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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-07-11, Collections de BAnQ.

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[" Aux vues avec le coloriste NicO IlieS Page B 3 ^ Vins : Jean Aubry poursuit son périple en Grèce )i 1 Page B 6 WEEK-END CAHIER B .LE DEVOIR, LE VENDREDI II JUILLET 2014 J v/WMSBIifc PHOTOS JEAN-MICHEL SEMINARO A l\u2019horizon, le pont Jacques-Cartier s\u2019intégre dans ce décor qui occupe depuis quelques semaines l\u2019enclave asphaltée entre le Saint-Laurent et la rue Notre-Dame.VILLAGE EPHEMERE Rêver le possible FLORENCE SARA G.EERRARIS DU haut du conteneur métallique, le ciel et le fleuve semblent se perdre l\u2019un dans l\u2019autre, comme si leurs reflets azurés se mêlaient à l\u2019infini.Le soleil plombe, étire ses chauds rayons, les étalant sur les armatures çle bois qui habillent l\u2019espace.A contre-jour, la structure d\u2019acier du pont Jacques-Cartier se détache à l\u2019horizon.Pour peu, on croirait presque qu\u2019il fait, lui aussi, partie du dé-cor qui occupe depuis quelques semaines cette enclave asphaltée entre le Saint-Laurent et la rue Notre-Dame.Pour une seconde année consécutive, l\u2019Association des designers urbains du Québec (ADUQ) récidive avec son Village éphémère.Après avoir «révélé les possibles» autour du bassin Peel dans le Sud-Ouest, l\u2019organisme a reçu cette année l\u2019aval de l\u2019arrondissement de Ville-Marie pour prendre d\u2019assaut la friche à l\u2019ouest du parc Bellerive.«Lan dernier, c\u2019était une idée un peu folle, un coup de tête, se souvient le vice-président de l\u2019association, Martin Paré, en embrassant le site du regard.Nous voulions le faire dans Ville-Marie, mais avec toute [la paperasse] que ça implique, c\u2019était trop à la dernière minute.C\u2019était un projet spontané.» Cette course contre la montre est cependant loin d\u2019arrêter les «jeunes professionnels» qui composent majoritairement l\u2019organisme.« On s\u2019est tournés vers les environs du canal de Lachine et Parcs Canada a dit oui tout de suite.» L\u2019engouement du public et des médias pour la première mouture aura finalement eu raison des dernières résistances Village éphémère, c\u2019était l\u2019occasion de montrer que ça peut être esthétique, fonctionnel et ludique à moindre coût )) Charles Laurence Proulx, participant au projet de l\u2019arrondissement central.Le site du bassin Peel à peine démonté, les jeunes de l\u2019ADUQ reçoivent un appel de la Ville.«Ils nous ont dit que l\u2019an prochain [cette année] il fallait qu\u2019on le refasse dans Ville-Marie.» C\u2019est donc au sud de la rue Fullum, aux abords du fleuve, sous l\u2019ombre du pont, que le Village éphémère 2014 a pris racine pour la saison estivale.Et alors que la formule de l\u2019an dernier n\u2019avait pris forme que le temps d\u2019une soirée, il sera possible de profiter de l\u2019actuelle édition jusqu\u2019à la mi-août.«C\u2019est un emplacement idéal pour ce genre de place publique et il est complètement sous-in-vesti», soutient le designer urbain en précisant que l\u2019endroit, qui appartient au ministère des Transports du Québec, est utilisé comme dépôt à neige durant les mois d\u2019hiver.Tout en parlant, il grimpe sur l\u2019un des pavillons, puis étire le bras pour pointer l\u2019étendue devant lui.Au loin, même un œil peu attentif de- vine les îles de Boucherville et les ombrer des monts de la Rive-Sud.A droite, les trois ponts \u2014 Cartier, Victoria et Champlain \u2014, immenses arcades qui enjambent le fleuve, se font joyeusement écho à mesure^qu\u2019on les perd à l\u2019horizon.«A Montréal, on a une forte tendance à tourner le dos au fleuve, à oublier que notre ville est une île.Nous, ce que nous voulons à l\u2019ADUQ, c\u2019est révéler les possibles.Montrer qu\u2019en se donnant les moyens, on peut faire vivre ces espaces publics, même si ce n\u2019est que de façon ponctuelle.» Accessible à pied et à vélo via les traverses piétonnes de Notre-Dame au bout des rues Fullum et De Lorimier, le Village éphémère propose une programmation éclectique tout au long de la belle saison.DJ et «food trucks» se partageront l\u2019espace avec, en trame de fond, le côté explosif des feux d\u2019artifice qui embraseront le ciel tous les samedis et mercredis soir jusqu\u2019à la fermeture officielle du site.Vivre la ville ensemble C\u2019est au printemps, alors que la neige occupait toujours l\u2019espace en friche, que l\u2019équipe de Î\u2019ADUQ a lancé l\u2019appel de projets à la grandeur du Québec.«C\u2019était l\u2019occasion de donner la chance aux gens de réaliser quelque chose collectivement», précise Martin Paré.Encore une fois, l\u2019association peine à mesurer l\u2019enthousiasme du milieu.Des dizaines de collectifs de design se prêtent au jeu et s\u2019attellent à rêver la ville.Au final, 20 regroupements sont sélectionnés pour donner vie à leur pavillon, leur mobilier urbain ou leur installation artistique.Alors que les groupes de l\u2019an dernier avaient dû s\u2019accommoder des moyens du bord, les IS Sur le site du Village éphémère, il est fortement encouragé de rêvasser, les deux pieds dans le sable.lauréats de cette année ont chacun eu droit à une enveloppe budgétaire de 500$.Un petit montant, mais qui, somme toute, leur aura permis de mener à terme leurs idées parfois un peu folles.Pour les quatre jeunes architectes et urbanistes derrière le Perspectographe, ce pavillon tout en poutres élancées, les contraintes de temps et de budget ont été un moteur de motivation.«On a tendance à penser que tout doit coûter cher, lance Charles Laurence Proulx avec un sourire.Ix Village éphémère, c\u2019était l\u2019occasion de montrer que ça peut être esthétique, fonctionnel et ludique à moindre coût.» Et même si le quatuor a dû repenser son concept pour se plier aux exigences urbanistiques de l\u2019ADUQ, le pari lancé est tenu.«Ce qui est fou, c\u2019est de voir les gens habiter notre idée», ajoute Karl Choquette sous les hochements de tête enthousiastes de ses comparses.«Des fois, c\u2019est de manière complètement inattendue, ils grimpent sur quelque chose qui n\u2019est pas prévu pour ça ou s\u2019installent de telle façon, renchérit Rémi St-Pierre.Ils le vivent lisse l\u2019approprient!» Le Devoir VILLAGE ÉPHÉMÈRE Sur la friche à côté du parc Bellerive, entre la rue Notre-Dame et les voies ferrées du port Jusqu\u2019au 16 août, du jeudi au dimanche Horaire et programmation : www.aduq.ca/village-ephemere ou www.facebook.com/Villa-geEphemere LCJ Des suggestions de sorties pour le week-end POSSIBLES URBAINS C\u2019est peut-être un projet-pilote, mais il est ambitieux: le Marché des possibles, un rendez-vous urbain citoyen au confluent des genres, aura pignon sur rue en plein air sous le ciel du Mile-End pour le reste de l\u2019été.Toute la «subculture» du quartier sera réunie en un seul lieu avec séances de musique et de ciné, camions-cantines, marché de fruits et légumes, kiosques d\u2019artisans locaux et biergarten oû flâner.La totale.Du vendredi au dimanche jusqu\u2019au 31 août à l\u2019angle Saint-Dominique et Bernard.Party de lancement ce vendredi dès 15 h.Programmation: mar-chedespossibles.corn ARTS CHAMPÊTRES C\u2019est l\u2019occasion de repartir en road trip dans les vallons verts des Cantons-de-l\u2019Est: une quarantaine d\u2019ateliers ouvrent leurs portes pour neuf jours au fond d\u2019une cour, sous les arbres ou au bord d\u2019un lac le temps du Tour des arts, foire annuelle des artistes de la région.Des soirées d\u2019impro, de jazz, de lectures et de poésie relaxeront les plus motivés après les kilomètres de route.Du 12 au 20 juillet de 10 h à 17h entre Sutton, Knowlton, Bolton et Mansonville.Vernissage le 11 juillet de 17 h à 19 h à la galerie Arts Sutton, 7, rue Academy.Programmation et plan: tourdesarts.com UNE VILLE, UNE SCÈNE En s\u2019inspirant du travail croisé de l\u2019architecte américain John Hejduk, dont les milliers de dessins, de maquettes et d\u2019esquisses reposent au Centre canadien d\u2019architecture, les enfants devront développer leur propre langage créatif pour monter \u2014 rien de moins ! \u2014 une performance architecturale collective qui puisera dans la poésie de feu l\u2019artiste.Dimanche de 14h30 à 16h 30 au 1920, rue Baile.Reprise les 27 juillet et 10 août.Gratuit.Réservation: 514 939-7026.cca.qc.ca MUSIQUE DE RUE Au-delà de la braderie, c\u2019est la programmation musicale qui fait tout le poids du festival At-mosph\u2019Air: Les sœurs Boulay, Socalled, Jimmy Hunt et We Are Wolves, entre autres têtes, seront sur scène à la Plaza Saint-Hubert, juste à temps pour la finale de la Coupe du monde.Coincés dans le métro ou rivés à votre divan?Suivez les spectacles au Nomadlive.tv.Jusqu\u2019à dimanche à la Plaza Saint-Hubert.Programmation: maplaza.ca GRANDE BRASSÉE Petit nouveau sous le radar créatif du quartier Saint-Sauveur, à Québec : La Buanderie, un café-lavoir-centre d\u2019art à vocation communautaire.Pour lancer et financer le début de ses activités, l\u2019espace de diffusion tient une Grande Brassée avec bazar, karaoké, party costumé, matinée de contes et atelier de philo pour enfants.De quoi s\u2019amuser ferme pour une bonne cause.Jusqu\u2019au 14 juillet au 222, rue Saint-Joseph.Gratuit, ou entre 2$ et 20$.Info et calendrier: labuanderie.org Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com B 2 LE DEVOIR LE VENDREDI II JUILLET 2014 WEEK-END ClllTURE LOÏC VENANCE AGENCE ERANCE-PRESSE ZOOFEST Leçon de sincérité avec Kyan Khojandi FABIEN DEGUISE Drôle, à l\u2019écran, comme dans la vie.Malgré lui.11 a mis au monde, avec son pote Bruno Muschio, une minisérie télévisée baptisée Bref, il a imaginé 1800 plans, formant en choeur 82 épisodes de deux minutes environ, qui, frénétiquement, en Europe comme ici d\u2019ailleurs, ont été partagés, parfois dans l\u2019illégalité la plus totale, sur les réseaux sociaux, entre août 2011 et juillet 2012.il a fait de ces formats courts un succès redoutable, posant même un cadre dans lequel plusieurs, comme les Cyprien, les Norman et même une Conasse \u2014 micro série à la mode en ce moment en France \u2014 se sont engouffrés depuis.Mais il se demande toujours s\u2019il est bien placé pour parler de créativité.«Quand j\u2019ai été invité à Montréal pour tenir une conférence sur ce sujet, j\u2019ai d\u2019abord hésité», avoue Kyan Khojandi, cocréateur de Bref tout en fuyant du regard la webcam de son ordinateur.Le Devoir l\u2019a « skypé » cette semaine, quelques jours avant son arrivée ici, où, dans le cadre du Zoofest qui vient de prendre son envol, il va entre autres parler de cette aventure lors de la « Conférence créative » tenue le 17 juillet par le festival.«Je n\u2019ai pas la légitimité qu\u2019il faut pour parler de créativité.» L\u2019original n\u2019est finalement pas loin de sa copie, «Je», ce trente-naire parisien, célibataire chômeur anxieux et indolent qui, dans Bref a fait rire les foules avec son manque de confiance en lui, son indolence et les situa-tions improbables dans lesquelles tout cela le place.«C\u2019est la première fois de ma vie que je vais faire ça.Mais je me dis que ce n\u2019est peut-être pas très loin de la philosophie qui a guidé la création de Bref Depuis le début, avec Bruno, on a décidé de partager sans retenue tout ce que l\u2019on a compris dans cette aventure, les règles d\u2019écriture, de tournage, la chronologie, et c\u2019est finalement ce qu\u2019on va faire dans cette conférence: partager.» Kyan, fier représentant d\u2019une génération qui carbure au collaboratif et au participatif, va certainement regarder la foule.La foule va le regarder.Et il va sans doute parler de sincérité.«C\u2019est ce qui fait le succès d\u2019un projet, je crois, lance l\u2019artiste.Ce qui marche, ce sont les histoires qui sont racontées sans censure, sans volonté de plaire, qui sont faites de manière sincère, sans se demander si ça va fonctionner.Avec Bref, c\u2019est ce que nous avons fait.Avec le résultat que l\u2019on connaît», et que le jeune homme, excité à l\u2019idée de mettre les pieds pour la première fois de sa vie à Montréal, peine à qualifier de succès.«Je n\u2019ai jamais vu ça comme ça.Pour moi, c\u2019est un projet, une étape qui m\u2019amène vers autre chose.» Humour 11 y a un long métrage dans l\u2019air, basé sur Bref, «et que l\u2019on essaye de faire sincèrement en ce moment», dit-il sans plus de détail.11 y a aussi l\u2019humour sur scène vers lequel Kyan s\u2019avance désormais, après une pause d\u2019une année où il s\u2019est éloigné de son personnage et rapproché de sa famille.«Je n\u2019avais plus rien à dire, alors j\u2019ai décidé de me taire et de prendre soin des miens», lance-t-il.Vendredi soir, dans le cadre du Zoofest, il va faire une apparition dans le Cabaret des maudits Français, avant de présenter dès lundi une série de trois spectacles le mettant en vedette avec des invités.Ça s\u2019appelle, Kyan et invités ! « C\u2019est un spectacle imaginé par les créateurs de Bref, mais ce n\u2019est pas Bref.On devrait toutefois retrouver la vision du personnage, son prisme pour voir les choses, avec toujours une analogie», dit-il.Pour justifier, clarifier la démarche et réduire les attentes.«Ne pas avoir d\u2019attentes, c\u2019est la clef pour être heureux dans sa vie», lance-t-il.«Ce spectacle, ce sont de nouvelles idées», sans doute pas très loin du reste, l\u2019homme étant, visiblement, dans la vie, comme dans une conversation par ordinateurs interposés, un peu franchement comme dans un épisode de Bref.Le Devoir FanTasia : l\u2019âge de raison ?Le festival international de films de tous \u2014 tous \u2014 les genres revient avec une 18® édition typiquement bigarrée FRANÇOIS LEVESQUE Né en 1996, FanTasia est le fruit de la passion conjuguée de trois géniteurs : Martin Sauvageau, André Dubois et Pierre Corbeil, férus de films asiatiques alors élusifs en nos terres, fussent-ils comiques, d\u2019action, de monstres, voire de tout cela à la fois.Puis le temps passa, le public se fidélisa, et la progéniture élargit ses horizons, reluquant autant,du côté de la France que des Etats-Unis, de l\u2019irlapde que de la Corée du Sud.A présent, de l\u2019épouvante au policier en passant par l\u2019animation, tous les genres et permutations de genres sont représentés.L\u2019image est de circonstance : la somme des parties disparates de FanTasia en fait une véritable créature de Frankenstein festivalière.En 2014, la belle bête atteint l\u2019âge de la maturité.Au fil du temps, les organisateurs du festival international de films FanTasia, sa désignation officielle, ont élaboré une formule mixte propre à plaire à un public large (le seuil des 100000 spectateurs est franchi depuis plusieurs années), sans toutefois trahir les origines.Projeté en première canadienne lors de la soirée d\u2019ouverture, Jacky au royaume des filles, le deuxième film du bé-déiste français Riad Sattouf {Les beaux gosses), avec Charlotte Gainsbourg, confirme ce parti pris, avec une proposition insolite qui parodie, entre autres cibles, La servante écarlate de Margaret Atwood.Précédé d\u2019échos sulfureux et d\u2019un scandale cannois savamment orchestré.Welcome to New York, dans lequel Gérard Depardieu campe un Dominique Strauss-Kahn à peine déguisé, viendra pour sa part clore le festival, en première nord-américaine, et en présence du cinéaste culte Abel Ferrara (Bad Lieutenant, Nos funérailles).Du rire au sang Pour le compte, la 18® édition aligne plusieurs morceaux de choix, à commencer « C.' IV '?\u2019C-/ - iZ\t1^'' iVv *'\"¦ J-' L \"f ¥.f \u2019 r' w # V / PATHE Charlotte Gainsbourg dans la comedie fantaisiste Jacky au royaume des filles par la mégaproduction Guardians of the Galaxy, la plus récente adaptation issue du bestiaire de superhéros de Marvel, présentée en primeur.11 s\u2019agit d\u2019un coup aussi fumant que lorsque FanTasia obtint la première nord-américaine du Commando des bâtards de Quentin Tarantino.D\u2019ailleurs, l\u2019une des vedettes du film, le cinéaste et acteur occasionnel Eli Roth, avait dit grand bien du festival lors de sa présentation du film.Aussi, on ne s\u2019étonne pas qu\u2019il eût accepté de revenir avec son plus récent long métrage, le sanguinolent The Green Inferno.L\u2019un des jeunes papes du cinéma d\u2019horreur contemporain, Roth sera en bonne compagnie puisque l\u2019un des vieux maîtres du genre, Tobe Hopper, sera également présent afin de recevoir un prix honorifique pour l\u2019ensemble de sa carrière.Pour l\u2019occasion, une copie restaurée de son classique (moins violent qu\u2019on le croit) Massacre à la tronçonneuse.qui célèbre son 40® anniversaire, sera projetée.Loin des déferlements d\u2019hémoglobine, la comédie fantaisiste Frank, dans laquelle l\u2019excellent Michael Fassbender joue un musicien qui porte en permanence une ^osse tête en papier mâché, jouit d\u2019un formidable « buzz » critique depuis son dévoilement à Sundance et s\u2019impose comme un autre incontournable de cette édition.Identité québécoise Au rayon de l\u2019humour toujours, on ne voudra pas davantage manquer la suite de 1981, 1987, en première mondiale, dans lequel le cinéaste Ricardo Trogi revisite ses souvenirs non plus d\u2019enfance, mais de fin d\u2019adolescence.Oui, la merveilleuse Sandrine Bisson, lauréate d\u2019un Jutra dans le rôle de la mère gouailleuse du jeune héros, est de retour.Le film clora le «Fantastique week-end du cinéma québécois», un volet récurrent.Comme d\u2019habitude, le festival s\u2019associe à la Cinémathèque dans le cadre d\u2019une sélection thématique.Cette année, il s\u2019agit de « Genres du pays», qui donnera notamment à voir le psychotronique Après-ski de Roger Cardinal, le prenant Equinoxe d\u2019Arthur Lamothe, sur un scénario de Gilles Carie, ou encore Le dément du lac Jean-Jeune, premier court-métrage de Claude Jutra et Michel Brault.Bref la programmation de cette 18® édition s\u2019annonce dense, hétéroclite ef surtout, imprévisible.C\u2019est dire que si, techniquement, FanTasia a atteint l\u2019âge de raison, ce monstre-là n\u2019est pas près d\u2019être domestiqué.Le Devoir fantasiafestival.corn DVoir aussi > Des bandes annonces de titres cités dans ce texte, ainsi qu\u2019une galerie de photos, à ledevoir.eom/einema FRANCE Amazon réplique à la loi sur le prix des livres en proposant la livraison à 1 centime Paris \u2014 Le site français du géant américain de la distribution en ligne Amazon, visé par une loi interdisant de cumuler livraison gratuite et remise de 5% sur le prix des livres, propose désormais à ses clients de se faire livrer leurs ouvrages pour un centime d\u2019euro.«Depuis la nouvelle loi du 8 juillet 2014 relative aux conditions de vente à distance des livres, nous ne sommes malheureusement plus autorisés à vous offrir la livraison gratuite pour une commande de livres», indique le distributeur en ligne sur son site Internet.«Nous avons donc fixé les frais de livraison à 1 centime d\u2019euro par commande contenant des livres et expédiée par Amazon pour vous garantir systématiquement le prix le plus bas pour vos commandes de livres», ajoute-t-il.Le Parlement français a adopté le 26 juin dernier une nouvelle loi interdisant le cumul de la gratuité des frais de port et d\u2019un rabais de 5% sur les livres, afin d\u2019empêcher les opérateurs en ligne, comme le géant américain Amazon, d\u2019étouffer le réseau des libraires, qui peine à les concurrencer.Agence France-Presse \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t1 Le Téléjournal 18 h\t\tRIO (V F ) (2011) avec Voix de Anne Hathaway, George Lopez, Jesse Eisenberg\t\t\t\tZone doc/Miss Inc\t\tLe Téléjournal\t22h45 Gap sur l'été\t\t23h45 LAGRAGE DU GIEL (2006) loan Gruffudd\t \t17h55 TVA nouvelles\tSucré salé\tPeut contenir des Rachid\tIGRAN TORINO (V F ) (2008) avec Ghristopher Garley, Bee Vang, Glint Eastwood I\t\t\t\t\tTVA nouvelles\t22h35 Juste pourrire\t23h20 Sucré salé\t23h50 LA GHAMBRE FORTE (2002) Jodie Foster\t \tKaboum / Piu'\tSubito texto / Les crâneurs\tLe grand jeu des animaux\tÇa vaut le coût\tA la di Stasio / La Petite Bourgogne / Fred Morin\t\tHARGELEMENT (1994) avec Demi Moore, Donald Sutherland, Michael Douglas\t\t\t\t23h20 Belle et Bum / Brigitte Boisjoli, Jérôme | Gouture\t\t \tAtomes crochus\tUn souper presgue parfait\tL'arbitre\t\tMeurtrières/Outlaws\t\tJournal d'un vampire / La chair de ma chair\t\tGénération inc\tPar-dessus le marché\tMartin Horik Octane\tL'Instant Gagnant\t|\t \tLe National\tRDI économie\t24/60\t\tLes grands report Partie 1 de 2\t\tLe Téléjournal\t\tLe National\tRDI économie\t24/60\t\t1 Reportages I \t17h50 Champi\tJournal FR\tLe macareux moine\t\tLes secouristes de l'extrême\t\tDes îles et des hommes\t\tPorts d'attache/Ghicago\t\tTV5 le journal\t23h45 Rendez-yous en Terre |\t Le naufrage du Concordia\t\t\tGhasseurs de poids lourds\t\t1 Justice cajun\tJustice cajun\tLes rois de l'évasion\t\tScènes de crime\t\tEnchères\tEnchères\tIncroyable! \t1 Maison, argent\t1 Idées grandeur\tLe pro du patioI Design V 1 P\t\t1 Patron clandestin / Skyline\t\tOn efface et on recommence\t\tBveMaison\tIdées-grandeur\tVendre ou rénover'7\t\tMaison, argent \tiTop musique\t\tBuzz\t\tiMisteurT\tDécompte MusiguePlus\t\t\t\tMusigueplus\tGliptoman\tKardashian\tGlub des BG \t1 Le grand décompte MusiMax\t\t\t\t1 Présentation Musimax/Billy Joel Liye au Shea Stadium\t\t\t\t1 RING OF FIRE (2013) avec Matt\t\tRoss, John Doe, Jewel Kilcher\t\tL'index guébéc \tArrange-toi ca\tArrange-toi ca\tlOUAND JUSTIN RENGONTRE KELLY (2003) Kelt\t\t\tV Glarkson\tBig Bang\tArrange-toi ca\tDans le trouble\tLes testeurs\tJapanizi\tLe Studio\tHors d'ondes \tLes Simpson\tLEGO Ohima\tDes Justiciers\tSpiderMan\tlAyengers\tHulk et agents\tLes Simpson\tFamily Guy\tAmerican Dad\tSouth Park\tLes Simpson\tDans l'canyon\tAmerican Dad \tLe magazine\tL'avant-match\tLOF Football / Blue Bombers de Winnipeg c Alouettes de Montréal (D)\t\t\t\t\t\tLGF Football (D)\t|\t\t\t\t \tProfession brocanteur\t\tFièvre encans\tPawn Stars\t1 Pawn Stars\tRestauration\tLes enguêtes du NGIS\t\t1 LONGUE VIE AUX PAPILLONS (2001) Salma Hayek\t\t\t\t1 All Baba\tI \tCormoran\t\tGomme magie\tJardins\tPans et Marrakech\t\tLes grandes entrevues/André Sauvé\t\t\tPlanète sexe / Rio de Janeiro\t\t23h35 GUILTY OF ROMANGE |\t \tAutopsie animale\t\tDécouverte\t\tOpération chasse à l'homme\t\tPêche à haut risgue\t\tGuriosité\tLa recherche de l'arme absolue\t\tTabou / Potions magigues\t \tBlue Bloods\t\tGastle/Jeuxde pouvoir\t\tPerception\t\tBones / La flèche de l'humour\t\tElémentaire\t\tUn flic d'exception\t\tLe dernier flic \tJobs de bras\tN'est pas sorti\tLes stupéfiants\t\t1 Chasseurs\tRemorguage\tFace Off / La finale\t\tPrêt sur gage\tPrêt sur gage\tJobs de bras\tBanc d'essai\tLes stupéfiants \tJeu commerce\tOogito\tGollogue international AFIRSE\t\tSoirée Université\t\tDesign\t\tBevond the Headlines\t\tGapharnaum\tPublications\tGORIM \tDans tes yeux\tPrêta partir\tBenoit le Bienheureux\t\tGuide restes VOIR\t\tHell's Kitchen\t\tA faire au Brésil/Sâo Paulo\t\tSurvivor Samoa\t\tGhasse \tMiniTFO/Zoubi\tOaillou/Barbap\tLe grand galop | Le grand galop\t\tGarte de visite | Amalgame\t\t1 MAMAN KUSTERS S'EN VA AU GIEL (1975)\t|\t\t\t22h50 GinéTFO\tXpression\tMaisons\tLe TFO chaud ¦lIliMililiWl7hP0 1 FS COUPS DURS\t|\t\t\t1KRULL (V F ) (1983) avec Freddie Jones, Ken Marshall\t|\t\t\t\t1 LA JUREE (1996) avec Alec Baldwin, Demi Moore\t|\t\t\t\t1 LE COBRA (1973) Strother Martin\t|\t\t \t118h15 LA MORT EN DOUCE (2012) avec Ray Liotta, Brad Pitt\t\t\t\tlAU GOEUR DU BRASIER (2013) Ghristian Baie\t|\t\t\t\t1 MAJEUR ETVAGGINE (2013) Miles Teller\t|\t\t\t|23h35MAGIGMIKE(VF)\t|\t \t1 Les secrets de la Perle Rose\t\tUrgan, l'enfant de l'Himalaya\t\t1 Le scandale du prix\t\tGuadeloupe\t\tTerre de Fêtes\tEnguêtes\tLe génome humain\t\t[Inondation I \tJeudredi\t\tMémoire P\tFacteur pêche\t1 Gours toujours\tLe guide de I'auto\t\tAccro moto\tGROStitrestv\tGala Juste pour rire\t\tJuste pour rire\tSelon comigue \t|17h00 News\t1 Coronation St\tRick Mercer\tJFL Gags\tMr D\tRon James\tWinnipeg Gomedv Festival\t\tGBG News The National\t\tGBGNews\tCalgary Stampede Wrap-Up |\t ¦mill 1^1 rîTîTi CTV News\t\t\teTalk Presents\tThe Big Bang\tGSI Grime Scene Investigation\t\tFinding Garter\t\tBlue Bloods\t\tGTV National\tGTV News\t10h05 BigBang I \tEvening News\t1 Global National\tET Ganada\tEnt Tonight\tThe Blacklist/Madeline Pratt\t\tHawaii Five-O/A'ale Ma'aWau\t\tGrossbones / The Return\t\tNews Final\tE T Ganada\tThe Test \tABC 22 News\tWorld News\tABG 22 News\tInside Edition\tShark Tank\t\tWhat Would You Do'7\t\t20/20\t\tABG 22 News\t23h35 Jimmv Kimmel Live\t \tIChannel 3 Newsat6 P m\t\tEvening News\tEnt Tonight\tGSI Grime Scene Investigation\t\tHawaii Five-O/A'ale Ma'aWau\t\tBlue Bloods\t\tGh 3 News\t23h35 David Letterman\t \tNewschannel 5\tNBG News\tJeopardy!\tWheel Fortune\t1 Dateline NBC\t\t\t\tGrossbones / The Return\t\tNewschannel 5\t23h35 Jimmy Fallon\t \tTwo and Half\tTwo and Half\tThe Big Bang\tThe Big Bang\tiMasterchef/Top 15 Compete\t\t24 Live Another Day\t\tFOX 44 News\tNews at 10 30\tThe Simpsons\tFamily Guy\t1 American Dad I \tPBS NewsHour\t\tBBG News\tVermont Week\t[Wash Week\tGharlie Rose\tLast Tango in Halifax\t\tShakespeare Uncovered\t\tBusiness\tGharlie Rose\tI\t B 11 lïhB\tNews America\t1 Business\tPBS NewsHour\t\tM L Journal\tNY NOW\tGarol Burnett The Mark Twain Prize\t\t\t\tBBG News\tGharlie Rose\t \tISportsCentre\t\tLOF Football / Blue Bombers de Winnipeg c Alouettes de Montréal (D)\t\t\t\t\t\tLGF Football (D)\tI\t\t\t\t \tI Fly Colt Fly\t\t\t19h25 Veep\tI Veep\tSilicon Valley\tEastbound\tFunny as Hell\tReal Time With Bill Maher\t\tVice\tLast Week\t[Topless\t1 \tMAD DOG INSIDETHESEORETWORLDOF\t\t\t1 BEAUTY SHOP\t(2005) avec Alicia Silverstone, Oueen Latifah I\t\t\t|21h25 LEGALLY BLONDE (2001)\tI\t\t\tMasters of Sex\t\tMasters of Sex \t|l7h00X2 X-MEN UNITED (2003) Patrick Stewart\t\t\t\tITFIE karate kid (1984) ayec PatMorita, Elisabeth Shue, Ralph Macchio\tI\t\t\t\t\t\tTHE KARATE KID PART II (1986)\t|\t\t \t1 Esprits criminels / La meute\t\tLes recrues de la 15e\t\t1 Chicago Fire Caserne 51\t\tEsprits criminels\t\tEsprits criminels\t\t1 RAPIDES ET DANGEREUX 2 (2003)\t\t \t1 Le TVA sports\tIColIXtion\tLMB Baseball/Yankees de New York c Gnôles de Baltimore (D)\t\t\t\t\t\t60 minutes sports\t\tLe TVA sports\tGolIXtIon\tRed Bull Murdoch Mysteries\t\t\t1 Modern Family 1 Modem Family | The Carne Diaries\t\t\t\tWonderland / Nothing to Fear\t\tMantracker/ Randi and Stacey\t\tEP Daily\tReviews\tJimmy Kimmel \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t A LA TELE Nos choix cette fin de semaine COMIQUE ETERNEL ET UNIVERSEL Mine de rien, l\u2019interprète du plus célèbre gendarme du cinéma français aurait eu 100 ans ce mois-ci.Même s\u2019il nous a quittés il y a plus de 30 ans, ses mimiques inimitables font encore rire beaucoup, partout.Ce documentaire en forme d\u2019hommage rend compte de cet amour éternel et univers de ce comique qui n\u2019était pas drôle dans la vraie vie.Suite vendredi prochain, même heure.Louis de Funès pour toujours, RDI, vendredi, 20 h TÉLÉ-EOOT, EIN Toute bonne chose a une fin.Les fanas du ballon rond seront enfin libérés de leur petit écran pour profiter de la belle saison.Un petit dernier coup, et non le moindre, avant les «vacances».Finale Biplace et finale de la Coupe du monde de la FIFA, Radio-Canada, samedi 16 h et dimanche 15 h À HAUTEUR D\u2019HOMME POLITIQUE ERANÇAIS Bien de l\u2019eau a coulé sous les ponts depuis le tournage de ce documentaire dans les coulisses de la campagne qui a mené François Hollande à la tête du Parti socialiste français.Depuis, il y a eu son élection à la présidentielle, si prometteuse, puis la déception, qui ne cesse de se poursuivre.Ça n\u2019enlève absolument rien à l\u2019intérêt de ce film.François Hollande: comment devenir président, Télé-Québec, dimanche, 20 h Amélie Gaudreau LE DEVOIR.LE VENDREDI II JUILLET 2014 B 3 WEEK-END filNEMA VOÂÏ Médiafilm.ca LA VOIX DEUOMBRE Canada, 2013, 83 minutes Drame psychologique d'Annie Molin Vasseur avec France Castel, Mario Saint-Amand, Isabelle Laurier Apprenant que son ancien amant est tombé dans le coma à la suite d\u2019un accident de vélo, une photographe lui rend visite tous les jours à rhôpital dans l\u2019espoir de le maintenir en vie par ses récits.V.O.: Beaubien.LE VRAI DU EAUX Canada, 2014, 100 minutes Comédie d'Emile Gaudreault avec Stéphane Rousseau.Se sentant responsable de la mort au volant d\u2019un admirateur, un réalisateur décide d\u2019expier sa faute en tournant un documentaire sur le syndrome de stress post-traumatique.V.O.: Beaubien, Angrignon, Quartier latin, StarCité, Lacordaire, Marché central.V.O., s.-t.a.: Cineplex Odéon Forum.LIEE ITSELE Etats-Unis, 2013,116 minutes Documentaire de Steve James.Prenant pour appui l\u2019autobiographie de Roger Ebert et les témoignages de ce dernier recueillis sur son lit d\u2019hôpital, le cinéaste remonte le parcours de ce critique de cinéma de Chicago, mort en 1993, qui fut le premier de sa catégorie à remporter un prix Pulitzer.V.O.s.-t.f: Cinéma du Parc.MY SWEET PEPPER LAND Allemagne, 2013, 100 minutes Drame de Miner Saleem avec Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani, Suât Usta.Nouvellement établi dans un petit village kurde à la frontière de la Turquie, de l\u2019Iran et de l\u2019Irak, un policier se met à dos le seigneur local et fait la connaissance d\u2019une institutrice célibataire venue répandre la connaissance dans cette contrée perdue.V.O., s.-t.a.: Excentris.NOUVEAU REERAIN (Begin Again) Etats-Unis, 2013,103 minutes Comédie dramatique de John Carney avec Mark Buffalo, Keira Knightley Ebloui par les chansons d\u2019une auteur e-compositeure-inter-prète anglaise, un producteur déchu la convainc d\u2019enregistrer un album complet dans les rues de New York.V.O.: Cavendish, Cineplex Odéon Forum, Spheretech.VF : Quartier latin.Aux VUES AVEC.Manipuler limage pour le mieux selon le coloriste Nico Ilies Même lorsqu\u2019il vient soutenir une facture visuelle audacieuse, son travail doit être.invisible Dans cette série d\u2019articles intitulée Aux vues avec.qui revient pour un deuxième été, des professionnels de l\u2019industrie cinématographique québécoise commentent un film à l\u2019affiche en prenant pour angle leur propre spécialité, un métier à la fois.FRANÇOIS LÉVESQUE Contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, un film n\u2019est pas simplement tourné, monté puis projeté.Entre l\u2019image qui a été captée par la caméra et celle que l\u2019on verra sur le grand écran, il y a parfois un monde de différence, notamment au niveau de la couleur.Un des nombreux artisans de l\u2019ombre du 7® art, le coloriste joue un rôle essentiel dans l\u2019achèvement de la vision du réalisateur.Nico Ilies exerce ce métier depuis une vingtaine d\u2019années.On en discute après deux heures passées à s\u2019émerveiller devant le nouveau Wes Anderson, L'hôtel Grand Budapest, d\u2019ores et déjà disponible en DVD, Blu-ray, téléchargement et VSD.Campée dans un passé fantaisiste, cette comédie douce-amère est construite sur le principe des poupées gigognes : une écolière lit un roman dans lequel l\u2019auteur narre l\u2019histoire, en deux temps, de Monsieur Gustave, le concierge de l\u2019hôtel Grand Budapest, telle qu\u2019elle lui a été relatée par Zero, le fidèle assistant de ce dernier, l\u2019ensemble de l\u2019œuvre se divisant en autant d\u2019époques, de ratio d\u2019images et de traitements chromatiques.Avant de parler du film, quelle définition donneriez-vous du métier de coloriste?Je collabore étroitement avec le directeur photo et le réalisateur du film.Même si mon travail s\u2019effectue en postproduction [préproduction : écriture, financement, logistique, etc.; production: tournage; postproduction: montage, musique, etc.], on me sollicite souvent au moment de la préproduction pour que le cinéaste m\u2019indique quel genre de facture il souhaite donner à son film.Une fois le film terminé, on se retrouve dans mon studio et je procède au calibrage de la luminosité, des contrastes, de la couleur.C\u2019est de la colorimétrie [science de la mesure des couleurs].Tout ça, de manière à parachever la vision du réalisateur et de son directeur photo.Car il faut comprendre que les couleurs sont connotées; elles symbolisent quelque chose.Et encore, le sens qu\u2019on donne à chacune varie d\u2019une culture à l\u2019autre.Et il y a le contexte, bien sûr.Dans un film donné, le rouge pourra symboliser la passion alors que dans un autre, il suggérera plutôt un danger.Au besoin, le coloriste peut amplifier une seule couleur, subtilement, afin qu\u2019elle ressorte davantage.Les possibilités sont infinies.Un film comme Uhôtel Grand Budapest, avec son artificialité fignolée, doit représenter un beau défi formel?Les segments se déroulant dans les années 1930 sont pastel; il y a une certaine désaturation de la couleur.L\u2019image est comme délavée.Au contraire, ceux qui se passent à la fin des années 1960 sont chauds et plus saturés.Ceci dit, le mérite dans ce film précis revient davantage aux gens de la direction artistique \u2014 accessoires, décors, costumes \u2014 que de la coloration.Si je devais donner un exemple évident de l\u2019apport du coloriste dans un film, je nommerais Un homme au singulier, de Torn Lord.Lorsque le personnage de Colin Eirth apprend la mort de son amant, l\u2019image se vide graduellement de sa couleur.C\u2019est une manière poétique d\u2019éclairer le spectateur sur l\u2019état d\u2019esprit du protagoniste.Avec quel genre d\u2019équipement travaillez-vous?Un ordinateur, une grande console pleine de boutons et de potentiomètres [ou «faders»], et un grand écran devant moi sur lequel est projeté le film.C\u2019est très difficile d\u2019expliquer comment ça se passe, concrètement.J\u2019y vais beaucoup à l\u2019instinct dans mes manipulations sur la console; j\u2019en connais par cœur chaque fonctionnalité.Généralement, je ne regarde pas mes mains, je regarde l\u2019écran devant moi.Au préalable, j\u2019ai écouté les indications du directeur photo et du réalisateur, je sais quel genre de look ils veulent, et je manie mes instruments de manière à arriver à ça, en modulant, comme je le disais, les contrastes, la luminosité, l\u2019intensité des couleurs : tout le spectre visuel.Même pour une œuvre de style naturaliste, il y a des ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR C\u2019est à la suite de son installation en Allemagne que Nico Ilies a décidé de se consacrer à la colorisation des films.corrections à faire.Parfois, par exemple, les différents plans d\u2019une scène auront été tournés à des moments différents^ avec une variation dans la lumière ambiante.A l\u2019étape de la colorisation, je peux corriger ça afin d\u2019assurer une continuité visuelle.La colorisation, c\u2019est beaucoup ça: maintenir la continuité visuelle dans un film d\u2019un bout à l\u2019autre.Plus l\u2019approche visuelle est originale, plus vous devez être sollicité?Prenons deux cas d\u2019espèce: Mémoires affectives, de Francis Leclerc, et À Lorigine d'un cri, de Robin Aubert.Des films de factures très distinctes, mais partageant le même directeur photo.Steve Asselin.Mémoires affectives est un film hivernal dans des tons dominants de blanc et de bleu.Au stade de la colorisation, ça a nécessité ce qu\u2019on appelle de la désaturation, c\u2019est-à-dire qu\u2019on atténue la couleur, on la déjave, entre autres manipulations de l\u2019image.A l'origine d'un cri s\u2019est avéré instructif pour moi.Avec Steve, on a travaillé la couleur et on a montré ce que ça donnait à Robin.Il a d\u2019abord trouvé ça magnifique, puis il a déclaré peu après que ça n\u2019allait pas du tout.Ça m\u2019a laissé perplexe un instant, puis j\u2019ai compris qu\u2019il avait parfaitement raison : s\u2019il a remarqué à ce point la beauté de la couleur, c\u2019est parce qu\u2019elle était trop prononcée et qu\u2019elle éclipsait l\u2019histoire.Le vieux dilemme artistique du fond versus la forme.Exactement.En prenant conscience de ça, j\u2019ai pu élaborer une palette plus sobre avec Steve.Mais il ne fallait pas non plus aller dans le naturalisme parce que le film de Robin est très stylisé.Il faut savoir doser et, surtout, il faut savoir écouter.Mon travail sur la couleur doit être synchrone avec la vision de l\u2019auteur.avec l\u2019identité de son film.Si la couleur prime, comme lors de cet essai préliminaire, ça se fait au détriment du film.Si, à l\u2019inverse, la couleur n\u2019est pas assez prononcée, on pourrait croire à une erreur technique.C\u2019est très délicat.C\u2019est comme de la peinture ; tout est dans la nuance.Le coloriste semble être le dernier maillon dans l\u2019aboutissement de la «vision de l\u2019auteur», un concept qui revient constamment.Comment les cinéastes et leurs directeurs photo s\u2019y prennent-ils pour vous la communiquer, cette «vision»?Ce ne doit pas être évident?C\u2019est abstrait, évanescent, non?C\u2019est plus simple avec des collaborateurs expressifs, qui savent formuler ce qu\u2019ils veulent.Cependant, une image vaut mille mots, et ils peuvent me montrer des livres de peintures; des œuvres de certains artistes.On fonctionne aussi beaucoup par références cinématographiques.Je pense à un autre film de Robin Aubert, son premier, Saint-Martyr-des-Damnés, que j\u2019adore [et une rarissime occasion où un coloriste est nommé dans le générique de début d\u2019un film].Il y a une scène dans le corridor de l\u2019hôtel que je n\u2019arrivais pas à ajuster convenablement.Soudain, Robin m\u2019a signalé une autre scène de corridor d\u2019hôtel, dans Barton Fink, des frères Coen.J\u2019ai tout de suite compris ce qu\u2019il voulait.Les deux scènes n\u2019ont rien à voir l\u2019une avec l\u2019autre sur le plan narratif, mais sur le plan visuel, si.Martin Scorsese et son directeur photo Robert Richardson communiquent uniquement comme ça, en se renvoyant des scènes de films de toute sorte.J\u2019ai eu le privilège de collaborer avec eux sur le film L'aviateur, tourné en partie à Montréal, et dont j\u2019ai assuré l\u2019entièreté de la colorisation.Chromatiquement parlant, ce film est fort intéressant parce qu\u2019il se déroule sur plusieurs décennies et chaque période est «colorée» différemment.Ça permet de distinguer les époques d\u2019un seul coup d\u2019œil sans qu\u2019on ait l\u2019impression que le réalisateur insiste.Quand le coloriste a bien fait son travail, le spectateur traite l\u2019information chromatique sans s\u2019en rendre compte, de manière inconsciente, de telle sorte qu\u2019il ne sort pas de l\u2019histoire.C\u2019est un paradoxe qui me fait sourire : même lorsqu\u2019il vient soutenir un parti pris esthétique marqué, mon travail doit être.invisible.Le Devoir Qui est Nico nies?Nicolae Ilies naît en 1963 dans la région transylvanienne de la Roumanie, où il étudie en ingénierie de l\u2019optique.Défiant les interdits du régime de Ceausescu, il se procure un magnétoscope sur lequel il regarde en boucle Voyage au bout de l'enfer, de Michael Cimino.Installé en Allemagne en 1990 après la chute du communisme, il entreprend de devenir coloriste et apprend le métier dans un studio de Munich qui l\u2019emploie pendant cinq ans.En 1999, il s\u2019installe à Toronto.Recruté par le directeur photo Newton Thomas Sigel pour veiller à la colorisation du film Confessions d'un homme dangereux, que George Clooney a tourné à Montréal, Nico emménage dans la métropole en 2003 et ne la quitte plus.La fontaine, de Darren Aronofsky, Incendies, de Denis Villeneuve, 10 de Podz, Pour l'amour de Dieu, de Micheline Lanctôt, Le démantèlement, de Sébastien Pilote, et Louis Cyr, de Daniel Roby, ne sont que quelques-unes des productions auxquelles il a collaboré. B 4 LE DEVOIR LE VENDREDI II JUILLET 2014 WEEK-END CULTURE La publication du quotidien gratuit Metro cesse à Regina, Saskatoon et London Toronto \u2014 La publication du quotidien gratuit Metro cessera dans trois villes canadiennes vendredi et 25 personnes seront mises à pied en raison de cette décision prise par la direction afin de se concentrer sur les marchés plus importants.Star Media Group a indiqué jeudi que les journaux Metro ne seraient plus publiés à Regina et Saskatoon, en Saskatchewan, de même qu\u2019à London, en Ontario, l\u2019entreprise préférant s\u2019attarder aux parties du pays présentant «le plus grand potentiel pour Metro ».Un porte-parole de la société, Bob Hepburn, a cependant affirmé que les versions Web du quotidien demeureraient en ligne dans chacune de ces villes.M.Hepburn a précisé qu\u2019un reporter serait affecté à la couverture des événements dans chaque ville, tandis qu\u2019un réviseur serait en poste à London et qu\u2019un autre superviserait les deux éditions en ligne de la Saskatchewan.Star Media, une filiale de Torstar, a dit appuyer entièrement la décision, qui a été recommandée par la haute direction de Metro.Les entreprises du secteur des médias sont aux prises avec une forte diminution des revenus publicitaires des médias imprimés et la désertion des lecteurs, qui tournent de plus en plus le dos aux journaux traditionnels.Les grandes entreprises médiatiques canadiennes ont toutes procédé à des réductions de leurs effectifs et de leurs réseaux pour se concentrer davantage sur leurs sites Web.La Presse canadienne appartient conjointement à Torstar et aux sociétés mères des quotidiens torontois The Globe and Mail et montréalais La Presse.La Presse eanadienne Décès d\u2019Eileen Ford, fondatrice de l\u2019agence de manneqnins Ford New York \u2014 L\u2019Américaine Eileen Ford, qui avait cofondé en 1946 avec son mari l\u2019agence de mannequins Ford et l\u2019avait hissée au firmament international, lançant les carrières de multiples top-modèles, est décédée à 92 ans.«Elle est décédée [mercredi] soir», a précisé à l\u2019AFP Arielle Baran, une porte-parole de l\u2019agence de communication responsable de Ford Models.Née à New York, ancien mannequin elle-même, exigeant de ses modèles un professionnalisme absolu, Eileen Ford avait notamment lancé les carrières de Candice Bergen, Lauren Hutton, Naomi Campbell, Christie Brinkley, Brooke Shields, Jerry Hall, Kim Bas-singer, Christy Turlington.Adorant dénicher elle-même de nouveaux talents, elle avait fait de Ford Models la première agence au monde dans les années 1970, contribuant à créer le marché des top-modèles aux salaires vertigineux et un secteur multimillionnaire.Agenee Franee-Presse Les employés des musées inquiets Les employés du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), du Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MACkp et des Musées de la civilisation à Québec sonnent l\u2019alarme à leur tour devant les compressions de personnel, notamment celles annoncées en mai au MNBAQ.Les trois sjmdicats qui les représentent (Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, Sjmdicat de la fonction publique et para-publique du Québec, Sjmdicat canadien de la fonction publique) ont signé une lettre commune dans laquelle ils disent être «inquiets».«L\u2019absurdité de la consigne \u201cen faire plus avec moins \u201d devient dangereuse, voire impossible, dans la gestion d\u2019un patrimoine national», lit-on.Les trois groupes voient dans «la précarité constante» des emplois la fin d\u2019expertise des musées.Le Devoir MOTS CROISÉS 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tMoustaches de chat -Entre deux propositions.2.\tGouffre - Ignorant.3.\tPremier morceau -Coup.4.\tA iui - Début de semaine - Désavoue.5.\tNéant - Disposé en boucies.6.\tÀ friser ou à chevai -Qui est en feu.7.\tBouievard - Démentis.8.\tCiassements - Boeufs à bosse.9.\tRéparé grossièrement - Qui n'a pas de pieds.10.\tGouffre - Joie.11.\tHumer - Située dans ie temps.12.\tCeiui des indiens, par exempie - Opération pour soustraire.VERTICALEMENT 1.\tLe chat en a 7 - Amas confus de choses.2.\tAnalphabète - Idéale.3.\tCible - Agacent.4.\tGalère - Qui fatigue.5.\tPourvue.6.\tÀ iui - individu bizarre.7.\tÉtain - Cancan.8.\tÉpine dorsaie - Gang.9.\tA très chaud - Piante aquatique.10.\tSateiiite - Petite plante cryptogame.11.\tCrabe comestible -Pas payées.12.\tAttendue par le nourrisson - Mesurée.1 23456789 101112 R\tE\tT\tR\tA\tC\tT\t1\tL\tE\tS\t O\tV\tA\t1\tR\tE\t\tM\tA\tC\tO\tN N\tE\tR\tF\t\tD\tR\tA\tC\tU\tL\tA R\t1\tT\t\tT\tR\tA\tM\tE\tE\t\tG O\tL\t1\tV\t1\tE\tR\t\tR\t1\tP\tE N\t\tN\tU\tS\t\tE\tP\tE\tL\tE\tR N\tO\tE\t\tS\t1\tT\tA\tR\t\tN\t E\tT\t\tA\tE\tD\tE\tS\t\tC\tA\tP M\tA\tR\tB\tR\tE\t\tS\tE\tU\tL\tE E\tR\t1\tC\t\tA\tV\tE\tU\tL\t1\tR N\t1\tV\tE\tA\tL\tE\t\tR\tO\tT\t1 T\tE\tE\tS\t\tE\tR\tG\tO\tT\tE\tR FRANCIS VACHON LE DEVOIR Vincent Vallières en solo an Festival d\u2019été de Qnébec Pas de groupe vers qui se retourner, pas de mur entre lui et le public.Vincent Vallières est monté seul avec sa guitare sur la scène de l\u2019impérial, jeudi soir, pendant le Festival d\u2019été de Québec.Juste après lui, l\u2019Américain Father John Misty se produisait aussi en solo.Lisez le compte rendu de la soirée par Philippe Papineau à www.ledevoir.com/feq-2014.Nos choix an FEQ Monogrenade Prenez l\u2019apéro en vous plongeant dans la musique rock parfois planante de Monogrenade, qui a fait paraître récemment un deuxième album.Composite.Les amateurs de Karkwa vont aimer les progressions musicales, et ceux de Groenland vont aimer l\u2019apport des cordes, particulièrement du violoncelle, dans les chansons.Au Cercle, à 18 h Radio Radio Le trio devenu duo vient présenter le très « club-esque » Ej Eeel Zoo à Québec.Gabriel Malenfant et Jacques Doucet sont de redoutables perfor-meurs sur scène, ne laissant pas beaucoup de répit à la foule, empilant les succès rap à saveur électro.En plus, ils jouent avec des musiciens sur scène, un ajout non négligeable.Pierre Kwenders et Random Recipe seront sur scène avant eux.A l\u2019impérial, dès 20 h Billy Joel Uptwon Girl, Piano Man, We Didn\u2019t Start the Eire, The Entertainer, Just the Way You Are, My Life.la liste des pièces de Billy Joel qui ont marqué l\u2019imaginaire collectif est assez longue qu\u2019on devrait passer un bon moment.Avant lui, nulle autre que Blondie montera sur scène.Nostalgie, certes, mais Nostalgie de bon aloi.Sur les plaines d\u2019Abraham, dès 19h Philippe Papineau CONCERTS CLASSIQUES Le semi-envol du Festival de Lanaudière 2601 SOLUTION DU DERNIER OUVERTURE , \u201e A L\u2019AMPHITHEATRE Tchaikovski: Capriccio italien.Bartok: Concerto pour piano n° 2.Rival: Achilles and Scamander.«Le Cirque Eloize, 15 ans plus tard».Stewart Goodyear (piano).Orchestre Métropolitain, Julian Kuerti.Amphithéâtre Fernand-Lindsay, jeudi 10 juillet 2014.CHRISTOPHE HUSS Le Festival de Lanaudière 2014 a eu deux ouvertures.L\u2019une, mardi, avec Alain Lefèvre, passée sous silence dans les communiqués et cantonnée à une église transformée en sauna, et celle de jeudi, dite «ouverture à l\u2019amphithéâtre», «grande ouverture», dans la terminologie de médias partenaires de la manifestation, et même «concert inaugural», dans celle du directeur, François Bédard, au micro.Pour améliorer son sort ou voir grandir son statut, Lefèvre n\u2019aura qu\u2019à mettre un nez de clown la prochaine fois ! Cirque et musique donc, avec Eloize.Kent Nagano avait programmé cela à la Maison sjmiphonique dans un fascinant Daphnis et Chloé de Ravel.11 n\u2019était pas pionnier en la ma-tjère, puisqu\u2019en 1999 le Cirque Eloize, l\u2019Grchestre Métropolitain et le Festival de Lanaudière s\u2019étaient associés pour Cirque Orchestra.C\u2019est une déclinaison de ce spectacle que le Festival a fait revivre jeudi, en fin de seconde partie sur une durée de 40 minutes seulement.Qn admire donc d\u2019autant plus le calme et la patience, durant la première partie, des spectateurs de la pelouse venus avec de nombreux enfants.Le 2'- Concerto pour piano de Bartok a beau être un chef-d\u2019œuvre, il ne concerne que fort peu un grand public familial attiré par une affiche cir- cassienne, qui méritait d\u2019être accueilli par un programme festif et populaire.Par ailleurs, en la circonstance, ce concerto est bien trop redoutable et long à préparer.Stewart Goodyear a déroulé sa partie, mais l\u2019orchestre a simplement tenté de rester synchrone, la balance était très imparfaite et le tempo de Kuerti dans le mouvement lent ne permettait pas à Goodyear de ralentir ses interventions.Ce Bartok a été précédé par le pire Capriccio italien de ma vie, à peine en place et lesté par des tempos plombés.La seconde partie était heureusement meilleure.L\u2019œuvre spectaculaire de Robert Rival, apport intelligent à la «ligne éditoriale» contemporaine du Métropolitain, bénéficiait de la préparation peaufinée réservée à la musique accompagnant le spectacle d\u2019acrobaties gymniques.Des applaudissements intem- pestifs saluant les prouesses d\u2019expression corporelle, dont un couple d\u2019équilibristes et un homme au cerceau particulièrement impressionnants, interrompaient la trame sonore.La trame dramatique est légère : un clown acrobate, faux violoniste candide, plane devant la musique et une ballerine.11 est le fil conducteur de tableaux habités par huit artistes illustrant VAdagio de Barber, Aquarium et la Danse macabre de Saint-Saëns, la Danse arabe de Tchaikovski et deux extraits de L\u2019Oiseau de feu de Stravinski.Avec ce semi-spectacle de cirque devant des gradins à moitié remplis (compensés par une pelouse bien garnie) le Festival de Lanaudière a réussi un semi-envol, conclu sur l\u2019air de L\u2019Entrée des gladiateurs de Julius Fucik.Le Devoir MONTREAL COMPLETEMENT CIRQUE Magie nouvelle, poésie réelle LE SOIR DES MONSTRES de Etienne Saglio, 60 min.Au théâtre Outremont jusqu\u2019au 13 juillet FRANÇOIS LÉVESQUE Il était une fois un royaume, fait de vieux objets à la splendeur déchue, inventé par un homme pour peupler sa solitude.Mais dans les méandres de ce royaume à l\u2019architecture tordue, sa folie lui échappa dojicement.» Ainsi le Français Etienne Saglio pré-sente-fil Le soir des monstres.un spectacle de «magie nouvelle».C\u2019est ce qu\u2019on appelle donner le ton, toutes les clés de lecture se trouvant nommées dans cette brève introduction.Seul en scène, Saglio trône au milieu d\u2019un petit univers constitué d\u2019accessoires disparates qui, entre ses mains agiles, se transforment.Comme animé d\u2019une vie propre, un bout de tuyau de sécheuse se meut en serpent.Plus tard, une feuille de styro-mousse expertement maniée paraît flotter dans le sens contraire de la gravité, à l\u2019ins- tar de ballçs de jonglerie en fil de fer.Et Etienne Saglio de se mettre à tournoyer tel un danseur soufi.Hallucination Insolite mais belle, la production repose sur différentes illusions d\u2019optique.Les éclairages judicieusement feutrés, nécessaires au procédé, confèrent parfois à fillusionniste des allures de spectre, sa redingote noire réfléchissant la lumière en un étrange halo.Lorsqu\u2019il se tapit dans la pénombre et que les balles du début lui sortent de la bouche, on se croirait en pleine séance de spiritisme, avec ectoplasmes.Réalisée à l\u2019aide d\u2019écrans transparents et de projections, une séquence de décompensation psychotique fait littéralement halluciner.Et c\u2019est ainsi que, coiffé d\u2019une triste couronne de papier crêpe, le roitelet glisse vers l\u2019aliénation.Difficile de dire si la magie de sa proposition est vraiment nouvelle.Sa poésie esf en tout cas, bien réelle.Le Devoir LE DEVOIR.LE VENDREDI II JUILLET 2014 B 5 WEEK-END MUSIQUE La Vitrine du disque MUSIQUE PANAFRICAINE CARNETS DE ROUTE -SOWETO-MARRAKECH ROAD BOOKS Gotta Lago Outside Ce touche-à-tout est à la fois bluesman à histoire, conteur percussionniste engagé, chanteur montréalais panafricain, multi-instrumentiste capteur de rencontres.Gotta Lago rend ici hommage à l\u2019Afrique et à ses destins croisés en parcourant plusieurs personnages, genres et pays pour en extraire une vision personnelle et rassembleuse.Parfois, comme dans le cas du chant choral sud-africain, du reggae franco, de l\u2019afrobeat ou de l\u2019afrofunk, son regard est plus proche des styles originaux qu\u2019il aborde, alors qu\u2019ailleurs, il s\u2019éloigne de la tradition.Mais à l\u2019inverse, il traite le zouglou de manière roots.Un point commun à cette trame musicale d\u2019un continent: un riche,travail au niveau de la voix, qu\u2019il traite de plusieurs façons.À voir au Balattou le 16 juillet avec le multi-instrumentiste Pierre-Olivier Bolduc, le 17 juillet avec le guitariste Simon L\u2019Espérance et le 20 juillet avec le musicien danseur William Bobo.Yves Bernard ^VQussoraskil CLASSIQUE MODEST MOUSSORGSKI Mélodies.Sergei Leiferkus (baryton), Semyon Skigin (piano).Brilliant 4 CD 94928.Ceci n\u2019est pas un coffret, c\u2019est un monument.Pour la première fois sont réunis les quatre CD de mélodies de Mous-sorgski, y compris les cycles essentiels Chants et danses de la mort, Nurserie et Sans soleil ainsi que 50 autres miniatures, gravés entre 1993 et 1996 par Sergei Leiferkus pour le label anglais Conifer, alors chichement distribué par BMG.Pourtant, ces quatre jalons forment une référence en la matière, tout comme, dans l\u2019histoire du disque.Maria Callas «était» Tosca et Fischer-Dieskau incarnait les lieder de Schubert.La noblesse de style, l\u2019ampleur et la beauté de voix, la qualité dramatique de Leiferkus nous rapprochent de ce répertoire qui nous est, pour la plupart d\u2019entre nous, totalement étranger.Pourvu que ceux qui pensent que Hvorostovski domine les barytons russes et peut, en conséquence, se permettre toutes les facéties découvrent l\u2019immense Leiferkus dans l\u2019opus discographique qui le rendra définitivement légendaire.Christophe Huss POP THE FEAST OF THE BROKEN HEART Hercules and Love Affair Moshi Moshi Après un premier disque à la critique élogieuse, comment rester au top?«Oui, bon, c\u2019était pas mal, mais leur premier était mieux, non ?» Qui ne l\u2019a jamais dite, celle-là?Est-ce que faire très fort au premier coup met nécessairement la barre trop haut pour le reste d\u2019une carrière ?La formation néodisco londonienne Hercules and Love Affair est totalement touchée par cette tyrannie du «parfait premier».En 2008, le groupe avait attiré tous les regards avec un disque initial disco-soul impressionnant.En 2011, son second opus avait été assez peu remarqué.Il récidive, ne reculant devant rien.Immanquablement, les dix nouvelles pièces n\u2019ont pas la fraîcheur racoleuse des débuts.Elles parviennent toutefois à fixer une certaine idée du néodisco actuel.Vous savez ce qu\u2019on dit: l\u2019été, c\u2019est pour danser.Alors, laissons un peu de côté la nostalgie et donnons une chance à la bande du DJ Andrew Butler de nous faire bouger.Sophie Chartier CLASSIQUE UINCORONAZIONE DI DARIO Opéra de Vivaldi (Venise 1717).Anders Dahlin, Sara Mingardo, Delphine Galou, Riccardo Novaro, Accademia Bizantina, Ottavio Dantone.Naïve 3 CD OP 30553.Il faut rendre hommage au travail méticuleux et de haute tenue de Naïve dans son intégrale Vivaldi, dont ce Couronnement de Darius est le volume 58.Ce rare opéra, agréablement réussi, nous permet de saluer un grand chef qui a apporté de la classe, de la finesse et de la tempérance dans l\u2019interprétation vivaldienne qui, il y a une quinzaine d\u2019années, commençait à virer, à force de surenchère expressive violente, au trash.Loin du rituel de la succession de longs airs da capo, L\u2019Incoronazione di Dario est l\u2019œuvre d\u2019un compositeur de 40 ans qui diversifie les scènes et fait se succéder des airs plutôt courts.Cette parution concerne les mélomanes qui désirent approfondir le parcours vival-dien avant Farnace ou Griselda.Servi par une distribution remarquable, cet opéra est à comparer au Tito Manlio (1719) enregistré par Dantone en 2005 dans le cadre de la même intégrale.Christophe Huss CHANSON BLUEGRASS LOVE HAS COME FOR YOU Edie Brickell et Steve Martin 40 Share/Rounder Marché de niche?Merveilles cachées, oui.Parfois on en réchappe, merci aux amis phares : le collègue Pierre Landry a apporté un vendredi à notre «table tournante» de l\u2019émission PM (ICI Radio-Canada Première) cet album de chansons en mode bluegrass qui, a priori, intrigue avant de séduire : le comédien Steve Martin avec Edie Brickell?Edie qui?Mais si, Edie la bohémienne : What lAm, succès de 1988, c\u2019était elle.Compagne de Paul Simon depuis 1992, d\u2019où la carrière en pointillé : trop d\u2019ombre.Ce disque de soleil fait d\u2019autant plus plaisir.Il se trouve que Martin, un as du banjo (il en jouait entre les one-liners), a fourni à son amie Edie des motifs, et qu\u2019elle a brodé dessus des dentelles de textes.Et que Peter Asher Games Taylor, Linda Ronstadt) en a décanté un disque délicat.Qui s\u2019écoute comme on déguste une fin d\u2019après-midi, avec de petits fruits.Tendresse de derrière les fagots, joliesses en chaise berçante.Doux, doux disque d\u2019été.L\u2019éternité d\u2019été.Sylvain Cormier ROCK ALTERNATIF NATURE OF Nature Of natureofband.com Dans le rock patient de Nature Of, le mélomane pourra entendre une proximité d\u2019espaces.Et il n\u2019aura pas tort: avant sa petite tournée ad mari usque ad mare au Canada, le jeune quintette a d\u2019abord fait ses armes à Sherwood Park, une petite ville en banlieue d\u2019Edmonton.En pleines Prairies, en plein désert \u2014 et dans un relatif anonymat.Ce premier album, de leur propre aveu longuement mûri, est en effet aussi soigné qu\u2019il est ressenti.Même lorsqu\u2019il veut cogner, le rock de Nature Of est plein de tristesse et de silence, aidé en cela par le phrasé brouillon à la Kurt Cobain, un peu essoufflé, du chanteur Steve Schneider et les arrangements bruts, presque basiques, de guitares et de batteries.Bien qu\u2019il y ait redondance des rythmes et longueur dans les pièces \u2014 The Night fait sept minutes \u2014, l\u2019impression de chercher des vagues sur une mer trop lisse disparaît avec Winter Winter, This Time of Year ei Lucy.Hasard ou dessein?Un style se dessine.A raffiner, certes, mais un style.Geneviève Tremblay CLASSIQUE VEPRES DE LA VIERGE Œuvre de Claudio Monteverdi (1610).Chœur de chambre de Namur, Capella Mediterranea, Leonardo Garcia Alarcon.Ambronay 2CD AMY 041 (HM) Après un renversant Requiem de Mozart, le prodigieux chef baroque argentin Leonardo Garcia Alarcôn remet le couvert dans une autre œuvre emblématique, les Vêpres de Monteverdi.L\u2019écoute de ce coffret, qui fera partie des CD de l\u2019année, me fait penser à cette publicité pour chandails et autres articles liés au Mondial de soccer, un petit film très esthétique dans lequel on assiste à de multiples explosions de poudroyantes couleurs vives.Ce parcours musical est exactement cela : l\u2019interprétation repose sur une louange exaltée, dans laquelle les élans, les équilibres et, partout, les couleurs teintent le Verbe.Le partenariat entre Leonardo Garcia Alarcôn, son chœur, son ensemble et le Festival d\u2019Ambronay est désormais bien rodé.L\u2019abbatiale fournit un cadre rêvé pour les Vêpres.Rendue par les prodigieux ingénieurs du son de Tritonus, l\u2019acoustique élève la musique vers les cieux.Christophe Huss COUNTRY MODERNE PLATINUM Miranda Lambert RCA/Sony VESPRQ DELLA BEATA VERGINE (1610) Battante, intraitable, conquérante, la Miranda: cinq albums sur cinq au sommet du classement country depuis le concours Nashville Star, en 2003.La voilà tout en haut du Billboard 200, tous genres confondus: triomphe d\u2019une sans-gêne à la grandeur des Etats.Pas une princesse, la blonde platine de la pochette, assumée white trash de luxe dans le cadre de porte d\u2019une roulotte.Rien de l\u2019agace dans la ouate, façon Taylor Swift.Une réaliste, la Dolly Parton de sa génération, très capable d\u2019autodérision.Platinum n\u2019est pas le titre pour rien, ça jase franc : « When your roots grow out/ and things go south, / hey, go back to the salon !» Tren-tenaire, elle affronte déjà le poids des ans: «You can nip it, tuck it, squeeze it/but you\u2019re never gonna beat it», concède-t-elle dans Gravity Is a Bitch.Scènes de la vie conjugale des stars dans Priscilla, tout est bon pour ce country sans ornières, aussi aisément pop avec Carrie Underwood iSomethin\u2019Bad) que western-swing (AU That\u2019s Left).Succès plus que justifié.Sylvain Cormier Vous pouvez entendre un extrait des disques marqués du symbole @ sur ledevoir.com/culture/musique PRODUCTIONS NUITS D AFRIQUE Admirai T s\u2019amène pour la première fois, en live, à Montréal ce samedi au National dans le cadre de la série Nuits d\u2019Afrique Sound System.28^ FESTIVAL INTERNATIONAL NUITS D\u2019AFRIQUE Admirai T : le re^ae dancehall et au-delà YVES BERNARD Son reggae.Admirai T le passe dans la moulinette électro.Son dancehall, il le fait à la manière guadeloupéenne en utilisant souvent le créole et les techniques du gwo ka.Le ghetto, il le chante dans une optique universelle, tout comme les autres thèmes humains qu\u2019il aborde.Et avec son phrasé qui peut devenir ul-trarapide, il s\u2019amène pour la première fois, en live, à Montréal ce samedi au National dans le cadre de la série Nuits d\u2019Afrique Sound System.Ça tombe bien parce qu\u2019en matière de sound system, il en connaît un lot.«J\u2019ai commencé en 1993 avec des amis.On appelait ça le Ghetto Sound Group.Puis, fai poursuivi dans plusieurs petits sound systems qu\u2019on organisait nous-mêmes sur le ghetto.«Je trouvais inadmissible que Ton ne parle que de 10% de ce qui se passait sur le ghetto.On ne disait jamais qu\u2019il y avait des gens qui y vivaient.» En 1997, j\u2019ai rencontré des membres du KSS, le Karukera Sound System, un collectif de 12 chanteurs et DJ.En 1998, nous avons fait paraître le disque 1848, en hommage à l\u2019abolition de l\u2019esclavage.» Admirai T est engagé.Ce qui l\u2019a poussé vers la musique fut de constater jusqu\u2019à quel point son quartier Boissard de Pointe-à-Pitre était toujours montré du doigt dans les journaux télévisés pour ses problèmes de drogue et de violence: «Je trouvais inadmissible que l\u2019on ne parle que de 10% de ce qui se passait sur le ghetto.On ne disait jamais qu\u2019il y avait des gens qui y vivaient.Je voulais redorer l\u2019image de mon quartier.» Son frère Jerry lui a transmis la passion de la musique jamaïcaine et c\u2019est de là qu\u2019il est parti lorsqu\u2019il s\u2019est mis à tenir un micro et à poser des mots pour raconter sa réalité.En 2003, il lance son premier disque solo : Mozaik Kréyol, au titre qui porte les fondements d\u2019une musique qu\u2019il continue de revendiquer: «Je voulais dévoiler mon identité, tous ces mélanges qui me représentaient.C\u2019est un mariage de musique traditionnelle caribéenne avec un flow un peu plus dancehall.Quand je suis allé faire un premier concert en Jamaïque, c\u2019est ce que les Jamaïcains ont retenu.Même si je faisais du reggae et du dancehall, ce n\u2019était pas ce qu\u2019ils avaient l\u2019habitude d\u2019entendre.L\u2019apport du ka, l\u2019instrument principal de notre musique traditionnelle en Guadeloupe, les a intrigués.» Il y a aussi ce chant et ces vocalises, ultrarapides ou pas, qu\u2019Admiral T décline de tant de façons différentes : en rap sur des claques rythmiques, en tournoiements incessants dans le raga, plus romantiques à la manière du zouk love, en rythme plus pop en se rapprochant du zouk ou en dialogue avec des voix soul: «C\u2019est vrai que comme chanteur de reggae et de dancehall, on doit connaître plusieurs techniques, mais ce qui fait mon originalité, c\u2019est le gwo ka guadeloupéen.J\u2019ai également hérité de cette façon de chanter.» Tout cela est très présent sur Instinct Admirai, le plus récent «vrai» disque que l\u2019artiste a enregistré avec plusieurs collaborateurs, des rap-peurs de La Fouine et Medine au regretté Patrick Saint-Eloi, un ex de KassaV.Un autre album.Face B, a suivi, mais Admirai T le considère comme un hors série: «C\u2019est une compilation de titres personnels qui n\u2019ont pas étés conçus pour un album.L\u2019idée est venue de ma famille et mes amis qui voulaient absolument que je les sorte.Il y a dans l\u2019album quelque chose de sauvage: les titres sont moins lisses et beaucoup plus bruts que sur les autres disques.» Au-delà du dancehall qui le caractérise et qui a fait l\u2019objet de ses clips.Admirai T se prépare à lancer à l\u2019automne I Am Christy Campbell, un disque dont le titre évoque son nom civil et qui fera l\u2019objet d\u2019une tournée ultérieure.«Ce sera plus personnel que les autres, autant au niveau des textes que des mélodies.Je fais vraiment une musique \u201cfeeling\u201d.» Et comme toujours, inspirée par ses valeurs universelles : l\u2019amour, le respect, le travail et la famille.Collaborateur Le Devoir Au National, samedi à 21 h Dans le cadre de la série Nuits d\u2019Afrique Sound System Première partie : DJ Joww www.festivalnuitsdafrique.corn B 6 LE DEVOIR LE VENDREDI II JUILLET 2014 WEEK-END VINS (5) à boire d\u2019ici cinq ans (5+) se conserve plus de cinq ans (10+) se conserve dix ans ou plus © devrait séjourner en carafe ?appréciation en cinq étoiles LA BELLE AFFAIRE Comtes de Roquefeuil 2012, Montpeyroux, Languedoc, France (12,80$ - 00473132) Une affaire de familles coopérantes réunies autour d\u2019une cave qui maximise le potentiel local, sur le plan des cépages comme sur celui des terroirs.Jamais de déceptions avec ce rouge coloré, aux angles tan-niques arrondis, au fruité bien en chair, simple et généreux.Servir frais.(5) ?LA BULLE GRECQUE Amalia Brut, Tselepos, Peloponnese, Grèce (25,15$- 11901103) 11 fallait voir disparaître les anchois frits arrosés de citron, noyés mais heureux sous les bulles éclatantes de ce mousseux.Comme si la connivence existait déjà entre le cépage mo-schofilero et le poisson, mousseux éclatant et tonique, tfacé avec équilibre et finesse.A découvrir pendant qu\u2019il en reste ! (5) ?PRIMEUR EN BLANC Cheverny 2012, Domaine Maison, Loire, France (18,60$- 11649201) En vidange depuis cinq jours, le vin avait conservé une intégrité parfaite, sans apportas immodérés d\u2019antioxydants.A l\u2019ouverture, la magie opère, tel ce clown monté sur ressort éjecté de sa boîte.Blanc sec estival vibrant, vivace, au fruité découpé au rasoir.Sur le chèvre frais à l\u2019apéro ! (5) ?PRIMEUR EN ROUGE Château Les Hauts d\u2019Aglan 2008, «A», Cahors, France (25,60$ -10800423) Derrière les notes fruitées riches et bien mûres, l\u2019impression de fouiller la campagne et ses sous-bois, le ventre chaud du lièvre en bout de course.Nous avons là un splendide malbec, étoffé, homogène par sa texture, élégant, développant en profondeur l\u2019essence même de son fruit.(10 +) iririrl/2 UEMOTION Quinta do Convento 2009, Douro, Portugal (17,60$ -12185655) La conseillère en vin de ma SAQ était si enthousiaste que j\u2019en suis reparti avec six bouteilles.Pas dans mes habitudes, mais bon.Vous n\u2019êtes pas oljligé de me croire non plus.Seulement, à ce prix, quelle fête au fruit! Quelle ambiance festive ! Une beauté, bien dans sa peau! (5) ?Époustouflants vins grecs j t N Jean UBRY Le citron, oui, le citron.11 pourrait résumer à lui seul, par sa rieuse acidité, à la fois la vibration des cépages autochtones fichés dans les terroirs calcaires et volcaniques locaux mais aussi, et surtout, ce renouveau de la viticulture grecque opéré vers la fin des années 1980 et qui gicle au grand jour avec beaucoup de vitalité aujourd\u2019hui.Contrastes saisissants pour des vins qui devraient être littéralement liquéfiés sous des soleils d\u2019or massif mais qui, curieusement, ne le sont pas.Contrastes qui opposent aussi un savoir-faire multimillénaire à une œnologie de pointe que ne renierait pas Hermès de Praxitèle portant en son bras gauche nul autre que Dionysos enfant.J\u2019étais sur place en Grèce le mois dernier.Pour la deuxième fois.Histoire d\u2019y presser le citron pour mieux en tirer une moelle si substan-tifique que même les préjugés les plus tenaces tombent un à un sous la pression.Un exemple de préjugé?La retsina.Dénigré depuis l\u2019époque où Homère buvait cul sec avec son beau-frère dans ce qui allait devenir la fameuse taberna à peine quelques siècles avant le Christ, ce blanc sec issu du cé- La question à se poser est si le pays de Dionysos a besoin des chardonnay, sauvignon, viognier et cabernet pour faire chanter ses cuvées page savatiano et aromatisé en cours de fermentation avec la gomme de pin d\u2019Alep est aussi logique que magique.Surtout lorsqu\u2019il est vinifié par des vignerons dignes de ce nom.La version que nous en donne par exemple le sympathique Vassilis Papagianna-kos avec sa fine touche balsamique de romarin fait merveille sur les salades de fe-nouil-artichaut-feta-olives ou les fritures dont nos amis mi Embrasser la Grèce, c\u2019est lui mordre le citron, enlacer sa pieuvre, frire avec son anchois blanc ! grecs ont le secret.Magique, je vous dis, et en tous points désaltérante, surtout servie très fraîche.Mais nous n\u2019avons, hélas, au Québec, que de bien tristes versions commerciales, des spécimens qui enfoncent un peu plus les préjugés.Et c\u2019est bien dommage.J\u2019aurai beau vous parler Grèce, Espagne, Portugal, Prance ou autre pays viticole, il demeure que «tout est affaire de décor», de contexte, comme le chantait Perré.Embrasser dans ce cas la Grèce, c\u2019est lui mordre le citron, déshabiller sa figue, enlacer sa pieuvre, frire avec son anchois blanc, rougir sa tomate, danser au son de son crémeux tzatziki ou taquiner son olive pour mjeux lui presser les huiles.A l\u2019image de l\u2019italienne, une cuisine simple, précise où les aliments sont sublimés sans façon pour ce qu\u2019ils sont, sans tarabiscotages ni piachins fusion.A cette savoureuse simplicité volontaire, les cépages grecs rouges (xinomavro, agiorgitiko.Sudoku par Fabien Savary 9\t\t3\t6\t\t\t1\t\t \t\t\t5\t\t\t9\t\t \t7\t\t\t\t9\t6\t8\t4 \t\t8\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t5\t\t\t9\t8 7\t\t6\t4\t\t\t\t\t3 \t\t\t\t\t\t\t1\t 2\t\t\t\t3\t1\t\t\t 6\t\t1\t\t\t5\t8\t\t2 Niveau de difficulté : DIFFICILE 2731 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 9\t5\t2\t8\t1\t3\t4\t7\t6 8\t7\t4\t6\t9\t2\t1\t5\t3 3\t6\t1\t7\t5\t4\t2\t8\t9 1\t4\t8\t5\t7\t9\t6\t3\t2 7\t2\t6\t1\t3\t8\t9\t4\t5 5\t9\t3\t2\t4\t6\t7\t1\t8 6\t1\t9\t3\t8\t7\t5\t2\t4 2\t3\t7\t4\t6\t5\t8\t9\t1 4\t8\t5\t9\t2\t1\t3\t6\t7 2730 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com limnio, etc.) comme blancs (as-syrtiko, moschofilero, mantinia, malagousia, etc.) répondent avec vigueur, tension et agilité, des réflexes nés de cet instinct de survie dans un contexte radicalement hostile tant prime l\u2019aridité des lieux.Les vins y forgent au final style et caractère, parfois avec une rusticité paysanne de bon aloi, mais toujours avec un indice élevé de buvabilité.Bref, rien pour gâcher les nombreuses affinités à table ! Les hommes du vin?Simples et sympathiques, à l\u2019image de leurs collègues portugais par exemple, mais aussi très futés dans leur approche, modernes sans être modernistes.J\u2019avais circonscrit le nord lors d\u2019un précédent voyage avec ces gens des domaines Gerovassiliou, Tsantali, Biblia Chora, Katsaros, Parpa-roussis, Driopi, Boutaris et Porto Carras; j\u2019ai été tout aussi impressionné dans le Sud avec les Papagiannakos, Tselepos, Mercouri, Tetramythos, Thy-miopoulos et Argyros.Tous, ou presque, participent de cette «nouvelle vague» qui, au milieu des années 1980, marque ce renouveau grec dont j\u2019avais écrit, ici même, il y a quelques années, qu\u2019il opérait déjà sa petite révolution.La question à se poser est si le pays de Dionysos, qui ,\t>-\t^ ' \u2018J '\tfS \u201c\t.aï i *\t¦ t\tI .\t-g /\t'¦\t\u2018-'i ¦;\t^ ^ te , i , f\" * S' \" i ¦ .
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