Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2013-07-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Le peintre canadien de renommée internationale Alex Colville s\u2019éteint à 92 ans Page b 8 Pyongyang défend la présence d\u2019armes cubaines dans son Câr^O Page B 5 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V 1 5 9 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ TIMOTHY A CLARY AGENCE FRANCE PRESSE Produire un piano haut de gamme comme un Steinway Grand peut demander près d\u2019un an de travail de la part d\u2019artisans d\u2019élite.« L\u2019esprit Steinway » se taira-t-il ?Le mythique fabricant de pianos est racheté par un fonds d\u2019investissement CHRISTOPHE HUSS Steinway & Sons, le plus grand fabricant de pianos du monde, est en passe d\u2019être racheté par le fonds d\u2019investissement Kohlberg & Co.Depuis 1972, l\u2019entreprise fondée en 1853 par Henry Engelhard Steinway et ses trois fils n\u2019était plus familiale, mais les craintes de voir perdre un certain «esprit maison», qui avait résisté aux passages dans le giron de CBS (1972-1985) puis des deux propriétaires subséquents, sont évidentes, malgré les déclarations rassurantes de dirigeants de Kohlberg sur la préservation des «procédés de fabrication artisanale qui rendent ses produits uniques et précieux».Plusieurs observateurs craignent plus que jamais une perte d\u2019identité à la suite de ce rachat.Basé à New York, Kohlberg & Co.n\u2019est pas dp tout spécialisé dans le monde de la musique.A l\u2019enseigne de Kohlberg, Steinway rejoindra en fait un portefeuille notamment constitué de Bauer, un fabricant d\u2019équipements de hockey, des machines à coudre Singer, d\u2019Aurora, entreprise leader dans le domaine des services funéraires, et de BioScrip, fournisseur de matériel de perfusions à domicile.D\u2019ores et déjà, le fameux immeuble du Steinway Hall, où les grands pianistes, dont Rachmaninov et Horowitz, venaient choisir leurs instruments, n\u2019est plus dans le patrimoine de l\u2019entreprise.Il a été vendu il y a quelques mois à un VOIR PAGE A 8 STEINWAY Sur scène pour Lac-Mégantic ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La solidarité se poursuit envers les évacués de Lac-Mégantic.La journée de mercredi s\u2019est conclue par un grand concert-bénéfice au théâtre Le National, à Montréal.Zachary Richard (notre photo) a pris part au spectacle qui a fait salle comble.Le cajun a expliqué au public qu\u2019il avait été très touché par la catastrophe, et qu\u2019ü avait lui-même contacté son agent afin de venir chanter à Montréal.Robert Char-lebois, Damien Robitaille ou encore Lulu Hugues se trouvaient aussi parmi la trentaine d\u2019artistes et de personnalités qui sont montés sur scène pour l\u2019occasion.Joueurs de hockey, de tennis et de football ont aussi offert des objets mis en vente lors d\u2019un encan silencieux tenu durant l\u2019entracte.Lire aussi > Deux ans de plus pour les élus de Lac-Mégantic.Québec déposera un projet de loi pour reporter les élections dans la municipalité.Page A 3 La Croix-Rouge a reçu 5 millions pour les sinistrés.L\u2019aide de la MMA se fait toujours attendre.Page A 3 Mises à pied chez MMA à Farnham.La Montreal, Maine and Atlantic Railway a congédié 19 de ses quelque 75 employés GRAHAM HUGHES PC au Québoc.Page A 3 Premier contact réussi Même sans engagement chiffré d\u2019Ottawa, la mairesse de Lac-Mégantic est « très satisfaite » de sa rencontre avec la ministre Raitt ISABELLE PORTER à Lac-Mégantic La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, s\u2019est dite «très satisfaite», mercredi, de sa rencontre avec la nouvelle ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt.Si la ministre n\u2019a pas livré d\u2019engagements précis ou chiffrés lors de son passage dans la municipalité dévastée, la mairesse a eu l\u2019impression que son «cri du cœur» avait été pris au sérieux et que les réponses viendraient sous peu de la part d\u2019Ottawa.«C\u2019est une rencontre très positive, fai senti beaucoup de sympathie pour la catastrophe que nous vivons, a-t-elle déclaré après l\u2019échange qui a duré plus d\u2019une heure trente.Il y a beaucoup d\u2019écoute par rapport aux demandes que nous lui avons déposées.» Plus tôt, la mairesse avait déclaré qu\u2019elle «pouvait mordre» si on abusait de sa patience.Deux heures plus tard, elle déclarait en riant qu\u2019elle n\u2019aurait pas «besoin de mordre [.] pour l\u2019instant».M™® Raitt lui a notamment annoncé que le député fédéral de la circonscription, Christian Paradis, serait chargé de «coordonner» le dossier entre les différents paliers de gouvernement.«Puis, elle m\u2019a assuré que, le plus rapidement possible, ils pourront me donner la nature des programmes qui pourraient être disponibles pour nous.» La Ville de Lac-Mégantic compte sur le fédéral pour financer la construction de nouveaux égouts et aqueducs dans la municipalité dévastée.Elle souhaite aussi qu\u2019on reconstruise la voie ferrée en la déplaçant loin du centre-ville.VOIR PAGE A 8 MÉGANTIC Lisa Raitt Le Parlement comme vous ne l\u2019avez jamais vu Phil White, cinquième sculpteur de Sa Majesté C JAKE WRIGHT LE DEVOIR Arrivé en poste en 2006, Phil White a surtout travaillé à des bustes de la reine Elizabeth II et à la conception de nouvelles armoiries pour les deux Chambres.Il travaille seul alors que ses prédécesseurs disposaient d\u2019équipes entières de sculpteurs.HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa haque récession doit avoir son plan d\u2019action économique.Si en 2008, le gouvernement conservateur a mis à contribution les pelles mécaniques du pays, au milieu des années 1930, ce sont les marteaux que le gouvernement fédéral a appelés à la rescousse.Ottawa a embauché, avec ses maillets, le sculpteur qui les maniait pour graver les blocs de pierre encore vierges de son Parlement flambant neuf.Le poste de sculpteur du Dominion était né.Phü White en est aujourd\u2019hui le cinquième occupant.Quand le Parlement fédéral est rasé par un incendie en 1916, sa reconstruction est lancée dès Tannée suivante alors que le Canada célèbre son 50® anniversaire.C\u2019est au premier sculpteur en résidence, John Pearson, que revient le mandat de fixer le ton esthétique de l\u2019édifice.Il en préserve le style néogothique et impose l\u2019univers maritime comme trame symbolique.Une fois le décor planté, son poste restera vacant presque une décennie.«C\u2019est vers le milieu des années 1930 qu\u2019on décide d\u2019embaucher un sculpteur, Cléophas Soucy, et son adjoint Cœur de Lion MacCarthy.C\u2019était VOIR PAGE A 8 PARLEMENT Aujourd\u2019hui Montréal > 268000$ pour Michael Applebaum.Même visé par 14 chefs d\u2019accusation criminels, Tex-maire a reçu ses indemnités de départ.Page A 5 7\t.\t_ Avis légaux Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku B6 B4 A4 A4 B4 B2 77831303445529 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2013 ACTUALITES Expériences sur les autochtones : l\u2019APN vent réparation Edmonton \u2014 Le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn Atleo, affirme que le premier ministre Stephen Harper doit reconnaître les «horreurs» des expériences nutritionnelles effectuées sur des enfants affamés en augmentant les montants destinés aux programmes pour enfants autochtones.Selon M.Atleo, la révélation au sujet d\u2019études démontrant qu\u2019au moins 1300 enfants et adultes déjà affamés avaient fait partie d\u2019expériences a provoqué l\u2019adoption d\u2019une résolution d\u2019urgence, mercredi, lors du congrès an- nuel de l\u2019organisation à Whitehorse, au Yukon.Une étude d\u2019un spécialiste de l\u2019histoire de l\u2019alimentation de l\u2019Université de Guelph, Ian Mosby, donne des détails sur les tests menés entre 1942 et 1952 dans des réserves du nord du Manitoba, et dans six pensionnats autochtones à travers le pays.Tout à fait au courant du fait que les participants avaient faim et recevaient déjà une quantité insuffisante d\u2019diments, les chercheurs ont choisi de les utiliser comme sujets involontaires pour tester les effets de suppléments nutritionnels, plutôt que de recommander qu\u2019ils soient correctement nourris.Le ministère des Affaires autochtones s\u2019est déclaré choqué par les découvertes.La Presse canadienne SENAT Affaire Duffy: le bureau de Harper affirme collaborer avec la police HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le bureau du premier ministre nie entraver le travail des policiers dans leur enquête sur le chèque de 90000$ donné par l\u2019ancien bras droit de Stephen Harper au sénateur Mike Duffy.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) tente d\u2019obtenir un courriel qu\u2019a envoyé M.Duffy à ses avocats et dans lequel il explique les paramètres de son entente avec le chef de cabinet de M.Harper, Nigel Wright.Le réseau CTV, qui a mis la main sur ce courriel il y a deux mois, a indiqué mardi soir que la GRC lui en a demandé une copie.Préférant protéger ses sources, le réseau a refusé, envoyant la GRC au bureau de M.Harper.Selon CTV, une source aurait confié que le bureau de M.Harper refusait de collaborer, ce que nie ce dernier.«Contrairement à ce qu\u2019indique le reportage de CTV, ce courriel ne nous a pas été demandé, a fait savoir par courriel la porte-parole Julie Vaux.Comme nous l\u2019avons toujours dit, nous allons collaborer aux enquêtes.» La GRC a indiqué qu\u2019elle ne commentait pas l\u2019enquête en cours.Le bureau du premier ministre a reconnu que ce courriel existe, mais a cependant refusé de dire s\u2019il en avait déjà eu une copie, s\u2019il en a toujours une et, le cas échéant, ce qu\u2019il contient.Les 90000$ devaient permettre à Mike Duffy de rembourser au Sénat les allocations de dépenses qu\u2019il avait touchées illégalement.Depuis les révélations, M.Wright a démissionné et M.Duffy siège comme indépendant.Le Devoir JJ É\" .^\t^\u2019q3N|-3II0S31linN07 Tromr * ' ir\" lONJJNI TRAGEDIE À LAC-MEGANTIC IB RECHERCHB COrniNUEfiT.SUIVEZ lA SÏÏUAWN D'HEURE EN HEURE AVEC TOUn L'ÉQUIPE DE TVA NOUVEUES csr COUVERTURE SPKIAIE - ENCONUNU tvanouvelles ©tvanouvelles tvanouvelles.ca LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 20IS A 3 LAC-MEGANTIC Québec favorable à ce que les élus siègent deux ans de plus ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le gouvernement a l\u2019intention de déposer un projet de loi pour prolonger de deux ans le mandat des élus municipaux de Lac-Mégantic.Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a expliqué que le Conseil des ministres a accepté cette demande, formulée plus tôt cette semaine.M.Gaudreault a affirmé que la situation de la municipalité éprouvée par une tragédie ferroviaire ne se prête pas à la tenue d\u2019élections, qui sont prévues cet automne dans toutes les villes du Québec.En fin de semaine dernière, la mairesse Colette Roy-Laroche avait déclaré que le conseil municipal réclamait à l\u2019unanimité un report des élections du 3 novembre, en raison de l\u2019explosion d\u2019un convoi de wagons-citernes remplis de pétrole qui a détruit le centre-ville de la municipalité.En sortant du Conseil des ministres mercredi, M.Gaudreault a affirmé qu\u2019un changement à la loi sera nécessaire pour répondre à cette demande.Sans présumer d\u2019une décision de l\u2019Assemblée nationale, le ministre a dit avoir bon espoir de pouvoir procéder rapidement après la rentrée parlementaire, le 17 septembre, grâce à l\u2019appui des partis de l\u2019opposition.«Je ne peux pas présumer de la décision de l\u2019Assemblée nationale, mais nous souhaitons évidemment dès la rentrée parlementaire déposer un projet de loi et, si l\u2019Assemblée nationale veut s\u2019en saisir, évidemment, et l\u2019adopter, on pourra répondre favorablement à la demande de la municipalité de Lac-Mégantic et de la MRC», a-t-il dit.Inondations de 1996 Selon M.Gaudreault, ce report donnera à la municipalité le temps de se ressaisir avant un déclenchement d\u2019élections.«La campagne électorale serait déclenchée le 18 septembre, a dit le ministre.C\u2019est demain matin, le 18 septembre.Ce ne sera pas le temps de mettre des pancartes sur les poteaux et de serrer des mains alors que le centre-ville est complètement à terre.On va donner une chance à la municipalité.» En 2015, des élections KK Ce ne sera pas le temps de mettre des pancartes sur les poteaux et de serrer des mains alors que le centre-ville est à terre yy Sylvain Gaudreault pourraient se tenir à Lac-Mé-gantic, mais les élus n\u2019obtiendraient qu\u2019un mandat de deux ans de manière à garder le synchronisme avec l\u2019ensemble des autres municipalités québécoises.Cette exception n\u2019est pas sans précédent, a expliqué le ministre Gaudreault, rappelant que la municipalité de La Baie, au Saguenay, avait ob- tenu la même chose après les importantes inondations de 1996.En ce qui concerne la possibilité de lancer une enquête publique sur la tragédie ferroviaire, M.Gaudreault a répété que le gouvernement a d\u2019autres priorités.«Pour l\u2019instant, il y a deux enquêtes en cours, à la Sûreté du Québec et au Bureau de la sécurité dans les transports; on va prendre une étape à la fois, a-t-il dit.Pour l\u2019instant, il y a encore des mesures d\u2019urgence qui doivent être prises immédiatement pour la municipalité de Lac-Mégantic.» Des inquiétudes légitimes Plus tôt, le ministre des Relations internationales et responsable de la région de Montréal, Jean-Erançois Li-sée, a affirmé que les municipalités du Québec ont des inquiétudes légitimes en ce qui concerne le transport ferroviaire à la suite du déraillement et de l\u2019explosion du convoi de wagons-citernes à Lac-Mégantic.M.Lisée a notamment évoqué le problème de l\u2019inspection des voies ferrées, dans le contexte où le transport par rail s\u2019est intensifié ces dernières années.«Les municipalités ont raison de se trouver inquiètes de la qualité des infrastructures», a-t-il dit.Selon le ministre, la tragédie québécoise a soulevé des craintes partout en Amérique du Nord, où les convois circulent comme au Québec à travers des zones résidentielles en transportant parfois des matières dangereuses.«Cette tragédie de Lac-Mégantic a peut-être derrière elle cette possibilité de faire en sorte d\u2019éviter de nouvelles tragédies semblables ailleurs en Amérique du Nord, en particulier, et peut-être ailleurs, a-t-il dit.Je pense que les enseignements qu\u2019on va tirer ici vont être très importants pour sauver des vies ailleurs.» La Presse eanadienne DONS AUX SINISTRES La Croix-Rouge a reçu 5 millions, mais l\u2019aide de la MMA se fait attendre BAHADOR ZABIHIYAN Les donateurs ont répondu à l\u2019appel de la Croix-Rouge canadienne afin d\u2019aider les sinistrés de Lac-Mégantic, mais la Montreal, Maine and Atlantic (MMA) n\u2019a rien donné à la Croix-Rouge, même si la compagnie avait souligné à plusieurs reprises qu\u2019elle souhaitait aider l\u2019organisme humanitaire.La Croix-Rouge a reçu plus de 5 millions de dollars de dons destinés à l\u2019aide aux victimes de l\u2019explosion de Lac-Mégantic.L\u2019argent servira à aider les sinis- L\u2019organisme souhaite aider les sinistrés, en matière de frais funéraires, de logements et d\u2019aide aux entrepreneurs très qui ont perdu leur maison et leurs biens, notamment ceux qui n\u2019étaient pas assurés.Si les donateurs ont été nombreux, la compagnie qui possédait le train qui a explosé au centre-ville de Lac-Mégantic n\u2019a pas donné un seul dollar à la Croix-Rouge, selon Mju-ian Marotte, porte-parole de l\u2019organisme à Lac-Mégandc.Aide promise Pourtant, au lendemain de la catastrophe, l\u2019entreprise avait fait savoir par voie de communiqué qu\u2019elle avait même déjà contacté la Croix-Rouge.«La MMA a été en contact avec la Croix-Rouge et d\u2019autres organismes locaux d\u2019aide afin d\u2019offrir de l\u2019assistance en matière de logements, de nourriture et d\u2019autres produits de première nécessité; nous voulons aussi communiquer directement avec les résidants, de manière individuelle, afin de répondre à leurs besoins», lisait-on dans le communiqué en anglais de la compagnie publié le dimanche 7 juillet, au lendemain de la catasùophe ferroviaire.En entrevue avec Le Devoir, Yves Bourdon, un des membres du conseil d\u2019administradon de la MMA, qui joue le rôle de porte-parole, a indiqué qu\u2019à sa connais- sance, la compagnie n\u2019avait établi aucun contact avec la Croix-Rouge.M.Bourdon esdme que c\u2019est le président de la compagnie, Ed Burkhardt, qui doit entrer en contact avec la Croix-Rouge, s\u2019il y a lieu.«Je ne suis pas au courant si cela a été fait», dit M.Bourdon, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.Pour l\u2019instant, M.Bourdon estime «être dans le jus pardessus la tête», et que la priorité de la MMA à Lac-Mégantic, c\u2019est de régler «les problèmes d\u2019environnement».Christophe Journet, responsable du marketing de la MMA dit aussi ignorer si sa compagnie a tenté d\u2019entrer en contact avec la Croix-Rouge.De son côté, l\u2019organisme humanitaire a tenté de joindre la MMA, après avoir entendu que la compagnie souhaitait offrir son aide, selon M\u201d® Marotte.Mais les responsables de la Croix-Rouge et de la MMA n\u2019ont pas encore réussi à se parler.«On attend de voir ce qu\u2019ils ont à dire», dit M\u201c® Marotte.M.Bourdon a toutefois laissé des messages ces derniers jours à des personnes de la Croix-Rouge, mais non pas en tant que représentant de la MMA, mais en tant que membre de l\u2019Association des retraités du CN, dont il est l\u2019un des présidents.«Mais on n\u2019a pas eu la chance de se parler», explique M.Bourdon, qui ajoute que l\u2019as-sociadon souhaite venir en aide aux victimes de Lac-Mégandc.La Croix-Rouge a apporté une aide d\u2019urgence aux évacués dans les heufes qui ont suivi l\u2019explosion.A plus long terme, l\u2019organisme souhaite aider les victimes, en matière de frais funéraires, de logements ou d\u2019aide aux entrepreneurs directement touchés par l\u2019explosion.L\u2019organisme maintient un guichet à Lac-Mégantic afin de mieux orienter les victimes dans leurs démarches administratives.Le Devoir farnham 'é Les 17 GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE syndiqués et deux cadres mis à pied travaiiiaient à Farnham.D\u2019autres iicenciements ont eu iieu dans ie Maine, aux Etats-Unis.MMA met à pied 19 employés à Farnham L\u2019interruption de service à Lac-Mégantic est en cause, selon la compagnie ferroviaire JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Croix-Rouge a apporté une aide d\u2019urgence aux victimes dans ies heures qui ont suivi i\u2019expiosion.PIERRE SAINT-ARNAUD Le syndicat des Métallos confirme que la compagnie Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), qui exploitait le train à l\u2019origine de la catastrophe de Lac-Mégantic, a mis à pied 19 de ses quelque 75 employés au Québec.Les employés ont reçu l\u2019avis mardi, mais le syndicat dénonce la façon cavalière de procéder de l\u2019employeur, ce dernier n\u2019ayant fait parvenir aucun préavis aux 17 syndiqués et deux cadres qui ont simplement été avisés de ne plus se présenter au travail sans autre explication.Une porte-parole au siège social de la compagnie à Chicago a indiqué à La Presse canadienne que le président de MMA, Edward Burkhard, a annoncé des mises à pied à Earn-ham, en Montérégie, et dans le Maine.Elle a précisé que ces mises à pied sont attribuables à l\u2019interruption de service à Lac-Mégantic et que les employés seront réembauchés.Inspection et entretien Le directeur québécois des Métallos, Daniel Roy, conteste cette prétention; il soutient au contraire que l\u2019entreprise a mis à pied des employés chargés de l\u2019inspection et de l\u2019entretien du matériel roulant et de la voie ferrée sur des lignes qui sont toujours en activité.«Il y a 13 des employés qui sont directement liés aux opérations; des conducteurs de train, des opéra- Les opérations de nettoyage paralysées par nn débrayage Lac-Mégantic \u2014 Un arrêt de travail a paralysé temporairement, mercredi matin, les opérations de nettoyage du site de la tragédie de Lac-Mé-gantic, a révélé la mairesse de la municipalité, Colette Roy-Laroche, à l\u2019occasion d\u2019un point de presse en après-midi.Les employés responsables du nettoyage du site craignaient de ne pas être payés pour leur travail par la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), a indiqué la mairesse.Elle a révélé que ces employés avaient été recrutés par MMA, mais que la Ville s\u2019était aussi as- teurs de machinerie, un mécanicien, trois ingénieurs.Certains sont responsables de l\u2019entretien de la voie et, déjà, les gens avaient de longues journées de travail», a indiqué M.Roy.Selon lui, MMA a toujours fait le strict minimum requis par la réglementation en matière de sécurité, une situation qui ne risque guère de s\u2019améliorer avec des réductions de personnel.«Il y a de la colère chez nos membres.Ils disent qu\u2019ils étaient déjà au minimum en matière d\u2019employés et, en réduisant la force ouvrière de 19 personnes, certains de nos membres croient qu\u2019il va y surée d\u2019embaucher des personnes responsables de surveiller les travaux.Des démarches pour régler le conflit de travail ont été menées par le gouvernement du Québec pour trouver une entente avec les employés.M\u201c® Roy-Laroche n\u2019a pas voulu révéler les détails des discussions entre les employés et le gouvernement.La Sûreté du Québec a indiqué qu\u2019en aucun temps le travail de ses enquêteurs n\u2019avait été affecté par le débrayage des travailleurs de la MMA.La Presse eanadienne avoir des situations encore plus dangereuses au chapitre de la sécurité sur les chemins de fer que MMA exploite», a-t-il dit.Le syndicaliste ne ménage d\u2019ailleurs pas ses mots en ce qui concerne les façons de faire de MMA en matière de sécurité et la complaisance du gouvernement fédéral.«C\u2019est une compagnie qui opérait au minimum.Une compagnie privée qui séparait les sous en plusieurs pièces pour tenter de faire plus d\u2019argent, qui appliquait les règles de sécurité au minimum \u2014sans être illégale \u2014 avec la bénédiction de Transports Canada.Il est là.tout le problème.On était beaucoup plus près du minimum que les autres entreprises ferroviaires», a-t-il dit.Daniel Roy ne se montre pas plus tendre quant à la manière dont le transporteur ferroviaire traite ses employés.«La compagnie n\u2019a jamais rencontré nos membres.Il n\u2019y a eu aucune communication pour les aider à tous égards, pour répondre à leurs besoins», lance-t-il.Il précise que c\u2019est plutôt le syndicat des Métallos qui a fourni des ressources de soutien aux membres pour les aider dans ces moments où plusieurs sont en détresse à la suite des événements de Lac-Mégantic.«Nos membres sont en maudit après cette compa-gnie-là.La compagnie se comporte de façon fort cavalière, se cache.Ils se sentent complètement laissés pour compte», dit le représentant syndical.Congé de maladie Par ailleurs, le « contrôleur de la circulation ferroviaire» qui était en poste à Earnham le soir de l\u2019accident est en arrêt de travail pour maladie, depuis l\u2019explosion, selon M.Jour-net.«A ma connaissance, il était en arrêt maladie.Je ne sais pas s\u2019il a été suspendu; à ma connaissance [.] il était sous le choc [.]// avait été interrogé par les autorités qui faisaient l\u2019enquête», a indiqué M.Journet au Devoir.Avec Le Devoir La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 18 JUILLET 20IS ACTUALITES ANTARCTIQUE Aires protégées : les É.-U.persistent malgré le non russe ALEXANDRE SHIELDS Washington entend toujours faire pression pour accroître la protection du fragile écosystème de l\u2019Antarctique, malgré le blocage de la Russie, qui a réussi cette semaine à faire dérailler deux projets de création d\u2019aires marines protégées.Mardi, la Russie a empêché l\u2019adoption de deux propositions de création d\u2019aires marines protégées dans le cadre d\u2019une réunion cjes membres \u2014 24 Etats et rUnion européenne \u2014 de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l\u2019Antarctique.Cet organisme est chargé de gérer les ressources marines de la zone depuis 1982.«Il ne peut tout simplement pas y avoir d\u2019effort global pour protéger les ressources les plus menacées de la terre sans un effort tout aussi global pour créer des aires marines protégées», a répliqué mercredi le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, par voiç de communiqué.Les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande souhaitent établir une aire marine protégée de 2,3 millions de kilomètres carrés dans la mer de Ross, un secteur situé au sud de la Nouvelle-Zélande.Selon ce qu\u2019a fait valoir M.Kerry, cette zone constitue «un laboratoire naturel.Son écosystème est aussi diversifié que productif, et il est de notre responsabilité de le protéger.» Un deuxième projet est défendu par l\u2019Australie, l\u2019Union européenne et la Erance.11 s\u2019agirait dans ce cas de créer un réseau de sept aires marines protégées sur la façade Est de l\u2019Antarctique.11 s\u2019agissait d\u2019un deuxième revers pour les partisans de la protection du continent le plus méridional de la planète.En octobre dernier, lors de la réunion annuelle des pays membres de la Convention, la Russie, la Chine et l\u2019Ukraine s\u2019étaient opposées aux projets d\u2019aires marines par crainte de un Les États-Unis et la Nouvelle-Zélande souhaitent établir une aire marine protégée de 2,3 millions de km^ dans la mer de Ross voir les possibilités de pêche trop fortement réduites.Washington ne compte cependant pas abandonner ces deux projets, malgré la fin de non-recevoir des Russes.«Nous n\u2019avons pas trouvé d\u2019accord sur tous les détails, mais consensus est en train d\u2019émerger sur le fait que l\u2019Antarctique doit être protégé», a affirmé M.Kerry, rappelant qu\u2019une nouvelle réunion internationale sur le sujet était prévue fin octobre en Australie.Les eaux de l\u2019océan Austral autour de l\u2019An-tarctique abritent des écosystèmes exceptionnels, avec des milliers d\u2019espèces animales, en bonne partie préservées des activités humaines.D\u2019importantes populations d\u2019oiseaux, de phoques, de cétacés et de pingouins trouvent leur alimentation dans ces eaux.Intérêt scientifique Ce fragile équilibre naturel, de plus en plus mis à mal par les bouleversements climatiques, est désormais menacé par le développement de la pêche.C\u2019est aussi là que le Japon tue chaque année des baleines, au nom d\u2019une chasse présentée comme «scientifique», mais qui résulte en la vente de la viande des animaux abattus.En plus d\u2019une précieuse biodiversité, cet univers relativement peu touché par l\u2019activité humaine présente un intérêt majeur pour les scientifiques.Les intérêts économiques sont toutefois de plus en plus manifestes.Lors d\u2019une réunion consultative du traité de l\u2019Atlantique qui s\u2019est tenue en juin 2011, Moscou avait annoncé sa volonté de lancer des prospections de minerais et d\u2019hydrocarbures en Antarctique, y compris dans les zones marines.Ces recherches potentiellement lucratives seraient impossibles si les aires protégées étaient créées.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir MOTS CROISES 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tCouverture de lit.2.\tAtmosphère spirituelle -Équipement du cheval.3.\tSot - Carnations.4.\tInterdit une publication -Plante cultivée pour son tubercule alimentaire.5.\tEnrobé de sucre -Erbium.6.\tDéférente.7.\tChef sudiste.8.\tTenues d'avocats - Fil à suture.9.\tDieu suprême du panthéon sumérien -Gorge.10.\tCouard - Être spirituel.11.\tFiel des poissons -Courtières.12.\tDessous de la chaussure - Donne à boire.VERTICALEMENT 1.\tProlifération anarchique de cellules - Entrées espagnoles.2.\tOuverture de poisson -Couteau éplucheur.3.\tPlanète - Dans la culture juive, sorte d'automate à forme humaine.4.\tChef d'Etat égyptien -Lâche.5.\tAspirées.6.\tMarque la surprise -Espèce - Gardien de but.Manifeste - Interruption de travail.8.\tA cours au Danemark -Auteur de la Dame aux camélias.9.\tInstruit d'un secret -Gratins de légumes.10.\tFemme - Pressante.11.\tPlus gros que les articles - Devoir faire vite.12.\tTordent du linge - Du verbe être.7.1 23456789 1011 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 D\tE\tP\tO\tR\tT\tE\t\tO\tE\tU\tF U\tL\tE\tM\tA\t\tC\tA\tN\tC\tE\tR C\tA\tN\t1\tS\tS\tE\tS\t\tO\tL\tE E\tR\tE\tS\t\tT\tR\tE\tM\tP\tE\tS \tG\t\tE\tN\t1\tV\tR\tE\tE\t\tQ D\t1\tS\tS\t1\tP\tE\t\tG\tN\tO\tU E\t\tO\t\tD\tE\tL\tA\t\tT\tE\tE P\tL\tU\tS\t\tN\tE\tU\tF\t\t1\t R\tO\tM\tA\tN\tD\t\tT\t1\tL\tL\tE A\tP\t1\tS\t\t1\tR\tR\tE\tE\tL\tS V\t1\tS\tS\tE\tE\t\tE\tR\tS\tE\tS E\tN\tE\tE\t\tR\tO\tS\tE\tT\tT\tE Le monarque en déclin Wi Des populations de papillons monarques de l\u2019est du Canada connaîtraient un déclin de plus de 90%, selon ce que constatent les experts.Du jamais vu.Partout sur le continent, les scientifiques et les amateurs de papillons s\u2019inquiètent d\u2019ailleurs de la situation, d\u2019autant plus qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un troisième déclin annuel consécutif.La population de ces papillons ne représente désormais plus qu\u2019une fraction de ce qu\u2019elle était il y a à peine 15 ans.photo shelley ryan-hovind, université de ualberta/la presse canadienne GOLFE DU MEXIQUE La plateforme Deepwater Horizon fuit toujours Des nappes d\u2019hydrocarbure ont été observées dans les eaux de la plateforme submergée ALEXANDRE SHIELDS Trois ans après avoir sombré dans le gobe du Mexique, la plateforme Deepwater Horizon laisserait toujours fuir du pétrole et des résidus de forage, selon les résultats d\u2019analyses menées par des chercheurs américains.Des chercheurs de l\u2019Université de Californie ont étudié des échantillons provenant des nombreuses nappes d\u2019hydrocarbure repérées dans les eaux du gobe depuis la mi-septembre 2012.Leurs travaux, publiés dans {\u2019Environmental Science & Technology Journal, indiquent que les décombres de la plateforme qui était exploitée par BP seraient la source des produits toxiques qui fuient toujours, plus de trois ans après la gigantesque marée noire.11 ne semble pas que le pétrole provienne du puits qui a coulé pendant plus de quatre mois, comme le redoutaient au départ les chercheurs.Les liquides recueillis à la surface du gobe du Mexique contiennent du pétrole et des additifs chimiques utilisés dans le cadre des forages.De tels produits ont sombré au fond de l\u2019eau en avril 2010, avec la plateforme Deepwater Horizon.L\u2019ampleur de la pollution occasionnée par ces fuites n\u2019a pas été évaluée jusqu\u2019à présent.On sait toutefois que la marée noire continue d\u2019affecter la biodiversité marine de la région.Dans un article publié en mai dans le magazine Environmental Science and Technology, des chercheurs ont indiqué que la pire marée noire de l\u2019histoire américaine a eu des effets signi-ficatbs sur les succès de reproduction des poissons.Leurs embryons ont connu des mal- formations, mais aussi des mortalités plus élevées au moment de la reproduction.Des effets caractéristiques de la toxicité du pétrole.Selon eux, cela démontre qü\u2019«il est beaucoup trop tôt» pour prédire les effets à long terme de cette catastrophe environnementale.Cinq millions de barils de pétrole Le puits appartenant à BP a laissé s\u2019échapper pas moins de cinq millions de barils de pétrole dans le gobe du Mexique à partir d\u2019avril 2010.Depuis le naufrage de VExxon Valdez en 1989 \u2014 la pire marée survenue sur le territoire américain avant celle du golfe du Mexique \u2014, plus de 500 déversements importants se sont produits dans le monde.Malgré les risques environnementaux liés à l\u2019exploçation pétrolière en mer, les Etats- Unis et le Mexique ont signé l\u2019an dernier un accord de collaboration pour l\u2019exploitation d\u2019énergie fossile dans le gobe du Mexique, accord qui a ouvert un plus grand territoire pour la recherche d\u2019or noir.En novembre 2012, BP a aussi annoncé qu\u2019elle comptait investir plus de 1 milliard de dollars pour mener de l\u2019exploration pétrolière en eaux pro-fpndes au large de la Nouvelle-Ecosse.En vertu de l\u2019entente intervenue ave,c l\u2019Office Ca-nada-Nouvelle-Ecosse des hydrocarbures extracôtiers, la pétrolière britannique a mis la main sur les droits d\u2019exploration de quatre secteurs où elle compte se lancer dans des travaux d\u2019exploration qui devraient s\u2019étendre sur six ans.Cette zone maritime se caractérise par sa riche biodiversité.Le Devoir SOLUTION DU DERNIER Sept-lles 20/1Q Baie-Comeau xAfe 21/7 Gaalpe Saguena 24/16 Quebec Trois-Rivières^^^^ ^ 26/16 Val d\u2019Or 25/16 SIterbrooke /16 Montreal Lever du soleil: 5h24 Coucher du soleil: 20h37 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aulourd-liiiti 28 Passages nuageux Québec Aujourd-lyg 27 Passages nuageux Gatineau Aujourd-h^ 28 iCiel var MM utilise des données d'Environnement Canada Auj.Sol 27/15 Ave 27/14 Ave 27/14 Ora 31/24 Sol 23/15 Ora 26/15 Ce soir, Demain Ora 23/13 Var 26/19 Var 23/17 Ora 32/19 Sol 24/16 Sol 23/11 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Auj.Sol 28/12 Sol 23/19 Ora 19/12 Sol 35/26 Sol 29/16 Ave 31/22 Demain Sol 27/11 Sol 23/18 Ora 22/12 Ora 36/26 Ave 29/16 Sol 31/23 19 Ciel variable Ce soir 15 Ciel variable Ce soir Ciel vanafale Demain 30/17 Possibili^^ar-ages, pdp 70%.Samedi 25/15 Orages, | 40% Dimanche 22/14-^^^ GénéralerirefiW ensoleillé l\t26/15\t\t23/10\t\t21/10 \tOrages.hId\t\tPosslbilii^ife\u2019-\t\tEnsoleillé \t90%.\t\tages, pdp 60%\t\t Demain Samedi 29/15 Possibiüipîd'-ages, pdp 70%.Dimanch 24/12 Possibil ages, pdp 60% 22/12 Ensoleillé Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.Météo Média INDE 22 écoliers meurent d\u2019une intoxication alimentaire IMRAN KHAN à Patna Vingt-deux écoliers indiens ont succombé à une intpxi-cation alimentaire dans l\u2019État pauvre du Bihar et trente étaient toujours hospitalisés mercredi, un drame qui a déclenché la colère des habitants.Vingt enfants décédés mardi, âgés de 4 à 10 ans, ont été inhumés mercredi matin près de leur école, un établissement public du village de Masrakh, dans la région du Saran.«Après 21 décès, nous venons d\u2019apprendre qu\u2019un autre enfant est décédé en cours de traitement», a déclaré à l\u2019AEP le, secrétaire à la Santé de l\u2019État, Vyas Ji, alors que les soupçons se portent sur la présence probable d\u2019insecticide dans les aliments.Trente enfants restaient hospitalisés danç différents hôpitaux de cet État, le plus peuplé de l\u2019Inde et considéré également comme le plus pauvre, où l\u2019inflation a rendu indispensables les repas gratuits pour les indigents malgré des conditions sanitaires souvent déplorables.Le drame a déclenché la colère des habitants de Chhapra, la principale ville du Saran, où des centaines de personnes ont brisé les vitres de cars scolaires et saccagé un poste de police mardi soir.Les manbestants demandaient «des mesures fermes contre les fonctionnaires responsables» selon eux de la mort des enfants, a déclaré un responsable local, S.K Mail.Les élèves avaient à leur menu un plat de riz et de lentilles préparé dans l\u2019école.Insecticide Les premiers éléments de l\u2019enquête ont révélé la présence probable de phosphate contenu dans un insecticide.La cause des décès serait un empoisonnement pour lequel les malades sont traités à l\u2019atropine, un anti-dote généralement utilisé contre les effets des gaz neurotoxiques, a-t-il ajouté.«Mes enfants étaient partis à l\u2019école pour apprendre.Ils sont revenus à la maison en pleurant et en disant qu\u2019ils avaient mal, a témoigné un père bouleversé interrogé par la chaîne de télévision NDTV.Je les ai pris dans mes bras, mais ils n\u2019arrêtaient pas de pleurer en se plaignant de souffrir de maux de ventre terribles.» Le chef du gouvernement du Bihar, Nitish Kumar, a ordonné l\u2019ouverture immédiate d\u2019une enquête.Le gouvernement s\u2019est engagé à verser 200000 roupies (3400$CAN) aux familles des victimes.Agence France-Presse LE DEVOIR LE JEUDI 18 JUILLET 20IS A 5 ACTUALITES .lllllTO|'J\u2019ji\u2018J!»_ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des dizaines de Montréalais se sont réappropriés à leur façon le fleuve Saint-Laurent mercredi dans le Vieux-Port Des Montréalais adeptes de baignade urbaine Le Vieux-Port a été le théâtre d\u2019une nouvelle édition du Grand Splash Des dizaines de Montréalais ont envahi les eaux du Vieux-Port, mercredi matin, afin de contribuer, à leur façon, à la réappropriation du fleuve Saint-Laurent par ses résidants.Le Comité citoyen Montréal Baignade, qui organise chaque année depuis 10 ans le Grand Splash, revendique auprès des élus la mise en place de mesures visant à permettre la pratique de la baignade aux pourtours de l\u2019île.Selon la Ville de Montréal, l\u2019île comprend 75 km de rive.dont 50% sont de propriété publique ou institutionnelle.Malgré tout, la baignade n\u2019y est pas couramment pratiquée, bien que la qualité de l\u2019eau le permet généralement.Si ces adeptes de la baignade urbaine ont pu se rafraîchir mercredi en prévision d\u2019une nouvelle journée de canicule, le temps chaud et écrasant des derniers jours devrait être un peu moins affligeant ce jeudi.Le temps caniculaire qui perdurait depuis plusieurs jours s\u2019est en effet traduit en soirée mercredi par de violents orages.Résultat?Plus de 62000 clients d\u2019Hydro-Québec étaient privés de courant, mercredi soir, en raison des fortes pluies et des puissants vents qui se sont abattus sur de nombreuses régions.3ur son site Web, la société d\u2019Etat indiquait que les régions de la Montérégie, des Lauren-tides et de Lanaudière étaient les plus touchées.En Montérégie, 22305 abonnés n\u2019avaient pas d\u2019électricité, peu après 20 h.Sur son compte Twitter, Hydro-Québec affirmait que des équipes étaient à l\u2019œuvre sur le terrain afin d\u2019intervenir.Environnement Canada avait publié des avertissements d\u2019orages violents pour les régions qui étaient les plus touchées par les pannes.Selon l\u2019organisme fédéral, les averses devraient cesser tard mercredi soir.Des rafales pouvant atteindre jusqu\u2019à 40km/h dans certains cas pourraient accompagner les fortes précipitations.Avec La Presse canadienne Le Devoir VILLE DE MONTREAL Applebaïun a touché une indenudté de départ de 268 000 $ L> ancien maire par intérim ' de Montréal Michael Ap-plebaum, qui a démissionné après s\u2019être vu imposer 14 chefs d\u2019accusation au criminel, a reçu plus d\u2019un quart de million de dollars en indemnité de départ.Il a obtenu 267 923,90$ en raison de ses années passées dans l\u2019administration municipale.Le paiement comprend 108204,90$ en indemnité de départ ainsi que 159719,00$ comme allocation de transition.M.Applebaum a en effet été maire d\u2019arrondissement, président du comité exécutif, puis maire par intérim pendant sept mois, jusqu\u2019au printemps.Son bref passage à la mairie a pris fin par une démission chargée en émotions, après que la police lui eut mis la main au collet en vertu d\u2019accusations de corruption dans une enquête sur une aflaire de pots-de-vin dans son arrondissement.En démissionnant, Applebaum a assuré qu\u2019il prouverait son innocence.Vision Montréal s\u2019insurge Selon des responsables municipaux, l\u2019ex-maire a droit à une prime de départ en vertu de la loi provinciale, et aucune règle n\u2019existe pour permettre aux autorités de saisir la somme.Dans un courriel, l\u2019Hôtel de Ville précise que ni les raisons données pour son départ ni les accusations portées contre lui n\u2019ont d\u2019effet sur ses droits en vertu du régime de retraite pour les élus municipaux.Le parti Vision Montréal s\u2019in-siuge contre cette indemnité et a annoncé mercredi qu\u2019il dépo- serait, à la fin du mois d\u2019août, une motion pour éliminer les montants versés aux élus qui quitteraient leur poste avant la fin de leur mandat, sauf pour des raisons valables.Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, la chef du parti, Louise Harel, estime que Montréal doit prendre exemple sur le gouvernement du Québec, qui étudie actuellement un projet de loi semblable pour les députés.«Les élus doivent s\u2019engager en politique municipale pour l\u2019entièreté de leur mandat.Le retrait d\u2019un élu de la vie publique implique des coûts, notamment pour la tenue d\u2019une élection partielle.Si l\u2019élu n\u2019a pas de raisons valables, notamment une maladie, qui l\u2019empêchent d\u2019exercer ses fonctions, Vision Montréal est d\u2019avis que l\u2019allocation de transition ne doit pas lui être versée», a ajouté Cindy Leclerc, conseillère de Ri-vière-des-Prairies et membre de la Commission de la présidence du conseil.Si la Loi sur le traitement des élus municipaux permet à la Ville de verser une allocation de transition, le Règlement sur le traitement des membres du conseil, lui, établit que cette allocation est versée à toute personne qui cesse d\u2019être membre du conseil après l\u2019avoir été pendant au moins les 24 mois précédant la fin de son mandat.La motion de Vison Montréal viserait à modifier ce règlement pour y inclure les nouvelles dispositions.La Presse eanadienne NUNAVIK Arrestation musclée filmée : un conseil de bande innu songe à poursuivre la SQ BAHADOR ZABIHIYAN Les membres du conseil de bande d\u2019Unamen Shipu, à La Romaine, songent à entamer des poursuites judiciaires à la suite de la diffusion d\u2019une vidéo sru les réseaux sociaux, dans laquelle des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) semblent procéder à l\u2019arrestation plutôt musclée d\u2019un jeune homme, selon l\u2019avocat Alain Arsenault, qui a été contacté par la communauté.«Je vais regarder l\u2019ensemble: civil, criminel, déontologique, [.] je n\u2019exclus aucun recours», dit M.Arsenault, joint au téléphone par Le Devoir.L\u2019avocat affirme que le conseil de bande de la communauté innue était en réunion mercredi afin de savoir s\u2019il ferait appel à ses services dans le but d\u2019entamer des procédrues judiciaires.La vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, a été filmée à l\u2019aide d\u2019un téléphone cellulaire.L\u2019enregistrement est de mauvaise qualité, il est possible toutefois d\u2019y distin^er deux agents de la SQ qui tentent de maîtriser un homme, qui se trouve à terre.Les deux agents, qui sont accroupis près de l\u2019homme, lui assènent plusierus coups de poing.Un des agents assène aussi des coups de matraque à l\u2019homme, qui semble se débattre.Le jeune homme qui apparaît dans la vidéo, filmée à partir de l\u2019intérieru d\u2019un véhicule et mise en ligne le 16 juillet, a expliqué qu\u2019il se portait mieux.«Ça va un peu mieux», a dit Norbert Mestenapeo lors d\u2019une entrevue téléphonique avec Le Devoir.Enquête en cours Sa tante Geneviève Mark a expliqué qu\u2019il ne souhaitait pas parler davantage, sur les conseils de M.Arsenault.M.Mestenapeo a reçu neuf points de suture à la tête.Il a aussi des hématomes au niveau des bras, une bosse sur la tête, et il aurait abondement saigné.M\u201c® Mark a «Je vais regarder l\u2019ensemble: civil, criminel, déontologique, [.] je n\u2019exclus aucun recours» contribué à diffuser la vidéo, sur son compte Eacebook, afin de dénoncer ce qu\u2019elle considère être un cas de brutalité policière.«Si on ne le fait pas, c\u2019est qui, qui va bouger?», dit-elle.La SQ a déjà indiqué qu\u2019une enquête a été confiée à la Direction des normes professionnelles de l\u2019organisation policière.«Il y a des équipes qui vont se déplacer, des policiers qui vont enquêter», indique Nathalie Girard, porte-parole de la SQ.L\u2019intervention de la police a eu lieu le 16 juillet, selon elle.Les policiers ont reçu un appel leur signalant du «grabuge» à l\u2019intérieur d\u2019une résidence de La Romaine, en soirée.Les agents s\u2019y sont rendus.Par la suite, la SQ a reçu un deuxième appel, provenant d\u2019un «citoyen» qui avait «localisé» un homme.Les policiers ont répondu à cet appel, et ont retrouvé l\u2019individu.Mme Girard explique que la vidéo montre cette intervention, sans confirmer l\u2019identité de la personne au sol.Raymond Bellefleur, le chef d\u2019Unamen Shipu, a décrit l\u2019intervention de la SQ comme étant de la brutalité policière, et a demandé à ce qu\u2019un service de police autochtone soit mis en place dans sa communauté, dans un communiqué de presse.M\u201c® Mark estime que les policiers qui sont intervenus ce soir-là n\u2019avaient pas l\u2019habitude de patrouiller dans la communauté.Selon elle, il s\u2019agissait de policiers des «grosses villes» comme Sherbrooke ou Trois-Rivières.Elle souhaiterait plutôt voir des policiers des villes environnantes qui assurent la sécruité de cette communauté de 1000 habitants, comme c\u2019est d\u2019habitude le cas.Selon elle, les relations entre les Innus et la SQ vont généralement «très bien».«On ne veut pas se venger, mais il faut que ça s\u2019arrête, la violence», conclut-elle.Le Devoir Le propriétaire du site qui a diffusé la vidéo du meurtre de Jun Lin accusé Edmonton \u2014 La police a porté une accusation contre le propriétaire du site Internet qui avait publié la vidéo du meurtre de Jun Lin, pour lequel Luka Magnotta est accusé.Mark Marek, d\u2019Edmonton, qui exploite le site best-gore.com, devra faire face à un chef d\u2019accusation de corruption des mœurs.Selon la police, Marek, âgé de 38 ans, savait que la vidéo qu\u2019on lui avait envoyée était celle d\u2019un véritable meurtre et il l\u2019a quand même mise en ligne.Marek doit comparaître ce jeudi à Edmonton.Le procès de Magnotta doit s\u2019amorcer en septembre à Montréal.Il est accusé du meurtre de l\u2019étudiant chinois Jun Lin.Des parties du corps de la victime avaient été retrouvées dans divers endroits du pays, et le meurtre sordide avait fait les manchettes un peu partout sur la planète.Magnotta a plaidé non coupable.Avant que Marek ne soit accusé, une brève déclaration publiée sur son site Web mentionnait qu\u2019il rencontrerait la police pour une entrevue et qu\u2019il pourrait être arrêté.«Cela peut sembler bizarre, mais à ce moment-ci de ma vie, la prison n\u2019apparaît pas comme entièrement inintéressante, est-il écrit.Je n\u2019aurais rien contre le fait de prendre une pause de la planète.J\u2019ai consacré ma vie au combat contre le Mal et les mensonges, et je sais désormais que Dieu et la vérité sont de mon côté.» «Je ne crains pas les serviteurs de Satan.D\u2019une façon ou d\u2019une autre, ma vie prendra fin un jour, tout comme les leurs.» Marek risque deux ans de prison.La Presse eanadienne BOUTEILLES DE VOTRE APPLICABLE^ SUR LES bouteilles O^JA REDUITES J La modération ' bien meiiieur goût.Æcfcj^^lccjof PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS SAO Exclus de cette offre : titulaires de permis, SAQ Dépôt, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac.L\u2019offre Économisez 10% avec tout achat de 3 bouteilles et plus est en vigueur le 18 juillet 2013 seulement et s\u2019applique uniquement à l\u2019achat d\u2019un minimum de 3 produits alcooliques offerts en succursale et dans SAQ.COm.Les 10% de rabais sont calculés sur le prix courant.Sont exclus de cette offre: les cartes-cadeaux SAQ, les cartes de dégustation, les bons-cadeaux « Les Connaisseurs», les produits commandés par l\u2019entremise du service des commandes privées, les produits en vente dans le catalogue Le Courrier vinicole, ainsi que tout autre article ou produit non alcoolique.La consigne sur les bières est exclue du montant d\u2019achat donnant droit à l\u2019escompte.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n\u2019est acceptée.18 ans ou plus. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 18 JUILLET 20IS EDITORIAL LES LANCEURS D\u2019ALERTE Souci démocratique Des États-Unis nous sont parvenus les échos de deux déclencheurs d\u2019alerte (whistleblowers) sur la culture très méticuleuse du gouvernement pour le contrôle de l\u2019information tous azimuts.De Suisse nous sont parvenues les confidences de deux lanceurs d\u2019alerte français sur la vénération qu\u2019ont des puissants pour la fraude fiscale.Leur dénominateur commun ?Un souci certain pour la qualité démocratique.C\u2019est rare ! 1 y a peu, le président Barack Obama a assuré avoir un penchant affirmé pour la transparence, pour l\u2019ouverture, la liberté et autres mots-valises formulés pour impressionner les crédules.Comme il se doit, il a joint le geste à la parole en ordonnant deux choses : la publication intégrale des 7000 pages composant les Pentagon Papers sur la guerre du Vietnam et dont Daniel Éllsberg livra des extraits.La deuxième ?Le dévoilement par la National Security Agency (NSA) de 50000 pages.Ce faisant, Obama a fait preuve d\u2019un certain humour.Celui, plus précisément, qui se confond avec le cynisme.Car en fait de secrets, la NSA a levé le voile sur un manuel de cryptologie de.1809! Sur une photo prise par un espion en.1919! Sur un dossier ayant la Chine de.1946 comme sujet! Bref, le président s\u2019est appliqué à fourguer des reliques.Il en a été ainsi parce que, selon Ellsberg, selon des chercheurs universitaires et surtout l\u2019organisme Reporters Committee for Freedom of The Press, pour tout ce qui a trait aux déclencheurs d\u2019alerte ou mécaniciens de SOS, on ne sait plus comment dire, Obama est pire que ses prédécesseurs.Il est en tout cas beaucoup plus agressif à leur endroit comme en témoigne le nombre de poursuites commandées contre ceux et celles qui ont déplacé le moindre paravent sur les «coups» de l\u2019État au nom de la .\tmorale.A\t' Oui ! La morale.Pour Edward Snowden et ™\tBradley Manning, les plus connus d\u2019entre eux, mais aussi pour Darrel Anderson, Jeremy Hammond, Aaron Swartz, qui s\u2019est suicidé, et bien d\u2019autres, la politique suivie par l\u2019actuelle administration à propos du droit du public à l\u2019information se distinguant par un blocage plus musclé que sous George Bush.Faut le faire ! Un blocage d\u2019ailleurs documenté et qui comrnande, pour Snowden et autres, la mise en relief des dérives de l\u2019État au nom de l\u2019obligation éthique.En fait, l\u2019opacité érigée par le gouvernement en système a naturellement favorisé l\u2019usage de méthodes, parfois spectaculaires, comme en fait foi le recours à WikiLeaks, dans le but de sensibiliser le public au viol de ses droits par ledit gouvernement avec la complicité des chevaliers du Saint-Graal informatique, soit Facebook, Apple, Google, Micro,soft et consorts.Certains, parmi ces derniers, ont proposé à l\u2019État, tenez-vous bien, ce qui suit: doter leur quincaillerie technologique d\u2019aspirateurs d\u2019informations.C\u2019est tout dire ! Dans une étude effectuée par le sondeur américain Joseph Zogby sur les jeunes, sur les moins de 30 ans, soit l\u2019âge de Manning, Snowden et compagnie, on apprend qu\u2019elle est la génération la plus attachée au devoir de conscience, aux principes.Dans une proportion de loin supérieure (63%) à celle des autres générations, les moins de 30 ans sont en désaccord avec la martingale politicienne qu\u2019est l\u2019expression suivante: «Je soutiens mon pays, qu\u2019il ait tort ou raison.» Dans une proportion de 84%, les Manning et autres pensent «qu\u2019une puissance impériale adoptant tel comportement sans égard à ce que le monde pense» a une mauvaise conduite.Cette dernière expression, on peut maintenant l\u2019appliquer à la France et surtout à la Suisse.Le 5 juillet dernier, les autorités du royaume des entrelacs des vices financiers ont emprisonné dans un endroit secret Pierre Condamin-Gerbier.Un banquier qui, pendant plus de vingt ans, a travaillé pour des banques suisses, notamment UBS, versées en fraude fiscale des grandes fortunes et des entreprises.La Suisse lui reproche d\u2019avoir témoigné, comme on le lui avait exigé, auprès de l\u2019administration française et des parlementaires sur les us et coutumes des individus qui ont la haine de l\u2019impôt chevillée au corps.C\u2019est seulement le 14 juillet que les Suisses ont avoué avoir mis Condamin-Gerbier au cachot.En ce qui concerne maintenant Hervé Falciani, informaticien français basé à la filiale de HSBC à Genève et écœuré par les mœurs financières de dizaines de milliers de fraudeurs, cela fait cinq ans, après que l\u2019administration fiscale a bénéficié de ses informations, qu\u2019il attend que le ministère de la Justice prenne enfin le relais.Cet homme très courageux est en cavale depuis des mois et des mois et il ne se passe.rien.Et ce, pour une raison bien simple : en France comme aux États-Unis,, la qualité démocratique est considérée comme un obstacle.À quoi?L\u2019intérêt très personnel, évidemment.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LB CouRÎ\tt)w\tiBLoU CtfNÎfRN/ATtMHÎ.C'AMRADfÇ AluvÇ p-ECûfJJTiTpE I?0 i REPRISE LETTRES Aux gens de Lac-Mégantic Les étoiles En entamant la lecture du roman de Michel Rostain, intitulé Le fils, j\u2019ai trouvé en exergue ce poème d\u2019Erich Fried, dont les mots pourraient servir de baume aux sinistrés de Lac-Mégantic.Chercher encore des mots Qui disent quelque chose Éà où l\u2019on cherche les gens Qui ne disent plus rien Trouver encore des mots Qui savent dire quelque chose Éà où l\u2019on trouve des gens Qui ne peuvent plus rien dire Bon courage Jean-Marie Cliche Le 9 juillet 2013 Le train de la honte au coeur d\u2019une ville Il se trouvera toujours des rapaces de bonne fortune pour profiter de la brèche que leur offre le système pour augmenter leurs profits.En ce sens, le drame de Lac-Mégantic ne fait pas exception à la règle.En effet, on aura beau tenter de trouver des coupables auprès du conducteur du train.Torn Harding, ou des dirigeants de la compagnie ferroviaire MMA, on devra admettre tôt ou tard que les premiers responsables de cette catastrophe inimaginable demeurent les intervenants du ministère des Transports du Canada qui ont permis, par leur laxisme éhonté, la déréglementation tolérant un seul chauffeur à bord.conséquence directe de la descente du train de la honte au cœur d\u2019une ville jusqu\u2019alors paisible! Henri Marineau Québec, le 14 juillet 2013 Pour caractériser la personnalité et l\u2019action de la mairesse de Lac-Mégantic, madame Colette Roy-Laroche, iT n\u2019est pas exagéré de citer Charlie Chaplin : «Du chaos sortent les étoiles.» Jean-Marie Desgagné Québec, le 16 juillet 2013 Mon coeur québécois En tant qu\u2019immigrante française arrivée au Québec en 2011, je me pose souvent des questions quant à ce qui définit aujourd\u2019hui ce que je pourrais considérer comme « mon » pays : le lieu qui m\u2019a vue grandir ou celui qui me voit m\u2019épanouir ?Certes, j\u2019ai un passeport et un accent français.Certes, je suis attachée à l\u2019histoire française et je consulte régulièrement les nouvelles.En fait, je pense même que la France restera pour toujours «mon pays d\u2019origine».Mais au fil de mes engagements, de mes lectures, de mes rencontres, un autre pays s\u2019installe en moi.Un autre pays qui m\u2019a fait tressaillir lors du printemps 2012 et pour lequel j\u2019ai envie de continuer de lutter.Plus je le parcours, plus je m\u2019informe sur son histoire et plus je m\u2019y attache.Plus j\u2019ai envie de m\u2019y impliquer.Ainsi, je me sens souvent prise dans un entre-deux, un «entre-deux-pays».Mais depuis deux jours, autant vous dire que mon cœur a pris un parti fort.Depuis deux jours, mon cœur est avec les habitants de Lac-Mégantic.Depuis deux jours, mon cœur est québécois.Blandine Parchemal Montréal, le 7juillet 2013 Il était une fois l\u2019Amérique Étonnante Amérique : on y défend le droit fondamental à la vie en allant jusqu\u2019à remettre en question le droit à l\u2019avortement, certains États n\u2019ont pas aboli la peine de mort, mais on tient mordicus à ne pas révoquer le droit constitutionnel de la possession et du port d\u2019armes, accepté socialement non seulement à des fins récréatives, mais aussi en guise de légitime défense.Se faire justice à soi-même en ciblant une personne quant à son comportement, à son allure, peut-être à sa race, sans pouvoir juger en toute circonstance qu\u2019on ait affaire réellement à un criminel, un malfaiteur, à une menace sur sa vie.Voilà l\u2019Amérique d\u2019aujourd\u2019hui, encore ancrée en partie au temps du Far West.La juge au procès Zimmerman refusait que l\u2019on prononce en cour l\u2019expression «profilage racial», seul le mot «profilage» était admis.Que l\u2019on choisisse un terme ou l\u2019autre, le drame demeure en dépit du verdict.Est-ce étonnant qu\u2019un simple vigile de quartier ait fini par tuer ce qui semble être une innocente victime non armée quand un policier peut commettre une telle bévue parce qu\u2019une personne jugée louche n\u2019a pas obtempéré à ses ordres et semblait représenter une menace (cas Villa-nueva-SPVM) ?Au tribunal américain, le doute raisonnable quant à la légitime défense a prévalu, non pas le «hors de tout doute» quant à la décision de l\u2019accusé de tirer sur le «suspect».Les jurés ont fondé leur unanime décision strictement sur les preuves présentées.Néanmoins, un vaste débat de société s\u2019impose.Carol Patch-Neveu Montréal, le 15 juillet 2013 LIBRE OPINION Mégantic : 10 questions au premier ministre du Canada AIME LAGARDE Chambly Monsieur le Premier Ministre, C> est avec la plus extrême indignation que j\u2019ai appris, à la suite de la catastrophe de Lac-Mégantic, que le gouvernement canadien tolère que des compagnies ferroviaires [.] abandonnent sans aucune sorte de surveillance leurs trains chargés de produits inflammables et potentiellement explosifs sur une voie ferrée principale.C\u2019est avec le plus grand ahurissement que j\u2019ai appris que le gouvernement canadien tolère que le moteur de la locomotive de ce convoi laissé sans surveillance continue à fonctionner! [.] J\u2019en suis venu à la conclusion qu\u2019une telle négligence de la part du gouvernement est objectivement un véritable encouragement à l\u2019action terroriste : c\u2019est pousser au crime que d\u2019offrir ainsi une bombe potentielle à un groupe mal intentionné (ou même à un seul individu capable de desserrer des freins et, si besoin est, en terrain plat, par hypothèse, capable de pousser la manette des gaz.C\u2019est moins compliqué que de piloter un Boeing 767 !) C\u2019est offrir à des terroristes le cadeau d\u2019un engin infernal tout préparé, d\u2019une bombe livrée à pied d\u2019œuvre déjà amorcée, arme de destruction massive constituée de cinq locomotives tirant 72 wagons chargés d\u2019un produit extrêmement dangereux [.].Cette fois-ci, le scénario s\u2019est réalisé tout seul, sans même l\u2019intervention d\u2019une personne malveillante.[.] Mais le résultat est le même : de nombreux morts et des dommages matériels extrêmement importants ; une ville dévastée et une population traumatisée.[.] Et après ce désastre, c\u2019est aux gouvernements de la municipalité et du Québec qu\u2019il incombe de ramasser les pots cassés.[.] Monsieur le Premier Ministre, pouvez-vous, d\u2019ores et déjà et sans présumer des résultats de l\u2019enquête à faire sur les lieux de la tragédie, nous indiquer quels changements vous comptez apporter sans délai aux règlements qui régissent le transport ferroviaire et en particulier en ce qui concerne les compagnies de seconde zone (de classe 2), de façon à ménager dans cette économie capitaliste en folie une plus grande place pour l\u2019humain, une place pour la dignité, pour le respect, pour la sécurité de vos concitoyens?Après tout, l\u2019économie, c\u2019est sans doute, entre autres choses, des ressources naturelles, des entreprises et des marchandises, mais c\u2019est d\u2019abord et avant tout une collectivité d\u2019humains, au service, au développement et au bonheur desquels cette activité économique doit être vouée.Et n\u2019était-ce pas des valeurs de cet ordre (de respect, de dignité, de paix et de sécurité) que nos soldats étaient allés défendre et promouvoir en Afghanistan ?Pouvez-vous, Monsieur le Premier Ministre, confirmer le fait que la compagnie MMA Railway avait le droit de stationner son train à Nantes, là où elle l\u2019a fait le 5 juillet?qu\u2019elle avait le droit de le laisser sans surveillance pendant plusieurs heures, le moteur de la locomotive restant en marche ?qu\u2019elle avait le droit de n\u2019utiliser qu\u2019un seul conducteur pour diriger un convoi de 5 locomotives et 72 wagons?et qu\u2019elle avait le droit d\u2019utiliser des wagons-citernes DQT-111 pour le transport du pétrole brut léger?Allez-vous, finalement, vous décider à être proactif, en ces questions de transport ferroviaire ?Plutôt que d\u2019attendre benoîtement que les compagnies récalcitrantes s\u2019autorégulent d\u2019elles-mêmes ?Plutôt que d\u2019attendre qu\u2019il y ait d\u2019autres catastrophes ?Allez-vous resserrer les règlements sur l\u2019épaisseur des parois des citernes transportant du pétrole ?Allez-vous imposer l\u2019obligation de stationner un train dans une voie de garage munie d\u2019un taquet dérailleur ou d\u2019un taquet d\u2019arrêt et non pas sur une voie principale ?Et en terrain plat, sans possibilité de dévaler vers une zone habitée ?Allez-vous, dans le cas d\u2019un train à l\u2019arrêt en attente d\u2019une équipe de relève, imposer l\u2019obligation d\u2019immobiliser chacune des locomotives et chacun des wagons à l\u2019aide des freins de sécurité ?Allez-vous imposer l\u2019obligation d\u2019avoir une surveillance sur place, pendant tout arrêt pour un changement de quart de travail?Allez-vous imposer l\u2019obligation d\u2019avoir plus d\u2019un conducteur à bord d\u2019un convoi aussi important, aussi potentiellement dangereux et aussi sensible aux possibles interventions d\u2019un commando terroriste ?Allez-vous prévoir des sanctions sévères (des amendes salées) pour chacun des manquements à ces règlements ?Allez-vous faire surveiller les trains par du personnel qualifié plutôt que de laisser les compagnies décider elles-mêmes à quelle partie des règlements elles vont se conformer?Et allez-vous vous assurer que ces mesures dissuasives seront appliquées avec ri^eur ?Merci, Monsieur le Premier Ministre, enfin de penser aux gens et non pas seulement à l\u2019argent. LE DEVOIR LE JEUDI 18 JUILLET 20IS A 7 IDEES 17 JUILLET, JOURNEE DE LA JUSTICE INTERNATIONALE PENALE Le CPI à l\u2019heure des bilans FANNIE LAFONTAINE Professeure agrégée à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval et Fondatrice et directrice de la Clinique de droit international pénal et humanitaire (CDIPH) ALAIN-GUY TACHOU SIPOWO Doctorant et chargé de cours à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval et superviseur à la CDIPH mar el-Béchir, le président du Soudan, qui fait l\u2019objet de deux mandats d\u2019arrêt lancés par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes contre l\u2019humanité au Darfour, est le présumé criminel le plus mobile de la terre.Encore hier, il arpentait les rues d\u2019Abuja au, Nigéria, serrant les mains des autres chefs d\u2019Etat lors d\u2019une rencontre régionale, sans crainte réelle d\u2019être importuné par les forces de l\u2019ordre.Pourtant, c\u2019est le tout-puissant Conseil de sécurité des Nations unies qui avait demandé à la CPI, en mars 2005, d\u2019enquêter sur les crimes commis au Darfour.Cette décision historique (il s\u2019agissait du premier renvoi de l\u2019organe politique à la nouvelle Cour) semblait indiquer clairement que la solution du conflit au Darfour passait entre autres par la justice.Que l\u2019impunité était un obstacle à la paix.Une de nous avait écrit dans ces pages, il y a exactement 5 ans, le 17 juillet 2008, à la suite de la décision du procureur d\u2019alors d\u2019inculper Béchir, que «si la CPI décide de lancer un mandat d\u2019arrêt, cette décision devra être appuyée sans équivoque par la communauté internationale, au risque d\u2019ébranler les fragiles fondations du système de justice pénale internationale.De cet effort collectif dépend la crédibilité de la CPI.» Cet effort n\u2019est pas venu.Béchir est libre.D\u2019autres aussi.Le Conseil de sécurité ne fait riep pour aider la CPI, qui dépend pourtant des Etats pour mener à bien son mandat.L\u2019Union africaine a adopté une attitude belliqueuse envers la CPI et refuse la coopération.Où en est la Cour et qu\u2019en est-il de cette entreprise de lutte contre l\u2019impunité née après la Deuxième Guerre mondiale qui se pérennisait enfin avec sa création?17 juillet 1998 Il y a en,effet 15 ans, le 17 juillet 1998 à Rome, les Etats adoptaient le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, un traité international créant la première juridiction permanente à vocation universelle responsable de juger les auteurs présumés des crimes internationaux les plus graves, à savoir le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l\u2019humanité et le crime d\u2019agression.Portée essentiellement par les « puissances moyennes », le Canada en tête, et par la plupart des pays en voie de développement, la Cour a commencé ses activités en juillet 2002 en se passant de la participation cjes puissances de premier ordre que sont les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l\u2019Inde et Israël.L K k ASHRAF SHAZLY AGENCE ERANCE-PRESSE Le président soudanais, Omar ei-Béchir, fait i\u2019objet de deux mandats d\u2019arrêt iancés par ia Cour pénaie internationaie pour génocide et crimes contre i\u2019humanité commis au Darfour.Cette fracture, que l\u2019on connaît très peu dans un système international où rien ne se fait sans l\u2019appui des plus grands, découlait pourtant d\u2019une prise de conscience unanime voulant que « trop c\u2019était trop », plus jamais on ne tolérerait «ça».La tragédie des Balkans et du Rwanda du début des années 1990 et la réponse judiciaire que le Conseil de sécurité y apporta en créant les tribunaux pénaux internationaux ad hoc des Nations unies pour l\u2019ex-Yougoslavie et pour le Rwanda avaient fini de convaincre beaucoup que la paix par la justice n\u2019est pas qu\u2019une utopie.En créant la CPI, on voulait donner un second souffle à l\u2019héritage de Nuremberg.La CPI est donc née dans une période de ^ands espoirs.Les ONG de par le monde ont activement participé à sa création.Il en est résulté une institution qui, si elle répond dans les textes aux attentes légitimes de la société civile, est à certains égards pu contradiction avec les intérêts nationaux des Etats, du moins ceux impliqués d\u2019une façon ou d\u2019une autre dans une situation de conflit.Qu\u2019on se rappelle pour preuve la sourde oreille du Conseil de sécurité à l\u2019appel de la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de,l\u2019homme et d\u2019un groupe de plusierus dizaines d\u2019Etats pour que la situation actuelle en Syrie fasse l\u2019objet d\u2019enquêtes par le Bureau du procu-reiu de la CPI.Les espoirs (démesurés?) placés en la Cour se confrontent au fait que la CPI se détache de l\u2019axe de la puissance internationale pour se rapprocher des plus faibles.D\u2019où la politique de n\u2019exempter personne de répondre de ses crimes, y compris les présidents en exercice.Dans les pays où elle enquête, notamment en République démocratique du Congo, en Quganda, en Côte d\u2019ivoire, en République centrafricaine, au Kenya et au Soudan, elle n\u2019a ainsi visé essentiellement que des chefs militaires, civils et politiques.D\u2019autre part, parce qu\u2019elle n\u2019est plus uniquement une justice pour la paix dans l\u2019intérêt des vainqueurs des conflits, la CPI est proche des victimes à qui elle a promis la parole, la guérison, la réconciliation et l\u2019établissement de la mémoire historique de leurs souffrances.À travers les procès ouverts dans les pays en conflit où la Cour intervient, de nombreuses victimes d\u2019abus de pouvoir se sont vues offrir la possibilité de monter au créneau pour faire entendre leurs voix.Statut de Rome En dépit de ces objectifs louables, la Cour fait aujourd\u2019hui face, après 15 années d\u2019existence seulement, à des critiques de toutes parts, dont les plus yéhémentes proviennent le plus souvent des Etats.Bien qu\u2019on perçojve un réchauffement des relations entre les Etats-Unis et la Cour depuis peu, les principales puissances sont loin d\u2019être prêtes à faire le pas pour rejoindre l\u2019institution internationale, dont elles dénoncent essentiellement le pouvoir du procureur.Pour l\u2019Union africaine, qui appelle ses Etats membres à quitter la Cour, celle-ci a écorné sa crédibilité parce que son procureur ne poursuivrait que les Africains.Sans être nécessairement bien articulée, parce que les situations africaines, à l\u2019exception de la Libye et du Soudan, renvoyées par le Conseil de sécurité, et du Kenya, où le Procureur a agi, de façon autonome, ont été renvoyées par les Etats africains eux-mêmes, cette critique nécessite, dans l\u2019optique du réchauffement des relations avec l\u2019Union et par souci d\u2019apparence de justice, que la Cour diversifie ses poursuites.Il en va de sa légitimité et de sa crédibilité.La prochaine décennie sera cruciale à cet égard.En tout état de cause, nous serions de mauvaise foi de ne pas reconnaître que l\u2019avènement de la Cour n\u2019a pas changé quelque chose dans l\u2019ordre international.Sa création a permis le développement au niveau national d\u2019une sensibilité plus accrue aux atrocités commises à travers le monde.Le principe découlant du Statut de R,ome selon lequel il revient en premier lieu aux Etats de lutter contre les crimes graves doit devenir le chantier prioritaire de la justice internationale pénale.L\u2019avenir de cette dernière sera, nous en sommes convaincus, déterminé par le rôle des institutions nationales, moins vulnérables aux contradictions associées aux intérêts géostratégiques.Toutefois, pour intéressant qu\u2019il soiL ce paradigme ne peut véritablement atteindre les objectifs escomptés de lutte contre l\u2019impunité et de réparation des victimes que si la coopération internationale est mise à contribution.Dans ce contexte, en tant que pionnier dans le maintien de la paix et artisan de la CPI, le Canada a une partition importante à jouer, au pays comme à l\u2019étranger.Il doit continuer de poursuivre les auteurs présumés de crimes internationaux qui se trouvent sur son territoire au lieu de simplement les renvoyer chez eux et soutenir activement les processus nationaux visant la poursuite des criminels de guerre, par le biais de l\u2019aide internationale ou par l\u2019entremise des organismes de coopération de la société civile.Son leadership mondial dans le domaine en dépençl, et de son soutien, ainsi que celui d\u2019autres Etats de droit, dépend l\u2019avenir de la justice internationale pénale.La réplique > La Loi de 2013 sur la succession au trône Benoît Pelletier ou la nostalgie de l\u2019époque impériale L DANIEL TURP Professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal a Loi de 2013 sur la succession au trône, actuellement contestée devant les tribunaux par deux professeurs de droit constitutionnel de l\u2019Université Laval, a pour objet de donner l\u2019assentiment du Canada à des modifications des normes jusqu\u2019ici contenues dans le Bill of Rights de 1689 et l\u2019Act of Settlement de 1701, qui limitent \u2014 injustement, eu égard aux valeurs de notre époque \u2014 les règles d\u2019accession au trône.Qui peut modifier « pour le Canada » ces règles, et selon quelle procédure ?C\u2019est là, en résumé, tout l\u2019objet du débat actuel qui met en cause non seulement les droits constitutionnellement garantis des provinces, mais aussi la question des conséquences du rapatriement de 1982 sur l\u2019indépendance du Canada.Dans les pages de ce journal, Benoît Pelletier a prétendu, comme l\u2019a fait récemment le ministre fédéral de la Justice Rob Nicholson dans la Revue parlementaire canadienne, «que le Canada ne dispose pas de règles en matière de succession au trône», mais bien seulement d\u2019une forme de copie automatique des règles britanniques de succession royale.Ce «droit miroir» serait tiré du préambule de la Loi constitutionnelle de 1867 et aurait pour conséquence de s\u2019appliquer en droit canadien, et ce, quels que soient les changements apportés par le Parlement britannique aux rè,gles relatives à la désignation de leur chef d\u2019Etat.Cette atteinte à la souveraineté du Canada vaudrait tant et aussi longtemps que le Canada n\u2019aurait pas « rapatrié» de Londres ces règles de succession étrangement « oubliées » lors du rapatriement de 1982.Le déclencheur «Nous avons bien du mal à croire qu\u2019un tribunal canadien déclarerait inconstitutionnelle une règle \u2014 l\u2019exclusion des catholiques du trône \u2014 dont l\u2019existence juridique remonte à 1689, qui repose sur des motifs hautement historiques datant du XVI' siècle, et dont le Parlement du Royaume-Uni vient de reconfirmer récemment la pertinence en adoptant, comme il l\u2019a fait, la loi portant sur la modification des règles de succession au trône.» Benoît Pelletier, Le fédéral n\u2019a pas agi in-constitutionnellement.Le Devoir, 12 juillet 2013.Si, comme l\u2019affirme le professeur Pelletier, le Canada ne dispose pas de règles de succession qui lui sont propres, comment expliquer alors que la Cour suprême du Canada ait à plusieurs reprises \u2014 notamment dans le renvoi sur la Résolution pour modifier la Constitution, [1981] 1 R.C.S.753, à p.785 et le Renvoi relatif à la rémunération des juges [.], [1997] 3 R.C.S.3, ainsi que dans l\u2019affaire Canada (Chambre des communes) c.Vaid, [2005] 1 R.C.S.667 (§ 10, 21 et 34) \u2014 confirmé que le Bill of Rights et l\u2019Act of Settlement faisaient partie intégrante du droit constitutionnel canadien hérité de l\u2019époque impériale ?Comment expliquer qu\u2019à l\u2019occasion des changements opérés aux règles de succession en 1936-1937, le Parlement britannique ait formellement précisé dans sa loi qu\u2019il légiférait «pour le Canada» conformément à l\u2019article 4 du Statut de Westminster si ce n\u2019est dans le but de modifier le droit canadien de la succession royale ?Il faut donc qu\u2019un tel droit existe.Après tout, le Canada \u2014 pour bien marquer l\u2019existence d\u2019une charge de reine du Canada dorénavant distincte sur le plan juridique de celle du Royaume-Uni \u2014 n\u2019a-t-il pas adopté en 1953 la Loi sur la désignation des titres royaux (aujourd\u2019hui la Loi sur les titres royaux, L.R.C., 1985.c.R-12) ?Atteinte à l\u2019indépendance du Canada À quoi bon nier l\u2019évidence : il existe en droit canadien des règles constitqtionnelles relatives à la désignation du chef d\u2019Etat, dites règles de succession au trône.À l\u2019origine, ces règles étaient celles de l\u2019Empire auquel le Canada appartenait.Ppis, le Canada devenant progressivement un Etat politiquement et juridiquement indépendant, le Parlement britannique a pris l\u2019habitude, conformément au Statut de Westminster, de modifier «pour le Canada», après avoir reçu l\u2019assentiment du Parlement fédéral, ces règles constitutives de l\u2019État canadien.Avec le rapatriement de la Constitution du Canada en 1982, le pouvoir du Parlement de Westminster «de modifier pour le Canada» s\u2019est définitivement éteint et a été remplacé par une formule de modification constitutionnelle qui prévoit que tout changement aux règles de désignation de la reine et de ses représentants, gouverneur général et lieutenant-gouverneur, doit se faire suivant l\u2019article 41 de la Loi constitutionnelle de 1982.Prétendre que la nouvelle loi britannique de modernisation des règles de succession (Succession to the Crown Act 2013) vaut pour le Canada, alors que le Parlement du Royaume-Uni a, en adoptant l\u2019article 2 de la Loi de 1982 sur le Canada, définitivement renoncé à légiférer «pour le Canada», c\u2019est en définitive nier les effets juridiques du rapatriement.Cette atteinte à l\u2019indépendance du Canada n\u2019a rien de banal dans la mesure où «l\u2019interprétation» proposée par Benoît Pelletier et le gouvernement Harper fait renaître l\u2019emprise du Parlement de Londres sur la modification de certaines des règles constitutionnelles les plus fondamentales au Canada, soit celles relatives à la désignation du chef d\u2019État.Un double affront Il est d\u2019ailleurs intéressant de constater que la voie de la modification constitutionnelle a été suivie dans les grandes démocraties libérales qui composent le Commonwealth, et en particulier en Nouvelle-Zélande ef en Australie.Hors Commonwealth, d\u2019autres États, comme la Belgique en 1991, ont eux aussi opéré des changements similaires, chaque fois par voie de modification constitutionnelle.En définitive, Benoît Pelletier prétend qu\u2019il serait trop «exorbitant» de respecter les exigences de la Loi constitutionnelle de 1982 avant d\u2019opérer les modifications qux règles relatives à la désignation du chef d\u2019État qui sont proposées dans la Loi de 2013 sur la succession au trône.Cela revient à dire qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire pour le gouvernement et le Parlement du Canada de respecter la Constitution.Après avoir imposé au Québec la Loi constitutionnelle de 1982, vouloir écarter son application afin de mettre en place unilatéralement \u2014 et avec plus ou moins de succès pour l\u2019instant \u2014 une réforme du Sénat et, maintenant, une moderpisa-tion des règles de désignation du chef d\u2019État constitue un double affront.Par nostalgie pour l\u2019époque impériale, le Canada est bien libre de synchroniser ses règles de succession avec celles des autres monarchies du Commonwealth.Il doit toutefois le faire dans le respect du droit en vigueur, non pas celui de l\u2019époque prérapatriement, mais bien le droit établi par la formule de modification constitutionnelle adoptée en 1982.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de linformation), Caroline Montpetit (affaires sociales), Dsa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Paukne Gravel (sciences), Fabien DeghseésoceefeJ et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Damd(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Jubé Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l information), Marco Belair Cirmo, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Chnstme Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) fbAeaxoxv Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur) de BiUy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobin (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal RainviUe, Suzanne Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais, {coordonnatrice), Ehse (j\\x?ixd.(secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guimond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion) ,ls/iaxiYsi-0\\iYier Leclerc (responsable duservice a la clientele), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,C\\aMdet!i'S: Behveau (adjointe administrative) , Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2013 ACTUALITES J TIMOTHY A.CLARY AGENCE ERANCE-PRESSE Dans la catégorie des grands pianos de concert, l\u2019hégémonie de Steinway résiste solidement à ses concurrents grâce à ses artisans.STEINWAY SUITE DE LA PAGE 1 promoteur qui le trausformera eu luxueux immeuble à coudos sur la 57'\" Rue, à New York, près de Caruegie Hall.A la conquête de l\u2019Asie Le calcul des iuvestisseurs est limpide : la marque vaut de l\u2019or et le marché asiatique va coutiuuer à exploser.Sur le plau culturel, le piauiste chiuois vedette Laug Laug, le plus célèbre ambassadeur Steiuway aux côtés d\u2019Hé-lèue Grimaud, ludique que le piauo est, aux yeux des Chiuois, «l\u2019instrument d\u2019un langage universel, le symbole d\u2019un pont vers l\u2019Occident et, donc, vers le monde».Daus sou autobiographie parue eu 2008, Laug Laug écrivait aussi : «En Chine, le nombre d\u2019enfants qui apprennent \u2014 et aiment \u2014 la musique classique est sidérant.Cinquante millions d\u2019enfants étudient la musique en Chine, dont 36 millions le piano.» Les calculs sout vite faits.Et la source u\u2019est pas près de se tarir.Pour couvertir l\u2019image de marque de Steiuway eu eucore plus de dollars, ou peut peuser qu\u2019il s\u2019agira simplemeut d\u2019oser apposer le uom sur uue ligue de produits fabriqués eu Asie se-lou des staudards moius élevés pour attaquer et couquérir eucore plus éuergiquemeut ces marchés.Cette mutatiou est même d\u2019ores et déjà eugraugée, avec les piauos Essex, «designed by Steinway and Sons».Le uom et la cau-tiou Steiuway se verrout décliuées sur des produits de diverses valeurs et qualités.Cela dit, les uouveaux propriétaires seraieut bieu mal iuspirés de sacrifier le savoir-faire des ceutres d\u2019élite de New York et de Hambourg, dout l\u2019aura leur permettra justemeut de soute-uir uue politique de couquête plus dyuamique d\u2019uu certaiu marché de masse.Le procédé de fabricatiou des produits d\u2019élite reste soumis à uu savoir-faire plus que ceute-uaire.Il a été maguifiquemeut documeuté daus uu film de Beu Niles, Note by Note: The Making of Steinway L1037, sorti eu 2007, qui, suivaut pas à pas la uaissauce d\u2019uu piauo, permet de découvrir uue mosaïque de persouualités iuatteudues, ouvriers immigrés veuus de tous les coius de la plauète caresser le rêve américaiu et aboutissaut daus uu coiu du Queeus où les plus habiles d\u2019eu-tre eux out développé uue expertise uuique.Produire uu piauo de coucert de haut uiveau demaude du temps, beaucoup de temps.Daus sou livre The Making of a Steinway Concert Grand, écrit à la même époque, James Barrou évalue le temps total de réalisatiou de ces ius-trumeuts d\u2019élite à 11 mois.Daus la catégorie des grauds piauos de coucert, l\u2019hégémouie de Steiuway résiste soli-demeut à ses coucurreuts, Bôseudorfer et Ea-zioli, grâce à ses artisaus.Seul Yamaha, avec sou modèle CEX, lui taille depuis uue déceuuie quelques croupières.Le rachat de Steiuway est proposé selou uu calcul à 35$US l\u2019actiou.Le titre cotait 21$US au début de l\u2019auuée.Le couseil d\u2019admiuistra-tiou de Steiuway a recommaudé à l\u2019uuauimité que les actiouuaires apporteut leurs actious à l\u2019offre de Kohlberg & Co., ce que certaius iuvestisseurs coutesteut, alléguaut que l\u2019offre est trop basse, d\u2019où la cotatiou actuelle de l\u2019actiou qui avoisiue 37 $US.A 35$US l\u2019actiou, l\u2019eutreprise est valorisée à 438 millious de dollars.Elle valait uu peu plus de 100 millious eu 1995, lors du deruier rachat ameuaut la fusiou avec le fabricaut d\u2019iustru-meuts à veut Selmer.Le chiffre d\u2019affaires 2012 de Steiuway est de 354 millious de dollars pour uu profit de 2,7 millious au deruier trimestre.Le Devoir PARLEMENT SUITE DE LA PAGE 1 la Grande Dépression à l\u2019époque, et l\u2019embauche s\u2019est faite dans le cadre d\u2019un plan de création d\u2019emplois!», racoute le couservateur du Parle-meut, David Mouaghau.Près de 80 aus plus tard, le poste de sculpteur du Domiuiou existe eucore, poste qu\u2019ou estime uuique daus le moude (même les Etats-Uuis et la Graude-Bretague u\u2019eu out pas).Et Phil White a eucore du paiu sur la plauche : il reste quelque 200 blocs vierges daus les édifices du Parlemeut fédéral, quoique seulemeut deux de graude taille (euvirou 36 pouces par 18) pour lesquels M.White a uue petite idée eu tête.«J\u2019ai proposé un concept pour le bloc situé dans l\u2019antichambre autour du thème de la Justice, comme allégorie du gouvernement, avec des balances», racoute M.White au cours d\u2019uue reucoutre avec Le Devoir.Il u\u2019eu dira pas da-vautage.Les coucepts sout soumis au couservateur, qui eusuite doit obteuir le feu vert du présideut de la Chambre.Parfois, des projets metteut des déceuuies à se matérialiser.C\u2019est le cas de la dizaiue de petits blocs daus le passage meuaut à la salle des chemius de fer, la salle de réuuiou qui abritait au début du XX'\" siècle l\u2019importaut comité parlemeutaire du même uom.Coutrairemeut à la légeude qui circule sur la colliue, ces blocs ue sout pas réservés pour immortaliser quelques illustres jourua-listes parlemeutaires (cela a déjà été fait de l\u2019autre côté du corridor), mais bieu pour commémorer les grauds leaders du moude ferroviaire du XfX'\"siècle.La liste de uoms a été coustituée.daus les auuées 1950, mais d\u2019autres projets plus prioritaires out pris le dessus.Arrivé eu poste eu 2006, Phil White a surtout travaillé à des bustes de la relue Elizabeth II et à la couceptiou de uouvelles armoiries pour les deux Chambres.Il travaille seul alors que ses prédécesseurs disposaieut d\u2019équipes eutières de sculpteurs.Car le travail de la pierre est omuipréseut daus l\u2019euceiute parlemeutaire.Il faut admirer la véritable deutelle miuérale qui cercle le foyer de la Chambre des commuues, œuvre effectuée par Eleauor Milue, troisième sculpteur du Domiuiou (1962-1993), et sou équipe de huit artistes.Le travail esseutiellemeut effectué de JAKE WRIGHT LE DEVOIR La colonne de la rotonde qui forme l\u2019entrée officielle de l\u2019édifice du Centre a été le premier élément reconstruit du Parlement carbonisé.uuit ou peudaut l\u2019été s\u2019est échelouué sur 12 aus.Car à l\u2019époque, racoute M.White, la pierre était sculptée sur place.Pour réaliser cette frise ra-coutaut l\u2019histoire du Cauada, l\u2019équipe de M™'\" Milue pouvait se mettre à l\u2019ouvrage seulemeut quaud la Chambre des commuues cessait ses travaux, quelque part eutre 19 h et 1 h du matiu, ou peudaut les relâches.«On raconte que lorsque le premier ministre Pierre Elliott Trudeau terminait sa journée, il parlait avec les sculpteurs.Il était apparemment très intéressé par le sujet», relate M.White.Désormais, le sculpteur du Domiuiou travaille eu atelier.Il se procure uu bloc de la dimeusiou exacte de celui qui est vierge.Lorsque sou travail est termiué, il retire le bloc vierge et le remplace par l\u2019œuvre.De la poudre \u2014 de pierre \u2014 aux yeux Le clou de cette profusiou de pierre est pro-bablemeut le majestueux pilier ceutral de la ro-toude et les imposautes voûtes-parapluies qu\u2019il supporte.eu théorie.Car daus les faits, le pilier ue supporte rieu du tout et les voûtes ue sout que de la poudre aux yeux.Derrière ce maguifique ouvrage de pierre se cache uue structure de bétou et d\u2019acier qui coustitue la véritable armature de l\u2019édifice.« Ça ne sert à rien, s\u2019exclame le couservateur David Mouaghau.L\u2019habillage est juste esthétique.C\u2019est de la brique et du béton qu\u2019on a revêtus!» Cette aire ouverte, qui se veut feutrée officielle de l\u2019édifice du Ceutre, est de style go- thique, ce qui est rare eu Amérique du Nord, les édifices législatifs arboraut plutôt des dômes de style classique, explique eucore le couservateur.Cette architecture est plutôt typique des salles capitulaires, ces eudroits où se réuuissaieut les moiues pour délibérer.Il s\u2019agit d\u2019uue référeuce au premier Parlemeut britau-uique qui a siégé, eu 1257, daus la salle capitulaire de la chapelle Westmiuster.Quaut à la colouue, elle a été le premier élé-meut recoustruit du Parlemeut carbouisé.«Il n\u2019y avait rien pour célébrer le 5(Tdu Canada!», rappelle M.Mouaghau.Ou a doue eu l\u2019idée de coustruire le pilier et de le dévoiler lors des festivités.Comme le pays était alors eu guerre, il a été dédié aux soldats.Il ue faut pas pour autaut s\u2019étouuer de trouver à sa base uu visage sculpté du dieu grec de la mer Poséidou et, iucrusté daus le sol qui l\u2019eu-toure, uu jeu de marbre représeutaut uue rose des veuts à 16 brauches.(La rose des veuts se retrouve aussi eu arrière-plau du cadrau de l\u2019horloge du Parlemeut, à ue pas coufoudre, comme le fout certaius, avec fétoile de David.) C\u2019est que f architecte Pearsou avait choisi uu thème maritime pour guider sou travail, l\u2019idée étaut que le Parlemeut représeute le «navire de l\u2019Etat».Ce thème se retrouve aussi daus le plaucher de la Chambre des commuues: les miuces lattes d\u2019ébèue iutercalées eutre celles, plus larges, de teck évoqueut les pouts de ua-vires de bois calfeutrés au goudrou.Peter White recouuaît qu\u2019il u\u2019est pas facile eu taut qu\u2019artiste de laisser sa griffe daus uu euvi-rouuement aussi codé devaut couserver sa cohé-reuce.«Etre sculpteur du Dominion requiert de l\u2019humilité, recouuaît M.White./g veux créer une sculpture qui soit la mienne, mais il y a des restrictions: elle doit être harmonieuse et respecter l\u2019ensemble.On ne peut pas être trop flamboyant.» Il faut doue laisser sa marque eu douceur.Cacher sou visage daus les sculptures?Très peu pour M.White.Ou dit que les deux premiers sculpteurs du Domiuiou out immortalisé le leur lorsqu\u2019ils out sculpté des visages uou historiques.Eleauor Milue a teuté eu valu de les faire retirer, estimaut que cela u\u2019était pas approprié.M.White u\u2019a pas uue idée aussi arrêtée sur la questiou.«Il y a une raison très pratique à cela.Quand j\u2019ai besoin d\u2019un modèle, le plus facile, c\u2019est de me regarder dans un miroir!» Le Devoir MEGANTIC SUITE DE LA PAGE 1 «C\u2019est une catastrophe environnementale, une catastrophe pour le secteur commercial, et ça deviendra aussi une catastrophe économique si on n\u2019intervient pas le plus rapidement possible.» Eisa Raitt a été uommée miuistre des Traus-ports luudi deruier lors du remauiemeut miuisté-riel du premier miuistre Stepheu Harper.La députée de Haltou, eu Outario, a remplacé à ce poste Deuis Lebel, qui a cepeudaut couservé la portiou lufrastructures et Collectivités de sou au-cieu portefeuille.La uomiuatiou d\u2019uue uuiliugue auglophoue à ce poste clé, daus la foulée de la tragédie, a aussi soulevé des critiques.La miuistre a toutefois fait uu effort lors de sou passage à Lac-Mégautic mercredi.«J\u2019avoue, mon français n\u2019est pas à la hauteur du vôtre, a-t-elle laucé mal-adroitemeut daus la laugue de Molière.Par contre, f espère que vous considérerez ma peine et ma préoccupation pour votre bien-être.» Rieu u\u2019était acquis à Lac-Mégautic pour la uou-velle miuistre dout le gouveruemeut a été beaucoup critiqué daus ce dossier.luterrogée sur la pertiueuce de révoquer le permis de la compa-guie MMA, M™'\" Raitt a répoudu aux médias qu\u2019il restait «beaucoup de choses à dire sur les causes de l\u2019accident» et que sou miuistère devait collaborer avec la Sûreté du Québec.Quaut à ses respousabilités eu matière de sécurité ferroviaire, elle s\u2019eu est teuue à des euga-gemeuts vagues.«Nous prendrons les mesures qui s\u2019imposent pour éviter qu\u2019un tel accident se reproduise.» Lisa Raitt a promis aux résidauts de Lac-Mégautic sou «engagement total», saus toutefois s\u2019avaucer sur les moutauts qui serout versés par Ottawa pour la recoustructiou de leur ville.«Oui, vous pouvez compter sur le gouvernement fédéral pour son soutien et [sur le fait] que nous serons là pour aider à la reconstruction \u2014 de toutes les façons que la province et la municipalité veulent qu\u2019on y soit», a sigualé M™'\" Raitt.Elle a ajouté que la partie difficile de l\u2019équatiou était de déter-miuer le quautum des dommages à évaluer.Peu après, le chef du Bloc québécois lui a toutefois reproché de ue pas eu faire assez.« [Elle] a donné bien peu de réponses et elle n\u2019a pas annoncé les gestes concrets que son gouvernement doit impérativement poser en matière de sécurité ferroviaire», a déclaré Dauiel Paillé.Ottawa dit «respecter les compétences» À cela, le gouveruemeut Harper répoud que sou rôle est surtout d\u2019appuyer les proviuces et les muuicipalités.Les iudemuisatious d\u2019Ottawa sout versées eu vertu des Accords d\u2019aide fiuaucière eu cas de catastrophe (AAECC).Ceux-ci prévoieut que «les gouvernements provinciaux et territoriaux ont la responsabilité de l\u2019élaboration des critères, de la mise en œuvre du programme et du versement des prestations d\u2019aide financière en cas de catastrophe.Il leur revient de décider du type d\u2019aide et des montants qui seront octroyés aux personnes sinistrées».Le gouveruemeut fédéral vieut eusuite, eu deuxième temps, offrir des iudemuités.Au gouveruemeut, ou explique que c\u2019est uu priucipe qui est géuéralemeut appliqué eu cas de catastrophe uaturelle \u2014 comme la crise du verglas de 1998 ou les iuoudatious causées par le dé-bordemeut de la rivière Richelieu il y a deux aus \u2014, mais aussi d\u2019autres types de désastres.«C\u2019est la façon de respecter les compétences de chacun», explique-t-ou au fédéral, eu uotaut qu\u2019autremeut, sur le terraiu de la catastrophe, les deux ordres de gouveruemeut «tireraient la couverte de leur bord» et ce serait la cohue.Au-delà de cet accord, le fédéral peut eu outre choisir de souteuir les victimes eu vertu d\u2019uue foule de programmes satellites, eu four-uissaut uue aide au tourisme, par exemple, ou eu matière d\u2019assurauce agricole pour épauler les agriculteurs dout les récoltes seraieut détruites par uu siuistre.Toute cette procédure peut cepeudaut preudre des mois, voire des auuées, le temps que la pro-viuce euvoie ses factures et que des vérificateurs fédéraux y jetteut uu œil.Daus d\u2019autres occur-reuces, le fédéral avauce des fouds, pour eusuite revoir sou aide selou l\u2019évolutiou de la situatiou.Eu plus d\u2019eulever la vie à des dizaiues de per-souues, la catastrophe ferroviaire du 6 juillet a détruit le cœur de la ville de Lac-Mégautic.Mercredi, les policiers qui s\u2019affaireut sur le site u\u2019out pas découvert de uouveaux corps daus les, débris.Le bilau s\u2019élève toujours à 50 disparus.À ce jour, 38 dépouilles out été retrouvées, dout 17 out été formellemeut ideutifiées.Avec La Presse canadienne Avec Marie Vastel Le Devoir RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Les policiers qui s\u2019affairent sur le site n\u2019ont pas découvert de nouveaux corps mercredi.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GQ sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n\u201c 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.