Le devoir, 4 décembre 2014, Cahier A
[" Policier disculpé: après Ferguson, New York Page B 5 ë Le NPD veut créer un registre allégé des armes à feu Page A 2 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C V N° 2 7 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 4 DECEMBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Un grand brouillard en éducation Oléoduc Énergie Est Confusion à Québec Heurtel et Couillard ne s\u2019entendent pas sur la question des GES ALEXANDRE SHIELDS La confusion règne, à Québec dans le dossier du pipeline Énergie Est.Alors que Philippe Couillard a dit mardi que la question des gaz à effet de serre serait finalement exclue de l\u2019évaluation environnementale québécoise, son ministre de l\u2019Environnement a continué mercredi de soutenir le contraire.Les groupes écologistes estiment d\u2019ailleurs qu\u2019il est impossible d\u2019en faire fi, d\u2019autant plus que le projet de TransCanada annulerait toutes les réductions prévues au Québec au cours des prochaines années.Le Devoir a demandé mercredi au cabinet de David Heurtel s\u2019il confirmait, comme l\u2019a soutenu mardi le premier ministre, que l\u2019évaluation des émissions de gaz à effet de serrç (GES) du pétrole qui coulera dans le pipeline Énergie Est sera exclue des travaux du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).Son attachée de presse adjointe, Marie-Catherine Leduc, a répondu en se référant à la lettre envoyée par M.Heurtel à la direction de TransCanada le 18 novembre.Ce document énonce sept conditions devant guider la décision (lu gouvernement Couillard dans le dossier Énergie Est.« S\u2019assujettir à une évaluation VOIR PAGE A 8 : CONEUSION Lire aussi > La chronique de Michei David: Les porteurs de pétrole.Page A 3 L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux : Victoire des bélugas.Page A 6 Les grandes réformes sont à proscrire, conclut le Conseil supérieur m A & N ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le Conseil supérieur de l\u2019Éducation propose la création d\u2019un observatoire pour suivre ce qui se fait dans les classes au Québec.LISA-MARIE GERVAIS Québec nage en plein brouillard sur ce qui s\u2019enseigne dans Iqs écoles, a constaté le Conseil supérieur de l\u2019Éducation dans son rapport publié mardi.Il recommande de mettre sur pied un observatoire du curriculum pour suivre ce qui se,fait en classe, car en ce moment, le ministère l\u2019Éducation «n\u2019[ex\\\\ a pas une idée claire».«Il a une idée, mais est-elle complète ?Je n\u2019en sais rien», a déclaré en entrevue au Devoir le président du CSE, Claude Lessard.«On n\u2019a pas les moyens de le savoir.» Le rapport sur l\u2019état et les besoins de l\u2019éducation 2012-2014, qui s\u2019est intéressé à la réforme sans toutefois en faire le bilan, est sans équivoque.«Le Conseil demeure étonné de constater combien peu de données existent sur ce qui est réellement enseigné dans les classes du Québec.» Le danger, selon M.Lessard, est qu\u2019il y ait une « énorme variante dans l\u2019implantation des programmes», mais aussi «des interprétations tellement éloignées que le curriculum commun peut devenir une fiction, a-t-il poursuivi.L\u2019autre danger est que s\u2019il se passe des choses merveilleuses à certains endroits, on n\u2019en tire pas profit VOIR PAGE A 8 : ÉDUCATION Aujourd\u2019hui 1 Economie > Les droits de poiiuer ont gagné un peu de valeur lors des premières enchères conjointes Québec-Californie.Page B1 Actuaiités > Coiiusion : Québec veut accélérer la réhabilitation des entreprises fautives.Page A 3 Avis légaux.A\t4 Décès.B\t6 Météo.B\t4 Mots croisés.B\t4 Petites annonces.B 6 7\t\u2014- -\tSudoku.B 3 1^\tI é- ^ I C\u2019EST DU SPORT! Le grand 4 Jean Dion ASSOCIATED PRESS Le capitaine du Canadien, Jean Béliveau, tenant la coupe Stanley remportée le 18 mai 1971 contre les Black Hawks, à Chicago.Ce fut la 10® et dernière du légendaire joueur.Sur la patinoire raboteuse de notre enfance, ils étaient bien peu nombreux ceux qui osaient se prendre pour Jean Béliveau : la tâche se révélait simplement trop lourde.D\u2019un, il était beaucoup trop grand; on avait l\u2019impression que même dans la vénérable Ligue nationale de nos rêves, il dépassait tous les autres d\u2019une bonne tête.De deux, il était toujours, jusque dans le plus brûlant des feux de l\u2019action, impeccablement coiffé, ce qui, dans le contexte passablement hirsute de la fin des années 1960, relevait du tour de force qui nous était inaccessible.De trois, il y avait cette grâce qui faisait croire â tort que tout était facile pour lui.Les images tournaient en boucle dans notre esprit: il entrait sur le flanc droit, contournait le VOIR PAGE A 8 : LE GRAND 4 Lire aussi > Jean Béiiveau aura droit â des funérailles nationales.Page B 6 1 4.5.6 et 7 Décembre Découvrez les plus belles créations à porter, à offrir ou à partager.MARCHE BONSECOURS 350, rue Saint-Paul Est Vieux-Montréal québécoises I J Salle de la Commune www.noelensignaturesquebecoises.com 77831303445549 907123 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI DECEMBRE 2014 ACTUALITES SITES DTNJECnON SUPERVISEE Important appui du maire Denis Coderre Le projet d\u2019implantation de services d\u2019injection supervisée à Montréal a franchi une étape importante avec l\u2019appui du maire Denis Coderre, qui vient de rédiger une lettre à cet effet aux autorités de la santé.Le maire a aussi déposé sa lettre expliquant le soutien de la Ville de Montréal au projet lors d\u2019une séance du comité exécutif, mercredi.Le projet du Centre de santé et des services sociaux (CSSS) Jeanne-Mance et de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de Montréal vise à implanter trois lieux fixes et une unité mobile d\u2019injection supervisée d\u2019ici trois ans.Dés la première année, l\u2019organisme communautaire Cactus offrirait un lieu fixe et une unité mobile devrait couvrir les autres quartiers, a expliqué en entrevue la docteure Carole Morissette, responsable médicale du secteur vigie et protection à la Direction de la santé publique à l\u2019Agence de Montréal.Dérogation fédérale incertaine Pour que le projet puisse voir le jour, cependant, il devra obtenir l\u2019aval du gouvernement du Québec, ainsi qu\u2019une exemption de Santé Canada à la Loi sur les drogues.C\u2019est l\u2019étape de l\u2019approbation fédérale qui semble la plus incertaine.«C\u2019est très clair qu\u2019un appui aussi clair et aussi important de la part du maire nous apparaît comme étant une étape très, très importante dans le processus de travail.Ça donne de la force et de la pertinence à notre demande d\u2019exemption», a expliqué la docteure Morissette.Dans sa lettre d\u2019appui, le maire Coderre vante ces services comme étant «une solution efficace» à un «problème de société complexe».11 dit croire qu\u2019ils seront de nature à améliorer «la cohabitation sociale dans les espaces publics», en réduisant le phénomène des injections en public et en diminuant le nombre de seringues souillées qui traînent dans les parcs et les ruelles.M.Coderre rappelle aussi que les services d\u2019injection supervisée seront sous la supervision d\u2019infirmières du Centre de santé et des services sociaux Jeanne-Mance, en collaboration avec des intervenants qui travaillent dans des organismes venant en aide à cette clientèle.La Presse canadienne ASSOCIATED PRESS/THE SCRANTON TIMES-TRIBUNE, BUTCH COMEGYS Le ministre conservateur Maxime Bernier a accusé Thomas Mulcair de vouloir criminaliser les chasseurs.Le NPD propose cependant une version moins contraignante du registre.Le NPD propose de créer un registre des armes à feu allégé MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Un gouvernement néodémocrate ramènerait un registre des armes à feu.version allégée.Uiomas Mulcair promet de ne pas répéter les erreurs du défunt registre des armes d\u2019épaule, mais il souhaite néanmoins que les services de police puissent «suivre à la trace toutes les armes à feu au Canada».La mort du registre des armes longues avait déchiré les libéraux et les néodémocrates, quelques députés du NPD ayant refusé de s\u2019opposer à son abolition en 2011.Trois ans plus tard, le chef néodémocrate promet un nouveau mécanisme qui pourrait «se faire d\u2019une manière plus légère».M.Mulcair en a notamment contre l\u2019idée qu\u2019un grand-père qui oublie de renouveler son permis de possession voie son arme être saisie et se voie menacé de poursuite criminelle.«Cela n\u2019avait aucun sens», a-t-ü dénoncé, en évoquant les peines encourues sous l\u2019ancien registre des armes d\u2019épaule.«Le registre qui existait [.] a prouvé son «Si on décriminalise, ça n\u2019a plus d\u2019affaire entre les mains du fédéral» LE DEVOIR AU BOUT DES DOIGTS.PRATIQUE, SIMPLE, CONVIVIAL.actualités Quand les terres agricoles Le policier Darren Wilson ont trop la cote\tdémissionne ï Outremont aux prises avec\tLe pont Champlain un nouveau débat\tgardera son nom Welle VOIX de St perçue par certains comme un Polcmiquc La mémoire de Samuel de Champlain est sauvée.Q.MODE HORS-CONNEXION CONTENU ENRICHI NAVIGATION INTUITIVE inefficacité à cause de sa lourdeur bureaucratique», a en outre déploré M.Mulcair mercredi.Or sa porte-parole en matière de justice, l\u2019avocate Françoise Boivin, affirmait en 2012 qu\u2019un registre des armes à feu qui ne criminalise pas les contrevenants n\u2019aurait rien de fédéral.«Si on décriminalise, ça n\u2019a plus d\u2019affaire entre les mains du fédéral.Il faut que ça s\u2019en aille auprès des provinces», arguait-elle à l\u2019époque.Cette question avait d\u2019ailleurs été menée jusqu\u2019en Cour suprême, après la création du registre par les libéraux.L\u2019Alberta, appuyée de sept provinces, contestait qu\u2019Ottawa prétexte une question de droit criminel pour empiéter sur les droits de propriété privée des citoyens, qui relèvent des provinces.Le bureau de M.Mulcair n\u2019a pas voulu préciser si la proposition néodémocrate compterait toujours un aspect criminel.«Les détails suivront», a-t-on indiqué.En plein débat sur l\u2019abolition du registre, le néodémocrate Charlie Angus avait déposé une contre-offre : décriminaliser un premier manquement à l\u2019obligation d\u2019enregistrer une arme d\u2019épaule.Un indice de la future proposition de M.Mulcair, mais son bureau n\u2019a pas spécifié s\u2019il y ajouterait des éléments nouveaux.Trudeau discret Le conservateur Maxime Bernier a accusé le NPD de vouloir «faire en sorte que les chasseurs et les agriculteurs soient des criminels».Le ministre de la Petite Entreprise a au passage sommé le Québec de «comprendre le bon sens» et d\u2019abandonner l\u2019idée d\u2019un registre comme l\u2019a fait Ottawa.Justin Trudeau a de son côté réitéré que sop parti ne ramènerait pas le registre d\u2019autan.A l\u2019approche du 25® anniversaire du massacre de Polytechnique, «c\u2019est une semaine pour se souvenir de la violence faite aux femmes, se souvenir de 25 ans de tristes souvenirs, mais aussi de se réengager pour continuer de lutter contre la violence faite aux femmes».Le chef libéral n\u2019a pas dévoilé sa solution, qui figurera dans sa plateforme électorale.«On a toujours besoin d\u2019une certaine réglementation [.] Ce devrait être la police qui a la responsabilité de la classification des armes à feu», a-t-il toutefois suggéré.Le projet de loi C-42 des conservateurs propose de confier cette tâche au ministre de la Sécurité publique.Le Devoir SACCAGE DE L\u2019HOTEL DE VILLE Le SPVM fait porter le blâme au QG BRIAN MYLES Un rapport interne du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) blâme la lenteur et l\u2019inaction du Centre de commandement dans le dossier du saccage de l\u2019hôtel de ville par des employés en colère, le 18 août dernier.Le rapport de rétroaction exonère par ailleurs de tout blâme les policiers sur le terrain.«S\u2019il y a eu des images véhiculées par les médias sur l\u2019intervention policière qui ont choqué, il n\u2019y a eu ni inaction ni collusion avec les manifestants», constate le rapport de 24 pages.Les reproches visent le Centre de commandement et de traitement de l\u2019information (CCTl), qui donnait les ordres â partir du quartier général du SPVM, rue Saint-Urbain.Les débordements sont survenus très rapidement, prenant de court le CCTL Les premiers manifestants se sont regroupés près de l\u2019hôtel de ville vers 18h, et â 19 h 36, ils étaient déjà repartis après avoir semé la pagaille.L\u2019essentiel des méfaits a été commis sur une période encore plus courte de 24 minutes, peu avant 19 h.Des policiers sur le terrain ont demandé des renforts, mais leurs appels n\u2019ont pas été pris en compte avant 18h51, alors qu\u2019il était déjà trop tard pour contenir les employés en colère.Les officiers responsables au CCTl «n\u2019ont jamais ressenti l\u2019urgence d\u2019agir», note le rapport.L\u2019ordre de procéder â des arrestations a été donné â 19 h 04, alors que les manifestants ressortaient tous de l\u2019hôtel de ville â la hâte.«Il y a eu confusion quant au sérieux de la situation.Des actions immédiates n\u2019ont pas été prises par les officiers sur le terrain.Les demandes de faire entrer des policiers à l\u2019intérieur n\u2019ont pas été retenues», résume le rapport.Des employés, principalement des cols bleus et des pompiers, ont envahi la salle du conseil, intimidé des élus et pourchassé le maire Denis Coderre jusqu\u2019à son bureau (44 d\u2019entre eux ont été accusés d\u2019attroupement illégal, méfait ou voies de fait).Quatre policiers syndiqués et quatre officiers de direction ont été traduits en discipline.Les hauts gradés ont déjà reconnu leurs torts.Il n\u2019y aura pas d\u2019autres sanctions dans cette affaire, a confirmé le directeur du SPVM, Marc Parent.Le Devoir Dépenses contrôlées Le SPVM a présenté un budget de 687 millions de dollars pour 2015, en hausse de 0,1% par rapport â farinée précédente.Le directeur du SiAm, Marc Parenf est satisfait de la hausse totale de 90 000$ puisqu\u2019elle est largement inférieure â finflation.Le SPVM a diminué son ef fectif de 56 années-personnes chez les policiers et de 39 années-personnes chez les civils.L\u2019ef fectif total sera de 5580 années-personnes en 2015.Le SPVM sera confronté â une vague importante de départs â la retraite, avec 908 départs anticipés au cours des cinq prochaines années.Par ailleurs, le chef Parent n\u2019exclut pas de confier au privé la gestion de tâches cléricales liées âla circulation (signalisation, surveillance de chantiers) et de fusionner encore des postes de quartier (ceux de Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles sont dans la mire).il espère enfin compléter la délicate réforme du Service des enquêtes d\u2019ici 2016.JOURNEE COMMEMORATIVE EN SOUVENIR DELATRAGÉOIE DU6 0ÉCEMBRE1089 SURVENUE À POLYTECHNIOUE MONTRÉAL ET À LA MÉMOIRE DES 14 FEMMES DISPARUES ANS PLUS TARD SE SOUVEN R POUR ELLES L\u2019OFFRE GRATUITE SE POURSUIT JUSQU\u2019AU 5 JANVIER.TÉLÉCHARGEZ SANS TARDER.\"\tLE SAMEDI 6 DECEMBRE 2014 A15 H .\u2022 A LA PLACE DU 6 DÉCEMBRE 1989 AU COIN DE L'AVENUE DECELLES ET DU CHEMIN DE LA REINE-MARIE MARCHE AUX FLAMBEAUX .SUIVIE À 16 H 30 AU CHALET DU MONT-RDYAL.VIGILE « SE SOUVENIR POUR ELLES » TÉMOIGNAGES DE NGMBREUSES PERSONNALITÉS, ACTÉURS ÉT TÉMOINS DU DRAMÉ.ANIMÉE PAR : ANNE-MARIE DUSSAULT ET PIERRE BRUNEAU SOUVENONS-NOUS ENSEMBLE O FACEBOOK.COM/POLY25ANS O TWITTER.COM/POLY25ANS LE DEVOIR.LE JEUDI 4 DECEMBRE 2014 A 3 ACTUALITES Les porteurs de pétrole Michel David Il faut toujours faire attention aux mots qu\u2019on utilise à l\u2019étranger.Si, à des degrés divers, tous les Québécois ou presque se considèrent comme nationalistes, l\u2019expression demeure hautement suspecte en Europe.Le premier ministre de l\u2019Alberta, Jim Prentice, pensait sans doute bien faire en expliquant mardi à Québec que le projet d\u2019oléoduc Energie Est était d\u2019autant plus important qu\u2019il s\u2019inscrivait dans une perspective de «nation building» et qu\u2019il serait encore «plus fort» si un port était construit sur les rives du Saint-Laurent.De toute évidence, M.Prenüce ne pensait pas à la construction de la nation québécoise.Il n\u2019était pas davantage conscient que le nation building canadien est généralement perçu ici comme la négation de la spécificité du Québec, à moins que celle-ci ne se limite au folklore.C\u2019est précisément pour faire obstacle à cette tentative d\u2019uniformisation from coast to coast qu\u2019ont jadis été créées des institutions comme le Régime des rentes ou la Caisse de dépôt et que le Québec continue à s\u2019opposer à la création d\u2019une commission des valeurs mobilières pancanadienne.Si la préservation des bélugas constitue déjà une excellente raison de refuser la construction d\u2019un port pétrolier à Caoouna, les propos de M.Prentice laissent également perplexes quant à l\u2019intérêt politique qu\u2019aurait le Québec à s\u2019associer à l\u2019ensemble d\u2019un projet qui le lierait aussi étroitement aux intérêts financiers et pétroliers de l\u2019ouest du Canada, surtout que les avantages économiques qu\u2019il en retirerait sont loin d\u2019être évidents par rapport aux risques pour l\u2019environnement.Présent à ses côtés, le premier ministre Philippe Couillard n\u2019a pas paru le moindrement troublé par les propos de son homologue alber-tain.Sur le fond, il partage les vues de M.Prentice, malgré les conditions qu\u2019il a posées à TransCanada.Puisque les Québécois sont aussi des Canadiens, «il M Couillard\tqu\u2019on participe à l\u2019éco- nomie canadienne», a-t-il dé-voit peut-être claré récemment.Si M.Couillard paraissait d\u2019autres\taussi heureux de l\u2019avis de ,\tPêches et Océans Canada avantages\tbélugas, c\u2019est que le au oroiet\tdéménagement du port pro- ^ ^\tjeté à un autre endroit lui d\u2019oléoduc\tpermettrait de soutenir qu\u2019il a protégé l\u2019environnement, ce que la Cour supérieure avait sévèrement reproché à son gouvernement d\u2019avoir négligé.Le ministre des Einances du Canada, Joe Oliver, a aussi fait pression, expliquant que «les conséquences de ne pas faire [l\u2019oléoduc] seraient très pénibles pour l\u2019économie et les Canadiens».Il a cru nécessaire d\u2019ajouter que le Québec allait bénéficier cette année de transferts fédéraux totalisant 19,6 milliards, comme si les deux dossiers devaient être fiés.M.Couillard épouse d\u2019ailleurs la même dialectique qu\u2019Ottawa dans son plaidoyer pour le projet, quand il répète à qui veut l\u2019entendre que le gouvernement fédéral dépense au Québec 16 milliards de plus que ce qu\u2019il y collecte en taxes et impôts et qu\u2019une grande partie de cette richesse provient de l\u2019exploitation des hydrocarbures de l\u2019Ouest.Lors du lancement de sa campagne pour la direction du Parti québécois, dimanche dernier à Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau a vivement reproché au premier ministre sa docilité dans ce dossier.«Philippe Couillard semble croire que le Québec doit consentir à l\u2019oléoduc sans rien dire, en guise de remerciements pour la péréquation canadienne.Je m\u2019oppose à cette mentalité de porteur d\u2019eau, fier de l\u2019étre et incapable de s\u2019affirmer par lui-méme», a-t-il lancé.La péréquation existait bien avant qu\u2019on ne commence à extraire du pétrole des sables bitumineux et elle est garantie par la Constitution, mais M.Couillard voit peut-être au projet de TransCanada d\u2019autres avantages qui lui paraissent justifier de nous transformer en porteurs de pétrole.Même s\u2019il ne semble plus manifester le même empressement à faire coïncider le retour du Québec dans le giron constitutionnel canadien avec le 150® anniversaire de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique, en 2017, il n\u2019a pas renoncé pour autant à une réforme de la fédération canadienne.Pour réactiver un dossier qui suscite encore moins d\u2019enthousiasme au Canada anglais qu\u2019au Québec, il aura cependant besoin d\u2019alliés.Donner le feu vert au projet de TransCanada n\u2019est sans doute pas une garantie que l\u2019Alberta accepterait de relancer les discussions constitutionnelles, mais y faire échec serait certainement le meilleur moyen de l\u2019indisposer.Cela vaut aussi pour la Saskatchewan, dont l\u2019Assemblée législative a adopté la semaine dernière une motion demandant au Québec \u2014 et à l\u2019Ontario \u2014 d\u2019assouplir des conditions que son premier ministre.Brad Wall, a qualifiées de «barrières inutiles» à un projet dont il a souligné lui aussi Y «aspect national».Sans parler de Stephen Harper, albertain jusqu\u2019à la moelle, dont la vision du Canada est indissociable du pétrole.Même si son intérêt pour la Constitution est très limité, il est néanmoins perçu à Québec comme supérieur à celui de Justin Trudeau.mdavid@ledevoir.com Le Devoir veut s\u2019inspirer de vos Noëls JACQUES GRENIER ARCHIVES LE DEVOIR À Toccasion des fêtes de fin d\u2019année, les journalistes du Oevo/rveulent offrir un cadeau à leurs lecteurs.Comment?En déballant un texte, une chronique, une fiction, inventés à partir de l\u2019une de vos photos de famille du temps des Eêtes.Photo de buffet de Noël d\u2019antan, de déneigement de la rue dans les années 50, de déballage de cadeaux sous le sapin en 2013, en 1977, ou plus rétro encore, photo de veillée au coin du feu, avec des rires, des regards déçus par la couleur de la cravate dans le paquet.Seul impératif, la photo doit être transmise par courriel.Vous pouvez prendre en photo une vieille photo, en haute résolution, pour nous la faire parvenir.Envoyez vos trouvailles dès maintenant et jusqu\u2019au 14 décembre à l\u2019adresse suivante : ma-photo@ledevoir.com.Le résultat final sera une surprise, à découvrir dans nos éditions papier, Web et tablette du temps des Eêtes.En nous envoyant votre photo, vous acceptez qu\u2019elle soit publiée dans les pages du Devoir accompagnée d\u2019un texte d\u2019un de nos journalistes.Seules les photos sélectionnées par nos journalistes feront l\u2019objet d\u2019un texte.Le gouvernement commande seul une analyse du cas PKP ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le leader parlementaire et ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Eour-nier, a annoncé son intention de confier au Centre d\u2019études sur les médias (CEM) de l\u2019Université Laval un mandat pour analyser l\u2019influence des propriétaires de médias sur le débat politique.Cette décision survient après que le Parti québécois eut refusé, mardi, son consentement pour qu\u2019une motion libérale en ce sens soit débattue et après des semaines de pourparlers entre les leaders des différentes formations politiques pour disposer de la question de «l\u2019éléphant dans la pièce», pour reprendre l\u2019expression du leader de la Coalition avenir Québec, Erançois Bonnardel, c\u2019est-à-dire le cas du député-baron de la presse Pierre Karl Péladeau.La motion voulait que l\u2019Assemblée nationale demande au Centre d\u2019études sur les médias de produire d\u2019ici le 29 mai 2015 «un document d\u2019analyse sur les effets de l\u2019influence que pourrait avoir un propriétaire ou un actionnaire de contrôle d\u2019un média ou d\u2019un groupe de médias sur le Le président du CA du CEM, Florian Sauvageau, avait refusé de présider une commission parlementaire sur la question qu\u2019elle n\u2019est pas appuyée par un des partis politiques en cause.«On perçoit tous les enjeux», a indiqué au Devoir le secrétaire général du CEM, Daniel Giroux.Il n\u2019est donc pas assuré que le CEM accepte le mandat du gouvernement.Déjà, dans un courriel envoyé aux leaders, le président du CA du CEM, Elorian Sauvageau, avait refusé de présider une commission parlementaire sur la question parce qu\u2019il doutait débat politique et la vie démo- que ce soit le «forum idéal».cratique».A ce libellé, les libéraux ajoutaient, et c\u2019est ce qu\u2019a refusé le Parti québécois: «et notamment si ce dernier est un élu de l\u2019Assemblée nationale».Le CEM réfléchit Jeudi, le conseil d\u2019administration du CEM se penchera sur la demande du gouvernement et ses considérations politiques compte tenu du fait Le mandat original était également trop large.«Je me vois mal présider une commission où l\u2019on examinerait le travail des directeurs de l\u2019information, chefs de pupitre et journalistes», écrit-il, suggérant qu\u2019avant toute chose, «un document de travail substantiel» soit produit.Le Devoir COLLUSION Québec veut accélérer la réhabilîtatiou des entreprises fautives MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement libéral trouve exagéré de mettre hors jeu pour une durée «automatique» de cinq ans une entreprise épinglée pour avoir contrevenu aux règles d\u2019octroi de contrats publics.Le président du Conseil du trésor, Martin Coi-teux, propose de permettre à l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) de retirer une entreprise du Registre des entreprises non admissibles (RENA) après s\u2019être assuré que celle-ci respectera à l\u2019avenir de «hauts standards» en matière d\u2019intégrité.«Le gouvernement veut reconnaître qu\u2019une entreprise condamnée pour des gestes passés peut s\u2019étre réhabilitée, notamment en ayant revu sa gouvernance et sa gestion, en ayant chassé les administrateurs fautijs ou en mettant en place les contrôles nécessaires pour éviter la répétition de gestes inacceptables», a-t-il soutenu lors de la présentation du projet de loi 26, mercredi.«Cette mesure [consistant à autoriser des entreprises à soumissionner de nouveau sur des contrats publics] vise particulièrement à protéger l\u2019économie du Québec, car les entreprises dont il est question ont un rôle clé dans notre économie et sont d\u2019importants créateurs d\u2019emplois», a-t-il spécifié.A l\u2019heure actuelle, les entreprises échouant à mettre la main sur une autorisation de contracter auprès de l\u2019AME sont mises à l\u2019écart du marché public pendant cinq ans.« Un tel automatisme ne tient pas compte des correctifs que l\u2019entreprise aurait pu apporter depuis sa condamnation», a déploré M.Coiteux.Avec le projet de loi 26, les libéraux «enlèv[ent] le plus gros argument de négociation» du gouvernement du Québec, selon la Coalition avenir Québec.«On aurait dû dire: \u2018\u2018On ne donnera pas de nouveaux contrats à SNC-Lavalin, à Dessau, à toutes ces firmes qui ont avoué avoir volé le gouvernement tant qu\u2019ils n\u2019auront pas remboursé l\u2019argent\u201d», a suggéré le chef caquiste, Erançois Legault.Remboursement volontaire Le gouvernement du Québec veut récupérer des «dizaines de millions de dollars» dont il a été privé par des entreprises ayant triché pour mettre la main sur un contrat public au fil des 20 dernières années.Ainsi, toute entreprise, peu importe son secteur d\u2019activités, ayant perpétré une fi*aude pourra participer à un programme de remboursement volontaire, a annoncé la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.«Cette avenue permettrait à l\u2019entreprise de faire preuve de bonne foi et de se réhabiliter, mais également [de réaliser] des économies substantielles en frais juridiques», a-t-elle déclaré.Les entreprises contrites de leurs écarts de conduite auront 12 mois pour soumettre une offre de règlement à l\u2019administrateur du programme de remboursement volontaire.M\u201c® Vallée anticipe des remboursements de «plusieurs dizaines de millions de dollars» à l\u2019État.Pourtant, «il y a zéro dollar de prévu qu\u2019on va aller chercher de ces compagniesdà, comme SNC-Lavalin ou Dessau» dans la mise à jour économique et financière, s\u2019est étonné M.Ixgault.Le ministre Martin Coiteux a dit avoir joué de «prudence» en n\u2019inscrivant pas ces «dizaines de millions» dans le document budgétaire.«Nous préférons considérer cela comme un bonus», a-t-il affirmé.Le projet de loi 26 prévoit également des «mesures exceptionnelles» afin de faciliter les recours civils contre les «entreprises fautives» ayant boudé le programme de remboursement volontaire.Le document fixe notamment une présomption de dommages à 15% de la valeur du contrat en cas de défaite de l\u2019entreprise devant les tribunaux.Le Parti québécois souhaite voir le projet de loi «aller plus loin».«N\u2019importe qui qui abuse du système doit rendre compte de ses actes», a déclaré le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, tout en précisant avoir déjà des amendements à proposer.«On aurait souhaité que le projet de loi ait été adopté il y a déjà plusieurs mois», a-t-il ajouté.Le Devoir Environnement: une dizaine de groupes menacés de fermeture ALEXANDRE SHIELDS Plusieurs groupes environnementaux québécois risquent de disparaître d\u2019ici quelques mois si le gouvernement Couillard continue de refuser de renouveler l\u2019aide financière qui leur est garantie depuis des années.Depuis 2006, le ministère de l\u2019Environnement verse un soutien qui permet aux organismes de réaliser leur mission, un financement qui découle d\u2019ententes issues de la politique gouvernementale sur l\u2019action communautaire.Mais depuis le mois d\u2019avril, 10 groupes n\u2019ont pas reçu de financement de Québec en vertu de ces ententes, qui n\u2019ont pas été renouvelées.Une situation qui les pousse rapidement vers la fermeture pure et simple, selon Jérôme Normand, d\u2019Environnement Jeunesse.Cet organisme, qui mène des activités d\u2019éducation dans les écoles du Québec, toucherait normalement 70 000$.Un montant qui lui sert à lever du financement pour toute l\u2019année.«Mais depuis avril, on vit sur notre marge de crédit et on pense à fermer nos portes», a-t-il déploré mercredi en point de presse avec d\u2019autres groupes menacés.Même sentiment d\u2019extrême précarité chez Cycle Nord-Sud, qui récupère ici des vélos pour ensuite les expédier dans des pays défavorisés du Sud.L\u2019incertitude quant au financement de Québec menace le développement de projets, mais aussi tout le volet d\u2019expédition de vélos, selon son porte-parole, Glenn Rubenstein.Selon les quelques informations obtenues par les groupes environnementaux auprès de Québec, le Conseil du trésor pourrait prolonger le financement prévu jusqu\u2019à ce que la révision des programmes opérée dans le cadre des politiques d\u2019austérité soit complétée.Mais pour le moment.les fonds se font toujours attendre.À tel point qu\u2019un organisme comme Environnement Jeunesse, qui existe depuis 35 ans, pourrait être forcé de cesser ses activités en mars prochain.«Le gouvernement ne fera pas d\u2019économies ici, a pourtant insisté mercredi Martine Châtelain, de la Coalition Eau Secours.Au contraire, c\u2019est en protégeant l\u2019environnement qu\u2019on fait des épargnes, par exemple en réduisant la pollution et le gaspillage énergétique.Nous faisons partie de la solution, mais le gouvernement n\u2019en tient pas compte.Il préfère stbventionner des minières et des pétrolières.» Les montants en jeu pour l\u2019ensemble des groupes qui ne reçoivent plus de financement avoisinent les 450 000 $.Le gouvernement s\u2019est engagé à investir 250 fois cette somme dans les travaux d\u2019exploration pétrolière sur Anticosti.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI DECEMBRE 2014 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OEFRES HUISSIERS DE JUSTICE 500 05 083176 147/ETA 5685 14 L AGENCE DU REVENU DU QUEBEC / LOI SUR LA TAXE D AC CISE dem c ABBAS SOU HEIL def Vente par huissier le 18 décembre 2014 a lOhOO au 71 Duke Montreal (Quebec) Land Rover Range Rover 2006 etc tels quels ARGENT COMPTANT CHEQUE VISE C Payant QTMG Huissiers de justice (514 257 8000) HUISSIERS DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUEBEC COUR DU QUEBEC (Chambre civile) DISTRICT DE BEAUHAR NOIS NO 160 22 009171 144 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c MICHELLE WERNERT Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P c PAR ORDRE DU TRIBUNAL Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Beauharnois une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de lavis au defendeur ont ete laissées pour le defendeur au greffe du tribunal au palais de justice de Valley field situe au 74 rue Academie Salaberry de Valleyfield (Quebec) J6T OB8 II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publica tion de la présente ordon nance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des 1 expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d ms tance sera presentee pour decision devant le tribu nal le 27 JANVIER 2015 a 9H30 en la salle 5 du palais de justice de Valley field A Valleyfield le 24 novembre 2014 M\"\" Adafan Greffier adjoint C Q HUISSIERS DE JUSTICE 500 05 083176 147/ETA 5685 14 L AGENCE DU REVENU DU QUEBEC / LOI SUR LA TAXE D AC CISE dem c ABBAS SOU HEIL def Vente par huissier le 17 décembre 2014 a lOhOO au 65 Papillon Dollard des Ormeaux (Quebec) Men blés outils Piano etc tels quels ARGENT COMPTANT CHEQUE VISE C Payant QTMG Huissiers de justice (514 257 8000) HUISSIERS DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUEBEC COUR DU QUEBEC (Chambre civile) DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 216534 142 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c SAMER GHAMLOUCHE Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P c PAR ORDRE DU TRIBUNAL Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et avis au defen deur ont ete laisses a 1 in tention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au 1 rue Notre Dame est Montreal (Quebec) H2Y 1B6 II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publica tion de la présente ordon nance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des 1 expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d ms tance sera presentee pour decision devant le tribunal le 7 janvier 2015 a 9HOO en la salle 2 06 du palais de justice de Montreal A Montreal le 27 novembre 2014 NATHALIE LECLERC Greffiere adjointe C Q JL 4411 HUISSIERS DE JUSTICE 705 22 014218 141 COM MISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c SAID KOUDDAR def Vente par huissier le 17 décembre 2014 a llhOO au 1428 Lan zon Mascouche (Quebec) Bateau Remorque Mmi van etc tels quels ARGENT COMPTANT CHEQUE VISE S Trudel QTMG Huissiers de jus tice (514 257 8000) HUISSIERS DE JUSTICE 750 22 006021 145 COM MISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c SAMUEL PETIT def Vente par huissier le 16 decem bre 2014 a lOhOO au 1122 4e Rang St Simon (Que bec) Toyota Tercel etc tels quels ARGENT COMPTANT CHEQUE VISE S Trudel QTMG Huissiers de justice (514 257 8000) Le Plateau-Mont-Royal Montréal AVIS PUBLIC ASSEMBLEE PUBLIQUE DE CONSULTATION REGLEMENT (2014-20) MODIFIANT LE REGLEMENT D'URBANISME DE L'ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL (01-277) ET LE REGLEMENT SUR LES PLANS D'IMPLANTATION ET D'INTEGRATION ARCHITECTURALE (2005-18), AFIN D'IDENTIFIER CERTAINS PARCS ET PLACES PUBLIQUES Avis public est, par les présentes, donne aux per sonnes interessees des arrondissements du Pla teau Mont Royal, d'Outremont et de Rose mont-La Petite Patrie QUE le conseil d'arrondissement a adopte, aux termes de sa resolution CA14 25 0493 du H décembre 2014, un premier projet du Regie ment (2014 020) modifiant le Reglement d'urba nisme de l'arrondissement du Plateau Mont Royal (01 277) et le Reglement sur les plans d'implantation et d'mtegration architecturale (2005 18), afin d'identifier certains parcs et places publiques QUE conformement aux dispositions de la Loi sur l'amenagement et l'urbanisme (L R Q , c A 19 1), ce projet de reglement sera soumis a une consultation publique le mardi 27 janvier 2015, a 18 h, au 201, avenue Laurier Est, 5® etage, QUE ce reglement vise a intégrer divers terrains presents sur le territoire dans des secteurs de zonage permettant les parcs et les places publiques Cette intervention vise a assurer aux residents davantage d'espaces verts a proximité des lieux d'habitation Lors de cette assemblée publique, le maire de l'arrondissement, ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera ce projet de reglement ainsi que les consequences de son adoption et entendra les personnes qui desirent s'exprimer a ce sujet Ce projet de reglement contient des dispositions susceptibles d'approbation referendaire QUE le projet de reglement est disponible pour consultation au bureau d'accueil situe au 201, avenue Laurier Est, rez de chaussée, du lundi au vendredi de 9 h a 12 h et de 13 h a 17 h Montreal, le 4 décembre 2014 Le secretaire d'arrondissement, M® Claude Groulx Avis public Le Plateau-Mont-Royal Montréal AUX PERSONNES INTERESSEES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D'APPROBATION REFERENDAIRE Second projet de resolution adopte en vertu du Reglement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (2003-08), visant la demolition du bâtiment existant situe au 1661, rue Saint-Gregoire et la construction d'un bâtiment mixte de quatre etages Aux personnes interessees des arrondissements du Plateau Mont Royal et de Rosemont-La Petite Patrie 1.\tObiet du proiet et demande d'approbation réfé- rendaire A la suite de rassemblée publique de consultation tenue le 28 octobre 2014, le conseil d'arrondissement du Plateau Mont Royal a adopte, lors de sa seance ordinaire du V décembre 2014, le second projet de resolution en vertu du Reglement sur les projets par ticuliers de construction, de modification ou d'occu pation d'un immeuble (2003 08) relativement a l'immeuble situe au 1661, rue Saint Grégoire L'objet de la resolution vise la demolition du bati ment existant situe au 1661, rue Saint Grégoire et la construction d'un batiment mixte de quatre etages (80 logements, un espace commercial et 19 unîtes de stationnement automobile intérieures) en dero gation a l'article 121 du Reglement d'urbanisme de l'arrondissement du Plateau Mont Royal (01 277), ainsi qu'a l'article 6 du Reglement sur les clotures (RRVM c C5) Ce second projet de resolution contient des disposi tions qui peuvent faire l'objet d'une demande de la part des personnes interessees de la zone visee et des zones contiguës afin que ces dispositions soient soumises a leur approbation, conformement a\\a Loi sur les elections et les referendums dans les municipalités (L R Q , c E 2 2) Ainsi, une demande relative a cette disposition peut provenir de la zone visee 0644 et de ses zones contiguës illustrées au plan ci dessous 2.\tDescription du territoire Le territoire vise par ce projet de resolution com prend la zone visee 0644 et ses zones contiguës 0109, 0154, 0157, 0269 illustrées au plan ci dessous 3.Conditions de validité d'une demande Pour etre valide, toute demande doit indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'ou elle provient, etre reçue au bureau du secretaire d'arrondissement au plus tard le vendredi 12 décembre 2014, avant 16 h 30, etre signee par au moins 12 personnes interessees de la zone d'ou elle provient ou par au moins la majorité d'entre elles si le nombre de personnes interessees dans la zone n'excede pas 21 4 Conditions pour être une personne interessee a signer une demande 4 1 Toute personne qui n'est frappee d'aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes au 1®' décembre 2014 etre domiciliée dans la zone d'ou peut provenir une demande, etre domiciliée depuis au moins six mois au Quebec, ou 4 2 Tout proprietaire unique d'un immeuble ou occupant unique d'un etablissement d'entreprise qui n'est frappe d'aucune incapacité de voter et qui remplit la condition suivante au V décembre 2014 etre proprietaire d'un immeuble ou occupant d'un etablissement d'entreprise situe dans la zone d'ou peut provenir une demande depuis au moins douze mois, ou 4 3 Tout coproprietaire indivis d'un immeuble ou occupant d'un etablissement d'entreprise qui n'est frappe d'aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes au V décembre 2014 etre coproprietaire indivis d'un immeuble ou occupant d'un etablissement d'entreprise situe dans la zone d'ou peut provenir une demande depuis au moins douze mois, etre désigné, au moyen d'une procuration signee par la majorité des personnes qui sont coproprietaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d'etre inscrit sur la liste referendaire, le cas échéant Cette procuration doit etre produite avant ou en meme temps que la demande Dans le cas d'une personne physique, il faut qu'elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas etre en curatelle Dans le cas d'une personne morale, il faut avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employes, par resolution, une personne qui, au décembre 2014, est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n'est pas en curatelle et n'est frappee d'aucune incapacité de voter prevue a la loi, avoir produit avant ou en meme temps que la demande, une resolution désignant la personne autorisée a signer la demande et etre inscrite sur la liste referendaire, le cas échéant Sauf dans le cas d'une personne designee a titre de représentant d'une personne morale, nul ne peut etre considéré comme personne interessee a plus d'un titre conformement a l'article 531 de la Loi sur les elections et les referendums dans les municipa //fes(LRQ,c E 2 2) 5.\tAbsence de demandes Toute disposition de ce second projet de resolution qui n'aura fait l'objet d'aucune demande valide pourra etre incluse dans une resolution qui n'aura pas a etre approuvée par les personnes habiles a voter 6.\tConsultation du proiet Le second projet de resolution ainsi que l'illustra tion de la zone visee et de ses zones contiguës peu vent etre consultes au bureau d'accueil du Plateau Mont Royal situe au 201, avenue Laurier Est, rez de chaussée, du lundi au vendredi de 9 h a 17 h Montreal, le 4 décembre 2014 Le secretaire d'arrondissement, M® Claude Groulx CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL CAUSE NO 540 05 008675 146 COUR SUPERIEURE BANQUE NOUVELLE-ECOSSE Creanciere c ELIAS IZAB Debiteur ASSIGNATION AVIS est donne a ELIAS IZAB par publication dans le journal LE DEVOIR quun PREAVIS D EXERCICE DUN RECOURS HYPOTHECAIRE ET AFFIDAVIT a ete depose et laisse a son attention au greffe de la Cour supérieure du district de Laval situe au 2800 Boul St Martin O Laval Quebec Soyez avise que vous meme ou un tiers avez 60 jours de I inscription du present PREAVIS D EXERCICE DUN RECOURS HYPOTHECAIRE ET AFFIDAVIT au Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Montcalm pour remedier aux defauts Laval le 2 décembre 2014 NICOLE DUCHESNE GREFFIER ADJOINT AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Dans I affaire de la faillite de 9291 7178 Quebec inc Avis est par les présentes donne que la faillite de 9291 7178 Que bec inc est survenue le 28 no vembre2014 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 12 décembre 2014 a 12h00 au bureau du syndic 469 Jean Talon Q etage Mon treal Quebec DEVLETIAN&ASSQCIESINC Jerry J Devietian CPA CA CIRP Syndic de Faillite 469 Jean Talon Q Bureau 300 Montreal Quebec H3N 1R4 Telephone (514)777 8888 CANADA PROVINCE DE QUE BEC DISTRICT DE ST HYACIN THE COUR SUPERIEURE No 750 05 003008 140 No ETA 5778 14 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse CLOTURES BELLERIVE INC Par tie défenderesse PRENEZ AVIS que le 16/12/2014 a 10 00 AU 637 DU RUISSEAU NORD ST MA THIEU DE BELOEIL District de SAINT HYACINTHE seront vendus par autorité de justice les biens et effets de CLOTURES BELLERIVE INC saisis en cette cause soit VE HICULE FORD E 350 BLANC 2 Le Plateau-Mont-Royal Montréal AVIS PUBLIC ASSEMBLEE PUBLIQUE DE CONSULTATION REGLEMENT (01-277-74) MODIFIANT LE REGLEMENT D'URBANISME DE L'ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL (01-277) AFIN DE REVOIR LES USAGES PRESCRITS A PROXIMITE DE CERTAINS COINS DE RUE ET SUR QUELQUES TRONÇONS AVIS PUBLIC est, par les présentes, donne aux personnes interessees des arrondissements du Plateau Mont Royal, de Ville Marie et d'Outre mont QUE le conseil d'arrondissement a adopte, aux termes de sa resolution CA14 25 0496 du 1® décembre 2014, un premier projet du Regie ment (01 277 74) modifiant le Reglement d'urba nisme de l'arrondissement du Plateau Mont Royal (01 277) afin de revoir les usages prescrits a proximité de certains coins de rue et sur quelques tronçons QUE conformement aux dispositions de la Loi sur l'amenagement et l'urbanisme (L R Q , c A 19 1), ce projet de reglement sera soumis a une consultation publique le mardi 27 janvier 2015, a 18 h, au 201, avenue Laurier Est, 5® etage, QUE ce reglement vise a modifier le Reglement d'urbanisme de l'arrondissement du Plateau Mont Royal (01 277) afin de revoir les usages prescrits a proximité de certains coins de rue et sur quelques tronçons En resume, le projet de reglement a pour effet de Assurer une saine cohabitation entre les usages résidentiels et commerciaux.Concentrer les activités commerciales sur les arteres dediees a cette fonction.Protéger les logements existants Lors de cette assemblée publique, le maire de l'arrondissement, ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera ce projet de reglement ainsi que les consequences de son adoption et entendra les personnes qui desirent s'exprimer a ce sujet Ce projet de reglement contient des dispositions susceptibles d'approbation referendaire QUE le projet de reglement est disponible pour consultation au bureau d'accueil situe au 201, avenue Laurier Est, rez de chaussée, du lundi au vendredi de 9 h a 12 h et de 13 h a 17 h Montreal, le 4 décembre 2014 Le secretaire d'arrondissement, M® Claude Groulx Le Plateau-Mont-Royal Montréal AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION, DE MODIFICATION OU D'OCCUPATION RELATIF À L'IMMEUBLE SITUÉ AU 101, AVENUE VAN HORNE AVIS PUBLIC est, par les présentes, donne aux personnes interessees des arrondissements du Plateau Mont Royal, d'Outremont et de Rosemont-La Petite Patrie QUE le conseil d'arrondissement a adopte, aux termes de sa resolution CA14 25 0505 du l®*\" décembre 2014, un projet de resolution sur le projet particulier relatif a l'immeuble situe au 101, avenue Van Horne QUE conformement aux dispositions de la Loi sur l'amenagement et l'urbanisme (L R Q , c A 19 1), ce projet de resolution sera soumis a une consultation publique le mardi 27 janvier 2015, à 18 h, au 201, avenue Laurier Est, 5® etage, QUE l'objet de ce projet de resolution vise la requalification des façades et l'occupation partielle a des fins de bureau du batiment existant situe au 101, avenue Van Horne, et ce, en derogation au titre II 1 et aux articles 18 1, 26, 39 et 121 du Reglement d'urbanisme de l'arrondissement du Plateau Mont Royal (01 277) Le plan ci dessous illustre la zone visee et ses zones contiguës I\tI ZONE VISEE I-1 ZONES CONT10JES Lors de cette assemblée publique, le maire de l'arrondissement, ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera ce projet de resolution ainsi que les consequences de son adoption et entendra les personnes qui desirent s'exprimer a ce sujet Que ce projet de resolution contient des dispositions propres a une resolution susceptible d'approbation referendaire Que ce projet de resolution et l'illustration de la zone visee et des zones contiguës sont disponibles pour consultation au bureau d'accueil situe au 201, avenue Laurier Est, rez de chaussée, du lundi au vendredi de 9 h a 12 h et de 13 h a 17 h Montreal, le 4 décembre 2014 Le secretaire d'arrondissement, M® Claude Groulx VEHICULES FORD TAURUS VE HICULE FORD F 150 BLANC RE MORQUE 2 ESSIEUX COM PRESSEURS SOUDEUSES ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE ERIC MOREL HUISSIER DEL ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donne que suite au deces de Jeannine Raymond en son vivant domici liee a Sainte Genevieve (Que bec) survenu le 5 juin 2014 un inventaire des biens de la defun te a ete fait par Suzette Ray mond la liquidatrice le 2 de cembre 2014 devant Me Kim Marcheterre notaire conforme ment a la Loi Cet inventaire peut etre consulte par les interesses a I Etude de Me Kim Marcheterre au 4218 rue Villeneuve Lac Megantic Quebec G6B2C3 Donne ce 2 décembre 2014 Suzette Raymond liquidatrice AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre eonnaissanee de votre annonee et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissee En eas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au eoût de la parution AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donne que suite au deces de Germain SEGUIN, en son vivant domicilie au 6529 rue Molson Montreal Quebec Fil Y 3C4 survenu le 16 décembre 2013 un inventaire des biens du défunt a ete depo se et peut etre consulte par les interesses vises par la loi et ce a I etude de Me Suzanne FIQT TE notaire sise au 7077 rue Beaubien Est bureau 201 a Montreal (QC) HIM 2Y2 Don ne ce 1 décembre 2014 par Me Suzanne HQTTE notaire Avis public Montréal fsa ipgl AVIS PUBLIC EN VERTU DE L'ARTICLE 193 DE L'ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTREAL A sa seance du 5 novembre 2014, le comité executif a autorise l'accomplissement des formalites prevues a l'article 193 de l'annexe C de la Charte, afin que la Ville soit liberee des restrictions qui affectent ses titres dans l'usage futur des lots suivants lots 1 200 301, 1 200 302, 1 200 306, 3 966 037, 3 966 038 et 3 966 039 du cadastre du Quebec, situes a l'est de la rue Ouimet, entre les rues Fayolle et Foch, dans l'arrondissement de Verdun (CE14 1668) RUE OUIMET CROQUIS CR-6979 Montreal, le 4 décembre 2014 Le greffier de la Ville, M® Yves Saindon Avis public Montréat ASSEMBLEE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRESENTES, DONNE A TOUTES LES PERSONNES INTERESSEES 1\tLe conseil d'arrondissement, a adopte le 3 décembre 2014 les dossiers suivants PREMIER PROJET DE RESOLUTION PP14-14014 intitule Accorder, par resolution, la demande d'autorisation pour l'occupation du local situe au 7659, rue Saint Denis a des fins de « restaurant » a titre d'usage principal, en vertu du Reglement sur les P P C M O I de l'arrondissement (RCA04 14003) L'objet étant de demander l'autorisation pour l'occupation du local situe en secteur résidentiel et actuellement occupe en droit acquis par le bar le Huis Clos, a des fins de « restaurant », aux conditions suivantes que tous les équipements mécaniques extérieurs necessaires a l'usage projeté soient situes sur le toit et non visibles de la rue Aucun conduit ou équipement sur le mur avant ou arriéré et que les demandes du certificat d'occupation et du permis de transformation soient déposées dans les 12 mois suivant la mise en vigueur du projet particulier Si ce delai n'est pas respecte, l'autorisation qui vise le present dossier sera nulle et sans effet Ce projet dérogé aux dispositions de l'article 119 du Reglement de zonage de l'arrondissement (01 283) et vise la zone 0264 qui se situe entre les rues Bern, Drolet, Villeray et Paillon PREMIER PROJET DE RESOLUTION PP14-14015 intitule Accorder, par resolution, une derogation aux usages commerciaux (C 2C 18,21,31 39,42) et industriels (I 3(2) et I 3(3)) prescrits afin de permettre l'occupation d'une partie du rez de chaussée du batiment sis au 7250, rue Mile End, a des fins de restaurant, en vertu du Reglement sur les P P C M O I de l'arrondissement (RCA04 14003) L'objet étant d'autoriser l'amenagement d'espaces dedies a la restauration ainsi que l'implantation de cafe terrasse rattaches a ces etablissements, au rez de chaussée du batiment sis au 7250, rue Mile End Ce projet dérogé aux dispositions des articles 119 et 348 du Reglement de zonage de l'arrondissement (01 283) et vise la zone 0233 qui se situe entre les rues Gary Carter, Jean Talon, Durocher et le boulevard Saint Laurent 2\tConformement a la Loi sur l'amenagement et l'urbanisme (L R Q , c A 19 1), ces premiers projets de resolution feront l'objet d'une assemblée publique le 11 décembre 2014 a 13 h au 405, avenue Ogilvy, salle 200 a Montreal 3\tAu cours de cette assemblée publique, le maire de l'arrondissement ou tout autre membre du conseil qu'il désigné, expliquera les projets de resolutions ainsi que les consequences de leur adoption et entendra les personnes qui désireront s'exprimer sur le sujet 4\tCes projets de resolutions contiennent des dispositions propres a une resolution susceptible d'approbation referendaire 5\tLes projets de resolution et le plan des zones visees sont disponibles pour consultation a la mairie d'arrondissement, situee 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles d'ouverture Le 4 décembre 2014 La secretaire d'arrondissement, M® Danielle Lamarre Trignac CANADA PRQVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LQNGUEUIL NQ 505 22 022357 141 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) CAISSE DESJARDINS DE BOUCHERVILLE, Demanderesse c Marc ST-ONGE Defendeur PAR ORDRE DU TRIBUNAL AVIS est donne au Defendeur que la Demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec district de Longueuil une Re quete introductive d instance en remboursement dun prêt dont copie a ete laissée a son inten tion au greffe du tribunal du Pa lais de justice de Longueuil si tue au 1111 rue Jacques Cartier est aLongueuil RC 31 Il est ordonne au Defendeur de produire une comparution par écrit personnellement ou par avocat au greffe du Tribunal au Palais de justice de Longueuil dans les trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance A defaut par le Defendeur que faute de produire une telle corn parution dans ce delai la De manderesse pourra obtenir un jugement par defaut contre lui des I expiration de ce delai Si le Defendeur comparait la re quete introductive d instance sera presentee devant la Cour du Quebec chambre civile du district de Longueuil le mercredi 14 janvier 2015 a 9h00 au Palais de Justice de Longueuil 1111 rue Jacques Cartier est a Longueuil en la salle 119 VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE ALongueuil le 1/12/2014 Julie Daoust GREFFIER adj HUISSIERS DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUEBEC COUR DU QUEBEC (Chambre civile) DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 216205 149 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c 9288 2455 QUEBEC INC Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P c PAR ORDRE DU TRIBUNAL Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et avis au defen deur ont ete laisses a 1 in tention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au I rue Notre Dame est Montreal (Quebec) H2Y IB6 II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publica tion de la présente ordon nance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des 1 expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d ms tance sera presentee pour decision devant le tribunal le 7 janvier 2015 a 9HOO en la salle 2 06 du palais de justice de Montreal A Montreal le 27 novembre 2014 NATHALIE LECLERC Greffiere adjointe C Q JL 4411 HUISSIERS DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUEBEC COUR DU QUEBEC (Chambre civile) DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 2I68I6 143 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c MANUELBEDARD & ROBERT ROUSSELLE Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P c PAR ORDRE DU TRIBUNAL Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et avis au defen deur ont ete laisses a 1 in tention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au I rue Notre Dame est Montreal (Quebec) H2Y 1B6 II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publica tion de la présente ordon nance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des 1 expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d ms tance sera presentee pour decision devant le tribunal le 7 janvier 2015 a 9HOO en la salle 2 06 du palais de justice de Montreal A Montreal le 27 novembre 2014 NATHALIE LECLERC Greffiere adjoint C Q JL 4411 LE DEVOIR LE JEUDI DECEMBRE 2014 A 5 ACTUALITES Sur Ontario (4 de 4) Vivre avec la peur de l\u2019éviction La rue Ontario déploie ses nombreux paradoxes sur 6,1 km, dans le sud de Montréal.Longtemps, cette rue unique a agi comme une barrière entre riches et pauvres.Sur Ontario, série et webdo-cumentaire en quatre étapes, va à la rencontre de ceux et celles qui en ont fait leur lieu de résidence, de lutte ou d\u2019expérimentation sociale.Notre dernier volet aborde l\u2019embourgeoisement dans le quartier Hocbelaga-Maisonneuve.SOPHIE CHARTIER Depuis l\u2019éviction du complexe des Lofts Moreau, ancienne usine occupée par des artistes de tout genre située à Tangles des rues Ontario et Moreau, une faction de la communauté artistique d\u2019Hochelaga-Maisonneuve se désole de l\u2019érosion des logements alternatifs dans le quartier.C\u2019est le cas de Claude Pe-riard, artiste multidisciplinaire qui habite L\u2019Achoppe, un immeuble collectif où vivent 13 personnes, situé à Tangles des rues Lafontaine et Létourneux, dans Hocbelaga-Maisonneuve.L\u2019Achoppe organise des événements culturels, comme des cabarets et des lectures de poésie, ou encore à vocation politique, comme des débats et des soirées d\u2019information sur différents enjeux.La résidence héberge des ateliers pour les artistes, un local de répétition pour les musiciens et un jardin commun.Chacun a son espace au sein de l\u2019immeuble, mais la cuisine, la nourriture et le rez-de-chaussée sont partagés.«Il Une petite communauté habite l\u2019ancienne usine des Lofts Moreau.n\u2019y a pas une seule idéologie qui domine, et il y a des personnes très différentes à L\u2019Achoppe, explique la jeune femme.Mais nous partageons tous des valeurs anticapitalistes, féministes, et plusieurs s\u2019identifient comme queer.Bref, les résidents de L\u2019Achoppe sont tous dans la lutte anti-oppression.» L\u2019immobilier à blâmer Avec l\u2019apparition de plus en plus fréquente de nouveaux commerces qui s\u2019adressent à un public plus aisé, Claude dit avoir peur que l\u2019immeuble de L\u2019Achoppe soit vendu.«Les immeubles un peu vieux, grands et pas trop entretenus, ce sont des mines d\u2019or pour les investisseurs.C\u2019est facile de les acheter à bas prix et d\u2019en faire des condos.» Claude a déjà été évincée de deux logements collectifs selon cette logique.«C\u2019est menaçant pour tous les gens qui vivent avec un faible revenu, ajoute Claude Periard.Dans cet immeuble, on est tous pauvres.On n\u2019a pas les moyens d\u2019aller dans les nouveaux petits restas et les épiceries fines.» En filigrane, l\u2019impression de voir lentement disparaître une façon de vivre différente, égalitaire, artistique et communautaire.Depuis le démantèlement des Lofts Moreau, L\u2019Achoppe est le dernier espace de logement alternatif qui subsiste dans Hocbelaga-Maisonneuve, affirme M\u201c® Periard.Elle croit que la vente à un promoteur immobilier détruirait la communauté qui vit dans L\u2019Achoppe.«On ne croit pas pouvoir trouver un autre espace comme celui-là, dit-elle.Il nous faut de la place pour nos ateliers de travail du bois, de réparation de vélo, de sérigraphie.Si on se fait évincer de là, ce sera chacun dans son quatre et demi.» Malgré ses craintes, Claude garde espoir.«Dans les Lofts Moreau, il y avait beaucoup de DAVID DUFRESNE-DENIS choses qui n\u2019étaient pas conformes aux normes de sécurité de la Ville.Nous avons fait faire une inspection à L\u2019Achoppe par la Ville et tout semble correct.» Pour l\u2019instant, l\u2019espace n\u2019est pas directement menacé.Mais par mesure de protection, les membres s\u2019informent sur les différentes façons de pérenniser leur présence à L\u2019Achoppe.« On essaie de voir comment on pourrait, idéalement, ne plus avoir de propriétaire.Pour créer une coop, la législation est super stricte.Notre filon serait de s\u2019enregistrer comme OBNL.Pour l\u2019instant, on sent qu\u2019on a toujours une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.» Le Devoir D Visionner > Le dernier épisode de notre série webdo-cumentaire Sur Ontario: Le logement, entre Moreau et Viau, sur l\u2019application tablette et à lede-voir.eom/sur-ontario.Guy Turcotte : la Cour d\u2019appel confirme la remise en liberté Guy Turcotte pourra demeurer en liberté en attendant son deuxième procès pour le meurtre de ses deux enfants: la Cour d\u2019appel vient de rejeter la demande de la Couronne, qui voulait qu\u2019il demeure incarcéré.En septembre dernier, le juge André Vincenf de la Cour supérieure, a autorisé la remise en li-berté de Tex-cardiologue, jugeant qu\u2019il ne représentait plus un danger pour son exconjointe et pour la société en général.De plus, selon lui, un «public raisonnablement informé» des tenants et des aboutissants de la cause ne serait pas choqué par cette décision.Insatisfaite de ce jugement, la Couronne Ta porté en appel.Elle a plaidé que cette décision pourrait miner la confiance du public envers l\u2019administration de la justice.Il s\u2019agit là d\u2019un motif qui permet de refuser une demande de remise en liberté.Mais, mercredi, la Cour d\u2019appel a rejeté toutes ses prétentions.Selon le banc de trois juges, la décision du juge Vincent est bien fondée et la demande de la Couronne est «sans valeur».La Couronne avait plaidé que le juge Vincent avait utilisé un critère trop élevé en évaluant ce qu\u2019est un «public raisonnable», le traitant comme si ce public était composé uniquement d\u2019avocats.Les procureurs du ministère public ont ainsi déposé plusieurs articles de journaux publiés après la libération de Guy Turcotte, alléguant que certains d\u2019entre eux \u2014 ceux qui déploraient la libération de l\u2019homme \u2014 représentaient la «réelle opinion du public».La Cour d\u2019appel a rejeté tous les arguments des avocats de la Couronne.Selon elle, le juge Vincent s\u2019est appuyé sur des jugements qui se réfèrent au bon critère de public, «c\u2019est-à-dire un public en mesure de se former une opinion éclairée, en pleine connaissance de la cause et du droit applicable et qui n\u2019est pas mû par la passion mais par la raison».Quant à une preuve qui serait faite avec des articles de journaux, la Cour d\u2019appel a qualifié cette méthode de «dangereuse».La Cour refuse entièrement cette façon de procéder.«Cela laisserait à l\u2019humeur des opinions un rôle que le législateur a confié au juge», tranche-t-elle.Guy Turcotte aura un nouveau procès en septembre 2015.La Presse eanadienne L\u2019auteur des menaces contre PKP arrêté Un homme de 35 ans a été accusé puis libéré sous conditions, mercredi après-midi, après avoir proféré des menaces contre le député Pierre Karl Péladeau sur le réseau social Pacebook.Wesley Rigo-berto Sosa Murillo a été ac- cusé d\u2019incitation à commettre un acte criminel, mercredi, au palais de justice de Lon^euil.L\u2019internaute n\u2019a pas résisté à son arrestation lorsque des policiers sont allés le chercher à son domicile de Chambly, mardi soir.L\u2019accusé s\u2019était identifié lui-même dimanche sur sa page Eacebook sous le nom de Sosa El Gambino.Certaines vidéos montrent l\u2019accusé avec des armes à feu.La Presse eanadienne Montréal vers : porter raffmee sur toute la ligne 166$ H AU FAX 119$ TORONTO Suivez les fléchés et économisez ! Economisez sur toutes nos destinations.Suivez la flèche vers la ville de votre choix Réservez d\u2019ici minuit ce soir 202$ NEW YORK Toutes les destinations sont en solde.HALIFAX MONCTON MONT-TREMBLANT MONTRÉAL OTTAWA QUÉBEC SAULT STE.MARIE STEPHENVILLE ST.JOHN\u2019S SUDBURY THUNDER BAY TIMMINS TORONTO WINDSOR BOSTON BURLINGTON, VT CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK WASHINGTON flyporter.com ^Nouvelles réservations seulement.Réservez d\u2019ici 23 h 59 HE le 4 décembre 2014.Voyagez d\u2019ici le 26 février 2015.Porter n\u2019exige aucun achat à l\u2019avance.Le rabais ne s\u2019applique pas du 2 au 7 janvier 2015 ni les 13,14 et 16 février 2015.Rabais de 35 % sur tous les vols à destination et en provenance de Thunder Bay (ON), Halifax (NÉ), Moncton (NB) et St.John\u2019s (IN) jusqu\u2019au 14 décembre et du 7 au 26 février 2015.Entre le Canada et les États-Unis : le rabais ne s'applique pas aux départs entre 6 h et 8 h 59, et entre 15 h et 19 h 59 du lundi au jeudi ni entre 9 h et 13 h le samedi.Sont aussi exclus tous les vols du vendredi.Des États-Unis vers le Canada : le rabais ne s\u2019applique pas le dimanche.Du Canada vers les États-Unis : le rabais ne s\u2019applique pas de 14 h à 23 h le dimanche.Au Canada ; le rabais ne s\u2019applique pas aux départs entre 6 h et 8 h 59, et entre 15 h et 19 h 59 du lundi au vendredi ; entre 9 h et 13 h le samedi ; entre 13 h et 19 h 59 le dimanche.Le rabais s\u2019applique au tarif de base, avant frais, taxes et surcharges.Le rabais ne s'applique pas aux itinéraires qui comprennent un vol d\u2019une ligne aérienne partenaire.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Tarif aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI DECEMBRE 2014 EDITORIAL ENERGIE EST Victoire des bélugas La décision de reconnaître les bélugas du Saint-Laurent comme «espèce en voie de disparition» rend plus qu\u2019improbable la construction du port pétrolier envisagé par Energie Est à Cacouna, en pleine zone de reproduction de cette espèce.Dès que Pêcbes et Océans Canada aura signé le décret confirmant ce statut, le promoteur n\u2019aura d\u2019autre choix que de cbercber un autre site.L Bernard Descôteaux e premier à baisser les bras aura été le premier ministre Philippe Couillard.Pourtant un chaud partisan du projet de pipeline, il constatait mardi le cul-de-sac et incitait Energie Est à repenser son projet.Persister ne ferait que rendre encore plus impopulaire le projet de pipeline qui lui est associé et qui ne reçoit l\u2019appui que du tiers des Québécois.TransCanada a pu ces dernières semaines mesurer à travers les manifestations à répétition contre son projet la sensibilité d\u2019une très large portion de l\u2019opinion publique à l\u2019égard des bélugas.Cet animal emblématique de l\u2019estuaire du Saint-Laurent jouit d\u2019une cote de sympathie sans pareil.Le montre bien le mouvement d\u2019adoption symbolique de bélugas auquel s\u2019est joint le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, pour rehausser sa crédibilité.L\u2019annonce rapide de la suspension de tous travaux à Cacouna n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019une reconnaissance par TransCanada de sa défaite.Elle calme le jeu ici et évite par ailleius que la bataille poiu les bélugas ne se propage en Éiuope, où elle vise à exporter son pétrole.L\u2019abandon prévisible du projet de Cacouna t ^\tfera diminuer la pression sur le projet de pipe- , .\tline.Le site de remplacement le plus probable, - Baie-des-Sables, près de Matane, ne pose pas ^1^\tde contraintes environnementales particu- * lières, si bien que les opposants au projet Energie Est devront revenir à l\u2019argument de la lutte contre les gaz à effet de serre qui tient, non pas au mode de transport du pétrole bitumineux albertain, mais à son mode de production qui générera plus de 30 millions de tonnes de GES chaque année, selon les estimations de l\u2019Institut Pembina.C\u2019est plus que les émissions produites par les véhicules routiers québécois.La façon dont le gouvernement Couillard a traité ce dossier depuis le début laisse entrevoir un énorme préjugé favorable à Energie Est.Le premier ministre Philippe Couillard a donné le ton au point de départ en évoquant l\u2019obligation pour le Québec de retourner l\u2019ascenseur à l\u2019Alberta pour la péréquation reçue grâce à l\u2019exploitation du pétrole albertain.Puis est venue cette autorisation à TransCanada pour les travaux exploratoires à Cacouna accordée les yeux fermés.Bien sûr, le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, mis au pas par un tribunal, se reprit.Des conditions ont été énoncées que devra respecter le promoteur d\u2019Energie Est dont le projet sera soumis à un examen par le Bureau d\u2019audiences publiques en environnement.Mais on sent l\u2019hésitation venant du premier ministre lui-même qui s\u2019interroge publiquement sur la nécessité pour cet organisme de se pencher sur la question des GES.Il y a une inconsistance dans les positions du gouvernement libéral qui semblent davantage déterminées par la gestion de l\u2019opinion publique que par de véritables conviçtions environnementales.Les retombées économiques liées à Energie Est expliquent sans doute l\u2019intérêt porté à ce projet qui demeure par ailleurs fondamentalement en opposition à cette autre politique de du gouvernement sur la réduction des gaz à effets de serre qui l\u2019amenait mardi à annoncer une taxe sur les grosses cylindrées.Ce ne peut évidemment être qu\u2019un coup d\u2019épée dans l\u2019eau si on laisse par ailleurs les GES produits par le pétrole albertain croître.Mais le premier ministre peut avoir bonne conscience.Les bélugas sont protégés.JEAN BÉLIVEAU 1931-2014 Le glorieux Antoine Robitaille inute de silence, déferlante d\u2019hommages parlementaires, drapeaux en berne, chapelle ardente, funérailles nationales : si le Canadien de Montréal est une religion, Jean Béliveau est sans contredit un de ses saints.«Le premier d\u2019entre eux», comme l\u2019affirme le théologien Ôlivier Bauer de l\u2019IIniversité de Montréal \u2014\tauteur d\u2019un livre sur la religiosité entourant le Canadien (Eides, 2009) \u2014 dans son blogue.Mercredi, au Salon bleu, Philippe Couillard a soutenu qu\u2019à l\u2019instar de Maurice Richard, Jean Béliveau «voulait dire plus que le hockey, plus que le sport, pour les Québécois ».Plus que le hockey, sans doute, sinon, pourquoi cette grande émotion?Mais quoi exactement?Sûrement pas \u2014 ou si peu \u2014 la révolte que ce «peuple frustré» canadien-français projeta en Maurice Richard lors de l\u2019émeute de 1955, selon la célèbre analyse qu\u2019André Laurendeau déploya en ces pages sous le titre «On a tué mon frère Richard».Non, si le Rocket est un «saint» rebelle peu loquace, saint martyr (de Campbell), Jean Béliveau, lui, est un saint éloquent, généreux et gagnant.Personnage apaisant, modèle du hockey propre (on a rarement, sinon jamais, vu «Gentleman Jean» se battre), il incarne des valeurs profondes exprimées simplement: «Le talent est un cadeau, mais le succès ne vient qu\u2019avec le travail.» Dans le train pour Chicago, Boston ou Detroit, foin des jeux de cartes ; « Gros Bill » ht, se cultive.Pidélité : parce qu\u2019il s\u2019y sent bien, il restera à Québec deux ans avant de rejoindre la « grande ligue », dans la métropole.Pidélité encore : il jouera 20 ans pour la Sainte-Planehe avec les succès que l\u2019on sait : 10 Coupes Stanley, plus de 500 buts, etc.Il saura \u2014\tchose rare \u2014 se retirer en pleine gloire.Deviendra un ambassadeur recherché partout qui se démarquera dans le communautaire.Même que le Canadien remet annuellement le trophée Jean-Béliveau à un de ses joueurs s\u2019étant démarqué «par son engagement auprès de la communauté».Si les Québécois ont voulu voir en Maurice Richard une «revanche» \u2014 «on les prend où l\u2019on peut», écrivait Laurendeau \u2014, Jean Béhveau, lui, est peut-être le «synonyme du succès» (Bauer), de leur capacité de l\u2019atteindre après la Révolution tranquille.Et la reconnaissance.il rassemble: «est apprécié tant à Québec qu\u2019à Montréal, Ottawa et Toronto » (encore Bauer).Après sa retraite, en 1971, le Temple de la renommée n\u2019attend pas les trois ans réglementaires avant de l\u2019introniser.Certes, «il ne s\u2019agit tout de même que de hockey», comme l\u2019écrivait Laurendeau.Ce sport national qui nous passionne parfois à l\u2019excès, sans doute parce qu\u2019il est «plus simple et plus spectaculaire » que l\u2019autre, la politique.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET f\\ LETTRES Hommage à Jean Béliveau Monsieur Jean Béhveau s\u2019est éteint à l\u2019âge de 83 ans, j\u2019en suis profondément triste, kjes sincères condoléances à sa femme Élise, sa fille Hélène, ses petites filles Mylène et Magalie et ses proches.Nous sommes des millions à être orphelins de lui.Il nous laisse en héritage ses multiples exploits sportifs et sa grandeur d\u2019âme.Sphinx du hockey, il aura marqué des générations d\u2019admirateurs par ses 10 coupes Stanley et son style de jeu.H vivra aussi dans notre mémoire pour ses qualités humaines, un véritable gentleman qui imposait le respect.J\u2019ai eu le privilège de connaître de près Jean Béhveau, le gentleman.Tous les dimanches matin, en allant faire mes courses, j\u2019arrêtais boire mon exprçsso avec lui en compagnie de sa femme.Élise, et d\u2019un groupe d\u2019amis.Qn passait une heure à parler de tout et de rien.Il suivait l\u2019actualité politique et en discutait avec intérêt.Même diminué dans sa force physique par un cancer de la gorge, il venait régulièrement prendre son petit-déjeuner dominical jusqu\u2019à ce que son état de santé ne le lui permette plus.J\u2019en garde un souvenir impérissable.Au revoir.Monsieur Béhveau.Vous resterez à jamais présent dans nos esprits et dans nos cœurs.En cette période,de deuil, j\u2019aimerais rendre hommage à Élise Couture, épouse Jean Béhveau, qui l\u2019a accompagné dans sa longue maladie avec patience et sensibilité.Un véritable modèle d\u2019aidante naturelle.Merci Élise et que le courage vous accompagne dans cette période difficile.Fatima Houda-Pepin Députée de La Pinière de 1994 à 2014 Le 3 décembre 2014 Souvenons-nous des polytechniciennes Il y a 25 ans, le 6 décembre 1989, de jeunes polytechniciennes tombaient sous les balles d\u2019un homme jaloux de leiu intelh-gence et de leiu réussite.Plusieius autres étaient blessées.Souvenons-nous d\u2019elles.Pour se disculper, la société québécoise a tôt fait de qualifier cet homme de malade, de déséquilibré.Notre société refusait de porter l\u2019odieux, d\u2019assumer la responsabilité de l\u2019acte.Jamais elle n\u2019a voulu admettre qu\u2019il manifestait à son paroxysme la miso-g5mie et le sexisme latent en elle.Souvenons-nous que l\u2019émancipation des femmes du Québec ne s\u2019est pas faite sans sacrifice, à Polytechnique celui de la vie même.Souvenons-nous aussi qu\u2019elle reste fragile et toujours incomplète.Souvenons-nous des polytechniciennes.Luce Gauthier Saint-Irénée, le L'décembre 2014 Et Hawaii 5-0 ! ?Dans les années 70, le détective de la série Hawaii 5-0 se déplaçait dans une voiture de police banalisée, mais lors d\u2019urgences, il mettait sa cerise sur le toit poiu devenir visiblement un véhicule prioritaire.Aujourd\u2019hui, ce type de gadget ne semble plus faire partie de l\u2019arsenal pohcier.Depuis, les effectifs policiers profitent-ils de leur impunité pour ne plus faire usage de ce tjqje d\u2019outil?La conclusion de l\u2019enquête siu l\u2019accident ayant conduit à la mort d\u2019un enfant de cinq ans à Lon^euil semble le confirmer : l\u2019enquête policière sur la conduite du pohcier rejette la faute sur le père de l\u2019enfant qui n\u2019aurait pas attendu le feu prioritaire pour entreprendre une manœuvre téméraire.Personne n\u2019attend un feu prioritaire lorsque la lumière est verte et que la voie inverse semble dégagée.Et toute personne raisonnable ne penserait pas qu\u2019une voiture puisse arriver à 120 km dans un quartier résidentiel.La personne téméraire serait plutôt le pohcier roulant à une telle vitesse dans une voiture banalisée.Et une filature à 120 km, ce n\u2019est pas trop discret et effectif.Par chance, il y avait un feu prioritaire à cette intersection poiu facilement disculper un pohcier cowboy.Remettre la faute siu le père est vraiment la cerise siu le gâteau de l\u2019impunité policière.Bastien Guérard Montréal, le 2 décembre 2014 Une juge ne fait pas le printemps Qttawa vient de nommer M\u201c® Suzanne Côté à la Cour suprême.La question de désigner tel ou tel juge, quelle que soit sa provenance, ne devrait pas occulter le vrai problème qui est celui du contrôle colonial que la Cour suprême exerce sur toutes les questions québécoises, et surtout les plus vitales.Depuis le renvoi de 1982, où la Cour suprême autorisait le rapatriement unilatéral de la Constitution, et donc à la violer, sa partiahté et sa vassalité au Canada anglais ne devraient plus faire aucun doute.Personne ne déplore l\u2019absence d\u2019une authentique pensée juridique sur la question comme si l\u2019étude du droit «canadien» privait ipso facto ses élèves de sens critique et de conscience nationale.Ceux-ci sont tous plus ou moins obnubilés par les appellations ronflantes de «neuf sages» et de «plus haut tribunal du pays» que l\u2019on répète à toute occasion.[.] Hubert Larocque Gatineau, le 2 décembre 2014 LIBRE OPINION Le PQ fait encore fi de la souveraineté populaire PAUL CLICHE Ancien journaliste au Devoir et militant de Québec solidaire Les positions prises par les candidats à la chefferie du Parti québécois jusqu\u2019ici indiquent que cette formation n\u2019adhéra pas de sitôt au principe de la souveraineté populaire pour y faire reposer sa stratégie d\u2019accession à la souveraineté.Qbnubilé par l\u2019arrivée de PKP, acclamé comme un «sauveur», le PQ continuera à réduire le projet indépendantiste au sçul aspect de la souveraineté politique de l\u2019État québécois.Selon cette conception élitiste, la souveraineté doit se réaliser par le haut.C\u2019est donc un éventuel gouvernement péquiste qui, tout comme en 1980 et 1995, décidera de l\u2019opportunité de tenir un référendum au moment jugé propice.La souveraineté du peuple ne fait aucunement partie de l\u2019équation.Jusqu\u2019ici, le mouvement souve- rainiste a été défini par la subordination de la question sociale à la question nationale.Dans cette optique, la souveraineté n\u2019est pas un projet de société construit collectivement.Elle se limite à son aspect purement constitutionnel.La défaite historique qu\u2019a subie le PQ aux dernières élections a pourtant démontré une fois de plus qu\u2019il est impossible d\u2019implanter le projet de société en ne tenant pas compte des problématiques sociales.C\u2019est pourquoi le processus d\u2019accession à la souveraineté doit reposer sur le principe de la souveraineté du peuple.Afin de préparer un projet de Constitution, elle prévoirait la mise sur pied d\u2019une Assemblée constituante indépendante des partis politiques, de l\u2019Assemblée nationale et du gouvernement.Elle inverserait le processus.Le référendum conclurait la démarche plutôt que de l\u2019amorcer.Les membres de l\u2019Assemblée consti- tuante seraient élus au suffrage universel (ou encore choisis par tirage au sort) afin de refléter le mieux possible la diversité du peuple québécois.La démarche se déroulerait dans un contexte dépassant les cadres partisans et les cercles ,souverai-nistes.Élle viserait à refonder l\u2019État grâce à un large processus de démocratie participative et délibérative.C\u2019est donc d\u2019un changement de paradigme qu\u2019il s\u2019agit.Cette approche novatrice compte de plus en plus de partisans.Les états généraux sur la souveraineté, tenus ces deux dernières années, ont indiqué qu\u2019une partie importante de la société civile est en train de prendre le virage.Depuis sa fondation, Québec solidaire propose aussi la mise sur pied d\u2019une assemblée constituante.La population réahse de plus en plus qu\u2019il ne pourra exister de véritable souveraineté politique sans souveraineté populaire.Le PQ le comprendra-t-il un jour ?Je suis loin d\u2019en être certain. LE DEVOIR LE JEUDI DECEMBRE 2014 A 7 IDEES JOURNEE INTERNATIONALE DES HANDICAPES Le triste silence de l\u2019Office des personnes handicapées du Québec LAURENCE PARENT Candidate au doctorat en Humanities à VUniversité Concordia MARIE-ÈVE VEILLEUX Etudiante au deuxième cycle en bioéthique à VUniversité de Montréal n 1992, rONU a déclaré que le 3 décembre serait la Journée internationale des personnes handicapées.Cette journée vise à mettre en lumière les problématiques vécues par les personnes handicapées et mobiliser la société pour qu\u2019en-semble, nous puissions éliminer la discrimination fondée sur le handicap à l\u2019aide d\u2019actions concrètes.Nous sommes deux femmes handicapées.Nous sommes nées au Québec après l\u2019ajout du handicap à la Charte des droits et libertés du Québec et l\u2019adoption de la Loi assurant l\u2019exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale, en 1978.Plusieurs années après ces moments historiques qui avaient pour but d\u2019éliminer les obstacles pour les personnes handicapées, avons-nous le cœur à la fête aujourd\u2019hui?Pas vraiment.Etre une personne handicapée au Québec en 2014 signifie être davantage exposé à l\u2019exclusion et à la pauvreté.En voici quelques exemples.Nouvelles gares sans accès Le P*\" décembre, l\u2019Agence métropolitaine de transport inaugurait sa toute nouvelle ligne de train reliant Mas-couche à la gare Centrale de Montréal.Des 13 gares composant le circuit, seulement 3 sont accessibles aux personnes utilisant un fauteuil i U JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il est toujours possible en 2014 de construire un édifice inaccessible pour les personnes handicapées.roulant.Apparemment, toutes les gares deviendront accessibles.Quand?Nous n\u2019en avons aucune idée; l\u2019AMT n\u2019a pas cru bon d\u2019informer les usagers.En 2014, il est encore possible, au Québec, de construire de nouvelles installations inaccessibles.La semaine dernière, la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec a annoncé que le gouvernement avait rejeté la proposition d\u2019inclure de nouvelles exigences d\u2019adaptabilité pour l\u2019intérieur des habitations au Code de construction.Cela s\u2019ajoute aux récentes incerti- tudes quant au financement du programme provincial d\u2019adaptation de domicile qui a été coupé lors du dernier budget et dont les sommes budgétées étaient écoulées en novembre.En ce qui concerne les transports, le Service de transport adapté de la capitale se retrouvait face à un manque à gagner de 500 000 dollars l\u2019année passée et elle espère que la situation ne se reproduise pas cette année.Même son de cloche à la Société de transport de rOutaouais: si les subventions gouvernementales n\u2019arrivent pas, le service pourrait en souffrir.Dans son bud- get 2015, la Société de transport de Montréal a indiqué que la subvention provinciale accordée au transport adapté n\u2019était pas bonifiée, l\u2019obligeant ainsi à assumer les coûts supplémentaires liés à l\u2019augmentation de l\u2019achalandage.Dégradation On apprenait également que les nouveaux contrats d\u2019intégration au travail (Cfl) ont été gelés en juin dernier.Ce programme permet d\u2019encourager l\u2019embauche et le maintien en emploi des personnes handicapées en offrant une compensation à l\u2019employeur pour permet- tre l\u2019embauche d\u2019un accompagnateur, l\u2019adaptation du lieu de travail, etc.Les services de santé et de soutien à domicile, pour leur part, continuent d\u2019être sous-fi-nancés.Les personnes ayant des besoins plus complexes sont les premières touchées.Elles ont de moins en moins leur place dans un système où les usagers sont de plus en plus des numéros.Plusieurs de ces personnes sont contraintes de vivre en CHSLD.Certaines d\u2019entre elles décident même de mettre fm à leur vie pour éviter de vivre en institution ou d\u2019être un fardeau pour leurs proches.Depuis avril, trois personnes tétraplégiques se sont enlevé la vie.Le manque de ressources pour vivre chez soi brise des vies, et ce, depuis trop longtemps.Les mesures d\u2019austérité nous laissent présager une aggravation de la situation.Si les droits des personnes handicapées ont été reconnus dès 1978, la révolution devant mener à leur libération n\u2019a jamais été achevée.La vague néolibérale ayant touché le Québec dès les années 1990 a mis en péril le développement de nombreux services et programmes pourtant nécessaires à l\u2019exercice des droits des personnes handicapées.En freinant des initiatives comme celles énumérées ci-dessus, les nouvelles mesures d\u2019austérité aggravent l\u2019exclusion de ces personnes.Cette exclusion est d\u2019autant plus inquiétante du fait que la discrimination fondée sur le handicap demeure méconnue et que la législation en matière d\u2019accessibilité est trop faible pour faire face aux impératifs économiques de notre époque.Devoir d\u2019agir Qu\u2019a fait l\u2019Office des personnes handicapées du Québec en cette journée internationale ?Elle a encouragé les individus à faire de bonnes actions dans les lieux de travail.Chaque année, elle remet des prix.Il faut en faire beaucoup plus.L\u2019Office doit se prononcer sur les réductions budgétaires et les décisions gouvernementales qui ont un impact direct sur la vie des personnes handicapées.Elle doit aussi se positionner en faveur de l\u2019adoption d\u2019une loi contraignante visant à éliminer les obstacles rencontrés par les personnes handicapées.Cela fait déjà 30 ans que les personnes handicapées le disent: l\u2019Office des personnes handicapées n\u2019existe pas pour les personnes handicapées, mais plutôt pour le gouvernement.Son silence quant aux récentes mesures ne laisse aucun doute.La réplique > Rites eunéraires La corporation des thanatologues en a fumé du bon ! Le véritable enjeu de l\u2019industrie : la vente d\u2019assurances de frais funéraires, un produit beaucoup plus cher que les préarrangements JOCELYNE DALLAIRE-LÉGARÉ Présidente, Alfred Dallaire Memoria ans les pages du Devoir, la présidente de la Corporation des thanatologues du Québec (CTQ) s\u2019adressait récemment au ministre de a Santé, Gaétan Barrette, afin de réclamer de lui un meilleur encadrement des services funéraires offerts au Québec, et cela, dans les plus brefs délais.Selon M\u201c® Valérie Garneau, la situation nécessiterait une intervention de la part de l\u2019État afin que celui-ci fournisse au monde funéraire de «nouveaux repères» pour guider ses pas.La présidente du CTQ justifie la prise de position de son organisme par une prétendue augmentation des «risques d\u2019erreurs et de fautes graves» qui menaceraient actuellement la profession.Elle cite à ce propos une série de faux problèmes et de comportements burlesques qui, à notre avis, déforment complètement la réalité du domaine funéraire au Québec.Mme Garneau évoque l\u2019exemple de ce «défunt», originaire de la Louisiane, qu\u2019on aurait exposé assis, avec des lunettes fumées, pour «simuler une partie de cartes».Ce n\u2019est pas d\u2019hier que nos voisins du Sud nous étonnent avec des idées ou des mises en marché pour le moins Le DÉCLENCHEUR «Il y a de plus en plus de risques d\u2019erreurs dramatiques et de fautes graves dans le domaine funéraire.Nous recevons un nombre croissant de requêtes particulières et les règlements en place sont de moins en moins utiles.Les thanatologues et les directeurs de funérailles du Québec ont besoin de votre aide [Monsieur le Ministre], avant que des funérailles ne deviennent un banc d\u2019essai pour tester les limites de la décence humaine.» \u2014 Valérie Garneau, «Industrie funéraire: tout n\u2019est pas permis».Le Devoir, 17 novembre 2014.particulières, sans pour autant que le Québec emboîte le pas.A notre avis, le Québec a la capacité d\u2019adopter des pratiques en accord avec ses valeurs, même dans un monde en constante évolution.A cet égard, le professionnalisme et l\u2019intégrité des maisons funéraires québécoises représentent une garantie contre le dérapage.Faux problème En fait, si le discours de la CTQ nous semble manquer de rigueur, c\u2019est surtout parce qu\u2019il masque le véritable en- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les thanatologues soulèvent un faux problème puisque les rites funéraires farfelus sont marginaux.jeu, soit la vente par certaines compagnies d\u2019assurances (dont une importante multinationale américaine) de l\u2019assurance de frais funéraires, un produit qui risque de coûter beaucoup plus cher aux consommateurs québécois, en comparaison des coûts relatifs aux contrats de préarrangements.Or sur ce dossier épineux, la Corporation reste complètement muette.Je dirige une maison funéraire, Alfred Dallaire MEMORIA, une PME 100% québécoise, en activité depuis plus de 80 ans, aujourd\u2019hui entre les mains de la quatrième génération de la même famille d\u2019entrepreneurs.Chez MEMORIA, nous avons décidé de faire face au changement en réinventant les rituels et en misant sur l\u2019innovation.Reconnue pour son rôle de chef de file, notre entreprise est la seule compagnie montréalaise à posséder la haute certification du Green Burial Council, l\u2019organisme de certification et de contrôle pour les services funéraires «verts» en Amérique du Nord.Or de notre point de vue, la modernisation du monde funé- raire suit un rythme normal et se déroule de façon sereine au Québec.Le seul scandale qui mérite d\u2019être dénoncé concerne la vente de l\u2019assurance de frais funéraires, un problème qui ne fait pas souvent les manchettes mais qui risque de bouleverser la donne, surtout pour les consommateurs québécois.L\u2019assurance de frais funéraires est un concept introduit au Québec par nos voisins du Sud, en grande partie via des entreprises de façade qui portent des noms québécois, mais qui, dans les faits, sont entière- ment détenues par des intérêts américains.Vendue bien souvent de façon mensongère comme des préarrangements, l\u2019assurance de frais funéraires peut coûter jusqu\u2019à quatre fois plus cher au consommateur, selon l\u2019actuaire Jean-Louis Gauvin.Les bonnes priorités Aussi, plutôt que de s\u2019attarder à des situations farfelues survenues à 2500 kilomètres de chez nous (selon le New York Times, le cas des défunts exposés dans des scènes mimant la vie quotidienne constituerait un phénomène «rare» aux É.-U., même en Louisiane!), la CTQ devrait s\u2019inquiéter de cette intrusion des géants américains sur notre territoire et poser les seules questions allant dans l\u2019intérêt de l\u2019ensemble des Québécois et non pas uniquement de quelques-uns de ses membres.Personne ne peut être contre la vertu et l\u2019amélioration a toujours sa place, mais encore faut-il cibler les bons objectifs.J\u2019ajouterais que le Québec a d\u2019autres chats à fouetter et des priorités autrement plus urgentes que de voter des lois coercitives dans le domaine funéraire.Sauf qu\u2019une fois de plus, certains intervenants auront préféré faire passer leurs intérêts avant le seul enjeu législatif réellement significatif dans ce dossier pour le peuple québécois.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaiIIe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Paré (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Philippe Orfali (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel 'Da'vid(chroniqueur), Hélene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirmo et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires à Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaiIIargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre), information économique Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G Eerrans (assistants) , correction : Andréanne Bédard,^Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOCITE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlene Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par interim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Yannick Monn et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientele), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentma Draghici, Céline Euroy et Véronique Pagé A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 4 DECEMBRE 2014 ACTUALITES ÉDUCATION SUITE DE LA PAGE 1 ailleurs.Et que s'il se passe des choses assez graves, on ne corrige pas.» Sans dramatiser outre mesure, le Conseil recommande néanmoins au ministre Bolduc de créer un observatoire du curriculum «apte à fournir des analyses et des évaluations du curriculum enseigné et appris, qui soit reconnu comme crédible et doté d\u2019une certaine indépendance à l\u2019égard du MELS».«Je ne dis pas de revenir aux inspecteurs, mais il faut trouver une façon.Est-ce qu\u2019on aurait des écoles pilotes ?Des classes baromètres ?Il faudrait qu\u2019on sache un peu mieux ce qui est enseigné ou pas.On ne le sait pas trop en ce moment et on fonctionne avec une hy- ^ pothèse de confiance.» En remettant son rapport, M.Lessard a également invité le ministre à préciser ses intentions.Au-delà de la réforme, de nombreux changements ont Claude révolutionné le milieu, comme la fusion Lessard des commissions scolaires, la politique d\u2019intégration des éléves en difficulté (EHDAA).«Il y a eu un empilage de changements d\u2019envergure et significatifs qui font qu\u2019à un moment donné, c\u2019est difficile pour un chef d\u2019établissement de dire où sont ses priorités, souligne-t-il.D\u2019ailleurs, dans les échanges qu\u2019on avait, les gens mêlaient tout.Les maternelles 4 ans, les CPE.ils pensaient que c\u2019était issu de la réforme.Je trouve ça symptomatique.C\u2019est pour ça que fai dit au ministre qu\u2019il devait dicter quelque chose de clair au milieu scolaire.» Par exemple, à l\u2019heure actuelle, le secteur des adultes ne sait pas trop que faire de la réforme.«Les programmes sont faits, mais aucun ministre n\u2019a dit qu\u2019il fallait désormais l\u2019implanter.Alors c\u2019est implanté n\u2019importe où, là où les gens le veulent, a constaté M.Lessard.C\u2019est comme si on disait que c\u2019était optionnel.Imaginez si on avait dit aux écoles secondaires: allez-y, implantez la réforme si ça vous tente.» Il conclut toutefois que le secteur privé et les écoles anglophones l\u2019ont très bien implantée.Ratés de la réforme L\u2019école québécoise ne doit plus subir de réformes d\u2019envergure et mur-à-mur menant à des virages à 180 degrés, comme ce fut le cas avec le Renouveau pédagogique, soutient également le Conseil.«D\u2019un point de vue extérieur, on a fait une immense entreprise de changement et on est loin du compte, soutient M.Lessard.Il y a eu des difficultés majeures.C\u2019est pourquoi nous disons: arrêtons de faire de grandes réformes tous les 15 ans et allons-y morceau par morceau, en collaboration avec le milieu.[.] Les gens ne veulent plus se faire dire qu\u2019il faut qu\u2019ils changent complètement de paradigme.» Certes, la réforme, son contenu et la manière dont elle a été implantée auront été décriés, et avec raison, admet le Conseil.«Sur le plan de l\u2019élaboration, il y a probablement eu des ratés ou des maladresses qui nous ont coûté cher», dit Claude Lessard.Il aurait fallu plus de transparence et de consultation avec le milieu, un peu comme le précédent gouvernement ,\tl\u2019a fait avec la révision du cours d\u2019histoire.A l\u2019étape de l\u2019élaboration de la réforme, l\u2019expertise a manqué et les compétences, concept nouveau à l\u2019époque, ont servi de base à la refonte des programmes sans qu\u2019on sache vraiment ce que c\u2019était.Claude Lessard constate aussi que le mur-à-mur a été une erreur.La phase «test», où les programmes auraient pu être implantés dans des projets pilotes, a été beaucoup trop courte et très peu «validée» par les enseignants, enchaîne-t-il.«Il y a eu des écoles pilotes, mais ça a duré à peine un an.Et la pression était telle qu\u2019on ne peut pas dire qu\u2019on a validé grand-chose», dit-il.La politique a nui Enfin, les changements de gouvernement et de ministres, dont certains avaient «d\u2019autres priorités que l\u2019éducation au primaire et au secondaire», n\u2019ont pas du tout aidé, selon lui.Pour mettre fin à des controverses ou critiques.{{Dans les échanges qu\u2019on avait, les gens mêlaient tout.Les maternelles 4 ans, les CPE.ils pensaient que c\u2019était issu de la réforme.Le président du CSE, Claude Lessard comme le bulletin sans pourcentage ou le redoublement, certains politiciens ont fait des changements cosmétiques et ont souvent nui à la réforme.« C\u2019était le cas avec la ministre [Michelle] Courchesne, lorsqu\u2019elle a présenté son plan répondant à certaines critiques.On ne sait pas trop ce qu\u2019elle voulait faire.Voulait-elle corriger certaines erreurs ?Peut-être, mais elle l\u2019a en même temps désavouée.» L\u2019une des raisons pour lesquelles le Conseil, un organisme consultatif qui formule des avis au ministre, a réalisé cette étude, c\u2019est qu\u2019il a l\u2019impression qu\u2019il est le seul à pouvoir dire «quelque chose de raisonnable sur le sujet», devenu une véritable patate chaude.«On a senti qu\u2019il y avait un certain malaise.Après 16 ans, on dirait que le gouvernement ne sait plus quoi faire.Il continue ?Il arrête ?» Non, il ne faut pas arrêter d\u2019implanter la réforme que le milieu, malgré les critiques et les controverses, a réussi à s\u2019approprier, répond le Conseil.Il insiste : l\u2019important est d\u2019y aller programme par programme, sans faire du mur-à-mur et tout réformer en même temps et de la même façon.Le ministère devra se concentrer à dénouer les «impasses».«Il faut y aller de manière beaucoup plus ciblée.Par exemple, il y a des choses à clarifier sur la séquence des cours de mathématiques au 2^ cycle du secondaire», dit M.Lessard.L\u2019évaluation est un autre nœud qu\u2019il faudra dénouer.Le Devoir LE GRAND 4 SUITE DE LA PAGE 1 défenseur en l\u2019écartant du bras gauche et en contrôlant la rondelle d\u2019une seule main et à l\u2019aide de sa longue portée, il déjouait le gardien étendu et impuissant.On aurait dit de Jean Béliveau qu\u2019il évoluait constamment au ralenti, ce que nous ne pouvions faire faute de ruban magnétoscopique, comme ils disaient à la télé.C\u2019était peut-être parce qu\u2019on le voyait souvent en format faits saillants, dont l\u2019aspect dramatique était accentué par la lenteur.L\u2019aisance qu\u2019il déployait lui avait d\u2019ailleurs, on l\u2019oublie, valu son quota de critiques en milieu de carrière : après que la première grande dynastie du Canadien se fut tue au tournant des années 1960, il s\u2019est trouvé une certaine presse pour reprocher au successeur du grand Maurice Richard au poste de capitaine de manquer d\u2019ardeur, d\u2019intensité, de détermination au jeu.Dans son autobiographie publiée en 2005, Ma vie bleu-blanc-rouge, il revenait d\u2019ailleurs sur le sujet, disant trouver ces reproches injustes et les associant à la féroce concurrence entre les médias qui grossissent des histoires largement imaginaires pour vendre de la copie.Jean Béliveau en imposait.Il avait d\u2019abord dû gagner ses épaulettes, ainsi qu\u2019en témoigne par exemple sa récolte de 143 minutes de punition en 1955-1956 \u2014 une chance qu\u2019il avait bon caractère, sinon ç\u2019aurait pu être très laid à une époque brutale où les durs faisaient la loi \u2014, mais une fois sa place faite, on ne lui toucherait plus guère.De toute manière, sa seule stature constituait un puissant élément dissuasif.Il y a quelques années, Bobby Hull, qui s\u2019y connaît en la matière, a probablement le mieux résumé la situation.On ne vissait pas l\u2019énorme numéro 4 dans la bande, disait-il, «avec lui, c\u2019était presque \u201cexcusez-moi, M.Béliveau, mais je vais tenter de vous enlever la rondelle \u201d.» Ce qui n\u2019était pas précisément une mince affaire.Il en imposait, mais tout en douceur une fois que le Gros Bill avait attaché ses patins et était devenu simplement monsieur Béliveau.Jacques Demers a eu le mot exact: il était présent, il était là.Quand vous lui parliez, il vous écoutait.On l\u2019a dit jusqu\u2019à plus soif et ce n\u2019est pas parce qu\u2019il est de coutume de parler en bien des gens qui viennent de mourir, il était la classe faite homme, la courtoisie, l\u2019affabilité, la droiture.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Soirée d\u2019hommage le 8 janvier 2009 à Montréal.Jean Béliveau salue la foule en présence de deux anciens joueurs des Maple Leafs de Toronto, Darryl Sittier et Johnny Bower.Mais au-delà de tout ça, il était présent.Quand vous ne vous trouviez pas trop loin de lui, vous ne pouviez pas ne pas le savoir, même s\u2019il ne disait rien.Il était aussi l\u2019un des fantômes du Eorum, et même fantôme en chef depuis le décès de Maurice Richard.Ces joueurs d\u2019un autre âge qui se chargeaient d\u2019intervenir de manière surnaturelle pour permettre au Canadien de se sauver in extremis avec les honneurs de la Coupe Stanley.Eux savaient comment procéder, à commencer par Béliveau qui possédait une bague pour chaque doigt.Sérieusement, quand nous étions ti-culs, nous croyions qu\u2019il y avait un règlement stipulant qu\u2019à la fin de chaque saison, peu importe quelle équipe remportait le championnat, c\u2019était Jean Béliveau qui soulevait le trophée.Cela arrivait tellement tout le temps et aucun autre club ne gagnait la Stanley à part Toronto en Jean Béliveau, de New York à Johannesburg Le décès de Jean Béliveau, gagnant de 10 Coupes Stanley et ambassadeur par excellence du Canadien de Montréal, a eu des échos tout autour du globe, notamment aux Etats-Unis, en Belgique, en Allemagne, en Russie et en Afrique du Sud.Le New York Times, le Los Angeles Times, le Boston Globe et le Washington Post ont rappelé la grande agilité de M.Béliveau, qui a fait de lui un «excellent marqueur», ainsi que la «grâce» et la «force» de son coup de patin.Ces quotidiens n\u2019ont pas manqué de mentionner que son physique de «géant» pour l\u2019époque \u2014 du haut de ses six pieds trois pouces \u2014 a marqué les esprits des amateurs de hockey.Dans le Guardian, quotidien anglais, on répète plusieurs fois le surnom de l\u2019ex-joueur, «le Gros Bill», en rappelant ses «performances exceptionnelles».Des médias français comme Le Monde, Le Eigaro, Erance 24 et Le Parisien ont tous relayé la nouvelle.Ailleurs dans le monde, le Zee News India, Yahoo Australie, 33 Live de la Russie, le Citizen d\u2019Afrique du Sud et le New Zealand Herald ont eux aussi tenu à faire un survol du parcours de la légende du hockey.Laura Pelletier 1967, un accident de l\u2019histoire.Et puis, question de règlements, Jean Béliveau a pratiquement à lui seul provoqué un changement important dans la LNH.C\u2019est lui qui, le 5 novembre 1955, inscrivit trois buts en 44 secondes en supériorité numérique contre Terry Sawchuk et les Bruins de Boston.L\u2019attaque massive du Canadien du moment faisait tellement peur qu\u2019on déciderait quelque temps plus tard que dorénavant, un joueur puni sortirait du banc dès que l\u2019adversaire marquerait un but.Un amoncellement de souvenirs, jusqu\u2019à ce 500® but si typique en 1971 contre les North Stars du Minnesota.Jean Béliveau était peut-être le capitaine du Canadien, mais il était aussi le capitaine du hockey.Lire aussi > L\u2019éditorial d\u2019Antoine Robitaille: Le glorieux.Page A 6 CONFUSION SUITE DE LA PAGE 1 environnementale sur l\u2019ensemble de la portion québécoise du projet, comprenant une évaluation des émissions de gaz à effet de serre», indique le ministre de l\u2019Environnement en guise de deuxième condition.Cette réponse fournie par le cabinet de David Heurtel contredit les propos tenus mardi par Philippe Couillard, à la suite de sa rencontre avec le premier ministre albertain Jim Prentice.Le chef libéral a alors dit qu\u2019il excluait la question des émissions de GES provenant des sables bitumineux de l\u2019évaluation que doit mener le BAPE.«Quel que soit l\u2019avenir du projet de Trans-Canada, l\u2019extraction aura lieu, a-t-il expliqué en point de presse.Donc, ça n\u2019ajoute rien au débat de regarder cet aspect-là, qui est déjà bien connu et discuté nationalement et internationalement.» Une position qui a plu à M.Prentice.En affirmant maintenant vouloir exclure cet «aspect» des travaux du BAPE à venir, M.Couillard a toutefois contredit la lettre envoyée par son ministre de l\u2019Environnement à TransCa-nada deux semaines plus tôt.Il a aussi tourné le dos à une motion adoptée à l\u2019unanimité par l\u2019Assemblée nationale au début du mois de novembre.Celle-ci stipulait notamment que le gouvernement du Québec devait inclure «la contribution globale du projet Énergie Est aux changements climatiques et aux émissions de gaz à effet de serre» dans le mandat confié au BAPE.La présentation de cette motion faisait suite aux informations confirmant que l\u2019Office national de l\u2019énergie ne traitera aucunement des impacts de l\u2019exploitation des sables bitumineux dans son évaluation du mégaprojet de TransCa-nada.Ce pipeline, l\u2019équivalent des projets Northern Gateway et Keystone XL combinés, fera couler vers le Québec plus de 400 millions de barils de brut chaque année.Question inévitable Il est donc difficile pour le moment de savoir de quel côté penchera finalement le gouvernement Couillard.Mais selon Karel Mayrand, directeur général pour le Qué-bec de la Fondation David projet Suzuki, le Quebec ne ^ \u2022\u2019 pourra faire fi de l\u2019épineuse annule plus question des GES.Il a ainsi rappelé que la de deux fois production pétrolière alber- , ff t a taine nécessaire pour ali- eiiortS de menter le pipeline Énergie réduction de Est devrait générer pas moins de 32 millions de GES prévus tonnes (Mt) de GES par an- ^ née, soit l\u2019équivalent des nu Quebec émissions annuelles de sept .«non millions de véhicules.\t^\t» Cette production de GES dépasse le total de toutes les industries du Québec, qui se chiffre à 25,3 Mt.Les émissions liées au projet de TransCanada sont aussi plus importantes que les émissions de toutes les automobiles, camions légers et camions lourds en circulation au Québec (27,4 Mt).Qui plus est, «ce projet annule plus de deux fois les efforts de réduction prévus au Québec d\u2019ici 2020», a souligné M.Mayrand.Les émissions du Québec étaient en effet de 84,5 Mt en 1990.Elles doivent diminuer de 16,9 Mt pour atteindre 67,6 Mt en 2020.C\u2019est ce qui fait dire à Patrick Bonin, porte-parole de la campagne Climat de Greenpeace, que le gouvernement Couillard manque de cohérence dans son plan de lutte contre les changements climatiques.«Il y a peu de cohérence dans les propos du premier ministre.Ça ressemble à une influence directe de lAïberta, qui met beaucoup de pression sur le gouvernement du Québec, avec la Saskatchewan.Ce n\u2019est pas étonnant, dans la mesure où ils savent très bien que le projet ne passera pas si on tient compte des émissions de GES.» Pétrole contre climat Après Philippe Couillard mardi, la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a elle aussi affirmé mercredi que sa province ne tiendra finalement pas compte de l\u2019impact environnemental de l\u2019exploitation, du raffinage et de la combustion du pétrole des sables bitumineux dans l\u2019évaluation du projet Énergie Est.Elle a tenu ces propos après une rencontre avec le premier ministre albertain.Jim Prentice.Spécialiste des négociations climatiques internationales, Hugo Séguin a toutefois souligné qu\u2019il serait pertinent de se questionner sur les impacts de l\u2019extraction de tout ce pétrole.«H faut se demander si nous pouvons augmenter l\u2019exploitation pétrolière tout en luttant contre les changements climatiques, a-t-il expliqué mercredi, depuis Lima, où se tient la conférence de rONU sur le climat.Én fait, on ne peut pas faire les deux.Ça ne fonctionne tout simplement pas avec les modèles climatiques.Une partie du pétrole des sables bitumineux devrait rester sous terre.» Selon l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie, il faudrait laisser sous terre pas moins des deux tiers des ressources énergétiques fossiles connues pour tenter de limiter la hausse des températures à 2 °C.Mais ce scénario ne fait pas partie des plans de l\u2019industrie pétrolière implantée dans l\u2019Ouest canadien.En fait, les émissions de GES du Canada doivent continuer de croître au cours des prochaines années, en raison de l\u2019augmentation continue de la production de pétrole des sables bitumineux.Le Devoir D Le Devoir sur ledevoir.com 60 sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations 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