Le devoir, 21 février 2014, Cahier A
[" www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 3 7 LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 EEVRIER 2014 1,13$\t+ TAXES =\t1,30 Le budget Marceau r r AUSTERITE PREELECTORALE A QUEBEC ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Quebec Dans un contexte préélectoral, le ministre des Finances et de l\u2019Economie, Nicolas Marceau, a présenté un budget de vaches maigres qui resserre la croissance des dépenses en santé, réduit les budgets de la plupart des ministères, et sonne le glas des garderies à 7$.Le tarif quotidien des services de garde passera à 8$ à compter de septembre prochain et à 9$ l\u2019année suivante pour être indexé par la suite.Comme promis, aucune hausse d\u2019impôt ou nouvelle taxe ne vient, accabler les contribuables.En revanche, l\u2019Etat compte sur une augmentation de 5,8% des tarifs d\u2019Hydro-Qué-bec à compter du 1®\"^ avril.Tant le chef libéral, Philippe Couillard, que celui de la Coalition avenir Québec, François Legault, ont annoncé tout de go que leurs partis voteraient contre ce budget s\u2019ils avaient à le faire, ce à quoi les deux chefs ne croient pas.Pour Philippe Couillard, le discours du budget «cache la vérité aux Québécois» parce qu\u2019il n\u2019est pas accompagné d\u2019un budget de dépenses, ce qui confirme, selon le chef libéral, l\u2019intention VOIR PAGE A 12 : BUDGET La partie de cache-cache Michel é David Aucun gouvernement dont les finances sont dans le rouge ne peut espérer marquer de points grâce à un budget.II peut même s\u2019estimer heureux de ne pas en perdre.II est clair que l\u2019au^entation du tarif des garderies sera mal accueillie par de nombreux parents, mais si le gouvernement Marois voulait donner un exemple de sa détermination à limiter les dépenses, il pouvait difficilement trouver mieux.On commence à avoir l\u2019habitude d\u2019entendre Philippe Couillard dire des choses étranges, mais on comprend mal comment il a pu voir un «dis- VOIR PAGE A 12 : CACHE-CACHE JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, est applaudi par les troupes péquistes au moment de se lever pour faire la lecture de son budget à l\u2019Assemblée nationale.GARDERIES Hausse du tarif à 9$ en 2015 EDUCATION Les commissions scoiaires écopent SANTE Bras de fer annoncé avec les médecins DEFICIT Un déficit prévu de 1,75 miiiiard Budget Marceau > Services de garde éducatifs: près de 30% de hausse en deux ans.Le PQ avait promis de ne pas toucher aux tarifs durant le mandat actuel.Les employés de l\u2019Êtat et les médecins dans la mire.Le PQ veut freiner la hausse de ses coûts de rémunération.Québec prêt à négocier un pacte avec les villes.Assoiffées de nouveaux revenus, les municipalités devront s\u2019armer de patience.Pages A 2, A 3 et A 4 Les moyens manquent.L\u2019éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 10 Aujourd\u2019hui Sotchi 2014 > Hockey féminin.Les Canadiennes arrachent l\u2019or aux Américaines au terme d\u2019une spectaculaire remontée.Nos informations sur les Jeux en pages B 8 et B 9 Cuiture > Le 13^ étage à ia piace des Festivais.L\u2019incontournable Louis-Jean Cormier lançait jeudi soir les festivités de Montréal en lumière.Page B 2 Avis légaux.B\t6 Décès.B\t4 Météo.A\t9 Mots croisés.A 8 B 9 Petites aiiiioiicos.B 4 7\t.\u2014- ^\tSudoku.B 7 Papillons en liberté Un ballet volant soigneusement orchestré PAULINE GRAVEE Depuis jeudi, plus de 2000 papillons appartenant à près de 75 espèces provenant de huit pays différents virevoltent dans la grande serre du Jardin botanique de Montréal, pour le bonheur des petits comme des grands.Cet événement toujours aussi magique malgré ses 17 ans d\u2019existence résulte d\u2019un délicat travail de préparation que quelques médias, dont Le Devoir, ont été invités à observer.Pour rassembler autant de papillons, l\u2019Insectarium de Montréal achète des chrysalides de fermes d\u2019élevage équitables situées au Costa Rica, au Salvador, au Kenya, en Malafsie, aux Philippines, en Tanzanie et aux Etats-Unis.La chrysalide sera justement la vedette de cette 17® édition de Papillons en liberté.In- forme et immobile, la chrysalide paraît inanimée, pourtant elle est le siège d\u2019une extraordinaire métamorphose.«Il s\u2019agit d\u2019une étape du cycle de vie qui est encore empreinte de mystère.Même les scientifiques cherchent encore à comprendre ce qui se passe durant cette étape où se développent tous les organes du papillon, y compris ses ailes», explique Sonia Cha-rest, la responsable des programmes publics et éducatifs à l\u2019Insectarium.Tout commence toutefois par l\u2019œuf qu\u2019un papillon femelle pond sur une plante particulière, comme le goyavier, la lime de Tahiti ou l\u2019asclépiade, qui servira de nourriture à la chenille que deviendra cet œuf Véritable machine à dévorer, la chenille peut atteindre, à la suite de plusieurs VOIR PAGE A 12 : PAPILLON ANDRE SARRAZIN ESPACE POUR LA VIE Chaque matin, les techniciens recueillent les quelque 200 à 300 papillons qui viennent d\u2019éclore dans la pouponnière et les relâchent dans la grande serre.BULENT KILIC AGENCE ERANCE-PRESSE Les violents affrontements entre manifestants et policiers se sont poursuivis jeudi à Kiev.L\u2019Ukraine au bord de la guerre civile CLAUDE LÉVESQUE L> IJnion européenne a suivi l\u2019exemple des ' Etats-Unis et décrété des sanctions contre plusieurs hauts responsables ukrainiens, au terme d\u2019une nouvelle journée de violences à Kiev et d\u2019agitation dans d\u2019autres régions d\u2019une Ukraine qui semble maintenant au bord de la guerre civile.C\u2019est dans la capitale que le bilan des heurts semble être le plus élevé.lœs services de soins d\u2019urgence établis par les protestataires ont fait état de plus de 70 morts dans la nuit et la journée de jeudi, d\u2019autres sources avançant des chiffres encore plus élevés.En tout état de cause, c\u2019est probablement d\u2019une centaine de morts qu\u2019il faut parler depuis le début des affrontements armés mardi.Tant du côté des manifestants que chez les policiers, on a en outre déploré des dizaines, voire des centaines de blessés par balle jeudi.«Les manifestants ont été tués de manière très professionnelle par des tireurs d\u2019élite qui ont visé au cœur, au cerveau ou à la carotide», a affirmé une médecin, Qlga Bogomolets, interrogée sur la chaîne privée Kanal 5, confirmant les informations voulant que le pouvoir utilise des francs-tireurs contre la foule.Pendant ce temps, les appuis au président VOIR PAGE A 12 : UKRAINE 77831303446208 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 FEVRIER 2014 LE BUDGET DU t Les revenus en milliards de dollars 16,7 Taxes à la consommation En hausse de 1,9%.Pour la première fois cette année, 100 millions provenant de la taxe sur les boissons alcoolisées sont versés au Fonds des générations.20,5 Impôts des particuliers En hausse de 5,3%.5,0 JACQUES BOISSINOT LA.PRESSE CANADIENNE Le ministre des Finances et de l\u2019Économie, Nicolas Marceau Entreprises du gouvernement En baisse de 1,3%.Notons Hydro-Qué-bec (2,9 milliards), Loto-Québec (1,18 milliard) et la SAQ (1,01 milliard) 16,5 Transferts fédéraux En baisse de 1,0%.La péréquation augmente de 18,5%, mais la compensation pour rharmonisation des taxes de vente versée lors du dernier budget est absente.Tous les documents budgétaires sont disponibles au www.finances.gouv.qc.ca Total des revenus milliards de dollars Fonds des services de santé En hausse de 3,5%.Financé par les particuliers et les entreprises, il aide au financement du système de santé.0,4 Résultats financiers de certains organismes, entités et fonds spéciaux Impôts des sociétés .En hausse de 7,3%, en majorité dû à l\u2019augmentation des bénéfices.1,8 Autres revenus En hausse de 5,8%.Ressources naturelles L\u2019augmentation de 73,8% est en partie due aux redevances minières, en hausse de 71,4% Déficit prévu 454 millions + Ottawa garnit les coffres du gouvernement Marois MARCO FORTIER à Québec Malgré une hausse appréciable des transferts fédéraux vers les coffres du Québec, le gouvernement Marois affirme que le retour du «déséquilibre fiscal» en faveur d\u2019Ottawa met en péril les finances des provinces.Les transferts en provenance d\u2019Ottawa augmentent de 8,3% en 2014-2015, pour s\u2019élever à 16,9 milliards de dollars, indique le budget Marceau déposé jeudi.Cette hausse des transferts fédéraux permet en grande partie à Québec d\u2019aspirer à l\u2019équilibre budgétaire dans un an.Les paiements de péréquation, ce programme canadien qui vise à aplanir les inégalités entre les provinces, bondissent à eux seuls de 18,3% (à 9,3 milliards) : la baisse du dividende d\u2019Hydro-Québec, attribuable à la fermeture de la centrale Gentilly-2, coûte cher au Québec; et la hausse de la population québécoise, confirmée dans le recensement de 2011, diminue le revenu par habitant, ce qui entraîne une augmentation des paiements de péréquation, explique le ministère des Finances et de l\u2019Économie.Déséquilibre fiscal A la veille du déclenchement probable d\u2019élections, le gouvernement Marois a tout de même lancé une salve en direction d\u2019Ottawa.«Le retour à une situation de déséquilibre fiscal entre le gouvernement fédéral et les provinces semble inévitable: le gouvernement fédéral enregistrera à court terme des surplus budgétaires importants, alors que les provinces continueront de subir de fortes pressions budgétaires, notamment au chapitre des dépenses en santé», indique le budget Marceau.«Rappelons qu'une situation de déséquilibre fiscal se présente lorsque les provinces ne disposent plus des revenus suffisants pour fournir les services requis par leur population, alors que le gouvernement fédéral prélève davantage de revenus qu'il en a besoin pour assumer ses propres responsabilités», poursuit le document.Le gouvernement Harper a confirmé, dans son budget déposé il y a deux semaines, un surplus budgétaire de 9,4 milliards de dollars dès 2015-2016, ce qui comprend une réserve de 3 milliards de dollars, rappelle le ministre Marceau.Au même moment, la plupart des provinces, y compris le Québec, se démènent pour atteindre de peine et de misère l\u2019équilibre budgétaire.Les projections fédérales indiquent des surplus qui atteindront 13 milliards de dollars à Ottawa en 2025-2026, note le budget du Québec.Le Devoir MATHIEU BELANGER LA PRESSE CANADIENNE Des finances précaires, disent les chambres de commerce La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) y voit l\u2019illustration de l\u2019état de grande précarité des finances publiques du Québec.«Le budget repose sur des hypothèses de revenus très optimistes et encore davantage sur sa capacité à contenir la croissance des dépenses autour de 2% par année.Dans ce contexte, ce budget apparaît, à première vue, incompatible avec les nombreuses promesses faites par le gouvernement au cours des derniers mois», a souligné Françoise Bertrand, la p.-d.g.de l\u2019organisme.La FCCQ reconnaît que le budget contient des cibles pertinentes pour le développement économique du Québec et l\u2019assainissement des finances publiques, mais il ne propose pas de solutions.Le Devoir Ancnne marge de manœnvre, dit MEQ Pour Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ), ce budget confirme l\u2019absence de marge de manœuvre.Aucune sortie de l\u2019impasse budgétaire n\u2019est possible sans une augmentation significative de la performance économique du Québec et sans un changement clair et concret de culture en matière de dépenses publiques.«Nous ne sommes toujours pas rassurés quant au plan de retour à l'équilibre budgétaire.Cependant, le budget 2014-2015 propose un changement de culture dans l'efficience de l'appareil gouvernemental et quelques marques d'une audace économique qui sont absolument nécessaires pour l'avenir du Québec.Il faut maintenant que l'Etat remonte ses manches et fasse vraiment le travail», a indiqué, Simon Prévost, le président de MEQ.Le Devoir Il faut revoir les dépenses publiques, selon le CPQ Le Conseil du patronat du Québec déplore que les déficits se poursuivent pendant au moins deux ans et il se questionne sur la capacité réelle du gouvernement à atteindre les objectifs qu\u2019il s\u2019est fixés à court terme.Invitant le gouvernement à revoir les dépenses publiques, le CPQ affirme «que le gouvernement du Québec a bénéficié d'une augmentation substantielle des transferts de péréquation de la part du gouvernement fédéral pour atteindre ses objectifs et que ces transferts continueront à augmenter, alors que, faut-il le souligner, le gouvernement fédéral a procédé à un gel de ses dépenses de fonctionnement, contrairement au gouvernement du Québec».Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR SANTE Le gouvernement veut que « l\u2019argent suive le patient » Le gouvernement confirme le virage vers un financement à l\u2019activité GUILLAUME B OURGAULT-C OTE à Québec Cy est une petite révolution qui se prépare dans le système de santé québécois: le gouvernement Marois a confirmé jeudi qu\u2019il adopte le virage vers un «financement axé sur les patients».Dans le futur, ces derniers deviendront une «source de revenus plutôt qu'une source de dépenses», souhaite-t-on.Québec fait ainsi « entièrement siennes » les recommandations d\u2019un comité d\u2019experts mandaté par le gouvernement Charest en mars 2012 pour explorer le financement axé sur les patients.Le rapport du comité (quelque 250 pages) a été présenté jeudi en même temps que le budget.55 millions sur deux ans Le gouvernement investira 55 millions sur deux ans pour soutenir l\u2019implantation du financement axé sur les patients.Celui-ci se fera de manière progressive, sur quatre ans, et Québec expliquera «prochainement» comment il entend procéder.On sait toutefois que l\u2019élargissement du Programme d\u2019accès à la chirurgie sera une première étape.La méthode de financement axé sur le patient est déjà en pratique dans plusieurs pays.Essentiellement, il s\u2019agit d\u2019établir un lien direct entre «le patient, les soins prodigués et leur financement», de manière à ce que «l'argent suive le patient».Dans un tel système, les ressources sont attribuées aux établissements en fonction des patients traités, du type de services fournis et de leur volume.C\u2019est donc le service rendu aux patients qui détermine le financement qu\u2019ob- tiennent les établissements de santé \u2014 au contraire du financement actuel «fondé sur un budget global et historique».Les paramètres du financement axé sur les patients tiennent compte de la complexité des cas et de la qualité des soins dispensés.Mais il implique que l\u2019État connaisse le coût complet d\u2019un traitement médical, du diagnostic au rétablissement, ce que Québec avoue être incapable de chiffrer aujourd\u2019hui.Les économies de coûts souhaitées en implantant cette méthode n\u2019apparaîtront pas du jour au lendemain: on vise le «moyen terme».Mais la méthode permettra d\u2019identifier les établissements plus performants et les écarts de coûts pour des actes semblables.La décision de Québec a été bien accueillie par le chef libéral, Philippe Couillard, et par l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux, favorable à une telle approche.Député de Québec solidaire, Amir Khadir estime pour sa part qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une méthode qui favorisera ultimement les cliniques privées.Coûts du système Par ailleurs, le budget prévoit que le système de santé \u2014 qui accapare 49,3% des dépenses de programmes \u2014 verra ses coûts augmenter de 3% en 2014-2015, soit de 976 millions.Dans son dernier budget, le gouvernement s\u2019était pourtant engagé à augmenter les budgets de la santé de 4,8%, a rappelé jeudi l\u2019AQESSS.Selon les fonctionnaires présents au huis clos, le défi de contrôler à 3% la hausse impliquera «des efforts de contrôle des coûts».Mais ils ne pouvaient préciser quoi, ni comment.Le Devoir LE DEVOIR LE VENDREDI 21 EEVRIER 2014 A 3 MINISTRE MARCEAU Les dépenses en milliards de dollars 2% 17,1 Education, Loisir, Sport, Enseignement supérieur.Recherche, Science et Technologie Québec espère économiser 125 millions avec entre autres des consolidations dans le réseau des commissions scolaires.15,8 Autres ministères Le gouvernement cherchera à limiter l\u2019augmentation de la masse salariale au coms des prochaines négociations collectives.Service de la dette En hausse de 1,1%.La dette brute devrait s\u2019élever à 205,6 millions en 2015, soit 54,4% du PIB.1,3 milliard La limite imposée à la croissance des dépenses de programmes pour les trois prochaines années.Le gouvernement est peu loquace sm la répartition des dépenses par ministère.Total des dépenses milliards de dollars Santé et Services sociaux En hausse de 3%.Québec compte entre autres négocier l\u2019étalement de la hausse salariale consentie aux médecins pour freiner l\u2019augmentation des dépenses.La réforme du financement nécessite un investissement de 55 millions sur deux ans.En contribution au Fonds des générations Vous venez d\u2019assister au lancement de la campagne électorale.On n\u2019aura même pas l\u2019occasion de voter sur le budget.)) Philippe Couillard, le chef du Parti libéral du Québec {{ La Coalition avenir Québec ne peut pas appuyer ce budget, c\u2019est très clair )) François Legault, le chef de la Coalition avenir Québec Après un enfant une place, le ministre nous annonce aujourd\u2019hui que c\u2019est plutôt un enfant, une piastre )} Amir Khadir, le député de Québec solidaire dans Mercier Les montants ont été arrondis: les sommes différent légèrement des totaux indiqués SERVICES DE GARDE EDUCATIFS Près de 30 % de hausse en deux ans GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ à Québec Après 10 ans de gel, les tarifs des services de garde éducatifs à contribution réduite subiront une hausse de près de 30% en deux ans si le plan budgétaire du Parti québécois est appliqué.Celui-ci prévoit ensuite une indexation annuelle pour ce service autrefois offert à 5 $.Au 1®*' septembre 2014, le gouvernement Marois prévoit de faire passer de 7$ à 8$ la contribution quotidienne des parents qui ont un enfant dans le réseau.En septembre 2015, ce tarif passera à 9$.Il sera par la suite indexé \u2014 Québec prévoit une hausse de 0,20 $ en 2016.Le bond de 2$ en deux ans correspond à une augmentation de plus de 28%, soit un peu plus de 500$ par enfant chaque année.Le PQ avait promis de ne pas toucher aux tarifs du réseau durant le mandat actuel.Québec fait valoir qu\u2019au moment de la création du réseau des services de garde à 5 $, en 1997, la contribution parentale se situait à 20% du financement total.Au fil des ans, et malgré une augmentation de 2$ des tarifs en janvier 2004, la contribution des parents n\u2019a cessé de perdre de l\u2019importance, pour s\u2019établir à 13,4% en 2013-2014.9$ Contribution quotidienne des parents à partir de septembre 2015 C\u2019est que depuis 10 ans, le développement du réseau des CPE et autres services de garde en milieu scolaire a pratiquement fait doubler les coûts (je fonctionnement du système.Etablis à 1,54 milliard en 2003-2004, ils étaient de 2,71 milliards en 2013-2014.Cette même année, Québec a investi 2,34 milliards dans le réseau.Plus concrètement, pour une place en centre de la petite enfance, la contribution annuelle (260 jours) des parents s\u2019élève aujourd\u2019hui à 1820$, par rapport à un coût total de 15379$, rappelle le budget.Fardeau fiscal Les augmentations de tarifs annoncées jeudi ramèneraient la contribution parentale à 16% de l\u2019ensemble des coûts de garde, note Québec.Ce faisant, le gouvernement y gagnera 32 millions en 2014-2015, 90 millions l\u2019année suivante et quelque 125 millions pour 2016-2017.Le ministre Nicolas Marceau a soutenu ne pas crain- iàt ' lil dre une réaction négative de la population.«La hausse des tarifs est introduite parce qu\u2019il faut stabiliser le financement de nos services de garde, a-t-il dit.Les sommes vont aussi servir à compléter le réseau», qui devrait compter 250000 places à terme, en décembre 2016.Mais pour le chef de l\u2019opposition, Philippe Couillard, la hausse est «trop rapide, trop soudaine pour les contribuables».En campagne électorale, le Parti libéral prônera plutôt une indexation des coûts, à partir du tarif actuel de 7 $.Selon Prançois Legault, chef de la CAQ, la hausse des tarifs dans les services de garde illustre bien le sens général du budget Marceau, qui augmente d\u2019après lui le fardeau fiscal des Québécois alors que «les familles sont déjà surtaxées ».Quant à Amir Khadir, de Québec solidaire, il estime que la mesure est à l\u2019image d\u2019un «hud-gej antisocial».A la CSQ, qui représente des milliers d\u2019éducateurs en garderie, la présidente Louise Chabot s\u2019est dite «fâchée» de la hausse annoncée.«En choisissant l\u2019augmentation et l\u2019indexation, on va perdre de vue que c\u2019est un régime universel.On vient de dénaturer le réseau des CPE», pense-t-elle.YAN DOUBLET LE DEVOIR La présidente de l\u2019Associa-üon québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), Hélène Gosselin, soutient l\u2019idée d\u2019un tarif à 8 $, mais craint le «choc tarifaire» que causerait le bond à 9,20$ en 2046.«Ça pourrait venir [limiter] l\u2019accès des familles à faible revenu aux CPE.Ce sont les premières à être affectées par les hausses», dit-elle, soulignant que le budget n\u2019évoque aucune mesure d\u2019atténuation pour ces ménages.L\u2019AQCPE promet de consulter ses membres au sujet de la hausse annoncée.Avec Philippe Orfali Le Devoir Les employés de l\u2019État et les médecins dans la ligne de mire MARCO FORTIER à Québec Le gouvernement Marois compte freiner la hausse importante des coûts de rémunération des employés de l\u2019ÉtaL et sru-tout des médecins, en tenant compte de la «capacité de payer des contribuables».La rémunération des 430000 employés des secteurs public et parapublic, y compris les avantages sociaux, représente 59% des dépenses de programmes \u2014 la somme considérable de 37,3 milliards de dollars par année.Il faut ajouter à cela 6,4 milliards versés aux 48000 médecins en 2043-2044, après des hausses de rémunéraüon sans précédent de 67% qui leur ont été consenües depuis cinq ans.Cette croissance de 8,9% par année, depuis 2008-2009, a été accordée aux médecins pour ajuster leurs conditions à celles du reste du Canada.Le ministre Nicolas Marceau compte renégocier l\u2019entente avec les médecins pour étaler sur une plus longue période les augmentations prévues pour les deux prochaines années.«Au terme des ententes actuelles [conclues en 2007 et en 2044], des hausses de rémunération importantes auront été consenties aux médecins au cours des dernières années.Leur financement aura nécessité des efforts de l\u2019ensemble des contribuables québécois», indique le budget déposé jeudi.Il n\u2019en fallait pas plus pour hérisser les fédérations médicales.Elles ont dûment rappelé que l'an dernier, elles avaient proposé des aménagements pour étaler les hausses consenties, mais Québec s'est retiré inopinément des discussions.Les médecins ont montré une ouverture pour discuter à nouveau du report des augmentations.Mais, rappelle le syndicat des omnipraüciens 59% Pourcentage des dépenses de programmes imputable à la rénuméraüon des employés des sectems public et parapubhc (EMQQ) par voie de communiqué, «les ententes actuellement en vigueur ont été négociées de bonne foi par toutes les parties.Toute action unilatérale de [la] part [du gouvernement] pour la renier serait odieuse à nos yeux et jugée totalement inacceptable par la profession médicale».Affrontement en vue Les syndicats attendent le gouvernement de pied ferme en vue du renouvellement des convenüons collecüves des em- ployés de l\u2019État, qui viennent à échéance le 34 mars 2045.Ils ont obtenu des hausses salariales de 7,5%, dont 0,5% était hé à la croissance économique, depuis 2040.«Avec ce qui est annoncé dans ce budget, il faut se demander si le gouvernement ne cherche pas l\u2019affrontement» avec la fonction publique, a réagi Jacques Létourneau, président de la CSN.Le ministre Marceau a beau afhrmer qu\u2019il tient à offrir une rémunération «concurrentielle» aux employés de l\u2019État, le chef de la CSN soutient que les travailleurs du secteur public ont un retard salarial de 8,3% par rapport aux autres salariés québécois, d\u2019après l\u2019Institut de la statistique du Québec.Tous les syndicats ont déploré que l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire passe par un contrôle serré des dépenses plutôt que par de nouvelles sources de revenus.Ils ont réclamé un vaste débat public sur la fiscalité.«Il y a une limite à faire porter l\u2019équilibre budgétaire sur le dos des employés du secteur public», a réagi Louise Chabot, présidente de la CSQ.«On peut s\u2019attendre à ce que le gouvernement annonce qu\u2019il coupe dans les services parce qu\u2019il n\u2019a plus les moyens de payer.» La plus grande part des nouveaux revenus ira au remboursement de la dette, a souligné la ETQ.«Pour 2014-2015 uniquement, c\u2019est près de 1,6 milliard de dollars, des sommes sonnantes et trébuchantes, qui sont détournées dans le seul but de rembourser la dette», a affirmé Serge Cadieux, secrétaire général de la ETQ.La santé, l\u2019éducation et les autres programmes sociaux écopent, selon lui.Avec Amélie Daoust-Boisvert Le Devoir COMMISSIONS SCOLAIRES 125 millions d\u2019économies en fusion MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le ministre des Einances et de l\u2019Économie, Nicolas Marceau, presse les commissions scolaires de dégager d\u2019importantes économies d\u2019échelle.Un meilleur «partage» des services dans le réseau d\u2019éducahon doublé d\u2019une fusion de «petites commissions scolaires» permettraient des économies de plus de 425 millions, est-il d\u2019avis.«Et on est très conservateur!» Le gouvernement du Québec observe un écart de plus de 4000 dollars par élève entre les commissions scolaires accueillant de 5000 à 9999 élèves et celles de 35000 élèves et plus.«Le regroupement de certaines d\u2019entre elles permettrait de dégager des économies», peut-on hre dans le Budget 2044-2045.«Les petites sont trop petites, ce qui veut dire qu\u2019il faut procéder à des regroupements», a ajouté M.Marceau.La présence d\u2019élèves en difficulté, l\u2019éloignement ou encore les services aux nouveaux arrivants expliquent en partie l\u2019écart de coût par élève, reconnaît toutefois le gouvernement.Le gouvernement entend aussi resserrer le pouvoir de taxation des commissions scolaires.«Le système de la taxation scolaire est arrivé au bout de sa vie utile», a fait valoir la ministre Marie Malavoy.La Eédération des commissions scolaires du Québec (ECSQ) demande au gouvernement de faire «la démonstration» que des économies de 425 millions résulteraient d\u2019une nouvelle vague de fusions de commissions scolaires.«Attention là, on a fait le débat de structures en 1998.On avait promis 100 millions de dollars d\u2019économies avant de faire passer le nombre de commissions scolaires de 156 à 72.Ça a coûté 40 millions de dollars supplémentaires», a indiqué sa présidente, Josée Bouchard.Le Québec compte 72 commissions scolaires, dont 60 commissions scolaires francophones et 9 commissions scolaires anglophones.Le chef de la CAQ, Erançois Legault, n\u2019a pas manqué de rappeler jeudi sa promesse de métamorphoser 69 commissions scolaires oû «une armée de fonctionnaires fait des rapports à tous les niveaux» en 39 centres de services.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 21 FEVRIER 2014 LE BUDGET DU MINISTRE MARCEAU 2MW Plongé dans des surplus d\u2019électricité, le gouvernement a allégé les modalités de l\u2019offre tarifaire Investissements-emplois d\u2019Hydro-Québec afin d\u2019accroître le nombre de projets admissibles, notamment dans le secteur manufacturier.L\u2019offre tarifaire sera consentie pour une période de dix ans ou jusqu\u2019à l\u2019épuisement des surplus mis de côté (50TWh) à toutes nouvelles charges de 2 MW ou plus.Le Devoir Une stratégie culturelle numérique Québec annonce un plan de 150 millions de dollars pour permettre au milieu culturel de poursuivre son virage numérique.Une tranche de 50 millions sera octroyée sur cinq ans au ministère de la Culture et des Communications, et 100 millions seront versés sur sept ans au Plan québécois des infrastructures.En 2012, le gouvernement Charest avait dévoilé sa propre stratégie, à hauteur de 20 millions sur cinq ans, court-circuitée par les élections.Celle des péquistes sera dévoilée dans le détail prochainement.Elle s\u2019articule autour de trois orientations : soutenir la création numérique originale pour enrichir l\u2019offre de contenus ; miser sur les outils numériques et les nouvelles habitudes de consommation pour assurer la diffusion et l\u2019accessibilité des contenus québécois ; adapter les structures législatives, juridiques et commerciales encadrant les contenus.Le Devoir Tarifs en hausse pour les étudiants étrangers Il en coûtera désormais plus cher aux étudiants étrangers pour venir étudier au Québec.Sans donner plus de détails, le gouvernement a indiqué qu\u2019il voulait revoir les tarifs et les exemptions des étudiants étrangers, y compris ceux des Canadiens non résidents, pour hausser ses revenus de 60 millions.En 2011-2012, la formation de ces étudiants a coûté 573 millions et Québec en a assumé 318 millions, soit plus de la moitié.La Eédération étudiante universitaire du Québec (EEUQ) déplore que le gouvernement introduise déjà des changements dans la tarification des étudiants étrangers sans attendre les conclusions du chantier sur la politique de financement des universités.Le Devoir Évasion fiscale: les bars visés Québec espère récupérer près de 25 millions de dollars cette année et 42 millions les années suivantes en forçant les tenanciers de bars à installer des dispositifs d\u2019enregistrement des ventes et à remettre des factures pour chaque transaction.Quelque 6100 bars et resto-bars seraient visés par ces mesures de luttes contre l\u2019évasion fiscale, selon Nicolas Marceau.Depuis l\u2019installation de modules d\u2019enregistrement des ventes dans les restaurants, en 2011, plus de 400 millions auraient été récupérés par le fisc.Le déploiement des modules dans les bars s\u2019échelonnera sur cinq mois à partir de l\u2019automne.Québec offrira des subventions pour financer l\u2019achat des appareils.Le Devoir m Juii&n MICHAËL MONNIER LE DEVOIR La Société de transport (STM) doit réduire le service d\u2019autobus à cause d\u2019un manque à gagner de 20 millions cette année.Le gouvernement est prêt à négocier un pacte avec les villes MARCO FORTIER à Québec Les villes du Québec, assoiffées de revenus pour faire rouler leurs autobus et payer leurs employés, doivent s\u2019armer de patience.Loin de livrer la petite révolution fiscale attendue, le gouvernement Marois renouvelle son intention de négocier une entente de financement avec les municipalités.Le budget du ministre Nicolas Marceau reporte aussi les grandes décisions relatives au financement des transports en commun, notamment à Montréal, oû la Société de transport (STM) doit réduire le service d\u2019autobus à cause d\u2019un manque à gagner de 20 millions cette année.A la veille du déclenchement probable des élections, le budget ouvre tout de même la porte à un financement accru de la voirie municipale et des transports collectifs.La di- versification des sources de revenus est aussi au menu des discussions entre le gouvernement et les municipalités.«Il reste des choses à attacher pour parvenir à une entente, mais on signale clairement notre positionnement», a indiqué au Devoir Sylvain Gaudreault, le ministre des Affaires muni- «C\u2019est un cadre financier en d\u2019une prochaine campagne électorale» cipales, en marge du budget déposé jeudi.Pour lui, le gouvernement affiche une volonté évidente de signer un accord avec les municipalités, malgré l\u2019absence d\u2019engagements financiers dans le budget.Pour le moment, la pile de documents déposée par le ministre Marceau ne comporte pas une ligne sur la Stratégie nationale de mobilité durable, annoncée il y a deux se- vue maines.Cette initiative vise à injecter dans les transports en commun des sommes qui avaient été prévues pour l\u2019aménagement de routes.Le financement de cette stratégie reste à établir, reconnaît le ministre Gaudreault, responsable du projet.Le budget accorde 25 millions de façon récurrente à la Ville de Montréal «afin de contribuer à la livraison des services spécifiques découlant de son rôle de métropole», et un autre 25 millions pour le projet d\u2019expansion du musée de Pointe-à-Callière.La Ville de Québec obtient, de son côté, un engagement de 63,5 millions pour réaménager le site Dalhousie, le long du fleuve, et pour construire un anneau de glace couvert.Coderre satisfait Le maire Denis Coderre s\u2019est montré plutôt satisfait du budget de Nicolas Marceau.S\u2019il admet que le budget ne règle pas le financement des transports en commun, il estime que «c\u2019est un budget qui met la table»: «c\u2019est un cadre financier en vue d\u2019une prochaine campagne électorale.» D\u2019emblée, il a salué le fait que Montréal ait pu récupérer la totalité des 25 millions accordés à la Ville depuis 2008 pour son statut de métropole.L\u2019an dernier, a-t-il rappelé, 7,2 millions avaient été retranchés de cette enveloppe.La part de 37% des fonds 90 milliards destinés aux infrastructures pour les 10 prochaines années est une bonne nouvelle, selon Deniss Coderre.«On ne se contentera pas de ça, mais c\u2019est une bonne base de négociations, a-t-il soutenu.Mais je dirais qu\u2019il y a une tendance vers le respect du poids réel de la métropole.» Le Devoir Le budget péquiste déçoit les groupes écologistes PHILIPPE ORFALI La timidité des mesures environnementales prévues dans le second budget de Nicolas Marceau surprend les groupes écologistes, qui déplorent la «place importante» accordée par le gouvernement à l\u2019exploration et à l\u2019exploitation du potentiel pétrolier du Québec, notamment à l\u2019île d\u2019Anticosti.Mis à part quelques initiatives annoncées préalablement, comme le plan d\u2019électrification des transports, ou encore la stratégie nationale pour la mobilité durable annoncée dévoilée il y a dix jours, le budget contient bien peu au goût des groupes environnementaux.Parmi ces mesures, de nouveaux investissements de 10 millions pour le développement de la filière de la biomasse forestière résiduelle, et la croissance des investissements faits au Eonds vert.Hydrocarbures Québec annonce en revanche des investissements de 250 millions dans les hydrocarbures, et de 100 millions dans les mines.Une injection de fonds qui ne satisfait pas l\u2019Association minière du (Québec.Alors que des élecfions semblent inévitables, Equiterre trouve étonnant qu\u2019aussi peu d\u2019importance ait été accordée à l\u2019environnement, particulièrement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.Personne ne s\u2019attendait à des investissements massifs en environnement, concède le porte-parole du groupe, Steven Guilbault.«Mais ce qui me déçoit beaucoup, c\u2019est qu\u2019on a l\u2019impression d\u2019avancer à vitesse grand Vpour l\u2019exploitation pétrolière, et qu\u2019on avance à pas de tortue pour la réduction des gaz à effet de serre, la dépendance au pétrole, etc.», a-t-il indiqué, enjoignant à Québec de présenter son plan d\u2019action sur les changements climatiques, qui tarde à être dévoilé.Lors des dernières élections générales, le Parti québécois s\u2019était engagé à réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES).Le Devoir LOI SUR LES SOCIETES PAR ACTIONS DU QUEBEC Pas question pour Marceau d\u2019alléger le fardeau des hauts dirigeants MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le ministre des Einances et de l\u2019Economie, Nicolas Marceau, veut bien modifier la Loi sur les sociétés par actions du Québec (LSAQ), mais pas alléger le fardeau fiscal des hauts dirigeants d\u2019entreprises afin de favoriser le maintien et le développement des sièges sociaux au Québec.«Je ne peux pas m\u2019aventurer sur ce terrain-là», a dit M.Marceau, ayant en main le rapport du Groupe de travail sur la protection des entreprises québécoises, dévoilé en marge du Budget 2014-2015.Celui-ci proposait notamment d\u2019accorder un traitement fiscal des gains sur options d\u2019achat d\u2019actions «plus favorable qu\u2019ailleurs au Canada [.] ou à tout le moins harmoniser ce traitement avec les autres provinces canadiennes», ce à quoi le gouvernement péquiste s\u2019est refusé dans un contexte financier «serré».Conseils d\u2019administration En revanche, le ministre Marceau fait sienne la proposition de modifier «rapidement» la LSAQ afin de mieux armer les conseils d\u2019administration de fleurons québécois contre des prises de contrôle non souhaitées.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Québec veut mieux armer les CA de fleiuons québécois contre des prises de contrôle non souhaitées.Le gouvernement péquiste se range aussi derrière la proposition de permettre aux conseils d\u2019administration des sociétés qui font l\u2019objet d\u2019une offre publique d\u2019achat (OPA) hostile d\u2019exercer pleinement leurs devoirs fiduciaires.L\u2019application d\u2019une telle mesure à l\u2019ensemble des entreprises cotées en Bourse «from coast to coast» contribuerait à rétablir l\u2019équilibre entre l\u2019instigateur d\u2019une OPA non sollicitée et la société dans sa mire, selon M.Marceau.« [Ces] mesures consolideront le rôle de centre décisionnel de la métropole en favorisant la rétention de nos sièges sociaux, essentiels au développement de la métropole», est persuadé le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.Il s\u2019est réjoui de la réception «très positive» du rapport du Groupe de travail sur la protection des entreprises québécoises, auquel il a participé.La modification de la Loi sur les sociétés par actions du Québec permettra de «mieux outiller» les conseils d\u2019administration aux prises avec une OPA non Ces mesures consolideront le rôle de centre décisionnel de la métropole en favorisant la rétention de nos sièges sociaux, essentiels au développement de la métropole )) Michel Leblanc, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain sollicitée, est-il d\u2019avis.Cependant, il aurait souhaité voir le ministre Marceau arrimer le traitement fiscal des gains sur options d\u2019achat d\u2019actions à celui des autres provinces canadiennes afin de favoriser la rétention de hauts dirigeants au Québec.«On se prive de rentrées fiscales.On fait fuir des gens.» Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne L\u2019occasion en or d\u2019économiser beaucoup d\u2019argent.Décollez en grand champion ! Sautez sur le solde super géant de Porter.Une montagne de rabais : jusqu\u2019à 60 % sur le tarif de base de tous les vols Porter.Réservez d\u2019ici le lundi 24 février à flyporter.com de rabais sur le tarif de base flyporter.com HALIFAX \u2022 MONCTON \u2022 MONT-TREMBLANT \u2022 MONTREAL \u2022 OTTAWA \u2022 QUEBEC \u2022 SAULT STE.MARIE \u2022 ST.JOHN\u2019S \u2022 SUDBURY THUNDER BAY \u2022 TIMMINS \u2022 TORONTO \u2022 WINDSOR \u2022 BOSTON \u2022 VERMONT \u2022 CHICAGO \u2022 MYRTLE BEACH \u2022 NEW YORK \u2022 WASHINGTON Réservez d\u2019icl 23 h 59 heure de l\u2019Est le 24 février 2014.Voyagez d\u2019IcI le 27 juin 2014.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles du 17 avril au 21 avril et du 16 mai au 19 mai 2014.Porter peut exiger un achat jusqu'à 21 jours à l'avance.Les tarifs les plus bas s'appliquent aux départs des mardi et mercredi.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 EEVRIER 2014 ACTUALITES De quoi se mêle Barroso ?Christian Rioux à Paris Ly air est connu.Aux oreilles des Québécois, il a tout d\u2019une rengaine usée à la corde.Cela ne se passe pas chez nous, mais on s\u2019y croirait.La semaine dernière, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s\u2019est fendu d\u2019une déclaration tonitruante sur la BBC.Avec son air de ne pas y toucher, il a affirmé qu\u2019il serait «extrêmement difficile, voire impossible», pour une Ecosse indépendante d\u2019adhérer à l\u2019Union européenne.Le geste est loin d\u2019être innocent à sqpt mois du référendum sur, l\u2019indépendance de l\u2019Ecosse.En septembre, les Ecossais répondront en effet à la question suivante.' «L\u2019Ecosse doit-elle devenir un pays indépendant?» Cette ingérence n\u2019est pas la première du genre.En 2012, la commissaire Viviane Reding avait lancé le même avertissement aux Catalans en pleine campagne électorale.Ce qui ne les a pas empêchés d\u2019élire une coalition nationaliste qui deyrait tenir un référendum semblable à celui des Ecossais l\u2019automne prochain malgré l\u2019opposition de Madrid.La fonctionnaire de Bruxelles avait dit aux Catalans qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019alternative : s\u2019ils quittaient l\u2019Espagne, ils quittaient aussi l\u2019Union eiuopéenne.On peut penser que ces interventions sont de bonne guerre.Au fond, l\u2019Union européenne ne faif que défendre les intérêts bien sentis des Etats qui en sont membres, ici le Royaume-Uni et l\u2019Espagne.Mais comment ne pas ressentir la colère des élus écossais et catalans qui se font faire la leçon par de simples technocrates sans le moindre mandat démocratique ?Sans peuple européen, la démocratie de l\u2019UE sera toujours bancale.Or, quand on n\u2019a pas subi l\u2019épreuve des urnes, on se garde au moins une petite gêne.P\u2019autant que l\u2019exercice qui se prépare en Ecosse s\u2019annonce exemplaire sur le plan démocratique.Quelle ironie de voir Bruxelles menacer les plus européens des habitants du Royaume-Uni ! Et cela, alors même que le premier ministre britannique, David Cameron, nargue l\u2019Europe en promettant d\u2019ici 2017 son propre référendum sur l\u2019appartenance du Royaume-Uni à l\u2019Union.Référendum qui pourrait exclure de force les Ecossais d\u2019une Europe qu\u2019ils chérissent tant.Mais Bruxelles n\u2019en est pas à une contradiction près.La voilà qui dit vouloir fermer la porte au pays qui a vu naître David Hume et Adam Smith pendant qu\u2019elle négocie avec la Turquie et envisage d\u2019accorder à l\u2019Albanie le statut de pays candidat.Le monde à l\u2019envers ! En réalité, le débat sqr le maintien dans rUnion européenne de l\u2019Ecosse une fois celle-ci indépendante est plus complexe que ne le laisse entendre José Manuel Barroso.Il est vrai que nombrç de juristes soutiennent comme lui qu\u2019un Etat qui fait sécession devrait à nouveau faire acte de candidature avec les procédures complexes que cela implique.Processus qui pourrait théoriquement être bloqué par l\u2019Espagne et le Royaume-Uni.Madrid ne s\u2019était-elle pas opposée à la reconnaissance du Kosovo par l\u2019Union européenne de crainte de créer un précédent?Mais il y a d\u2019autres juristes, certes minoritaires, qui soutiennent le contraire.Invoquant l\u2019idée d\u2019un «élargissement intérieur», une étude catalane concluait récemment à l\u2019automaticité de l\u2019adhésion des nouvelles entités étatiques à l\u2019Union européenne.Heureusement, les esprits pragmatiques ne s\u2019en tiennent pas à ces raisonnements purement juridiques.Car, entre eux, il y a tout l\u2019espace de la politique, celle qui est faite justement par les peuples dont M.Barroso semble se soucier comme d\u2019une guigne.Selon la juriste Clara Murphy, qui travaille à la Cour pénale ipterna-tionale, la reconnaissance d\u2019un nouvel Etat est un «domaine où les négociations ad hoc et la coopération politique, plutôt que le droit international, peut être déterminant».C\u2019est aussi l\u2019opinion d\u2019Yves Gounin, qui signe un article sur le sujet dans le dernier numéro de la revue Politique étrangère.Cet ancien directeur de cabinet du ministre français délété aux Affaires européennes estime que l\u2019Union européenne n\u2019aurait aucun intérêt à «compliquer la (ré)admis-sion de ces Etats ».Pourquoi, en effet, une fois franchi le Rubicon, les mettre en quarantaine ?Selon lui, la solution la plus raisonnable serait celle d\u2019une négociation simultanée des modalités de l\u2019indépendance et d\u2019adhésion à l\u2019Union européenne.C\u2019est aussi l\u2019opinion de l\u2019ancien juge de la Cour de justice de l\u2019Union européenne, David Edwards.Ces experts savent que, dans ce genre de crise, le droit ne dit pas tout.Bref, la politique reprend ses droits.Cette nouvelle déclaration de José Manuel Barroso vient confirmer, si cela était nécessaire, l\u2019espèce de nausée qui semble s\u2019emparer des technocrates de Bruxelles chaque fois que les nations européennes s\u2019expriment.C\u2019est ce qui s\u2019était produit en 2005 quand la Erance et les Pays-Bas avaient rejeté par référendum le projet de constitution européenne.C\u2019est ce qui vient de se produire lors du récent référendum suisse contre l\u2019immigration de masse.Et c\u2019est ce qu\u2019on risque d\u2019entendre à répétition d\u2019ici les référendums catalan et écossais.Eaut-il en conclure que rUnion européenne est allergique à la démocratie et aux peuples qui la composent?crioux@ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans son discours d\u2019ouverture du congrès jeudi soir, Justin Trudeau a senti ie besoin de rassurer ies miiitants hors Québec.CONGRÈS DU PLC Des libéraux voient d\u2019un bon œil un PQ majoritaire HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Quelque 3000 militants libéraux convergent vers Montréal ce week-end pour le congrès bisannuel du Parti libéral du Canada et l\u2019atmosphère est à l\u2019espoir.Les sondages sont bons et dans les coulisses, on calcule même que la perspective de l\u2019élection d\u2019un gouvernement pé-quiste majoritaire pourrait rapatrier au PLC des fédéralistes inquiets.Les derniers coups de sonde accordent au PLC entre 34 et 37% des intentions de vote, avec le Parti conservateur derrière à 26, 28 ou 30% selon les maisons.Au Québec, où les libéraux n\u2019avaient obtenu que 14% de votes à l\u2019élection de 2011 et remporté que sept sièges, ils trônent désormais en tête de palmarès avec 34%, contre 30% pour le NPD.Pour certains stratèges, le contexte politique provincial pourrait consolider cette avance.«Je vois que Pauline Marois a une bonne chance de prendre le pouvoir et si je me mets dans la peau de Pauline Marois, je tiendrais un référendum pendant que Stephen Harper est encore là.Il n\u2019a pas un représentant du gouvernement qui est crédible au Québec qui est capable de dire \u201con vous veut avec nous\u201d», lance une source libérale qui désire rester dans l\u2019ombre.«Les gens voteront peut-être Marois pas parce qu\u2019ils sont souverainistes, mais parce que la charte leur plaît, mais quand l\u2019élection fédérale va arriver, ils vont contrebalancer leur vote et l\u2019envoyer dans le camp libéral.La terre est fertile pour une avancée libérale au Québec.» Un PQ menaçant Un autre militant influent ajoute: «Il n\u2019y a rien de mieux pour le PLC en Ontario ou en Colombie-Britannique qu\u2019un Parti québécois très menaçant», dit cette personne bien au fait de la dynamique québécoise.Le PLC a été en poste à Qt-tawa chaque fois que le Parti québécois a été porté au pouvoir à Québec : Pierre Elliott Trudeau (avec l\u2019hiatus de Joe Clark de neuf mois) pendant les mandats de René Lévesque et Jean Chrétien pendant les mandats de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.Seule exception : le mandat minoritaire de M\u201c® Marois obtenu à l\u2019arraché en 2012 pendant le règne de Stephen Harper.Un proche conseiller de M.Trudeau, Robert Asselin, reconnaît ce fait, mais ajoute rapidement «qu\u2019il ne faut pas être cynique par rapport à l\u2019unité canadienne.Il faut toujours souhaiter que les partis fédéralistes gagnent au Québec.Alors on ne fait pas ce calcul-là, mais c\u2019est certain que si Pauline Marois met la pédale souverainiste au fond, Justin ne va pas se cacher pour défendre l\u2019unité du pays.» Dans son discours d\u2019ouverture du congrès jeudi soir, Justin Trudeau a senti le besoin de rassurer les militants hors Québec.«Je sais que vous êtes inquiets de ce que les divisions soient ravivées dans la province ces jours-ci et que la politique identitaire génère de la peur et de l\u2019intolérance.Mais ayez foi», a-t-il dit en anglais, avant d\u2019ajouter: «A mes compatriotes québécois, je dis ceci: nous avons passé assez de temps en mode protestation.» Pour l\u2019anecdote, M.Trudeau a fait un coup d\u2019éclat pendant ses remarques liminaires en appelant par vidéoconférence sa conjointe, restée à la maison parce qu\u2019elle devrait accoucher d\u2019un jour à l\u2019autre d\u2019un troisième enfant.Celle-ci a exhibé son ventre, tout comme la dentition nouvellement trouée de leur jeune fille, au ravissement général des militants.Le Devoir FIN DU COURRIER À DOMICILE La couronne nord de Montréal est la première victime MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Tel qu\u2019annoncé avant Noël, Postes Canada va de l\u2019avant avec sa restructuration et cessera de livrer son courrier à domicile dans 11 municipalités dès l\u2019automne.Parmi les premières villes visées, cinq se trouvent dans la couronne nord de Montréal.Les villes les plus touchées sont cependant en Qntario \u2014 notamment à l\u2019ouest d\u2019Otta\\ya \u2014, au Manitoba, en Alberta et en Nouvelle-Ecosse.D\u2019ici septembre, des boîtes postales communautaires seront installées pour remplacer d\u2019ici octobre ou novembre la livraison du courrier à domicile pour des milliers de foyers au pays.Au nord de Montréal, la ville de Repentigny est la plus touchée, avec 14400 adresses qui ne recevront plus leiu courrier directement à leiu porte.Dans la ville voisine, à Charlemagne, ce sont 1300 adresses.«La ville de Repentigny n\u2019est pas d\u2019accord avec cette décision, qui a été prise de façon unilatérale.On l\u2019a presque appris en même temps que les citoyens», a déploré Marlène Girard, au biueau de la mairesse Chantal Deschamps.Mise «devant le fait accompli», la Ville promet d\u2019être vigilante en surveillant la mise en place des boîtes communautaires, et en veillant à protéger ses résidants âgés.À Repentigny comme ailleurs dans la région, les quartiers de nouveaux développements comptaient déjà des boîtes communautaires \u2014 environ 30% du ter-ritqire des municipalités.À l\u2019ouest, dans les Laurentides, 3350 adresses seront touchées à Rosemère, 2550 à Lorraine et 2750 à Bois-des-Eilion.Personnes âgées S\u2019inquiétant aussi de l\u2019impact de ces changements pour les aînés de Bois-des-Eilion \u2014 qui comptent pour 15% de la population, une moyenne semblable aux villes voisines \u2014, le maire, Paul Larocque, a déploré la restructuration de la société d\u2019Etat.«La présence quotidienne du facteur dans les rues de la ville représentait pour beaucoup de personnes une présence rassurante et s\u2019inscrivait dans une tradition plus que centenaire, en plus de constituer un service public assumé par les contribuables à travers les taxes et les impôts.» Son porte-parole, Jean Goulet, s\u2019est cependant dit rassuré de voir que Postes Canada a développé une «stratégie pour s\u2019asseoir avec le service d\u2019urbanisme de notre ville pour choisir les emplacements, le meilleur esthétisme des boîtes».«Autant que possible, on va faire ce qu\u2019on peut pour essayer d\u2019accommoder les municipalités.C\u2019est dans notre intérêt que ce soit bien fait», a expliqué au DewoiV Jacques Côté, de Postes Canada.Les populations à mobilité réduite et les aînés seront protégés autant que possible.Certains «cas lourds», «exceptionnels», risquent néanmoins d\u2019être touchés, mais la poste pourrait, par exemple, offrir des clés de poste supplémentaires à leur famille.Dans l\u2019ouest d\u2019Qttawa, à Kanata, 7900 adresses perdront leur service de livraison.Les changements préoccupent le maire ottavien Jim Watson, qui compte soulever la question lors d\u2019une rencontre avec ses homologues à Qt-ta\\ya, la semaine prochaine.À Qakville, 26400 adresses sont visées; à Calgary, 10450; à Port McMurray, 8450; à Winnipeg, 12 500 ; à Halifax, 9950.Sur Twitter: @M Vastel Le Devoir COMMISSION CHARBONNEAU « Rambo » Gauthier fustige un témoin BRIAN MYLES Bernard «Rambo» Gauthier s\u2019en est pris avec hargne à l\u2019entrepreneur Normand Pedneault dans un statut Pacebook, le qualifiant de «profiteur» et d\u2019autres termes encore moins élogieux.«Un autre qui a fait ca fortune sur le dos des travailleurs.Il t\u2019as toute qu\u2019une feuille de route notre victime, c\u2019est juste de valeur que la commission en a pas parler, mais ont va voir ce qu\u2019ont peut faire avec ca [sic] », a écrit l\u2019agent d\u2019affaires de la ETQ-Construc-tion (ETQ-C) sur la Côte-Nord.Sur Twitter, la PTQ-C s\u2019est dissociée de ce coup de gueule de « Rambo».«Ces propos ont été faits dans un cadre personnel et ne représentent pas la ETQ-Construction, gazouille la centrale.Nous ferons des commentaires une fois que la [commission] aura terminé son \u201cchapitre \u201d syndical.» L\u2019entrepreneur Normand Pedneault déclaré mercredi, lors de son témoignage à la commission Char-bonneau, que Bernard Gauthier (Union des opérateurs de machinerie lourde) et Michel Bézeau (Association des manoeuvres interprovinciaux) avaient multiplié les gestes d\u2019intimidation et de violence pour ex- clure son entreprise familiale des chantiers de la Côte-Nord.Il a raconté avec émotion que ses deux frères avaient été battus et menacés par les hommes de Gauthier et de Bézeau, car il n\u2019avait pas voulu céder à la ETQ-C le contrôle des embauches siu ses chantiers.Contrairement à ce qu\u2019il avait laissé entendre, M.Pedneault et ses frères n\u2019ont pas porté plainte au criminel à la Sûreté du Québec (SQ) poiu ces agressions physiques.Témoin attendu Bernard Gauthier témoignera la semaine prochaine à la commission Charbonneau.Un enquêteur de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Jean-Prançois Sa-boiuin, a relaté que Gauthier est l\u2019un des principaux responsables du «climat de peur» qui s\u2019est installé dans la construction.«Tout tourne autour de la volonté de certains individus de contrôler tout mouvement de main-d\u2019œuvre dans un métier ou une région», a-t-il dit.Sur la Côte-Nord, il a écorché le local 791 des opérateurs de machinerie lourde (Bernard Gauthier) et l\u2019AMI (Michel Bézeau, qui oeuvre maintenant à Montréal).Leur influence siu l\u2019organisation du travail est si grande qu\u2019il a évoqué l\u2019existence d\u2019une «clause Rambo» et d\u2019une «clause Bézeau» dans la convention collective.En Gaspésie, M.Sabourin a dénoncé le local 791-G des grutiers, noyauté par un travailleur sans aucune fonction officielle au syndicat, Larry Roy.Au Saguenay, le local 711 des monteurs de l\u2019International agissait comme un cartel à l\u2019époque où Denis Jobin était responsable.Les électriciens de la Pl-PQE ont noyauté le secteur industriel un peu partout, au même titre que les tuyauteurs et soudeurs du local 144 (International).Poiu arriver à asseoir leur monopole, les centrales passaient des accords avec les entrepreneurs, a dit M.Saboiuin.La situation s\u2019est améliorée depuis que la CCQ a pris le contrôle du placement de la main-d\u2019œuvre, a précisé l\u2019enquêteur.Dans le cadre de ses fonctions, il a rencontré environ 1000 témoins pour enquêter siu des allégations de maraudage illégal, arrêt d\u2019un chantier, menaces et intimidation.Il s\u2019est heurté à de grandes difficultés pour trouver des témoins ou pour corroborer leurs propos.Le Devoir -J- ¦ae, -v YASUYOSHI CHIBA AGENCE ERANCE-PRESSE La déforestation frappe le nord-est du Brésil.rv Lire aussi > La déforestation \" est un fléau à i\u2019écheiie piané-taire et Google veut désormais en venir à bout.Jeudi, le géant américain du tout-numérique a lancé le premier observatoire mondial de la forêt pour suivre la disparition des arbres sur la surface du globe en temps réel.Un projet numériquement ambitieux à découvrir sur le blogue de notre journaliste Pabien Deglise, Les mutations tranquilles.http://bit.ly/ArbresGoo-glee.Sur LeDevoir.com FORUMS CIAL DES PEUPLES Un autre Canada est possible, et nécessaire! CETTE PAGE EST PRODUITE PAR ALTERNATIVES > LA SOLIDARITE EN ACTION > WWW.ALTERNATIVES.CA NOUS DÉEENDONS LA JUSTICE SOCIALE, L'ÉQUITÉ, LA DÉMOCRATIE ET LES DROITS PARTOUT SUR LA PLANÈTE Du 21 au 24 août 2014 se tiendra le tout premier Forum social des peuples de l'histoire de ce pays.Des milliers de personnes de partout au Canada convergeront vers Ottawa pour débattre des moyens de résister aux politiques d'austérité promulguées par l'actuel gouvernement fédéral et pour bâtir les alliances qui sont nécessaires maintenant et pour l'avenir.La colère et le mécontentement contre le gouvernement conservateur ne cesse d'augmenter partout au Canada.Groupes environnementalistes, communautés autochtones, étudiants, syndicats, organisations démocratigues, de femmes, associations culturelles, - en réalité, toutes les organisations de la société civile et même nos institutions démocratigues - sont aujourd'hui menacées et par les politigues et les actions du gouvernement canadien.Des manifestations pour la Justice sociale et environnementale surgissent dans tout le pays.Bâtir urj frorjt corTjrTJurj corjtre la droite Le Forum social des peuples est un processus partant de la base et des luttes menées guotidiennement sur le terrain.Il vise à stimuler les débats, les solidarités et les actions collectives.Sa construction est ouverte et inclusive et s'adresse à tous les mouvements sociaux du Canada, du Québec ainsi gu'aux peuples autochtones.Au delà des politigues d'austérité mises de l'avant par l'actuel gouvernement fédéral, à plus long terme, cette démarche sera le fondement d'un changement en profondeur tant au niveau économigue, social gue politigue.Qu'est-ce qu'un forunn social ^ Les forums sociaux sont des espaces permettant la discussion des problématigues sociales ainsi gue l'identification des pistes d'action collectives pour y répondre.Ils cherchent à stimuler la création de solidarités et de convergences entre les luttes.Ils sont animés par les valeurs dejustice sociale, de démocratie participative et d'inclusion.Des assemblées de convergence permettront de rassembler les participants sur la base de thématigues communes, par exemple la lutte aux changements climatigues, la défense des services publigues ou la défense des droits humains.L'austérité dans la mire de TASSÉ Coop Média de Montréal, 8 novembre 2013 (traduit de l'anglais) L'Association pour une solidarité syndicale étudiante ajoué un rôle de premier plan dans la grève étudiante de 2011-2012 au Québec Maintenant, l'organisation étudiante se penche sur les moyens de bâtir des ponts avec d'autres mouvements dans une tentative de créer un mouvement de résistance pan-canadien LASSÉ milite pour faire du thème de l'éducation un enjeu important du Forum social des peuples en 2014 FTQ: Daniel Boyer annonce une campagne de mobilisation contre Harper Le Devoir, 5janvier 2014 « Il y a un forum social des peuples gui se tiendra au mois d'août prochain, gui rassemblera des gens un peu plus à gauche, sociaux-démocrates, gui auront tous un objectif commun, soit celui de battre Stephen Flarper en 2015 », lance Daniel Boyer La CSN veut un front syndical contre Harper La Presse Canadienne, 7 novembre 2013 Le temps est venu pour le mouvement syndical au Canada de se mobiliser afin de contrer les politigues antisyndicales du gouvernement Flarper, a soutenujeudi le secrétaire général de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lortie M Lortie a affirmé gue des efforts étaient en cours pour organiser une « coalition arc-en-ciel » de syndicats, d'environnementalistes et d'autres organisations pour rassembler 20 000 personnes à Ottawa l'été prochain, afin de s'opposer à l'ordre du jour du gouvernement » Les Premières Nations au Forum social des peuples Déclaration Caucus des premières Nations du Forum social des peuples, 26janvier 2013 « Nous reconnaissons le besoin de travailler en partenariat avec nos alliés et nos groupes alliés, parce gue nous comprenons gue leur libération est liée à la nôtre ' Sur l'île de la Tortue, nous sommes plusieurs nations, aux cultures et aux valeurs différentes, aux tactigues et stratégies distinctes, gu'il faut respecter, et gui visent à s'affranchir de plus de 500 ans d'oppression Le Forum social des peuples doit travailler activement à créer un espace, non seulement pour assurer l'inclusion de ces peuples, mais aussi pour permettre à nos peuples de jouer un rôle actif en guidant et en exerçant un leadership dans ce processus Ceci peut-être réalisé à travers la reconnaissance des valeurs distinctes et des droits des nombreuses nations de l'île de la Tortue » « Les peuples autochtones ont ras-le-bol du gouvernement Harper.Ils aspirent à une convergence des luttes gui pourrait se concrétiser avec cette initiative du Forum social des peuples.C'est un excellent moyen de lutter pour la décolonisation des esprits et des institutions.» \u2014 Wldla Larlvlère, fondatrice d'idle No More Québec, 24janvier 2014 Why we need the people's social forum Par Derrick O'Keefe, journaliste, dans Canadian Dimension, 21 janvier 2014 \"I think that the Peoples' Social Forum is a very important initiative More than a one-off major event, the Social Forum process has the potential to provide a framework for unity and coordination of all political forces opposing Flarper and neoliberalism\" 1 Iternatives La solidarité en action Soutenez alternatives en faisant un don ou en devenant membre! uis au Forum social des peuples Alliance de la fonction publique du Canada, Alternatives, Association québécoise des organismes de coopération internationales (AQOCI), Centre d'écologie urbaine de Montréal, Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Chantier de l'économie sociale.Coalition Against Israeli Apartheid,Toronto, Common Frontiers, Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Conseil des canadiens.Conseil québécois des gais et lesbiennes.Conseil régional FTQ Montréal Métropolitain, Fédération des femmes du Québec, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec(FIQ), Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (CSN), Femmes Autochtones du Québec, Front d'action populaire en réaménagement urbain.Indigenous Environmental Network, Indigenous Peoples Solidarity Movement, Institut du nouveau monde, Latin American and Caribbean Solidarity Network, Latin American Trade Unions Coalition, Qntario Lederation of Labour (QLL), Qccupy Toronto, Réseau canadien de développement économique communautaire (RCDÉC), Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier.Syndicat canadien des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), Toronto Bolivia Solidarity, Toronto Stop the Cuts, twitter (Qalternativesf ffacebook.com /alternativesf web alternatives.ca téléphone (514) 982-6606 A 8 LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 EEVRIER 2014 ACTUALITES Retraites : Maltais effraie les syndicats ISABELLE PORTER à Québec Le projet de loi Maltais sur les régimes de retraite forcerait les deux tiers des moyennes et grandes villes à restructurer leurs régimes d\u2019ici un an et demi.Et ce, dans des conditions qui déplaisent particuliérement aux syndicats.La ministre du Travail, Agnès Maltais, s\u2019est vantée jeudi d\u2019avoir «pris le taureau par les cornes» alors que «tout le monde» disait que le gouvernement avait «ta-bletté» le rapport D\u2019Amours sur les régimes de retraite.Chose certaine, les syndicats ont été très surpris par ce qui est proposé.«J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y a juste un lobby qui a été écouté, a déclaré Ronald Martin, du Regroupement des associations des pompiers du Québec.Dans certains cas, le projet de loi bafoue 20 ans de négos.» Du côté des cols bleus aussi on est extrêmement inquiet.«Il y a beaucoup de monde qui va passer dans le tordeur», a remarqué Marc Ranger, du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui regroupe la plupart des syndicats de travailleurs manuels.Parmi les aspects du projet de loi qui dérangent: l\u2019obligation de partager en parts égales (50-50%) le déficit courant des régimes de retraite.Les syndicats de policiers et de pompiers, notamment, partent de loin en ces matières et auraient préféré qu\u2019on laisse cela à la négociation.De plus, les pompiers n\u2019apprécient guère qu\u2019on les soumette à un processus de conciliation comme les autres alors qu\u2019ils ont normalement leur propre système d\u2019arbitrage.La ministre propose en effet un modèle unique pour, dit-elle, «sauver» les régimes à presta- tions déterminées.La grande majorité des villes seraient obligées de se prêter à l\u2019exercice d\u2019une durée de 18 mois.Le processus sera en effet obligatoire pour toutes celles dont le taux de cotisation au régime est de moins de 85% ou qui offrent des subventions au départ à la retraite pour les moins de 55 ans.Actuellement, 110 des 170 régimes de retraite municipaux entrent dans l\u2019une de ces catégories, dont Québec, Montréal ou encore Rimouski.Le maire de Québec, Régis Labeaume, n\u2019a pas réagi au projet de loi jeudi puisqu\u2019il était en déplacement vers l\u2019Europe.M\u201c® Maltais a notamment cédé à sa demande de permettre aux maires de négocier sur les déficits passés.Pour le SCFP, c\u2019est «catastrophique».Marc Ranger estime que cela réduira à zéro le rapport de force des syndicats.f Elections M\u201c® Maltais a par ailleurs résisté aux pressions pour ce qui est de la Commission des relations du travail (CRT).Cette dernière devra trancher les différends des villes et des syndicats qui ne s\u2019entendront ni pendant la période de négo ni en conciliation.La CRT, a-t-elle concédé, aura «le gros bout du bâton».Toutefois, elle a dit s\u2019attendre à ce que cela ne touche que la minorité des «cas de problèmes».Reste à savoir ce qu\u2019il adviendra de ce projet de loi si des élections sont déclenchées.Interrogée là-dessus, la ministre a laissé entendre qu\u2019une victoire du PQ pourrait permettre son adoption comme prévu avant l\u2019été: «Élection ou pas, on va se rendre à l\u2019adoption pour le mois de juin.» Le Devoir Marois et Blanchet en commission pariementaire Québec \u2014 La première ministre Pauline Marois et son mari, Claude Blanchet, devront témoigner en commission parlementaire au sujet d\u2019un mystérieux investissement du Fonds de solidarité FTQ dans une société que dirigeait M.Blanchet il y a plusieurs années.La motion ca-quiste et libérale visant à faire comparaître le couple a été adoptée jeudi à l\u2019Assemblée na- tionale par 60 voix contre 52, avec une abstention, celle de la députée de Gouin et co-porte-pa-role de Québec solidaire, Françoise David.M.Blanchet et M\u201c® Marois auront droit chacun à un exposé d\u2019une durée maximale de 15 minutes devant la Commission des finances publiques.Les deux principaux partis d\u2019opposition espèrent braquer les projecteurs sur une entente présumée liant M.Blanchet, la FTQ et la chef péquiste, évoquée dans des écoutes téléphoniques divulguées à la commission Charbonneau.La Presse canadienne MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tMouvement et bruit de ce qui s'agite en tous sens et en grand nombre.2.\tAu moment d'un événement (Ô de) -Véhicule public.3.\tPaiement annuel - Elle porte une fleur.4.\tPeuple amérindien du Canada - Considérés.5.\tFut aimée de Zeus -Piante textiie -Reconnaissance de sa culpabiiité.6.\tA coté du boeuf, dans la crèche - Inflammation de l'oreille - A lui.7.\tFermer une porte avec une petite serrure mobile.8.\tDiscours à la louange de quelqu'un - Terminaison.9.\tTour d'une mosquée -Potelé.10.\tTête de rocher -Empereur de Russie.11.\tVer - Se repose.12.\tUtiles pour les premiers coups - État d'Europe orientale.VERTICALEMENT 1.De façon hostile.2.\tRoutine - Réunion d'animaux dans un même repaire.3.\tFrêne du sud de l'Europe - Permet d'éplucher.4.\tCourant - Hérissés.5.\tCouvrir d'un halogène.6.\tDormante - Variété de prune.7.\tÉpluchées - Instruits d'un secret.8.\tJamais le mot de la fin -Langue du groupe turc.9.\tStimulés - Oiseau disparu.10.\tCoupe la tête - Tige aérienne rampante.11.\tCrawleuse - Langue.12.\tÀ un haut degré - Le troène en est un.1 23456789 1011 12 Ll 1\t\tT\t1\tG\t1\tE|U|S\tE\tS\t E\tL\t1\tS\t1\tO\tnMa\tV\tE\tC G\t\tR\t1\t\tL\to|n|g\tA\tN\tE A\tM\tA\ts\tS\tE\trHo\tS\tE\tR L\tA\tS\t\tA\t\tMiolu\t1\tS\tE A GJ T A O.2 N E ^ NlSj s T IT E R E U m E\t\t1\tD\tE\tA\tL N\tT\tE\tR\t\tM\t1 S\t1\tR\tO\tT\tE\tE U\tE\t\tG\tA\tU\tR E\tN\tS\tU\t1\tT\tE L\t\tR\tE\tN\tE\tS PROJET DE LOI 52 « Mourir dans la dignité » échappe au vote AMELIE DAOUST-BOISVERT Les parlementaires ont quitté le Salon bleu jeudi sans avoir voté sur le projet de loi 52.Il mourra vraisemblablement au feuilleton, ayant échappé au vote après le refus du Parti libéral du Québec de prolonger les travaux parlementaires.La ministre Véronique Hi-von n\u2019a pas caché sa déception.«La population est perdante.La démocratie vit un jour difficile», a-t-elle estimé.La Coalition avenir Québec et Québec solidaire avaient donné leur consentement, mais le Parti libéral du Québec a refusé de poursuivre les échanges sur le projet de loi 52 à l\u2019heure du midi et en soirée jeudi, ce qui a tué tout espoir de procéder au vote avant la relâche.Cela paraît improbable, mais le projet de loi pourrait encore être débattu le 11 mars, avant le débat sur le budget, si tous les partis y consentaient, a plaidé le PLQ.Mais Véronique Hivon n\u2019a pas montré une grande ouverture.«À partir du 11 mars, c\u2019est le débat sur le budget qui aura préséance.Ce qu\u2019on voulait, c\u2019était protéger le projet de loi des aléas qui viennent avec le dépôt d\u2019un budget», a-t-elle plaidé.« Ce qui rend ce projet de loi politique et partisan aujourd\u2019hui, c\u2019est la décision de M®'' Marois de déclencher des élections», a accusé le chef du PLQ, Philippe Couillard.Il explique son refus de siéger plus longtemps pour permettre le vote en affirmant qu\u2019il refuse de «tomber dans le panneau» d\u2019une «manoeuvre bassement partisane du Parti québécois».M.Couillard a en outre affirmé qu\u2019il était hors de ques- tion de limiter le temps de parole de ses députés sur une question aussi importante.Le leader du gouvernement, Stéphane Bédard, alors que la mort au feuilleton plus que probable du projet de loi se profilait à l\u2019heure du midi, a affirmé qu\u2019il vivait le «moment le plus décevant» de toute sa carrière.«C\u2019est faux qu\u2019on manque de temps, a-t-il martelé en conférence de presse.J\u2019aurais accepté d\u2019entendre jusque dans la nuit ceux qui voulaient s\u2019exprimer.» Leadership questionné Stéphane Bédard et Bernard Drainville ont tous deux mis en doute le leadership de Philippe Couillard dans la journée.Selon M.Bédard, M.Couillard a «abdiqué ses responsabilités.Je pense qu\u2019il souhaitait surtout ne pas voter sur le projet de loi 52».La CAQ et Québec solidaire ont déploré la tournure partisane des événements, accusant tant le gouvernement que les libéraux.«Ceux qui sont les plus pénalisés, ce sont les gens qui souffrent; ils auront raison d\u2019être déçus», a lancé la députée caquiste Hélène Daneault.Françoise David «renvoie le PQ et le PLQ, deux adolescents, dos à dos».«Ç\u2019aurait pu se terminer ce soir.Le PQ a créé la crise de toutes pièces, mais le PLQ se refuse à la résoudre.Nous étions tous prêts à rester jusqu\u2019à minuit.» Si des élections sont déclenchées, le projet de loi pourra être ramené au calendrier au retour des parlementaires à Québec, peu importe la couleur du nouveau gouvernement: tant le PLQ que le PQ s\u2019y sont engagés.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, et le maire Denis Coderre ADMINISTRATION CODERRE-DESROCHERS Petite réorganisation de la haute fonction publique montréalaise JEANNE CORRIVEAU L?administration Coderre-< Desrochers procédera à une réorganisation de la haute fonction publique de la Ville de Montréal.La réforme entraînera la suppression de trois postes de cadres de direction, ce qui correspond à une économie d\u2019environ 400000$.Les modifications à l\u2019organigramme feront de sorte que plusieurs services se retrouveront désormais sous la responsabilité directe du nouveau directeur général, Alain Mar-coux.Quatre directions générales adjointes seront créées et cinq services seront abolis, dont celui des infrastructures, du transport et de l\u2019environnement, ainsi que celui du contrôleur général, qui relèvera d\u2019Alain Marcoux.Les services des finances, des ressources humaines, de la performance organisationnelle, de la police, de la Sécurité incendie de Montréal et des technologies de l\u2019information et des communications se retrouveront aussi sous la responsabilité du directeur général.Trois postes supprimés Ce brassage de structures entraînera l\u2019abolition de 11 postes, mais nécessitera la création d\u2019un total de huit postes de directeur général adjoint ou de directeur de service.Cela devrait faire baisser la masse salariale de 400000$, évalue l\u2019administration.«Il y avait 15 directeurs.Là, il y en a quatre.Au lieu d\u2019avoir un gros meeting toutes les semaines avec 15 directeurs, ça sera réduit.C\u2019est un exercice Résultats des tirages du : 2014-02-19 02 OZ 15 24 37 45 nÆjj 04 09 12 16 37 43 Prochain gros lot (approx.) : 5 000 000 $ 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $\t| ACiCiY'^QY^-Ci'?(Numéro complet non decomposable) I-'\t'- 6809235 Ce soir, 50 MILLIONS $ + '^^I^AXMILLIONS 10 LOTS DE 1 MILLION $ (approx ) En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Québec cette dernière a priorité d\u2019efficacité.Il faut que le directeur général ait des outils plus fluides pour travailler, a expliqué le maire, Denis Coderre.Ça va avoir un impact pour le fonctionnement de la Ville.» De son côté, le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, reconnaît que les sommes économisées ne sont pas substantielles, mais qu\u2019il s\u2019agit à\u2019«un pas dans la bonne direction».Cette réorganisation de la haute fonction publique n\u2019est qu\u2019un prélude à une plus vaste réforme qu\u2019entreprendra l\u2019administration, dit-il.Pour le chef de l\u2019opposition, Richard Bergeron, la réforme de l\u2019administration ressemble davantage à un «petit jeu de chaises musicales», sans plus.L\u2019arrivée d\u2019un nouveau directeur général amène toujours ce type de changement, signale-t-il.L\u2019administration devra faire des gestes beaucoup plus radicaux pour prétendre à la «réorganisation importante» annoncée dans son communiqué de presse, car Montréal compte 500 cadres de trop, soutient M.Bergeron: «Ça va demander du courage.Ils ont bougé trois cadres, et ils qualifient ça d\u2019\u201cimp or tant\u201d.Rendus à huit, ils vont dire qu\u2019ils ont viré la planète de bord?» Le Devoir EDUCATION DES AUTOCHTONES Les chefs du Québec font bande à part CAROLINE MONTPETIT L?Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APQNL) croit que l\u2019intrusion du fédéral dans la vie scolaire des communautés autochtones du Québec s\u2019intensifiera avec le projet de loi sur l\u2019éducation des autochtones qui a été introduit le 7 février dernier par le gouvernement de Stephen Harper.Le chef de l\u2019APNQL, Ghis-lain Picard, rappelle par ailleurs que les sommes annoncées par Ottawa pour financer ces nouvelles mesures ne viennent que combler le manque à gagner creusé depuis huit ans par le gouvernement fédéral dans le budget de l\u2019éducation des Premières Nations.«Non seulement ce budget ne viendra qu\u2019après une élection fédérale, mais nous n\u2019avons aucune garantie que ce budget représentera de l\u2019argent frais ou de l\u2019argent recyclé de programmes existants», dit-il.On sait que l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador a déposé en Cour fédérale mercredi une requête pour contester la légitimité du projet de loi fédéral en vertu de l\u2019obligation d\u2019Ottawa de consulter les autochtones.Selon les chefs du Québec, le gouvernement fédéral n\u2019aurait pas du tout tenu compte de plusieurs lettres et analyses soumises par l\u2019APNQL avant d\u2019aller de l\u2019avant avec son projet de loi.Les chefs autochtones du Québec se dissocient de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Canada (APN) à ce sujet.A la solde du fédéral Selon Lise Bastien, la directrice du Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN), le projet de loi fédéral ferait en sorte que le CEPN devienne une sorte de commission scolaire «à la solde du gouvernement fédéral».Selon les données fournies par le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada, 38% seulement des jeunes autochtones de 18 à 24 ans vivant dans les réserves possèdent un diplôme d\u2019études secondaires.Ce pourcentage grimpe à 87 % pour l\u2019ensemble des jeunes de 18 à 24 ans du Canada.Le Devoir 2484 SOLUTION DU DERNIER Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.f Vieux Montréal 514.845.5545 y./ Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 EEVRIER 2014 A 9 LE MONDE NUCLEAIRE IRANIEN Un « cadre » de négociations est adopté ISABELLE LE PAGE à Vienne L> Iran et les grandes puis-f sances ont franchi jeudi une nouvelle étape vers le règlement définitif de leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran en s\u2019accordant sur un « cadre » des négociations futures, qui s\u2019annoncent néanmoins longues et difficiles.«Il reste beaucoup à faire.Cela ne sera pas facile, mais nous avons fait un bon début», a déclaré la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton à l\u2019issue d\u2019une réunion de trois jours à Vienne.«Nous avons eu trois jours très productif au cours desquels nous avons identifié toutes les questions auxquelles nous devrons répondre afin de conclure un accord définitif et global », a expliqué Ashton dans une brève déclaration à la presse en compagnie du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.Sur sa page Facebook, M.Zarif a précisé être tombé d\u2019accord avec Ashton «pour tenir plusieurs réunions à notre niveau sur une base mensuelle entre maintenant et le [début du] mois de khordad» qui commence le 22 mai.La prochaine rencontre est prévue le 17 mars dans la capitale autrichienne.Ashton se rendra auparavant à Téhéran, a affirmé le ministre iranien.De son côté, la sous-secré-taire d\u2019Etat américaine pour les Affaires politiques, Wendy Sherman, ira dès les prochains jours à Jérusalem, Riyad, Abou Dhabi et Dubaï pour rendre compte des discussions de cette semaine.Selon un haut responsable américain, les négociations ont été «substantielles, et ont couvert toutes les questions qui doivent être mises sur la table.[.] Nous sommes loin des discours Agence France-Presse Le passé de « Bébé Doc » revient le hanter PHILIPPE OREALI L> ancien dictateur haïtien f Jean-Claude Duvalier pourra finalement être jugé pour crimes contre l\u2019humanité, a statué jeudi la Cour d\u2019appel de Port-au-Prince, signifiant du même coup la reprise prochaine du procès intenté par des victimes du règne de «Bébé Doc».Un juge d\u2019instruction avait rejeté les accusations de crimes contre l\u2019humanité, en 2012, estimant ces inculpations contraires au droit haïtien.Une décision qu\u2019a infirmée jeudi la Cour d\u2019appel.L\u2019ordonnance a été accueillie avec soulagement par d\u2019anciennes victimes du régime, jeudi.La Cour d\u2019appel a par ailleurs reporté sa décision concernant les accusations d\u2019abus et de détournement de biens qui pèsent toujours contre l\u2019ancien président, selon l\u2019Associated Press.Le tribunal a estimé que la décision antérieure était incomplète et demandé que de nouveaux témoins soient appelés à comparaître.Un avocat de Jean-Claude Duvalier a assuré qu\u2019il ferait appel de l\u2019ensemble des décisions rendues jeudi.Revenu en vainqueur en Haïti en 2011, après 25 ans d\u2019exil en France, « Bébé Doc » fut peu après accusé de crimes contre l\u2019humanité, d\u2019abus et de détournement de biens.Malgré ces accusations, il n\u2019a jamais été emprisonné.Le Devoir YONHAP AGENCE ERANCE-PRESSE Lee Son-hyang, une Sud-Coréenne de 88 ans, renoue avec le Nord-Coréen de 72 ans Lee Yoon geun.Par-delà la zone démilitarisée Des Coréens séparés par la guerre se retrouvent après 60 ans KIM DONG-HYUN à Sokcho Des centaines de Sud et de Nord-Coréens âgés, à la santé souvent vacillante, se sont retrouvés jeudi en Corée du Nord, échangeant embrassades et souvenirs dans une effusion d\u2019émotions après plus de soixante ans de séparation.La première réunion de familles coréennes séparées par la guerre (1950-1953) organisée depuis 2010 a commencé vers 15 h par une cérémonie au mont Kumgang.Les télévisions ont retransmis l\u2019événement, montrant les 82 Sud-Coréens sous la neige à leur arrivée dans la station où les attendaient 180 proches restés du côté nord-coréen après la guerre.A l\u2019intérieur d\u2019une grande salle où des tables avaient été installées en vue d\u2019un dîner commun, frères, sœurs, oncles, tantes et d\u2019autres se sont parfois longuement cherchés sans se reconnaître, devenus étrangers, avant de tomber dans les bras les uns des autres.L\u2019un des doyens sud-coréens, un homme de 93 ans séparé de sa femme enceinte, a découvert pour la première fois le visage de son fils, âgé de 64 ans.«Si vieux», a-t-il lâché face â celui qui, de l\u2019aveu des témoins émus, partagent ses traits.«Laisse-moi te serrer dans mes bras», a dit le père en sanglotant.Deux femmes âgées ont fait le voyage en ambulance et une dizaine de participants se déplacent en fauteuil roulant.Après avoir franchi la «zone démilitarisée», une bande de terre de 248 kilomètres sur 4 qui divise la péninsule coréenne, le convoi a parcouru encore 39 kilomètres jusqu\u2019au mont Kumgang.Sélectionnés par tirage au sort informatique parmi des milliers de candidats, les participants ont emporté quantité de choses dans leurs bagages \u2014 cadeaux, médicaments, nouilles instantanées.Et des photos, d\u2019innombrables photos d\u2019avant la partition de la péninsule, en noir et blanc, et C\u2019est la première fois depuis 2010 que des familles du Nord et du Sud se retrouvent des photos de leur famille construite de part et d\u2019autre de la frontière.Les clichés circulent, faisant couler des torrents de larmes.La Nord-Coréenne Lee Jung-sil était venue dans l\u2019espoir de revoir sa sœur aînée, Lee Young-sil, 87 ans.Mais celle-ci souffre de la maladie d\u2019Alzheimer.Il est trop tard.«Grande sœur.C\u2019est moi! Pourquoi tu ne m\u2019entends pas?», a-t-elle supplié, au désespoir.Les femmes porfaient les robes traditionnelles, des «hanbok», tandis que la plupart des hommes étaient en costume sombre.Tous semblaient arborer des insignes d\u2019anciens dirigeants nord-coréens, Kim Il-sung, le fondateur du régime communiste, et son fil Kim Jong-il, des accessoires obligatoires dans le pays.Parmi les Nord-Coréens invités â cette réunion figurent deux pêcheurs du Sud enlevés par le régime dans les années 1970.Dimanche, 88 Nord-Coréens seront rejoints par 361 proches venus du Sud pour une seconde réunion, jusqu\u2019à mardi.Ces rassemblements \u2014 les premiers depuis 2010 \u2014 n\u2019ont été rendus possibles qu\u2019au terme d\u2019âpres négociations entre Séoul et Pyongyang.La Corée du Nord a fini par donner son accord alors qu\u2019elle exigeait au préalable l\u2019annulation d\u2019exerpices militaires entre la Corée du Sud et les Etats-Unis prévus fin février.Des millions de Coréens ont été séparés par la guerre et la partition de la péninsule.Le temps presse pour la majorité d\u2019entre eux, parvenus au soir de leur vie.Sur les 125000 Sud-Coréens qui ont demandé â participer aux réunions depuis 1988, 57000 sont décédés depuis \u2014 dont 3800 l\u2019an dernier \u2014 et ceux qui leur ont survécu n\u2019ont pas toujours la force de supporter le voyage.A peine retrouvés.Sud et Nord-Coréens devront se séparer samedi, avec la quasi-certitude de ne jamais plus se revoir.Agence France-Presse L\u2019opposition dénonce la répression de Caracas Caracas \u2014 Le gouvernement vénézuélien a été critiqué avec véhémence par les chefs de file de l\u2019opposition jeudi dans sa tentative de maîtrise du mouvement de contestation en cours â coups de déploiements nocturnes qui ont transformé plusieurs régions du pays en de dangereuses zones de tir.Les scènes de violences se sont répétées au cours des dernières nuits alors que des groupes de policiers, de soldats de la Garde nationale et de miliciens ont arpenté les rues de la capitale, Caracas, et d\u2019autres villes en ouvrant parfois le feu â l\u2019aveuglette.L\u2019ex-candidat â la présidentielle Henrique Capriles a soutenu que le gouvernement s\u2019était engagé dans une «répression brutale» en s\u2019attaquant aux étudiants et â d\u2019autres manifestants, soulignant que certains appartements avaient été forcés pour y arrêter des individus accusés d\u2019avoir participé â une tentative de coup d\u2019Etat.«Qu\u2019est-ce que le gouvernement veut?Une guerre civile», a-t-il lancé en conférence de presse, jeudi.David Smolanski, le maire d\u2019un quartier de Caracas qui appartient au même parti que Leopoldo Lôpez \u2014 leader de l\u2019opposition vénézuélienne qui fera face â des accusations criminelles pour avoir organisé la manifestation ayant donné lieu â une semaine de troubles â travers le pays \u2014, a de son côté déclaré que son arrestation et la traque de deux autres leaders prouvent que le Venezuela est en proie â ses pires persécutions politiques des dernières décennies.«Si ce n\u2019est pas un système totalitaire, alors je ne sais pas ce qui pourrait expliquer ce qui se passe dans ce pays», a-t-il soutenu.Agence France-Presse Les Libyens votent timidement Moscon courtise Bagdad Tripoli \u2014 Les Libyens se sont peu mobilisés jeudi pour élire une soixantaine de représentants composant l\u2019Assemblée qui a pour mission de rédiger une Constitution pour le pays, lors d\u2019un scrutin émaillé d\u2019incidents dans l\u2019est et le sud du pays.Le président de la Commission électorale a annoncé un taux de participation estimé â 45%.Contrairement aux premières élections libres du pays en juillet 2012, les Libyens étaient beaucoup moins enthousiastes.Seuls 1,1 million d\u2019électeurs se sont inscrits pour ce scrutin, soit moins d\u2019un tiers du total des électeurs potentiels.Les résultats du scrutin de jeudi devraient être annoncés dans «trois à quatre jours ».Agence France-Presse Bagdad \u2014 Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéï Lavrov, a eu jeudi des entretiens avec les dirigeants iraldens lors d\u2019une visite â Bagdad axée sur la vente d\u2019armes et le conflit en Syrie voisine.Cette visite, qui suit un entretien â Moscou la semaine dernière entre Vladimir Poutine et le chef de l\u2019armée d\u2019Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, pourrait signifier une intensification des efforts de Moscou pour renforcer les relations avec des pays arabes avec lesquels Washington avait des liens étroits.Le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari a déclaré que la Russie avait promis «d\u2019accélérer le processus de livraison d\u2019armes aux forces irakiennes confrontées à des groupes terroristes incontrôlés qui viennent de la frontière syrienne».Agence France-Presse CENTRAFRIQUE L\u2019ONU veut 3000 soldats de plus.en attendant les Casques bleus Nations unies \u2014 Le secrétaire général de l\u2019ONU, Ban Ki-moon, a réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité le déploiement rapide «d\u2019au moins 3000 soldats et policiers supplémentaires» en République centrafricaine (RCA) pour réfablir l\u2019ordre et protéger les civils.M.Ban a demandé que ces nouvelles troupes arrivent «dès que possible, dans les jours et les semaines à venir» et soient dotées de moyens aériens pour se déplacer dans ce pays immense.Evoquant les effectifs mili-faires déjà sur place ou prévus \u2014 2000 Français, près de 6000 Africains et entre 500 et mille Européens \u2014, il a ajouté: «Il nous en faut davantage, et vite».Pour M.Ban, il s\u2019agit d\u2019une étape intermédiaire avant le déploiement de Casques bleus en RCA.Rappelant qu\u2019il doit remettre fin février un rapport â ce sujet, il a souligné que «le déploiement d\u2019une opération de maintien de la paix, si elle est autorisée, prendra des mois».Or, «la population de RCA ne peut pas attendre des mois».Il faut «agir maintenant pour éviter une nouvelle aggravation de la situation», a affirmé M.Ban.Il a évoqué des «atrocités» et des «déplacements massijs dépopulations» qui menacent le pays d\u2019une «partition rampante», avec la fuite des musulmans vers le Nord sous la menace de milices chrétiennes.«Les besoins de sécurité dépassent de loin les capacités des troupes internationales déployées actuellement», estime-t-il.«Et là où il n\u2019y a pas de forces internationales, les civils n\u2019ont trop souvent le choix qu\u2019entre la mort et la fuite».Le Tchad a annoncé jeudi avoir mis fin au rapatriement sous protection militaire de ses ressortissants établis en Cen-trafrique.Depuis décembre dernier, des dizaines de milliers de civils musulmans, dont bon nombre de Tchadiens, ont fui les violences.Autres propositions M.Ban a proposé que «toutes les forces internationales présentes en RCA soient placées sous un commandement coordonné», avec pour mission prioritaire de protéger les civils et de faciliter l\u2019acheminement de l\u2019aide humanitaire.Il a aussi suggéré de fournir une aide logistique et financière de 38 millions de dollars â la Misca (force de l\u2019Union africaine) «pendant une période de transition de six mois».Enfin, le gouvernement centrafricain se verrait octroyer une aide financière pour rétablir une partie des services publics essentiels.Ces quelques millions de dollars lui permettraient de verser des primes pour inciter policiers, juges et gardiens de prison â reprendre le travail, dans un pays livré au chaos depuis des mois.M.Ban a demandé aux pays donateurs de se montrer plus généreux: l\u2019appel de fonds de rONU pour 2014 (551 millions de dollars) n\u2019est en effet couvert qu\u2019â 15% alors que 2,5 millions de Centrafricains ont besoin de secours.Agence France-Presse ERED DUEOUR AGENCE ERANCE-PRESSE Des policiers servant en Centrafrique sous les couleurs de l\u2019Union africaine.Sept-Mes Baie-Comeau -3/ Saguenay Quebec Va d\u2019Or Trois-Rivieres rbrooke Montrea Gatineau Lever du soleil: 6h47 Coucher du soleil: 17h30 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal AujourdUiML 3 éï^' Pluie, pdp 90%.Auj.\tDemain Le Monde Nei -10/-22 Var -16/-28 Londres Nei 1 /-1\tSol 6/-4\tLos Angeles Nei\t0/-2\tSol\t4/-3\tMexico Plu\t5/-5\tSol\t1/-8\tNew York Sol\t5/1\tPlu\t4/2\tParis Nei\t-14/-18 Var\t-15/-21\tTokyo Ce soir\tDemain Pluie, pdp 9TOi.Ciel vari ©MétéoMédia 2014 Auj.Sol 10/4 Demain Sol 11/6 Sol 23/12 Sol 21/12 Sol 25/8 Sol 25/7 Ora 11/2 Ave 10/5 Sol 9/2 Dimanche Ciel var Québec Au|ourd-hijj\u201e 0 Cf'' Ce soir Demain 1/-8 Quelques cons, pdp 40%.Quelques flocons, pdp 100% Dimanche -4/-14 Quelques I cons, pdp 40%.Var 11/4 Plu 10/4 Var 8/2 Lundi f, NuageuCavsè=~ percées de soleil Lundi -6/-17 Quelques I cons, pdp 40%.Gatineau Ce soir Demain Pluie, pdp \u201c 100%.\t¦5\t2/-10^ëk\t1 -4/-15^4(^,\t^8ÂÏ7>^A \tPluie, pdp ®\tCiel variable/^\tG Nuageuxavee^^\tPlutôt nuageux \t100%.\tpercées de\t \t\t\tsoleil.\t Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez La tendance 14 jours.a Météo Média A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI 21 EEVRIER 2014 EDITORIAL BUDGET 2014-2015 Les moyens manquent Le deuxième budget du ministre québécois des Finances, Nicolas Marceau, est celui d\u2019un funambule dont le fil d\u2019acier risque de rompre avant la fin du voyage.Ni électoraliste ni franchement austère, il repose sur des hypothèses très optimistes et ne comporte aucune marge de prudence.eux qui s\u2019attendaient à une distribution de bonbons à la veille des élections ont été déçus.Le budget 2014-2015 du ministre Marceau ne contient aucune réduction de taxe ou d\u2019impôt.Au contraire, il avertit les parents de jeunes enfants qu\u2019ils devront payer un dollar de plus par jour pour une place en CPE dès septembre prochain, et deux l\u2019année suivante.On aura beau dire qu\u2019il était grandement temps que l\u2019on mette fin au gel de ces tarifs c
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