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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-09-04, Collections de BAnQ.

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[" Trop coûteux pour le système de santé canadien, les réfugiés torturés?Page A 2 1,7 million de dollars pour les œuvres d\u2019art public du futur CUSM Page B 8 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 9 9 LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2013 1,13 + TAXES =\t1,30 Richard Desjardins réclame la fin de la « toute-puissance » des minières Si LA PRESSE CANADIENNE La commission Charbonneau complète son incursion dans le monde municipal et s\u2019attaquera ensuite aux relations entre les syndicats de la construction et le crime organisé.Commission Charbonneau Québec et Gatineau sont éclaboussées BRIAN MYLES La commission Charbonneau complète son incursion dans le monde municipal avec des révélations désagréables pour les citoyens de Québec et de Gatineau : leurs villes n\u2019ont pas été épargnées par la collusion.Les firmes de génie-conseil qui ont adhéré à des cartels à Montréal et à Laval ont étendu leurs pratiques frauduleuses dans leurs filiales régionales afin d\u2019éviter «une guerre de prix» à la suite de l\u2019adoption de la loi 106 en 2002.Marc-André Gélinas, directeur général en Ou-taouais pour la compagnie AECOM (ex-Tecsult), a été inidé à l\u2019art de la collusion par l\u2019ingénieur laval-lois Roger Desbois (aujourd\u2019hui accusé de fraude).Quatre firmes (CIMA -i-, Genivar, Tecsult et Dessau) ont été invitées à s\u2019entendre entre elles pour se partager des contrats annuels de 2,5 millions de dollars à Gatineau, entre 2003 et 2009.Un des membres du cartel, François Paulhus (Genivar), a plongé dans l\u2019embarras le maire de Québec, Régis Labeaume.Les révélations VOIR PAGE A 8 : COMMISSION Lire aussi > Un cas isoié, seion Denis de Beiievai.L\u2019ex-directeur général de Québec réagit au témoignage de Patrice Mathieu.Page A 2 Aujourd\u2019hui Actualités > Rentrée retardée à l\u2019école Victor-Doré.La grève dans la construction et le désamiantage ont prolongé le chantier.Page A 3 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.A4 .B6 B5 B2 B6 A5 ALEXANDRE SHIELDS Il est plus que temps de mettre fin à la «toute-puissance» de l\u2019industrie minière sur le territoire québécois, estime l\u2019artiste et militant Richard Desjardins.Si le gouvernement n\u2019y parvient pas, une bonne part de la réforme tou- jours attendue de la Loi sur les mines se résumera à «un exercice assez futile», a-t-il souligné mardi en entrevue au Devoir.«Si les daims restent tout-puissants, ce ne sera pas une avancée.C\u2019est la pierre d\u2019achoppement de tout le régime minier.Si la société doit encore endurer le pouvoir excessif des compagnies mi- nières, ce ne sera pas une avancée», a-t-il fait valoir en marge de son passage devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 43.Il s\u2019agit de la troisième tentative de réforme de la Loi sur les mines en un peu plus de trois ans.VOIR PAGE A 8 : MINES Mégaphone au cœur de la ville t àJJ.factorï mise en saNE \u2022 etienne PAQUETTE i ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Pour Etienne Paquette, metteur en scène de Mégaphone, « entendre sa voix résonner au coin des rues Jeanne-Mance et Maisonneuve, c\u2019est une très bonne façon de se responsabiliser».À voix haute L\u2019installation pilotée par l\u2019ONF et Moment Factory veut redonner du sens à la prise de parole en public EABIEN DEGLISE Dans une société du commentaire et de l\u2019argumentation formatée par les réseaux sociaux, les messages textes et autres espaces numériques de socialisation, prendre la parole en public est désormais aussi facile que de presser le bouton «envoyer».Mais les nombreux nouveaux commentateurs du présentmesu-rept-ils bien la portée de leur geste ?A cette question bien de son temps, TQf-fice national du film (QNF) et Moment Factory \u2014 spécialiste des installations lu-mino-numérico-artisitiques à grand déploiement partout sur la planète \u2014 souhaitent apporter un début de réponse avec Mégaphone, installation artistique et civique qui, à partir de mercredi soir, et ce, pour deux mois, va déployer chaque soir sa réflexion ludique et participative dans le Quartier des spectacles de Montréal.Mégaphone compte forcer la parole publique à sortir de la facilité numérique et du cadre étroit des 140 caractères pour prendre conscience de son poids social et des conséquences qui en découlent.Une responsabilité «Il y a aujourd\u2019hui une facilité à s\u2019exprimer, à lancer toutes les idées qui nous passent par la tête et à le faire à une distance [induite par les ordinateurs, réseaux so- VOIR PAGE A 8 : PAROLE Frappes en Syrie : Obama trouve des appuis importants Le président américain Barack Qbama a engrangé mardi plusieurs appuis de taille qui pourraient l\u2019aider à obtenir le feu vert du Congrès pour lancer des frappes contre le régime sjŒien de Bachar al-Assad, accusé d\u2019avoir utilisé des armes chimiques.Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, et le leader de la majorité républicaine, Bric Cantor, se sont dits favorables à une intervention militaire en SjŒie.« Je vais soutenir l\u2019appel du président favorable à une action», a déclaré le républicain Boehner à Tissue d\u2019une réunion avec Barack Qbama à la Maison-Blanche.« C\u2019est quelque chose que les Etats-Unis, en tant que pays, doivent faire.» «Nos ennemis à travers le monde doivent comprendre que nous n\u2019allons pas tolérer ce genre de comportement.[.] Nous avons aussi des alliés dans le monde et dans la région qui ont besoin de savoir que les Etats-Unis sont là quand cela s\u2019avère nécessaire», a-t-il ajouté.Le soutien clé de M.Boeh- Obama ner devrait augmenter la dynamique en faveur de frappes, même si sa capacité à convaincre le groupe de représentants proches du Tea Party, hostiles à une intervention, reste à prouver.La chef de la minorité démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, s\u2019est aussi montrée favorable à l\u2019intervention de l\u2019armée américaine.Ces ralliements à la position du président viennent s\u2019ajouter à ceux de deux principaux adversaires de Barack Qbama, les sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham.La Chambre des représentants (233 républicains, 200 démocrates, 2 sièges vacants) et le Sénat (54 démocrates, 46 républicains) seront de retour en session lundi prochain.Des votes dans chacune des Chambres pourraient donc s\u2019y dérouler rapidement.Le président américain, qui devait s\u2019envoler mardi soir pour la Suède, s\u2019est dit confiant quant à Tissue de ces votes et a une nouvelle fois mis l\u2019accent sur le fait que toute intervention en Syrie serait «limitée» et «proportionnelle».«Cela n\u2019implique pas de troupes au sol, ce n\u2019est pas l\u2019Irak, ce n\u2019est pas l\u2019Afghanistan», a-t-il souligné.Plaidoyer devant le Sénat Au cours de la journée, le secrétaire d\u2019Etat John Kerry et le chef du Pentagone Chuck Ha-gel ont pour leur part vanté les mérites d\u2019une action militaire devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.Barack VOIR PAGE A 8 : SYRIE Lire aussi > Les nouveaux «touristes» de Damas.Nombre de déplacés habitent maintenant dans les hôtels de la capitale sjnienne.Page A 5 La guerre indésirable de Barack Obama.L\u2019analyse de Charles-Philippe David.Page A 7 BOUTIQUE PRESTIGE CHAUSSURES D'ICI ET D'EUROPE VASTE CHOIX POUR VOS ORTHESES 45 9 ave.Victoria, S a i n t - L a m b e r t 450.465.5671 2 94 ch.K n O w 11 O n , Knowiton 450.242.1400 Vemève o\\\\3X\\oô pour profiter àee eoXàee à(éXé : à 30% nouvalb coWectlon arriva.bottee obaueeuwe eX aooeeedwee.^Pâiflr BeautiFeel C la CANADIENNl 4», riGker i R r I s T K E M « U V ' < \u2022 I 77831303444836 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI SEPTEMBRE 20IS ACTUALITES SENAT Le PC se lave les mains des dépenses partisanes de Pamela Wallin HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Parti conservateur se lave les mains des dépenses illégitimes facturées aux contribuables par la séna-trice Pamela Wallin pour assister aux événements partisans qu\u2019il a tenus.La formation de Stephen Harper refuse de rembourser au Sénat les milliers de dollars que Wallin a obtenus pour aller applaudir le premier ministre ou encourager des candidats pendant la campagne électorale de 2011.Le Sénat a rendu public le mois dernier le rapport indépendant de la firme Deloitte sur les dépenses de déplacement de la sénatrice Pamela Wallin.On y retrouve une liste de 77 déplacements facturés de manière illégitime au Sénat.Du nombre, huit sont en lien avec des participations de la sénatrice à des événements partisans.Efforts électoraux Ainsi, en 2010, elle a facturé près de 1400$ pour se rendre à Kitchener prononcer une conférence à une activité de financement du PC.En avril 2011, alors que la campagne électorale fédérale bat son plein, elle réclame 466$ pour participer à un rassemblement en présence de Stephen Harper à Saskatoon.Pendant cette même campagne, elle représente le Parti conservateur sur un panel télévisé.Facture de l\u2019épisode torontois: 438$.En 2009, elle avait facturé 81,63$ pour prendre la parole à une collecte de fonds (à 100$ le couvert) organisée par quatre associations conservatrices de circonscription de Saskatchewan.La sénatrice avait aussi touché une indemnité quotidienne de 38$ pour participer au love-in organisé à Montréal en l\u2019honneur de l\u2019ancien premier ministre Brian Mulroney la même année.Wallin a aussi collaboré aux efforts électoraux des conservateurs provinciaux de l\u2019Ontario.En 2009, elle a ainsi facturé 608$ pour se rendre à Ottawa à la collecte de fonds annuelle de la députée Eisa MacLeod.En 2011, elle se rend à Toronto, aux frais du Sénat toujours, pour prononcer la conférence principale d\u2019un événement de financement organisé par le candidat Rob Milligan.Coût de l\u2019opération: près de 2600$.Précisions refusées Au total, des 100000$ que la sénatrice doit toujours rembourser au Sénat (elle en a déjà remboursé 38369$), 5616,33$ sont en lien avec des événements ayant servi à mousser ou financer les partis conservateurs fédéral et ontarien.Le Parti conservateur du Canada se croit-il dans l\u2019obligation morale de rembourser ces frais?Impossible de le savoir.Après une semaine de questions, le PC a finalement fait savoir par la bouche de son ancien porte-parole Fred DeLo-rey que «ces notes de frais ont été soumises par la sénatrice Wallin.Toutes les questions qui y sont reliées doivent être adressées à elle.» Le parti refuse de dire comment M\u201c® Wallin en est venue à assister à ces événements : y était-elle allée de son propre chef ou est-ce sa formation politique qui lui avait enjoint d\u2019assister à ces événements, notamment celui impliquant le premier ministre ?On refuse de le préciser.D\u2019autres sénateurs conservateurs ont participé à des événements électoraux en 2011.C\u2019est le cas notamment de Jaques Demers, qui a assisté au dévoilement du crédit d\u2019impôt pour le sport à Kanata en présence de M.Harper, qui a présenté son chef lors d\u2019un événement à Saint-Agapit et qui a participé à un événement en compagnie du ministre Steven Blaney à Lévis-Belle-chasse.Le bureau de M.De-mers a soutenu que «les dépenses ont toutes été couvertes par le sénateur personnellement» et qu\u2019elles n\u2019ont été remboursées ni par le Sénat ni par le Parti conservateur.Le sénateur Mike Duffy a pour sa part été signalé à 10 événements électoraux partisans en 2011, pendant lesquels il affirmait être à Ottawa pour le Sénat, touchant au passage des indemnités de logement.Comme M.Duffy a remboursé les sommes litigieuses, le Sénat n\u2019a pas enquêté plus loin.On ignore donc qui avait payé pour ses frais de déplacement lors de ces événements.Le Devoir 1 m Ta-.- - - Des résidants du 2019, rue Moreau et des sympathisants occupaient mardi le terrain adjacent à l\u2019imme uble 1 ous les résidants des 38 lofts de cette ancienne usine de sous-vêtements d\u2019Hochelaga-Maisonneuve ont été avisés par la Ville de Montreal qu ils ne pouvaient plus occuper cet immeuble, jugé non sécuritaire à des fins résidentielles.Depuis au moins 20 ans, les lofts Moreau sont occupés par une communauté d\u2019artistes.Le prix de ces lofts, très mal entretenus jusqu\u2019à maintenant par leur propriétaire, Vito Papasodaro, tournait autour de 1000 dollars par mois.PHOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR VILLE DE QUEBEC Collusion : un cas isolé, selon Denis de Belleval ISABELLE PORTER à Québec Ly ancien directeur général de la Ville de ' Québec Denis de Belleval croit que la collusion dans le dossier des bassins de rétention de la rivière Saint-Charles est un cas isolé à la Ville de Québec.«C\u2019est vraiment un cas spécifique, fai l\u2019impression», a-t-il réagi.M.de Belleval a été directeur général de la Ville de Québec après la fusion à l\u2019époque du maire Jean-Paul L\u2019Allier (2001-2006).«C\u2019était un contexte bien particulier [parce qu\u2019joM faisait tous les bassins en même temps, explique-fil.Quand on y va l\u2019un après l\u2019autre, c\u2019est difficile pour eux de s\u2019entendre.Ils ont profité du fait qu\u2019il fallait accélérer les travaux.» Concurrence éliminée Mardi, Patrice Mathieu, un ex-vice-président de la firme d\u2019ingénieurs Aecom, a affirmé devant la commission Charbonneau que les firmes de Québec s\u2019étaient partagé les contrats pour les bassins de rétention de la rivière Saint-Charles en 2005.«La Ville de Québec a éliminé la concurrence indirectement, a-t-il dit en parlant des conséquences de la division des contrats par lots.Cette fois-là, on s\u2019est parlé.On a fait de la collusion.» Selon M.Mathieu, c\u2019était la première fois que les firmes s\u2019entendaient de la sorte.Reste à YAN DOUBLET LE DEVOIR Selon Denis de Belleval, les firmes d\u2019ingénieurs avaient fait des « pieds et des mains » à l\u2019époque pour convaincre le gouvernement Charest d\u2019annuler la loi 106, qui encadrait les contrats donnés aux firmes d\u2019ingénieurs.savoir s\u2019il y a eu d\u2019autres cas.La commission Charbonneau a ajourné ses travaux juste après ces déclarations mardi.Si ces accusations se confirment, la Ville s\u2019est «fait avoir», selon M.de Belleval.Qr, il doute que la collusion ait eu beaucoup d\u2019impacts sur les prix à l\u2019époque.«Les prix ont dû rester raisonnables quand même parce qu\u2019on s\u2019en serait rendu compte s\u2019ils avaient explosé.Pour moi, tout ce qu\u2019ils ont fait, c\u2019est se répartir le travail.» De la pression L\u2019ancien d.g., qu\u2019on connaît pour sa croisade plus récente dans le dossier de l\u2019amphithéâtre, se rappelle que les firmes d\u2019ingénieurs avaient fait des «pieds et des mains» à l\u2019époque pour convaincre le gouvernement Charest d\u2019annuler la loi 106, qui encadrait les contrats donnés aux firmes d\u2019ingénieurs.11 se souvient que lors d\u2019une conférence téléphonique, le sous-ministre de l\u2019époque avait sondé tous les directeurs des grandes villes pour connaître leurs opinions.«Il y en avait deux qui insistaient pour avoir des changements : M.Léger (Claude), qui était à Longueuil, et M.Asselin (Claude), qui était à Laval.» Selon lui, il n\u2019y a pas de «commune mesure» entre Québec et des villes «comme Laval».« Quand le gouvernement a refusé de modifier le système, ils Vont perverti en s\u2019arrangeant pour que ce soit leurs amis qui siègent aux comités de sélection.Tandis que chez nous, c\u2019étaient nos ingénieurs qui siégeaient, pas les petits amis de M.L\u2019Allier.» Le Devoir Des quotas pour les demandeurs d\u2019asile torturés ?Leurs soins seraient trop coûteux au goût d\u2019Ottawa BENJAMIN SHINGLER Le gouvernement fédéral a examiné la possibilité d\u2019établir des quotas pour restreindre l\u2019accès aux demandeurs d\u2019asile victimes de torture ou de traumatismes dans leur pays, afin d\u2019économiser sur les soins de santé qu\u2019on devrait ensuite leur prodiguer, selon un document obtenu par La Presse canadienne.Le personnel du ministère de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration a reçu l\u2019an dernier la consigne de trouver des façons de limiter l\u2019accès aux réfugiés qui auraient besoin de beaucoup d\u2019aide dans l\u2019avenir.L\u2019objectif de cette directive, qui émanait de l\u2019ancien titulaire de ce ministère, Jason Kenney, était de trouver des façons de réaliser des économies dans les réseaux de la santé.Qn a fourni à M.Kenney une série de suggestions en ce sens.Le personnel du ministère a entre autres proposé de plafonner l\u2019accès aux réfugiés aveugles, à ceux qui affichent des retards de développement, ou encore à ceux qui ont été victimes de traumatismes et de torture.Qn s\u2019inquiétait cependant que ce type de mesrues puissent être mal reçues par la population, selon la note de service datée du 11 décembre 2012 dont La Presse canadienne a obtenu copie.«Implanter des quotas pour les réfugiés à besoins particuliers pourrait être perçu comme un renversement de la tradition humanitaire du Canada», peut-on lire dans le document signé par un haut responsable du ministère, Neil Yeates.Une autre proposition consistait à effectuer des démarches auprès du Haut Commissariat des Nations unies poru inciter l\u2019organisation à modifier les critères de sélection des réfugiés, histoire de faire diminuer le nombre de requêtes.Ces informations font surface alors qu\u2019Qt-tawa s\u2019apprête à revoir en profondeur son système de traitement des demandes d\u2019asile.Responsabilités humanitaires Lan dernier, les conservateurs ont dû essuyer de nombreuses critiques après avoir annoncé des compressions dans le financement des soins de santé pour les réfugiés et les demanderus d\u2019asile.Des statistiques du ministère de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration montrent qu\u2019entre 2006-2007 et 2011-2012, le montant alloué à ce programme est passé de 48,3 millions à 82,9 millions.Une porte-parole du ministère, Andrea Khanjin, a refusé de dire si Qttawa envisageait toujorus de suivre l\u2019une des suggestions contenues dans le document, qui était lorudement caviardé.«Je peux vous assurer que notre gouvernement conservateur continuera à accorder l\u2019asile aux populations les plus vulnérables», a-t-elle écrit dans un coruriel.Mais déjà, certains poupes craignent qu\u2019Qt-tawa ne donne la priorité aux bénéfices économiques au détriment de ses responsabilités humanitaires.«Ce que nous percevons, c\u2019est que tout est modulé dans l\u2019objectif global de servir les besoins économiques du Canada», a déploré Janet Dench, directrice exécutive du Conseil canadien pour les réfugiés.La Presse eanadienne L\u2019objectif de cette directive consistait à trouver des façons de réaliser des économies Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 L\u2019ex-conseiller du PM au Québec passe aux relations publiques Qttawa \u2014 L\u2019ancien conseiller du premier ministre poru le Québec André Bachand, qui a quitté le brueau de Stephen Harper en juillet, porusuivra sa carrière au sein de la firme de relations publiques Earnscliffe.M.Bachand s\u2019était joint à l\u2019équipe de M.Harper après l\u2019élecdon de mai 2011, revenant de Paris oû le premier ministre l\u2019avait nommé ambas-saderu à ITNESCQ.11 a en outre été maire d\u2019Asbestos puis député progressiste-conservateru, avant de claquer la porte du nouveau Parti conservateru fu-sionné.En vertu de la Loi sru la responsabilité, M.Bachand ne porura pas faire de lobbying pendant cinq ans.Mais U porura participer aux autres services offerts par la boîte de consultants en offrant notamment des conseils stratégiques ou de gestion de crise.Catherine Loubier, qui a travaillé poru les ministres Lawrence Caimon et Denis Le-bel, a succédé à M.Bachand.Le Devoir Un ex d\u2019UM rejoint la Coalition Montréal Ancien membre d\u2019Union Montréal, le conseiller Christian G.Dubois a décidé de se joindre à l\u2019équipe du candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté et briguera la mairie de Pierrefonds-Roxboro poru la Coalition Mont- réal.M.Dubois, qui siège comme conseiller depuis 2005 dans le district de Bois-de-Liesse, est responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Vnie.Lors d\u2019un point de presse mardi matin, Marcel Côté a aussi présenté les candidats qui tenteront de se faire élire aux postes de conseillers, il s\u2019agit de Suzaime Marceau, vice-présidente de la commission scolaire Marguerite-Borugeoys, de David-James Smith, de Lin-ton Garner et d\u2019Qdette Maltais.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2013 A 3 ACTUALITES La fin de la générosité Manon CORNELLIER à Ottawa Lorsque les conservateurs ont pris le pouvoir en 2006, ils ne cachaient pas vouloir réformer en profondeur le système de détermination du statut de réfugié.En matière de droit d\u2019asile, leurs objectifs étaient clairs : décourager les fraudeurs, n\u2019accueillir que les «vrais réfugiés», accélérer le traitement des demandes, réduire l\u2019arriéré des demandes en attente.Ils se défendaient de vouloir fermer la porte aux réfugiés.Sept ans plus tard, cependant, le nombre de personnes ayant fait une demande d\u2019asile en sol canadien est passé de 34822 en 2008 à 20268 l\u2019an dernier.Et les chiffres pour 2013, première année de l\u2019entrée en vigueur de la réforme, annoncent une baisse encore plus marquée.Durant les six premiers mois de 2012, 10375 personnes ont fait une demande d\u2019asile en sol canadien.Durant les six premiers mois de 2013, seulement 4558 personnes ont fait de même, selon les données de la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié (CISR).Il faut croire que c\u2019est ce que souhaitait le gouvernement, puisqu\u2019il a réduit, pour 2013, ses cibles en matière d\u2019accueil de personnes à protéger ou acceptées pour motifs humanitaires et d\u2019intérêt public.Selon son plan 2012, il prévoyait accueillir entre 22 500 et 27 000 personnes dans la première catégorie et entre 7600 et 7800 personnes dans la seconde.Son plan pour 2013 combine les deux groupes pour un total possible d\u2019admissions allant de 24000 à 29000.Mais comme le souhaitait le gouvernement, l\u2019arriéré de demandes en attente de traitement a diminué, passant de 36355 en juin 2012 à 26795 en juin 2013.(En même temps, il faut savoir que l\u2019arriéré de demandes d\u2019asile est passé de près de 20000 en juin 2006 à plus de 50000 en septembre 2008.La responsabilité de ce rebond reposait entièrement sur les épaules du gouvernement Harper, qui avait tardé pendant plus de deux ans à pourvoir plusieurs postes de commissaires chargés de traiter ces demandes, comme l\u2019avait révélé l\u2019ancienne vérificatrice générale Sheila Eraser.) Quant au traitement des demandes, il se serait accéléré depuis janvier.On pourrait donc dire que c\u2019est, d\u2019une certaine manière, «mission accomplie».Mais à quel prix?Le statu quo ne pouvait prévaloir.Le système d\u2019asile est enrayé depuis la fin des années 1980.Un demandeur d\u2019asile pouvait attendre des années avant d\u2019être fixé sur son sort.La multiplication des recours avait pour but d\u2019éviter les déportations injustes, mais le système était engorgé et des fraudeurs en prenaient avantage.Tous les gouvernements ont tenté de s\u2019attaquer au problème, sans grand succès.Et les solutions n\u2019ont jamais fait consensus.Celles des conservateurs non plus, d\u2019autant moins qu\u2019elles viennent toujours enrobées d\u2019un discours transpirant et nourrissant la méfiance à l\u2019endroit des demandeurs d\u2019asile.Prenez l\u2019amalgame fréquent que l\u2019ancien ministre de l\u2019Immigration, Jason Kenney, a fait entre réfugiés roms, crime organisé et fraude afin de mieux faire passer sa réforme.En vertu de celle-ci, les personnes originaires de pays jugés sûrs \u2014 comme la Hongrie, d\u2019où viennent la plupart des demandeurs roms \u2014 verront leur demande examinée plus rapidement, sans possibilité d\u2019appel, et leur renvoi éventuel accéléré.Et la liste des pays «désignés» ne sera pas établie par un comité d\u2019experts indépendants, un compromis que M.Kenney avait accepté en 2010 pour obtenir l\u2019appui de l\u2019opposition.Une fois majoritaires, les conservateurs sont revenus sur leur parole à ce sujet en plus d\u2019éliminer le droit d\u2019appel des demandeurs originaires de pays désignés.Pendant ce temps, le nombre de réfugiés syriens explose, et une intervention militaire, que le Canada appuie sans vouloir y participer, ne fera qu\u2019aggraver les choses.Ottawa dit vouloir apporter sa contribution pour les réfugiés qui fuient les combats, mais le fait-il ?Loin de là, comme le montrait ma collègue Marie-Pier Erappier mardi.En deux ans, le gouvernement, qui peut lui-même parrainer des réfugiés ou encore permettre le parrainage de ces derniers par des organismes privés, a à peine entrebâillé la porte.De janvier 2011 à juin dernier, seulement 53 Syriens ont bénéficié d\u2019un tel parrainage.En fait, plus de Syriens ont fait eux-mêmes le chemin jusqu\u2019au Canada pour y demander l\u2019asile, soit 350 en 2012 et 202 depuis le janvier dernier.Ottawa a annoncé cet été qu\u2019il parrainerait, mais sur deux ans, 200 Syriens vulnérables et permettrait le parrainage privé de 1100 autres.Une goutte d\u2019eau dans l\u2019océan ! Le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR) estime le nombre de déplacés syriens à 1,8 million.Inspiré par ses citoyens, le Canada a su faire beaucoup mieux par le passé.Pour les Ougandais, les Vietnamiens, les Chiliens.Assez pour qu\u2019en 1986, le HCR décerne au «peuple canadien» la médaille Nansen en reconnaissance de sa «contribution importante et soutenue à la cause des réfugiés».A voir le chemin parcouru depuis, une bonne partie à reculons, on désespère de mériter encore cet honneur.mcornellier@ledevoir.corn Rentrée scolaire retardée à l\u2019école \\4ctor-Doré La grève dans la construction et le désamiantage ont prolongé le chantier LISA-MARIE GERVAIS Les élèves de l\u2019école Victor-Doré, un établissement montréalais pour enfants lourdement handicapés, n\u2019ont pas pu rentrer en classe comme tout le monde, le 28 août dernier.La grève dans la construction et, surtout, des travaux plus importants que prévu, notamment pour désamianter, ont obligé à reporter de deux semaines la rentrée des classes, a appris Le Devoir.Selon la directrice Anne Alexandre, il n\u2019était pas question de faire rentrer les enfants à l\u2019école s\u2019il y avait des risques pour leur santé.Les élèves de Victor-Doré, une sorte à\u2019«école-hôpital» qui compte sur le soutien de l\u2019hôpital Sainte-Justine, ont des handicaps moteurs ou des déficiences intellectuelles sévères.Certains doivent être gavés à l\u2019aide d\u2019une sonde.«n fallait s\u2019assurer que l\u2019ensemble des nouveaux locaux et même les anciens avaient été nettoyés de fond en comble et que la qualité de l\u2019air soit recommandable pour nos enfants qui ont des problèmes de santé divers», a expliqué M\u201c® Alexandre, ce qui n\u2019était pas le cas la semaine dernière.«Mais le 16 septembre, c\u2019est clair qu\u2019on va être prêts!» Tests sur la qualité de l\u2019air Elle affirme toutefois que des tests de qualité de l\u2019air ont été régulièrement menés et que les enfants ont toujours eu un air respirable et raisonnablement sain durant toute l\u2019année qu\u2019auront duré les travaux d\u2019agrandissement de l\u2019école en partie installée dans des roulottes temporaires.«La qualité de l\u2019air n\u2019a jamais vraiment présenté un défi.C\u2019est plutôt le bruit qui a été le plus polluant et le plus ennuyeux», a-t-elle indiqué.« JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019école Victor-Doré accueille quelque 170 enfants âgés de 4 à 13 ans et la demande ne cesse d\u2019augmenter.La Commission scolaire de Montréal (CSDM) confirme qu\u2019un retard de dix semaines a été enregistré, et quasi résorbé, en raison de divers imprévus.Des problèmes de sol instable, qui ont nécessité des travaux d\u2019excavation et des aménagements supplémentaires, sont responsables de la moitié du retard du chantier.À lui seul, le désamiantage, plus important que prévu, a ralenti les travaux de trois semaines.«En ouvrant les murs, c\u2019est sûr qu\u2019il y a plus de désamiantage à faire», a indiqué Alain Perron, porte-parole de la CSDM.Les coûts liés à ce retard demeurent jusqu\u2019ici inconnus, a-t-il ajouté.Et les enfants ?Constatant que l\u2019école ne serait pas prête, la direction a avisé tous les parents dès la mi-août.«On demandait aux parents quels étaient leurs besoins.Ce n\u2019est pas évident d\u2019avoir les enfants toujours à la maison.Certains avaient besoin de répit», a expliqué Lise Dupont, présidente du conseil d\u2019établissement et maman d\u2019un garçon atteint de paralysie cérébrale.Il leur a été proposé d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école Jo-seph-Charbonneau, qui a un mandat similaire à celui de Victor-Doré, mais accueille les jeunes de 13 à 21 ans.Une vingtaine de parents se sont prévalus de l\u2019offre.Ce camp de jour, qui a lieu dans le gymnase, permet ainsi aux enfants de reproduire la routine des jours d\u2019école, ce qui les sécurise.«Si mon fils n\u2019était pas retourné à sa routine d\u2019école, j\u2019aurais eu une crise», confie M\u201c® Dupont.«Les enfants aiment se retrouver, ils se reconnaissent.» En 2010, Michelle Courchesne, alors ministre de l\u2019Éducation, avait annoncé un investissement de 16 millions pour l\u2019agrandissement et la rénovation de ces deux écoles pour enfants handicapés, qui doivent desservir tout l\u2019ouest du Québec en raison de leur caractère «su-prarégional».L\u2019école Victor-Doré accueille quelque 170 enfants et la demande ne cesse d\u2019augmenter.Le Devoir CAMPUS OUTREMONT Feu vert au quartier universitaire de 350 millions MARCO FORTIER Le gouvernement Marois donne le feu vert à l\u2019érection d\u2019un nouveau quartier universitaire de 350 millions dans l\u2019immense terrain vague situé entre les arrondissements d\u2019Outremont et de Parc-Extension, au centre de Montréal.Ce terrain, grand comme les deux tiers du parc Lafontaine, accueillera le Complexe des sciences de l\u2019Université de Montréal,, 1300 logements et quatre parcs publics.L\u2019État québécois investira 173,4 millions dans le projet.Il s\u2019agit du plus important investissement gouvernemental de l\u2019histoire récente dans un immeuble universitaire, a souligné la première ministre Pauline Marois en confirmant l\u2019appui de Québec au projet, mardi après-midi.«L\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui confirme que l\u2019engagement [du gouvernement] est solide», a précisé Pierre Duchesne, ministre de l\u2019Enseignement supérieur.La première ministre, deux ministres, le maire de Montréal et une série de personnalités des milieux de l\u2019enseignement et des afiaires ont assisté à l\u2019annonce du projet, mardi, sous un chapiteau blanc planté au milieu du terrain vague.Le sol boueux, qui a accueilli durant un siècle la gare de triage du Canadien Pacifique, a été décontaminé au cours de la dernière année au coût de 17 millions (la iacture prévue était de 18 millions).Budgets à respecter Échaudé par le fiasco de l\u2019îlot Voyageur de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), dans lequel plus de 200 millions en fonds publics ont été engloutis, le gouvernement Marois compte s\u2019assurer que le projet respecte les budgets prévus.L\u2019Université de Montréal a mis sur pied un comité de suivi où siègent deux membres internes et cinq membres externes.Et Infrastructure Québec fait une «revue diligente» du dossier, a précisé le ministre Duchesne.« C\u2019est un projet nécessaire.Nous manquons d\u2019espace sur le mont Royal», a expliqué Guy Breton, recteur de l\u2019Université de Montréal.L\u2019établissement accueille 61000 étudiants, soit 12 000 de plus qu\u2019en 2000.Le nouveau campus, situé à environ un kilomètre des terrains actuels de l\u2019université, permettra de préserver le flanc du mont Royal, a souligné M.Breton.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois compte s\u2019assurer que le projet respecte les budgets prévus.Le Complexe des sciences comprendra un pavillon de recherche, un pavillon d\u2019enseignement, une bibliothèque et un stationnement.Les départements de chimie, de physique, de sciences biologiques et de géographie emménageront dans ces nouveaux bâtiments.Après des travaux d\u2019infrastructures et de voirie dans les prochains mois, la construction des bâtiments doit commencer en 2015 et prendre fin à l\u2019automne 2018, a indiqué le recteur.Én plus de l\u2019investissement de 173,4 millions de Québec, l\u2019Université de Montréal et la Ville contribueront financièrement aux travaux.La campagne de financement Campus Montréal, dirigée par John Parisella, investira de son côté 100 millions dans le projet.Le Devoir Marois dit avoir ramené « le calme » au Québec L\u2019élection du gouvernement péquiste, il y a près d\u2019un an, a ramené «le calme» au Québec après la fin de règne mouvementée de Jean Charest, a fait valoir la première ministre Pauline Marois, mardi matin.«On a mis de côté les crises politiques et les divisions qu\u2019on avait au Québec», a déclaré M\u201c® Marois lors d\u2019un discours devant une salle bondée d\u2019étudiants de science politique de l\u2019Université de Mont- réal, en cette journée de rentrée universitaire.« On a retrouvé une certaine sérénité, un certain calme», a-t-elle ajouté, lorsqu\u2019interrogée par un étudiant sur son bilan, après un an au pouvoir.Ces propos de M\u201c® Marois ont été critiqués, en raison de la levée de boucliers suscitée par le projet de Charte des valeurs québécoises qui sera annoncée dans les prochains jours par le gouvernement.CEGEP L\u2019ajout d\u2019un cours d\u2019histoire obligatoire coûterait 17 millions EISA-MARIE GERVAIS L?ajout d\u2019un cours obligatoire d\u2019histoire au cé-< gep coûterait 17 millions.C\u2019est le calcul que fait la Éédération des cégeps, constatant qu\u2019un nouveau cours de 45 heures nécessiterait l\u2019équivalent de 250 enseignants à temps plein.« C\u2019est facile.On sait ce que ça prend comme équivalent à temps complet pour les autres cours et on fait une règle de trois», a expliqué Jean Beauchesne, le président-directeur général de la Eédération des cégeps.Il accueille positivement l\u2019annonce laite lundi par le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Dpchesne, de concert avec sa collègue ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, qui promet des changements en histoire au primaire et secondaire.Mais la «bonne nouvelle» vient surtout du fait que le ministre ait indiqué que l\u2019implantation du cours au collégial, prévue pour l\u2019automne 2014, pourrait être reportée si nécessaire.«R y a une ouverture à ce que le cours ne se donne pas dès l\u2019an prochain, on est assez rassurés», a confié M.Beauchesne.Si elle salue l\u2019annonce, la Eédération étudiante collégiale (EECQ) consultera ses membres pour connaître leur opinion détaillée.Mais d\u2019emblée, elle s\u2019inquiète de la place qu\u2019occupera un tel cours obligatoire au sein de la formation générale aux côtés de cours comme philo, anglais, éducation physique et irançais, M.Duchesne ayant précisé qu\u2019il n\u2019était pas question de supprimer l\u2019un de ces cours.«Rajouter un cours de cinq heures [3 heures J- les heures à mettre hors du cours], c\u2019est beaucoup pour quelqu\u2019un qifi étudie déjà 50 heures par semaine», a soutenu Éliane Laberge, présidente de la EECQ.Les étudiants en techniques dites «lourdes» comme la thanatologie, par exemple, ont des horaires très chargés.Le ministre Duchesne n\u2019a pas non plus écarté la possibilité de transformer l\u2019un des deux cours complémentaires en cours d\u2019histoire obligatoire, mais, interroge M\u201c® Laberge, qu\u2019arrivera-t-il des étudiants en techniques, qui n\u2019en ont déjà qu\u2019un seul?Un peu rapide Une implantation à l\u2019automne 2014, «c\u2019est rapide», convient la EECQ.«Nous, on veut que ce soit bien fait.On ne veut pas que ce soit une répétition de ce que les étudiants auront vu en et 4^ secondaire», a averti M\u201c® Laberge.Jean Beauchesne dit iaire confiance au ministre quant aux démarches légales à faire.Il rappelle toutefois que techniquement, selon l\u2019article 17 du Régime des études collégiales, le collège doit faire connaître à l\u2019étudîant la description des programmes offerts, et ce, dès l\u2019admîssîon, en mars.«Mais si la souplesse [du ministre] est là, pour moi, il n\u2019y a plus rien d\u2019impossible», a-t-11 conclu.Le Devoir Lire aussi > Occasion à saisir.Un éditorial d\u2019Antoine Robltallle.Page A 6 A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI SEPTEMBRE 2013 ACTUALITES JACQUES HENRIPIN 1926-2013 Le père de la démographie au Québec s\u2019éteint JEAN-FREDERIC LÉ GARÉ-TR EM B LAY Le démographe Jacques Henripin aura été un chercheur prolifique et un intellectuel public pugnace jusqu\u2019à la fin.Il y a à peine deux ans, il donnait encore de vigoureux coups de griffe dans Ma tribu.Un portrait sans totem ni tabou, un essai sur la situation des Canadiens français du Québec.Mais tôt lundi matin, dans un hôpital de Montréal, le père de la démographie au Québec a succombé à un cancer, à l\u2019âge de 87 ans.Si on lui accole le titre vénérable de «père» de cette discipline, c\u2019est qu\u2019il fut le fondateur du Département de démographie de l\u2019Université de Montréal en 1964.Jacques Henripin, qui était alors revenu de l\u2019Université de Paris depuis une dizaine d\u2019années, était encore l\u2019un des rares représentants de la discipline au Québec.Tirer des enseignements utiles Après la défense de sa thèse sur la nuptialité et la fécondité dans le Canada du XVIIU siècle, M.Henripin a rapidement mis l\u2019histoire de côté pour privilégier les aspects sociaux contemporains de la démographie, ce qui en a fait un universitaire impliqué dans les débats de son temps.«Il était incapable de faire des travaux sans en tirer des enseignements utiles pour le débat public», relate Réjean I^achapelle, l\u2019un de ses premiers étudiants à l\u2019Université de Montréal et coauteur, avec lui, d\u2019une vaste étude sur la situation démolinguistique au Canada en 1980.Dès les années 1960, les études démographiques pilotées par M.Henripin ont JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARE-TREMBLAY Natif de Lachine, Jacques Henripin a fondé le Département de démographie de l\u2019Université de Montréal en 1964.éclairé plusieurs débats publics, de la commission Parent (enseignement) à la commission Laurendeau-Dunton (bilinguisme et biculturalisme), en passant par la commission Gendron (langue française).Il fut également l\u2019un des rares hommes à siéger à la Commission royale d\u2019enquête sur la situation de la femme au Canada.L\u2019universitaire \u2014 dont la notoriété dans les sciences humaines lui a valu d\u2019être l\u2019un des rares intellectuels québécois mentionnés dans Le déclin de l\u2019empire américain de Denys Arcand, en 1986 \u2014 s\u2019in-téressait grandement aux questions de natalité.Il a d\u2019abord étudié le baby-boom, pour ensuite suivre de près le faible taux de fécondité au Québec, et s\u2019en inquiéter.«Peut-être suis-je sentimental, mais qu\u2019une espèce animale décide de ne plus se reproduire, je trouve ça inquiétant», disait-il au Devoir en 2007.Jacques Henripin était ainsi très favorable aux politiques visant à encourager la natalité, tels les congés parentaux et les allocations familiales.Vieillissement de la population Le démographe était également très préoccupé par le vieillissement de la population.«Il s\u2019inquiétait du défi que cela représente pour les pouvoirs publics, notamment sur le plan des régimes de retraite publics», indique l\u2019une, de ses premières étudiantes, Evelyne Lapierre-Adamcyk, aujourd\u2019hui profes-seure émérite au Département de démographie de l\u2019Université de Montréal.Ses positions ont maintes fois soulevé la controverse, mais il l\u2019accueillait volontiers.«Il adorait la polémique, assure Réjean Lachapelle.Mais il était très attaché aux faits.Et lorsqu\u2019on lui en présentait qui le contredisaient, il pouvait rapidement changer d\u2019idée.C\u2019est une chose rare.» Le Devoir FUSILLADE AU METROPOLIS Bain veut l\u2019aide juridique pour cause d\u2019endettement Richard Henry Bain, accusé de meurtre prémédité relativement à la fusillade survenue au Métropolis lors de la soirée électorale du Parti québécois le 4 septembre dernier, affirme être trop endetté pour se payer un avocat.Bain a comparu mardi, près d\u2019un an jour pour jour après le drame.Denis Blanchette, technicien de scène de 48 ans, aurait tenté d\u2019empêcher le tireur d\u2019entrer dans la salle de spectacles montréalaise lorsqu\u2019il a été tué.Son collègue Dave Courage, âgé de 27 ans, a été grièvement blessé.La première ministre Pauline Marois a plus tard convenu qu\u2019elle avait été la cible d\u2019un attentat politique.Mardi, Bain a affirmé à la Cour supérieure du Québec qu\u2019il voulait obtenir l\u2019aide juridique, bien qu\u2019on la lui ait déjà refusée.Le juge Marc David a précisé que l\u2019accusé devait se trouver un avocat d\u2019ici le 4 novembre, date à la- quelle il allait fixer la date du début de son procès.Bain réclame de la Couronne qu\u2019elle lui rende son camion, saisi après le drame, qui, soutient-il, contient 10000$ de bijoux.Il pourrait alors vendre ces bijoux ainsi que le véhicule pour obtenir de l\u2019argent comptant.Le juge David était visiblement irrité par le comportement de l\u2019accusé durant la brève comparution de mardi et l\u2019a sommé de ne pas l\u2019interrompre lorsqu\u2019il parle.Alors qu\u2019il quittait la salle d\u2019audience.Bain a lancé en anglais qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «cour kangourou» \u2014 une expression anglaise qui désigne un tribunal qui ne respecte pas les droits et la loi.Richard Henry Bain fait face à plus d\u2019une douzaine de chefs d\u2019accusation, en plus de celle \u2014 la plus grave \u2014 de meurtre prémédité.La Presse canadienne Procès de Magnotta: la conférence préparatoire anra lien le 9 octobre La conférence préparatoire au procès du présumé tueur Luka Rocco Magnotta aura lieu le 9 octobre.La Cour supérieure du Québec a fixé la date mardi, alors que débutait la session d\u2019automne du tribunal.Le porte-parole de la Couronne, Jean-Pascal Boucher, affirme que l\u2019objectif de cette rencontre entre les procureurs de la Couronne et les avocats de Magnotta est de préparer les deux parties au procès, qui doit s\u2019ouvrir le 9 septembre 2014.L\u2019accusé a été arrêté à Berlin en juin 2012, après une chasse à l\u2019homme internationale.Cinq chefs d\u2019accusation pèsent sur lui en lien avec la mort et le démembrement de Jun lin, un étudiant chinois en génie à l\u2019Université Concordia.H est accusé notamment de meurtre au premier degré, d\u2019outrage à un cadavre et de harcèlement criminel envers Stephen Harper et d\u2019autres députés.Magnotta, 33 ans, a plaidé non coupable à tous les chefs.La Presse canadienne AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Avis public La Petite-Patrie Montréal ORDONNANCES AVIS est par les présentes donné aux personnes intéressées par le soussigné, secrétaire de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, que le conseil d'arrondissement a adopté lors de sa séance du 3 septembre 2013 les ordonnances suivantes en vertu des règlements indiqués ci-dessous : \u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-215, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement « Course lumière », qui aura lieu au parc Maisonneuve le 7 septembre 2013, entre 18 h à 22 h, et ce, en vertu du Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).\u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-216, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement « Repas champêtre », qui aura lieu au parc Père-Marquette le 11 septembre 2013 ou le 12 septembre 2013 en cas d'intempéries, entre 10 h et 14 h 30, et ce, en vertu du Règlement sur/e faru/f (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).\u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-217, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement « Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada », qui aura lieu au parc Lafond le 11 ou le 12 septembre 2013 en cas d'intempéries, entre 10 h et 15 h, et ce, en vertu du Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).\u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-218, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement « Rosemont rythmes et couleurs », qui aura lieu au parc Père-Marquette les 13, 14 et 15 septembre 2013, entre 12 h et 23 h, et ce, en vertu du Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).\u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-219, permettant la vente d'articles promotionnels, de nourriture et de boissons alcooliques ou non, de même que la consommation de boissons alcooliques sur le domaine public, dans le cadre de l'événement « Rosemont rythmes et couleurs », qui aura lieu au parc Père-Marquette les 13, 14 et 15 septembre 2013, entre 12 h et 23 h, et ce, en vertu du Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1, articles 3 et 8).\u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-220, permettant la vente et la consommation de boissons alcooliques sur le domaine public, dans le cadre de l'événement « Pop up culinaire - Dandurand », qui aura lieu le 14 septembre 2013, entre 13 h et 23 h, sur la rue Dandurand, entre la rue Fullum et l'avenue des Érables dans des kiosques aménagés à cette fin, et ce, en vertu du Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1, articles 3 et 8).\u2022ORDONNANCE NUMÉRO 2013-26-221, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement «Animation de rue », qui aura lieu sur la rue Saint-Hubert, entre les rues de Bellechasse et Jean-Talon Est, du 15 septembre 2013 au 18 octobre 2013, entre 12 h et 20 h, et ce, en vertu du Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).Toute personne intéressée peut consulter ces ordonnances au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D'Iberville, 3e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Donné à Montréal, ce 4 septembre 2013 M\u201c Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d'arrondissement AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (Article 102(4) de la Loi) Dans l'affaire de la faillite de : VENTIPLUS INC.Avis est par les présentes donné que la feillite de VENTIPLUS INC., 112 14\u201c Avenue, Deux-Montagnes, Québec, J7R 3V8, Canada est survenue le 23' jour d\u2019août 2013, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12* jour de septembre 2013 à 13:30 heures, au Bureau du syndic - Laval, 1555, boul.de LAvenir, Bureau 306, Laval (Québec).Daté à Montréal, Québec 2& jour d\u2019août 2013.Guylaine Houle, Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC., Syndic 1290, rue Saint-Denis Bureau 802 Montréal (QC) H2X 3J7 Tél.: (514) 282-8667 Téléc.: (514) 282-9667 Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 4 juillet 2013, a adopté le réglement suivant : RCG 13-013 Réglement autorisant un emprunt de 8 000 000 $ afin de financer les travaux de démolition et reconstruction de la caserne no 75, dans l'arrondissement d'Outremont Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire le 29 août 2013.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 4 septembre 2013 Le greffier de la Ville, M' Yves Saindon Hydro ^ Québec Distribution A VIS PUBLIC À la suite de la publication par le gouvernement du Québec d'un projet de règlement portant sur le lancement d'un appel d'offres pour 450 mégawatts d'énergie éolienne, Hydro-Québec Distribution désire informer les entités intéressées à soumissionner qu'elle prévoit exiger que le soumissionnaire dispose, au moment du dépôt des soumissions, de mesures de vent provenant d'instruments de mesure de vent installés sur le site décrit dans la soumission pour une durée minimale de huit (8) mois, y compris la période du 1 décembre d'une année donnée au 31 mars de l'année suivante.Les mâts météorologiques doivent être équipés d'anémomètres et de girouettes fonctionnant simultanément.Les mesures de vent doivent être effectuées à plus d'un niveau et la hauteur du niveau le plus élevé de chaque mât météorologique doit être supérieure ou égale à 50 mètres.Les intéressés sont également invités à consulter le site Web d'Hydro-Québec pour obtenir des informations supplémentaires au sujet des appels d'offres d'Hydro-Québec Distribution, à l'adresse suivante: www.hydroquebec.com/distribution/fr/marchequebecois Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à nos activités d'approvisionnement en électricité.Direction - Approvisionnement en électricité Hydro-Québec Distribution AVIS LEGAUX & APPELS D\u2019OEERES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Lé/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres LOI SUR LA FAILLITE ET L\u2019INSOLVABILITÉ AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L\u2019AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : LES PLACEMENTS SHAMA INC., corps politique légalement constitué selon la Loi, ayant son siège social et sa principale place d\u2019affaires au 185 boul.Brunswick, en la ville de Pointe-Claire, province de Québec, H9R5N2.Débitrice AVIS est par les présentes donné que la faillite de LES PLACEMENTS SHAMA MC.est survenue le 22= jour d\u2019août 2013 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12' jour de septembre 2013 à 10 h 00, au bureau du syndic KPMG inc., 600 boul.de Maisonneuve Ouest, bureau 1500, Montréal, Québec.DATÉ le 4' jour de septembre 2013, à Montréal.KPMG INC.Syndic à l\u2019actif de Les Placements Shama inc.Dev A.Coassa, CIRF, Syndic 600, boul.de Maisonneuve Ouest, bureau 1500 Montréal (QC) H3AOA3 Téléphone : (514) 840-2555 Télécopieur ; (514) 840-2121 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Labelle Localité de Mont-Laurier No : 560-32-004017-139 COUR DU QUÉBEC Chambre civile Petites créances DÉMONEHE COMMUNICATIQNS INC Partie demanderesse c.MÉTRO CAISSES (9192-1783 Québec inc.) Partie défenderesse ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec du district de Labelle une demande en justice.Une copie de cette demande et de l'avis des options au défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Mont-Laurier situé au 645, rue de la Madone.Il est ordonné à la partie défenderesse d'informer le greffier de l'option choisie dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de ce faire, jugement pourra être rendu contre la partie défenderesse sans autre avis ni délai.À Mont-Laurier, le 26 août 2013 Chantal Disabrais Greffière adjointe CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL CAUSE NO : 500-22-205130-134 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) NISSAN CANADA INC.Demanderesse c.SIMON LACHANCE et REMY VALOIS Défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné à SIMON LACHANCE et REMY VALOIS de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame E., Montréal, Québec, dans les 30 jours de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR; À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être ren(du contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai.Soyez avisé que la présente REQUÊTE, AVIS AU DÉFENDEUR, DEMANDE DE TRANSFERT RELATIVE À UNE PETITE CRÉANCE et PIÈCES P-1 À P-3 sera présentée pour décision devant le tribunal le 29 octobre 2013, à 9h, en salle 2.06, au palais de justice de Montréal.Des copies de la procédure décrite ci-dessus ont été laissées au greffe de cette cour à l\u2019intention de SIMON LACHANCE et REMY VALOIS.Montréal, le 29 août 2013 RUXANDRA lÉPAN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-22-019795-136 COUR DU QUÉBEC (chambre civile) PRÉSENT: BANQUE ROYALE DU CANADA, Partie Demanderesse c.RAMI AZZAM Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à RAMI AZZAM de comparaître au greffe de cette Cour situé au 2800, boul.Saint-Martin Ouest, salle RC05, dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.La requête introductive d'instance (action sur prêts), avis à la partie défenderesse sera présentée devant le tribunal le 17 octobre 2013, à9 h 30.à Laval en salle2.10 au Palais de justice de Laval.Une copie de la requête Introductive d\u2019instance a été remise au greffe, à l'intention de M.RAMI AZZAM.Laval, le 29 août 2013 CAROLINA COCULLO GREFFIER ADJOINT AVIS DE RADIATION TEMPORAIRE Ordre des infirmières et infirmiers du Québec N'=\u2019 20-2013-00576 En vertu des articles 156 et 180 du Code des professions, RLRQ, chapitre C-26, avis est donné que : THERESA lAIZZO, infirmière, titulaire du permis n\u201c 205 0790, a été déclarée coupable par le Conseil de discipline de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec d\u2019avoir commis, entre novembre 2010 et juin 2011, des actes dérogatoires alors qu'elle exerçait sa profession à Montréal, à savoir : \u2022\tAvoir fait preuve de négligence à de nombreuses reprises en ne respectant pas les principes et méthodes d\u2019administration des médicaments, contrevenant ainsi à l\u2019article 45 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers, R.R.Q., c.1-8, r.9 (1 chef); \u2022\tAvoir fait preuve de négligence dans les soins et traitements en lien avec le suivi diabétique d\u2019un client, et ce, à plusieurs reprises, contrevenant ainsi à l\u2019article 44 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers, R.R.Q., c.1-8, r.9 (1 chef); \u2022\tAvoir fait preuve de négligence dans les soins et traitements en lien avec l\u2019évaluation et le soulagement de la douleur de clients et avoir omis de prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et traitements, et ce, à de nombreuses reprises, contrevenant ainsi à l\u2019article 44 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers, R.R.Q., c.1-8, r.9 (1 chef); \u2022\tAvoir fait preuve de négligence en omettant d\u2019administrer du Tamiflu à plusieurs clients, contrevenant ainsi à l\u2019article 45 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers, R.R.Q., C.1-8, r.9 (1 chef).Le 26 Juillet 2013, le Conseil de discipline a imposé à l'intimée une période de radiation temporaire du Tableau de l\u2019Ordre d\u2019une durée de quatre (4) mois.La décision est exécutoire depuis le 30 août 2013.Par conséquent, THERESA lAIZZO est radiée du Tableau de l\u2019Ordre à compter du 30 août 2013, et ce, jusqu\u2019au 30 décembre 2013 inclusivement.La secrétaire du Conseil de discipline AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que CHANTAL ASSELIN DER-MECOLOGIE INC., société légalement constituée ayant sa place d\u2019affaires au 587, boul.d\u2019Youville, Châteauguay, Québec, a fait cession de ses biens le 21 août 2013 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 10 septembre 2013 à 11 hOO, au bureau du Syndic, 96, me Turgeon, bureau 300, Ste-Thérèse, Qc, J7E 3H9.datéàste-thérEse, ce 27 août 2013.Éric Bisson, CPA, CA, CIRP, Syndic Responsable de l\u2019actif Avis aux créanciers de la première assemblée Dans l'affaire de la faillite de MARCHÉ COCO INC.Avis est par les présentes donné qu\u2019une ordonnance de séquestre a été rendu contre MARCHÉ COCO INC.le 19 août 2013, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 septembre 2013, à 9h30, au Bureau du surintendant des faillites, situé au 1155, rue Metcalfe, bureau 1071, Montréal, Québec.Herbert H.Davis, CIRP Responsable de l\u2019actif PSB BOISJOLI INC.Syndic de faillite 3333, boul.Graham, bureau 400 Montréal (Québec) H3R 3L5 Téléphone: (514) 341-5511 Télécopieur : (514) 807-5310 La pauvreté ne disparaîtra pas d\u2019elle-même.Faites un don 1-877-488-4222 www.ArmeeduSalut.ca Un don d\u2019espoir pour la vie LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE 20IS A5 LE MONDE WimLEAKS Manning demande grâce au président Obama Bradley Manning condamné à 35 ans de prison pour la plus grande fuite de docurpents secrets de l\u2019iiistoire des Etats-Unis a déposé un recours en grâce mardi auprès du président Barack Obama, a annoncé son avocat.«Le recours en grâce du soldat Manning a été déposé aujourd\u2019hui par notre bureau», a annoncé David Coombs sur Twitter, une information confirmée par le Réseau de soutien de Manning.L\u2019avocat avait fait part de son intention de déposer ce recours, le 21 août, quand la juge militaire Denise Lind avait annoncé la peine de 35 ans de prison infligée à Manning, reconnu coupable de faits d\u2019espionnage et de fraude pour la fuite de 700000 documents diplomatiques et militaires.Amnesty International estime dans un communiqué diffusé notamment par David Coombs que «le président Obama se doit d\u2019accorder sa clémence à Manning pour le temps déjà servi [en prison], pour protéger les lanceurs d\u2019alerte et pour assumer sa responsabilité pour les crimes dévoilés par Manning».L\u2019organisation non gouvernementale estime que «la lourde peine de Manning contraste avec l\u2019impunité accordée aux responsables de tortures et d\u2019autres graves violations des droits de l\u2019homme qu\u2019il a révélées».Agence France-Presse Irak: l\u2019ONU veut une enquête sur une tuerie dans un camp La mission de l\u2019ONU en Irak a demandé mardi au gouvernement de Bagdad une enquête «impartiale» et «sans délai» sur une tuerie qui a fait au moins 52 morts dans un camp d\u2019exilés iraniens.L\u2019ONU, qui a dépêché des observateurs lundi au camp d\u2019Achraf, au lendemain de la tuerie, affirme y avoir vu 52 corps.«Tous les morts semblaient porter des traces de blessures par balles, la plupart à la tête et dans le haut du corps, et plusieurs d\u2019entre eux avaient les mains attachées derrière le dos», a affirmé l\u2019ONU dans un communiqué.Les Moudjahidines du peuple, un groupe opposé au régime de Téhéran dont une centaine de membres habitaient ce camp, au nord-est de Bagdad, ont accusé les forces de sécurité irakiennes de massacre, ce que dément Bagdad qui affirme que ses forces ont riposté à une attaque des exilés.Les observateurs se sont entretenus séparément avec les survivants du camp et avec le commandant de la police de la province de Diyala.Agence France-Presse Colombie : entente avec les minenrs indépendants Après un mouvement de protestation de plus d\u2019un mois, les mineurs indépendants en Colombie ont signé mardi un accord provisoire avec le gouvernement, actuellement confronté à une importante crise sociale.«Nous avons enfin signé un accord préalable avec le gouvernement et demain, nous aurons une réunion pour officialiser la suspension de la grève.Mais les négociations vont se poursuivre», a indiqué Ruben Dario Gomez, porte-parole des mineurs.Depuis la mi-juillet, des milliers de mineurs, qui extraient sans permis de l\u2019or, du charbon, du sel ou encore du sable, avaient lancé un mouvement pour obtenir un statut légal, participant à des blocages routiers organisés par des paysans et des camionneurs.Agence France-Presse { 1 iiinir Hotel LOUAI BESHARA AGENCE ERANCE-PRESSE Des enfants s\u2019amusaient mardi sur ie baicon de ia chambre d\u2019hôtei qu\u2019iis habitent à Damas.SYRIE Les nouveaux touristes à Damas Nombre de déplacés habitent maintenant dans les hôtels de la capitale Ce sont les nouveaux « touristes » de Damas : dans des hôtels décrépits, des dizaines de familles de déplacés vivent, certaines depuis plus d\u2019un an, entassées dans des chambres de 15m2 où elles cuisinent dans la salle de bain et s\u2019empruntent la machine à laver.Depuis le début du conflit il y a deux ans et demi, le nombre de Sju\u2019iens déplacés au sein de leur pays a atteint le chiffre bouleversant de 4,25 millions.S\u2019y ajoutent plus de deux millions de réfugiés, a annoncé mardi le Haut Commissariat pour les réfugiés qui parle de «calamité humanitaire sans équivalent dans l\u2019Histoire récente».Dans un des hôtels bas de gamme du quartier populaire de Marjé à Damas, Hana se souvient de sa grande demeure traditionnelle en pierre basaltique dans le vieux Homs, troisième ville de Syrie dévastée par la guerre.«Il y avait un joli patio, de multiples fenêtres donnant sur la rue.On m\u2019a dit qu\u2019elle a été complètement détruite», dit cette veuve trentenaire entourée de ses deux garçons et sa fille.En deux ans, elle a changé trois fois d\u2019hôtel, et vit depuis sept mois dans une chambre où sont collés quatre lits face à une télévision.Dans un coin, une valise, la seule qu\u2019elle a pu emmener en fuyant Homs.«On reste toute la journée à regarder des feuilletons ou à cuisiner», dit-elle.«Regardez ma \u201ccuisine\"», lance-t-elle en désignant un petit réchaud rongé par la rouille près du siège des toilettes.Dans d\u2019autres chambres de l\u2019établissement, le papier peint est flétri par l\u2019humidité et des néons clignotent en permanence.Dans cet hôtel autrefois bondé de pèlerins iraniens se rendant à Saj^yeda Zeinab, lieu saint chiite près de Damas, des déplacés de Homs côtoient ceux de la province de Damas, occupant la moitié des 40 chambres, selon des employés de l\u2019établissement.«J\u2019emprunte parfois la machine à laver de mes voisins de palier, qui sont des déplacés de Harasta », une ville près de Damas où s\u2019affrontent armée et rebelles, indique Hana qui a «On payait 25 000livres syriennes par mois, aujourd\u2019hui l\u2019hôtel nous réclame 30000livres» perdu son mari, kidnappé puis tué par des inconnus au début du conflit.«Mon époux était chauffeur de taxi à Homs et gagnait bien sa vie, je n\u2019avais besoin de rien», soupire-t-elle en ajustant son voile multicolore.Une bienfaitrice l\u2019aidait jusqu\u2019il y a peu, avant de partir à l\u2019étranger, et Hana se retrouve aujourd\u2019hui dans le dénuement le plus total.«Je dois trois mois à l\u2019hôtel», confie-t-elle.Nombre de déplacés souffrent avant tout d\u2019un sentiment de déchéance.«J\u2019avais un magasin de téléphones portables, je me sentais important.Aujourd\u2019hui, quand on va demander de l\u2019aide à une association caritative, on se sent comme des mendiants», confie Ab ou Amer, installé dans ce même hôtel depuis un an et sept mois et originaire de Khaldiyé, quartier de Homs repris par l\u2019armée fin juillet.« Vous savez qui nous aide le plus ?Ce sont les églises à Bab Tourna», dans le Vieux Damas, assure-t-il.Le vestibule et les escaliers de l\u2019hôtel sont devenus un espace de jeux pour les enfants de déplacés qui s\u2019amusent à glisser sur la rampe ou bavardent par terre.Dans la salle à manger, désertée par le service, les tables sont occupées par Abou Amer et ses amis déplacés de Homs, réunis chaque jour pour une partie de cartes.La plupart de ces hôtels, désertés par les touristes à l\u2019exception de quelques hommes d\u2019affaires arabes, ont baissé leur prix, certains affirmant même qu\u2019ils ont accueilli des déplacés gratuitement.Mais ils ont aussi des frais à couvrir.«On payait 25000livres syriennes par mois [environ 125dollars], aujourd\u2019hui l\u2019hôtel nous réclame SOOOOlivres, car le prix du mazout augmente», indique Abou Amer.Mais la plupart de ces déplacés dans la capitale préfèrenf malgré touf cette vie à celle d\u2019un réfugié.«Au moins, on est dans notre pays», dit Hana.Agence France-Presse EGYPTE Un tribunal militaire condamne 52 Frères musulmans Un tribunal militaire égyptien a condamné mardi, pour la première fois depuis la destitution début juillet du président Mohamed Morsi, un membre des Erères musulmans à la perpétuité, et 51 autres à des peines de prison pour l\u2019agression de militaires à Suez.Cette décision intervient alors que huit combattants islamistes ont été tués dans des frappes militaires aériennes dans le Nord-Sinaï, où des groupes ont multiplié ces dernières semaines les attaques contre les forces de l\u2019ordre.Selon des responsables de la sécurité, il s\u2019agit de l\u2019opération aérienne «la plus importante de ce type dans le Sinaï».Les condamnations prononcées par la justice militaire concernent des violences s\u2019étant produites après la dispersion sanglante de partisans de Mohamed Morsi au Caire le 14 août.Cette répression dans un bain de sang avait enflammé le pays, provoquant des heurts, notamment à Suez.Les islamistes jugés étaient accusés d\u2019avoir tiré à la chevrotine et jeté des pierres sur les soldats.L\u2019un d\u2019eux a été condamné à la réclusion à perpétuité, trois à 15 années de prison, tandis que 48 autres ont écopé de peines allant de cinq à dix ans, au terme de trois audiences d\u2019un procès militaire entamé le 24 août.Eace à la répression des nouvelles autorités installées par l\u2019armée, les partisans de M.Morsi ont appelé à manifester en masse mardi pour dénoncer le «coup d\u2019Etat», deux mois jour pour jour après le coup de force des militaires qui s\u2019étaient appuyés pour ce faire sur les dizaines de milliers de manifestants réclamant son départ le 30 juin.En prévision de ces rassemblements, des blindés de l\u2019armée et de la police étaient déployés mardi aux abords de deux places emblématiques de la capitale : Tahrir, épicentre de la révolte de 2011 qui avait renversé Hosni Moubarak, et Rabaa al-Adawiya, théâtre le 14 août de la dispersion sanglante des pro-Morsi.Les islamistes peinent cependant à mobiliser, car les autorités installées par les militaires ont lancé une vaste campagne de répression à leur encontre.Plus de 1000 personnes, en majorité des pro-Morsi, ont péri depuis la mi-aoûf et quelque 2 000 membres de la confrérie ont été arrêtés.Agence France-Presse LES ELECTIONS EN ALLEMAGNE L\u2019économie au cœur d\u2019un ultime duel entre Merkel et son rival CELINE LE PRIOUX à Berlin La chancelière Angela Merkel a dressé mardi le portrait d\u2019une Allemagne forte, tandis que son rival social-démocrate, Peer Steinbrùck, l\u2019a accusé d\u2019avoir accru les inégalités, durant leur ultime confrontation directe au parlement avant les législatives du 22 septembre.«C\u2019étaient quatre bonnes années pour l\u2019Allemagne, car beaucoup de gens vont mieux qu\u2019il y a quatre ans», a lancé la chancelière conservatrice (CDU), lors d\u2019un débat au Bundestag, sous les applaudissements de ses partisans.Grande favorite dans les sondages pour décrocher un troisième mandat à la tête du pays, Mme Merkel a vanté notamment la forte baisse du chômage et le rétablissement des finances publiques, résultat selon elle d\u2019une «politique intelligente» associant compétitivité et solidarité, discipline budgétaire et investissements pour la croissance.Tandis que la chancelière s\u2019est vanté d\u2019avoir obtenu «le plus haut niveau d\u2019emploi que l\u2019Allemagne ait jamais connu» \u2014 regrettant toutefois d\u2019avoir toujours trois millions de chômeurs \u2014, son rival social-démocrate (SPD) a souligné que le pays avait «le plus grand secteur à bas salaire en Europe».Le salaire minimum M.Steinbrùck, qui souhaite introduire en Allemagne un salaire minimum de 8,50 euros de l\u2019heure (11,80$), a dénoncé «une fracture au sein de la société».«Sept millions de personnes gagnent moins de 8,50euros », a-t-il critiqué, se référant aux chiffres d\u2019un institut de recherche.Mme Merkel a cependant défendu son concept de salaire minimum «négocié par branche» entre partenaires sociaux.Des accords couvrant «C\u2019étaient quatre bonnes années pour l\u2019Allemagne, car beaucoup de gens vont mieux qu\u2019il y a quatre ans» trois millions de salariés, dont les coiffeurs, le personnel d\u2019entretien et les employés du BTP, ont été acquis durant son mandat, avec un salaire minimum également négocié pour les intérimaires.La gauche «n\u2019avait rien fait» dans ce domaine quand elle était au pouvoir, a fait valoir la chancelière, tout en concédant qu\u2019il y avait «encore des salaires inacceptables » dans le pays.M.Steinbrùck, qui fut ministre des Pinances sous Merkel de 2005 à 2009 dans un gouvernement de grande coalition, s\u2019est montré nettement plus offensif que lors de Tunique débat télévisé entre les deux candidats dimanche, qui s\u2019était soldé, selon les sondages et les commentateurs par un match nul devant 17,64 millions de télé-spectateius.Sur la crise de Teuro, Mme Merkel a loué sa stratégie de solidarité vis-à-vis des pays en crise en contrepartie de réformes structurelles.Elle a de nouveau écarté toute mutualisation des dettes tant qu\u2019elle serait au pouvoir.M.Steinbrùck, dont le parti a voté au Bundestag toutes les décisions du gouvernement Merkel pour sauver Teuro, Ta accusée d\u2019avoir caché la vérité sru le coût de la crise et d\u2019avoir étouffé les pays du sud de l\u2019Europe par un excès d\u2019austérité.11 a d\u2019ailleurs vu dans le troisième paquet d\u2019aide à la Grèce récemment annoncé pour Tan prochain par le ministre allemand des Einances Wolfgang Schâuble un «l\u2019échec de la gestion de crise».Les sondages Dans les sondages de popularité diffusés avant le duel télévisé, environ 20 à 30 points séparaient M.Steinbrùck de Mme.Merkel qui reste de loin la personnalité politique préférée des Allemands.Agence France-Presse Risque de famine au Zimbabwe Au moins deux millions de Zim-babwéens sur 13 millions vont avoir besoin d\u2019aide alimentaire dans les mois à venir en raison de faibles pluies et de mauvaises récoltes, annonce mardi le Programme alimentaire mondial (PAM).Ce chiffre, compilé par une équipe compo- sée de représentants du gou-vernemeuL du PAM et d\u2019ONG, est le plus élevé depuis 2009, précise cet organisme de TO NU.«La faim est en progression au Zimbabwe, où environ un habitant sur quatre des zones rurales risque d\u2019avoir besoin d\u2019une assistance alimentaire durant la période précédant les récoltes au début de l\u2019année prochaine», précise le PAM.Agence France-Presse Sudoku par Fabien Savary \t\t\t3\t\t\t\t7\t \t3\t\t7\t8\t\t\t\t4 6\t\t2\t\t\t4\t\t\t \t4\t\t\t\t\t1\t\t 9\t\t\t\t2\t7\t8\t\t \t8\t5\t\t1\t\t\t\t3 1\t\t\t\t\t\t\t\t 3\t\t\t5\t\t1\t6\t9\t \t\t7\t9\t\t6\t\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 2468 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 7\t8\t3\t9\t1\t4\t5\t2\t6 5\t9\t1\t8\t2\t6\t3\t4\t7 6\t2\t4\t3\t7\t5\t8\t1\t9 4\t1\t5\t7\t3\t8\t9\t6\t2 2\t3\t7\t1\t6\t9\t4\t8\t5 6\t6\t9\t4\t6\t2\t1\t7\t3 1\t7\t6\t5\t8\t3\t2\t9\t4 3\t4\t2\t6\t9\t1\t7\t5\t8 .2.\t.5.\t.a.\t.2.\t\tJL.\t-S.\tJL\tL 2467 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI SEPTEMBRE 20IS EDITORIAL GOUVERNEMENT MAROIS Vers Fan 2 Le Parti québécois remportait le 4 septembre, voilà un an, les élections par une majorité tout juste suffisante pour former un gouvernement minoritaire.L\u2019attentat contre Pauline Ma-rois, survenu à peine la victoire péquiste confirmée, était annonciateur de turbulences.Elles furent au rendez-vous durant cette première année.Elles le seront aussi durant cet an 2 qui s\u2019amorce.E Bernard Descôteaux ût-il obtenu une majorité à cette élection, le gouvernement Marois aurait pu gouverner autrement.Rappelons-nous l\u2019arrivée du gouvernement Charest en 2003, qui invoqua l\u2019état des finances publiques pour reporter ses engagements électoraux.Majoritaire, il put prendre son temps, luxe que n\u2019a pas eu Pauline Marois.Les quatre premiers mois du gouvernement Marois furent difficiles.11 n\u2019était pas aussi prêt à gouverner qu\u2019il l\u2019avait prétendu en campagne.L\u2019absence de cohésion de l\u2019équipe, l\u2019inexpérience de plusieurs ministres et la démission du ministre Daniel Breton créèrent une perception négative durable.D\u2019entrée de jeu, le gouvernement Marois prit des décisions difficiles qui donnèrent du grain à moudre à l\u2019opposition.Rapidement, il annonça la fermeture de Gentilly-2 et le retrait d\u2019une subvention à la mine Jeffrey, qui signaient l\u2019acte de décès des secteurs du nucléaire et de l\u2019amiante ^\tet qui entraînaient la perte de centaines d\u2019em- ^ plois.De même, sans attendre, il présenta dès novembre un budget d\u2019austérité qui marqua rune rupture avec les milieux progressistes qui le reçurent comme une trahison.^ ./K\tLes compressions dans des programmes so- ciaux et la mise en veilleuse de plusieurs engagements électoraux, dont l\u2019abolition de la taxe santé et le gel du tarif patrimonial d\u2019électricité, n\u2019ont pas encore été oubliées.La stratégie du gouvernement était de constituer, à la faveur d\u2019une mise en ordre des finances, une marge de manœuvre, de telle sorte que le budget de mars 2014 vienne faire oublier tous ses «reculs».Mais de mois en mois, de nouvelles compressions se sont ajoutées.D\u2019autres viendront.Le chômage est à la hausse tandis que la croissance de l\u2019économie est plus faible qu\u2019attendu, ce qui entraîne une baisse des revenus du gouvernement.Rien n\u2019assure que ce prochain budget marquera la sortie du purgatoire.Le déficit zéro atteint, il faudra de nouvelles compressions pour ne pas retomber dans le rouge.Sa deuxième année, le gouvernement Marois l\u2019entreprend néanmoins dans un climat plus positif.Les ministres ont pris de la maturité.La cohésion du cabinet solide.On a appris de ses erreurs.Et de ses succès, car il y en a tout de même eu, comme la résolution de la crise étudiante.Le gouvernement a dans l\u2019ensemble, à commencer par la première ministre, pris de l\u2019assurance.La façon dont Pauline Marois a géré la catastrophe de Lac-Mégantic l\u2019a bien montré.Si une remontée se dessine dans les sondages, la tendance reste toutefois à être confirmée.La rentrée qu\u2019a préparée le gouvernement est ambitieuse.Parmi plusieurs débats délicats, il y aura celui sur l\u2019avenir énergétique.On voudra statuer sur le passage de nouveaux pipelines et l\u2019exploitation du pétrole et du gaz sur le territoire québécois.Puis, de graves débats de société, celui sur les soins médicaux en fin de vie (aide à mourir) et, surtout, celui sur la Charte sur les valeurs québécoises, dont le gouvernement veut faire le fer de lance de son action.Sur aucun de ces sujets, il n\u2019y aura de consensus faciles à créer.Les turbulences seront au rendez-vous, surtout pour le débat sur les valeurs québécoises.La polarisation s\u2019annonce vive, mais le gouvernement Marois croit pouvoir rassembler une majorité d\u2019appuis dans l\u2019opinion publique et au Parlement qui pourrait le conduire à l\u2019élection ou devenir le sujet d\u2019une élection.Un pari risqué pour un gouvernement que de jouer son va-tout sur cette seule question.PROGRAMMES D\u2019HISTOIRE REVUS Occasion à saisir 1 faut un certain courage de la part du gouvernement Marois pour ouvrir la boîte de pandore de l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec au primaire et au secondaire.En avril 2006, à la suite d\u2019informations dévoilées par Le Devoir, un débat féroce avait éclaté autour d\u2019un nouveau programme d\u2019histoire de 3® et 4® secondaire.L\u2019optique du projet, décrite par les concepteurs mêmes du programme, était postnationale: il s\u2019agissait de rendre l\u2019histoire «moins conflictuelle», «moins politique», A'«en finir avec l\u2019espèce de vision misérabiliste qui perdure».Le programme, adopté en 2007, s\u2019inscrivait dans l\u2019esprit de la réforme lancée en 1997 par Pauline Marois ; on y mettait l\u2019accent sur les compétences et non plus sur les connais-1\tsauces.Au point où certains éléments clés du w parcours québécois n\u2019étaient pas mentionnés >7 dans le document: l\u2019Union de 1840, la conscription forcée de 1917 ou le rapatriement unilatéral de 1982.Dès juin 2006, de légers correctifs avaient été apportés au projet.En 2011, le ministère ajoutait du contenu par un document sur la «progression des apprentissages».L\u2019optique générale du cours demeura toutefois inchangée.Et il s\u2019échelonne toujours sur deux années : une première, en 3® secondaire, où les élèves voient l\u2019histoire de manière chronologique ; l\u2019année suivante, retour sur la matière, de façon thématique.Des associations d\u2019historiens le disent: cela est redondant, tant pour les professeurs que pour les élèves.Vaudrait mieux un parcours chronologique sur deux ans incluant des thématiques.Espérons que ce changement sera apporté rapidement.Surtout qu\u2019avec le nouveau cours collégial en histoire, l\u2019enseignement thématique pourrait être complété.L\u2019histoire ne se réduit pas à l\u2019apprentissage de dates, mais encore faut-il en maîtriser quelques-unes pour avoir une idée de l\u2019évolution des choses.Or, les trois compétences actuelles sont: «Interroger les réalités sociales dans une perspective historique», «Interpréter les réalités sociales à l\u2019aide de la méthode historique» et «Consolider l\u2019exercice de sa citoyenneté à l\u2019aide de l\u2019histoire».Certes, il faut penser l\u2019histoire, même en 3® et 4® secondaire.En confrontant les écoles d\u2019interprétation : sociale, nationale, postnationale, etc.Mais l\u2019enseignement de l\u2019histoire au secondaire ou au primaire ne peut se muer en séminaire de doctorat.Le chantier qu\u2019a ouvert le gouvernement est une belle occasion de recentrer le pendule, tant sur l\u2019optique générale du cours que sur le rapport entre connaissances et compétences.SR r Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET KM Am j9 l mi^Tt leA'î'OH'ûH LETTRES La Charte des valeurs québécoises Depuis que le gouvernement québécois a annoncé la présentation d\u2019une Charte des valeurs pour le Québec, la machine à rumeurs s\u2019est mise en marche.Personne ne connaît le contenu prévu de cette Charte, mais tout le monde se prononce.Les partis politiques autant provinciaux que fédéraux y sont allés de leurs positions, surtout contre.Et pourtant, répétons-le, ils n\u2019en connaissent pas encore le contenu.Le chef du PLQ s\u2019est prononcé contre, prônant la position traditionnelle de son parti sur le sujet.Pour quelqu\u2019un qui annonce vouloir renouveler le parti, c\u2019est un mauvais départ.La CAQ a de la difficulté à ajuster ses positions, et on croirait entendre de nouveau M.Legault: «On verra.» Même les partis fédéraux se sont mêlés de la chose : M.Trudeau s\u2019y est carrément opposé, allant jusqu\u2019à parler de racisme au début, mais en adoucissant ses propos ensuite.M.Harper y voit une occasion du Parti québécois de faire la chicane.Même le Canada anglais a sauté dans l\u2019arène pour profiter de l\u2019occasion de déverser ses griefs contre le Québec.Mais, répétons-le, personne ne sait ce qu\u2019il y aura dans cette Charte.En somme, on parle sans savoir, mais surtout, on parle.Pendant ce temps, on sonde les citoyens et on leur demande s\u2019ils trouvent qu\u2019il y a trop d\u2019accommo- dements raisonnables au Québec.Plus de 60% d\u2019entre eux répondent oui.Qui a raison?Paut-il en pleurer, faut-il en rire, comme dit la chanson?Probablement qu\u2019il faudrait en rire, c\u2019est meilleur pour la santé.Marcel Dupont Québec, le 2 septembre 2013 Un crucifix maladroitement crucifié Dans son éditorial du samedi du 31 août intitulé «Ce crucifix», M.Descôteaux prétend qu\u2019on doit retirer le crucifix de l\u2019Assemblée nationale en invoquant la seule et unique raison suivante : il y aurait selon lui une contradiction flagrante dans le fait que nos députés interdisent le port du voile islamique dans la fonction publique alors qu\u2019ils maintiennent le crucifix à l\u2019Assemblée nationale.Qr il n\u2019y a là aucune contradiction.Le voile islamique est un signe religieux : il signifie une appartenance religieuse et le fait que cette appartenance devrait guider la conduite de la personne qui le porte.Personne ne perçoit pareille chose dans le crucifix à l\u2019Assemblée nationale.11 s\u2019agit d\u2019un symbole du patrimoine québécois d\u2019ordre culturel, historique et identitaire.Personne ne peut raisonnablement penser que ce crucifix signifie que nos députés prennent leurs décisions sous l\u2019influence du catholicisme, pas même en fonction de ses valeurs humanistes et universelles.11 est donc difficile de croire qu\u2019une personne avisée puisse penser qu\u2019il faille retirer le crucifix parce qu\u2019il ignore une différence aussi évidente.11 est plus vraisemblable de croire que la position favorable au retrait du crucifix est motivée par des prémisses qui ne sont pas exprimées.Ces prémisses peuvent être hautement émotives telle la culture du ressentiment antireligieux.Qu d\u2019apparence plus rationnelle, telle la conception laï-ciste prônant l\u2019abolition de tout signe religieux dans l\u2019espace public.C\u2019est là la position clairement exprimée le même jour dans trois lettres, dont celle de Michel Lebel, qui affirme rien de moins : «Par sécularisation, j\u2019entends l\u2019absence de toute référence à Dieu et à toute transcendance.» La positon laï-ciste voire athée peut faire l\u2019objet de discussions.Mais on n\u2019aide pas le débat sur la laïcité en la taisant pour faire plutôt valoir de vains prétextes.Gérard Lévesque Lévis, le 2 septembre 2013 Crucifix sous verre Une solution simple qui pourrait ménager les susceptibilités de chacun serait de placer le crucifix de l\u2019Assemblée nationale sous verre avec une plaque commémorative, annulant ainsi la nature religieuse de l\u2019objet et rappelant son caractère historique.Roger Brousseau Montréal, le 31 août 2013 LIBRE OPINION Le Québec littéraire doit se réveiller BENOIT GIGNAC Editeur, Les Editions numériques A temps perdu On s\u2019entend présentement pour dire que le marché du livre numérique occupe 16% des ventes au Canada, mais seulement 5% au Québec.Bien que ces parts de marché croissent à un rythme effréné, force est d\u2019admettre que nous tardons à entrer dans cet univers plein de possibilités.La pauvreté du catalogue de livres originaux offerts sur les différentes plateformes de distribution semble être l\u2019une des principales raisons de ce retard.Mais cela s\u2019améliore et, surtout, il y a autre chose.Nous croyons que l\u2019avenir de la littérature passe par une appropriation ici comme ailleurs du mode numérique.Déjà, on estime qu\u2019un lecteur américain sur trois est passé à la lecture sur tablette.Dernièrement, on apprenait qu\u2019une première bibliothèque numérique avait vu le jour au Texas.Les signes de la croissance du livre numérique se succèdent à un rythme soutenu.11 faut que le Québec embarque.Malheureusement, depuis la mise en ligne de nos premiers ouvrages, nous allons de désenchantement en déception face à l\u2019attitude du monde littéraire québécois devant ce nouveau vecteur de dif fusion pourtant incontournable.Nous ob- servons que les lecteurs sont là, mais que les supports à la publication et à la promotion manquent.Même si le modèle économique ne tient pas encore la route, il faut que des éditeurs investissent et voient dans le numérique autre chose qu\u2019un dérivé du papier.11 faut que se développent une expertise et des réflexes qui seront primordiaux lorsque le numérique aura pris la place qui lui revient de plein droit.Comment se fait-il que le gouvernement du Québec et le gouvernement canadien, par le truchement de leurs organismes responsables du développement de l\u2019industrie du livre, n\u2019aient toujours pas emboîté le pas en matière de soutien aux éditeurs qui voudraient privilégier le numérique?Croient-ils que les maisons d\u2019édition de ce type se développent plus facilement que les éditeurs traditionnels?Peuvent-ils comprendre qu\u2019il faut développer une « manière » québécoise en ce domaine comme dans d\u2019autres ?Comment se fait-il que la grande majorité des organisateurs d\u2019événements qui se consacrent au livre n\u2019aient pas trouvé le moyen de faire place aux livres numériques en donnant à leurs auteurs le moyen de rencontrer leurs lecteurs?Parce qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019objet à faire signer ?L\u2019imagination pourrait-elle se déployer ?Comment se fait-il que la plupart des concours littéraires québécois n\u2019acceptent que les manuscrits imprimés ?Parce que les jurys ne sont pas munis de tablettes?Qu ne savent pas ce que c\u2019est?Une œuvre littéraire est-elle de moindre qualité parce qu\u2019elle n\u2019est pas sur papier ?Croire que l\u2019engouement pour le livre numérique est passager relève de l\u2019ignorance.Penser que la lecture sur d\u2019autres supports que le papier ne suscite pas un intérêt suffisant trahit une méconnaissance de milliers de lecteurs du Québec.Attendre de «voir ce qui va se passer» relève d\u2019un flagrant manque de vision.Penser que le livre numérique demeurera marginal et qu\u2019il est un sous-produit littéraire tient de la mauvaise foi.Refuser de revoir les modes de production et de promotion littéraires en fonction de cet avancement indéniable des possibilités de développement de la lecture s\u2019apparente à un poussiéreux maintien du statu quo.La question n\u2019est pas de savoir si le Québec de demain sera «papier» ou «numérique » ou de se demander si l\u2019un va tuer l\u2019autre.Se demande-t-on aujourd\u2019hui s\u2019il faut faire un choix entre le cinéma, la télévision et le Web ?Elle est plutôt: le monde littéraire québécois va-t-il laisser passer une occasion phénoménale d\u2019encourager la création et la lecture ?11 en va de l\u2019avenir de la littérature.Et ce, à bien plus court terme que certains ne pourraient le croire. LE DEVOIR LE MERCREDI SEPTEMBRE 20IS A 7 IDEES La guerre indésirable de Barack Obama Tout cela aurait été évité s\u2019il avait exigé que toute réplique militaire soit conditionnelle à l\u2019appui des Russes au Conseil de sécurité et du Congrès chez lui CHARLES-PHILIPPE DAVID Titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, et coprésident de l\u2019Observatoire sur les Etats-Unis de l\u2019UQAM.Auteur de La guerre et la paix (Presses de Sciences Po, 2013).e coup de théâtre de samedi dernier laisse çroire que le président des Etats-Unis ne souhaite pas vraiment mener sa guerre annoncée et qu\u2019il semble tant redouter \u2014 au point de demander au Congés américain de trancher.Si ce n\u2019était de cette fameuse « ligne rouge» qu\u2019il évoquait il y a plus d\u2019un an, la procrastination serait restée de mise et Obama sans nul doute n\u2019aurait pas mis en oeuvre le scénario de guerre qu\u2019il brandit depuis plus d\u2019une semaine.Mais voilà désormais qu\u2019il doute, et beaucoup ! Les uns sont soulagés et les autres sont inquiets : comment expliquer les atermoiements de ce président?A l\u2019évidence, la prise de décision sur la Syrie est l\u2019une des plus déroutantes de l\u2019Histoire récente.D\u2019aucuns pensent qu\u2019il s\u2019agit là en fait de l\u2019un des pires fiascos décisionnels de la présidence en temps de crise depuis longtemps.Pourquoi ?Le pari décisionnel : courage, calcul ou couardise?Les divisions internes au sein du Conseil de sécurité nationale (NSC) sont marquantes sur la Syrie, et ce, depuis demç ans.Certains, notamment les secrétaires d\u2019Etat Hillary Clinton puis John Kerry, de même que les conseillers pour la sécurité nationale Torn Donilon et Su-zan Rice, sont partisans d\u2019une intervention dite «minimale».D\u2019autres, tels les secrétaires à la Défense Robert Gates puis Chuck Hagel, de même que les chefs militaires et le personnel politique de la Maison-Blanche (le secrétaire général Denis McDonough principalement) redoutent toute intervention.Le vice-président Joe Biden a, sur ce dossier, une position étonnamment discrète.Devant ces divisions, Obama a privilégié la non-intervention, jusqu\u2019à ce jour fatidique, il y a un an, où il annonçait de façon inopinée cette « ligne rouge » (qu\u2019il a sans doute regrettée par la suite).S\u2019étant peinturé dans un coin, il ne pouvait plus se dérober devant la responsabilité de faire quelque chose, après le massacre du 21 août, sans perdre toute crédibilité.Cette fois, le commandant en chef décide d\u2019une réplique punitive.Mais voilà que les astres ne s\u2019alignent pas comme il l\u2019aurait souhaité : pas d\u2019appui au Conseil de sécurité de l\u2019ONÛ, pas d\u2019allié anglais à ses côtés, maintes questions entendues depuis dix jours sur la pertinence même de l\u2019attaque, une opinion publique majoritairement contre et une législature qui s\u2019enflamme graduellement sur le sujet.Vendredi soir dernier, en promenade dans les jardins de la Maison-Blanche en compagnie de son secrétaire général, le président concocte cette stratégie inédite de dernière minute de demander au Congrès son appui.La décision laissera pantois plus d\u2019un de ses conseillers (notamment Kerry et Hagel, qui ne furent pas consultés sur cette décision).La discussion qui a suivi à la Maison-Blanche a apparemment été longue et ardue entre Obama et ses proches conseillers jusque tard dans la soirée.On peut certes sa- m Personne ne doute que les armes chimiques ont été utilisées, mais un petit doute subsiste sur la responsabilité d\u2019Assad luer le courage du président voulant faire respecter la Constitution américaine, mais on peut aussi se demander si c\u2019est par calcul ou par couardise qu\u2019il a suspendu sa décision de procéder à l\u2019attaque imminente de la Sj^ie.Test de leadership pour Obama Après le fiasco de l\u2019Irak il y a dix ans, et chaque fois qu\u2019on évoque les armes de destruction massive, la preuve doit désormais être «béton».Personne ne doute que les armes chimiques ont été utilisées, mais un petit doute subsiste sur la responsabilité de Bachar al-Assad.Assez pour que certains législateurs américains demandent un peu plus de temps et, surtout, un peu plus de preuves.Sans doute l\u2019une des raisons pour lesquelles certains Parlements alliés, comme en Angleterre, font défection.Ensuite, on se demande si une attaque punitive peut véritablement affaiblir le régime de Bachar et aider le peuple sj^ien, sans entraîner des conséquences pires encore pour celui-ci et pour la région.Cette question est celle que vont se poser les législateurs arqéricains : par leur action militaire, les Etats-Unis serviront-ils bien leur intérêt ou s\u2019enliseront-ils dans une situation perdante et dangereuse pour l\u2019avenir?Pariez que plusieurs démocrates et une majorité de républicains, surtout à la Chambre des représentants (faucons et isolationnistes), ont choisi leur camp.Les isolationnistes du Tea Party \u2014 comme le sénateur Rand Paul \u2014 pensent que la Sjnie est un piège; les faucons tels le sénateur John McCain croient qu\u2019Obama n\u2019a pas de vraie stratégie et qu\u2019une frappe punitive ne suffit pas ou, maintenanf ne suffit plus.Beau débat en perspective, mais que le président aurait pu entreprendre bien auparavant, dès le départ, et avant de se commettre militairement comme il l\u2019a fait depuis une semaine.CHRISTIAN TIFFET 2013 Barack Obama joue son leadership et sa réputation dans cette affaire syrienne.Si le Congrès, ou du moins l\u2019une des Chambres, déboute sa résolution de guerre, il lui fera porter le blâme \u2014 ce qui l\u2019arrange peut-être, mais sera une première dans l\u2019histoire constitutionnelle contemporaine de la politique étrangère américaine si la législature empêche ainsi le président d\u2019entreprendre une intervention militaire et que celui-ci obtempère.S\u2019il emporte l\u2019appui du Congrès, il n\u2019aura ^ère le choix que d\u2019accentuer la signification ou l\u2019importance de l\u2019attaque américaine, puisqu\u2019une poignée de missiles Tomahawk ne suffira plus, étant donné les préparatifs auxquels s\u2019adonne Bachar pour absorber les coups qui lui seront portés.Obama devra alors mener, plus qu\u2019il ne l\u2019aurait désiré ou anticipé, une intervention plus soutenue (mais laquelle?Et dans quel but?).Dans les deux scénarios, le leadership présidentiel sera purement testé.Dans le premier, on accusera les Etats-Unis et sans doute ailleurs le président d\u2019avoir affaibli son rôle de commandant en chef (qu\u2019adviendra-t-il alors de ce rôle advenant la crise nucléaire si redoutée avec l\u2019Iran?).Dans le second, on exigera du président qu\u2019il définisse clairement ce qu\u2019il veut faire et quel est l\u2019objectif, pour rassurer des Américains assez confus et craintifs.Ligne rouge Rien de tout cela ne serait arrivé si Obama avait exigé, en même temps que sa «ligne rouge » il y a un an, que toute réplique militaire soit conditionnelle à l\u2019appui des Russçs au Conseil de sécurité et du Congrès aux Etats-Unis.S\u2019il ne voulait pas intervenir, c\u2019était là la bonne occasion et la bonne stratégie.Après tout, le commandant en chef semble déterminé, et ne pas trop s\u2019embêter avec le conditionnel, lorsqu\u2019il décide de l\u2019assassinat de Ben Laden, de l\u2019opération sur la Libye, et du recours massif aux drones armés.Sur la Syrie, le président choisit plutôt l\u2019improvisation et il en paye cher le prix.Élection du gouvernement Marois : un an plus tard.CHRISTIAN NADEAU Département de philosophie, Université de Montréal.Il est l\u2019auteur de Liberté, égalité, solidarité.Refonder la justice sociale et la démocratie, à paraître le 24 septembre chez Boréal.1 y a un an, j\u2019espérais de tout cœur que nous serions en mesure de surmonter les élections de manière à ne pas y voir le début et la fin de notre rapport à la politique.Où en sommes-nous aujourd\u2019hui, un an après l\u2019élection du Parti québécois ?Les élections du 4 septembre 2012 ont mis un frein temporaire aux politiques sauvages du gouvernement libéral de Jean Charest.Nous avions affaire à un gouvernement autoritaire, antidémocratique et méprisant.La victoire du PQ, en revanche, n\u2019a pas empêché une indexation des droits de scolarité.Les fameux Sommets sur l\u2019enseignement supérieur n\u2019ont pas donné lieu aux débats espérés et pour le moment, ils n\u2019augurent rien de rassurant pour la suite des choses.La brutalité policière, qui a servi d\u2019arme politique au précédent gouvernement, ne fera jamais l\u2019objet d\u2019une véritable enquête publique digne de ce nom.Le milieu écologiste n\u2019en revient toujours pas du repli du gouvernement Marois qui, dans ses premiers jours, semblait vouloir mettre au rancart la privatisation des ressources naturelles et se soumet maintenant aux diktats de l\u2019industrie.La réforme de l\u2019aide sociale de la ministre Agnès Maltais a achevé de démontrer à quel point le PQ ne souhaite même plus prétendre au statut de parti social-démocrate.Enfin, l\u2019automne s\u2019annonce douloureux avec le projet d\u2019une soi-disant Charte des valeurs québécoises.Ce tableau, déjà bien sombre, le devient plus encore si nous oublions un instant la démocratie représentative pour nous concentrer sur la mobilisation citoyenne.Au cours de 2012, pendant plusieurs mois, une partie importante de la population s\u2019est appropriée la politique comme jamais auparavant.Plusieurs ont fait l\u2019erreur de réduire cette mobilisation aux manifestations dans les rues de Montréal.L\u2019heure n\u2019était pas à la seule contestation, mais aussi à la prise en considération des responsabilités politiques qui sont les nôtres.Or, cela suppose à la fois de surveiller étroitement nos représentants et de faire nôtres les moyens d\u2019action propres aux mécanismes de contre-pouvoir.Loin de moi l\u2019idée de nier l\u2019importance de la représentation politique, qui constitue un élément essentiel de nos démocraties contemporaines.La vitalité d\u2019une communauté politique exige cependant beaucoup plus.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La première ministre Pauiine Marois lA À lire > Une version longue de ce texte \" est disponible sur LeDevoir.com.Se faire du sang de cochon Francine Pelletier Y a-t-il un lien entre le débat sur la Charte des valeurs québécoises et le geste haineux à la mosquée de Sa^enay en fin de semaine?Difficile à dire.Les crimes haineux, notamment en ce qui concerne la religion, sont à la hausse au Québec.Donc, à prévoir.CurieusemenL alors que ce type de crime est à la baisse ailleurs au Canada, il augmente ici.Hausse de 13% en 2012, selon les statistiques du ministère de la Sécurité publique du Québec.Ailleurs au Canada, également, le crime haineux vise majoritairement des gens de race ou d\u2019ethnie différente, alors qu\u2019ici, depuis quelques années, le geste vise davantage la religion, et les musulmans sont de plus en plus touchés.Les anomalies entre le Québec et le reste du Canada ne s\u2019arrêtent pas là.Le crime haineux est surtout un phénomène urbain, mais au Québec, les deux grandes instances d\u2019islamophobie ont eu lieu à Hérouxville et maintenant à Saguenay, à mille lieues des grandes villes.Y a-t-il alors un lien entre parler d\u2019accommodements, de prières et de symboles religieux et créer des poudrières en région ?Impossible de le jurer, mais disons que si la tendance se maintient.EvidemmenL du maire Tremblay au ministre Bédard, en passant par les musulmans du Saguenay, on dit exactement le contraire: un «incident isolé», un «fou», un «stupide», rien à voir avec nous.C\u2019est toujours la même rengaine chaque fois que se produit un incident choquant, violent, qui remet en question l\u2019image que nous nous faisons de nous-mêmes.Le problème, c\u2019est que même les fous et les stupides prennent leur inspiration quelque part.S\u2019il y a toujours eu raison de remettre en question la décision du gouvernement Marois de baptiser la laïcité de «valeur québécoise», il y a, depuis ce déplorable incident à Saguenay, un besoin criant de recentrer le débat.Plus on gomme la laïcité d\u2019un vernis identitaire, plus on ouvre la porte aux dérapages de type «nous et eux».Plus on invite les gens en région, qui ont moins d\u2019accointances avec la diversité culturelle, de partir en peur.Rappelons qu\u2019en février dernier, des membres de la Pédération des Québécois de souche de Chicoutimi [sic] ont distribué un tract dénonçant l\u2019immigration.De la petite bière comparativement à la dégradation d\u2019une mosquée, mais on note le penchant.De plus, la mosquée de Saguenay, qui a été éclaboussée de sang de porc et sommée de «s\u2019intégrer» ou plier bagage, paraît assez modérée.«La mosquée a été créée afin d\u2019éviter la création de salles de prière dans les lieux d\u2019,enseignement», dit son dirigeant Mustapha Elayoubi.Elle cherche à éviter les situations d\u2019accommodement raisonnable, en d\u2019autres mots.Ce n\u2019est donc pas les exigences religieuses qui ont mis ici le feu au^ poudres, mais le simple fait de la différence.À la place de Pauline Marois, ou du maire Tremblay, je serais un peu inquiète.L\u2019exemple d\u2019Outremont Comparez cette petite mosquée bien discrète, maintenant, avec la communauté hassidique à Qutremont.Ils sont ici des milliers \u2014 un cinquième de la population, en fait \u2014 qui tous les jours envahissent les rues, de Jeanne-Mance à Champagneur et de Pairmount à Van Horne, visiblement différents, visiblement non «intégrés», menant leur vie en parallèle, sans demander rien à personne, sauf peut-être le respect.Deux mondes, deux planètes, qui ne partagent pas grand-chose sauf le désir de vivre leur vie comme ils l\u2019entendent, côte à côte.Et ça marche.Il y a bien sûr un petit accrochage de temps en temps, il y a aussi quelque chose d\u2019un peu surréaliste dans tout ça, on se croirait sur un plateau de cinéma, mais il n\u2019y a pas de sang sur les murs des synagogues ni même de graffitis.Qn n\u2019entend pas les gens se plaindre les uns des autres non plus \u2014 du moins, ouvertement.Il y a dans ce quadrilatère d\u2019Qutremont ce qui nous fait raffoler, disons, de New York, quelque chose de chaotique et fluide en même temps, quelque chose de profondément énergisanfi car puisant dans les quatre coins de l\u2019humanité avec ce qu\u2019elle comporte de troublanfi de différent et d\u2019édifiant.Personnellement, c\u2019est dans ce Québec-là que je veux vivre.Pas tellement dans celui qui se fait du sang de cochon.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page le^ commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@lede-voir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (editonahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien T>egh.se(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>d2i\\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Curno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy\t(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm et Louis Gagné (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) , correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) ,Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur), Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice), Elise Girard (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guimond, Yannick Monn, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),yi2Cgiva-0\\imer Leclerc (responsable du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),C\\a.\\ideVie Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé A8 LE DEVOIR LE MERCREDI SEPTEMBRE 20IS ACTUALITES COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 de M.Gélinas ont eu raison de sa candidature au sein d\u2019Equipe Labeaume.La collusion à Gatineau obéissait à une logique différente qu\u2019à Montréal ou à Laval.Ni les élus ni les fonctionnaires n\u2019étaient dans le coup.«Notre système, il n\u2019avait pas d\u2019indices, étant donné qu\u2019on maintenait nos prix aux barèmes.Il n\u2019y avait pas un \u201cpattern \u201d qui pouvait montrer qu\u2019on se parlait», a expliqué M.Gélinas.Les firmes se partageaient les contrats en fonction de parts de marché fixées d\u2019un commun accord (celle d\u2019AECOM était de 22%).Pour éviter les ennuis, les ingénieurs conservaient sur des clefs USB les fichiers relatifs à la collusion.M.Gélinas avait mis au point une grille codée pour dicter l\u2019ordre des soumissions à ses soi-disant concurrents.Le manège a pris fin lors de l\u2019achat de Tec-sult par le géant américain AECOM, qui se montrait intraitable sur les questions d\u2019éthique et d\u2019intégrité.A l\u2019instigation des avocats de l\u2019entreprise, M.Gélinas a dénoncé ses homologues au Bureau de la concurrence et il a collaboré avec les enquêteurs de la commission.«J\u2019avais sous-estimé la gravité de l\u2019infraction », a-f il dit, plein de regrets.Le maire de Gatineau, Marc Bureau, s\u2019est dit choqué.«Tout système de collusion est inacceptable, a-fil commenté.Ce type de pratique va à l\u2019encontre de toutes les valeurs de l\u2019administration municipale.» Aucun élu ni aucun fonctionnaire n\u2019ont participé à ce système, a assuré le maire, ajoutant que les prix des contrats n\u2019avaient pas été gonflés.À Québec aussi En après-midi, un ancien vice-président d\u2019AECOM, Patrice Mathieu, a révélé l\u2019existence d\u2019une entente entre les firmes de la région de Québec pour l\u2019octroi des contrats municipaux.Tout comme M.Gélinas, il a rejeté d\u2019emblée toute possibilité de collusion dans les contrats du ministère des Transports du Québec.La collusion a débuté en 2004-2005 lors des appels d\u2019offres pour les bassins de rétention de la rivière Saint-Charles, a relaté M.Mathieu.La Ville avait fractionné l\u2019octroi des contrats pour favoriser la concurrence.Les firmes se sont entendues entre elles pour maintenir les prix à la hausse.«Ça a été long à s\u2019installer, mais on en est venus à le faire», a dit M.Mathieu, dont le témoignage se poursuivra mercredi.Après quoi le monde municipal pourra enfin souffler et se consacrer à l\u2019élection de novembre.La commission étudiera les relations incestueuses entre les syndicats de la construction et le crime organisé.Le procureur en chef Sonia LeBel, a indiqué qu\u2019il est nécessaire d\u2019examiner la vulnérabilité des syndicats à l\u2019infiltration par le crime organisé.La commission s\u2019intéressera notamment à l\u2019intimidation et à l\u2019extorsion pratiquées sur les chantiers, de même qu\u2019à la présence des «motards criminels» (c\u2019est-à-dire les Hells Angels) dans l\u2019univers syndical, entre autres avec le témoignage d\u2019un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ), Alain Belleau.Avec Gaétan Pouliot Le Devoir « Tolérance zéro » Prançois Paulhus était appelé à jouer un rôle clé dans l\u2019équipe du maire Régis Labeaume à Québec.En raison du départ de son bras droit, l\u2019ingénieur Prançois Picard, M.Labeaume le pressentait comme remplaçant ad-venant une réélection.Qr, à deux semaines du début de la campagne électorale, ses plans pourraient changer.«Est-ce que je vais aller chercher un autre ingénieur?C\u2019est pas sûr», a convenu le maire.L\u2019annonce du désistement de M.Paulhus n\u2019a pas tardé mardi.«Sur l\u2019heure du midi, il a été convenu qu\u2019il était impossible pour lui d\u2019être candidat.» Selon David Lemelin de l\u2019opposidon, c\u2019est une décision «sage».«Maintenant, j\u2019imagine /qu\u2019il y aura examen de conscience du côté d\u2019Equipe Labeaume.» Régis Labeaume souligne que son parti prône une «tolérance zéro» en madère de manquements à l\u2019éthique.11 soudent que son équipe avait pourtant bien fouillé le passé de M.Paulhus.«On avait tellement fait d\u2019efforts.On savait que tout ingénieur qui serait candidat serait scruté à la loupe.On n\u2019est pas fous.» Isabelle Porter Rectificatif Dans l\u2019ardcle Le PQ au pouvoir, un an plus tard.Deux pas en avant, un pas en arrière, un pas de côté, publié le 31 aoûf deux promesses, répertoriées comme des engagements non tenus par le gouvernement Marois, auraient plutôt dû se retrouver dans la liste des engagements réalisés ou en voie de l\u2019être.Contrairement à ce qui était écrit, le gouvernement a élaçgi le rôle du vérificateur général aux sociétés d\u2019Etat dans un projet de loi sanctionné le 14 juin dernier.Début juin, le ministre des Pinances, Nicolas Marceau, a également annoncé la mise sru pied d\u2019un comité poru statuer sru la façon de protéger les entreprises québécoises contre les offres d\u2019achat hostiles et maintenir les sièges sociaux au Québec.MINES SUITE DE LA PAGE 1 Vice-président de l\u2019Action boréale Abitibi-Té-miscamingue, Richard Desjardins a d\u2019ailleurs cité sa région natale en exemple.«L\u2019empire des mines fait en sorte qu\u2019aucun nouveau projet d\u2019aire protégée ne peut y être instauré.» En Abitibi, a-t-il illustré, l\u2019omniprésence de titres miniers (daims) a notamment pour effet de bloquer un projet d\u2019aire protégée de 1200 kilomètres carrés sur le «magnifique» territoire de Ka-nasuta, situé à l\u2019ouest de Rouyn-Noranda.Qr, bien qu\u2019il soit «claimé» depuis plusieius années, il n\u2019a jamais été démontré que ce secteiu à haute valeur écologique renfermerait un gisement minier exploitable.Les détenteurs de daims peuvent toutefois conserver leius titres et les renouveler à leiu guise, moyennant quelques dizaines de dollars par année.Un autre projet d\u2019aire protégée a quant à lui été déplacé afin d\u2019éviter d\u2019empiéter sur un territoire convoité par l\u2019industrie minière, a expliqué Richard Desjardins.Une situation qu\u2019il juge inacceptable.«On passe pour des extrémistes parce qu\u2019on veut protéger une partie du territoire de la forêt boréale.L\u2019industrie minière contrôle 40% du territoire de l\u2019Abitibi, elle en a fait une aire protégée minière.Même les sources d\u2019eau potable de Val-d\u2019Or et de Rouyn-Noranda sont claimées, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles sont une possession minière.C\u2019est énorme.Alors quand ils nous disent que les écologistes ont trop de pouvoir, c\u2019est à pleurer», a-t-il laissé tomber au cours d\u2019un entretien téléphonique.11 en a profité pour reprendre le dicton abitibien voulant qu\u2019«î7 y a la loi divine, et ensuite la loi sur les mines».Plus de pouvoir Après son passage, mardi, devant les élus qui siègent aux «consultations particulières» sur le projet de loi 43, le coréalisateur de Trou story \u2014 documentaire très critique sur l\u2019industrie minière \u2014 doute toujours de la possibilité de voir le gouvernement accoucher d\u2019une réforme minière qui mettrait fin à la préséance du droit minier.«Pour le moment, on ne le sait pas.Ça discute beaucoup, ça tourne autour du pot.Il ne faut pas oublier qu\u2019il y a une centaine de lob-byistes de l\u2019industrie qui sont très actijs.Jusqu\u2019à quel point les élus vont résister à leur influence ?On ne le sait pas encore.» Selon Richard Desjardins, il ne fait pourtant aucun doute que Québec doit profiter de la réforme de la Loi sur les mines pour se donner le pouvoir d\u2019abolir unilatéralement des daims actifs dans le buf par exemple, de protéger les sources JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE «L\u2019industrie minière contrôie 40% du territoire de i\u2019Abitibi, eiie en a fait une aire protégée minière», a affirmé Richard Desjardins en dépioyant une carte de sa région nataie devant ia commission.d\u2019eau potable des municipalités, ou encore de créer une aire protégée.«Si ça ne passe pas, ça aura été un exercice assez futile», a-t-Û prévenu.Le gouvernement Marois a prévu, avec le projet de loi 43, de donner aux municipalités régionales de comté (MRC) le droit de délimiter tout territoire «incompatible» ou alors «compatible sous conditions» avec l\u2019exploitation minière.Le ministère des Ressources naturelles compte toutefois s\u2019octroyer un droit de regard sur la définition de telles zones.Qui plus esf les daims déjà accordés sur ces zones demeureraient actifs, a rappelé lundi le porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe.Cependant, pour pouvoir être renouvelés, ils devront faire l\u2019objet de travaux d\u2019exploration.Les minières s\u2019opposent Des acterus de l\u2019industrie minière ont déjà manifesté leur opposition à ces modifications de la Loi sur les mines, en vigueur depuis le XIX® siècle.Si Québec va tout de même de l\u2019avant, ne risque-t-on pas de se priver d\u2019investissements, comme le répète le lobby minier?«C\u2019estsurtout le prix des minerais qui va justifier l\u2019exploration minière et l\u2019ouverture d\u2019une mine, a répliqué M.Des- jardins.Les minières ont toujours fait des menaces.Elles ont toujours dit: \u201cOn va s\u2019en aller.\u201d Ben, allez-vous-en, ostie! S\u2019il y a du minerai dans le sol, il va toujours rester là.Et de toute façon, il faudrait qu\u2019il reste du minerai et des mines pour nos enfants.» «Les minières ne changeront jamais d\u2019elles-mêmes, a-fil poursuivi.Tout ce qu\u2019elles ont fait, c\u2019est engager du monde pour s\u2019occuper de leurs relations publiques.Ce sont seulement les lois qui vont les forcer à changer.Pour ça, il faut que le gouvernement mette ses culottes et que les partis d\u2019opposition soient conciliants.On va tout de même pas se présenter une quatrième fois en commission parlementaire.On a autre chose à faire.» L\u2019artiste estime en outre que Québec fait fausse route en assumant la totalité de la facture de 1,2 milliard de dollars poru la restaruadon des sites miniers abandoimés.«C\u2019est un recul», selon lui, par rapport à l\u2019idée d\u2019instaruer une «contribution» de l\u2019industrie minière dans la décontamina-tion des sites.Martine Quellet avait évoqué cette idée lorsque le Fard québécois était dans l\u2019opposition.Elle a depuis été écartée.Avec Jessica Nadeau Le Devoir PAROLE SUITE DE LA PAGE 1 ciaux et autres téléphones dits intelligents.] qui peut nous faire perdre le sens de la responsabilité qui accompagne la prise de; parole en public», résume Etienne Paquette, metteur en scène de cette installation atjjpique qui vient de se poser au coin des rues Jeanne-Mance et Maisonneuve.«Mégaphone, c\u2019est une façon de redécouvrir autrement la force de cette parole» en lui donnant une autre incarnation, histoire «d\u2019avoir conscience de sa puissance, de sa richesse et de son intensité ».Chaque soir, de 20 h à 1 h, les citoyens vont donc être invités à s\u2019exprimer à voix haute dans une agora un peu particulière, par le truchement d\u2019un mégaphone surdimensionné posé au centre de la place.Les mots, tout comme fonde sonore produite par la prise de position, en plus de trouver un écho sru les parois des immeubles alentour, vont également s\u2019incarner visuellement sur la façade du pavillon Présidenf Kennedy de l\u2019UQAM, par l\u2019entremise de projections vidéo nourries par un logiciel de reconnaissance de la parole.L\u2019installation s\u2019accompagne également d\u2019une galerie qui met de l\u2019avant sept grands orateurs que le Québec a portés, histoire de les rappeler au bon souvenir de nos contemporains : Pierre Bourgault \u2014 naturellement \u2014, mais aussi Ca-millien Houde, Michèle La-londe et le redoutable chef amérindien wendat Kondia-ronk sont du nombre.Renouer avec le respect Parler pour réfléchir sur la ville \u2014 ou sur tout autre sujet \u2014, réfléchir sur un geste en lui donnant corps sur une place publique, le concept arrive à point dans un présent oû la pa- Donner le ton Hasard et coincidence.Mégaphone pose sa réflexion dans un Québec qui se questionne sru lui-même tout comme dans une ville qui, le 3 novembre prochain, va voir ses citoyens aller aux runes.Pour norurir la prise de parole, les insdgaterus de ce projet ont d\u2019aillerus imaginé 40 soirées thématiques placées sous le thème général Lance une idée sur ta ville, oû des oraterus de plusierus horizons vont venir donner le ton.Morceaux choisis : 5 septembre Imaginer Montréal : des idées sur les transports 13 septembre Le logement étudiant, parlons-en ! 19 septembre Imaginer Montréal : la gouvernance et la vie démocratique 25 septembre Les enjeux alimentaires de Montréal 9 octobre Des citoyens engagés pour l\u2019art et la culture 11 octobre Joute oratoire des candidats à la mairie de Montréal 24 octobre Imaginer Montréal : des idées pour le design Programmation détaillée à megaphonemtl.ca/fr/calendrier.Le Devoir compte d\u2019ailleurs animer cinq de ces soirées.role publique tend, dans les univers numériques surtout, à se dégrader un peu, estime la formatrice en parole publique Renée Hudon qui oeuvre dans la région de Québec.«Le mot «respect» semble être sorti du vocabulaire de plusieurs», lance-t-elle à l\u2019autre du fil.Les commentaires à teneur xénophobe qui circulent depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux, dans la foulée du débat qui s\u2019amorce sur une future Charte des valeurs québécoises, peuvent lui donner en partie raison.Tout comme, d\u2019ailleurs, les excès verbaux qui ont rythmé, peu importe leur couleru d\u2019origine, le conflit étudiant et le printemps érable qu\u2019il a fait naître en 2012.«La parole publique s\u2019accompagne d\u2019une certaine anxiété, poiusuit elle.Le regard des autres, le jugement de ceux qui reçoivent cette parole font que les gens ont peur et se sentent du coup plus responsables, plus sensibles à ce qu\u2019ils disent.Or, dans les univers numériques, cette peur disparaît, et c\u2019est finalement ce qui devient dangereux.» Les chefs d\u2019orchestre de Mégaphone n\u2019ont toutefois pas jugé bon d\u2019attirer l\u2019attention sur ces dérives, même si, avouentils.elles ont infléchi la réflexion sur ce projet imaginé, à l\u2019invitation du Quartier des spectacles, alors que la jeunesse québécoise descendait chaque soir dans la rue.Tout au plus, un ^ide de l\u2019orateur a été mis en ligne poru donner un cadre général au citoyen qui voudrait prendre la parole en public.Qn lui suggère par exemple de documenter son opinion et de vulgariser ses propos.En gros.«Il n\u2019y a pas de contraintes autres que techniques à ce projet», dit Etieime Paquette.Par exemple, la technologie de la reconnaissance de la parole n\u2019est pas encore tout à fait au point, de sorte que seuls quelques mots du discours vont être projetés, et non pas le discorus dans son endèreté.«La censure n\u2019est également pas incluse dans ce projet», sans doute parce qu\u2019il n\u2019en a pas trop besoin: «Entendre sa voix résonner au coin des rues Jeanne-Mance et Maisonneuve, c\u2019est finalement une très bonne façon de se responsabiliser», ajoute-fil.Et, du coup, de re-doimer le sens à une parole qui, comme tant d\u2019autres choses, tend parfois à se perdre quand elle se dématérialise.Le Devoir SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 «Ce n\u2019est pas le moment d\u2019être isolationniste dans un fauteuil.Ce n\u2019est pas le moment d\u2019être spectateur d\u2019un massacre », a déclaré John Kerry, en avertissant que l\u2019inaction était plus risquée qu\u2019une intervention.«L\u2019Iran espère que vous regardez de l\u2019autre côté, a-fil prévenu, en évoquant le dossier du nucléaire iranien.Notre inaction lui donnerait certainement la possibilité au mieux de se tromper sur nos intentions, quand ce ne serait pas de les mettre à l\u2019épreuve», a-fil ajouté, en citant aussi le Hezbollah et la Corée du Nord.Pendant ce temps sur le terrain, la Marine américaine ajustait son dispositif en prévision d\u2019éventuelles frappes militaires, ramenant à quatre le nombre de navires de guerre en Méditerranée orientale et dépêchant un groupe aéronaval en mer Rouge, a indiqué une responsable de la Défense.L\u2019ONU émet des réserves De son côté, le secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, a mis en garde contre les risques d\u2019une «action punitive», mettant en avant l\u2019impact qu\u2019elle pourrait avoir «sur les efforts pour empêcher d\u2019autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit».«Je demande aux membres [du Conseil de sécurité] de s\u2019unir et de définir une réponse appropriée au cas où les accusations [à propos des armes chimiques] se révéleraient vraies», a-fil déclaré.Mais pour Washington, la question est déjà réglée : le régime de Bachar al-Assad a perpétré une attaque à l\u2019arme chimique le 21 août dans la banlieue de Damas, faisant 1429 morts, dont 426 enfants.Le Hauf Commissariat de l\u2019QNU pour les réfugiés a par ailleurs estimé mardi que le nombre de réfugiés syriens dépassait désormais les deux millions, soit huit fois plus qu\u2019il y a un an.Quelque 4,2 millions de Sjuiens sont aussi déplacés à l\u2019intérieur des frontières.Au total, ce sont donc plus de six millions de personnes qui sont déracinées, soit plus du quart des 22 millions d\u2019habitants de la Sjuie.Le haufcommissaire de l\u2019QNU pour les réfugiés, Antonio Guterres, a affirmé que ce conflit était «devenu la grande tragédie de ce siècle, une calamité humanitaire indigne avec des souffrances et des déplacements de population sans équivalent dans l\u2019Histoire récente».Avec l\u2019Agence Erance-Presse et Libération Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels 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