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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2013-06-03, Collections de BAnQ.

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[" Vision Montréal accorde un vote de confiance de 95% à Louise Harel.Page A 3 Le cycliste David Veiiieux décroche le maillot jaune dans le Dauphiné.Page B 4 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V NM 2 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 3 JUIN 2013 1,13 $+TAXES= 1,30 Le turban reste banni des terrains de soccer québécois La communauté sikhe songe à intenter des poursuites BAHADOR ZABIHIYAN La Fédération de soccer du Québec (FSQ) a interdit le port du turban pour les joueurs de confession sikhe, lors d\u2019une réunion qui s\u2019est tenue samedi à Laval.Une décision qui toutefois semble aller à l\u2019encontre de la directive émise par l\u2019Association canadienne de soccer (ACS).A la suite de la réunion du conseil d\u2019administration de la FSQ, il a été décidé que les «turbans», mais aussi les patkas, et les keskis ne seraient pas acceptés au cours des matchs de soccer au Québec.Les hommes de confession sikhe se couvrent la tête d\u2019un turban, plus ou moins imposant, selon l\u2019activité qu\u2019ils pratiquent et selon leur âge.Le patka est un morceau de tissu carré qui recouvre la tête et qui est généralement porté par les plus jeunes, ou par les sikhs pratiquant une activité physique.Le keski est un «demi-turban», qui s\u2019enroule trois fois autour de la tête, explique Balpreet Singh Boparai, conseiller juridique à l\u2019Organisation mondiale sikhe du Canada (OMSC).Dans un communiqué publié dimanche, la FSQ précise qu\u2019étant donné qu\u2019aucune analyse n\u2019a été effectuée, elle ne peut juger ces équipements sécuritaires pour les jeunes, mais spécifie qu\u2019elle se conformerait à toute modification du réglement de la FIFA, l\u2019organisme qui réglemente le soccer dans le monde.Mais, dans les faits, le port du turban et de ses variantes n\u2019était plus toléré depuis septembre 2012 au Québec, selon Mukhbir Singh, le vice-président pour la région Québec et Canada atlantique de l\u2019OMSC.C\u2019est à partir de VOIR PAGE A 8 : TURBAN Aujourd\u2019hui I Le Monde > Héros ou traître?Début ce lundi du procès du soldat Bradley Manning, poursuivi à la suite de la plus grande fuite de documents confidentiels de rhistoire de Larmée américaine.Page B1 Actualités > L\u2019été risque d\u2019étre chaud du côté des autochtones.Page A 2 Idées > La chronique de John R.MacArthur: le courage de Barack Obama de ne pas intervenir en Syrie.Page A 7 Avis léfiaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B6 B2 B5 B5 B2 B4 La Turquie s\u2019enflamme contre Erdogan ADEM ALTAN AGENCE ERANCE-PRESSE De jeunes manifestants ont lancé des projectiles au cours d\u2019affrontements avec les forces de l\u2019ordre à Ankara, samedi.La violence de l\u2019intervention policière de vendredi à la place Taksim, à Istanbul, a choqué toute la Turquie.« Nous avons gagné une bataille, mais pas encore la guerre » RAGIP DURAN Correspondant à Istanbul Ils sont quelques milliers tout au plus, ce dimanche après-midi, campant toujours sous une pluie fine sur la place Taksim « libérée » après deux jours d\u2019affrontements violents avec la police qui, sur ordre du gouvernement, a finalement évacué les lieux samedi après-midi.Des manifestants aident les éboueurs à ramasser les morceaux de métal, les bouteilles cassées, les cartouches de gaz et les débris divers qui témoignent de l\u2019intensité des échauffourées.Aux issues de la place, les barricades de bric et de broc ont été enlevées.Il reste les banderoles.«Ici, c\u2019est la place Tahrir d\u2019Istanbul», clame l\u2019une d\u2019elles.«Gouvernement démission», exige une autre.Partout des graffitis «Tapip, va-t\u2019en» visant directement le premier ministre islamo-conser-vateur.Recep Tayyip Erdogan, homme fort du pays depuis novembre 2002, dont l\u2019arrogance a cristallisé la révolte.«Taksim est partout, la résistance est partout», scandent des manifestants.«C\u2019est le début de la fin pour Erdogan» veut croire Iskender Goksu, 34 ans, artiste, cheveux longs et visage creusé par ces quatre jours de veille et de combat.«Nous avons gagné une bataille, mais pas encore la guerre», sou- Selon le ministère de l\u2019Intérieur, les troubles ont touché 48 villes pire-t-il, ajoutant dans un éclat de rire «ce n\u2019est pas avec du gaz et des canons à eau qu\u2019Erdogan peut résoudre un problème d\u2019urbanisme qui est devenu un problème politique».Un tel mouvement, c\u2019est du jamais vu à Istanbul.Par milliers, des jeunes ont affronté pendant deux jours les forces de l\u2019ordre et ont réussi à faire céder le gouvernement AKP (Parti de la justice et du développement) de Recep Tayyip Erdogan.Des militants associatifs qui depuis deux ans se battent contre les projets de réaménagement de cette place symbole de la partie européenne d\u2019Istanbul, ont réussi à agréger la colère montante contre un gouvernement qui concentre désormais entre ses mains tous les pouvoirs, après avoir pour la troisième fois consécutive triomphé dans les urnes en juillet 2011.Jeudi, quelques milliers de personnes étaient réunies pour empêcher la démolition du parc Gezi (Promenade) qui borde la place, un des rares espaces verts de la ville.Le projet de la municipalité tenue par l\u2019AKP prévoit de construire à la place un centre commercial dans un bâtiment VOIR PAGE A 8 : TURQUIE Lire aussi > La chronique de François Brousseau : Dérive autoritaire.Page B 1 P«INT CHAUD La fin de la CREPUQ, « un désastre » Si l\u2019organisme disparaît, il faudra le reconstruire, estime l\u2019ancien recteur de l\u2019Université Laval Michel Gervais EISA-MARIE GERVAIS T de la CREPUQ n\u2019est rien de moins ^ V^qu\u2019un désastre pour le réseau universitaire».L\u2019ancien recteur de l\u2019Université Laval Michel Gervais est catégorique.Il ne voit pas comment la société québécoise et les universités elles-mêmes pourraient se passer de cet organisme en pleine crise et dont plusieurs membres ont annoncé leur intention de partir.«La CREPUQ, c\u2019est un organisme de coordination de services en commun pour le bénéfice de la clientèle étudiante et de la société en général.Cette dimension est plus nécessaire que jamais.Si on l\u2019abolit, par la force des choses, on va devoir la reconstruire d\u2019une autre façon», avance M.Gervais, dans un entretien accordé au Devoir.La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, qui constitue une sorte de lobby politique dont certains jugent qu\u2019il est désormais futile, est aussi une sorte de coopérative de services payés par les quotes-parts des établissements membres.Par exemple, l\u2019organisme est formé de divers comités qui rendent possible, depuis trente ans, le prêt interbibliothèques, qui coordonnent les admissions, évaluent les nouveaux programmes.Historiquement, elle a aussi joué un grand rôle, insiste Michel Gervais.«Notre système uni- VOIR PAGE A 8 : DÉSASTRE Collusion La CAQ lance une pétition demandant des poursuites civiles Michel Gervais CAROLINE MONTPETIT La Coalition avenir Québec (CAQ) fait circuler, depuis hier, une pétition doublée d\u2019une campagne publicitaire sur le Web (remboursez-nous.com) et â la télévision exigeant le remboursement de l\u2019argent volé aux contribuables par les entreprises ciblées par la commission Charbonneau.La CAQ demande que le gouvernement du Québec intente des poursuites civiles contre ces entreprises.Le chef de la Coalition, François Legault, a déclaré en conférence de presse â Montréal, dimanche, que les actifs des entreprises visées devraient également être gelés jusqu\u2019à l\u2019issue de ces poursuites, pour éviter que d\u2019importants capitaux soient transférés avant qu\u2019on arrive â les récupérer.M.Legault a fait valoir que des délais de prescription courent déjà et qu\u2019il est donc urgent d\u2019agir.Rappelant que de nombreux contrats obtenus par collusion ont été artificiellement gonflés dans une proportion de 20%, voire de 30%, M.Legault a fait valoir que ces rembourse- VOIR PAGE A 8 : CAQ 77831303442423 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI 3 JUIN 2013 ACTUALITES Les autochtones promettent un été de mobilisation si Harper n\u2019agit pas Les Premières Nations souhaitent le respect de leurs droits garantis par traité HEATHER SCOFFIELD à Ottawa ampleur des mouvements ' sociaux des autochtones au cours de la saison estivale dépendra en grande partie de la volonté du premier ministre Stephen Harper de faire respecter les droits garantis par traité, selon le chef national de l\u2019Assemblée des Premières Nations.Shawn Atleo dresse un bilan en demi-teinte du processus entamé en grande pompe en janvier lorsque MM.Harper et Atleo se sont rencontrés pour la dernière fois.«Le statu quo ne fait que prolonger les conflits, a dit M.Atleo à La Presse canadienne.Les expressions de bonne foi, et la mise en place des engagements de janvier, voilà ce qui est nécessaire.» Au cours d\u2019une entrevue portant sur plusieurs dossiers, M.Atleo a indiqué que les dis- «Les expressions de bonne foi, et la mise en place des engagements de janvier, voilà ce qui est nécessaire» eussions entre des hauts fonctionnaires gouvernementaux et les Premières Nations de certaines parties du pays sur la façon de faire respecter les droits décrits dans les traités progressaient lentement.Selon M.Atleo et plusieurs leaders des Premières Nations, la reconnaissance complète des droits garantis par traité mènera à une amélioration des conditions dans de nombreux secteurs \u2014 en éducation, en logement, et en ce qui concerne le partage des revenus de l\u2019exploitation des ressources naturelles.«Nous avons vu des signes de la part du gouvernement montrant qu\u2019il est prêt à faire ce geste», a affirmé M.Atleo./ «Eté de la souveraineté» Au même moment, cependant, Ottawa continue de s\u2019opposer aux Premières Nations en cour à propos du financement des services destinés aux enfants, d\u2019imposer des lois sans consulter ceux qui seront concernés, en plus de résister aux appels pressants pour déclencher une enquête publique sur les centaines de femmes autochtones assassinées ou portées disparues.En plus, le gouvernement refuse de divulguer la majorité de la documentation néces- saire pour comprendre l\u2019impact du système de pensionnats autochtones.Du côté des autochtones, plusieurs Premières Nations sont mécontentes des modifications importantes apportées aux normes de protection environnementale imposées par une loi fédérale au cours de la dernière année.Northern Gateway Alors que les jeunes autochtones sont de plus en plus éduqués et davantage connectés par les médias sociaux, leur scepticisme envers l\u2019establishment augmente, qu\u2019il s\u2019agisse du gouvernement fédéral ou de la complexe structure des chefs établie en vertu de la Loi sur les Indiens, dit M.Atleo.«Ils {.]nese laisseront pas influencer par des communiqués de presse ou des déclarations officielles du gouvernement qui disent qu\u2019ils travaillent et que c\u2019est suffisant Parce que ça ne l\u2019est pas», a déclaré M.Atleo.«Ils le font savoir clairement en s\u2019exprimant.Et ils seront entendus.» Des militants affirment déjà qu\u2019ils ne sont pas prêts à attendre.Des organisateurs du mouvement Idle No More ont quant à eux indiqué qu\u2019ils travaillaient avec d\u2019autres groupes expérimentés pour organiser un « Eté de la souveraineté» qui protestera contre les projets d\u2019exploitations de ressources naturelles et de construction d\u2019oléoducs à travers le pays, appuyé par des manifestations dans les villes.Alors que le gouvernement de la Colombie-Britannique a porté un nouveau coup au projet d\u2019oléoduc Northern Gateway la semaine dernière, le mouvement d\u2019opposition se concentrera autour de la proposition d\u2019inversion du flux de l\u2019oléoduc Ligne 9.Ce plan permettrait de transporter du pétrole des sables bitumineux de Sarnia, en Ontario, à Montréal, dit Clayton Thoma^-Mul-1er, porte-parole de !\u2019« Eté de la souveraineté ».Dans son entrevue, le chef Atleo a fréquemment mentionné que les traités comprenaient un engagement envers la paix et l\u2019amitié, et que les anciens des communautés rappelaient constamment cette obligation aux jeunes.La Presse canadienne ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le chef de lAssemblée des Premières Nations, Shawn Atleo / «a'I -v ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le chef libéral Philippe Couillard était de passage à Brossard dimanche dans le cadre de sa tournée québécoise.Le renouveau est enclenché au PLQ, assure Gouîllard BAHADOR ZABIHIYAN Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, s\u2019est rendu à Brossard dimanche, dans le cadre d\u2019une tournée québécoise, qui l\u2019aidera, espère-t-il, à renouveler un parti qui a été éclaboussé à plusieurs reprises par des allégations lors de la commission Charbonneau.Après être revenu de Gaspésie, où il s\u2019était rendu la semaine dernière, M.Couillard a passé la journée de dimanche en Montérégie.«Le parti est actuellement dans un renouveau assez profond», a-t-il expliqué, après avoir participé à un déjeuner-bénéfice.«On va changer la façon dont nos structures sont organisées, pour les rapprocher des militants et leur donner plus de poids et de présence, on va adopter un code d\u2019éthique, on va réfléchir à la nomination ou à l\u2019élection du prochain chef de parti» qué M.Couillard.Mais si le chef libéral souhaite regarder vers l\u2019avenir, ces dernières semaines, le parti a souvent été rattrapé par des allégations de financement illégal, formulées lors des audiences de la commission Charbonneau.Contributions à 100$ Philippe Couillard s\u2019est toutefois félicité des nouvelles règles de financement, qui limitent les contributions à 100$.«Ce matin, on avait trois cents militants, dont chacun ont payé 100$, pas plus.Ils étaient de tous les milieux sociaux, de tous les milieux économiques Le parti a été rattrapé par des allégations de financement illégal à la commission Charbonneau a expli- également; ça, c\u2019est bien, je suis très content qu\u2019on fasse de la politique comme ça», a-t-il expliqué au Devoir.Il a aussi apporté de nouveau son soutien à un éventuel retour en politique de l\u2019ancienne ministre Nathalie Normandeau.Son nom a été cité à la commission Charbonneau en octobre dernier par l\u2019ex-entrepreneur en construction Lino Zambito.On y apprenait notamment à ce moment-là que la première fois que M.Zambito avait mis le pied dans l\u2019univers du financement des partis provinciaux remontait à 2006, à l\u2019occasion d\u2019un souper-bénéfice, à 1000$ le billet, au restaurant Sirocco, à Québec, dont la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau était l\u2019invitée d\u2019honneur.Mais le chef libéral a indiqué qu\u2019il n\u2019envisageait pas un retour prochain de M™® Normandeau.«Actuellement, je ne vois rien qui est une objection majeure, je ne pense pas qu\u2019elle ait dit qu\u2019elle voulait retourner maintenant, je n\u2019ai pas l\u2019impression d\u2019avoir entendu ça, mais je ne pense pas qu\u2019elle a parlé d\u2019un souhait éventuel», a-t-il expliqué.La semaine dernière, M™® Normandeau, qui a quitté la vie politique en septembre 2011, a évoqué un possible retour sur la scène politique.Elle occupe aujourd\u2019hui le poste de vice-présidente au développement stratégique pour la firme Raymond Chabot Grant Thornton.M.Couillard entend continuer sa tournée du Québec pour rencontrer les militants libéraux.Le Devoir Les assureurs devront payer 1 milliard en TPS d\u2019ici à la fin du mois DEAN BEEBY à Ottawa Le secteur canadien de l\u2019assurance fait face à une facture de taxe sur les produits et services (TPS) de 1 milliard d\u2019ici la fin du mois, en raison d\u2019une décision fiscale du gouvernement fédéral qualifiée de «geste digne d\u2019une république de bananes» par des détracteurs.Cette taxe fiscale de grande ampleur s\u2019applique à certains services financiers qui, affirment les assureurs, n\u2019avaient jamais été taxables auparavant.La TPS devant être désormais remboursée est rétroactive pour les sept années précédentes, soit jusqu\u2019en 2005, lorsque le ministère des Ei-nances a publié un communiqué de presse dans lequel il envisageait de modifier la législation fiscale \u2014 chose qu\u2019il n\u2019a pas officialisée avant 2010.Les détracteurs affirment qu\u2019au-delà du coup porté aux assureurs canadiens, cette imposition fiscale importante envoie un signal aux investisseurs internationaux que le Canada n\u2019est pas un lieu favorable aux affaires.Ce message, disent-ils, contredit toute affirmation du gouvernement Harper selon laquelle les conservateurs réduisent les impôts et gèrent correctement l\u2019économie.«J\u2019ai perdu le compte du nombre de fois que les responsables fiscaux ont utilisé les mots \u201crépublique de bananes\u201d lorsque je leur décris la mesure», affirme Michael Eirth, un gestionnaire fiscal chez Prieewaterhouse-Coopers Canada, et l\u2019un des détracteurs les plus virulents.Le ministère des Einances affirme pour sa part que la loi sur la TPS n\u2019a pas été modifiée, mais que le ministère a plutôt clarifié des règles qui étaient imprécises lorsque la TPS a été créée en 1991.Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Résultats des tirages du : 2013-06-01 02 OZ 24 3Z 38 40 Prochain gros lot (approx 7 000 000 $ 20 25 27 35 36 46 compl.compl.E|tra Résultats des tirages du : 2013-05-31 - 05107110115I22I45I4 ^AXMILLIONS 2 lots de 1 million SÉ EC ONS NON DÉCOMPOSAB ES 02061016363943\t|\t02030611153942 Prochain gros lot : 11 000 000 $ (approximatif) En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Quebec cette derniere a priorité Un brouillon de la nouvelle législation est apparu le 26 janvier 2007, et la mesure a finalement été adoptée dans un projet de loi budgétaire omnibus en 2010, imposant rétroactivement certains services financiers.Monde obscur Les amendements ont cependant provoqué autant de confusion que la loi originelle, du moins dans la façon dont ils s\u2019appliquent au monde obscur des finances dans le domaine de l\u2019assurance.Le secteur de l\u2019assurance n\u2019a réalisé que l\u2019an dernier (jue la TPS modifiée entraînerait une hausse de 1 milliard en frais à payer rétroactivement Dans une note rédigée en avril, Denis Brown, de la firme MSA Research, précise que, tout comme lui, la plupart des entreprises n\u2019ont pas pris au sérieux les nouvelles normes jusqu\u2019en décembre 2012, présumant que des fonctionnaires au Revenu et aux Einances interviendraient pour régler le problème.Les assureurs rattrapés par les nouvelles règles doivent désormais payer la TPS en plus pour l\u2019année 2012 d\u2019ici au 30 juin, et risquent de voir leurs déclarations pour les six années précédentes revues à la hausse.Calculer la TPS supplémentaire risque de s\u2019avérer ardu, puisqu\u2019il n\u2019existe pas de consensus sur ce qui est taxable ou non.La Presse canadienne Léo Bureau-Blouin fait appel aux idées des jeunes Le député péquiste Léo Bureau-Blouin incite les jeunes à utiliser le site interactif créé par le gouvernement afin de faire part de leurs préoccupations et recommandations dans l\u2019élaboration de la prochaine Politique québécoise de la jeunesse.Le député de Laval-des-Rapides, qui a entamé une tournée provinciale pour rencontrer les jeunes à ce sujet, veut ainsi rejoindre le plus d\u2019intervenants possible pour influencer la réflexion gouvernementale.Le site «destination2030» est donc mis à la disponibilité des jeunes qui veulent participer à la discussion.Léo Bureau-Blouin, qui est l\u2019adjoint parlementaire à la première ministre pour les dossiers jeunesse, estime qu\u2019il est urgent d\u2019effectuer un virage collectif devant le vieillissement de la population.Il admet que les jeunes devront faire face à plusieurs défis au cours des prochaines années, mais il ajoute aussi qu\u2019üs auront aussi beaucoup d\u2019occasions à saisir.M.Bureau-Blouin entend déposer un « livre blanc » sur les grandes orientations à adopter, à l\u2019automne.La Presse canadienne La pluie déferle sur le Québec Des pluies torrentielles ont frappé la grande région de Montréal avant de se diriger rapidement vers l\u2019est du Québec, samedi soir, causant plusieurs pannes d\u2019électricité et compliquant la vie d\u2019automobilistes surpris par la rapidité et la violence du système orageux.Selon un bilan diffusé peu après 23 h samedi, Hydro-Québec rapportait 209 pannes dans l\u2019ensemble de la province, privant d\u2019électricité plus de 48500 clients.La Montérégie était particulièrement touchée, avec 57 pannes, dont une douzaine à Longueuil, plongeant dans le noir, au totd, environ 7350 clients.Des interruptions ont aussi été signalées à Montréal, Laval, dans Lanaudière, les Lau-çentides et Québec notamment A19 h dimanche, Hydro-Québec signalait 60 pannes et 2422 foyers sans électricité.Dans la région de Québec, une centaine de personnes ont été évacuées à L\u2019Ancienne-Lorette en raison du débordement de la rivière Lo-rette.Dans Charlevok, les pluies diluviennes ont causé des dégâts sur la route 381 qui relie Charlevok au Saguenay.La route est d\u2019ailleurs fermée pour une période indéterminée.La Presse canadienne NOUVELLE- ÉCOSSE L\u2019ex-ministre et rédactrice en chef Jane Purves est décédée Halifax \u2014 Jane Purves, une an-çienne ministre de la Nouvelle-Écosse et rédactrice en chef de journal est décédée samedi, à l\u2019âge de 63 ans.Un membre de la famille a confirmé que Mm® Purves avait rendu l\u2019âme dans la capitale néo-écossaise, a rapporté le Chronicle Herald de Halifax, où M™® Purves a été rédactrice en chef durant les années 1990.M™® Purves souffrait d\u2019un cancer.Elle a amorcé sa carrière au journal en 1974, gravissant les échelons pour devenir rédactrice en chef avant de sauter dans l\u2019arène politique provinciale.Elle a été élue à la législature néo-écossaise en 1999 et est devenue ministre au sein du gouvernement conservateur du premier ministre John Hamm.Êlle a géré les portçfeuiUes de la Santé et de l\u2019Éducation avant d\u2019être battue aux élections de 2003.M™® Purves a par la suite pris brièvement la tête du Daily News d\u2019Halifax après son départ de la politique.Selon M.Hamm, Jane Purves était le genre de personnes dont la politique avait besoin.«Elle était intelligente, dévouée, juste.Elle n\u2019avait pas de motivations malsaines.Elle n\u2019était pas partisane.Elle travaillait très fort», a-t-ü déclaré au Chronicle Herald lors d\u2019une entrevue.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 3 JUIN 2013 A 3 ACTUALITES Les fleurs et le pot; version 2013 Chantal Hébert e Québec à Ottawa, il ne se trouve pas un élu qui ne compte les jours qui le ou la sépare encore de la relâche estivale.Ceux qui vont mal ont besoin d\u2019une pause pour se ressaisir.Sur ce front, les gouvernements de Pauline Marois et de Stephen Harper ont du pain sur la planche.Dans un registre différent, la Coalition avenir Québec aussi.Mais ceux qui vont bien ou qui vont tout court n\u2019ont pas moins besoin d\u2019un temps d\u2019arrêt.Philippe Couillard et Justin Trudeau sont passés du baptême du feu d\u2019une course au leadership au feu de l\u2019action d\u2019une saison mouvementée.Les deux nouveaux chefs libéraux ont besoin d\u2019un répit pour préparer leurs partis à l\u2019après-lune de miel.Le NPD de Thomas Mulcair ne manque pas de matière à réflexion.En Colombie-Britannique, l\u2019ancienne équipe de stratèges de Jack La^on n\u2019a pas réussi à rééditer ses exploits fédéraux.En Ontario, les néodémocrates \u2014 tous paliers confondus \u2014 ne s\u2019imposent toujours pas comme parti de gouvernement.Et puis, il y a eu une poignée d\u2019élections complémentaires fédérales dont le score indique que le Parti vert et le PLC ont davantage le vent dans les voiles que les néodémocrates.En attendant la fin de la période d\u2019échauffe-ment actuelle, voici un tableau de fin d\u2019année générique, en commençant par les fleurs : Le journalisme : Du Sénat à l\u2019hôtel de ville de Toronto en passant par ceux de Montréal et Laval, les journalistes déran-Le Québec\tclasse politique ces temps-ci.Tout cela alors que a de la\tla presse écrite vit une crise existentielle ; que la radioté-concurrence\tlévision publique est au ré- nniir le titre\tgime-minccur et qu\u2019internet pour le utre\tbouleverse les habitudes de de principale\tconsommation d\u2019informa- tion.Alors que les salles de bête noire rédaction (et les tribunes de .\t.J presse parlementaires) se provinciale du dépeuplent, on assiste à un certain retour à l\u2019essentiel gouvernement\t\u2014 lequel consiste, notam- Harper\tment, à déranger le pouvoir au sens large.La marque de commerce libérale: Donnés pour morts en Colombie-Britannique, les libéraux de Christy Clark se sont étonnés eux-mêmes en rernportant un quatrième mandat le mois dernier.A Queen\u2019s Park, le choix de Kathleen Wynne pour succéder à Dalton McGuinty a donné un nouveau souffle ^u gouvernement minoritaire libéral ontarien.A Québec comme à Ottawa, les libéraux sont en tête dans les intentions de vote.Les femmes politiques: Stephen Harper ne leur fait pas beaucoup de place dans son gouvernement.Le contraste avec celle, de plus en plus grande, qu\u2019occupent des femmes dans les provinces et dans l\u2019opposition n\u2019aide pas l\u2019image de son gouvernement.Ces temps-ci, le Québec a de la concurrence pour le titre de principale bête noire provinciale du gouvernement Harper.Vendredi, la Colombie-Britannique, sur les instructions de sa première ministre, a opposé une fin de non-recevoir au projet de pipeline Northern Gateway.ATerre-Neuve-et-Labrador, Kathy Dunderdale, font la vie dure à son homologue fédéral au sujet du traité de libre-échange Canada-Europe.Ce sont des projets-phares du gouvernement Harper.Aux Communes et à l\u2019Assemblée nationale, Elizabeth May et Erançoise David en mènent nettement plps large que le poids réel de leurs formations.A Toronto, les sondages indiquent que si la néodémocrate Olivia Chow se lance dans la course à la mairie, une femme pourrait s\u2019installer aux commandes de la métropole canadienne.Et au Québec le nom de la juge Erance Charbonneau fait trembler les élus.Parmi ceux \u2014 toujours nombreux \u2014 qui se disputent le pot cette année, il y a: Le Sénat : Rien n\u2019indique que les membres de la Chambre haute soient au bout de leurs peines sur le front de l\u2019éthique.Dans tous les scénarios, le Sénat ne se relèvera pas du discrédit dans lequel il est tombé sans mesures de redressement.Il faudra attendre le résultat d\u2019un renvoi fédéral en Cour suprême pour savoir quel remède de cheval pourrait lui être administré.Le Parti québécois: Le troisième cycle au pouvoir du PQ a des allures de fin de règne.Loin de ressouder la coalition souverainiste, la gouvernance semble accélérer sa fragmentation.La grogne généralisée au Québec envers un gouvernement fédéral impopulaire ne lui profite pas et, en prime, l\u2019option ne lève pas.Les sondeurs : Au Québec en septembre, en Alberta le printemps précédent et surtout en Colombie-Britannique le mois dernier, l\u2019industrie du sondage s\u2019est mis plus ou moins le doigt dans l\u2019œil.Elle partage cet œil au beurre noir avec les médias qui surconsomment ce fast-food politique.Les journalistes-sénateurs: Parmi les choses qu\u2019on s\u2019explique difficilement en cette fin de saison, il y a la place centrale de deux ex-vedettes du journalisme politique comme Mike Duffy et Pamela Wallin dans le scandale des dépenses au Sénat.On dit que le journalisme mène à tout, mais on pensait qu\u2019il y avait tout de même des limites ! Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.chebert@thestarca JACQUES NADEAU LE DEVOIR Malgré l\u2019appui massif qu\u2019elle a reçu de ses troupes, Louise Harel n\u2019est pas au bout de ses peines puisqu\u2019elle est troisième dans la course à la mairie selon un récent sondage.CONGRÈS DE VISION MONTRÉAL Harel obtient un vote de confiance de 95 % JEANNE CORRIVEAU La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a obtenu un vote de confiance de 95% des membres de son parti réunis en congrès samedi matin.Les quelque 300 militants rassemblés au Bain Mathieu ont ainsi livré un message de réconfort à Louise Harel qui a traversé une semaine difficile avec la défection de trois élus de son équipe.«C\u2019est au-delà de mes espérances.Vous faites la démonstration ce matin que la partie commence», a lancé Louise Harel, entourée des élus de son équipe peu après le dévoilement des résultats du vote de confiance auquel 143 membres du parti ont participé.Rappelons que jeudi dernier, la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, et deux conseillers de cet arrondissement, Suzanne Décarie et Gilles Déziel, ont claqué la porte du parti pour se joindre à l\u2019équipe de Denis Coderre.Pas de chicane «Ce matin, je n\u2019ai pas du tout l\u2019intention d\u2019attaquer les deux autres candidats à la mairie.S\u2019il y a une expertise que je reconnais au chef de Projet Montréal, c\u2019est en tout temps et en toute circonstance, d\u2019avoir l\u2019attaque ou l\u2019offense à la bouche.Moi, les chicanes de coqs de basse-cour, ça ne m\u2019intéresse pas», a indiqué la candidate à la mairie.«Je n\u2019ai pas une grosse voix, je l\u2019admets, mais j\u2019ai du caractère.» En point de presse, Louise Harel a insisté sur l\u2019importance de maintenir une administration de coalition après les élections du 3 novembre.Mais elle est demeurée vague quant à de possibles alliances d\u2019ici au scrutin : «Il y en a qui m\u2019ont déjà fermé la porte sur les doigts, alors, je n\u2019ai pas le goût de recommencer», a-t-elle expliqué en évoquant la fin de non-recevoir qu\u2019elle avait eue du chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, il y a deux ans.Et Denis Coderre?«Il fait son affaire et on verra où ça le mènera», a-t-elle dit en rappelant La tutelle pour Montréal aurait été catastrophique La mise en tutelle de la Ville de Montréal comme cela a été fait pour Laval vendredi aurait été une «catastrophe», estime Louise Harel.La chef de Vision Montréal et ancienne ministre des Affaires municipales du Québec ne cache pas que cette mesure exceptionnelle «pendait au bout du nez» de la métropole, en novembre dernier, lorsque le maire Gérald Tremblay a démissionné.Mme Harel souligne que les élus ont pris leurs responsabilités en acceptant de travailler ensemble au sein d\u2019une coalition de partis, ce qui a «sauvé» Montréal de la tutelle.Elle croit que cette alliance a prouvé qu\u2019il est possible de gouverner sans partisanerie, pour l\u2019intérêt supérieur des Montréalais.Elle ne veut toutefois pas commenter directement la décision du maire de Laval, Alexandre Duplessis, de demander la mise en tutelle de sa ville.La Presse canadienne que M.Coderre s\u2019était déjà prononcé contre une éventuelle coalition.Parti fragile Questionnée sur la possibilité que d\u2019autres défections surviennent, Louise Harel s\u2019est contentée de dire que son parti venait de clore un chapitre.Tous les élus étaient présents au congrès samedi matin, mis à part Élaine Ayotte qui a reconnu être en réflexion au sujet de son avenir au sein de Vision Montréal.Malgré l\u2019appui massif qu\u2019elle a reçu de ses troupes, Louise Harel n\u2019est pas au bout de ses peines puisqu\u2019elle est troisième dans la course à la mairie selon un récent sondage et que son parti traîne une dette de 555000$.Les élus tentaient toutefois d\u2019afficher de l\u2019optimisme.La conseillère Elsie Lefebvre qui, comme d\u2019autres élus de Vision Montréal, a été courtisée par les camps adverses assure qu\u2019elle a la ferme intention de demeurer auprès de Louise Harel.Une alliance avec l\u2019équipe de Coderre est-elle possible?«À ce moment-ci, il n\u2019y a aucune base de discussions sur lesquelles on peut s\u2019appuyer pour travailler avec M.Coderre.Le programme est absent», a-t-elle expliqué avant d\u2019ajouter: «Pendant qu\u2019à Montréal, on travaillait à lutter contre la corruption, M.Coderre tweetait sur les scores des Canadiens.» La gouvernance Vision Montréal avait invité plusieurs conférenciers à présenter leur vision de la ville dont ils rêvent, dans une optique non partisane.L\u2019exmaire Jean Doré n\u2019était pas sur place, mais son allocution a été présentée par l\u2019entremise d\u2019une vidéo.Il a plaidé en faveur d\u2019une réforme des règles de gouvernance allant au-delà d\u2019une réduction du nombre d\u2019élus.«Le maire devrait être un maire, et non pas un président d\u2019une fédération d\u2019arrondissements», a-t-il dit.De son côté, Marcel Côté, conseiller stratégique de KPMG-Secor, a reconnu que Montréal vivait une profonde morosité, notamment à cause des révélations entendues à la commission Charbonneau.«Mais, c\u2019est dans l\u2019adversité que le renouveau naît», a-t-il souligné.Selon Marcel Côté, les arrondissements «fonctionnent relativement bien».Le problème se situe plutôt dans l\u2019organisation de la Ville, «en haut», a-t-il dit.L\u2019épreuve du vote de confiance étant derrière elle, Louise Harel promet que de nouvelles candidatures seront dévoilées par Vision Montréal au cours des prochaines semaines.Le Devoir CONGRES ANNUEL Claude Dauphin est élu à la tête de la Fédération canadienne des municipalités Claude Dauphin, maire de l\u2019arrondissement montréalais de Lachine, a été élu à la présidence de la Eédération canadienne des municipalités (ECM), dimanche, à l\u2019issue de son 76® congrès annuel tenu à Vancouver.M.Dauphin, qui occupait le poste de premier vice-président, succède à Karen Leibovici, conseillère de la Ville d\u2019Edmonton, en Alberta.Il sera appuyé du maire de Eredericton Brad Woodside, au poste de premier vice-président, du conseiller de Vancouver Raymond Louie, à titre de deuxième vice-président, et de Clark SommerviUe, conseiller à la Municipalité régionale de Halton, en Ontario, au poste de troisième vice-président.Avocat de profession, Claude Dauphin, âgé de 59 ans, a mené une carrière dans le secteur public qui s\u2019étend sur 32 ans.Avant d\u2019entrer sur la scène municipale, il a été député libéral de la circonscription québécoise de Marquette, sur l\u2019île de Montréal, de 1981 à 1994.Il a aussi occupé la fonction de délégué du Québec en Nouvelle-Angleterre, en 1994, avant d\u2019être nommé président d\u2019Op-tion Canada, un organisme chargé de faire la promotion du fédéralisme à l\u2019époque de la campagne référendaire québécoise de 1995.Il a également été conseiller principal de Paul Martin, alors ministre fédéral des Ei-nances, de 1997 à 2001.Depuis novembre 2001 Elu conseiller municipal à Montréal et maire de l\u2019arrondissement de Lachine en novembre 2001, il a notamment été membre du comité exécutif, responsable du Transport ainsi que président du conseil d\u2019administration de la Société de transport de Montréal.Réélu en 2005 et de nouveau en 2009 comme maire de l\u2019arrondissement de Lachine, M.Dauphin a été vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal avant d\u2019accéder à la présidence du comité, en juin 2008.«Grâce à la FCM, j\u2019ai eu le privilège de travailler avec des milliers de dirigeants municipaux de partout au pays et j\u2019ai été inspiré par leur volonté de servir leurs collectivités, leurs régions et le Canada», a déclaré M.Dauphin^ dans un communiqué.«A titre de président, je m\u2019engage à servir chacune de nos 2000 municipalités membres et à poursuivre l\u2019excellent travail que les dirigeants de la FCM ont effectué avant moi.» La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Claude Dauphin est conseiller municipal à Montréal et maire de l\u2019arrondissement de Lachine depuis novembre 2001. A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI JUIN 2013 ACTUALITES Rien n\u2019arrête les cyclistes TTRjUMgH IVIOTO MONTREAL CYCLE V ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La pluie battante de dimanche n\u2019a pas découragé les milliers de cyclistes qui se sont lancés à l\u2019assaut du Tour de l\u2019île de Montréal.Des novices aux plus aguerris, du bébé tiré en chariot au cycliste de 84 ans, les participants se sont partagés entre différents circuits: les 100 kilomètres express, les 100 kilomètres de randonnée, les 50 kilomètres express, les 50 et les 25 kilomètres de randonnée.Avec ces nouvelles propositions, le Tour de l\u2019île a ainsi atteint son objectif d\u2019attirer à la fois des cyclistes aguerris et des milliers d\u2019enfants, 4000 jeunes de moins de 12 ans ayant en effet pu participer gratuitement à l\u2019activité cette année.Pour son trentième anniversaire l\u2019an prochain, le Tour de l\u2019île promet de maintenir ces circuits, mais aussi d\u2019offrir un véritable tour de l\u2019île de Montréal à vélo, soit un parcours de 136 kilomètres.VARENNES Chute mortelle d\u2019une femme de 83 ans dans un CHSLD Une octogénaire a été découverte sans vie, vers 6 h dimanche, à l\u2019extérieur d\u2019un centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), à Varennes, sur la Rive-Sud, près de Montréal.Pour une raison inconnue, la femme de 83 ans a fait une chute de la fenêtre de sa chambre, située du troisième étage de l\u2019édifice.Selon le capitaine de la Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent, Harry Wa-dup, rien ne laisse croire à un geste criminel.Une enquête tentera de préciser la cause du drame, survenu au Centre d\u2019hébergement De Lajemmerais, situé rue D\u2019Youville.La Presse canadienne 4 KARINA MARCbAU.JÜURNALISI b INDbRbNDAN I b PHOTO JEAN FRANÇOIS HAMELIN MARIbVASIbb HbbbNb BUZZblII Poursuivez vos réflexions avec les journalistes du Devoir EMISSION 5 LE DEVOIRrj- À Canal Savoir, lundi 20 h CE ¦Cl: MANON CORNbbbIbR Bilan et défis : l\u2019idéologie du Parti conservateur Le positionnement du gouvernement au pouvoir en regard des autres partis fédéraux Marie Vastel, correspondante parlementaire à Ottawa Rétrospective en marge du quotidien Le contrôle de l\u2019information sous les conservateurs Héléne Buzzetti, ex-présidente de la Tribune de la presse parlementaire canadienne Pétrole et politique Les sables bitumineux : pierre angulaire des politiques du gouvernement Harper Manon Cornellier, chroniqueuse politique Le Devoir de philo Thomas Hobbes : réflexion sur les armes à feu Martin Leblanc, professeur de philosophie PROLONGEZ VOTRE EXPÉRIENCE: www.ledevoir.com/devoirplus ET TOUS LES MARDIS À L'ÉMISSION Le Midi Libre À12 H 15 AnlmerMontréal LE DEVOIR canal SAVOIR Les veterans canadiens craignent d\u2019être oubliés MURRAY BREWSTER à Londres Des soldats et des vétérans canadiens, dont plusieurs souffrant de stress post-traumatique, sont arrivés à Londres dimanche après une randonnée à vélo de six jours entre Paris et la capitale britannique.L\u2019événement a été organisé par Help for Heroes, une œuvre de bienfaisance britannique qui a rassemblé pour l\u2019occasion 300 participants provenant du Royaume-Uni, du Canada et des Etats-Unis, dont plusieurs militaires ayant perdu des membres en Afghanistan et en Irak.Les cyclistes ont visité de nombreux champs de bataille dans le nord de la France et ont reçu un accueil chaleureux à leur arrivée à Londres, où ils ont terminé leur voyage sur la place d\u2019armes de la cavalerie de la Garde.Un monument pour les blessés La plupart des Canadiens ayant pris part à la randonnée ont été commandités par l\u2019organisme Wounded Warriors Canada.Dave Penasse, un ancien conducteur de véhicule blindé qui s\u2019est battu en Bosnie, a dit craindre que, avec la fin de la guerre en Afghanistan, le public oublie les 2047 soldats qui ont été blessés physiquement et mentalement durant le conflit.«C\u2019est triste, mais si un pays n\u2019est pas en guerre, les médias parlent moins des militaires et finissent par ne plus en parler du tout, a-t-il indiqué.Les gens oublient facilement ce que ces personnes ont vécu.» Un sentiment partagé par Bryn Parry, le cofondateur et directeur général de Help for Heroes, qui a affirmé que la majorité des monuments commémoratifs étaient pour les morts, mais qu\u2019il faudrait en ériger un pour les blessés.Le gouvernement de Stephen Harper est très fier lorsqu\u2019il dit avoir injecté 130 millions de dollars de plus dans le système de soins de santé de l\u2019armée depuis son élection, dont 11,4 millions pour la santé mentale.Mais lorsque l\u2019on discute avec des soldats ou des anciens combattants, on constate que ce système est encore caractérisé par une lourde bureaucratie, l\u2019indifférence occasionnelle des dirigeants et, surtout, les préjugés.«L\u2019une de nos devises, c\u2019est de souffrir en silence.C\u2019est ce qui est honorable.C\u2019est ce que l\u2019on nous enseigne.» Si un militaire lève la main et avoue qu\u2019il a un problème avec les horreurs dont il a été témoin, cela peut signifier la fin de sa carrière, particulièrement dans les unités de combat comme l\u2019infanterie.«C\u2019est la culture, la culture qui est totalement différente, a expliqué John Lowe, un ancien caporal qui a servi en Afghanistan.L\u2019une de nos devises, c\u2019est de souffrir en silence.C\u2019est ce qui est honorable.C\u2019est ce que l\u2019on nous enseigne.Si vous avez mal, secouez-vous et continuez à avancer.» L\u2019un de ses camarades de l\u2019armée lui a déjà conseillé d\u2019avaler ses médicaments et de ne pas trop en parler.«Bref il m\u2019a dit de prendre des pilules ou de boire de l\u2019alcool pour régler mes problèmes», a résumé M.Lowe.Stress post-traumatique Andy Godin, un adjudant retraité qui a dû lutter contre ses propres démons après avoir vu les Serbes et les Croates jeter leurs morts dans la rivière Miljacka dans les années 1990, a été fâché d\u2019apprendre l\u2019histoire de John Lowe.«Ça me met vraiment en colère, a-t-il lancé.Nous consacrons des ressources à quelque chose, nous avons un système en place, nous évaluons la santé mentale des troupes après chaque mission, mais est-ce que ces programmes fonctionnent?Je ne sais pas.» M.Godin a fait remarquer que le nombre de demandes liées au stress posttraumatique présentées au ministère des Anciens Combattants ne cessait d\u2019augmenter et que le système était efficace pour montrer aux soldats comment obéir aux ordres et tuer, mais pas sur la façon de gérer les conséquences de ces actes.Le personnel du ministre de la Défense, Peter MacKay, a refusé d\u2019accorder une entrevue à ce sujet, mais a diffusé un communiqué rappelant les investissements cités plus haut et disant que le gouvernement avait adopté plusieurs mesures pour améliorer la situation.«En fait, lorsqu\u2019on les compare à leurs alliés de l\u2019OTAN, les Forces canadiennes ont le plus grand ratio de spécialistes en santé mentale par soldat», a précisé une porte-parole.La Presse canadienne JOEL RYAN/INVISION/ASSOCIATED PRESS Quelque 300 personnes provenant du Royaume-Uni, du Canada et des Etats-Unis, dont plusieius militaires ayant perdu des membres en Afghanistan et en Irak, ont participé à l\u2019événement.ROYAUME-UNI Il y a 60 ans était couronnée Élisabeth II Londres \u2014 La reine Élisabeth II, âgée de 87 ans, célébrait dimanche le 60® anniversaire, jour pour jour, de son couronnement dans la discrétion, avant une cérémonie organisée pour l\u2019occasion mardi à l\u2019abbaye de Westminster.Le 2 juin 1953, la souveraine, alors âgée de 27 ans, était couronnée dans cette même abbaye à Londres, devant plus de 8000 invités et les représentants de 129 pays et territoires, sous les yeux de quelque 27 millions de téléspectateurs britanniques.Soixante ans plus tard, Élisabeth II passe la journée de dimanche «en privé», selon le palais de Buckingham, vraisemblablement dans son château de Windsor.La veille, la reine a assisté au derby d\u2019Epsom, célèbre course de chevaux où elle avait l\u2019année dernière célébré la première journée de son jubilé de diamant.Ces festivités, organisées en grande pompe, avaient marqué les soixante ans de règne de la souveraine, qui a accédé au trône à la mort de son père George VI le 6 février 1952, mais n\u2019a été couronnée que 16 mois plus tard.Les célébrations d\u2019anniversaire du couronnement sont de moindre envergure.Quelque 2000 invités doivent assister mardi à une cérémonie à 10 heures, heure locale, à l\u2019abbaye de Westminster.41 coups de canon L\u2019archevêque de Canterbury, Justin Welby, chef spirituel des anglicans, doit prononcer un sermon tandis que le premier ministre, David Cameron, 12® chef de gouvernement que la reine ait connu, doit lire un passage de la Bible.Une vingtaine de membres de la famille royale seront aux côtés de la reine, dont son époux, le prince Philip, 91 ans, ainsi que le prince William et son épouse, Catherine, qui attendent leur premier enfant, futur héritier du trône, pour le mois de juillet.L\u2019une des demoiselles d\u2019honneur de la cérémonie de couronnement en 1953, Moyra Camp- bell, a raconté sur Sky News ses souvenirs de cet événement «inoubliable», qui avait été pour la première fois télévisé.«L\u2019abbaye était transformée par les éclairages de la télévision [.] On avait l\u2019impression que ces anciens murs étaient littéralement en train de se désintégrer, et que le monde entier était présent, c\u2019était une sensation extraordinaire», a-t-elle dit.Lundi, 41 coups de canon seront tirés en l\u2019honneur de la reine d\u2019un parc près de Buckingham, suivis d\u2019une salve depuis la Tour de Londres.Un «festival du couronnement» sera organisé 11 au 14 juillet dans les jardins du palais.A partir du 27 juillet, une exposition permettra au public de découvrir les costumes du couronnement, notamment la fastueuse robe de satin blanc, brodée de fils d\u2019or, d\u2019argent et de perles, portée en 1953 par la souveraine.Agence France-Presse LEON NEAL AGENCE FRANCE-PRESSE La reine Élisabeth II a assisté samedi au Derby d\u2019Epsom, en Angleterre. LE DEVOIR, LE LUNDI 3 JUIN 2013 A 5 ECONOMIE PERSPECTIVES Le retour ( > Eric Desrosiers i ; î Snobé pendant des années, le secteur manufacturier est revenu au goût du jour dans les pays développés.Les gouvernements ont cependant tout intérêt à prendre note des choses qui y ont (et n\u2019y ont pas) changé s\u2019ils veulent avoir des chances d\u2019aider un certain retour.Lm événement provoque une grande ex-^ citation aux Etats-Unis depuis quelque temps.Qualifié par les uns de «réindustrialisation» et par d\u2019autres de «relocalisation » \u2014 comme le contraire des « délocalisations» \u2014, le sursaut inattendu du secteur manufacturier américain se serait déjà traduit par 500000 nouveaux emplois depuis 2010 et pourrait, dit-on, en amener au moins 2 à 3 millions d\u2019autres d\u2019ici les dix prochaines années.Le phénomène, s\u2019il se confirme, serait considérable.Non seulement parce que l\u2019économie américaine manque cruellement de bonne nouvelle, mais surtout parce qu\u2019on s\u2019était presque résigné à voir s\u2019échapper lentement et irrémédiablement ces emplois vers la Chine et les autres pays à faibles coûts de main-d\u2019œuvre.La question soulève aussi un intérêt renouvelé dans les autres pays riches, qui constatent comment ceux parmi eux qui sont parvenus à conserver un secteur manufacturier plus fort \u2014 comme l\u2019Allemagne et la Suède \u2014 se tirent aussi généralement mieux d\u2019affaire que les autres.Il faut dire qu\u2019après des années à dire qu\u2019il valait mieux se concentrer sur les services et les domaines à plus grande valeur ajoutée, on a fini par constater, qu\u2019en dépit de sa plus petite taille dans l\u2019économie mondiale (16% de la richesse totale produite), le secteur manufacturier joue un rôle considérable dans les exportations mondiales (70%), la recherche et le développement privés (77%) et les gains de productivité (37% entre 1995 et 2005).Quant aux services, on réalise maintenant qu\u2019ils comptent pour 30% à 50% des emplois du secteur manufacturier des pays riches sous forme de R et D, de marketing ou de ventes.On admet aussi plus volontiers que le succès en ce domaine ne vient pas seulement de la main invisible du marché, mais aussi de politiques gouvernementales spécialement conçues.Jusqu\u2019à tout récemment, le seul interventionnisme jugé légitime était celui visant à améliorer les grands facteurs économiques tels que la fiscalité de l\u2019ensemble des entreprises, l\u2019éducation, les infrastructures, la finance ou encore l\u2019accès aux marchés étrangers.Disposant encore d\u2019une présence manufacturière relativement vigoureuse (16% dq PIB) en comparaison de l\u2019Ontario (14%) et des Etats-Unis (13%), le Québec entend se donner, lui aussi, une nouvelle politique industrielle d\u2019ici l\u2019automne.Déjà aidée par des outils réputés efficaces, comme les,grappes sectorielles, la ministre responsable, Elaine Zakaïb, souhaite, entre autres choses, encourager l\u2019expansion des PME les plus concurrentielles, améliorer la productivité des entreprises par la formation de la main-d\u2019œuvre et entreprendre le virage de l\u2019économie verte.A Etre de son temps Le nouvel élan volontariste des gouvernements devra tenir compte des changements importants qui sont intervenus dans le secteur, préviennent toutefois les experts.Outre la place grandissante des services, on remarque notamment l\u2019éclatement des étapes de production et leur éparpillement sur le globe en de longues et mouvantes «chaînes de valeurs mondiales» qui visent à tirer profit du meilleur que peut apporter chaque pays.«Vouloir abriter l\u2019ensemble de la chaîne de valeur d\u2019un produit \u2014 même d\u2019un produit bien précis, comme une voiture de luxe \u2014 m\u2019apparaît, à notre époque, un parfait anachronisme», dit le grand patron de la firme de consultants McKinsey & Company, Dominic Barton, dans une entrevue à paraître dans le prochain numéro de la revue Forces.Le besoin de répondre à des demandes de plus en plus particulières et changeantes des consommateurs, la crainte d\u2019une trop grande exposition à des chocs extérieurs ainsi que l\u2019apparition de nouvelles technologies, comme les nanotechnologies et l\u2019imprimante 3D, pourraient favoriser un certain retour du manufacturier dans les pays riches, observent des experts.Mais il y a aussi des choses qui ont peu de chance de changer.L\u2019une des constantes dans l\u2019évolution économique des nations, disent les historiens, est que le poids relatif du secteur manufacturier tend d\u2019abord à croître avec la richesse, puis à reculer avec l\u2019accroissement de la productivité et du secteur des services.Les pays occidentaux ont suivi cette trajectoire, le Japon aussi, la Corée du Sud.Pourquoi cela changerait-il ?On fait grand cas aux Etats-Unis du fait que la réduction des coûts de l\u2019énergie, due à l\u2019exploitation des gaz de schiste, et la hausse des salaires en Chine auraient largement entamé son avantage concurrentiel.C\u2019est peut-être vrai, en partie.Mais il ne faudrait pas oublier à quel point les pays émergents partent de loin en ce domaine, rappelait la semaine dernière l\u2019OCDE.Si le salaire horaire moyen devrait, en effet, y avoir presque quintuplé de 2000 à 2015, c\u2019est toutefois de l\u2019équivalent de seulement 2% à moins du dixième (9%) de celui d\u2019un travailleur américain ! Et puis, il n\u2019y a pas que les pays riches qui peuvent avoir des politiques industrielles.Leurs concurrents aussi.Ils le font d\u2019ailleurs depuis longtemps.13.F uh;k7j:ïïi T ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Barry F.Lorenzetti: «Je veux travailler encore vingt ans, si j\u2019ai la passion, si je m\u2019amuse et si je contribue à la croissance.; Portrait d\u2019entreprise De l\u2019assurance à revendre BEL Canada est le plus important courtier d\u2019assurance privé au pays, mais le patron a d\u2019autres ambitions pour son entreprise CLAUDE TURCOTTE Barry P.Lorenzetti aime à rappeler les débuts modestes, en 1987, de son entreprise de courtage en assurance, avec trois employés, deux chaises et un bureau dans un petit local de l\u2019avenue McGill College, au centre-ville de Montréal.Depuis, à ce petit bureau a succédé le siège social de BEL Canada, une entreprise qui compte 450 employés, dont 200 au Québec.«Nous sommes de plus en plus invités à jouer dans de gros dossiers de gestion de risques, notamment pour les sociétés du Québec Inc.», résume le fondateur, président et chef de la direction.BEL a beaucoup changé, surtout au cours de la dernière décennie.Il est devenu le plus gros courtier privé au Canada, ce qui le place parmi les quatre plus importantes sociétés de courtage privées ou publiques.L\u2019objectif maintenant est de devenir le plus gros, toutes catégories confondues, et cela, tout en conservant son statut d\u2019indépendant.La famille Lorenzetti demeure en position de contrôle avec 70% des actions du holding qui chapeaute trois filiales.M.Lorenzetti dit encourager ses employés à devenir actionnaires.Actuellement, 22 de ses collaborateurs ont une participation dans le holding et d\u2019autres ont des actions dans l\u2019une ou l\u2019autre des filiales.Les revenus de BEL, qui se situent entre 75 et 100 millions, proviennent des commissions sur des primes d\u2019assurance dont le coût dépasse 500 millions.Dans le passé, BEL avait des relations d\u2019affaires avec 75 compagnies d\u2019assurances, mais depuis six ans, il a misé sur une consolidation de ses affaires avec 25 assureurs, dont la célèbre Lloyd\u2019s de Londres.Ces liens avec 25 assureurs lui assurent un plus grand pouvoir dans le marché et permettent en outre de garder un contact personnel avec les présidents de chacune de ces compagnies.Cette proximité devient très utile dans des cas plus compliqués de réclamations présentées par les assurés.Par ailleurs, l\u2019an dernier BEL fut l\u2019un des 30 membres, tous des courtiers indépendants, qui ont créé un partenariat international, baptisé Lockton Global, ce qui leur assure une présence dans une centaine de pays.Globalement, ces courtiers qui totalisent des honoraires de deux milliards par année estiment désormais pouvoir «jouer au même niveau que la concurrence».Lockton Global offre à BEL la possibilité d\u2019accompagner ses clients québécois et canadiens partout dans le monde.Dans ses premières années, BEL avait visé trois marchés, soit le cinéma et le divertissement, le secteur maritime et les municipalités.Il y a eu ensuite la filiale des services de gestion pour l\u2019assurance commerciale, les athlètes olympiques et professionnels.En 2008, une autre filiale était créée pour les régimes collectifs 80% des municipalités québécoises ont BFL comme courtier d\u2019assurance pour couvrir toutes sortes de risques de pensions et d\u2019assurances, ainsi que pour les services-conseils.Des bureaux fqrent établis dans neuf villes canadiennes.A ce jour, le compte le plus important de l\u2019entreprise aurait été celui de Hockey Canada en 1996, une relation qui existe encore.Néanmoins, en 2013, le sport ne représente pas plus que 2,5% du chiffre d\u2019affaires.Très présent dans l\u2019immobilier et les municipalités L\u2019immobilier et le secteur public constituent maintenant de très importants marchés pour BEL.Dans l\u2019immobilier, la Caisse de dépôt, qui était déjà un important client, il y a 10 ans, l\u2019est encore davantage : «La Caisse de dépôt nous occupe beaucoup, pas seulement ici, mais aussi au Canada et ailleurs dans le monde.» Toujours à l\u2019affût des occasions intéressantes, M.Lorenzetti, avec l\u2019ouverture d\u2019un bureau à Vancouver, a trouvé un terrain fertile pour son modèle d\u2019affaires.Il y est devenu «très fort dans l\u2019immobilier», particulièrement pour l\u2019assurance de copropriétés.En 2013, la Colombie-Britannique et le Québec génèrent au moins 75% des revenus de BEL.Au Québec, la croissance a été marquante dans le secteur public.Cela en étonnera certains, mais 80% des municipalités québécoises ont BEL comme courtier d\u2019assurance pour couvrir toutes sortes de risques, depuis la qualité de l\u2019eau potable et les égouts jusqu\u2019aux trous dans les rues et chutes sur les trottoirs, etc.Y aurait-il collusion ?Pas du tout, répond le président, en expliquant qu\u2019il a des équipes spécialisées pouvant offrir des assurances qui répondent à tous les besoins des municipalités.«En plus, le renouvellement des assurances revient tous les trois ou cinq ans.Il faut donc performer», ajoute-t-il.BEL a également comme clients toutes les universités québécoises, les cégeps et collèges privés et autres organismes publics, comme Héma-Québec, des musées et des orchestres.Après plus d\u2019un quart de siècle d\u2019existence, BEL couvre aujourd\u2019hui la plupart des secteurs d\u2019activité économique, à partir d\u2019une structure qui chapeaute 15 niches différentes.L\u2019une des plus récentes est celle des mines et la prochaine sera vraisemblablement un secteur dont on parle beaucoup.«Je pense à la construction.Non, je ne suis pas allé sur le bateau de M.Ac-curso», précise-t-il dans un éclat de rire.Au fait, M.Lorenzetti, dont le père était d\u2019origine italienne et la mère d\u2019ascendance irlandaise, a très tôt été en contact avec le public, lui qui accompagnait le samedi matin son père, laitier à Ville-Emard.On peut dire qu\u2019il est un Montréalais pure laine, ce qu\u2019il démontre par de nombreux engagements dans la communauté et le milieu des affaires.Il participe notamment à diverses initiatives pour aider les jeunes entrepreneurs et fait ardemment campagne pour le maintien au Québec des sièges sociaux des entreprises.Au demeurant, il n\u2019est aucunement question de retraite pour cet homme qui a franchi le cap de la soixantaine: «Je veux travailler encore vingt ans, si j\u2019ai la passion, si je m\u2019amuse et si je contribue à la croissance.» L\u2019industrie de l\u2019assurance présente sans aucun doute des perspectives de croissance importante, mais le contexte mondial s\u2019est complexifié depuis le 11 septembre 2001.Ainsi, M.Lorenzetti rappelle qu\u2019il a fallu 10 ans pour en arriver à un règlement sur le partage des responsabilités entre les assureurs à la suite de l\u2019effondrement des tours du World Trade Center.«Ce n\u2019est pas toujours clair.Les prix ont beaucoup augmenté et plusieurs compagnies se sont retirées du marché.Nous suivons la situation de près, puisque nous sommes dans l\u2019immobilier», explique-t-il.Les récents actes terroristes au marathon de Boston font monter d\u2019un cran la tension chez les assureurs mêlés au dossier des Jeux olympiques de 2014.Aujourd\u2019hui, beaucoup se demandent qui va dédommager les athlètes blessés, si jamais des actes terroristes les laissent handicapés à jamais.Voilà sans doute le genre de débat dans lequel un courtier d\u2019assurance ne souhaite pas vraiment se retrouver.Collaborateur Le Devoir BEN THORNDIKE ASSOCIATED PRESS Les récents actes terroristes au marathon de Boston font monter d\u2019un cran la tension chez les assureurs mêlés au dossier des Jeux olympiques de 2014. A 6 LE DEVOIR LE LUNDI JUIN 2 O I S EDITORIAL L\u2019OBSESSION DU FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LETTRES L\u2019avortement au Salvador La même journée qu\u2019est décédé Hemy Morgentaler, la Cour suprême du Salvador (dont tous les juges sont des hommes) statuait qu\u2019une jeune femme de 22 ans connue sous le nom de Beatriz ne pouvait mettre fin à une grossesse, même si celle-ci représente un danger pour sa santé, sans faire face à des accusations criminelles pouvant mener jusqu\u2019à 30 ans d\u2019emprisonnement pour meurtre.Beatriz, qui souffre de lupus et d\u2019insuffisance rénale, porte un fœtus anencéphale.Des experts médicaux estiment que le risque que celle-ci meure en couche est élevé et prédisent que l\u2019enfant mourra peu après avoir vu le jour.La Colectiva Femi-nista, un homologue d\u2019inter Pares au Salvador, exige du gouvernement de ce petit pays d\u2019Amérique centrale la révocation d\u2019une loi promulguée en 1998 qui interdit tout type d\u2019avortement, loi qui a déjà mené à l\u2019emprisonnement de plus de 600 femmes.Alors que les femmes salvadoriennes demandent l\u2019accès à des moyens sécuritaires et légaux pour pouvoir mettre fin à des grossesses non désirées, il est essentiel de nous rappeler que la lutte du D\"^ Morgentaler est loin d\u2019être terminée pour de nombreuses femmes à travers le monde.Guillaume Charbonneau Gestionnaire de programme, Amérique latine.Inter Pares, le 30 mai 2013 Deus ex machina La « nouvelle » directive sur l\u2019évaluation de rendement des fonctionnaires fédéraux veut nous faire avaler des couleuvres.Il y a belle lurette qu\u2019est en place, et pour les cadres et pour les sjmdiqués, un système d\u2019évaluation de rendement bien rodé, avec, entre autres, une cérémonie célébrant l\u2019excellence des meilleurs.L\u2019annonce de Tony Clement n\u2019est que la poulie pour faire descendre du cintre le deus ex machina Moins-de-gouvernement.Cette directive n\u2019est que de la posture, voire de l\u2019imposture.Pascal Barrette Ottawa, le 29 mai 2013 Un jugement aberrant Dans un tribunal militaire, un prévenu était accusé d\u2019avoir poignardé un individu.L\u2019avocat de la défense a plaidé que son client n\u2019avait pas vraiment poignardé l\u2019homme : c\u2019est ce dernier qui avait reculé sur le couteau ! Il a gagné sa cause.Dans l\u2019affaire de la prière au conseil municipal de Saguenay, on assiste à un jugement du même ordre.La théologienne experte témoignant pour la Ville et le maire Jean Tremblay a plaidé que la prière contestée, qui s\u2019adresse à «Dieu tout-puissant», n\u2019est pas vraiment une prière, mais «s\u2019inscrit dans une modernité théiste, qui appréhende un être supérieur comme référence et fondement des Etats libres et démocratiques» (ce qui reste à prouver).Autrement dit, invoquer le «Dieu tout-puissant», ce n\u2019est pas vraiment prier, mais simplement formuler «un énoncé universel qui fait partie de notre patrimoine».Et le juge a adhéré à cet argumentaire tordu.Son jugement aberrant ouvre la porte à un cortège d\u2019abus fondés sm des interprétations aussi farfelues.Bonjour, les dérives! Jean Tremblay peut bien pavoiser, mais la réalité demeure : les principes de la laïcité sont bel et bien bafoués.Et ce n\u2019est certainement pas «le magasin des valeurs québécoises» du ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, qui va faire disparaître la confusion et les contradictions que soulève la croisade anachronique de Jean Tremblay.Hélas, aucun gouvernement n\u2019a le courage politique d\u2019adopter une véritable charte de la laïcité.Attendons-nous à ce que le maire Tremblay fasse des petits.Jean Delisle Professeur émérite.Université d\u2019Ottawa Gatineau, le 30 mai 2013 Le Saint-Laurent doit être inscrit à l\u2019UNESCO Afin de le protéger des dangers qui le menacent et parce qu\u2019il possède tous les atouts et les attributs nécessaires, le Saint-Laruent doit être inscrit aux sites protégés de l\u2019UNESCO.Nous savons tous que ses propriétés valent certainement celles du fleuve Niger, du canal Rideau et des montagnes Rocheuses.Ne serait-ce qu\u2019à titre de pivot menant à la découverte de notre continent et de plusieurs nations, ainsi qu\u2019au fondement même de tout un peuple et de son pays, l\u2019histoire du Saint-Laurent est digne de cette officialisation.Il mérite aussi cet ennoblissement pour assurer la protection de ses ressources naturelles et de ses nombreuses espèces animales, dont plusieurs sont menacées d\u2019extinction.Il en est digne aussi pour l\u2019abondance des attraits et des richesses qu\u2019il recèle, dont ses îles chargées de patrimoine, ses levers et couchers de soleils, ses drames, sa faune marine et aviaire et plusieurs aubes raisons qui n\u2019attendent que de s\u2019y greffer.A cette fin, pour protéger et valoriser l\u2019ensemble des richesses du Saint-Laurent (et de ses rives), lequel est l\u2019assise de l\u2019histoire de tout un peuple, je propose et demande aux autorités concernées que le Saint-Laurent soit officiellement inscrit à l\u2019UNESCO, au sein des sites protégés.J\u2019invite donc toutes les personnes copcer-nées ou intéressées à se manifester.Avons de jouer! Marcellin C.Després Le 30 mai 2013 LIBRE OPINION Un audit sans précédent pour retrouver la confiance DANIEL LEBEL Président de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec Ly Ordre des ingénieurs du Québec ' (OIQ) a condamné sur toutes les tribunes les pratiques d\u2019affaires de certains d\u2019entre eux qui ont pour effet de ternir le travail quotidien des quelque 60000 que comptent le Québec.De toute évidence, ces révélations ont eu pour effet de plonger le génie québécois, l\u2019un des fleurons de notre identité collective, dans une crise sans précédent à laquelle il faut trouver des solutions.C\u2019est ce qui a amené l\u2019OIQ à lancer récemment une initiative sans précédent dans le système professionnel québécois: instaurer un programme d\u2019audit volontaire au sein des firmes de génie-conseil pour pouvoir examiner leurs pratiques d\u2019affaires et favoriser leur intégrité.En participant à ce programme, une firme accepte de respecter certaines règles et normes de pratique, de se soumettre à des vérifications de l\u2019Ordre et de se conformer aux changements recommandés.Ce faisant, l\u2019Ordre est en mesure d\u2019agir de manière préventive auprès des entreprises pour lesquelles œuvrent ses membres pour s\u2019assurer qu\u2019elles adoptent des conduites et des pratiques d\u2019affaires exemplaires.En agissant en amont sur les pratiques d\u2019affaires des organisations liées au génie-conseil, l\u2019Ordre sera ainsi mieux placé pour améliorer la pratique du génie, dans toutes les sphères du travail de l\u2019ingénieur, et plus particulièrement sur le plan éthique et déontologique.Pratiques d\u2019affaires Ce qui est au cœur des stratagèmes dévoilés par la commission Charbonneau, ce sont les pratiques d\u2019affaires des entreprises plutôt que les actes d\u2019ingénierie posés par des ingénieurs dans la réalisation d\u2019ouvrages fiables, sécuritaires et durables.Pourtant, l\u2019un ne va pas sans l\u2019autre puisqu\u2019on juge une œuvre dans son ensemble.Le génie québécois ne doit donc pas être un fleuron reconnu seulement pour son expertise et son savoir-faire techniques, mais également pour son éthique dans les pratiques d\u2019affaires.La probité peut être une marque de commerce tout autant que la compétence, et ce, tant sur la scène locale qu\u2019internationale.Résolu à aller au fond des choses afin de rétablir la confiance du public, l\u2019Ordre ne se dérobe pas à ses responsabilités.Ainsi, dans la foulée des révélations des derniers mois, le Bureau du sjmdic de l\u2019Ordre a systématiquement ouvert des enquêtes sur les ingénieurs au centre des allégations et, dans la mesure où celles-ci sont fondées, il est clairement dans notre intention de traduire les ingénieurs fautifs devant le conseil de discipline pour qu\u2019ils répondent de leurs actes et en subissent les conséquences du point de vue professionnel.Toutefois, comme les ingénieurs visés jouissent de la présomption d\u2019innocence dans notre système de droit, les processus disciplinaires peuvent être longs.Pour que ces enquêtes aboutissent sur des plaintes fondées sur une preuve solide qui mènera à des condamnations, il faut du temps, mais l\u2019OIQ déploie tous les efforts nécessaires pour mener à terme ses enquêtes.Dans l\u2019intervalle, l\u2019OIQ a fait le choix d\u2019agir dès maintenant tout en collaborant pleinement aux travaux de la commission Charbonneau afin de remettre les valeurs de compétence et d\u2019intégrité au centre de l\u2019ac-tion des ingénieurs.En agissant ainsi, l\u2019Ordre s\u2019inscrit résolument dans l\u2019acdon pour que la profession mérite pleinement la confiance du public. LE DEVOIR LE LUNDI JUIN 2 O I S A 7 IDEES Des sursauts de conscience qui ne s\u2019estomperont pas Après les soulèvements populaires des dernières années, nous avons besoin d\u2019un changement radical de valeurs YVONNE BERGERON GUY CÔTÉ Les auteurs ont participé aux n'ajournées sociales du Québec, qui regroupent des militantes et militants de mouvements chrétiens, syndicaux et communautaires préoccupés de justice sociale.U printemps 2012, le Québec A s\u2019est redonné le droit de rêver.Des foules immenses ont crié haut et fort leur refus du fatalisme.Toutes générations confondues, elles ont réclamé qu\u2019on ne ferme pas les portes de l\u2019avenir.Ailleurs aussi, des secousses en chaîne ont mobilisé des foules : les soulève-ments contre les dictatures dans les pays arabes, les manifestations monstres organisées en Grèce, en Espagne et en Italie contre les mesures d\u2019extrême austérité, les mobilisations des Indignés et Occupy, le mouvement Idle No More.Un an plus tard, que reste-t-il de toutes ces contestations et revendications ?Poussée de fièvre passagère ou début d\u2019un temps nouveau ?Ce sont les questions que se sont posées les participants et participants en ce 20® anniversaire des Journées sociales du Québec, tenues cette année à Rimouski.Indignation et résistance Tous ces réveils populaires sont à situer sur le fond de scène de la crise économique qui a éclaté en 2008.Causée par l\u2019irresponsabilité des institutions financières et de l\u2019entreprise privée, cette crise a engouffré des milliards de dollars en subventions aux banques et aux grandes entreprises pour leur éviter la faillite.L\u2019endettement public qui en est résulté a poussé les gouvernements d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Nord à imposer des régimes d\u2019austérité et à réduire le financement des services, comme l\u2019éducation, la santé ou la protection de l\u2019environnement.Des élus, censés veiller à l\u2019intérêt collectif, cherchaient ainsi à faire payer par les populations déjà appauvries l\u2019incurie des prédateurs qui les avaient précipitées dans la récession.Cette complicité de fait entre l\u2019État et les intérêts économiques en contexte de crise a grandement contribué à la perte de crédibilité des institutions politiques à travers tous les pays touchés.Elle a provoqué colère et indignation.Elle a incité à la résistance et poussé des foules immenses à manifester pour réclamer plus de justice et de démocratie, souvent au prix de risques élevés.«Désolé de vous déranger, on veut juste changer le monde», pouvions-nous lire sur les pancartes des manifestants pendant le printemps érable qu\u2019a si bien mis en évidence le photographe du Devoir Jacques Nadeau dans son livre Carré rouge.Société civile et démocratie Au Québec comme ailleurs, les résultats immédiats de ces soulèvements populaires sont H ANDRES KUDACKI ASSOCIATED PRESS A Madrid, un manifestant en train de scander des siogans iors d\u2019une autre manifestation anti-austérité tenue en même temps dans des dizaines de viiies européennes samedi dernier.mitigés.La réalité, en effet, tarde toujours à se conformer aux rêves qu\u2019on avait réappris à oser.Mais un mouvement irréversible a été renforcé : une contestation populaire du capitalisme sauvage à travers la montée de la société civile comme instance démocratique.Celle-ci prend finalement conscience de ses moyens d\u2019action et devient un acteur social de plus en plus efficace.Dans cette perspective, le succès ou la portée des récents réveils populaires se trouve d\u2019abord dans la mobilisation elle-même et dans ce qu\u2019elle a fait germer comme imaginaire collectif comme aspiration à un autrement du monde, de l\u2019agir politique et du vivre ensemble.Vers un autrement du monde Ces mouvements peuvent-ils être considérés comme signes des temps structurants pour notre devenir humain ?C\u2019est dans la mesure où la dissidence et les revendications démocratiques de la société civile s\u2019inscrivent dans cette mouvance plus vaste qu\u2019ils peuvent être considérés comme un signe des temps.Nous nous trouvons à un âge de l\u2019humanité qui montre des signes d\u2019épuisemenf ou à tout le moins de vieillissement avancé.Partout, une part de plus en plus importante de la société veut en finir avec la dilapidation des res- sources, le mépris de la dignité humaine, l\u2019économisme aveugle, la discrimination sous toutes ses formes.De nombreux analystes nous avertissent que le seul moyen de sortir de nos impasses collectives sera un passage exigeant du paradigme de la croissance illimitée à celui d\u2019une frugalité basée sur notre solidarité entre humains et avec la nature.11 en va du sauvetage de notre monde.En faif nous nous trouvons collectivement devant l\u2019urgence d\u2019une révolution culturelle, d\u2019un changement radical de valeurs, d\u2019orientations et de comportements, qui nous ferait passer du culte du pouvoir, de la richesse et des apparences au goût de la simplicité, de l\u2019authenticité et de la convivialité.11 devient urgent de reconnaître l\u2019autolimitation et la solidarité, à la fois comme conditions de survie pour l\u2019humanité et comme la voie vers un mieux-vivre, humainement plus satisfaisant.Une des principales suites de ces réveils sera peut-être d\u2019avoir préservé, comme l\u2019a écrit Jean-Claude Guillebaud, une certaine capacité ^\u2019«espérance stratégique » pour garder ouvert l\u2019avenir du monde.Nous croyons que rien ne pourra faire disparaître de notre mémoîre collective ce sursaut de conscience, qui restera comme un repère, comme une semence.LE MONTREAL QUE NOUS VOULONS Lettre aux candidats à la mairie de Montréal Plusieurs organisations de la société civile montréalaise ont accouché d\u2019une liste de recommandations L Texte collectif* e 3 novembre prochain, nous avons un rendez-vous collectif pour l\u2019avenir de notre métropole.Ce sera l\u2019occasion de réaliser le Montréal que nous voulons.Depuis un an déjà, plusieurs organisations de la société civile montréalaise ont décidé de se regrouper pour réfléchir aux défis actuels que pose le développement d\u2019une métropole participative, inclusive, verte et accessible à tous.Ces réseaux regroupent des citoyens engagés dans la vie démocratique de leur ville, et ce, dans plusieurs secteurs : en culture, en environnement, en développement social, en aménagement urbain, en habitation, en développement économique, etc.Comme l\u2019ensemble des Montréalais, nous sommes inquiets des impacts des révélations des derniers mois sur notre vie démocratique et le développement de Montréal.Cependant, nous avons à cœur notre Montréal et nous croyons que nous possédons collectivement les outils nécessaires pour influencer positivement le sort de nos concitoyens.Nous souhaitons ardemment que les conditions de vie de toute la population, plus particulièrement celles des personnes les moins favorisées, s\u2019améliorent.Nous souhaitons apporter notre contribution au débat public et nous avons franchi un premier pas en ce sens en élaborant, à partir de nos propres expériences, une vision commune du Montréal que nous voulons.Voici quelques exemples de nos recommandations à l\u2019attention des candidats à la mairie.Habitation Construire au moins 22 500 nouveaux loge- ments sociaux au cours des cinq prochaines années et, pour cela, acheter et réserver des terrains et bâtiments pour de futurs projets d\u2019habitation sociale ; rendre obligatoire la Stratégie d\u2019inclusion de logements abordables ; accorder une attention particulière aux logements pour les familles; s\u2019attaquer aux problèmes de salubrité.Qualité de vie et services de proximité Adopter des zonages dédiés, des règlements incitatifs et des programmes de soutien pour assurer l\u2019accès aux services de proximité (des commerces essentiels, des centres de santé, des écoles et centres de la petite enfance, etc.) dans tous les quartiers.Inclure les arts, la culture et le patrimoine comme éléments essentiels de la qualité du milieu de vie; mettre en place des mesures comme la pérennisation d\u2019ateliers d\u2019artistes et le développement des quartiers culturels.Emploi Maintenir et développer des zones d\u2019emploi fortes dans tous les arrondissements ; favoriser une mixité de fonctions urbaines et une cohabitation des usages.Transport et mobilité Augmenter la part des transports collectifs et actifs ; multiplier les voies réservées aux autobus sur les ^ands axes de circulation ; accélérer le déploiement du réseau cyclable et bonifier les aménagements pour piétons.Cette vision, nous allons la promouvoir tant dans la consultation sur le Plan de développement de Montréal, qui débutera le 3 juin prochain, que dans le cadre de la campagne électo- rale qui s\u2019amorce.« C\u2019est ma ville, je vote » : nous croyons que cet appel à la mobilisation, af fiché sur le site Web d\u2019Élection Montréal, se réalisera à la seule condition que les candidats à la mairie nous montrent une réelle prise en compte des propositions de leurs concitoyens quant à l\u2019avenir de leur ville.Pour avoir le Montréal que nous voulons, il faut que les équipes qui se présenteront à l\u2019élection de novembre réagissent à ces recommandations, et c\u2019est sous cet angle que nous évaluerons leurs programmes.Notre vision s\u2019articule dans une plateforme plus complète qui est disponible sur les sites Internet des organismes signataires de cette lettre.Citoyens et organismes de la société civile, lisez-la, commentez-la, adhérez-y et discutez-en avec les candidats ! Parce qu\u2019à travers cette plateforme, ce sont tous les Montréalaises et Montréalais qui s\u2019expriment sur les enjeux qui les préoccupent, faites entendre votre voix ! Yves Bellavance, Coalition montréalaise des Tables de quartier Simon Brault, Culture Montréal Danielle Casara, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain Marie-José Corriveau, Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain Coralie Deny, Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal Véronique De Sève, Conseil central du Montréal métropolitain \u2014 CSN Marie-Josée Dupuis, Table de concertation des aînés de l\u2019île de Montréal Michel Lambert, Alternatives Denis Leclerc, Réseau des CDEC de Montréal Annie Rochette, Centre d\u2019écologie urbaine de Montréal Le courage de ne pas intervenir John R.MacArthur Jusqu\u2019à récemment, je m\u2019attendais à une graduelle mais inexorable intervention américaine dans la guerre civile en Syrie.Alors que les morts et les blessés s\u2019entassent dans les rues des villes disputées, les faucons wilsoniens battent le tambour à Washington et à New York.Portés par ceux qui, au sein de l\u2019aile Clinton du Parti démocrate, sont favorables à «l\u2019ingérence humanitaire», ils croient pouvoir faire plier Barack Qbama.Dans le New Yorker, Dexter Pilkins amplifie les accusations contre le régime de Bachar Al-Assad pour avoir utilisé des armes chimiques à Daraya, le 25 avril, contre les rebelles.Bien que Pilkins admette que le compte rendu d\u2019un certain Majid Daraya citant des douzaines de victimes supposées ne pouvait pas être confirmé par des sources indépendantes, le message est clair : le président Qbama, qui a évoqué une «ligne rouge» d\u2019atrocités que l\u2019Amérique ne saurait tolérer, tergiverse honteusement.«La réponse du gouvernement a été caractérisée par la prudence, l\u2019indécision, et la réticence de parler publiquement du sujet [des armes chimiques] », a déclaré Pilkins.Puis il cite d\u2019autres critiques du président, comme Anne-Marie Slaughter, professeure à Princeton et ancienne copseillère d\u2019Hillary Clinton au département d\u2019État, et James J^ubin, ancien porte-parole du département d\u2019État dans le gouvernement de Bill Clinton, qui, selon Pilkins, jugent «la passivité du président spécialement vexante» vu «les énormes changements populaires parcourant le monde arabe».Richard Cohen est plus violent dans sa dénonciation dans le Washington Post.Se moquant d\u2019un président «qui cherche uniquement à esquiver les difficultés à l\u2019étranger pour produire la sérénité intérieure», Cohen condamne Qbama pour avoir «toléré le bombardement de quartiers résidentiels, le massacre de civils, l\u2019emploi de l\u2019armée de l\u2019air pour bombarder et mitrailler, les missiles lancés dans les centres populeux, les attaques sur les journalistes.».Attendez ! N\u2019est-ce pas le même Qbama qui, en 2009, a intensifié la guerre en Afghanistan, y envoyant 30000 militaires dans le but de défendre les valeurs démocratiques des frères Karzaï et pour lutter contre les talibans intolérants et antiféministes?N\u2019est-ce pas le même Qbama qui est intervenu dans la guerre civile en Libye pour aider les rebelles à renverser le tyran Kadhafi?N\u2019est-ce pas ce même Qbama qui, en quête de cibles terroristes, lance des drones dans des «quartiers résidentiels», tuant parfois des civils innocents?Pas exactement mou, cet Qbama-là.Je voudrais bien savoir : est-ce que ce même Qbama hésite à s\u2019allier avec l\u2019armée libre de Syrie parce qu\u2019il a vraiment appris quelque chose de nos récentes aventures censées être humanitaires ?J\u2019ai tendance, comme Richard Cohen, à voir le pire dans les actions \u2014 et l\u2019inaction \u2014 du président.Toutefois, je discerne quelque chose de positif à la Maison-Blanche.Je dirais même que Barack Qbama commence à avoir du ,cran.Évidemment, je ne suis pas le seul à soulever les dangers d\u2019une intervention américaine contre le régime de Damas et ses alliés russes et iraniens.Aujourd\u2019hui, on connaît bleu les catastrophes résultant de l\u2019Ingérence bleu Intentionnée de Washington : en Afghanistan, où l\u2019appui du djlhad contre l\u2019Union soviétique nous a donné les talibans victorieux et un Qussama ben Laden gonflé d\u2019arrogance et de fierté; en Irak, à présent sous l\u2019emprise de l\u2019Iran théocratlque, où nous voyons un pays déchiré par des luttes sectaires ; et dans la Libye balkanisée, où grâce à l\u2019ascension des islamistes radicaux nous avons subi la perte de quatre Américains, dont l\u2019ambassadeur, dans l\u2019autodafé de Benghazi.Et voilà que la lumière se fait sur la présence plus en plus dominante des djihadistes extrémistes au sein de l\u2019armée rebelle en Syrie.Je pourrais en citer plusieurs, mais il suf fit de lire le récent reportage de Paul Wood, correspondant de la BBC, dans l\u2019hebdomadaire britannique The Spectator.Selon Wood, le front Al-Nosra, groupe principal de militants islamistes, s\u2019est ouvertement affilié à al-Qaïda aux dépens des rebelles plus séculiers.11 note que «quelques-unes des plus puissantes brigades de l\u2019Armée syrienne libre ont délaissé le langage de la démocratie et parlent maintenant sans ambiguïté de la guerre comme une occasion d\u2019imposer la charia».Suis-je trop optimiste?Je peux quand même espérer que Barack Qbama, prévoyant une victoire des rebelles, a pu également envisager le premier attentat suicide contre une installation américaine dévouée à la démocratie syrienne.Tenez bon.Monsieur le Président! John R.MacArthur est éditeur de Harpef s Magazine.Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DeghseésoceefeJ et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\d(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Jubé Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l information), Marco Belau* Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) fbAeaxoxv Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Claire Breton, Jean de Billy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Amehe Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal RamviUe, Nadia Sebai, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Ehse Girard (secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guunond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxira-0\\rvier Leclerc (responsable duservice a la clientele), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,G\\a\\id'sJX's.Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euro y, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 8 LE DEVOIR LE LUNDI JUIN 2 O I S ACIUAIIIES DÉSASTRE SUITE DE LA PAGE 1 versitaire au Québec est une grande réussite.Regardez l\u2019Université Laval.En 1954, il y avait 1750 étudiants et, en 1994, il y en avait 37000.Pendant ce temps, on créait l\u2019Université de Sherbrooke, l\u2019Université Concordia et toutes les constituantes de l\u2019Université du Québec.On a fait face à une remontée», illustre M.Gervais, qui a été administrateur en santé, au Centre hospitalier Ro-bert-Giffard et qui préside actuellement le conseil d\u2019administration de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux.« On peut être fiers d\u2019où on est rendus, fiers d\u2019avoir rendu l\u2019enseignement supérieur accessible en région.Et je prétends que la CREPUQ a été un instrument de ce succès grâce à la collaboration entre les universités.» C\u2019est Factuel recteur de l\u2019Université Laval, Denis Brière, qui a ouvert le bal, soutenant qu\u2019il souhaitait quitter la CREPUQ, car elle n\u2019était plus en mesure de représenter ses intérêts.Le recteur de l\u2019Université de Montréal, Guy Breton, lui a emboîté le pas pour les mêmes raisons et les établissements du réseau UQ Font imité, même s\u2019ils plaideront pour le maintien de l\u2019organisme lors de la journée de réflexion qui se tiendra le jeudi 6 juin.Entre les lignes, on y lit que ce sont les divergences sur la façon de financer les universités qui les font s\u2019entredéchirer.Michel Gervais reconnaît que, de tout temps, les 18 chefs d\u2019établissements universitaires, membres de la CREPUQ, ont eu du mal à parvenir à des consensus.«La dimension politique n\u2019a jamais été facile; les intérêts des universités divergeaient beaucoup, mais on arrivait à prendre position lorsqu\u2019on avait des intérêts communs.C\u2019était la politique du plus petit dénominateur commun.Des fois, on accouchait d\u2019une souris, mais elle était violente», dit-il.Financement, sujet délicat La question du financement a toujours été délicate.«C\u2019était facile de se mettre d\u2019accord sur le sous-financement Mais à savoir d\u2019où allait venir le financement et comment on allait le distribuer, il n\u2019y a jamais eu de position commune», admet M.Gervais.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a laissé entendre qu\u2019une prime pourrait être rattachée aux universités ayant un plus grand npmbre d\u2019étudiants de première génération.A une certaine époque, concède M.Gervais, toutes les universités en auraient profité.Aujourd\u2019hui, une telle mesure pourrait surtout avantager les universités situées en région, du réseau de l\u2019Université du Québec, ce qui contrarie les universités à charte privée, comme McGill et FUdeM, analyse-t-il.En revanche, ces universités à charte, qui ont des facultés de médecine, plaident pour un financement différencié, alléguant qu\u2019elles contribuent dans une plus grande part à la recherche qui se fait au Québec, voire au Canada.«Tout ça est vrai.Ces universités ont atteint des sommets d\u2019excellence en recherche et on a intérêt à ce que ça soit pris en considération dans le financement.Mais les petites universités aussi font de la recherche.On n\u2019a qu\u2019à penser à l\u2019UQAR [Université du Québec à Rimouski] qui est très bonne dans certains domaines et c\u2019est la même chose à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, par exemple, où leurs recherches sur les poissons d\u2019eau douce sont parmi ce qu\u2019il se fait de meilleur dans le monde.» Michel Gervais déplore les raisons pour lesquelles certains veulent quitter la CREPUQ.« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on ne s\u2019entend pas sur certaines questions qu\u2019on doit abolir la CREPUQ», souligne-t-il.Aux recteurs qui ont manifesté l\u2019intention de pouvoir parler en leur propre nom, et non plus à travers l\u2019unique porte-voix de la CREPUQ, Fex-recteur de l\u2019Université Laval rétorque que les établissements n\u2019ont jamais été empêchés de faire valoir leur point de vue.« On a toujours pu défendre nos intérêts particuliers.Moi, j\u2019ai toujours défendu bec et ongles les positions de l\u2019Université Laval, mais ça ne m\u2019a jamais empêché de m\u2019entendre avec mes collègues sur certains points», fait-il remarquer.«Les universités sont invitées à aller au-delà des sautes d\u2019humeur et des insatisfactions.On devrait plutôt réfléchir aux conditions pour que ça marche.» Les universités doivent se tenir, comme le font les professeurs d\u2019université au sein de leur fédération, comme Font fait les étudiants.« C\u2019est comme si la force de la pression étudiante avait fait éclater le consensus entre les universités et mis en danger une organisation dont on a absolument besoin», a-t-il rappelé, craignant que d\u2019autres ne s\u2019approprient cet espace de parole qui appartenait aux établissements.«On devrait donner à la CREPUQ une autre chance.Je ne crois pas que c\u2019est dans les intérêts des universités de se retrouver seules devant ces groupes», note Michel Gervais, alors que lui viennent à l\u2019esprit les mots de Benjamin Pran-klin: «We must all hang together, or assuredly we shall hang separately».(Nous devons tous rester unis ou nous serons, à coup sûr, pendus séparément.) Le Devoir Michel Gervais en cinq dates 1944: Naissance à Lévis.1973:11 obtient un doctorat en théologie à l\u2019Université Saint-Thomas de Rome.1987: Début d \u2019un mandat de dix ans comme recteur de l\u2019Université Laval.1999:11 est fait officier de l\u2019Qrdre national du Québec.2000:11 devient directeur du Centre hospitalier Robert-Giflard, spécialisé en santé mentale.CAQ SUITE DE LA PAGE 1 ments pourraient représenter «des centaines de millions, même des milliards de dollars».La Coalition avenir Québec souhaite ainsi faire pression sur le gouvernement péquiste pour qu\u2019il entreprenne une action en justice, avant que les capitaux en question ne s\u2019envolent.À ce jour, le Parti Québécois a été «mou» envers les contrevenants et a manqué «de détermination et d\u2019expérience», particulièrement dans le domaine des affaires, soutient M.Legault, pour qui la loi 1 tente de corriger la situation à l\u2019avenir, mais ne corrige pas les escroqueries du passé.La Coalition avenir Québec considère que «les aveux et la preuve amassée par les enquêteurs, notamment quant à l\u2019identité des personnes et des entreprises impliquées dans la collusion et la corruption, les dates, les stratagèmes dé- ^ETlTlo Rernbo M le.I, ilsslo,.etmba, ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le chef de la CAQ, François Legault, et le député Jacques Duchesneau (à gauche) en conférence de presse à Montréal dimanche.ployés et un estimé des sommes en jeu, dont une partie a été dévoilée à la commission Charbonneau», sont suffisants pour entreprendre ces actions en justice.Le chef de la CAQ a ajouté que certaines entreprises ont elles-mêmes déjà émis le souhait de rembourser les sommes dues, de façon à redorer leur image pu- blique.La Coalition avenir Québec estime d\u2019ailleurs que ces remboursements devraient être conditionnels à l\u2019obtention de nouveaux contrats publics pour ses entreprises.Si l\u2019immunité a été accordée aux individus qui ont accepté de témoigner devant la commission Charbonneau, cette immunité ne vaut pas pour les entreprises, disent-ils.M.Duchesneau a pour sa part fait valoir que de telles actions se s,ont vues dans le passé.Aux Etats-Unis, par exemple, où d\u2019importantes sommes d\u2019argent ont été récupérées, mais aussi au Canada, auprès des fabricants de tabac qui s\u2019étaient adonnés à la contrebande.Pour Jacques Duchesneau, ce n\u2019est qu\u2019en récupérant les sommes d\u2019argent volées qu\u2019on arrivera à « tourner la page » sur les décennies de corruption qui ont entaché l\u2019administration publique québécoise.Le Devoir TURQUIE SUITE DE LA PAGE 1 reproduisant à l\u2019identique une ancienne caserne ottomane.Ce projet était dénoncé par des urbanistes et des écologistes.Un tribunal administratif d\u2019Istanbul a exigé la suspension des travaux.Mais le pouvoir était décidé à passer en force.Les incidents commencèrent dès l\u2019aube de vendredi quand la police à grand renfort de canons à eau et de gaz lacrymogènes a dispersé violemment les manifestants qui campaient sous les arbres centenaires.La violence de l\u2019intervention a choqué toute une ville et tout un pays, comme en témoigne la multiplication, les jours suivants, de manifestations à Ankara, la capitale, comme à Izmir (ouest) ou à Antalya (sud).Selon le ministère de l\u2019Intérieur, les troubles ont touché 48 villes.La police a arrêté 1700 personnes, et 43 policiers et 56 citoyens ont été blessés.Tout au long de la journée de vendredi, la mobilisation s\u2019est amplifiée.Les militants d\u2019extrême gauche côtoyaient des ultranationalistes.Des écologistes sont aux côtés des supporters de foot.«Er-dogan a réussi à unifier tout le monde contre lui», s\u2019esclaffe un manifestant.Hôteliers et commerçants de ce quartier touristique accueillent les manifestants fuyant les gaz.Eux-mêmes en ont de plus en plus assez des interventions de la mairie et des restrictions sur la vente de l\u2019alcool ou l\u2019installation des tables en terrasse.« Usage disproportionné de la force» Les médecins et les avocats pro-posent leurs services gratuitement «aux citoyens de Taksim».Les réseaux sociaux assurent la mobilisation.«Un copain m\u2019a envoyé un tweet disant: \u201cla révolution ne sera pas diffusée sur les chaînes de télé, quitte la maison et vient OZAN KOSE AGENCE FRANCE-PRESSE La police a utilisé un jet d\u2019eau pour disperser des manifestants qui s\u2019étalent regroupés dimanche soir près du bureau du premier ministre.Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul.nous rejoindre\u201d », raconte Enver Akgil, jeune ingénieur.Les affrontements ont duré toute la nuit de vendredi à samedi pour reprendre dans la matinée.Einalement, le premier ministre, surnommé par la foule «Tayyip le chimique», a demandé aux forces de l\u2019ordre d\u2019évacuer la place admettant «un usage disproportionné de la force».Au sein même de l\u2019AKP, certains s\u2019inquiétaient même au plus haut niveau de l\u2019escalade.Peu avant le repli de la police, le président turc, Abdullah Gül, a lancé un appel au calme.«Dans une démocratie, les réactions doivent être exprimées avec bon sens, avec calme et, en retour, les dirigeants du pays doivent dé- ployer plus d\u2019efforts pour prêter une oreille attentive aux différentes opinions et inquiétudes», a lancé l\u2019autre poids lourd du parti islamo-conservateur qui se démarque de plus en plus d\u2019un leader critiqué pour ses tendances autocratiques.Samedi en fin d\u2019après-midi, quand les forces de l\u2019ordre se sont retirées de Taksim, par milliers et milliers les Stanbouliotes ont convergé vers la place pour fêter la «victoire».Dans les quartiers chics d\u2019Istanbul, comme Bebek ou Tesvikiye, les gens étaient aussi dans la rue et les voitures ornées de drapeau turc klaxonnaient sans arrêt.«Le gouvernement fait pression sur tout, il nous incite à faire au moins trois enfants, il veut nous empêcher de boire et de fumer, il dit aux jeunes de ne pas se balader la main dans la main avec leur amoureux ou de ne pas s\u2019embrasser sur les bancs publics», raconte un haut fonctionnaire retraité venu voir ce qui se passait.«Notre combat n\u2019est pas terminé; nous sommes toujours dirigés par un premier ministre qui pense que les gens sont des moutons et qui se prend pour un sultan », renchérit un étudiant.En témoigne d\u2019ailleurs l\u2019attitude des grands médias, dont 90% sont sous le contrôle direct ou indirect du pouvoir politique.Ils ont à peine parlé des «événements de Taksim ».Libération TURBAN SUITE DE LA PAGE 1 cette période que les arbitres ont commencé à indiquer aux joueurs portant des turbans qu\u2019ils devaient s\u2019en départir.Un changement de cap qui a surpris M.Singh, qui joue au soccer depuis son enfance.«J\u2019ai joué toute ma vie à Montréal, depuis que j\u2019ai cinq ans environ, ce problème a commencé seulement l\u2019année dernière», explique-t-il.Le jeune homme, qui a présentement 25 ans, estime que le soccer Fa aidé à s\u2019intégrer et à se faire des amis.En novembre 2012, un arbitre lui a remis une lettre lui indiquant que le port du turban était interdit.11 est alors devenu l\u2019entraîneur de son équipe, les Dollard Blades.«Mes coéquipiers voulaient que je reste dans l\u2019équipe, alors ils m\u2019ont demandé de rester à titre d\u2019entraîneur [.] j\u2019étais très content que mon équipe me soutienne», dit-il.11 estime qu\u2019il y a entre 100 et 200 enfants sikhs qui ne peuvent plus fouler les terrains québécois à cause de la décision.«Si tu as toute une génération d\u2019enfants qui ne jouent pas, comment vont-ils s\u2019intégrer à la société, que vont-ils penser de leur propre identité sikhe ?», se questionne-t-il.Balpreet Singh Boparai étudie plusieurs options pour tenter de faire annuler la décision, y compris la voie judiciaire.11 souhaiterait ouvrir un dialogue avec la fédération québécoise.Mais jusqu\u2019à présent, la ESQ n\u2019a pas rappelé FQMSC.11 affirme avoir appris la décision de la fédération d\u2019interdire le turban samedi, par l\u2019intermédiaire des journalistes.Mais si le dialogue ne fonctionne pas, FQMSC n\u2019écarte pas la possibilité de faire appel aux tribunaux.M.Singh Boparai, qui est avocat, estime qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un enjeu lié «aux droits de la personne».Mukhbir Singh, le représentant québécois de l\u2019organisation, affirme qu\u2019il est «vraiment très possible» que les sikhs fassent appel aux tribunaux, afin d\u2019obtenir le droit de pouvoir porter leur turban sur les terrains.Directive La décision de la ESQ semble aller à l\u2019encontre de la directive envoyée aux organisations provinciales par FACS.En septembre 2012, le Conseil de l\u2019association internationale de football, organisme basé au Royaume-Uni au sein duquel siègent des représentants de la ElEA, avait décidé d\u2019autoriser les joueuses à porter le hidjab pendant une «période d\u2019essai».Toutes les fédérations au pays avaient accepté la décision, y compris la ESQ.En mars 2013, la fédération canadienne avait décidé d\u2019étendre cette règle aux garçons qui souhaitaient porter un turban, un patka ou un keski, selon une lettre envoyée à M.Singh Boparai par l\u2019organisme.Le tissu couvrant la tête doit être sécuritaire, pour celui qui le porte, et pour les autres joueurs, comme l\u2019indiquent les règlements de la ElEA.La ESQ ne souhaite pas étendre cette règle au turban, car elle estime que la ElEA n\u2019a pas encore donné de directives claires à ce sujet.Cette divergence entre FACS et la ESQ semble inédite, selon Jacques Létourneau, l\u2019ancien président de l\u2019Association de soccer de Bros-sard.«C\u2019est la première fois que je vois ça», estime explique M.Létourneau, qui est engagé dans le milieu du soccer depuis presque deux décennies.«Normalement, ils disent tous la même chose.» M.Létourneau estime qu\u2019il faut des règles très claires et surtout très simples pour encadrer les tenues des joueurs, sans quoi les demandes d\u2019accommodement risquent de se multiplier.«Je laisserais ça simple, sinon je ne sais pas jusqu\u2019où ça va aller», explique-t-il.La ESQ répondra aux questions des journalistes lundi après-midi.Avec La Presse canadienne Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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