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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-08-23, Collections de BAnQ.

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[" w-iPtfm-^ênnÉT\u2019ër' À la folie: oui, le minibar des hôtels rend fou Page b 12 Aux vues avec.l\u2019homme qui a habillé Deneuve pme b 3 -?WWW.ledevoir.corn ?- Un petit monde d\u2019artistes bientôt expulsés Page A 2 LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 9 0 LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 AOUT 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 Quatre conditions pour un accommodement raisonnable « Un heureux équilibre entre le respect des droits de la personne et le respect des valeurs communes », dit Drainville JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Selon la future Charte des valeurs québécoises, un accommodement serait raisonnable à au moins quatre conditions, que le gouvernement Marois inscrira dans la Charte des droits et libertés, a appris Le Devoir.Ainsi, toute personne aura le droit de se prévaloir d\u2019un accommodement raisonnable s\u2019il respecte ces quatre règles clairement établies.Pour se qualifier comme raisonnable, un accommodement devra d\u2019abord démontrer qu\u2019il y a discrimination, c\u2019est-à-dire qu\u2019il existe une rai- son valable justifiant la demande, a expliqué au Devoir une source bien au fait du dossier.Cet accommodement raisonnable devra ensuite respecter l\u2019égalité homme-femme.Il sera donc impossible pour le patient d\u2019un hôpital de VOIR PAGE A 12 : ACCOMMODEMENT Lire aussi > Le jeu dangereux du Parti québécois.La rupture avec la culture politique issue de la Révolution tranquille que proposent les tenants de la Charte serait malheureuse.Page A 11 Lettre à mon ancien professeur Charies Tayior.Page A 11 Griffintown L\u2019attentisme de la Ville lui fait perdre des dizaines de millions JEANNE CORRIVEAU Montréal consacrera 93 millions de dollars pour l\u2019achat de terrains et l\u2019aménagement de parcs dans le quartier Griffintown.Mais le maire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, admet que si la Ville avait acquis ces terrains en 2008, au moment où elle donnait le feu vert au projet de développement immobilier du promoteur Devimco, elle les aurait payés au moins trois fois mois cher, la spéculation ayant fait son oeuvre.Le comité exécutif de la Ville a autorisé, la semaine dernière, un règlement d\u2019emprunt totalisant 93 millions.Cette somme servira à l\u2019achat de terrains à des fins de parcs et de places publiques ainsi qu\u2019à leur aménagement.Les détails entourant le coût des acquisitions n\u2019ont pas été rendus publics, car les négociations ne sont pas terminées avec les propriétaires fonciers, a précisé le maire Dorais.Membre de Vision Montréal, Benoit Dorais est arrivé à la mairie du Sud-Ouest en novembre 2009.C\u2019était quelques mois après la déconfiture de l\u2019ambitieux projet de développement immobilier de Devimco, évalué à 1,3 milliard de dollars en 2008.«On aurait économisé énormément d\u2019argent si la Ville avait procédé à ces acquisitions plus tôt», soutient M.Dorais, qui estime que le prix des terrains visés a grimpé au moins du triple au cours des dernières années.«C\u2019est une erreur «C\u2019est une erreiu\" majeure de l\u2019administration du maire Tremblay» VOIR PAGE A 12 : GRIEEINTOWN Aujourd\u2019hui Actualités > Les pharmaciens quittent la table de négociations.Québec les accuse d\u2019effectuer des gestes illégaux.Page A 5 Idées > La chronique de Lise Payette : A la mémoire de René Lévesque.Page Ail 7\t_______________ ^ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.A4 B7 B6 .B 10 B7 A4 Ouverture du 37® Festival des films du monde ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le président du FFM, Serge Losique, aux côtés de quelques membres de son jury: Michael Kutza, Pedro Olea, Caroline Dhavernas et caché en partie derrière sa chevelure, le cinéaste Jiri Menzel, qui préside le groupe.Quand le père s\u2019en va Mathieu Roy réalise son premier long métrage de fiction, en partie autobiographique ODILE TREMBLAY C> était un départ jeudi soir pour le 37® Festival des films du monde, en piste jusqu\u2019au 2 septembre.Pas la frénésie.Un tapis rouge déroulé à l\u2019intérieur de la Place des Arts, car dehors, la pluie tombait dru.Alors des dignitaires des institutions et de plusieurs ministères, étaient au poste, avec absence remarquée de celui de la Culture, le ministre Maka Kotto, parti au Festival d\u2019Angoulême.Tous les candi- dats à la mairie de Montréal s\u2019étaient pointés au cas où.Quelques vedettes garnissaient le parterre: Chloé Sainte-Marie, Jacques Languirand, Pascale Bussières, Mario Saint-Arnaud, etc., aussi des gens du milieu, plusieurs badauds.Sans compter l\u2019équipe du film et le jury, bien entendu présidé par le Tchèque Jiri Menzel.Sur scène, l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry vint présenter l\u2019hommage au compositeur Michel Cusson, lançant: «La première valeur d\u2019une nation n\u2019est pas l\u2019économie, mais la culture.» Le fondateur du FFM tenta quelques plaisanteries sur la Maison-Blanche et Obama, qui tombèrent à plat.Assez pour que le producteur Roger Frappier lui prédise une future carrière d\u2019humoriste.Mais Cusson était émouvant et joua pour l\u2019assemblée.Voilà, le FFM prend son envol.432 films, bons, pas bons.Il démarrait avec L\u2019autre maison, premier long métrage de fiction de Mathieu Roy (der- VOIR PAGE A 12 : EEM Syrie : les demandes d\u2019enquête se multiplient Ban Ki-moon espère obtenir « rapidement une réponse positive » du gouvernement d\u2019Al-Assad MELANIE LOISEL Les appels pour mener une enquête en Syrie se sont multipliés depuis le massacre de mercredi, qui aurait été commis à l\u2019aide d\u2019armes chimiques.Sentant la gronde montée, le secrétaire général de TONU, Ban Ki-moon, a demandé l\u2019autorisation au gouvernement syrien de permettre aux experts onusiens d\u2019enquêter sur les lieux du drame survenu en banlieue de la capitale Damas.Selon l\u2019opposition, l\u2019offensive menée par les forces de Bachar al-Assad aiuait fait 1300 morts, mais l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme en dénombre plutôt 170, dont de nombreux enfants qui aiuaient été intoxiqués, sans confirmer poiu autant l\u2019utilisation d\u2019armes chimiques.Devant cette situation ambiguë, Ban Ki-moon VOIR PAGE A 12 : SYRIE Lire aussi > L\u2019éditoriai de Serge Truffaut: L\u2019âme vide.Page A 10 AGENCE FRANCE-PRESSE Des manifestations sont organisées un peu partout à travers le monde pour dénoncer les actes de violence commis en Syrie, comme ici à Washington.77831303446234 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 AOUT 2013 ACTUALITES Le débat sur la laïcité ravive d\u2019anciennes tensions chez QS L\u2019ancien secrétaire général du parti s\u2019apprête à résilier son adhésion JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Ex-secrétaire général de Québec solidaire et membre des premières heures, Bernard La Rivière s\u2019apprête à claquer la porte du parti, affirmant que la position défendue par Françoise David sur la laïcité «renie la déclaration de principes du parti».Il accuse les porte-parole de son parti d\u2019imposer leurs voix de façon «antidémocratique» et compare leurs positions à celles du Parti libéral.«Québec solidaire s\u2019obstine à partager la conception de la laïcité de l\u2019Assemblée des évêques, des Jeunes libéraux, des multicul-turalistes et interculturalistes tels Gérard Bouchard et Charles Taylor, dénonce Bernard La Rivière dans une lettre envoyée au Devoir levidd.Ce parti de gauche fait tout son possible pour que ce processus [de laïcisation des institutions publiques] ne se termine pas, c\u2019est-à-dire pour que les choses demeurent comme le gouvernement libéral les a maintenues.» De vieilles tensions Ce n\u2019est pas d\u2019hier que la laïcité créée des dissensions chez QS.En 2010, Le Devoir rapportait quelques démissions liées à ce dossier et la création d\u2019un collectif visant à revenir au principe d\u2019une «laïcité complète des institutions publiques, juridiques et politiques», comme énoncé lors de la fondation du parti en 2006.Il accuse le parti d\u2019avoir fait disparaître, dans certains documents, les divergences exprimées par les membres du parti sur cet enjeu.Il blâme également Françoise David pour avoir endossé les conclusions du rapport Bouchard-Taylor sans même avoir attendu la position de son congrès, puis d\u2019avoir imposé ses vues aux membres lors du congrès de 2009.«Ceux et celles qui prônent, comme prévu par la Déclaration de principes du parti, la laïcité complète n\u2019ont pas tous quitté le parti.Mais la position de QS sur la laïcité, d\u2019abord prise par un groupe restreint, a par la suite été entérinée par une légère majorité des délégués d\u2019un congrès à la suite d\u2019une procédure quelque peu douteuse et remise en question par plusieurs.» En entrevue au Devoir, Bernard La Rivière dit avoir quitté son poste de secrétaire général l\u2019an dernier à la suite du refus, par le Conseil national, de reprendre le débat sur la laïcité.Aujourd\u2019hui, alors que le sujet revient dans l\u2019actualité, il est à ce point exaspéré par la position de QS qu\u2019il s\u2019apprête à résilier son adhésion au parti.Françoise David se defend Françoise David nie fermement avoir imposé son point de vue aux membres qui ont voté aux deux tiers pour la laïcité comme défendue aujourd\u2019hui par QS.Quant au départ de M.La Rivière, elle affirme que «c\u2019est son droit le plus strict», précisant que les départs en lien avec cette question peuvent se compter sur les doigts d\u2019une main.Elle va d\u2019ailleurs proposer de revoir, lors du prochain Conseil national qui se tiendra en novembre, les règles entourant la reprise de débats sur des sujets litigieux comme la laïcité ou la constituante.Le Devoir DLire aussi > La lettre de Bernard La Rivière sur la «pseudo-laïcité de Québec solidaire», sur LeDevoir.com FORUM DES IDEES POUR LE QUEBEC Le PLQ veut ouvrir les ornières politiques GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Michael Ignatieff avait tenté la chose en 2010, mais le geste demeure relativement rare : un parti politique qui invite quelque 70 conférenciers pour entendre ce que ces experts ont à dire d\u2019un sujet donné.Trois jours pour une réflexion non partisane, voilà ce que Philippe Couillard souhaite faire de son Forum des idées pour le Québec.Il y aura donc, à compter de ce vendredi au collège Champlain de Saint-Lambert, des avocats-conseils, des professeurs d\u2019université (Toronto, Laval, McGill), des conseillers stratégiques, des chercheurs, des directeurs d\u2019instituts scientifiques, des gens de différentes industries.Tous réunis par le Parti libéral du Québec (PLQ) pour discuter d\u2019économie \u2014 c\u2019est le thème central des ateliers \u2014 et fournir au nouveau chef libéral des pistes de réflexion en vue de l\u2019élaboration du prochain programme électoral.Si le PLQ a déjà tenu des forums de réflexion dans les années 70, un événement de cette ampleur est semble-t-il inédit dans l\u2019histoire du parti.Philippe Couillard y voit un geste important.« Un parti politique, au-delà d\u2019être une organisation dont le but pratique est de remporter des élections, doit également être un moteur d\u2019idées pour une société, dit-il Le PLQ a déjà tenu des forums de réflexion dans les années 70 en entretien.Or, dans les dernières années, on a assisté à une certaine désaffection envers les partis politiques au profit des groupes de pression [qui militent pour certains enjeux].]e pense qu\u2019il est important de réhabiliter le parti politique comme institution propre à faire jaillir ces idées-là.» M.Couillard estime qu\u2019en «général, dans notre système politique, les partis ont un peu de difficulté» avec la confrontation des idées.«Ils ont tendance à ne parler que de leurs options principales \u2014 et c\u2019est un phénomène qui touche tous les partis.Ils ont aussi tendance à fonctionner en vase clos, à se parler entre eux et à oublier de s\u2019ouvrir à des influences et à des expériences extérieures».Le politologue Jean-Herman Guay, de l\u2019Université de Sherbrooke, juge positivement l\u2019initiative.«C\u2019est un geste audacieux et rare, et assurément très intéressant, dit-il.Les partis doivent sortir de la partisanerie.Il y a bien un risque d\u2019entendre des choses qu\u2019ils ne veulent pas entendre, mais ça vaut la peine.Et ça devrait se faire plus souvent, par tous les partis», croit M.Guay.Si le PLQ n\u2019invente pas le genre (le Parti québécois avait tenté une « Saison des idées » en 2003, la naissance de la Coalition avenir Québec a été précédée d\u2019une tournée de consultations), c\u2019est probablement l\u2019expérience du Parti libéral du Canada en mars 2010 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Philippe Couillard veut un forum non partisan.qui s\u2019approche le plus du Forum des idées.La Conférence libérale des penseurs avait rassemblé quelque 250 personnes à Montréal (et 5000 internautes) .«Nous devons réfléchir en dehors de nos zones de confort, avait dit le chef Michael Ignatieff en ouverture.Nous allons oser nous demander non pas comment nous allons être élus [l\u2019histoire dira que le PLC a connu sa pire défaite par la suite], mais comment nous allons être utiles.» Non partisan Le Forum du PLQ fera un peu de place à quelques députés ou ex-députés libéraux, mais Philippe Couillard souhaite que le ton global soit non partisan.«C\u2019est nous qui organisons, bien sûr.Mais il n\u2019y aura pas de discours politique partisan.On vient écouter des gens de l\u2019extérieur qui nous parleront d\u2019économie au sens large, un thème qui demeure notre priorité.Ces conférenciers viennent enseigner et réfléchir avec nous, pas participer à une activité partisane libérale.» C\u2019est notamment ce qui a convaincu l\u2019écologiste Karel Mayrand (Fondation David Suzuki) de participer à l\u2019atelier sur l\u2019énergie et l\u2019environnement.«On demeure toujours ouverts à des activités de réflexion qui ne sont pas partisanes.Et je trouve bien que les partis politiques prennent le pouls de la société civile», dit-il.Dans l\u2019immédiat, les idées qui seront soulevées vont nourrir le groupe de travail du PLQ pour un programme politique, indique Philippe Couillard.Il souhaite notamment mieux comprendre comment Couillard dans Roberval Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a confirmé jeudi à Saint-FéH-cien qu\u2019il se présentera dans la circonscription de Roberval lors des prochaines élections générales.Il a justifié son choix par le fait qu\u2019il réside déjà dans la région depuis quelques années, son épouse venant du Lac-Saint-Jean.Il s\u2019est d\u2019ailleurs engagé à y rester, même s\u2019il est porté au pouvoir lors du prochain scrutin.Il a plusieurs fois insisté sur l\u2019importance des régions dans son discours.«Je suis préoccupé par l\u2019impact des politiques du gouvernement actuel sur notre économie, et particulièrement sur nos régions», a-t-il dit.La circonscription de Roberval est présentement représentée par le péquiste Denis Trottier, qui avait été élu en septembre 2012 avec 5912 voix de majorité sur son principal rival, le libéral Georges Simard.La Presse canadienne améliorer «les relations entre des paires de valeurs, comme le développement économique et la justice sociale».A terme, le PLQ souhaite faire de l\u2019événement un rendez-vous annuel dont le thème central changerait.Le Devoir Dehors, la vie d\u2019artiste ?Le 2019 de la rue Moreau, à Montréal, abrite un petit monde d\u2019artistes sur le point d\u2019être expulsés CAROLINE MONTPETIT Depuis vingt ans, Réal Lauzon construit, année après année, des machines étranges dans son loft du 2019, Moreau, dans le quartier Ho-chelaga-Maisonneuve.Un mélange d\u2019outils, de jouets, d\u2019œuvres d\u2019art, de fragiles échafaudages de bois minutieusement ouvragé, qu\u2019il expose périodiquement dans différents lieux de la ville.Quelques portes plus loin, la jeune Justine Des-ranleau-Dandurand a soudé des sculptures formées de matières récupérées: clous soudés montés de photographies d\u2019inconnus, outils de métal jouxtés à des cadavres d\u2019oiseaux embaumés.«Ce sont des oiseaux qu\u2019elle a trouvés ou que des gens lui ont donnés.Moi, je lui ai donné la perruche, et j\u2019ai gardé quelques plumes», dit sa voisine Mylène Guay, artiste en art visuel, qui fait aussi partie d\u2019un théâtre de marionnettes, l\u2019infâme Puppet Crew, qui s\u2019est fait connaître lors du lancement de l\u2019album du groupe Les Sofilanthropes, d\u2019un autre voisin, Guillaume Moro.Guillaume est lui-même colocataire d\u2019Alexis Aubin, photographe, qui prépare un documentaire photo sur l\u2019éviction du 2019, Moreau.Tout ce beau monde fait en effet partie de la faune bigarrée de l\u2019édifice Moreau, qui, dans un lointain passé, a abrité l\u2019usine de fabrication de sous-vêtements Grover.Réal Lauzon s\u2019apprête à quitter le 2019, Moreau, Justine aussi, comme Mylène, Guillaume et Alexis.Car tout ce monde, un réseau tissé serré d\u2019artistes partageant souvent les mêmes projets, a été sommé par le propriétaire des lieux, Vito Papasodaro, de vider les lieux d\u2019ici le 3 septembre.La Ville de Les habitants des 38 lofts de Fédifice Moreau, qui sont à 75% des artistes, Montréal les a également avertis que cet édifice, par ailleurs zoné industriel, ne pouvait plus être occupé sur un mode résidentiel.Il faut dire que l\u2019édifice Moreau n\u2019a pratiquement pas été entretenu depuis une décennie.Un monte-charge n\u2019a plus de freins.Une sortie de secours a été cadenassée, le réseau d\u2019alarmes est déficient, le système de gicleurs industriel n\u2019est pas adapté.Sans parler de systèmes d\u2019électricité et de plomberie inadéquats pour desservir un immeuble résidentiel, comme le note Jonathan Aspi-reault-Massé, coordonnateur au Comité BAILS-Hochelaga-Maisonneuve, qui s\u2019occupe du dossier.D\u2019autres rapportent que l\u2019entrée de l\u2019édifice, dont la porte ne ferme pas toujours à clé, servait parfois de refuge aux consommateurs de crack ou aux prostituées.I PHOTOS ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Les résidants de l\u2019immeuble quelque peu décrépit ont ajouté leur touche aux anciens quartiers de l\u2019usine de sous-vêtements Grover, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.ne sont pourtant pas des squatters Pas un squat Les habitants des 38 lofts de l\u2019édifice Moreau, qui sont à 75% des artistes, ne sont pourtant pas des squatters.Le prix des lofts, quoique variable, tourne autour de 1000$ par mois.Mais ces lofts offrent aux artistes un espace exceptionnel, et une communauté artistique formidable pour se développer.Une communauté qui se disloquera avec l\u2019éviction du 3 septembre prochain.C\u2019est là par exemple que Martin J albert, artiste en art visuel qui conçoit aussi des luminaires sur mesure, a rencontré son voisin, Ka-zuya Sase, un couturier avec qui il a conçu un luminaire en LED torsadé pour l\u2019agence Tuxedo.Dans l\u2019appartement de Martin, à côté de la machine à coudre de Kazuya, est posé un soulier transparent, qu\u2019ils ont aussi conçu ensemble.«Kazuya a eu beaucoup d\u2019influence sur ma création», dit Martin Jal-bert.Le principe de proxi- Wina et Torn partagent un des lofts du 2019, Moreau.i {{Les artistes ne peuvent pas se permettre de payer deux loyers, un pour vivre et un pour travailler )) Robert Desautels, artiste peintre mité, dit-il, permet la réalisation de choses exceptionnelles.«Mais la Ville de Montréal n\u2019est pas prête à aller dans ce sens-là, à laisser un immeuble aux soins de ceux qui l\u2019habitent.» Collaboration créative L\u2019immeuble a la particularité d\u2019abriter à la fois des artistes professionnels, semi-professionnels ou débutants.Un mélange créateur qui favorise l\u2019émergence de nouvelles idées.«Je ne compte plus les projets artistiques qui se sont amorcés sur le thème: \u201cça coule chez nous\u201d, par exemple», poursuit Mylène.Eliane Bonin, artiste de cirque, qui joue avec l\u2019air et le feu, a compté sur ses colocataires pour monter le chapiteau et faire la cuisine pour le carnaval de cirque Carmagnole, qui se tiendra le 31 août à Saint-Jean-sur-Richelieu.Et son loft servait à ce jour d\u2019entrepôt au cirque.«Les artistes ne peuvent pas se permettre de payer deux loyers, un pour vivre et un pour travailler», constate Robert Desautels, artiste peintre qui habite aussi l\u2019édifice depuis plusieurs années.«Moi, je dois vivre dans mon atelier.Voir mes toiles quand je me lève le matin», dit-il.Le septembre prochain, le Comité BAILS d\u2019Hochelaga- Maisonneuve organisera une occupation sur le terrain adjacent à l\u2019immeuble Moreau, qui appartient à Vito Papasodaro.Ce que le comité souhaite, c\u2019est éventuellement obtenir la conversion de ces espaces en coopérative d\u2019habitation.Mais pour ce faire, l\u2019édifice devrait sans doute subir des rénovations de fond en comble.Un combat, s\u2019il se tient, qui pourrait se prolonger sur plusieurs années.Le Devoir DVoir aussi > Une galerie de photos des ateliers sur LeDevoir.corn LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 AOUT 2013 A 3 ACTUALITES Attaqué sur ses aveux à propos de la marquana, Justin Trudeau ne regrette rien JACQUES NADEAU LE DEVOIR On veut revoir rutilisation des wagons DOT-111, TRANSPORT D\u2019HYDROCARBURES Un rapport du Sénat veut s\u2019attaquer aux normes du rail ALEXANDRE SHIELDS Avant même qu\u2019un train chargé de pétrole sème la mort et la désolation à Lac-Mégantic, un comité sénatorial examinait déjà les changements à apporter à un réseau ferroviaire aux normes déficientes.Dans un rapport publié jeudi, il conclut d\u2019ailleurs qu\u2019il est impératif d\u2019améliorer substantiellement la sécurité du transport des énergies fossiles, un secteur en plein boom au Canada.Le Comité sénatorial permanent de l\u2019énergie, de l\u2019environnement et des ressources naturelles a commencé en novembre dernier une étude sur la sécurité du transport en vrac des hydrocarbures par pipeline, par navire pétrolier et par train.Mais quelques semaines après la tragédie survenue le 6 juillet en Estrie, les recommandations contenues dans le rapport mettent surtout en lumière la nécessité de «renforcer la sécurité du transport des hydrocarbures» par voie ferrée.Ainsi, le comité souhaite que le gouvernement fédéral «prenne l\u2019initiative d\u2019une révision majeure et indépendante du régime de sécurité, des normes et des pratiques du secteur ferroviaire canadien afin d\u2019améliorer sensiblement la sécurité du transport ferroviaire de matières dangereuses au Canada».Transports Canada devrait par exemple travailler avec le département américain des Transports afin de revoir l\u2019utilisation des wagons-citernes, qui composent la vaste majorité de la flottée nord-américaine, comme le modèle DOT-111.À l\u2019heure ac-tpelle, selon le Bureau national de la sécurité des Etats-Unis, 70% des wagons qui circulent chargés de pétrole sont désuets et non sécuritaires pour le transport d\u2019une matière aussi dangereuse.Mais leur utilisation ne cesse de croître.Uniquement au Canada, entre 2009 et cette année, le nombre de wagons est passé de 500 à 140000.Seuils minimaux de responsabilité civile Le comité sénatorial estime aussi que Transports Canada devrait imposer «des seuils minimaux pertinents» pour la couverture d\u2019assurance responsabilité afin de s\u2019assurer que les compagnies ferroviaires ont la capacité financière nécessaire pour couvrir les dommages causés par un «incident» majeur.«L\u2019ampleur de la catastrophe de Lac-Mégantic et les difficultés rencontrées pour obtenir un dédommagement, notamment en ce qui concerne les pertes de vie, la destruction de biens personnels et fonciers et les opérations de dépollution requises, nous montrent combien il est important d\u2019imposer des seuils minimums pour la couverture d\u2019assurance responsabilité», lit-on dans le rapport.Les règles canadiennes ne prévoient pas de montant minimum pour la responsabilité civile dans l\u2019industrie ferroviaire.On exige toutefois un montant dit «suffisant» en fonction de la dangerosité des produits transportés.Le gouvernement fédéral a annoncé en juin qu\u2019il imposera aux grandes sociétés qui exploitent les principaux pipelines de se doter d\u2019une capacité financière minimale d\u2019un milliard de dollars.Le comité a fait 13 recommandations au total.Cinq concernent les déversements en milieu marin.Elles portent notamment sur la modernisation du niveau de préparation et des capacités d\u2019intervention en cas de déversement.Deux recommandations visent les pipelines: la première demande que l\u2019Office national de l\u2019énergie mette au point un programme pour vérifier l\u2019instauration d\u2019une culture de la sécurité et la seconde, que le gouvernement fédéral appuie les efforts de création d\u2019un point national de contact et d\u2019information sur l\u2019emplacement d\u2019infrastructures enfouies.Le Devoir Coup de pouce aux minières et aux pétrolières dans i\u2019Arctique Partisan avoué de l\u2019exploitation minière et pétrolière dans l\u2019Arctique, le gouvernement Harper a annoncé jeudi qu\u2019il investira 100 millions de fonds publics afin de terminer la cartographie de la région d\u2019ici 2020.L\u2019objectif est de faciliter les travaux d\u2019exploration menés par les entreprises qui convoitent les ressources non renouvelables du Nord.«Ces cartes géologiques seront ensuite mises à la disposition des investisseurs du secteur privé, des planificateurs de l\u2019utilisation du territoire, des organismes gouvernementaux ou communautaires, pour éclairer l\u2019exploration et l\u2019exploitation des ressources», a fait valoir le gouvernement.Mais selon Greenpeace, «le gouvernement Harper utilise l\u2019argent des contribuables pour subventionner davantage l\u2019industrie pétrolière, l\u2019une des industries les plus riches et les plus polluantes du monde».Le Devoir MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa En se prononçant en faveur de la légalisation de la marijuana, Justin Trudeau a relancé le débat politique sur le sort du cannabis.Mais en voulant se montrer transparent sur ses propres expériences avec la drogue douce \u2014 et en avouant qu\u2019il a consommé de la marijuana il y a à peine trois ans \u2014 , le chef libéral est devenu la cible de ses opposants et a été forcé de s\u2019expliquer jeudi.En entrevue avec le Huffington Post, M.Trudeau a révélé avoir fumé de la marijuana «cinq ou six fois» dans sa vie, dont une fois il y a trois ans alors qu\u2019il était député fédéral depuis deux ans.Cet aveu lui a aussitôt attiré les critiques des conservateurs et des néodémocrates.Néanmoins, M.Trudeau, de passage à Québec hier, a affirmé qu\u2019il n\u2019avait aucun regret.La dernière fois qu\u2019il a consommé de la marijuana, c\u2019était il y a à peu près trois ans, lors d\u2019un souper entre amis à sa résidence de Montréal, dit-il.Les deux enfants du couple étaient chez leur grand-mère.Pendant la soirée, un ami des Trudeau a sorti un joint et l\u2019a fait circuler, a expliqué le chef libéral au Huffington Post.Il a souligné qu\u2019il n\u2019avait jamais acheté de marijuana, qu\u2019il avait simplement fumé, à «cinq ou six» occasions, le joint de copains qui le partageaient lors de soirées.Il n\u2019est «pas particulièrement intéressé par les états altérés de conscience», a-t-il dit.«Mais je ne jugerai certainement pas quelqu\u2019un d\u2019autre.Je crois que la prohibition actuelle de la marijuana est injustifiée», a-t-il affirmé, ajoutant qu\u2019il n\u2019est pas un grand buveur, qu\u2019il n\u2019a jamais fumé la cigarette, qu\u2019il ne boit pas de café et n\u2019a jamais consommé de drogues dures.S\u2019il espérait s\u2019en tirer, en point de presse, en affirmant qu\u2019il avait tout dit lors de cette entrevue, il a malgré tout été forcé d\u2019en dire davantage, ayant été bombardé de questions sur le sujet.«Je ne ERANCIS VACHON LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau a avoué avoir fumé de la marijuana à « cinq ou six» occasions.Je ne consomme pas du cannabis.Je ne suis pas un grand consommateur du tout.J\u2019ai essayé.)) Justin Trudeau consomme pas de cannabis.Je ne suis pas un grand consommateur du tout.J\u2019ai essayé», s\u2019est défendu M.Trudeau, visiblement agacé.«La réalité, c\u2019est que je fais preuve d\u2019un niveau de transparence, a-t-il indiqué.Parce que je sais, je sais très bien, que les conservateurs, que mes opposants vont vouloir m\u2019attaquer là-dessus.» Mais selon lui, les Canadiens, eux, ne lui en tiendront pas rigueur.Critiqué par ses adversaires Or, ses adversaires ont bel et bien sauté sur l\u2019occasion jeudi.Le premier ministre a fait preuve d\u2019une rare timidité, se contentant d\u2019affirmer que «ces actions parlent d\u2019elles-mêmes».Mais ses troupes n\u2019ont pas eu la même retenue.Le ministre de la Justice a déclaré à la CBC que le fait que M.Trudeau ait fumé de la marijuana et bafoué la loi alors qu\u2019il était député témoigne «d\u2019un profond manque de jugement» et fait de lui «un mauvais exemple pour tous les Canadiens, surtout les jeunes.Justin Trudeau n\u2019est simplement pas le genre de chef dont notre pays a besoin», a-t-il ajouté.Depuis juillet, le Parti conservateur consacre déjà une page de son site Internet à adresser les mêmes reproches à M.Trudeau à cause de son appui à la légalisation de la marijuana \u2014 laissant pressentir qu\u2019une publicité négative, spécialité des conservateurs, risque de s\u2019ensuivre.L\u2019attaque était presque identique du côté des néodémocrates (qui prônent la décriminalisation), la porte-parole du parti en matière de justice, Erançoise Boivin, dénonçant «un manque de jugement de la part d\u2019une personne qui aspire à de- venir premier ministre».En ce qui concerne les autres chefs, le bureau de Stephen Harper a indiqué que le premier ministre n\u2019a jamais fumé de cannabis, ou quoi que ce soit d\u2019autre, car il «souffre d\u2019asthme, et cela depuis son enfance».Quant à Thomas Mulcair, son bureau a reconnu qu\u2019il avait déjà consommé de la marijuana, mais a précisé qu\u2019il n\u2019a pas fumé depuis son élection à Québec en 1994.M.Mulcair affirmait, plus tôt cette semaine, qu\u2019il faut être prudent quand on parle d\u2019assouplir les lois, car ce qu\u2019il fumait quand il était jeune, «c\u2019était de l\u2019origan par rapport à ce qu\u2019il y a sur le marché aujourd\u2019hui».« Hypocrite » M.Trudeau prône, depuis la course à la chefferie, la légalisation de la marijuana \u2014 une position adoptée par son parti en congrès en 2012.Le pays dépense 500 millions de dollars en poursuites criminelles pour possession de cannabis, selon M.Trudeau, qui parle d\u2019un «gâchis».Le chef libéral s\u2019est en outre fait traiter àé«hypocrite», Erançoise Boivin rappelant qu\u2019il a appuyé un projet de loi conservateur visant à imposer des peines minimales pour les crimes liés aux drogues en 2009.Le chef libéral a rétorqué qu\u2019il avait cheminé depuis.Dans son entrevue avec le Huffington Post, il explique que sa réflexion sur le sujet a notamment débuté à la suite de la mort de son frère Michel \u2014 décédé dans une avalanche en Colombie-Britannique en 1998.Michel Trudeau faisait à l\u2019époque face à des accusations pour possession simple, après que la police eut trouvé une «petite quantité» de marijuana dans sa voiture à la suite d\u2019un accident de la route.En début de semaine, les chefs de police du Canada se sont unis pour réclamer de pouvoir n\u2019imposer, dans certains cas, que des contraventions aux individus arrêtés pour possession simple de marijuana (moins de 30 grammes).Une suggestion immédiatement rejetée par le gouvernement conservateur.Le Devoir LA MMA AUX ETATS-UNIS Bertrand St-Arnaud veut garantir la place des créanciers québécois en cas de faillite MELANIE MARQUIS Québec veut s\u2019assurer que les sinistrés de Lac-Mégantic, la Ville et le gouvernement obtiennent leur juste part dans l\u2019éventualité d\u2019une faillite de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA) aux États-Unis.Le ministre québécois de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a fait part jeudi de son intention d\u2019intervenir dans la procédure de faillite de l\u2019autre côté de la frontière.«Le gouvernement du Québec entend prendre les meilleures mesures pour récupérer le maximum auprès des responsables de cette tragédie.Toutes nos actions sont orientées vers le bénéfice ultime des sinistrés», a déclaré le ministre par voie de communiqué.Dans cette optique, Québec a ainsi réuni un comité de créanciers informel composé des sinistrés membres du recours collectif, de la Ville de Lac-Mégantic et du gouvernement.M®Luc Despins, partenaire au cabinet d\u2019avocats new-yorkais Paul Hastings, a été mandaté pour faire des représentations devant les tribunaux américains afin de faire reconnaître officiellement le statut du comité de créanciers québécois.«On veut s\u2019assurer que ttoutes] les victimes [.1 soient représentées et aient une place à la table dans la procédure américaine pour retirer le plus de fonds possibles», a expliqué l\u2019avocat à l\u2019autre bout du fil, jeudi.«On veut avoir notre juste part», a ajouté le spécialiste en droit de la faillite et de l\u2019insolvabilité, qui a notamment représenté le comité de créanciers mis §ur pied dans l\u2019affaire de la faillite d\u2019Enron aux États-Unis.Le juriste estime d\u2019ailleurs que les chances de réussite du comité de créanciers sont assez bonnes.« On ne le ferait pas si on ne pensait pas avoir une bonne chance de l\u2019avoir», a-t-il résumé.La MMA, société propriétaire du convoi pétrolier qui a explosé en plein cœur du centre-ville de Lac-Mégantic le 6 juillet dernier, s\u2019est depuis placée sous la protection des tribunaux au Canada et aux États-Unis.De ce côté-ci de la frontière, l\u2019entreprise attend de savoir si l\u2019Office des transports du Canada (OTC) maintiendra sa décision de suspendre son certificat d\u2019aptitude ferroviaire au pays.Le verdict doit tomber ce vendredi.Mais en attendant, la MMA a eu droit à une rare bonne nouvelle jeudi: le Canadien Pacifique La Croix-Rouge organise i\u2019aide avec les 11 millions reçus pour Lac-Mégantic La collecte de fonds organisée par la Croix-Rouge pour les personnes touchées par la tragédie du 6 juillet dernier, à Lac-Mégantic, a permis de recueillir jusqu\u2019ici 11 millions de dollars, selon une mise à jour dévoilée ce jeudi.Ée comité consultatif de la Croix-Rouge ajoute que son programme d\u2019aide sera lui aussi mis à jour en fonction du nouveau montant de la collecte afin qu\u2019il s\u2019ajuste mieux aux besoins de la population.Le programme consacrera donc 8 millions à l\u2019aide à court terme cette année et en 2014.Par la suite, plus de 3 millions seront consacrés à l\u2019aide à long terme pour les années subséquentes.Par exemple, une aide sera possible pour des résidants de zones touchées qui doivent déménager à cause des odeurs persistantes, des bruits incommodants ou d\u2019un choc post-traumatique.De plus, l\u2019aide pour les élèves, les étudiants et le personnel scolaire a été bonifiée.Les bénévoles de la Croix-Rouge continuent de rencontrer les familles touchées par la catastrophe qui a fait 47 morts, qu\u2019il s\u2019agisse des familles endeuillées, de celles qui ont été évacuées, qui le sont toujours ou qui ont perdu leur gagne-pain.L\u2019aide est offerte sous forme de cartes ou de bons d\u2019achat ou sur présentation de factures, une façon de faire qui permet à la Croix-Rouge de rendre des comptes à ses donateurs.(CP) a été sommé par l\u2019OTC de reprendre immédiatement «l\u2019échange de trafic» avec l\u2019entreprise américaine.Le transporteur canadien avait imposé le 13 août un embargo interdisant à MMA de circuler sur ses rails et lui avait également bloqué l\u2019accès aux voies du Canadien National (CN) au lieu de correspondance de Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, où convergent les voies du CP, du CN et de la MMA.La Presse canadienne Via Rail cessera de desservir Gaspé L\u2019entreprise évoque des problèmes reliés aux « infrastructures ferroviaires » THIERRY HAROUN Via Rail suspend son service de train de passagers en Gaspésie, ce qui mécontente le député néodémocrate de la Gaspésie\u2014Iles-de-la-Madeleine, Philip Toone.Une décision qui n\u2019est pas sans conséquence pour les voyageurs en partance de Montréal.«Ça n\u2019a pas de bon sens.Je suis vraiment surpris de cette décision, d\u2019autant que Via Rail n\u2019a cessé de répéter qu\u2019elle croyait à la Gaspésie», déplore le député, visiblement sous le choc au moment où Le Devoir l\u2019a joint par téléphone.Il réagissait ainsi à la décision de l\u2019entreprise ferroviaire \u201e qui, par voie de communi- «C)n ne peut qué publié jeudi, annonçait mettre la suspension de son «trans- ^ port par rail de passagers en danger voyageant sur les liaisons entre Matapédia, New Carlisle nos trains, les et Gaspé» en invoquant , , l\u2019état du chemin de fer et employes et «des problèmes reliés aux in- i frastructures ferroviaires »\t^\t® de la Société du chemin de La sécurité fer de la Gaspésie.« On ne peut pas mettre en est très danger nos trains, les em- .ployés et les passagers.La sé- importante.» curité est très importante», rapporte le porte-parole de Via Rail, Jacques C.Gagnon, qui confirme par ailleurs que son entreprise va suspendre après le 17 septembre prochain le service d\u2019autocar.Jusqu\u2019à tout récemment, le train se rendait jusqu\u2019à New Carlisle.De là.Via Rail offrait aux passagers un autobus nolisé qui les transportait jusqu\u2019à Percé ou Gaspé.Donc après le 17 septembre, les passagers en partance de Montréal vers la Gaspésie seront débarqués à Matapédia et ils devront, pour le reste du voyage, se déplacer par leurs propres moyens.«C\u2019est déplorable comme décision.Nous demandons que Via Rail maintienne à tout le moins son service d\u2019autocar», laisse tomber Philip Toone, qui souhaite «que les gens se mobilisent».Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 23 AOUT 2013 ACTUALITES Plaidoyer du Conseil supérieur pour un renforcement de l\u2019enseignement de la science LISA-MARIE GERVAIS Les sciences dès les premières années du primaire ?Pourquoi pas ?C\u2019est ce que soutiept le Conseil supérieur de l\u2019Education dans un avis publié le 22 août, qui recommande de rendre obligatoires les sciences et technologies au premier cycle du primaire, en les inscrivant à la grille-matière.«C\u2019est sûr que ce serait intéressant que ce soit inclus dans le bloc de cours obligatoires au primaire avec minutage précis», croit Claude Lessard, président du CSE.Toutefois, il constate que ce ne sera pas chose facile, puisque les titulaires de classe au primaire sont des généralistes qui ont une certaine liberté dans l\u2019organisation du temps.Après les heures consacrées aux maths et au français au primaire, il ne reste que 11 par semaine pour les autres matières, soit l\u2019anglais, l\u2019éducation physique, la science, etc.«Il y a un manque de volonté sociale; d\u2019un côté, on dit que les sciences c\u2019est important, mais l\u2019école ne suit pas», déplore Ab-delkrim Hasni, qui a collaboré à l\u2019enquête du CSE, mais qui s\u2019exprime à titre de professeur en didactique des sciences à l\u2019Université de Sherbrooke.Contrairement à des matières comme l\u2019histoire ou la culture religieuse, personne ne descend dans la rue pour défendre les sciences, constate-t-il.«Ça va prendre du courage politique.» L\u2019avis conclut à un renforce- ment des compétences scientifiques des enseignants du primaire, par de la formation continue, notamment.À l\u2019heure actuelle, le baccalauréat en enseignement primaire d\u2019une durée de quatre ans ne comprend en moyenne que deux cours de didactique des sciences.Pour certains jeunes universitaires qui embrassent la carrière, le dernier cours de science remonte à la T secondaire.Le Québec recule en science Le CSE propose également la création d\u2019un centre national des sciences où des conseillers pédagogiques développeraient des activités scientifiques afin de venir en aide aux profs.Les écoles devraient davantage s\u2019allier les organisations parascolaires et de loisirs scientifiques, comme les clubs de petits débrouillards, d\u2019observation de la faune et de la flore, etc.Selon les résultats de l\u2019enquête 2010 du Programme pancanadien d\u2019évaluation (PPCE), le Québec, qui occupait le 2^\" rang en science, a glissé au O'\" rang des provinces canadiennes.Consfatant ce recul, la ministre de l\u2019Éducation d\u2019alors avait demandé au CSE de se pencher sur la question.La situation n\u2019est toutefois pas aussi alarmante qu\u2019on ne pourrait le croire, insiste Claude Lessard, rappelant que les méthodes de ces enquêtes ne sont pas infaillibles.«Mais on pourrait faire mieux, c\u2019est certain.» Le Devoir Taxes municipales : les candidats à la mairie de Montréal songent au gel ou à l\u2019indexation JEANNE CORRIVEAU Avec l\u2019arrivée à l\u2019automne d\u2019un nouveau maire à l\u2019Hôtel de Ville, les Montréalais doivent-ils s\u2019attendre à une hausse de leur compte de taxes en 2014?Le candidat à la mairie Denis Coderre s\u2019est abstenu de promettre un gel de taxes, alors que Marcel Côté rejette d\u2019emblée cette option, s\u2019en tenant plutôt à une hausse équivalant au taux d\u2019inflation, comme son adversaire Richard Bergeron, de Projet Montréal.Selon Denis Coderre, il est trop tôt pour prendre un engagement à l\u2019égard des taxes.«En temps et lieu, on prendra la décision.On va regarder l\u2019état des faits.Il faut avoir l\u2019heure juste», a-t-il expliqué lors d\u2019un point de presse au cours duquel il a présenté dix nouveaux candidats.Marcel Côté est catégorique.Geler le compte de taxes serait une erreur.« C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019une des grandes erreurs de l\u2019administration Trem-blay-Zampino », rappelle-t-il.Le candidat à la mairie prévoit plutôt une augmentation du compte de taxes s\u2019apparentant au taux d\u2019inflation, soit environ 2 %.Quant à la taxe de l\u2019eau, il dit ignorer pour l\u2019instant s\u2019il l\u2019imposerait.Mais Marcel Côté s\u2019attend à ce que les finances de la Ville réservent de mauvaises surprises au prochain maire.«On a jusqu\u2019au février pour faire adopter le budget.Dès mon entrée, je peux vous dire que je vais m\u2019attaquer à la question budgétaire.Je suis à peu près certain que, comme dans tout changement de gouvernement, il va y avoir une surprise.» Pour sa part, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a déjà fait savoir qu\u2019il réaliserait son programme électoral sans imposer une hausse de taxes dépassant le taux d\u2019inflation.Budget et PTI Denis Coderre s\u2019insurge par ailleurs contre le gel des budgets imposés pour 2014 aux arrondissements par le maire Laurent Blanchard et dont Le Devoir faisait état dans ses pages jeudi.Selon lui, l\u2019administration de coalition a trahi sa promesse de garantir une indexation des budgets des arrondissements Dès mon entrée Je peux vous dire que Je vais m\u2019attaquer à la question budgétaire.Je suis à peu près certain qu\u2019il va y avoir une surprise.)) JACQUES NADEAU LE DEVOIR Denis Coderre n\u2019a pas promis de geler les taxes, mais n\u2019écarte pas l\u2019idée d\u2019emblée, comme le font Marcel Côté et Richard Bergeron.pour 2014.«Ça, c\u2019est pas correct, dit-il.Pour moi, la priorité, ce sont les quartiers.Parce que les services de proximité, ça se passe dans les quartiers», a-t-il expliqué.Quant au Programme triennal d\u2019immobilisations (PTI) 2014-2016 dévoilé mercredi par le maire Blanchard, Denis Coderre annonce déjà qu\u2019il le modifiera.De nouveaux venus Dix nouveaux candidats sont venus grossir les rang§ de l\u2019Équipe Denis Coderre.A la mairie de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Kevin Copps, vice-président du Mouvement pour une éçole moderne et ouverte (MÉMO) et frère de l\u2019ancienne ministre li- Marcel Côté bérale fédérale Sheila Copps, luttera contre Russell Cope-man, de la Coalition de Marcel Côté, et Michael Simkin, de Projet Montréal.Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Denis Coderre lancera dans la mêlée l\u2019ancien journaliste de Radio-Canada Daniel Poulin, qui briguera la mairie de l\u2019arrondissement.Les autres candidats sont Gabriel Retta, Michelle Tremblay, Philippe Sarazin, Youssef Hariri, Agathe La-rosa, Guillaume Phaneuf, Nathalie Pierre-Antoine et Mario Charpentier.L\u2019équipe de Denis Coderre compte maintenant 53 candidats sur 103 possibles.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Appel d'offres Rosemont La Petite-Patrie Montréal Appel d'offres public 14056 (RPPL13-07089-OP) Bibliothèque Marc-Favreau - Animation lumineuse et travaux connexes Veuillez prendre note que l'ouverture des soumissions pour l'appel d'offres précité est reporté du 26 août 2013, 11 h, au 4 septembre 2013, 11 h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAÔ.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d'arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (Arrondissement de Rosemont\u2014La Petite-Patrie) ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Donné à Montréal, ce 23 août 2013 M\u201c Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d'arrondissement CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL CAUSE NO 540-61-062148-132 COUR DU QUEBEC STATUTAIRE ORGANISME D AUTOREGLEMENTATION DU COURTAGE IMMOBILIER DU QUÉBEC Poursuivant c MICHEL PILON Defendeur ASSIGNATION ORDRE est donne a MICHEL PILON de comparaître au greffe de cette cour situe au 2800, boul St Martin O Laval Quebec dans les 30 lours de la publication du present avis dans le lournal LE DEVOIR.A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l'expiration de ce delai Une copie du present CONSTAT D\u2019INFRACTION CHEF 1 A 2 AVIS DE RECLAMATION ET PLAIDOYER DE CULPABILITE OU DE NON CULPABILITE a ele laisses au greffe de cette cour a I intention de MICHEL PILON Laval le 20 août 2013 M= RICHARD BARBE GREFFIER ET JUGE DE PAIX I RÉUSSIR agàa gc ca Sudoku par Fabien Savary \t8\t\t\t\t\t\t\t 7\t\t\t\t\t\t\t6\t 6\t\t2\t4\t\t\t8\t\t \t\t\t\t\t7\t\t5\t \t\t5\t\t1\t\t\t\t2 1\t9\t\t\t3\t\t6\t\t8 \t\t1\t\t5\t\t\t\t \t4\t\t9\t8\t\t2\t\t \t\t\t\t\t\t9\t\t1 Niveau de difficulté : MOYEN 2459 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 2\t1\t5\t4\t7\t6\t8\t9\t3 9\t4\t8\t5\t1\t3\t6\t7\t2 3\t7\t6\t8\t9\t2\t5\t4\t1 8\t9\t4\t3\t5\t7\t2\t1\t6 7\t6\t2\t9\t8\t1\t3\t5\t4 5\t3\t1\t2\t6\t4\t7\t8\t9 1\t2\t7\t6\t4\t5\t9\t3\t8 4\t8\t3\t7\t2\t9\t1\t6\t5 6\t5\t9\t1\t3\t8\t4\t2\t7 2458 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com DE Billy-Tremblay «Sc ASSOCIÉS INC AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de COURTIER RSVP INC., société légalement constituée ayant sa place d'affaires en la ville de Montreal, division de Montreal, province de Quebec au 8722, rue St-Denis, H2M1N2 AVIS est par la présente donne que COURTIER RSVP INC., a depose une cession le 15 août 2013 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 1(î pur de septembre 2013 a 1100 heures au bureau du syndic, 1255, me University, bureau 1515, Montréal, Qc FAIT à Montréal, ce 20* lourd août 2013 DE Billy-Tremblay & associes inc.1255, rue University bureau 1515 Montreal (Quebec) H3B 3X2 Tel 514-875-1363 Telec 514-875-1336 www debillv-tremblav.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous pMt, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html vvww.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 17 juin 2013, a adopté les règlements suivants : 13-016 Règlement abrogeant le règlement numéro 1718 intitulé « Règlement pourvoyant à l'appropriation de deniers pour fins de subventions au Programme de revitalisation des vieux quartiers conjointement avec la SHQ et décrétant un emprunt au montant de 315 000 $ à cette fin » 13-017 Règlement abrogeant le règlement numéro 1730 intitulé « Règlement pourvoyant à l'appropriation de deniers pour fins de subventions au Programme de revitalisation des vieux quartiers conjointement avec la SHQ et décrétant un emprunt au montant de 315 000 $ à cette fin » Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 20 juin 2013, a adopté le règlement suivant : RCG 13-009 Règlement abrogeant le règlement portant le numéro 1747 intitulé « Règlement pourvoyant à l'appropriation de deniers pour fins de subventions à la restauration des façades et à l'aménagement intérieur des locaux commerciaux et décrétant un emprunt au montant de 200 000 $ à cette fin » Les règlements 13-016, 13-017 et RCG 13-009 ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire 16 août 2013.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 23 août 2013 Le greffier de la Ville, M\u201c Yves Saindon CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N° 500-12-318377-136 COUR SUPÉRIEURE (chambre de la famille) PAOLA ANDREA HURTADO SANCHEZ, Partie demanderesse c MANUEL ALEJANDRO BEDOYA LOPEZ, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne à MANUEL ALEJANDRO BEDOYA LOPEZ de comparaître au greffe de cette cour situe au 1, rue Notre-Dame est, à Montreal au local I\t120 dans les 40 jours de la publication du present avis dans le journal Le Devoir La requête introductive d'instance sera presentee devant le tribunal le 8 novembre 2013 à Montreal en salle 2 17 au Palais de justice de Montreal Une copie de la requête introductive d'instance a ete remise au greffe à l'intention de MANUEL ALEJANDRO BEDOYA LOPEZ À Montreal, le 19 août 2013 ELAINE CLOUTIER-NEVEU Greffier adjoint J B 0B78 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N° 500-17-062831-105 COUR SUPÉRIEURE Chambre civile ALFRED ANTOUN Partie demanderesse c.lAN GAGNÉ et ALS Parties défenderesses ASSIGNATION (art.139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL ; Avis est donne au defendeur lAN GAGNÉ que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour Supérieure du district de Montreal une requête introductive d'instance re-amendee Une copie de cette requête et de l'avis aux defendeurs ont ete laisses à l'intention du defendeur lAN GAGNÉ, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montreal, situe au 1, rue Notre-Dame Est, à Montreal II\test ordonne au defendeur lAN GAGNÉ de comparaître dans un delai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance À defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l'expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requête introductive d'instance re-amendee sera presentee pour decision devant le tribunal le 22 novembre 2013 à 9h00 en la salle 2 16 du palais de justice de Montreal À Montreal, le 21 août 2013 ANNIE OUELLETTE Greffiere-adjointe, J 0 0309 Prenez avis que la compagnie \"9077-2310 Quebec Inc\", constituée en vertu de la Loi des compagnies du Quebec et ayant son siege social dans la ville de Terrebonne, province de Quebec, demandera à l'inspecteur general des institutions financières la permission d'abandonner sa charte conformement aux dispositions de la Loi des compagnies Date à Montreal, ce 19ieme jour d'août 2013 Roger Bergeron CPA Pour la compagnie 9077-2310 Quebec Inc Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-aprés mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET\tNATURE DE ADRESSE\tLA DEMANDE DU DEMANDEUR vendre a 1 Restaurant pour servir 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Épicerie Addition d autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Restaurant pour vendre existant 9255 2124 Quebec Inc RESTAURANT TCHANG Kl AN G PAR YANGTZE 6066, rue Sherbrooice Ouest Montreal (Quebec) H4A1Y1 Dossier 334 599 Le Groupe SPC Inc RESTAURANT TAIS TQI ET MANGES 5153, chemin de la Côte des Neiges Montreal (Quebec) H3T1X9 Dossier 338 483 Les Restaurants Atame Inc LES RESTAURANTS ATAME 351, rue Duluth Est Montreal (Quebec) H2W1J3 Dossier 430 116 Les Entreprises G Andrianalcis Inc LAEAYETTE HQT DQG 1870, rue Sainte Catherine Est Montreal (Quebec) H2K2H5 Dossier 951 384 9213 0517 Quebec Inc RESTAURANT JAIPUR TANDQQRI 1227 A, avenue du Mont Royal Est Montreal (Quebec) H2J1Y2 Dossier 1171 446 Vegetalienne Inc PRQPULSIQN CANTINE VÉGÉTALIENNE 1303, rue Sainte Catherine Est Montreal (Quebec) H2L2H4 Dossier 1706 852 9015 2000 Quebec permis Inc LE BINGQ CALÉ 7401, boul Newman, suite 210 Montreal (Quebec) H8N 1X3 Dossier 2100 477 Changement de 6066, rue categorie de 1 Sherbrooke Restaurant pour Quest Montreal (Quebec) H4A1Y1 5153, chemin de la Côte des Neiges Montreal (Quebec) H3T1X9 351, rue Duluth Est Montreal (Quebec) H2W1J3 1870, rue Sainte Catherine Est Permis additionnel 1 Bar Changement de Montreal capacité de 1 (Quebec) Restaurant pour H2K 2H5 vendre existant NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR 9278 3984 Quebec Inc RESTQ CALÉ AVESTA 2077, rue Sainte Catherine Q Montreal (Quebec) H3H 1M6 Dossier 2376 697 Bar Anthony Inc BARANTHQNY 7467, rue Saint Hubert Montreal (Quebec) H2R2N5 Dossier 2486 967 Restaurant Inferno Inc RESTAURANT INEERNQ 6850, rue Saint Dominique Montreal (Quebec) H2S3B2 Dossier 2912 111 Les Qttomans Inc RESTAURANT AREM 1619 B, rue William, # C Montreal (Quebec) H3J1R1 Dossier 3622 255 Permis\t2077, rue additionnel Sainte 1 Restaurant Catherine Q pour vendre sur Montreal terrasse sur le (Quebec) domaine public H3H1M6 (suite a une cession) 1 Bar avec\t7467,\true ajout d autori\tSaint\tHubert sation de Montreal spectacles sans (Quebec) nudité\tH2R 2N5 (suite a une cession) Permis\t6850,\true additionnel\tSaint 1 Restaurant Dominique pour vendre sur Montreal terrasse sur le (Quebec) domaine public H2S3B2 1 Restaurant pour vendre avec danse, projection de films et spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1619 B, rue William, # C Montreal (Quebec) H3J1 RI Changement de\t1227 A,\tManitoba Inc\t1 Restaurant\t271,rue categorie de 1\tavenue du\tMANITQBA\tpour vendre\tSaint Zotique Restaurant pour\tMont Royal\t271, rue Saint\t\tQuest vendre a\tEst\tZotique Quest\t\tMontreal 1 Restaurant\tMontreal\tMontreal (Quebec)\t\t(Quebec) pour servir\t(Quebec)\tH2G 1A4\t\tH2G 1A4 \tH2J1Y2\tDossier 3623 238\t\t \t\t9045 1998 Quebec\t1 Restaurant\t8500, rue \t\tInc\tpour vendre\tSaint Denis 1 Restaurant\t1303, rue\tCALÉ IN\t\tMontreal pour vendre\tSainte\t8500, rue Saint\t\t(Quebec) avec spectacles\tCatherine Est\tDenis\t\tH2P 2H2 sans nudité\tMontreal\tMontreal (Quebec)\t\t \t(Quebec)\tH2P 2H2\t\t \tH2L 2H4\tDossier 3625 977\t\t \t\t9276 3564 Quebec\t4 Restaurants\t377, rue \t\tInc\tpour vendre\tRichmond \t\tRESTAURANT LE\tdont 1 sur\tMontreal \t\tRICHMQND\tterrasse\t(Quebec) Permis\t7401, boul\t377, rue Richmond\t\tH3J1T9 additionnel\tNewman,\tMontreal (Quebec)\t\t 1 Bar\tsuite 210\tH3J1T9\t\t \tMontreal\tDossier 3626 892\t\t \t(Quebec) H8N 1X3\t7050020 Canada\tChangement de\t600, boul \t\tInc\tcategorie de 2\tSaint Jean \t\tBRASSERIE LE\tBrasseries dont\tPointe Claire \t\tMANQIR\t1 sur terrasse a\t(Quebec) \t\t600, boul Saint\t2 Bars dont 1\tH9R 3J9 \t\tJean\tsur terrasse\t Pointe Claire (Quebec) H9R 3J9 Dossier 229 880 Québec ^ ^ Du bénévolat, oui ! Mais où ?514.842.3351 CENTRE EXACTION BÉNÉVOLE DE MOIVrRÉAL cabm.net LE DEVOIR LE VENDREDI 23 AOUT 2013 A 5 ACTUALITES Indiquer si les morts fumaient pour faire avancer la recherche AMELIE DAOUST-BOISVERT Nom, date, heure, lieu du décès, adresse.Et si on ajoutait une information supplémentaire sur les certificats de décès : fumeur ou non-fumeur?Dans l\u2019édition de jeudi du journal médical The Lancet, des scientifiques demandent aux responsables des registres des décès à travers le monde de recueillir cette information afin de mieux comprendre les effets du tabac sur les taux de mortalité.L\u2019Afrique du Sud est le seul pays au monde à avoir ajouté, en 1999, une question à cet effet sur les actes de décès.On doit y indiquer si la personne décédée fumait dans les 5 années précédant sa mort.Grâce à cette information, des chercheurs sud-africains, australiens et britanniques ont découvert que les décès attribuables au tabac sont deux fois plus fréquents parmi la population métissée de l\u2019Afrique du Sud, en comparaison des blancs.Ce pays compte plusieurs populations, dont les Noirs africains (la majorité), les Blancs, et les personnes métissées, communément appelées «gens de couleurs» et qui comptent pour près de 10% de la population.Les scientifiques arrivent à cette conclusion après avoir analysé les certificats de décès de près de 500000 adultes survenus entre 1999 et 2007.«Les registres de décès à travers le monde devraient demander si les morts étaient fumeurs.Cela permettrait de déterminer les taux de mortalité dus au tabac et de savoir si ces taux augmentent ou diminuent dans le temps», explique un des auteurs de l\u2019étude, le professeur Richard Peto, dans un communiqué publié par The Lancet.Les chercheurs font valoir que cette mesure est facile et peu coûteuse, mais qu\u2019elle permet de réaliser de grandes avancées en terme de surveillance des effets du tabac.Des inégalités au Québec aussi Cette étude rappelle que, pour des raisons socio-économiques, le tabac peut faire des ravages plus importants dans certaines populations vulnérables.D\u2019ailleurs, le Québec n\u2019est pas épargné.En 2006, les hommes anglophones pouvaient espérer vivre 2,3 ans de plus que les francophones, et les femmes anglophones, 1,4 an de plus que leurs homologues francophones.C\u2019est la chercheuse à l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) Nathalie Auger qui a publié ces résultats en 2011 dans YEuropean Journal of Epidemiology.Elle avait aussi découvert que ce fossé était en partie dû au fait que les maladies causées par le tabagisme affectaient davantage les francophones, chez qui le taux de tabagisme est plus élevé depuis une centaine d\u2019années.Alors que le fossé francos/anglos tendait à s\u2019amenuiser par le passé, cette amélioration stagne en grande partie parce que le taux de mortalité des femmes francophone par cancer du poumon augmente, selon la chercheuse.Le Directeur national de la santé publique du Québec juge prématuré de répondre à l\u2019appel des auteurs de l\u2019article publié jeudi dans The Lancet.Bien que le tabagisme ne figure pas sur les actes de décès au Québec, l\u2019Institut de la statistique collige les informations concernant les causes de décès dans la province, par maladie (cancer, maladies du cœur, etc.).Le Collège des médecins du Québec a indiqué au Devoir qu\u2019ajouter cette information aux actes de décès «pourrait être une autre façon intéressante d\u2019analyser l\u2019impact du tabac sur la population».Le Devoir Les pharmaciens quittent la table des négociations Ils se disent surpris de la tournure des discussions avec Québec, qui les accuse d\u2019effectuer certains gestes dans l\u2019illégalité depuis des années AMELIE DAOUST-BOISVERT Les pharmaciens ont indiqué avoir claqué la porte des négociations avec Québec jeudi et avertissent que, le 3 septembre, tous les patients devront assumer la facture des nouveaux actes entrant en vigueur si les discussions restent suspendues.Dans un communiqué diffusé en fin d\u2019avant-midi, l\u2019Association des pharmaciens propriétaires du Québec (AQPP) prétend qu\u2019une entente sur les honoraires des nouveaux services est imminente.Ce ne serait en effet pas sur cette ques- tion que les discussions ont achoppé, mais bien sur un litige juridique concernant les actes que les pharmaciens peuvent ou non poser.Ces derniers avancent que, depuis plus de dix ans, ils effectuent certains tests en pharmacie avec l\u2019assentiment du Collège des médecins et de l\u2019Qrdre des pharmaciens.11 s\u2019agit de tests de glycémie et de suivis d\u2019anticoagulothé-rapie effectués à l\u2019aide d\u2019appareils portables, qui ne nécessitent qu\u2019une goutte de sang et l\u2019analyse en quelques minutes.Grâce aux nouveaux actes permis, les pharmaciens auraient dorénavant pu ajuster la médication immédiatement après la lecture du résultat sur l\u2019appareil, en pharmacie.Mais selon les pharmaciens, Québec prétend qu\u2019ils posent ce geste dans l\u2019illégalité, depuis plusieurs années.L\u2019AQPP se dit très surprise de la tournure des discussions.L\u2019Ordre soutient les pharmaciens Ils ne sont pas les seuls.L\u2019Qrdre des pharmaciens du Québec conteste aussi les prétentions du ministère de la Santé dans cette histoire.«C\u2019est à l\u2019Ordre de décider si cette activité est légale, et elle l\u2019est, assure sa présidente Diane Lamarre.C\u2019est légal, sécu- ritaire et utile pour la population.Des milliers de patients sont suivis! Je tiens à les rassurer: ils recevront encore leurs services en pharmacie demain.» «Nous suspendons les négociations jusqu\u2019à ce que le ministre appuie ses prétentions, d\u2019un avis juridique et d\u2019un énoncé formel d\u2019orientation ministérielle.Nous devons malheureusement attendre leur retour pour poursuivre les discussions, puisqu\u2019il pourrait y avoir des répercussions majeures sur la profession de pharmacien et sur l\u2019accessibilité au système de santé», dit le président de I\u2019AQPF; Jean Thiffault.En entrevue, M.Thiffault a indiqué que la balle était mainte- nant dans le camp du ministre.«Ce genre de test, il va y en avoir de plus en plus grâce aux avancées technologiques, indique-t-il.Ça se fait partout dans le monde et, si on se fie à leur parole, nous sommes dans l\u2019illégalité!» 11 explique qu\u2019il a quitté les discussions parce qu\u2019il refusait de «sortir des négociations avec moins de responsabilités qu\u2019avant, alors que l\u2019esprit du projet de loi 41, c\u2019est de pouvoir poser plus d\u2019actes».En soirée, le bureau du ministre Réjean Hébert a fait savoir par voie de communiqué qu\u2019il souhaitait une reprise rapide des négociations.Le Devoir Les écologistes pressent les partis de collaborer pour l\u2019adoption de la réforme de la Loi sur les mines JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Craignant que de nouvelles élections ne fassent avorter la troisième tentative de réforme de la Loi sur les mines, les groupes écologistes invitent les partis politiques à laisser de côté les luttes partisanes pour permettre l\u2019adoption rapide du projet de loi pé-quiste, dont les consultations publiques débutent ce vendredi à Québec.«Après trois projets de loi, trois commissions parlementaires, trois rapports du Vérificateur général, près de 150 mémoires déposés à l\u2019Assemblée nationale depuis 2009, des débats publics, des mobilisations citoyennes, on juge que le Québec doit se doter d\u2019une nouvelle Loi sur les mines au plus vite, et on est prêts à collaborer avec le gouvernement pour que ça se fasse d\u2019ici Noël», a affirmé Ugo La-pointe, porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, en point de presse jeudi.Bien que le projet de loi 43 ne répond pas à toutes leurs attentes, les militants de Québec meilleure mine se disent prêts à l\u2019appuyer tel quel.«Le projet de loi est loin d\u2019être parfait, mais c\u2019est mieux que le statu quo, a concédé Ugo La-pointe.C\u2019est le temps qu\u2019on se dote d\u2019une nouvelle loi, surtout dans un contexte où on pourrait se retrouver en élec- «\u2022rv'?-J, JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Depuis jeudi, les minières doivent déposer une garantie financière de 100% des coûts de restauration de leurs sites.Ci-dessus, la défunte mine Jeffrey.tions prochainement.» Ils proposent néanmoins des bonifications, réclamant davantage de comités de suivi indépendants et plus de ressources pour les citoyens habitant à proximité des mines et non seulement à ceux qui vont être déplacés, comme le stipule le projet de loi à l\u2019étude.Ils souhaitent que Québec accorde un pouvoir effectif aux municipalités qui veulent empêcher les activités minières sur leur territoire.Ils trouvent par ailleurs «inacceptable» que la minis- tre des Ressources naturelles se réserve un droit de veto sur cette question.Évaluation environnementale Ils demandent enfin à Québec d\u2019assujettir tous les projets de mines à une évaluation environnementale et des consultations publiques, et ce, sans attendre l\u2019adoption du projet de loi.Selon Christian Simard, directeur général de Nature Québec, le gouvernement pourrait adopter dès les prochaines semaines un règle- ment à cet effet, comme il l\u2019a fait pour le dépôt de garanties financières.En effet, le gouvernement Marois a annoncé jeudi l\u2019entrée en vigueur du règlement obligeant toutes les sociétés minières à déposer une garantie financière de 100% des coûts de restauration de leurs sites miniers.Ce règlement a été adopté par décret en juillet dernier et publié dans la Gazette officielle au début du mois d\u2019août.Le Devoir Conflit d\u2019intérêts an cabinet dn ndnistre Blanchet La Coalition avenir Québec réclame une enquête du Commissaire à l\u2019éthique sur un apparent conflit d\u2019intérêts au bureau du ministre de l\u2019Environnement, Yves-Erançois Blanchet.Le ministre a embauché comme di-i;ecteur des communications Eric Cardinal, inscrit au Registre des lobbyistes pour la nation crie de Mistissini.Après l\u2019entrée en poste de M.Cardinal, le ministre a rendu une décision favorable aux Cris de Mistissini en refusant d\u2019accorder un certificat au projet de mine d\u2019uranium de la société Strateco, au nord de Chibougamau.Le Devoir Espionnage illégal de Canadiens?Des voix se sont élevées, jeudi, pour exiger du gouvernement Harper qu\u2019il fasse toute la lumière sur les activités du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC) dans la foulée du dépôt d\u2019un rapport suggérant que le CSTC a peut-être espionné illégalement des citoyens canadiens.Dans son dernier rapport au Parlement, le commissaire du CSTC Robert Décary évoque la possibilité que l\u2019agence ait pu prendre pour cible des Canadiens au cours de la dernière année.Qr, M.Décary n\u2019a pu arriver à une conclusion définitive sur cette question en raison du manque de clarté ou d\u2019informations dans quelques documents.Le CSTC s\u2019est défendu d\u2019avoir enfreint la loi.La Presse eanadienne Résultats des tirages du : 2013-08-21 édition 04 12 28 09 13 15 19 43 48 42 compl.31 39 46 compl Prochain gros lot (approx.) : 7 000 000 $ 2386121 Suivez-nous dans les réseaux sociaux délÉ Facebook.com/LotoQuebecLoteries LOTERIES in cas de disparité enire cette liste et la liste cfficielle de Lctc Québec cette dernière a pricrité MJ 17IVOUT 201j 400 jeunes participants 50 propositions pour lo njonde de demain Consuitez-iesàinm.qc.ca/ee201 Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Merci à nos partenaires de permettre à nos participants d'être le changement! L\u2019École d\u2019été est soutenue financièrement par le Secrétariat à la jeunesse dans le cadre de la Stratégie d\u2019action jeunesse 2009-2014.Ejirichir Québec H H jeunes.gouv.qc.câ S Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Les Offices jeunesse internationaux du Québec OFQJ*OQAJ*OQMJ'OQWBJ FONDS de solidarité FTQ UQÀM SQüs SCFR Ccntiale dH syndkab dy Québec « __ §} (l> Conseil CSN cso Conseil inlBiproléssionnal du Québec Montréal I Desjardins I Caisse d'économie solidaire LE DEVOIR Libre de penser journaLmetro.com Pourquoi accordons-nous une si grande importance aux prochaines enchères de blocs de spectre ?Ce n\u2019est pas parce que nous avons peur de la concurrence.C\u2019est parce que nous avons à cœur le service sans fil au Canada. La politique actuelle n'est pas à l'avantage des consommateurs.POUR NOUS 4.» SPECTRE DISPONIBLE POUR EUX C\u2019est fondamentalement non équitable: il y a quatre blocs de spectre disponibles, les meilleurs au pays.Il y a au moins quatre joueurs sous licence dans chaque région du pays.Le problème?Selon les règles actuelles, un géant américain (Verizon) peut acheter deux de ces blocs.S\u2019il va de l\u2019avant, les compagnies canadiennes devront rivaliser pour les deux blocs restants.Ainsi, les compagnies canadiennes ne pourraient pas miser sur 50% des actifs qui nous appartiennent.Au moins deux n\u2019obtiendront rien, plaçant ainsi leurs clients en position désavantageuse.Comment une compagnie étrangère peut-elle avoir le droit de viser deux précieux blocs canadiens alors que la majorité des Joueurs locaux doit se battre pour, au mieux, un seul par Joueur?Nous savons tous reconnaître instinctivement s\u2019il y a équité ou non.Ceci pourrait coûter cher aux consommateurs canadiens: les règles actuelles permettront à des compagnies comme Verizon d\u2019entrer sur le marché à un très faible coût.Les coûts qu\u2019elles peuvent épargner (parce que nous n\u2019avons pas le droit de rivaliser contre elles sur deux des blocs, et parce qu\u2019elles n\u2019ont pas à bâtir leur propre réseau national) constituent purement et simplement un cadeau inutile que vous payez avec vos impôts.Devriez-vous payer plus d\u2019impôt afin d\u2019appuyer un géant américain valant 140 milliards de dollars US?Ce n\u2019est pas comme s\u2019il avait besoin d\u2019aide, et ce n\u2019est pas juste.Les petites villes et les villages dans les régions rurales du pays seront laissés pour compte: les experts s\u2019accordent pour dire que Verizon concentrerait ses efforts sur les plus grandes villes canadiennes comme Montréal et Toronto.Les fournisseurs canadiens devraient également y concentrer leurs efforts afin de pouvoir rivaliser.Le résultat?Les petites villes et les villages n\u2019auront plus accès aux meilleures et plus récentes technologies sans fil.Un gouvernement canadien devrait unir le pays.Et non le diviser.Comme vous pouvez le constater, il ne s\u2019agit pas d\u2019empêcher Verizon d\u2019être un concurrent.Il s\u2019agit de s\u2019assurer que les règles sont équitables et Justes pour tout le monde.Il s\u2019agit de s\u2019assurer que les Canadiens et le Canada ne paient pas une subvention exorbitante à un géant qui est à lui seul plus important que l\u2019ensemble de l\u2019industrie canadienne du sans-fil.Il s\u2019agit de s\u2019assurer que le plus grand nombre possible de Canadiens, et non seulement ceux des grandes villes, bénéficient de la nouvelle innovation sans fil.Pour en savoir plus, visitez soyonsequitables.ca.^p Ce message est financé par vos compagnies canadiennes de sans-fil : Bell \u2022 Rogers \u2022 TELUS Un traitement de faveur pour les géants américains ?Mauvais sur toute la ligne. A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 23 AOUT 2013 MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx 12 674,35A Evnlution sur 250 jours ?um0 LES INDICES Indice S&P TSX S&P TX20 S&P TX60 S&P TX60 Cap.Cons.de base Cons.discrét.Énergie Finance Aurifère Santé Tech, de i\u2019info Industrie DE LA BOURSE DE TORONTO Volume (000) 147 391 68 235 75 520 75 520 2 329 4 225 25 785 14 453 57 544 1\t846 2\t483 7 433 Fermeture ver.pts ver.% 12 674,35+101,27 HIER A LA BOURSE: Toronto a clôturé en hausse, les titres du secteur minier ayant réalisé des gains à la suite de la publication de rapports encourageants en provenance de la Chine et de l\u2019Europe.Mais la patience des opérateurs a été mise à rude épreuve à la suite des difficultés techniques qui ont forcé la fermeture du Nasdaq.Titre AT variation >1% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE T Alim.Couche-Tard\tATD B\t57,63\t-0,63\t-1,08\t240\t44,40\t65,00 A Canadian Tire\tCTC A\t90,06\t1,00\t1,12\t327\t64,63\t91,46 T Cogeco\tCCA\t47,50\t-0,80\t-1,66\t41\t35,88\t52,29 Corus\tCJR B\t25,29\t0,12\t0,48\t116\t21,67\t26,49 Groupe TVA\tTVA B\t8,45\t0,07\t0,84\t3\t6,50\t10,52 Jean Coutu\tPJC A\t18,32\t-0,08\t-0,43\t90\t13,60\t19,60 Lobiaw\tL\t45,55\t0,00\t0,00\t590\t32,77\t52,06 Magna\tMG\t84,46\t0,77\t0,92\t360\t42,19\t85,40 Metro\tMRU\t67,94\t-0,14\t-0,21\t200\t56,52\t75,81 Quebecer\tQBR B\t22,82\t-0,04\t-0,17\t105\t16,15\t24,54 A Rona\tRON\t10,82\t0,11\t1,03\t55\t9,25\t13,52 Sapute\tSAP\t46,62\t0,33\t0,71\t159\t39,76\t54,62 Shaw\tSJR B\t25,36\t-0,01\t-0,04\t585\t19,84\t26,25 Shoppers Drug Mart\tSC\t59,15\t0,06\t0,10\t828\t40,03\t61,77 Tim Hortons\tTHI\t58,84\t0,28\t0,48\t235\t45,11\t61,52 Transat A.T.\tTRZ B\t8,17\t0,04\t0,49\t6\t3,27\t8,80 Yeiiow Media\tY\t12,04\t0,05\t0,42\t38\t5,40\t12,64 ÉNERGIE\t\t\t\t\t\t\t Cameco\tCCO\t20,31\t0,10\t0,49\t573\t16,50\t23,49 A Canadian Naturai\tCNQ\t31,26\t0,58\t1,89\t1 445\t26,88\t34,64 Canadian Oii Sands\tCOS\t20,16\t0,06\t0,30\t1 343\t18,62\t22,34 T Enbridge\tENB\t42,88\t-0,63\t-1,45\t1 325\t37,74\t49,17 A EnCana\tECA\t18,48\t0,23\t1,26\t1 481\t17,40\t23,86 A Enerpius\tERE\t17,24\t0,20\t1,17\t247\t11,53\t17,90 A Pengrowth Energy\tPGF\t5,74\t0,10\t1,77\t523\t3,93\t7,39 Pétroiière Impériaie\tIMO\t43,25\t0,14\t0,32\t388\t38,58\t48,32 A Suncor Energy\tSU\t35,38\t0,53\t1,52\t2 284\t27,50\t35,86 A Taiisman Energy\tTLM\t11,22\t0,12\t1,08\t2 143\t10,62\t14,69 TransCanada\tTRP\t45,35\t-0,43\t-0,94\t744\t43,16\t51,21 Vaiener\tVNR\t15,86\t0,11\t0,70\t80\t15,68\t16,47 FINANCIÈRES\t\t\t\t\t\t\t 8.CIBC\tCM\t79,34\t0,46\t0,58\t915\t73,89\t84,99 8.do Montréai\tBMO\t64,78\t0,31\t0,48\t1 293\t56,74\t65,99 8.Laurentienne\tLB\t44,83\t-0,10\t-0,22\t65\t42,41\t47,63 8.Nationaie\tNA\t78,45\t0,45\t0,58\t353\t71,77\t80,33 8.Royaie\tRY\t64,46\t-0,12\t-0,19\t1 935\t53,00\t65,66 8.Scotia\tBNS\t58,48\t0,20\t0,34\t1 281\t51,92\t61,84 8.TO\tTD\t87,97\t0,65\t0,74\t1 060\t78,05\t89,11 A Brookfieid Asset\tBAM A\t37,00\t0,46\t1,26\t345\t31,23\t39,37 Cominar Reai\ti\tCUE UN\t18,78\t-0,12\t-0,63\t294\t18,78\t24,76 A Corp.Fin.Power\tPWF\t32,36\t0,40\t1,25\t251\t24,78\t33,25 A Fin.Manuvie\tMFC\t17,49\t0,37\t2,16\t2 757\t10,82\t18,74 A Fin.Sun Life\tSEE\t33,35\t0,37\t1,12\t715\t22,52\t34,05 Great-West Lifeco\tGWO\t30,51\t0,19\t0,63\t349\t21,50\t31,33 Industrieiie Aii.\tlAG\t42,26\t0,13\t0,31\t119\t25,00\t44,07 A Power Corporation\tPOW\t29,65\t0,52\t1,79\t436\t23,01\t30,45 TMX\tX\t47,56\t0,19\t0,40\t12\t42,50\t57,82 INDUSTRIELLES\t\t\t\t\t\t\t A Air Canada\tAC B\t2,75\t0,03\t1,10\t480\t1,03\t3,40 A Bombardier\tBBD B\t4,70\t0,13\t2,84\t3 532\t2,97\t5,18 CAE\tCAE\t11,30\t0,09\t0,80\t325\t9,32\t12,02 A Canadien Pacifique\tCP\t128,33\t4,42\t3,57\t300\t80,03\t144,43 A Chemin de fer CN\tCNR\t100,75\t1,47\t1,48\t465\t83,45\t107,57 SNC-Lavaiin\tSNC\t40,09\t0,33\t0,83\t323\t34,36\t49,85 Transcontinentai\tTCL A\t13,00\t0,06\t0,46\t136\t7,97\t13,17 A Transperce\tTFI\t21,60\t0,43\t2,03\t135\t16,56\t23,17 MATÉRIAUX\t\t\t\t\t\t\t A Agrium\tAGU\t91,39\t2,08\t2,33\t449\t83,46\t116,38 A Barrick Goid\tABX\t20,57\t0,61\t3,06\t3 802\t14,22\t42,08 A Goidcorp\tG\t31,98\t0,43\t1,36\t2 708\t23,26\t46,31 A Kinross Goid\tK\t5,97\t0,18\t3,11\t4 766\t4,74\t10,98 A Mines Agnico-Eagie\tAEM\t33,01\t0,75\t2,32\t830\t26,18\t56,99 A Potash\tPOT\t31,21\t0,50\t1,63\t2 888\t29,67\t45,13 A Teck Resources\tTCK B\t27,33\t1,05\t4,00\t3 965\t21,11\t38,13 SERVICES PUBLICS\t\t\t\t\t\t\t Fortis\tETS\t30,44\t0,00\t0,00\t377\t30,26\t35,14 TransAita\tTA\t13,65\t-0,05\t-0,36\t761\t12,80\t16,89 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t\t\t BiackBerry\tBB\t10,75\t0,02\t0,19\t1 631\t6,10\t18,49 A CGI\tGIB A\t35,72\t0,38\t1,08\t329\t22,33\t36,73 TÉLÉCOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t\t\t BCE\tBCE\t42,25\t-0,10\t-0,24\t1 043\t40,58\t48,90 Bell Allant\tBA\t26,40\t0,04\t0,15\t281\t25,52\t29,26 Rogers\tROI B\t40,79\t0,19\t0,47\t737\t39,10\t52,75 Telus\tT\t31,91\t0,14\t0,44\t1 779\t29,52\t37,94 FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE\t\t\t\t\t\t\t iShares DEX\tXBB\t29,82\t0,00\t0,00\t402\t29,79\t31,68 A iShares MSCI\tXEM\t22,80\t0,37\t1,65\t9\t21,23\t25,67 A iShares MSCI EMU\tEZU\t36,39\t0,53\t1,48\t3 218\t28,45\t36,64 iShares S&P 500\tXSP\t19,00\t0,17\t0,90\t1 262\t15,41\t19,56 iShares S&P/TSX\tXIC\t20,05\t0,16\t0,80\t95\t18,51\t20,47 C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture INDICE QUÉBEC IQ30\t1591,87 INDICE QUÉBEC IQ120\t1591,20 var.pts var.% +9,73\t+0,61 +8,70\t+0,55 572,39 727,99 805,01 287,16 124,50 256,48 207,28 205,00 83,92 33,23 + 3,64 + 6,54 + 7,23 -0,13 + 0,88 + 2,39 + 1,12 + 3,62 + 0,66 -0,30 0,8 0,6 0,9 0,9 -0,0 0,7 0,9 0,5 1,8 0,8 0,9 Indice Matériaux Immobilier Télécoms Serv.collect.TSX CROISSANCE TSX Venture\t69 585\t935,04\t+9,72\t1,0 Consultez toutes les cotes boursières Volume (000)\tFermeture\tvar.pts\tvar.% 70 906\t250,21\t+ 5,69\t2,3 5 018\t218,32\t+ 1,14\t0,5 4 013\t108,33\t+ 0,09\t0,1 4 467\t196,61\t+ 0,28\t0,1 s 16 912\t797,02\t+ 31,95\t4,2 138,10\t+2,17 Titre\t\t\t\t\t\t\t \tSymbole\tFermeture\tVariation ($) (%)\t\tVolume (000)\t52 semaines bas\thaut\t LÉS PLUS ACTIFS DE LA BOÙRSE DE TORONTO\t\t\t\t\t\t\t Raging River\tRRX\t5,42\t0,13\t2,46\t4 857\t2,11\t5,45 Kinross Gold\tK\t5,97\t0,18\t3,11\t4 766\t4,74\t10,98 First Quantum\tFM\t18,58\t0,88\t4,97\t4 571\t14,22\t24,90 Teck Resources\tTCK B\t27,33\t1,05\t4,00\t3 965\t21,11\t38,13 Barrick Gold\tABX\t20,57\t0,61\t3,06\t3 802\t14,22\t42,08 Qsisko Mining\tOSK\t5,19\t0,03\t0,58\t3 644\t2,98\t10,62 Yamana Gold\tYRI\t12,23\t0,42\t3,56\t2 904\t8,96\t20,61 Potash\tPOT\t31,21\t0,50\t1,63\t2 888\t29,67\t45,13 Fin.Manuvie\tMFC\t17,49\t0,37\t2,16\t2 757\t10,82\t18,74 Goidcorp\tG\t31,98\t0,43\t1,36\t2 708\t23,26\t46,31 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t\t\t\t Walter Energy\tWLT\t13,60\t1,08\t8,63\t21\t10,39\t41,05 Altus Group\tAIE\t11,00\t0,85\t8,37\t187\t7,40\t11,00 Dundee Precious\tDPM\t6,18\t0,36\t6,19\t309\t3,69\t9,93 HudBay Minerais\tHBM\t7,05\t0,35\t5,22\t492\t6,02\t12,10 First Quantum\tFM\t18,58\t0,88\t4,97\t4 571\t14,22\t24,90 Turqus HI Resr\tTRQ\t5,52\t0,26\t4,94\t875\t3,94\t9,81 Mountain Province\tMPV\t5,82\t0,27\t4,86\t259\t3,40\t5,82 Stiliwatr Mini\tSWC U\t12,38\t0,56\t4,74\t3\t9,89\t14,75 G ran Tierra\tGTX\t6,81\t0,30\t4,61\t5\t4,29\t6,91 Patheon\tPTI\t6,59\t0,29\t4,60\t77\t2,57\t6,59 LES PERDANTS EN %\t\t\t\t\t\t\t TearLab\tTLB\t12,46\t-1,13\t-8,31\t21\t3,10\t15,30 Aberdeen\tFAP\t5,80\t-0,30\t-4,92\t321\t5,80\t7,70 Horizons BetaPro\tHND\t6,92\t-0,29\t-4,02\t1288\t4,72\t11,66 Horizons BetaPro\tHGD\t15,14\t-0,62\t-3,93\t586\t7,76\t31,29 Horizons BetaPro\tHMD\t6,39\t-0,26\t-3,91\t7\t5,21\t8,69 Churchill\tCUQ\t8,76\t-0,35\t-3,84\t12\t7,00\t10,15 Claymore Global\tCYH A\t15,57\t-0,60\t-3,71\t1\t14,05\t16,82 Silver Bullion\tSBT U\t12,58\t-0,47\t-3,60\t0\t10,79\t20,92 Ing Diversifi\tIFL UN\t9,50\t-0,35\t-3,55\t51\t9,17\t10,19 Leon\u2019s Furniture\tLNF\t12,85\t-0,45\t-3,38\t7\t11,20\t14,75 LES GAGNANTS EN $\t\t\t\t\t\t\t Canadien Pacifique\tCP\t128,33\t4,42\t3,57\t300\t80,03\t144,43 Fairfax Financial\tFFH\t433,35\t3,70\t0,86\t23\t335,00 438,00\t E-L Financial\tELF\t650,00\t3,54\t0,55\t0\t399,57\t659,50 Lassonde\tLAS A\t90,64\t2,64\t3,00\t1\t73,00\t94,24 Agrium\tAGU\t91,39\t2,08\t2,33\t449\t83,46\t116,38 Dollarama\tDOL\t75,93\t1,68\t2,26\t390\t55,99\t78,43 Open Text\tOTC\t72,90\t1,51\t2,12\t149\t50,12\t75,19 Chemin de fer CN\tCNR\t100,75\t1,47\t1,48\t465\t83,45\t107,57 AutoCanada\tACQ\t34,62\t1,47\t4,43\t72\t11,71\t34,75 PowerShares 08\tDGU\t35,01\t1,29\t3,83\t2\t26,27\t57,88 LES PERDANTS EN $\t\t\t\t\t\t\t West Fraser\tWFT\t82,32\t-1,67\t-1,99\t104\t55,16\t95,17 TearLab\tTLB\t12,46\t-1,13\t-8,31\t21\t3,10\t15,30 Canadian Tire\tCTC\t105,00\t-1,00\t-0,94\t1\t74,68\t106,00 Shawcor Ltd\tSCL\t41,35\t-0,84\t-1,99\t232\t33,84\t46,77 Cogeco\tCCA\t47,50\t-0,80\t-1,66\t41\t35,88\t52,29 Mullen Group\tMTL\t24,74\t-0,71\t-2,79\t268\t19,85\t25,77 Alim.Couche-Tard\tATD A\t57,79\t-0,69\t-1,18\t0\t44,65\t64,96 Equitable\tETC\t44,92\t-0,65\t-1,43\t71\t29,26\t45,89 Enbridge\tENB\t42,88\t-0,63\t-1,45\t1325\t37,74\t49,17 Norbord\tNBD\t27,05\t-0,63\t-2,28\t456\t15,22\t37,93 NEW YORK S&P 500 1656,96 A + 14,16 -0,86% Evolution sur 250 jours NASDAQ 3 638,71 + 38,92 ¦1,08% Evolution sur 250 jours janv.DOW JONES 14 963,74 LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) NIkkel 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) + 66,19 -0,44% Fermeture\tvar.pts\tvar.% 761,48\t+ 7,44\t1,0 4 059,12\t+ 44,03\t1,1 8 397,89\t+ 112,48\t1,4 17 309,84\t+ 431,91\t2,6 41 007,43\t-450,73\t-1,1 51 397,66\t+ 992,46\t2,0 2 067,12\t-5,84\t-0,3 21 895,40\t+ 77,67\t0,4 13 365,17\t-59,16\t-0,4 5 066,66\t-23,61\t-0,5 1 335,09\t+ 6,04\t0,4 PÉTROLE 105,03 + 1,18$US\tA + 1,14%\tÆ.OR 1371,20 + 0,60 $US\tA + 0,04%\tÆ.DOLLAR CANADIEN 95,09 -0,39 0US 1$US = 105,16(|: 0,7119 -0,0029 EURO 1 EURO = 1,4046$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6101 livre SUISSE 1$ vaut 0,8783 franc MEXIQUE 1$ vaut 12,4626 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 1,0553 dollar CHINE 1$ vaut 5,8241 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,3753 dollars JAPON 1$ vaut 93,8967 yens UN AVENIR TOUT EN SAVOIR POUR TRAN ^ Nguyen FUTUR ÉTUDIANT LE REGIME ENREGISTRE D\u2019EPARGNE-ETUDES (REEE) DESJARDINS Renseignez-vous auprès de votre conseiller à votre caisse.Desjardins Gestion de patrimoine desjardins.com/reee Coopérer pour créer l'avenir ECONOMIE PROBLEME INEORMATIQUE Le Nasdaq forcé de suspendre ses activités JULIETTE MICHEL à New York \\ A Wall Street, la Bourse Nas-daci a suspendu jeudi pendant plusieurs heures toute son activité en raison d\u2019un problème informaticiue, un incident sans précédent (jui pose à nouveau la (Tuestion de la fiabilité des échanges électroniciues.Le courtage des actions a cessé sur la plate-forme électro-niciue, paralysant l\u2019indice composite Nasdaci, à dominante technologiciue, et plusieurs valeurs phares de la place financière new-yorkaise comme Apple ou Microsoft.Les valeurs sont restées inactives pendant près de trois heures.« C\u2019est la première fois que je vois une plate-forme d\u2019échanges fermer complètement pendant autant de temps en raison d\u2019un problème technique en plein milieu de la journée», s\u2019est étonné Art Hogan, responsable de la stratégie d\u2019investissements à Lazard Capital Markets.Même le Trésor américain a f^it savoir cjne le secrétaire d\u2019Etat, Jack Lew, avait été «informé de la situation».«Nous cherchons actuellement à déterminer l\u2019origine du problème » affectant le système de communication avec les autres places boursières (UTP SIP), a indiclué un porte-parole du Nasdaq, Ryan Wells, à l\u2019AFP.Les autres places boursières, à l\u2019instar de la place symbolique de Wall Street, le New York Stock Exchange, ont aussi dû suspendre le courtage de toutes les actions cotées sur le Nasdaq.L\u2019organisme en charge de la régulation des marchés boursiers américains, la SEC, a indiqué qu\u2019il «surveillait la situation» et «restait en contact étroit avec les plateformes d\u2019échanges».Pas de panique L\u2019incident «n\u2019a pas provoqué de panique sur le marché», observe Art Hogan.«C\u2019est juste frustrant.On ne perd pas d\u2019argent, juste du temps.» Le problème « est apparu en plein été, à l\u2019heure du déjeuner, alors que la plus grande confusion règne sur l\u2019avenir de la politique monétaire américaine et qu\u2019aucune grande compagnie du Nasdaq ne publiait ses résultats.Les volumes d\u2019échanges étaient très faibles», renchérit Steven Rosen, spécialiste des marchés à la Société Générale.« Si cette interruption était intervenue un jour de grand volume, cela aurait pu conduire à des mouvements erratiques», estime-t-il.Mais pour Peter Cardillo, de MARIO TAMA AGENCE ERANCE-PRESSE Rockwell Global Capital, les investisseurs «n\u2019étaient pas complètement dépourvus, ils pouvaient recourir aux autres plates-formes d\u2019échanges».«Chaque nouvel incident de ce genre depuis Facebook a bien sûr tendance à saper notre confiance, ça a toujours un effet psychologique», ajoute-t-il toutefois.Le jour du lancement en grande pompe sur le Nasdaq de l\u2019action du réseau social en ligne Facebook en mai 2012, des problèmes techniques avaient coûté des centaines de millions de dollars de pertes aux investisseurs.Plus tôt la même année, la plateforme électronique d\u2019échange boursiers BATS avait été forcée d\u2019annuler sa propre introduction boursière après un autre bogue informatique.L\u2019installation ratée d\u2019un nouveau logiciel de courtage chez Knight Capital le H\u2019^août 2012 s\u2019était plus tard traduite pour la société par une perte de 461 millions de dollars et avait conduit à son rachat par un concurrent.« Chaque fois qu\u2019un problème technique de cette nature se produit, se pose la question de l\u2019intégrité du marché.Cela n\u2019encourage pas les gens à confier leur argent» aux systèmes électroniques, dans des marchés de plus en plus soumis à des algorithmes complexes de courtage à haute fréquence, estime pour sa part Michael Gayed, responsable des investissements à Pension Partners.Mais, ajoute-t-il, «ces incidents sont relativement rares et dans un monde où tout dépend des fibres optiques et d\u2019Internet, il est impossible de ne pas parfois se retrouver face à des situations anormales.» Agence France-Presse Verizon au Canada, une aventure d\u2019au moins 3 milliards Toronto \u2014 Le géant américain des télécommunications Verizon devrait investir plus de 3 milliards rien que pour entreprendre ses activités au sein de l\u2019industrie canadienne du sans-fil, selon une nouvelle étude.L\u2019essentiel de cette somme devrait être consacré à l\u2019établissement d\u2019un réseau et à la mise en place d\u2019une infrastructure de service de téléphonie sans fil, en particulier dans les secteurs mal desservis comme les régions rurales, affirme Moody\u2019s Investment Service dans son rapport.Néanmoins, la bataille serait livrée davantage sur le front de l\u2019expérience de l\u2019utilisateur que sur celui des prix car Verizon aurait besoin de mettre en place un réseau de première qualité, ce qui coûterait cher et prendrait du temps, ajoute Moody\u2019s.Bien que la menace d\u2019une concurrence accrue pourrait se traduire par de l\u2019incertitude et des pressions en matière de performance, l\u2019arrivée d\u2019un fournisseur étranger sur le marché canadien nuirait peu à Bell Canada, Rogers Communications et Telus, a écrit l\u2019analyste Bill Wolfe dans le rapport, rendu public jeudi.Il faudrait probablement au moins trois ans au réseau de Verizon pour atteindre la masse critique, ce qui donnerait aux fournisseurs établis au pays le temps de mieux positionner leurs réseaux et services, selon le rapport de Moody\u2019s.Bell, Telus et Rogers ont lancé une offensive dans les médias afin de faire part de leur opposition à l\u2019entrée de Verizon au Canada.Les trois fournisseurs souhaitent que le gouvernement Harper renonce à des règles fédérales qui, déplorent-ils, donneraient à Verizon un avantage injuste.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 AOUT 2013 A 9 ECONOMIE Le chômage cache une pénurie de main-d\u2019œuvre Le secteur privé cherche comment pourvoir pas moins de 290000 postes au Canada GERARD BERUBE Derrière les statistiques indiquant une montée du chômage dans l\u2019économie se cachent des perspectives d\u2019embauche favorables et une pénurie de main-d\u2019œuvre qualifiée.Il appert que 290000 postes restent à pourvoir dans le secteur privé.Selon les données de Statistique Canada dévoilées au début d\u2019août, l\u2019économie québécoise a enregistré une perte nette de 30400 emplois en juillet, comptant ainsi pour les trois quarts des emplois perdus à l\u2019échelle canadienne.Dans la foulée, le taux de chômage québécois est passé de 7,9% à 8,2%.Il est passé de 7 à 7,1% à l\u2019échelle canadienne.Pourtant, selon les données de la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI) dévoilées jeudi, 290000 postes à temps plein et à temps partiel sont restés vacants dans le secteur privé pendant au moins quatre mois.Ces résultats se basent sur 3526 réponses de propriétaires de PME sondés au sujet des postes restés vacants dans leur entreprise du fait de la pénurie de main-d\u2019œuvre qualifiée.«Bien que le taux global de postes vacants ait légèrement fléchi ce trimestre (2,4 % par rapport à 2,5 % au trimestre précédent), la pénurie de main-d\u2019œuvre est toujours plus prononcée au sein des petites entreprises», a souligné Simon Gaudreault.L\u2019économiste de la FCEI précise que le taux de postes vacants a augmenté dans les entreprises de moins de quatre employés (4,5%), mais il a reculé dans les entreprises de plus grande taille.Au Québec le taux de postes vacants se situe autour de la moyenne canadienne, à 2,4%.Bonnes perspectives d\u2019embauche S\u2019ajoutent des perspectives d\u2019embauche favorables au Québec.Rappelons que, selon les résultats d\u2019un sondage réalisé auprès de 324 professionnels membres de l\u2019Ordre des conseillers en ressources humaines agréés et publiés le 31 juillet, 39,5% des répondants disent s\u2019attendre à une augmentation des embauches au cours des prochains mois.A l\u2019opposé, 12,9% prévoient une baisse des effectifs, pour une différence nette de 26,6 points de pourcentage.«Notons également une augmentation nette de 19,6% des heures travaillées par employé, soit une différence deux fois plus importante qu\u2019au premier trimestre de 2013 (+3,9%)) », pouvait-on lire dans le communiqué de l\u2019Ordre.Les perspectives d\u2019embauche demeurent aussi favorables à l\u2019échelle canadienne, mais par défaut.Selon les résultats d\u2019un sondage de la Banque du Canada publiés au début de juillet, les entreprises canadiennes disent vouloir attendre avant d\u2019accroitre leurs investissements en machinerie et équipement.Pourtant, un nombre accru d\u2019entre elles, soit 44% dans l\u2019édition estivale de l\u2019enquête contre 34% l\u2019hiver dernier, affirment avoir du mal à répondre à la demande.Cette hésitation a cependant pour corollaire qu\u2019à défaut d\u2019investir dans leurs capacités de production, les entreprises indiquent vouloir s\u2019en remettre, au besoin, à l\u2019embauche d\u2019employés supplémentaires.Ici, le solde des opinions est en progression depuis un an, passant d\u2019un écart positif de 26 à 35 points de pourcentage.Le Devoir DSF améliore sa rentabilité Au terme des six premiers mois de 2013, DSF a comptabilisé un bénéfice net de 191,7 millions comparativement à 77,2 millions pour la période équivalente en 2012.La compagnie, filiale du Mouvement Desjardins, spécialisée en assurance-vie, en assurance santé et en épargne-retraite, affiche également une croissance de 7,9% de ses revenus de primes brutes d\u2019assurance qui atteignent 1,7 milliard par rapport à 1,6 milliard au premier semestre de 2012.Au 30 juin 2013, les ventes d\u2019assurance totalisent 272,7 millions comparativement à 268 millions pour la même période en 2012.En croissance de 20,2%, les ventes d\u2019épargne se chiffrent à 1,6 milliard par rapport à 1,3 milliard pour le premier semestre de 2012.La part du résultat net attribuable à l\u2019actionnaire, les caisses Desjardins, s\u2019élève à 176,5 millions pour la période terminée le 30 juin 2013, contre 67,9 millions un an plus tôt.Le taux de rendement des capitaux propres s\u2019établit à 19% comparativement à 8,4% en 2012.« La présence d\u2019un contexte économique plus stable depuis le début de 2013, des gains d\u2019expérience et la révision de certaines hypothèses actuarielles ont favorisé les résultats financiers au 30 juin 2013 par rapport à ceux de la période équivalente en 2012 », a indiqué DSF.L\u2019actif sous gestion et administration s\u2019établissait à 35,3 milliards au 30 juin dernier, par rapport à 33,5 milliards il y a un an.Le Devoir Wal-Mart a fait disparaître tous les syndicats dans ses magasins canadiens Le dernier chapitre d\u2019une histoire qui remonte à 2004 vient de s\u2019écrire ERANÇOIS DESJARDINS Le vote a eu lieu en décembre 2010, les résultats ont été dévoilés la semaine dernière et la commission des relations du travail de la Saskatchewan a approuvé mercredi la révocation de l\u2019accréditation : Wal-Mart ne compte plus de magasins syndiqués au Canada.Pour la succursale de Weyburn, en Saskatchewan, une petite ville située au sud de Regina, c\u2019est le dernier chapitre d\u2019une bataille qui a commencé en 2004 avec une campagne de syndicalisation se déroulant en même temps que celle des magasins de Jonquière et de Saint-Hyacinthe.La décision de la commission des relations du travail survient après que la Cour suprême du Canada eut refusé, la semaine dernière, d\u2019entendre la cause.Au fil des ans, le dossier était devenu lourd et complexe : à travers les efforts visant à syndiquer le magasin, la loi provinciale avait changé, le syndicat avait déposé des plaintes pour pratiques déloyales et l\u2019accréditation de 2008 avait été annulée l\u2019année suivante.Puis rétablie par un tribunal d\u2019appel.Le vote de désaffiliation syndicale organisé en décembre 2010 s\u2019est soldé par une majorité écrasante de travailleurs souhaitant abolir le syndicat (51 contre 5).Il a été impossible de joindre la direction canadienne des Travailleurs unis de l\u2019alimentation et du commerce (TUAC).De son côté, Wal-Mart n\u2019a pas l\u2019habitude de commenter ce qui entoure la syndicalisation de ses magasins, sinon pour dire qu\u2019elle approuve la tenue de votes secrets plutôt que la syndicalisation par signature de cartes comme c\u2019est le cas au Québec.De toutes les procédures lancées au cours des années 2000 après la fermeture du magasin de Jonquière, il en reste une qui n\u2019a pas terminé sa route.Au mois de décembre 2013, les TUAC et la compagnie s\u2019affronteront autour de l\u2019article 59 du Code du travail du Québec, qui évoque l\u2019interdiction de modifier les conditions de travail après la syndicalisation d\u2019un lieu de travail.De son côté, Wal-Mart a déjà affirmé qu\u2019elle n\u2019a rien fait d\u2019illégal car le maintien des activités d\u2019une entreprise «n\u2019est pas une condition de travail» La succursale n\u2019atteignait pas ses objectifs, selon la compagnie.Le dossier du magasin de Jonquière, qui a fermé ses portes en 2005, peu après sa syndicalisation, s\u2019est rendu jusqu\u2019en Cour suprême en 2009.Wal-Mart l\u2019avait emporté, à six juges contre trois.La cause tournait alors autour des articles 15 à 17 du Code du travail, ceux traitant de la réintégration des employés.Les juges avaient cependant concédé que les articles 12 à 14 pouvaient peut-être s\u2019appliquer.Ceux-ci abordent l\u2019ingérence et l\u2019intimidation.Le Devoir m PASCAL RATTHE LE DEVOIR ARCHIVES AGENCE ERANCE-PRESSE Les Canadiens peuvent élever un enfant pour moins de 3000 $ par an, selon une étude de l\u2019Institut Fraser.Élever un enfant « à bas coût » Fonder une famille est à la portée de toutes les bourses, selon une étude de l\u2019Institut Fraser Ottawa \u2014 L\u2019Institut Fraser affirme qu\u2019il n\u2019a jamais été aussi facile, financièrement, d\u2019élever un enfant au Canada, avec des coûts annuels beaucoup moins élevés que ne le croient plusieurs.Dans une étude rendue publique jeudi, le groupe de réflexion avance qu\u2019il coûte environ de 3000$ à 4500$ par année pour élever un enfant au pays, et même moins si les parents ne s\u2019attardent qu\u2019aux dépenses nécessaires et font attention à leur budget.Il s\u2019agit d\u2019une somme beaucoup moins élevée que les estimations de dépenses annuelles de 10000$ à 15000$ par enfant de certaines études, selon lesquelles élever un enfant jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 ans peut coûter plus de 200000$.L\u2019Institut Fraser croit que ces estimations plus élevées «envoient aux familles à faible revenu le message clair qu\u2019elles n\u2019ont vraiment pas les moyens d\u2019avoir des enfants».L\u2019organisme ajoute que «des millions de parents canadiens, y compris d\u2019innombrables familles immigrantes, ont élevé des enfants ces dernières décennies et réussi à en faire des personnes heureuses, en bonne santé et bien éduquées à bien moindre coût».L\u2019auteur de l\u2019étude, Christopher Sarlo, reconnait cependant que l\u2019estimation moins élevée de l\u2019Institut Fraser repose sur ce qu\u2019il en coûte pour subvenir aux besoins essentiels d\u2019un enfant: nourriture, vêtements, soins personnels, accessoires pour la maison, divertissement et fournitures scolaires.L\u2019institut Fraser ne tient pas compte des frais de garderie ou encore des revenus perdus si l\u2019un des parents décide de demeurer à la maison afin de prendre soin de l\u2019enfant.Dans son étude, M.Sarlo, professeur d\u2019économie à l\u2019Université Nipis-sing, a examiné les estimations courantes du coût des enfants issues de travaux de recherche universitaires et celles dont font état les médias canadiens.La Presse canadienne Les études d\u2019abord, la retraite attendra! Toronto \u2014 De nombreux parents canadiens repoussent leur départ à la retraite et s\u2019endettent pour aider leurs enfants à payer leurs études, selon un sondage de la Banque CIBC.Parmi les parents ayant des enfants de moins de 25 ans consultés par la firme Léger Marketing, 36 % ont affirmé qu\u2019ils devraient repousser la date de leur départ à la retraite à cause des coûts des études post-secondaires de leurs enfants.Au sein de ce groupe, 19 % prévoient reporter leur retraite d\u2019au moins cinq ans.Par ailleurs, 33 % des parents ont dit avoir augmenté leurs dettes pour aider leurs enfants à payer leurs études ou à combler d\u2019autres besoins.Selon Sylvain Vinet, directeur régional à la CIBC, de nombreux Canadiens veulent accroître leur épargne-retraite ou réduire leurs dettes, mais les coûts assumés en aidant leurs enfants pour leurs études collégiales ou universitaires peuvent nuire à la réalisation de ces objectifs.Les frais associés aux études d\u2019un enfant s\u2019appliquent souvent lorsque les parents sont dans la quarantaine ou la cinquantaine et veulent accélérer la croissance de leur épargne-retraite, a ajouté M.Vinet.«Par conséquent, certains parents devront travailler un plus grand nombre d\u2019années pour combler l\u2019écart créé par les coûts associés aux études de leurs enfants», a-t-il dit.Le sondage a été mené entre les 9 et 12 juin auprès de 1000 Canadiens sur Internet.Selon le regroupement professionnel de l\u2019industrie des sondages, l\u2019Association de la recherche et de l\u2019intelligence marketing, les sondages en ligne ne peuvent pas comporter de marge d\u2019erreur parce que leur échantillon de population n\u2019est pas aléatoire.La Presse canadienne Baisse des ventes au détail Ottawa \u2014 Les ventes au détail ont diminué de 0,6% en juin pour s\u2019établir à 40,1 milliards, atténuant en partie la hausse enregistrée en mai, a indiqué jeudi Statistique Canada.Au cours des six premiers mois de 2013, les ventes au détail ont augmenté de 1,8% par rapport à la même période en 2012, a dit l\u2019agence fédérale.Les ventes au détail ont diminué dans quatre provinces en juin.Les ventes au détail au Québec (-1,3%) ont diminué pour la troisième fois en quatre mois, les baisses ayant été généralisées dans tous les sous-secteurs.Pendant deux semaines en juin, le Québec a connu une grève dans le secteur de la construction.La Presse canadienne Hausse du nombre de prestataires de l\u2019assurance-emploi Ottawa\u2014Après avoir connu une baisse notable en mai, le nombre de personnes ayant touché des prestations d\u2019assurance-emploi régulières a légèrement augmenté en juin (+4500 ou +0,9%) pour atteindre 512300, a dévoilé jeudi Statistique Canada.Par rapport à juin 2012, le nombre de personnes touchant des prestations régulières a diminué de 6,4%.Après sept mois de baisses consécutives, le nombre de prestataires au Québec a augmenté de 2,1% en juin.La Presse canadienne Dorel achète un fabricant brésilien de bicyclettes Les Industries Dorel ont acquis une participation de 70% dans Caloi, un fabricant brésilien de bicyclettes.Dorel affirme que Caloi est la première marque en Amérique latine et qu\u2019elle occupe le haut du pavé dans le marché brésilien.La part estimée du marché de Caloi au Brésil serait supérieure à 40%.Les ventes de l\u2019entreprise en 2012 correspondent à environ 117,9 millions $CAN.Caloi compte 900 employés à ses nombreuses installations, dont à son usine de Manaus, la plus grande usine de bicyclettes hors de l\u2019Asie du Sud-Est et produit plus de 700000 unités par année.La Presse canadienne A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI 23 AOUT 2013 EDITORIAL MASSACRE EN SYRIE L\u2019âme vide En attendant de connaître le nombre exact de Syriens victimes des vices chimiques manipulés par Bachar al-Assad, une chose est sûre : l\u2019attaque menée mercredi est la pire qui soit, la plus choquante depuis 1988, lorsque Saddam Hussein déversa sur les Kurdes ses urnes pleines de gaz.Qu\u2019Assad ait agi alors que les inspecteurs de l\u2019ONU atterrissaient à Damas met en relief le sentiment d\u2019impunité qui l\u2019habite.U Serge Truffaut ne fois encore, l\u2019ONU vient d\u2019illustrer l\u2019extrême difficulté, pour ne pas dire son impuissance, qu\u2019elle a à faire entendre et respecter les appels à un minimum d\u2019humanité.Avant-hier, il faut le souligner, le tapis chimique déroulé à proximité de Damas, soit dans des environnements densément peuplés, a tué sans discernement des centaines de personnes le jour même, il n\u2019est pas innocent de le rappeler, où, il y a un an tout juste, Barack Obama avait clamé que le recours à la chimie par le régime d\u2019Assad serait considéré comme le franchissement de la ligne rouge.La ligne en question a été violée.Que s\u2019est-il passé depuis ?La France tout d\u2019abord et le Royaume-Uni ensuite ont jugé que la gravité des actes commis commandait un recours à la force, tout en précisant que le recours en question ne devait pas être nécessairement militaire.Après quoi, les Etats-Unis les ont rejoints dans l\u2019enceinte des Nations unies pour aborder le sujet avec les membres du Conseil de sécurité.Plus exactement pour établir le mandat des inspecteurs déjà présents en Sj^ie.Comme c\u2019est le cas depuis le début de la guerre en JP-\tmars 2011, l\u2019exercice s\u2019est terminé en eau de P\tV boudin, la Russie et la Chine ayant refusé de donner leur accord à l\u2019enquête «immédiate» et IL ¦\t\u2019\tdemandée par une trentaine de ™\t~\tmembres de l\u2019ONU.- pw Pour bien mesurer combien la Syrie et ses ! alliés russes et iraniens entendent amputer le ' ' mandat des inspecteurs, on retiendra qu\u2019hier l\u2019armée d\u2019Assad s\u2019est appliquée à bombarder les endroits où ont éclaté avant-hier les engins chimiques.Et ce, à une fin que l\u2019on devine : réduire les preuves et ankyloser l\u2019évolution physique des inspecteurs de rONU qui ont été dépêchés sur place pour analyser trois des treize sites où des gaz ont été utilisés il y a cinq mois de cela.Bref, au train où vont les choses, au nombre d\u2019embûches que la Syrie et son parrain russe dressent sur le parcours de la mission onusienne, il est probable que le rapport de cette dernière aura l\u2019épaisseur du papier à cigarettes.Le récent et révoltant épisode de cette guerre a ceci de riche en enseignements qu\u2019il met en lumière combien le régime Assad a le sentiment d\u2019impunité bien trempé.Un, fort du soutien constant de Moscou, il sait que, du côté de l\u2019ONU, il peut dormir tranquille.Deux, l\u2019évolution sanglante des événements en Egjqjte a capté passablement de l\u2019attention internationale tout en ayant accentué davantage les divisions entre nations de cette région.On fait l\u2019impasse sur d\u2019autres facteurs pour mieux retenir qu\u2019un an après la déclaration d\u2019Obama sur la ligne rouge et le jour même de l\u2019arrivée des inspecteurs de l\u2019ONU, Assad a tracé la diagonale du fou.Mais encore?Il a commandé un saut quantitatif et donc plus meurtrier qu\u2019avant.À tel point.À tel point que le gouvernement turc a tenu à marteler qu\u2019As-sad n\u2019avait pas violé une ligne rouge, mais bien toutes les lignes rouges.Il faut dire que, dans le cas de la Turquie, mais également de la Jordanie et du Liban, les attaques aux forceps conçues par Assad ont eu pour conséquence des faits socioéconomiques lourds de conséquences : le nombre d\u2019exilés a fragilisé les pays en question.Au cours des deux derniers mois, et seulement les deux derniers, pas moins de 20 000 Kurdes de la SjTie se sont enfuis dans le Kurdistan de l\u2019Irak.Bon.Quel poète avait donc noté que «les âmes vides sont attirées par les opinions extrémistes» ?TABLEAUX BLANCS À L\u2019ÉCOLE Pas intelligents ?ntelligent.Passons sur le nouveau sens dont on affuble un bel adjectif, sens qui est une insulte à l\u2019intelligence \u2014 humaine \u2014 lorsqu\u2019on l\u2019utilise pour qualifier un téléphone.ou un tableau blanc électronique.Qr, c\u2019est précisément ce mot qui a été utilisé par le premier ministre Jean Charest, le 24 février 2011, dans un discours d\u2019ouverture.Sans consultation, sans études préalables, il lança : « J\u2019annonce que chaque classe de chaque école du Québec sera dotée d\u2019un tableau blanc intelligent [TBI].» Plus de deux ans plus tard, après une dépense annoncée de 240 millions, on doit conclure que cette décision était de la «poudre aux yeux», pour reprendre l\u2019expression utilisée à son sujet par l\u2019Association québécoise des professeurs de français.Une A\tétude dont Le Devoir faisait état jeudi a mis en relief plusieurs désavantages : trop petits, ils exigent plus de préparation, sapent la spontanéité, nécessitent des formations supplémentaires, etc.Selon plusieurs, ils seraient même dépassés, ces tableaux.Questionné à la radio, Thierry Karsenti, l\u2019universitaire qui a mené l\u2019étude, a soutenu que s\u2019il était, lui, directeur d\u2019école, il doterait d\u2019abord tous les élèves d\u2019ordinateurs portatifs plutôt que d\u2019ajouter à leur classe un des fameux «TBI ».Dire que ces derniers nous ont coûté des millions avant que le gouvernement Marois, heureusement, ne mette le projet sur la glace ! Soyons justes : la dépense ne fut pas entièrement inutile.M.Karsenti souligne que 14% des enseignants répondants n\u2019avaient trouvé «aucun désavantage» à cet outil.Au reste, avons-nous atteint les objectifs qu\u2019on visait lors de l\u2019annonce-surprise de M.Charest?II s\u2019agissait, pour revenir à son discours, de faire baisser le décrochage en «rapproch[ani\\ l\u2019école de nos jeunes ».L\u2019argument?Un lieu commun: la technologie est «leur univers» et l\u2019école n\u2019a plus le choix, elle « doit s\u2019inscrire dans cette réalité».Les études, pourtant, sont loin d\u2019être univoques : «Leurs résultats sont parfois contradictoires, plutôt modestes, et montrent la plupart du temps que cet outil technologique ne semble pas avoir de réel impact, à court terme du moins, sur la réussite éducative des élèves», écrivait M.Karsenti en 2012.Que faire alors ?Sans rejeter les technologies en éducation, il faudrait cependant à tout prix apprendre à éviter les emballements technologiques.Se méfier des vendeurs d\u2019outils (surtout s\u2019ils sont prêts des partis au pouvoir.) et de leurs promesses mirobolantes.Se montrer intelligents, quoi.'ü- r -y Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET (.f tJouVfAl* SLÇufT pW LAC fAiwT-JfAk/ g LETTRES Oui à la Charte des valeurs québécoises Par la nouvelle Charte des valeurs québécoises, nous pourrons affirmer et faire respecter encore davantage notre tradition d\u2019égalité entre les femmes et les hommes.Nous ne serons plus tiraillés entre le respect des femmes et celui des institutions religieuses qui, toutes, considèrent les femmes comme des citoyennes de seconde zone.Immigrants et réfugiés seront informés et en bénéficieront par une éducation en ce sens.Donner priorité aux coutumes religieuses, c\u2019est maintenir les femmes immigrantes dans une misère en voie d\u2019extinction au Québec et une façon de nous avilir.Toutes et tous doivent accéder à cet avancement de la civilisation.Dieu sera content! Claire Leduc Saint-Basile-le-Grand, le 22 août 2013 Un ballon qni ne mérite pas de décoller Espérons que la fuite concernant la proposition de « Charte des valeurs québécoises» n\u2019est qu\u2019un ballon d\u2019essai et que ce ballon ne décollera pas.Ce serait une attaque injustifiée contre les droits des minorités religieuses.Je suis enseignant et donc un employé du secteur public, mais je ne représente pas l\u2019État québécois.Je travaille pour lui, pour mes élèves et pour la société québécoise dans son ensemble.Si j\u2019ai des croyances religieuses et que je choisis de les rendre visibles, ça ne regarde pas mon patron, tant et aussi longtemps que ça n\u2019affecte pas la qualité de mon travail.Les 450000 travailleuses et travailleurs du secteur public ont présentement le droit de porter des signes d\u2019appartenance religieuse et, à ma connaissance, ça n\u2019a causé aucun problème dans notre réseau de la santé, dans le monde de l\u2019éducation ou ailleurs.Si l\u2019État exclut une personne d\u2019un travail dans le secteur public en raison de sa religion, il cesse d\u2019être neutre et cjonc va à l\u2019encontre de la laïcité.Pour un État vraiment laïque, la religion des personnes ne devrait pas être un facteur justifiant soit des privilèges, soit de la discrimination.Le droit de ne pas voir ou connaître la religion des autres n\u2019existe pas.L\u2019obligation qu\u2019on veut imposer aux personnes religieuses de cacher leurs croyances serait le contraire de la laïcité.La religion des autres ne me dérange pas.La religion de mes collègues, visible ou non, ne change rien à la nature laïque de notre école.Le gouvernement Marois semble vouloir créer une crise là où il n\u2019y en a pas.Et ce sont surtout des femmes musulmanes qui en souffriraient.Ce serait une honte pour le Québec.Benoit Renaud Gatineau, le 21 août 2013 OÙ est la limite ?Alors que la voie diplomatique est paralysée par la position privilégiée de la Russie au sein du Conseil de sécurité, et que les observateurs de l\u2019QNU assistent au carnage dans un immobilisme déconcertant, que peut-on faire?Comment agir lorsque l\u2019arme chimique envenime une guçrre civile sanglante ?Être un simple téléspectateur est frustrant ! Cette tragédie illustre les limites de la communauté internationale à protéger les vies humaines par les voies officielles et accentue l\u2019incrédulité citoyenne envers l\u2019QNU.Ce monde, où les règles du droit international priment, qu\u2019on aime croire «civilisé», continue pourtant à tolérer l\u2019in-tolçrable.Que peut-on faire ?Être citoyen est frustrant! Si la recherche d\u2019un dénouement au conflit syrien semble parfois utopique, nous devons refuser d\u2019être les téléspectateurs de la barbarie de ce gouvernement.Au nom de la dignité humaine, nous refusons le confort de l\u2019immobilisme et le discours fataliste du senti-me^it d\u2019impuissance.[.] Écrire, c\u2019est le premier moyen qui nous laisse croire qu\u2019une partie de la solution se trouve en chacun de nous.Et si la naïveté et l\u2019idéalisme amènent un vent d\u2019humanisme, alors pourquoi ne pas le faire ensemble ?Teodora Smoleanu et Julien Guilbert Le 21 août 2013 LIBRE OPINION Le «free mining » ou le retour de la chasse-galerie JEAN-FRANÇOIS OUELLETTE Géologue, président de Services techniques Géonordic et administrateur de l\u2019Association de l\u2019exploration minière du Québec \\ A la veille de la reprise des débats publics sur l\u2019industrie minière au Québec, il est important, au nom de l\u2019équité et de la transparence des discussions, de mettre fin à un des mythes les plus ridicules véhiculés à propos de l\u2019industrie, perpétué ad nauseam par ses détracteurs, soit celui de l\u2019existence au Québec d\u2019un diabolique régime de «free mining».Évoqué par les opposants au développement de nos ressources, le free mining est une des allégories les plus tenaces utilisées pour attaquer l\u2019industrie minière.Cela contribue à déformer la réalité sur le régime minier québécois et à soutenir ainsi un climat de peur fondé sur les reliques de notre histoire comme au temps de la chasse-galerie ! Le concept de free mining tient une de ses origines de l\u2019Europe médiévale, où on accordait à des individus des droits d\u2019exploitation de ressources qui dépassaient les droits détenus par la Couronne.Ces droits étaient exemptés de toutes redevances pour des raisons de nature stratégique et militaire et, subséquemment, industrielle.Au Québec, une forme de free mining a existé jusqu\u2019au milieu du XIX® siècle, où notre première loi québécoise sur les mines, datant de 1880 et révisée 115 fois depuis, est venue encadrer la pratique dans un régime reconnu pour être aujourd\u2019hui éminemment démocratique.L\u2019avocat et professeur néo-zélandais Barry Barton affirme que l\u2019on peut reconnaître la présence d\u2019un régime de free mining si trois droits sont réunis, soit le droit du libre accès aux terres publiques (où se trouve un potentiel minéral), le droit d\u2019acquérir un titre par la prise d\u2019un daim et ainsi prendre possession des minéraux qui s\u2019y trouvent, et le droit d\u2019extraire ces minéraux et de les mettre en valeur.Selon le professeur et ses disciples, dont les écrits ont inspiré les «abolitionnistes » québécois, ce système n\u2019açcorde aucun pouvoir discrétionnaire à l\u2019État et les entreprises minières peuvent exercer ces droits sans craindre une intervention de l\u2019État ou d\u2019un tiers.Cette vue intellectuelle n\u2019est tout simplement pas fondée sur la réalité pratique de l\u2019exercice de l\u2019exploration ou de l\u2019exploitation minérale au Québec.Au Québec, l\u2019État est éminemment présent, tant dans la gestion des terres publiques et dans le processus d\u2019attribution des titres miniers, du contrôle de ces titres, des conditions d\u2019extraction et de mise en valeur, que dans les dimensions environnementale, financière et fiscale.Les pratiques des sociétés d\u2019exploration et d\u2019exploitation sont depuis un demi-siècle, soit avant que Barton campe ses théories, encadrées par un arsenal de règlements et de permis.Rappelons que notre système demeure parmi les plus démocratiques.Le titre mi- nier appartient à celui qui, individu ou société, fait les efforts, respecte les règles, investit les fonds, prend les risques pour tenter d\u2019y découvrir des ressources minérales et est le premier à enregisjrer ses trouvailles et ce droit auprès de l\u2019État.Le Québec assume déjà un plein contrôle de ses ressources et c\u2019est la Constitution canadienne qui lui donne tous les pouvoirs de fiduciaire dont il a besoin pour assurer la mise en place d\u2019un régime minier transparent, prévisible et stable.Les droits évoqués par les détracteurs de l\u2019industrie ne sont également pas accordés dans un environnement de ruée du Klondike comme veulent le laisser entendre les fadaises propagandistes.Qutre le vigilant cadre réglementaire dans lequel l\u2019industrie se retrouve, l\u2019exercice de çes droits est affaire de très haut risque.A raison de 1 milliard de dollars pour lancer une opération de mise en valeur d\u2019un minerai, il n\u2019y a vraiment rien de «free» dans le «mining» au Québec! La filière minérale québécoise investit massivement dans le développement régional, soutient des milliers d\u2019emplois très bien rémunérés et verse annuellement plus de 1 milliard au Trésor québécois sous forme de taxes, d\u2019impôts et autres contributions fiscales.Mais ne vous laissez pas prendre aux répliques qui suivront bientôt sur la place publique, le free mining trouvera sa place un jour auprès des classiques de nos légendes, tels les feux follets et l\u2019homme sans tête de L\u2019Isle-aux-Grues ! LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 AOUT 2013 A 11 IDEES Charte des valeurs québécoises Le jeu dangereux du Parti québécois La rupture avec la culture politique québécoise issue de la Révolution tranquille que proposent les tenants d\u2019une telle Charte serait malheureuse JOCELYN MACLURE Professeur à la Faculté de philosophie de rUniversité Laval.H a publié, avec Charles Taylor, Laïcité et liberté de conscience (Boréal, 2010).tablissons d\u2019abord une chose : la question de la place de la religion dans l\u2019espace public, des exigences de la laïcité et des demandes d\u2019accommodement n\u2019est pas une question frivole.Des pays aux cultures politiques aussi différentes que le Royaume-Uni, la France et la Suède se débattent aussi avec ces enjeux.C\u2019est loin d\u2019être la seule, mais la question de savoir comment bien vivre ensemble alors que les citoyens épousent des systèmes de croyances, de valeurs et de pratiques contrastés est l\u2019une des questions philosophico-politiques fondamentales de notre époque.Il est probable que le Parti québécois se serve de la question identitaire pour polariser l\u2019opinion publique et se démarquer des autres partis.C\u2019est de la «politique de la division» (wedge politics).Je suis de ceux, toutefois, qui considèrent que les ressorts de ce débat ne se trouvent pas uniquement dans les stratégies partisanes, ni d\u2019ailleurs dans la xénophobie.Des désaccords légitimes sur le plan des principes et des visions de la communauté s\u2019affrontent.Il est bien révolu le temps où le Parti québécois était dominé par des intellectuels et des élus qui tentaient de montrer comment le nationalisme indépendantiste était compatible avec une reconnaissance de la diversité culturelle et religieuse.On y trouve maintenant des partisans d\u2019une laïcité plus prompte à restreindre la liberté de religion et l\u2019égalité dans l\u2019accès aux emplois et aux services au nom d\u2019une conception (à mon avis erronée) de la neutralité de l\u2019État.On y trouve aussi des nationalistes qui considèrent que la «majorité historique», trop longtemps apathique, doit maintenant s\u2019affirmer et imposer sa volonté aux minorités.L\u2019amalgame de ces positions CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE La future Charte ne remettrait pas en question la place du crucifix à l\u2019Assemblée nationale.Une incohérence de plus, dit l\u2019auteur.mène à un autoritarisme étatique plus grand et à une catho-laïcité : les symboles et pratiques catholiques appartiennent au patrimoine historique, les symboles et pratiques minoritaires doivent être relégués, pour l\u2019essentiel, à la sphère privée.C\u2019est une coalition un peu incongrue, mais dotée d\u2019un pouvoir persuasif réel.La Charte des valeurs sur laquelle planche le ministre Bernard Drain-ville pourrait ainsi inclure une série de nouvelles restrictions: interdiction mur à mur des signes religieux dans les organismes publics et para-publics, interdiction de la burqa et du niqab sur la voie publique, refus a priori de certaines demandes d\u2019accommodement.Les nombreux employés qui arborent des signes religieux visibles dans les CPE, les écoles, les hôpitaux et les autres or- ganismes publics devraient choisir entre le respect de leur conscience et l\u2019occupation d\u2019un emploi valorisant.Elle inclurait aussi, il faut bien le dire, de nouveaux accommodements: les écoles privées, pourtant financées à 60% par l\u2019État, seraient exemptées.Les garderies en milieu familial qui offrent des places à 7$ (financées par l\u2019État) aussi.Les hôpitaux fondés par des communautés religieuses pourraient déroger à la Charte.Et pas question de toucher au crucifix à l\u2019Assemblée nationale.On ne va pas non plus embêter le maire Jean Tremblay avec la question de la prière au Conseil municipal de Saguenay.Comme avec l\u2019ancien projet de Charte de la laïcité, les incohérences abondent.Les wedge politics ne font pas dans la dentelle argumentative.Je ne peux reprendre ici les ar- guments pour une laïcité plus libérale et pluraliste.Je vais me contenter de souligner que la rupture avec la culture politique québécoise issue de la Révolution tranquille que proposent les tenants d\u2019une Charte des valeurs serait malheureuse.Une des forces du Québec des dernières décennies est l\u2019équilibre, difficile mais réel, qu\u2019il a réussi à atteindre entre la reconnaissance des aspirations légitimes de la majorité démocratique et le respect des droits des minorités.Il est faux d\u2019affirmer que la «majorité historique», prétendument manipulée par l\u2019« élite multicultura-liste» \u2014 une majorité donc perçue comme étant faiblarde et crédule \u2014 s\u2019est écrasée en s\u2019ouvrant à la diversité de la société québécoise.Elle a continué à affirmer ses préoccupations identitaires en proposant, par exemple, une politique de sélection des nouveaux arrivants fondée sur ses valeurs et intérêts et en maintenant une politique linguistique qui fait du français la langue publique commune.Il est également faux d\u2019affirmer que les chartes québécoise et canadienne des droits neutralisent toute poursuite du bien commun.Des politiques qui visent l\u2019intérêt général peuvent, en vertu de dispositions explicites des chartes en question, justifier des restrictions raisonnables aux droits fondamentaux.C\u2019est ainsi que l\u2019on a refusé au collège Loyola d\u2019enseigner sa propre version (confessionnelle) du programme Éthique et culture religieuse et qu\u2019une étudiante portant le niqab dans un cours de francisation a été exclue en raison des contraintes excessives engendrées par son comportement.La « majorité », au Québec, n\u2019est ni homogène ni silencieuse.Les majorités démocratiques sont fluides, complexes; elles se recomposent constamment en fonction des enjeux et du contexte.Les citoyens continuent de débattre, et les partis continuent d\u2019essayer de trouver des compromis, car ils sont divisés sur ces questions.La nouvelle charte, malheureusement, en plus d\u2019être incohérente, nous ferait reculer sur le plan de la protection des droits sans servir de véritables finalités communes.Le PQ, en voulant consolider sa nouvelle base, joue un jeu dangereux.Lettre à mon ancien professeur Charles Taylor ANDRE BARIL Montréal «N O US nous définissons toujours dans un dialogue, parfois par opposition, avec les identités que les autres qui comptent veulent reconnaître en nous.Et même quand nous survivons à certains d\u2019entre eux, comme nos parents par exemple, et qu\u2019ils disparaissent de nos vies, la conversation que nous entretenions avec eux se poursuit en nous aussi longtemps que nous vivons.» (Charles Taylor, Grandeur et misère de la modernité, Montréal, Bellarmin, 1992, p.49) Il est loin, très loin, ce temps béni où je suivais vos cours consacrés à la phénoménologie de Hegel.C\u2019était en 1980, à l\u2019Université de Montréal (vous étiez alors professeur invité).Je vous revois encore, M.Taylor, assis au bout de la grande table, presque dans la position du penseur, vous plongiez dans le texte ou dans vos réflexions, puis vous remontiez à la surface pour nous sourire et pour voir, sans doute, si on vous suivait toujours.Vous saviez renouveler notre attention, vous étiez, comment dire, sympathique.Il n\u2019est pourtant pas si loin, ce temps où, devenu professeur de philosophie au cégep, j\u2019avais mis au programme votre livre le plus accessible, Grandeur et misère de la modernité.C\u2019était en 1994.Devenir moderne, écriviez-vous, cela ne voulait pas dire devenir un individualiste forcené, un sujet désengagé.Cela voulait plutôt dire grandir dans le dialogue.Devenir humain, c\u2019était se définir en fonction à\u2019«indispensables horizons».Non, il n\u2019est pas si loin non plus, ce temps où je publiais, dans la revue Combats, un texte intitulé Pourquoi il faut lire Charles Taylor.C\u2019était en 1999.Malgré vos attaques contre le projet indépendantiste, je persistais à dire qu\u2019il fallait lire l\u2019œuvre de Charles Taylor, et notamment Les sources du moi, car dans cet ouvrage vous JACQUES NADEAU LE DEVOIR Charles Taylor était en 1980 professeur invité à l\u2019Université de Montréal.montrez avec brio que l\u2019humain n\u2019est pas un simple produit de la nature et encore moins un sujet qui peut s\u2019autodéterminer tout seul.En réalité, l\u2019humain se définit toujours au regard à\u2019«un espace de questions morales» et en étroite relation avec «ceux qui l\u2019entourent», c\u2019est-à-dire la «communauté».Entièrement d\u2019accord ! Oui, il me semble que c\u2019était hier; toutes ces années d\u2019enseignement me reviennent, remontent à la surface; toutes ces belles années à vous présenter comme un penseur d\u2019envergure, à vous citer par cœur, à poser dans l\u2019examen au moins une question pour que les étudiants recopient et apprennent peut-être aussi par cœur que «nous nous définissons toujours dans un dialogue».Mais aujourd\u2019hui, monsieur le professeur.vos propos m\u2019ont profondément heurté.Vous avez déclaré, en parlant du contenu (encore non présenté officiellement) de la Charte des valeurs québécoises, que «c\u2019est quelque chose qu\u2019on s\u2019attendrait à voir dans la Russie de Poutine» Üessica Nadeau, Charte des valeurs québécoises.Une fuite mal reçue.Le Devoir, 21 août 2013).Pour tout vous dire, en comparant l\u2019actuel débat québécois sur les signes religieux à celui suscité par les politiques du président Poutine, vous montrez la limite de votre politique de la reconnaissance.A la radio de la SRC, discutant de la neutralité de l\u2019État, vous exposez d\u2019un côté l\u2019exemple d\u2019une institutrice qui doit enseigner à visage découvert, et de l\u2019autre, vous laissez entendre : si le Québec impose la laïcité, il cessera d\u2019être une société libérale.Ce double discours devient fatigant.Par votre exemple, vous admettez clairement le problème, mais par votre comparaison avec le régime de Poutine, vous mettez en doute la capacité du Québec à proposer une solution intéressante et démocratique.C\u2019est affligeant.On aura beau vous rappeler la chance que vous avez de penser librement dans l\u2019une des sociétés les plus démocratiques du monde, on aura beau vous nommer sur toutes les commissions parlementaires possibles, c\u2019est peut-être peine perdue.J\u2019ai bien peur que le Québec reste pour vous ce que l\u2019on appelle, en philosophie, l\u2019impensé: je ne dis pas l\u2019inconscient, mais simplement ce que l\u2019on n\u2019arrive pas à voir et qui est pourtant juste à côté de soi.C\u2019est comme avec Dieu : on le voit dans nos semblables et cela suffit, ou on ne le voit pas et on le cherche toute sa vie.Mais alors, si j\u2019ose me permettre une dernière question, à quoi peut bien servir une philosophie qui n\u2019arrive pas à tourner son regard vers ce qui est l\u2019enjeu fondamental de la philosophie, vers l\u2019impensé, justement?^4 la mémoire de René Lévesque Il en avait fallu du temps pour que ce défilé devienne ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui Lise Payette y est certainement l\u2019un des meilleurs moments de la télévision québécoise cette année.J\u2019espère que vous ne l\u2019avez pas raté.On a tellement souhaité voir la politique se transformer et le pouvoir s\u2019exercer autrement que le moment dont je parle est, en soi, une pièce à conserver et à montrer à nos enfants pour qu\u2019ils réalisent que le monde peut changer.Il faut des idées et de la patience.Mais rien n\u2019est impossible.C\u2019était dimanche.H faisait un temps magnifique.Le défilé de la fierté gaie était en route depuis un moment et la sécurité avait déjà évalué à 175000 le nombre de spectateurs qui avaient envahi le centre-ville et qui dansaient au rythme de la musique entraînante qui enchaînait les rythmes sans jamais s\u2019arrêter.J\u2019ai pensé qu\u2019il en avait fallu du temps pour que ce défilé devienne ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui, à la fois la célébration de la liberté d\u2019être qui on est, et la dénonciation de l\u2019homophobie latente qui pourrit encore trop souvent les liens des humains de notre société.J\u2019ai pensé à ces jeunes en complète déroute devant le sort qu\u2019on leur réserve durant leur adolescence et qui subissent la maltraitance dans le silence ou dans la révolte, souvent sans aucun support.Le défilé tend la main.Ceux et celles qui y ont cru depuis le début jouent un rôle essentiel.Ils crient haut et fort: vous n\u2019êtes pas seuls.Vous n\u2019êtes plus seules.Parmi la foule, de nombreux politiciens.Certains sont des habitués qui fréquentent le défilé depuis longtemps et qui l\u2019ont fait par conviction.Puis, les nouveaux venus qu\u2019on voit pour la première fois.Le vote gai n\u2019est pas sans valeur, tout le monde l\u2019a compris.Les gais aussi l\u2019ont compris, heureusement, ce qui en fera de meilleurs citoyens pour toujours.Donc, des images qui invitent à la réflexion sur notre société et les choix qu\u2019elle fait au fil du temps.Il est évident qu\u2019elle évolue, cette société, mais les résistances sont puissantes et formidablement bien organisées.L\u2019avancement des femmes, leurs gains, petits ou grands, sont encore et toujours contestés parce que perçus comme menaçants par ceux qui détiennent encore tellement de pouvoir qu\u2019ils s\u2019arrogent le droit de décider ce qui est bon pour eux, sans nuance pour les autres.Les femmes, les homosexuels et bientôt les personnes âgées et même les enfants mèneront des combats semblables pour l\u2019égalité.La première ministre Pauline Marois, fidèle au défilé comme chaque année, depuis longtemps, apparaît sur mon écran de télévision, et la foule qui participe applaudit chaleureusement M\u201c® Marois et la mairesse de Lac-Mégantic qui marche à ses côtés.Les deux femmes se donnent la main.L\u2019image est belle.J\u2019en suis émue.Pendant quelques secondes je perds des yeux ce qui se passe à la télé, car je suis convaincue que je suis en train de regarder quelque chose de nouveau.Deux femmes unies par le désir de construire un monde meilleur.Ce n\u2019est pas rien.C\u2019est même beau à voir.Pauline Marois répond à des questions.Et tout à coup, sans prévenir, elle déroule le tapis rouge pour offrir à Philippe Couillard de faire son entrée le plus rapidement possible à l\u2019Assemblée nationale du Québec où il pourrait tenir enfin le rôle de chef de l\u2019opposition et faire bénéficier le Québec tout entier de ses idées lumineuses et de son haut savoir en toutes matières justement au moment où le Québec a besoin de tous ses cerveaux.Elle lui offre de déclencher une élection dans une circonscription laissée vacante par un autre libéral qui a choisi de déménager à Ottawa, et elle offre même de ne pas présenter de candidat du Parti québécois pour ne pas nuire à l\u2019arrivée de M.Couillard dans la noble enceinte qu\u2019est le Salon bleu.M\u201c® Marois réaffirme sa conviction qu\u2019un chef de parti a le devoir d\u2019être présent en Chambre, là où on fait les lois et où on discute des importantes décisions à prendre pour le mieux-être des citoyens.Elle offre à Philippe Couillard une circonscription sur un plateau d\u2019argent.René Lévesque, je m\u2019en souviens, disait essentiellement la même chose, lui qui n\u2019avait réussi à se faire élire qu\u2019en 1976, soit 8 ans après avoir été choisi comme chef du Parti québécois.Une longue attente.René Lévesque nous manque encore, lui qui aurait eu 91 ans demain, le 24 août.M.Couillard aurait pu qualifier l\u2019offre de généreuse.Le chef du PÉQ aurait eu intérêt à profiter de l\u2019offre qui lui était faite de sauter une étape.Élu sans campagne électorale véritable, sans trop se fatiguer, arrivé frais et dispos en Chambre, faire l\u2019économie des dépenses qu\u2019impose une campagne électorale, éviter les jam-bettes des autres candidats, pouvoir céder à la tentation sans remords.Dès lundi, hélas, l\u2019offre était rejetée.L\u2019homme a dit non.M.Couillard a sans doute pensé que M™*' Marois voulait le piéger.Il a eu tort.Elle croit vraiment, comme René Lévesque, qu\u2019un chef doit être en Chambre pour servir les citoyens qu\u2019il représente.Je crois qu\u2019elle a raison.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de Vinformation), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Y)e^\\se(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)?iY\\d(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de Vinformation), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy\t(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivin et Louis Gagné {pupitre) ; équipe internet: Laurence Clave 1, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Elorence Eerraris (commis), DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur)\tDerome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec).PUBLICITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur) ,}ea.n de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin {par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice), Elise G\\ra.rd(secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),^a.yûm-0\\\\v\\er Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),Q\\aMÔiQXXç: Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 12 LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 AOUT 2013 ACTUALITES ACCOMMODEMENT SUITE DE LA PAGE 1 demander, pour des raisons religieuses, d\u2019être vu par un médecin d\u2019un sexe en particulier.iLe troisième élément reprend un critère généralement retenu par les tribunaux, soit celui de la contrainte excessive.Pour se qualifier, il faut donc que la demande soit réaliste en fonction des coûts engendrés, de la nature de l\u2019entreprise ou de l\u2019institution ou de l\u2019adaptabilité des lieux, par exemple.Enfin, l\u2019aspect santé et sécurité sera également pris en compte.On peut penser, à titre d\u2019exemple, au port d\u2019un turban sous un casque de construction.Si un accommodement raisonnable respecte ces quatre critères, son demandeur pourra réclamer le droit de s\u2019en prévaloir, un droit inscrit dans la Charte.Ces clarifications permettront d\u2019éviter le cas par cas qui crée de la confusion et qui laisse à tout un chacun le soin de déterminer, dans son entreprise ou son organisation, ce qui justifie ou non un accommodement raisonnable.Le PQ défend sa future Charte À l\u2019entrée du conseil des ministres jeudi matin, plusieurs députés se sont exprimés sur la question qui suscite de vives réactions depuis qu\u2019une fuite au Journal de Québec a permis d\u2019apprendre que l\u2019interdiction de porter des signes religieux ostentatoires s\u2019étendrait à tous les employés de la fonction publique, touchant même les employés des CPE et des hôpitaux.Si tous ont affirmé qu\u2019il fallait attendre les détails de la proposition, personne n\u2019a nié ces informations, pas même Bernard Drainville, qui pilote le dossier de la Charte des valeurs québécoises.Refusant de préciser la teneur de ces propositions tant attendues, ce dernier a affirmé qu\u2019il allait «répondre aux attentes et à la volonté des Québécois qui souhaitent que l\u2019on ait des règles claires pour encadrer les demandes d\u2019accommodements et qui souhaitent aussi qu\u2019on affirme un certain nombre de valeurs importantes comme l\u2019égalité entre les hommes et les femmes».Le ministre Drainville a invité tout le monde, y compris le coauteur du rapport Bouchard-Taylor qui a comparé la Charte des valeurs québécoises à la Russie de Vladimir Poutine, à une certaine retenue.«Dans ce débat-là, le ton va être aussi important que le fond Je pense qu\u2019on est capables d\u2019avoir un débat mature, et vous allez voir, les propositions que nous allons déposer sont très équilibrées, un heureux équilibre entre le respect des droits de la personne et le respect des valeurs communes des Québécois.» Le ministre des Relations internationales et de la Erancophonie, Jean-Erançois Lisée, rappelle pour sa part que les débats houleux et les critiques n\u2019ont pas arrêté le Parti québécois lorsqu\u2019il a proposé la loi 101 dans les années 1976-1977.«Au Québec, si on veut agir sur les questions de la langue, des valeurs et de l\u2019identité, il faut s\u2019attendre à se faire traiter de tous les noms.Si M.[René] Lévesque et M.[Camille] Laurin avaient dit «ça dérange», il n\u2019y en aurait pas de loi 101.Nous, on va faire preuve de leadership, on va traverser la tempête, on va offrir aux Québécois quelque chose qui est équilibré, qui est innovateur, mais qui va, dans quelques années, faire consensus.» Communautés culturelles La ministre de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles, Diane De Courcy, a tenu à préciser qu\u2019il n\u2019y aurait pas de surprise pour les communautés culturelles dans ce qu\u2019allait proposer son collègue.«Les personnes immigrantes au Québec, quand elles ont reçu leur certificat de sélection du Québec, signent une déclaration sur les valeurs communes, alors elles ne seront pas étonnées.» Pour sa part, la première ministre Pauline Marois a esquivé la question, entrant d\u2019un pas vif dans son bureau : «On va attendre que le projet soit déposé avant de le commenter.» Le Devoir FFM SUITE DE LA PAGE 1 rière le documentaire Surviving Progress).Une ouverture fort honorable.Le cinéaste y aborde des questions essentielles : sur les liens des enfants avec leurs parents vieillissants, sur les miroirs renvoyés à chacun dans la débandade.À la projection matinale.L\u2019autre maison fut très chaleureusement applaudi.Le film est librement adapté de l\u2019histoire familiale du cinéaste.Son père, le journaliste Michel Roy, disparu il y a deux ans, a souffert en fin de vie de la maladie d\u2019Alzheimer.L\u2019autre maison se veut un coup de chapeau du fils cadet à ce père de haute stature, alors diminué.«Il y a beaucoup de moi dans le film et dans les deux frères, explique Mathieu.L\u2019apport de mon coscénariste Michael Ramsey m\u2019a permis de gagner du recul quant à mon expérience.J\u2019ai créé deux antihéros, chacun avec ses problèmes personnels.» Le producteur Roger Lrappier, à qui Mathieu avait d\u2019abord soumis le projet d\u2019un architecte globe-trotter sur plusieurs continents, lui avait suggéré prudemment de se coller à son vécu pour un premier long métrage.«Depuis Un zoo la nuit (de Jean-Claude Lauzon), beaucoup des films produits par Max Films abordent les relations père-fils», remarquait Lrappier.Deux visions filiales s\u2019opposent à l\u2019heure d\u2019assurer la sécurité du père, de gérer ses défaillances.Absentes du film, la mère et la sœur de Mathieu.«J\u2019ai privilégié une approche théâtrale, une sorte de huis clos», explique-t-il.À l\u2019écran, le çadre principal est une maison au bord d\u2019un lac.Eric (Emile Proulx-Cloutier) et sa copine Maïa (Llorence Blain Mbaye) gardent le père Henri (Marcel Sabourin) en refusant le placement en institution.L\u2019autre fils, sorte d\u2019enfant prodigue chouchouté, Gabriel (Roy Dupuis), reporter de guerre par monts et vqux, cherche un centre d\u2019accueil, à la colère d\u2019Eric.Si certains épisodes PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le réalisateur Mathieu Roy (tel l\u2019attentat en Afghanistan) sont liés au vrai frère de Mathieu, Patrice Roy, journaliste à Radio-Canada, la fiction est de la partie.«Mon film aborde les Juites intérieures des deux hommes qui prennent prétexte de la maladie du père pour échapper à leurs propres démons, l\u2019un par le dévouement, l\u2019autre en s\u2019occupant l\u2019esprit avec des crises plus vastes que les siennes.» Le cinéaste déclare avoir privilégié une approche symbolique de la maladie.Dans la vraie vie, ce type de démence comporte des phases de colère et de dépression, ici absentes.«Mais le sujet du film n\u2019est pas la maladie du père, que fai abordée avec une pudeur inconsciente, précise-t-il.Loin de moi l\u2019idée de faire un documentaire sur la question.Tout est symbole.Une approche réaliste aurait donné un film beaucoup plus cru.» L\u2019autre maison a de grandes qualités : de magnifiques images de nature sous la caméra inspirée de Steve Asselin, jouant avec la lumière.On salue d\u2019excellentes interprétations, celle de Marcel Sabourin au premier chef, humain et digne, esprit flottant dans sa sagesse parallèle.Le scénario manque de liant toutefois et les deux segments qui se font écho : la maison au bord du lac et l\u2019ailleurs (Kenya, Afghanistan) du reporter, s\u2019emboîtent tant bien que mal.Roy Dupuis, en reporter, hérite d\u2019un rôle souvent monolithique, et ses liens avec sa compagne française Qulie Gayet) demeurent obscurs, Emile Proulx-Cloutier incarne avec brio un Eric complexe et vivant, mais son personnage est trop antipathique, jaloux maladif, colérique, pour se rendre attachant.Une découverte : Llorence Blain Mbaye, juste et vibrante dans la peau de la petite amie musicienne d\u2019Eric, qui apporte de la magie, de la musique, de l\u2019exotisme (merveilleuse scène du spectacle à l\u2019église) à une réalité pénible.Elle apporte de l\u2019amour aussi, mais en temps de crise, l\u2019amour peut frapper un mur.Marcel Sabourin avoue ne s\u2019être nullement documenté sur cette maladie, et n\u2019avoir fréquenté aucune personne atteinte de ce type de démence.«Je ne voulais pas jouer un alzheimer, mais la vision de Mathieu sur le sujet, à travers les rapports qu\u2019il a eus avec son père malade.» L\u2019acteur affirme être depuis toujours lui-même un peu perdu, dépourvu de sens de l\u2019orientation : d\u2019où sa connivence avec son personnage (qui pourrait lui valoir un prix d\u2019interprétation).La scène superbe d\u2019une chaloupe dans la brume aurait constitué une fin idéalement poétique, mais Mathieu explique avoir tenu à son épilogue de tous les après.Quoi qu\u2019il en soit.L\u2019autre maison, premier long métrage avec forces et faiblesses, offre de beaux moments de cinéma, fuit toute complaisance et trouve souvent son émotion, sans l\u2019appuyer.C\u2019est beaucoup.Le Devoir SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 estime que «les incidents signalés doivent faire l\u2019objet d\u2019une enquête sans délai» et espère obtenir «rapidement une réponse positive» du gouvernement syrien.En attendant, le secrétaire général a décidé d\u2019envoyer à Damas sa haute représentante pour le désarmement, Angela Kane, mais aucun détail n\u2019a été donné sur son éventuelle visite.En juillet dernier, le régime syrien lui avait permis d\u2019enquêter sur trois autres sites qui auraient été le théâtre d\u2019attaques à l\u2019arme chimique.Les experts de l\u2019ONU sont d\u2019ailleurs arrivés en Syrie, dimanche, poqr enquêter sur ces épisodes précédents.Etant donné qu\u2019ils sont déjà sur place, la communauté internationale demande que ces experts puissent vérifier et valider dès maintenant les informations transmises par l\u2019opposition, qui accuse le régime syrien d\u2019avoir eu recours à des armes chimiques.Un haut responsable de la sécurité à Damas a toutefois démenti ces accusations, soulignant que le régime n\u2019aurait pas utilisé ce genre d\u2019arme alors que les experts onusiens en étaient à leur premier jour de travail.«Ç\u2019aurait été un suicide politique», a-t-il dit.Divergences internationales À Washington, Barack Obama sent lui aussi monter la pression afin de faire la lumière sur cette attaque meurtrière.Le président américain a demandé à ses services de renseignement d\u2019enquêter pour obtenir «au plus vite des informations supplémentaires» et pour savoir si Damas a effectivement fait usage d\u2019armes chimiques.«A ce moment précis, nous sommes incapables de déterminer de manière définitive que des armes chimiques ont été utilisée^», a déclaré la porte-parole du département d\u2019Etat Jennifer Psaki.Même si les Etats-Unis ne disposent pas officiellement d\u2019équipes en Syrie, les autorités américaines disent qu\u2019elles vont quand même LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à f7h Renseignements et administration : 514 985-3333 «recueillir des informations grâce à des témoins sur le terrain, rassembler des renseignements, des rapports publics, des données scientifiques et partager ces informatjons avec d\u2019autres pays.» Le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, s\u2019est d\u2019ailleurs entretenu avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Eabius, qui a prôné une «réaction de force» s\u2019il y a des preuves que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie.Il a par contre exclu l\u2019envoi de troupes militaires.Le président français, Erançois Hollande, s\u2019est contenté de dire que les informations fournies ne permettaient pas de savoir, pour le moment, ce qui s\u2019est réellement passé et qu\u2019il est encore question de «l\u2019usage probable d\u2019armes, chimiques».Bien que les Etats-Unis et la Erance soient tous deux membres du Conseil de sécurité des Nations unies, rien n\u2019indique qu\u2019une action plus concrète pourrait être prise éventuellement contre la Syrie.La Russie et la Chine, qui soutiennent le régime du président Bachar al-Assad, ont de nouveau pris la défense de leur allié.Moscou et Pékin ont, entre autres, empêché la veille l\u2019adoption formelle d\u2019une déclaration à l\u2019ONU même si le Conseil de sécurité soutient qu\u2019il faut mener «une enquête approfondie, impartiale et prompte».Par ailleurs, l\u2019Iran, qui est aussi un joueur incontournable dans le conflit en Syrie, a laissé savoir qu\u2019il soutenait toujours le régime d\u2019al-Assad.«Si l\u2019information concernant l\u2019utilisation d\u2019armes chimiques est exacte, très certainement elles ont été utilisées par les groupes terroristes», a dit le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarrf.Au-delà de ces divergences, la haute commissaire de l\u2019ONU pour les droits de l\u2019homme, Navi Pillay, croit qu\u2019il est urgent que «ces allégations qui sont exceptionnellement graves soient confirmées ou infirmées».Elle a rappelé que «l\u2019usage d\u2019armes chimiques est interdit par le droit international coutumier et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une interdiction absolue, qui s\u2019applique en toutes circonstances, y compris dans les conflits armés».M\u201c® Pillay a ajouté que son équipe sur place a obtenu des informations selon lesquelles des milliers de personnes ont aussi été blessées dans l\u2019attaque mercredi.Les hypothèses des experts Un peu partout sur la planète, des experts ont commencé à analyser les images qui circulent sur Internet pour tenter de savoir quel genre d\u2019arme a pu être utilisé sans qu\u2019il y ait de marque de violences.Selon l\u2019expert en désarmement chimique Jean Pascal Zanders, les images montrent «un certain nombre de symptômes compatibles avec un empoisonnement par des produits, comme le sarin, qui causent une mort par asphyxie».«Je ne peux pas confirmer s\u2019il s\u2019agit de sarin ou de VX [un gaz similaire], cela pourrait être une quantité de choses différentes ou un mélange», a-t-il dit.Le spécialiste des armes chimiques Olivier Le-pick a pour sa part affirmé, après avoir vu 21 vidéos, qu\u2019^f/ y a de fortes présomptions sur l\u2019usage d\u2019armes chimiques».«Sur l\u2019ensemble des vidéos, les tableaux cliniques (contractions musculaires, contraction des pupilles, hypersalivation, difficultés respiratoires, accélération du rythme cardiaque, absence de blessures physiques, etc.) sont très troublants et font penser à des neurotoxiques», a-t-il déclaré.M.Lepick note cependant que «le gaz sarin est l\u2019agent le plus répandu dans l\u2019arsenal syrien» et que ce pays dispose de roquettes, de bombes d\u2019aviation et d\u2019obus capables de diffuser ce gaz.Un ancien expert à l\u2019Organisation pour l\u2019interdiction des armes chimiques, Ralf Trapp, affirme quant à lui que «certains symptômes sont cohérents avec des neurotoxiques, d\u2019autres plus en rapport avec des agents incapacitants».«Mais plus fen vois des images, plus c\u2019est cohérent avec une attaque aux gaz plutôt qu\u2019avec un relâchement accidentel de produits toxiques», indique-t-il.Une chose est certaine, les experts espèrent que les pressions pour qu\u2019une enquête soit menée porteront leurs fruits rapidement.Les agents neurotoxiques sont détectables seulement quelques jours dans les urines mais restent «plusieurs semaines» dans le sang.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir GRIFFINTOWN SUITE DE LA PAGE 1 majeure de l\u2019administration du maire Tremblay.» Les critiques ont d\u2019ailleurs été virulentes à l\u2019égard de l\u2019administration Tremblay, à qui on a reproché d\u2019avoir manqué à son devoir de planification.Rappelons qu\u2019en 2006, la Ville a déroulé le tapis rouge pour Devimco, concepteur du Dix30 à Brossard, qu\u2019elle a conçu un Programme particulier d\u2019urbanisme (PPU) sur mesure pour son projet et qu\u2019elle a consenti à procéder à des expropriations au profit du promoteur.Erappé par la crise économique en 2009, le projet de Devimco a été réduit à des dimensions plus modestes.Il faudra attendre à 2011 pour que la Ville reprenne en mains la planification de ce secteur et dépose un nouveau projet de PPU pour un périmètre plus vaste.Des familles ?Malgré la spéculation, M.Dorais ne croit pas que la Ville dépassera le budget qu\u2019elle s\u2019est fixé pour l\u2019achat des terrains convoités.Ceux-ci ont fait l\u2019objet d\u2019une réserve et sont toujours zo-nés « industriel », donc d\u2019une valeur bien inférieure à celle d\u2019un zonage résidentiel.De plus, la Ville détient un droit d\u2019expropriation si elle n\u2019arrive pas à s\u2019entendre de gré à gré avec les propriétaires.«Si on va en expropriation, le juge va accorder la juste valeur marchande.» Les parcs répartis sur le territoire équivaudront en superficie au parc Laurier, dit-il.Reste que le prix des terrains a explosé et que les condos qui s\u2019y sont multipliés se prêtent mal à l\u2019arrivée de familles.Dans son rapport publié en mai 2012, l\u2019Office de consultation publique de Montréal (OCPM) notait ceci: «Selon la commission, voir un cadre de vie familiale dans Griffin-town dans l\u2019efat actuel des lieux releve davantage de l\u2019acte de foi que du constat.» Mais Benoit Dorais se dit persuadé que Grif fintown accueillera des familles: «D\u2019avoir voté ce règlement d\u2019emprunt de 93 millions est la preuve de notre volonté de vouloir agir pour attirer des familles.Certains ne croyaient pas qu\u2019on le ferait», dit-il.Il croit même que Griffmtown pourrait éventuellement accueillir une école, même si pour l\u2019instant, la Ville ne dispose pas de terrain à cette fin.Des petits logements Propriétaire de l\u2019édifice de la New City Gas, Harvey Lev estime que Benoit Dorais rêve en couleurs à propos d\u2019une école dans Griffintown: «Jusqu\u2019à maintenant, ce sont des appartements de luxe ou des logements d\u2019environ 600 pieds carrés qui ont été construits.C\u2019est impossible d\u2019avoir des familles dans ces logements.» Quant aux logements sociaux, ils se font toujours attendre.Tout en reconnaissant avoir profité de la hausse de valeur des terrains en vendant des lots à des promoteurs, M.Lev s\u2019inquiète de ce que Griffmtown est en voie de devenir: «Je ne suis pas urbaniste, mais je comprends que les secteurs de la ville intéressants à Montréal ont des bâtiments de 3 à 5 étages, comme Le Plateau, Notre-Dame-de-Grâce ou Rosemont.» Porte-parole du Comité pour le sain développement de Griffintown, Jeffrey Dungen n\u2019est pas aussi pessimiste.Même s\u2019il ne juge pas réaliste qu\u2019une école publique voie le jour dans le quartier, il estime que le règlement d\u2019emprunt de 93 millions est une nouvelle encourageante.«S\u2019ils font des parcs, refont les rues et les infrastructures comme prévu, ça va encourager les gens avec des enfants à s\u2019installer ici», dit-il.Manque de prévoyance Les investissements de 93 millions désespèrent le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.«Si la Ville avait eu un plan de développement dès les années 2000, avant le premier projet de Devimco, pour 10 millions, on aurait eu toutes les acquisitions foncières dont on aurait pu rêver.Mais à Union Montréal, on a plutôt estimé que le marché devait d\u2019abord créer de la valeur avant de penser aux équipements collectifs», déclare cet urbaniste.Pourra-t-on attirer des familles dans Griffmtown?«C\u2019est quasiment peine perdue.On est dans une stratégie de rattrapage où on va faire notre possible», rétorque M.Bergeron.Et il ne voit pas l\u2019avenir de Griffmtown avec optimisme : «Qui nous dit que dans 40 ans, ces micrologements dans des tours un peu anonymes ne seront pas dynamités comme en France, en Angleterre et aux Etats-Unis ?» Si la Ville n\u2019a pas fait l\u2019acquisition de terrains plus tôt, c\u2019est parce que le projet de Devimco, mis en péril par la crise économique, a dû être modifié, affirme l\u2019ancien responsable du développement économique au comité exécutif.Alan DeSousa.«On ne savait s\u2019il y aurait encore un projet.On ne peut pas juste acheter des terrains à gauche et à droite», avance-t-il.Quant à la présence de familles.Alan DeSousa se contente de dire que le promoteur ne visait pas cette clientèle.Professeur au Département d\u2019urbanisme de l\u2019Université de Montréal, Daniel Gill ne croit pas que, par sa proximité au centre-ville et avec le prix élevé de ses appartements, Griffintown puisse prétendre être un quartier pour les familles.La tendance voulant que les jeunes familles préfèrent les unifamiliales qu\u2019elles trouvent en périphérie n\u2019est pas près d\u2019être freinée, rappelle-t-il.Le Devoir D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par 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