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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2013-09-03, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019enseignement de l\u2019histoire sera renforcé dès la rentrée 2014, promet Québec Page a 3 www.ledevoir.com ^ Le Devoir Vol.C I V N\u201c 1 9 8 LE DEVOIR, LE MARDI 3 SEPTEMBRE 2013 1,13$\t+ TAXES =\t1,30 PeiNT CHAUD Un rapport, et vite À la veille de la reprise des travaux de la commission Charbonneau, le scepticisme de Jean Cournoyer a fait place à de l\u2019impatience La commission Charbonneau reprend ses travaux avec l\u2019intention de fouiller sur les chantiers de construction.Un air de déjà-vu pour l\u2019ex-ministre du Travail Jean Cournoyer.BRIAN MYLES Jean Cournoyer n\u2019attend plus rien de la commission Charbonneau, sinon qu\u2019elle produise un rapport intermédiaire et qu\u2019elle fasse des recommandations pour endiguer la corruption et la collusion.L\u2019ancien ministre libéral et négociateur ne croyait pas à la tenue de cette commission d\u2019enquête.«Un spectacle pour la télévision», avait-il dit en janvier dernier.Son jugement acerbe s\u2019est adouci pour laisser place à une impatience manifeste.Il espère maintenant que la commission fera des recommandations, sans plus attendre.«Je souhaite que cette commission arrête d\u2019éclabousser tout le monde et de nous montrer comme une \u201cgang\u201d de pas bons.Il nous faut des solutions pour éviter que des bandits se retrouvent en charge des affaires publiques.On peut passer à l\u2019action sans attendre la fin des travaux», lance-t-il.Reconnu pour son franc-parler, M.Cournoyer ne peut s\u2019empêcher de décocher une flèche en direction de la juge France Charbonneau et des procureurs qui succombent parfois trop facilement au jeu des caméras.«Cette commission ressemble à d\u2019autres que fai vues.A un moment donné, on devient une vedette, déplore-t-il.Ça me choque de voir le sourire de France Charbonneau.On dirait qu\u2019elle jouit d\u2019en avoir \u201cpogné \u201d un.On ne devrait pas rire du monde quand ils sont pris dans la merde.» M.Cournoyer cite en exemple le traitement cavalier réservé à Tex-maire de Montréal, Gé-rald Tremblay, mis en cause pour son incapacité à juguler la collusion et la corruption galopantes à l\u2019hôtel de ville.«Lâchez-le! Quand on VOIR PAGE A 8 : COMMISSION Lire aussi > Les syndicats dans ia mire de ia commission Charbonneau.Six représentants de la FTQ-Construction ont déjà reçu une citation à comparaître.Page A 2 Jean Cournoyer Aujourd\u2019hui ^ IfH /tTOlÎGj'sMist id Ih'lMbliflijivo.,1* ,jf Economie > Verizon renonce au Canada.Le géant américain du sans-fil rachète la participation de Vodafone pour 130 milliards de dollars.Page A 4 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B6 B4 B5 B5 B4 B6 Le FFM distribue ses lauriers ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR U autre maison a ému.Lacteur québécois Marcel Sabourin a remporté lundi le prix d\u2019interprétation masculine au 37® Festival des films du monde (FFM) de Montréal pour son rôle d\u2019un octogénaire à la mémoire défaillante dans le long métrage Lautre maison, de Mathieu Roy, inspiré de la fin de vie de son père, le reporter Michel Roy.Lautre maison a également été sacré par le public «film canadien le plus populaire du FFM ».Le FFM a par ailleurs remis son Grand Prix des Amériques au film polonais La vie est belle, de Maciej Pieprzyca.Page B 8 Le Canada, terre d\u2019écueil Seuls neuf réfugiés syriens ont été accueillis depuis le début 2013, malgré l\u2019exode et la surpopulation dans les camps La Syrie s\u2019est révélée tel un pandémonium aux yeux du monde entier seulement la semaine dernière.Mais la guerre y fait rage depuis deux \\ ans.A l\u2019heure où les diplomates tergiversent sur les interventions militaires au pays, des humains souffrent plus que jamais.MARIE-PIER ERAPPIER Neuf.Le Canada a accueilli neuf Syriens depuis le début de Tannée 2013, selon les données recensées par Citoyenneté et Immigration Canada.Comme sans doute ces deux enfants récemment arrivés à Montréal, chez leur grand-mère.Terrés pendant huit jours dans le sous-sol de VOIR PAGE A 8 : SYRIE MIGUEL MEDINA AGENCE FRANCE-PRESSE Un million d\u2019enfants ont fui la Syrie depuis le début du conflit qui a fait plus de 100000 morts et environ 1,8 million de déplacés, comme ceux-ci, installés dans un camp à la frontière turque.Lire aussi > Ai-Assad met en garde contre une «guerre régionaie».Paris et Washington tentent de convaincre leurs opinions publiques de la nécessité de frapper le régime syrien.L\u2019Occident iigoté (bis).La chronique de François Brousseau.Page B 1 Port-Daniel-Gascons Un projet de cimenterie d\u2019nn milliard échappe auBAPE L\u2019exploitation gonflerait à elle seule de 10 % les émissions de GES industriels au Québec THIERRY HAROUN à Percé Québec ne soumettra pas à l\u2019attention du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) le projet de cimenterie d\u2019un milliard de dollars à Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, et ce, malgré la mise en garde d\u2019écologistes selon lesquels l\u2019exploitation de millions de tonnes de calcaire dans le sol gonflerait à elle seule de 10% l\u2019émission de gaz à effet de serre (GES) industriels au Québec.Interrogée au terme de son caucus national tenu à Carleton-sur-Mer la semaine dernière, la première ministre, Pauline Marois, a confirmé que Tun des plus gros projets industriels à venir au Québec serait exempté d\u2019un BAPE.«Ce n\u2019est pas prévu puisque ça ne répond pas aux critères habituels d\u2019un BAPE.Nous avons examiné ce projet sous tous les angles environnementaux et, pour l\u2019instant, il n\u2019y a pas de barrière à ce projet II y a des balises cependant qu\u2019on pourra mettre en place pour nous assurer que l\u2019environnement est protégé, mais il n\u2019y a pas d\u2019entraves majeures sous l\u2019angle environnemental», a-t-elle déclaré.La décision heurte des écologistes qui suivent le dossier de très près.«On est surpris et en co- VOIR PAGE A 8 : BAPE Sondage Léger-Le devoir Marijuana: le Québec appuie Trudeau GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Un député qui a fumé un peu de marijuana?Et après?Les adversaires politiques de Justin Trudeau ont beau avoir vu dans les aveux du chef libéral la preuve d\u2019un manque de jugement, les Québécois ne sont pas de cet avis et trouvent la situation tout à fait acceptable.Un sondage Léger-Le Devoir montre ainsi que 70% des Québécois jugent «acceptable» qu\u2019un «député comme Justin Trudeau ait fumé de la marijuana» alors qu\u2019il était élu.Ils sont 16% à penser le contraire, et 13% ne savent pas ou n\u2019ont pas voulu répondre.«On savait que le Québec avait une vision assez ouverte sur la marijuana, mais quand même: la force de l\u2019appui est impressionnante», estime Sébastien Dallaire, vice-président aux affaires publiques chez Léger.«D\u2019autant que la question demandait précisément si c\u2019était correct qu\u2019un député, pas n\u2019importe qui, ait fumé.Ça indique clairement que les Québécois sont passés à autre chose.» Tous partis unis Les électeurs de tous les partis sont d\u2019ailleurs du même avis.Les libéraux sont plus enclins à appuyer leur chef (85% des répondants VOIR PAGE A 8 : SONDAGE Ceux qui cultivent la démesure méritent ce qui les attend! Mark Twain visita Montréal en 1881.Dans un discours prononcé à Thôtel Windsor et publié dans le New York Times, il déclara que nul ne pouvait lancer ici une brique sans casser un vitrail d\u2019église.Cent trente-deux ans plus tard, ce sont les installations collégio-universitaires montréalaises qui attiseraient l\u2019ironie de Twain, sans Tombre d\u2019un doute.Sachons compter, ÇA URGE! La Ligue des femmes du Québec www.lfqc.org 77831303443136 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI SEPTEMBRE 2013 ACTUALITES INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION Les syndicats dans la mire de la commission Charbonnean LIA LEVESQUE La commission Charbonnean reprendra ses audiences ce mardi après un peu plus de deux mois de pause estivale.Et les syndicats seront vraisemblablement au menu cet automne.Les audiences commenceront un peu plus tôt qu\u2019à l\u2019habitude mardi matin, puisque la pro-cureure en chef de la commission, Sonia Le-Bel, prendra brièvement la parole pour exposer les thèmes qui seront abordés lors des audiences des prochains mois.FTQ-Construction On a appris que six représentants de la FTQ-Construction ont d\u2019ores et déjà reçu une citation à comparaître devant la commission, dont l\u2019actuel directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet.Lui-méme a confirmé en entrevue à La Presse canadienne qu\u2019il avait reçu son assignation, qui ne comprend toutefois pas de dates précises \u2014 seulement une plage de temps qui s\u2019échelonne du 4 septembre au début de décembre.«Nous, c\u2019est comme on a tout le temps dit: on a dit qu\u2019on allait répondre à leurs questions et on a dit qu\u2019on allait participer, alors on participe! C\u2019est pas plus compliqué que ça! On va attendre qu\u2019ils nous appellent», a lancé M.Ouellet.Il dit ignorer au juste quelles pistes la commission veut explorer avec la FTQ-Construction.«C\u2019est une commission d\u2019enquête; on ne sait pas comment ils vont aller.On n\u2019a aucune idée où ils s\u2019en vont.Je ne peux pas spéculer.Ça va dépendre de leurs questions; ça va dépendre de leur enlignement aussi», a-t-il affirmé.Il est par ailleurs vraisemblable que la commission s\u2019attardera aussi à l\u2019intérét qu\u2019a suscité le Fonds de solidarité FTQ auprès de certains entrepreneurs en construction.Des enregistrements d\u2019écoute électronique entendus en février dernier à la commission laissent croire que certains entrepreneurs en construction cherchaient à tisser des liens avec des dirigeants syndicaux dans l\u2019espoir d\u2019obtenir des informations ou d\u2019avoir un accès au Fonds de solidarité FTQ.Mais au Fonds, vendredi, on a refusé de dire si un de ses représentants avait été assigné comme témoin « er #a gestion ntrats publics industrie instruction JACQUES NADEAU LE DEVOIR La commission présidée par France Charbonnean doit remettre un rapport d\u2019étape en janvier.devant la commission.«Il faudrait demander à la commission Charbonnean qui elle a convoqué.Ce n\u2019est pas à nous de [le] dire», a répondu le porte-parole Patrick McQuilken.Ministère des Transports La commission doit aussi se pencher sur les contrats conclus avec le ministère des Transports du Québec \u2014 et peut-être aussi avec d\u2019autres municipalités que Montréal, Laval et la couronne nord, dont il a été question à ce jour.Des rumeurs ont évoqué les villes de Gatineau et de Québec, mais le directeur des communications de la commission, Richard Bourdon, n\u2019a ni confirmé ni infirmé l\u2019information, vendredi.Il a seulement assuré que la commission ne serait pas itinérante, comme certains l\u2019avaient avancé.Il n\u2019a pas voulu dire non plus si les dossiers de Montréal et de Laval étaient définitivement clos.La commission a encore peu traité du financement des partis politiques provinciaux.De même, le thème de l\u2019influence du crime organisé dans l\u2019industrie de la construction doit éga- lement être abordé \u2014 un thème qui n\u2019a été qu\u2019effleuré à ce jour.D\u2019autre part, la question du placement des ouvriers sur les chantiers par les grandes organisations syndicales semble avoir été réglée par la loi qui a retiré ce pouvoir aux syndicats pour le transférer à la Commission de la construction du Québec.Le nouveau service de référence de main-d\u2019œuvre doit d\u2019ailleurs entrer en vigueur au cours des prochains jours.L\u2019autre grande organisation syndicale qui a fait du placement de main-d\u2019œuvre, à savoir le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), a indiqué vendredi qu\u2019aucun de ses représentants n\u2019avait reçu de citation à comparaître.Idem pour la CSN-Construc-tion, qui s\u2019est longtemps plainte d\u2019être victime des pratiques de placement des grandes organisations syndicales de la construction.Un rapport d\u2019étape doit être remis au gouvernement le 31 janvier prochain.Le rapport final est attendu le 19 avril 2015.La Presse canadienne Élaine Ayotte quitte la politique montréalaise JEANNE CORRIVEAU La conseillère municipale Élaine Ayotte n\u2019entend pas solliciter un autre mandat lors des élections du 3 novembre prochain.Élue en 2009 dans le district de Mape-Victorin, dans Rosemont-La Petite-Patrie, Élaine Ayotte était responsable depuis un an du dossier de la culture au comité exécutif.Dans une lettre qu\u2019elle a fait parvenir au Devoir qt que nous publions sur notre site Internet, Élaine Ayotte explique vouloir servir la ville de Montréal «autrement».Élue en novembre 2009 avec l\u2019équipe de Louise Harel sous la bannière de Vision Montréal, Élaine Ayotte était devenue la seule représentante de sa formation politique dans l\u2019arrondissement de Ro-semont-La Petite-Patrie après que le maire François Croteau eut rejoint les rangs de Projet Montréal en novembre 2011 et que le conseiller Pierre Lampron eut quitté ses fonctions quelques mois plus tard.Lorsque Michael Applebaum e^t devenu maire par intérim en novembre 2012, Élaine Ayotte a accédé au comité exécutif de coalition, héritant des dossiers de culture, de patrimoine et de design.En juin dernier, M\u201c® Ayotte a quitté Vision Montréal pour siéger comme indépendante.Art public Élaine Ayotte se réjouit d\u2019avoir pu contribuer à régler plusieurs dossiers culturels, dont la pérennisation des ateliers d\u2019artistes, la rénovation et la construction de bibliothèques et plusieurs projets d\u2019art publics, dont celui du Carrefour Pie-K/Henri-Bourassa dévoilé vendredi.«J\u2019aimerais viscéralement que Montréal devienne un jour, une destination incontournable au niveau de l\u2019art public, écrit-elle.Plus de deux millions de dollars ont été investis par la Ville cette année.Un coup de barre clair pour mettre le cap sur l\u2019art public.» , Ex-journaliste et animatrice de télévision, Élaine Ayotte n\u2019a pas de projets précis pour l\u2019instant, mais n\u2019écarte pas la possibilité de poursuivre sa carrière dans les médias ou dans le domaine de la culture.Le Devoir IA Lire aussi > Montréai, métropoie cuitureiie, \u201d francpphone et cosmopoiite.Une lettre ouverte d\u2019Élaine Ayotte.LeDevoir.com Marie-France / En semaine ICI RaDio-canaoa 95,1 première LE DEVOIR, LE MARDI S SEPTEMBRE 20IS A 3 ACTUALITES La conférence islamiste controversée est annulée La conférence islamiste «Entre ciel et terre» qui devait avoir lieu les 7 et 8 septembre au Palais des congrès de Montréal a été annulée.C\u2019est le comité de direction de la Société du Palais des congrès qui a pris la décision, invoquant des raisons de sécurité.Aucun porte-parole n\u2019est disponible d\u2019ici mardi pour expliquer plus en détail cette décision.Entre 1000 et 2000 personnes devaient y assister.Les organisateurs de la conférence, le Collectif Indépendance qui se présente sur son site Internet comme un groupe de «jeunes musulmans montréalais», ont d\u2019abord indiqué cette fin de semaine sur leur page Ea-cebook qu\u2019ils tentaient de trouver un nouvel endroit pour accueillir l\u2019événement.Ils ont toutefois indiqué lundi sur le site de réseautage que la procédure de remboursement des billets serait expliquée prochainement, laissant présager une annulation définitive de la conférence.Propos controversés Plusieurs manifestations étaient prévues pour protester contre la présence de prédicateurs islamistes français controversés à cette conférence.Parmi ces derniers, le jeune conférencier de la mosquée du Bourget, en banlieue de Paris, Nader Abou Anas était plus particulièrement visé.Dans ses vidéos et ses conférences, il plaide pour que les femmes sortent voilées.Il est connu pour marteler que la femme est la «servante d\u2019Allah» et qu\u2019elle doit «raser les murs» lorsqu\u2019elle est autorisée à sortir de chez elle, qu\u2019elle «n\u2019est pas libre de faire ce qu\u2019elle veut dans ce monde».Dans une autre de ses vidéos, il dénonce aussi la série télévi- sée Desesperate Housewives, la qualifiant de «série empoisonnée» qui tend à présenter comme «normal un couple gai ou de lesbiennes».Diabolisation Vendredi, les organisateurs de la conférence s\u2019étaient dits victimes d\u2019une «campagne de diabolisation».Ils ont insisté sur le fait qu\u2019ils n\u2019ont jamais encouragé la haine envers les femmes, ou envers tout autre groupe de la société.Agnès Maltais, ministre responsable de la condition féminine du gouvernement indépendantiste du Québec, avait publiquement interpellé le gouvernement fédéral en dénonçant les propos sexistes et contre l\u2019égalité homme-femme des conférenciers.Le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blai-ney, avait confirmé à La Presse, samedi, que plusieurs ministères fédéraux avaient été saisis du dossier.Des fonctionnaires en poste à l\u2019ambassade du Canada à Paris avaient notamment été mis à contribution pour vérifier les antécédents des conférenciers.Par voie de communiqué samedi, les organisateurs ont dit regretter la décision du Palais des congrès d\u2019annuler la conférence.«Le Collectif Indépendance déplore la campagne de diabolisation effectuée par certains médias à son égard» et «n\u2019a jamais encouragé la haine ni la violence envers les femmes».Ce groupe de jeunes musulmans dénonce «la position réactionnaire de la ministre Agnès Maltais».Avec La Presse canadienne et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SAGUENAY Mosquée vandalisée : un geste isolé, croit la communauté musulmane ETIENNE EORTIN-GAUTHIER Des représentants de la communauté musulmane de Saguenay estiment que les actes de vandalisme commis sur une mosquée de la région sont des gestes isolés, une opinion que partage le maire, Jean Tremblay.Les propos islamo-phobes contenus dans une lettre envoyée au lieu de culte ne sont pas à l\u2019image des idées progressistes des citoyens de la région, estiment-ils.Au cours de la fin de semaine, une substance qui pourrait être du sang de porc a été lancée sur le lieu de prière situé en plein cœur de l\u2019arrondissement de Chicoutimi et que fréquentent sur une base régulière une soixantaine de musulmans, selon un responsable.Parallèlement, une lettre contenant des propos à connotation islamophobe a été acheminée à la mosquée et à la station locale de Radio-Canada, qui a révélé l\u2019incident dimanche.La missive intitulée Message pour les Islamiques !, qui est accompagnée d\u2019une carte géographique de la Prance et d\u2019une photo d\u2019une femme arborant le niqab, leur demande pourquoi ils viennent «dans notre pays si ce n\u2019est que pour tenter de le changer à l\u2019image du pays que vous avez fui?».Région tolérante La lettre les invite à abandonner «Hijab, Niqab, Burqa, Cha-ria, etc.», à oublier leurs «revendications primitives», à cesser de se «sentir en permanence humiliés» et à s\u2019intégrer à leur société d\u2019accueil ou à rentrer chez eux.«Stop! Ça suffit Cette mosquée est baptisée avec du sang de porc frais du Québec! A suivre.», conclut la lettre.Hussein Hassan, cofondateur de la mosquée, estime que ces gestes sont l\u2019œuvre de «fanatiques», de «personnes déséquilibrées » ou de «blagueurs», qui ne sont pas représentatifs des citoyens de Saguenay.Selon lui, sa région d\u2019adoption est tolérante, et la communauté musulmane de Saguenay entretient d\u2019excellentes relations avec ses voisins, a-t-il indiqué en réaction au reportage de Radio-Canada.Pour l\u2019instant, aucune plainte n\u2019a été déposée à la police, mais l\u2019Association islamique du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean étudie toujours cefte option, a confié Mustapha Elayoubi, président de l\u2019organisation.Il révèle que la mosquée a vu le jour il y a une quinzaine d\u2019années et que sa fondation visait à éviter des situations d\u2019accommodements raisonnables.«La mosquée a été créée afin d\u2019éviter la création de salles de prières dans les Ijeux d\u2019enseignement», a dit M.Elayoubi.Une personne ignorante Selon lui, les actes de vandalisme ont été commis par une «personne ignorante de la dynamique régionale», soutenant que sa communauté a toujours vécu en harmonie avec les autres de la région.Des propos partagés par le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui dit avoir été choqué d\u2019apprendre qu\u2019un lieu de culte de sa municipalité pouvait être la cible d\u2019un tel geste d\u2019intolérance.«Ce n\u2019est pas la mentalité des gens de la région.C\u2019est un acte isolé et stupide.Je ne peux pas penser qu\u2019il y a des gens qui pensent comme ça.Ça ne prend qu\u2019un ou deux stupides pour faire des actes comme ça», a indiqué le maire Tremblay, en entrevue avec La Presse canadienne.L\u2019incident survient à un peu plus d\u2019une semaine du dépôt par le Parti québécois de ses propositions au sujet d\u2019une «charte des valeurs québécoises».La Presse eanadienne ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les ministres Marie Maiavoy et Pierre Duchesne veuient que ies jeunes Québécois connaissent mieux ieur histoire.L\u2019enseignement de l\u2019histoire sera renforcé KARL RETTING-P ARAZELLI Québec entend «refaire» le programme d\u2019histoire du primaire et du secondaire, en plus d\u2019ajouter un cours obligatoire au collégial sur l\u2019histoire du Québec.Ces changements devraient entrer en vigueur dès la rentrée 2014., La ministre de l\u2019Éducation, Marie Maiavoy, et le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, ont expliqué lundi après-midi que les jeunes Québécois ne connaissent pas suffisamment leur histoire et que celle-ci n\u2019est pas toujours enseignée adéquatement.«C\u2019est un devoir de tous les Etats de s\u2019assurer que la mémoire collective soit nourrie, celle des jeunes, celle des adultes.C\u2019est un devoir de l\u2019Etat que de bien enseigner l\u2019histoire», a affirmé M\u201c® Maiavoy.En ce qui concerne les programmes du primaire et du secondaire, le p.-d.g.par intérim de l\u2019Qffice québécois de la langue française, Jacques Beauchemin, présidera cet automne une consultation réalisée auprès d\u2019acteurs du milieu scolaire pour déterminer les orientations à privilégier.Une seption du site du ministère de l\u2019Éducation permettra également de formuler des commentaires ou des suggestions.Le dépôt du rapport est prévu pour la fin de l\u2019année. Ottawa doit modifier ies régies du jeu.Une lettre ouverte d\u2019Yves I^abeau, professeur associé â l\u2019ESG-UQAM.Page A 7 NUNAVUT Des ratés pour le projet de station arctique MURRAY BREWSTER à Ottawa L> une des pierres angulaires ' de la stratégie gouvernementale dans l\u2019Arctique est enlisée en raison d\u2019un nettoyage environnemental avançant â pas de tortue et des risques de poursuites judiciaires, révèlent des documents fédéraux.Le port en eaux profondes de Nanisivik, au Nunavut, demeure sous le contrôle de Pêches et Océans Canada, six ans après que le premier ministre Stephen Harper eut annoncé la création d\u2019une station de ravitaillement maritime très loin dans cet archipel nordique.Breakwater Resources, qui appartient â Nyrstar N.V., doit encore terminer le nettoyage d\u2019un terrain contenant des réservoirs de carburant, malgré quatre années de pression de la part de l\u2019armée.Une remise en état environnementale de l\u2019endroit est nécessaire avant que la Défense ne puisse en prendre possession.«La propriété est encore sous l\u2019administration du ministère des Pêches et Océans, et le moment du transfert sera déterminé dans un avenir rapproché, a déclaré par courriel le major Andre Salloum, porte-parole de la Défense.Nyrstar N.V.n\u2019a pas terminé la remise en état.» Des documents fédéraux révèlent que des responsables de la défense s\u2019inquiètent depuis longtemps de ce qu\u2019ils considèrent comme de la mauvaise volonté de la part de l\u2019entreprise, notant qu\u2019aucun nettoyage n\u2019avait eu lieu lors de la saison de la construction estivale de 2009.«Les délais de la compagnie pour achever les travaux sont un important risque en ce qui concerne le calendrier et les coûts du projet», mentionne une note d\u2019information préparée â l\u2019intention de l\u2019ex-ministre de la Défense Peter MacKay, â l\u2019automne 2009.La facture du projet a déjà gonflé â 116 millions, après des coûts initiaux estimés â 100 millions.Le port doit être transformé pour accueillir les six â huit brise-glace légers, ou navires de patrouille dans l\u2019Arctique, que le gouvernement conservateur envisage de construire, afin de renforcer la souveraineté canadienne dans le Nord.La Presse canadienne Semaine canadienne de la^ DEM«tCRATIE> INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Eiections Canada De J\u2019aime à Je vote COMPRENDRE LES ENJEUX DE LA PARTICIPATION ÉLECTORALE DES JEUNES G Lundi, 16 septembre 2013 de 19h à 21h À l\u2019Auditorium de la Grande Bibliothèque, 475, boulevard De Maisonneuve Est, Entrée Berri, Métro Berri-UQAM Gratuit \u2014 Inscription obligatoire et webdiffusion à inm.qc.ca/scd Marc Mayrand Directeur général des élections du Canada Cathy Wong Présidente du Conseil des Montréalaises Alec Castonguay Chef de bureau politique, L\u2019actualité Liza Fruiia Ancienne députée François Gélineau Professeur, Université Laval democracy- democratie.ca semainecanadienne démocratie @democratieCA #demcda TORONTO Un autre adolescent est tué par balle Toronto \u2014 Les armes â feu ont causé la mort d\u2019un autre adolescent, â Toronto, dans la nuit de dimanche â lundi.La police rapporte qu\u2019un jeune homme de 16 ans est mort après avoir été atteint par des tirs dans le nord-ouest de la ville.Vers minuit, des policiers ont été appelés dans un immeuble d\u2019appartements de Weston Road, près de l\u2019avenue Lawrence.L\u2019adolescent n\u2019avait plus de signes vitaux lorsqu\u2019il a été transporté â l\u2019hôpital.Sa mort a été constatée peu après.Aucune arrestation n\u2019a été faite.Plusieurs adolescents sont morts des suites d\u2019une blessure par balle, cet été â Toronto, dans une vague de violence alarmante pour la police et les organismes communautaires.La Presse canadienne SEPT-ILES 1000 litres de mazout dans le fleuve Un déversement de 450000 litres de mazout lourd s\u2019est produit dans la nuit de samedi â dimanche â Tusine de bouletage de Cliffs Ressources naturelles située â Sept-îles, sur la Côte-Nord.Guy Desbiens, d\u2019Ur-gence-Environnement, assure que la majeure partie du mazout s\u2019est déversée â l\u2019intérieur d\u2019un bassin de rétention.Mais environ 1000 litres se sont retrouvés dans le Saint-Laurent.Des intervenants ont installé des esta-cades pour confiner le produit.L\u2019opération de pompage devrait s\u2019échelonner sur plusieurs jours.Le déversement se serait produit lors du transfert du mazout d\u2019un réservoir â un autre.Selon M.Desbiens le déversement ne devrait causer que peu d\u2019impacts sur l\u2019environnement.La Presse canadienne vm-'k m Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ROUMANIE Un projet canadien de mine d\u2019or dénoncé Bucarest\u2014Un millier de personnes ont manifesté pour le deuxième jour consécutif lundi â Bucarest contre un projet canadien de mine d\u2019or prévoyant d\u2019utiliser de grandes quantités de cyanure dans un village de Transylvanie.«La Roumanie n\u2019est pas à vendre» ou encore «Unis, nous sauverons Rosia Montana», ont scandé les manifestants, en référence au village où la compagnie canadienne Gabriel Resources affirme avoir découvert le plus important gisement d\u2019or d\u2019Europe.Les protestataires ont également demandé la démission du gouvernement de centre gauche du premier ministre, Victor Routa, qui a adopté la semaine dernière un projet de loi déclarant «d\u2019intérêt national exceptionnel» cette exploitation.Dimanche, entre 9000 et 12000 personnes avaient protesté des heures durant dans plusieurs villes contre ce projet.Gabriel Resources prévoit d\u2019extraire, avec sa filiale Rosia Montana Gold Corporation, 300 tonnes d\u2019or et 1600 tonnes d\u2019argent.Elle promet 900 emplois durant la phase d\u2019exploitation qui durera 16 ans.Le projet conduira â la destruction de quatre montagnes autour du village et endommagera des galeries minières romaines uniques, mettent en garde les archéologues.H prévoit également l\u2019utilisation d\u2019une moyenne de 12000 tonnes de cyanure par an.Agence France-Presse porter raffinée sur toute la ligne Ne dormez pas sur vos dossiers.Le solde se termine à minuit.Aux douze coups de minuit ce soir, ce sera fini.La cioche de la rentrée aura sonné.Réservez vite pour profiter de nos super rabais.Vous avez jusqu\u2019au 15 décembre pour voyager.Bon retour au travail ! SOLDE FÊTE DU TRAVAIL b# Porter Vols au depart de Montreal.Reservez d ici le 3 septembre 2013.Voyagez d ici le 15 décembre 2013.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO\tMYRTLE BEACH NEW YORK\tWASHINGTON A partir du 3 octobre\tDulles 242 $ 265 $ 221 $ 227 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris l Taxes et frais compris PRIX TOUT 1 COMPRIS Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 3 septembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 15 décembre 2013.Porter peut exiger un achat 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI SEPTEMBRE 20IS EDITORIAL ENVIRONNEMENT Punir les responsables Peut-on avoir confiance en une entreprise qui entrepose illégalement des BPC depuis quinze ans, en une société minière qui laisse tout derrière elle avant de fermer boutique ou en une compagnie ferroviaire qui transporte des produits explosifs sur des voies pourries ?Si la réponse est non, comment expliquer que tous les gouvernements aient réduit leurs contrôles au lieu de les resserrer au fil des ans ?0 Jean-Robert Sansfaçon n ne connaît pas les motifs qui ont amené le propriétaire de la compagnie Reliance Power Equipment de Pointe-Claire à se soumettre à l\u2019ordonnance du ministère de l\u2019Environnement, vendredi dernier.Si la compagnie que le ministre Yves-Erançois Blanchet a qualifiée de « bum » respecte son engagement, elle présentera aujourd\u2019hui même un plan crédible de disposition des transformateurs contenant des milliers de litres d\u2019huile contaminée aux BPC, puis de décontamination des lieux.Une opération qu\u2019elle n\u2019a visiblement pas les moyens de mener à terme, du moins pas sur un horizon de temps acceptable compte tenu du produit en cause.Il y a donc lieu de douter des intentions véritables de ses dirigeants.Que dire, entre autres choses, de cette étrange visite du directeur général de la compagnie qui ^\ts\u2019est chargé de déménager, de nuit, plusieurs boîtes de documents?En somme, tout le monde craint avec rai-'j t son que la réponse surprenante de la compa-^\tgnie à l\u2019ordonnance du ministère ne soit v\tqu\u2019un rnoyen facile, et légal, de gagner du temps.A l\u2019instar de la Montreal Maine and Atlantic, Reliance pourrait même choisir de se placer sous la protection des tribunaux, neutralisant du même coup toute revendication gouvernementale à incidences financières.Depuis que la nouvelle circule, l\u2019opposition libérale et les élus de Pointe-Claire ont accusé le ministère de l\u2019Environnement de traîner les pieds.Pourtant, si les élus municipaux n\u2019étaient pas au courant, leurs propres fonctionnaires l\u2019étaient depuis mars dernier.Quant aux libéraux, ils sont mal placés pour critiquer, eux qui ne sont jamais intervenus pendant leurs neuf années de pouvoir.Et pas seulement à Pointe-Claire, puisqu\u2019il existe des dizaines d\u2019autres lieux d\u2019entreposage de produits dangereux au Québec.Que dire, par exemple, des 679 sites miniers orphelins connus dont la décontamination tarde encore après des années d\u2019abandon par ces autres corporate bums de la créa-tion-de-la-richesse ! Puisque ces minières n\u2019existent plus ou ont fait l\u2019objet d\u2019acquisition, que jamais les gouvernements n\u2019ont eu le courage de se doter des moyens légaux de surveiller et de poursuivre leurs dirigeants, ce sont les contribuables qui assumeront seuls le 1,2 milliard (en dollars d\u2019aujourd\u2019hui) nécessaire pour en venir à bout.Heureusement, il en sera autrement à l\u2019avenir puisque les sociétés minières devront prévoir les sommes nécessaires à la restauration des lieux avant d\u2019en extraire le minerai.Mais lorsqu\u2019elle était dans l\u2019opposition, factuelle ministre des Richesses naturelles, Martine Quellet, avait aussi promis une taxe sur les activités minières en cours pour corriger la négligence passée.Une bonne blague électorale sans doute, puisqu\u2019il n\u2019en est plus question.Chaque fois qu\u2019on veut introduire une notion de responsabilité personnelle des administrateurs dans un projet de loi québécois, le milieu des affaires se braque sous prétexte que «les tragédies environnementales sont habituellement liées aux opérations d\u2019une entreprise, non à son administration », comme la Pé-dération des chambres de commerce du Québec aime à le répéter.Un tel traitement, ajoute-t-on, priverait les entreprises «des conseils judicieux d\u2019administrateurs aguerris» qui refuseraient de siéger à leur conseil d\u2019administration.Grosse paie, p\u2019tites responsabilités ! Si nous voulons que les entreprises cessent de se moquer des lois et des contribuables, il ne tient qu\u2019à nous d\u2019exiger de nos élus qu\u2019ils cessent de réduire la portée des normes environnementales et les contrôles, qu\u2019ils réorientent le travail des fonctionnaires vers les enquêtes sur les activités à risque au lieu de perdre du temps à remplir des formulaires et, surtout, qu\u2019on rende les dirigeants et les administrateurs privés légalement responsables des infractions commises par l\u2019entreprise qui les enrichit.j-rsa nsfaco n @ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LETTRES Honorer nos valenrs identitaires J\u2019étais au Pérou lors de la Saint-Jean, dans la ville de Cusco, dont c\u2019est une fête importante.Les vieux costumes traditionnels, les racines anciennes des Incas avec leurs mythes, danses et musiques identitaires étaient mis en valeur.Et notre habillement! J\u2019ai été estomaqué lors du festival de Lorient en Bretagne en 2011 : ils avaient ressorti avec fierté leurs vieux habillements des années lointaines.La parade a duré 4 heures, agrémentée de danse! Notre vie à la merci des modes est-elle meilleure, sinon pour le capital?Le pire service à rendre aux générations qui suivent, c\u2019est de laisser toute la place à la modernité qui en profite pour remplacer par la consommation.Ça me questioime : qu\u2019est-ce qui fait que nous voulons faire exister le Québec à partir de 1960?Avons-nous honte de notre passé?Crise pour un sapin de Noël dans un lieu public, pour une crèche dans une habitation multilogements.C\u2019est peut-être pour cela qu\u2019on est rendu à se demander quelles sont nos valeurs identitaires! Comme disait une jeune immigrante à son professeur de sociologie, «vous voulez qu\u2019on s\u2019intégre; vous avez fait le vide, à quoi voulez-vous qu\u2019on s\u2019intégre ?».Gérald Guimond Montréal, le 29 août 2013 La rentrée scolaire.pas pour tout le monde Je suis éducatrice en service de garde depuis dix ans et je peux témoigner que l\u2019école est un endroit privilégié pour qu\u2019un enfant s\u2019épanouisse, se développe, apprenne la socialisation et fonde les bases qui feront de lui un adulte plus fort pour af- fronter les défis que la vie lui réserve.Toutefois, en 2011, 57 millions d\u2019enfants d\u2019âge scolaire n\u2019étaient toujours pas scolarisés.Je ne peux pas concevoir qu\u2019un enfant n\u2019ait pas accès à ce droit fondamental qui est celui de l\u2019éducation de base gratuite pour tous.Rassurez-vous, avec de la volonté, on peut changer les choses: le Partenariat mondial pour l\u2019éducation (PME) a été fondé en 2002 efi depuis sa création, 23 millions d\u2019enfants de plus ont été scolarisés dans le monde.Le problème, c\u2019est que cette organisation manque de fonds.Les gouvernements donateurs doivent être généreux pour combler le déficit de financement de 2,5 milliards.Je pense que le Canada devrait augmenter son engagement à 90 millions de dollars sur trois ans envers le PME en se concentrant spécifiquement sur l\u2019éducation des filles.Pour des enfants plus éduqués et un monde avec moins de pauvreté.Julie Mosetti-Geoffrey Saint-Laurent, le 29 août 2013 Campagne de propagande contre le PQ ?Les textes publiés ces derniers jours dans plusieurs journaux anglophones sur la charte des valeurs québécoises semblent dépasser très largement ce qui est attendu des médias.Si le Quebec bashing par quelques journaux de l\u2019Qntario, de î\u2019Alberta et de la Colombie-Britannique a commencé avec les dernières élections provinciales, la future charte des valeurs québécoises a amené plusieurs rédacteurs à délaisser les règles les plus fondamentales de leur art.Qn en est au point où il faut se demander s\u2019il y a malice derrière certains de ces propos.La position du PQ a le mérite d\u2019être claire.Pour le gouvernement québécois.la laïcité de l\u2019État garantit le respect des croyances religieuses.Ce gouvernement minoritaire tente donc de faire adopter une charte des valeurs qui prône la neutralité totale de l\u2019État et de ses employés en matière religieuse malgré les critiques et l\u2019aspect controversé du projet.En réaction, plusieurs journaux anglophones du Canada ont publié des textes qui laissent entendre que le Québec est xénophobe et raciste.Pourtant, en Belgique, les signes religieux sont interdits aux juges et aux policiers.Certains États allemands iq-terdisent aussi le hidjab et les soutanes.A Berlin, ce sont les employés municipaux qui n\u2019ont pas le droit de porter des signes religieux au travail.Depuis 2004, la Prance a même une loi qui va encore plus loin que ce qui est proposé dans le secteur précis de l\u2019éducation.A ce sujet, un président de la Conférence des évêques de Pranpe, M®^ Jean-Pierre Ricard, a affirmé que l\u2019État est laïc et que cette neutralité en matière religieuse est l\u2019un des fondements de la démocratie moderne.Très peu de références sont faites à ces exemples ou à plusieurs autres dans ces articles qui sont souvent bâtis autour de réactions sentimentales de gens qui se sentent directement visés par cette loi.Ces points de vue sont tout à fait légitimes, mais ils devraient être contrebalancés par d\u2019autres qui montreraient aussi les bons côtés d\u2019une telle politique.Une des différences généralement admises entre la propagande et le journalisme est que la première fait principalement appel aux sentiments et le second à la raison.Quand les médias de provinces, qui ont sciemment éradiqué la langue française de leur territoire, comparent les Québécois à des xénophobes et que le terme maccarthysme est employé, il est peut-être le temps de prendre du recul et regarder ce qui se passe actuellement.Michel Gourd L\u2019Ascension-de-Patapédia, le 28 août 2013 LIBRE OPINION Laïcité et valeurs : des positions inconciliables ?SOLANGE LEFEBVRE Titulaire de la Chaire religion, culture et société à l\u2019Université de Montréal Le sort que connut le rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements illustre à mon avis ce qui nous attend à l\u2019automne, autour du projet de charte des «valeurs» ou d\u2019une laïcité définie à la québécoise.Le jour même de la parution du rapport Bouchard-Taylor, rappelons-le, une Assemblée nationale unanime adoptait la motion décidant de maintenir sur le mur de la chambre de ses débats le fameux crucifix.C\u2019était là une gifle pour les coprésidents.Selon moi, ce fait illustre une polarisation importante au Québec et ailleurs, qu\u2019il importe de surmonter, entre les partisans du maintien d\u2019éléments religieux dans les lieux de l\u2019identité collective et ceux qui appuient les droits individuels à la liberté de religion.La question est la suivante : pourquoi ces positions s\u2019excluent-elles si souvent l\u2019une l\u2019autre ?Charles Taylor, Gérard Bouchard et d\u2019autres experts de la diversité montent fréquemment aux barricades pour défendre les libertés individuelles, nous mettant en garde contre l\u2019exclusion de personnes dont les convictions reli- gieuses exigent de porter certains symboles ou de faire certaines pratiques (dans les limites toujours débattues du raisonnable).Ils ont certainement raison.Mais faut-il toujours le faire en disqualifiant les quelques pratiques et symboles auxquels est attachée une majorité de citoyens dans la sphère publique?Le rapport Bouchard-Taylor, la Commission des droits de la personne et de nombreux experts des de rallier droits maintiennent cette logique des droits individuels, en rappelant sans cesse à la « majorité » qu\u2019elle doit renoncer à ses propres éléments religieux dans la sphère publique, sauf l\u2019identité est s\u2019ils sont strictement patrimoniaux (comme le serait la croix du mont sans doute Royal ou les nombreuses croix de chemin).C\u2019est là créer une schizophrénie collective, car la majorité a l\u2019impression de devoir défendre ses droits contre les minorités religieuses, alors que les unes ne s\u2019opposent pas nécessairement aux autres.Par-delà la logique des droits se trouve une autre logique, civile, tissée d\u2019un mélange de convictions, d\u2019attachement culturel et de quête de sens, qui fait en sorte que des élé- ments religieux peuvent demeurer ou disparaître dans la sphère publique, par décision des communautés elles-mêmes.La tentation des électeurs autour de trop grande Fanatisme En plus de ces champions des droits individuels, des minorités et individus dont les pratiques religieuses sont mises en cause, des citoyens se sentant lésés dans leurs pratiques religieuses historiques publiques, se trouve une autre frange, celle se réclamant de la «vraie» laïcité, en tête de laquelle se trouve le Conseil du statut de la femme, du moins à travers son rapport vitriolique contre les religions, toutes les religions, de 2007.Ironiquement, même la Erance, patrie de la laïcité, ne va pas aussi loin.Certes, elle nous influence par ses projets de loi et chartes depuis 2004 (signes religieux à l\u2019école, services publics).Sur la scène internationale, on considère ces législations françaises comme étant très restrictives.Ajoutons que la Erance maintient sans grande opposition des politiques très avantageuses pour les religions qui y sont historiquement implantées.Depuis septembre 2001, une anxiété collective par rapport à la religion a des effets variables dans les contextes nationaux.Il serait dommage que le Québec se démarque en Amérique du Nord par des réactions excessives.D\u2019ailleurs, si l\u2019on en croit les statistiques récentes, près de sept millions de citoyens au Québec se réclament d\u2019une affiliation religieuse.Certes, on doit craindre et prévenir le fanatisme religieux, limiter le pouvoir religieux, mais la restriction est-elle le meilleur moyen de les combattre ?Comme le démontrent plusieurs exemples dans le monde, le fanatisme peut prendre aussi des visages nationaliste, marxiste et laïque, raciste, et ainsi de suite.Un gouvernement doit certes unir, comme le suggèrent des ministres du parti au pouvoir, mais il doit aussi arbitrer entre les positions extrêmes et veiller à ce que le débat reste raisonnable.Qn peut craindre que ce ne soit pas le cas cet automne, et les rumeurs sur la charte éventuelle me paraissent déjà très problématiques quant à leur impact sur le climat public.La tentation de rallier des électeurs autour de l\u2019identité est sans doute trop grande, les pressions de certains intellectuels antireligieux trop fortes. LE DEVOIR, LE MARDI 3 SEPTEMBRE 2013 A 7 IDEES SANS-FIL Ottawa doit modifier les règles du jeu Sinon, il pourrait conférer à un géant américain la capacité d\u2019évincer les nouveaux joueurs canadiens YVES RABEAU Ph.D., professeur associé, ESG-UQAM our offrir des services sans fil, les firmes doivent obtenir des fréquences de longueur d\u2019ondes gérées par le gouvernement, investir des sommes importantes dans les infrastructures et les technologies essentielles pour déployer un réseau, puis investir en commercialisation pour acquérir une clientèle.Au Canada, ces entreprises doivent composer avec un vaste territoire et une faible densité de population, ce qui a constitué une barrière à l\u2019entrée qui a historiquement limité le nombre de fournisseurs rentables et entraîné une consolidation de l\u2019industrie autour de trois joueurs.En 2008, afin de rendre le marché plus compétitif, Industrie Canada a réservé à de nouveaux entrants des blocs de fréquence mis aux enchères sur une base régionale.Ces nouveaux joueurs devaient être des sociétés canadiennes et les titulaires ne pouvaient mettre la main sur ce spectre avant 2014.Malgré ces efforts, le marché canadien demeure encore assez concentré entre les mains des trois grands qui comptent près de 25 millions d\u2019abonnés, soit environ 91% de toute la clientèle canadienne.De leur côté, les nouveaux venus ont réussi à prendre environ 5,5% du marché pour un total approximatif de 1,5 million d\u2019abonnés.L\u2019arrivée de ces nouveaux entrants a toutefois eu un effet salutaire sur les prix des services sans fil et ces derniers au Canada se retrouvent désormais dans la moyenne de ceux des pays de l\u2019OCDE.Au Québec, avec une clientèle déjà bien établie, Vidéotron a pu, en septembre 2010, compléter son offre de services de télévision, Internet et téléphonie par une offre de sans-fil, grâce à un investissement de 1,5 milliard de dollars dans son réseau et ses licences.Les moyens financiers solides de l\u2019entreprise et sa notoriété dans le milieu des communications lui ont permis de connaître du succès, mais l\u2019entreprise demeure limitée dans son offre par la quantité et la nature du spectre dont elle dispose.Il en va de même pour les nouveaux venus dans les autres régions qui, toutefois, ne disposaient pas des mêmes avantages concurrentiels que Vidéotron, de telle sorte que quelques-uns se trouvent aujourd\u2019hui en difficulté et dans la mire de divers acheteurs potentiels.Dans un tel contexte, on comprend pourquoi la prochaine enchère de fréquence dans la bande de 700 MHz revêt une importance particulière pour ces nouveaux venus qui voudront profiter de l\u2019explosion de la demande de services sans-fil pour accroître leur clientèle.C\u2019est également vrai pour les opérateurs titulaires en raison de l\u2019efficacité marquée de cette fré- b ^WÊÊmm K Check m MG MORE COVERAGE ASSOCIATED PRESS Verizon, qui s\u2019était récemment montrée intéressée par le marché canadien, affichait des revenus totaux de 115,8 milliards de dollars américains en 2012 et quelque 98 millions d\u2019abonnés, soit environ quatre fois plus que tous les opérateurs canadiens.quence pour les transmissions rapides et sur de longues distances.Or, Industrie Canada a déjà annoncé qu\u2019elle allait limiter chaque opérateur titulaire à l\u2019achat d\u2019un seul des quatre blocs de fréquence de choix dans la bande de 700 MHz, de manière à permettre à un minimum de quatre joueurs d\u2019acquérir du spectre de choix dans chaque ré- gion du pays.De plus, afin d\u2019attiser la concurrence, le gouvernement a récemment ouvert le marché canadien au capital étranger pour les nouveaux venus ne possédant pas plus que 10% du marché.La conjugaison de ces deux approches pose toutefois un problème majeur avec l\u2019annonce de l\u2019intention de Verizon Wireless d\u2019acheter un petit joueur canadien (Wind Mobile) et d\u2019ainsi devenir éligible à l\u2019enchère de fréquence à titre de nouvel entrant.Il faut savoir que Verizon ne se compare en rien avec les opérateurs canadiens de sans-fil.Ses revenus totaux de 115,8 milliards de dollars américains en 2012 et ses quelque 98 millions d\u2019abonnés sont environ quatre fois plus importants que ceux de tous les opérateurs canadiens.L\u2019entrée de ce géant risque d\u2019anéantir la stratégie d\u2019industrie Canada visant à augmenter la concurrence telle qu\u2019elle s\u2019est déployée durant les dernières années sur une base régionale.L\u2019acquisition d\u2019un nouvel entrant comme Wind Mobile permettrait à Verizon d\u2019obtenir une fréquence acquise en 2008 en vertu des règles créées pour favoriser l\u2019entrée de nouveaux joueurs canadiens, et ce, sans concurrence de la part des opérateurs titulaires qui n\u2019ont pas le droit de mettre la main sur cette fréquence avant 2014.Monopole en vue ?Une entreprise comme Verizon pourrait soumissionner deux blocs de choix dans chaque région du Canada, faisant monter les enchères pour tout le monde, et surtout pour les nouveaux joueurs canadiens, de façon à les évincer du marché.Les nouveaux entrants régionaux, comme Vidéotron, EastLink ou SaskTel, se retrouveraient ainsi les mains vides, sans le spectre nécessaire pour offrir des services évolués à leur clientèle.Les investissements faits à ce jour par les nouveaux venus canadiens perdraient substantiellement de leur valeur et la plupart seraient incités à vendre leur fréquence aux grands opérateurs et à éventuellement abandonner le marché du sans-fil.On obtiendrait ainsi le contraire de l\u2019effet recherché par Industrie Canada lors de l\u2019établissement de la politique en 2007.Le gouvernement fédéral se doit donc de modifier ses règles du jeu pour ne pas conférer à un géant américain la capacité d\u2019évincer les nouveaux joueurs canadiens.Une manière simple et efficace d\u2019y arriver consiste à réserver un des blocs régionaux de choix aux seuls nouveaux entrants canadiens.De cette façon, on préserverait le modèle proposé par Industrie Canada et on permettrait aux nouveaux entrants d\u2019acquérir la nouvelle fréquence pour poursuivre leurs activités et protéger la valeur de leurs investissements passés et l\u2019avoir de leurs actionnaires.Les titulaires peuvent s\u2019opposer à cette gestion régionale du spectre, mais ceux-ci ont néanmoins bénéficié de conditions très favorables pour acquérir du spectre à un autre moment de leur histoire.Enfin, l\u2019attribution du spectre comme bien public doit se faire dans l\u2019intérêt de tous les citoyens canadiens, et une concurrence accrue va dans ce sens.Toutefois, avant d\u2019ouvrir la porte aux concurrents étrangers, il faut tenir compte de l\u2019ensemble des conséquences d\u2019une telle décision sur le paysage concurrentiel du marché du sans-fil.FINANCE Gérons les risques, pour éviter un autre 2008 GEORGES DIONNE Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gestion des risques, HEC Montréal urant la dernière crise financière, des banques importantes ont fait faillite, alors que des banques centrales ont eu à sauver un grand nombre d\u2019autres institutions financières.Ces sauvetages ont servi à protéger les marchés financiers à court terme, sans résoudre les problèmes de fond associés à cette crise.La finance structurée est souvent mentionnée comme la cause de la dernière crise financière ; il n\u2019est pas évident que ce soit le cas.La crise qui s\u2019est étendue au monde entier est plutôt due à une mauvaise gestion des risques, soit des problèmes d\u2019agence dans la titrisation des dettes hypothécaires, des mauvais critères de notation et de tarification de produits structurés, des problèmes de conflit d\u2019intérêts des agences de notation, un manque de transparence dans les marchés, la recherche de rendements élevés par les hauts dirigeants des institutions financières et la faiblesse des banques centrales et des agences de réglementation à comprendre toutes les implica- tions du nouvel environnement financier.Problèmes de gestion des risques Quatre problèmes majeurs de gestion des risques sont reliés à la finance structurée durant cette période.1.\tAbsence de contrats incitatifs.Les banques étaient peu incitées à la vigilance et à la surveillance des risques des emprunteurs immobiliers parce qu\u2019une large portion de leurs prêts était titrisée sans clause contractuelle optimale.En effet, elles pouvaient transférer tous leurs risques de défaut aux marchés financiers.2.\tMauvaise notation des produits structurés.En tant que partie prenante de la titrisation, les intermédiaires achètent des actifs à long terme, comme des prêts hypothécaires, et les financent avec des titres adossés à des actifs tels que le papier commercial (PCAA).Obtenir une notation élevée des agences de notation est essentiel pour faire des profits.Lorsque la crise financière a commencé, le papier commercial a été décoté et les intermédiaires n\u2019ont pu continuer à le faire rouler.Cette situation a entraîné le déclin de plusieurs banques et une crise de liquidités dans plusieurs marchés, comme du papier commercial Les Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, un extrait du dernier numéro (81/1-2) de la revue Assurances et gestion des risques.au Canada.Il était difficile pour les agences de notation d\u2019évaluer ces actifs de plus en plus complexes, car elles ne disposaient d\u2019aucun modèle ni des données nécessaires pour le faire.3.\tMauvaise tarification.Une autre cause de la crise de 2007 réside dans les prix de ces instruments financiers structurés, souvent trop bas et ne reflétant pas leur vraie exposition au risque.Ces produits contenaient du risque systémique non pris en compte dans la tarification.Un risque systémique apparaît lorsque des événements dans un marché influent sur d\u2019autres marchés.Ces externalités ont été amplifiées par un manque de transparence dans les marchés.Dans le cas des PCAA au Canada, plusieurs investisseurs ne savaient pas si ces produits étaient contaminés par des produits suh-primes américains, mais toutes sortes de rumeurs circulaient.Nous savons main-tenant que seulement quelques fiducies détenaient des produits contaminés, représentant 6% du marché.4.\tMauvaise réglementation.Les fonds de retraite et les fonds de couverture ne sont pas réglementés dans la plupart des pays.La réglementation de Bâle II doit elle-même être mise en cause, parce qu\u2019elle a réduit significativement le capital requis pour les actifs AAA, dont les obliga- tions des pays européens.Les investisseurs furent donc attirés par ces obligations et les nouveaux produits structurés AAA, alors que les vendeurs étaient motivés à obtenir la cote AAA pour ces produits.En effet, les bons du Trésor offraient des taux plus faibles, alors qu\u2019ils ne représentaient pas vraiment des risques plus bas aux yeux des investisseurs n\u2019utilisant que les cotes AAA des agences de notation pour prendre leur décision.Leçons à tirer Différentes leçons doivent être retenues pour une meilleure gestion des risques.La première est de toujours appliquer les règles de base de la gestion des risques, quel que soit le contexte économique.Plusieurs investisseurs ont perdu des sommes importantes durant la crise financière en n\u2019appliquant pas les principes de base de la gestion des risques.Les émetteurs de produits structurés doivent être plus responsables.Ils doivent conserver une fraction importante des paniers de prêts qu\u2019ils émettent: possiblement la tranche complète d\u2019équité et une fraction des tranches plus seniors en présence de corrélation des risques.Nous avons besoin d\u2019une plus grande transparence dans le découpage des produits structurés.Les participants au marché et les chercheurs doivent être capables de répliquer la composition des produits structurés.Des bases de données publiques doivent être disponibles pour étudier la composition de ces produits.La notation de ces produits requiert aussi plus de transparence.Tout bon chercheur ou investisseur devrait être en mesure de répliquer et valider les notations annoncées des produits structurés.La haute direction et le conseil d\u2019administration des institutions financières doivent davantage faire reposer leur décision d\u2019investissement sur la gestion des risques.Ils doivent utiliser de l\u2019information détaillée sur la gestion intégrée des risques de leur entreprise et pondérer ces risques avec ceux des nouveaux investissements.Le conseil d\u2019administration des institutions financières doit être composé d\u2019individus qui comprennent les risques des produits dérivés et structurés.En résumé, plus de vérification diligente par rapport au risque est nécessaire.Des commentaires ?Des suggestions pour Les Idées en revues?Ecrivez à arohitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien T>egVise(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel T>aVvl(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; iriformation internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer(re^orfersJ, Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Émilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur)\tDerome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec).PUBLICITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseur), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, (coordonnatrice), Élise GïrarA(secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion) ,yia.'x.ïm-0\\ïvïer Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,C\\aviAette Béliveau (adjointe administrative) , Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A8 LE DEVOIR LE MARDI SEPTEMBRE 20IS ACTUALITES COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 n\u2019a pas eu connaissance de quelque chose, on ne peut pas s\u2019en souvenir», dit-il.Sur les chantiers Cette critique peut surprendre venant d\u2019un homme politique associé à l\u2019une des plus importantes commissions d\u2019enquête dans l\u2019histoire du Québec.En 1974, M.Cour-noyer était ministre du Travail lorsque le gouvernement Bou-rassa a mis sur pied la commission Cliche, pour enquêter sur l\u2019intimidation et l\u2019infdtra-tion du crime organisé sur les chantiers de construction.L\u2019enquête débouche sur la mise en tutelle de quatre sections locales de la FTQ qui exerçaient des pratiques illégales et sur la démission du «roi de la construction», André «Dédé» Desjardins.L\u2019ex-leader du Conseil des métiers de la construction se recyclera dans le prêt usuraire et sera assassiné, en avril 2000, le lendemain d\u2019une rencontre avec le Hells Angels Maurice Boucher.De «Dédé» Desjardins à Bernard «Rambo» Gauthier, qui fait la pluie et le beau temps sur le chantier de la Romaine, l\u2019industrie de la construction a si peu évolué.La commission Charbonneau n\u2019est-elle pas une commission Cliche de notre temps, rendue nécessaire par le retour en force de la violence et du crime organisé sur les chantiers?«La nature même de l\u2019industrie n\u2019a pas changé, concède Jean Cournoyer.Les grues sont plus hautes qu\u2019elles l\u2019étaient, et c\u2019est tout.» Les agents d\u2019affaires des syndicats exercent trop de pouvoir.Ils peuvent paralyser un chantier ou en contrôler l\u2019accès en passant le mot d\u2019or-drç à leurs membres.A ce chapitre, M.Cournoyer voit d\u2019un bon œil la fin du «placement syndical» dans l\u2019industrie.A partir du 9 septembre, la Jean Cournoyer en cinq dates 16 mars 1934 : Naissance à Sorel.9 octobre 1969 : Première élection comme député de l\u2019Union nationale.29 octobre 1970 : Il succède à Pierre Laporte comme ministre du Travail dans le gouvernement libéral de Robert Bou-rassa, un poste qu\u2019il occupera près de cinq ans.27 septembre 1977 : Début de sa prolifique carrière d\u2019animateur, à l\u2019émission Face à face (CKVL), avec Matthias Rioux.23 juin 2006 : Il prend sa retraite de la radio.Commission de la construction du Québec (CCQ) sera chargée de répartir la main-d\u2019œuvre sur les chantiers.La CCQ mettra en ligne un nouvel outil, le Carnqt référence construction.A terme, les 165000 employés de la construction rempliront leur profil en ligne, et les employeurs pourront afficher leurs besoins en main-d\u2019œuvre.Dans son rapport final en 1975, la commission Cliche avait recommandé de mettre un terme au placement sjmdical pour enlever aux sjmdicats leur principal instrument de chantage.La défaite libérale de 1976, aux mains d\u2019un Parti québécois redevable aux centrales syndicales, a scellé le sort de cette nécessaire réforme.Si la CCQ réussit à reprendre le rôle que les syndicats ont joué historiquement avec «efficacité», la réforme a des chances de porter ses fruits, estime M.Cournoyer, qui siège dans un comité de vigie du ministère du Travail, afin de suivre l\u2019évolution du dossier.M.Cournoyer n\u2019est cependant guère impressionné par la loi 1 sur l\u2019intégrité et la confection de «listes noires» d\u2019entrepreneurs et d\u2019ingénieurs écartés des contrats publics sur la base de présomptions de l\u2019Unité permanente anticorruption et de l\u2019Autorité des marchés financiers.Il éprouve un malaise à ce que des gens d\u2019affaires soient condamnés par la police, sans égard à la présomption d\u2019innocence.«Le jugement de la police est exécutoire sans avoir passé le test judiciaire.^ Voilà une caractéristique de l\u2019Etat policier», observe-t-il.Au fond, la « solution Cournoyer» est toute simple.Qu\u2019on mette les responsables de la corruption et de la collusion en prison, à l\u2019issue d\u2019un procès juste et équitable.Le Devoir SONDAGE SUITE DE LA PAGE 1 libéraux trouvent le geste «acceptable »), mais les néodémocrates et les bloquistes aussi (68% chacun).Et même les conservateurs n\u2019y trouvent pas trop à redire (48% d\u2019acceptable cqntre 37% d\u2019inacceptable) .À noter que les plus faibles échantillons dans ces catégories partisanes impliquent une marge d\u2019erreur plus grande.Remontée du NPD À quelques semaines de la rentrée parlementaire fédérale \u2014 reportée par la décision de Stephen Harper de proroger la session \u2014, Justin Trudeau et le Parti libéral continuent globalement à bénéficier d\u2019un fort appui au Québec.Mais celui-ci semble se résorber un peu.Mené dans la foulée des déclarations de Justin Trudeau sur la charte des valeurs québécoises (à laquelle il s\u2019oppose fortement, au contraire d\u2019une majorité de Québécois), le sondage indique que les libéraux auraient récolté 35% des votes (après répartition) si des élections avaient eu lieu la semaine dernière.Les néo- Le PLC en tête Si des élections fédérales avaient lieu aujourd\u2019hui, pour quel parti auriez-vous l\u2019intention de voter ?PLC NPD BQ PC PV Autre Après répartition 23% 9% 2% 1% Etude Leger realisee les 29 et 30 août 2013 par Internet auprès de 1002 personnes de plus de 18 ans, reparties dans toutes les regions du Quebec.L etude complete est disponible sur LeDevoir.com.démocrates sont crédités de 31% d\u2019intentions, le Bloc québécois de 23 % (leur résultat à l\u2019élection de 2011) et les conservateurs de 9%.Ces chiffres diffèrent passablement de ceux mesurés le 22 août dans un sondage CRQP-Gesca.Celui-ci accordait une avance plus forte à M.Trudeau (41%), devant le NPD (27%) et le Bloc (17%).Quant à Léger, il créditait les libéraux de 46% d\u2019intentions de vote au Québec en juin (avec un échantillon québécois de 350 répondants dans FRANCIS VACHON PC Justin Trudeau un sondage national de 1500 personnes, ce qui donne une marge d\u2019erreur élevée).Les résultats du nouveau coup de sonde montrent donc que «les libéraux ont perdu un peu de terrain et que le NPD a retrouvé quelques appuis», note Sébastien Dallaire.«On sait qu\u2019il y a un effet de vases communicants entre les deux partis, et on le mesure ici.On peut dire qu\u2019il y a une lutte à deux.» Les libéraux sont plus populaires à Montréal (39% d\u2019appuis, contre 30% pour le NPD), et à égalité statistique avec les néodémocrates à Québec et dans les régions.Le sondage a été mené en ligne les 29 et 30 août auprès de 1002 personnes.Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d\u2019erreur de 3,1%, dans 19 cas sur 20.« Cinq ou six fois» Partisan avoué de la légalisation de la marijuana \u2014 une position que les militants du Parti libéral avaient déjà approuvée en congrès en janvier 2012 \u2014, Justin Trudeau a admis il y a deux semaines avoir fumé de la marijuana «cinq ou six fois» dans sa vie.Il était député depuis deux ans lorsqu\u2019il a tiré sa dernière bouffée, a-t-il reconnu.M.Trudeau a entouré ses aveux d\u2019une touche atténuante : il n\u2019a jamais acheté de marijuana, il n\u2019est pas «particulièrement intéressé par les états altérés de conscience», il n\u2019a pas senti beaucoup d\u2019effet en inhalant, il n\u2019a jamais fumé devant ses enfants, etc.Mais ses adversaires ont vite fait de récupérer le sujet.Le ministre de la Justice, Peter MacKay, y a vu un «profond manque de jugement » et un «mauvais exemple pour tous les Canadiens, surtout les jeunes».La critique en matière de justice du Nouveau Parti démocratique, Prançoise Boivin, a elle aussi parlé d\u2019un «manque de jugement de la part d\u2019une personne qui aspire à devenir premier ministre».Reste que depuis les aveux de M.Trudeau, quantité de politiciens ont emboîté le pas.Qn a notamment appris dans les derniers jours que la première ministre de l\u2019Qntario, Kathleen Wynne, avait fumé du cannabis, mais pas depuis 35 ans.Et le maire de Toronto (toujours au cœur d\u2019une controverse autour d\u2019une présumée consommation de crack), Rob Pord, a reconnu avoir fumé «beaucoup » de marijuana.Thomas Mulcair, chef du NPD, a indiqué avoir fumé il y a longtemps, mais pas depuis son élection comqie député provincial en 1994.A l\u2019époque, dit-il, la marijuana était «de l\u2019origan par rapport à ce qu\u2019il y a sur le marché aujourd\u2019hui».Quant au premier ministre, Stephen Harper, il a répondu aux journalistes le 28 août en renvoyant la question: «Est-ce que j\u2019ai l\u2019air de quelqu\u2019un qui fume de la marijuana?».Son bureau a aussi indiqué que M.Harper n\u2019a jamais rien fumé de sa vie, notamment parce qu\u2019il souffre d\u2019asthme.Le Devoir Les résultats complets du sondage sont publiés à LeDevoir.com.SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 leur maison qui a été criblée de balles, cachés dans un village près du Liban, ils ont à ce point été perturbés par l\u2019expérience qu\u2019ils n\u2019ont soufflé mot pendant des mois.Ces deux-là, à côté de milliers d\u2019autres qui se trouvent actuellement dans les camps jordaniens, libanais ou turcs, ont été «chanceux».Ils font partie du groupe sélect de neuf Syriens ayant trouvé refuge au Canada.Même si l\u2019UNICEP et le Haut Commissariat de l\u2019QNU pour les réfugiés (HCR) ont annoncé le 23 août dernier qu\u2019un million d\u2019enfants avaient fill la Sjrie depuis le début de la guerre, que le conflit a fait plus de 100000 morts et environ 1,8 million de déplacés, le Canada n\u2019a reçu au total que 53 réfugiés syriens depuis 2011, sur les quelque 23000 admis au pays durant la même période, selon le Conseil canadien pour les réfugiés (CCR).«Mon fils a fait une première demande il y a un an à l\u2019ambassade canadienne en Syrie», raconte Hala, une Syrienne qui vit au Québec depuis environ sept ans avec ses deux autres enfants de 21 et 23 ans.«J\u2019ai fait une autre demande pour le faire venir il y a dix mois.Même refus, sans motijs.» Si le gouvernement s\u2019est engagé à accélérer les demandes de parrainage de regroupement familial en juillet dernier, un changement dans les mesures d\u2019accueil de réfugiés semble avoir joué en défaveur de son fils : l\u2019âge minimal de l\u2019enfant à charge a été réduit de 22 à 19 ans (son fils était trop vieux pour partir) et ni un frère ni une sœur majeurs ne peuvent le parrainer.En attendant, Hala éclate en sanglots au téléphone.Son fils vit à Damas.Les prochains jours seront cruciaux et Hala sait qu\u2019elle les passera à consulter les nouvelles: «J\u2019ai extrêmement peur pour lui.Depuis deux ans c\u2019est comme ça, mais maintenant qu\u2019on parle d\u2019une intervention, je comprends encore moins pourquoi ils ont refusé mon fils et ne lui ont pas permis de vivre en sécurité ici.» Stabiliser la situation «Notre but premier est de stabiliser les gens dans la région, que ce soit dans les camps ou dans les communautés », explique Denise Byrnes, directrice générale d\u2019Qxfam-Québec, qui a visité en mai dernier le camp Zaatari, en Jordanie, une ville de plus de 150000 habitants sans approvisionnement en eau dans un désert sablonneux oû il fait plus de 40 ° C en journée.Pour M\u201c® Byrnes, comme pour le HCR ou les gouvernements, la solution à la «crise» est politique, elle n\u2019est pas humanitaire.Les Syriens, idéalemenfi veulent ou doivent rentrer au pays à l\u2019issue d\u2019un conflit pourtant inextricable.«Mais je ne veux pas rentrer en Syrie!», supplie Hesham, au téléphone.H est arrivé à Montréal il y a deux ans.Le juillet dernier, sa demande de réfugié lui a été refusée et il doit rentrer au pays à la fin de son visa de travail.Mais le jeune comptable de confession musulmane, qui a perdu six membres de sa famille durant la guerre, a peur de ce qui l\u2019attend en Syrie.«J\u2019ai peur des djihadistes, j\u2019ai peur du régime, je ne veux pas y retourner», implore-t-il.Pour Janet Dench, directrice du CCR, «il est certain que les gens ne seront pas renvoyés maintenant en Syrie, mais ils sont dans un vide juridique au Canada, ce qui les rend vulnérables».Cependant, elle déplore qu\u2019il n\u2019y ait actuellement pas eu de suspension officielle des renvois.Aider à distance En effeL le gouvernement canadien dit concentrer ses efforts en Sjuie, au Liban, en Jordanie et même en Turquie.C\u2019est du moins ce qu\u2019a réitéré jeudi dernier le ministre des Affaires étrangères, John Baird, en parlant des 90 millions de dollars accordés par le premier ministre Stephen Harper.«Tout le monde s\u2019entend pour dire que les civils ont besoin de protection, mais il faut être lucide, le rapatriement dans leur pays ou l\u2019intégration locale est impossible.Or, l\u2019accueil de réfugiés n\u2019est pas régi par le droit international, c\u2019est donc selon le bon vouloir des pays», estime Kyle Matthews, directeur adjoint de l\u2019Institut montréalais d\u2019études sur le génocide et les droits de la personne de l\u2019Université Concordia.Trop peu, trop tard Quand l\u2019ancien ministre de l\u2019Immigration Jason Kenney s\u2019est engagé le 8 juillet dernier pour la réinstallation de 1300 réfugiés syriens d\u2019ici la fin 2014, plusieurs se sont montrés sceptiques, rappelant qu\u2019environ un millier de Syriens s\u2019inscrivent au bureau d\u2019HCR seulement au Liban toutes.les cinq heures! Pour Lysane Blanchette-Lamothe, députée de Pierrefonds-Dol-lard et porte-parole de l\u2019opposition en matière de Citoyenneté et d\u2019immigration, «cette annonce aurait pu être faite bien avant! Et est-ce un objectif sérieux, on ne sait pas, on n\u2019a eu aucun détail là-dessus.» Pour sa part, le chef libéral Justin Trudeau a souhaité vendredi dernier que le gouvernement fournisse davantage d\u2019aide aux déplacés: «Je sais que nous pouvons faire plus pour les réfugiés, en accueillant une partie de ces milliers de personnes déplacées au Canada.» Tout cela survient alors que le HCR vit une crise sans précédent, selon Janet Dench, qui a séjourné à Genève au début de l\u2019été.La guerre en Sjrie se pérennise simultanément à l\u2019instabilité en Egypte.Les camps débordent, l\u2019aide se rend difficilement.«La situation devient tout à fait désespérée au Liban», concède au Devoir la journaliste Shannon Gormley, actuellement basée à Beyrouth.Paisal Alazem, fondateur de la Coordination syrienne à Montréal et membre du Conseil syro-canadien, nous mentionne aussi que des connaissances à lui «qui étaient en Jordanie sont même revenues en Syrie tellement les conditions de vie étaient mauvaises, tellement elles se sentaient vulnérables ».Minimisé En dépit du fait que l\u2019QNU ait reconnu en juillet qu\u2019elle faisait face à un afflux de réfugiés «aussi effrayant [que] depuis le génocide rwandais [en 1994] », personne n\u2019a pris conscience de l\u2019ampleur du conflit avant l\u2019attaque présumée à l\u2019arme chimique de la semaine dernière.Pourquoi?«C\u2019est un pays méconnu, loin de nous et ça a pris énormément de temps avant qu\u2019on aborde en profondeur le conflit dans les médias», selon Mme Byrnes.«On a essayé de stimuler des collectes de fonds pour les réfugiés il y a quelque temps, ça n\u2019a jamais fonctionné», s\u2019attriste Paisal Alazem.Maintenanfi le monde entier a les yeux tournés vers la situation des Syriens.Cela va-t-il changer s\u2019il y a une intervention?«La fin du conflit n\u2019est pas prévisible, il n\u2019y a pas de solution en vue», laisse tomber le professeur à l\u2019UQAM Stephen Winter, qui a dû quitter ses recherches aux archives d\u2019Alep en 2011.«Je ne vois pas le moment où je vais y retourner, peut-être dans dix, quinze ou vingt ans ?» «Si j\u2019y retourne, je vais mourir, c\u2019est certain», nous dit Hesham.«Je suis grand-mère depuis quatre mois, nous annonce Hala.Je n\u2019ai pas pu aller en Syrie quand mon fils s\u2019est marié, il y a quelque temps, mais pouvez-vous imaginer que je ne verrai peut-être jamais mon petit-fils ?» Le Devoir BAPE SUITE DE LA PAGE 1 1ère!», a affirmé au Devoir le vice-président du groupe écologiste gaspésien Environnement Vert Plus, Michel Goudreau.Sa surprise est d\u2019autant plus vive que, la veille de cette confirmation, mercredi, il rencontrait le chef de cabinet du ministre de l\u2019Environnement, Yves-Pran-çois Blanchet, précisément dans le but de convaincre de l\u2019importance de soumettre ce projet à l\u2019analyse du BAPE.«Et ce, avec à l\u2019appui une lettre qui précise des chiffres, qu\u2019on a obtenus notamment du promoteur [Ciment McInnis], qui démontrent que la cimenterie va émettre plus de deux millions de tonnes de GES par année ! » 2,2 à 3 millions de tonnes Dans cette lettre datée du 28 août, les écologistes affirment que, lors d\u2019une rencontre avec la direction de Ciment McInnis le 13 août dernier, l\u2019entreprise «a confirmé que la cimenterie prévoit transformer environ 3 millions de tonnes de calcaire par année».Cela représenterait selon les calculs des écologistes qui s\u2019appuient sur différentes études et des documents obtenus par la Loi d\u2019accès sur l\u2019information, un relâchement de GES de l\u2019ordre de 2,2 à 3 millions de tonnes par année.Toujours selon cette lettre, «le projet va produire 5,1 fois plus de GES que tous les véhicules en Gaspésie et aux Iles.Le projet de cimenterie va augmenter les GES produits parla combustion industrielle (pétrole de coke pour la cimenterie) de plus 16 % par rapport au total produit au Québec en 2010.[Et] par rapport à tous les GES relâchés par l\u2019industrie au Québec, la cimenterie en ajoutera à elle seule, 10 %.» Le président d\u2019Environne-ment Vert Plus, Bilbo Cjr, qui se dit «outré» par la décision de Québec, rappelle «que lutter contre la bêtise humaine est une lutte qui est perdue d\u2019avance, mais ce n\u2019est pas une raison pour ne pas continuer à se battre dans ce dossier».Du même avis, le président de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, André Bélisle, juge que le feu vert donné par Québec au projet sans le soumettre à un BAPE démontre que le discours du gouvernement est désormais «contradictoire sur le plan de l\u2019environnement.Ça ne marche pas!» Le Devoir a en vain tenté d\u2019obtenir le commentaire du cabinet du ministre de l\u2019Environnement ainsi que du promoteur, Ciment McInnis, afin de savoir s\u2019ils contestaient ou non les chiffres avancés par les écologistes.En avril 2012, Le Devoir révélait que la cimenterie, qui devrait voir le jour d\u2019ici deux ans, n\u2019avait pas à être soumise à un BAPE parce que l\u2019avis du projet avait été déposé par son promoteur avant le 22 juin 1995, date à laquelle les normes environnementales ont été resserrées par le gouvernement de Jacques Parizeau.Ce qu\u2019avait alors confirmé le ministère de l\u2019Environnement.Qr, devant le tollé soulevé par ces révélations, Québec avait décidé d\u2019étudier ce projet de manière plus pointue.Ainsi, en entrevue au Devoir le 10 décembre dernier, le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, affirmait que son gouvernement ne fermait pas la porte à un BAPE.Quelque 400 emplois seront créés lors des travaux de construction des installations et près de 100 emplois permanents en usine pendant l\u2019exploitation du site qui contient plus de 450 millions de tonnes de calcaire.Cela représente 100 ans d\u2019exploitation.La firme Ciment McInnis est contrôlée par Beau-dier inc., située à Montréal.Collaborateur Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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