Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2015-02-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vivre au Québec est plus abordable que vivre en Ontario Page B 1 Keystone XL provoquerait une hausse significative d\u2019émissions deGES Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V I N» 2 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 EEVRIER 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ 5T0P oü llafii 10^ i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sous surveillance policière, une douzaine de manifestants, vêtus d\u2019un complet ou d\u2019un tailleur, se sont faufilés jusque dans la salle du Palais des congrès où le premier ministre Philippe Couillard s\u2019adressait aux entrepreneurs.Ils ont tenté sans succès d\u2019interrompre le discours du chef libéral, qui est resté ferme.Les gens d\u2019affaires l\u2019ont applaudi.Réformes libérales Couillard garde le cap malgré la grogne Le PM a été chahuté par des manifestants lors d\u2019une allocution à Montréal MARCO FORTIER Chahuté en plein discours par des manifestants qui préparent un «printemps chaud», Philippe Couillard a défendu mardi son plan de «rigueur» budgétaire et fait valoir qu\u2019il gardp le cap sur les réformes en profondeur de l\u2019État québécois.Le premier ministre libéral, s\u2019est montré déterminé à revoir la mission de l\u2019État \u2014 et à arracher des concessions aux 54 L 000 employés des secteurs public et parapublic \u2014 pour atteindre l\u2019équilibre budgétaire dès l\u2019exercice 20L5-20L6.Le gouvernement ,compte de plus transformer les structures de l\u2019État «sur un horizon de 10, 15 ou 20 ans», a martelé mardi Philippe Couillard devant la Chambre de commerce du Montréal métropobtain.Dehors, au moins 300 manifestants \u2014 syndiqués, étudiants, groupes sociaux \u2014 ont crié leur opposition aux réformes du gouvernement malgré le froid mordant.Ils brandissaient des VOIR PAGE A 8 : COUILLARD Aujourd\u2019hui Actualités > Démission du ministre John Baird.Pris de court, Harper nommera un ministre sous peu.Page A 3 Actualités > Adoption du projet de loi 10 sous le bâillon.L\u2019opposition et les intervenants du milieu de la santé sont outrés.Page A 5 Économie > Thierry Vandal reste secret au sujet de son après-Hydro-Québec.Page B 3 Culture > Entrevue.Le chanteur Charlie Winston a mis du Londres dans son Paris.Page B 8 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.A4 B4 B6 B6 B4 B2 'rp-.i sli.-i iO/fclfr* - - MARCEL MOCHET AGENCE ERANCE-PRESSE Photographie agrandie d\u2019une fécondation réalisée en laboratoire Royaume-Uni Trois géniteurs pour un bébé PAULINE GRAVEL Lors d\u2019un vote historique, la Chambre des communes du Royaume-Uni a adopté mardi une loi autorisant la conception de bébés à partir de l\u2019ADN de trois personnes, dans le but de prévenir la transmission de maladies génétiques graves, voire mortelles, héritées de la mère.Le Royaume-Uni deviendra ainsi le premier pays à permettre des modifications génétiques sur des embryons humains.La manipulation en question vise essentiellement à remplacer les mitochondries de la mère par celles d\u2019une donneuse lors de la fécondation in vitro.Organites présents dans toutes nos cellules, les mitochondries produisent l\u2019énergie dont elles ont besoin à partir des sucres et des gras des aliments que nous mangeons.Elles possèdent leur propre ADN.Contrairement à l\u2019ADN du noyau des cellules, l\u2019ADN mitochondrial n\u2019intervient pas dans la détermination des traits physiques ou psychiques de l\u2019individu.Les mutations affectant cet ADN, qui ne représente que 0,L% de l\u2019ADN total d\u2019une personne, ont toutefois des effets dévastateurs sur les organes qui consomment beaucoup d\u2019énergie, comme les muscles, le cerveau et le cœur.Elles peuvent entraîner des maladies neurologiques, dont la surdité et la cécité, des pathologies neuromusculaires et cardiaques incurables, voire mortelles dans l\u2019enfance.Ces maladies sont toujours transmises par la mère car, au moment de la fécondation, lorsque le sperme et l\u2019ovule se rencontrent, seules les mitochondries de l\u2019ovule se retrouvent dans l\u2019embryon.VOIR PAGE A 8 : BÉBÉ Opération antiterroriste à Ottawa Un homme suspecté de liens avec le groupe El est arrêté et deux autres sont accusés HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Décidément, le gouvernement conservateur peut compter sur les événements pour maintenir la question sécuritaire au sommet de l\u2019ordre du jour.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé en grande pompe, mardi, l\u2019arrestation d\u2019une personne et le dépôt d\u2019accusations par contumace contre deux autres, toutes en lien avec des activités terroristes.Awso Peshdary, 25 ans, a été arrêté à Ottawa.Il est accusé d\u2019avoir participé dans une activité d\u2019un groupe terroriste, en plus d\u2019avoir facilité \u2014 financièrement \u2014 une activité pour un groupe terroriste.M.Peshdary aurait financé des voyages à l\u2019étranger.La GRC ne l\u2019a pas dit clairement, mais il semble que son aide ait été destinée aux deux autres personnes mises en accusation \u2014 en leur absence \u2014 dans cette affaire: John Maguire, 24 ans, et Khadar Khalib, 23 ans.M.Khalib s\u2019est rendu en Syrie en mars 2044, tandis que M.Maguire a pris un vol pour la Turquie en décembre 2042.Il se trouverait maintenant en Sjnie ou en Irak.VOIR PAGE A 8 : TERRORISME Lire aussi > Remparts fragiies.Une chronique de Manon Cornellier.Page A 3 77831303444806 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI FEVRIER 2015 ACTUALITES Couillard doit expliquer ses liens avec l\u2019Arabie Saoudite, dit Amir Khadir Québec \u2014 Le premier ministre Philippe Couillard doit faire preuve de transparence et s\u2019expliquer sur ses liens avec l\u2019Arabie Saoudite, a déclaré mardi le député de Québec solidaire Amir Khadir.Dans le contexte de la détention par le régime saoudien d\u2019un blogueur dont la famille est à Sherbrooke, M.Khadir s\u2019étonne de la «banalisation» de la situation par M.Couillard, qui a travaillé il y a 20 ans comme médecin puis, de 2009 à 2011, comme conseiller du ministre de la Santé de ce pays.«Quand on est conseiller, il Va été récemment, dans les cinq dernières années, ça veut dire qu\u2019on a des entrées et qu\u2019on a reçu surtout beaucoup d\u2019intérêts, d\u2019argent, comme conseiller, a-t-il dit en entrevue téléphonique.M Couillard fait partie d\u2019une tranche de la population qui ne fait rien gratuitement.Il devrait peut-être en parler Quels intérêts a-t-il en Arabie Saoudite actuellement qui l\u2019empêchent d\u2019ouvrir la bouche?» En 2011, M.Couillard, qui avait alors quitté la scène politique québécoise depuis plus de trois ans, avait expliqué que ses tâches de conseiller se limitaient à une ou deux réunions par année du comité consultatif sur les dossiers de santé.La semaine dernière, le premier ministre a insisté sur l\u2019importance de maintenir des liens avec l\u2019Arabie Saoudite, pour éviter d\u2019isoler ce pays, dénoncé pour ses violations des droits de la personne, où des opposants tentent de faire changer la situation.À la mi-janvier, M.Couillard a contacté l\u2019ambassadeur saoudien à Ottawa pour dénoncer le sort réservé à Raïf Badawi, blogueur condamné à 1000 coups de fouet après avoir fait la promotion de la liberté de religion.Malgré cela, M.Khadir croit que les gouvernements du Québec et du Canada ont un devoir supplémentaire dans la situation actuelle, puisque la famille de M.Badawi habite à Sherbrooke.Selon le député de Québec solidaire, M.Couillard devrait utiliser ses contacts et dénoncer la violation de la liberté d\u2019expression par la monarchie saoudienne.«M.Couillard contribue à la banalisation de la monarchie saoudienne dans ce que ce ré-gime-là a déplus radicalement intégriste et rétrograde, a-t-il dit.Il y a une banalisation à tous les échelons, que ce soit en santé ou autre.Je ne dis pas qu\u2019il faut couper tous les liens, mais il faut que, si c\u2019est le cas, il se donne quand même la liberté.Ça ne l\u2019empêche pas d\u2019exprimer son point de vue.Si le fait de collaborer fait en sorte qu\u2019il banalise tout le reste, et on ne le voit jamais critiquer, alors à quoi ç\u2019a servi, sinon simplement à l\u2019enrichir lui individuellement de riches contrats de consultation ?» Selon M.Khadir, des questions demeurent sur la décision de M.Couillard d\u2019accepter la responsabilité de conseiller le ministre d\u2019un régime qui exécute et torture.«Je veux savoir jusqu\u2019où s\u2019étend cette dispensation de responsabilité, a-t-il dit.Quand on donne des conseils au plus haut niveau d\u2019un régime comme l\u2019Arabie Saoudite, c\u2019est qu\u2019on banalise le comportement de son gouvernement.On considère que, comme n\u2019importe quel gouvernement, on peut faire affaire avec un gouvernement qui tranche la tête de ses concitoyens et les laisse sur la place publique pendant plusieurs jours pour terroriser la population pour de simples délits mineurs.» Selon M.Khadir, à titre de médecin, M.Couillard ne pouvait pas passer sous silence les sévices imposés à la population saoudienne.La Presse canadienne I JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Carlos Leitao explique que le gouvernement du Québec ne commente pas les décisions du fédéral.PONT CHAMPLAIN La décision d\u2019exclure la CDP revenait à Ottawa, juge Leitao ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le ministre des Finances, Carlos Leitao, juge que le gouvernement fédéral avait toute la latitude voulue pour décider quels seraient les consortiums invités à faire une proposition pour la construction du nouveau pont Champlain et pour déterminer si la Caisse de dépôt et placement du Québec devait en faire partie ou non.«Nous ne commenterons pas les décisions, les choix de processus et de consortiums invités ou pas par le gouvernement fédéral, dans le cadre d\u2019un projet d\u2019infrastructure fédérale.Le pont Champlain n\u2019est pas de notre compétence.Il revient au gouvernement fédéral de prendre ses décisions et de diriger le dossier de la construction du nouveau pont Champlain», a-t-on indiqué au cabinet du ministre.En décembre 2013, lors d\u2019une rencontre avec le premier ministre Stephen Harper, la première ministre Pauline Marois avait évoqué la possibilité que la Caisse, qui jouit d\u2019une solide expertise en matière de financement d\u2019infrastructures, puisse faire partie, à titre d\u2019actionnaire, d\u2019un des consortiums choisis pour présenter une proposition en vue de la construction du nouveau pont, a révélé Le Devoir.Le premier ministre canadien ne s\u2019est pas montré favorable à une telle participation de la Caisse, soulevant aussi la question de la corruption.Ix)rs de la période de questions à Ottawa, le ministre des Infrastructures et des Collectivités, Denis Lebel, a nié que cette information soit véridique.C\u2019est «complètement faux», a-t-il dit, ajoutant que la Caisse aurait pu faire partie d\u2019un des consortiums appelés à soumettre une proposition.Le député néodémocrate de Brossard-Laprai-rie, Hoang Mai, a dit croire que «les conservateurs jouent dans le dos des Québécois en écartant la Caisse de dépôt et placement du Québec».Le député libéral de Saint-Laurent-Cartierville, Stéphane Dion, s\u2019est demandé si Stephen Harper voyait la Caisse comme «un paria».«Pense-t-il que le péage conservateur rendra inutile l\u2019apport d\u2019une institution-phare du Québec?» La porte-parole du Parti québécois en matière de transports, Martine Ouellet, a dénoncé l\u2019abdication du gouvernement libéral, face à Ottawa, relativement au nouveau pont Champlain à péage.« C\u2019est une illustration de plus du fédéralisme aplaventriste du gouvernement Couillard.» Avec Hélène Buzzetti Le Devoir Vers un centre d\u2019injection supervisée à Québec?Québec \u2014 Le Centre de santé et de services sociaux de la Vieille Capitale recommande d\u2019offrir à Québec des services d\u2019injection supervisée pour «rejoindre les usagers de drogues par injection qui ne le sont pas par les services actuels».Le CSSS de Québec a dévoilé mardi son rapport, commandé dans la foulée du jugement unanime de la Cour suprême du Canada en septembre 2011 favorable à l\u2019organisme Insite à Vancouver.À l\u2019époque, le gouvernement du Québec avait fait part de son intention d\u2019accueillir favorablement des projets de services d\u2019injection supervisée au Québec en tenant compte des critères dictés par le plus haut tribunal du pays, a rappelé le CSSS.Le CSSS de la Vieille Capitale dit croire à la pertinence de tels projets à Québec pour «contribuer à stabiliser l\u2019état de santé des utilisateurs de drogues par injection», réduire les risques de santé publique reliés aux pratiques d\u2019injection et les coûts de santé associés aux traitements des infections transmissibles sexuellement et par le sang.Le rapport ajoute que la mise en place de services d\u2019injection supervisée ne doit pas constituer une fin en soi et ne doit pas se faire au détriment des services déjà existants.Le CSSS de la Vieille Capitale soumet ainsi ses recommandations à l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, dans un document intitulé « Rapport sur la situation de la consommation de drogue par injection à Québec et sur la pertinence d\u2019offrir des services d\u2019injection supervisée».Le comité était composé de représentants de la santé publique, d\u2019organismes communautaires et du service de police.La Presse canadienne 'A' L'ACADEMIE CANADIENNE DU CINEMA ET DE LA TELEVISION VOUS CONVIE À UN DÎNER-CONFÉRENCE AVEC H.LOUIS LALANDE VICE-PRÉSIDENT PRINCIPAL RADIO-CANADA RADIO-CANADA Le plan d*action du diffuseur public face aux défis de Vindustrie francophone de la télévision et des médias numériques.LE JEUDI 12 FÉVRIER 2015 De 11 h 30 à 13 h 30 LE WESTIN MONTRÉAL 270, me Saint-Antoine Ouest, 11® étage ACCT.CA I 514 849-7448 INSCRIPTION ACCT.CA/LALANDE NOTRE UNIVERSITÉ VOUS OUVRE SES PORTES ET UN MONDE DE POSSIBILITÉS.IN .CA/PORTESOUVERTES DEMAIN / 5 février 2015 12h à 15h LE DEVOIR.LE MERCREDI 4 FEVRIER 2015 A 3 ACTUALITES Remparts fragiles Manon CORNELLIER à Ottawa ardi, la GRC a annoncé que des accusations pour infractions liées au terrorisme ont été portées contre trois individus d\u2019Ottawa (dont deux in absentia).Lundi a commencé à Vancouver le procès d\u2019un couple se présentant comme membre d\u2019al-Qaïda et accusé d\u2019avoir posé des bombes à Victoria à la veille du L''juillet 2013.Toujours lundi, deux hommes accusés d\u2019avoir planifié un attentat contre un train de Via Rail ont subi leur procès à Toronto.Toutes ces affaires ont été dénouées en utilisant les pouvoirs actuels que détiennent les forces de l\u2019ordre et les services de renseignement.Malgré cela, le gouvernement conservateur croit qu\u2019il faut en accorder de nouveaux aux policiers et aux espions et que de nouvelles infractions doivent voir le jour.Il a peut-être raison, mais encore faudrait-il qu\u2019il en fasse la preuve.Pour l\u2019instant, il se contente, le premier ministre Stephen Harper en tête, de tenir un discours musclé.Le Canada est en guerre, répète-t-il, et il ne s\u2019excusera pas de sa fermeté.Mais si certaines dispositions du projet de loi C-51 contre le terrorisme peuvent se justifier, d\u2019autres soulèvent de sérieuses inquiétudes.Les plus évidentes concernent le Service canadien du renseignement de sécurité, le SCRS, créé dans la foulée de la commission MacDonald sur les agissements illégaux de la GRC.On voulait ainsi séparer les activités policières des activités de renseignement, qui sont devenues l\u2019apanage du SCRS.Le projet C-51 vient modifier cet équilibre en accordant au SCRS le pouvoir de contrecarrer des menaces imminentes à la sécurité nationale, que ce soit en sol canadien ou à l\u2019étranger.Les actions envisagées devront être «justes et adaptées aux circonstances», mais elles pourront contrevenir aux lois ou à la Charte des droits et libertés pour autant qu\u2019un juge les autorise.Ce projet C-51 n\u2019est pas le premier à modifier le mandat du SCRS.Peu après les attentats survenus à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et à Ottawa, le gouvernement a prétexté l\u2019urgence pour présenter le projet de loi C-44, qui, en réponse à deux jugements, élargit la protection des sources du service et officialise son pouvoir de récolter des renseignements à l\u2019étranger et de le faire avec l\u2019aide de partenaires, si nécessaire.De ces deux jugements, celui de la Cour fédérale, dans une affaire non précisée liée à la sécurité nationale, est le plus révélateur des limites du contrôle judiciaire auquel s\u2019en remet le gouvernement pour protéger les droits des Canadiens dans le projet C-51.Ce n\u2019est pas le seul moyen prévu.Plusieurs articles sont libellés de façon à en limiter la portée.Les organismes de surveillance, comme le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, auront un rôle à jouer, sans ressources ni pouvoirs supplémentaires, cependant.J\u2019en reviens donc à ce jugement rendu contre le SCRS à l\u2019automne 2013 par le juge Richard Mosley, de la Cour fédérale, et confirmé par la Cour d\u2019appel en novembre dernier.Dans la portion non confidentielle de sa décision, le juge explique que le SCRS, «sur les conseils du ministère de la Justice, a demandé à la cour de Vautoriser à mener à Vétranger des activités de renseignement de sécurité, qui, si elles étaient menées au Canada, nécessiteraient l\u2019émission d\u2019un mandat».La cour a d\u2019abord dit qu\u2019elle n\u2019avait pas la compétence pour ce faire.Le service a soumis de nouveaux arguments, disant que l\u2019interception de communications de Canadiens se trouvant à l\u2019étranger serait faite depuis le Canada par du personnel canadien.La cour a alors acquiescé.Elle ignorait cependant que le SCRS se tournerait vers ses alliés étrangers et qu\u2019il avait agi ainsi par le passé.Pour le juge Mosley, «il s\u2019agissait d\u2019une violation de l\u2019obligation de franchise» du service envers la cour et «d\u2019une décision délibérée de ne pas [f] informer [.] quant à la portée et l\u2019ampleur des opérations de collecte».Il a rappelé que la cour pouvait seulement autoriser le SCRS à intercepter depuis le Canada des communications à l\u2019étranger.Au lieu de sanctionner le service pour sa duperie, le gouvernement a décidé de modifier la loi dans le sens souhaité par le SCRS.Lorsque le projet C-44, qui vient tout juste d\u2019arriver au Sénat, sera adopté, un juge pourra émettre un mandat permettant la collecte de renseignements à l\u2019étranger sans égard, si nécessaire, au droit dans l\u2019autre pays.Le projet C-51 est donc le deuxième à ouvrir la porte au non-respect des lois par le SCRS.Il lui faut un mandat, c\u2019est vrai, mais, si la franchise n\u2019est pas sa première vertu, impossible de conclure que les garde-fous proposés par le gouvernement sont suffisants.«Quand une agence gouvernementale obtient plus de pouvoirs, les mécanismes de contrôle et de surveillance doivent suivre pour veiller sur la façon dont ses pouvoirs sont utilisés.On a une histoire dans ce pays ou la GRC et le SCRS ont outrepassé leurs pouvoirs», disait cet automne le procureur de la commission O\u2019Connor dans l\u2019affaire Arar, Paul Cavalluzzo, en réaction au projet C-44.À la lecture du projet C-51, on voit que la leçon n\u2019a pas été retenue.Raison de plus pour rester vigilant.mcornellier@ledevoir.com MARK RALSTON AGENCE ERANCE-PRESSE Le gouvernement canadien ne réglemente pas encore les émissions de gaz à effet de serre provenant de l\u2019exploitation du pétrole albertain.ÉTUDE SUR KEYSTONE XL Une hausse significative des émissions de GES Pour les écologistes, il est essentiel d\u2019évaluer les émissions du projet Énergie Est ALEXANDRE SHIELDS Ly Ageqce de protection de l\u2019environnement f des Etats-Unis est formelle: la construction de l\u2019oléoduc Keystone XL entraînera une hausse significative des émissions de gaz à effet de serre, provoquée par le pétrole des sables bitumineux.Pour les groupes écologistes du Québec, il est donc impçratif d\u2019évaluer l\u2019impact climatique du projet Energie Est, ce que les gouvernements refusent de faire.Dans une lettre envoyée au Département d\u2019Etat américain et rendue publique mardi, l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA) souligne que les émissions provenant de l\u2019exploitation du pétrole des sables bitumineux sont «significativement plus élevées» que celles du pétrole traditionnel.De son exploitation à sa combustion, le pétrole des sables bitumineux émet ainsi 17% plus de gaz à effet de serre (GES).Keystone XL doit transporter chaque jour 830 000 barils.L\u2019EPA estime donc que le pétrole nécessaire pour alimenter cet oléoduc générera un maximum de 27,4 millions de tonnes de GES de plus chaque année, comparativement à un même oléoduc qui transporterait du pétrole traditionnel.Ces émissions équivalent à l\u2019ajout de 5,7 millions de véhicules sur les routes ou encore à la mise en service de huit centrales au charbon.Cela signifie que le fait de favoriser l\u2019exploitation des sables bitumineux en facilitant leur mise en marché entraînera une hausse «significative» des émissions de gaz à effet de serre produites par ce secteur.Et, pour le moment, le gouvernement canadien ne réglemente pas les émissions de GES provenant de l\u2019exploitation du pétrole albertain, responsables de la hausse constante des émissions au pays.Veto présidentiel L\u2019avis scientifique produit par l\u2019EPA pourrait offrir un argument supplémentaire au président Barack Obama, qui a dit avoir l\u2019intention de s\u2019opposer au projet Keystone XL s\u2019il aggrave la crise climatique.Les prochains jours devraient d\u2019ailleurs être cruciaux pour le projet de TransCanada, puisque le Congrès, contrôlé par les républicains, doit adopter la semaine prochaine la loi autorisant le projet.Le président pourrait alors opposer son veto pour le bloquer.Si Keystone XL se trouve bloqué, la pression pourrait être plus forte pour la réalisation du projet Energie Est, lui aussi piloté par TransCanada.Les pétrolières qui exploitent le pétrole des sables bitumineux cherchent en effet des moyens de mettre en marché plus efficacement une production en pleine croissance.Pour les écologistes, l\u2019avis de l\u2019EPA démontre toutefois qu\u2019il est essentiel d\u2019évaluer les émissions supplémentaires résultant du projet Energie Est, qui doit transporter chaque jour 1,1 million de barils, soit 270 000 barils de plus que Keystone XL.«L\u2019oléoduc Keystone XL a clairement échoué le test climatique requis par le président Obama, soulignant ainsi la nécessité, pour le Canada et le Québec, d\u2019évaluer l\u2019impact climatique de l\u2019oléoduc de sables bitumineux Energie Est, a fait valoir Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace.Les premiers ministres doivent par ailleurs comprendre que tout retard dans la lutte contre les changements climatiques a un impact négatif sur l\u2019économie et l\u2019environnement.» Ni Québec ni Ottawa n\u2019ont l\u2019intention d\u2019aborder la question des émissions de GES liées au pétrole des sables bitumineux dans le cadre de l\u2019étude du projet Energie Est.Selon une évaluation de l\u2019Institut Pembina, celui-ci entraînera des émissions annuelles de 32 millions de tonnes (Mt) d\u2019équivalent COg.Cette seule production de GES dépasse les émissions de toutes les automobiles, camions légers et camions lourds en circulation au Québec (27,4 Mt).Le Devoir Oléoduc Énergie Est: les audiences publiques L\u2019Office national de l\u2019énergie a mis en ligne mardi les détails concernant la participation aux audiences publiques à venir pour le projet d\u2019oléoduc Energie Est.Pour soumettre une demande de participation, une personne doit être «directement touchée ou posséder des renseignements pertinents ou une expertise appropriée».L\u2019organisme fédéral est aussi très clair : «Au cours de cette audience, l\u2019Office n\u2019étudiera pas les questions liées aux activités en amont, notamment l\u2019exploitation des sables bitumineux ou l\u2019utilisation en aval du pétrole transporté grâce au projet».La «liste des questions» qui seront abordées débute par celle-ci : «La nécessité du projet».Les gens ont jusqu\u2019au 3 mars pour soumettre une demande de participation.DEMISSION DE JOHN BAIRD Stephen Harper, pris de court, nommera un nouveau ministre « sous peu » MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa \\ A peine John Baird avait-il confirmé sa démission qu\u2019Ot-tawa bourdonnait de rumeurs quant à l\u2019identité de son successeur au ministère des Affaires étrangères.Pour l\u2019instant, c\u2019est le ministre du Commerce, Ed East, qui assurera l\u2019intérim.Stephen Harper nommera un nouveau chef de la diplomatie «sous peu», car il a été pris de court par le départ d\u2019un de ses plus loyaux ministres.La nouvelle avait secoué la capitale fédérale, lundi soir, et la sphère politique était toujours sous le choc mardi matin, lorsque M.Baird s\u2019est levé en Chambre pour annoncer qu\u2019il renonçait à son poste de ministre et qu\u2019il quitterait ses fonctions de député «dans les semaines à venir».«Cet endroit va beaucoup me manquer, tout comme plusieurs personnes qui s\u2019y trouvent, de tous les côtés.Mais le temps est venu pour moi de commencer un nouveau chapitre de ma vie», a indiqué, ému, le politicien conservateur âgé de 45 ans.Elu pour la première fois en 1995, au sein du gouvernement ontarien de Mike Harris, M.Baird a fait le saut dans l\u2019arène fédérale en 2006 pour rejoindre Stephen Harper, après l\u2019avoir appuyé dans la course à la direction du Parti conservateur.Au fil de ses 20 ans en politique, il a dirigé dbc ministères.Le premier ministre ne s\u2019est pas levé en Chambre pour saluer son fidèle soldat.Dans un communiqué, il a indiqué avoir accepté «avec beaucoup de regret et une grande affection » la démission de M.Baird, «l\u2019un des meilleurs ministres avec qui j\u2019ai eu le privilège de travailler».Annonce imprévue M.Harper était aussi surpris que tout le monde d\u2019apprendre que son ministre le quittait.M.Baird a parlé à son patron «lundi soir», selon son bureau.Le coup de fil a cependant eu lieu après que la CBC eut ébruité sa démission, selon les informations du Devoir.La double charge confiée au ministre Ed East, qui assurera l\u2019intérim aux Affaires étrangères, semble en outre indiquer que Stephen Harper ne s\u2019attendait pas à perdre l\u2019un des piliers de son conseil des ministres.Le premier ministre a rapidement quitté les Communes après le discours de M.Baird.Certains médias ont évoqué des tensions entre les deux hommes.Mais, dans Le premier ministre ne s\u2019est pas levé en Chambre poiu* saluer son fidèle soldat l\u2019entourage de M.Baird, on martèle qu\u2019il n\u2019en est rien, que le ministre avait une bonne relation avec M.Harper et ses chefs de cabinet.Le premier ministre avait réquisitionné dernièrement certains dossiers d\u2019affaires étrangères, comme la défense de la souveraineté de l\u2019Ukraine, la série de sanctions imposées à la Russie ou les dénonçia-tions du groupe armé Etat islamique.Mais, en coulisses, on insiste pour dire que le ministre est un «joueur d\u2019équipe» et qu\u2019il savait très bien qu\u2019il fallait parfois céder la parole.M.Baird et son équipe croyaient eux-mêmes avoir plus de temps avant d\u2019annoncer la décision plus tard cette semaine, a appris Le Devoir.Mais les conversations du ministre avec ses proches ont été ébruitées.Le ministre y réfléchissait discrètement depuis le décès de l\u2019ancien ministre des Einances, Jim Elaherty, il y a un an, a expliqué un proche collaborateur.M.Baird a pris sa décision finale «dans les dix derniers jours».Il ira désormais travailler dans le secteur privé.Son prochain emploi n\u2019a pas été précisé.L\u2019un de ses proches exclut un retour au fédéral pour briguer un jour la direction conservatrice.Qui lui succédera?M.Harper devrait annoncer le remplaçant de M.Baird dans les prochains jours.Quelques noms circulaient mardi: Peter MacKay (ministre de Injustice), Tony Clement (Conseil du trésor), Rona Ambrose (Santé) ou Ed Fast.Ce dernier est cependant unilingue anglophone.Jason Kenney (Emploi) a aussi été évoqué.«Je suis prêt à servir le gouvernement et les Canadiens dans n\u2019importe quel rôle qui me sera confié», s\u2019est-il contenté d\u2019affirmer mardi.Le ministre James Moore, de son côté, s\u2019est dit déjà «plus qu\u2019occupé» à l\u2019Industrie.Les collègues de M.Baird et ses adversaires de l\u2019opposition ont tous salué ses années de service public et son côté batailleur mais aussi moqueur.«Aussi passionné soit-il, aussi partisan puisse-t-il être \u2014 et il peut l\u2019être \u2014il est aussi quelqu\u2019un capable de tendre la main.Il comprend l\u2019importance d\u2019accomplir des choses», a commenté le porte-parole du NPD pour les affaires étrangères, Paul Dewar.Le libéral Marc Garneau a noté que la passion de M.Baird «ne s\u2019est jamais atténuée» et qu\u2019il avait encore «l\u2019étincelle dans les yeux».Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI EEVRIER 2015 ACTUALITES Hamza Chaoui réplique au maire Coderre Le membre fondateur du Centre Ashabeb, Hamza Chaoui, a rejeté les allégations voulant qu\u2019il soit un agent de radicalisation des jeunes.Exigeant des excuses de la part de Denis Coderre et du maire de l\u2019arrondissement de Mer-cier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, l\u2019imam envisage la possibilité d\u2019intenter des poursuites judiciaires.Hamza Chaoui a répliqué aux propos des maires Coderre et Ménard, dans un communiqué publié sur sa page Facebook mardi matin.Il s\u2019est plaint d\u2019avoir fait l\u2019objet d\u2019une «campagne de diabolisation» au cours de la dernière semaine.Il assure qu\u2019il n\u2019est pas un agent de radicalisation, contrairement à ce qu\u2019a affirmé le maire Coderre, et qu\u2019il n\u2019a jamais appelé à la haine ou à la violence contre un groupe identifié dans ses prêches ou dans ses cours.Propos controversés A propos de déclarations sur les femmes et les homosexuels qui ont pu choquer et qu\u2019ont rapportées les médias, Hamza Chaoui estime avoir été cité hors contexte.Il affirme qu\u2019il encourage les jeunes à s\u2019intégrer à la société québécoise, à respecter les lois, à rejeter la violence et à terminer leurs études universitaires.«Le Centre Ashabeb et l\u2019imam Hamza Chaoui étudient toutes les avenues juridiques qui s\u2019offrent à eux et se réservent le droit de poursuivre les deux maires et les ministres qui ont sérieusement terni leur répu- tation et contourné les règlements en vigueur pour les empêcher de jouir de leurs droits fondamentaux protégés par les chartes québécoise et canadienne», a indiqué le Centre Ashabeb dans son communiqué.Sécurité publique Samedi, la Ville de Montréal a annoncé sa décision de ne pas octroyer un certificat d\u2019occupation au centre communautaire Ashabeb, dans l\u2019est de la ville, parce que celui-ci comptait y accueillir des activités religieuses dans un secteur de la ville où le zonage l\u2019interdit.Questionné sur la possibilité de recours judiciaires, le maire Coderre avait affirmé que la Ville était prête à toute éventualité.Lundi matin, le conseil d\u2019arrondissement de Mercier-Ho-chelaga-Maisonneuve a adopté un avis de motion afin de modifier le règlement d\u2019urbanisme de Mercier-Hochelaga-Maison-neuve afin d\u2019y préciser la définition de ce qu\u2019est un centre communautaire pour y exclure les activités à caractère religieux.En entrevue à Radio-Canada mardi matin, le maire Coderre a répété que la décision de la Ville reposait sur une question de sécurité publique.«Il [l\u2019imam Chaoui] a droit de dire ce qu\u2019il veut, mais si ça touche l\u2019ordre public et la sécurité publique, il y a la Loi sur les cités et villes qui est claire et il y a des règlements d\u2019urbanisme qui peuvent être implantés en conséquence.C\u2019est ce que mon collègue [Réal] Ménard a fait», a-t-il expliqué.La Presse canadienne SOMMET DE L\u2019OACI Suivre les vols commerciaux toutes les 15 miuutes Le directeur général de l\u2019agence de l\u2019aviation civile de la Malaisie a réclamé des changements à la suite des deux grandes tragédies ayant impliqué la principale compagnie aérienne de son pays.Prenant la parole à l\u2019occasion d\u2019une rencontre de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale, à Montréal, Azharud-din Abdul Rahman a affirmé qu\u2019il était inacceptable qu\u2019un avion puisse tout simplement disparaître et que les autorités soient incapables de récupérer les enregistrements de vol.La Malaisie a déclaré, la semaine dernière, plus de 10 mois après la tragédie, que la disparition mystérieuse du vol MH370 a été un «accident» qui a coûté la vie aux 239 personnes qui étaient à bord de l\u2019appareil.M.Rahman souhaite qu\u2019on puisse mettre au point le plus rapidement possible un système de géolocalisation en temps réel des vols commerciaux.Il aimerait également que les balises de localisation sous-marine installées dans les enregistreurs de vol puissent émettre pendant une plus longue période.Rappelant que la convention de Chicago signée en 1944 avait formellement interdit l\u2019utilisation d\u2019armes contre un avion civil, M.Rahman a demandé que les responsables de la tragédie du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu par un missile sol-air en juillet 2014, soient poursuivis en justice.Le nombre d\u2019accidents aériens a chuté d\u2019environ 7 % en 2014.On a compté 2,7 incidents par million de vols.La Presse canadienne MONTREAL Plaidoyer en faveur de passages à niveau JEANNE CORRIVEAU Alors qu\u2019elle contestait un constat d\u2019infraction de 146$ reçu pour avoir circulé à pied près des rails du Canadien Pacifique (CP), Nathalie Casemajor s\u2019est livrée mardi, devant la cour, à un plaidoyer en faveur de l\u2019aménagement d\u2019un passage à niveau sur les voies ferrées qui séparent le Plateau-Mont-Royal et Rose-mont-La Petite-Patrie.Le 26 février 2011, Nathalie Casemajor, une résidante du Plateau-Mont-Royal, s\u2019est fait intercepter par un policier du Canadien Pacifique qui lui a remis un constat d'infraction de 146$.Devant Louis Duguay, juge de la Cour du Québec, Nathalie Casemajor a plaidé qu\u2019elle avait une «excuse légitime» pour s\u2019être retrouvée sur le terrain du CP dans le secteur du Mile-End.Comme de nombreux citoyens, elle préfère traverser les voies ferrées, même si le CP l\u2019interdit, plutôt que d\u2019emprunter le viaduc de la rue Saint-Denis, qui, en plus de lui imposer un détour d\u2019une vingtaine de minutes, lui inspire un sentiment d\u2019insécurité.C\u2019est d\u2019ailleurs sous le viaduc Saint-Denis que la cycliste Mathilde Blais a perdu la vie, a-t-elle rappelé.M\u201c® Casemajor, qui a cofondé le Collectif pour les passages à niveau, a fait valoir qu\u2019il n\u2019était pas raisonnable de la part du CP d\u2019obliger les citoyens à faire un détour de 900 mètres pour franchir une distance de 10 mètres.De nombreux citoyens du Plateau optent donc pour l\u2019illégalité quand ils se rendent au métro Rosemont, a-t-elle dit.Le jour où elle a reçu un constat d\u2019infraction d\u2019un policier % Van Horne N \u2014¦\t______________r_.\u2018-,k .K I mmm JACQUES NADEAU LE DEVOIR De nombreux citoyens préfèrent traverser les voies ferrées, même si le Canadien Pacifique l\u2019interdit, plutôt que d\u2019emprunter les viaducs, qui rallongent la route et inspirent un sentiment d\u2019insécurité.du CP, Nathalie Casemajor prenait des photos du site pour documenter un dossier visant à inciter les élus municipaux à réclamer du CP l\u2019aménagement d\u2019un passage à niveau \u2014 semblable à celui de Boucherville \u2014 afin que les piétons et les cyclistes puissent circuler de façon sécuritaire et légale entre le Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie.Deux policiers du CP sont d\u2019ailleurs venus confirmer devant le tribunal que les clôtures qui bordent les voies ferrées étaient constamment endommagées par des piétons qui traversent les voies malgré l\u2019interdiction.Les réparations sont éphémères, car dans les heures qui suivent, des brèches réapparaissent dans la clôture, ont-ils expliqué.Une longue bataille Cela fait des années que la Ville de Montréal tente de convaincre le CP d\u2019aménager des passages à niveau, mais l\u2019entreprise ferroviaire refuse net, invoquant des enjeux de sécurité.Malgré la menace de constats d\u2019infraction, des centaines de citoyens continuent de traverser les rails chaque jour.Appelé comme témoin, le conseiller du Mile-End, Richard Ryan, a expliqué au juge le concept de «ligne de désir», expression consacrée désignant le chemin que les piétons utilisent d\u2019instinct pour se rendre du point A au point B, malgré les obstacles mis devant eux pour les en dissuader.Un décompte effectué le 10 mai 2012, dans le cadre d\u2019une étude réalisée pour le compte de la Ville, avait dé- nombré le passage de 289 piétons et de 81 cyclistes entre 7 heures et 19 heures, a-t-il relaté.L\u2019étude avait par ailleurs recommandé l\u2019aménagement de six passages à niveau le long de la ligne du CP.Le conseiller Ryan a rappelé que, en 2011, l\u2019ex-directeur général de la Ville, Louis Roquet, avait fait une demande formelle auprès du CP, mais sans succès.Le litige est maintenant devant l\u2019Office des transports du Canada, qui devra trancher.Les audiences se poursuivront le 16 mars et la défense fera entendre deux témoins experts, soit le D\"^ Patrick Morency, médecin spécialisé en santé publique, et Jean Décarie, urbaniste à la retraite de la Ville de Montréal.Le Devoir Moreau se défend d\u2019abandonner les régions ISABELLE PORTER à Québec Malgré le non-renouvellement du fonds dédié aux territoires dévitalisés, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, assure qu\u2019il ne les laisse pas tomber.Mardi, Le Journal de Montréal a révélé que le Fonds de soutien aux territoires dévitalisés (FSTD), doté de 55 millions de dollars sur neuf ans, ne serait pas renouvelé.Créée en 2005, cette enveloppe permettait de financer des initiatives de relance économique notamment.Dans la région de Thetford Mines par exemple, il a permis de revitaliser le centre-ville de Disraeli, de financer des études stratégiques.d\u2019aménager des sentiers pédestres et d\u2019ajouter de l\u2019hébergement touristique.L\u2019enveloppe reçue dans ce secteur (857 000$) a permis de financer 34 projets depuis 2010, selon la responsable du dossier à la Société de développement économique de la région (le CLD), Carole Mercier.A la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui représente les villes de région, le président, Richard Lehoux, reconnaît que la fin du programme n\u2019est pas vraiment une surprise, puisqu\u2019il arrivait à échéance cette année.«On a travaillé pour le voir continuer, mais, dans le contexte, avec toutes les coupes, il a été mis sur la glace lui aussi.» La nouvelle concernant le Fonds de soutien a eu d\u2019autant plus d\u2019impact mardi qu\u2019elle est survenue quelques jours après que le Conseil du patronat a suggéré de retirer l\u2019aide aux territoires dévitalisés contenue dans un autre programme en développement durable.Cette proposition avait par ailleurs été dénoncée par le ministre Pierre Moreau.Mardi, le Parti québécois a accusé le gouvernement d\u2019opérer «un saccage» dans les régions, associant la fin4u FSTD à l\u2019abolition des CRE (Conférence régionale des élus), les coupes dans les CLD (Centre local de développement) et les compressions de 300 millions de dollars imposées dans le pacte fiscal transitoire.Le ministre a réagi en après-midi par communiqué en réitérant «sa volonté de soutenir les municipalités dévitalisées».Il a dit qu\u2019on se méprenait sur ses «intentions» et que les régions recevraient de l\u2019aide via de nouveaux canaux, tels les programmes d\u2019infrastructure et le nouveau Fonds de développement des territoires.Or le temps presse, selon le président de la FQM, Richard Lehoux, qui réclame un «signal clair et rapide» montrant que les régions sont soutenues.M.Lehoux profite d\u2019ailleurs des consultations prébudgétaires pour réclamer l\u2019injection de nouveaux fonds dans le prochain budget Leitâo au printemps.Interrogé sur ce point précis, l\u2019attaché de presse du ministre s\u2019est refusé à tout commentaire.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OEERES Avis est donné selon lArticle 795 du Code Civil du Québec que Denise Samson Demers, résidant au 235 rue du Dauphiné, St-Lambert (Québec), est décédée le 28 octobre 2014.L'inventaire des biens est détenu aux bureau du Groupe de gestion privée Scotia (Trust Scotia) situés au 1002, Serbrooke ouest, bureau 540, Montréal (Québec), H3A 3L6 pour tins de consultation.AVIS AUX CREANCIERS DE LA FAILLITE Dans l'affaire de la faillile de : 9267-3425 QUEBEC INC.Avis est par les présentes donné que 9267-3425 QUÉBEC INC., société légalement constituée selon la Loi et ayant sa place d\u2019affaires au 260, rue Notre-Dame Ouest, à la ville et district judiciaire de Montréal, province de Québec, a déposé une proposition à ses créanciers le 5' jour de janvier 2015.En date du 26' jour de janvier 2015, ladite proposition a été refusée par les créanciers, la débitrice est dès lors, en conformité de l\u2019Article 57 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, réputée avoir fait cession de ses biens et la première assemblée des créanciers a eu lieu le 26' jour de janvier 2015.Fait à Montréal, ce 2^\" jour de janvier 2015, André Allard, CPA CA, syndic Responsable désigné André Allard & Associés Inc.1435, rue Alexandre, #900 Montréal (Qc) H3A 2G4 Tél.: (514) 282-6767 Téléc.; (514) 282-6776 CANADA PRQVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NQ: 500-12-237189-976 COUR SUPÉRIEURE NICOLE VALOIS Demanderesse c.ALAIN BERTRAND Défendeur PAR ORDRE DU TRIBUNAL: La demanderesse avise le défendeur qu'elle a déposé au greffe de la Cour Supérieure, du district de Montréal, une requête en annulation de pension alimentaire.Une copie de cette requête et de l'avis au défendeur a été laissée à l'intention du défendeur, au greffe du tribunal, au Palais de justice de Montréal situé au 1, Notre-Dame Est, Montréal.Le défendeur est requis de produire une comparution écrite, dans un délai de trente (30) jours de cette publication au greffe du tribunal, au Palais de justice de Montréal.A défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre lui-sans autre avis dès l'expiration de ce délai.Si le défendeur comparaît, la requête en annulation d'une pension alimentaire sera présentée devant le tribunal le 19 mars 2015 à 9h00, en salle 2.17 du Palais de justice de Montréal, et le tribunal pourra, à cette date, procéder à l'audition de la cause.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Montréal, le 28 janvier 2015 (s)ANNIEQUELLETTE GREFFIÉREADJQINTE Me Jean Roberge 4305, Autoroute des Laurenti-des.Laval (Québec) H7L 5W5 PRQCUREUR DE LA DEMANDERESSE AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE DES CREANCIERS (Article 102(4)) DANS L'AFFAIRE DES FAILLITES DE .9118-5256 Québec Inc.Les Soins Aktouf Inc.7-3285, bouL Gaétan-\t5602, rue du Condor, Boucher, Longueuil, DANS\tBrossard, DANS LA LA PROVINCE DE QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC Avis est par les présentes donné que la faillite de 9118-5256 Québec Inc.est survenue le 27' jour de janvier 2015 et que Ginsberg, Gingras S Associés inc.a été nommée syndic à l\u2019actif de la faillie par le Séquestre Officiel, sous réserve de la confirmation par les créanciers de sa nomination ou sous réserve de la nomination par ceux-ci d\u2019un syndic de remplacement.La première assemblée des créanciers de la faillie sera tenue le 16 février 2015 llhQO au bureau de le séquestre officiel situé au 1155.rue Metcalfe, bureau 1071.Montréal.Québec.Avis est par [es présentes donné que la faillite de Les Soins Aktouf Inc.est survenue le 2Sf\u2018 jour de janvier 2015 et que Ginsberg, Gingras & Associés inc.a été nommée syndic à l'actif de la faillie par le Séquestre Officiel, sous réserve dé la confirmation par les créanciers de sa nomination ou sous réserve de la nomination par ceux-ci d'un syndic de remplacement.La première assemblée des créanciers de la faillie sera tenue le 2J février 2015 à llhOQà notre bureau situé au 1001.boul MaLsonneuve est, suite 525.Montréal.Québec.Signé à St- Jérôme, ce 30\u2019 jour de janvier 2015.TANIA DAMER, CIRP, Syndic 55, rue Castonguay, local 101 Saint-Jérôme (Québec) J7Y 2H9 Téléphone (450) 432-3563 Sans frais : (877) 356-3563 Télécopieur (450) 432-6358 Redrïutment «I ïSirtéfiiiînciè^* Syndics de faillite, professionnels de la réorganisation GATINEAU \u2022 MONTREAL \u2022 OTTAWA VERDUN \u2022 QUÉBEC \u2022 RIMOU5KI \u2022 ST-JÉRÔME AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Communauté métropolitaine de Montréal AVIS PUBLIC SÉANCES PUBLIQUES DE CONSULTATION SUR LE SUIVI DE L\u2019APPLICATION DE LA RÉGLEMENTATION MÉTROPOLITAINE SUR L\u2019ASSAINISSEMENT DES EAUX La Commission de l\u2019environnement de la Communauté métropolitaine de Montréal tiendra des séances publiques de consultation concernant le suivi de l\u2019application de la réglementation métropolitaine sur l\u2019assainissement des eaux aux dates et aux heures suivantes : Le mardi 10 février 2015 de 10 h 30 à 12 h 00 Le mardi 10 février 2015 de 13 h 30 à 16 h 00 Le vendredi 13 février 2015 de 10 h 00 à 12 h 00 Ces séances se tiendront au siège de la Communauté situé au 1002, rue Sherbrooke Ouest, salle 2410, à Montréal.La Commission entendra les intervenants ayant déposé un mémoire et manifesté leur intention de le présenter.De même, la Commission entendra les intervenants ayant exprimé dans le délai fixé le souhait d\u2019émettre leurs commentaires de façon verbale.Toute autre personne pourra s\u2019inscrire dans les 15 minutes précédant une séance publique pour être entendue par la Commission lors de la période d\u2019interventions qui se tiendra à la fin de la séance.L'information concernant cette consultation peut être obtenue en contactant le Service de l\u2019environnement de la Communauté au numéro 514 350-2591.Le secrétaire de la Communauté, Claude Séguin, avocat Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard, Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi M; 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdeviledevoir.com Sur internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-pubiics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appeis-d-offres AVIS AUX CREANCIERS DE LA FAILLITE Duns l'affaire de lo faillite de : 9207-6348 QUEBEC me.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9207-6348 QUÉBEC INC., société légalement constituée selon la Loi et ayant fait affaires au 172, rue Dorîon, dans la ville de St-Eustache (Québec), est survenue le 27' jour de janvier 2015 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16\u2019 jour de février 2015 à iiboo, au bureau du syndic situé au 1435, rue St-Alexandre, bureau 900 à Montréal (Québec).Fait à Montréal, ce 3\u201clourde février2035.André Allard, CPA, CA syndic Responsable désigné André Allard & Associés Inc.Smu/n's ftp f'cnllup 1435, rue St-Alexandre, #900 Montréal (Qc) H3A2G4 Tél.; (514) 282-6767 Téléc.: (514) 2S2-6776 ¦^MG HUISSIERS DE JUSTICE 750-22-006101-145 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem.c.4488156 CANADA INC.déf.Vente par huissier le 17 février 2015 à 12h30 au 3280 des Quatre-Saisons, St-Hubert (Québec) Remorque Idéal Cargo fermée, etc.tels quels.ARGENT COMPTANT, CHÈQUE VISÉ, S.Trudel QTMG, Huissiers de justice (514-257-8000) HUISSIERS DE JUSTICE 700-22-030608-1447700-22-031732-141 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem.c.7966768 CANADA INC.déf Vente par huissier le 17 février 2015 à lOhOO au 5964 Alexandre, Brossard (Québec) Honda Civic, Camionnette Lord E250, etc.tels quels.ARGENT COMPTANT, CHÈQUE VISÉ, S.Tmdel QTMG, Huissiers de justice 614-257-8000) AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : 2644-6286 QUÉBEC INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de 2644-6236 QUÉBEC INC., 386, Place de L\u2019Épervière, Ste-Julie, Québec, J3E 2W1.Canada, est survenue le 19* jour de janvier 2015, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9* jour de février 2015 à 9:00 heures, au Bureau du syndic - Montréal, 1290, rue St-Denis, bureau 802, Montréal, Québec, Daté à Montréal, Québec 23\u2019 pur de janvier 2015.Guylaine Houle, Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC., Syndic 1290, rue Saint-Denis Bureau 802 Montréal (QC) H2X3J7 Tél.: (514) 282-8667 Téléc.: (514) 282-9667 18544 ^ LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 EEVRIER 2015 A 5 ACTUALITES REFORMES BARRETTE TVansparence et collaboration, demande le Collège des médecins AMELIE DAOUST-BOISVERT Le Collège des médecins presse le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de dévoiler l\u2019ensemble des réformes qu\u2019il envisage pour le réseau de la santé.En conférence de presse mardi, l\u2019ordre professionnel a demandé à Québec de faire preuve de transparence, sans quoi le système de santé et les patients risquent d\u2019en subir les conséquences.«On veut connaître tous les éléments du casse-tête, car c\u2019est dans les détails que se trouve le diable, dit le secrétaire du Collège, le Yves Robert.S\u2019il y a un plan, on doit le connaître.S\u2019il n\u2019y en a pas, on est d\u2019autant plus inquiets.» Concrètement, les détails des projets de loi 10 et 20 ne seront connus qu\u2019une fois les règlements rendus publics.De plus, d\u2019autres projets de loi pourraient être déposés sous peu.Dans ce contexte, seul le ministre de la Santé possède un véritable portrait d\u2019ensemble, déplore le Collège.«Le diagnostic [sur l\u2019accessibilité difficile] reste excellent.Mais il faut avoir un objectif commun et s\u2019asseoir, ce n\u2019est pas par un comportement guerrier qu\u2019on va régler le problème», renchérit le président, le D*^ Charles Bernard, déplorant le climat d\u2019affrontement actuel.Le traitement-choc des projets de loi 10, 20 et 28 comporte de grands risques d\u2019échec, ajoute-t-il.«L\u2019échéan- cier imposé est très serré, écrit le Collège dans un document rendu public mardi.Les risques de dérapage sont grands», et le Collège s\u2019inquiète, dans ce contexte, pour la «qualité et la sécurité des soins».Prenant l\u2019exemple du Dossier santé Québec (DSQ), qui tarde toujours à être implanté partout, le D*^ Bernard reproche au gouvernement de «faire une réforme majeure sans réaliser ce qui se trouve déjà sur le feu».«Quand on tire sur une ficelle, on peut avoir des effets inattendus et pervers parce que le système de santé est complexe, ajoute-t-il.Je ne peux pas prévoir les effets du projet de loi 20 sur l\u2019accès, car je ne connais pas les règlements.» Le CMQ, qui se félicite d\u2019avoir collaboré à un plus grand partage des responsabilités avec les autres professionnels de la santé, est même prêt à accélérer la cadence en ce sens si nécessaire.Les médecins doivent assumer une partie du blâme pour les problèmes d\u2019accès, concède le Collège, mais la profession médicale «n\u2019estpas l\u2019unique responsable».Il faut aussi pointer «des effets pervers de décisions gouvernementales, des mesures incitatives adoptées de bonne foi mais mal appliquées [.] et des problèmes d\u2019organisation de services ou des directives bureaucratiques mal planifiées».Le Devoir Pratique sur la procréation assistée En ce qui concerne la procréation médicalement assistée (PMA), le gouvernement fait l\u2019erreur de se mêler de trop près des normes de meilleure pratique médicale, une compétence qui relève du Collège des médecins.Le projet de loi 20, en plus de mettre fin à la couverture publique universelle, réglemente l\u2019accès.«Les normes de pratiques devraient être laissées au Collège», tranche son secrétaire, le D*^ Yves Robert.Il craint par exemple que le projet de loi, qui favorise rutilisation de la stimulation ovarienne avant la fécondation in vitro, n\u2019entraîne une recrudescence des grossesses multiples qu\u2019on a justement réussi à diminuer.«Eya risque de conflit juridique et déontologique, avertit-il.Ui technologie est en évolution constante et on ne peut changer une loi constamment pour s\u2019y ajuster.» Le CMQ adoptera, probablement au printemps, un guide de pratique sur la procréation assistée.Aussi, alors que Québec n\u2019a jamais mis un tel outil en place, le Collège, en collaboration avec les cliniques de fertilité, mettra un registre en place.Ce registre permettra de surveiller les activités de procréation assistée et leurs impacts sur les mères et les enfants issus de ces techniques.Le NPD devra rembourser 2,7 millions Soixante-huit députés du Nouveau Parti démocratique (NPD) devront rembourser 2,7 millions de dollars à titre de dépenses personnelles pour avoir utilisé des fonds publics de manière inappropriée, a indiqué le Bureau de régie interne de la Chambre des communes, mardi, par voie de communiqué.Bureau a conclu en août que certains députés du NPD ont incorrectement utilisé leur budget parlementaire pour payer les salaires d\u2019employés ayant travaillé dans des «bureaux satellites» situés à l\u2019extérieur d\u2019Ottawa.Le montant à rembourser n\u2019avait pas été précisé.Le NPD s\u2019est toujours défendu d\u2019avoir agi illégalement, soulignant que les employés des bureaux régionaux n\u2019ont fait que du travail parlementaire.Le parti n\u2019a pas réagi mardi soir.Le Devoir La STM offrira la recharge à domicile de la carte OPUS Dans le but de réduire les files d\u2019attente qui se multiplient devant ses guichets au début de chaque mois, la Société de transport de Montréal (STM) permettra prochainement aux usagers de recharger leur carte OPUS à la maison, à partir de leur ordinateur personnel.Un projet-pilote a déjà donné «de bons résultats» l\u2019an dernier, a indiqué mardi le président de la STM, Philippe Schnobb, sur les ondes d\u2019ICI Radio-Canada Première.D\u2019ici l\u2019été, des appareils permettant d\u2019effectuer la recharge mensuelle seront mis en vente.Ils seront offerts à un coût maximal de 15$ et livrés par la poste, a précisé M.Schnobb.La STM souhaite effectuer davantage de tests avant de procéder au déploiement du système à grande échelle.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 PROJET DE LOI 10 L\u2019opposition et le milieu de la santé s\u2019insurgent contre un possible bâillon KARL RETTINO-PARAZELLI La perspective d\u2019un projet de loi 10 adopté sous bâillon scandalise les partis d\u2019opposition et la plupart des intervenants du milieu de la santé.Les uns et les autres jugent inacceptable que la réforme proposée soit adoptée dans l\u2019urgence, en contournant le processus démocratique.Prudent, le gouvernement refuse d\u2019ouvrir son jeu, mais déplore ouvertement la lenteur des travaux effectués en commission parlementaire.Mardi, ni le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ni le premier ministre, Philippe Couillard, n\u2019ont voulu confirmer les informations voulant que le projet de loi 10, qui prévoit une réforme en profondeur du réseau de la santé, soit adopté dès vendredi, c\u2019est-à-dire avant la rentrée parlementaire prévue mardi prochain.«Je vois la commission parlementaire se poursuivre.On la suit avec attention.[.] On supprime un niveau intermédiaire de gestion pour redonner de l\u2019argent pour les soins aux patients.Je n\u2019ai pas d\u2019autres commentaires pour l\u2019instant», a dit M.Couillard, n\u2019excluant aucune option.Le ministre Barrette reproche depuis des semaines à l\u2019opposition péquiste de ralentir l\u2019étude du projet de loi et en a rajouté mardi.«Je considère qu\u2019on fait du surplace, a-t-il dit lors d\u2019un d\u2019impromptu de presse.On est rendu à plus de 70 heures de débat parlementaire et on est rendu à l\u2019article 4 [sur 165].» Le ministre souhaite mettre I JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Gaétan Barrette reproche depuis des semaines à l\u2019opposition péquiste de ralentir l\u2019étude du projet de loi.en œuvre sa réforme le 1®*^ avril et espère réaliser des économies de 220 millions de dollars grâce à l\u2019abolition de centaines de postes de cadres et la diminution du nombre d\u2019établissements dans le réseau.L\u2019adoption du projet de loi 10 est par ailleurs importante pour le gouvernement puisqu\u2019elle doit précéder celle du projet de loi 20.Celui-ci prévoit notamment l\u2019imposition de quotas de patients aux médecins de famille.Manœuvre dénoncée L\u2019opposition péquiste accuse le ministre Barrette de vouloir mettre fin aux débats pour imposer ses idées.Selon la porte- parole du Parti québécois en matière de santé, Diane Lamarre, M.Barrette se trompe de cible.«Il passe des demi-heures à vilipender notre façon de poser les questions ou la nature de la question.On veut des réponses.On veut des réponses au nom de la population», a-t-elle fait valoir.Du côté de la Coalition avenir Québec, le député Erançois Paradis s\u2019interroge sur les façons de faire du PQ, mais dénonce malgré tout le gouvernement Couillard.«On n\u2019est assurément pas dans un processus démocratique, d\u2019autant plus qu\u2019il y a encore beaucoup de chemin à faire», a-t-il affirmé.«Le projet de loi 10 aura trop de répercussions sur les 270 000 employés du réseau de la santé pour qu\u2019on puisse l\u2019adopter sans débat de fond», a ajouté la porte-parole parlementaire de Québec solidaire (QS), Erançoise David.Au sein du nfilieu de la santé, l\u2019indignation est quasi généralisée.«Est-ce que ce sera dorénavant la façon de fonctionner de ce gouvernement?», s\u2019est demandé le président de la Eédération des médecins omnipraticiens du Québec, Louis Godin.«C\u2019est excessivement préoccupant.» La Eédération des médecins spécialistes du Québec s\u2019est gardée de commenter les rumeurs, mais sa présidente, Diane Francœur, ne s\u2019est pas dite surprise par la manœuvre envisagée par les libéraux.«Imposer semble être leur mot d\u2019ordre», a-t-elle noté.Le Collège des médecins se demande quant à lui si les réformes «à la pièce» du gouvernement sont guidées par un «plan d\u2019ensemble».«S\u2019il existe, il y aurait un intérêt pour tout le monde de le connaître pour savoir où on s\u2019en va.[.] S\u2019il n\u2019existe pas, on est encore plus inquiets parce qu\u2019on ne sait pas dans quoi ça s\u2019inscrit», a indiqué son président-directeur général, Charles Bernard.Le son de cloche est quelque peu différent du côté de l\u2019Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux, qui constate que «le réseau public s\u2019essouffle dangereusement».«Le moins longtemps on restera dans l\u2019ignorance, le mieux ce sera pour tous», a déclaré la directrice générée, Carole Trempe.Avec La Presse canadienne Le Devoir PORTES OUVERTES UNIVERSITE LAVAL \u2022 Samedi 7 février 2015 \u2022 lOh à 16h Donateurs 2010-2015 \u2022 Coop Zone \u2022 Fondation Famille Choquette \u2022 Fondation J.A.DeSève \u2022 Fonds de bourses Marc-J.-Trudel de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation \u2022 Fonds Haïti - Sœurs de la Charité de Québec» Hydro-Québec \u2022 La Capitale groupe financier \u2022 La Fondation de l'Université Laval \u2022 L'Association des diplômés de l'Université Laval \u2022 L'Industrielle Alliance» Madame Charline Gilbert » Madame Esther Gilbert » Monsieur Marcel Bérubé» Monsieur Denis Briére» Monsieur François Côté» Monsieur Fernand Lalonde» Monsieur LouisLavoie» Monsieur Jean-Guy Paquet » Monsieur Jean Raby» Monsieur Jacques Tanguay» Province du Canada Fil les de Jésus» R.Howard Webster Foundation » Sentinel gestion immobilière » Sodexo » Succession Rose-Talbot » Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval » Telus Le Programme de bourses de leadership et de développement durable; cinq ans déjà! Boursiers 2010-2011 \u2022 Bertrand Alcindor \u2022 Valérie Allard \u2022 Louidger André \u2022 Daniel April \u2022 Wilfrid Azarre \u2022 Corentin Ouédja Batabe \u2022 Frédéric Beaulieu \u2022 Flavien Bekaka Lekebem \u2022 Myléne Benoit \u2022 Samuel Bernier-Lavigne \u2022 Maxime Bérubé \u2022 Allatan Beti Kolossoum \u2022 Godefroid Bingani Kambuya \u2022 Charles Boissonneault \u2022 Abbas Boubehrezh \u2022 Olivier Cantin \u2022 Joanie Châteauvert \u2022\tMarilyse Cournoyer \u2022 Stephanie Delli Colli \u2022 Bethany Deshpande \u2022 Nafi Dicko-Raynauld \u2022 Julien Domingue \u2022 Francis Donati-Daoust \u2022 Marc-Emmanuel Dorcin \u2022 Amilie Dorval \u2022 Jean-Michel Dussault \u2022 Roxane Fortin Décompté \u2022 Louis Frenette-Nolin \u2022 François Olivier Gagnon-Flébert \u2022 Patrick Giguére \u2022 Pierre-Olivier Girard \u2022 Élisa Gouin \u2022 Sophie Jalbert \u2022 Jean-Philippe Laliberté \u2022 Gabriel Marcoux-Chabot \u2022 Kouao Médard Bouazi \u2022 André Muneza \u2022 Zana Yaya Ouattara \u2022 Michael Paquette \u2022 Vincent Picher-Martel \u2022 Anne-Christine Poulin \u2022 Maxime Poulin \u2022 Gabrielle Pratte \u2022\tBruno Prud'homme \u2022 Lizam Faravololona Rakotovao Raketakandriana \u2022 Alexandre Ruel-Bourassa \u2022 Marie-Pier St-Laurent \u2022 Karine Trépanier \u2022 Mathieu Turcotte \u2022 Valérie Turmel \u2022 Boursiers 2011-2012 \u2022 Louidger André \u2022 Wilfrid Azarre \u2022 Arash Bahremand \u2022 Demba Balde \u2022 Olivia Beaulieu-Denault \u2022 Tommy Bélisie \u2022 Victor Amadeus Béliveau-Beaulac \u2022 Mbea Bell \u2022 François Bernard-Sévigny \u2022 Etienne Bernier-Côté \u2022 Alexandra Boilard \u2022 Andréanne Boileau Thibault \u2022 Catherine Bolduc Parent \u2022 Geoffroy Boucher \u2022 Sarah Boudreau Turpin \u2022 Anne-Julie Bussiéres-Cloutier \u2022 Paul-Antoine Cardin \u2022 Simon Carrothers \u2022 Estiven Castillo-Redondo \u2022 Sarah Chahine \u2022 Aurélie Charpentier \u2022 Jessica Cloutier \u2022 Manuela Comte \u2022 Valérie Coveney \u2022 Maithé Cyr-Morin \u2022\tArnaud Desbiens \u2022 Crystal Deschambault \u2022 Marc- \u2022\tMaxime Dubé \u2022 Maude Marie Isa Duchemin \u2022 David Gallant \u2022 Simon Gauthier Brochu \u2022 Valérie Flachey \u2022 Régine Jean \u2022 Toshinori Kawaguchi \u2022 Maryan Laçasse Lemieux-Legendre \u2022 Ariane Lessard \u2022 Roxanne Létourneau Martin-Fortier \u2022 Nafissa Panga \u2022 Anne Pelletier \u2022 Simon Proulx \u2022 Sophie Robichaud \u2022 François Robitaille \u2022 Alexander Skinner \u2022 Sylviane St-Louis \u2022 Maude Jacob \u2022\tJulie Verret-Chalifour \u2022 Magalie Vézina \u2022 Philippe Voghel-Sarah Allard-Lamontagne \u2022 Fred M.Amouzou-Akue \u2022 \u2022\tJade Kim Beltran \u2022 Gabrielle Bergeron \u2022 Marie-Ève Bernier \u2022 Amy Bernier-Desmarais \u2022 Amani Bitenyo \u2022 Émile Carrier \u2022 Ariane Gayer \u2022 Lautie Cenadin \u2022 Sait Nicholas Clermont \u2022 Karl Demers-Belanger \u2022 Andréa Dhawotal \u2022 Nafi Dicko-Raynauld \u2022 Widlyn Dornevil \u2022 Laura Michel Dussault \u2022 Soukaina Essé \u2022 Marne Ndieme Paye \u2022 \u2022\tPierre-Louis Gagnon \u2022 Maria Belen Gallardo Rivas \u2022 Arnaud Fabrice Goue \u2022 Jordan Grigor \u2022 Ndeye Gninde Flalimatou Ousmane Issoufou \u2022 Jordane Labrie \u2022 Mathieu Dominique Lambert \u2022 Cassandre Lambert-Pellerin \u2022 Jérémie Lebel \u2022 Marie Line Leblanc \u2022 Sévrine Leclerc \u2022 Lokonon \u2022 Olivier Jannini \u2022 Élyse Jobin \u2022 Josianne Lavoie-Louisert \u2022 Paul Gerald Louisert \u2022 Andréanne Lupien \u2022 Maltais \u2022 Stéphanie Maltais \u2022 Jeanne Sophie Martin \u2022 Tidiane Ndiaye \u2022 Anselme Nirere \u2022 Charles-Olivier Pellicano \u2022 Maxime Pharand \u2022 Joanie Plamondon \u2022 Camille Provencher \u2022 Pascale Saindon \u2022 Tatiana Morel Samo Canne Singhe \u2022 Katherine Tanaka \u2022 Thierry Ghislain A.Thibault-Bernier \u2022 Thi Can Tho Pham \u2022 Marilyne Tremblay 1 programme unique au Canada 27 donateurs visionnaires 437 étudiants inspirants 34 pays représentés 1 société qui grandit Stéphanie Verriest \u2022 Anne-Marie Vézina \u2022 Marie Vézina Alejandro Aguilar-Beauregard \u2022 Fred M.Amouzou-Akue \u2022 Aziza Catherine Bélanger Pâquet \u2022 Laurence Bissonnet \u2022 Arnaud Blancquaert \u2022 Elise Bouchard \u2022 Cenadin \u2022 Valériane Champagne-Saint-Arnaud \u2022 Jeanne Couture \u2022 Natasha Dargis \u2022 Frantz Desroches \u2022 Sarani Diatta \u2022 Yao Louis-Flervé Dibi \u2022 Dinh Nguyen Minh Doan \u2022 Maxime Drolet Anais Gaada \u2022 François Olivier Gagnon-Flébert \u2022 Étienne Gauthier \u2022 Alexandre Génois ¦ Emmanuel Dorcin \u2022 Jean-Guerby Dorimain \u2022 Amilie Dorval Emond \u2022 Catherine Fortier \u2022 Sandra Fournier \u2022 Anakim Marie-Claire Flarvey \u2022 Kether Flayden \u2022 Chelsea Flerdman \u2022 \u2022\tCaroline Laroche Lortie \u2022 Marianne Legault \u2022 Mireille \u2022\tMiléne Rachel E.Lokrou \u2022 Aurélie Mailhac \u2022 Gabrielle Pelletier \u2022 Vickie Plourde \u2022 Jean-Pascal Poirier \u2022 Philip Guillaume Sanier \u2022 Jérôme Santerre \u2022 Marc Savadogo \u2022 Tardif \u2022 Thomas Thibault \u2022 Jessie Thibeault \u2022 Miguel Trottier Robert \u2022 Arsène Zongo \u2022 Boursiers 2012-2013 \u2022 Myriam-Marika Alary-Vanasse \u2022 Marilyn Bariault \u2022 Nabil Bouazzaoui Bergeron \u2022 Andréa Bergeron-Ouellet \u2022 Marie-Fléléne Alexandre Boily \u2022 Claudie Bouchard \u2022 Aurélie Boutet \u2022 Chaabane \u2022 Sabrina Chaoui \u2022 Léa Chastenay-Joseph \u2022 Deschênes \u2022 Alexandre Deschênes-Dénommé \u2022 Diksha Doyon \u2022 Sophie Dubé-Chavanel \u2022 Joelle Dufour \u2022 Jean-Marie-Eve Fortier \u2022 Sandra Fournier \u2022 Frédérique Francoeur Marie-Soleil Gasse Gagné \u2022 Manama Abdou Goubé \u2022 Gueye \u2022 Frédéric Jobin \u2022 Nathalie Joli \u2022 Gabriel Joyal \u2022 Lafantaisie \u2022 Marie-Claude Laffitte \u2022 Vanessa Laforge \u2022 Jade Larivière \u2022 Sophie Laughrea \u2022 Charles-Éric Lavery \u2022 Sunny Lefebvre \u2022 Alexandre Lemieux \u2022 Flontongnon Félix Jalbert \u2022 Guillaume Lorquet \u2022 Bruno Lortie \u2022 Isaac Angelo Charly Makitu Kivuvu \u2022 Catherine Maisonneuve \u2022 Caroline Jeruscha Vasti Michel \u2022 Rosenildes Nascimento Da Luz \u2022 Normandeau \u2022 Deo Onda \u2022 Amina Othmani \u2022 Charlotte Proulx \u2022 Maureen Roberge \u2022 Jessica Ruel-Laliberté \u2022 Yves Tcheeko \u2022 Marie-Laurence Samson \u2022 Moritz Schmid \u2022 Inès Tapsoba \u2022 Isabelle Tardif \u2022 Marie-Ange Therrien \u2022 Vincent \u2022 William Tremblay \u2022 Émilie Turmel \u2022 Joanie Vaillancourt \u2022 Boursiers 2013-2014 \u2022 Djedje Sylvain Agnero \u2022 Diego-Amri \u2022 Daniel April \u2022 David-Roy Banville \u2022 Pasquale Basso Trujillo \u2022 \u2022 Pascal Bourgault \u2022 Étienne Camiré \u2022 Vincent Carrier \u2022 Fred-Shéro Marilou Des Roberts \u2022 Jean Junior Desrisier \u2022 Geneviève Maude-Nancy Durette \u2022 Mélanie Evrard \u2022 Diene Paye \u2022 Aleck Jean-Nicolas Bouchard Delice \u2022 Geneviève Derome David Drouin \u2022 Vincent Duguay Esther Gilbert \u2022 Stepan Gorgutsa \u2022 Élisa Gouin \u2022 Xavier Flegetschweiler \u2022 Grevisse llumbu M'pal Joly \u2022 Vladimir Joseph \u2022 Deepak Kumar Jha \u2022 Samuel Labbé \u2022 Myriam Labelle \u2022 Mèryem Labidi \u2022 Charlotte Lafleur \u2022 Frédéric Lafond \u2022 Marc-Antoine Langevin \u2022 Alexandra Lapointe \u2022 Frédérique Latraverse \u2022 Audrey Ann Lavoie \u2022 Pierre-André Lebeuf \u2022 Anne-Sophie Lecomte \u2022 Lisa Lefevre \u2022 Laurence Letarte \u2022 Dominic Lizée-Prynne \u2022 Xavier Lyonnais \u2022 Annie Laurence Mapondjou \u2022 Antoine Maranda \u2022 Gabriel Marcoux-Chabot \u2022 Nicolas Morin \u2022 Ali Mahmoodi Motlagh \u2022 Ousmane Ndiaye \u2022 Sylvie Nicolas \u2022 Jéréon Claude Ntibabaza Nigene \u2022 Francis Ouellet \u2022 Mélissa Paradis \u2022 Jean Renaud Pierre Louis \u2022 Simon Philibert \u2022 Nadia Picot \u2022 Guilherme Pineschi de Mello \u2022 Sébastien Poirier \u2022 Debby Quevillon Charbonneau \u2022 Marion Racine \u2022 Marie-Laurence Rancourt \u2022 Arielle Roy-Petitclerc \u2022 Nasha Saint-Fleur \u2022 Audrey Samson \u2022 Alexandre Saulnier-Marceau \u2022 Virginie Savard \u2022 Faune St-Onge Dostie \u2022 Edouard Olivier Tagakou Tsinkou \u2022 Flarenae Patricia Tahirindray \u2022 Madina Tall \u2022 Thierry Ghislain A.Tapsoba \u2022 Éric Tchindongo \u2022 Julia Tétrault-Provencher \u2022 Sarah-Anne Têtu \u2022 Éve Thibault \u2022 Yaovi Djivénou Tomety \u2022 Davoud Torkamaneh \u2022 Martine Toussaint \u2022 Simon-Claude Toutant \u2022 Alex Tremblay \u2022 Marianne Tremblay \u2022 Vincent Tremblay \u2022 Cynthia Turcotte \u2022 Béatrice Turcotte-Ouellet \u2022 Félix Veillette \u2022 Louis Villeneuve \u2022 Boursiers 2014-2015 \u2022 Thiburs Agbahoungbata \u2022 Rose Esther Alee \u2022 Andry Antenaina Andrianjanaka \u2022 Mathieu Arvisais \u2022 Sara Imane Atif \u2022 Wilfrid Azarre \u2022 Marie Baron \u2022 Jean-René Beauchemin \u2022 Marie Beaudin \u2022 Anne-Julie Beaulieu \u2022 Simon Beaulieu \u2022 François Bédard \u2022 Victor Bélanger-Garnier \u2022 Elza Beldor \u2022 David Bergeron \u2022 Catherine Bonneau \u2022 Joanie Brouillette \u2022 Mélina Cardinal-Bradette \u2022 Virginie Chantal-Bossut \u2022 Léa Clermont-Dion \u2022 Laury Coderre \u2022 Laurence Côté \u2022 Gabriel Cyr \u2022 François Coulombe \u2022 Sarah Desaulniers \u2022 Maggy Desrochers \u2022 Sizwe Dhlamini \u2022 Tamsir Ousmane Diagne \u2022 Anabelle Dubé \u2022 Samuel Dutil-Belley \u2022 Stefan Edberg Finisse \u2022 Samuel C.Fleury \u2022 Fabiola Forteza \u2022 Stéphanie Fortier Pereira \u2022 Luca Fortin \u2022 Steeven Fortin \u2022 Cari Julian Fortunat \u2022 Jane Gagné \u2022 Cindy Gagnon \u2022 Charlotte Gagnon-Ferembach \u2022 Raphael Gagnon-Paradis \u2022 Marie-Andrée Godin \u2022 Margaux Gourdal \u2022 Anik Quay \u2022\tBiaise Kuate Kamga \u2022 Suzy Stephanie Kemayou \u2022 Ghita Kettani \u2022 Fariba Khodayar \u2022 Josiane Langlois \u2022 Jean-Samuel Lapointe \u2022 Simon Lavoie-Pérusse \u2022 Elliot-Anthony Lawless \u2022 Anne Shirley LeBel \u2022 Alexandre Leclerc \u2022 Elodie Leclerc \u2022 Tanya Lécuyer \u2022 Marianne Legault \u2022 Geneviève Lemieux \u2022 Olivier Lemieux \u2022 Marie-Philipe Lévesque \u2022 Kim Mantha \u2022 Félix Marois \u2022 Sarah-Jane Marois \u2022 Erick Matezo-Ngoma \u2022 Marie-Christine Mathieu \u2022 Cari Mayotte \u2022 Thomas Michaud-Baeyens \u2022 Vincent Michaud-Belleau \u2022 Clara Morrissette-Boileau \u2022 Adam Moussa \u2022 Lény Painchaud \u2022 Andrea Panagakis \u2022 Anne Payer \u2022 Marc-André Pellerin \u2022 Sarah Pelletier-de Rico \u2022 Flubert Pelletier-Picard \u2022 Julie Picard \u2022 Andrée-Anne Plourde \u2022 Guillaume Plourde \u2022 Caroline Pomerleau \u2022 Valérie Potvin \u2022 Laurence Pouliot \u2022 Camille Provençal-Aubé \u2022 Stéphanie Renauld \u2022 Maude Rodrigue \u2022 Jessica Ruel-Laliberté \u2022 Anned-Linz Senadin \u2022 Frieda Shyengo \u2022 Laurence St-Jean \u2022 Émilie St-Pierre Demers \u2022 Clara St-Pierre Lamy \u2022 Théodore Takou \u2022 Camille Thériault-Marois \u2022 Camille Tougas \u2022 Simon-Pierre Tremblay \u2022 Marie-Pier B.Tremblay \u2022 Gabrielle Turcotte \u2022\tIsabelle Turcotte \u2022 Diane Tuyishimire \u2022 Marie-Michèle Vachon \u2022 Mamadou Yauck \u2022 Claudelle Yougang \u2022 Sabrina Zouaghi ulavaI.ca/PBLDD UNIVERSITÉ lAVAL Ville de Québec A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI EEVRIER 2015 EDITORIAL CODERRE ET COUILLARD A L\u2019INTERNATIONAL Dur contraste À Paris, lundi, après avoir rencontré le président français, Denis Coderre s\u2019est recueilli sur les lieux des massacres de Charlie Hebdo et du magasin Hyper Cacher.Il a aussi annoncé la tenue d\u2019un sommet, à Montréal, sur le «vivre-ensemble».Le maire de la métropole s\u2019est comporté comme un premier ministre du Québec.Cela contraste avec Philippe Couillard, qui, en 10 mois, non seulement s\u2019est montré peu habile sur la scène internationale, mais a cherché à ratatiner la présence du Québec.A 'K ,1 Antoine ROBIiaiLLE près les attentats de Charlie Hebdo, «il était important pour nous de venir directement dire toute notre amitié et notre solidarité», a affirmé Denis Coderre, lundi, dans la capitale française.La visite du maire de Montréal met cruellement en relief l\u2019absence de geste fort de la part du premier ministre Couillard.Notamment lors de la marche historique du 11 janvier, organisée en réplique aux terribles attentats.Le chef du gouvernement du Québec \u2014 lui-même un citoyen français \u2014 n\u2019a pas daigné se rendre à Paris.Pis encore : quelques jours plus t^d, il était en sol européen, à Londres, Davos.et Bruxelles ! À moins d\u2019une heiue et demie en train de Paris, il n\u2019a pas cru bon d\u2019aller y exprimer la solidarité des Québécois (peut-être craignait-il d\u2019aborder son sujet «préféré», la laïcité?).M.Coderre aura en quelque sorte sauvé l\u2019honneur du Québec.Il faut l\u2019en remercier.On aurait dit que François Hollande, par ses manières extrêmement chaleureuses à l\u2019égard du premier magistrat de Montréal, a voulu le souligner.Sous ses airs «faussement candides», le chef de l\u2019État français «ne laisse rien au hasard», répètent les observateurs.En visite dans notre Dominion, en novembre, n\u2019avait-il pas glissé le nom de Champlain dans son discours prononcé à Ottawa, alors que le gouvernement Harper comptait débaptiser le pont?M.Couillard, lui, s\u2019était montré indifférent à cet outrage évident à l\u2019histoire, dans la métropole.La décision «appartient au gouvernement fédéral», avait-il opiné ! Cette dernière phrase contient peut-être la cause de plusieurs carences et maladresses de Philippe Couillard : l\u2019international, c\u2019est, au fond, l\u2019affaire d\u2019Ottawa.Dans son discours inaugural du 21 mai, poiutant, il s\u2019était bel et bien engagé à «développer les relations internationales du Québec en répétant [.] que ce qui est de compétence québécoise ici l\u2019est aussi partout».Il avait souligné «la relation profonde, spéciale, qui nous lie à la République française».Depuis huit mois, M.Couillard, en ces matières, se comporte plus comme un citoyen du monde que comme le premier représentant de la nation québécoise.Serait-il le premier premier ministre postnational du Québec?Jean Charest, lui, avait su utiliser les relations internationales poiu se montrer nationaliste et un ardent promoteur de la relation privilégiée avec la France.À l\u2019inverse, M.Couillard a froissé le gouvernement français en remettant en question de manière unilatérale, sans avertissement, un traité international (l\u2019accord Québec-France siu les étudiants universitaires).Au reste, M.Couillard a à son passif son discours unilingue en Islande, pour lequel il s\u2019est justifié d\u2019une manière inqualifiable : «Tout le monde sait que le Québec est francophone.» Non, justement.Et ce fait fondateiu, le premier représentant du Québec devrait le rappeler partout.Depuis son arrivée à la tête du gouvernement, le ministère des Relations internationales subit compressions siu compressions.Des biueaux et antennes du Québec à Moscou, Santiago etTaïpei \u2014 ouverts diuant l\u2019ère Charest\u2014ont été fermés en juin.Tout le monde y goûte, dira-t-on.Mais, dans les officines gouvernementales, on a sérieusement songé à rétrograder le ministère au rang de secrétariat.La ministre St-Pierre a protesté, mais elle fut désavouée.Souhaitons que l\u2019exemple de M.Coderre et le souvenir de M.Charest donnent envie au gouvernement Couillard de cesser l\u2019opération ratatinement.JOHN BAIRD L\u2019alter ego de Harper ohn Baird a surpris mardi en remettant sa démission comme ministre des Affaires étrangères.Surpris, parce qu\u2019il était la voix la plus forte qui restait au sein du gouvernement de Stephen Harper depuis le départ de l\u2019ancien ministre des Finances, Jim Flaherty.Surpris, aussi, du fait qu\u2019il était sur le point d\u2019obtenir la li- A?»' Bernard Descôteaux bération du journaliste canadien Mohamed Fahmy, emprisonné en Ég5q)te depuis un an.De tous les ministres qui se sont succédé à la tête des Affaires étrangères dans le gouvernement Harper, John Baird fut le plus ardent à mettre en œuvre le changement d\u2019orientation de la politique étrangère canadienne.À son entrée en fonction à ce ministère en mai 2011, son premier geste fut de remplacer deux œuvres du t\tpeintre Alfred Pellan ornant le hall d\u2019entrée de son ministère par une grande reproduction d\u2019un portrait de la reine du Canada, Élisabeth IL II signalait que les choses allaient être dites clairement et les vieilles habitudes, bousculées.John Baird partageait sans réserve la vision politique de Stephen Harper.Depuis qu\u2019il est premier ministre, celui-ci a fait de la politique étrangère son domaine réservé, le ministre des Affaires étrangères n\u2019étant plus que le premier diplomate du gouvernement.En bon soldat, il accepta ce rôle, défendant avec une rare vigueiu les idées de son patron sur toutes les tribunes et, s\u2019il le fallait, dans la rue.Il y a quelques jours, on le voyait en Palestine affronter des manifestants contestant l\u2019appui du Canada à Israël.Un appui sans failles.En 2013, il était à Kiev manifestant aux côtés des opposants au président ukrainien prorusse Viktor lanoukovitch.Le premier ministre savait qu\u2019il pouvait l\u2019envoyer au front.Le ministre démissionnaire n\u2019est pas le premier titulaire des Affaires étrangères à avoir voulu jouer les activistes, à la différence toutefois que les autres préconisaient pour le Canada un rôle de pacificateur sur la scène internationale.Même Lawrence Cannon, qui l\u2019a précédé à ce poste, était davantage colombe que faucon, ce que d\u2019aucune façon Baird n\u2019aura été.Il a d\u2019emblée éloigné le Canada des Nations unies et pris le parti de suivre les États-Unis sans réserve, comme on le voit avec la participation du Canada à la coalition contre le groupe État islamique.Le premier ministre regrettera sans doute le départ d\u2019un ministre talentueux à quelques mois des élections.Il peut se consoler toutefois, sachant que John Baird a rempli sa mission aux Affaires étrangères.Ce ministère a été transformé durablement.Y ramener le portrait d\u2019Élisabeth II n\u2019était que le point de départ du ménage qu\u2019il avait le mandat de réaliser.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LETTRES L\u2019intégrisme économique Le Devoir titrait récemment: «Couillard combattra la radicalisation.L\u2019intégrisme n\u2019est plus la cible de son gouvernement.» Il s\u2019agit évidemment ici d\u2019intégrisme religieux, dont M.Couillard a dit qu\u2019il «fait partie des choix personnels de chacun».Toutefois, ces propos m\u2019amènent à me demander si, en matière économique, le premier ministre n\u2019a pas justement fait le choix de l\u2019intégrisme, avec l\u2019austérité en tout afin de ramener le déficit à zéro en un temps record, peu importe les coûts sociaux.Un effet, tout intégrisme, par son acharnement, son aveuglement parfois, à atteindre un objectif placé au-dessus de tout, est prêt à sacrifier ou à mettre en péril beaucoup des acquis d\u2019une collectivité ou d\u2019une société entière, au mépris de ceux qui pensent différemment et, surtout, au détriment des plus faibles et des sans-voix.Malgré le fait que le FMI a admis que l\u2019austérité extrême et beaucoup trop rapide imposée à certains pays en difficultés financières en Furope a eu des conséquences très négatives sur l\u2019économie de ces pays, le gouvernement libéral s\u2019entête dans cette voie au Québec.Personne n\u2019est contre l\u2019assainissement des finances, mais il faut en discuter dans le respect et prendre le temps nécessaire avant d\u2019agir, afin d\u2019éviter de mettre en lambeaux un pacte social qui distingue positivement le Québec en Amérique du Nord, par son souci de partage et d\u2019équité envers chacun de ses citoyens.Par sa hâte injustifiée de satisfaire les grands acteurs économiques, en somme les tenants et les dominants du système actuel, le gouvernement Couillard est en train de mettre en péril des pans entiers de nos structures sociodémocratiques modernes [.] mises en place de façon réfléchie depuis la Révolution tranquille.Ft tout cela sans consultation significative, sans écoute réelle, souvent avec arrogance, parfois même d\u2019un ton menaçant.Voilà bien la description d\u2019un intégrisme, un intégrisme économique.Jean Pinze Québec, le 30 janvier 2015 Un 375® humanitaire, pourquoi pas?Cher maire Coderre, Ainsi, la Société des fêtes du 375® anniversaire de Montréal vient de perdre les services de son directeur général.Quelle superbe occasion! D\u2019abord pour faire le point.Oû en sommes-nous de ces célébrations ?Quel en est le budget, actuel ou projeté ?Oû va aller cet argent et pour faire quoi au juste ?Je me gratte un peu, parce que je n\u2019ai personnellement pas envie d\u2019un autre feu d\u2019artifice, même s\u2019il est à 375 pétards et 375 pieds dans les airs, pas plus que d\u2019un autre spectacle sur le mont Royal, même avec 375 artistes sur scène.Selon Tourisme Montréal, il y aurait en ce moment 108 festivals de toutes sortes à Montréal, répartis sur les 365 jours de l\u2019année, ce qui nous fait un festival aux 3,3 jours! Plus festif que ça, y a l\u2019indigestion.Savez-vous ce dont je rêve pour fêter vraiment comme du monde ce 375® anniversaire, cher Denis?Je rêve qu\u2019on crée 375 bourses montréalaises pour aider à former 375 super-infirmières de plus pour notre île souffrant cruellement du manque de soins en première ligne ; ou, encore, 375 bourses pour aider à envoyer dans des filières musicales 375 beaux jeunes issus d\u2019un milieu défavorisé (ça peut être un mélange des deux volets, hein, y a pas de souci) ; ou bien qu\u2019on accueille 375 familles de réfugiés des guerres actuelles, de partout dans le monde (l\u2019espace manque, mais chacun peut y aller de sa liste ici).Pas très glamour ça, je sais.Mais, moi, ça me donne à rêver.D\u2019un 375® humanitaire qui nous ouvre, plutôt que de nous peinturer dans le coin sur une impression de déjà-vu.[.] Michel Mongeau Le 2 février 2015 Erreur sur l\u2019Église L\u2019article à propos des églises anglicanes au Québec comprend un vqcabu-laire incendiaire.Il n\u2019y a pas d\u2019Église d\u2019Angleterre au Canada : l\u2019pglise anglicane du Canada est une Église autonome, piême si elle est en communion avec l\u2019Église,d\u2019Angleterre, l\u2019Çglise épiscopale aux États-Unis et les Églises ca-tjioliques en Furope.Ce n\u2019est pas une Église « anglophone » : la messe et les autres offices ont lieu dans plusieurs langues, y compris le français.Il n\u2019y a rien de «révolutionnaire» à cet égard, c\u2019est pourquoi on utilise plutôt l\u2019étiquette «épiscopale» dans les publications en français.Bien qu\u2019ayant hérité de la Réforme anglaise, on s\u2019identifie rarement aujourd\u2019hui comme «protestant», mais catholique et réformé.Les épiscopaliens francophones sont une minorité, bien sûr, mais ils ne sont pas négligeables : la plupart sont soit des immigrants haïtiens, soit des convertis en raison de genre, d\u2019orientation sexuelle ou d\u2019état civil.Geoffrey MacLarney Le 2 février 2015 LIBRE OPINION Hommage à Gérald Leblanc (1938-2015) JEAN-PIERRE PROULX Ancien journaliste au Devoir et professeur retraité Gérald Leblanc, remarquable journaliste qui vient de mourir, a changé ma vie.Permettez, en guise d\u2019hommage, de vous raconter comment.1970.J\u2019ai 25 ans et je suis reporter à la religion depuis deux ans.Au printemps de la même année, j\u2019ai demandé à Claude Ryan, alors directeur du Devoir, un congé sans solde pour entreprendre un doctorat en théologie à l\u2019Université de Montréal.«D\u2019accord, mais trouvez-vous un remplaçant.» J\u2019ai ma réponse : «Nous avons publié l\u2019an passé deux articles d\u2019un dénommé Gérald Leblanc sur l\u2019Eglise des Pays-Bas.C\u2019était remarquable.Il étudie en Hollande.» «D\u2019accord, répond-il, contactez-le et dites-lui de m\u2019écrire.» Gérald est donc venu rencontrer Claude Ryan, qui lui offre le postç que j\u2019occupais : la chronique religieuse.A l\u2019été 1970, je déjeune avec mon nouveau collègue, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal.Je lui explique les tenants et aboutissants de la fonction.Mais je sens mon homme réticent.Fn fait, il vient de quitter les eudistes et il a manifestement envie de s\u2019éloigner de l\u2019univers religieux.De mon côté, en septembre, je pars comme prévu en congé d\u2019études.Ft, comme la décennie qui commence marquait le déclin manifeste de l\u2019univers religieux, Claude Ryan trouva plus important de nommer quelqu\u2019un à l\u2019éducation.Ft ce fut Gérald.Mais voilà que, peu après, un poste de courriériste parlementaire devint vacant à Québec en 1971 et que Gérald y est nommé.Au terme de mes études, en septembre 1972, je reprends donc mon poste à la religion.Mais celui à l\u2019éducation est tou- jours vacant, près de six mois après le départ de son titulaire.L\u2019échéance pour le combler venait à terme et M.Ryan n\u2019avait pas encore bougé.Je suis donc chargé, au nom du syndicat, d\u2019aller lui présenter un grief afin de lui rappeler les exigences de la convention collective en ces matières.«Revenez me voir demain matin.On réglera cela.» Le lendemain, le patron ne me laisse pas le temps de m\u2019asseoir et me dit: «C\u2019est réglé.Je vous nomme à l\u2019éducation!» Ft c\u2019est ainsi que, à partir de l\u2019automne 1972, ma vie a basculé.J\u2019ai consacré le reste de ma carrière, au Devoir, dans la fonction publique et à l\u2019Université de Montréal, à ce champ essentiel de notre existence personnelle et collective.Quant au poste de reporter à la religion, il ne fut jamais comblé.Ft le syndicat n\u2019a jamais fait de grief! Merci, Gérald, j\u2019ai eu une carrière très heureuse.Honneur à ta mémoire. LE DEVOIR, LE MERCREDI EEVRIER 2015 A 7 IDEES DEMISSION DE THIERRY VANDAL A HYDRO-QUEBEC Une indemnité de départ contraire au Code civil FRANÇOIS LEDUC Avocat spécialisé en droit du travail \u2019 \\ î A i \\ près l\u2019indemnité de départ de A plus d\u2019un million de dollars accordée à Gaétan Barrette à la suite de sa démission de la Fédération des médecins spécialistes, après les cadres supérieurs de l\u2019Université du Québec qui s\u2019attribuent une indemnité de départ supplé-mentaire d\u2019une année en plus de leur retraite, voilà le tour de Thierry Vandal d\u2019empocher une indemnité de départ de près d\u2019un demi-million de dollars.Les tribunaux ont, à maintes reprises depuis plus de 20 ans, consacré le droit des employés de recevoir une indemnité de départ raisonnable en cas de fin d\u2019emploi, en prenant appui sur l\u2019article 2091 du Code civil du Québec, mais non lors d\u2019une démission, au contraire.Cette obligation de l\u2019employeur a pour réciproque l\u2019obligation pour l\u2019employé de donner un préavis raisonnable en cas de démission, et non de recevoir une indemnité pour démission.La jurisprudence énonce même que toute clause de non-concurrence s\u2019applique contre les employés démissionnaires, laquelle est souvent assortie de fortes pénalités.Un tel paiement contre nature vicie le sens même du droit à l\u2019indemnité de départ en cas de congédiement et banalise ce droit tellement essentiel pour les personnes congédiées injustement ou victimes d\u2019une restructuration économique.Alors, comment imaginer que le haut dirigeant de la plus importante entreprise publique du Québec puisse obtenir, deux ans avant la fin de son mandat \u2014 lequel a été renouvelé en catastrophe par le premier ministre Charest avant le déclenchement des élections de 2012, par crainte d\u2019un limogeage par le gouvernement qui suivrait \u2014 une indemnité de départ?Alors que M.Vandal prend l\u2019initiative de démissionner.Comment se fait-il que, à l\u2019heure du redressement budgétaire et de la rigueur, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, ne mette pas la hache dans ce système parasitaire d\u2019indemnités de départ déraisonnables?Comment se fait-il qu\u2019il ne suspende pas le versement de ce cadeau empoisonné?Comment ce gouvernement déjà aux abois peut-il gagner en crédibilité auprès des employés syndiqués et non syndiqués devant de tels abus injustifiables en droit?La réponse est fort simple : parce que les hauts dirigeants de ces entreprises publiques se ménagent entre eux des privilèges hors du commun et qu\u2019ils se négocient librement et de gré à gré des parachutes dorés popr mieux piller les ressources financières de l\u2019État; nos im- T JACQUES NADEAU LE DEVOIR Comment imaginer que Thierry Vandal (à droite), le haut dirigeant de la plus importante entreprise publique du Québec, puisse obtenir, deux ans avant la fin de son mandat \u2014 lequel a été renouvelé en catastrophe par le premier ministre Jean Charest avant le déclenchement des élections de 2012, par crainte d\u2019un limogeage par le gouvernement qui suivrait \u2014 une indemnité de départ?pots, malgré le discours officiel sur l\u2019austérité.Y a-t-il un seul dirigeant d\u2019entreprise au Québec qui verse des indemnités de départ à ses cadres ou à ses employés lorsque ceux-ci démissionnent en cours de mandat?Y a-t-il une seule entreprise au Québec qui, pour remercier son cadre de l\u2019avoir laissé tomber avant la fin du contrat de travail, lui octroie 500 000$ pour lui faire concurrence ou relever de nouveaux défis?Un tel paiement ne fait que dévaloriser la fonction des hauts dirigeants des entreprises publiques, car comment pouvait-il être si indispensable et si efficace à la tête d\u2019Hydro-Québec si, au moment même ou à cause de sa décision personnelle de démissionner, il faut en plus le payer et payer celui qui va le remplacer?Il suffit de réfléchir un instant à ce dédoublement pour en mesurer toute l\u2019absurdité et tout le mépris envers les contribuables.Le gouvernement Couillard montre encore une fois son incompétence et sa duplicité alors qu\u2019il applique deux poids, deux mesures aux pri- vilégiés du système.Une indemnité de départ vise à favoriser l\u2019obtention d\u2019un nouvel emploi ; pas à garder le beurre et l\u2019argent du beurre.Toute personne raisonnable qui démissionne de son emploi le fait en prévision d\u2019un nouvel emploi ou parce qu\u2019elle est sur le point d\u2019être embauchée chez un nouvel employeur.Une telle démission est planifiée et repose sur l\u2019existence d\u2019une option de rechange.Personne parmi les hauts dirigeants d\u2019entreprise ne démissionne sans cette sécurité certaine.Il sera intéressant d\u2019observer là où va atterrir M.Vandal.C\u2019est un message totalement contre-productif envoyé par le premier ministre Couillard et le Conseil du trésor, à l\u2019aube des grandes négociations dans le secteur public.Le gouvernement libéral doit agir sans délai et mettre en demeure Hydro-Québec de suspendre tout paiement.Ce serait lancer un fort signal de cohérence et de fermeté, alors que les contribuables doivent acquitter des hausses tarifaires importantes et consentir à des sacrifices difficiles.Tous Raïf, mais pas tous Badawi FERNAND LABERGE LAssomption ^ uand un État décrète, in-I \\ voquant une religion uni-I I verselle, que quiconque I\tI croit que l\u2019homme est li-yQf bre mérite la destruction de son corps et de son ^ esprit, il faut réagir.On peut être Charlie par solidarité.Mais on est tous Raïf de fait: citoyens ballottés entre les contradictions délétères de nos dirigeants.II\tn\u2019y a qu\u2019à voir : l\u2019Arabie qui se fait Charlie et le roi Abdallah «grand défenseur des droits des femmes» (Christine Lagarde, à Davos).É\u2019Arabie au Conseil des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU et les Américains à Guantànamo.Les salamalecs au banquet des funérailles d\u2019Abdallah, pendant qu\u2019à côté on programme l\u2019agonie du citoyen qui réfléchit.Burlesque.Tragique.Là-bas, la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme et autres conventions contre la torture ne sont acceptables que dans les limites de la charia.Ici, la lutte contre le radicalisme s\u2019arrête là où commencent nos intérêts.Ah ! Si seulement les tortionnaires étaient talibans ou de l\u2019EI.A d\u2019autres d\u2019expliquer l\u2019étonnante déférence de l\u2019Occident envers le régime saoudien, fétide combinaison de radicalisme religieux et de fascisme.Mais, manifestement, à force de s\u2019interdire par principe la réflexion, le régime ne sait pas répondre autrement que par plus de brutalité au contexte régional et planétaire changeant.C\u2019est ici que Raïf devient Badawi.Le supplice public de Badawi pour «désobéissance au père» subodore la tentative de casser cette famille de «terroristes» (un terroriste étant, pour le régime, quelqu\u2019un qui pense.Ç Pas d\u2019illusions: les Saoudiens y tiendront, à leur exemple.ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Le Bundestag allemand l\u2019a montré, vendredi dernier : c\u2019est la libération qu\u2019il faut demander.Aur notre photo : Ensaf Haïdar, l\u2019épouse de Raïf Badawi.Pourtant, le régime semble confus et temporise (une autre forme de cruauté) devant la réaction de l\u2019opinion publique occidentale, habituellement indifférente.La cruauté démesurée de la sentence comme son libellé A\u2019«insulte à l\u2019is- lam» lui donnent une portée universelle.Les «crimes» de Badawi, nous les commettons mille fois par jour! Tous Raïf: des Prix Nobel aux écoliers en passant par des citoyens qui n\u2019auraient jamais auparavant pensé à recourir à Amnistie internationale.Certains offrent de remplacer Badawi sous la torture.Aucun ne se demande si Badawi est son concitoyen ou ne recule devant ses moyens limités.Et le gouvernement canadien, qui fait de la lutte contre la « sauvagerie » sa marque de commerce, serait, lui, trop «limité»?Son premier ministre ne pourrait agir diplomatiquement?Craindrait-on d\u2019incommoder le prince saoudien Turki al-Eaisal à la veille de sa visite au Canada?Avoir accueilli l\u2019épouse et les jeunes enfants de Badawi ne démérite pas.Mais se dire «préoccupé par la flagellation», c\u2019est mièvre, vu le reste de la sentence et surtout son motif.Le Bundestag allemand l\u2019a montré, vendredi dernier: c\u2019est la libération qu\u2019il faut demander ! Nos dirigeants peuvent estimer légitime la préséance de certains intérêts sur les droits humains.L\u2019opinion publique oublie ! Mais un sursaut de probité est nécessaire devant les excès et l\u2019arbitraire ou-trancier.Déjà sept ans de persécution violente et maintenant le fouet et la prison (on imagine les conditions) pour Badawi.A côté : ce prêcheur infanticide condamné à trois mois de prison.L\u2019Arabie ne dédaigne pas la diplomatie discrète (comme pour obtenir des règles moins sévères dans l\u2019attribution de visas canadiens à ses citoyens).Au tour de nos gouvernements d\u2019obtenir diplomatiquement la seule issue humaine et digne : autoriser Badawi à recevoir à l\u2019étranger les soins dont il a maintenant un urgent besoin.Tous Raïf, mais c\u2019est Badawi qui expie les actions ou les omissions de nos dirigeants.Paradoxalement, ils auront fait du petit blogueur saoudien, celui qui nous éveille par sa droiture et son courage, le premier héros du XXI® siècle.Tous Ràïf, mais nous avons besoin de Badawi! Lun chante, Vautre pas Francine Pelletier A Ly un en donne plus que le public en demande, l\u2019autre est incapable de sortir de sa loge.Vous aurez reconnu Stephen Harper et Philippe Couillard face à la question de l\u2019heure, la lutte contre le terrorisme.M.Harper ne cesse de jeter de l\u2019huile sur le feu, alors que M.Couillard, c\u2019est tout le contraire: une «couverture mouillée», comme disent les Anglais.Le PM canadien, qui se veut le champion de la sécurité, en fait trop ; le PM québécois, l\u2019homme des libertés individuelles, pas assez.Remarquez, des deux, je préfère le style Couillard : il est certainement plus courageux de défendre les droits et libertés à un moment où tout le monde crie au loup, que de tenter de gagner des points en se martelant la poitrine et en proclamant des mesures mal conçues et mal encadrées.Le projet de loi antiterroriste proposé par le gouvernement Harper, loin de rassurer, fait peur.Pourquoi donc faut-il que des agents de surveillance deviennent ,des gendarmes, si ce n\u2019est pour renforcer l\u2019État policier dont rêvent les conservateurs?Mais, après l\u2019aventure de l\u2019imam Hamza Chaoui, des questions se posent aussi de ce côté-ci de l\u2019Outaouais.Il y a quelque chose d\u2019absurde de constater l\u2019impuissance du gouvernement Couillard devant le problème qu\u2019il a lui-même identifié: la radicalisation islamiste.Paudra-t-il s\u2019en remettre chaque fois aux entourloupettes des règlements municipaux pour trouver une solution aux imams de la déraison ?Il reste à trouver comment, sans enfreindre la liberté d\u2019expression, on peut gérer ce genre d\u2019imbroglio.Bien plus important que l\u2019interdiction des signes religieux, voilà (enfin !) un boulot fait sur mesure pour le gouvernement Couillard.Aux antipodes sur la question du terrorisme, MM.Harper et Couillard se retrouvent, pourtant, sur la même longueur d\u2019ondes face à l\u2019Arabie Saoudite.Vous n\u2019entendrez ni l\u2019un ni l\u2019autre critiquer ouvertement le royaume des wahha-bites : Philippe Couillard, pour y avoir travaillé comme neurochirurgien dans les années 1990 et conseillé le ministre de la Santé saoudien en 2010, Stephen Harper, pour avoir vendu, en 2014,10 milliards de dollars de véhicules blindés, le plus important contrat d\u2019armes dans l\u2019histoire du Canada.Pourtant, s\u2019il y a un pays qui représente l\u2019anathème tant pour un défenseur de la liberté d\u2019expression que pour le pourfendeur du djihad islamiste, c\u2019est bien l\u2019Arabie Saoudite, «un pays qui figure parmi les plus répressifs et les plus liés au terrorisme de la planète».Oussama ben Laden, faut-il le rappeler, était saoudien : l\u2019extrémisme auquel nous goûtons aujourd\u2019hui a ses racines en Arabie Saoudite.De plus, le pays est responsable d\u2019avoir financé, dans divers pays dont le Canada, des écoles, des mosquées et des centres communautaires faisant la promotion d\u2019un islam rigoriste, fondamentaliste, précisément du type de l\u2019imam Chaoui.L\u2019Arabie Saoudite dit avoir cessé aujourd\u2019hui sa propagande, mais des brochures saoudiennes se trouvent dans certaines mosquées de Montréal encore aujourd\u2019hui.A l\u2019intérieur du pays, par contre, les mesures répressives ne sont aucunement à la baisse.Outre la condamnation à 1000 coups de fouet du blogueur Raïf Badawi, l\u2019Arabie Saoudite détient la palme des décapitations en 2014.Selon un rapport d\u2019Amnistie internationale, il y a bien d\u2019autres cordes répugnantes à son arc.La flagellation, l\u2019amputation et d\u2019autres tortures sont fréquemment utilisées.Les exécutions sont fréquentes pour des délits aussi mineurs que l\u2019adultère, le vol à main armée, l\u2019apostasie, le trafic de stupéfiant, l\u2019enlèvement, le viol et la «sorcellerie».Et, bien sûr, la discrimination contre les femmes est continuelle.Elles doivent obtenir «l\u2019autorisation d\u2019un homme avant de pouvoir se marier, entreprendre un voyage, subir certaines interventions chirurgicales, prendre un emploi rémunéré ou suivre un enseignement supérieur».Et elles ne sont toujours pas autorisées à conduire une voiture.L\u2019Arabie Saoudite est une bonne raison pour laquelle il faut prendre avec un gros grain de sel la guerre sainte de Stephen Harper contre le terrorisme.C\u2019est faire beaucoup de bruit avec sa bouche plutôt que d\u2019agir sur les véritables sources du problème.Les liens d\u2019affaires avec le royaume étant à ce point importants, il va falloir attendre évidemment longtemps avant que ça ne change.L\u2019Arabie Saoudite révèle également les contradictions dans la position de Philippe Couillard.Si la défense des droits et libertés est aujourd\u2019hui tout à son honneur, le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019elle ne l\u2019a pas toujours été.On peut à la rigueur passer l\u2019éponge sur la collaboration du premier ministre, dans une ancienne vie, avec un régime terroriste.Mais on peut de plus en plus difficilement lui pardonner son inaction aujourd\u2019hui.fpelletier@ledevoir.corn L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau (cancatunste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Olivier Zuida (recherchistes photos), information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Y)amà.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline ^ontpeût(reporters), Benoît Munger et Philippe Va.p\\nea.\\x(pupitre), information économique Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre), information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Guy Taillefer (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferraris et Coralie Mensa (assistants) , correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Québec) PUBLICTTÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin, et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Marie-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Filion et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim) A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI EEVRIER 2015 ACTUALITES 375EDE MONTREAL Denis Coderre invitera le pape François KARL RETTINO-PARAZELLI Le maire de Montréal, Denis Coderre, a finalement dévoilé mardi la «surprise» qu\u2019il réservait aux Montréalais lors de son voyage en Europe : il invitera le pape François à se rendre à Montréal en 2017, dans le cadre des festivités du 375® anniversaire de la métropole.M.Coderre pourra échanger quelques mots avec le pape, mercredi, au Vatican, en compagnie de l\u2019archevêque de Montréal, M*^ Christian Lépine, lors des audiences générales.Ces rencontres, qui ont lieu chaque mercredi, permettent aux pèlerins et aux personnalités présentes de rencontrer le Saint-Père.L\u2019audience est prévue à 10 heures, heure de Rome, soit à 4 heures, heure de Montréal.«Avec Jeanne Mance, l\u2019Eglise catholique est un pilier de la fondation de Montréal.Que nous soyons croyants ou non, le message de paix du pape a un impact», a affirmé M.Coderre dans une entrevue donnée à Radio-Canada.Si le pape François accepte l\u2019invitation, il est possible qu\u2019il se rende ensuite à Québec.«Nous avons beaucoup d\u2019appuis, comme la Conférence des évêques du Canada ou le cardinal Gérald Cyprien Lacroix», a ajouté le maire.Le passage du maire Coderre au Vatican conclura son séjour de quatre jours en Europe.De passage en France, il a notamment rencontré le président François Hollande et la mairesse de Paris, Anne Hidalgo.M.Coderre est également allé déposer une gerbe de fleurs devant l\u2019épicerie Hjqjer Cacher, là où quatre personnes ont été tuées dans la foulée des attentats commis contre Charlie Hebdo.Avant de s\u2019envoler pour la France, le maire avait indiqué qu\u2019il souhaitait témoigner aux Français de l\u2019appui des Montréalais dans la lutte contre «la violence et le fanatisme».Le Devoir Lire aussi > Dur contraste.Un éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 COUILLARD SUITE DE LA PAGE 1 pancartes, faisaient tinter des clochettes, scandaient des slogans contre «l\u2019austérité».Une douzaine d\u2019entre eux, vêtus d\u2019un complet ou d\u2019un tailleur, se sont faufilés jusque dans la salle du Palais des congrès où le premier ministre s\u2019adressait aux entrepreneurs.Les activistes portaient des affiches clamant «Stop Couil-lard».Ils ont tenté d\u2019interrompre le discours du chef libéral, qui est resté ferme.Les gens d\u2019affaires l\u2019ont applaudi.«Non, je n\u2019arrêterai pas, a lancé Philippe Couillard.Le défi est immense, les appréhensions sont nombreuses et légitimes.Mais nous avons eu le courage d\u2019imposer ce programme de redressement dès le début.» «J\u2019ai rapidement compris que la traversée serait parfois houleuse, et qu\u2019il est toujours plus simple de gérer le statu quo que de remettre en question les pratiques établies.[.] f aurais pu décider de diriger un gouvernement qui allait mettre les défis à relever sous le tapis.J\u2019ai refusé et je continuerai à refuser de faire ça.Ça serait renier mes responsabilités les plus élémentaires envers tous les Québécois, ceux d\u2019aujourd\u2019hui et de demain, et ç\u2019aurait été une erreur.» Printemps chaud Les manifestants qui ont perturbé l\u2019assemblée ont refusé de s\u2019identifier.Aux abords du Palais des congrès, où le premier ministre livrait son discours.Le Devoir a constaté que la mobilisation contre les politiques du gouvernement Couillard s\u2019organise.Trois ans après le printemps étudiant de 2012, les opposants au programme libéral comptent tout mettre en oeuvre pour donner naissance à une reprise du vaste mouvement de contestation qui avait secoué le Québec.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des policiers montréalais et des manifestants se sont affrontés devant le Palais des congrès.Des étudiants \u2014 dont la majorité appartiennent à l\u2019ASSE, l\u2019organisation étudiante la plus militante \u2014 préparent toute la semaine un camp de formation qui servira à mettre en place la riposte aux réformes du gouvernement Les syndicats organisent aussi une campagne en vue des négociations qui s\u2019qmorcent avec les employés de l\u2019État Le gouvernement offre 3% d\u2019augmentation salariale étalée sur cinq ans \u2014 gel salarial de deux ans suivi d\u2019une hausse de 1 % les trois années suivantes \u2014 tandis que les syndicats réclament 13,5% sur trois ans.Québec propose aussi de rendre moins avantageux le régimç de retraite des employés de l\u2019État.L\u2019âge de la retraite sans pénalité passera notamment de 60 à 62 ans.Le rétablissement des finances publiques est un objectif «incontournable», a rappelé le premier ministre.Les réformes entreprises dès l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux, en avril 2014, remettront l\u2019État sur la bonne voie de façon «durable», selon lui.«Je suis convaincu que l\u2019Etat québécois en sortira plus efficace, plus proche des citoyens, et 85 millions $ Capital du fonds de démarrage d\u2019entreprises Anges Québec surtout mieux financé et mieux soutenu pour garantir à tous la pérennité des services auxquels nous sommes tous très attachés», a dit Phibppe Couillard.Relance économique Après avoir consacré le début de son mandat au grand m,énage dans la machine de l\u2019État, le gouvernement donne la priorité au développement économique.Le premier ministry Couillard et son ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, ont annoncé mardi des investissements dans le fonds Anges Québec Capital, voué au lancement d\u2019entreprises.Québec ajoute 25 milbons au fonds, auquel se joindront deux nouveaux partenaires, la Caisse de dépôt et placement du Québec (25 millions) et le Fonds de solidarité FTQ (15 millions).En ajoutant les capitaux privés, les coffres d\u2019Anges Québec sont désormais garnis de 85 milbons de dobars.Le réseau Anges Québec est formé de 165 investisseurs privés qui identifient, financent et accompagnent les entreprises à fort potentiel au Québec.Ces mentors du monde des affaires investissent non seulement des fonds, mais surtout du temps pour aider les jeunes entrepre-neius à lancer leiu entreprise, a soubgné François Gübert, prési-dent-duecteur général d\u2019Anges Québec.Le Québec a encore fort à faire pour stimuler la création d\u2019entreprises: des « anges » comme ceux-là, il en existe 32 groupes daps le reste du Canada, 380 aux États-Unis et 450 en France, a expliqué M.Gilbert.Le Devoir BEBE SUITE DE LA PAGE 1 Doug Turnbull, de l\u2019Université Newcastle, a conçu une technique permettant de créer un embryon possédant un noyau contenant le patrimoine génétique de son père et de sa mère et les mitochondries normales d\u2019une donneuse.Pour obtenir un tel embryon, deux procédés peuvent être employés.Le premier consiste à retirer le noyau de l\u2019ovule de la mère et à le transférer dans l\u2019ovule d\u2019une donneuse qu\u2019on a dépouibé de son noyau et dont les mitochondries (et l\u2019ADN) sont saines.L\u2019ovule ainsi obtenu est ensuite fécondé in vitro avec le sperme du père, puis l\u2019embryon est implanté dans l\u2019utérus de la mère.Le second procédé est frès si-mbaire, sauf que les ovules de la mère et de la donneuse sont d\u2019abord fécondés avec le sperme du père.Puis, avant qu\u2019ils ne commencent à se diviser, le noyau est retiré de l\u2019ovule fécondé de la mère et est bitro-duit dans celui de la donneuse.une fois que ce dernier a été débarrassé de son propre noyau.Éthique et identité Avec cette technique, «on franchit un cap important, car on procède à des modifications qui seront transmissibles aux générations futures [car les modifications ont beu au niveau des cellules reproductrices].C\u2019est un pas vers des manipulations qui pourraient dériver vers l\u2019eugénisme, car on s\u2019aventure de plus en plus vers des manipulations du matériel génétique», dit la présidente de la Commission de l\u2019éthique en sciençe et en technologie du Québec, Édith Deleiuy «Tout sera bien encadré, mais il n\u2019en reste pas moins que, au niveau de l\u2019efficacité et de la sécurité de la procédure, il y a encore des inconnues, poursuit-elle.Il n\u2019est pas impossible que, lors de cette reconstruction du matériel génétique de l\u2019ovule ou de l\u2019embryon, de l\u2019ADN mitochondrial de la mère soit transféré en même temps que le noyau.Et alors, qu\u2019est-ce que donnera l\u2019interaction des mitochondries de la mère avec celles de la donneuse?Ce n\u2019est pas avant plusieurs générations que nous saurons si cette manipulation conduit à des anomalies d\u2019un autre ordre.» Selon l\u2019éthicienne, cette manipulation soulève aussi «des enjeux d\u2019ordre identitaire car, sans l\u2019apport de la donneuse, l\u2019enfant n\u2019aurait pas pu venir au monde.Aujourd\u2019hui, les structures familiales présentent des configurations multiples, mais ce serait la première fois qu\u2019un enfant aurait trois parents génétiques.Sur le plan identitaire, cette situation pourrait créer des confusions chez l\u2019enfant [.] », dit-ebe.Éoiu sa part Josephbie Johnston, directrice de la recherche au Hastbigs Center, un organisme américain non partisan de recherche en bioéüiique, ne considère pas «l\u2019ADN mitochondrial comme un parent Un donneur de sperme n\u2019est légalement pas un parent dans le contexte social.Abrs, quelqu\u2019un qui donne une si petite portion d\u2019ADN ne peut être considéré comme un parent qui a légalement la responsabilité morale du bien-être d\u2019un enfant jusqu\u2019à sa majorité.» A ses yeux, la loi adoptée au Royaume-Uni est rassiuante, car ebe n\u2019autorise qu\u2019une «utilisation circonscrite» de cette technologie.Robert Winston, professeur en recherche sur la fertilité de l\u2019Imperial Cobege London, n\u2019apprécie pas lui non plus l\u2019expression 6?«enfant à trois parents».11 juge cette expression «abusive et trompeuse».«Modifier la mitochondrie ne changera pas la couleur des cheveux d\u2019un bébé, n\u2019améliorera pas sa force ni son intelligente.Nous ne modifions pas les caractéristiques physiques et intellectuelles de l\u2019enfant.Les scientifiques essaient seulement de prévenir des maladies invalidantes et parfois mortelles et de faire en sorte que les générations futures n\u2019aient pas à en souffrir», affirme-t-ü dans le joiunal britannique The Telegraph.Même si le Parlement britannique a adopté une loi autorisant l\u2019usage de cette technique, cebe-ci ne sera pas proposée bnmédia-tement aux patients.L\u2019Autorité britannique sur la fécondation humaine et l\u2019embryologie doit élaborer des règles de pratique et des codes de conduite.Au Québec, cette nouvelle technologie sera interdite en vertu de la loi fédérale sur la procréation assistée.Le Devoir TERRORISME SUITE DE LA PAGE 1 John Maguue a fait les manchettes en décembre lorsqu\u2019il est apparu dans une vidéq attribuée au groupe armé État islamique (El).11 s\u2019y fait appeler Abu Anwar al-Canadi.11 y invite ses coreligionnaires musulmans à perpétrer des attentats en sol canadien.Ses ex-compagnons de classe d\u2019Qttawa se souvenaient plutôt d\u2019un garçon assez ordi-naue qui aimait le hockey, qui jouait de la guitare et qui se serait tourné vers l\u2019islam après un séjour universitaire à Los Angeles.Une rumeur veut que John Maguire soit mort.La GRC indique que, en l\u2019absence de preuves concluantes en ce sens, elle tient pour acquis qu\u2019il est encore en vie, tout comme Khadar Khalib.Des mandats d\u2019arrestation internationaux ont été émis contre eux.M.Maguire est accusé d\u2019avoir facilité une activité terroriste, tandis que M.Khalib est accusé d\u2019avoir quitté le Canada pour participer à des activités terroristes et d\u2019avoir conseillé à une personne de participer à une activité terroriste.Ées trois hommes sont aussi accusés de complot.Awso Peshdary avait déjà été arrêté en 2010 dans le cadre de l\u2019opération Samosa, mais, en l\u2019absence de preuve contre lui, il n\u2019avait pas été accusé.Opération SERVANT Sans fournu de plus amples détails, la GRC a indiqué que cette opération, nommée SÉR-VANT, était bée à l\u2019arrestation, il y a trois semaines, des frères jumeaux Carlos et Ashton Lar-mond et de Suliman Mohamed.Carlos Larmond a été arrêté à Montréal alors qu\u2019il s\u2019apprêtait à quitter le pays.Les deux autres ont été épinglés à Qttawa.«Ce fut une enquête complexe et approfondie, a expliqué, en conférence de presse, la surintendante principale, Jennifer Strachan.Les accusés ont affiché des photos, des vidéos et des commentaires sur les réseaux sociaux qui fournissent la preuve qu\u2019ils appuyaient l\u2019EI ou en étaient des membres actijs.» La GRC s\u2019est fait demander si elle avait manqué d\u2019outils législatifs pour mener à bien son enquête et si le projet de loi antiterroriste C-51, dévoilé vendredi, comblait ces hypothétiques carences.Le commissaire adjoint de la GRC, James Malizia, s\u2019est abstenu de répondre, invoquant un certain devoir de réserve.«Nous appliquons les lois, nous ne les faisons pas.Il serait inapproprié de commenter un projet de loi qui est devant le Parlement.» Mais cette réserve n\u2019était pas au rendez-vous quand M.Malizia a qualifié l\u2019ampleur de la menace terroriste au Canada.«Les accusations d\u2019aujourd\u2019hui [mardi] et les arrestations des dernières semaines en rapport avec le terrorisme mettent en lumière le fait que des individus au Canada se sont radicalisés au point de promouvoir la violence et de vouloir agir.Les attaques terroristes perpétrées en octobre à Saint-Jean-sur-Richelieu et Ottawa ont démontré que les attaques peuvent survenir subitement et que le Canada n\u2019est pas à l\u2019abri du terrorisme, que ce soit en tant que victime ou que source de ferrorisme.» A aucun momenfi a insisté la GRC, les Canadiens n\u2019ont été menacés par les individus accusés mardi.D\u2019ailleurs, aucun projet terroriste précis n\u2019est bn-puté aux trois hommes.Besoin d\u2019outils?Le ministre de la Justice, Peter MacKay, n\u2019a pas voulu vou dans les mises en accusation la preuve que les policiers ont déjà tous les outils nécessaues pour combattre le terrorisme en amont et que le projet de loi C-51 est futile.«De nouvelles accusations émergeraient de ces amendements.» Les arrestations et les procès pour complot terroriste se multiplient depuis quelques semaines et contribuent à alimenter le discours sécuritaue au Canada.Deux procès se sont ouverts lundi.A Toronto, le procureur de la Couronne a expliqué que Chiheb Esse-ghaier et Raed Jaser avaient l\u2019intention de faire dérailler un train de Vja Rail en provenance des États-Unis et à destination de la Ville Reine, dans l\u2019espoir de tuer 50 ou 60 personnes.Les deux hommes ont révélé leurs plans à un agent infiltré du FBI s\u2019étant fait passer pour un homme d\u2019affaues musulman radicalisé.Ils ont plajdé non coupable.A Vancouver, le couple formé de John Nuttal et Amanda Korody, qui s\u2019auto-proclamait Y «al-Qaïda du Canada», a plaidé non coupable.H a tenté de faire exploser deux bombes artisanales, confectionnées avec des cocottes-minute, devant la législature de la Colombie-Britannique.Ils ont été aidés dans leur plan par un policier s\u2019étant fait passer pour un homme d\u2019affaires.La défense a invité à ne pas sauter trop vite aux conclusions : M.Nuttal a été enregistré pendant qu\u2019il disait à sa conjointe que leur contact avait peut-être «un plan de rechange» s\u2019ils refusaient de construire les bombes.«Nous en faisons partie: avec des souliers de ciment au fond de l\u2019océan.» Le Devoir i John Maguire Khadar Khalib Awso Peshdary Rectificatifs Après lecture de l\u2019article intitulé «Montréal dévoile l\u2019étendue de ses ambitions» et publié dans nos pages le 30 janvier dernier, la Ville de Montréal, par la voix de sa porte-parole, Isabelle Poulbi, tient à préciser que l\u2019accès à Internet sans fil n\u2019était pas totalement inopérant dans la salle où a été dévoilée la stratégie pour faue de Montréal la vibe la plus intelligente au monde d\u2019ici deux ans.Selon ebe, plusieurs invités ont réussi à accéder à ce réseau à certains endroits de la salle.Ebe admet toutefois qu\u2019il était possible, pour d\u2019autres, d\u2019éprouver des «difficultés techniques» lors de ce branchement à un réseau sans fil qualifié de «fonctionnel» par la Vüle.Dans l\u2019article bititulé «Des médicaments courants augmenteraient le risque de démence» et pubbé le 28 janvier dernier, ü fabait bre que 23% des 3434 personnes de 65 ans ou plus qui participaient à l\u2019étude, soit 797 participants, ont souffert d\u2019une démence, parmi lesquebes 80%, soit 637 personnes (18,5% de l\u2019ensemble des participants), ont développé la maladie d\u2019Alzheimer.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.