Le devoir, 2 avril 2015, Cahier A
[" Les coupes pleuvent sur les organisateurs des festivités de la fête nationale Page B 8 Une injonction interdit aux étudiants de bloquer l\u2019accès aux cours à l\u2019UQAM Page A 3 www.ledevoir.corn LEDEVOIR Vol.C V I N° 7 1 LE DEVOIR, LE JEUDI 2 AVRIL 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Énergie Est Exit le port pétrolier et les retombées ALEXANDRE SHIELDS L> abandon du projet de port pétrolier de ' TransCanada au Québec signifie que le pipeline Énergie Est entraînera la création d\u2019à peine 60 emplois permanents dans la province.Et même si le gouvernement Couillard a souvent vanté les retombées économiques de ce projet d\u2019exportation, il a refusé mercredi de s\u2019engager à exiger des redevances pour le passage de ce tuyau de 700 kilomètres.TransCanada doit officiellement annoncer jeudi qu\u2019elle abandonne l\u2019idée de construire un port pétrolier d\u2019exportation sur les rives du Saint-Laurent.La multinationale albertaine mettra alors un point final au très controversé projet conçu d\u2019abord pour être implanté à Ca-couna, en plein cœur de l\u2019habitat essentiel du béluga, mais aussi dans un milieu naturel reconnu pour sa grande biodiversité.Ce faisant, la pétrolière renonce à construire des infrastructures portuaires majeures.Selon les documents déposés par l\u2019entreprise à l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE), celles-ci auraient entraîné la création de 50 emplois directs une fois la construction terminée, en 2018.Maintenant que seul le pipeline doit être construit, l\u2019ensemble du projet permettra de créer à peine 60 emplois directs au Québec, une fois que l\u2019imposant tuyau transportera chaque année 400 millions de barils de pétrole.Durant la phase intense de construction, qui doit s\u2019étaler sur deux ans, TransCanada établit à 2400 le nombre d\u2019emplois pour le pipeline, les stations de pompage et le port.Pour le chef caquiste, François Legault, l\u2019abandon du projet de port en eaux québécoises est donc une «mauvaise» décision économique dont le gouvernement Couillard est selon lui responsable.Disant vouloir générer des «retombées importantes » pour le Québec, la Coalition avenir Québec a d\u2019ailleurs déposé mercredi une motion à l\u2019Assemblée nationale demandant à Québec de «s\u2019engager à exiger des redevances sur tout nouveau projet prévoyant le transport de pétrole en sol québécois».Le Parti libéral a toutefois refusé de débattre de la motion caquiste.Du côté du Parti québécois, on estime que le projet de pipeline ne devrait tout simplement pas recevoir l\u2019aval du gouvernement du Qué- VOIR PAGE A 8 : ÉNERGIE EST Grève étudiante François Blais veut des sanctions ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec JEAN-FRANÇOIS NADEAU Le ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur, François Blais, a plongé dans la controverse en recommandant aux recteurs d\u2019expulser quelques étudiants perturbateurs tous les jours de grève afin qu\u2019üs servent d\u2019exemple.Lors d\u2019une entrevue accordée mardi à Dominic Maurais sur les ondes de CHQI 98,1 FM, de Québec, François Blais, tout en affirmant qu\u2019il ne voulait pas mettre «de l\u2019huile sur le feu», a déclaré (pf « expulser deux ou trois personnes par jour refroidirait les ardeurs de certains» et «ferait réfléchir les autres».Mercredi, le ministre a tenté de nuancer ses propos.«Je n\u2019ai pas proposé de quotas, surtout pas [de quotas] d\u2019expulsions», a-t-il dit au sortir de la réunion du Conseil des ministres.Depuis le déclenchement des grèves étudiantes, François Blais, un ancien doyen de la Faculté des sciences sociales de l\u2019Université La- VOIR PAGE A 8 : BLAIS Golfe du Mexique Une plateforme pétrolière explose ¥ SOURCE TWITTER Au moins quatre personnes sont mortes et seize blessées mercredi dans l\u2019explosion et l\u2019incendie d\u2019une plateforme pétrolière de la compagnie d\u2019Etat mexicaine Pemex dans le golfe du Mexique.Page A 4 Aujourd\u2019hui Actualités > Le plan B.Une chronique de Michel David sur le possible report de la « grève sociale » à l\u2019automne.Page A 3 Actualités > Affaire Raïf Badawi.Québec reste de marbre devant la mise en garde de l\u2019Arabie Saoudite.Page A 2 Actualités > La mission militaire f canadienne contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie coûtera plus de 500 millions de dollars.Page A 4 Économie > Changements climatiques.Vingt et une entreprises et associations pressent le gouvernement de l\u2019Ontario de tarifer le carbone.Page B1 Avis légaux.B\t6 Décès.B\t4 Météo.A\t5 Mots croisés.A\t5 Petites annonces.B 4 Sudoku.A\t2 Manifestations Haro sur les armes de contrôle des foules MARIE-ANDREE CHOUINARD Répression politique et brutalité policière: ce condensé explosif exprimé si tôt en ce début de printemps 2015, après quelques manifestations à peine, inquiète un collectif d\u2019une trentaine de groupes venus demander mercredi que cesse immédiatement le recours aux armes de contrôle de foule.Première à prendre le micro sur une tribune occupée par une dizaine de porte- voix, Nicole Filion, de la Ligue des droits et libertés, a d\u2019emblée rappelé le triste souvenir de Naomi Trudeau-Tremblay, cette jeune fiUe de 18 ans brûlée jeudi dernier au visage par un policier du SPVQ et son lance-gaz lacrymogène.«Nous avons tous été saisis par une telle brutalité policière», a-t-elle rappelé, soulignant surtout qu\u2019à côté de cette jeune manifestante vite devenue symbole, d\u2019autres blessés commencent à garnir une triste liste.voir page a 8 : ARMES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Maxence L.Valade, Dominique Boisvert, Fannie Poirier et Camille Godbout représentent des organisations condamnant la répression politique et policière.Justice Le délateur Beaudry éclabousse Denis Gallant BRIAN MYLES Le délateur Sylvain Beaudry s\u2019apprête à livrer un témoignage-choc en Cour d\u2019appel.Selon lui, un juriste chevronné, Denis Gallant, aurait influencé son témoignage dans le procès pour meurtre de Tony Duguay en lui remettant toute la preuve contre l\u2019accusé.Beaudry affirme qu\u2019il a menti lors du procès de Duguay, en 2006, et que son témoignage a été «corrompu» par sa connaissance intime de la preuve.Le principal intéressé, Denis Gallant, nie fortement ces allégations.Beaudry prétend que Denis Gallant lui a donné «la divulgation entière de la preuve» dans une déclaration assermentée de type « KGB » (avec une mise en garde et lecture des droits) datée du 31 janvier 2014.En 2006, M® Gallant était le procureur responsable de la cause de Duguay.«Ça m\u2019a réellement été remis par Gallant avant de témoigner, dit Beaudry.[.] Le CD m\u2019a été remis à même l\u2019ordinateur, et fai gardé l\u2019original depuis le temps.» Le Devoir a mis la main sur la transcription de cette déclaration enregistrée sur vidéo.L\u2019avocate de Tony Duguay, Anne-Marie Lanctôt, a présenté une requête exceptionnelle pour voir page a 8 : DÉLATEUR 77831303445514 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI AVRIL 2015 ACTUALITES JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE La ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil RAÏF BADAWI Devant la mise en garde saoudienne, Québec reste de marbre ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Une mise en garde de l\u2019Arabie Saoudite contre toute tentative d\u2019ingérence a été accueillie froidement mercredi par les parlementaires québécois, qui ont renouvelé leur opposition au traitement réservé au blo-gueur emprisonné Raïf Badawi.Une lettre transmise en mars au président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Cha-gnon, par l\u2019ambassadeur saoudien à Ottawa, Naïf Bin Bandir Alsudairy, exprime la surprise des autorités saoudiennes concernant les propos rapportés dans les médias québécois concernant M.Badawi.«Le Royaume regrette les attaques des médias contre le Royaume et son appareil judiciaire, insiste sur le fait qu\u2019il n\u2019acceptera aucune forme d\u2019ingérence dans ses affaires internes et rejette toute intrusion dans sa souveraineté ou atteinte à l\u2019indépendance et l\u2019intégrité de son processus judiciaire, où aucun pouvoir ne peut se substituer à celui des juges», indique la lettre.M.Badawi, un blogueur, a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour ses prises de position pour les droits de la personne.En février dernier, les députés de tous les partis représentés à l\u2019Assemblée nationale ont adopté à l\u2019unanimité une motion demandant la libération du prisonnier, dont la famille est établie à Sherbrooke.Cette motion avait été acheminée aux autorités saoudiennes, a confirmé mercredi l\u2019Assemblée nationale.La réponse de l\u2019ambassadeur, datée du 10 mars dernier, a été déposée en Chambre le Les députés de l\u2019Assemblée nationale ont adopté à l\u2019unanimité une motion demandant la libération du prisonnier 25 mars par M.Chagnon, qui l\u2019a ainsi rendue publique.Le document du royaume saoudien présente la loi islamique comme une garantie contre les violations des droits de la personne.«Le Royaume n\u2019accepte aucune attaque au nom des droits de la personne, particulièrement quand sa Constitution s\u2019appuie sur la loi islamique, qui garantit les droits de la personne et préserve son sang, sa richesse, son honneur et sa dignité», indique la lettre.La ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, a déclaré mercredi que la lettre des autorités saoudiennes n\u2019aura aucun effet sur la mobilisation en cours.«On réitère notre appui à Raïf Badawi, on veut sa libération, a-t-elle dit.L\u2019important, c\u2019est de poursuivre la mobilisation de toute la société et on le voit partout dans le monde.On va continuer à mobiliser, on va faire notre part pour appuyer M.Badawi, son épouse et ses enfants.Et la motion unanime qu\u2019on a adoptée, il y a lieu de répéter qu\u2019on a parlé d\u2019une seule voix.» À Ottawa, mercredi, le député libéral Marc Carneau a obtenu l\u2019appui de la Chambre des communes à une motion semblable à celle de l\u2019Assemblée nationale.Dans cette résolution, les parlementaires fédéraux dénoncent «le traitement répréhensible de Raïf Badawi» et demandent au gouvernement de l\u2019Arabie Saoudite «de cesser sa punition et de le libérer immédiatement».La Presse canadienne Lire aussi > Charbonnier saoudien.Un éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 Sudoku par Fabien Savary \t9\t\t\t\t4\t1\t5\t2 \t\t\t\t8\t\t3\t\t \t3\t7\t\t\t\t\t9\t \t\t\t\t7\t\t\t\t8 \t\t3\t2\t\t\t\t\t1 5\t\t6\t\t4\t\t2\t\t 8\t\t\t5\t\t\t\t\t \t\t1\t\t\t\t\t\t5 \t6\t\t9\t\t8\t\t1\t7 Niveau de difficulté : MOYEN 2952 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 2\t4\t5\t6\t1\t3\t7\t9\t8 8\t3\t7\t9\t2\t5\t1\t6\t4 1\t9\t6\t4\t7\t8\t3\t2\t5 7\t8\t9\t3\t4\t6\t5\t1\t2 3\t5\t2\t7\t9\t1\t4\t8\t6 4\t6\t1\t5\t8\t2\t9\t3\t7 6\t1\t4\t8\t5\t9\t2\t7\t3 9\t7\t3\t2\t6\t4\t8\t5\t1 5\t2\t8\t1\t3\t7\t6\t4\t9 2951 GAZ A EFFET DE SERRE Couillard exhorte Ottawa à dévoiler ses cibles Dans un texte rédigé au nom de l\u2019Alliance des États fédérés et des régions du Climate Group, le premier ministre du Québec en appelle au « devoir » du gouvernement fédéral ALEXANDRE SHIELDS Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, juge que la lutte contre les changements climatiques est un «devoir», puisque «l\u2019avenir de notre planète en dépend».Il demande d\u2019ailleurs à Ottawa de dévoiler ses cibles de réduction de gaz à effet de serre en vue des négociations de l\u2019açcord de Paris.À deux semaines d\u2019une rencontre des premiers ministres provinciaux sur la question du climat, le chef libéral lance ainsi un appel au gouvernement fédéral, et ce, par la voie d\u2019un texte rédigé au nom de l\u2019Alliance des Etats fédérés et des régions du Cliunate Group, un groupe de 27 Etats infrana-tionaux et gouvernements régionaux.Les signataires soulignent d\u2019entrée de jeq que l\u2019Union européenne et les Etats-Unis ont déjà fait connaître leurs cibles de réduction de gaz à effet de serre, comme cela a été convenu en décembre dernier lors du sommet de l\u2019ONU tenu à Lima.Cette étape est essentielle afin d\u2019évaluey la teneur des gestes que les Etats sont prêts à poser dans le but de limiter les bouleversements climatiques.«[Nous] appelons les dirigeants des gouvernements nationaux à se joindre à cet effort avec des plans ambitieux pour le climat, souligne le texte de la lettre rendue publique mercredi.Nous lançons cet appel à nos chejs de gouvernement parce que nous croyons que c\u2019est ce qui est juste, et parce que nous savons que cela est possible.» L\u2019avenir en dépend Les cosignataires de la lettre invitent les gouvernements nationaux à prendre exemple sur ce que leurs homologues régionaux font déjà pour lutter contre la crise climatique.«Ils devraient se joindre à nous aux pre- JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Philippe Couillard a mis de la pression sur le gouvernement fédéral mecredi.mières lignes de cette lutte contre les changements climatiques en mettant de l\u2019avant des plans nationaux ambitieux, qui tirent parti du leadership des gouvernements infranationaux pour atteindre les objectijs de réduction d\u2019émissions de GES que nous nous sommes fixés.L\u2019avenir de notre planète en dépend.» Ottawa n\u2019a toujours pas publié ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en vue des négociations qui doivent se terminer en décembre par la signature du plus ambitieux accord climatique de l\u2019histoire.Pour le moment, les émissions canadiennes connaissent une hausse continue, essentiellement en raison de l\u2019exploitation des sables bitumineux.Les projets de pipeline en développement à l\u2019heure actuelle visent justement à faciliter la mise en marché de ce péfrole.Le plus important projet.Energie Est, doit passer par le Québec.Le gouvernement Couillard ne cache pas son préjugé favorable envers le projet.Les libéraux ont d\u2019ailleurs décidé d\u2019écarter la question des impacts environnementaux, dont les émissions de gaz à effet de serre, résultant de l\u2019exploitation du pétrole qui coulera dans le pipeline de TransCa-nada, à raison de 400 millions de barils de pétrole par année.Le gouvernement du Québec est aussi favorable à l\u2019exploitation du pétrole en sol québécois, et il n\u2019a toujours pas statué sur le développement du gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent.Les libéraux ont en outre autorisé la construction de la cimenterie de Port-Daniel sans soumettre le projet au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement.Une fois en fonction, elle entraînera des émissions annuelles équivalant à une hausse de 6% du secteur industriel de la province.Le Devoir TRANSPORT EERROVIAIRE Le Canadien National ralentira aux abords des villes PHILIPPE OREALI Prés de deux ans après la tragédie de Lac-Mégantic et alors que son réseau a été le théâtre d\u2019une poignée d\u2019accidents au cours des deux derniers mois en Ontario, le Canadien National se décide à ralentir aux abords des agglomérations.Plusieurs de ses convois devront désormais rouler plus lentement à l\u2019approche de villes de petite et grande envergure, a confirmé l\u2019entreprise mercredi, alors que des municipalités dénoncent depuis des mois les vitesses folles auxquelles roulent certains convois de matières dangereuses tel que le pétrole.Plusieurs de ces municipalités auraient reçu au cours des dernières semaines des lettres les informant de nouvelles mesures visant à assurer la sécurité de leur communauté, selon Radio-Canada.Le CN a décliné la demande d\u2019entrevue du Devoir, mercredi.Dans un courriel, le porte-parole Pierre Bergeron a précisé que la société a Plusieurs municipalités auraient reçu au cours des dernières semaines des lettres les informant de nouvelles mesures choisi de réduire à 50 km/h la vitesse de tous ses «trains ciblés», «contenant 20 wagons ou plus de marchandises dangereuses [dont fait partie le pétrole brut] qui circulent dans les régions métropolitaines de recensement au Canada».Une région métropolitaine de recensement (RMR) est formée d\u2019une ou de plusieurs municipalités et compte une population totale d\u2019au moins 100 000 habitants et son noyau doit compter au moins 50 000 habitants, selon Statistique Canada.Le Canada en compte 33, et le Québec 6, c\u2019est-à-dire Montréal, Québec, Trois-Rivières, Saguenay, Sherbrooke et le secteur Gatineau de la RMR d\u2019Ottawa-Gatineau.Du lot, seules Sherbrooke et Gatineau ne sont pas traversées par les rails du CN.Le CN affirme également mener des inspections poussées, et que dans l\u2019ensemble ses mesures de sécurité «excèdent les minimpms requis» au Canada et aux Etats-Unis.L\u2019implantation de ces mesures survient alors que les SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.f Vieux Montréal 514.845.5545 compagnies ferroviaires canadiennes ont été confrontées à maints accidents au cours des derniers mois, dont quatre se sont déroulés dans le nord de l\u2019Ontario.En outre, le nombre de wagons-citernes transportant des matières dangereuses a crû de façon exponentielle au cours des dernières années, forçant les entreprises de chemin de fer à revoir leurs pratiques.Plan insuffisant Cette annonce coïncide avec l\u2019étude, par les résidants de Lac-Mégantic, du projet de règlement présenté par le syndic de faillite qui représente la Montreal, Maine & Atlantic et Irving Oil.Le plan d\u2019arrangement avec les créanciers s\u2019établit à environ 283 millions de dollars.Selon les documents consultés par Le Devoir, les proches des personnes décédées obtiendraient près de 77 millions provenant de cette somme.Les Méganti-cois blessés ou ayant subi des dommages moraux toucheraient 10,4% de l\u2019enveloppe, tandis que ceux ayant connu des «dommages économiques ou fonciers» obtiendraient 9 %.Le gouvernement du Québec obtiendrait lui aussi une somme considérable, s\u2019élevant à 409,3 millions, selon la proposition du syndic.La Ville de Lac-Mégantic obtiendrait pour sa part 5 millions.La Ville de Lac-Mégantic n\u2019a pas voulu commenter la situation mercredi, disant vouloir prendre le temps d\u2019analyser la pile de documents déposés par le syndic.Mais la mairesse Colette Roy-Laroche a déjà laissé entendre que 283 millions étaient bien trop peu à la lumière de tous les dommages causés par la tragédie.Le Devoir L\u2019horoscope dans Le Devoir ?Poisson d\u2019avril ! Y avez-vous cru?Allez.la vérité! Combien d\u2019entre vous ont vociféré avant de sourire?Combien ont spontanément dit: «Nooooon! Pas un horoscope dans Le Devoir ?Mais ont-ils perdu la boule?» Nous le confirmons: il y a eu un bon nombre de poissons au bout de notre hameçon à la suite de la publication d\u2019une section horoscope dans notre édition de mercredi.Certains offusqués au bout du fil et du courriel, et puis, empreints d\u2019humilité, craquant le rire de l\u2019autre côté de la communication.Il y eut même des questions posées à notre astrologue d\u2019un jour, qui avait eu la bonté de laisser une adresse courriel.Au bout de cette ligne les attendait ce petit message : «Poisson d\u2019avril! Depuis 105 ans.Le Devoir ouvre ses pages à l\u2019information, à la réflexion, à la mise en perspective, à l\u2019esprit libre et critique et laisse les pseudosciences et le charlatanisme astrologique à d\u2019autres.Cet alignement de la pensée, cette cosmologie rédactionnelle, mis au service des Lumières et de l\u2019intelligence, nous a d\u2019ailleurs valu en 2010 le prix Sceptique, remis par l\u2019Association des sceptiques du Québec, pour avoir résisté \u201cvaillamment à la tentation populiste de publier une chronique astrologique ou divinatoire \u201d».Et franchement, ce n\u2019est pas le V avril 2015 que cela va changer.La joyeuse équipe du Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 2 AVRIL 2015 A3 ACTUALITES Le plan B Michel David rendrait une Il n\u2019est jamais trop tard pour corriger une erreur.Malgré toute l\u2019ardeur que peuvent y mettre les grévistes de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), le moment pour débrayer était bien mal choisi.Sans la participation des centrales syndicales, ni même celle des autres associations étudiantes, la pression sur le gouvernement devient très relative.La porte-parole péquiste en matière d\u2019enseignement supérieur, Véronique IJivon, s\u2019est même demandé si le ministre de l\u2019Éducation, François Blais, n\u2019a pas voulu jeter de l\u2019huile sur le feu en brandissant la menace d\u2019expulsions exemplaires, comme s\u2019il cherchait à provoquer une radicalisation du mouvement pour mieux le tuer dans l\u2019œuf.Le repli stratégique qui sera soumis en fin de semaine aux membres de LASSE sera inévitablement interprété comme un aveu d\u2019essoufflement, mais s\u2019entêter jusqu\u2019à l\u2019épuisement complet rendrait presque impossible une mobilisation plus large à l\u2019automne, alors que les conditions pourraient être nettement plus favorables.Quand le plan A ne fonctionne pas, il vaut mieux passer au plan B.Pour le moment, les porte-parole du front commun des syndicats qui représentent les employés du secteur public n\u2019ont d\u2019autre choix que de plaider la négociation de bonne foi.Déterrer la hache de guerre maintenant, alors que les conventions collectives arrivent tout juste à échéance et que les discussions en sont à leurs balbutiements, aurait un très mauvais effet sur une opinion publique déjà sceptique à l\u2019égard des demandes syndicales.De toute manière, les étapes prévues par la loi S\u2019entêter\tpermettent pas d\u2019envisa- ger le recours à l\u2019armement jusqu\u2019à\tlourd avant quelques mois.\u201e,\t,\t^ L\u2019écart entre l\u2019augmenta- 1 epuisement\ttion de 13,5% sur trois ans pnmnlpt\tréclamée par les syndicats et les 3 % sur cinq ans offerts par le gouvernement, incluant un gel pour les deux presque\tpremières années, laisse ,\t.\tpeu d\u2019espoir d\u2019arriver à une impossible\tentente négociée.Non seu- lement la mathématique du retour à l\u2019équilibre budgé-mobilisation\ttaire ne donne presque au- cune marge de manœuvre plus large\tau gouvernement, mais l\u2019im- , \u201e\tposition d\u2019une loi spéciale a 1 automue\tdevient presque une néces- sité pour faire accepter à la population l\u2019austérité qu\u2019on lui impose.Elle ne tolérerait pas que ses sacrifices profitent à des gens qui, à tort ou à raison, sont toujours perçus comme des privilégiés.Il a fallu un certain temps avant que les compressions budgétaires aient un effet significatif sur la popularité du gouvernement Couillard.La chute de huit points des intentions du PLQ que CROP a enregistrée dans son sondage de la mi-mars indique toutefois qu\u2019il y a des limites à ce que l\u2019opinion publique est prête à accepter pour atteindre le déficit zéro, même si elle en reconnaît les vertus.Les compressions budgétaires ont un effet cumulatif.Celles qui devront être effectuées en 2015-2016 seront beaucoup plus difficiles à appliquer que celles de l\u2019an dernier.Le mécontentement qu\u2019elles provoqueront risque aussi d\u2019augmenter plus rapidement.Aux yeux de plusieurs, la croisade tous azimuts de LASSE contre l\u2019austérité a des allures un peu donquichottesque.Dans le budget de dépenses pour l\u2019année qui commence, l\u2019éducation est manifestement le secteur le plus durement touché, avec une augmentation globale de 0,2% qui se traduira inévitablement par une baisse de qualité.Qu\u2019il s\u2019agisse des cégeps ou des universités, on prévoit une baisse de dépenses en chiffres absolus.Cette fois, les étudiants pourront s\u2019appuyer sur quelque chose de concret pour soutenir qu\u2019on compromet leur avenir.Sur le plan politique, les étudiants pourraient trouver un meilleur soutien à l\u2019automne.Pour l\u2019heure, seul Québec solidaire lui a témoigné son appui.Il ne faut rien espérer de la CAQ, mais la position du PQ pourrait bien évoluer.Lors du dernier débat entre les candidats au leadership, dimanche à Sherbrooke, Pierre Céré a invité ses quatre adversaires à manifester leur «complète solidarité» avec le mouvement étudianp mais son appel n\u2019a trouvé aucun écho.L\u2019appui donné aux «carrés rouges» de 2012 n\u2019a pas donné les résultats espérés par le PQ ; s\u2019associer à la frange la plus radicale est hors de question.En revanche, même Pierre Karl Péladeau, à la surprise de plusieurs, a exprimé sa sympathie pour les revendications des employés du secteur public.Quel que soit le prochain chef, il est permis de penser qu\u2019une large coalition incluant à la fois les centrales syndicales et les étudiants, à laquelle d\u2019autres secteurs de la société civile opposés à l\u2019austérité pourraient venir se greffer, aurait l\u2019appui du PQ.Encore faudrait-il que ce dernier fasse preuve d\u2019un minimum de cohérence et tire la conclusion logique des cris d\u2019orfraie que lui arrachent les compressions en demandant le report du retour à l\u2019équilibre.Bernard Drainville a beau dénoncer cette contradiction, le PQ semble très bien s\u2019en accommoder.mdavid@ledevoir.com ACCES AUX COURS La Cour supérieure donne raison à ITJQÂM PHILIPPE ORFALI Nouveau revers poru le mouvement étudiant.La Colu supérierue a ordonné mercredi aux associations étudiantes de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l\u2019Université Laval de cesser de bloquer l\u2019accès aux salles de cours, au risque d\u2019être accusées d\u2019outrage au tribunal.En fin d\u2019après-midi, le juge Robert Mongeon a donné raison à l\u2019administration de LUQAM, qui souhaitait que stoppent les manœuvres employées par les étudiants en grève afin de limiter ou de rendre plus difficile l\u2019accès aux cours.Mardi, la maison d\u2019enseignement avait déposé une demande d\u2019injonction contre cinq associations étudiantes et contre 34 militants, après qu\u2019une bonne partie de son campus principal eut été complètement paralysé pendant la jorunée de lundi.Une centaine d\u2019étudiants avait alors systématiquement bloqué l\u2019accès à une douzaine de pavillons.«Il est inacceptable de laisser les choses évoluer de la façon dont elles se déroulent présentement, il y a urgence d\u2019intervenir afin de faire cesser les comportements reprochés», a estimé le juge Robert Mongeon, dans son ordonnance d\u2019injonction temporaire.«Même si le droit québécois reconnaissait aux étudiants un droit de grève \u2014 ce qui n\u2019est pas le cas \u2014, un tel droit ne pourrait jamais aller jusqu\u2019à la perpétration des actes reprochés», a-t-il écrit, en référence aux allégations de grabuge et de vandalisme faites par l\u2019université.L\u2019injonction est en vigueur pour dix jours.La maison d\u2019enseignement devra se présenter à nouveau devant les tribunaux si elle souhaite la renouveler.Comme en 2012 Si les étudiants ont le droit de boycotter leurs propres cours, ils ne peuvent bloquer l\u2019accès aux salles de classe ou «empêcher les étudiants de poursuivre leur formation universitaire», a-t-il ajouté, rappelant que sa décision allait dans le même sens que les ordonnances rendues lors du printemps érable de 2012.« [Les étudiants] n\u2019ont pas le droit de forcer la levée des cours prodigués par une université [et] ils n\u2019ont pas le droit non plus de paralyser les services administratijs d\u2019une telle institution [.] Bref, ils n\u2019ont pas le droit de \u201cfermer\u201d l\u2019UQAM.» En matinée, un autre juge de la Coru supérieure, cette fois à Québec, donnait raison à Catherine Le- blond, une étudiante au baccalauréat en études internationales qui souhaite avoir accès à ses cours.Dans ce qui constitue une première victoire pour les carrés verts, la Coru a ordonné à l\u2019Université Laval et aux associations étudiantes de l\u2019établissement de permettre aux étudiants d\u2019accéder librement aux salles de cours.L\u2019ordonnance semble avoir été respectée mercredi, M\"® Leblond et d\u2019autres étudiants ayant pu aller à lerus corus sans problème.Celle-ci a déposé cette injonction car elle n\u2019avait pu assister à certains de ses corus, le 25 mars dernier.Cette ordonnance concerne les corus Anthropologie du religieux et Qrdre mondial au XXU siècle et est valide jusqu\u2019au 10 avril.Rappelons qu\u2019à la fin février, la Cour avait refusé d\u2019accorder une injonction à un étudiant qui souhaitait empêcher la tenue de l\u2019assemblée générale de l\u2019Association des étudiants de science politique et droit de LUQAM (AFESPED), craignant que celle-ci se dote d\u2019un mandat de grève.Selon les ^évistes, il s\u2019agissait d\u2019une première tentative visant à empêcher non pas des levées de corus associées à une grève, mais une assemblée générale comme telle.Le Devoir i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Poisson d\u2019avril des manifestants Le ton des manifestants anti-austérité a subitement changé, mercredi dans les rues du centre-ville de Montréal.Le temps d\u2019un après-midi, à l\u2019occasion du poisson d\u2019avril, ils ont troqué le sérieux de leru revendication poru l\u2019ironie afin de faire passer leru message au gouvernement Couillard.«Plus de police, moins d\u2019artistes», brandissaient les uns sru leurs pancartes.«SPVM on vous aime», et «Fermons les régions», affirmaient les autres, habillés en complet ou encore en uniforme militaire.Le rassemblemenfi festif, a regroupé près d\u2019un millier de persoimes et s\u2019est déroulé sans anicroche.Par aillerus, une autre manifestation nocturne s\u2019est tenue mercredi soir dans les rues de Montréal.Au moment d\u2019écrire ces lignes, tout se déroulait dans le calme.SERVICES DE GARDE L\u2019application de la nouvelle grille tarifaire est reportée MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Les parents d\u2019enfants inscrits dans un service de garde éducatif à l\u2019enfance obtiennent un sursis.En effet, l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire, modulée en fonction de leurs revenus, prévue le V\u201d\u2019 avril 2015, s\u2019effectuera seulement lors de l\u2019adoption du projet de loi 28.La grande majorité des parents devront alors payer de quelques cents à 12,70$ par jour en sus de la contribution de base de 7,30$ exigée actuellement par les centres de la petite enfance (CPE), les services de garde en milieu familial et les garderies privées subventionnées.Les parents de plus de 155 000 enfants écoperont d\u2019une hausse: 3,20$ en moyenne par joru.En contrepartie, le gouvernement du Québec touchera des recettes supplémentaires de 14 millions par mois, ou 168 millions par année.Le ministre des Finances, Carlos Leitâo, «aimerait procéder le plus rapidement possible» à l\u2019adoption du projet de loi 28.Il exclut toutefois à ce moment-ci de faire adopter à toute vapeur ce projet de loi «important», actuellement en commission parlementaire, même si le «comportement» des partis d\u2019opposition «laisse un peu à désirer».«Nous sommes prêts à continuer l\u2019analyse article par article», a-t-il affirmé lors d\u2019un point de presse mercredi.Pas de bâillon, pour l\u2019instant.«On va voir ce qui va se passer après Pâques.», a-t-il ajouté.Pas de lunch à faire Pour sa part, la ministre de la Famille, Francine Charbon-neau, a enjoint aux CPE de suivre à la lettre les ententes de subventions.Celles-ci obligent notamment les services de garde éducatifs à l\u2019enfance d\u2019offrir «un repas, généralement celui du midi, et [des] collations» aux enfants.«Inquiétez-vous pas: vous n\u2019aurez pas de lunch à faire ou de collations à mettre dans les sacs», a-t-elle déclaré à l\u2019occasion d\u2019un impromptu de presse.Les CPE qui feront le choix de «priver les enfants de nourriture» s\u2019exposeront à des «sanctions», a-t-elle averti.Les prestataires de services voyous pourraient voir leur subvention «diminuée», «suspendue» ou encore «annulée», a précisé le ministère de la Famille.L\u2019élue libérale a accusé l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) d\u2019avoir lancé un «mot d\u2019ordre» à ses membres de couper les services directs aux enfants, y compris les repas, afin de pallier les coupes budgétaires de 74 millions de dollars inscrites dans le budget Leitâo.«J\u2019ai cru à un poisson d\u2019avril.C\u2019est inacceptable.[.] Il n\u2019y a pas un CPE qui va poser ce geste-là», a-t-elle lancé.Rien n\u2019empêche les services de garde de cesser de servir des petits-déjeuners aux enfants.Ces repas sont à l\u2019heure actuelle «facultatijs », précise le directeur général de LAQCPE, Louis Sénécal.«Il n\u2019y a pas beaucoup de places où couper.Le réseau est à bout de souffle.Il ne voit pas de solutions», a-t-il insisté.Plusierus CPE envisagent de resserrer le nombre d\u2019herues de travail de leurs cuisiniers ou encore de fermer leru cuisine et de confier la préparation des repas à des entreprises privées, ce qui leur permettrait de comprimer la masse salariale de leru établissement.En 2013-2014, les CPE ont dépensé chaque jour 4,57$ en moyenne en repas et collations et 44$ en salaires à leurs employés, c\u2019est-à-dire respectivement 7,6% et 73% du montant de 60$ octrpyé par les parents (7,30$) et l\u2019Etat (52,70$).Par ailleurs, l\u2019AQCPE a fait coimaître mercredi une «proposition » de compressions budgétaires au cabinet de la ministre Charbonneau, cinq jours après avoir été invité à choisir l\u2019un de quatre scénarios de coupes de 74 millions.«Madame la Ministre, vous les avez déjà siphonnés l\u2019année dernière, il n\u2019y en a plus, de marge de manoeuvre.[.] La ministre est censée être la défenderesse du réseau des services de garde, pas son exécutrice testamentaire», a fait valoir le porte-parole du Parti québécois en matière de famille, Mathieu Traversy.«Avec les libéraux, c\u2019est: \u201cPayez plus, obtenez moins.\u201d», a poursuivi son homologue à la Coalition avenir Québec, Lise Lavallée.Le Devoir LIVRES À L\u2019ÉCOLE L\u2019opposition vilipende François Blais PHILIPPE OREALI Le gouvernement libéral met en péril le succès des initiatives de promotion de la lecture chez les jeunes en ne faisant rien pour que les commissions scolaires utilisent réellement à cette fin les fonds consacrés à l\u2019achat de livres, ont tonné mercredi les partis d\u2019opposition.Comme le révélait Le Devoir mercredi, nombre de commissions scolaires semblent ayoir fait fi des instructions de Lex-ministre de l\u2019Éducation Yves Bolduc, qui leru avait enjoint à l\u2019automne de consacrer une enveloppe budgétaire de 15 millions afin de garnir les bibliothèques scolaires, comme ce fut le cas au corus des huit dernières années.Qr, les librairies québécoises constatent une baisse des acquisitions effectuées par leur clientèle des écoles primaires et secondaires pouvant atteindre plus de 80% par endroits.Les commissions scolaires reconnaissent elles-mêmes avoir dû employer ces sommes à d\u2019autres fins en raison des compressions budgétaires.Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière d\u2019éducation, Jeaij-François Roberge, affirme que le ministre de l\u2019Éducation compromet ainsi la réussite scolaire.«Ce qui me désole le plus, c\u2019est qu\u2019on répète la même chose dans le budget [2015] .Il y a de nouvelles coupes et on sait qu\u2019il y aura donc moins de livres achetés [Lan prochain].L\u2019histoire se répète.C\u2019est navrant», explique l\u2019ensei-gnanf également auteiu de deux livres jeunesse.En réponse à une question de M.Roberge, le ministre François Blais s\u2019est dit «inquiet» des constatations du Devoir.«Je vais faire des vérifications.Je voudrais aussi rappeler que l\u2019année financière n\u2019est pas encore terminée, l\u2019année financière des commissions scolaires se termine le 30 juin, et j\u2019espère qu\u2019elles vont se rattraper bientôt, a-t-il dit en Chambre.Les commissions scolaires [.] ont encore trois mois pour se rattraper.» Le Devoir Lire aussi > L\u2019avis du ministre.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 6 A 4 LE DEVOIR LE JEUDI AVRIL 2015 ACTUALITES FUSILLADE À OTTAWA L\u2019alerte de sécurité aurait dû être bilingue MELANIE MARQUIS à Ottawa Le gouvernement fédéral a l\u2019obligation de communiquer dans les deux langues officielles même s\u2019il affronte des situations d\u2019urgence, comme la fusillade survenue le 22 octobre dernier à Ottawa.C\u2019est la conclusion à laquelle en vient le Commissariat aux langues officielles dans un rapport préliminaire d\u2019enquête obtenu par La Presse canadienne.L\u2019investigation portait sur la réaction du ministère de la Sécurité publique aux événements qui ont secoué la capitale nationale l\u2019automne dernier.La première alerte de sécurité qui avait été transmise après l\u2019éclatement de la fusillade était écrite en anglais, ce qui avait choqué le député néodémocrate Yvon Godin.L\u2019élu du Nouveau-Brunswick avait porté plainte auprès du commissaire Graham Fraser, qui vient de lui donner raison en concluant que le ministère a contrevenu à ses obligations linguistiques.Car il est «essentiel, surtout dans des situations critiques et exceptionnelles, que les communications soient claires, efficaces et disponibles simultanément dans les deux langues officielles», est-il écrit dans le rapport d\u2019enquête préliminaire.Le ministère de la Sécurité publique doit donc mettre en place une procédure afin de s\u2019en assurer, prescrit le commissaire Fraser, qui précise dans son rapport qu\u2019un suivi de ce dossier sera effectué en juin 2015.Le verdict du commissaire a été favorablement accueilli par Yvon Godin, qui avait déposé sa plainte en sa qualité de porte-parole du NPD en matière de langues officielles.«Ça n\u2019avait aucun sens que, durant une urgence, tout se fasse en anglais et qu\u2019on dise aux francophones d\u2019attendre la traduction», a-t-il soutenu en entrevue téléphonique mardi.« C\u2019est dans ce temps-là, encore plus que jamais, que ça devrait être dans les deux langues officielles! C\u2019est une totale violation de la loi [de ne pas le faire] », s\u2019est exclamé M.Godin.Argument réfuté L\u2019alerte de sécurité à l\u2019origine de la plainte émanait du Centre des opérations du gouvernement (COG), qui est chapeauté par le ministère de la Sécurité publique.Un porte-parole du ministère, Jean Paul Duval, avait indiqué que le COG n\u2019avait pas de contacts directs avec les citoyens ou des fonctionnaires, mais plutôt avec d\u2019autres centres d\u2019opérations et le réseau des agents de sécurité ministériels ASM).Ces derniers, «à leur tour, communiquent avec les employés en conformité avec la politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada», écrivait-il à La Presse canadienne le 31 octobre dernier, après avoir été informé du dépôt d\u2019une plainte.Le Commissariat aux langues officielles a réfuté cet argument, faisant remarquer que les ASM sont des fonctionnaires fédéraux et qu\u2019ils ont donc le droit de recevoir des services en français et en anglais, conformément à la Loi sur les langues officielles.Selon M.Fraser, «l\u2019envoi d\u2019un courriel initial en anglais seulement pourrait entraîner des conséquences graves, nuire à la compréhension de directives ou causer de graves problèmes dans une situation stressante ou suscitant la panique».La Presse eanadienne Motion pour l\u2019accès à l\u2019avortement Pour répondre aux craintes des nombreux groupes ayant dénoncé l\u2019imposition de quotas sur le nombre d\u2019avortements pouvant être pratiqués par les médecins québécois, les parlementaires ont adopté mercredi ime motion unanime engageant le gouvernement à ne pas entraver l\u2019accès à l\u2019avortement.L\u2019interprétation de cette motion diverge toutefois selon les partis.Celle-ci «réitère le droit de toute femme de disposer de son corps et de services d\u2019avortement gratuits et accessibles».Le texte soutient également «que le gouvernement s\u2019assure qu\u2019aucune mesure liée au projetdeloi20[.] ne limite de quelque façon que ce soit ces droits».Pour Carole Poirier, porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de condition féminine, l\u2019appui du gouvernement à cette motion signifie que «le gouvernement libéral accepte finalement de revoir les quotas».Mais le ministre Gaétan Barrette ne l\u2019entend pas ainsi.Selon son attachée de presse, Joanne Beauvais, il n\u2019est pas question de retirer les quotas, car «il n\u2019y a rien qui limite l\u2019accès là-dedans».Le Devoir Nouvelle mouture du Plau Nord la semaiue prochaiue Quatre années après son prédécesseur, Philippe Couillard présentera sous peu sa mouture du Plan Nord.Le gouvernement libéral s\u2019apprête en effet à présenter le «nouveau» Plan Nord la semaine prochaine, selon ce que rapporte Radio-Canada.D\u2019ici 2020, Québec prévoirait des investissements publics et privés de près de 22 milliards au nord du 49® parallèle.Le premier ministre et plusieurs membres de son cabinet doivent faire l\u2019annonce de ce nouveau plan plus concret et plus réaliste que le plan du gouvernement Cha-rest devant la communauté d\u2019affaires à Montréal.Le Devoir Traite de femmes: réseau démantelé Les policiers fédéraux ont réussi à démanteler deux branches majeures d\u2019un réseau qui se livrait essentiellement à la traite de femmes asiatiques à des fins de prostitution.Les opérations policières, qui se déroulaient depuis vendredi, se sont conclues mercredi.Les policiers décrivent le tout comme étant une «organisation criminelle internationale de souche asiatique», impliquée dans «le passage clandestin et l\u2019exploitation sexuelle de jeunes femmes» dans diverses maisons closes.L\u2019opération, qui a donné lieu à 16 perquisitions et mené à six arrestations, s\u2019est déroulée en trois phases dans la grande région de Montréal et à Toronto.Quatre des accusés sont de la région de Montréal, soit Kai Chen, 37 ans, et Nan Wy, 33 anS;^ tous deux de Notre-Dame-de-lJle-Perrot, et Le Yu, 38 ans, et Anyang Cui, 26 ans, tous deux de Montréal.Deux autres suspects sont recherchés, dont une résidante de Montréal, Mélanie Williams-Johnson, 20 ans.La Presse eanadienne SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de ia Défense Jason Kenney a révéié que ie coût différentiei de i\u2019opération miiitaire en Irak et en Syrie s\u2019éièverait à pius de 400 miiiions pour ia prochaine année.MISSION CONTRE L\u2019EI La facture atteint plus de 500 millions MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa En allanf bombarder le groupe Etat islamique (El) jusqu\u2019en Syrie et en prolongeant sa mission d\u2019un an, le gouvernement conservateur fait bondir la facture de cette mission militaire à plus d\u2019un demi-milliard de dollars.Le ministre de la Défense Jason Kenney a révélé, à son entrée aux Communes mercredi, que le coût différentiel de l\u2019opération militaire en Irak et en Syrie s\u2019élèverait à «approximativement 406 millions pour la prochaine année».Une somme qui s\u2019ajoute aux 122 millions qu\u2019ont coûtés les six premiers mois du déploiement d\u2019avions de chasse, d\u2019appareils de renseignement et d\u2019un avion de ravitaillement en vol, de même que de 600 militaires pour opérer tout ce matériel.Soixante-neuf conseil- lers militaires sont aussi sur place en Irak pour entraîner les forces kurdes et irakiennes.«Il y aura évidemment des coûts supplémentaires associés au retour de l\u2019équipement au pays et à sa restauration, a consenti le ministre.Le chiffre va évidemment changer.Si le passé est garant de l\u2019avenir, il va probablement augmenter.Mais c\u2019est notre meilleure estimation.» Un chiffre «stupéfiant», selon le néodémocrate Jack Harris, qui a affirmé ne pas être certain de pouvoir faire confiance au ministre.«Les vrais chiffres ne seront probablement pas connus avant l\u2019élection », a-t-il présumé.Le ministre Kenney a en effet chiffré le coût différentiel de la mission, soit les frais qui n\u2019étaient pas prévus au budget de la Défense et qui y sont ajoutés en raison de l\u2019intervention militaire \u2014 en plus des salaires des militaires ou des frais de maintenance d\u2019équipement qui doivent être assumés que l\u2019armée soit dépêchée en mission ou non.Ce coût différentiel avait atteint 100 millions pour la mission de sept mois et demi en Libye, en 2011 \u2014 que plusieurs experts ont comparé à la mission contre l\u2019El car le Canada avait dépêché sensiblement la même flotte d\u2019appareils.L\u2019enveloppe totale avait atteint un peu plus de 347 millions.Coûts gardés secrets M.Kenney a révélé le montant de la facture anticipée de la mission au Moyen-Orient après s\u2019être fait reprocher par l\u2019opposition que les coûts avaient été classifiés «Secret» dans les rapports budgétaires du Conseil du Trésor publiés mardi.Qr, c\u2019est parce que les documents ont été approuvés le 9 mars, avant que le gouvernement ait pris sa décision quant à la prolongation de la mission contre l\u2019El, a fait valoir le ministre Kenney.Cet hiver, le ministre de la Défense du moment, Rob Nicholson, avait refusé de dévoiler le coût des six premiers mois de la mission.En réponse à une question écrite du NPD déposée aux Communes, il avait rétorqué que «toute estimation donnée serait inexacte», car «une estimation des coûts est une activité dynamique qui évolue à mesure que se précisent la planification et les besoins opérationnels».Son ministère avait aussi refusé de fournir des informations au directeur parlementaire du budget (DPB), qui tentait de trouver réponse à la même question.Le DPB a été contraint de produire une estimation de son cru, chiffrant une mission de six mois à entre 129 et 166 millions, et une mission d\u2019un an à entre 243 et 351 millions.Le Devoir MEXIQUE L\u2019incendie d\u2019une plateforme pétrolière fait quatre morts et seize blessés LETICIA PINEDA à Mexico Au moins quatre personnes sont mortes et seize ont été blessées mercredi à l\u2019aube dans l\u2019explosion et l\u2019incendie d\u2019une plateformç pétrolière de la compagnie d\u2019Etat mexicaine Pemex dans le golfe du Mexique, au large de la péninsule du Yucatan.«Malheureusement se confirme la mort de quatre travailleurs en raison de l\u2019accident intervenu aujourd\u2019hui sur la plateforme Abkatun A-Perma-nente», a indiqué Pemex dans son dernier bilan publié sur son compte Twitter.Un responsable de l\u2019entreprise a précisé que l\u2019on comptait 16 blessés.Selon l\u2019Agence de sécurité industrielle et de protection de l\u2019environnement (ASEA), chargée d\u2019analyser les causes de l\u2019accident et de coordonner les actions de sécurité, il y a eu «une explosion et un incendie» sur la plateforme.Selon des images vidéo diffu- sées par la presse locale, les flammes atteignent plusieurs mètres de haut et une épaisse fumée se dégage de la plateforme.La compagnie a expliqué que 300 travailleurs de la plateforme avaient été évacués après le déclenchement de l\u2019incendie dans la zone de déshydratation et de pompage de la plateforme située dans la zone Sonde de Campeche.Huit bateaux de pompage se sont rendus sur les lieux pour tenter de maîtriser l\u2019incendie qui s\u2019est déclenché à 3h40, heure locale.Importante zone La Sonde de Campeche, à 85 kilomètres de la côte mexicaine, est depuis les années 1970 l\u2019une des plus importantes zones d\u2019extraction du pétrole mexicain.Cette zone maritime oû opèrent quelque 200 plateformes de Pemex, produit 78% du pétrole brut du Mexique.Le Mexique, qui reçoit de Pemex quelque 30% de ses re- cettes fiscales, a été durement affecté récemment par la baisse des prix du pétrole, contraignant le gouvernement à opérer des coupes sqmbres dans les dépenses de l\u2019État.D\u2019autres infrastructures de Pemex ont subi des accidents au cours des dernières années.En janvier 2013, 37 personnes avaient trouvé la mort dans une explosion au siège de la compagnie à Mexico, causée par une accumulation de gaz dans le sous-sol.En septembre 2012, 20 personnes avaient été tuées dans une explosion de gaz dans une u§ine de Pemex à Rejmosa, dans l\u2019État duTamaulipas (nord-est).L\u2019un des pires accidents dans le golfe du Mexique a eu lieu en 2007 lors de la collision de deux plateformes ayant provoqué la mort de 18 travailleurs et l\u2019une des plus importantes fuites de pétrole brut depuis un gisement pétrolier mexicain.Agenee Franee-Presse Trudeau ne fractionnera pas son revenu Qttawa\u2014Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, est peut-être père de trois jeimes entants et en couple avec ime conjointe qui ga^e un revenu beaucoup moins élevé que le sien (219 300$), il n\u2019aura pas recours au nouveau fractionnement du revenu auquel il est pourtant admissible.«Je ne réclamerai pas cette année le fractionnement du revenu, qui offre à des familles comme la mienne ou celle de M.Harper un congé fiscal de 2000$ dont nous n\u2019avons, honnêtement, pas besoin.» Les Canadiens ont pour la première fois accès à cette technique comptable permettant d\u2019imputer à son conjoint une partie de ses revenus afin de réduire son taux d\u2019imposition.Le directeur parlementaire du budget a déterminé que 85% des familles n\u2019y seront pas admissibles.La moitié des sommes versées aux 15% restants le seront aux contribuables les plus nantis.M.Trudeau promet d\u2019annuler cette mesure s\u2019il est élu.Stephen Harper n\u2019a pas voulu dire s\u2019il réclamera ce congé fiscal.Le Devoir Devenez un Ami du Devoir et soutenez le seul journal indépendant québécois.Faites un don.www.lesamisdudevoir.com A) Les Amis du Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI AVRIL 2015 A 5 ACTUALITES LEVIS La Régie du logement ferme un, ' ' de service ISABELLE PORTER à Québec Pour réduire ses dépenses, la Régie du logement a fermé cette semaine un point de service à Lévis.Les locataires sont désormais invités à se présenter au bureau de Québec pour avoir accès aux services.Le bureau de Lévis offrait des services de base et ne comptait qu\u2019un préposé.Celui-ci passait la majorité de son temps à fournir des renseignements et à assister les gens dans leurs démarches, et servait en moyenne 146 personnes par mois.La Régie a profité de son départ à la retraite pour interrompre le service, explique le porte-parole de l\u2019organisation, Denis Miron.«Le bureau de Lévis était un bureau satellite du bureau de Québec, explique-t-il.Avec la fermeture, les gens auront quand même accès à celui de Québec.» Il ajoute que de toute façon, les gens devaient déjà se rendre de l\u2019autre côté du pont pour assister aux audiences.La décision s\u2019inscrit dans les efforts de réduction de dépenses imposés à tous les ministères, signale-t-il.Or, la Régie ne s\u2019est pas fait imposer de coupes dans le dernier budget.On prévoit plutôt une hausse de 8% de ses dépenses, de 18,7 à 20,2 millions.Le cas de Lévis serait isolé.Toujours selon le porte-parole, il s\u2019agit du seul bureau visé par une fermeture «pour Vinstant».Le réseau compte désormais 25 bureaux, dont deux points de services.À Lévis, l\u2019organisme qui défend les droits des locataires est préoccupé.«Ça m\u2019inquiète beaucoup de savoir que Lêyis perd ce bureau-là», déclare Elisabeth Marcoux, qui pilote tous les dossiers de logement à l\u2019Association coopérative d\u2019éçonomie familiale Rive-Sud.À ses yeux, la Régie réduit l\u2019accès à la justice dans un domaine où il n\u2019est déjà pas très grand.Le fait de devoir se rendre à Québec pour les audiences constituait déjà une embûche, selon elle, sans compter les délais de plusieurs mois qui subsistent pour les causes civiles.«Je m\u2019attends à ce que moins de gens portent plainte.Ou bien ça va retomber sur nous.» Le Devoir PAT SULLIVAN ASSOCIATED PRESS Un total de 35 exécutions ont eu lieu aux Etats-Unis en 2014, selon le rapport.PEINE DE MORT Plus de condamnations en 2014, selon Amnesty International JACQUES KLOPP à Londres Il y a eu près d\u2019un tiers de condamnations à mort de plus en 2014 par rapport à l\u2019année précédente, mais moins d\u2019exécutions, soulignait mercredi Amnesty International, qui s\u2019inquiète cependant d\u2019une «fausse alarmante» des peines prononcées en Egypte et au Nigeria.Selon le rapport annuel de l\u2019organisation non gouvernementale, qui défend les droits de l\u2019Homme, ces deux pays, où les tribunaux ont prononcé des condamnations collectives, sont responsables, à eux seuls, de cette augmentation des peines de mort, au nombre de 2466 dans le monde.Soit une hausse de 28% par rapport à 2013.Les 607 exécutions recensées en 2014 représentent, en revanche, une baisse de près de 22% par rapport à l\u2019année précédente.Comme d\u2019habitude, ces chiffres n\u2019englobent pas la Chinç, où ce type de statistiques est classifié «Secret d\u2019Etat».Mais selon Amnesty International, la Chine procède, à elle seule, à un plus grand nombre d\u2019exécutions que tous les autres pays du monde réunis.Des milliers de personnes y seraient condamnées à mort et exécutées chaque année.Des exécutions ont été recensées dans 22 pays en 2014, nombre inchangé par rapport à 2013.Outre la Chine, l\u2019Iran (289 exécutions reconnues officiellement et au moins 454 non reconnues par les autorités), l\u2019Arabie Saoudite (au moins 90), l\u2019Irak (au moins 61) et les Etats-Unis (35) figurent en tête du classement.En 1995, Amnesty International avait recensé des exécutions dans 41 pays.«Les chiffres parlent d\u2019eux-mêmes: la peine de mort est peu à peu reléguée au passé», estime Salil Shetty, secrétaire général d\u2019Amnesty International, cité dans le rapport.Malgré cette tendance positive, la directrice des thématiques mondiales d\u2019Amnesty, Audrey Gaughran, s\u2019inquiète du nombre de pays ayant recouru à la peine de mort «pour, disent-ils, combattre le terrorisme ou les crimes violents».«Il n\u2019y a pas de preuve que la peine de mort dissuade plus de commettre des crimes ou des actes de terrorisme que les autres formes de peine comme l\u2019emprisonnement», a-t-elle déclaré à l\u2019AER En Egypte, en particulier, le nombre de condamnations à mort prononcées est passé de 109 à 509 en un an.«Lors de procès collectifs ne respectant pas les normes d\u2019équité», selon Amnesty, 37 personnes ont été condamnées à mort en avril, et 183 en juin.Au Nigeria, le nombre de condamnations à mort a fait un bond de plus de 500, passant de 141 en 2013 à 659 en 2014.Les tribunaux militaires ont notamment condamné à la peine capitale environ 70 soldats, déclarés coupables de mutinerie dans le cadre du conflit armé avec Boko Haram.D\u2019autres pays posent également problème, avertit Amnesty, comme le Pakistan qui a repris les exécutions après l\u2019attentat perpétré en décembre 2014 par les talibans contre une école de Peshawar, faisant 141 morts, dont 132 écoliers.Sept personnes ont été exécutées en décembre et le gouvernement a promis d\u2019exécuter des centaines de personnes condamnées à mort pour des infractions liées au terrorisme.En Chine, les autorités ont recouru à la peine de mort pour lutter contre les troubles qui secouent la région autonome ouïghoure du Xinjiang.Au moins 21 personnes y ont été exécutées en 2014, tandis que trois personnes ont été condamnées à mort lors d\u2019un procès collectif qui s\u2019est déroulé dans un stade, devant des milliers de spectateurs, souligne Amnesty.Agence France-Presse Fahmy: nouveau passeport refusé Le journaliste canadien qui subit un procès en Egypte a exprimé sa surprise devant le refus du gouvernement fédéral de lui délivrer un passeport alors qu\u2019il attend toujours de connaître son sort.Mohamed Eahmy a dit que les autorités égyptiennes avaient saisi son passeport lorsqu\u2019il a été arrêté en décembre 2013 et ne le lui ont jamais remis.L\u2019homme âgé de 40 ans tente de s\u2019en procurer un nouveau depuis qu\u2019il a été libéré sous caution en février.M.Eahmy a raconté avoir reçu, mercredi, une lettre d\u2019un fonctionnaire de Passeport Canada l\u2019informant qu\u2019un nouveau document lui sera délivré seulement lorsque l\u2019interdiction de voyager \u2014 laquelle fait partie de ses conditions de libération \u2014 sera levée.Le journaliste a qualifié la nouvelle de «stupéfiante».Il a rappelé que sans passeport, il ne possède aucun document d\u2019identité officiel alors que sa cause demeure pendante en Egypte.La Presse canadienne Parc Jean-Drapeau: Coderre satisfait du départ du d.g.Le maire Coderre s\u2019est dit satisfit de la démission de Daniel Blier au poste de directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD).«J\u2019en suis fort aise.Ce n\u2019est que le début», a-t-il déclaré mercredi lors de la réunion du comité exécutif Dans la foulée du rapport de l\u2019inspecteur général, M® Denis Gallant, la semaine dernière qui avait révélé des irrégularités majeures dans l\u2019octroi de contrats par la société paramu-nicipale, le maire avait dit avoir perdu confiance en M.Blier.M® Gallant avait recommandé l\u2019annulation de quatre contrats.Or, mardi soir, la SPJD a annoncé le départ de M.Blier.Le maire a par ailleurs fit savoir que les concepts liés au legs du 375® de Montréal appartenaient à f Ville.Il entend rencontrer les membres du conseil d\u2019administration sous peu pour discuter des suites à donner au dossier: «Je veux m\u2019assurer qu\u2019on puisse livrer la marchandise pour tous les projets qu\u2019on a mis de l\u2019avant.» De son côté, f Commission sur l\u2019Inspecteur général déposera ses recommandations au conseil municipal le 27 avril La SPJD a décliné les demandes d\u2019entrevues.Le Devoir Le fils de la consule générale du Canada à Miami tué Miami \u2014 Le fils de 17 ans de f consule générale du Canada à Miami a été tué, lundi, au cours de ce qui semble être une transaction de marijuana qui a mal tourné, selon des médias locaux.Le fils de Roxanne Dubé aurait été tué par balle dans une résidence de Miami, juste au sud du quartier de « La Petite Havane».Le quotidien Miami Herald écrit qu\u2019un autre homme a été tué au cours de f fusilf de.La Presse canadienne Sepl-lles -21- Baie-Comeau m.Saguenay Québec 1/-1 Val d\u2019Or 6/-8 Trois-Rivières 3/2 siter1)rooke 2 Montréal Lever du soleil: 6h33 Coucher du soleil 19h24 Gatineau WM utilise des données d'Environnement Canada Canada\tAuj.\t\tDemain\t\tLe Monde\tAuj.\t\tDemain\t Edmonton\tNei\t5/-4\tSol\t8/-1\tLondres\tPlu\t9/8\tPlu\t11/6 Moncton\tSol\t1/-2\tPlu\t9/-2\tLos Angeles\tSol\t26/13\tSol\t30/14 Saint-Jean\tSol\t1/0\tPlu\t9/-4\tMexico\tVar\t24/13\tVar\t25/12 Toronto\tAve\t16/2\tVar\t13/-2\tNew York\tSol\t17/12\tPlu\t18/10 Vancouver\tAve\t11/7\tPlu\t10/6\tPans\tPlu\t10/7\tPlu\t11/6 Winnipeg Montréai\tNei\t3/-10\tMel\t3/-10\tTokyo\tNua\t19/15\tAve\t17/13 Aujourd-tuUi,\tCe soir\t\t\tDemain\tjv\tSamedi ^\t\tDimancI\t\t Averses isolées, pdp 70%.Faible pluie, pdp 70% 13/-5 Passages nuageux 0/-7 Québec Aujourd,-^! ^ ^ '%% 1 à 3 cm de neige, pdp 70%.Gatineau Aujourd-^:^ Averses isolées,' pdp 60% Ce soir\tDemain Faible pluie, pdp! 70% Ciel variable 1 à 3 cm de Quelques flo-neige, pdp 80%.cons, pdp 40% Samedi,^\t^\tDimanche^ -1/-13\t-3/-14 11 a 3 cm de\tQuelques flo- neige, pdp 80%\tcons, pdp 40% Ce soir Averses isolées, pdp 60%.Demain 11/-5 I Passages nuageux.Samedi 0/-{ ^ Dimanche -1A8 Quelques flo-\tQuelques flO' cons, pdp 40%\tcons, pdp 40% Pour que le pique-nique ne tombe pas à l'eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉclair sur votre téléphone intelligent.Météo Média CHAUFFAGE AU BOIS Coderre veut repousser l\u2019interdiction à 2018 JEANNE CORRIVEAU Alors qu\u2019une commission de la Ville recommande de bannir les poêles au bois polluants dès 2016, le maire Denis Coderre estime qu\u2019il serait plus raisonnable de repousser cet échéancier à 2018.«Je ne crois pas à 2016.Il faut faire preuve de bon sens.Il vaudrait mieux penser à 2018», a-t-il indiqué mercredi, au lendemain du dépôt, par la Commission sur l\u2019eau, l\u2019environnement et le développement durable, de recommandations sur le nouveau règlement qui encadrera le chauffage au bois.Selon le maire, interdire les appareils qui ne respectent pas la norme d\u2019émissions de particules de 2,5 grammes l\u2019heure dès l\u2019an prochain imposera des contraintes importantes aux propriétaires et leur laissera trop peu de temps pour remplacer leur appareil de chauffage.Il a aussi évoqué f difficulté pour certains d\u2019entre eux d\u2019assumer les coûts liés à l\u2019achat d\u2019un nouvel appareil plus performant.Précisons qu\u2019avec cet échéancier, l\u2019entrée en vigueur des restrictions se ferait après les élections municipales de 2017.La présidente de f Commission, Elsie Lefebvre, n\u2019a pas semblé se formaliser des propos du maire.«Ce que je retiens, c\u2019est que nos recommandations, dans leur ensemble, sont très bien accueillies.Qu\u2019on opte pour 2016 ou 2018, la Ville sera toujours une précurseure», a-t-elle indiqué au Devoir.Rappelons que la Commission avait tenu une consultation publique l\u2019automne dernier pour étudier le règlement de f Ville sur le chauffage à combustible solide.Dans son rapport déposé mardi, elle avait proposé que l\u2019utilisation d\u2019appareils de chauffage au bois désuets soit interdite sur le territoire montréalais à compter d\u2019octobre 2016.Elle suggérait également que la norme acceptable pour l\u2019émission de particules des appareils autorisés passe de 1,3g/h à 2,5g/h.La Commission entend déposer ses recommandations au conseil municipal le 27 avril prochain.Par la suite, le nouveau règlement \u2014 qui s\u2019appliquera uniquement au territoire de f Ville de Montréal \u2014 devra être entériné par les élus.L\u2019Association des professionnels du chauffage (APC) a salué les propositions de f Commission.Selon l\u2019APC, les appareils répondant aux nouvelles normes permettront de réduire jusqu\u2019à 97% les émissions de particules fines.Plusieurs études ont démontré que ces particules causaient des problèmes respiratoires.De son côté, la Direction de la santé publique souhaite que le gouvernement du Québec emboîte le pas à la Ville de Montréal et impose les mêmes restrictions à l\u2019ensemble du territoire québécois.Le Devoir Un Stade sans toit?Un Stade olympique avec ou sans toit?Le maire Denis Coderre croit qu\u2019il fut fncer une discussion à ce sujet «E va falloir régler la situation.On me dit que pour que le Stade soit rentable, on a besoin de 150 événements annuels.Tout est dans la question du toit.On ne peut pas garder le toit comme ça», a commenté le maire mercredi, ^lon lui, f possibilité de ne pas doter le Stade d\u2019un toit doit être étudiée.«Je lance le débat parce qu\u2019il y a des gens qui pensent qu\u2019on pourrait le faire.Mais il y a la question de nos hivers», a-t-il dit en rappef nt que le Stade avait déjà passé plusieurs années sans toit Lundi, le p.-d.g.de f Régie des instalf tions ofym-piques (RIO), Michel Labrecque, avait indiqué au Devoir qu\u2019un Stade sans toit était l\u2019un des scénarios qui seront soumis au gouvernement prochainement Le Devoir MOTS CROISES 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tAcceptée - Canard plongeur.2.\tZone externe du globe -\tSubitement.3.\tErreurs grossières -Équidé hybride.4.\tAffluent de la Seine -Cheval.5.\tGrivoise.6.\tMise à sec - Pluriel de leu.7.\tFriandise québécoise -Échoue.8.\tFemme de Tahiti -Faiblement.9.\tPopulations sémitiques -\tAvant nous.10.\tCinquante-trois -Comme un ver.11.\tBedonnant - État d'Asie méridionale.12.\tFils d'Anchise et d'Aphrodite - Proférer.VERTICALEMENT 1.\tPoint de vue -Soupape à clapet.2.\tÊtre suprême - Petit parasite.3.\tRire (Se) - Détestation.4.\tCaractère de ce qui est injustifié.5.\tLa pius belie.6.\tTentative - Reportée au pouvoir.7.\tTitre féminin abrégé -Nuancer.8.\tSans prétention -Vingt-troisième.9.\tPierre fine - Indique que i'on cite.10.\tProtester - Marque l'égalité.11.\tEcart d'une commune, en France - Forme sinueuse.12.\tPasse du dehors au dedans - S'abstenir de.123456789101112 nisiBnnii nranom ?Qisim laiiQQaiiEi] ?SmSElll ElEDIinE] ?ssBianssB BS B nBDBB BBDB BBHBBQDEICICIB DDEIBBE] BBBDl AITIHI l~Hâili BBDJBLSjdBB BDB BBBDBB BEDBCIB SOLUTION DU DERNIER 4 A 6 LE DEVOIR LE JEUDI AVRIL 2015 EDITORIAL L\u2019ARABIE SAOUDITE C.L\u2019ASSEMBLEE NATIONALE Charbonnier saoudien.Le «mêlez-vous de ce qui vous regarde» que l\u2019Arabie Saoudite a servi à l\u2019Assemblée nationale dans sa lettre du 10 mars a quelque chose de profondément risible, troublant et contradictoire.L Antoine Robitaille e Royaume n\u2019a pas aimé que les élus de la nation québécoise, le 11 février, dénoncent unanimement le sort que celui-ci réserve au blogueur Raïf Badawi, dont la famille est réfugiée à Sherbrooke.Ce créateur du site Liberal Saudi Network, faisant la promotion des droits de la personne et de la démocratie, a été inculpé de cybercrime, d\u2019apostasie, de «désobéissance à son père».M.Badawi fut condamné à 10 ans de prison, 300 000 dollars d\u2019amende et 1000 coups de fouet.Une fois sorti de sa geôle ?On lui interdira de voyager pendant 10 ans.Eloquente et ne mâchant pas ses mots, la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, au Salon bleu, clama son «indignation profonde face à la condamnation de ce jeune homme en violation flagrante de sa dignité humaine et de sa liberté d\u2019expression.Ce châtiment est cruel et inhumain ».L\u2019Arabie Saoudite a été élue au Conseil des droits de l\u2019Homme des Nations unies en 2013, mais elle «continue à faire fi des droits et libertés fondamentaux de ses citoyens», déplora encore St-Pierre avant de souligner une autre inconséquence : ce pays est signataire, depuis 1997, de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants.Dans sa lettre du 10 mars, le Royaume fait dans le relativisme: «ses» droits de la personne doivent être conformes avec sa conception de la charia.En 1948, rappelons-le, ce fut un des seuls pays à s\u2019abstenir lors de l\u2019adoption de la Déclaration universelle des droits de l\u2019Homme.Elle s\u2019applique à elle, comme lui rappelait le 19 février le secrétaire général de l\u2019ONU, Ban Ki-moon, dans un communiqué, au terme de sa dernière visite en ce pays.Mais le Royaume préfère évidemment la Déclaration des droits de l\u2019Homme en islam de 1990, dont l\u2019article 24 se lit ainsi: «Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis à la charia islamique.» Au cœur de sa lettre, l\u2019ambassadeur saoudien condamne «toute forme d\u2019ingérence dans ses affaires internes» et en rejette «toute violation de sa souveraineté».Cela rappelle \u2014 notons-le au risque de toucher quelques «points Godwin» \u2014 la déclaration de 1933 de Joseph Goebbels devant la Société des Nations: «Charbonnier est maître chez soi.Nous traiterons comme nous l\u2019entendons nos socialistes, nos communistes et nos juifs.» L\u2019Arabie Saoudite, où l\u2019on décapite les «criminels» au sabre, a beau participer au système international, elle défend néanmoins, d\u2019une part, une vision de la justice «moyenâgeuse».La Suède le lui a dit récemment en rompant un accord de coopération militaire avec elle.Le Québec devrait inciter Ottawa à imiter ce geste afin de protester plus fermement.Comme le rappelait Bernard Drainville en février, le Canada a été un acteur clé dans l\u2019isolement international de l\u2019Afrique du Sud dans les aimées 1980, afin de dénoncer l\u2019apartheid.D\u2019autre part, l\u2019Arabie Saoudite a une conception pré-1948 de la souveraineté étatique totalement hermétique; absolue, comme sa monarchie.Mais sur ce plan aussi, le Royaume est pour le moins contradictoire : il a dénoncé, depuis 2012, les violations aux droits de l\u2019Homme en Sjnie ! Et ne se gêne pas pour intervenir militairement au Yémen.Humaniste, l\u2019Assemblée nationale a décidément bien fait de se «mêler de ce qui ne la regarde pas».Rien de ce qui est humain ne lui est étranger.EDUCATION L\u2019avis du ministre ous sommes donc encore aux prises avec un ministre de l\u2019Éducation qui dit des bêtises, ou qui acquiesce par son silence à celles qu\u2019il entend.L\u2019entrevue que le ministre Erançois Blais a accordée à Radio X à Québec avait en effet pour point de départ une mise en contexte limpide de la part de l\u2019animateur : «Il y a encore des crottés qui bloquent les portes de l\u2019UQAM.» Le ministre n\u2019a pas protesté, en a rajouté, en bon papa-a-raison qui fait la leçon aux marmots qui osent faire la grève.Affligeant.Mais pendant que cette controverse soulevait, à bon droit, l\u2019indignation, le nouveau ministre prononçait d\u2019autres propos tout aussi édifiants à l\u2019Assemblée nationale.Le Devoir révélait mercredi que finalement, les écoles primaires et secondaires avaient bel et bien acheté moins de livres au cours de l\u2019année écoulée, concrétisant les mots devenus célèbres de l\u2019ex-ministre Yves Bolduc: «Il n\u2019y a pas un enfant qui va mourir de ça.» Les ministres changent, les mots aussi, mais le fond de la pensée reste le même.Interpellé à ce sujet lors de la période de questions, M.Blais s\u2019est ainsi lancé : «Avant de parler de livres, je veux vous parler de lecture.» Et il n\u2019a plus été question que de cet amour de la lecture, et du fait que «les livres, c\u2019est un moyen, la lecture, c\u2019est la fin », et de cette commande passée aux fonctionnaires de son ministère : il faut qu\u2019à l\u2019école, les enfants lisent au moins 15 minutes par jour.Encore faut-il qu\u2019il y ait des livres, a insisté l\u2019opposition.Ah ! Les livres, oui, bien sûr, mais la lecture encore plus, a répondu le ministre, tout à sa démonstration éthérée.11 a quand même fini par revenir sur terre et affirmer qu\u2019il va aller aux nouvelles, mais que les commissions scolaires ont encore trois mois avant la fin de leur année financière pour se reprendre.Quelle manière de noyer le poisson (d\u2019avril).Déjà, en septembre dernier, quand le ministre Bolduc avait finalement incité les écoles à maintenir l\u2019achat de livres, il était trop tard car les budgets adoptés ne pouvaient être modifiés.Les commissions scolaires avaient fait leurs choix et dans cet univers de coupes, elles avaient décidé que sacrifier le livre était «la décision la moins pire», comme elles le disent aujourd\u2019hui.C\u2019est là qu\u2019est le vrai scandale : les ministres passent, mais l\u2019abêtissement général demeure.11 n\u2019y a pas de scrupules à couper en éducation ni à se passer de livres parce qu\u2019au Québec, on accorde peu d\u2019importance à la formation et à l\u2019élévation intellectuelle.L\u2019éducation est un service à gérer comme un autre, particulièrement aux yeux des libéraux : que la prestation soit rendue au moindre coût possible, avec le moins d\u2019embêtements possible.Rouvrir un budget, c\u2019est du trouble, comme affronter des grévistes, comme équiper intelligemment les écoles.Et qui s\u2019en plaindra?Après tout, ne sont-ils pas des crottés à l\u2019université?Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET PU JS (V\\nfuL£î.' ÔAPPERit rÎMOCCHiû I S 'h G REPRISE LETTRES « Poison » d\u2019avril du ministre Notre ministre de la Maladie administre une fois de plus une dose de poison au système de santé québécois.C\u2019est maintenant la santé publique qui y goûte.Ce T\u2019\u2019 avril, entre 30 et 40% du budget de chacune des directions régionales de santé publique est coupé.Une saine réorganisation du budget aurait pu être préconisée, mais l\u2019ampleur des coupes imposées oblige plutôt le renvoi de professionnels qualifiés qui s\u2019investissent corps et âme à la prévention en santé.Qn nous promet que ces compressions ne toucheront pas les services à la population.Pourtant, celles-ci se font déjà ressentir.Aujourd\u2019hui, une infirmière qui coordonne un programme de santé sexuelle dans les écoles secondaires pour faire diminuer le taux d\u2019ITSS dans sa région perd son emploi.Aujourd\u2019hui, une nutritionniste qui travaille à offrir des aliments plus sains dans les arénas est reléguée au chômage.Aujourd\u2019hui, un hy- giéniste qui s\u2019assure que les travailleurs de plusieurs dizaines d\u2019usines ne courent pas de risques d\u2019intoxication doit cesser ses activités.Aujourd\u2019hui, un intervenant qui visite de jeunes familles en milieu défavorisé pour conseiller les nouveaux parents est renvoyé chez lui.Aujourd\u2019hui, la population du Québec perd le tiers de ces alliés qui l\u2019aidaient à rester en santé.Des coupes administratives, disait-on ?Il faut très mal connaître la santé et ses déterminants pour dire une telle fausseté.Il est prouvé qu\u2019investir en santé publique a une rentabilité moyenne de 600%.En plus de faire épargner de l\u2019argent en évitant d\u2019importants frais liés aux soins, on garde les gens en santé.Cependant, les bénéfices de tels investissements se voient sur plusieurs années, bien au-delà d\u2019un mandat politique.Serait-ce pour cette raison que le gouvernement Couillard se prive des atouts de la santé publique ?En ce 1®\"^ avril, la santé publique avale à contrecœur sa dose de poison prescrite par le ministre de la Maladie, s\u2019en trouvant sévèrement affaiblie.Le seul antidote connu à cette intoxication est un changement politique majeur favorable à la prévention.David-Martin Milot, M.D., C.M.Au nom de Jeunes médecins pour la santé publique Le 31 mars 2015 Bon vent, chère Marie-France Bazzo ! Eracassant le plafond de verre à la radio de Radio-Canada, Marie-Erance Bazzo est devenue la première femme à la barre de l\u2019émission matinale.Voilà qu\u2019avant juin, elle tire sa révérence, dénouement aussi surprenant qu\u2019inattendu.Je lui lève mon chapeau, car dans tous les rôleç qu\u2019elle a joués, au sein de la société d\u2019État, jamais n\u2019a-t-elle hésité à faire preuve de beaucoup de cran et d\u2019audace.En fidèle lève-tôt, j\u2019ai dû certes m\u2019adapter à son style unique, à ses allégeances à peine voilées; son zeste me manquera.Mais comme elle a déjà quitté la grande tour pour mieux y revenir, souhaitons qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un au revoir, non d\u2019un adieu.Carol Patch-Neveu Montréal, le 31 mars 2015 LIBRE OPINION Messieurs, mettez-vous en colère ! PASCALE NAVARRO Journaliste et auteure MARTINE DELVAUX Professeure et écrivaine Une commission parlementaire sur les agressions sexuelles s\u2019est terminée il y a quelques jours, avant que ne débutent très bientôt des Eorums itinérants annoncés en novembre dernier par la ministre Stéphanie Vallée, et qui porteront sur le même sujet.Devant la table de l\u2019Assemblée nationale, ont défilé des représentants d\u2019un nombre important de regroupements de femmes des CALACS (Centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, de la Eédération des femmes du Québec, de Eemmes autochtones du Québec, du Conseil québécois LGBT, etc.Voilà beaucoup de voix, un chœur qui fait écho à celui qu\u2019on a entendu monter l\u2019automne dernier dans la foulée de l\u2019affaire Gho-meshi et du mouvement #AgressionNon-Dénoncée.Voilà une somme considérable de travail dans le but de dénoncer la violence sexuelle et de tenter de conscientiser le gouvernement ainsi que la population du Québec.Encore une fois.Le fléau de la violence contre les femmes (quelles qu\u2019elles soient, comme celle qui s\u2019exprime contre les personnes LGBT et d\u2019autres groupes minorisés) est dénoncé depuis des décennies.Il a été do- cumenté mille fois, dans des centaines de pays, par des milliers de femmes et de militants, de chercheurs et de personnalités publiques.Ainsi, on pourrait dire que tout a été dit sur la question, tout ce qu\u2019il faut savoir pour comprendre combien il est non seulement difficile mais dangereux pour les victimes de dénoncer leurs agresseurs.Et pourtant.Comme si la statistique rappelée sans cesse \u2014 le fait que seulement 10% des victimes dénoncent \u2014 ne représentait pas une preuve suffisante ; comme s\u2019il s\u2019agissait de mots jetés en l\u2019air, on continue partout à marteler cette injonction faite aux femmes : vous devez dénoncer ! L\u2019actualité la plus récente n\u2019en finit plus de pointer l\u2019impunité des agresseurs et la manière dont la société pactise avec une violence sexuelle endémique.Devant une telle surdité, il y a de quoi être en colère ! Les représentants qui se sont présentés à la table de la commission parlementaire pour tâcher de convaincre la ministre de l\u2019urgence d\u2019un plan d\u2019action efficace s\u2019assurent de montrer clairement combien il est important de lier la violence sexuelle à un sexisme systémique.Rien n\u2019y fait.Qn dirait un problème à sens unique.Des victimes se font agresser, mais les agresseurs sont invisibles ; ils ne font pas partie de l\u2019équation.Quand est-ce que des voix d\u2019hommes se lèveront pour reconnaître les dommages qu\u2019entraînent un clîmat sexîste et la culture du viol qui en découle, un climat et une culture dont Ils font partie?Quand est-ce que les hommes seront prêts à entendre le bruit ambiant qui leur demande de changer les règles de leur jeu ?Il ne s\u2019agit pas Ici d\u2019accuser, mais de mettre dans le coup tous ceux qui ne sont pas d\u2019accord avec des comportements, violents et moins violents, graves et moins graves, autant ordinaires qu\u2019extraordinaires.Encore Interpellées et Indignées, les femmes parlent, crient, hurlent même, pendant qu\u2019une majorité masculine reste silencieuse.Elles sortent encore dans la rue et manifestent contre les coupes dans les services publics, des coupes qui les affectent et qui risquent de mettre en péril des droits qu\u2019elles croyaient acquis.Mais ce sont aussi les voix des hommes qu\u2019on attend.Des voix qui diront que le sexisme et la violence sexuelle, ça existe, et ça suffit.Les femmes n\u2019ont plus à soigner les hommes.Elles n\u2019ont pas à porter, encore et toujours, l\u2019odieux de dénonciations qui, au final, visent à rendre cette société plus vivable pour tout le monde.Les femmes ne peuvent pas être seules responsables du changement.Le moment est venu pour que les hommes se placent du côté des femmes et parlent avec elles.Le problème dépasse le fait de dénoncer, ou non, celui qui nous a agressées.H a à voir avec l\u2019obligation, pour les hommes, d\u2019accepter de s\u2019identifier aux femmes, d\u2019entendre vraiment ce qu\u2019elles disent, et de contribuer à changer les choses. LE DEVOIR, LE JEUDI AVRIL 2015 A IDEES ELECTION DE BENJAMIN NETANYAHOU Cri du cœur d\u2019une juive dissidente RONIT YAROSKY Militante pour une paix juste ai décidé de sortir.De la garde-robe.Non, pour répondre à votre interrogation, je ne suis pas gaie.Cette «nouvelle sortie» du placard n\u2019a rien à voir avec mon orientation sexuelle ni mon genre.Mais plutôt avec mon orientation politique et ma religion.Je suis juive.Je suis israélienne.Je suis canadienne.Je suis pro-Israël.Et aussi pro-Pa-lestine.Qu\u2019est-ce que cela dit de moi?Que je suis déchirée, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.Au cours de ma vie, je suis passée de sioniste convaincue et militaire israélienne à vouloir renoncer à ma citoyenneté israélienne.Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne suis pas gênée de dire ce que je pense.J\u2019ai des opinions bien arrêtées sur beaucoup de questions, le conflit israélo-palestinien en tout pre mier lieu.Ce conflit m\u2019a façonnée de nombreuses façons au cours des dé cennies.J\u2019ai été une ardente dé fenseure du dialogue et de la nation palestinienne.Je me suis impliquée dans plusieurs organisations qui œuvrent en ce sens.J\u2019ai passé des heures incalculables dans un froid polaire ou une chaleur torride (selon le pays) lors de manifestations.J\u2019ai parlé à des conférences, dans des débats, dans les médias.On m\u2019a pulvérisée au gaz lacrymogène, craché au visage, poussée, arrêtée.On a souhaité à mes enfants qu\u2019ils soient tués dans un attentat suicide.Lorsque je travaillais dans une organisation juive à Montréal, le conseil d\u2019administration a délibéré à mon sujet afin de décider si je pouvais conserver mon emploi, étant dqnné mes opinions dissidentes.A l\u2019Université McGill, un professeur juif m\u2019a donné un échec pour mon mémoire de maîtrise, qui portait sur la tension entre le caractère juif et la nature démocra- Ma famille, mes amis, ma communauté, mon pays : je vous aime, mais je ne peux plus garder le silence tique de l\u2019État d\u2019Israël, alors que les cinq autres examinateurs m\u2019avaient donné une très bonne note.Ma famille et mes amis ont cessé de me parler.Ils m\u2019ont accusée d\u2019entretenir la haine, de promouvoir le fascisme, d\u2019être une juive qui a la haine de soi, une amoureuse des Arabes, une pécheresse, une traîtresse.L\u2019été dernier, lors de l\u2019invasion de Gaza, j\u2019ai décidé que mes relations familiales et amicales étaient plus importantes que mes prises de position.J\u2019ai décidé de les étouffer.Je n\u2019ai rien publié sur les médias sociaux.Je n\u2019ai pas parlé dans les forums publics, je n\u2019ai pas formulé de commentaires ni été à des manifestations.J\u2019ai essayé de me convaincre que c\u2019était acceptable de garder le profil bas, de laisser les autres prendre la parole et de préserver la shalom bayit, «la paix dans la maison».Mais cette trahison à mon intégrité était énorme.Je n\u2019allais pas pouvoir tenir bien longtemps, c\u2019était une question de temps avant que les tensions politiques ne rejaillissent et explosent.Pendant plusieurs années, la signature de mes courriels comprenait une citation d\u2019Arundhati Roy: «Le problème, c\u2019est qu\u2019une fois que vous l\u2019avez vu, vous ne pouvez plus ne plus le voir.Et une fois que vous l\u2019avez vu, vous taire, ne rien dire, devient autant un acte politique que de parler.L\u2019innocence est perdue.De toute façon, vous êtes responsable.» Jour après jour, je regardais cette citation et elle me parlait, elle parlait à ma conscience.Je suis responsable.Je suis responsable.Élection du désespoir La campagne électorale en Israël m\u2019a jetée dans le désespoir.Une fois remise de mes émotions, j\u2019ai refoulé mon élan et continué à garder le silence.Mais voilà que mes concitoyens ont élu un homme dont la boussole morale semble s\u2019être érodée au-delà du raisonnable.Ils ont répondu en grand nombre et avec beaucoup d\u2019enthousiasme à son alarmisme, à sa déclaration sur les Arabes «se rendant voter en masse» et à a ILLUSTRATION TIFFET : interculturalisme Entre les mots et la réalité, un fossé JACK JEDWAB Président de l\u2019Association d\u2019études canadiennes D ans un texte publié dans ces pages (25 février), j\u2019ai écrit qu\u2019il est faux de prétendre que le Québec pratique l\u2019in-terculturalisme et que, contrairement à ce que certains de nos décideurs prétendent, la société québécoise n\u2019est interculturelle qu\u2019en théorie.Je fondais mon opinion sur la définition de l\u2019interculturalisme que (îérard Bouchard donne dans son ouvrage L\u2019interculturalisme: un point de vue québécois (Boréal, 2012).A ma surprise, dans les pages de ce même journal (le 12 mars).Bouchard reconnaissait qu\u2019en effet le Québec ne pratique pas l\u2019interculturalisme et que les autorités publiques ne l\u2019y encouragent pas.«Même après des années de promotion dans la société civile, les gouvernements qui se sont succédé à Québec ont très peu fait pour traduire en politiques les idées essentielles de ce modèle.» Il semblerait donc que j\u2019avais mal compris sa position à cet égard.Toutefois, je ne suis pas le seul à le faire.Mon interprétation initiale de l\u2019analyse de M.Bouchard paraît aussi celle du personnel du ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion.Effectivement, dans le cahier de consultation Vers une nouvelle politique québécoise en matière d\u2019immigration, de diversité et d\u2019inclusion (décembre 2014), où 11 est affirmé que «le Québec a su développer, au cours des dernières décennies, une approche unique, qualifiée d\u2019interculturelle par de nombreux observateurs [l\u2019œuvre de Bouchard est en tête de liste] qui reflètent sa vision du pluralisme ethnoculturel».Pourtant, dans le même document, après l\u2019avoir décrite comme unique, les fonctionnaires mettent un bémol sur cette approche.Ils expliquent: «Bien que structurant le discours et l\u2019action Le déclencheur «Jack Jedwab me corrige en démontrant que le Québec actuel n\u2019est pas interculturel.Je suis bien d\u2019accord, car je n\u2019ai jamais affirmé qu\u2019il l\u2019était.Dans mon ouvrage de 2012 {L\u2019interculturalisme, un point de vue québécois, Boréal], je concluais que, même après des années de promotion dans la société civile, les gouvernements qui se sont succédé à Québec ont très peu fait pour traduire en politiques les idées essentielles de ce modèle.» \u2014 Gérard Bouchard, «Précisions au sujet de l\u2019interculturalisme québécois».Le Devoir, 12 mars.gouvernementale, l\u2019approche interculturelle n\u2019a encore jamais fait l\u2019objet d\u2019une exposition gouvernementale complète et cohérente.» Alors, «au-delà du discours, il est fortement souhaité d\u2019élaborer une stratégie de mise en œuvre qui puisse concrétiser la vision de l\u2019interculturalisme».Qu\u2019entend-on par cette vision ?Selon le document gouvernemental, «l\u2019interculturalisme québécois s\u2019appuie sur les principes de la reconnaissance mutuelle, de l\u2019équité et de l\u2019engagement partagé ainsi que sur des pratiques citoyennes participatives valorisant les contacts et le dialogue interculturels».Quelques autres nobles déclarations du genre s\u2019ajoutent pour soutenir la philosophie Interculturelle.Ainsi, «ces principes et ces pratiques visent à concrétiser les convictions profondes de la société à l\u2019égard de l\u2019égalité et de la dignité humaine et son aspiration à solidifier les liens de solidarité entre l\u2019ensemble des Québécoises et des Québécois»., Avec autant de sophismes, presque tous les États démocratiques en Occident pourraient pré- tendre à l\u2019étiquette Interculturelle.Même le Canada le pourrait, malgré l\u2019Insistance de certains qui estiment son approche opposée à celle du Québec.Il est difficile de critiquer l\u2019interculturallsme tel qu\u2019il est décrit cl-dessus puisqu\u2019il Invoque des principes universels qui permettent de justifier une grande gamme d\u2019actions.Quant à l\u2019intercultu-rallsme québécois, les mesures spécifiques auxquelles 11 devrait donner lieu ne sont pas évidentes.Par exemple, une politique Interculturelle prôneralt-elle plus ou moins d\u2019accomrpodements de la diversité religieuse et ethnique ?A une question comme celle-ci, on devrait pouvoir obtenir une réponse claire.Afin de se décrire comme Interculturel, le gouvernement du Québec devrait commencer par développer des programmes visant une meilleure compréhension entre les cultures et en faire la pierre angulaire de son approche.Il n\u2019a rien accompli de la sorte jusqu\u2019ici et rien n\u2019annonce qu\u2019il le ferait à l\u2019avenir.Il reste que je ne cherche pas à être un défenseur dogmatique du multiculturalisme.Aucun modèle n\u2019est sans fautes et 11 est souvent nécessaire de faire des modifications pour répondre aux défis constants de la gestion de la diversité.Mais ce n\u2019est pas pour des motivations politiques, malgré ce qui a été avancé, que je prétends que rinterculturallsme n\u2019est pas Incompatible avec le multiculturalisme.Mes raisons sont plutôt dans la constatation qu\u2019il n\u2019y a rien de particulièrement Interculturel dans la gestion par le Québec de la diversité, et ceci, malgré ce qu\u2019une rhétorique dominante veut laisser croire.Lorsqu\u2019il est question des actions sur le terrain (c\u2019est-à-dire des services fournis aux nouveaux arrivants), les gestes posés pour l\u2019intégration des immigrants sont relativement similaires au Québec à ceux faits dans le reste du Canada, même si offerts dans des langues différentes.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Petit poème du 28 mars 2015 Un texte de Louis-Jean Cormier à lire sur le site Internet et l\u2019application tablette du Devoir.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page le,s commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@le-devoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher-chistes photos)-, information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports).Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters)-, information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel T>asf\\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre)-, information culturelle : Catherine I^londe (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François lAvesque et Caroline Montpetitérc^ortersJ, Benoît Munger et Philippe Papineauinformation économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre)-, information internationale : Jean-Pierre L^egault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives!, Sophie Chartier et Jean-Frédéric lAgaré-Tremblay (pupitre)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs)-, Lxjïc Hamon (cahiers spéciaux) -, équipe internet: L^aurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) -, correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), L.aura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise L^edoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Importe (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), L^aurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Marie-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). A 8 LE DEVOIR LE JEUDI AVRIL 2015 ACTUALITES DÉLATEUE SUITE DE LA PAGE 1 faire admettre en Cour d\u2019appel cette preuve nouvelle que constituent les aveux tardifs de Sylvain Beaudry.La déclaration assermentée fait état d\u2019allégations non prouvées en Cour.Si les faits sont avérés, il s\u2019agirait d\u2019une atteinte à l\u2019équité du procès de Duguay, un membre des Bandidos qui croupit en prison depuis huit ans pour le meurtre d\u2019un membre des Hells Angels Nomads, Normand Hamel.Beaudry sera entendu jeudi par la Cour d\u2019appel.Ce revirement à 360 degrés n\u2019est pas banal.Beaudry a témoigné contre Duguay en 2006 ; voilà qu\u2019il témoigne en sa faveur.Gallant consterné Denis Gallant, qui est aujourd\u2019hui Inspecteur général de Montréal, s\u2019explique mal cette double délation de Beaudry, un témoin qu\u2019il jugeait «très crédible» à l\u2019époque.En 2006, Denis Gallant était procureur au sein du Bureau de lutte contre le crime organisé (BLACO).11 a piloté avec succès le procès de Duguay et ceux d\u2019autres membres des Bandidos arrêtés dans le cadre de l\u2019opération Amigos.«Pour un salaire de 75 000$ par année, je ne pense pas que j\u2019aurais magouillé là-dedans», s\u2019exclame M® Gallant, qui nie catégoriquement les allégations, non prouvées en Cour, de Beaudry.«Faites attention.Attendez donc qu\u2019il témoigne et qu\u2019il soit contre-interrogé», a-t-il suggéré.Si la Cour d\u2019appel en vient à prêter foi à la nouvelle version de Beaudry, M® Gallant exigera de faire valoir son point de vue à son tour, pour laver son honneur et sa réputation.Selon M® Gallant, Sylvain Beaudry «mélange des affaires».Avant de retourner sa veste et de devenir délateur, en avril 2003, il avait déjà été condamné à deux peines globales de 15 ans de pénitencier, en 2001 et ^002, pour son implication dans les Bandidos.À titre d\u2019accusé, il avait JACQUES NADEAU LE DEVOIR M® Denis Gallant est aujourd\u2019hui l\u2019inspecteur général de la Ville de Montréal.eu droit à la divulgation de toute la preuve accumulée contre lui et ses coaccusés.11 fait peut-être référence à ce CD, suggère M® Gallant.«Si je lui ai donné un CD, c\u2019est de la preuve déjà divulguée», dit-il.Denis Gallant nie cependant avoir donné à Beaudry toute la preuve contre Tony Duguay.«Je te jure sur mon serment d\u2019office.Ça ne tient pas», dit-il.Pour la préparation du procès de Tony Duguay, Sylvain Beaudry a bel et bien eu droit à un ordinateur et à un CD contenant ses propres déclarations, afin qu\u2019il puisse préparer son témoignage à la Cour.«Je suis très confortable avec ça», affirme M® Gallant.Une vengeance?Un enquêteur qui préfère conserver l\u2019anonymat confirme qu\u2019un délateur a normalement le droit de consulter «ses déclarations pour se rafraîchir la mémoire, point».S\u2019il s\u2019avère que Beaudry a pu accéder à toute la preuve pour «apprendre la cause», il s\u2019agirait là «d\u2019une erreur capitale» pour l\u2019équité du procès, croit cet enquêteur.Beaudry ne semble pas entretenir de confusion dans sa déclaration.11 dit être en possession de «la preuve intégrale» ou encore de «la preuve en entier» de la Couronne dans la cause de Duguay, y compris les photos d\u2019autopsie de la victime.Sylvain Beaudry est un homme en colère depuis l\u2019arrestation de son contrôleur.Benoit Roberge, ce policier condamné à huit ans de pénitencier pour avoir vendu des informations aux Hells Angels.11 a été exclu du programme de protection des témoins pour rupture de contrat, et sa libération conditionnelle a été révoquée, en dépit de rapports favorables de son agent de probation.Beaudry, qui se dit victime de représailles, a retenu les services de Jacques Normandeau dans l\u2019espoir d\u2019obtenir sa libération d\u2019office.Recruté sous contrainte par Roberge, Beau-dry cherche à obtenir réparation depuis quelques mois.«Je pense qu\u2019il veut se venger parce qu\u2019il n\u2019a pas eu son million, avance Denis Gallant.Beaudry n\u2019est pas content de son contrat.Il s\u2019est lui-même mis à risque et ce qu\u2019il dit n\u2019est pas vrai.» Quoi qu\u2019il en soit, Denis Gallant est persuadé de la culpabilité de Tony Duguay pour le meurtre de Normand Hamel, commis en 2000.La cause reposait sur une preuve d\u2019identification de deux témoins civils qui étaient présents sur les lieux du meurtre.Beaudry n\u2019était pas impliqué dans la préparation ou l\u2019exécution de ce meurtre.11 a recueilli les aveux de Tony Duguay après le crime.Dans sa déclaration KGB, il maintient toujours sa version initiale : Duguay lui a avoué le meurtre.11 y a un an, Denis Gallant a livré deux déclarations à la police au sujet des allégations de Sylvain Beaudry.11 a informé le maire Denis Coderre et son chef de cabinet, Denis Dolbec, des allégations du délateur lorsque son nom a circulé comme candidat potentiel au poste d\u2019inspecteur général.Le porte-parole du maire, Louis-Pascal Cyr, a réitéré la pleine confiance de l\u2019administration Coderre à l\u2019endroit de l\u2019inspecteur général.«Il nous avait fait part de cette histoire.On avait posé des questions et il nous avait donné des explications que nous avions jugées satisfaisantes.Il a toute notre confiance», a-t-il dit.Le Devoir BLAIS SUITE DE LA PAGE 1 val, répète que les recteurs, tout comme les directeurs de cégeps, disposent de moyens pour faire respecter l\u2019ordre dans les campus.11 estime qu\u2019il est important «qu\u2019ils puissent appliquer des sanctions, surtout quand il y en a qui dépassent les bornes par rapport aux biens et par rapport aux personnes».François Blais a ajouté qu\u2019il avait «unegradation dans les sanctions» que pouvaient appliquer les universités, à commencer par une comparution devant le comité de discipline et la signification d\u2019un avertissement.Mais les recteurs doivent agir, selon le ministre, parce qu\u2019il y a «un message à envoyer aux étudiants».Ce sont les éléments perturbateurs qui sont visés, pas simplement les étudiants qui bloquent pacifiquement l\u2019entrée des établissements, «compte tenu de l\u2019histoire que nous avons», a-fil dit.Ainsi, le ministre reconnaît qu\u2019il existe «une culture de la grève étudiante depuis 50 ans» et que les grèves \u2014 et il en a été témoin, a-t-il mentionné \u2014 «peuvent se faire de façon assez correcte et respectueuse».Mais François Blais défend le droit d\u2019étudier et juge que le droit de grève des étudiants n\u2019existe pas.\\ A la demande des recteurs Le ministre a révélé que les recterus voulaient entendre de sa voix la position du gouvernement libéral sru les grèves étudiantes alors qu\u2019en 2012, les péquistes, qui ont formé le gouvernement, avaient pris parti pour les étudiants, recrutant même «deux vedettes de ce conflit», Martine Desjardins et Léo Brueau-Blouin.Lors de l\u2019entrevue avec le ministre, Dominic Maurais avait dressé la table en affirmant: «Il y a encore des crottés qui bloquent les portes de l\u2019UQAM.» L\u2019animateru de cette radio ouvertement contre l\u2019action étudiante a approuvé à plusierus reprises les propos du ministre, livrés sru un ton parfaitement calme.Poru le ministre Blais, «c\u2019est assez inacceptable ce qui s\u2019est passé à l\u2019UQAM».Ça fait plus de 20 ans que François Blais s\u2019oppose au droit de grève des étudiants.« J\u2019étais un peu marginal à l\u2019époque quand j\u2019ai commencé.Mais aujourd\u2019hui je pense qu\u2019il y a de plus en plus de gens qui se joignent à moi.Personne n\u2019a le droit d\u2019empêcher une autre personne d\u2019étudier.C\u2019est un droit fondamental.Malheureusement, depuis 50 ans au Québec, il y a des gens, beaucoup de personnes, et des gens parfois de qualité, des gens que je respecte, qui pensent que dans certains cas, lorsqu\u2019une association prend une décision, de bloquer des cours, c\u2019est un droit qui leur est reconnu.Alors que ce droit-là n\u2019existe pas.» Devant l\u2019animateur qui buvait ses paroles, François Blais a fait l\u2019analogie avec le père de famille.«On fait ça avec les enfants.Quand on veut corriger leurs comportements, on ne dit pas, du jour au lendemain: \u201cVa dans ta chambre, tu n\u2019auras^pas de souper.\u201d On commence par leur dire: \u201cEcoute, il va y avoir une sanction pour ce que tu as dit à ta mère, etc.\u201d» François Blais a aussi plaidé pour la neutralité des professeurs dans ce conflit, en rappelant sa propre expérience.« J\u2019ai enseigné les idées politiques pendant vingt ans.Et un des plus beaux compliments que j\u2019ai eus de mes étudiants quand ils ont su que f allais en politique est que c\u2019est étrange, on ne savait pas de quel côté était François Blais.Est-ce qu\u2019il était fédéraliste ou pas ?Est-ce qu\u2019il était Québec solidaire ou Parti québécois ?» Réactions Informés des propos du ministre François Blais en pleine conférence de presse portant sur la brutalité policière et la répression poli- tique du mouvement social, des porte-parole d\u2019organisations présentes ont vivement réagi.«Franchement, ça dépasse l\u2019entendement! », a dit Nicole Filion, de la Ligue des droits et libertés.«Je me demande de quel ministre de l\u2019Education on peut bien parler lorsque celui-ci essaie de brimer la liberté d\u2019expression d\u2019universitaires et de cégépiens qui essaient de penser et réfléchir au projet de société qu\u2019ils espèrent», a dit Fannie Poirier, des comités Printemps étudiant 2015.«Ce n\u2019est pas si surprenant quand on pense aux propos du ministre Blais dès le début de la grève, a qjouté Camille Godbout, porte-parole de l\u2019ASSE.Il a véritablement du culot de dire ça, alors que demain, 120 000 étudiants et étudiantes seront en grève et dans la rue.» Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Alexis Tremblay, s\u2019est étonné que cet ancien professeur incite «à la répression plutôt qu\u2019au dialogue», tout en tenant des propos «infantilisants».La députée péquiste Véronique Hivon s\u2019est demandé si le ministre «ne veut pas attiser la grogne délibérément», qualifiant ses commentaires de «paternalistes» et A\u2019«infantilisants».La députée de Québec solidaire Manon Massé a affirmé que «les déclarations du ministre Blais sont si maladroites qu\u2019on croirait entendre son prédécesseur», ajoutant qu\u2019il «n\u2019aurait pas pu faire mieux pour envenimer le climat».En revanche, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, trouve que le ministre ne va pas assez loin en recommandant l\u2019expulsion de quelques étudiants par jour.«Tous les étudiants qui bloquent l\u2019accès aux cours devraient avoir des pénalités importantes», estime-t-il.Avec La Presse canadienne Le Devoir ARMES SUITE DE LA PAGE 1 Les 34 groupes en ont aussi contre le «traitement différentiel» que subissent certains manifestants \u2014 les étudiants, pour ne pas les nommer \u2014, ciblés «non pas pour ce qu\u2019ils font mais pour ce qu\u2019ils sont et ce qu\u2019ils pensent», a déploré Céline Belleau, de l\u2019Qbservatoire sur les profilages.«Le profilage politique fait partie intégrante des pratiques policières.Il est temps que les instances politiques reconnaissent qu\u2019elles font du profilage politique.» Le collectif condamne les appels à la tolérance zéro lancés très tôt en début de mouvement \u2014 par le maire Régis Labeaume, par la mairesse d\u2019arroqdissement Anie Samson, par le ministre de l\u2019Éducation François Blais, par l\u2019administration de l\u2019UQAM.«L\u2019austérité que nous vivons augmente les inégalités sociales, et c\u2019est compréhensible qu\u2019il y ait une colère qui s\u2019exprime», a dit Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.«Le gouvernement est responsable de la violence qu\u2019il inflige à la population et il est juste normal que celle-ci réagisse.» Pour Camille Godbout, porte-parole de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étu- diante (ASSÉ), l\u2019augmentation «claire» de la violence policière dans les manifestations vient tenter d\u2019étouffer «le droit à la dissidence et un droit fondamental, comme celui à la liberté d\u2019expression, que ne font qu\u2019exprimer les étudiantes et étudiants dans la rue», a-t-elle ajouté.En réaction à des politiques d\u2019austérité contre lesquelles ils en ont, les étudiants prennent la rue «pour se faire entendre, et ce à quoi on fait face ce sont les matraques, les coups de bouclier au visage et les arrestations de masse», a expliqué Fannie Poirier, des comités Printemps étudiant 2015.«On aura choisi de museler une jeunesse qui tente de se faire entendre.» Arrestations de masse Du collectif Armes à l\u2019œil, l\u2019étudiant de l\u2019UQAM Maxence L.Valade est venu marteler son message, dont il a fait une cause juridique en poursuivant la Sûreté du Québec pour une blessure reçue au visage avec un fusil de type ARWEN lui ayant causé la perte d\u2019un œil en mai 2012.«On parle d\u2019armes à létalité réduite, mais en réalité, il faut le rappeler, elles peuvent causer la mort», a-t-il exposé, en insistant sur la nécessité d\u2019abolir ces armes.Devant lui, sur la table, étaient disposée une série de projectiles apparemment utilisés par les corps policiers lors des manifestations.Interrogée par les journalistes sur l\u2019apparente accalmie des derniers jours, où les manifestations de soirée se sont déroulées sans remous, Nicole Filion a rectifié le tir.«Il y a plus de tolérance ?Sur les dix manifestations, on en compte cinq où il y a eu des arrestations de masse.C\u2019est quand même la moitié ! » Quant à l\u2019itinéraire de la manifestation, fourni par certains, pas fourni par d\u2019autres, plusieurs porte-parole ont rappelé que ce «geste politique» de refus d\u2019un «encadrement policier» en donnant le tracé d\u2019une manif a été toléré et accepté pendant de nombreuses années avant de devenir, à la faveur du conflit de 2012, le cœur des disputes entre les pro et les antimanifs.«J\u2019aimerais rappeler que l\u2019organisation dont je fais partie depuis des années n\u2019a jamais fourni un itinéraire aux policiers», a expliqué François Saillant, du ÉRA-PRU, sourire en coin.Cette répression venue en début de mouvement n\u2019étouffera pas le mouvement social, croient les organisations présentes mercredi, dont plusieurs serpnt de cette manif appelée ce jeudi par TASSÉ à Montréal.« Cette répression vise à décourager l\u2019ensemble des groupes, selon Alexa Conradi.Mais nous disons non à l\u2019intimidation.» Le Devoir ÉNERGIE EST SUITE DE LA PAGE 1 bec.«Sans le port, les retombées sont de zéro», a lancé le porte-parole en matière d\u2019environnement, Sylvain Gaudreault.Sans port au Québec, le pétrole des sables bitumineux coulera essentiellement vers le Nouveau-Brunswick.Un pipeline secondaire est toutefois prévu pour rejoindre Montréal, mais on ignore si le pétrole y sera raffiné ou alors chargé à bord de pétroliers.Même chose pour l\u2019autre pipeline secondaire prévu vers Lévis.Report des audiences Le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a néanmoins refusé de dire si l\u2019abandon du projet de transbordement de pétrole des sables bitumineux aurait une incidence sur les retombées économiques pour le Québec.Celles-ci n\u2019ont jamais fait l\u2019objet d\u2019une évaluation indépendante.Le ministre Arcand a pour sa part déjà livré un plaidoyer en faveur des «avantages économiques» d\u2019Énergie Est, mais en répétant essentiellement les données de la pétrolière.Le discours optimiste du ministre était intervenu au lendemain d\u2019un souper organisé et payé par TransCanada, à Montréal, et auquel avaient participé plusieurs personnalités influentes du milieu économique et de la scène politique.L\u2019ancien premier ministre Jean Charest était du nombre.L\u2019abandon du port de Cacouna signifie par ailleurs que la multinationale doit réviser le tracé du pipeline en sol québécois, essentiellement dans le Bas-Saint-Laurent.L\u2019entreprise doit d\u2019ailleurs annoncer ce jeudi qu\u2019elle aura besoin de quelques semaines supplémentaires pour finaliser son projet, qui totalise des investissements de 12 milliards dollars.Visiblement au fait des intentions de l\u2019entreprise, Pierre Arcand a envoyé mardi une lettre à TQNE dans laquelle il demande à l\u2019organisme fédéral de repousser les audiences publiques sur le projet, prévues pour cet automne.La période permettant de présenter une demande de participation aux audiences est théoriquement déjà terminée.Québec attend cependant que TQNE réponde à sa lettre officielle.Quelle que soit la décision de TQNE, le ministère TÉnvironnement a réitéré mercredi son intention de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour mener une évaluation environnementale du projet.Cette étude est promise depuis mai 2014.«Le mandat au BAPE sera donné lorsque nous jugerons avoir assez de documentation sur le projet afin que le BAPE puisse assurer une consultation adéquate et pertinente», a répondu le cabinet du ministre David Heurtel.Avec ou sans étude du BAPE, Greenpeace juge le projet inacceptable.En entrevue au Devoir le mois dernier, Tauteure et militante Naomi Klein avait elle qussi soutenu que l\u2019approbation du pipeline Énergie Est par le gouvernement Couillard serait immorale.«Si ce pipeline est construit, le Québec deviendra le complice du pire crime contre le climat dans le monde.Car il ne fait aucun doute qu\u2019un pipeline de cette dimension, qui transportera 1,1 million de barils de pétrole par jour, est intimement lié à la croissance de la production des sables bitumineux albertains.» Le Devoir Une menace de moins ponr les bélngas L\u2019abandon du projet de port de Cacoima constitue un «soulagement» poru Robert Michaud, président du Groupe de recherche et d\u2019éducation sru les mammifères marins (GREMM).«L\u2019inquiétude était très sérieuse parce que la population de bélugas n\u2019aurait peut-être pas pu se remettre» de cette menace directe à un «habitat critique» poru l\u2019espèce.Celle-ci ne compte plus que 880 individus et montre clairement des signes de «déclin» continu.M.Michaud souligne toutefois qu\u2019au-delà du projet très médiatisé de TransCanada, «plusieurs menaces» déjà bien présentes sont toujours «passées sous silence».11 mentionne les bouleversements climatiques, le dérangement provoqué par la navigation et le bruit inhérent à celle-ci, mais aussi la forte présence de contaminants divers.Dans ce contexte, explique le scientifique, les efforts de recherche doivent se maintenir.11 estime également que le fédéral devrait rapidement désigner l\u2019habitat critique des bélugas, afin de mieux le protéger.Rectificatif Le texte «Conseil de presse: nouvelle charge contre le directeur général» publié dans Le Devoir le mercredi E\u2019\u2019 avril, établissait un lien entre la démission du journaliste Daniel Renaud du comité d\u2019appel du Conseil de presse du Québec (CPQ) et l\u2019appel d\u2019une décision récente du tribunal d\u2019honneur déposé par Radio-Canada.Ce n\u2019est pas le cas.La démission découle de problèmes liés aux traitements de plaintes antérieures.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 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de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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