujours négocier.Alors, au contraire, ça exige beaucoup de leadership.» Le Conseil ontarien des professeurs de théâtre et de danse (CODE), lui, «s\u2019indigne de la connotation négative des commentaires faits».«Suggérer que ceux qui enseignent le théâtre ne sont pas qualifiés pour diriger ou qu\u2019ils sont de moindre valeur que ceux qui dirigent démontre une ignorance quant à la valeur de l\u2019art dramatique dans le développement des jeunes», écrit la présidente, Brooke Charlebois.Le Devoir Justin Trudeau irrite Québec A la veille d\u2019une visite officielle â Québec, Justin Trudeau a tenu des propos qui risquent d\u2019irriter le gouvernement pé-quiste en place.Le chef fraîchement élu des libéraux fédéraux avait choisi d\u2019amorcer son tout premier caucus â titre de chef libéral en faisant l\u2019apologie de la Charte canadienne des droits et libertés, l\u2019un des héritages de son père, Pierre Elliott Trudeau.M.Trudeau a ensuite laissé entendre que la raison pour laquelle Québec n\u2019avait pas signé la Constitution de 1982 était que son premier ministre de l\u2019époque \u2014 René Lévesque \u2014 était souverainiste.Sa vision de l\u2019histoire s\u2019est immédiatement heurtée â celle du gouvernement de Pauline Marois.« C\u2019est faire preuve d\u2019une arrogance et d\u2019un mépris envers tous les Québécois», a critiqué le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Alexandre Cloutier.Il a rappelé qu\u2019aucun des premiers ministres qui ont suivi M.Lévesque, y compris les fédéralistes, n\u2019a voulu signer la Constitution.Il a évoqué la «nuit des longs couteaux», qualifiant l\u2019événement de «moment sombre».«M.Trudeau devrait admettre les gestes graves en violation de principes démocratiques posés par son père et devrait s\u2019excuser de faire preuve d\u2019un tel mépris de l\u2019histoire du Québec», a tranché M.Cloutier.M.Trudeau doit rencontrer le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, et celui de la Coalition avenir Québec (CAQ), Erançois Legault, jeudi.L\u2019agenda de la première ministre Pauline Marois n\u2019était toutefois pas compatible avec le sien.La Presse canadienne BRUNCH-CONFERENCE SUR LE DROIT DE LA COPROPRIÉTÉ Dimanche le 21 Avril 2013 à llhOO Centre Athlétique Midtown (Le Sanctuaire) 6105 Ave du Boisé, Montréal \u2022 Les vices-cachés en immobilier par Bruno Bourdelin Les Syndicats de copropriété par Karine Cloutier-Lépine \u2022 Réservez vos places 20,00 $ Demandez Lucie St-Louis 514-277-1175 25,00 $ à l'entrée www.fisetlegal.com [ FISET légal ] cabinet d\u2019avocats CONSEILLERS EN DROITS IMMOBILIER, CONSTRUCTION ET COPROPRIÉTÉ Que savait lePQ au sujet de Duthel ?L\u2019opposition parle d\u2019« informations privilégiées » sur les poursuites à son sujet JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Après avoir passé la journée de mardi â justifier la nomination controversée de Jean-Yves Duthel â la tête d\u2019investissement Québec, le gouvernement péquiste a dû se défendre mercredi d\u2019avoir été en possession d\u2019informations privilégiées â son sujet.«Deux ministres du gouvernement se sont vantés de savoir que les poursuites contre M.Duthel allaient être abandonnées, alors que les procédures sont en cours devant les tribunaux, a clamé le porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de justice, Gilles Ouimet, lors de la période de questions mercredi.Est-ce que le ministre peut nous expliquer comment deux ministres du gouvernement ont des informations privilégiées quant aux poursuites pénales menées par le DGE qui est indépendant du gouvernement?» Mardi soir, la ministre responsable de la Politique industrielle et de la Banque de développement économique du Québec, Elaine Zakaib, avait affirmé â un journaliste du Journal de Québec que «les accusations seraient supposément retirées» d\u2019ici le début du mandat de Jean-Yves Duthel en mai.Plus tôt dans la journée, le ministre des Relations internationales, Jean-Erançois Usée, avait lui aussi répondu que «c\u2019est réglé du côté de la justice».C\u2019est sur la base de cette affirmation que des membres (Ju cabinet de la ministre Elaine Zakaib en sont venus â une «conclusion très préliminaire» que les accusations allaient être retirées, s\u2019est défendue la ministre, ajoutant qu\u2019elle avait transmis une information qu\u2019elle n\u2019avait pas validée au préalable.«Mais moi, je peux vous assurer que jamais je n\u2019ai parlé au DGE, je n\u2019ai pas l\u2019intention de le faire et je ne le ferai jamais pour aucune considération.Et il n\u2019y a personne de mon cabinet \u2014 j\u2019ai vérifié \u2014 qui a parlé au DGE.» Devant les journalistes, Jean-Erançois Lisée a lui aussi dû s\u2019expliquer.Il a soutenu que Jean-Yves Duthel avait postulé dans le réseau des délégations â son ministère avant d\u2019être nommé chez Investissement Québec.«A cette étape précédente, j\u2019avais été informé par personnes interposées qu\u2019il y avait cette question du DGE, mais on m\u2019avait dit, selon une information venant de M.Duthel, que ça allait être réglé.» Le 30 avril Au bureau du DGE, on affirme qu\u2019il n\u2019a jamais été question de retirer les accusations et que les audiences se tiendront comme prévu le 30 avril pour déterminer la date du procès.Le porte-parole de l\u2019organisation.Cari Charest, précise par ailleurs que seul le Directeur général des élections a le pouvoir de lever des accusations.Rappelons que Jean-Yves Duthel fait face â des accusations pour avoir remis la somme de 500$ â Erançois Morin en échangç d\u2019une contribution au parti Equipe Harel-Vision Montréal, contrevenant ainsi â la Loi sur les élections.Jean-Yves Duthel, joint par Le Devoir et visiblement mal â l\u2019aise de se retrouver au centre de cette controverse, s\u2019est refusé â faire tout commentaire.De son côté, disant suivre avec intérêt les démêlés judiciaires de son nouveau démarcheur.Investissement Québec a laissé entendre que son départ pour Berlin, prévu pour la mimai, pourrait être remis â plus tard «si la cause est reportée» au-delâ du 30 avril.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 18 AVRIL 20IS A3 ACTUALITES La motion de miel Michel é David Le nouveau chef du PLQ, Philippe Couil-lard, a été très clair : son parti ne se laissera pas entraîner dans « une stratégie d\u2019affrontement délibéré» avec Ottawa destiné à faire mousser le projet souverainiste.La motion présentée mardi par le gouvernement Marois pour forcer le gouvernement Harper à ouvrir les archives fédérales concernant le rapatriement de la Constitution, de même que la déclaration de la première ministre, étaient rédigées dans des termes si conciliants, pour ne pas dire mielleux, qu\u2019il n\u2019était cependant pas possible pour les partis d\u2019opposition de s\u2019en dissocier sans être taxés de paranoïa ou de mauvaise foi, mais M.Couillard se doute bien qu\u2019il s\u2019agit simplement M.Couillard\td\u2019une première étape.En cherchant d entree de se doute bien\tjeu à minimiser l\u2019impact des ,\t,\trévélations de l\u2019historien QU il S agit\tFrédéric Bastien sur le rôle cimnlpmpnt\tî^ué par l\u2019aucieu juge en chef Simplement\tg^prême.Bora Laskin, avant d\u2019être brutalement rappelé à l\u2019ordre par première\tLucien Bouchard, François ,\tLegault a sans doute démon- 6tape\ttré une myopie historique désolante, mais il a séjourné trop longtemps au PQ pour se méprendre sur les véritables intentions du gouvernement.Le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Alexandre Cloutier, également responsable de la « gouvernance souverainiste », n\u2019a d\u2019ailleurs pas caché que d\u2019autres initiatives étaient envisagées dans l\u2019hjqjothèse hautement probable où Ottawa ferait la sourde oreille à la requête de l\u2019Assemblée nationale.On n\u2019attire pas les mouches avec du vinaigre.Le gouvernement Bouchard avait subi une déconfiture spectaculaire quand il avait tenté d\u2019entraîner le PLQ dans sa croisade contre la Loi sur la clarté.Avec le sens du dramatique qui le caractérisait, le premier ministre avait réquisitionné les ondes pour dénoncer cette violation du sacro-saint droit à l\u2019autodétermination des Québécois et annoncer le dépôt d\u2019un projet de loi appelé à devenir rien de moins qu\u2019une «Charte de nos droits politiques collectifs».Le député libéral de Papineau, Norman McMillan, avait résumé la pensée de ses collègues avec son franc-parler habituel : « C\u2019est un projet de loi séparatiste.Ils sont encore en train de nous fourrer.» Le gouvernement avait eu beau réécrire son projet de loi sur « l\u2019exercice des droits fondamentaux e,t des prérogatives du peuple québécois et de l\u2019État du Québec » afin de le rendre acceptable pour les libéraux, cela avait été peine perdue.Les députés libéraux qui siègent actuellement à l\u2019Assemblée nationale partagent sans aucun doute la méfiance de leur ancien collègue de Papineau, même s\u2019ils ne l\u2019expriment pas aussi crûment.Ils devront cependant être conséquents avec la motion en faveur de laquelle ils ont voté si le gouvernement Harper refuse d\u2019obtempérer.Si, dans un deuxième temps, le PQ tentait de mobiliser la société civile, il deviendrait délicat pour les libéraux et la CAQ de descendre du train en criant à r« astuce».Clairement, le gouvernement Harper n\u2019a pas été très impressionné par la motion de l\u2019Assemblée nationale et ce n\u2019est certainement pas le nouveau chef de l\u2019opposition officielle à la Chambre des communes, Justin Trudeau, qui va le talonner sur cette question.Le chef libéral aurait intérêt à nuancer la vision unidimensionnelle du Québec qu\u2019il a héritée de son père.Même si les souverainistes sont minoritaires à l\u2019Assemblée nationale, il semble n\u2019y voir qu\u2019un repère de séparatistes.La situation est plus délicate pour le chef du NPD, Thomas Mulcair, qui doit ménager sa base québécoise sans être accusé au Canada anglais de pactiser avec le diable.Manifestement, il ne demanderait pas mieux que de voir la Cour suprême régler la question elle-même.Rien n\u2019assure que cette enquête maison mettra fin au débat.Dans cette affaire, la Cour suprême est à la fois juge et partie.A moins que tous les documents pertinents ne soient rendus pubbcs, un doute subsistera inévitablement dans l\u2019esprit de plusieurs.Ceux qui choisiront d\u2019accepter sa version des faits seront accusés de cautionner toute l\u2019opération du rapatriement.Peu importe ce qui s\u2019est réellement passé, la Cour suprême n\u2019en arrivera certainement pas à la conclusion que les indiscrétions de son juge en chef étaient graves au point de remettre en question la légitimité du rapatriement.Elle pourrait néanmoins donner un coup de pouce à Philippe Couillard si elle émettait un regret susceptible de donner un peu de mauvaise conscience au Canada anglais.Au Québec, la certitude de l\u2019impossibilité de rouvrir le dossier constitutionnel a si bien pénétré les esprits que le moindre signe d\u2019ouverture pourrait être accueilli comme une grande nouvelle.Cela ne déboucherait peut-être sur rien de concret, mais le chef du PLQ pourrait au moins dire que le fruit commence à mûrir.mdavid@ledevoir.com ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Diane Lavallée est la nouvelle directrice générale de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux.«Apprécions ce que nous avons et ne glissons pas tranquillement Ivers le privé] sous prétexte que le contexte financier est difficile», avertit-elle.DIANE LAVALLÉE AU DEVOIR Gare à la tentation du privé en santé La nouvelle directrice de l\u2019AQESSS n\u2019y voit d\u2019avantages ni pour les patients ni pour les finances publiques AMELIE DAOUST-BOISVERT Des compressions importantes jumelées à un accroissement de la part du privé en santé risquent de mettre les soins à mal sans alléger la facture pour le trésor public, avertit la nouvelle directrice générale de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Diane Lavallée.Pour celle qui succède à Lise Denis, la tentation du privé est risquée.Pour les patients d\u2019abord, qui pourraient avoir à payer davantage.Mais aussi pour les finances publiques.«On peut perdre le contrôle sur les coûts, et là, il y a un problème.Apprécions ce que nous avons et ne glissons pas tranquillement [vers le privé] sous prétexte que le contexte financier est difficile», avertit-elle dans sa première longue entrevue livrée dans le cadre de ses nouvelles fonctions.L\u2019assurance autonomie que compte présenter le ministre Réjean Hébert doit faire la part belle au pubbc, soutient-elle du même souffle, alors que certains pourraient y voir un marché.«J\u2019ose espérer qu\u2019on maintiendra un système public fort, y compris dans la communauté.Si migrer vers les soins à domicile fait en sorte qu\u2019on accentue la prestation privée et qu\u2019on s\u2019expose à une augmentation des coûts, je pense qu\u2019on passe à côté.Soyons prudents.» Infirmière de formation, M\u201c® Lavallée fut curatrice publique, présidente du Conseil du statut de la femme et présidente du plus grand syndicat infirmier, la FIQ, entre autres.Dérives financières.et bons coups M\u201c® Lavallée arrive en poste dans un contexte délicat: la machine de l\u2019optimisation est en marche un peu partout dans le réseau, non sans frictions.Qutre le CUSM qui doit trou- Faire plus de place aux infirmières L\u2019apport des infirmières dans le réseau préoccupe particulièrement Diane Lavallée.En ce qui concerne la formation universitaire obligatoire, elle craint qu\u2019on accentue la pénurie en région.Elle demande également quelle sera la place des infirmières auxiliaires et s\u2019il n\u2019y aurait pas lieu de rehausser également leur formation pour exiger un diplôme collégial.L\u2019AQESSS siège au comité ministériel qui se penche sur ce dossier, mais M\u201c® Lavallée déplore que ses questions demeurent sans réponse.Par ailleurs, elle abonde dans le sens de l\u2019Qrdre des infirmières, qui demande plus d\u2019autonomie pour ses membres.Non seulement les infirmières sont-elles formées pour assumer davantage de responsabilités, estime la directrice générale de l\u2019AQESSS, mais cela permettrait d\u2019accélérer certains services.à moindre coût.ver 50 millions à la suite d\u2019un dérapage financier qui a «ébranlé tout le réseau», chaque étabbsse-ment jongle avec les cibles éta-bbes par Québec: la commande atteint 636 millions depuis 2010.Pour M\u201c® Lavallée, le citron a donné presque tout son jus : bientôt, Québec devra faire des choix difficiles, dit-elle.Le panier de services publics pourrait devoir être amputé.«Les premières couches sont plus faciles à enlever.Mais ce que j\u2019entends, c\u2019est que s\u2019il y a d\u2019autres vagues de compressions, l\u2019an prochain, il y aura des choix à faire», expbque-t-elle.Et c\u2019est Québec qui devra indiquer ces choix, ajoute-t-elle, pas les étabbssements.M\u201c® Lavallée se présente comme une leader optimiste.Pour contrer le cynisme, d\u2019ailleurs, l\u2019AQESSS souhaite mettre en avant les «bons coups» du réseau.Un site Web recense désormais ces histoires positives, lesquelles devraient inspirer les établissements entre eux.«Je comprends qu\u2019on mette l\u2019éclairage sur les situations malheureuses, car on gère des deniers publics et on a intérêt à bien les gérer.Mais pour une histoire négative, il y a plusieurs histoires à succès ! » D\u2019autres dossiers prioritaires Ne figure plus au haut de la liste des priorités que la ques- tion du financement à l\u2019activité, une demande historique de l\u2019AQESSS.Pour M\u201d« Lavallée, ça reste un dossier important, mais elle embrasse les réserves exprimées par Réjean Hébert.«Pour lui, ce n\u2019est pas miraculeux et ça entraîne des dérives.Au bout du compte, ça n\u2019augmente pas l\u2019argent disponible: c\u2019est la même tarte!», expbque-t-elle, consciente également que les établissements pourraient prioriser certaines activités «payantes», en rupture avec les besoins de la population et les priorités nationales.« C\u2019est un dossier qui est cher à l\u2019AQESSS et on va y aller avec des projets circonscrits» en chirurgie et en obstétrique, dit M\u201c® Lavallée.Figure aussi à sa bste de priorités le rehaussement de la rémunération des cadres du réseau.Elle concède que ces demandes pourraient souffrir d\u2019un déficit de popularité.L\u2019échelle salariale des cadres a échappé à l\u2019exercice d\u2019équité salariale.«Certains gestionnaires sont moins bien payés que les employés qu\u2019ils supervisent.On pense que ça mérite un certain rééquilibrage», justifie M\u201c® Lavallée.Selon elle, cet exercice est crucial pour le recrutement des 5000 cadres dont le réseau aura besoin dans les cinq prochaines aimées.Le Devoir PROJET DE LOI 14 Pas de priorité aux anglophones, disent les cégeps LISA-MARIE GERVAIS Donner la priorité d\u2019admission aux anglophones dans les cégeps anglophones est discriminatoire, ont fait valoir les cégeps hier lors des audiences dans le cadre du projet de loi 14 modifiant la Charte de la lan^e française.« [Le projet de loi] restreint la capacité d\u2019un jeune adulte d\u2019avoir accès à un programme de son choix dans un collège de son choix.C\u2019est de la discrimination sur une base linguistique», a soutenu Richard Filion, directeur général du collège Dawson, le plus gros cégep anglophone de la province.Pour lui, il serait «dommageable» d\u2019obliger les cégeps anglophones à privilégier les candidatures des étudiants anglophones par rapport à celles des francophones, et ce, même si ces derniers ont de meilleures notes.«Pour un anglo, on envoie le message que, peu importe son rendement scolaire, il a sa place réservée, ce qui est contre-productif Et au franco, on dit: dommage, mais tu devras trouver d\u2019autres moyens pour parfaire ton anglais, en cours privés ou en immersion ailleurs, ce que la classe moyenne ne pourra pas se permettre», a-t-il expbqué.Et comment déterminer qu\u2019un candidat est de langue anglaise ?s\u2019interroge-t-on dans le mémoire déposé par la Fédération des cégeps.«S\u2019agit-il de personnes qui sont diplômées d\u2019une école secondaire d\u2019une commission scolaire anglophone québécoise ?Doit-on y inclure «le client de langue anglaise» ayant fait ses études secondaires dans une école d\u2019une commission scolaire francophone ?Et que fait-on des candidats provenant d\u2019une autre province canadienne ou venant d\u2019un pays anglophone ?» Et si Montréal s\u2019anglicise, ce ne sont certainement pas les cégeps qui contribuent à ça, rappelle pour sa part le président de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, en pointant plutôt le marché du travail.Selon Statistique Canada, le pourcentage d\u2019allophones fréquentant des cégeps francophones a augmenté significativement (13 points de pourcentage) au cours des 15 dernières années tandis que la proportion de francophones fréquentant des cégeps anglophones est demeurée stable ces dernières années, oscillant autour de 5%.«Il n\u2019y a pas péril en la demeure», note M.Beauchesne.N\u2019empêche, il dit comprendre les préoccupations péquistes de vouloir rehausser le français et la nécessité pour les étudiants d\u2019avoir les compétences suffisantes pour entrer sur le marché du travail.«On le sait que plusieurs étudiants anglophones sortent de Dawson et Vanier et vont travailler directement sur le marché du travail en anglais, sans bien maîtriser le français.On va travailler là-dessus», souligne-t-il, avec une offre de cours dans le domaine d\u2019étude en langue seconde.Le Devoir Des critiques de droits Bien qu\u2019il soit légitime de vouloir protéger la langue française, l\u2019ajout d\u2019un «considérant» dans le préambule de la Charte des droits et libertés de la personne pour afbrmer le statut officiel de la langue française au Québec n\u2019y a pas sa place, car il ne s\u2019agit pas d\u2019un «droit de la personne» et cela risque d\u2019entraîner une confusion juridique.VoUà l\u2019une des critiques du projet de loi 14 faites mercredi par les représentants de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en commission parlementaire.Les dispositions de la Charte de la langue française lui paraissent suffire amplement pour créer un pan de protection juridique.L\u2019ajout d\u2019un article 3.1 à la même Charte des droits protégeant le «droit de vivre et de travailler en français» ne devrait pas non plus être ajouté à la (Jharte des droits, estime la Commission, car il ne constitue pas un droit fondamental inhérent à la personne comme le droit à la vie, le droit à la dignité ou à la sécurité, par exemple.Il a donc plutôt sa place lui aussi dans la Charte de la langue française, a expbqué le président de la Commission, Gaétan Cousineau.Toutefois, l\u2019insertion d\u2019un article qui garantirait aux nouveaux arrivants le droit d\u2019apprendre le français et de bénéficier de mesures d\u2019intégration a été très bien accueilbe.Marie-Andrée Chouinard Encore deux ans avant de chiffrer le déficit d\u2019entretien des infrastructures JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Incapable de chiffrer le déficit d\u2019entretien des infrastructures malgré les milliards investis, et ce, cinq ans après l\u2019adoption de la Loi favorisant le maintien et le renouvellement des infrastructures, le Secrétariat du Conseil du trésor annonce qu\u2019il faudra encore deux ans avant d\u2019avob un portrait détaillé de la situation.«En gros, je vous dirais, nous avons un gros deux ans de travail qui nous attend.Normalement, sur cette base-là, on devrait être en mesure de fournir un portrait très détaillé de l\u2019état de nos infrastructures et du plan d\u2019action par la suite, qui va être suivi par les différents ministères.» Sous l\u2019œil incrédule des députés, le sous- ministre au Secrétariat du Conseil du trésor, Yves Quellet, a admis en commission parlementaire qu\u2019il n\u2019avait aucune idée des investissements qui seraient nécessaires dans les prochaines années afin de remettre en état les infrastructures des grands ministères que sont les ministères de la Santé ef des Services sociaux, du Transport, de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport et de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, des Sciences et de la Technologie.«Deux ans, ça peut paraître long, mais c\u2019est du travail qui est très complexe», s\u2019est défendu le sous-ministre, qui veut développer une nouvelle méthodologie et harmoniser les programmes pour développer un système qui soit compatible pour tous les ministères.«Nous, comme parlementaires, ce qu\u2019on a devant nous, c\u2019est un engagement virtuel pour les prochaines années qui est important, s\u2019est désolé le député de Rimouski, Irvin Pelletier.Il y a une dette quelque part qu\u2019on va devoir combler dans les prochaines années, mais on ne sait pas combien.Moi, ça ne me rentre pas dans la tête qu\u2019aujourd\u2019hui, après cinq ans, on ne sache pas c\u2019est quoi le déficit d\u2019entretien.» Québec a investi environ 1,4 milliard par année entre 1997 et 2007 pour le maintien des actifs.Ces sommes ont fait un bond spectaculabe en 2008, à la suite de l\u2019effondrement du viaduc de la Concorde à Laval, passant à 4,8 milliards par année.Le Devoir A4 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 AVRIL 2013 ACTUALITES % y % JULIO CORTEZ ASSOCIATED PRESS Des enquêteurs du FBI quittent le toit d\u2019un immeuble de Boston en emportant un sac.Les enquêteurs se sont activés toute la journée de mercredi sur le lieu des explosions qui ont fait trois morts et plus de 180 blessés.Beaucoup de rumeurs, pas de suspect L\u2019enquête se poursuit à la suite de l\u2019attentat de Boston GAETAN POULIOT Deux jours après le plus grave attentat commis sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001, le mystère demeurait entier à Boston.Les enquêteurs se sont activés toute la journée de mercredi sur le lieu des explosions qui ont fait trois morts et plus de 180 blessés, mais le FBI a refusé de parler aux médias, laissant la place à de nombreuses spéculations.Citant des sources près de Tenquête, des médias américains ont fait état de «progrès significatifs», soulignant que les images d\u2019un suspect étaient entre les mains des enquêteurs.Les policiers étudient des extraits vidéo où Ton voit une personne transportant un sac noir sur le lieu d\u2019une des deux explosions, a notamment rapporté le Boston Globe.Une caméra de surveillance d\u2019un grand magasin aurait aussi permis aux enquêteurs d\u2019avoir une vue claire de la zone, ajoute le quotidien.Une chose est toutefois certaine : aucun suspect n\u2019a été arrêté mercredi, ont tenu à rectifier le FBI et la police de Boston, contredisant des informations diffusées par plusieurs médias.La confusion a régné une partie de la journée, alors que des médias américains y allaient de leur propre analyse en attendant que le FBI fasse le point sur les événements.Les enquêteurs n\u2019ont toutefois pas parlé aux médias.D\u2019abord Une lettre empoisonnée envoyée à Obama Un homme du Mississippi a été arrêté et accusé d\u2019avoir envoyé des lettres contenant de la ricine, un poison mortel, au président américain et à un sénateur.Mercredi, les autorités américaines ont intercepté une missive adressée à Barack Obama contenant ce poison.Des traces de la même substance toxique avaient été retrouvées la veille dans une lettre adressée au sénateur du Mississippi Roger Wicker.L\u2019agent du FBI responsable du dossier, Daniel McMullen, affirme que cet individu a été arrêté mercredi.Il s\u2019agirait de Paul Kevin Curtis, un homme âgé de 45 ans et originaire de Corinth, au Mississippi.Ces lettres ont soulevé des craintes au moment où les tensions étaient élevées en raison des attentats de Boston.Rien n\u2019indique toutefois que l\u2019envoi de ces lettres est lié à l\u2019attentat, a souligné le FBI.prévue à 13 h, puis repoussée à 17 h, le FBI a finalement annulé sa conférence de presse en soirée, sans donner d\u2019explication ni préciser s\u2019il y en aurait une jeudi.De toute évi-dence, les enquêteurs n\u2019avaient pas d\u2019informations à partager avec le public à propos de l\u2019enquête ou sur l\u2019identité du ou des suspects, ainsi que sur leurs motivations.On sait toutefois que les policiers ont récupéré des débris d\u2019une carte de circuits imprimés qui auraient fait partie des bombes, ainsi que le couvercle d\u2019un autocuiseur.Les deux explosions qui sont survenues à une douzaine de secondes d\u2019intervalle, lundi, près de la ligne d\u2019arrivée du marathon de Boston, ont été causées par des bombes artisanales probablement fabri- quées avec des marmites à pression.Le FBI croit que les engins dissimulés dans des sacs laissés sur le sol contenaient des billes d\u2019acier et des clous.Les éclats de bombe et d\u2019acier ont causé de graves blessures chez des spectateurs, nécessitant plusieurs amputations.Un garçon de huit ans, une femme de 29 ans et une étudiante chinoise de 23 ans sont morts à la suite des explosions.Nombreuses victimes toujours hospitalisées De nombreuses victimes étaient toujours hospitalisées à Boston mercredi, dont plusieurs blessés graves.Une centaine de personnes ont par ailleurs pu quitter l\u2019hôpital sur les 180 blessés.Le docteur Peter Burke, du Centre médical de Boston, a révélé que la majorité des patients ont subi des blessures au bas du corps.Ceux qui ont été blessés à la tête ont été projetés au sol ou contre des obstacles, a-t-il précisé.Le président américain Barack Obama, qui a qualifié les événements «d\u2019acte de terrorisme odieux et lâche», sera dans la capitale du Massachusetts jeudi pour prononcer un discours lors d\u2019une cérémonie religieuse en mémoire des victimes.Dès mardi soir, des centaines de Bostoniens se sont rassemblés à travers la ville pour rendre un hommage aux victimes du double attentat.Le FBI a assuré qu\u2019il ne ménagerait pas les efforts pour résoudre ce crime.«Il s\u2019agira d\u2019une enquête mondiale.Nous irons jusqu\u2019au bout du monde pour identifier l\u2019auteur ou les auteurs de ce crime ignoble», a dit plus tôt cette semaine l\u2019agent du FBI responsable de l\u2019enquête, Rick DesLauriers.Le marathon de Boston est l\u2019un des plus anciens et des plus prestigieux du monde.Quelque 23 000 coureurs participaient à l\u2019événement, dont plus de 2000 Canadiens.355 Québécois étaient inscrits à la course.Aucun citoyen du pays n\u2019a été blessé, a indiqué le gouvernement canadien.Avec l\u2019Agence France-Presse et Associated Press Le Devoir ___\u2014\t8g Les Cahiers Relecture 1 ArUon nationale Le magazine des essais québécois La revue mensuelle he français Au coeur de la cible Abonnements et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514-845-8533 (sans frais: 866-845-8533) par la poste 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal QC H2X1X3 ce numéro de la revue 15 $ des Cahiers de lecture 8,95$ taxes et expédition comprises En vente aussi au Renaud-Bray 4380, rue Saint-Denis, Montréal Tél.: 514 844-2587 La météo sans Environnement Canada Ottawa \u2014 Les mots « Environnement Canada» ont été effacés du site météorologique du gouvernement fédéral sur Internet.C\u2019est la chef du Parti vert, Elisabeth May, qui a lancé l\u2019alerte à ce sujet mercredi.Jusqu\u2019à tout récemment, la page Web, qui donne accès aux conditions météo les plus récentes, était partie intégrante du site d\u2019Environ- nement Canada.Mais toute référence à !\u2019« environnement» a été rayée du site météorologique, désormais placé sous l\u2019égide du « gouvernement du Canada».Le fond de page, originalement vert pour l\u2019environnement, a été changé pour la couleur bleue, celle du Parti conservateur au pouvoir.La chef du Parti vert croit que cela ne laisse rien présager de bon pour le ministère de l\u2019Environnement.Car selon elle, le gouvernement Harper ne fait rien au hasard.La Presse canadienne Congédié?François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 CANCER Une nouvelle cible pour freiner les métastases PAULINE GRAVEL Des chercheurs de Montréal ont découvert une protéine jouant un rôle clé dans la formation des métastases issues d\u2019un cancer du sein, voire de divers autres types de cancer.Cette protéine pourrait s\u2019avérer une cible stratégique à bloquer pour empêcher la migration des cellules cancéreuses dans d\u2019autres organes.Cette découverte fait l\u2019objet d\u2019une publication dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).Le biochimiste Jean-François Côté, de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), s\u2019intéressait à la protéine DOCKl depuis son stage postdoctoral en Califor-pie au début des années 2000.A l\u2019époque, des scientifiques avaient identifié chez la drosophile et le ver C.elegans plusieurs gènes, dont celui responsable de la synthèse de DOCKl, qui induisaient la migration cellulaire.M.Côté a d\u2019abord élucidé le mécanisme moléculaire par lequel la protéine DOCKl entame la migration rapide des cellules dans lesquelles elle est exprimée.«Comme ces gènes ont été conservés au cours de l\u2019évolution, on a alors suspecté leur implication dans le développement de métastases chez les humains», a souligné en entrevue le chercheur qui dirige aujourd\u2019hui une unité de recherche à riRCM.La protéine activée Plus récemment, l\u2019équipe de M.Côté a étudié la contribution de DOCKl dans la dissémination des cellules cancéreuses chez des souris atteintes d\u2019un cancer du sein du sous-type HER2+ qui est associé à un faible taux de survie parce qu\u2019il se propage et forme des métastases plus rapidement que les autres sous-types de cancer.Les chercheurs ont alors découvert que les récepteurs HER2+, qui sont particulièrement abondants dans les tumeurs de type HER2+, s\u2019associent physiquement aux protéines DOCKl présentes dans la cellule.Cette rencontre «active la protéine DOCKl, qui induit alors la migration de la cellule», explique M.Côté tout en spécifiant que cette migration a été observée au microscope électronique.Et comme autre preuve : les souris ont développé considérablement moins de métastases lorsque les chercheurs ont inactivé le gène synthétisant DOCKl dans les glandes mammaires de ces mêmes souris.Les chercheurs de l\u2019IRCM ont ensuite analysé le niveau d\u2019expression des gènes chez des patientes atteintes d\u2019un cancer du sein.Ils ont alors observé que celles qui présentaient un taux d\u2019expression élevé du gène produisant DOCKl étaient beaucoup plus susceptibles de voir leur cancer ressurgir sous forme de métastases.Substance bloquante L\u2019autre bonne nouvelle est que l\u2019équipe de M.Côté a collaboré avec le chercheur japonais Yoshinori Fukui, qui a mis au point une substance capable de bloquer la protéine DOCK2, laquelle facilite la migration de cellules immunitaires.Or, par un heureux hasard, cet inhibiteur paralyse aussi la protéine DOCKl lors d\u2019essais cellulaires.«M.Fukui a mis au point des drogues de deuxième génération qui pourront être utilisées sous peu chez la souris», affirme M.Côté, qui espère avoir accès à cette molécule dans un avenir prochain afin de l\u2019éprouver chez ses souris atteintes d\u2019un cancer HER2+.La molécule est toutefois protégée par des brevets qui en restreignent l\u2019accès pour l\u2019instant.M.Côté ajoute que la protéine DOCKl est probablement impliquée dans la formation de métastases de divers autres cancers.«Il s\u2019agit d\u2019une protéine centrale qui a été conservée au cours de l\u2019évolution.Elle est également exprimée lors du développement embryonnaire précoce qui se caractérise par de nombreuses migrations cellulaires.Le cancer réexploite fréquemment des processus utilisés lors du développement précoce et qui étaient tombés en dormance», fait-il remarquer.Le Devoir L\u2019ICIS aussi est victime de compressions L\u2019organisme doit pourtant assurer la relève du Conseil canadien de la santé, dont l\u2019abolition a été confirmée mardi par Ottawa AMELIE DAOUST-BOISVERT abolition du Conseil cana-< dien de la santé par le gouvernement fédéral sera compensée par le travail de l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé (ICIS), selon le bureau de la ministre fédérale de la Santé, Léona Agluk-kaq.Or l\u2019ICIS aussi compose avec des compressions pour les trois prochaines années.Le gouvernement Harper a créé une commotion dans le milieu médical mardi en confirmant que le Conseil canadien de la santé verrait son financement se tarir, une économie de 6,5 millions pour Ottawa.Le Conseil avait pour mission la reddition de comptes pour «guider et renforcer le système de santé».Le Conseil ayant été créé en 2004 dans la foulée de la signature de l\u2019Accord sur la santé, qui régit les transferts fédéraux en santé, le cabinet de Mme Aglukkaq indique qu\u2019il est «naturel» qu\u2019il disparaisse avec l\u2019expiration de l\u2019accord, en 2014.Selon Ottawa, les missions de riCIS et du Conseil se dédoublaient inutilement.Or l\u2019ICIS aussi compose avec des compressions: en juin dernier, en annonçant un renouvellement de son financement à une hauteur de 239 millions sur trois ans, le gouvernement Harper lui imposait en fait une réduction de 5% de son budget.Une «importante baisse», avait affirmé le p.-d.g.de l\u2019ICIS, John Wright, qui le forcera à réviser le panier d\u2019analyses offertes.L\u2019ICIS fournit par exemple des comparaisons entre la performance des hôpitaux canadiens ou les temps d\u2019attente en chirurgie.Le chef de la direction du Conseil canadien de la santé, John Abbott, a indiqué à La Presse canadienne que la décision fédérale avait été pour lui une surprise totale.Pour l\u2019Association médicale canadienne, Ottawa élimine un «important outil de surveillance du rendement du système de santé».Le Conseil des Canadiens, la Coalition canadienne de la santé et Médecins canadiens pour le régime public ont également critiqué la décision du gouvernement Harper.Selon cet organisme, «c\u2019est un autre exemple de l\u2019abandon du système public par le gouvernement fédéral».Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne Vous aurez un plaisir fou.Un voyage avec Porter, c\u2019est une partie de piaisir.Plaisir de vous détendre dans un fauteuil moelleux en cuir.Plaisir de savourer une collation, un verre de bière ou de vin.Gratuit ! 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A6 LE DEVOIR LE JEUDI 18 AVRIL 20IS ACTUALITES Champions du bâillon Ottawa \u2014 Le gouvernement de Stephen Harper a battu un record mercredi aux Communes : il est devenu celui ayant le plus souvent limité le temps de débat en Chambre depuis son élection en 2006.Alors que les conservateurs venaient d\u2019annoncer un nouveau bâillon \u2014 cette fois-ci sur le projet de loi S-2, qui protégerait les droits de propriété matrimoniaux des femmes qui vivent dans des réserves si leur mariage se dissout \u2014, les néodémocrates ont pris le micro dans le foyer du parlement pour dénoncer ce recours à une 31® motion venant limiter le temps de débat.«C\u2019est un abus flagrant de pouvoir qui est octroyé à un gouvernement en vertu de notre système parlementaire.Et ceci est un record dont aucun gouvernement ne devrait être fier», a accusé le néodémocrate Nathan Cullen.Le Devoir Bas-Churchill: le BQ s\u2019oppose seul Ottawa \u2014 Le Bloc québécois est déçu d\u2019être le seul à avoir refusé de saluer le financement fédéral octroyé au projet hydroélectrique du Bas-Churchill, mercredi aux Communes.Le chef bloquiste, Daniel Paillé, avait tenté de convaincre les députés québécois de s\u2019opposer eux aussi à la motion conservatrice, mais en vain.Le texte de la motion du député Jay Aspin \u2014 adopté à 270 voix contre les 5 blo-quistes \u2014 applaudit à la garantie de prêt d\u2019Ottawa au projet hydroélectrique de Muskrat Falls, notant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet «écologique, en permettant de réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre», et «économiquement viable, qui créera des milliers d\u2019emplois et qui représentera une croissance économique de plusieurs milliards de dollars».Mais le leader bloquiste ne digère pas de voir les députés du Québec approuver un financement fédéral pourtant dénoncé par l\u2019Assemblée nationale à l\u2019unanimité.«Je m\u2019oppose à ce que mes taxes et mes impôts, comme Québécois, aident à financer de la concurrence à Hy-dro-Québec », a scandé Daniel Paillé.Au Nouveau Parti démocratique, le chef Thomas Mulcair rétorque depuis qu\u2019Ottawa a annoncé son financement, peu avant l\u2019élection de 2011, que son parti ne peut pas «être pour les énergies propres et renouvelables un jour, et le lendemain être contre parce que ça va être dans la cour du voisin».Le Devoir Warawa s\u2019incline Ottawa \u201411 voulait faire voter par le Parlement une motion dénonçant les avortements dits sexo-sélectifs, mais ses collègues n\u2019en ont pas voulu.Le député conservateur d\u2019arrière-banc Mark Warawa s\u2019incline donc.11 ne portera pas en appel la décision auprès du président de la Chambre des communes pour imposer le vote.«J\u2019ai décidé de continuer à travailler sur la question des avortements sexo-sélectijs en prenant la parole dans les campus universitaires, en donnant des conférences et en prenant part à des débats.Au Parlement, je continuerai de travailler sur cet enjeu important avec mes collègues de tous les partis.» M.Warawa a refusé de dire si son parti l\u2019avait menacé de représailles s\u2019il allait de l\u2019avant avec son initiative.Le Devoir Breton assigné à comparaître Québec \u2014 Le député péquiste Daniel Breton sera forcé de s\u2019expliquer, la semaine prochaine, concernant sa visite controversée au Bureau d\u2019audiences publiques en environnement (BAPE) alors qu\u2019il était ministre.Les députés de l\u2019opposition membres d\u2019une commission parlementaire mandatée pour faire la lumière sur cette visite ont voté mercredi une motion pour assigner le député à comparaître.A deux occasions, M.Breton avait écrit à la présidente de la commission, la députée libérale Fatima Houda-Pépin, pour lui dire qu\u2019il ne souhaitait pas être entendu.Les parlementaires ont utilisé leur pouvoir de contraindre un témoin à se présenter, sous peine d\u2019outrage au Parlement.La Presse canadienne Pas d\u2019opposition pour la banque de lait maternel La création d\u2019une banque de lait maternel gérée par Héma-Qué-bec ne devrait pas rencontrer beaucoup d\u2019écueils.En commission parlementaire mercredi, les deux partis d\u2019opposition ont exprimé leur appui au projet alors que s\u2019amorçait l\u2019étude du projet de loi 29 qui élargit les fonctions d\u2019Héma-Québec.«On reçoit bien ce projet de loi», a indiqué Yves Bolduc, qui a promis que le PLQ adopterait une «approche très positive sans par-tisanerie».Du côté de la CAQ, la députée Hélène Daneault a indiqué que son parti était également « très favorable et ouvert» à ce projet de loi.Son étude se poursuit aujourd\u2019hui, jeudi.Le Devoir PROSTITUTION Le point de vue des clients Dans son Vm^ Lesprostituteurs.Sexe à vendre^ le journaliste Victor Malarek pose un regard inquiétant sur les relations hommes-femmes CAROLINE MONTPETIT On entend régulièrement des histoires mettant en scène des prostituées : des victimes de la traite internationale des enfants aux femmes exploitées par des proxénètes, en passant par les prostituées qui réclament la décriminalisation pour pouvoir offrir leurs services de façon plus sécuritaire.L\u2019histoire de leurs clients, par contre, est infiniment plus discrète.Et pour cause, car les hommes sont bien rares à se vanter d\u2019avoir recours aux services de professionnelles pour assouvir leurs besoins sexuels.Ces clients sont pourtant bien plus nombreux que les prostituées elles-mêmes.Dans le livre intitulé Les prostituteurs.Sexe à vendre.Les hommes qui achètent du sexe, qui vient d\u2019être traduit en français aux éditions M, un journaliste de CTV, Victor Malarek, est allé à la rencontre de ces hommes, entre autres via les sites Internet où ils forment une sorte de confrérie anonyme.A l\u2019heure où les tribunaux se penchent sur la possibilité de décriminaliser la prostitution au Canada, le journaliste lève le voile sur un segment essentiel et important de cette industrie : la clientèle.Et il pose des questions troublantes sur les rapports hommes-femmes.Selon les données avancées par Malarek, dans certains pays comme la Thaïlande, le Cambodge ou le Japon, 70% de la population masculine aurait recours à des s,ervices de prostituées.Aux Etats-Unis, on estimait en 1994 que 16% des hommes ont payé pour du sexe au moins une fois dans leur vie.Un comportement masculin « naturel » En fait, selon le journaliste, l\u2019une des raisons pour lesquelles on en sait si peu sur les clients des prostituées est simple.« Cette conjecture est fondée sur un préjugé élémentaire: tout simplement parce que les hommes qui achètent du sexe auraient un comportement masculin naturel», dit-il.H n\u2019y a qu\u2019à penser à un certain rituel, répandu à travers le monde, selon lequel un homme perd sa virginité au bordel.Qn dit que John F.Kenpedy, l\u2019ancien président des Etats-Unis, aurait perdu la sienne daps un bordel d\u2019Harlem, ou qu\u2019Edouard IV, DAVID MCNEW AGENCE ERANCE-PRESSE Un client aborde une prostituée.Dans certains pays comme la Thaïlande, le Cambodge ou le Japon, 70% de la population masculine aurait recours à des services de prostituées.Aux Etats-Unis, on estimait en 1994 que 16% des hommes ont payé pour du sexe au moins une fois dans leur vie.avant de devenir roi d\u2019Angleterre en 1862, aurait cessé d\u2019être puceau dans les bras d\u2019une prostituée, sous une tente en Irlande.Mais il y a bien plus.Qn sait qu\u2019au moins la moitié des clients de la prostitution^ sont des hommes mariés.A cet égard, les résultats de l\u2019enquête de Malarek auprès de «Il ne s\u2019agit pas de la sexualité des femmes, mais d\u2019une affaire d\u2019hommes» ces hommes sont à la fois étonnants et troublants.«A une extrémité du spectre, il y a les hommes qui vilipendent complètement le mariage et les rapports de couple.A l\u2019autre, il y a ceux qui professent sans arrêt leur amour pour leur femme ou qui soutiennent que ce qu\u2019ils font sert à leur mariage.Certains ne voient pas leur comportement comme de la tricherie.D\u2019autres s\u2019en foutent, parce qu\u2019ils blâment leur épouse pour tout ce qui ne va pas dans leur vie», écrit-il.Parmi les déclarations récoltées par Malarek, certaines sont pour le moins inquiétantes.«Epouser une fille normale, c\u2019est comme se faire cuire son propre repas chez soi ou se brancher à Internet par téléphone, dit l\u2019un.C\u2019est bien plus difficile et plus lent que de payer pour du sexe avec des professionnelles.» Sans parler des fameuses « migraines », trop souvent évoquées par les femmes mariées pour éviter les relations sexuelles au goût de certains époux.D\u2019autres prostituteurs «ont des opinions arrêtées sur le genre de sexe qui est approprié avec une partenaire ou avec une épouse.Le sexe normal, traditionnel, ça va.Mais pas le sexe un peu malpropre, un peu pervers: le pratiquer avec sa femme ferait d\u2019elle une putain », écrit encore Malarek.La «peste féministe» D\u2019autres, célibataires, ont fini par conclure qu\u2019il était plus rentable pour eux d\u2019avoir recours aux services de prostituées que de s\u2019adonner à une opération de drague qui risque par ailleurs de se solder par un échec.D\u2019autres, enfin, cherchent à échapper auprès de femmes étrangères aux «monstres-femmes», comme ils appellent les femmes issues du féminisme des dernières décennies.«Ces hommes parlent de guerre de classes de haine et de \u201cmonstres-femmes\u201d, écrit Malarek.Ils les accusent de leur avoir enlevé des emplois et d\u2019avoir pris le contrôle de la famille.» «Leur mépris est réservé aux femmes occidentales, notamment aux femmes américaines.Ils s\u2019en plaignent si souvent qu\u2019ils les désignent dans Internet par les acronymes EO (femme occidentale) et EA (femme américaine).En contrepartie, ils révèrent les femmes du tiers-monde, celles des pays pauvres et sous-développés que la \u201cpeste féministe\u201d n\u2019a pas encore envahies.» L\u2019ouvrage, on s\u2019en doute, entraîne son lot de réflexions sur les relations hommes-femmes.Loin de s\u2019apitoyer sur le sort des prostituteurs, l\u2019auteur suggère plutôt qu\u2019ils soient criminalisés pour leurs actes, comme c\u2019est le cas en Suède depuis 1999.«La vérité est simple: s\u2019il n\u2019y avait pas une demande, la prostitution n\u2019existerait pas, conclut-il.Il ne s\u2019agit pas de la sexualité des femmes, mais d\u2019une affaire d\u2019hommes.Si des hommes de partout dans le monde n\u2019exigeaient pas du sexe tarifé, il ne serait pas nécessaire de capturer, de briser et de soumettre des millions de femmes et d\u2019enfants pour une existence aussi déshumanisante.» L\u2019ouvrage est d\u2019ailleurs dédié à Norma Hotaling, une survivante d\u2019abus sexuels et militante américaine engagée pour la criminalisation des clients de la prostitution, décédée en 2008.Le Devoir \t QUEBECOR Allô la Terre LE 22 AVRIL, CE SERA L'OCCASION DE RECYCLER VOS VIEUX APPAREILS ÉLECTRONIQUES.?ans le cadre du programme Allô la Terre, Québécor, Vidéotron et Jour de la Terre Québec s'unissent pour ramasser gratuitement vos vieux appareils électroniques afin qu'ils soient réemployés ou recyclés.Rendez-vous au Square-Victoria entre 9 h 30 et 15 h et participez à cette collecte pour le bien-être de la planète! Produits acceptés : ordinateurs de bureau et portabies, tabiettes éiectroniques, iecteurs de iivres numériques, écrans, téiéviseurs, imprimantes, numériseurs, téiécopieurs, photocopieurs, téiéphones mobiies et traditionneis, téiéavertisseurs, répondeurs téiéphoniques, ciaviers, souris, câbies, connecteurs, chargeurs, téiécommandes, piies et batteries.Les matières dangereuses ne seront pas acceptées.Pour plus d'information, visitez le www.Jourdelaterre.org.Jour de la Terre® QUÉBEC > VIDÉOTRON 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 AVRIL 2013 A 7 ACTUALITES CSDM ; les compressions touchent les enseignants LISA-MARIE GERVAIS Après la structure administrative, au tour des enseignants de subir les compressions.L\u2019élimination du déficit de 47,5 millions de la Commission scolaire de Montréal entraîne des coupes de postes de 70 enseignants, y compris ceux des écoles spécialisées, ce qui permet une économie de 4 millions, a appris Le Devoir.«Avec la firme PriceWater-houseCooper, on avait identifié plusieurs postes d'enseignant de trop.À l'échelle du Québec, on est la seule commission scolaire à dépasser le nombre d'enseignants requis», a confirmé Alain Perron, porte-parole de la CSDM, faisant allusion à des calculs tenant compte des ratios et des effectifs.Le plan de retour à l\u2019équilibre vient avec des règles budgétaires strictes.«Les paramètres du ministère ne nous permettent plus ce laxisme.» Inquiets, les enseignants sont déjà sur le pied de guerre.L\u2019Alliance des professeurs de Montréal est en train de mobiliser ses membres pour faire pression au prochain Conseil des commissaires mercredi prochain.Le président de l\u2019Alliance, Alain Marois, se dit préoccupé par une consigne qui circule dans les écoles et incite les directions à faire des économies en remplissant au maximum les classes, voire à dépasser les ratios prof-élèves dans certaines situations.Il cite le cas de l\u2019école Irénée-Lussier, une école spécialisée pour enfants ayant une déficience intellectuelle, qui devra aussi augmenter ses ratios.Les ratios devront être respectés, soutient M.Perron.Mais il admet que, comme c\u2019est déjà le cas, il y aura des «déménagements» d\u2019élèves dans d\u2019autres écoles pour permettre de réaliser ce casse-tête.Des choix difficiles Dans ce contexte de compressions, les écoles devront faire le choix des services professionnels qu\u2019elles offriront aux élèves.Qui de l\u2019orthophoniste ou de l\u2019orthopédagogue aura le plus d\u2019heures ?« Ça va placer les écoles devant un dilemme, notre problème éthique de toujours: quel enfant va avoir droit aux services ?Pour nous, c'est inacceptable d'avoir à faire ce choix-là», soutient Alqin Marois.A l\u2019école Notre-Dame-de-Grâce dans le quartier du même nom, on prétend être déjà victime de ces compressions.Le budget octroyé par le réseau Ouest (maintenant aboli) pour dégager une enseignante titulaire de classe afin qu\u2019elle devienne une enseignante ressource en sciences n\u2019existe plus.Résultat?Le programme, si cher à la communauté de parents et d\u2019élèves de l\u2019école, ne sera pas reconduit.«C'est un programme extrêmement important pour notre école.L'expo-science faisait en sorte que beaucoup de parents s'impliquaient dans les différents comités.C'était un projet catalyseur et rassembleur, quelque chose de bien plus gros que simplement le poste de l'enseignante», souligne Vincent Hubert, père de quatre enfants, très impliqué dans l\u2019école.Depuis, les parents se sont mobilisés et sont presque des habitués du conseil des commissaires.Ils seront de celui du 24 avril prochain.L\u2019école Joseph-Francois-Per-rault, qui a un projet musique, est elle aussi une habituée des conseils.Elle réclame depuis fort longtemps des sous pour la construction d\u2019une salle de concert.«Notre situation budgétaire fait en sorte qu'on ne peut pas se lancer dans de grands projets, note Alain Perron.Mais on a maintenant une enveloppe spécifique pour les agrandissements et on ne lésinera pas sur ces moyens.» Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Moins de 24 heures après leur réparation avec un produit à base de bardeaux d\u2019asphalte et de bitume recyclés, 40% des cratères sont réapparus.Nids-de-poule sabotés ?Dans la nuit de mardi à mercredi, l\u2019entrepreneur a entrepris de colmater les cratères litigieux.«Le produit est bon, a assuré M.Roy./e trouve ça dommage.» Le directeur des travaux publics de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, Sébastien Lévesque, n\u2019a pu que constater la réapparition d\u2019un grand nombre de nids-de-poule sans en expliquer les causes.«En vertu de notre entente, l'entreprise devait démontrer que cette méthode fonctionne.Ils ont eu cet incident et ils sont venus refaire du colmatage.On les a à l'œil, a-t-il dit.Le principe de base, soit recycler de la matière destinée à l'enfouissement, nous apparaît excellent, mais l'impor-tanj, c'est la durabilité.» A Cowansville, le colmatage effectué par Perm^route a résisté plus d\u2019un an.A Montréal, l\u2019arrondissement s\u2019attend plutôt à une durabilité de six mois, compte tenu de l\u2019intensité de la circulation.JEANNE CORRIVEAU Le colmatage des nids-de-poule effectué lundi dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest à l\u2019aide d\u2019une technologie innovatrice n\u2019aura pas résisté longtemps.Moins de 24 heures après leur réparation avec un produit à base de bardeaux d\u2019asphalte et de bitume recyclés, 40% des cratères sont réapparus.C\u2019est du jamais vu, estime l\u2019entreprise qui a effectué les réparations lundi.La technologie élaborée avec l\u2019Ecole de technologie supérieure (ETS) a fait ses preuves à Cowansville, a soutenu André Roy, président de Permaroute.L\u2019entrepreneur de Granby soupçonne un geste de sabotage en raison de la présence d\u2019une substance suspecte dans les nids-de-poule où les réparations ont été infructueuses.«Si des gens ne veulent pas que je traverse le pont à Montréal, je ne le ferai pas», a-t-il indiqué au Devoir.Le Devoir Le SPVM défend son application du règlement P-6 JEANNE CORRIVEAU Si les policiers montréalais appliquent avec plus de sévérité le règlement P-6 depuis le 15 mars dernier, c\u2019est en raison de la recrudescence d\u2019actes de violence à leur endroit, ont expliqué mercredi trois hauts gradés du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).La manifestation du 5 mars dernier a marqué un tournant, a indiqué l\u2019inspecteur Alain Si-moneau, chef du poste 21 (au centre-ville de Montréal) lors d\u2019une présentation devant les membres du comité exécutif de la Ville, en compagnie du directeur du SPVM, Marc Parent.« Un groupe bien défini voulait confronter les policiers.Ils se sont masqués et ils ont attaqué un symbole qui était, depuis des lunes à Montréal, intouchable: les chevaux de la cavalerie et les cavaliers», a relaté l\u2019inspecteur Simoneau.Observant une radicalisation d\u2019un «noyau dur» parmi les manifestants, le SPVM a décidé que la tolérance dans l\u2019application du règlement n\u2019était plus de mise.Ainsi, la manifestation annuelle contre la brutalité policière du 15 mars a été rapidement déclarée illégale, les manifestants ayant refusé de fournir leur itinéraire.Quelque 200 personnes ont été arrêtées.S\u2019appuyant sur un bilan de 2013, le directeur adjoint au SPVM, Pierre Brochet, a fait valoir que l\u2019application plus stricte du règlement P-6 évitait les dérapages et les scènes disgracieuses abondamment relayées par les médias.«Lorsque P-6 est utilisé, il y a moins de méfaits et les policiers ont moins recours à la force», a-t-il soutenu.La tête d\u2019Anarchopanda Mais les élus sont sceptiques.Depuis quelques semaines, ils sont nombreux à recevoir des courriels outrés de citoyens dénonçant l\u2019attitude des policiers et le caractère abusif du règlement.Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, entend d\u2019ailleurs déposer une motion au conseil municipal de lundi Le maire Michael Applebaum a donné un appui non équivoque aux policiers prochain afin de réclamer l\u2019abrogation du règlement controversé.Membre de Vision Montréal, Réal Ménard n\u2019est pas prêt à aller aussi loin, car abroger le règlement P-6 signifierait, selon lui, d\u2019abolir les règles encadrant les manifestations.Mais il a exigé du SPVM des preuves que le règlement était appliqué avec discernement.Il a aussi questionné les policiers au sujet du traitement infligé à Anarchopanda, qui, lors de la manifestation du 5 avril dernier, s\u2019est fait confisquer la tête de son costume en plus de recevoir une contravention de 637 $.«Anarchopanda avait été avisé avant la manifestation de ne pas porter de masque, a répliqué l\u2019inspecteur Simoneau.Et il avait une affiche de lan Lafrenière [responsable des communications du SPVM] de bonne dimension posée sur son arrière-train qui incitait les gens à lui taper les fesses.» Quant à la tête du costume, elle a été confisquée «en vertu du Code de procédure pénale afin d'éviter une poursuite d'infraction», a-t-il dit.Elle a été restituée à son propriétaire quelques jours plus tard.Au sujet du graffiti montrant lan Lafrenière avec une balle dans le front, Réal Ménard s\u2019est étonné que la justice s\u2019en prenne à la citoyenne qui a fait circuler l\u2019image sur les médias sociaux plutôt qu\u2019à la personne qui a fait le dessin.«Le système de justice verra à faire son œuvre», a répliqué Pierre Brochet.Pour sa part, la conseillère Josée Duplessis a déploré que des citoyens sans mauvaises intentions soient pris en souricière par les policiers, qui leur imposent des amendes salées.Le maire Michael Applebaum a donné un appui non équivoque aux policiers.Il a plaidé en faveur du maintien du règlement P-6, alléguant qu\u2019exiger un itinéraire aux manifestants était légitime.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVQIR Denis Coderre Coderre doit se dévoiler MARCO EORTIER Le chef libéral Justin Trudeau a rencontré son député Denis Coderre, mercredi matin, pour lui demander de clarifier s\u2019il a l\u2019intention de se présenter à la mairie de Montréal.Les adversaires de M.Coderre à la Chambre des communes pressent aussi le député de mettre fin à l\u2019incertitude et d\u2019annoncer au plus vite ses intentions.Le député libéral a confirmé mercredi qu\u2019il mène des consultations en vue de se porter candidat aux élections municipales de novembre prochain à Montréal, comme l\u2019a rapporté Le Devoir.«J'ai rencontré des gens, c'est assez positif, ça m'aide dans ma consultation, a dit Denis Coderre à son arrivée au Parlement, mercredi.Il y a des gens de tous les milieux qui m'appuient.» L\u2019aspirant maire a confirmé que lui et son équipe n\u2019ont pas déterminé s\u2019ils créeront un parti en bonne et due forme ou s\u2019il présentera une coalition de candidats indépendants.Il prévoit annoncer ses intentions «dans un avenir très rapproché».Denis Coderre doit mettre fin au suspense qui dure depuis plus d\u2019un an et annoncer au plus vite ses couleurs, croit le ministre Maxime Bernier.«Ses priorités devraient être à Ottawa et si elles ne sont pas à Ottawa, il devrait le dire le plus vite possible.A l'heure actuelle, il est payé par le Parlement du Canada pour représenter les gens au Parlement du Canada», a dit le ministre Bernier.Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a indiqué lui aussi qu\u2019il «serait dans l'intérêt de ses commettants de savoir les intentions de leur élu».Il a rappelé que le NPD compte tout mettre en œuvre pour prendre la circonscription de Denis Coderre, dans le nord de Montréal, une des rares à avoir résisté à la vague orange de mai 2011.M.Coderre représente la circonscription de Bourassa depuis 1997.Le Devoir Échangeur Turcot ENTRAVES MAJEURES SECTEUR À ÉVITER NORD A-15 SUD DANS L'ECHANGEUR CENTRE- VILLE AEROPORT OUEST A-15 SUD VERS A-720 EST A- 20 EST VERS A-15SUD A- 720 OUEST VERS A-15SUD A-15SUDDE L'ECHANGEUR AU BOUL.DE LAVERENDRYE Fermeture complete Fermeture partielle f ^ MOBILITÉ MONTREAL CHACUN FAIT PARTIE _ DE LA SOLUTION PONT CHAMPLAIN RIVE-SUD quebecS11 .info FIN DE SEMAINE DU 19 AVRIL 2013 Fermetures complètes O O O Bretelle A-720 ouest vers A-15 sud JOUR ET NUIT - de 22 h vendredi à 5 h lundi Bretelle A-20 est vers A-15 sud JOUR ET NUIT - de 22 h vendredi à 5 h lundi A-15 sud dans Léchangeur NUIT - de 23 h vendredi à 8 h samedi -\tde 23 h samedi à 9 h dimanche -\tde 23 h dimanche à 5 h lundi Bretelle A-15 sud vers A-720 est NUIT - de 0 h 30 à 6 h 30, nuit de vendredi à samedi -\tde 1 h à 7 h 30, nuit de samedi à dimanche Fermetures partielles \u2014 A-15 sud entre Léchangeur et le boul.De La Vérendrye UNE VOIE OUVERTE -\tde 8 h à 23 h samedi -\tde 9 h à 23 h dimanche Pour accéder a la Rive-Sud privilégiez : pont Mercier autoroute Bonaventure pont Victoria pont Jacques Cartier ou encore le pont tunnel Louis Hippolyte La Fontaine DÉTOUR Les detours seront balises a I aide de panneaux de signalisation Ces travaux pourront etre annules ou reportes en raison des conditions climatiques ou de contraintes opérationnelles DES INFRASTRUCTURES Québec ra O A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 18 AVRIL 20IS EDITORIAL D S RETRAITES Une audace.contenue Pas question d\u2019une réforme en profondeur du système des retraites au Québec, comme certains en rêvaient.Le comité d\u2019experts sur l\u2019avenir du système de retraite québécois, présidé par l\u2019ancien dirigeant du Mouvement Desjardins, M.Alban D\u2019Amours, opte plutôt pour le maintien de la variété actuelle des formules de retraite, une plus grande rigueur dans la gestion des caisses collectives et une nouvelle rente pour les plus de 75 ans.Un statu quo bonifié, dirions-nous.epuis 2008, les régimes de retraite à prestations déterminées (RPD), auxquels participent à peine 513000 salariés du secteur privé (13% des 3,9 millions de travailleurs) et 866000 du secteur public, ont fondu comme neige au soleil.Faute de mécanismes de révision des « promesses » qui auraient permis de réduire les coûts, les déficits dépassent aujourd\u2019hui 40 milliards de dollars.Ce qui a conduit plusieurs employeurs privés à exercer leur rapport de force pour remplacer ces régimes avantageux par d\u2019autres auxquels les employés cotisent sans connaître le montant de la rente à venir.Dans le cas des universités et des municipalités, les déficits sont devenus si menaçants que les élus en appellent à une intervention de l\u2019État.En attendant, ce sont les contribuables qui paient des centaines de millions chaque année pour renflouer la caisse.Même si les RPD ne couvrent qu\u2019une minorité de travailleurs, c\u2019est à leurs problèmes que s\u2019attaque surtout le rapport, en proposant que Québec modifie les lois pour inciter les parties à renégocier les termes de leurs régimes et à en partager les risques.Pour s\u2019assurer que les syndicats accepteront de se prêter au jeu, le rapport propose que la loi accorde cinq ans aux employeurs dont la Â\tcaisse fait face à un déficit chronique pour re- \\\tvoir le régime.Dans l\u2019éventualité d\u2019un désac- cord persistant, la loi autoriserait l\u2019employeur à annuler unilatéralement l\u2019indexation des rentes, pourvu qu\u2019ils ajoutent eux-mêmes l\u2019équivalent des économies réalisées.Cela ne plaira pas à ceux qui refusent toute intervention gouvernementale dans la négociation.Mais, compte tenu du contexte de crise des RPD, de tels changements sont indispensables.Par ailleurs, compte tenu du fait que 65% des travailleurs n\u2019ont pas accès à ce type de régime, plusieurs se seraient attendus à ce que le comité commente la proposition de bonifier les prestations de la Régie de rentes, afin que celles-ci en viennent à remplacer jusqu\u2019à 50% d\u2019un salaire admissible rehaussé à 60000$ (donc une rente de 30000$), au lieu de 25% d\u2019un salaire de 50000$ (pour une rente de 12 500$) comme c\u2019est le cas à l\u2019heure actuelle.Or non seulement le comité refuse-t-il de prendre cette direction, notamment à cause du détournement de vocation auquel le régime des rentes a été soumis depuis sa création (l\u2019ajout de rentes d\u2019invalidité, d\u2019orphelins, de décès, etc.), mais il se prononce clairement en faveur du maintien de la diversité actuelle dans l\u2019offre des formules.Ce qui l\u2019amène à soutenir le nouveau régime volontaire (RVER) adopté par le précédent gouvernement, et ce, malgré les critiques qui lui reprochent d\u2019être un cadeau pour les banques et pour les employeurs qui ne seront pas obligés d\u2019y contribuer.En revanche, le comité propose une innovation audacieuse dans les circonstances : la rente longévité.Publique et gérée par la RRQ et la Caisse de dépôt, cette nouvelle caisse capitalisée à 100% assurerait les retraités âgés de 75 ans ou plus d\u2019un montant supplémentaire indexé, proportionnel à leur participation, pouvant atteindre 14500$ (en dollars d\u2019aujourd\u2019hui) .Comme pour le régime des rentes du Québec, employés et employeurs seraient tenus d\u2019y contribuer à raison de 1,6% du salaire chacun.Grâce à la rente longévité, les retraités de demain souffriraient moins du risque de connaître une chute de leurs revenus en fin de vie et pourraient entre-temps consacrer leurs efforts d\u2019épargne à préparer la dizaine d\u2019années qui séparent le début de la retraite du moment d\u2019atteindre 75 ans.Quant au choix de l\u2019âge de 75 ans, il n\u2019est pas innocent puisqu\u2019il permet d\u2019éviter le piège de l\u2019incitation à prendre sa retraite tôt, comme c\u2019est le cas présentement.Le rapport D\u2019Amours ne révolutionne rien, il enterre même l\u2019espoir de voir naître un régime public universel au Québec.Malgré cela, il suggère l\u2019apport de modifications urgentes aux régimes complémentaires et un prolongement fort bienvenu du régime public pour tous les travailleurs de demain.j-rsansfacon @ledevoir com Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE ÇA AAf ÇuAPRCnDRAÎT SfAuCowP ûu'îu VOLT/ fr/IRvoTrf a«i3-oH\u2018iS LETTRES L\u2019antithèse de la gentilhommerie Selon le cardinal John Henry Newman, un gentleman n\u2019est jamais mesquin ou petit, il ne cherche pas à tirer parti d\u2019une situation de façon déloyale et il observe la maxime du sage selon laquelle il convient de se comporter toujours envers un ennemi comme s\u2019il devait un jour devenir un ami.Il est affligeant de constater à quel point nos dirigeants nationaux conservateurs, amants de la reine et de l\u2019aristocratie anglaise, agissent en toute impunité à l\u2019encontre de l\u2019élégance, de la magnificence et du savoir-vivre caractéristiques de la gentilhommerie.Ces malotrus, que, rappelons-le, seule une faible minorité de Canadiens a portés au pouvoir à la suite de manœuvres frauduleuses alléguées (les robocalls) et d\u2019une division savamment orchestrée des votes, n\u2019ont jamais hésité à piétiner, à diffamer et à souiller publiquement les Dion et Ignatieff Aujourd\u2019hui, ils ne se gardent même pas une petite gêne pour persifler et humilier Trudeau fils dès le lendemain de son accession à la direction du Parti libéral.Ironie du sort, ils le font alors que celui-ci n\u2019a encore strictement rien fait, donc rien fait encore pour mériter un tel mépris.On est à des années-lumière de l\u2019esprit chevaleresque et du débat d\u2019idées.Que les conservateurs ne s\u2019étonnent pas du cynisme des citoyens à leur égard, eux qui le cultivent si effrontément envers leurs adversaires.Mais qu\u2019ils se rassurent, car, pour paraphraser Alexandre Dumas, dans son rornan Les 45 : « Votre présence à la tête de l\u2019État nous surit».Jean-Pierre Charest Montréal, le 16 avril 2013 Justin Trudeau, de la poudre aux yeux?Force est de constater que l\u2019arrivée de Justin Trudeau à l\u2019avant-scène de la politique canadienne dérange, non pas en raison de ses réalisations antérieures ou des pensées visionnaires de l\u2019homme, mais parce qu\u2019il démontre que la chefferie d\u2019un parti politique au niveau fédéral peut être entre vos mains si yous êtes de la bonne famille.A preuve, si Justin était venu d\u2019une famille moins connue, il est fort probable qu\u2019il aurait laissé les délégués de son parti complètement indifférents.Or, en le choisissant comme chef ce week-end, ces derniers nous ont démontré comment le Parti libéral du Canada a sombré dans la facilité et la pensée minimaliste de faire de la politique en succombant au nom du pouvoir à la culture du vedettariat.Ce qui compte c\u2019est d\u2019être connu, le reste est secondaire.Pourtant, les propos récents de Justin Trudeau n\u2019annoncent rien de bon pour le Québec ; tel son refus de faire toute la lumière sur le rapatriement de la Constitution canadienne en 1982 ou de reconnaître un Québec indépendant dans le cas d\u2019une éventuelle majorité simple pour le camp du Oui ou encore son désir de voir le gouvernement fédéral s\u2019ingérer dans des compétences exclusives aux provinces comme en éducation.Ne soyons donc pas dupes par rapport à sa popularité montante véhiculée notamment par les médias de masse qui s\u2019amusent à faire de lui leur chou gras.Justin Trudeau risque fort bien de décevoir quant aux aspirations traditionnelles du Québec.Jean Bally Montréal, le 16 avril 2013 Ne nous laissons pas envahir par la terreur L\u2019acte terroriste, odieux et lâche \u2014 pour reprendre les mots de Barack Obama \u2014 qui a frappé Boston nous touche tous à différents degrés.(Personnellement, j\u2019ai vécu trois ans à Boston, et l\u2019endroit où se sont produites les explosions, qui était pour moi synonyme de moments heureux, est maintenant devenu un heu qui évoquera des souvenirs d\u2019horreur pour des milliers de personnes.) On peut se demander pourquoi cette horreur-là nous touche plus que celle des attentats en Irak la même journée, mais il est futile de penser pouvoir comparer les degrés d\u2019horreur.Nos sentiments peuvent osciller entre la compassion pour les victimes, la peur et la vengeance.La peur et la vengeance sont les aliments de la terreur.La violence et son expression ultime qu\u2019est hutilisation de la terreur sont le lot de l\u2019humanité, et l\u2019atténuation de la violence doit être une marque de l\u2019évolution de nos sociétés.La vengeance n\u2019atténue pas la violence et la peur nous aveugle.Il est préoccupant d\u2019entendre des dirigeants nous dire que plein de mesures secrètes seront mises en place pour assurer notre sécurité, que l\u2019on va réviser les procédures pour de nombreux événements publics et ainsi dépenser des sommes faramineuses, car la peur nous aveugle.Les acquis de notre société libre et démocratique sont attaqués par le terrorisme et c\u2019est laisser gagner le terrorisme que de perdre notre vigilance en regard des mesures qui seront mises en place.La compassion envers les victimes est notre seul véritable exutoire par rapport à cette terreur.Martial Van Neste Québec, le 16 avril 2013 LIBRE OPINION Entre Boston et la Syrie, un marathon d\u2019indifférence SAHAR GHADHBAN Cela fait deux ans que je suis revenue de la Syrie, où j\u2019ai effectué un stage de quatre mois à l\u2019ambassade du Canada.Ce fut une expérience enrichissante à tout point de vue : culturel, politique et surtout humain.Mais, ce qui nous frappait en Syrie, c\u2019était la quiétude qui régnait dans la capitale.On ne comprenait pas comment un pays, qui se situe dans l\u2019une des régions les plus instables du monde, pouvait réussir à imposer une telle paix.Dans les coulisses, nous savions que c\u2019était une paix artificielle, mais la fin justifie parfois les moyens, et nous étions heureux de pouvoir nous promener librement et en toute sécurité dans les rues de la vieille ville historique jusqu\u2019aux petites heures du matin.Quand j\u2019ai quitté la Sjnie pour regagner le Canada au début du mois de janvier 2011, le Printemps arabe commençait déjà à se faire sentir en Tunisie, mais cela laissait les gens presque indifférents : la Tunisie n\u2019a jamais été un grand pays d\u2019un point de vue géopolitique.Un quelconque homme s\u2019est immolé par le feu et la vie continue.Il n\u2019y avait pas de lien à faire, ou pas encore.Mais, après la Tunisie, rÉg5q)te a suivi.La démission de lyioubarak a pris tout le monde par surprise.L\u2019Égypte n\u2019est pas la Tunisie.La chute d\u2019un joueur aussi important a ébranlé le monde arabe et a inspiré la majorité silencieuse à descendre à son tour dans la rue.Le monde arabe nageait désormais dans des eaux troubles.En dépit de cela, Bachar al-Assad continuait à afficher un sourire niais, rassurant sa population que la Syrie était l\u2019exception.Se sentant proche de son peuple et de ses revendications, Al-Assad voulait s\u2019épargner un sort semblable à celui de ses anciens vis-à-vis.La communauté internationale croyait aussi que la Syrie allait être l\u2019exception.Ce n\u2019était dans l\u2019intérêt de personne de voir ce pays tomber.Sa paix artificielle permettait de pondérer l\u2019instabi-hté de cette région du monde.Après tout, la Syrie était vue par certains comme le «meilleur ennemi» à avoir comme pays hmitrophe.La Syrie s\u2019est en effet révélée être l\u2019exception, mais pas comme on le pensait.Bachar al-Assad n\u2019est pas parti comme ses autres amis.Il faut dire que, contrairement à Ben Ah et Moubarak, il n\u2019était pas pris au dépourvu.Il a eu longuement le temps de préparer des scénarios et des stratégies.Éntre partir et rester, il a dé- cidé de s\u2019accrocher.Et il s\u2019accroche à ces dizaines de milliers de Sjniens qui le soutiennent encore.Mais ce qu\u2019il n\u2019a pas compris, c\u2019est que leur soutien, tout comme la paix qu\u2019il a réussi à imposer, n\u2019est pas un vrai choix politique, mais plutôt le résultat de l\u2019absence d\u2019une solution de rechange politique.Si j\u2019étais une Syrienne de confession chrétienne, moi aussi je soutiendrais le régime d\u2019Al-Assad, parce que le contraire est encore moins alléchant.Regardez ce qui se passe en Irak.Les Irakiens chrétiens remettent beaucoup le départ de Saddam Hussein.Parce qu\u2019il y a des avantages à avoir un régime dictatorial : c\u2019est qu\u2019il peut protéger quiconque trouve grâce à ses yeux.Le contraire est tout aussi vrai : les Irakiens chrétiens faisaient partie de ce peuple que Saddam Hussein avait décidé de protéger; les Kurdes, non.On ose à peine imaginer ce qu\u2019il adviendra de la Sjnie dans les prochaines années.On parle à présent de la Syrie comme d\u2019un fait anecdotique.Des chiffres nous parviennent d\u2019ici et là.Le quotidien ne fait pas la nouvelle.On passe à autre chose.Mais, hier, un événement est venu nous rappeler que les vies humaines n\u2019ont pas la même valeur.En plus de toutes les inégalités et les asymétries entre les pays riches et les pays pauvres, la couverture médiatique d\u2019un événement par rapport à un autre creuse davantage ce fossé.J\u2019étais triste pour les victimes du marathon à Boston, mais j\u2019étais tout aussi triste pour les 50 personnes décédées dans un attentat à Bagdad, qui fut complètement éclipsé par l\u2019attentat commis à Boston.Fait banal et habituel.Ne dit-on pas que l\u2019habitude est une grande sourdine?Un ami, qui travaille sur le dossier irakien, rouspétait parce qu\u2019il devait écrire un autre rapport \u2014 l\u2019énième \u2014 sur des attentats perpétrés dans la capitale irakienne, dont le contenu ne différait de ses autres rapports sur le même sujet que par la date et le nombre de morts.Demain, il y aura un autre attentat en Sjnie, mais on continuera à se préoccuper de ce qui s\u2019est passé à Boston.Et on parlera des attentats de Boston chaque fois que des coureurs franchiront la ligne d\u2019arrivée.Parallèlement à cela, des gens, aux quatre coins du monde, continueront de tomber tous les jours sans pour autant faire la manchette.Finalement, je m\u2019aperçois qu\u2019il y a pire que la mort dans cette vie : il y a l\u2019indifférence. LE DEVOIR LE JEUDI 18 AVRIL 20IS A 9 IDEES REFORMES DE L\u2019ASSURANCE-EMPLOI ET DE L\u2019AIDE SOCIALE Des machines à produire pauvreté et sous-citoyenneté Il faut une large mobilisation qui combattrait les deux réformes à la fois, au Québec et dans le reste du Canada COLLECTIF D\u2019AUTEURS* lies sont travailleuses dans les services de garde d\u2019enfants en milieu scolaire, ou salariées à temps partiel dans le commerce ; elles et ils sont immigrants de première génération, nettoyant occasionnellement les locaux d\u2019entreprises ; elles et ils sont des jeunes placés temporairement par des agences dans l\u2019iiôtellerie-restauration; elles et ils sont des saisonniers dans l\u2019agriculture.: travailleuses et travailleurs précaires, atypiques, ils, et encore plus elles, constituent près de 40% du marché du travail québécois et sont tous susceptibles de tomber dans la case du «prestataire occasionnel» ou même «fréquent» créée par la réforme de l\u2019assurance-chômage.Si cela leur arrive, et que ces personnes font partie des (46% pour les hommes et moins de 40% pour les femmes) chômeurs et chômeuses susceptibles de percevoir une prestation, il leur faudra donc accepter de prendre un travail payé 80%, voire seulement 70% de leur ancien salaire, une fois, puis deux, puis trois.Salaire minimum La limite, c\u2019est le salaire minimum.Or, même avec un emploi à temps plein toute l\u2019année, ce salaire dit minimum ne permet pas à une personne vivant seule de passer au-dessus du seuil de pauvreté.Alors pour toutes les personnes précaires et atypiques, autant dire que la réforme leur laisse le choix entre être pauvre ou être pauvre.Pauvre au travail parce qu\u2019on a pris les miettes d\u2019emploi et de salaire en espérant chaque fois que la roue allait tourner, que cette fois-là allait être la bonne et que l\u2019employeur allait vous embaucher durablement.Ou bien pauvre sans travail parce qu\u2019on a refusé le sous-emploi qui n\u2019avait rien à voir avec notre qualification et que, pour cette raison, la prestation a été supprimée.Mais refuser l\u2019emploi à bon marché et affirmer son droit à choisir un travail décent constituent un parcours à haut risque.Parce que du travail, de toute façon, il n\u2019y en a pas pour tout le monde.Avec un taux à 7,7% au Québec (7,2% pour le Canada), nous sommes toujours en situation de fort chômage.En évoquant, à tort ou à raison, que 700000 emplois seront à pourvoir d\u2019ici 2016, le ministère québécois de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale l\u2019a d\u2019ailleurs reconnu.Pourtant, il veut couper dans le maigre 129 dollars de supplément au montant d\u2019aide sociale (qui ne couvre de toute façon pas les besoins de base) en visant les catégories de population qui vont \u2014 mécaniquement \u2014 venir gonfler les de- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les réformes des ministres Finiey et Maitais vont encore pins enfermer dans ies mauvais empiois ies femmes et tous ceux et ceiies, autochtones, jeunes, immigrants, qui sont en position vuinérabie.mandes d\u2019aide sociale du fait de la réforme de l\u2019assurance-emploi.On peut s\u2019attendre à ce que les mauvais emplois se multiplient, car voilà créé un redoutable engrenage pour faire accepter les «Mcjobs» et les bas salaires proposés par les entreprises.11 n\u2019est pas besoin d\u2019aller chercher plus loin le sens des réformes actuelles.La ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Pinley, l\u2019a précisé en entrevue sur la chaîne CPAC: « [Nous voulons] nous assurer que les McDonald\u2019s de ce monde ne soient pas obligés de faire venir des travailleurs temporaires étrangers pour faire un travail que des Canadiens sur Vassurance-chômage peuvent faire.» Actuellement, les travailleurs migrants temporaires sont victimes de discriminations systémiques les obligeant à accepter des conditions de travail dégradées.Avec la réforme de l\u2019assurance-emploi, n\u2019importe quel chômeur sera potentiellement tenu de prendre un emploi à mauvais salaire, exerçant ainsi une forte pression à la baisse des salaires sur l\u2019ensemble du marché du travail, qui risque d\u2019être nivelé par le bas.Ces réformes parachèvent les dénis de droits sociaux opérés en 1996, lorsque l\u2019assurance-chômage, transformée en assurance-emploi, a été détournée de son objectif, qui est justement d\u2019empêcher la dégradation de l\u2019emploi convenable.Parallèlement, le régime d\u2019assistance publique du Canada a été supprimé, comme d\u2019autres transferts sociaux, aboutissant à une remise en cause tout aussi radicale de l\u2019accès à l\u2019aide sociale.Un même vent de réformes traverse depuis les années 90 les différents,pays industrialisés.Plutôt qu\u2019un retrait de l\u2019État imposé par la mondialisation ou la globalisation, il faut y voir la volonté de créer un autre mode de régulation de la main-d\u2019œuvre, de façon à faire accepter la (re) marchandisation du travail, c\u2019est-à-dire la mise en concurrence entre travailleuses et travailleurs.Aujourd\u2019hui, la ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, veut retirer 129 dollars aux personnes entre 55 et 57 ans, comme si ces personnes discriminées par les entreprises allaient ainsi trouver plus vite un emploi ! Elle veut aussi supprimer cette somme aux couples avec un enfant en bas âge, comme si elle ignorait que cette catégorie de prestataires présente les meilleurs taux de retour à l\u2019emploi.L\u2019arme des dominants 11 est urgent de cesser de jeter l\u2019opprobre sur les personnes qui n\u2019arrivent pas à trouver du travail et se retrouvent chômeurs ou prestataires de l\u2019aide sociale.Voilà l\u2019arme des dominants, de ceux qui privilégient le profit au détriment de la cohésion sociale : ils créent l\u2019image d\u2019agresseurs pour justifier ensuite qu\u2019on retire des droits.Mais les restrictions à la couverture du chômage ou les faibles montants d\u2019aide sociale diminuent en réalité le retour à l\u2019emploi et provoquent des allers-retours entre chômage, bas salaires et inactivité.On édifie ainsi une machine à produire des travailleuses et travailleurs pauvres et des sous-citoyennes et sous-citoyens.Car un revenu et des conditions de travail décents sont les conditions minimales d\u2019une participation pleine et entière à la vie en société, comme le souligne, entre autres, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, qui juge la réforme de l\u2019aide sociale contraire aux droits protégés par la Charte.Ces réformes ne visent donc pas l\u2019intégration par le travail.Au contraire, elles vont encore plus enfermer dans les mauvais emplois les femmes et tous ceux et celles, autochtones, jeunes, immigrants, qui sont en position vulnérable.Pour ces citoyennes et citoyens, le travail n\u2019est plus un droit, il devient un devoir.Nous, signataires, appelons à une large mobilisation faisant se rejoindre la lutte contre les deux réformes, au Québec et dans le reste du Canada.*Carole Yerochewski et Yanick Noiseux Groupe interuniversitaire et interdisciplinaire de recherche sur l\u2019emploi, la pauvreté et la protection sociale, Gireps Nathalie Goulet Conseil d\u2019intervention pour l\u2019accès des femmes au marché du travail, Ciaft Carole Henry Au bas de l\u2019échelle, groupe d\u2019éducation populaire et de défense des droits des personnes non syndiquées Berthe Lacharité Relais-femmes Jacques Beaudoin Mouvement Action-Chômage de Montréal Marie-Hélène Arruda Coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) La réplique > Retraite Il faut bonifier le RRQ et réformer les REER Les autres partis privilégient les solutions individuelles comme le RVER, lequel libère les entreprises de leurs responsabilités sociales AMIR KHADIR Député de Mercier pour Québec solidaire ^^=j| ous avons pu lire avec regret que la \"% T proposition de Québec solidaire sur 1 les REER ne plaît pas à votre éditoria-1 liste, Jean-Robert Sansfaçon.1 Dans la foulée des fuites média-A 1 tiques sur l\u2019évasion fiscale massive qui fait perdre des milliards de dollars au trésor public, Québec solidaire a rappelé la semaine dernière que sur 150 milliards de dollars de bénéfices déclarés, les entreprises, souvent parmi les plus grandes et les plus riches, ont obtenu plus de 62 milliards de déductions fiscales.Selon les statistiques fiscales 2006 du ministère des Einances, dernière année pour laquelle elles sont disponibles, ces entreprises n\u2019ont payé qu\u2019un peu plus de 2 % d\u2019impôt au Québec, sur leurs bénéfices totaux.Voilà l\u2019ampleur de l\u2019injustice fiscale que subissent les contribuables de revenu modeste.Cette injustice frappe particulièrement les retraités, dont le revenu moyen est en dessous des 35000 dollars.Québec solidaire suggère d\u2019améliorer la couverture publique de la retraite en bonifiant le RRQ plutôt que de recourir au privé avec le régime Régressif des REER, qui est coûteux pour l\u2019État et qui avantage de manière très déséquilibrée les hauts revenus.Une minorité nantie va chercher la part du lion des crédits d\u2019impôt alors que la classe moyenne doit souvent s\u2019endetter avec des prêts REER pour y avoir droit.Pour une réforme globale des retraites La position de Québec solidaire sur la réforme nécessaire des retraites s\u2019appuie sur le constat fait par une myriade d\u2019organisations so- Le déclencheur «Le député Amir Khadir est revenu à la charge avec la proposition de son parti de réduire le plafond des contributions aux Régimes enregistrés d\u2019épargne-retraite (REER) à 12000$ par année.Une vieille obsession d\u2019une certaine gauche qui ne comprend rien à la mécanique des retraites, ou qui feint de ne rien comprendre.» Jean-Robert Sanfaçon, Le simplisme solidaire, Le Devoir, 15 avril 2013 dales, syndicales et communautaires qui sont insatisfaites du régime actuel, fortement appuyé sur l\u2019épargne privée et risquée que constitue notamment le REER.La campagne « Une retraite à l\u2019abri des soucis » initiée récemment par les travailleurs présente par exemple une voie très simple et réaliste pour s\u2019attaquer à la pauvreté à la retraite en prenant appui sur les régimes publics existants.Ce qui rejoint une opinion formulée par M.Sansfaçon lui-même dans un éditorial, le 22 mars 2011, énonçant que «le Parti québécois [devrait] rejoindre les rangs des provinces qui demandent que l\u2019on rehausse les avantages du Régime des rentes public (RRQ), auquel tous les salariés et leurs employeurs doivent contribuer».11 est tout à fait possible d\u2019améborer le RRQ et, à terme, de doubler le taux de remplacement du revenu et d\u2019augmenter la rente maximale, qui est actuellement d\u2019un peu moins de 12000$, pour atteindre à terme le niveau de 32000$.Pour Québec solidaire, cette transition progres- sive vers un nouveau régime public contributif plus généreux constitue une première étape vers un régime public réellement universel.C\u2019est dans ce contexte qu\u2019il faut comprendre notre remise en question des plafonds de cotisation aux REER de façon à réduire non seulement le niveau de la dépense fiscale associée à la retraite, mais srutout l\u2019aspect régressif de cette dépense fiscale.Une question de priorités Lors de la dernière campagne électorale, Québec solidaire a été le seul parti à vouloir provoquer le débat sur toute une série d\u2019enjeux liés aux retraites.Eorce est de constater le silence assourdissant du PQ, du PLQ et de la CAQ sur ce qui représente l\u2019un des principaux défis économiques et sociaux que devra relever le Québec lors de la prochaine décennie.Le manque de courage politique de ces trois partis masque mal le quasi-consensus dans lequel ils s\u2019enferment et qui les fait privilégier des solutions individuelles comme le régime volontaire d\u2019épargne-retraite (RVER), qui libère les entreprises de leurs responsabilités sociales.Dans le dossier des retraites, la réduction du plafond des REER s\u2019inscrit dans une vision d\u2019ensemble d\u2019une réforme en profondeur de l\u2019ensemble du régime.En attendant la mise en place progressive d\u2019un nouveau type de régime universel, il est bien évident que c\u2019est la seule option pour bien des travailleurs en fin de carrière pour effectuer un rattrapage dans leurs épargnes-retraites mises à mal par la débâcle financière de 2008.Les modalités d\u2019une réduction du plafond des REER et leurs arrimages avec d\u2019autres éléments des régimes de retraite doivent être discutés, mais il est évident que le régime n\u2019est pas conçu pour assurer une retraite digne pour la classe moyenne.Les plus récentes statistiques fiscales des particuliers démontrent à quel point les plus fortunés profitent plus de ces crédits d\u2019impôt.Pour l\u2019année 2008, un peu plus de 175000 contribuables dont les revenus dépassaient 100000$ ont placé 2200 millions en REER.La même année, 200 000 contribuables à plus faible revenu (moins de 40000$) n\u2019ont pu cotiser que pour 453 millions de REER.Les revenus des retraités étaient en 2008 moins de 30000$ en moyenne.Pour rétablir la justice fiscale, de nombreuses mesures sont nécessaires, et la réforme des REER n\u2019est certainement pas la principale.Mais quelle que soit la façon de l\u2019aborder, il y a quelque chose de terriblement injuste dans le fait que les crédits d\u2019impôt du REÉR financent beaucoup plus l\u2019épargne d\u2019un médecin que celle d\u2019une préposée aux bénéficiaires qui, en partant, a beaucoup moins à placer pour sa retraite.Quelle injustice ! Réponse de l\u2019éditorialiste Èncore une fois, M.Khadir mêle tout: la «préposée aux bénéficiaires» de son exposé participe dès son embauche à un régime à prestations déterminées financé à 50% par son employeur, qui remplacera 76% de son salaire de fin de carrière, alors que le médecin et le travailleur autonome doivent contribuer à un REER individuel dont la rente est impossible à prévoir.D\u2019où l\u2019importance de maintenir le plafond des contributions au REER à leur niveau actuel, déjà inférieur à celui des régimes collectifs, voire de les augmenter.Jean-Robert Sansfaçon L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert 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editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) fbAeaxoxv Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Cehne Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Amehe Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Ram ville, Nadia Sebai, Ousmane C Toure (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Ehse G\\rard(secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guunond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxiYsi-0\\xviçT Leclerc (responsable duservice a la clientele), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables).Claudette Behveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudme Chevner, Cehne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE JEUDI 18 AVRIL 2013 ACTUALITES PELADEAU SUITE DE LA PAGE 1 de président et chef de la direction de Québécor en mai pour assumer la présidence du conseil d\u2019administration du conglomérat, qui chapeaute, notamment.Corporation Sun Media \u2014 l\u2019éditeur du Journal de Montréal et du Journal de Québec \u2014, le Groupe TVA et Vidéotron.Comme il demeure président du conseil de Québécor, il «se retirera des décisions qui pourraient être susceptibles de le mettre en conflit d\u2019intéréts», a mentionné Pauline Marois.Pierre Karl Péladeau prend la relève de Michael L Turcotte, âgé de 75 ans, nommé par le gouvernement Charest en novembre 2005.Celui-ci touchera en cédant sa place l\u2019équivalent de sa rémunération annuelle de 125 000$.Pierre Karl Péladeau fera du bénévolat, et comme il est nommé pour cinq ans, il s\u2019agit d\u2019une économie d\u2019un demi-million, a calculé Pauline Marois.Le p.-d.g Thierry Vandal, dont le contrat de cinq ans avait été renouvelé six mois avant son terme par le gouvernement Charest en 2012, conserve son poste, a précisé la première ministre.Selon nos informations, M.Vandal n\u2019a pas été consulté et n\u2019aurait appris la nomination de M.Péladeau qu\u2019à la toute dernière minute.Lors d\u2019un grand rassemblement à Montréal à quelques jours du scrutin de septembre, la conjointe de Pierre Karl Péladeau, Julie Snyder, était montée sur scène pour accorder publiquement son appui à la chef péquiste.Au Québec, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec comptent pour 43% du tirage des dix quotidiens payants de langue française.Le réseau TVA détient une part du marché télévisuel francophone au Québec de plus de 25%, selon des données de 2010.La réaction des libéraux à cette nomination a été prudente.«Je présume qu\u2019en nommant un dirigeant de l\u2019une des entreprises médiatiques les plus importantes du Québec à la tête du CA de la plus grande société d\u2019Etat de la province, le gouvernement a prévu certaines mesures particulières pour l\u2019encadrer dans l\u2019exercice de ses fonctions», a texté l\u2019attaché de presse libéral, Charles Robert.Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ne voit que des avantages à cette nomination.«Il faut le dire, quand c\u2019est des bons coups.Je pense que Pierre Karl Péladeau va aller brasser la cage.On en a besoin chez Hydro-Qué-bec», a dit François Legault, qui estime qu\u2019il y a 4000 emplois de trop à la société d\u2019Etat.Le député Amir lÜiadir, de Québec solidaire, a par contre condamné cette nomination, qui renforce, selon lui, «le copinage entre le gouvernement et les milieux d\u2019affaires».En assouvissant le désir de «servir» du magnat, le gouvernement «essaie de s\u2019acheter des alliances et de l\u2019influence et, je dirais, des retours d\u2019ascenseur», croit-il.Pour le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Brian Myles, cette nomination, sur le plan de la perception, «va entretenir un doute dans l\u2019esprit du public sur l\u2019indépendance et la liberté d\u2019action des journalistes de Québécor».«Il me semble que dans le lot de bons gestionnaires au Québec qui ont des sympathies pé-quistes, on aurait pu en trouver un autre que le plus grand patron de presse des temps modernes.Imaginez un seul instant si Jean Charest avait nommé Paul Desmarais junior à la tête d\u2019Hydro-Québec, on aurait eu une manifestation spontanée qui partirait du square Phillips dans les 15 minutes», a illustré Brian Myles.Mentionnons qu\u2019un vice-président du conseil de Power Corporation, Michel Bélair-Plessis, siège sur le CA d\u2019Hydro-Québec.«Je suis vraiment étonné», a livré Michel Arsenault, le président de la FTQ, qui représçnte la plupart des employés de la société d\u2019Etat.«J\u2019espère qu\u2019on lui a bien expliqué qu\u2019il s\u2019en va présider le CA; il ne s\u2019en va pas aux ressources humaines.» Dans le passé.Québécor a décrété des lockout visant des syndiqués de la FTQ chez Vidéotron et au Journal de Québec.Le Devoir MONTREAL SUITE DE LA PAGE 1 touché un autre contrat de 60000$ pour évaluer l\u2019état du toit du Biodôme de Montréal.La firme Dessau a pour sa part obtenu un contrat de 146000$ pour produire les plans et devis de réfection de huit stations de pompage «vétustes» dans l\u2019arrondissement de Pierre-fonds-Roxboro.Urgence d\u2019agir « Ce sont des travaux urgents pour lesquels il faut agir vite», a expliqué au Dgyofr Jonathan Abecassis, attaché de presse au cabinet du maire Applebaum.Les deux autres partis membres de la coalition.Vision Montréal et Projet Montréal, ont appuyé l\u2019attribution des contrats.Le comité exécutif a demandé au gouvernement Marois de soumettre ces trois contrats à l\u2019approbation de l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF), comme le permet la loi 1 sur l\u2019intégrité, adoptée par Québec.Dans l\u2019éventualité où LAME refuserait d\u2019accorder le «certificat de bonne conduite» à Dessau ou à Génivar, les contrats seraient annulés en cours de route.Avec toutes les complications que cela suppose.Les élus de Montréal se croisent les doigts, parce que d\u2019ex-représentants de Dessau et de Génivar ont admis devant la commission Char-bonneau avoir enfreint l\u2019éthique.Un ex-vice-pré-sident de Génivar, François Perreault, a reconnu que la firme a participé à un système de collusion entre toutes les firmes de génie qui faisaient affaire avec Montréal, entre 2004 et 2008.Il a aussi reconnu que des dirigeants de Génivar et leurs proches ont versé plus de 300000$ au Parti libéral du Québec, de 1998 à 2010.Rosaire Sauriol, ex-vice-président de Dessau, a reconnu de son côté que la firme a pris part à un cartel d\u2019entreprises de génie, dans les années 2000, en plus d\u2019avoir fait pour plus de 2 millions de fausses factures pour remplir les coffres des partis politiques à l\u2019aide de prête-noms.Des travaux au ralenti « Ce n\u2019est pas de gaieté de cœur que nous avons accordé les contrats, mais il fallait procéder rapidement», a réagi Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, membre de la coalition au pouvoir à l\u2019Hôtel de Ville.La Ville a ainsi obtenu une subvention fédérale de 120 millions, valide en 2013, pour l\u2019aménagement des centres de compostage municipaux.Il fallait lancer au plus vite les plans et devis.Et Génivar était le plus bas soumissionnaire, rappelle M.Bergeron.Ce climat de suspicion envers les firmes de génie ralentit de façon importante les travaux lu » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rosaire Sauriol, de la firme d\u2019ingénieurs Dessau, a expliqué devant la commission Charbonneau que son entreprise avait participé à un cartel en plus de contribuer illégalement à la caisse du Parti libéral du Québec.de voirie et d\u2019infrastructures à Montréal, note le chef de Projet Montréal.L\u2019attribution des contrats se fait au compte-gouttes.Les rues, les réseaux d\u2019égout et d\u2019eau potable, les parcs et les autres infrastructures de Montréal ont pourtant bien besoin d\u2019une cure de rajeunissement, souligne Richard Bergeron.Sortie de crise Selon nos sources.Benoit Dagenais, directeur du contentieux à la Ville de Montréal, a fait une présentation au comité exécutif, la semaine dernière, sur la crise éthique qui secoue l\u2019Hôtel de Ville.Il a évoqué une forme « d\u2019amnistie par compensation» pour les fournisseurs embourbés dans des problèmes éthiques: les firmes rembourseraient à la Ville une partie des contrats obtenus au fil des ans, pour compenser les paiements en trop dus à la collusion et à la corruption.Les élus ont accueilli avec soulagement cette porte de sortie de crise.En pleine course à la mairie, la perspective de mener campagne avec des manchettes à répétition sur les dilemmes éthiques en rebute plusieurs.Le Devoir i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le climat de suspicion autour des entreprises de génie ralentit considérablement les travaux de voirie à Montréal.ZAMPINO SUITE DE LA PAGE 1 Selon M.Zampino, il est «foncièrement malhonnête» de conclure que les deux hommes se sont parlé aussi souvent de 2005 à 2011.L\u2019un des numéros composés 1060 fois par M.Trépa-nier était celui de l\u2019adjointe de Frank Zampino à l\u2019hôtel de ville, qui s\u2019occupait des appels de cinq personnes.« C\u2019est un tableau qui est complètement erroné.Ça représente une fausseté pleine et entjère», a-t-il déploré.À partir des données fournies par la commission, M.Zampino évalue qu\u2019il a parlé 200 fois à son ami Trépanier.«On sait très bien que M.Trépanier, c\u2019est un feu roulant au téléphone, c\u2019est une machine», a-t-il dit.Le ton des échanges entre M® LeBel et M.Zampino laisse présager une bataille de ruelle.En l\u2019espace d\u2019une journée, la procureure en chef de la commission a déjà reproché à M.Zampino d\u2019être passé maître dans «l\u2019art de répondre sans répondre».«M\u201d^^ la présidente, je m\u2019objecte», a dit M.Zampino d\u2019un air blessé.«Objectez-vous, mais répondez à mes questions», a répliqué l\u2019avocate.Au mariage de la mafia En matinée, M® LeBel a fait une brève entrée en matière sur la carrière politique de Frank Zampino avant d\u2019entrer dans le vif du sujet.En 1991, M.Zampino a assisté au mariage du fils de Frank Cotroni et de la fille de Joe Di Maulo, deux familles historiquement associées à la mafia à Montréal.«Je prends offense à ce qu\u2019on mentionne ça en essayant d\u2019insinuer que je participe à un mariage avec peut-être une arrière-pensée quelconque», a-t-il affirmé.M® LeBel n\u2019a pas lâché prise.« Vous trouvez judicieux de vous présenter en tant que maire de l\u2019ar- Zampino dit rondissement de Saint-Léo- ,.i nard et d\u2019être associé ne se-\t^ était rait-ce que par l\u2019apparence ««c ia à Frank Cotroni?», lui a-t- ^ elle demandé.\tpour le fils de « C\u2019était pas la décision la plus brillante du siècle, mais Frank Cotroni, il n\u2019y avait pas d\u2019arrière-pen- ., .sée», a rétorqué le témoin.\tDien En politique, «les perceptions «onr la fille de comptent plus que les vérita- ^ blés faits», estime-t-il.\tJoe Di Maulo M.Zampino a bredouillé qu\u2019il n\u2019assistait pas à un mariage du clan Cotroni, mais à celui de la fille de Joe Di Maulo, un autre caid notoire.Le cousin de Di Maulo, Mario, était «un grand bénévole» pour son orga-nisatiqn dans l\u2019arrondissement de Saint-Léo-nard.À sa demande, il a accepté d\u2019assister au mariage.Invraisemblable M® LeBel a vite souligné le caractère invraisemblable de sa réponse.Que M.Zampino ait choisi de s\u2019asseoir du côté «Cotroni» ou «Di Maulo» à l\u2019église, il était toujours bien présent pour runtfication des enfants de deux célèbres mafieux.Décédé en 1984, Frank Cotroni était le frère de Vie Cotroni, le parrain de la mafia à Montréal pendant une trentaine d\u2019années.Joe Di Maulo était aussi un mafioso fort influent, qui a été abattu en novembre dernier.Associés au clan calabrais, Cotroni et Di Maulo avaient conservé leur influence dans le monde interlope après la prise de contrôle sanglante du clan sicilien des Rizzuto, à la fin des années 70.M.Zampino a par ailleurs écrit au mafioso Jimmy Di Maulo (le frère de Joe) pour lui demander de financer sa campagne dans les années 90.«Je n\u2019ai aucun souvenir de ça», a dit Frank Zampino.Il a demandé à voir une lettre signée de sa main qui est en possession des enquêteurs de la commission.M® LeBel l\u2019a fait poireauter en ne déposant pas le document.Elle l\u2019a également nargué en l\u2019interrogeant sur l\u2019existence d\u2019une photographie de lui avec l\u2019actuel parrain de la mafia, Vito Rizzuto.Encore une fois, M® LeBel n\u2019a pas déposé ledit cliché.Le Devoir BOSTON SUITE DE LA PAGE 1 la culture, lance à l\u2019autre bout du fil Benoît Dupont, directeur du Centre international de criminologie comparée de l\u2019Université de Montréal, qui s\u2019intéresse entre autres à la criminalité et aux vies numériques.Mais pour une enquête policière, je suis plutôt sceptique.L\u2019analyse criminelle doit répondre à des critères précis, elle demande des compétences particulières et je ne crois pas que l\u2019on puisse prétendre avoir ces compétences simplement parce qu\u2019on a regardé des épisodes d\u2019une télésérie policière.» Des forums et des suppositions N\u2019empêche, dans la foulée des attentats à la bombe perpétrés lundi en milieu d\u2019après-midi, et pour lesquels il n\u2019y a toujours pas d\u2019accusations portées, la Toile s\u2019est organisée pour venir en aide aux enquêteurs et même s\u2019y substituer pour mettre un ou des visages sur le sordide.Sur le site de partage de liens Reddit, un groupe baptisé Find Boston Bombers (à la recherche des poseurs de bombes de Boston) a fait son apparition pour concentrer au même endroit connaissances, hypothèses, photos, vidéos, analyses fines ou improvisées en lien avec la tragédie.Plus de 2500 personnes y sont pour le moment « accrochées».Ailleurs, le forum de discussion et de partage anonyme 4Chan est également devenu lieu d\u2019échanges pour les détectives numériques en herbes qui nourrissent également un document de travail pour usage collectif qui a également vu le jour sur l\u2019espace de Google Does, sous le titre Boston Bombing Info (information sur les explosions de Boston).Là-dessus, comme sur les autres lieux d\u2019échanges, on y parle des interminables instants où les bombes ont explosé, des victimes, on y commente des détails précis sur les photos prises par le public ou les médias, on y parle des composantes de la bombe, de l\u2019autocuiseur, de son modèle, de l\u2019endroit où il est possible de l\u2019acheter, de sacs à dos noir, de fermetures à glissière, même.Tout en conjecture, on y encercle également des individus, photographiés ou filmés dans la foule avant ou après les explosions, et qui pour- raient avoir quelque chose à voir avec les attentats, selon les internautes,^ du moins.±Que ces espaces voient le jour aux Etats-Unis n\u2019est pas très étonnant, dit Jean-Claude Simard, éthicien et philosophe à l\u2019Ùniversité du Québec à Rimouski (UQTR), la tradition de l\u2019autojustice y est très forte.Mais les conséquences et les risques d\u2019erreurs et de dérives sont aussi très élevés, surtout quand on commence à cibler des individus sans avoir les preuves nécessaires pour le faire.» Une question Dans ce tout participatif, quelques individus semblent d\u2019ailleurs très bien avoir cerné la dangerosité du geste, comme un certain Rroach \u2014 c\u2019est la seule identité qu\u2019il donne \u2014, qui, sur Reddit, pose une question qui ne donne pas la réponse recherchée par la communauté : «Est-ce que quelqu\u2019un se souvient de Richard Jewell?» Le tout est accompagné d\u2019un lien vers la page Wiki-pédia consacrée à ce garde de sécurité suspecté à tort, sur la base d\u2019une photo et d\u2019un autre sac à dos suspect (vert dans ce cas), d\u2019être à l\u2019origine de l\u2019attentat à la bombe lors des Jeux olympiques d\u2019Atlanta en 1996.Et ce, même s\u2019il avait pourtant aidé à l\u2019évacuation de la foule avant l\u2019explosion.«Devant l\u2019émotion et la disponibilité des outils de communications, le citoyen peut désormais faire beaucoup, commente M.Dupont, mais il faut aussi se préoccuper, bien avant la recherche d\u2019un coupable, des personnes qui peuvent tomber dans ce filet d\u2019émotions et de jugements sommaires», comme au temps de la justice des foules, des belles années du vigüantisme, du goudron et des plumes, rappelle-t-il.«Il y a un fossé entre des citoyens qui communiquent des informations à la police pour faire avancer une enquête et ceux qui s\u2019organisent en justiciers à temps partiel» dans les nouveaux espaces publics numériques.Un fossé qu\u2019un internaute, mercredi, tout en appelant au calme, à la vérification des faits avant diffusion d\u2019une photo d\u2019un suspect et à la rigueur dans un de ces espaces collaboratifs, a finalement très bien résumé avec le bagage culturel qui est le sien.«La chasse aux sorcières, a-t-il écrit, ça peut aussi être une chasse aux innocents.» Innocents dont le bilan actuel des quelque 180 transformés en victimes par les attentats de Boston ne mérite certainement pas d\u2019être augmenté, y compris au nom de Injustice et de la vérité.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir corn GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au telephone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par cournel\tredaction@ledevoir corn Par telecopieur\t514\t985-3360 Publicité Au telephone\t514\t985-3399 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800\t363-0305 Par telecopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au telephone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoircom Par telecopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au telephone\t514\t985-3322 Par telecopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au telephone\t514 985-3355 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tahonnements@ledevoir corn Par telecopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au telephone Par 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