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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-08-02, Collections de BAnQ.

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[" Carnet I r«^£ite ^ Sur le chemin des secrets de l\u2019île de Crès, J en Croatie Pa^eZ) 4 91 Pourquoi et comment \u2022 aménager un jardin \u201c pour les papillons Pa^c P 6 PUI» CAHIER D .LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 AOÛT 2014 PHOTOS HELENE CLEMENT C\u2019est sur le site des chutes Coulonge que débute la carrière fulgurante de l\u2019entrepreneur et baron du bois George Bryson, à la fin des années 1830.Ci-dessous: le pont couvert Félix-Gabriel-Marchand, à Mansfield-et-Pontefract, est le plus long pont couvert au Québec (149 mètres) accessible aux voitures.Tout en bas: la ferme d\u2019alpagas Willow Lane, à Bristol.Tourisme Outaouais Les attraits méconnus du Pontiac La MRC la moins touristique du Québec réserve pourtant bien des surprises.On les découvre en parcourant la route 418 Ouest, entre Quyon et Sheenboro, via Fort-Coulonge.En se perdant aussi sur les chemins de traverse où le passant non initié farfi-nera, mais sans regret, pour trouver une église, une ferme, un ^te, un village, les meilleures ailes de poulet au monde ou le fantôme d\u2019Al Capone.Un comté mystérieux au tourisme balbutiant, mais prometteur.1 HELENE CLEMENT à Fort-Coulonge On se rappelle peut-être avoir ouï le nom durant un bulletin météo ou lors d\u2019une soirée d\u2019élection, mais sans plus.Qui pourrait en un tournemain pointer sur une carte du Québec cette région située à 40 minutes à l\u2019ouest de Gatineau ?Ou nommer une petite localité parmi les 18 qui composent cette municipalité régionale de comté (MRC) ?Le Pontiac?Dépaysant, calme et insolite.Le Far West québécois, mais sans Lucky Luke.Les paysages du Bouclier canadien y sont ravissants.On y parle français mais l\u2019anglais domine.Le Pontissois fait ses courses tantôt en Ontario, tantôt au Québec, en fonction du prix de l\u2019essence ou de la proximité de son village d\u2019avec le centre commercial.Puis, la plupart des petites villes de ce comté agricole et forestier d\u2019une superficie de 14170 kilomètres carrés longent la rivière des Outaouais, qui elle-même sépare l\u2019Ontario du Québec.Donc, pour des raisons d\u2019histoire, de géographie et d\u2019économie, le Pontiac a longtemps vécu tourné vers l\u2019Ontario.Pas étonnant que la langue de Shakespeare règne sur l\u2019ensemble du territoire.Ce Pontiac presque absent du radar québécois n\u2019a pas subi les ravages habituels du tourisme de masse.Les infrastructures touristiques restent discrètes et en (trop) petit nombre et quasi aucun panneau publicitaire n\u2019obstrue la vue sur l\u2019horizon le long des routes.Si bien que, sans carte routière précise du coin, il est certain que le visiteur se trompera plus d\u2019une fois.Et il est patent aussi que ce même visiteur tombera sur une jolie ferme en bois équarri, une maison géorgienne, un hôtel digne d\u2019un village fantôme du Nevada, une coquette auberge au toit rouge vif, une plage de sable, une église à la façade parsemée d\u2019œils-de-bœuf, une hou-blonnière, un cimetière allemand ou un bar d\u2019où résonne une mélodie irlandaise.VOIR PAGE D 3 : PONTIAC D 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 AOUT 2014 PLAISIRS TOURISME Le parcours de l\u2019Ombrie et des Marches, en Italie, est moins populaire que ceux de la Toscane ou de la Calabre.Mais il y a aussi moins de touristes et c\u2019est l\u2019occasion de parcourir des villages qui sont autant de petits bijoux.:JAf J Des gondoles sont amarrées à la place Saint-Marc de Venise.Long-courrier Lio ¦trs*'' K Kiefer Un appart à Paris «Ma copine et moi partons pour l\u2019Europe en septembre prochain.Nous allons rester quatre mois à Paris et visiter le reste de l\u2019Europe les quatre autres mois.Nous cherchons un appartement où résider pour la période parisienne.Dans vos chroniques, vous faites souvent référence à un studio pas cher à Paris.Pourriez-vous nous donner des détails ?» Frédéric Mallette Il s\u2019agit d\u2019un studio rue Daguerre, dans le 14® arrondissement.Contactez Alain Labonté au^ 514523 9922, alain@alainlabonte.ca.Une autre adresse vient de s\u2019ajouter par un lecteur, M.Joyal, dans le 6®arrondissement: contacter Francine Carpon, 59, rue Saint-André-des-Arts, ^ 0Q-Q2-Gi-Q7-01, jrancinecarpon@free.fr.Croisière en Croatie «Nous aimerions faire une croisière dans les îles grecques ou en Croatie, d\u2019une durée maximum de trois semaines.Avez-vous une compagnie à nous suggérer?Quel est le meilleur temps de l\u2019année pour faire cette croisière ?» Nancy Lauzon J e vous suggère de contacter les agences Uniktours et Dessine-moi un voyage.Vous pouvez faire des combinés îles grecques-Croa-tie, ou une croisière à la fois.Juin et septembre sont les meilleures périodes de l\u2019année pour ce voyage : assez chaud, mais pas trop, en ne tenant pas compte des hoquets de la météo.Une agence pour l\u2019Ouzbékistan «Merci de nous faire voyager avec vos excellentes chroniques ! Nous prévoyons faire un voyage en Ouzbékistan.Connaissez-vous une bonne agence de voyages qui offre cette destination de Montréal?Y a-t-il des incontournables à suggérer pour ce pays, connu comme faisant partie de la Route de la soie ?» René Boutin Pour une agence spécialisée sur la destination au Canada, il faut s\u2019adresser à l\u2019ambassade d\u2019Ouzbékistan à Washington (assurant des fonctions consulaires) : 1746 Massachusetts Avenue NW, Washington DC 20036.^ 202 887-7291, consul@uzbekistan.org (section consulaire).Consulat général d\u2019Ouzbékistan à New York: 801 Second Avenue, 20* Floor, New York NY 10017.^ 212 754-7403.info@uzbekconsulny.org.Les éditions du Routard et de Lonely Planet ont publié des guides sur ce pays, incluant la Route de la soie.Tachkent, Khiva, Boukhara et Samarcande sont les villes à visiter.Le désert du Kyzyl Kum est connu pour son hébergement en yourte et ses parcours chameliers.Mais je n\u2019ai jamais mis les pieds sur les traces d\u2019Alexandre.En France, le voyagiste Nomade Aventure offre ce trajet: nomade-aventure.com.Aussi, aucun avertissement n\u2019est en vigueur pour l\u2019ensemble de l\u2019Ouzbékistan.Il convient toutefois de faire preuve d\u2019une grande prudence, selon le ministère des Affaires étrangères, qui recommande également d\u2019éviter tout voyage non essentiel dans les régions frontalières de l\u2019Ouzbékistan avec l\u2019Afghanistan, le Tadjikistan et la République kirghize, y compris la ville d\u2019Andijan, en raison des conditions de sécurité instables.La côte ADRIATIQUE JUSQU\u2019À VENISE «En 2005, nous avons fait les grands classiques, soit Rome (pas assez longtemps), la Toscane en voiture durant sept jours, et Venise.Nous songeons à retourner en Italie cet été (environ 20 jours), à louer une voiture (à Rome ou Florence) pour visiter l\u2019Ombrie et les Marches tout en suivant la côte adriatique jusqu\u2019à Venise pour notre retour à Montréal.Est-ce que ces régions offrent suffisamment d\u2019attraits?Avez-vous de bonnes adresses à nous suggérer?» Pierre Le parcours de l\u2019Ombrie et des Marches est moins populaire que ceux de la Toscane ou de la Calabre.Mais c\u2019est aussi l\u2019occasion de voir moins de touristes et de parcourir de petits villages qui sont autant de petits bijoux.En Ombrie, Pérouse est la ville la plus importante et elle recèle de monuments qui font de belles visites.Il faut dormir dans les montagnes.H y a la ville d\u2019Orvieto que j\u2019aime pour deux choses: ses vins et Pinocchio.Le vin est merveilleux et Pinocchio est fabriqué en bois franc dans un atelier.Il y a là un homme un peu fou qui chante tous les jours et qui fabrique des Pinocchio de toutes les tailles.Il dit s\u2019appeler Gepeto, mais personne ne le croit.De 5$ à 300$ la marionnette.Puis les Marches avec la cathédrale Saint-Cy-riaque, à Ancône, le palais Ducal à Urbino, le sanctuaire à Lorette, les grottes de Frasassi, le parc archéologique de Urbs Salvia, le plus étendu de la région, et la Piazza del Popolo à Ascoli Piceno.Les bonnes adresses sont nombreuses.Vous pouvez en trouver dans le Guide de charme de l\u2019Italie, publié aux éditions Rivages.OLIVIER MORIN AGENCE ERANCE-PRESSE Visa pour le Vietnam «C\u2019est par l\u2019entremise d\u2019une voyageuse aguerrie qui lit religieusement vos chroniques que je vous ai découvert! Et, oh, quelle belle découverte de voyager à travers vos expériences! Ma famille et moi partons à l\u2019aventure dans trois semaines.Nous nous dirigeons vers l\u2019Asie du Sud-Est, donc le Vietnam.Comme vous le savez sûrement, nous avons besoin d\u2019un visa pour entrer dans ce pays.Dans mes recherches, je suis tombée sur des sites Internet qui proposent un visa \u201con arrivai\u201d.Cela me semble la solution facile et à moindre coût «Après en avoir discuté avec mon entourage et des contacts, la décision n\u2019est plus aussi claire pour moi.Peut-on faire confiance à ces sites, et si oui, en avez-vous quelques-uns à me suggérer?Ou vaut-il mieux que je fasse cela dans la bonne vieille manière avec l\u2019ambassade du Vietnam ici, ou encore une agence de voyage avant le départ?«Je n\u2019ai pas envie d\u2019arriver là-bas avec 20 et quelques heures de voyagement dans le corps et d\u2019avoir des problèmes à rentrer au pays; disons que ça ne commencerait pas bien cette fabuleuse aventure.Et continuez de nous faire rêver.» Valerie mong fong Il y a certes des organismes qui offrent ce genre de visas et qui sont un peu moins chers que de passer par l\u2019ambassade.Mais je vous conseille d\u2019opter pour la bonne vieille manière, qui est toujours plus sûre et où vous pourrez vous défendre s\u2019il y avait un problème.J\u2019ai un ami qui est passé par Internet et qui, arrivé au Vietnam, n\u2019a jamais trouvé l\u2019agence.Disparue, cachée?Cela lui a coûté un tay («un bras», enviet).Vos suggestions, bonnes adresses, vos découvertes, souvenirs de voyage : lkiefer@ledevoir.corn.Mon blogue: ledevoir.com/liokiefer.Les liens vers les endroits mentionnés dans cette chronique sont disponibles sur LeDevoir.com.lïBERGEMEl EJJ RÉGIM \t AUBERGE DES GLACIS : Souper-spectacle des CHANTS DE MARINS le mercredi 13 août : les Mâles de mer (musiciens belges).59$ ou 139$ avec nuit et déjeuner.Forfait-croisière à l\u2019Isle-aux-Grues : 185$/pers.Golf, musées, théâtre d\u2019été, massothérapie.www.aubergedesglacis.conn\t1 877 245-2247\t \t^\tVAL NOTRE-DAME \u2014 MAGASIN DE L\u2019ABBAYE Produits fabriqués par les moines cisterciens (caramels, chocolats, .\tgâteaux aux fruits et plus).Paniers-cadeaux, fromages, produits WA\tr^A québécois et épicerie fine disponibles.Ouvert 7 jours.Floraire, VAL NOTRE-DAME coordonnées et commandes en ligne.Visitez notre église.220, chemin de la Montagne-Coupée, St-Jean-de-Matha.abbayevalnotredame.com\t1 877-960-2891 \t \t AUBERGE CHAUMONOT Le charme romantique de l\u2019île au bord du fleuve St-Laurent à St-François.Forfaits court ou long séjours disponibles.www.aubergechaumonot.com\t418 829-2735 1-800-520-2735\t \t \t \tVENEZ MARCHER AVEC NOUS ! 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Il ne s\u2019agit pas de Namur en Belgique, mais de Namur en Outaouais.Le guide du géographe et auteur Normand Cazelais nous amène dans un Québec méconnu, à côté des grandes attractions et activités à la mode.Qui est né dans le rang de Burtonville, dans la ferme paternelle, le 10 octobre 1863?Et que dire sur Montauban-les-Mines, qui a sombré dans l\u2019anonymat, alors qu\u2019entre 1915 et 1954 ce fut un centre minier prospère ?Normand Cazelais s\u2019intéresse avant tout «aux sans-grades et aux obscurs qui ont sué et travaillé dans l\u2019anonymat, mais qui ont laissé une trace sur le territoire de la province».Un exemple?Achille Pelletier, ce prêtre qui, en 1885, a fondé une mission et encouragé la construction de la chapelle Saint-Achillée, à Château-Richer.«Un peu de nous-mêmes se retrouve en chaque endroit, comme une forme de code génétique, écrit l\u2019auteur.Dans toute sa variété et sa diversité, avec ses secrets et ses mystères.C\u2019est notre espace collectif» Hélène Clément LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 3 AOUT 2014 D 3 PLAISIRS I Comme les attractions touristiques et culturelles ne sautent pas aux yeux dans le Pontiac, c\u2019est en parlant aux gens qu\u2019on découvre davantage ce comté qui débute historiquement à Quyon, là où le dernier traversier en service sur l\u2019Outaouais supérieur mène à Fitzroy Harbour, en Ontario.m PHOTOS HELENE CLEMENT La via ferrata et les tyroliennes au-dessus des chutes Coulonge.PONTIAC SUITE DE LA PAGE D 1 « Vous aurez l\u2019impression de venir là où personne ne vient jamais et vous n\u2019aurez pas tort», note Manon Leroux, au-teure du guide de découverte du patrimoine L\u2019autre Ou-taouais.Et on ne peut que donner raison à rhistorienne : une seule visite ne suffit pas pour saisir le Pontiac.D\u2019ailleurs, comme les guides touristiques sur le Québec n\u2019abordent à peu près pas la région, le voyageur qui s\u2019intéresse à l\u2019identité et au patrimoine de ce canton agricole devrait se procurer cet excellent ouvrage.Le livre de 400 pages, qui fournit aussi quelques pistes pour l\u2019hébergement, la restauration et les activités, s\u2019avère vite un compagnon de route précieux.Un texte historique porte sur chaque municipalité et fournit quantité de données sur les éléments du patrimoine bâti toujours existants.Un passé qui remonte aux Algonquins, à Champlain, à la traite des fourrures, aux colons britanniques et américains, à la drave, au commerce du bois équarri, à l\u2019arrivée des francophones, des Ecossais, des Allemands, des Irlandais, des Polonais.Mode d\u2019emploi Dans le Pontiac, voyager en mode slow travel \u2014 une méthode qui suppose de prendre le temps de découvrir en profondeur une destination et de s\u2019ouvrir à renvironnement local \u2014 prend tout son sens.Comme les attractions touristiques et culturelles ne sautent pas aux yeux ici, c\u2019est en parlant aux gens que l\u2019on découvre davantage ce comté qui débute historiquement à Quyon, là où le dernier traversier en service sur rOutaouais supérieur mène à Eitzroy Harbour, en Ontario.Mais l\u2019itinéraire historique de 113 kilomètres proposé par Pontiac en Outaouais débute, lui, à Bristol, à la croisée de la 148 \u2014 la seule route qui traverse d\u2019un bout à l\u2019autre le Pontiac d\u2019est en ouest \u2014 et du chemin Wyman.Le prenant circuit mène jusqu\u2019à L\u2019Isle-aux-Allu-mettes, terminus de la 148.Nous posons nos valises au Spruceholme Inn, propriété de Jane Toller, l\u2019arrière-petite-fille de l\u2019ancien propriétaire des lieux.George Bryson Jr.De là, nous badauderons quatre jours à la recherche des dix panneaux historiques qui jalonnent le fameux circuit le long de rOutaouais.La situation géographique de Eort-Coulonge, à mi-chemin en- K m ^ T - \u2022V-m» j.'r' L\u2019ancien remorqueur utilisé par la compagnie Consolidated-Bathurst de Portage, dans les années 1970, a pris sa retraite en 1990.Le «tugboat» a été transporté à Portage-du-Fort après la fermeture de l\u2019usine en 2008.tre Bristol et L\u2019îsle-aux-Allu-mettes, fait de ce village associé à une grande famille de marchands au milieu du XIX® siècle, les Bryson, un huh idéal.Si le nom n\u2019évoque encore rien pour le profane, Jane Toller se chargera de l\u2019initier.Chaque pièce de sa jolie demeure de pierre, jadis fréquentée par sir Wilfrid Laurier, est un musée.Photos d\u2019époque, meubles anciens, vaisselle.Tout raconte ici l\u2019époque des Bryson.«Le parcours de George Bryson est un parfait exemple du petit commerçant de bois indépendant se taillant une place de choix dans ce commerce.Il consacre d\u2019abord dix ans à établir sa domination sur la Coulonge.Il établit son contrôle sur la circulation du bois en construisant sur cette rivière un glissoir: tout commerçant coupant du bois sur l\u2019un des affluents doit payer un droit de passage par bille», explique Manon Leroux dans L\u2019autre Outaouais.Passage obligé pour qui s\u2019intéresse au passé de la vàlée de rOutaouais, le site des chutes Coulonge met très bien en valeur glissoir et estacades.Un sentier d\u2019interprétation ponctué d\u2019outils de drave et de bateaux raconte l\u2019histoire du flottage du bois, de la construction du glissoir, du mode de vie des bûcherons, des débuts de l\u2019exploitation forestière dans le Pontiac et des compagnies impliquées.Une via ferrata de 600 mètres, épicée de passerelles, de poutres et de longues tyroliennes, permet de photographier le beau canyon du haut d\u2019un mur rocheux.Ouf! La belle époque Mais avant de pousser l\u2019exploration plus loin vers l\u2019ouest, un retour sur Bristol s\u2019impose.Dans cette région, voyager en mode slow travel prend tout son sens La municipalité héberge le plus ancien centre de villégiature de rOutaouais, Norway Bay.Eait unique : l\u2019endroit a été créé par des vacanciers et non par un noyau villageois ou d\u2019un autre lieu.« Cette colonie de vacanciers est née une cinquantaine d\u2019années avant la grande vague post-1945 qui a permis à des milliers de Québécois de se bâtir ou d\u2019acheter un petit chalet pour la famille», précise Manon Leroux.L\u2019architecture de certains chalets remonte aux années 1910.L\u2019hôtel Pine Lodge, un imposant bâtiment de billes construit par Charlie Russel, propriétaire d\u2019une scierie, mérite le détour.La décoration intérieure rappelle les années 1930.Bien que moins à la mode, le lieu est toujours prisé des amateurs de golf, de moto-neige et de ski de fond.Dommage que personne ne songe à revitaliser ce lieu historique Un peu au nord de l\u2019hôtel se trouve l\u2019ancienne salle de danse Coronation Hall où les vacanciers de Norway Bay et du Pine Lodge ont dansé au son d\u2019un orchestre jusqu\u2019en 1963.«Aujourd\u2019hui, on y présente concerts et pièces de théâtre et on y célèbre des mariages», explique le propriétaire Greg Graham.Tout à côté se trouve la cidrerie Coronation Hall où la famille fabrique cidre artisanal, tartes et confitures avec les pommiers de son verger.L\u2019expression «mérite le détour» n\u2019a jamais été aussi pertinente que dans le Pontiac.Ladysmith est une bourgade allemande, dans la municipalité de Thorne, à 20 kilomètres de Shawville.S\u2019y trouvent la plus vieille église luthérienne du Québec, Saint John et son cime- tière allemand, une vingtaine de lacs, une forte concentration de bâtiments de ferme traditionnels bien conservés et l\u2019hôtel Ladysmith qui serties meilleures ailes de poulet de la région.Il était une fois dans l\u2019Ouest L\u2019originalité niche aussi à L\u2019Isle-aux-Allumettes.«Autrefois partie intégrante du Pontiac, arrêt parmi d\u2019autres dans la route vers les forts, les chantiers ou les terres du Témisca-mingue ou de la Madawaska, l\u2019extrême ouest du Pontiac est depuis la fin du XW siècle \u201cle bout du monde \u201d, là où le train s\u2019arrête, où la grand-route devient simple chemin», écrit Manon Leroux.C\u2019est aussi la petite Irlande et la fin des terres cultivables.Malgré l\u2019absence de balises touristiques, l\u2019endroit demeure une terre de symboles, celle du vieux fort des Allumettes, du Rocher à l\u2019oiseau, des mélodies irlandaises et du fantôme d\u2019Al Capone.Oui, Al Capone ! «Un matin de 1930, une Olds-mobile noire fait irruption chez l\u2019artiste Albert Demers à Desjar-dinsville, raconte Manon Leroux.Deux \u201carmoires à glace\u201d en sortent, arme sous le manteau, et l\u2019informent que quelqu\u2019un veut le rencontrer.Yeux bandés, on l\u2019emmène chez le patron, le grand bandit Al Capone, qui possède un pavillon de chasse au nord des Rapides-de-Joachims.Capone a entendu louanger le travail du peintre.L\u2019homme recherché dans toute l\u2019Amérique annonce à Albert qu\u2019il ira peindre des scènes sur les murs de son manoir à Chicago.Le jeune artiste lui demande en tremblant une rétribution de 100$; Capone rétorque en lui offrant.10000$.A Chicago, Albert décore deux salles sous la garde d\u2019hommes armés.» Collaboratrice Le Devoir En vrac Dormir.Au Spruceholme Inn de Eort-Coulonge.Une occasion en or de loger dans une des maisons de la famille Bryson et de jaser avec Jane Toller, l\u2019arrière-petite-fille de George Bryson Jr.et propriétaire du gîte.La sympathique Torontoise est une encyclopédie ouverte et fait de l\u2019histoire de sa famille la thématique principale de son hébergement spruceholmeinn.com/fr.Aussi, à la coquette auberge Northfolk, une halte de quiétude inattendue dans l\u2019arrière-pays de Chichester.On dort dans une vieille maison de ferme qui surplombe l\u2019immensité du paysage et qui est tenue par la famille Eleming.La propriétaire, l\u2019artiste Erances, a transformé la vieille grange en salle de spectacle.L\u2019auberge se trouve à proximité de Eort William, de Chapeau et de risle-aux-Allumettes.au-bergenorthfork.ca.Manger.Au Café 349 de Shawville.Comme le souligne l\u2019auteure Manon Leroux, ce restaurant est «un petit miracle culinaire et une bouée de sauvetage pour le voyageur dans le Pontiac ».Car il faut admettre que la gastronomie n\u2019est pas encore le point fort de la région.Mais Ruth Smi-ley-Hahn, chef propriétaire, tente de remédier à la situation en cuisinant avec des produits locaux et les légumes de son jardin.La gazpacho y est excellente, cafe349.com.Aussi, à la ferme cynégétique Livamia, où la chef copropriétaire Vanessa Zhivkov propose un service de traiteur.Super pour les campeurs ou les amateurs de pique-niques.Elle et son mari Stéphane Labine concoctent les meilleurs méchouis du Pontiac: sanglier, porc, bœuf et agneau, facebook.com/fermeli vamia.Egalement aux tables d\u2019hôte fort honnêtes du Spruceholme Inn & Restaurant à Eort-Coulonge et de l\u2019auberge Northfolk à Chichester.Au restaurant Bateau Royal de Portage-du-Eort, le décor maritime donne l\u2019impression d\u2019être au bord de la mer.On y mange de très bons fish & chips, facebook.com/BateauRoyal.Se ravitailler.En légumes, fruits, gelées et confitures, marinades et sauces, à la ferme bio El Camino de Chichester.elcaminofarm.com/ about.html.Pour les mitaines, tuques, foulards : à la ferme d\u2019alpagas Willow Lane de Bristol, willowlane-alpaca.ca.Prendre un verre.Au bar George\u2019s Regal Beagle de Chichester, le lieu de rencontre des musiciens irlandais de la région.Soirée des violoneux le mercredi., Prendre le thé.À la maison culturelle George Bryson, qui propose des visites guidées du musée, des recherches en généalogie et un salon de thé.maisonbryson.com.Le Pontiac à vélo est une piste cyclable aménagée sur l\u2019ancienne voie ferrée de la Pontiac Pacific Junction et qui serpente le comté sur 92 kilomètres entre Bristol et L\u2019Isle-aux-Allumettes.Huit circuits thématiques mènent vers des attraits touristiques tels que le musée du Pontiac à Shawville, le site des chutes Coulonge, son sentier d\u2019interprétation et sa via ferrata, la maison culturelle George-Bryson, le pont couvert Eélix-Gabriel-Mar-chand.Chapeau et son église.Port William et sa plage.cy cloparcppj.org/index.php.Randonnée pédestre.Le sentier de huit kilomètres (aller-retour) du Rocher-à-rOiseau, à Sheenboro.Des panneaux d\u2019interprétation jalonnent ce sentier situé en territoire algonquin.Il donne accès à une jolie plage de sable.Mais pour voir les pictogrammes peints en ocre-rouge sur les rochers par les Premières Nations, il faut y aller en bateau ou en kayak.Le sentier d\u2019interprétation du site des chutes Coulonge et sa via ferrata permettent d\u2019apprécier le site d\u2019un autre point de vue.chutescoulonge.qc.ca/zip Jr.htm.Rafting.L\u2019entreprise de kayak et rafting Horizon X propose les soirs de pleine lune une expédition dans les eaux blanches de la rivière des Outaouais.Un moment idéal pour percer le secret des loups-garous et de la légende à Ca-dieux.Prochaine pleine lune : le^lO août.Mais Horizon X, à L\u2019Ile-du-Grand-Calumet, sort jusqu\u2019à cinq jours avant et après, horizonx.ca/fr/contact.À ne pas manquer.La 158® Poire agricole de Shawville, du 28 août au 1®*^ septembre.shawvillefair.ca/indexJr.html.L\u2019Oktoberfest de Ladysmith, du 3 au 5 octobre, lady smithoktoberfest.ca.Aussi, les ailes de poulet de l\u2019hôtel Ladysmith, le 5® Championnat canadien de course de chiens Bristol Dryland, sur terre battue, organisé par Tour Timberland (aussi spécialisé dans les tours de traîneaux à chiens, été comme hiver), les 1®*^ et 2 novembre, à Bristol, bristoldryland.ca.Lire.Le précieux ouvrage de Manon Leroux, L\u2019autre Outaouais.Pour se procurer le livre: piecesurpiece.ca/publica tions.html.Renseignements sur l\u2019Ou-taouais: tourismeoutaouais.corn ; sur le Pontiac : tourisme-pontiac.com/index, htm.Notre journaliste était l\u2019invitée de Tourisme Outaouais, en collaboration avec Tourisme Pontiac.Précision Dans l\u2019article de Carolyne Parent intitulé «Escapade croisière», publié le samedi 26 juillet, il aurait fallu lire, sous «Prochains départs»: le 18 août, deux conférences sur le thème du vin, et non atelier d\u2019appréciation et de dégustation.Nos excuses.Cégep Marie- Victor in Savoir inventer demain SŒ)D0âaO[fQS l%gÉirfii\u20aciiii\u20ac\u20aci proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Albanie, Bénin, Burkina Faso, Dharamsala (Inde), Pérou, Sénégal et Vietnam Séjour de 7 semaines COÛT de 5 250 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514 985-3456 : : : jdebüly@ledevoir.com 2535 D 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 3 AOUT 2014 PLAISIRS TOURISME En empruntant les routes rurales croates, on a l\u2019impression de voyager dans le temps.Les champs correspondent à la description de la campagne où est née Emma Bovary sous la plume de Flaubert.^ J -5^ MATHIEU PELLETIER L\u2019archipel des Kornati se dresse au large de la côte dalmate.Plus touristiques que Crès, les îles croates ont inspiré cette phrase à George Bernard Shaw : « Le dernier jour de la Genèse, Dieu voulait couronner son œuvre et il créa les îles de Kornati en se servant de ses larmes, des étoiles et de son souffle.» CROATIE Les secrets de Me de Crès Carnet de route Le road trip, cette échappée routière mythique, a toujours la cote.Et il y a de ces petites histoires qui font l\u2019histoire.Voici le dernier texte de cette série \u2014 même si rien n\u2019exclut d\u2019autres articles à venir.Une série qui roule depuis le printemps et qui nous a fait emprunter des chemins aux quatre coins de la planète.VERONIQUE VOYER ^ été de mes 20 ans, je traversais l\u2019Europe en voiture f avec ma cousine et \u2019 son clium.Assise sur la banquette arriére, j\u2019écrivais tout, ou presque, convaincue que la beauté d\u2019un voyage se trouve dans les détails du quotidien.La présente partie du récit se passe à Crés, une île croate qui possède un je-ne-sais-quoi de paradisiaque.Mais, pensais-je, ces quelques lignes seraient-elles mes dernières ?Nous remontons de la plage sur un chemin un peu trop à pic.En quittant Beli, Mathieu souffle des mots doux au moteur de la vieille voiture.J\u2019ai la frousse: les deux voies qui di- visent la route ne sont pas plus larges qu\u2019une piste cyclable, puis le ravin se dresse là où l\u2019asphalte s\u2019arrête.Charmant, n\u2019est-ce pas ?Entre la falaise et les rochers escarpés, la vue nous rassure; l\u2019eau passe du bleu profond à l\u2019azur sur les petits galets blancs.Le vent s\u2019engouffre par la fenêtre au fil des accélérations de la petite Polo sur cette route en lacet.Mathieu klaxonne soigneusement avant chaque virage puisqu\u2019il est impossible de voir ce qui nous attend au détour.On s\u2019enfile quelques courbes, la peur au ventre, vers Lubenice.Puis, les clôtures et les panneaux de signalisation sont de retour; la pression tombe sur l\u2019autoroute.Sur le siège arrière, je dé- Sudoku par Fabien Savary \t\t6\t\t7\t\t3\t\t \t\t9\t\t\t4\t\t8\t1 \t\t\t\t3\t1\t\t\t \t5\t8\t\t2\t\t\t\t \t9\t\t\t\t\t\t1\t \t\t\t5\t\t\t7\t3\t \t3\t\t\t\t5\t6\t2\t \t\t\t4\t\t\t\t9\t 2\t\t4\t\t9\t3\t\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 2750 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 3\t6\t8\t5\t2\t1\t9\t4\t7 2\t1\t4\t6\t9\t7\t5\t3\t8 5\t9\t7\t3\t4\t8\t1\t6\t2 1\t3\t2\t9\t7\t5\t6\t8\t4 8\t4\t9\t1\t3\t6\t7\t2\t5 6\t7\t5\t2\t8\t4\t3\t1\t9 9\t2\t6\t8\t5\t3\t4\t7\t1 7\t5\t3\t4\t1\t2\t8\t9\t6 4\t8\t1\t7\t6\t9\t2\t5\t3 2749 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com vore Flaubert, tandis que les lectures diffèrent à l\u2019avant.Sous le siège de la copilote, les magazines féminins s\u2019empilent.Par-dessus l\u2019épaule de Julie, on voit Blake Lively vêtue d\u2019une robe blanche qui met sa blondeur en valeur.A la fenêtre, un bateau dessine un arc sur l\u2019eau, je suis soufflée par l\u2019immensité de l\u2019Adriatique.« Mais tu te gaves!», dit Mathieu, et Julie qui me confisque le sac de fruits séchés.Je ronchonne, les doigts bien collés à mon crayon.C\u2019est moelleux, presque juteux, et ça salit les mains.Faudrait revoir l\u2019appellation, ces fruits sont tout sauf secs.Ce matin-là, il fait chaud sous le chapeau ! On se dirige vers la plage avec tout l\u2019attirail : ballon de volley, masque et tuba, histoire de saluer les poissons entre deux bronzettes sur les cailloux.Julie épelle le nom du camping, K-a-v-u-c-h-i-n-e.« Bon, eh bien, c\u2019est la plage de Crès, près de la ville de Crès, sur l\u2019île de Crès», conclut-elle.Un couple passe à bicyclette.Le vent bat sur leurs vêtements, l\u2019amalgame de soleil et d\u2019insouciance fait le moment.Le midi, on goûte une spécialité de Croatie.Au menu, un petit bol de salade verte composée de chou, de concombre en tranches, de quartiers de tomates et de laitue.Le serveur pose un bol de pain de ménage; la croûte est ferme, la mie, tendre.Une petite saucière pique ma curiosité.Mathieu explique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un mélange d\u2019huile d\u2019olive, d\u2019ail, de persil et de basilic.Pas besoin de beurre, on dépose le mélange à la cuillère sur le pain, jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit bien imbibé, et c\u2019est un vrai délice.Les patates grillées, la polenta et les boulettes de pain accompagnent l\u2019agneau, une spécialité du terroir.La viande se défait toute seule, à peine un coup de fourchette pour la saisir près de l\u2019os et elle fond en bouche.Dans un plat de terre cuite, le festin est déposé sur des napperons qui relatent les charmes de cette ville côtière.Le texte en croate est suivi des versions anglaise, italienne, et d\u2019une mauvaise traduction française.Avec l\u2019addition, le serveur dépose trois petites tasses de Schnaps.Un petit bout de figue piqué sur un cure-dents baigne dans chaque verre.L\u2019eau-de-vie nous brûle la gorge, nous sommes prêts pour le trek.On s\u2019aventure dans une réserve naturelle de vautours fauves.Mathieu est une vraie mauviette face aux insectes, mais je lui accorde que je Depuis rère paléolithique, les insulaires ont un héritage culturel et historique considérable n\u2019avais jamais vu d\u2019aussi grosses bestioles : un scarabée de la taille d\u2019un pouce, des abeilles qu\u2019on entend vrombir de loin et des taons à cheval qui vous arrachent la peau à la moindre morsure.L\u2019ascension des sentiers escarpés se fait avec le visage rouge et les mollets qui brûlent.En arrivant dans une clairière, on découvre un labyrinthe de pierre, petite originalité croate.Les lézards détalent dans les buissons, je commence à m\u2019habituer au mouvement de la faune.N\u2019empêche que je reste sur mes gardes: la dernière fois que j\u2019étais en tête de peloton, j\u2019ai croisé un serpent.Je m\u2019éloigne de mes compagnons de route en cherchant le point de départ des petits couloirs tracés sur le sol.Une pancarte précise que le but du labyrinthe est de purifier l\u2019esprit des marcheurs en les mettant en communion avec la nature.Quand on y entre, il est interdit de revenir sur ses pas ou de prendre des raccourcis, il faut le finir.Ça me semble plutôt simple, alors je me lance, mais je n\u2019ai pas fait trois pas que déjà, je trébuche sur une roche.Puis, je passe sous un chêne immense qui se prend dans ma chemise.Pendant que j\u2019essaie de la récupérer sans la déchirer, un lézard frôle la mort sous mes pieds.Un bruit sort de la forêt et.je crois voir un sanglier ! Le symbolisme du labyrinthe prend le bord, je saute par-dessus les pierres en criant et détale comme un lapin.On découvrira quelques instants de frayeur plus tard que le danger provenait de deux moutons.Beaucoup d\u2019émotions, mais toujours pas l\u2019ombre d\u2019un vautour en liberté dans cette réserve naturelle.En empruntant les routes du milieu rural croate, on a l\u2019impression de voyager dans le temps.Les champs correspondent à la description de la campagne où est née Emma Bovary sous la plume de Flaubert.Ça me fait tout drôle, avec Florence And The Machine dans les speakers, l\u2019anachronisme est flagrant.Retour sur les cailloux devant l\u2019azur de l\u2019Adriatique.Sur la plage, le vent nous sèche doucement.La brise est tiède en soirée, même avec le maillot trempé.On termine une bouteille de rosé devant le soleil qui tarde à se coucher et j\u2019attends qu\u2019une fourmi traverse la page où j\u2019écris avant de fermer mon cahier.Collaboration spéciale Le Devoir VANCOUVER SUR LE POUCE Petit tour d\u2019une impressionnante scène de cuisine de rue EMILIE EOLIE-BOIVIN à Vancouver Avec plus de 130 camions de cuisine de rue, les options pour combler un petit creux ne manquent pas à Vancouver.Le tour guidé World\u2019s Best Food Truck Tour offre un survol de la gastronomie ambulante.Voici quelques-unes de ses bonnes adresses.Voyant le succès que la cuisine de rue remportait à New York et à Portland, Vancouver lançait en 2010 un projet-pilote.Au total, on ouvrait ses rues aux chefs qui souhaitaient tâter le terrain.La ville a été submergée de plus de 800 demandes, elle qui n\u2019avait que 17 permis à émettre.Ils sont aujourd\u2019hui plus de 130 camions à se partager le territoire, et si la plupart se concentrent dans le centre-ville et le West-End, quelques camions couvrent aussi les banlieues.«Vancouver est même classée la troisième meilleure ville de camions de nourriture de rue après Portland et Austin», se réjouit Eisa, professeure de yoga, foodie et guide du World\u2019s Best Food Truck Tour (rien de moins).Avec une telle quantité de bonnes adresses à découvrir, ce tour guidé de deux heures proposé par le Vancouver Foodie Tours écréme ce que Vancouver fait de meilleur et permet une introduction à son impressionnante scène gourmande.Le tour visite quatre camions \u2014 ils changent tous les jours \u2014 et les participants dégustent autant d\u2019échantillons qui comblq-ront amplement leur appétit.A 50$ par tête, la balade de 1,6 kilomètre reste un petit luxe, mais elle permet aux voyageurs qui ne font qu\u2019un saut de puce dans la ville de faire d\u2019excellentes découvertes.La plupart des camions et «chariots» sont ouverts de llh30 à 15h et quelques-uns ont une licence de soirée.Vaut mieux se munir de l\u2019application mobile Street Food Vancouver pour découvrir les camions disponibles sur la route lors de son passage en ville.Voici quelques bonnes adresses.Japadog C\u2019est un peu le pionnier des «chariots» à Vancouver depuis qu\u2019il a ouvert en 2005.Lorsqu\u2019ils sont arrivés du Japon, les propriétaires ont voulu donner une saveur du pays d\u2019origine à leurs hot-dogs et osent y ajouter de la sauce teriyaki, des flocons de bonite, du bœuf Kobe, kimchi et pâtes japonaises en garniture.Le succès ne les a pas quittés et ils ont depuis élargi leur domination avec six locations dispersées dans la ville.De plus, Japadog devrait cette année avoir une antenne à Los Angeles.De la vingtaine de hot-dogs (servis avec un choix de huit saucisses, dont une végé), le juteux et imposant Ku-robuta Terimayo (6,25$) est le plat signature.Pour les amants finis du chien-chaud, il y a une version dessert où des boules de crème glacée remplacent la saucisse.Très hot.Pour les locations : japadog.corn.Eat Chicken Wraps L\u2019enseigne inscrite sur le camion va droit au but: «Mangez des roulés au poulet.» Une appellation simple, limite beige, mais qui a besoin d\u2019avoir un nom extravagant quand on offre un feu d\u2019artifice comme ce roulé au poulet et à la sauce hoisin (7 $) au menu.Tous deux originaires de Chine, Dan et Sammy réinventent le wrap en enroulant une généreuse portion de poulet bio rôti aux cinq épices dans une crêpe chinoise aux oignons verts.La crêpe croustillante et feuilletée est aussi surprenante que mémorable.Le couple s\u2019amuse à fusionner les cultures en jouant autant avec les saveurs de chez eux qu\u2019avec les cajuns et mexicaines.Une excellente adresse.800, rue Howe, près de Robson Square.Mom\u2019s Grilled Cheese La cantinière de plateaux de tournage Cindy Hamilton a l\u2019habitude de nourrir les foules et son très achalandé camion Mom\u2019s Grilled Chesse lui permet de garder la main.Par la fenêtre style dinner des années 50, on observe son équipe féminine préparer de réconfortants grilled-cheese.Ils donnent dans le classique, le fait sur mesure (8$), et les sandwichs mélangent aussi habilement le comfort food, comme dans ce grilled-cheese au pain de viande (10$).Chaque bouchée du pain au levain craque sous la dent malgré le monument de viande et de fromage fondu, que les travailleurs des environs s\u2019envoient derrière la cravate avec une limonade au gingembre et à la menthe maison.Sur l\u2019heure du dîner, du lundi au vendredi, collé à la Vancouver Art Gallery, à l\u2019angle des rues Howe et Robson.Tacofîno Le magazine Vancouver a couronné cette antenne le meilleur camion de cuisine de rue en 2013 (la cuisine indienne de Vifs Railway Express l\u2019a toutefois détrôné cette année), et pour cause: cette antenne du camion né à Tofino, sur l\u2019île de Vancouver, fait tout avec les ingrédients du bord et valorise les produits frais et locaux.On nous sert son mets phare, le taco à la morue (5$) inspiré de la Basse-Californie, au son du Third Eye Blind et des succès des années 1990.Garni de beaucoup de chou, d\u2019une salsa de tomates et d\u2019une touche de mayo au chi-potle, voilà un rafraîchissant taco qu\u2019on agrémentera d\u2019un biscuit Diablo aux brisures de chocolat et aux épices (2,50$), un dessert qui sonne comme une tonne de briques.Du lundi au vendredi de llh30 à 15h, au coin des rues Dunsmuir et Burrard.Un rendez-vous dominical Tous les dimanches de l\u2019été, une vingtaine de camions se rassemblent avec des artisans et des DJ, et des producteurs locaux animent le Village olympique de Vancouver le temps de la foire gourmande du Food Cart Fest.On s\u2019y rend pour flâner en famille et avec des amis de 12h à 17h.foodcartfest corn.Le Devoir Il m IL y ÉMILIE EOLIE-BOIVIN LE DEVOIR Avec plus de 130 camions de cuisine de rue, les options pour combler un petit creux ne manquent pas à Vancouver, LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 AOUT 2014 D 5 PLAISIRS SAVEURS Le Cavalier Maxim n\u2019offre rien de différent de ce qu\u2019on trouve encore dans les restaurants français restés fidèles à une époque passée, mais cela semble plaire à la majorité des convives.Je dis bravo, par contre, pour nous faire découvrir trois fromages d\u2019ici, avant les profiteroles et le café pour conclure ce repas.Recette de LA SEMAINE / Une mousse de foie gras de canard était servie en demi-lune sur de petits blinis en entrée.Veau à la bouche sur le fleuve Philippe Mollé Comme bien d\u2019autres, je me suis toujours demandé pourquoi il existe si peu de restaurants avec vue sur le fleuve.Pourquoi un tel manque de développement et d\u2019activité sur ce fleuve majestueux qu\u2019est le Saint-Laurent?Découvrir la ville ou ses rives à partir d\u2019un bateau offre une vue bien différente de celle qu\u2019on peut avoir depuis les berges.Les grandes capitales du monde, comme Budapest, Paris ou Londres, proposent les fameux bateaux-mouches.Montréal en possède quelques-uns, mais l\u2019intérêt pour ce type d\u2019activité y est moins important qu\u2019en Europe.Les Croisiéristes AML proposent durant l\u2019été différentes formules qui permettent d\u2019allier gastronomie, musique et chansonnette sur le grand fleuve.Durant quatre heures, au coucher du soleil, on peut ainsi vivre une expérience unique et faire de belles découvertes, par exemple des monuments demeurés invisibles jusqu\u2019alors.Le menu proposé ce soir-là s\u2019inspirait évidemment d\u2019une cuisine française classique, avec une incursion en Nouvelle-France en La croisière s\u2019amuse Le Cavalier Maxim, qui appartient à la flotte AML, possède ses propres installations culinaires à bord.Amarré au quai 8 du port de Montréal, il peut accueillir sur trois niveaux environ 750 personnes pour différentes activités récréatives.Les passagers sont invités à embarquer et à s\u2019installer à 18 h, mais, contrairement à ce qui se fait habituellement sur n\u2019importe quel bateau de croisière, il n\u2019y a pas de consignes de sécurité à bord, pas même d\u2019indications sur la presence de gilets de sauvetage.A 19 h, on lève l\u2019ancre vers les îles de Boucherville.Le thème du jour est «Un dimanche à Paris», et les serveurs portent béret basque, chemise blanche à épaulettes et pantalon noir.Il n\u2019y a pas plus français.Tour Eiffel, drapeaux, et hop ! la soirée est lancée par un pianiste également chan- proposant en plat principal du surf and turf teur de charme : Michel Comeau reprend en boucle les vieux classiques des Trenet, Aznavour, Maurice Chevalier et autres chanteurs représentatifs de la douce Erance.La formule semble bien plaire puisque le bateau affiche complet.Différentes options sont offertes aux convives, selon leurs budgets.Par exemple, pour une centaine de dollars, on aura un menu de cinq services qui, malheureusement, n\u2019offre pas un grand choix en ce qui concerne les entrées.Le dépliant promotionnel vante pourtant une escapade gourmande et gastronomique.Un menu classique Il y avait beaucoup de monde en ce dimanche soir pour le service, mais aussi du côté des chefs de service, pour accommoder environ 80 personnes, dont plusieurs étaient à bord d\u2019un bateau de croisière pour la première fois.On vous suggère d\u2019emblée les photos souvenirs qui vous arrachent 30$.La table est bien dressée, avec nappe et serviettes de coton, ustensiles usuels.Suivant le style du restaurant d\u2019hôtel grand public, tout est déjà préparé : les tasses, les coupelles de beurre et les verres d\u2019eau sont déjà sur la table.Voilà une belle occasion de profiter de l\u2019été, du thème de la soirée et de faire vivre tant aux touristes qu\u2019aux Montréalais une expérience pour ravir les sens, alors que le ciel commence à se teinter d\u2019orange et que les mouettes et autres oiseaux battent le rappel en effleurant le bord de l\u2019eau.On admire alors la magnificence du grand fleuve et la sérénité qu\u2019il procure à l\u2019approche de la nuit.Le menu proposé ce soir-là s\u2019inspirait évidemment d\u2019une cuisine française classique, avec une incursion en Nou-velle-Erance en proposant en plat principal du surf and turf (filet de bœuf et homard).Une mousse de foie gras de canard, sans doute achetée, était servie en demi-lune sur de petits blinis, suivie par quatre escargots en coquilles préparés selon une recette éprouvée et sans surprise, mais vraiment bien réussie : des escargots de PHOTOS PHILIPPE MOLLE Vue sur le soleil couchant et les îles de Boucherville Un des plats principaux proposés à bord du Cavalier Maxim pour la sortie thématique «Un dimanche à Paris » est im filet de sole et homard, une assiette bien garnie et copieuse.Fraises du Québec à la crème fouettée au sureau Pour 4 personnes 2\tcasseaux de fraises du Québec 30 ml de jus de citron 3\tml de poivre vert déshydraté haché 250 ml de crème 35 % à fouetter 30 ml de sucre à glacer d\u2019érable (ou ordinaire) 45 ml de concentré de sureau 6 feuilles de menthe hachée Laver les fraises, puis les équeuter.Les couper en morceaux.Laisser mariner les fraises dans le jus de citron et le poivre vert durant 2 heures.Eouetter la crème et le sucre à glacer d\u2019érable, puis incorporer doucement le concentré de sureau en soulevant le mélange.Servir cette crème dans des bols et ajouter les fraises sur le dessus.DÉCOUVERTE ESTIVALE Royal sureau estrien C\u2019est la troisième génération de la famille Pinson-neault qui cultive depuis 2005, sur 50 hectares, près de Granby, cette petite baie qu\u2019est le sureau, riche en fla-vonoïdes et en vitamines et bénéficiant de propriétés antioxydantes.Les Pinson-neault transforment les baies en divers produits: confitures d\u2019oignon au sureau, gelées, concentré de sureau à utiliser en cuisine ou avec des cocktails ou des desserts.Ils sont aussi membres de Créateurs de saveurs.info@boisepinson.ca Biblioscopie GLACÇS & DESSERTS GLACES Recettes gourmandes TESTÉES À LA MAISON Éditions Hachette cuisine Espagne, 2014, 379 pages On ne trouve pas seulement des glaces et des sorbets dans ce livre, mais bien 160 recettes pour réaliser de véritables délices sucrés à servir toute l\u2019année, dont une crème glacée au foie gras.Bourgogne au beurre à l\u2019ail.Ensuite, là non plus rien de très surprenant, on nous a servi une petite salade composée de rondelles de concombre, de roquette et de quelques pousses de maïs jaune.Comme plats principaux, nous avions opté pour le filet de sole et homard et le filet de bœuf.Les deux plats étaient présentés dans le plus pur esprit nord-américain, c\u2019est-à-dire bien garnis et copieux.Le poisson, qui était malheureusement trop cuit, était garni abondamment de légumes, et servi avec du beurre à l\u2019ail pour le homard et du beurre blanc façon Cavalier Maxim totalement inutile.La viande était par contre parfaitement cuite, garnie elle aussi d\u2019une queue de homard, en plus d\u2019asperges et de carottes fanes.Un service bien fait Le service était bien fait, quoique parfois un peu trop insistant.Après avoir demandé «Tout va toujours bien ici?» une dizaine de fois, on pourrait comprendre que tout va effectivement bien et que le délicat tangage du bateau n\u2019aura aucune conséquence sur la suite du repas.Bref, le Cavalier Maxim n\u2019offre rien de différent de ce qu\u2019on trouve encore dans les restaurants français restés fidèles à une époque passée, mais cela semble plaire à la majorité des convives.Je dis bravo, par contre, pour nous faire découvrir trois fromages d\u2019ici, avant les profiteroles et le café pour conclure ce repas.On propose, suivant la formule choisie, une courte mais sympathique carte des vins, ainsi qu\u2019une autre appelée pompeusement «la carte du commandant», avec des vins sélectionnés à des prix plus élevés que ceux de la petite carte.Notre grand fleuve est sous-estimé.Il est donc bon de savoir qu\u2019on peut profiter des belles soirées d\u2019été pour naviguer dessus tout en soupant.En accostant dans la douceur de la nuit, vers 11 h, la vie urbaine de Montréal nous rattrape toutefois.Croisières AML propose plusieurs formules, dont des visites à Tadoussac, des brunchs, des sorties de fin de semaine, etc.croisieresaml.com Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l\u2019entendre toutes les semaines à l\u2019émission Samedi et rien d\u2019autre à ICI Radio-Canada Première.Les grandes LA GRECE À SON MEILLEUR chez Milos estiatorio Milos 514.272.3522 5357 Avenue du Parc, Montréal, Qc H2V4G9 www.estiatoriomilos.coni Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com D 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE S AOUT 2014 JARDINS Tl ^\t®\t^ *P \\ t J PHOTOS LISE GOBEILLE Laissez les fleurs nectarifères, tels le trèfle, le lotier et les petites violettes, garnir votre pelouse, elle n\u2019en sera que plus jolie et les papillons seront mieux nourris.Des papillons au jardin Lise Gobeille Pourquoi aménager un jardin pour les papillons ?Pour les voir virevolter, oui, mais aussi pour leur fournir un endroit où se nourrir et s\u2019abriter, car leurs habitats naturels se dégradent et disparaissent rapidement.Les populations de papillons, au cours des dernières années, ont subi un important déclin.Voici un exemple tout simple mais probant: à l\u2019Insectarium de Montréal, en 2013, aucun monarque n\u2019a été aperçu dans le jardin à papillons, et en 2014, en date du 22 juillet, seulement deux étaient venus butiner.Deux causes sont associées à cette baisse des papillons, la dégradation des habitats naturels, la surutilisation des pesticides de l\u2019agriculture industrielle.Créer un habitat approprié à leurs besoins est simple à réaliser et peut grandement aider.D\u2019abord, il faut des plantes hôtes pour les chenilles.Les papillons ont besoin de nourriture, c\u2019est-à-dire de plantes riches en nectar.Ils ont aussi besoin d\u2019eau, où ils trouvent les sels minéraux nécessaires.On peut installer une vasque, mais une flaque d\u2019eau boueuse ou une petite parcelle de sable humide peuvent aussi faire l\u2019affaire.Ensuite, il leur faut du soleil, beaucoup de soleil, car ce sont des animaux à sang froid et ils ont besoin de l\u2019énergie solaire pour se réchauffer et être actifs.Ils aiment la tranquillité, donc mieux vaut aménager l\u2019habitat loin du terrain de jeux et de la rue, mais bien situé pour les observer.Finalement, le lieu doit être protégé du vent et aussi fournir de nombreux et divers abris.Des plantes indigènes ou horticoles?Les plantes indigènes et horticoles font très bien l\u2019affaire, c\u2019est plutôt une question de choix personnel.Par contre, on doit privilégier les fleurs simples que les papillons reconnaissent aisément et qui sont plus faciles à butiner.Il faut également sélectionner nos plantes afin d\u2019étaler la floraison tout au long de la saison.Les fleurs jaunes et mauves sont leurs préférées, on s\u2019assure donc i Une certification existe pour les jardins à papillons qui respectent les critères exigés pour devenir une oasis à monarques par le programme «Mon jardin espace pour la vie».auberge gourmande UNE AVENTURE GASTRONOMIQUE AU MOULIN Çh A une heure de Québec ! www.aubergedesglacis.com 1 877 245-2247 POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC JEAN DE BILLY AU 514 985-3456 OUJDEBILLY@LEDEVOIR.COM d\u2019en mettre en abondance.Si le terrain est assez grand, on peut tout simplement laisser un coin en friche dans le fond du jardin.Il conviendra particulièrement bien aux plantes hôtes qui se font dévorer et qui n\u2019ont pas toujours un aspect.ornemental.Une grande diversité de plantes et de fleurs s\u2019y installeront, qui feront le bonheur des papillons et des chenilles.Un autre truc tout simple est de laisser les fleurs nectarifères, tels le trèfle, le lotier et les petites violettes, garnir votre pelouse, elle n\u2019en sera que plus jolie et les papillons seront mieux nourris.Cultivez des plantes aromatiques, comme le thym, le romarin et la lavande, qui sont très appréciées des lépidoptères car elles contiennent beaucoup de nectar, tandis que le persil, le fenouil et l\u2019aneth sont des plantes hôtes de prédilection.Bien évidemment, il ne faut pas employer d\u2019insecticide dans ce type de jardin et opter plutôt pour des moyens de contrôle écologique, comme les macérations de plantes, le ramassage à la main, les pièges à phéromone, etc.Vous voulez attirer les monarques ?Plantez de l\u2019asclépiade, car la chenille de ce papillon consomme exclusivement cette plante.Voici quelques plantes nectarifères vedettes : l\u2019eupatoire maculée (Eupato-rium maculatum), une plante indigène du Québec, le lantana commun (Lantana camarci), qui est une tropicale, et l\u2019arbuste à papillons {Bud-dleja davidi), qui lui est rustique, mais malheureusement seulement en zone 5.Passez à l\u2019action Il n\u2019est pas trop tard pour passer à l\u2019action cette année puisque les papillons seront encore actifs pendant plusieurs semaines.C\u2019est un superbe projet à entreprendre et à poursuivre avec les enfants, notamment, et sur plusieurs années.Espace pour la vie a un excellent site Internet sur les jardins à papillons, proposant entre autres une sélection de plantes qui peut vous être bien utile: espacepourlavie.ca/ jardin-papillons.De plus, si votre jardin à papillons respecte les critères exigés pour devenir une oasis à monarques par le programme «Mon jardin espace pour la vie », vous pouvez obtenir une certification attestant votre engagement, espacepour-lavie.ca/la-certification Enfin, il faut savoir que la clé du succès d\u2019un jardin à papillons est une diversité de plantes, d\u2019abris et d\u2019habitats pour satisfaire leurs besoins, mais également ceux des chçnilles.Je remercie ici Elaine Boileau, agente des programmes éducatifs, et Maxim Larrivée, Ph.D.chef de section - Collections en-tomologiques et recherche de l\u2019Insectarium de Montréal/ Espace pour la vie, pour leurs précieuses informations.?Week-end Mouton noir Le week-end Mouton noir est un événement unique qui a lieu cette fin de semaine.Il conjugue différents arts qui se complètent magnifiquement pour créer un rendez-vous festif: l\u2019art des jardins, l\u2019art visuel, l\u2019art culinaire et l\u2019art de la scène.«Aujourd\u2019hui, tout va très vite et nous voulons avant tout que les gens prennent le temps de s\u2019offrir une pause estivale pour se sentir ailleurs et rêver éveillés», affirme Jérémie Boudreault, fondatrice de l\u2019organisme Productions tableaux vivants de Mont-Saint-Hilaire et idéatrice et directrice artistique de l\u2019événement international Créations sur-le-champ land art de Mont-Saint-Hilaire.«L\u2019idée du Mouton noir est de marier l\u2019art et la bouffe dans un jardin à faire rêver et de proposer une expérience sensorielle inattendue à tous les visiteurs», ajoute-t-elle.On traverse des jardins d\u2019avant-garde en admirant des oeuvres originales, on se laisse porter par la musique des aurores boréales et des récits craquants en dégustant des bouchées gourmandes sur une table vivante.Mouton Village, 12, chemin des Patriotes Nord, Saint-Charles-sur-Richelieu.weekendmoutonnoir.ca, face-book.com/weekendmoutonnoir Pour vos questions: lgobeille@ledevoir com Au jardin cette semaine Le beau, mais redoutable scarabée japonais a refait son apparition dans nos jardins au cours des dernières semaines.Si vous ne le connaissez pas, sachez qu\u2019il mesure environ un centimètre et qu\u2019il est brun cuivré et vert métallique.On doit le détecter dès son arrivée, car il dévaste rapidement les végétaux, entre autres les arbres fruitiers, les vignes et les rosiers, qu\u2019il affectionne particulièrement.Pour l\u2019éliminer, la récolte à la main demeure la méthode la plus efficace, l\u2019insecte est ensuite jeté dans un petit contenant d\u2019eau savonneuse.L\u2019utilisation de pièges à phéro-mones peut également aider lors d\u2019infestation.PLANTES DE MILIEUX HUMIDES ET DE BORD DE MER DU QUÉBEC ET DES MARITIMES Dans la bibliothèque PLANTES DE MILIEUX HUMIDES EX BORD DE MER DE QUEBEC ET DES MARITIMES Martine Lapointe Editions Michel Quintin 2014, 456pages Ce superbe guide de référence fournit une excellente description des différents milieux humides et de leur écologie.On y trouve également une section explicative sur la morphologie des plantes et une galerie comparative des fleurs par couleur, mais surtout 300 fiches d\u2019identification d\u2019espèces bien documentées.Le livre comprend de nombreuses photos couleur et des illustrations de qualité.Recommandé pour l\u2019amant de la nature autant que pour le spécialiste."]
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