Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 31 janvier 1981, Cahier 3
[" 1980 == 1981 | retour aux sources | Le ÉCOLE TECHNIQUE D'ARVIDA 1945 \u2018 | ~~ INSTITUT DE TECHNOLOGIE DE JONQUIERE 1958 i ~ ® COLLEGE CLASSIQUE DE JONQUIERE 1955 ~ ® CEGEP DE JONQUIERE 1967 | un cegep communautaire : | LE QUOTIDIEN, samedi 31 janvier 1981 C 2 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi 31 janvier 1981 (Les étudiants tracent une large fresque de l'évolution rapide de leur collège CEGEP de Jonquière 65 St Hubert Jonquière Que GX IW?Td e154, 2vn Collaborateurs: Claude Gagnon Secrétaire général du Cegep de Jonquière Denis Tremblay Directeur de la Rédaction au Progrès du Saguenay C.-Julien Gauvin Adjoint au rédacteur en chef du Quotidien Aurélien Leclerc Professeur en ATM Réginald St-Hilaire Responsable du Service de placement Suzanne Bouchard Information scolaire et professionnelle Carol Boily et Robert Tremblay Techniciens au Centre des ressources éducatives L\u2019EQUIPE DE REDACTION \u2014 Le groupe de rédactrices et de rédacteurs du épartement d'Art et technologie des médias du Cegep de Jonquière, heu- N° # Nous vous présentons aujourd\u2019hui un cahier thématique qui souligne le vingt-cinquième anniversaire du College classique de Jonquière et le trente-cinquième anniversaire de l'Institut de technologie de Jon- quière.Ces deux institutions scolaires sont d\u2019importance régionale à cause des hommes qu\u2019elles ont formés et du rôle social que ces hommes ont Joué, mais aussi, parce que ces deux \u201cvétérans\u201d ont donné naissance à une troisième institution: le Cegep de Jon- quière.Trente-cinq ans et vingt-cinq ans, c\u2019est relativement long dans la vie d\u2019un individu mais relativement court dans la vie d\u2019une société et d\u2019une institution.Voilà pourquoi, il y a intérêt à faire l'histoire d\u2019une institution.C\u2019est l\u2019occasion de favoriser des rencontres entre les anciens et de renouer des amitiés, de découvrir, pour l\u2019institution, le cheminement de ses diplômés et de constater l'évolution du milieu, C\u2019est aussi l\u2019occasion d'accentuer son sens d'appartenance et de stimuler les énergies et les projets nouveaux afin de poursuivre l\u2019oeuvre amorcée.En d\u2019autres mots, c\u2019est le temps de prendre conscience de ses racines.Le père Pierre-Paul Asselin, décoré - \u2018personnalité de l\u2019année\u201d par le journal \u201cLe Quotidien\u201d, a brossé ce tableau dans son livre \u201cLe Cegep de Jon- quière et ses racines\u201d.Ce livre, publié dans le cadre de l\u2019année de retour aux sources, par le Cegep de Jonquière et la fondation Asselin, trace à grands traits cette histoire.Le père Asselin, grand artisan du Collège classique, était à même de sculpter cette oeuvre issue de la collaboration des laïcs et des Oblats.: Le cahier thématique que nous vous proposons vient ajouter à ce travail de pionnier.Fruit de la collaboration des étudiants de Z2ième année, option presse écrite, du département d\u2019Art et technologie des médias, et des dirigeants du Cegep et du Quotidien, ce cahier ouvre un autre volet pour aider à la compréhension du passé de cette institution.Une équipe de 32 apprentis journalistes ont travaillé avec intérêt et conviction à sa rédaction.Ce fut pour eux une expérience concrète qui leur a permis de découvrir les racines de Jeur institution.Ils ont compris le pourquoi et le pour qui des choses et aussi comment se développe une institution humaine.Ils ont appris que sans l\u2019implication d'hommes et de femmes dans le développement de leur milieu, rien ne se fait.Ils ont constaté que les problèmes peuvent être des occasions de découvrir qui nous sommes vraiment.Ils ont aussi pu apprendre que l\u2019histoire se fait souvent très différemment de ce que les livres racontent.Les nombreuses rencontres avec les intervenants dans l\u2019évolution du monde scolaire leur ont apporté une connaissance humaine des choses.En plus, ils savent maintenant que l\u2019institution où ils étudient a toujours fait preuve de dynamisme, d\u2019avant- gardisme et que, pour cela, il faut être près des gens, leur parler, les écouter afin de connaître leurs besoins, leurs désirs et leurs aspirations.Sans cette relation étroite avec la vie quotidienne du milieu, toute institution périclite ou vit dans les nuages.L'expérience leur a aussi apporté la connaissance d\u2019une réalité fondamentale: la clientèle étudiante est la première raison d'être d'une institution scolaire.Les dirigeants du Cegep de Jonquière en furent toujours conscients.En contrepartie de cette vérité, ils savent maintenant que le renom d\u2019une institution scolaire se construit par la compétence de ses finissants et de ses professeurs.Sans elle, une institution est appelée à ne pas vivre de grandes réjouissances à tous les 25 ans.C'est ce que nous avons tenté de démontrer à travers les entrevues que vous pouvez lire dans ce cahier.C\u2019est cette nécessaire symbiose entre le dynamisme des dirigeants, des professeurs du Cegep de Jon- quière et l\u2019implication de la clientèle étudiante, que nous avons voulu illustrer dans ce cahier.L'histoire se fait par des hommes et des femmes et nous sommes allés les rencontrer chez eux, afin de leur donner la parole, pour que chaque lecteur puisse la découvrir.Aurélien Leclerc.reux d\u2019une tâche difficile bien accomplie.Ce cahier spécial est le fruit de leur travail.Le Quotidien est heureux d\u2019avoir facilité cette réalisation.PRL Ay % 4 A, es a 5 ua Lionel Gaudreau, pére de l'Institut de technologie par Lia Lévesque JONQUIERE \u2014 Batailleur et éducateur né.homme très exigeant pour lui-même et envers les autres, M.Lionel Gaudreau.qui fut pendant 20 ans l\u2019un des piliers de l'enseignement technique dans la région était avant tout \u2018le père de l'Institut de technologie, l'âme.celui qui lui a donné le souffle voulu\u201d.déclare M.Edouard Brassard.secrétaire général à la Commission scolaire d'Arvida et qui fuf aussi secrétaire de M.Gaudreau.de mai 1954 à juin 1957.L'éducation: sa vie M.Gaudreau Aa consacré sa vie à l'éducation: de 1946 à 1958, il prend en charge l'Ecole technique d'Arvida nouvellement érigée: de 1958 à 1967.il est directeur de l'Institut de technologie de Jonquière.Il a su garder un enseignement de qualité.\u2018Ses finissants se plaçaient tous car ils étaient à son image: imbus du souci d'excellence.d'ambition et de compétence\u201d.affirme M.Brassard.M.Gaudreau a laissé (La population a accueilli enthousiasme l'Ecole technique par Silvie Désaulniers MONTREAL \u2014 L'implantation de l\u2019Ecole technique d\u2019Arvida n\u2019est pas venue d\u2019en haut mais bien de la base.Ce sont les gens de la place qui ont pris conscience d\u2019un besoin et qui, avec les moyens qui étaient alors à leur disposition, ont entrepris les démarches nécessaires.A cette époque, c\u2019est-à-dire vers 1945, M.Aimé Gagné, actuel président du Conseil de presse du Québec, occupait deux postes qui jui permirent de bien suivre l\u2019évolution de l'Ecole technique d'Arvida.Il était directeur des relations publiques à l\u2019Alcan et directeur du journal de cette entreprise, Le Lingot.M.Aimé Gagné rappelle que dès 1943, la population ainsi que les dirigeants des différentes industries régionales prennent conscience du manque de main-d'oeuvre spécialisée qui régnait dans la région.La Commission scolaire catholique d\u2019Arvida, dirigée alors par M.Guillaume Tremblay, élabore un projet qui devait soiutionner le problème; la création d\u2019une école d\u2019arts et métiers à Arvida, école qui devra changer rapidement de nom pour devenir l'Ecole technique d'Arvida.Cette institution a pour but principal d'aider la jeunesse à se créer un avenir attrayant, stable et rémunérateur.Mais pour mettre un tel projet à exécution, il faut avant tout l'appui de la population.On invite cette dernière à se prononcer par le biais du Lingot qui publie un coupon par lequel les lecteurs intéressés peuvent faire leurs commentaires à la direction, précise M.Gagné, cet homme qui travailla toute sa vie à favoriser des communications entre les individus.Ce coupon, explique l\u2019ancien directeur du Lingot, servit ensuite au recrutement des premiers étudiants de l\u2019école et permit de découvrir que la population était favorable au projet.Les parents on vu là une solution à leur problème.Dorénavant, les enfants qui n'aspirent pas au cours classique, pourront recevoir un enseignement supérieur au niveau secondaire et ce, sans quitter la région.La fondation de l\u2019Ecole technique fut annoncée officiellement le 14 juillet 1945 par Le Lingot, précise M.Gagné.Dès septemb e, une soixantaine d'étudiants prennent place sur les bancs de l\u2019école, qui était située à cette époque, dans l'ancien baraque- = M.Aimé Gagné (Photo: Benoit Viens) ment militaire de la rue High (rebaptisée depuis Mellon).Un esprit ouvert Selon M.Gagné, \u2018la Commission scolaire d\u2019Arvida était dotée d'enseignants et de dirigeants compétents à l\u2019esprit ouvert, tourné vers l\u2019avenir.C\u2019était un organisme réceptif aux besoins et demandes de la population.\u201d La fondation de l\u2019Ecole technique ne vient que renforcer ses dires.\u201cAyant à sa tête un homme tel que M.Guillaume Tremblay, qui en fut président pendant plus de 20 ans, la Commission scolaire avait développé une excellente réputation et elle en était fière.\u201d Elle était d\u2019ailleurs dotée d\u2019une situation financière enviable, ce qui lui permit d'assumer aisément la responsabilité de l'Ecole technique.Cette situation financière était principalement due au fait que l'Alcan versait de fortes taxes.\u201cCette industrie était prête à tout lorsqu\u2019il s'agissait de promouvoir une meilleure éducation de ses employés et de la population\u201d, affirme l\u2019ancien responsable des relations publiques d\u2019Alcan.D'ailleurs, elle a toujours collaboré avec l'Ecole technique, soit en lui envoyant ses techniciens pour faire de l'information scolaire, ou en l\u2019informant des besoins du marché.L'école a toujours planifié ses programmes pour qu'ils soient en parfait accord avec l\u2019offre et la demande, souligne M.Gagné.avec ) sa marque: homme autoritaire.gros travailleur.bâtisseur, il était un administrateur économe et strict, un patron sévère et minutieux.et un confrère de travail consciencieux et dévoué.Sa rigueur et son dévouement en faisaient un homme respecté et craint à la fois, un homme qui savait amener les gens à collaborer avec lui.Ses compétences Son expérience de l'education en a fait un communicateur ouvert.un homme instruit.Il détenait une licence en pédagogie.un baccalauréat ès arts, un diplôme de professeur en chimie et fut un conférencier recherché.Il s\u2019impliquait socialement, dans le club Richelieu et divers groupes socioculturels.Il a aussi enseigné la pédagogie à l\u2019Université Laval et a consacré ses temps libres aux oeuvres de bienfaisance comme les collectes d\u2019argent et de vivres pour les démunis, à Noel, explique M.Brassard.Dans son travail comme dans ses luttes, M.Gaudreau a été fortement appuyé par sa famille: \u201cSes enfants et sa femme, c'était sa vie\u201d, mentionne M.Brassard.Dans toutes ses entreprises et ses batailles pour préserver \u2018\u2018son\u2019\u201d Ecole technique, sa femme Mme Clare-Ann Gaudreau était là pour le supporter et le conseiller.Sa devise Pour ses étudiants, M.Gaudreau avait une devise: \u2018\u2018Excelsior!\u201d \u2018\u201c\u2018Il avait à coeur que ses diplômés obtiennent les plus grosses notes, dit M.Brassard; c'était un élitiste.Pourtant, il se faisait paternaliste à l\u2019occasion, ses élèves, c\u2019était comme ses enfants.\u201d Ce grand chrétien avait à coeur ses principes moraux: prière à tous les matins, et, à tous les vendredis du mois, il organisait une messe à l'église St-Jacques d'\u2019Ar- vida.\u201cNe t\u2019enfarge pas dans une paille!\u201d Ses habitudes bien ancrées l'ont rendu célèbre M.Edouard Brassard.{Photo Benoit Viens) dans la région.Il citait abondamment St- Exupéry et rédigeait périodiquement ses \u2018memento\u2019\u2019, sortes de rappels ou d'avis au personnel ou à ses collèges.Il arrivait toujours de bonne heure à l'école, vers 7h30, puis effectuait la tournée des classes, visites de vérification qu\u2019il répétait aux cours du soir.Il répétait souvent, avec humour: \u201cNe t\u2019enfarge pas dans une paille\u201d, pour stimuler et conseiller ses confrères, de raconter M.Brassard.Ses réalisations sont empreintes de son dévouement et de sa réussite: pour l'Institut de technologie, il tenait personnellement à recruter des professeurs d'une compétence reconnue: MM.Paul-Emile Cardinal, Norbert Pou- lin, Georges Partous, et de nombreux autres.Il a participé à l\u2019élaboration du projet de Cité des Jeunes, qui aurait regroupé les cours classiques et techniques, mais l'enseignement post- secondaire a pris l\u2019orientation du cégep.Afin de faire connaître l\u2019école et ses étudiants, il organisait des voyages pour visiter de grandes firmes telles General Electric ou Canadair, qu\u2019il finançait par l'organisation de soirées de parties de cartes d'envergure.Honneur au fondateur En 1972, le Cégep de Jonquière a inauguré son pavillon des techniques et l\u2019a baptisé Pavillon Lionel-Gaudreau.On a ainsi voulu reconnaître un \u201céducateur à la souche de l'enseignement technique\u2019, selon M.Brassard.\u20ac 9 \u2014 1861 Jaiauel |g ipawes \u2018NAIQILOND 37 __ = C 4 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi 31 janvier 1981 institut de technolog ie 1945-1980 L'industrie collaborait étroitement avec l\u2019école Par Chantal Payette JONQUIERE \u2014 \u2018Les industries étaient beaucoup plus conscientes des besoins des étudiants pendant les années \u201950, qu'elles ne le sont aujourd'hui\u201d.C'est ce qui ressort d'une entrevue avec M.Jacques Bernier.ancien professeur d\u2019électrotechnique à l'École technique d'Ar- vida de 1951 à 1966.En faisant cette déclaration.M.Bernier ne veut pas discréditer les industries et leur fonctionnement présent, mais simplement rappeler que les étudiants de l\u2019ancienne École technique furent suivis de près, par un comité constitué de gens de l'industrie et des professeurs.afin que les cours donnés correspondent à l'évolution des industries.\u2018\u2018La sélection étant très sévère.les étudiants finissants se devaient de travailler de façon presque parfaite.En fait.sur environ 150 étudiants inscrits au début du cours, seulement 80 demeuraient, ce qui donnait un pourcentage d'abandon du cours de 20%.pourcentage très élevé en 1950.L'étudiant devait aussi prouver ses capacités pendant toute la durée du cours.À la période des Fêtes.un comité se réunissait afin d'étudier les dossiers des étudiants.S'il y en avait un qui n'a pu se maintenir dans la moyenne des notes requises.le comité l'invitait donc à se diriger vers une autre option\u2019.nous rèvèle M.Bernier.Le climats qui régnait dans les cours était favorable à la réussite des étudiants, de poursuivre cet ancien professeur.\u201cLes relations entre les enseignants et leurs élèves étaient très bonnes puisque souvent.un professeur gardait les mêmes étudiants pendant les quatre années consécutives du cours.Il n'y avait quand même pas de relations intimes entre eux.étant donné que l'horaire chargé des enseignants les empé- chaient de connaitre les aspirations de leurs étudiants.Pour la plupart d'entre eux.la surcharge de travail était due aux cours du soir qu'ils devaient donner aux adultes\u201d.Selon M.Ber- nier.ces cours étaient considérés un peu comme une obligation.Ils n'auraient pas pu refuser de les donner.à a.- vy M.Jacques Bernier.(Photo Roger Blackburn) cause du manque de professeurs à ce moment-là.Les coursde l'École technique ne comprenaient pas de stages, mais ils étaient ponctués de plusieurs visites industrielles.La plus importante de ces visites s'effectuait dans des usines de Montréal.pendant les dernières semaines de cours.\u2018Ce stage d'une semaine, devenait le véritable examen des jeunes au point de vue social.car c\u2019est là que nous, professeurs étudions leur personnalité et leur savoir-vivre dans le monde.Souvent pendant ce stage les étudiants découvraient leurs véritables métiers.Comme les jeunes remplissaient le rôle d'am- assadeurs de l'Ecole technique (et aussi de l'Institut de technologie car les stages seront continués même après le SERVICES RECONNUS \u2014 Dans le cadre de l\u2019Année de retour aux sources, les professionnels non-enseignants du collège, ayant plus de 15 ans de service, ont été fêtés lors d\u2019une soirée.changement) dans les milieux industriels.ils devaient se montrer sous leur meilleur jour durant ce voyage.\u2018\u201cd'expliquer M.Bernier.HP-31E Calculateur scientifique de base pour les nouveau-venus dans la vie professionnelle.Fonctions trigonométriques, logarithmiques et leurs inverses.Conversions rectangulaires- polaires et degrés-radians.Conversions métriques: inch-mm, °F-°C et Ib-kg.Quatre mémoires adressables Ro a Ry.So HP-33E/33C *° HP-33E: calculateur scientifique programmable.49 lignes de programme, 3 niveaux de sous-programmes et 8 tests de comparaison.Partie entiére, partie décimale et valeur absolue d'un nombre.Huit mémoires adressables R, à R, HP-33C: toutes les caractéristiques du HP-33E plus la mémoire permanente qui conserve données et programmes, même quand le calculateur est éteint.\u201d Calculatrices Calculatrices scientifiques programmables HP 31 E.HP 33 E.- $79.Valeur: $149.95 valeur 972 45 SPECIAL: Quantité limitée 59 1145 La Librairie Régionale Inc.2 \u201c461, est rue Racine, TES ETUIS 0 RU TUE EU \u2019 5 2 sti ETE Re.institut de technologie 1945-1980 Cours difficiles, discipline sévère: 20 p.c.d\u2019abandons Par Stéphane Tanguay JONQUIERE \u2014 En 1958, 13 étudiants terminaient leurs études a I'E- cole technique d\u2019Arvida.Pourtant, un nombre beaucoup plus élevé, environ vingt-cing, avait débuté en méme temps que ce petit groupe de \u201cvaillants\u201d, ont raconté en entrevue M.Jean- Louis Painchaud.au- jourd\u2019hui dessinateur et chef d\u2019atelier à la firme Dallaire & Brassard.et M.Yvon Rainvilie, conseiller en main- d'oeuvre au ministère de l'Emploi et de l'Immigration du Canada.Tous deux d'Arvida, ils étaient parmi ceux qui ont persevéré.lis faisaient partie de la dernière promotion de l\u2019E- cole technique.puisque l\u2019année suivante, elle devenait l\u2019Institut de technologie.Bien que MM.Painchaud et Rainville ne puissent pas connaître la principale cause de ces abandons, ils en avancent cependant quelques-unes.Ainsi: le manque de ressources financières, la durée du cours (4 ans), les difficultés du cours, sont toutes des raisons plausibles d\u2019abandon.Ils ajoutent que la discipline a pu aussi en décourager quelques-uns.La discipline Parlant de cette discipline.M.Rainville affirme que \u2018\u2018c\u2019était un régime assez autoritaire\u2019.Tandis que M.Painchaud, soutient, lui.que ce n\u2019était pas excessivement strict, surtout au point de vue vestimentaire: \u2018\u2018C\u2019était normal.on faisait des ateliers pratiques.On n'avait même pas le droit de porter la cravate.c\u2019était considéré comme trop dangereux\u201d.Probablement à cause de cette discipline, M.Rainville croit que les rapports professeurs-étudiants n'étaient pas favorisés.\u201cLes échanges étaient toujours possibles, mais c'était rare\u201d, dit-il.De son côté.M.Painchaud nous avoue qu'il n'a personnellement jamais eu de relations amicales avec les professeurs, \u2018\u2018sauf peut-être avec JEF, avec qui d'ailleurs j'ai encore des contacts\u201d.précise-t-il.Interrogé à savoir à qui était attribué le surnom de JEF, M.Painchaud nous répond qu\u2019il s'agit d'un ancien professeur, M.Joseph- Emilien Falardeau.que les étudiants se plaisaient à appeler par ce diminutif.M.Falardeau occupe maintenant le poste de directeur des services de l'équipement.au Cegep de Jon- quière.Quant au directeur de l'école.M.Lionel Gau- dreau, malgré qu'ils lui adressaient rarement la parole.nos interlocuteurs s'accordent à dire qu'il était apprécié des élèves.à cause de sa compétence.Activités étudiantes Si les relations entre élèves étaient bonnes, elles n\u2019amélioraient pas les activités réservées aux étudiants.Ainsi.comme le dit M.Rain- ville, les activités étaient à peu près inexistantes.\u201cT1 faut croire que ce n\u2019était pas à la mode dans ce temps là\u201d.Parlant du conseil étudiant qui était chargé de l'organisation de ces activités, M.Painchaud nous rapporte qu\u2019il n\u2019était pas très actif: \u2018Il y avait bien un représentant par classe, mais cela ne donnait pas grand-chose.Il faut dire qu\u2019il n\u2019avait pas beaucoup de moyens\u201d.tient-il à ajouter.Contrairement au Collège classique.aux dires de M.Rainville, aucune cérémonie de promotion n'avait lieu à la fin des études.\u2018On a reçu nos di- plomes par la poste\u2019! L\u2019emploi Puisvintle temps de se trouver un emploi.M.Painchaud, lui.se considère chanceux: \u201cJe sortais de l'Ecole technique que déjà, je commençais à travailler sur les plans de l'Institut de technologie '\u2019.Pourtant il semble curieux que M.Painchaud ait eu un emploi de dessinateur.alors qu'il avait reçu une formation d'électricien.M.Painchaud répond à cela que la formation que les étudiants recevaient était très générale.très large.Ainsi, M.Painchaud.a parfait sa formation en travaillant à son bureau et en suivant quelques cours du soir.M.Rainville, lui.fut un peu moins chanceux: \u201cJ'ai été chomeur pendant six mois\u201d! Il obtient son premier emploi régulier a Shefferville, en juin 1959.Il y est mécanicien d\u2019entretien.Sa formation en ajustage mécanique l'a grandement aidé.dit-il.11 a dù quitter la région pour se dénicher un emploi parce que le principal employeur.l'Alcan, était en grève à ce moment là.Tous deux sont satisfaits de la formation qu'ils ont reçue.puisque.comme le dit M.Rainville: \u201c\u2018Les cours correspondaient aux besoins de l'époque.même si aujourd'hui je ne travaille plus dans ce domaine\u201d.M.Jean-Louis Painchaud.Un menu hors-taxe spécial* qui comprend: e un plat principal e une boisson e un dessert.Au choix, cing plats tous aussi succulents les uns que les autres: e PÂTÉ AU POULET servi avec pommes de terre (frites ou purée), pain et beurre e VOL-AU-VENT servi avec pommes de terre (frites ou purée), legumes, pain et beurre e SANDWICH AU POULET CHAUD, viande brune, servi avec frites et salade de chou e SANDWICH BARBECUE, viande brune, servi avec frites, sauce et salade de chou e PÂTÉ AU SAUMON servi avec pommes de terre (frites ou purée), pain et beurre (le vendredi seulement) *Du lundi au vendredi de 11 heures à 14 heures à la salle à manger de la rôtisserie.tout atant _ de goiit.(Photo Benoit Viens).1080, du Pont Alma, 668-4559 939, boul.Talbot Chicoutimi, 545-4104 Mail 170 Jonquière, 548-8234 ® Copyright, tous droits de reproduction et de traduction réservés \u2014 Canade 1980\u2014 LES RÔTISSERIES ST-HUBERT LTÉE,Laval, Québec 1861 Jerauel (\u20ac ipawes 'NJIGILOND 31 LR i 33 * C 6 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi 31 janvier 1981 institut de technologie 1945-1980 (Photo: Ghyslain Allard) Une vie austère mais formatrice par Roger Blackburn M.Jean Fiola.JONQUIEÈRE \u2014 En 1948, cent étudiants sont acceptés à l\u2019Ecole technique d'Arvida.Quatre ans plus tard, treize seulement graduent: un en menuiserie, trois en électricité et neuf en mécanique.M.Jean Fiola, maintenant contrôleur- électricien pour la compagnie Secal.nous raconte que \u2018\u2018la vie à l'Ecole technique était difficile, sévère, mais agréable et formatrice\".À cette école devenue par la suite l'Institut de (echnologie.les cours s'étendent sur une période de trois ans, qui comprend une première année difficile.car les étudiants sont confrontés à des notions générales et théoriques du monde de la technologie.C'est durant cette même année qu'on retrouve le plus haut taux d'abandon: 50% des étudiants quittent.En deuxième année.le groupe d'étudiants est plus restreint.On y retrouve deux classes de 50 en première année.M.Fiola qui a échappé à l'élimination de la première année.raconte: \u2018Au cours du deuxième cycle, même si le choix n\u2019est pas beaucoup spécialisé, une vie sociale plus rapprochée existe entre professeurs et étudiants.Malgré l'\u2019atmosphère agréable de l'institut.257 des étudiants abandonnent en cours de route.Le choix Ce n'est qu'en troisième année que le choix se précise.Trois options sont offertes: menuiserie.électricité et mécanique.Les étudiants sont maintenant réunis en petits groupes de dix et M.Fiola nous fait remarquer que ce moment tant attendu arrive à point\u201d.car le nombre restreint d'étudiants dans la salle de cours entraine un suivi pédagogique agréable et profitable.À partir de ce moment, l\u2019école est.pour les étudiants.un second refuge et le professeur un deuxième pere.Méme si la batisse n'est pas confortable.la vie est agréable.carleseétudiants poursuivent un but commun et précis.Selon M.Jean Fiola.\u201cla qualité d'enseignement d'aujourd'hui n'est pas comparable à celle d'autrefois\u2019.Étant donné le peu d'étudiants en classe.les professeurs pratiquent l'enseignement personnalisé qui donne de très bons résultats, car la formation des étudiants est adéquate et répond bien aux besoins du marché du travail.Toutefois.les étudiants de l'Institut de technologie n'avaient pas les craintes qu'ont ceux d'aujourd'hui.celle d'obtenir un emploi à la fin de leurs études.car pour les premiers un diplôme de l'Institut de technologie signifiait une attestation d'emploi de la compagnie Alcan.Une grande motivation poussait les étudiants à se surpasser et M.Jean Fiola nous en glisse quelques mots: \u2018L'esprit de clocher entre les villes de Chicoutimi et Jonquière se répercutait sur les étudiants.Il termine l'entrevue en nous disant que l'esprit d'initiative qu'ont acquis les étudiants tout au long de leur cheminement, les a aidés à per- \\Çer sur le marché du travail.7 Une fusion douloureuse qui a atteint ses objectifs Par Ann Boisvert JONQUIERE \u2014 La fusion du Collège classique et de l'Institut de technologie ne s\u2019est pas effectuée sans heurt.Fondés à partir de la commission Parent, les Collèges d\u2019enseignement général et professionnel (cegep), se sont vus confrontés à plusieurs types de difficultés.La pédagogie.l'administration et l\u2019intégration sociale des étudiants dominaient la scène.Pour contrer ces obstacles à Jonquière, on instaura une corporation qui avait pour but de superviser la transition.M.Jean-Paul Villeneuve, ex-directeur du secteur sciences pures et industrielles, au sein de la corporation pendant la première année d\u2019existence du cegep, présentement au ministère de l'Education, décrit ainsi la transition: \u201cM fallait travailler a changer les mentalités, à créer un esprit commun et cette tâche s\u2019est avérée la plus difficile d'entre toutes\u201d.Provenant de deux institutions fort différentes, n'ayant pas les mêmes objectifs et ne visant pas la même clientèle, il devient évident qu'une friction allait se produire.Malgré tous les préjugés.on allait unir deux classes distinctes: l\u2019une à l'esprit industrialisé et technique.l'autre à l'esprit littéraire et plus philosophique.Il fallait donc tout prévoir.A l'Institut de technologie.on a déploré la fusion en prétextant qu'à court terme la \u2018rentabilité\u201d des finissants pour l'employeur serait diminuée et que l'aspect pratique de l\u2019enseignement en serait fortement affecté.Au départ.cette maison d'enseignement avait pour objectif de former de bons contre- maitres.de dire M.Villeneuve.Du côté du Collège classique.on qualifie cette affiliation de \u2018délicate\u2019.puisque la conception de la \u2018\u2018culture\u2019 se voyait remise en question.Pédagogie Au départ.quand on créa les cegeps, on avait pour objectifs principaux de rendre l\u2019université plus accessible en plus de former des techniciens plus concurrentiels sur le marché du travail.\u201cOn voulait que nos finissants aient plus de facilité à accéder à de meilleurs postes et qu'ils aient plus de chances d'avancement\u2019, poursuit M.Villeneuve.Au point de vue pédagogique, I'administration rencontre, la aussi, quelques problèmes.Celui qui suscite le plus de réflexion se présente au niveau du remaniement des programmes d\u2019enseignement.Pour satisfaire les objectifs fixés.on rédige \u2018Les Cahiers de l'Enseignement\u2019 qui théorisent.en quelques sortes, l'éducation.Ces derniers renferment les éléments essentiels à une formation académique élargie.Le nouveau système d'enseignement possédant de nouvelles exigences, le transfert et M.Jean-Paul Villeneuve.(Photo: Roger Blackburn) le recrutement des professeurs s'effectuent selon leurs goûts et leurs capacités d'adaptation.M.Villeneuve souligne que \u2018le climat d\u2019inséeu- rité qui régnait au début de l'instauration des cegeps, incita plusieurs enseignants à demeurer au niveau secondaire\u201d.Chacune des deux institutions a vu son enseignement avantagé par la fusion.Les laboratoires et la bibliothèque du Collège classique complètent l\u2019apanage de l'Institut de technologie, tandis que les instruments d'application plus pratiques favorisent le développement technique des élèves du Collège classique.A la première promotion, 70% des finissants se dirigent vers le marché du travail et 30% continuent à l\u2019université.Ces deux institu- - tions (dynamiques, avant-gardistes) fusionnées ont atteint leur objectif en permettant à celui qui le désire d'évoluer dans le monde de la connaissance.déclare M.Villeneuve.Autocars Autobus Jasmin Laterrière Inc.inc.= JONQUIERE 4511 po at ae UNICARS 549-2463 Autobus Autobus Autobus Roberval Doibeau La Baie inc.Inc.Inc.1131, boul.Marcotte 261, 7ième Avenue 4511, boul.Talbot ROBERVAL DOLBEAU CHICOUTIMI 275-1911 276-3710 544-3770 pen co 1 C Be _ POTTER 4 TIE A AES E LA a , creer.gr See ged pam es sr collège classique 1955-1980 Le Pere Pierre-Paul Asselin O.M.].Bâtisseur et éducateur d\u2019une rare compétence Par Hélène Chouinard JONQUIERE \u2014 Lorsque l\u2019on entend le nom du Père Pierre-Paul As- selin.on pense immédiatement à \u201cl'un des principaux artisans de l'histoire de l'éducation\u201d de la région du Saguenay- Lac-St-Jean.mais aussi à un être doué d'un dynamisme et d'un leadership peu communs.En fait, on ne saurait dissocier le Père Asselin de l\u2019oeuvre admirable que constitue la grande institution qu'est devenu le Cegep de Jonquière.Travailleur acharné, il fonde en 1955.avec un groupe de laïcs et de prêtres (O.M.1.).le Collège classique de Jon- quière.dont il sera le recteur pendant douze ans.Il avait oceupé auparavant la fonction d\u2019au- monier national de la Jeunesse ouvrière catholique à Montréal.\u201cC'est d'ailleurs là que j'ai acquis.nous avouera-t- il, ce que l\u2019on peut appeler une ouverture d\u2019es- pritau milieu\u201d.véritable trait caractéristique de sa personnalité\u201d.Le rêve Certes.le Père Asselin caressait le rêve de se diriger dans le domaine de l'éducation.et ce.depuis sa plus tendre jeunesse.\u2018\u2018J\u2019ai dû.cependant.abandonner ce projet.car je fus atteint de tuberculose à l'adolescence.J'ai alors fait quatre ans de sanatorium\u201d, Ayant recouvre la santé.il devint aumônier.de 1942 à 1955.de l'A.O.C.qui devint plus tard la J.O.C.\u201cSi j'acceptai en 1955 de venir à Jonquière, c'est avant tout parce que je savais qu'une équipe composée de laïcs et de prêtres était désireuse de travailler main dans la main\u2019.Cette dimension prêtres- laïcs était nécessaire, selon lui.pour favoriser cette \u201couverture d\u2019esprit au milieu\u201d.L'oeuvre du Père Asse- lin est empreinte d\u2019innovations sous maints aspects.Déjà.aux toutes premières heures.le Collège classique présentait des traits assez spéciaux.\u2018\u2018Il faut évidemment se situer dans le contexte de l\u2019 poque.Le Collège classique était un externat, ce qui était alors inhabituel, et le mode d\u2019éducation se basait sur ce principe.De plus.tout l'argent que nous escomptions investir dans ia construction et l'équipement du collège ne devait pas servir uniquement les intérêts d'un cercle fermé d'étudiants.mais bien répondre à des besoins du milieu\u201d.Le sens des responsabilités Tout ce qu'a rapporté le Collège classique en terme d'innovations était corrélatif à la bonne entente qui régnait entre tout le personnel enseignant et non-enseignant du college.\u201cIl y avait entre nous beaucoup de coopération et une collaboration très étroite.Pendant pratiquement dix ans.notre institution fut en perpétuelle construction.Les problèmes auxquels nous eûmes à faire face furent nombreux: nous dumes notamment nous battre pour avoir droit a des subventions gouvernementales et pour obtenir notre affiliation à l'Université Laval\u201d.Quoi qu'il en soit.tous ces problèmes furent un \u2018stimulant\u2019.aux dires du Père Asselin.\u201cCe que j'ai toujours essayé de développer chez chacun.c'est le sens des responsabilités\u2019, qualité qui ne s'est d'ailleurs jamais démentie chez un homme de sa trempe.Du Collège classique au cegep Survient en 1967 l'avènement des cegeps au Québec.Jonquière est du nombre des nouvelles institutions et c'est le Père Asselin qui en devient le directeur général.Il décide cependant de quitter ce poste dès 1968.\u2018parce que.dit-il.je trouvais normal que ce soit un laïc qui remplisse cette fonction plutôt qu'un prêtre\u201d.Lorsqu'on lui demande s'il regrette cette époque du Collège classique, le Père Asselin nous répond qu\u2019il n'en a aucunement la nostalgie.\u2018J\u2019ai ardemment souhaité l'avènement des cegeps.Bien avant 1967.plusieurs s\u2019accordaient à dire que le Collège classique était dépassé et qu\u2019il ne s'adressait qu'à une élite.Il ne répondait pas à deux critères qui sont essentiels dans l\u2019enseignement: la démocratisation et la po- Le Père Pierre-Paul Asselin.lyvalence.Certes, le Collège classique fut une belle aventure.mais le cegep en est une aussi\u201d.On reconnait là l'esprit avant-gardiste du Père Asselin.ouvert sur l\u2019avenir.Les lacunes L'ancien directeur général avoue cependant que les cegeps n'ont pas réalisé l'idéal dont lui et plusieurs de ses compagnons de travail avaient réve.\u201cLa transition s'est peut-être effectuée trop vite.quoique pour apprendre à nager, il faille se jeter à l'eau et parfois même en avaler\u2019.Comparaison comique, mais on ne peut plus vraie.C\u2019est d'ailleurs là un autre trait qui caractérise notre éducateur: il aime bien se servir d'exemples colorés et humoristiques pour mieux faire comprendre ce qu\u2019il pense.Parmi les lacunes que présente le cegep.il en est une qu'il déplore énormément: c\u2019est l\u2019absence de cours d\u2019intégration qui permettraient de fournir aux étudiants arrivant du secondaire \u201cune aide pédagogique dans le sens de la per- -sonnalisation de l'enseignement et un encadrement qui leur donnerait l'occasion de mieux se connaître, de se motiver et de s'orienter\u201d.En ce sens.le Cegep de Jon- quière a déjà tenté une expérience qu'on a appelé \u2018Tronc commun d\u2019orientation\u201d.Elle dura trois ou quatre années et \u201ca da étre discontinuée faute surtout de subventions du ministère de l\u2019Education qui ne croyait (Photo: Benoit Viens) pas en cette initiative\u201d, regrette amèrement celui qui en fut l'un des principaux inst\u2019'ateurs.Les réussites Parmi les plus éclatantes réussites.le Père Asselin cite le Centre linguistique.pour avoir personnellement travaillé à sa mise sur pied.\u201cC'est une réalisation dont je suis tres fier, dit- il.Ce service qui permet, entre autres.des échanges entre les étudiants de notre cegep et ceux des autres provinces canadiennes a vraiment contribué à nous faire connaître d'un bout a l'autre du pays\u201d.Et parmi les réalisations notables du cegep.il en est une qu'on ne saurait passer sous silence: c'est la \u2018Fondation Asselin\u201d.du nom de celui à qui 1l était tout a fait légitime de rendre hommage.Cette fondation a pour but de financer des projets de recherches et autres travaux, Cette épopée du cegep est racontée par son premier directeur général.dans un livre intitulé \u201cLe Cegep de Jon- quiere et ses racines\u201d.Le Pére Asselin y fait preuve d'une meticulo- sité remarquable et d'une grande humilité.Un optimiste Pour le Père Asselin, le véritable optimiste essaie de bâtir quelque chose pour demain.\"Ce que J'ai toujours essaye de faire.c'est d'être à la page.de m'adapter à la réalité présente.Il ne faut pas s'acharner surle passé.mais plutôt aller de l'avant: c'est ce qui.je crois, nous fait vieillir moins vite\u201d.LA FORMATION Jue AU SERVICE DU MILIEU Ca 359, rue St-Dominique Nous somme fiers de nous associer au cegep pour les fétes de \u201cAnnée de Retour aux Sources\u2019 COUILLARD, GAGNE ET ASSOCIES comptables agréés Gilles Couillard, c.a.Aubert Gagné, c.a.Richard Langevin, c.a.Gabriel Dubé, c.g.a.Jonquière, P.Q., G7X 6L6 Tél.: 547-6614 1961 Jaiauef (\u20ac ipawes \u2018NJIGILOND 31 LI 723 college classique 1955-1980 Par Roger Blackburn JONQUIERE \u2014 \u201cLe climat avant-gardiste du College classique de Jonquière a développé l'esprit d'initiative chez les étudiants, leur permettant de s'impliquer socialement sur le mar- chè du travail.Ce dynamisme unique acquis en cours de route a fait la renommée du collège dans la province\u201d.C\u2019est ce que nous déclare M.Henri Bradette, directeur général du CLSC Saguenay-Nord et ancien étudiant du College classique.Engagement La liberté d'action et l'initiative des étudiants de Jonquière étaient beaucoup cri- Un college avant-gardiste M.Henri Bradette I'occurrence celui de Chicoutimi, étaient plutôt acerbes.\u2018\u2018M.Bradette continue en nous disant que l\u2019esprit de clocher entre Chicoutimi et Jon- quière poussait les étudiants à faire plus ~ Les Oblats au Saguenay-Lac-St-Jean Poursuivre l'oeuvre commencée | Par Elaine Barrette STE HYACINTHE \u2014 \u201cL'expérience d'il y a 100 ans, le fait qu\u2019ils furent les premiers missionnaires au Saguenay et surtout.la perspective de poursuivre l\u2019oeuvre inachevée \u2026 sont autant de raisons qui sont à la source même du retour en force des Oblats dans la région du Saguenay\u201d.C'est ce qu\u2019a déclaré Mgr Albert Sanschagrin, qui a fait plus que sa part dans la création et l\u2019implantation du Collège classique de Jonquière.Les Oblats de Marie- Immaculée forment une grande communauté: en 1844, celle-ci, avec en tête le père Honorat, a accompli une tâche grandiose, tant au plan pastoral que socio- économique.Ils ont construit des églises, annoncé l'Evangile et distribué les sacrements; ils ont dénoncé et constamment le supérieur général au courant de la marche du projet.Le 4 mai 1955, le Conseil provincial accepte officiellement de fonder un externat classique à Jonquière: puis, le 14 mai suivant, des démarches sont entreprises auprès de l\u2019Administration générale a Rome.\u201cLe retour des ablats au Saguenay, le souvenir des journées d'études faites avec la Jeunesse ouvrière catholique (J.0.C) etune population cordiale, franche, hospi- taliére, ouverte a toutes les générosités et a tous les dévouements\u2019 sont les principales raisons qui ont incité Mgr Sans- chagrin, a titre de provincial des Oblats, a collaborer a la fondation d\u2019un collège classique à Jonquière.I) ajoute à cela \u201cle rôle joué par l\u2019équipe des laïcs, l\u2019engage- Mgr Albert Sanschagrin et l\u2019étudiante, Caroline Lus- sier.fait la preuve qu'en 1955, le Supérieur provincial des Oblats avait eu raison de croire en l'action conjuguée de laïcs et de prêtres dans l'Eglise.Encore aujourd'hui, l\u2019évé- que croit profondément en cette formule: laïcs- prêtres en coopération.De plus, il est convaincu qu'il faut impliquer les citoyens à la responsabilité de leur collège.Mgr Albert Sanscha- quoi il s'empressa de choisir le père Pierre- Paul Asselin au poste de fondateur de l\u2019externat classique de Jonquière.Car ce dernier avait le sens des responsabilités très développé.et une grande expérience de la collaboration entre laïcs et prêtres.Le père Asse- lin se savait ccargé par son provincial d'une mission très claire: travailler en étroite collabora- \u2014\u201cmoTe on og\u20143 Oo \u201cpo \u201402 00-2302
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