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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2013-05-29, Collections de BAnQ.

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[" Philippe Couiliard n\u2019a pas voulu commenter l\u2019arrestation du Arthur Porter 5 Festival MUTEK: Ghislain Poirier dévoile son projet parallèle Boundary Page b 10 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 1 8\t?LE DEVOIR, LE MERCREDI 29 MAI 2013 1,13$ + TAXES =1,30$ La cote du bilinguisme est en baisse au pays Les jeunes sont de moins en moins en contact avec la langue française et peu d\u2019immigrants sont bilingues, selon une analyse de Statistique Canada portant sur la période 1961-2011 GUILLAUME B O URG AULT-C ÔTÉ Un demi-siècle après la commission Lauren-deau-Dunton, le bilinguisme canadien demeure une affaire essentiellement québécoise \u2014 et plutôt fragile.Dans le reste du pays, le taux de bilinguisme est à la baisse, et tout indique que la tendance ira s\u2019aggravant dans les prochaines années, révèle une étude publiée mardi par Statistique Canada.L\u2019analyse indique notamment que de moins en moins de jeunes anglophones sont en contact avec le français à travers le pays.Elle montre aussi que les Canadiens nés à l\u2019étranger sont proportionnellement deux fois moins nombreux à être bilingues anglais-français que leurs compatriotes nés au pays.«Il est clair que de grands défis se poseront dans les prochaines années pour le maintien du bilinguisme», dit Jean-Pierre Corbeil, responsable des données linguistiques à Statistique Canada et coauteur de l\u2019étude.Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, partage en partie le constat.L\u2019étude permet de mesurer l\u2019évolution du bilinguisme au Canada depuis la création de la Commission royale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (Laurendeau-Dun-ton) en 1963, qui a jeté les bases de ce qui allait devenir la politique de bilinguisme officiel du VOIR PAGE A 10 : BILINGUISME Aide sociale Maltais reporte l\u2019annonce d\u2019nne bonification La nouvelle a suscité colère et déception MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Cy était le baume attendu pour soulager les effets néfastes des changements à l\u2019aide sociale et atténuer les inquiétudes : mais la bonification promise aux 85 000 assistés sociaux vivant seuls avec 604$ par mois ne sera pas connue avant la rentrée de l\u2019automne, où une «approche globale» sera dévoilée.En entrevue au Devoir, la ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais a toutefois convenu que le montant de la bonification était «arrêté» et qu\u2019il ne sera pas soumis à de futures tractations internes.Il sera toutefois annoncé dans le cadre d\u2019une «stratégie globale de lutte contre la pauvreté», après l\u2019été.«Le montant de la bonification est arrêté.C\u2019est pas vrai que c\u2019est le président du Conseil du trésor qui a gagné.J\u2019aurais pu l\u2019annoncer Mais je fonctionne pas par bonne nouvelle, moi, je fonctionne vraiment dans un cadre global de soutien aux personnes les plus démunies.» Venue reprendre devant la presse les grandes lignes de son «approche globale et cohé- VOIR PAGE A 10 : MALTAIS Aujourd\u2019hui Agnès Maltais % Le Monde > En Syrie, ropposition réclame des armes rapidement après la levée de l\u2019embargo européen.Page B 7 Actualités > L\u2019Université du Québec voudrait sauver ce qui reste de la CREPUQ.Page A 7 Économie > Le Canada est au troisième rang des pays riches où il fait bon vivre, selon le nouvel indicateur du bien-être de rOCDE.Page B1 7\t.\u2014.-\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.A4 A6 B8 B6 A6 B6 ¦ ¦?-k.mm Affaire Duffy Harper aurait été tenu dans le noir pendant 24 heures HÉLÉNE BUZZETTI MARIE VASTEL Correspondantes parlementaires à Ottawa Le premier ministre Stephen Harper soutient que son entourage a attendu 24 heures avant de l\u2019informer que son chef de cabinet, Nigel Wright, avait donné 90000$ au sénateur Mike Duffy pour rembourser ses allocations de dépenses illégitimes.Il n\u2019aurait appris la chose que le 15 mai, un jour après que le journaliste de CTV eut contacté son bureau pour obtenir des explications en vue de diffuser son reportage fracassant.La période de questions de mardi avait une atmosphère tout à fait différente alors que Stephen Harper y ont convenu participait pour la première fois depuis que le réseau CTV a révélé l\u2019existence du chèque de 90000$.Le chef de l\u2019opposition officielle, Thomas Mulcair, a endossé l\u2019habit du plaideur et multiplié les questions concises et chirurgicales afin d\u2019obtenir du premier ministre le maximum de détails sur cette affaire.«Quel jour et à quelle heure le premier ministre a-t-il été informé du paiement de Nigel Wright au sénateur conservateur Mike Duffy », a-t-il demandé en guise d\u2019ouverture.« Cette question a été portée à mon attention il y a deux semaines, après que des spéculations aient été faites dans les médias.Le mercredi 15 mai, j\u2019en ai été informé», a répondu M.Harper.«Quand le premier ministre a-t-il parlé pour la première fois avec Nigel Wright des dépenses de Mike Duffy?» Réponse: «J\u2019ai été mis au courant pour la première fois à la date et l\u2019heure indiquées», a répété Des sénateurs de transmettre le dossier Duffy à la GRC FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur Mike Duffy se rendant au Sénat, mardi, à Ottawa.À sa demande, le comité du Bureau de régie interne du Sénat avait accepté de tenir des audiences publiques dans la soirée pour qu\u2019il puisse livrer sa version des faits, mais il ne s\u2019est pas présenté.VOIR PAGE A 10 : HARPER Lire aussi > La chronique de Manon Corneiiier : La responsabilité de qui ?Page A 3 Lire aussi > La chronique de Francine Peiietier : Le Sénagate.Page A 9 Exposition Sur les traces de Curious George Ou comment le petit singe a sauvé la vie de ses créateurs, poursuivis par les nazis ISABELLE PARÉ Qui ne connaît pas les espiègleries de Curious George, célèbre petit singe auteur de gaffes en série, devenu une star de la littérature jeunesse, de films à profusion et de bandes dessinées?Si les aventures du petit singe fripon sont célébrissimes, la plus périlleuse et la moins connue d\u2019entre toutes est probablement sa course improbable \u2014 et de celle de ses créateurs \u2014 à travers l\u2019Europe pour échapper aux nazis.Une fuite durant laquelle les dessins du petit primate ont contribué, à plusieurs reprises, à sauver la vie de ses dessinateurs.La vie de H.A et Margret Rey, créateurs de Curions George, personnage de BD mieux connu en français sous le nom de Georges le petit curieux, mériterait en soi un roman.On leur consacre à Montréal, ces jours-ci, une exposition au Centre commémoratif de l\u2019Holocauste, présentation qui raconte en quelques tableaux l\u2019incroyable naissance du quadrumane.Mais, surtout, de sa survie presque miraculeuse, compte tenu des aventures et péripéties qu\u2019ont traversées ses géniteurs, pris au piège dans une Europe étouffée par l\u2019invasion nazie.En fait, l\u2019histoire débute en 1924.H.A Rey (né en Allemagne sous le nom de Hans Auguste VOIR PAGE A 10 : CURIOUS GEORGE Lire aussi > Une famiiie montréaiaise a échappé au nazisme en se cachant dans une grotte en Ukraine.Page A 6 Dessin original de H.A.Rey.Le singe gaffeur devait devenir une célébrité.77831303444822 Festiv a LE 15 JUIN 2013 idarités USINE 0 1345, avenue Lalonde, Montréal CETTE PAGE EST PRODUITE PAR ALTERNATIVES > LA SOLIDARITE EN ACTION > WWW.ALTERNATIVES.CA Dépasser le vieux modèle extractiviste Le climat change.La planète est à bout de souffle.Malgré cela, à l\u2019inverse de tout bon sens commun, les entreprises minières et pétrolières accélèrent un rythme effréné qui, déjà, nous a fait dépasser ie taux de CO2 tant redouté de 400 parties par millions.Mauvaise surprise pour ies Canadiens, trois entreprises extractives sur quatre sont de chez nous.Le « plus beau pays du monde » est le champion incontesté de l\u2019expioitation sauvage de ce qui se trouve dans ie sous-soi de ia pianète.Écosystèmes affaiblis, droits démocratiques bafoués pour faire piace aux entreprises, communautés autochtones chassées de chez eiies.Au Québec et au Canada, nous avons la responsabilité commune d\u2019agir maintenant pour les générations futures d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Heureusement, les mobilisations et les solidarités sont elles aussi de plus en plus nombreuses.Ici, les autochtones et les non-autochtones s\u2019allient de pius contre ces projets destructeurs : pipeiines, sabies bitumineux et gaz de schiste suscitent une indignation grandissante.Au Nord comme au Sud, les populations locales contestent les abus des minières canadiennes, allant parfois jusqu\u2019à reprendre le contrôle de leur ressources communes.Partout, la défense du patrimoine commun s\u2019organise.Ainsi, Alternatives vous invite à son Festival des Solidarités 2013, qui sera l\u2019occasion de renforcer et de céiébrer ces luttes plus cruciales que jamais, alors que la menace de la crise écologique nous impose de réfléchir en profondeur sur notre manière de vivre, de produire et de consommer.S\u2019il est un moment où le débat doit être fait sur ce modèie de déveioppement basé sur la destruction des écosystèmes, c\u2019est maintenant.CitoyenEs, étudiantEs, travailleurEs et militantEs de partout sont attenduEs en grand nombre.Sunrise and Good v Peopl|ayec Homin 00 U 0/ USINE 0 Billet 5 $ GRATUIT pour les détenteurs d\u2019un billet pour la conférence de Nnimmo Basseï LE FESTIVAL DES SOLIDARITÉS est un événement festif, convivial, un lieu d'échange et de partage qui met de Tavant la solidarité sociale.Il s'organise autour des enjeux sociaux du moment et comprend des conférences, des ateliers, des kiosques et un concert.lOh\tCONFÉRENCE D'OUVERTURE Contrer le modèle extractiviste canadien avec Gabriel Nadeau-Dubois 12h30 ATELIER 1 : Boycotter l'apartheid israélien : Bienvenue au lancement de la Coalition BDS Québec THÉÂTRE POPULAIRE : Le Québec à la rencontre des sables bitumineux 14h\tCONFÉRENCE PRINCIPALE Combattre les pétrolières avec Nnimmo Bassey Animation : Dominic Champagne 16h\tATELIER 2 : Quelle solidarité internationale\tvoulons-nous en 2013?ATELIER 3 : Le Canada minier Animation avec la Chorale du Peuple \u2014 concert à 18 h et bien plus! JiLt LES PÉTRéLIERES DOMINIC CHAMPAGNE : Le pétrole pèse très lourd dans tout ce qui règle et dérègle notre vie sur terre.À l\u2019heure de la découverte de gisements en Gaspésie, aux limites de terre-Neuve en passant par Anticosti, nous avons d\u2019importants choix à faire.Ces choix doivent être faits démocratiquement.» CONFÉRENCE de Nnimmo Bassey \u2022\tGRAND DÉFENSEUR de ia justice ciimatique en Afrique et en Europe; \u2022\tFiGURE DE PROUE du mouvement contre ies grandes pétroiières, il a réussi à rendre iiiégal le torchage de gaz dans son pays natal \u2014 une technique extrêmement poiiuante qui consiste à brûier ies rejets de gaz naturei qui s\u2019échappent iors de i\u2019extraction du pétrole; RÉCIPIENDAIRE du Prix Nobei alternatif en 2010; Coordonnateur de Oiiwatch international; Ex-président des Amis de la terre international; Auteur de To Cook a continent: Destructive Extraction and the Ciimate Crisis in Africa.14 h > Usine C > Entrée : 5 $ Réservez votre billet sur www.alternatives.ca Alternatives La solidarité en action Alternatives\tC^ll La solidarité en action\tAnimerMontréal\t' FONDS de solidarité FTQ ^ MfPlU i Fondaban F^anlz Fanon alternatives INTERNATIONAL Information : 514.982.6635 \u2022 www.alternatives.ca LE DEVOIR.LE MERCREDI 29 MAI 2013 A 3 ACTUALITES La responsabilité de qui ?Manon I CORNELLIER A à Ottawa Il y avait longtemps qu\u2019on n\u2019avait pas eu droit à un interrogatoire efficace du premier ministre aux Communes.Laissant de côté détours et fioritures, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a retrouvé ses réflexes d\u2019avocat et est allé droit au but durant la période des questions mardi, la première à laquelle Stephen Harper participait depuis les révélations sur le don de 90000$ fait par son ancien chef de cabinet au sénateur Mike Duffy.«A quelle date et quelle heure le premier ministre a-t-il été informé que Nigel Wright avait fait un paiement au sénateur conservateur Mike Duffy?», a demandé M.Mulcair d\u2019entrée de jeu.«fai été très clair à ce sujet.Cette question a été portée à mon attention il y a deux semaines après que des conjectures aient apparu dans les médias.Le mercredi 15 mai, on me Va dit.fai aussitôt demandé que mon bureau s\u2019assure d\u2019en informer le public de façon appropriée», a répondu Stephen Harper.«Quand le premier ministre a-t-il pour la première fois parlé à Nigel Wright des dépenses de Mike Duffy?», a aussitôt poursuivi le chef néodémocrate.«Comme je l\u2019ai dit à plusieurs reprises, j\u2019ai pris connaissance de cela à la date et à l\u2019heure indiquées.Avant ce moment, j\u2019ai cru comprendre que M.Duffy avait remboursé ses propres dépenses», a rétorqué le premier ministre.Et cela s\u2019est poursuivi de très longues minutes.L\u2019absence de préambules privait M.Harper de prétexte pour dévier ou attaquer sur un autre front Toute esquive de sa part sautait aux yeux.Et il y en a eu.Il n\u2019a jamais voulu dire quand il avait discuté pour la première fois du cas Duffy avec M.VVright, ni si la chose avait été discutée au Conseil des ministres.Il a refusé de s\u2019engager à rendre public tout document relié à cette affaire.Et ainsi de suite.Après deux semaines de controverse, M.Harper ne pouvait plus éviter les Communes.Après tout, c\u2019est son chef de cabinet Nigel Wright qui a démissionné pour avoir donné à un de ses sénateurs les fonds nécessaires pour rembourser des allocations injustifiées.Le premier ministre se devait donc de rendre des comptes, ce qu\u2019il a fait jusqu\u2019à un certain point.Le premier ministre n\u2019est toutefois pas prêt à assumer la responsabilité pour ce qui se passe dans les rangs de son bureau et de son parti.Un des moments les plus révélateurs à cet égard est survenu lorsque le chef libéral Justin Trudeau a soulevé un autre enjeu, celui des appels automatisés frauduleux.Le premier ministre a refusé de lui donner la réplique alors qu\u2019il avait répondu jusque-là à toutes les questions de M.Trudeau sur l\u2019affaire Wright-Duffy.Bien qu\u2019il soit chef du Parti conservateur et chef d\u2019un gouvernement qui promet de corriger les lacunes de la Loi électorale, M.Harper est resté coi, laissant le plancher au secrétaire parlementaire Pierre Poilievre.Aux questions portant sur le jugement rendu jeudi dernier par la Cour fédérale dans le dossier des appels automatisés, M.Poilievre a déclaré «que le Parti conservateur a gagné le jugement» puisque ce dernier dit «qu\u2019il n\u2019y avait aucune preuve que le Parti conservateur a participé» à cette combine.Il est vrai que le juge Richard Mosley a dit être incapable d\u2019identifier les responsables de la «fraude».Mais il a bien dit, ce qu\u2019a omis de mentionner M.Poilievre, qu\u2019il y avait eu fraude, que la source probable d\u2019information pour les appels en question était la banque de données des électeurs du Parti conservateur et que ce dernier s\u2019était livré à une «guerre de tranchées pour essayer d\u2019empêcher que la présente affaire soit entendue sur le fond».Si dans le dossier Wright-Duffy, le gouvernement peut se réfugier pendant un moment derrière les examens des différents commissaires à l\u2019éthique, il ne peut se défiler lorsqu\u2019il s\u2019agit de prévenir la répétition de la fraude survenue en 2011.La Loi électorale doit être changée et musclée et il n\u2019y a que lui qui peut le faire.Le directeur général des élections (DGE) Marc Mayrand a averti le comité parlementaire, devant lequel il comparaissait mardi, que les changements doivent être en vigueur dès le printemps 2014 pour être mis en œuvre à temps pour les élections de 2015.Or, la session parlementaire achève et si rien n\u2019est fait avant la fin juin, il faudra attendre à l\u2019automne pour prendre connaissance du projet de loi et l\u2019étudier.En restant vissé à sa chaise dès qu\u2019il était question de cette grave fraude électorale, le premier ministre a manqué une occasion d\u2019afficher sa désapprobation et de démontrer sa réelle préoccupation pour l\u2019intégrité du système électoral.La combinaison de ses réponses et de ses silences donne l\u2019impression que sa notion de responsabilité est à géométrie variable.Sa volonté d\u2019agir aussi.Les sénateurs conservateurs disent être prêts à revoir les règles gouvernant leurs dépenses, sans même attendre la fin des vérifications en cours.Le gouvernement pourrait faire de même dans le dossier des appels automatisés.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019attendre la fin des enquêtes d\u2019Élections Canada pour agir.En fait, plus il tarde, plus il alimente les soupçons à l\u2019endroit des intentions véritables de son parti.mcornellier@ledevoir.com Gentilly-2 : HQ veut accélérer le déclassement La phase de dormance de la centrale nucléaire pourrait passer de 40 à 15 ans JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Hydro-Québec (HQ) a mandaté une firme américaine afin qu\u2019elle élabore un plan de déclassement rapide pour la centrale Gentilly-2.Son rapport, attendu pour le début 2014, pourrait faire passer la phase de dormance de 40 à 15 ans.«Hydro-Québec n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019étirer indûment la phase de déclassement», a affirmé le directeur de la centrale Gentilfy-2, Mario Dés-ilets, lors d\u2019une audience publique de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), qui s\u2019est tenue le 15 mai dernier.«Afin de mieux comprendre les déclassements accélérés, Hydro-Québec a demandé à la compagnie qui a préparé son plan de déclassement préliminaire de lui produire un plan de déclassement rapide.» Main-d\u2019œuvre C\u2019est la firme américaine TLG Services, située dans la ville de Bridgewater au Connecticut, qui a obtenu le contrat.«Cette compagnie-là a déjà produit des plans de déclassement rapide pour des centrales américaines», a précisé Mario Désilets.«On appelle ça déclassement rapide, mais il faut bien prendre en considération que ça ne débutera pas avant une quinzaine d\u2019années par rapport à où on va être à la fin 2014.» Le président de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Michael Binnion, a démontré un vif intérêt pour cette solution.Il estime qu\u2019il serait «très utile d\u2019avoir une étude précise », car il s\u2019agit désormais d\u2019un «débat global», affirmant même avoir eu, récemment, des discussions avec d\u2019autres pays à ce sujet.«L\u2019avantage de faire un déclassement rapide, c\u2019est parce que vous allez avoir les gens qui sont là.C\u2019est la main-d\u2019œuvre qui est disponible.» Ce ne sont toutefois pas les employés actuels de la centrale qui effectueront le travail de démantèlement, a précisé Mario Désilets.«Le travail de démantèlement est essentiellement un travail de construction.Alors, les employés d\u2019Hydro-Qué-bec ne peuvent pas faire le travail de démantèlement.Maintenant, il y a du support à donner aux équipes de construction et on pense que Hydro-Québec va être en mesure de fournir le support aux équipes qui vont être appelées à démanteler au moment voulu.» Syiîchroiîisatioiî avec Geutilly-l ?La production de ce nouveau plan de déclassement rapide fait suite à une recommandation de la Commission parlementaire sur Gentilly-2 qui s\u2019est tenue en janvier dernier.La commission proposait également de faire une demande Le rapport de la firme américaine doit être produit pour le début de 2014 au gouvernement fédéral afin d\u2019obtenir son plan de déclassement de la centrale de Gentilly-1, en dormance depuis plus de 30 ans.Gentilly-1 est de juridiction fédérale alors que Gentilly-2 est sous la responsabilité de Québec.Questionné par un membre de la commission sur la «synchronisation de démantèlement» des deux centrales, Mario Désilets affirme que «ça n\u2019a pas été regardé pour l\u2019instant».Rappelons que l\u2019agence fédérale Energie atomique canada limitée (EACL) a déposé deux poursuites ces derniers mois contre Hydro-Québec dans le dossier de Gentilly-2, ce qui n\u2019est pas pour favoriser la collaboration entre les deux instances.Les réponses de Mario Désilets sur les différentes mesures entreprises par la centrale depuis sa fermeture n\u2019ont guère impressionné le commissaire André Harvey, qui a fait part d\u2019une «certaine inquiétude» par rapport à X«échéancier préliminaire sommaire» présenté par la direction de Gentilly-2.«Après avoir écouté votre présentation, fai un sentiment, une impression en tout cas, c\u2019est personnel, qu\u2019il y a un empressement de la part d\u2019Hydro-Québec d\u2019en découdre avec ce dossier-là puis de l\u2019oublier.» Le Devoir JEFFTODD ASSOCIATED PRESS Arthur Porter affirmait en mars souffrir d\u2019un cancer et qu\u2019il était trop malade pour se déplacer.Affaire Porter : Couillard reste muet Le chef libéral avait nommé le docteur Porter à la tête du CUSM ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Bien que présent au Parlement, Philippe Couillard n\u2019a pas commenté, mardi, l\u2019arrestation de celui qui fut un de ses grands amis, le D*\" Arthur Porter.Le chef libéral a évité les journalistes, prenant la route pour la Gaspésie sur le coup de midi.«C\u2019est une tempête dans un verre d\u2019eau», a fait valoir son attaché de presse, Harold Eortin.«Il en a parlé [du D*\" Porter] en long et en large, tout le temps.Ce n\u2019est pas comme s\u2019il avait évité les questions, bien au contraire.» L\u2019attaché de presse a cité les émissions lors desquelles Philippe Couillard a dû expliquer la nature de ses relations avec l\u2019ex-directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et il a rappelé que de nombreux articles avaient traité de la question.Arthur Porter, qui faisait l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arrêt international après que l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) eut émis le sien en février, fut appréhendé par les autorités du Panama lundi.Il est accusé de fraude concernant la construction du mégahôpital de 1,3 milliard et d\u2019avoir accepté des millions en pots-de-vin versés par des dirigeants de SNC-Lavalin.Si Philippe Couillard s\u2019est montré avare de commentaires, il en fut tout autrement du ministre de la Santé et des Services sociaux.Réjean Hébert Les explications données par le chef libéral jusqu\u2019à maintenant ne le satisfont pas.«Il doit expliquer quelles étaient ses relations avec M.Porter exactement et pourquoi la situation au CUSM s\u2019est détériorée», a-t-il affirmé.«Il faut être responsable de ses actes passés.M.Couillard avait des amitiés qui étaient discutables», a ajouté le ministre.«Il n\u2019a pas été en accusation de quoi que ce soit, M.Couillard, directement, a-t-il nuancé.Le problème, c\u2019est le jugement de M.Couillard», qui, en tant que ministre de la Santé, a approuvé la nomination d\u2019Arthur Porter à la tête du CUSM.Le chef de la Coalition avenir Québec, Erançois Legault, a dit qu\u2019il avait hâte d\u2019entendre le témoignage du D*\" Porter.«On a eu la version de Philippe Couillard sur M.Porter.Moi, j\u2019ai hâte d\u2019avoir la version de M.Porter sur Philippe Couillard.M.Porter a dit qu\u2019il avait beaucoup de choses à dire sur la classe politique.» Pour sa part, le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-Marc Eournier, ne craint pas les révélations que pourrait faire le D'' Porter lors de son procès.«Il déballera son sac, il n\u2019y a pas de problème.L\u2019important, c\u2019est que la justice suive son cours.» Le leader parlementaire libéral, Pierre Moreau, qui, lors de la course à la chefferie libérale, n\u2019avait pas manqué de parler des «munitions» que les liens entre Philippe Couillard et Arthur Porter fourniraient à ses adversaires des autres partis, a rappelé que le chef libéral avait répondu plusieurs fois à des questions sur le sujet.«Je pense qu\u2019il serait susceptible de donner les mêmes réponses qu\u2019il a déjà données.En ce qui me concerne, ça ne fait plus partie de l\u2019actualité», jngc-t-W.Le Devoir LA PRESSE CANADIENNE / POLICE DU PANAMA Quinze jours pour contester l\u2019extradition Arthur Porter a quinze jours pour contester son extradition vers le Canada après son arrestation cette semaine au Panama.L\u2019ancien patron du Centre universitaire de santé McGill (CUSlVp et sa femme, Pamela, ont été arrêtés dans ce pays d\u2019Amérique centrale lundi.La porte-parole de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a expliqué mardi que le couple pourrait s\u2019opposer à son extradition vers le Canada, où l\u2019homme et la femme font free à plusieurs chefs d\u2019accusation, dont celui de fraude.La Presse canadienne Avenir du français : le projet de loi 14 attendra l\u2019automne ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Au terme de l\u2019obstruction systématique des libéraux, le gouvernement Marois reportera à l\u2019automne l\u2019étude article par article du projet de loi 14 visant à renforcer la place du français au Québec.La ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, devra se contenter d\u2019un projet de loi dont le principe aura été adopté grâce à l\u2019appui de la Coalition avenir Québec, mais qui n\u2019aura pas pu franchir, ni même amorcer, l\u2019étape de son étude détaillée.«Comme tous les législateurs, on souhaite travailler le plus vite possible.Mais chaque chose en son temps, pas de problème», a-t-elle affirmé avec philosophie, elle qui, malgré les nombreux compromis qu\u2019elle s\u2019apprêtait à faire, n\u2019aura pu obtenir le feu vert de l\u2019Assemblée nationale pour la réforme «costaude» à laquelle elle s\u2019est attelée.Jusqu\u2019ici, les libéraux ont utilisé leur temps de parole pour retarder autant qu\u2019ils ont pu l\u2019adoption du principe du projet de la 14.Ce sont 38 libéraux qui ont palabré, chacun pendant les 20 minutes auxquelles ils avaient droit, soit près de 13 heures de débats.Onze autres élus doivent toujours occuper le temps, a indiqué l\u2019attaché de presse libéral, Charles Robert, pour quatre heures de plus.Reiîti'ée chargée En principe, l\u2019adoption du principe du projet de loi 14 pourrait se faire cette semaine sans trop de difficultés, mais comme il n\u2019y a plus de presse, les débats qui restent et le vote pourraient se tenir dans les deux semaines suivantes, alors que l\u2019Assemblée nationale sera en travaux intensifs.L\u2019étude détaillée s\u2019annonçait ardue compte tenu des amendements que la ministre avait promis, mais surtout des exigences de la CAQ, qui avait demandé pas moins de neuf modifications.Le report de l\u2019étude détaillée du projet de loi 14 signifie que le gouvernement Marois carburera à l\u2019identité cet automne.Le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, présentera en septembre son projet de Charte des valeurs québécoises et ses propositions en matière d\u2019accommodements religieux et un projet de loi suivra.En outre, Diane De Courcy a renoncé à présenter ce printemps son projet de loi sur les écoles passerelles, qui doit aussi contenir une disposition concernant le droit des militaires francophones d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école anglaise au Québec, disposition retirée du projet sur langue.Il sera présenté après que la ministre aura pu disposer du projet de loi 14.Le Devoir Dépôt du projet de réforme de la Loi sur les miues Le gouvernement Marois doit déposer ce mercredi la nouvelle mouture du projet de réforme de la Loi sur les mines.Selon ce que la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet a frit savoir au cours des derniers mois, cette législation devrait contenir des mesures permettant aux municipalités d\u2019exercer davantage de contrôle sur le développement minier dans certaines zones de leur territoire.Les péquistes souhaitent aussi soumettre tous les projets miniers à un processus complet d\u2019évaluation environnementale.Il est par ailleurs question d\u2019inclure des clauses pour augmenter la transformation du minerai au Québec.M\u201c® Ouellet a aussi déjà dit qu\u2019elle étudiait l\u2019idée de vendre aux enchères certains daims miniers situés dans des zones plus prometteuses.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 29 MAI 2013 ACTUALITES OTTAWA La performance des fonctionnaires sous surveillance Ottawa \u2014 Le gouvernement Harper s\u2019apprête à mettre en place à compter d\u2019avril 2014 un nouveau système d\u2019évaluation de la performance dans la fonction publique.Ce programme permettra, selon Ottawa, de faire grimper la productivité et l\u2019efficacité des employés, tout en se débarrassant de ceux qui ne répondent pas aux attentes.Le président du Conseil du trésor.Tony Clement, a expliqué que le système comprendrait des objectifs de performance et des examens écrits, une fois par année, pour l\u2019ensemble des fonctionnaires, de même que des évaluations deux fois par année.Des programmes d\u2019amélioration de la performance seront également offerts et des échéanciers précis élaborés pour que les employés puissent s\u2019ajuster.M.Clement a prévenu que les fonctionnaires qui ne démontreraient pas d\u2019améliorations risquaient le renvoi ou une rétrogradation.Il n\u2019existait encore aucun programme pour évaluer la performance des employés fédéraux, hormis celui appliqué aux cadres de la fonction publique.M.Clement a reconnu qu\u2019il était impossible de s\u2019assurer un travail impeccable de la part de tous les fonctionnaires.Le ministre Clement a soutenu que le programme serait équitable pour les employés, tout en permettant d\u2019améliorer l\u2019efficacité générale du système.« Une gestion performante permet de s\u2019assurer que les bons travailleurs aient l\u2019occasion de devenir d\u2019excellents employés, tout en s\u2019occupant ef ficacement des employés moins performants.Ils devront s\u2019améliorer, et devenir des employés productifs, ou nous les laisserons partir», a-t-il poursuivi.La Presse canadienne Un Canadien a été libéré en Arabie Saoudite Un jeune Canadien qui avait été condamné à la peine de mort en Arabie Saoudite a été discrètement libéré de prison, après presque six ans derrière les barreaux.Des documents obtenus par La Presse Canadienne indiquent que Mohamed Kohail a été libéré en décembre dernier.Les documents du ministère des Affaires étrangères, obtenus en vertu de la Loi d\u2019accès à l\u2019information, sont censurés et ne précisent pas dans quelles circonstances M.Kohail a été libéré.Le Montréalais d\u2019origine avait été condamné à la peine capitale pour son rôle présumé lors d\u2019une bagarre dans une cour d\u2019école qui avait fait un mort en 2005.Le jeune homme, âgé de 22 ans à l\u2019époque, et un ami jordanien devaient tous les deux avoir la tête tranchée avec un sabre pour leur implication dans le décès d\u2019un jeune de 19 ans.La bagarre avait commencé par des insultes proférées à l\u2019endroit d\u2019une jeune femme par Sultan, le frère de Mohamed.La Presse canadienne ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Marc Mayrand témoignait mardi devant un comité permanent de la Chambre des communes.Appels frauduleux : Mayrand veut du renfort législatif HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le directeur général des élections, Marc Mayrand, réitère sa demande au gouvernement fédéral de lui donner plus d\u2019outils pour assurer l\u2019intégrité du système électoral.Sinon, avertit-il, d\u2019autres appels frauduleux pourraient survenir lors de futures élections et les responsables ne seront pas épinglés.«Avec les technologies d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est de plus en plus facile» de faire des appels frauduleux et de cacher leur provenance, a déclaré aux journalistes M.Mayrand après sa comparution en comité parlementaire mardi.«Il faut qu\u2019on ait des règles beaucoup plus sévères, beaucoup plus claires et surtout, des outils pour que le Commissaire [aux élections] puisse obtenir l\u2019information à temps», a-t-il dit.Sinon?«Les chances, c\u2019est ce qu\u2019on peut voir qui est arrivé dans l\u2019affaire de robocalls.On est plus de deux ans après l\u2019élection et l\u2019information est de plus en plus rare.» Une « guerre de tranchées » Marc Mayrand réclame le pouvoir d\u2019exiger des personnes d\u2019intérêt à rencontrer les enquêteurs d\u2019Élections Canada, sur approbation d\u2019un tribunal, et le pouvoir de réclamer des dçcuments en possession des partis concernés.À l\u2019heure actuelle, rien dans la loi ne permet à Elections Canada d\u2019exiger ces choses.«Les enquêtes sur les appels trompeurs nous ont fait prendre conscience à quel point le Commissaire aux élections fédérales doit être mieux outillé pour faire son travail.Il est inutile d\u2019avoir de bonnes règles si elles ne sont pas exécutoires», a déclaré M.Mayrand aux députés réunis en comité.M.Mayrand a fait preuve d\u2019extrême prudence en répondant aux questions de l\u2019opposition lorsque celle-ci l\u2019a interrogé sur le récent jugement de la Cour fédérale à propos d\u2019appels fi'au-duleux logés dans six circonscriptions en 2011.Le juge Richard Mosley y a conclu que le Parti conservateur avait mené une «guerre de tranchées» pour ne pas collaborer.Est-ce aussi le, cas dans l\u2019enquête plus large que mène toujours Elections Canada dans Guelph et ailleurs au pays?Circonspect, M.Mayrand a répondu que «dans le dossier de Guelph, il y a trois personnes d\u2019intérêt qui étaient susceptibles d\u2019avoir de l\u2019information pertinente qui ont refusé de rencontrer les enquêteurs».Des rencontres sont annulées à la dernière minute.Il a aussi confirmé que l\u2019avocat du Parti conservateur a mis trois mois avant de répondre aux demandes du Commissaire.Projet de loi attendu Par ailleurs, le directeur général des élections confirme qu\u2019il n\u2019a toujours pas été consulté par le gouvernement à propos du projet de loi \u2014 promis, mais toujours attendu \u2014 devant modifier la Loi électorale.Cette consultation préalable allait, dans le passé, de soi pour tout changement à la Loi électorale.«Ce que je trouve malheureux, c\u2019est que ça peut des fois apporter des retards dans l\u2019adoption des projets de loi, dit M.Mayrand.On l\u2019a vu avec le projet de loi sur les prêts qui est un peu mis sur la voie d\u2019échappement à cause des difficultés techniques dans sa rédaction.» M.Mayrand a indiqué que le projet de loi devra avoir obtenu la sanction royale au plus tard au printemps 2014 pour que les changements soient en vigueur à l\u2019élection d\u2019octobre 2015.Le Devoir GREVE DES DIPLOMATES Oui à la négociation, non aux compromis Une rencontre est prévue lundi entre les deux parties, mais Ottawa se montre intransigeant MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Huit semaines après que les diplomates canadiens ont entrepris leurs moyens de pression, le gouvernement fédéral s\u2019apprête à reprendre les négociations collectives.Mais le ministre responsable n\u2019a pas semblé plus ouvert aux compromis que dans son discours des deux derniers mois, arguant une fois de plus qu\u2019il s\u2019agit de bons emplois, bien rémunérés.Le Conseil du trésor et l\u2019Association professionnelle des agents du service extérieur (ARASE) ont convenu de se rencontrer de nouveau pour reprendre les pourparlers lundi prochain.L\u2019ARASE voyait, avec cette main tendue du fédéral, la preuve que leurs «efforts portent fruit».Mais interrogé à savoir s\u2019il proposerait un compromis, lundi, afin d\u2019éviter une grève générale des agents du service extérieur de son gouvernement, le président du Conseil du trésor s\u2019est montré intran- nous sommes sigeant.«Ce sont de bons emplois, des emplois compétitifs, des emplois recherchés.Je crois que nous sommes équitables et raisonnables en tant qu\u2019employeur», a fait valoir Tony Clement mardi, en re- qu\u2019employeur» prenant ainsi le discours qu\u2019il tient depuis que les mesures de grève ont débuté en avril.«Nous allons continuer de nous rencontrer et de chercher un terrain d\u2019entente.Mais ils ne devraient pas s\u2019attendre à ce que j\u2019abandonne si facilement», a tranché M.Clement en point de presse.Une intensification au besoin Le président du syndicat des diplomates n\u2019a pas voulu présumer de la teneur des discussions qui se tiendront lundi, ni du seuil de ce qui représenterait une offre acceptable aux yeux de l\u2019ARASE.Mais «si cela se passe mal, nous allons non seulement reprendre nos cessations de service, nous allons les intensifier», a prévenu Tim Edwards en entretien téléphonique avec Le Devoir.Les diplomates canadiens exercent des moyens de pression depuis avril, suivant à la lettre leurs contrats de travail en refusant de travailler des heures supplémentaires et de faire toute tâche additionnelle.Depuis le début du mois, les agents du service extérieur politiques et commerciaux ont fait la grève dans quatre missions en Afrique, tandis que les agents d\u2019immigration ont suspendu leurs services aux ambassades de Mexico et Moscou.Leur convention collective est échue depuis juin 2011 et les négociations n\u2019ont pas progressé depuis l\u2019automne 2012.Le Devoir Ne pius iaisser faire.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 8.Cirque du Soleil : la Ville de Québec sur la défensive pour un investissement sous-estimé ISABELLE PORTER à Québec La Ville de Québec a dû défendre mardi son choix d\u2019avoir investi 19 millions sur cinq ans dans le spectacle urbain du Cirque du Soleil.Baptisé Les chemins invisibles, ce spectacle avait été commandé au Cirque en 2009 en même temps que la reprise du Moulin à images.Pour la Ville, ces «grands événements» visaient à prolonger l\u2019effet du 400® sur le tourisme.La Ville prévoyait alors investir 13,8 millions dans le spectacle du Cirque sous les bretelles de l\u2019autoroute Duffe-rin.Une somme de 20 millions du privé devait compléter le montage financier.Qr, le quotidien Le Soleil révélait mardi que la Ville avait dû finalement payer 5,2 millions de plus parce que les commandites du privé s\u2019étaient révélées inférieures à la somme prévue.En plus, des données sur l\u2019achalandage démontrent que la majorité des spectateurs venaient du Québec et que l\u2019événement ne constituait pas un «produit d\u2019appel», puisque ces derniers seraient venus dans la capitale «de toute façon » (ce qui s\u2019applique aussi au Moulin à images).«Les chiffres démontrent que le Cirque du Soleil n\u2019est pas l\u2019aimant attractif anticipé, a dénoncé le chef du parti d\u2019opposition David Lemelin.Le maire s\u2019est emballé pour le projet, il s\u2019est excité, mais il n\u2019a pas livré.» TORONTO Ford garde le silence Toronto \u2014 Le maire de Toronto, Rob Eord, a déclaré mardi matin qu\u2019il ne «peut pas faire de commentaires» sur les allégations voulant que ses plus proches collaborateurs aient discuté de l\u2019endroit où on pouvait retrouver la vidéo qui le montrerait en train de fumer du crack.Rob Eord a soutenu la semaine dernière qu\u2019il ne consommait pas de crack et que cette vidéo n\u2019existait pas.Le quotidien Toronto Star a écrit mardi que le directeur de la logistique du maire, David Price, aurait affirmé à l\u2019ex-chef de cabinet de Eord, Mark Towhey, qu\u2019il avait obtenu des informations concernant l\u2019endroit où se trouverait la vidéo.MM.Towhey et Price auraient fait part de ces informations à la police.Une enquête policière sur ces allégations est en cours, a indiqué le Toronto Star.La Presse canadienne Pour la responsable du dossier, Julie Lemieux, «le pari était le bon» malgré tout.Quand même, concède la conseillère municipale, la Ville a «surévalué en 2009 la commandite du privé».Ce n\u2019est pas la première fois «Le maire [Régis Labeaume] s\u2019est emballé pour le projet, il s\u2019est excité, mais il n\u2019a pas que les investissements dans les grands événements sont critiqués.Encore récemment, le président de l\u2019Association hôtelière affirmait que la Ville n\u2019avait pas besoin d\u2019événements comme le Moulin à images et que les retombées touristiques n\u2019étaient pas importantes.Du côté politique, la conseillère Anne Guérette a souvent critiqué l\u2019administration Labeaume dans ce dossier.Toutefois, le chef de Démocratie Québec auquel elle s\u2019est depuis ralliée, David Lemelin, n\u2019est pas prêt à remettre en question le principe même de ces projets.Pour lui, les coûts des Chemins invisi- livré.) blés traduisent sur- tout le manque d\u2019écoute du maire.«Il faut se parler avant de le faire parce qu\u2019on sait très bien que ça part des idées de Labeaume dans son bureau, des trucs personnels.Et on a la preuve mathématique que ce n\u2019est pas une bonne idée.» Le Devoir , m Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 il ü SUR m SUR ROCKHILL appartements urbains 4858, ch de la Côte-des-Neiges Montréal QC H3V 1G8 Ifl E, Ifl VIllE, l'ESPflCE.POUR LOCATION 514 907-2175 ^519 A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 9 MAI 2013 ACTUALITES 511 jours terrés dans nne grotte pour survivre à l\u2019Holocauste Une famille montréalaise a échappé au nazisme en se cachant sous terre en Ukraine CAROLINE MONTPETIT Lorsque la jeune Sima Do-dyck, cinq ans, est sortie de sous terre après avoir passé près de deux ans dans une grotte ukrainienne pendant la Deuxième Guerre mondiale, la lumière du soleil était si forte qu\u2019elle lui brûlait les yeux.«J'ai dit à ma mère d'éteindre la chandelle.Je croyais que c'était une chandelle, j'avais oublié la lumière du soleil, raconte-t-elle, 69 ans plus tard, dans son salon de Côte-Saint-Luc, à Montréal.C'est depuis ce moment que je porte des lunettes.» C\u2019est l\u2019incroyable histoire de Sima Dodyck et de sa famille que la cinéaste Janet Tobias raconte dans le film No Place on Earth, qui sera diffusé à partir de vendredi au Cinéma du Parc, à Montréal.No Place on Earth, c\u2019est l\u2019histoire de la famille juive ukrainienne Ster-mer, qui a dû fuir les nazis et les Ukrainiens en 1942 en se terrant dans deux grottes d\u2019Ukraine durant 511 jours.C\u2019est le spéléologue Chris Nicola qui a mis à jour cette histoire après avoir trouvé des artefacts humains dans le sys- tème géant des caves de Gypse, en Ukraine, qu\u2019il croyait jusque-là inexplorées : des souliers, des boutons, voire des clés et de la vaisselle.«Comment des souliers d'enfants pouvaient-ils avoir été laissés dans ces grottes?», se demandait-il.En faisant quelques recherches, il a découvert que ces grottes avaient servi de refuge à cinq familles juives, dont plusieurs membres vivent aujourd\u2019hui à Montréal.A la lueur d\u2019une chandelle Ces familles ont survécu quasi miraculeusement à l\u2019Ukraine sous occupation nazie, qui pratiquait une extermination totale des juifs qui l\u2019habitaient.«Il y avait environ 1500juifs dans notre petite ville, Koro-lowka, avant la guerre.Seulement 75 ont survécu à la guerre, dont 16 ont été tués après la guerre par les Ukrainiens», raconte Sam Stermer, autre survivant protagoniste du film, aujourd\u2019hui octogénaire, et qui a une entreprise de construction à Montréal.Alors que, durant la guerre, les femmes et les enfants de la PEDRO RUIZ LE DEVOIR Sima Dodyck et Sam Stermer ont survécu à l\u2019Holocauste en se terrant dans un réseau de grottes pendant près de deux ans.grotte ne sortaient jamais de sous terre, les hommes s\u2019échappaient la nuit pour couper du bois et trouver de quoi manger, généralement des pommes de terre et du grain.Dans la grotte, les familles s\u2019étaient fabriqué des lits, avaient apporté une meule pour moudre de la farine.Dans la deuxième grotte, un lac servait de ravitaillement en eau.Elles vivaient la plupart du temps dans le noir, quand elles ne s\u2019éclairaient pas à la lueur d\u2019une chandelle.«On n'aurait pas pu voir nos propres mains tellement il faisait noir, ra- conte Sima.Mais je n'avais pas peur du noir, j'avais seulement peur des chauves-souris, et il y en avait beaucoup.» 125 kilomètres En fait, la grotte était pour eux une sorte de paradis, où les enfants pouvaient courir à leur guise, alors qu\u2019ils auraient dû autrement s\u2019entasser dans des bunkers creusés sous les maisons pour se cacher des nazis.Il faut dire que le système de grottes d\u2019Ukraine fait autour de 125 kilomètres de long.A l\u2019occasion du tournage du film, plusieurs membres de la famille Stermer, dont Sam, qui avait 86 ans, et Saul, qui en avait 91, sont retournés visiter leurs grottes ukrainiennes.«Ma sœur Sonia et moi, nous avions juré de ne jamais remettre les pieds en Ukraine, raconte Sima.Mais nous sommes retournées seulement pour dire merci à notre grotte.» Il faut dire que durant et même après la guerre, les Ukrainiens ont été pour la plupart sans pitié avec les juifs.Un épisode choquant du film raconte comment un groupe de villageois a tenté, sans autre motif que la haine, d\u2019enter- rer les familles pour de bon en bloquant la seule issue praticable des grottes.Résilients à l\u2019extrême, les frères Stermer ont ensuite creusé une autre issue pour leur labyrinthe.Selon Chris Nicola, la famille Stermer a ainsi fracassé des records mondiaux de survie dans une grotte.Ceci s\u2019est d\u2019ailleurs fait sans aucun entraînement, le plus jeune ayant alors deux ans et demi, et le plus vieux, au-delà de 70 ans.«Lorsque nous sommes retournés dans les grottes pour le film, les experts nous ont dit de porter des combinaisons, des chandails et des chapeaux de laine, etc.pour descendre dans les grottes.Mon oncle Sam m'a dit: ''Oublie les combinaisons, quand tu avais trois ans, tu courais dans la grotte nu-pieds et tu n'as jamais été malade\"», raconte Sima.Le père de Sam Stermer et le père de Sima Dodyck ont tous deux été tués en Ukraine dans les mois qui ont suivi la libération par les Russes et la fin de la guerre.On ne trouve pratiquement plus aucun juif en Ukraine.Le Devoir Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 m PETITES AfINÜNCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com CONDOMINIUMS\tCONDOMINIUMS\tCONDOMINIUMS\tCONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS\tET COPROPRIÉTÉS\tET COPROPRIÉTÉS\tET COPROPRIÉTÉS NOUVELLES MAISONS MODÈLES 0^ WHITLOCK WEST Un projet intégré dans la nature, à Hudson.(450) 458-5688 \u2022 www.whitlockwest.com CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS iif if TîilB :::|B CŒUR DU VIEUX-MONTRÉAL Chaussegros-de-Léry.Asc, caméra surveillance, tous services à 2 pas.Lumineux 3V2, très calme.1 c.c.avec walk-in, 1 s.de b avec buanderie, A/C central, grand rangement au garage.1 stat.int., frais de condo incluent chauff.et élec.Libre.335000$ conception.photo@gmail.com HORS FRONTIERES HALLANDALE BEACH FLORIDE Unité de coin spacieuse, 2 c.c., 2 s.deb.Sur la rue devant la plage, 228 000$ 305 778-1452 Viviene canlas.v@ewm.com CHALETS À1 hre Mtl (Lanaudière).Profitez de vos week-ends et de vos congés, joli condo meublé, à 400 pi.d'un grand lac, seul.79 800$.450-755-7680.ESTRIE - Bord de lac - Coquet 4 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À [a famitié éprouvée : Le journal Le Devoir posterd' gratuitement une copie ptastifiée de t^avis pu6 tié.\t.Demandez-le au : 514 525-5379 \\ necrologie(g>lememoriel.com .\t^ LE DEVOIR LE MERCREDI 29 MAI 20IS A 7 ACTUALITES PRIERE AU CONSEIL DE SAGUENAY LeMLQ pourrait s\u2019adresser à la Cour suprême MARIE-ANDREE CHOUINARD Un maire satisfait.Un ministre muet.Des citoyens inquiets.Le jugement de la Cour d\u2019appel autorisant la prière à Saguenay sous prétexte que le court texte récité par les élus n\u2019est pas à saveur confessionnelle suscite des réactions aussi vives qu\u2019opposées, en diapason parfait avec ce dossier épineux opposant religion et laïcité.La décision, qui invalide un jugement du Tribunal des droits de la personne interdisant au maire de Saguenay Jean Tremblay d\u2019ouvrir ses séances du conseil par une prière, pourrait toutefois être soumise à l\u2019examen de la Cour suprême.Réuni mardi soir de manière exceptionnelle, le conseil d\u2019administration du Mouvement laïque québécois (MLQ), une des parties plaignantes, doit annoncer mercredi s\u2019il entend s\u2019adresser au plus haut tribunal du pays.C\u2019est l\u2019attente de cette décision qu\u2019a invoquée le ministre Bernard Drainville pour offrir à la presse un commentaire laconique évacuant complètement le fond des choses.«Nous sommes dans l\u2019attente de la décision du MLQ de porter la cause en appel», a-t-il dit aux joiunalistes intéressés de savoir ce que pensait du jugement le porteiu d\u2019un éventuel projet de Charte des valeurs québécoises.Quant à cette question de la prière, que les juges de la Cour d\u2019appel ne voient pas comme une contradiction avec la neutralité religieuse de la Ville, le ministre affirme que cela fera partie des propositions soumises au retoiu des vacances.Dans le camp des satisfaits se trouvait bien sûr le maire Jean Tremblay, qui a reconnu en conférence de presse n\u2019avoir jamais hésité à évoquer sa foi, tout en précisant que tant la prière que les sjunboles religieux (crucifix et statue de Notre-Dame) étaient en place bien avant son arrivée à la mairie.«Je lance un appel aux Québécois de se tenir debout pour conserver nos valeurs, nos traditions, qui ont fait ce qu\u2019il y a de plus beau au Québec», a-t-il dit.L\u2019anthropologue Daniel Baril, témoin expert poiu le MLQ et dont la preuve a été entièrement écartée par les juges de la Cour d\u2019appel sous prétexte que son apport était «militant», s\u2019offusquait de la logique du «deux poids deux mesures» apparemment prônée par les juges.«Si je suis un militant laïque, alors Solange Lefebvre [témoin de la Ville de Saguenay] est clairement une catholique affirmée et son témoignage a été retenu», a-t-il dit, ajoutant que les errements de ce jugement dévoilent la nécessité d\u2019une «intervention politique».Avec La Presse canadienne Le Devoir Lire aussi > Non, ne prions pas.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 8 Lire aussi > La référence à ia iaïcité doit être expiicite.Une lettre ouvrete de l\u2019essayiste Djemila Benhabib.Page A 9 L\u2019UQ veut sauver ce qui reste de la CREPUQ Le réseau de l\u2019Université du Québec propose de sauvegarder certains services EISA-MARIE GERVAIS La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) est au bord de l\u2019éclatement, aussi les propositions commencent-elles à circuler touchant son avenir.Celui-ci sera discuté lors d\u2019une rencontre le 6 juin prochain.Le Devoir a appris que malgré de forts vents contraires, le réseau de l\u2019Université du Québec (UQ) entend convaincre les recteurs des divers établissements de demeurer au sein de la CREPUQ pour maintenir certains services.Mais le rôle de «représentation politique» serait bel et bien enterré.Dans le document de travail «Pour une relance de la CRE- PUQ», dont nous avons obtenu copie, rUQ propose ainsi que les recteurs continuent de payer leur quote-part (dont le montant n\u2019est pas précisé) afin de «relancer les activités essentielles de l\u2019organisme».Elle souhaite par exemple que la CREPUQ demeure un «forum permanent d\u2019échange» et que, par souci d\u2019économie, elle continue de coordonner des services (admissions, reconnaissances des acquis, bibliothèques, etc.).Sur le plan de la représentation, il semble bien que l\u2019UQ reconnaisse que ce lobby universitaire ne peut plus être le porte-parole de tous les établissements.Le réseau UQ a toutefois demandé que la CIŒ-PUQ agisse dorénavant comme interlocuteur du gou- vernement et des conseils de recherche et parle d\u2019une voix commune «uniquement» sur les questions techniques liées aux travaux des différents comités ou pour présenter des mémoires.L\u2019UQ propose le maintien tel quel de la composition du conseil d\u2019administration de la CREPUQ, qui s\u2019appuierait sur une dizaine de comités et de sous-comités, entre autres le comité des affaires académiques, celui de la recherche (éthique et lien entreprise-université) , celui des relations internationales et celui des affaires administratives.Les employés de la CREPUQ devraient donc continuer à faire leur travail de soutien et préparer les réunions, l\u2019organisation de colloques, les études, rédaction de mémoires, etc.Argent et régime de retraite Si on devait assister au démantèlement complet de la CREPUQ, il reste une question en suspens qui n\u2019a pas encore été abordée et qui devra l\u2019être, rappelle l\u2019UQ: celle de la quarantaine d\u2019employés qui y travaillent et du déficit actuariel de leur régime de retraite.Comment se gérera cet aspect financier, si tous les recteurs quittent le navire ?Cette question devrait être abordée le 6 juin et un groupe de travail être mis sur pied pour en assurer le suivi, croit l\u2019UQ.Créée en 1963, la CREPUQ regroupe sur une base volon- taire les dirigeants des 18 universités, dont 12 remettent maintenant en question leur appartenance au groupe privé, ne s\u2019entendant pas sur la question du financement des universités, notamment.C\u2019est le recteur de l\u2019Université Laval, Denis Brière, qui a lancé le bal en quittant le bateau à la mi-avril, soutenant que ses intérêts n\u2019y étaient plus bien représentés.Le recteur de l\u2019Université de Montréal, Guy Breton, lui a emboîté le pas deux semaines après, forçant également l\u2019UQ (saufl\u2019UQAM) à annoncer elle aussi qu\u2019elle envisageait de prendre ses distances vis-à-vis de l\u2019organisme.Le Devoir M LE DEVOIR PEDRO RUIZ I Le musée de Penvironnement de la Biosphère est le seul du genre en Amérique du Nord.Le musée de la Biosphère à l\u2019agonie PAULINE GRAVEL \\ A moins d\u2019un revirement de dernière minute, le seul musée de l\u2019environnement en Amérique du Nord, qui est situé à la Biosphère, ne sera plus qu\u2019un souvenir en septembre prochain.Le gouvernement fédéral a aboli la majorité des postes assignés à la muséologie et au volet éducatif du musée et il prévoit d\u2019y installer des spécialistes de la prévision météorologique.En mars dernier, la plupart des autres muséologues, éducateurs, animateurs et techniciens sjmdiqués membres de l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada (AEPC) ont reçu un avis de suppression de leiu poste accompagné dans certains cas d\u2019une proposition de réaffectation dans un autre service.Au total, 23 employés syndiqués sont visés par ces «réaménagements d\u2019effec-tijs», selon le terme utilisé par le ministère.Mais une cinquantaine de personnes en seraient victimes si on inclut les employés occasionnels et contractuels à diuée déterminée, indique Pascal Lauzon, président du Local 10714 du Syndicat des travailleurs de l\u2019environnement de l\u2019AEPC.Bref, il ne subsistera plus aucun personnel assigné à la muséologie, à l\u2019éducadon et à l\u2019animation au musée.«La partie muséale de la Biosphère consacrée à l\u2019environnement sera potentiellement réduite à sa plus simple expression, voire à néant, car on y installera des météorologues prévisionnistes qui, avec leur volumineux équipement informatique, occuperont une bonne partie des espaces alloués à l\u2019équipe muséale», poiusuit M.Lauzon.Déjà, l\u2019éducation à distance par vidéoconférences que le musée offrait aux communautés linguistiques minoritaires est terminée depuis la fin mars.Et la production des BioTrousses, ces petites brochures qui servaient à découvrir la biodiversité urbaine de diverses villes du Canada, a aussi été arrêtée.«On a l\u2019impression que les décideurs pensent qu\u2019une exposition se résume à un gardien de sécurité et à une personne à l\u2019accueil pour recevoir les visiteurs.Il faut renouveler les expositions, il faut faire de la publicité, il faut s\u2019occuper des collections, il faut archiver, il faut faire des recherches, il faut monter des programmes éducatifs.La Biosphère a fait ce travail-là de façon exemplaire et le message véhiculé par le musée de l\u2019environnement est important», affirme Pierre Wilson, président de la Société des directeurs des musées montréalais.Propriété de la Ville La Biosphère, une propriété de la Ville de Montréal, est louée à Environnement Canada, qui détient un bail de 25 ans qui arrivera à échéance le 31 décembre 2019.Ce bail prévoit que la Biosphère doit demeurer un lieu de diffusion scientifique avec un contenu environnemental ouvert au public.«Nous nous opposerons à toute réduction de la surface d\u2019accès et des services offerts au public.Et ceux-ci devront comporter un contenu scientifique et ludique d\u2019interprétation », a confié le directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau, Daniel Blier.«Le public pourra peut-être continuer d\u2019avoir accès à la Biosphère, mais les météorologues ne sont pas des muséologues, ni des éducateurs», réplique Pascal Lauzon.Le Devoir IA Lire aussi > Dernier été pour le Musée \" de l\u2019environnement à la Biosphère, un texte signé par Hervé Pischer, président de Science pour tous, Erédérick Back, artiste et cinéaste et une cinquantaine d'autres signataires des milieux muséal, politique, syndical et artistique.Sur Ledevoir.com Tabagisme : le DSP veut un durcissement de la loi AMELIE DAOUST-BOISVERT \\ A l\u2019approche de la Journée mondiale sans tabac, vendredi, de nombreux acteurs demandent à Québec de durcir la Loi sur le tabac.Le ministre de la Santé Réjean Hébert promet des actions, et les partis de l\u2019opposition l\u2019appuient.«Huit années sans une révision d\u2019une loi sur le tabac, c\u2019est très long», écrit le directeur de santé publique de Montréal, D\"^ Richard Massé, dans un communiqué de presse publié mardi.«Pendant que l\u2019industrie a trouvé comment contourner notre loi devenue désuète, les taux de tabagisme ont cessé de baisser», déplore la D\"^® Mylène Drouin, responsable de la priorité-tabac au Directeiu de santé publique de Montréal (DSP).Selon le DSP, Québec devrait interdire les produits aromatisés, réglementer les emballages pour qu\u2019ils deviennent neutres, instaurer un moratoire sur les nouveaux produits et interdire toute forme de publicité.En conférence de presse à Québec, la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac a pressé le gouvernement à l\u2019action.Selon la coalition, les cigarettes et cigarillos aromatisés ont renversé la tendance à la baisse du tabagisme chez les jeunes depuis 2006.En plus de l\u2019interdiction de l\u2019aromatisation et des emballages attrayants, la coalition demande l\u2019interdiction de fumer en voiture en présence d\u2019enfants.Ce sont 89000 jeunes de 12 à 19 ans qui seraient expo- sés quotidiennement à la fumée secondaire en auto.Le DSP de Montréal aussi croit ce règlement nécessaire.«Nous sommes la dernière province à ne pas avoir légiféré.La population est prête, nous n\u2019aurons pas de levée de boucliers», croit la D\"^® Drouin.Le cinquième des Québécois fume.En moyenne, les jeunes grillent leur première cigarette à 12 ans.Des actions à l\u2019automne?Le ministre de la Santé Réjean Hébert promet d\u2019agir sur deux fronts.D\u2019abord, par le biais de la politique nationale de prévention, sur laquelle planchent les fonctionnaires du ministère.Ensuite, une commission parlementaire sera saisie de la mise à jour de la Loi sur le tabac.«Laissez-nous quelques mois supplémentaires pour consulter et nous arriverons avec une politique solide.Des réponses seront données à l\u2019automne», a assuré le ministre.Tant le Parti libéral que la Coalition avenir Québec ont garanti à Réjean Hébert leur appui.«Nous sommes prêts à collaborer pour améliorer la santé des Québécois.La loi doit être revue pour protéger nos jeunes», estime le député libéral Yves Bolduc.La D\"^® Mylène Drouin espère des actions rapides.«Il ne faudrait pas que ça dépasse l\u2019automne.Il nous faut une loi robuste qui supporte nos actions, sinon on travaille dans le vide, dit-elle.Ce qu\u2019on veut surtout, c\u2019est que nos jeunes ne commencent jamais à fumer.» Le Devoir L\u2019Ordre veut mieux encadrer les firmes de génie L\u2019Qrdre des ingénieurs du Québec lance un programme d\u2019encadrement des firmes de génie comprenant des audits de leurs pratiques d\u2019affaires, afin de tenter de résorber ce qu\u2019il qualifie de crise affectant la profession.Le président de l\u2019Qrdre, Daniel Lebel, a reconnu mardi, en annonçant le programme, que la crédibilité du secteur de l\u2019ingénierie avait été mise à mal par la commission Charbonneau et que la confiance du public à l\u2019endroit des ingénieius était à son plus bas.Le programme comprend notamment une analyse des codes d\u2019éthique des firmes de génie-conseil et des audits de la pratique professionnelle, de l\u2019octroi et de la gestion de contrats et du développement des affaires (c\u2019est-à-dire les démarches pour l\u2019obtention de contrats) ainsi que du lobbjting et des appels d\u2019offres.La Presse eanadienne LE BLOGUE URBAIN Un NOUVEAU blogue collectif écrit par des lournalistes passionnés de vie urbaine www.ledevoir.com/blogue-urbain A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 MAI 20IS EDITORIAL LAÏCITE Non, ne prions pas À la lumière de la décision rendue par la Cour d\u2019appel du Québec, qui autorise la prière au conseil municipal de Saguenay, il faut redire ce que nous écrivions samedi : que le ministre Bernard Drainville se compliquera la vie s\u2019il maintient de transformer la Charte de la laïcité promise par son parti par une Charte des valeurs québécoises.Le fouillis est garanti ! P Josée Boileau our éclaircir le sort de la laïcité au Québec, il faudra vraiment être très clair.Dans le jugement de la Cour d\u2019appel qui oppose Alain Simoneau, citoyen non croyant, au très pieux maire de la Ville de Saguenay, Jean Tremblay, le juge Guy Gagnon dit lui-même que c\u2019est parce qu\u2019«il n\u2019existe pas au Québec une telle chose appelée charte de la laïcité» qu\u2019il va examiner la neutralité religieuse d\u2019un point de vue libéral.Or, le jugement qui en découle est un tel fourre-tout qu\u2019il faut en déduire que si le gouvernement n\u2019en arrive pas à un énoncé rigoureux de ce qu\u2019est la différenciation de l\u2019Église et de l\u2019État dans l\u2019espace public, s\u2019il opte plutôt, comme il le souhaite, pour la voie de «valeurs à protéger», alors tout et son contraire pourront être invoqués, comme on le trouve sous la plume du juge Gagnon.Jugeons-en: le juge avalise la thèse d\u2019un des experts du maire Tremblay voulant que la statue du Sacré-Cœur que l\u2019on trouve dans la salle du conseil de l\u2019arrondissement de Saguenay «participe davantage à l\u2019établissement d\u2019un cadre éthique» qu\u2019on l\u2019associe à une connotation religieuse ! Quant à la prière récitée au début du conseil municipal, dont le maire Tremblay expliquait mardi qu\u2019elle est «celle que l\u2019on fait depuis plus de 100 ans à Saguenay», elle devient, sous l\u2019analyse de la théologienne experte du camp Tremblay, un objet de «modernité théiste».Le juge en conclut «que les valeurs exprimées par la prière litigieuse sont universelles et ne s\u2019identifient à aucune religion en particulier».Merci pour l\u2019héritage ! Et voilà comment on dénature des éléments du catholicisme pour les faire entrer dans une case où toutes les croyances et non-croyances se fondent, beau hasard, dans un moule catholique.Une telle réécriture javellisée est injuste pour les catholiques, injuste pour les autres confessions, injuste pour les athées, injuste surtout parce qu\u2019on a à portée de la main une solution qui existe depuis 37 ans.En décembre 1976, à l\u2019ouverture de la première session parlementaire du tout nouveau gouvernement du Parti québécois, le tout aussi nouveau président de l\u2019Assemblée nationale.Clément Richard, annonçait que la prière traditionnelle, récitée depuis 1793, serait remplacée par un moment de recueillement «par respect pour les membres de cette Assemblée, qui ne sont pas tous de la même dénomination religieuse».Ah si on avait adopté là une Charte de la laïcité, que de tiraillements et de faux accommodements on se serait épargnés ! Car mis à part Maurice Bellemare de l\u2019Union nationale et quelques députés, l\u2019affaire passe sans remous.Mieux encore, «l\u2019opinion publique semble plutôt indifférente à la disparition du religieux dans la tradition parlementaire», relate en 2007 un article du journal de l\u2019Université Laval.Indifférente.Il faut dire qu\u2019il y avait bien d\u2019autres signes d\u2019un temps nouveau à l\u2019Assemblée : Clément Richard avait revêtu un costume plutôt qu\u2019une toge, les jeunes filles pouvaient enfin être pages (eh oui.), et le discours inaugural n\u2019avait été lu qu\u2019en français (là fut le tollé !).Et puis, il allait sans dire dans l\u2019esprit de l\u2019époque que la religion était affaire de croyances privées.De toute manière, l\u2019espace public débordait de projets politiques.Ce temps de la sérénité a fait place à celui de la crispation, pour reprendre le juste mot de Djemila Benhabib, et la Cour d\u2019appel n\u2019aide en rien à retrouver la saine distanciation dont nous aurions besoin.Si le ministre Drainville s\u2019égare à son tour sur la route de valeurs anciennes toilettées à la moderne, c\u2019est à bien des replis que nous allons assister.EAU, ÉGOUTS, RUE, TROTTOIRS Ne plus laisser faire M ontréal est construite sur le roc.Il y a peu de danger qu\u2019elle s\u2019enfonce.Pourtant, elle s\u2019enfonce, au propre comme au figuré.D\u2019un côté, il y a ses problèmes moraux, et de l\u2019autre, ses problèmes physiques faits de tuyaux d\u2019aqueduc qui éclatent, de bouts de rues qui s\u2019effondrent, de rues parsemées de nids de poule et de pannes de métro à répétition.Ée président du conseil de la STM, Michel Labrecque, expliquait déjà qu\u2019en toutes matières, les Montréalais vivent aujourd\u2019hui les conséquences de décennies de sous-investisse-ment dans les infrastructures.Il a raison.Convenons que les Montréalais sont d\u2019une certaine façon coupables d\u2019avoir toléré un laisser-faire des élus qui, malheureusement, perdure.Le rapport du vérificateur général de Montréal déposé ce lundi nous en fait une illustration désolante.Il nous dit ce que tout automobiliste ou cycliste sait d\u2019instinct.Seulement 51% des quelque 845km du réseau de voirie artérielle sont considérés en bon ou très bon état.Alors qu\u2019il aurait T:?-\t~ fallu investir 200 millions en 2010 et 2011, il note que seulement 60 millions ont été dépensés.Ré- r-.'\tsultat: la situation continue de se dégrader.Ses remarques valent aussi pour le réseau d\u2019aqueduc.Pourquoi en est-il donc ainsi depuis des dé-'\t-\tcennies?Jean Drapeau investissait dans les projets de grandeur, pas dans l\u2019eau et les égouts.Pierre Bourque aurait bien voulu, mais la Ville était sans le sou.Gérald Tremblay, favorisé par une économie en meilleure santé, chercha à rattraper une partie du retard.Il leva une taxe spéciale pour la mise à niveau du réseau d\u2019aqueduc.Mais la gestion des rues, de l\u2019eau et des égouts n\u2019était pas sa tasse de thé, mais celle du président du comité exécutif.Prank Zampino, qui introduisit dans l\u2019administration montréalaise la culture politique des banlieues faite d\u2019interventionnisme du politique dans les affaires courantes.Ce fut une période difficile pour la fonction publique montréalaise, comme le démontrent les portes tournantes que fut la direction générale de la Ville, où se succédèrent en 12 ans neuf titulaires différents.Ce rapport du vérificateur doit nous alerter tous.La prochaine administration devra donner un sérieux coup de barre.Avis aux intéressés au poste de maire.Il vous faudra vous intéresser à ces choses triviales que sont l\u2019eau, les égouts, les rues et les trottoirs.Si elles ne sont pas glamour, elles sont plus qu\u2019essentielles à la qualité de vie.Il vous faudra un solide président du comité exécutif soutenu par un directeur général à qui il reviendra de planifier et exécuter la mise à niveau de Montréal.C\u2019est non seulement prioritaire, c\u2019est de l\u2019ordre de l\u2019urgence.Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET A FATf?of\\i / V£S \" fNTREp/îCNrws\u2019, PiTÎf / / DT Nouî.NoTfL N/'LLt Pl?i£RU KT WNC TSADiTîoW Ki ?4t(Vrdil(£S fMucfz Noüi fA\\l£uR LETTRES Le cheval d\u2019Alexandre le Grand L\u2019histoire est remplie de leçons.On raconte que le grand Alexandre le Grand, roi de Macédoine, général invaincu, menait ses troupes du haut de son cheval.Son quadrupède s\u2019appelait Bucéphale, nom prophétique.Alexandre aimait tellement son cheval qu\u2019il voulait le nommer sénateur.Bizarre, dites-vous ?Pas tellement, à bien y penser.Des chevaux pour remplacer les inutiles qui nous coûtent 98 millions par année, ce serait une bonne économie.Un cheval n\u2019occupe pas deux demeures, il ne fait pas de déclarations farfelues.Le cheval, c\u2019est la plus noble conquête de l\u2019homme.Je vous dirai que l\u2019idée n\u2019est pas si folle, elle mérite une étude.Raymond Paradis Saint-Lambert, le 25 mai 2013 Mon père : un vieux sage et fervent souverainiste Il avait 80 ans lors du premier référendum.La défaite lui creva le cœur.Le pays ne serait pas pour lui.Cependant, il projeta son espoir.« Ce sera dans 40 ans », dit-il alors.Nous nous en approchons, mais nous n\u2019y sommes pas encore.Et le temps se fait court, car, dirait encore mon père, «mon peuple est malade».Malade de ses divisions partisanes.Malade de ne pouvoir greffer à sa souche la diversité du monde tout en gardant son essence.Il ne nous reste que sept ans pour rassembler nos forces vives et intégrer nos forces nouvelles.L\u2019heure n\u2019est plus aux chicanes et aux chasses gardées.L\u2019heure est de croire au pays et surtout d\u2019en reconnaître le vrai visage.Micheline Laçasse Sherbrooke, le 25 mai 2013 Orwell dépassé Le président des États-Unis, Prix Nobel de la paix, dans un discours ahurissant, a défendu et justifié l\u2019utilisation des cjrones.Il a donné carte blanche aux Étatsuniens pour tuer selon leur bon vouloir et en toute impunité toute personne qui pose problème, selon eux, à leur sécurité.Du même souffle, il a rappelé que tout citoyen américain a droit à un procès, mais il est évident que tout individu qui n\u2019est pas citoyen américain n\u2019a aucun droit, même pas le droit de vivre, sans parler des droits de la personne.De plus, sans rire ni même sourire, ceci est fait au nom de la démocratie.Orwell, qui disait que la guerre, c\u2019est la paix, est largement dépassé.Le meurtre à distance sans meurtrier n\u2019est plus un meurtre.Tuer, c\u2019est rendre justice et éviter d\u2019autres morts.En d\u2019autres mots orwelliens, on tue pour que d\u2019autres ne soient pas tués.On apprend par ailleurs que les deux plus grands fgurnisseurs de drones sont Israël et les États-Unis.Pour Israël, ce commerce, avec le service après-vente, représente près de 5 milliards, et près de 3 milliards pour les États-Unis.À quand une course aux drones entre ces deux pays ?Toujours dans le même discours, le chef de la Maison-Blanche a déclaré «il faut patiemment appuyer le passage à la démocratie».Personnellement, je trouve qu\u2019il « appuie » un peu fort et que la démocratie a bon dos quand elle est servie à toutes les sauces.Ce genre de discours justificatif ce n\u2019est plus la langue de bois, ce n\u2019est plus parler pour ne rien dire, c\u2019est énoncer de belles théories et agir en faisant exactement le contraire et en ne respectant rien ni personne.Thomas Déri Saint-Lambert, le 24 mai 2013 Moustaki: l\u2019art de la simplicité On évoquera le chantre de l\u2019amour et de la liberté, le «faux paresseux», le jouisseur de la vie.Mais on oubliera peut-être de souligner la rigueur de l\u2019écriture et de la composition.Moustaki, c\u2019est la « ligne claire » en chanson, c\u2019est-à-dire l\u2019art consommé du mot juste, de la rime rigoureuse, de la métrique sans faille, de la mélodie lumineuse.Les chansons de Moustaki, nous les aurons «dans la mémoire longtemps», parce qu\u2019elles possèdent la plus haute et la plus rare des qualités, celle à laquelle peu d\u2019auteurs-compositeurs parvien-nenf à savoir la simplicité.Robert Mager Québec, le 23 mai 2013 LIBRE OPINION L\u2019OCPM renoue avec le Plan des commissaires JEAN-CLAUDE MARSAN Professeur émérite.Université de Montréal Ly Office de consultation publique de ' Montréal a déposé la semaine dernière son rapport sur le projet de Plan de protection et de mise en valeur du Vieux-Montréal, lequel présente une série de considérations et de recommandations fort appropriées visant à conserver et à mettre en valeur la personnalité de ce quartier historique.Celles portant sur «les portes d\u2019entrée vers la ville ancienne» sont particulièrement pertinentes parce qu\u2019elles s\u2019inscrivent dans la continuité du Plan des commissaires, élaboré à partir de 1801.Ce plan visait à donner suite à r«Acte pour abattre les anciens murs et fortifications qui entourent la cité de Montréal et pour pourvoir autrement à la salubrité, la commodité et l\u2019embellissement de ladite cité».Ce qui caractérise principalement ce Plan des commissaires, établi sous la gouverne de James McGill, John Richardson et Jean-Marie Mondelef c\u2019est le dessein de conserver à la cité d\u2019origine un caractère bien distinct de celui des faubourgs qui l\u2019entouraient.Ainsi, les commissaires ont notamment veillé à perpétuer par des aménagements appropriés la mémoire des portes d\u2019entrée de l\u2019ancienne ville fortifiée.Du côté du fleuve, où se trouvaient plu- sieurs portes, les commissaires ont proposé l\u2019aménagement d\u2019une terrasse élevée s\u2019étendant du faubourg Québec à la Pointe-à-Callière : ce fut l\u2019origine de la rue de la Commune.Du côté ouesf à la porte du faubourg des Récollets, fut implanté un marché aux foins, équipement fort bienvenu à l\u2019époque où le cheval constituait le principal moyen de locomotion.Cet espace de marché allait être agrandi par la suite pour devenir le square Victoria.Du côté nord, le Champ-de-Mars a été élargi jusqu\u2019à la rue Craig (aujourd\u2019hui Saint-Antoine) pour bien marquer la frontière avec le faubourg Saint-Laurent adjacent.Enfin, à l\u2019esf du côté de la porte de Québec ouvrant sur le faubourg du même nom, ce fut l\u2019aménagement d\u2019un square prestigieux, le square Dalhousie, lequel disparut malheureusement dans le terrible incendie qui dévasta en juillet 1852 une partie des faubourgs Saint-Laurent et Québec.L\u2019aménagement en 2005 à cet endroit du petit square Dalhousie, lequel met en valeur l\u2019ancienne gare du même nom, perpétue la mémoire de cette porte de Québec.Ce qui est intéressant également dans ce Plan des commissaires, c\u2019est le recours pour la première fois à cette échelle à des formes urbaines propres à la culture britannique, principalement le square.Dans la culture française, les places publiques présentent davantage un caractère minéral, comme c\u2019est le cas aujourd\u2019hui de la place d\u2019Armes.Le square planté s\u2019apparente plus à la culture britannique, laquelle reflète l\u2019attachement du country gentleman à la nature en introduisant celle-ci dans la trame urbaine.On oublie trop souvent que plusieurs paysages urbains montréalais qui témoignent de l\u2019apport intégré de ces deux cultures dans la même cité s\u2019avèrent uniques au pays pour cette raison.C\u2019est là une caractéristique culturelle qui n\u2019est présente que dans de rares villes en Occident, dont, notamment, Barcelone, Bruxelles, Prague et Trieste.En proposant la création d\u2019un espace prestigieux au pied du Champ-de-Mars, qui permettrait, par le recouvrement de l\u2019autoroute Ville-Marie entre les rues Hô-tel-de-Ville et Sanguinet, de relier directement la station de métro Champ-de-Mars au Vieux-Montréal, l\u2019Office de consultation publique se trouve à renouer d\u2019une façon saisissante avec l\u2019esprit du Plan des commissaires.Ainsi, la vision de conserver à la ville d\u2019origine son homogénéité et son caractère historique par le moyen d\u2019espaces publics agissant comme passerelles continue de s\u2019imposer après deux siècles.Qui plus est, en recommandant que ce lieu public soit aménagé dans le cadre du 375® anniversaire de Montréal en 2017, l\u2019Office lui confère une signification symbolique de premier ordre. LE DEVOIR LE MERCREDI 29 MAI 20IS A 9 IDEES La référence à la laïcité doit être explicite Je crains d\u2019assister à la naissance d\u2019un héros qui s\u2019autoproclamerait défenseur « des valeurs québécoises » DJEMILA BENHABIB Essayiste, Prix international de la laïcité 2012 vec le jugement concernant la A récitation de la prière au Saguenay, nous avons, encore une fois, la démonstration des limites du juridique dans l\u2019affirmation de la séparation du politique et du religieux.Cet enjeu sociétal d\u2019une très grande importance, compte tenu de la charge émotive qu\u2019il soulève et de la poudrière qu\u2019il entraîne, gagnerait à être pris à bras-le-corps par le politique.La séparation du politique et du religieux rpériterait d\u2019être solennellement affirmée par l\u2019Etat québécois et entérinée comme principe politique et juridique dans la Charte des droits et libertés.La référence à la laïcité doit être explicite.La laïcité est un levier de l\u2019action publique pour garantir l\u2019égalité et la liberté de conscience dang le vivre-ensemble à travers la neutralité de l\u2019État.La laïcité, c\u2019est la liberté, mais c\u2019est aussi l\u2019égalité, l\u2019égalité entre les citoyennes et les citoyens quelles que soient lepr croyance et leur non-croyance.C\u2019est à l\u2019État que revient la mission de veiller à ce que l\u2019ensemble des citoyennes et citoyens puisse s\u2019exprimer librement et en toute sécurité.C\u2019est lui qui doit faire en sorte qu\u2019aucun groupe, qu\u2019aucune communauté ne puisse imposer à qui que ce soit une appartenance religieuse, en particulier en raison de ses origines.La laïcité est donc à l\u2019avant-garde du combat contre les discriminations.Une niche confortable Depuis la Révolution tranquille, le principe de déconfessionnalisation s\u2019est enraciné dans nos institutions.Cependant, nous vivons, depuis quelques années, notamment à travers la reconnaissance des particularismes des minorités religieuses avec les accommodements religieux, une crispation de plus en plus grande.Ceci a ouvert la porte à un retour à un certain catholicisme revendicateur et revanchard.Ce climat de confusion terrible a donné lieu à une surenchère des demandes religieuses entre les uns et les autres, qui dans la plupart des cas indisposent nos concitoyens.Cette muti-confessionalisation de l\u2019espace civique et de nos institutions a semé le doute dans de nombreux esprits sur notre réelle capacité à vivre ensemble dans le respect de chacun.Sortir de cette configuration sociale qui consiste à segmenter et fragmenter la société en fonction d\u2019appartenances ethniques et religieuses est une urgence.Le multiculturalisme et son corollaire la laïcité ouverte aboutissent fatalement à l\u2019effritement du lien social.La solution est ailleurs.Osons le dire ! Avec le jugement de mardi, les intégrismes religieux vont trouver là une niche conforta- PEDRO RUIZ LE DEVOIR La reconnaissance des particularismes des minorités religieuses avec les accommodements religieux [.] a ouvert la porte à un retour à un certain catholicisme revendicateur et revanchard.ble qui leur permettra, assurément, d\u2019étendre leurs tentacules sur les plus faibles d\u2019entre nous.J\u2019ai bien peur que nous nous dirigions vers l\u2019exemple de l\u2019Ontario, où cette prolifération des religions s\u2019illustre notamment par un exemple évocateur où les débats à Queen\u2019s Park sont précédés chaque jour par la récitation intégrale de 8 prières ! En effet, depuis 2008, on a décidé de conserver le «Notre Père» et d\u2019y ajouter d\u2019autres prières: autochtone, bouddhiste, hindouiste, musulmane, juive, baha\u2019ie et sikhe.Par comparaison, au Québec, depuis 1976 et sous la gouvernance de René Lévesque, les travaux à l\u2019Assemblée nationale débutent par une minute de silence, c\u2019està-dire un moment de recueillement.Avec le jugement de mardi, je crains qu\u2019aux yeux de quelques-uns de nos concitoyens déboutés par la faiblesse de la puissance publique depuis une dizaine d\u2019années, nous assistions à la naissance d\u2019un héros qui s\u2019est autoproclamé défenseur «des valeurs québécoises ».Je ne suis pas catholique.Pour autant, j\u2019ai adhéré aux valeurs du Québec qui prennent racine dans noùe histoire et se projettent dans l\u2019universel.Suis-je une sous-citoyenne?J\u2019ai le plus grand respect pour notre patrimoine cathobque.J\u2019en suis même fière et jalouse.Plus encore, je suis émue en foulant le sol de certaines égbses, mosquées et synagogues.Néanmoins, lorsqu\u2019il est question de la sphère pobtique, je suis une laïque qui considère que le rebgieux ne doit nullement interférer dans la gestion des affaires de la cité.Lorsque j\u2019ai choisi le Québec comme terre d\u2019asile il y a de cela une quinzaine d\u2019années, je ne rêvais pas d\u2019un pays replié sur lui-même et confiné à une religion.Je rêvais déjà de liberté et d\u2019égalité.Aujourd\u2019hui, je rêve toujours de liberté et d\u2019égalité pour l\u2019ensemble de mon peuple, le peuple québécois, auquel j\u2019ai adhéré par amour et ouverture dans le respect de son histoire.La prière n\u2019est pas un fétiche identitaire C MARCO VEILLEUX Montréal est une victoire à la Pyrrhus que vient de remporter le maire de Saguenay.Le jugement de la Cour d\u2019appel du Québec, qui est favorable au maintien de la prière au début des assemblées municipales, laisse entendre qu\u2019il pourra continuer à la réciter, car cette prière, au fond, n\u2019en est pas vraiment une.Elle a plutôt une valeur historique, culturelle et patrimoniale.Elle est donc, selon les juges, bien «inoffensive».Voilà qui est plutôt humiliant pour ceux (dont je suis) qui croient à la valeur et à la dignité de prière ! De plus, ce jugement dit au maire Tremblay qu\u2019il peut bien continuer à dire cette prière (qui n\u2019en est pas vraiment une !) dans la mesure où, ce faisant, il ne démontre pas sa foi et ses convictions personnelles.Du vrai délire ! Soyons sérieux : est-ce que la récitation d\u2019une prière et des objets religieux ont leur place dans une salle de conseil municipal?Éa réponse est non.Les enceintes de nos institutions politiques se doivent d\u2019être «neutres».Étant le lieu par excellence de la délibération citoyenne, leur neutralité incarne l\u2019idéal de respect du pluralisme et de l\u2019égalité de tous qui est au fondement d\u2019une société libre et démocratique.Le maire de Saguenay reprend souvent la rengaine selon laquelle, comme Québécois, nous serions particulièrement «mous» par rapport à nos convictions, à ce qui fait notre identité, à ce qui nous unit.Selon lui, notre peuple et nos valeurs de Canadiens français seraient en train de s\u2019effriter.Qr, un tel discours ne tient pas la route, car il fait fi d\u2019un demi-siècle de redéfinition du nationalisme québécois.Bien sûr, le catholicisme est une dimension constitutive et incontournable de notre histoire, et les croyants, comme tout autre citoyen, peuvent légitimement contribuer aux débats publics à partir de leurs convictions.Toutefois, l\u2019identité et la fierté natio- nales des Québécois ne peuvent plus être ainsi directement amalgamées avec la foi catholique.Ces relents d\u2019un nationalisme «ethnoreligieux» témoignent donc d\u2019une inquiétante impasse du débat politique.Qu\u2019un nombre non négligeable de personnes veuillent suivre le maire Tremblay sur cette voie sans issue est plus que troublant.11 faut certainement y voir le symptôme d\u2019un sentiment de déroute et d\u2019insécurité identitaire qui ébranle présentement de larges pans de la société québécoise.Ce symptôme, bien sûr, doit être écouté et analysé avec sérieux et respect, car il exprime un réel malaise social, politique, économique et culturel diffus dans la population.Débat pitoyable Mais au lieu de cela, nous voilà embourbés dans un débat pitoyable autour de la récitation d\u2019une prière.Ne serait-il pas plus simple et mieux avisé de transformer cette dernière en minute de silence?Eaire silence, au début de l\u2019assemblée municipale, serait pleinement respectueux des droits et libertés de tous.Cette pratique serait donc incontestable sur le plan juridique.En outre, le silence pourrait favoriser l\u2019ouverture d\u2019un espace pour la rencontre de l\u2019autre aux multiples visages et convictions.Une telle pratique pourrait certainement nourrir une éthique sociale et politique à la hauteur des exigences de notre démocratie pluraliste.Les croyants n\u2019y perdraient rien et les non-croyants pourraient y gagner quelque chose.Quant au crucifix et aux autres symboles religieux, il ne faudrait quand même pas en faire des fétiches identitaires ! Pour un chrétien, ni la croix ni la prière ne sont réductibles à des «pièces de patrimoine» ou à des «oriflammes nationalistes».Dans nos enceintes politiques, les politiciens et politiciennes qui sont croyants honoreraient bien davantage leur foi en mettant au cœur de nos préoccupations le souci des pauvres, la protection du bien commun et la lutte contre la corruption.mammm BIOSPHERE DE MONTREAL DLire aussi > Dernier été pour le musée de l\u2019environnement à la Biosphère, un texte de Hervé Eischer, président de Science pour tous; Erédéric Back, artiste et cinéaste; et une cinquantaine d\u2019autres signataires des milieux muséal, politique, syndical et artistique.Extrait: «Après les compressions imposées à la Biosphère en juillet 2012, le gouvernement fédéral met maintenant à pied la majorité du personnel et y installe des employés du service météorologique.Le Musée de l\u2019environnement ne survivra pas.Environnement Canada a décidé unilatéralement d\u2019en revoir le mandat.Un certain accès au public sera semble-t-il préservé.Sous quelle forme ?Comment opérer un tel musée sans personnel ?Voilà le sort réservé à cet emblème de Montréal!».Sur ledevoir.com Le Sénatgate Francine Pelletier La dernière fois que j\u2019ai vu Pamela Wallin, elle traversait au pas de course la salle de presse du réseau CBC à Toronto, les larmes aux yeux.Qn venait de lui montrer la porte après trois ans à la coanimation de l\u2019émission The National.Qn avait misé gros sur la célèbre animatrice, payé cher son transfert de CTV à CBC, mais la nouvelle mixture avait déçu.Dure dure, parfois, la vie de vedette du petit écran.L\u2019honorable Pamela Wallin doit trouver sa dégringolade au Sénat plus dure encore.11 y a certainement une cruelle ironie à voir cette ancienne reporter bloquer d\u2019une main tendue un téléobjectif pendant que son ancien collègue de CTV, l\u2019ex-King de la colline parlementaire, Mike Duffy, rase les murs du même Parlement.Comme revers du destin, les Grecs n\u2019auraient su faire mieux.Non seulement nos protagonistes ont-ils été aveuglés par l\u2019orgueil {hubris, quand tu nous tiens.), leurs chutes imminentes menacent la pérennité de la Chambre haute, du moins dans son état actuel, pour ne rien dire du gouvernement conservateur lui-même.Grosse catharsis en perspective.Ce qui est sûr, en tout cas, c\u2019est que contrairement aux nombreux scandales qui ont ponctué le règne Harper \u2014 de la complicité en matière de torture à la fraude électorale, en passant par l\u2019ingérence à Radio-Canada et l\u2019abolition du registre des armes à feu \u2014, le Sénatgate est le seul qui colle à ce jour, le seul qui a réussi à réellement indisposer l\u2019électorat conservateur.Que Harper pile sur des principes de transparence ou d\u2019équité, ou encore sur des institutions, bof.Ça dérangeait plus ou moins.Mais que des R peut paraître sénateurs, conservateurs de surcroît, se servent à même incongru que les deniers publics, eh bien ça, chers lecteurs, ça va ce soit chercher jusqu\u2019aux fermiers en Alberta et aux admirateurs de Rob Pord en ban- journalistes lieue de Toronto.Avant de prendre le pouvoir, les par qui le conservateurs avaient pro-\t, , mis la fin du free lunch et scandale arrive des passe-droits.Bref, se servir trois fois plutôt qu\u2019une au buffet payé par les contribuables ne passe pas du tout.Je pense écrire à Pamela Wallin et Mike Duffy pour les remercier personnellement.J\u2019ai travaillé avec Mike Duffy environ deux ans ; j\u2019étais la Québécoise de service à son émission The Sunday Edition.Mike s\u2019est d\u2019ailleurs longtemps vanté de m\u2019avoir rendue célèbre.Vous voyez le genre?Un brin vantard, aimant la célébrité (même imaginaire) et, surtout, flagorneur.La marque de commerce de celui qu\u2019on appelait affectueusement le «Pillsbury Boy» était la main tendue à la fin de chacune de ses entrevues.Comme s\u2019il se pratiquait pour un jour faire de la politique, ou qu\u2019il avait désespérément besoin de se faire aimer, c\u2019est selon, Mike insistait pour serrer la main de chacun de ses interviewés.Tout le monde se retrouvait mal à l\u2019aise sauf Qld Duff lui-même, également surnommé (pas très affectueusement) le Puffster.Personne mais personne n\u2019a été surpris de le voir atterrir au Sénat en 2008.Aplaventrisme 11 peut paraître incongru que ce soit d\u2019anciens journalistes par qui le scandale arrive.Ils devraient être un peu plus à l\u2019affût, non?Le sens de l\u2019éthique plus aiguisé?Mais, en fait, il fallait très précisément des gens avec le sens du «c\u2019est mon dû».11 fallait des gens qui ont l\u2019habitude d\u2019être écoutés, admirés, surtout chèrement payés.Dans le monde de la télévision, on qualifie \u2014 du moins du côté anglophone \u2014 les animateurs de «the talent».Même si le talent n\u2019y est pas toujours, il y a une espèce d\u2019aplaventrisme par rapport à ceux et celles qui «fidélisent» le public, c\u2019est-à-dire qui ont la cote auprès des spectateurs.Qn les paie grassement, voire trop, souvent des salaires de premier ministre.Le salaire de base d\u2019un sénateur est d\u2019environ 135000$, avant bonification en tout genre.Sûrement en dessous de ce que Mike Duffy avait l\u2019habitude de recevoir, mais surtout de sa valeur marchande auprès du gouvernement Harper.Selon le sénateur conservateur Don Plett, Mike Duffy est non seulement «un des sénateurs les plus travaillants», il est en partie responsable de l\u2019élection d\u2019un gouvernement majoritaire en 2011.«Il a été un immense atout», dit-il.Rn s\u2019inventant une résidence principale à l\u2019î.-P.-É., en facturant deux fois pour la même activité, Mike ne faisait que réclamer son dû ; du moins dans sa tête à lui.Qn peut penser que les frais de déplacement extravagants de Pamela Wallin (321000$), qui fait présentement l\u2019objet d\u2019une enquête, proviennent du même calcul.Arrive le riche chef de cabinet Nigel Wright dans ce décor, encouragé par l\u2019arrogance de son chef, Stephen Harper, et le feu est aux poudres.Encore une fois, il fallait cette combinaison toxique d\u2019argent et de suffisance pour tout faire sauter.Restez aux aguets, comme disent les Anglais, la suite risque de ne pas décevoir.jpelletier@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Degliseésoc/éféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel DaviéKchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TeàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazelH et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ,\u2022 soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) (bAeaxoxv Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOClTE Claire Breton, Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebai, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxim-Oh.\\ier Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiÜon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,G\\a\\xd'sTX& Béliveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 MAI 20IS ACTUALITES BILINGUISME SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement canadien en 1969.Entre 1961 et 2001, la proportion des Canadiens capables de soutenir une conversation en français et en anglais est passée de 12,2% à 17,7 %.Mais depuis dk ans, on note une légère régression de ce chiffre, établi à 17,5% selon le recensement 2011 (dont les données linguistiques ont été publiées en octobre dernier).Quelque 5,8 millions de Canadiens se disent aujourd\u2019hui bilingues.Sauf que ce chiffre cache de grandes disparités régionales, indique l\u2019étude de Statisque Canada.En dehors du Québec, moins de 10% de la population canadienne est bilingue (9,7 %).Le Québec fournit 57% de la population bilingue canadienne (3,3 millions de personnes, soit plus de 42% de la population québécoise), et l\u2019Ontario 23% (1,4 million).En ajoutant le Nouveau-Brunswick, 86% des Canadiens bilingues demeurent dans trois provinces qui composent la «ceinture bilingue» du pays \u2014 terme qui désigne une zone de fréquents contacts entre francophones et anglophones.Jean-Pierre Corbeil souligne qu\u2019entre 2001 et 2011, le Québec a ajouté quelque 420000 personnes bilingues à son actif.C\u2019est trois fois plus que tout le reste du Canada.«Dans les deux décennies qui ont suivi Laurendeau-Dunton, le taux de croissance de la population bilingue était deux fois plus rapide que celui de la population totale, dit-il.La tendance est maintenant complètement inversée.» Immigration et jeunes Statistique Canada avance deux explications à cette situation.D\u2019une part, la croissance de la population immigrante y contribue pour beau- coup.Les nouveaux arrivants \u2014 qui sont le principal facteur de croissance démo^aphique au Canada \u2014 affichent un taux de bilinguisme français-anglais inférieur à celui des Canadiens de naissance (13% contre 19%).Si on excepte les immigrants établis au Québec (qui sont bilingues à plus de 50%), on remarque que le taux de bilinguisme des nouveaux arrivants est en fait d\u2019à peine 6% (contre 11 % pour les Canadiens nés au pays et qui habitent hors Québec).«Dans 30 ans, l\u2019immigration sera responsable de 90 % de la croissance de la population», rappelle Jean-Pierre Corbeil.Les jeunes sont au cœur de l\u2019autre raison suggérée par Statistique Canada.L\u2019organisme a remarqué que le niveau d\u2019exposition des élèves hors Québec à des programmes de français langue seconde a diminué dans les dernières années.Ils étaient 1,8 million à suivre de tels cours en 1991-1992: ils sont maintenant 1,4 million, une diminution de 24% en deux décennies.«C\u2019est une baisse nette», dit l\u2019analyste Corbeil.Cette baisse n\u2019est pas compensée par l\u2019augmentation de la popularité des cours d\u2019immersion en français.Ils étaient 267 000 à tenter l\u2019immersion il y a 20 ans; le dernier recensement indique qu\u2019il y en avait 341000.Cela explique peut-être pourquoi les jeunes anglophones du RQC (rest of Canada) sont de moins en moins bilingues.En 1996, 15% des jeunes anglophones âgés de 15 à 19 ans pouvaient soutenir une conversation en français.Cette proportion est aujourd\u2019hui de 11%.Qn observe aussi que plusieurs anglophones du RQC n\u2019arrivent pas à maintenir leur bilinguisme au fur et à mesure qu\u2019ils avancent en âge.La moitié des jeunes anglophones qui se disaient bilingues en 1996 ne l\u2019étaient plus en 2011 (ils sont maintenant dans la classe des 30-34 ans).Au Québec, c\u2019est plutôt le contraire : les francophones améliorent leur connaissance de l\u2019anglais une fois leurs études terminées, constate Statistique Canada.Globalement, les francophones du pays ont un taux de bilinguisme de 44%, comparativement à 8% pour les anglophones.Fraser inquiet Le commissaire aux langues officielles, Graham Eraser, estime que cette étude révèle des données préoccupantes.11 trouve «un peu normal que nous ne puissions maintenir le Les\tmême pourcentage de gens bilingues quand on accueille 250000 immi-francophones grants chaque année».Mais la baisse .\t,\tmarquée du nombre d\u2019étudiants qui QU pays ont\tapprennent le français dans les écoles un taux de canadiennes est «inquiétante», selon M.Eraser.bilinguisme\ty a une certaine croyance vou- lant que la seule façon d\u2019apprendre le de 44%\tfrançais soit de passer par , l\u2019immersion, dit-il en entretien.On par rapport\tl\u2019intérêt que les programmes d\u2019im- à 8% OOUr les utersion continuent d\u2019avoir.Ils attirent ^\tles meilleurs enseignants, ils ont plus anglophones de ressources.Mais ça fait en sorte que les enseignants de français langue seconde sont un peu les parents pauvres du système éducatif canadien.» Le système pâtit de ces carences, suggère-t-il.Graham Eraser pointe aussi du doigt le fait qu\u2019aucune province à l\u2019ouest de l\u2019Gntario n\u2019oblige l\u2019apprentissage du français à l\u2019école.Le Devoir Lire aussi > Les données compiètes de Dévolution du bilinguisme français-anglais au Canada de 1961 à 2011.LeDevoir.com D CURIOUS GEORGE SUITE DE LA PAGE 1 Reyersbach), qui a passé sa jeunesse à griffonner les animaux du Zoo de Hambourg dans ses carnets, fuit vers le Brésil pour échapper aux violences antisémites qui secouent l\u2019Allemagne.Dk ans plus tard, la jeune étudiante du Bauhaus qui allait devenir sa femme (née Margarete Elisabeth Waldstein), fuit elle aussi son pays en raison de ses origines juives.Destination: Rio de Janeiro.Là-bas, les deux artistes se rencontrent par hasard, fondent la première agence de pub brésilienne, se marient et adoptent le patronyme Rey, pour mieux s\u2019intégrer à leur pays d\u2019accueil.Jeunes mariés, ils voguent à bord du premier transatlantique pour savourer leur lune de miel à Paris.Séduits par la Ville lumière, les deux artistes s\u2019y installenL et c\u2019est à Montmartre que naîtra la première ébauche de Georges, un petit singe aussi taquin que gauche, alors nommé «Eifi».Dans leur histoire, le mignon macaque fauteur de troubles est rescapé par «l\u2019homme au grand chapeau jaune» lors d\u2019im voyage en Afrique.Avant de devenir une icône de la littérature enfantine anglophone, Georges fut donc français! C\u2019est Gallimard qui, à l\u2019époque, proposa aux Rey de publier un premier livre.La vie était belle, le couple était aux anges, d\u2019autant que l\u2019éditeur avait accompagné son offre d\u2019une généreuse avance.Mais une ombre planait sur l\u2019Europe.Les troupes d\u2019Hitler envahissent la Pologne, puis la Tchécoslovaquie.En 1939, le studio des Rey est fouillé par la police française, qui les soupçonne de camoufler une fabrique de bombes clandestine.Mais les croquis et les histoires naïves du petit «Eifi» suffisent à convaincre les policiers qu\u2019ils font fausse route.En mai 1940, quand les troupes allemandes envahissent le nord de l\u2019Hexagone, les Rey sentent le danger croissant.Avec pour seul bagage leurs manuscrits inédits, leurs passeports et le reste de l\u2019avance entamée pour acheter des pièces destinées à bricoler des vélos de fortune, ils prennent la fuite vers le sud.Dk jours plus tard, les nazis entraient dans Paris.Leur exode à bicyclette les mènera à traversjes montagnes et vallées, jusqu\u2019au Pays basque.À la frontière espagnole, trahis par leur accent allemand, ils sont écroués.Leurs passeports brésiliens et la binette inoffensive de Georges les sortiront une fois de plus du pétrin.Par train, les Rey SOURCE UNIVERSAL La version moderne de Curious George dans un film américain datant de 2006.gagnent le Portugal, d\u2019où ils prendront un cargo pour retourner au Brésil, sains et saufs.Avec ses derniers sous, le couple décide de partir de zéro à New York, où leurs dessins leur permettront cette fois encore de prouver leur véritable métier et d\u2019obtenir un visa de justesse.Un mois plus tard, une nouvelle vie s\u2019ouvre à eux.L\u2019éditeur bostonnais Houghton Mifflin achète quatre des manuscrits, et c\u2019est ainsi que commence la fructueuse carrière de Eifi, rebaptisé «George» pour le public américain.«The rest is history», comme disent les Anglais.George et ses gaffes procureront une longue et fructueuse carrière à ses deux auteurs, qui publièrent sept albums de 1941 à 1966.Une leçon d\u2019histoire Publié à 30 millions d\u2019exemplaires dans 17 langues.George s\u2019est fait ensuite connaître sous les noms de Zozo en Angleterre («George» était par trop shocking! puisque le roi portait alors ce prénom.), Peter Pedal (Danemark), Coco (Allemagne), Osaru no joji Qapon), Jorge el curioso (Espace), etc.De nombreux bandes dessinées, téléséries et produits dérivés ont remis le petit primate au goût du jour au cours des années 1980,1990 et 2000.En 70 ans de carrière, Georges le curieux a non seulement traversé l\u2019imaginaire de plusieurs générations, mais il a laissé des traces dans plusieurs productions cinématographiques, notamment dans le long métrage Forrest Gump, où le livre Curious George, le préféré de l\u2019ingénu EorresL apparaît dans le plan-séquence d\u2019ouverture.Le périple rocambolesque des créateurs de George a prouvé à maintes reprises qu\u2019un anodin petit singe pouvait être le meilleur ami de l\u2019homme.«Soixante-dix mille Juifs français ont été déportés, pendant la guerre, et la plupart n\u2019ont pas survécu.L\u2019histoire des Rey permet de raconter cette tranche d\u2019histoire tragique aux jeunes et de comprendre ce pan de la vie humaine à travers un personnage qui leur est très familier.C\u2019est toute une époque qu\u2019ils peuvent découvrir à travers ces dessins», souligne Alice Herscovitch, directrice du Centre commémoratif de l\u2019Holocauste à Montréal.Présentée au Centre commémoratif de l\u2019Holocauste jusqu\u2019au 20 juin, l\u2019exposition créée à Hnsti-tut pour l\u2019éducation de l\u2019Holocauste à Qmaha, au Nebraska, a tourné depuis à Vancouver et dans de nombreuses villes américaines.Elle rassemble quelques photos et croquis originaux et raconte l\u2019extraordinaire odyssée du couple, dans une histoire écrite par Louise Borden, et illustrée «à la manière Rey» par Allan Drummond.Le Devoir MALTAIS SUITE DE LA PAGE 1 rente» intitulée Briser le cycle de la pauvreté, la ministre Maltais a essuyé sur place les critiques des journalistes convaincus d\u2019y cueillir une nouvelle: la hauteur de cette «bonification importante et progressive pour les 85000 personnes les plus pauvres de la société», comme le disait le communiqué de presse du ministère daté du 9 avril dernier.Agnès Maltais avait alors promis une annonce début mai.Mais mardi, rien sur la bonification : après discussion avec les collègues du conseil des ministres, il fut plutôt décidé de reporter l\u2019annonce à plus tard, histoire de l\u2019inscrire dans un plan d\u2019action global impliquant nombre )le ministères, dont les Einances, la Santé, l\u2019Éducation et la Eamille.La ministre a précisé que ce report ne changeait rien à la date d\u2019entrée en vigueur de la bonification, car des procédures réglementaires essentielles n\u2019auraient pas permis de verser la bonification avant la rentrée.«A la fin, ce sera plus intéressant», dit M\u201c® Maltais.Mais ce report a provoqué colère et déception.«C\u2019est un pétard mouillé», a critiqué la députée de Québec solidaire Erançoise David, qui veut encore «croire» que la ministre dit vrai lorsqu\u2019elle promet un meilleur sort aux plus pauvres de la société, mais craint le pire.«J\u2019ai un peu peur qu\u2019on arrive en septembre avec un lot de mesurettes qui ne répondent pas à la question principale.» QS a calculé qu\u2019une augmentation de 100$ déjà prestation coûterait quelque 100 millions à l\u2019État.Le Collectif pour un Québec sans pauvreté accuse la ministre d\u2019être «dans les patates».Le Eront commun des personnes assistées sociales doute désormais de sa parole, tant les promesses rassurantes n\u2019ont pas encore donné lieu à des engagements chiffrés, a dit mardi Amélie Châteauneuf, porte-parole du Eront.«Les gens l\u2019attendaient, cette annonce, ils ont faim.Nous ne croyons plus la ministre, car ses propos ne cadrent pas avec la réalité du terrain.» Une coalition de poupes en employabilité (CQCDMQ) accueille les changements avec intérêt, mais note que des inquiétudes demeurent quant à la «garantie des services».Des mesures en vigueur le 1\u201c juillet La ministre de l\u2019Emploi a résumé pour le reste des annonces déjà connues depuis la publication dans la Gazette officielle à la fin février de ses modifications au Règlement sur l\u2019aide sociale.11 s\u2019agit toujours d\u2019une nouvelle approche qui élimine le recours à l\u2019allocation additionnelle de 129$ par mois reconnaissant une contrainte à l\u2019emploi : cela touche les 55 à 57 ans (mais un droit acquis n\u2019atteint pas les bénéficiaires actuels de ce montant) et pour les couples ayant un enfant de moins de cinq ans (mais une transition est prévue jusqu\u2019au 30 septembre).Un autre changement touche les prestataires en démarche de désintoxication: désormais, la prestation soutenant les services d\u2019hébergement sera soumise à des limitations, mais surtout, la certification des ressources sera nécessaire.M\u201c® Maltais a précisé que l\u2019entrée en vigueur des modifications était reportée d\u2019un mois, au l®Quillet.Elle a surtout exposé son «engagement de services pour l\u2019emploi et pour \u201cn\u2019échapper personne\u201d».En incitant les personnes n\u2019ayant plus d\u2019allocation pour contraintes à se tourner vers Emploi-Québec pour réintégrer le marché du travail, Québec promet un suivi personnalisé, l\u2019assurance que «tant et aussi longtemps que la personne voudra se mettre en démarche, elle recevra une allocation».Le montant variera de 130 à 195$ par mois, selon le parcours choisi.La ministre promet qu\u2019après la fin d\u2019un parcours, un autre cycle sera possible si le candidat ne trouve pas chaussure à son pied.Pour aplanir les inquiétudes quant aux ressources disponibles dans les centres locaux d\u2019emploi (CÉE), la ministre répond qu\u2019un «travail administratif» a été fait au sein des CLE pour redéployer des agents vers les zones où on attend plus de prestataires en démarche.Au total, 11300 ménages sont touchés la première année.Dans les ressources en employabilité, où certains déplorent des listes d\u2019attente, on redéploiera les places pour répondre aux besoins.Le Devoir HARPER SUITE DE LA PAGE 1 M.Harper.M.Mulcair est alors revenu à la charge, estimant que le premier ministre avait éludé sa question.Irrité, M.Harper a lancé: «Si le chef du NPD suggère que j\u2019ai eu de quelconques informations contraires de la part de M.Wright avant, c\u2019est complètement faux.J\u2019ai été mis au courant de ceci le 15 mai.» Pour plus de précision, M.Mulcair a alors demandé: «Quelles directives le premier ministre a-t-il données à Nigel Wright ou à d\u2019autres membres de son cabinet pour régler les problèmes de dépenses du sénateur?» C\u2019était sa façon de savoir si le premier minis-fre, sans vouloir connaître les détails, avait demandé à ce que la controverse entourant les dépenses de son sénateur cesse.Sans détour, M.Harper a répondu: «Je n\u2019ai pas donné de telles directives.» Le réseau CTV a diffusé le 14 mai en soirée le premier reportage faisant état du chèque de 90000$ et d\u2019une «entente» par laquelle, en échange de ce remboursement, le Sénat rédigerait un rapport moins sévère envers M.Duffy.Dans le courant de la journée du 14 mai, le journaliste de CTV a contacté le porte-parole de M.Harper pour obtenir des commentaires.Celui-ci a répondu que l\u2019argent des contribuables n\u2019avait pas été impliqué.Le chef libéral, Justin Trudeau, a quant à lui demandé au premier ministre s\u2019il s\u2019engageait à rendre publics tous les documents relatifs à cette transaction, incluant une copie du chèque.M.Harper a répondu que puisqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une transaction entre deux individus, il revenait aux commissaires à l\u2019éthique des deux Chambres d\u2019élucider cette question.« Si nous étions invités à fournir quelque information que ce soit, nous le ferions volontiers», s\u2019est quand même engagé le premier ministre.Duffy se fait attendre Quant au sénateur Mike Duffy, il a posé un lapin à ses collègues.Lui qui avait demandé que le Sénat tienne des audiences publiques pour qu\u2019il puisse livrer sa version des faits a finalement boudé la tribune qui lui a été offerte.En effet, le comité du Bureau de régie interne du Sénat mandaté de revoir le rapport sur les dépenses de M.Duffy a accepté de tenir sa séance de mardi soir en public.Le sénateur y a été invité, mais ne s\u2019est pas présenté.«C\u2019est le sénateur Duffy qui a demandé un forum public et nous le lui offrons aujourd\u2019hui s\u2019il le veut», a lancé le sénateur conservateur et président du comité, David Tkachuk, en début de rencontre.11 a été convenu qu\u2019il ne serait pas invité de nouveau.«Il a eu l\u2019occasion d\u2019être ici.S\u2019il n\u2019y est pas, c\u2019est qu\u2019il ne le voulait pas.Il aura donc l\u2019occasion de répondre en Chambre», a tranché le libéral George Eurey.Le comité a rapidement convenu de transmettre le dossier à la Gendarmerie royale canadienne, qui a déjà contacté le Sénat sur cette affaire sans confirmer pour autant qu\u2019une enquête était ouverte.La majorité conservatrice a aussi accepté à la demande des libéraux de préciser que cette enquête inclura le remboursement du sénateur Duffy d\u2019une somme de 90000$, et donc son entente avec Nigel Wright.11 est allégué que le rapport initial du Bureau de régie interne visant M.Duffy était moins sévère que ceux dont faisaient l\u2019objet les sénateurs Patrick Brazeau (indépendant) et Mac Harb (libéral).Le président David Tkachuk a reconnu qu\u2019il avait parlé de ce dossier avec M.Wright bien qu\u2019il rejette les accusations de «camouflage».Ée comité a accepté mardi en soirée de remettre dans le rapport sur M.Duffy les deux phrases cinglantes qui en avaient été retranchées.Notons par ailleurs que les sénateurs se sont fait expliquer par les gestionnaires du Sénat que M.Duffy avait l\u2019habitude de réclamer des indemnités qui lui étaient par la suite refusées.Le cas où il a réclamé des per diem alors qu\u2019il se trouvait en Eloride «n\u2019est pas un incident isolé, mais représente un schéma qui soulève des questions ».Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au 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