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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 27 novembre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Quartier latin, 1924-11-27, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 me A EE ha\u201d a, oy\u2019 PRIX: 5 SOUS.Directeur: LEON LORTIE.Rédacteur en chef: MARIUS PELADEAU.PAUL VALLERAND.Administrateur: UNE LETTRE ELOQUENTE ET TOUCHANTE - REG | E 10 décembre prochain, d\u2019après une entente conclue entre lui et les autorités universitaires, l\u2019honorable Hubert Fisher, ancien ministre de l\u2019Instruction publique en Angleterre, devait donner à l'université une conférence en français.La présentation n\u2019eût pas été difficile, M.Fisher comptant, à l\u2019université même, un certain nombre de ses anciens élèves d'Oxford devenus professeurs à leur tour.D'ailleurs, M.Fisher a à son tour une oeuvre d\u2019incomparable valeur, aux yeux des tenants de l\u2019ancien enseignement classique, le \u201cFisher Act\u201d de 1918.Ceux qui ont eu l'occasion de parcourir la brochure Yeaxlee : \u201cWorking out the Fisher Act\u201d, 1921, même s\u2019il ne leur a pas été donné d'étudier le document lui-même, ont pu constater jusqu'à quelle hauteur de vues l\u2019ancien professeur d'Oxford avait su s\u2019élever.Les délégués de l\u2019Université de Montréal au Congrès des universités de l\u2019Empire (1921) ont eu le privilège de l\u2019entendre exposer lui-même les tenants et aboutissants de son projet.C'eiit été une jouissance pour tous de l\u2019écouter justifiant ici même le document où l\u2019ancien ministre avait condensé les méditations pédagogiques de toute sa vie, Malheureusement, M.Fisher a été rappelé en Angleterre plus vite qu\u2019il ne pensait.Il a voulu du moins nous laisser un témoignage de sa sympathie pour nous, en écrivant à Mgr le recteur la lettre ci-après, tout entière de sa main et tout entière en français.Le \u201cQuartier Latin\u201d est heureux de conserver dans ses colonnes cette primeur pour laquelle il remercie avec l\u2019ancien ministre, les autorités de l'Université.Montréal, 19 novembre 1924.Monsieur le Recteur, C\u2019est avec un sentiment de douleur très profond que je me trouve obligé de rentrer dans mon pays sans pouvoir me rendre à l\u2019Université de Montréal.J'avais bien l\u2019envie de parler à vos étudiants, de leur expliquer la reconnaissance que nous éprouvons pour la belle langue et la grande tradition littéraire de la France, de leur dire quelque chose de ma vie d'étudiant à Oxford et à Paris, il y a quarante ans, de leur exprimer l\u2019espoir que j\u2019éprouve que le Canada français puisse non seulement faire sa part dans l\u2019oeuvre pratique de l\u2019Empire mais qu\u2019il puisse tracer un sillon profond sur le champ g'orieux de la science, enfin de dire à votre jeunesse un mot d'encouragement qui peut-être n\u2019aurait pas été dénué d\u2019intérêt.; Autrefois, Monsieur, à l\u2019époque des rois normands et angevins, mon pays n'était qu\u2019une province française.Or ce n\u2019était pas pour nous une calamité.Au contraire, nous en avons beaucoup profité.Notre langue, notre droit, nos manières de penser et d\u2019agir en portent encore les traces.Aujourd'hui les rôles sont en quelque sorte renversés car une partie intéressante de la civilisation humaine se trouve englobée dans l\u2019Empire britannique.Espérons que cela aussi recevra la bénédiction de l'histoire.Espérons que les deux grandes races, qui portent sur leurs épaules une grande partie de l\u2019avenir de la vie intellectuelle de l'humanité, marcheront ensemble au Canada vers un but commun.Espérons qu\u2019elles se rendront compte de ce qu\u2019elles possèdent de mieux afin de s\u2019entraider davantage, dans un esprit de confiance et de générosité, dans les grandes tâches qui leur sont imposées.Espérons surtout que dans les Universités, ces foyers précieux de lumière et de travail désintéressé, la jeunesse canadienne sera toujours portée à des vues larges et sans rancune sur les relations réciproques des deux \u2018races.Car, Monsieur, comme vous le savez mieux que moi, c\u2019est surtout dans les Universités que l\u2019avenir moral et intellectuel! d'une nation se prépare.\u2019 Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, -l\u2019assurance de ma considération la plus distinguée.Co (Signé) HUBERT A.-L.FISHER, Ancien ministre de l\u2019enseignement public en Angleterre.ABONNEMENT: $209 \u2014 Billet du jour.MIGNONNE Un jour, j'ai vu un panier d\u2019osier, de rubans et de dentelles, et dans ce panier, un tout petit être.Oh! ce fut ma première extase\u2026 J'étais enfant.Et puis, je me souviens qu'un peu plus tard, à ce petit être on a donné un simple.anneau d\u2019ivoire.Au premier \u201cpapa\u201d, \u201cmaman\u201d, l\u2019anneau a disparu pour faire place à un chat de caoutchouc qui avait des grelols aux oreilles Puis Noël apporta un bean teddy qui vous avait de tels veux, que le chat de caoutchouc en est mort de jalousie.Teddy a fini ses jours dans l'abandon, car dans les deux bras de l\u2019enfant\u2026 ane poupée de cire dormait les veux clos.Pour cette poupée, l'enfant a parlé, souri, chanté, marché sans bruit, puis tiré l'aiguille, et chacun de ces actes en ont fait une fillette.Poupées et poupées sc sont succédé accompagnées tour à tour d'alphabets, de livres d'images, de Contes de Per- rault, de Fables de La Fontaine, et la dernière poupée est morte avec le premier roman.Au petit être qui dormait.il y a dix-huit ans, dans un panier d'osier, à ce petit être de- ven jeune fille ct qui a délaissé successivement anneau d\u2019ivoire, chat de caoutchouc, teddybear et poupées, il faut aujourd\u2019hui le photographie d'un autre être qui, lui aussi, a délaissé successivement anneau d\u2019ivoire, chat de caoutchouc, cheval de bois, soldats de plomb, tambours et flûtes, pour préparer-avec fréné- sic un avenir à deux cntrevu dans la petite photo qui repose là devant lui, sur sa table de travail.GERMAINE.M.VILLENEUVE A ACCEPTE La \u201cPatrie\u201d annongait dans son édition de samedi dernier que M.Eugeéne-W.Villeneuve avait accepté l\u2019invitation publiée dans le dernier numéro du \u201cQuartier Latin\u201d et reproduite par la \u201cPatrie\u201d, qui avait été faite au nom de l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal par l\u2019entremise de M.Gaston Caisse, président de l\u2019Association.L'Association a reçu confirmation de l\u2019acceptation de M.Eugène Villeneuve et elle sera heureuse de recevoir celui-ci, samedi après-midi, à 2.30 heures, à la Maison des Etudiants lors de l\u2019assemblée qu\u2019elle y doit tenir et d\u2019y discuter en la compagnie des autorités universitaires et de M.Villeneuve des choses en litige.CONDOLEANCES A l\u2019occasion de la mort du père de l\u2019hon.R.Monty, les étudiants -en Droit prient la famille Monty de vouloir agréer l'expression de leurs sympathies les plus sincères.: L'AUTOMNE 1 Paraît le jeudi de chaque semaine.Vol.VII\u2014No 8 Montréal, jeudi, 27 novembre 1924 \u2014 Qu'importe, Jeanneton, que meurent a la fos Les ombrages charmants, les chansons et les roses, Puisque j'ai ton amour, la nature aux abois Veut en vain me lier en ses métamorphoses.Qu\u2019importe que les fleurs perdent tout leur velours, Leur charme s\u2019est fixé sur tes deux lèvres fraîches.La terre a beau pleurer la tristesse des jours; J'ai plus de souvenirs qu\u2019elle de feuilles sèches.J'ai tant posé sur toi mon regard obstiné, De ne voir que beauté il a pris 'hab\u2019tude.Si mon rêve s\u2019attarde au grand bois éploré, Tout me parle d\u2019amour et non de sol:tude.Le soir, à l\u2019heure où l\u2019ombre endort le nid frileux, Lorsque sur tout descend l'essaim des reveries, Dans le feuillage mort où je plonge les yeux La lune, mollement, tisse des draperies.Vois-tu.tout me sourit quand tout semble périr, Malgré moi, le printemps dans mon coeur veut survivre, Sur un tombeau, j'implore un baiser du zéphyr, Et ce parfum de mort me soulève et m'\u2019enivre ! J'écoute sans faiblir la complainte des bois.Ft le vent qui gémit dans les forêts prochaines Fait ressortir, Jeannot, la douceur de ta voix : Je réponds en riant aux sanglots des vieux chênes.Tombez, feuilles, tombez, tendez votre linceul Sur les sentiers déserts où nous nous promenâmes.Je ne vois, 0 nature, en ton immense deuil Qu\u2019un décor plus propice où mêler nos deux âmes.GERARD L.Fête pour les étudiants Samedi soir, il y aura à la Bras- scrie Frontenac, grâce à l\u2019amabilité de son président, M.Pierre Beaubien, qui s\u2019est toujours montré un grand ami des étudiants, une fête intime pour tous les étudiants des diverses Facultés et Écoles de l\u2019Université de Montréal.Cette soirée, qui est sous les auspices de l\u2019Association générale des étudiants commencera à 8.30 heures.Il y aura chant, musique fournie par le sextuor universitaire et numéros sportifs.M.Beaubien souhaite que tous les étudiants viennent à cette fête intime organisée pour eux et nul doute que ceux-ci s\u2019y rendront nombreux comme marque d'appréciation à la sollicitude de M.Meaubien pour eux et qui s\u2019est déjà manifestée à plusieurs reprises d\u2019une manière tangib'e et profitable par les années passées.Au cours de la soirée, on profitera de l\u2019occasion pour présenter à la Faculté de Droit, la coupe que celle-ci a gagnée pour la beauté de ses chars allégorique et l\u2019ensemble de son organisation lors de la parade de l'enterrement du béret.Que les étudiants y soient donc en grand nombre, samedi soir.Le programme de cette fête n\u2019est pas définitivement ordonné, toutefois, nous pouvons certifier qu\u2019il plaira à tous.Quelques étoiles de l'arène et du tapis seront présentées aux étudiants : Léo \u201cKid\u201d.Roy, Eugène Demers, Godbout, Bfosseau, Deschamps, Paradis, Maupas.Plusieurs de nos petits\u2019 champions canadiens-français: -féront «eur devoir pour bien nous récréer.Nous devons un témoignage de reconnaissance aux gérants des différents cercles où clubs qui nous envoient si complaisamment leurs porte-couleurs.J'ai nommé Messieurs Narbonne et Brosseau du National, Ernest Métivier et Pau\u2019 Rocheleau du- Sainte-Brigide, ainsi que les directeurs du Cercle Impérial Bar- salou.À 8 heures et demie: Sextuor universitaire, M.M.Brisebois.Deux numéros de lutte.Une exhibition de boxe.Un combat au fleuret.Présentation de la coupe à Ja Faculté de Droit par un haut-pér- sonnage.Un combat avec canne.Trois autres .exhibitions boxe, Musique et chants populaires chez \u201cNOUS\u201d.de | UNIVERSITE DE MONTREAL AVIS Parlement - Ecole Demain soir, vendredi, 28 + novembre, à 8 heures et tren- .te, dans la salle du Conse] Lafontaine (rue Sherbrooke, près Saint-Denis), ouverture de la quatrième session du Parlement-Ecole de la Faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal.Tous nos amis et sont bienvenus.a\u201d - 8 2.Se BERNARD.| QUARTIER LATIN \u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\u201d ORGANE DE L\u2019ASSOCIATION GENERALE DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Direction, Rédaction et Administration: 354, rue Sherbrooke est. TT Aes Mas CT PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 Beggs Association générale des étudiants LE QUARTIER LATIN Journal hebdomadaire 354 EST, RUE SHERBROOKE DEvVISE: Bien faire el laisser braire! Direction Directeur Léon Lortie.i légal Alexandre Marcotte, êciseur 5 M.l'abbé Olivier Maurault, P.S.S.Rédaction Rédacteur en chef Marius, Péladeau.a age.Le Yves Lafleur.Rédacteurs conjoints 1 Jean Caserain, Rodolphe in.i i Romain-Octave Pelletier.Re ort U.-G.Laurencelle.Administration .1% } d.Administrateur.Tout = alicraud Circulation intéricure Boa nt Circulation extérieure Luk : .Secrétariat Secrétaire Jom.Lafleur, ey oretal h.Montpetit.A bearer Paul Senez, AVIS Toute correspondance concernant le \u201cQuartier Latin\u201d doit étre adressée au bureau du journal, Maison des Etudiants, 354- est, rue Sherbrooke.Tout renseignement peut étre obtenu aux adresses téléphoniques suivantes, jusqu\u2019a nouvel ordre: Bureau du journal: hrs.p.m.), Est 9673.Direction: Léon Lortie, E.2310.(6.30 a 7.30 A NOS COLLABORATEURS Nous prions nos collaborateurs d\u2019observer les quelques points suivants: 1° Ecrire lisiblement.oo 2° N'écrire que sur un côté de la feuille et laisser une marge.3° Faire parvenir leurs manuscrits pour le lundi si possible, le lundi au plus tard.Lo Nous les remercions de leur assiduité et de l'attention qu'ils voudront bien porter à ces quelques remarques.LA DIRECTION.AUX ABONNES Ceux-ci voudront bien notifier le \u201cQuartier Latin\u201d, Maison des Etudiants, rue Sherbrooke Est, de ce qu'ils veulent ou non renouveler leur abonnement.: RESTAURANT UNIVERSITAIRE Messieurs les étudiants, n'oubliez pas que le Julot est toujours à votre disposition pour satisfaire les exigences de vos estomacs, Repas, trois fois par jour, au prix modique de vingt-cinq sous.A la Maison des Etudiants.CERCLE BOURGET La prochaine seance du Cercle Bour- get se tiendra mercredi, le trois décembre, et en général tous les mercredis, de sept à huit heures du soir, à lu salle verte de la Maison des Etudiants.Les membres sont priés de s\u2019y rendre: l'invitation s'étend à tous les étudiants.CERCLE COLIN Jeudi soir, le 27, à 7 heures précises, le Cercle Colin tiendra une séance régulière d'études, à la Maison des Etu- diants.\u201cLes lacunes du brevet\u201d sera le sujet traité par M.Charles Gagnon.Que tous les membres actuels se fassent un devoir d'entendre l\u2019exposé de cette question d'actualité.À tous aussi incombe le devoir de se \u201cdoubler\u201d.LE SECRETAIRE.CERCLE D'ACTION FRANÇAISE On prie les membres du Cercle d'Action française de bien vouloir se rendre en bloc au bureau même de \u2018\u201cl\u2019Action française\u201d jeudi soir, le 27 novembre, à 7 h.30, pour prendre des décisions.LE \u201cCURATEUR\".FANFARE Samedi, 29 novembre, à 2 heures de l'après-midi, répétition à la Maison des Etudiants.- ORCHESTRE Samedi, 29 novembre, 4 8 heures du soir.à la Maison des Etudiants, répétition sous la direction du Prof.Jean Goulet.Que tous soient présents.e .Ce journal est imprimé par la Cie | Marchand Frères, Limitée, 533, rue \u2018Craig Est.Deux problémes sociaux \u2014 L'Ecole Sociale Populaire vient de publier deux études qui ne sauraient laisser indifférents les lecteurs sérieux : l\u2019une sur d'apprentissage, rédigée par la direction même de l'Ecole Sociale Populaire, l'autre sur notre problème agricole, due à l'un de nos plus brillants spécialistes en agriculture, M.Charles Gagné.Lo Dans la première de ces publications, on expose d'abord ce que l'on appelle la crise de l\u2019apprentissage, cette pénurie d'ouvriers qualifiés, dont se plaignent les patrons, les contremaitres, les clients et ceux méme des ouvriers qui ont pris la peine d'apprendre leur métier avant de l\u2019exercer.On cherche ensuite les causes de cette routine universelle qui pousse les jeunes gens à s'affilicr à un corps de métier sans même posséder des notions élémentaires sur la profession qu'ils embrassent, puis on suggère quelques remêdes.Cette dernière par- tic soulève quelques-unes des questions les plus épineuses qui s\u2019inposent aux _ éducateurs, particulièrement la spécialisation de l\u2019enseignement et l'orientation professionnelle de la jeunesse, La brochure intitulée Notre problème agricole en 1924, n'aborde pas des questions moins importantes.M.Charles Gagné n'est plus un inconnu: la synthèse qu'il donne ici, il l'avait déjà élaborée dans des articles très remarqués que publiait récemment l'Action française et dans des conférences qu'il done en divers congrès.Bachelier en agriculture de Université Laval, di- plomé de l\u2019Université Cornell, ancien élève de l'Institut agronomique de Paris et de l'Université de Bonn, ac- tucllement professeur d'Economie rurale à PEcole d'Agriculture de Sainte- Anne-de-la-Pocatière, M.Gagné est un maitre en sciences agricoles ct économiques, l'un des jeunes professeurs sur lesquels nous pouvons fonder les plus légitimes espérances.La brochure abonde en vues neuves, en suggestions fécondes, appuyées par une étonnante érudition, Le tout est exposé avec une netteté de style ct une indépendance d esprit qui dénotent une intelligence Supérieure et un professeur conscient de sa haute mission d'enseigner, non seulement à ses élèves, mais à tout le public désireux d'acquérir des directions et d'élargir ses idées, ) Le Cercle M.usical Sainte-Cécile Le Cercle musical Sainte-Cécile fétera cette année son cinquième anniversaire de fondation, en don- nant un concert de charité au profit des oeuvres sociales des reli- gicuses de Marie-Réparatrice, mardi, le 2 décembre prochain, dans la salle de l'académie Quer- bes, à Outremont.Plusieurs artistes de valeur prendront part à ce concert qui sera donné sous la présidence d'honneur de M.le chanoine J.-D.Binette.Billets en vente au couvent de Marie-Réparatrice, 1025, rue Mont-Royal ouest, et chez Mlle M.-A.Guérin, 115 rue de Lanau- dière.\u2014 SYMPATHIES Le \u201cQuartier Latin\u201d i .Camille Blais, étudiant Pie Ve année de Médecine, d'accepter es sympathies de ses confrères et des étudiants, dans le deuil qui vient de le frapper par la mort de son frère décédé samedi dernier.NOS- ARCHITECTES L'Association des Architectes de \u2018la province de Québec convoquait, le samedi 15 novembre, ses membres et quelques-uns de Jeurs amis à son diner annuel au Ritz-Carl- ton, rue Sherbrooke ouest.L\u2019atmosphère de Ja salle où nos ouvriers d\u2019art se réunirent était particulièrement intéressante, On y sentait, pour ainsi dire, survoler l\u2019ame de nos ancêtres qui édifièrent ces vieilles choses solides et pleines de charme, que sont nos antiques manoirs, nos églises centenaires, les \u201cvieilles maisons d\u2019habitants\u201d\u2019 de nos campagnes.Quelques heures avant le banquet, nos architectes s\u2019étaient réunis à la Galerie des Arts (Art Gallery), rue Sherbrooke, pour assister à l\u2019ouverture d\u2019une expos!tion d'oeuvres architecturales québec- quoises.Des travaux dont ils avaient regardé à loisir le fini, les conv.ves gardèrent une impression qui se lisait dans leurs regards, s\u2019exprimait, en commentaires très sincères, sur leurs lèvres autorisées.Ecoutons, d\u2019abord, les discours qui ont été prononcés au banquet, nous retournerons, ensuite, avec un intérêt accru, à l\u2019exposition de la Galerie des Arts.LE BANQUET AM.P.-C.Nobbs, président de \"Association des Architectes de la province, ouvrit la série des discours.1! insista surtout sur la nécessité de conserver nos vieux mo- naments et de nous inspirer de leur architecture dans les constructions nouvelles que nécessite le progrès de notre vie intellectuelle.commer- cinle et économique.\u201cNotre pays qui veille avec un\u2019 soin jaloux \u2014 dit M.le Président \u2014 à la conservation de la santé publique et à l\u2019exploitation de nos ressources naturelles, ne semble pas encore s\u2019ê- tre rendu compte de la nécessité, où nous nous trouvons, de garder en bon état de solidité durable nos vieux édifices, témoins de \u2018notre passé, et qui, plus encore que nos bons chemins et nos liqueurs, attirent, dans la province de Québec.de si nombreux touristes.\u201d Parlant ensuite de l\u2019exposition qui venait d\u2019être ouverte au public à la Galerie des Arts, M.Nobbs dit toute l\u2019importance qu\u2019il y a pour les architectes et le peuple canadien de conserver les plans et devis de nos vieux édifices qui ont été détruits par le feu ou le pic démolisseur, ou qui nous restent encore.Le Président de notre Association des Architectes termina son allocution en annonçant la publication prochai - ne, en six volumes, de reproductions de vicux monuments du pays.M.Ramsay Traquair, professeur d'architecture à l\u2019Université Mc- GIll, prit la parole après M.Nobbs Il n\u2019hésita pas à déclarer que l\u2019architecture des vieux édifices de notre province constituait, à elle seule, une leçon d'art.- Au moment précis où M.Traquair évoquait le souvenir de Mgr de Laval, le fondateur de la première Kcole des Arts et Métiers, du Petit-Cap, un pageant d\u2019un vivant réalisme apparut sur la scéne, qui représentait, en personnes costumées selon les usages du temps.le premier évéque de la Nouvelle-France, trois des professeurs de son école de Saint- Joachim: Genner, Mallet et LeBlond de la Tour.Mgr de Laval transmit alors, un message spécial aux architectes de notre province, leur, d>mandant de s\u2019employer 3 conti- nuer l\u2019oeuvre dont il avait, en 1668, jeté les bases en notre pays.L\u2019évêque fut \u2018fort applaudi, et invité à prendre la première place à la table d'honneur.\u2014 M.Traquair ayant ensuite parlé de Louis Que- villon, \u2014 le fondateur de la mai- trise des Écorces, à Saint-Vincent- de-Paul \u2014 le personnage, accompagné de quatre élèves, apparut aussi aux convives pour les entretenir, pendant quelques minutes, de l\u2019oeuvre qu\u2019il lui avait été donné d\u2019accomplir chez-nous.M.Quevillon term.na sa harangue, qu\u2019il sut rendre pressante, en citant l\u2019église de Saint-Mathias-de-Rouville \u2014 qu\u2019il à construite cn 1821 \u2014 comme l\u2019un des meilleurs modèles de l\u2019architecture québéquoise.On but à sa santé.Le pageant de Mgr de Laval était joué par les élèves de la section d'architecture de l\u2019école des Beaux-Arts, ct celui de Louis Que- villon, par les éléves de McGill.Le discours original ct fort agréablement interrompu de M.Tra- quair fut très applaudi.Le doyen de nos architectes, M.Joseph Venne, fut ensuite prié de dire quelques mots.M.Venne, qui pratique sa profession depuis cinquante ans, déclare que la simplicité ct la solid:té doivent être les caractéristiques dominantes de notre architecture.II fit, en terminant sa breve allocution, un bel éloge de Victor Bourgeau, dont il se plut à reconnaitre la bienfaisante activité ct à louer le mérite.M.Emile Vaillancourt, l'auteur estimé du récent ouvrage \u201cUne mai- tr.se d'art au Canada\u201d, invité à parler après M, Venne, déplora le fait que nos meilleures traditions nationales disparaissent de plus en plus.au siècle, commercial avant tout, où nous vivons.Il discerna unre autre tentative de maîtrise d\u2019art dans la manière dont fut décorée la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes de Montréal.Napoléon Bourassa, en effet, réussit à cette occasion, à faire revivre les ateliers d'autrefois.M.Emmanuel Fougerat, d'ree- teur de l\u2019École des beaux-arts de Montréal, présenta ensuite ses hommages à Mgr de Laval et à Louis Quevillon.11 se plut à louer les mérites de notre ancienne école d'architecture canadienne-française.Pour finir, le directeur de l\u2019enseignement des beaux-arts dans notre province suggéra la fondation d\u2019une association ou ordre de mérite qui récompenserait, en les classant à leur juste valeur, les oeuvres de nos artistes.On verrait figurer dans cet Ordre, les noms des Canadiens \u201cextra\u201d.a-t-il dit, selon une expression populaire.M.-Fougerat fut puissamment secondé par M.Victor Morin, qui déplora notre actuelle \u201carchitecture de tire-bouchon véritable disgrâce, pour la ville de Montréal.\u201d M.J.-S.Archibald, président du \u201cRoyal Arch\u2018tectural Institute of Canada\u201d, appuya sur la nécessité d\u2019avoir des lois qui réglementeraient la construction, dans la métropole canadienne et empêcheraient ainsi l'érection des véritables boîtes à encaisser des profits que se sont trop de maisons quotid'ennement construites, dans les quart\u2019ers domici- \u2018ares de Montréal.M.Archibald demanda aux arch\u2018tectes canadiens de faire en sorte que leur amour motivé pour nos vieux monuments ne devienne cependant pas une entrave au progrès de notre architecture nationale.Avant d\u2019aller en Europe goûtez la pâtisserie française de ul & lq 172-184 S.-DENIS.Est 2140° Mathématiques, Sciences, Lettres et Langues en français et en anglais.Préparation aux evamens, | Brevets, Service civil, etc, RENE SAVOIE, L.C.et LE, Bachelier ès arts et ès sciences appliquées 238, RUE SAINT-DENIS Tél: Est 6162 MONTREAL LIBRAIRIE PONY 374, Ste-Catherine Est Médecine \u2014 Sciences \u2014 Romans Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DEOM 251 EST, RUE SAINTE-CATHERINE > CARABINS N'oubliez pas qu'un véritable étudiant doit avoir un bérêt et qu'on cn trouve de superbes chez CHAS.DESJARDINS Antonio Perrault, LL.D., CR.Maxime Raymond, LL.L., C.K.PERRAULT et RAYMOND AVOCATS 11, PLACE D'ARMES, MONTREAL Téléphones: Main 1550 et 1551 ° DIALER LESSEE es REE ASRS A ASR TR I TG i L'Almanach de la langue française EST PARU En vente à l\u2019Action Française.OTHE RS ATEN LS ITN ELASTASE A A LER TT TR Te TR AO TASARSOEENSEAL La Maison qui a donné une ime à la finance.Versailles-Vidricaire-Boulais (limitée) Est 7580 Dr J.-M.-E.PREVOST Spécialiste UROLOGIE \u2014 DERMATOLOGIE VENEREOLOGIE.460, rue St-Denis, Montréal M.le.mairc Duquette appuya les.remarques des orateurs précédents et, en term.nant la séric des discours, demanda le concours de tous les architectes, dans l'oeuvre d\u2019embellissement, qu\u2019on a entreprise, de la ville de Maisonneuve.Paul de la VOYE.Maximes Chinoises Qui parle peu agit à sa guise, Il appelle le vent mais il ne dit pas de quel côté il viendra; il appelle la pluie, mais il ne d\u2019t pas quel jour Ta fixé pour qu'il pleuve.% * x Qui se dresse sur la pointe des pieds ne reste pas longtemps debout.Qui raid't les genoux ne peut marcher.Qui regarde ne voit pas toujours clair.Qui possède ne saurait toujours jouir.Qu! adresse des reproches n\u2019est pas toujours sage.x + + L'homme parfait n\u2019est ni exhuhé- rant, ni empressé, ni agité, c\u2019est pourquoi il dure longtemps, et n\u2019étant pas agité, les autres ne s'\u2019agitent pas: contre lui. LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 PAGE TROIS - : PAGE SPORTIVE :-.eee eo i \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014= VERS LES SOMMETS, EN ATHLETISME L\u2019ENQUETE 11 serait bon de voir à l\u2019organisa- NOMINATIONS On s\u2019est peut-être imaginé, jusqu'ici, que le seul but, la raison d\u2019être unique des associations athlétiques, chez nous comme ailleurs, étaient de constituer des équipes capables de remporter tous les championnats possibles et imaginables.Il n\u2019est pas raison- - Une idée semblable n\u2019a pas son fondement.nable que l\u2019on fasse du sport avec une intention pareille.Certes, il cst juste que les fervents du sports envisagent, comme un des couronnements à leurs activités, les lauriers fleuris de la victoire, la palme même qui les rehausse, mais il serait puéril de ne considérer, dans tous les entraînements auxquels on se livre, qu\u2019un moyen vers un championnat .Les entreprises sportives ne mériteraient pas d'être tentées, si elles n\u2019avaient pour but premier une formation de ceux qui s\u2019y consacrent.La formation, par les sports, peut se considérer à plusieurs points de vue.On fait légitimement de l\u2019athlétisme pour le développement physique du corps humain.Le \u201cmens sana in corpore sano\u201d demeure toujours vrai.Chacun a le devoir de préparer son corps, pour qu\u2019il soit un auxiliaire toujours fidèle \u2018de Fesprit.A ce titre, il faut que tous nos étudiants se livrent à l\u2019une quelconque des activités sportives qui conviennent le mieux à leur tempéramment.Les résultats qu\u2019ils en obtiendront seront tout à leur avantage, et nous pourrons compter sur des hommes solides, dont la santé pourra résister à plus d\u2019une attaque.Ces conséquences auront aussi un mot à dire dans le physique de notre race: celle-ci pourra s\u2019en porter très bien.Une autre ct seconde raison pour laquelle nous faisons du sport se trouve dans ce que j'appellerais volontiers unc formation morale.Vexplique aussitôt cette formation.Elle est faite de répétitions.J'entends un renouvellement d'actes et de situations que subissent nécessairement les athlètes qui participent à des rencontres sportives.On sait, en effet que c\u2019est le propre de tous les athlètes d'avoir à rencontrer, pour se mesurer avec eux, des adversaires qui se livrent aux mêmes exercices qu'eux.C\u2019est dans ces rencontres d'adversaires quex- iste In formation morale que je considère présentement.Elles jettent les esprits ct les volontés contre d\u2019autres csprits et d\u2019autres volontés.Elles produisent des luttes, où, certes, la force physique sera appelée à contribution, mais aussi, dans lesquelles il faudra que l'âme même des concurrents se manifeste.C\u2019est dans l'arène athlétique que nous sommes témoins, souvent, du caractère intime d'un homme.C\u2019est dans son combat contre l\u2019adversaire qu'il nous est permis de juger sa qualité d\u2019ime.Est-il toujours assez maitre de lui-même pour demeurer noble, avec toute la franchise et la loyauté que ce terme comporte?C\u2019est dans les joutes sportives que nous l\u2019apprenons, très souvent.\u201cChassez le naturel.il revient au galop\u201d, disait un sage.Nous pourrions dire: \u2018Eprouvez le naturel, il se manifestera\u201d.Ii, en effet, il se manifeste.Souvent nous déplorons qu\u2019il le fasse avec une si grande brutalité.L'athlète, semble-t-il.ne peut pas agir autrement qu\u2019il n\u2019est fait.Une joute sportive ne le transforme pas; celle ne Jui donne pas un autre caractère que celui qu'il s\u2019est formé avec les années et les emprises, les luttes.le travail de la volonté qu'elles comportent.Devant l\u2019adversaire, l\u2019athlète ne peut être autrement qu\u2019il n\u2019est.Si, par habitude.il est tricheur, méchant, brutal, sans contrôle de ses passions, son jeu sera inévitablement le miroir de ses défauts.Il ne saura pas se contenir.fl versera dans les mêmes fautes que celles où il pèche dans la vie privée.Mais que l\u2019athlète ait \"ame élevée, une âme qui est soumise à une volonté de fer, quel contraste n\u2019est-il pas avec celui que nous estimons moins.TI convient done de se livrer aux sports, dans le but de former les caractères de nos jeunes gers, pour les habituer aux différentes situa- itnos de la vie.C\u2019est pour les préparer à toutes les luttes.à la rencontre de toutes espèces d\u2019adversaires, dans les situations les plus diverses, que nous devons les encourager aux combats athlétiques.Ces derniers alors auront leur raison d\u2019être, et elle ne sera pas puérile jusqu\u2019à la mesquine- ric, l\u2019égoïsme exclusif, qui caractérise ceux qui recherchent, avant toute autre chose, la gloire passagère d'un championnat.Une dernière raison de faire de l\u2019athlétisme, puisqu\u2019il serait trop long de les énumérer toutes, c\u2019est le désir d\u2019occuper nos jeunes gens, TI faut, en effet, leur enlever toutes les occasions d\u2019oisiveté, de pertes de temps, d\u2019amusements inutiles, enfin de tout ce qui empêche leur conscience d'être parfaitement heureuse.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il faut les grouper et leur donner un passe-temps agréable.Ce passe-temps viendra très vite compléter la formation dont nous avons dit quelques mots.Il en sera peut-être la plus parfaite réalisation.Envisageons donc les sports avec l\u2019esprit qui sied le mieux avec notre caractère ethnique.Nous parviendrons ensuite facilement au rêve que nous caressons avec.une grande légitimité: le championnat.notre championnat, à nous, sera multiple, dans le sens que nous avons essayé d\u2019expliquer.C\u2019est peut-être celui que nos efforts méritent davantage.CF U.-G.! L.Mais Les derniers retentissements du tournoi intercollégial de tennis, pour cette année, nous apportent les résultats de l\u2019enquête de l\u2019Association athlétique, au sujet de notre contribution à ce même tournoi.Il appert, par les recherches et les interrogatoires et réponses que notre Association athlétique a jugés, la semaine dernière, que les responsabilités de notre manque de prestige au concours d'octobre dernier doivent être partagées.T1 y a cu négligence et erreur, de part et d'autre, chez les différents organisateurs.D'abord, le secrétaire de l'Inter- collégiale, à qui était confié le devoir de fixer les heures de rencontres, se serait borné à annoncer les dates seules de ces rencontres.laissant aux journaux, après le tirage des noms, le soin d'annoncer aux concurrents les heures de leur apparition sur les terrains de jeux.Tl serait résulté de ce manque de précaution que le gérant nommé par notre Association athlétique n'aurait pas été capable de se tenir à la hauteur de ses attributions.les détails précis, dont il avait grand besoin, ne lui étant pas fournis, pour qu\u2019il avert:sse les quatre représentants dont il avait charge, de l\u2019heure exacte de leur venue sur les cours du McGill.Tui aussi, par conséquent, il se serait fié aux journaux.On le voit.le procédé du secrétaire et du gérant a été à peu près nul comme résultat.Faut-il maintenant demander leur tête?Ce serait sans grand avantage maintenant que les désastres se sont produits.Contentons-nous de demander qu'il ne leur soit plus permis à l\u2019avenir d\u2019avo.r plus de travail et d\u2019obligations que leurs occupations et leurs capacités leur permettent d\u2019assumer.Ainsi doit se terminer ce malencontreux tournoi, NOUVELLES DU HOCKEY Les gérants respectifs de nos équipes sont assez satisfaits, à date, des enrôlements de joueurs qui s\u2019opèrent.ls n\u2019attendent plus que la glace de l\u2019Arena.pour y faire évoluer leurs équipes.11 va sans dire que les étudiants sont toujours bienvenus de cortinuer à sc joindre aux équipes.* ok x On nous dit que l\u2019équipe senior de McGill contiendra plusieurs figures nouvelles, l'hiver prochain.La plupart des joueurs de l\u2019an dernier ne pourraient pas, cette saison, pour une raison ou pour une autre, les uns n\u2019étant plus étudiants, les autres avant à préparer leurs derniers examens, jouer au hockey.De toute façon, il sera intéressant de connaître bientôt quels seront nos adversaires de Montréal, dans l\u2019intercollégiale, * x Nous donnerons, la semaine prochaine, quelques notes sur les développements qui ont cours aux universités Queen\u2019s et de Toronto, relativement au jeu de hockey.Jusqu\u2019ici, rien d\u2019officiel ne nous a été transmis.\u201c *.rb re aan tion de nos \u2018\u201cboutes-en-trains\u201d.Pourquoi chacun des conseillers de nos différentes Facultés n\u2019entrepren- drait-il pas, dans sa classe respective, de préparer ses camarades.Une fois l\u2019organisation particulière faite, il serait des plus faciles de réunir les uns et les autres, et de constituer le.plus puissant club des \u201cboutes-en-trains\u201d que nous ayions vu dans nos parages.Qu\u2019on se le dise: les joutes approchent.x ok * On voudrait, en certains milieux, que les joutes de la Coupe Beau- bien, entre McGill et notre université, aient lieu avant les vacances de Noël.Tl ne faut pas y aller trop à la légère, mais si nous pouvons y être prêts, ces joutes seraient d\u2019excellentes préliminaires aux séries de l\u2019intercollégiale.kkk L'Association athlétique a reçu des rumeurs au sujet de la nouvelle ligue projetée entre M.A.A.A.\u2026 McGill, et notre Université.Serait- il avantageux pour nous d\u2019appartenir à une autre ligue, concurram- ment avec l'intercollégiale?L: question est à l\u2019étude.N\u2019oubions pas, cependant, que les ligues vont être nombreuses, à Montréal.cet hiver, et que la ligue projetée aurait a faire concurrence à la puissante ligue de l'Est du Canada.MANIERE PRATIQUE Dans plusieurs universités, à Me- Gill, entre autres, on a l\u2019habitude, au début de chaque année universitaire, de prélever une contribution de chacun des étudiants.Cette con- tribut.on a pour fin de procurer à tous une série de billets qui permet d'assister à chacure des joutes sportives auxquelles participent les clubs de l'université, sur son terrain.On le constate, cette facon d\u2019agir ne manque pas d'esprit pratique.Elle règle, une fois pour toute, la question des contributions d\u2019entrées aux joutes.De la sorte, clle évite à chacun des étud'ants le souci d\u2019avoir à courir, ici et là, pour se trouver un billet, le soir d\u2019une rencontre entre une université étrangère et la sienne.Elle permet aussi aux organisateurs de rencontrer plus facilement leurs obligations financières, et leur assure, jusqu'à un certain point, l\u2019appui moral de tous les étudiants.On conçoit, en effet, que l'étudiant, muni déjà d\u2019une série de billets, hésite moins à se rendre aux manifestations.Il a.par le fait de posséder ses billets, l\u2019invitation formelle et la clef matérielle qui le mettent l\u2019une et l\u2019autre en état immédiat de pouvoir se rendre ct assister à toutes les joutes.On comprend donc facilement qu\u2019il y a de Multiples avantages dans les séries de billets que l\u2019on donne ailleurs.Nous croyons qu\u2019il serait opportun de mettre sérieusement à l\u2019étude, chez nous, cette question très importante.Nous sommes d\u2019avis que la plupart de nos camarades la considéreraient d\u2019un très bon oeil, et ils y trouveraient très vite la mise en application de l\u2019appui qu\u2019on réclame d'eux et qu\u2019ils donneraieñt- ainsi sans restriction.pre Pise St: A, C\u2019est avec plaisir que nous recevons avis des nominations suivantes : M.S.Gagnon, E.E.M.a été choisi, jeudi dernier, comme gérant de notre équipe intermédiaire de hockey; M.Claude St-Onge, P.C.N,, aura charge des Juniors; M.Hubert Pothier, E.E.D., sera gérant du ski.L\u2019organisation de la raquette rev'ent à M.Moïse Gendron, É.E.M.M.Jos.Ethier, EE.Poly., président de A.A.a bien voulu se charger de réorganiser l\u2019escrime, en .même temps qu\u2019il verra à fonder une ligue de Quilles inter-facultés.Que tous ceux.donc, que les sports mentionnés intéressent se mettent en communication avec les gérants respectifs des équipes dont ils désirent faire partie.A PROPOS DE QUILLES Lundi soir, à l'Association athlétique, on a discuté la formation d'une ligue de quilles interfaculté.Toutes les facultés étaient représentées, sauf la Chirurgie Dentaire et les Sciences.M.A.Fontaine.É.E.M.fut élu président et M.À.Fillion, H.É.C., secrétaire.Chaque faculté devra avoir deux équipes de 5 joueurs: l'une pour les grosses quilles et l\u2019autre pour les petites.Lundi soir prochain, à 6 h.30, à la Maison des Etudiants, il y aura nouvelle assemblée des représentants pour régler définitivement le choix de la salle et adopter la cédule.D'ici là, les représentants voudront bien voir à la formation de leurs équipes et s'informer auprès de leurs joueurs du soir qui leur conviendra le mieux pour les rencontrer, afin que l\u2019on en vienne au plus tôt à une entente.Le secrétaire : A.FILLION.CONVOCATION Vendredi soir.le 28 courant, à la Maison des Etudiants.sont convoqués tous les joueurs de hockey.La réunion sera toute intime.El- lc permettra aux uns et aux autres de se mieux connaître, de faire connaissance avec leurs gérants, le tout pour nouer définitivement les liens d\u2019une franche camaraderie, qui devra durer toujours, et se manifester, surtout pendant la saison qui commence.Il importe de se\u2019 bien connaître, afin de s'aider davantage ct de poursuivre le succès commur.AUX JOUEURS DE RUGBY Le gérant du gymnasc prie les joueurs de rugby qui ont laissé quelques effets, sous-vêtements ou autres, à la Maison des Etu- diants, de bien vouloir les réclamer avant jeudi, le 4 décembre.Les objets non réclamés alors seront remis à la Société Saint-Vin- cent-de-Paul.On prendra note aussi: qu'on\u201d doit retourner le matériel qujon a encore en sa possession avant l\u2019ouverture hockey.Commuriiqüé:) { 1quniiqu'é:) (Suite.à là page -6).| La ; \u2018 \u2014 A: de la saison \u2018de PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 Promenade au bois de l\u2019Assomption J'ai 20 ans! C\u2019est l'âge où.pa- raît-i', l\u2019on doit rêver à l'avenir.J'y veux bien penser, mais je n: me comprends pas, car je suis un peu comme ces vieillards qui ont beaucoup vécu, jai la nostalgic des années éteintes.L'avenir! je le vois venir avec appréhension et m'en console en me promenant en rêve tout propos ct même sans propos dans les sentiers fleuris de ma prime jeunesse.a Ainsi l\u2019autre jour, je suis allé à Kenogami.les beautés de la nature défilaient devant mes yeux étonnés, et durant une grande partie du voyage avaient réussi à capter toute mon attention et à m'empécher de tomber en mes réveries coutumières.Mais voilà que, tout-à-coup, le train passe à travers une forêt.J'en avais déjà admiré peut-être une centaine depuis mon départ et sans ressentir d'émotions par- ticu'ières.Celle-là, pourquoi, dès que je plus fort que moi, je sentis surgir en moi comme des visiteurs inattendus, une foule pressée de souvenirs.Les arbres, les taillis, les carrefours, les chemins étroits et fuyants n'étaient plus regardés par un étudiant de 20 ans mais par un collégien de 7 ans.je ne sais la vis, ce fut Voici ce que je révai sur la ban - quette de mon train.au passage de la forêt, Au fond de mon imagination en éveil, je vois se dessiner, toute imprécise d'abord mais bientôt infiniment claire, la façade de pierre d'un collège de campagne.une cour de récréation immense, verte comme un pré, où une rangée de gros arbres à peu de distance des murs ombrage la fouls surexcitée d'une gent qui s'apprête au départ de quelque promenade.Oh! cette gent écolière! Vêtue ?Comment vêtue?Tiens! Tout comme un patriote de 37.Tel Ché- nier, en son bloc de pierre, place Viger; longue redingote, descendant jusqu'aux genoux, serrée à la taille par une large ceinture de laine bleue, qui, nouée sur le côté gauche, retombe en deux bouts flottants.Cette gent écolière, dis-je, ces Chéniers en minature, je les connais! Ils sont miens! Ce sont les pensionnaires du collège classique de l'Assomption, où à l'âge de 7 ans, je cultivais, non pas mes lettres latines et grecques mais simplement les lettres de mon a!- phabet.Et je sais ce qui groupe, ce matin, les élèves sous les grands arbres de ln récréation.C\u2019est qu'ils vont aujourd'hui au bois manger des crêpes, En ce collège de campagne, en la belle saison d\u2019automne et de printemps, alors que les chemins sont praticables et la température clémente, il est de tradition que les élèves passent, si possible, une fois la semaine, un congé entier dans le bois.Et aujourd\u2019hui un ciel propice a dû permettre la traditionnell2 et hebdomadaire promenade.Avec quel entrain, la colonne d\u2019uniformes bleus, ayant en tête écolière les petits tout fiers et tout crà- nes, se met en branle vers dix heures et demie, traverse le parterre du collège cet débouche sur la rue principa:e.Sur la rue, personne, si ce n\u2019est rois ou quatre f'âneurs attardés à la porte du tailleur ou du forgeron, et à peine vois-je ici ct là, à travers la mousseline des fenêtres, la vicille figure de quelque paralytique ou le visage souriant de que'que bambine.Oh! que je m'en souviens des rues toujours désertes de là-bas; de ce village, à l\u2019année muet, que l'on aurait dit inhabité.L\u2019Assumption, rendez-vous de vieux rentiers, venant chercher là la jouissance d\u2019une paix patriarcale, personnifiait pour moi le silence de la mort et l\u2019ennui de l'automne.Si les gens n\u2019offrent aucun in térét aux collégiens qui s'en vont au bois, il n'en est pas de même des lieux, des tableaux qui les environnent, Ne sont-elles pas typiques, ces maisonnettes, plus vicilles que leurs vieux habitants, avec leur toit en pente, leur cheminée décrépite, leur air renfrogné, maisonnettes aux volets pleins et antiques fermés par des ferrures en forme de S que le premier et le plus petit du collège s'amuse en passant à faire tourner jusqu'au dernier grave philosoph: qui ferme la marche et accompagne monsieur l'Abbé?Des bouquets sourient à toutes les fenêtres, garnissent toutes les marches des escaliers.Mais si tous les citoyens se contentent de faire pousser leurs fleurs dans des boîtes de bois et de fer blanc peintes en rouge où en vert, monsieur Geoffrion, lui, se distingue, par la possession de deux beaux calices en vraie pierre, dans lesquels les passants admirent et envient l'éclat toujours verdissant de deux palmiers artificiels.les nouveautés de monsieur Geoffrion, les collégiens longent ce qui était autrefois une rivière, salue en passant l'hospice de la Providence, défilent sans y preter attention devant l\u2019interminable enceinte grise du terrain de l'exposition et aboutissent enfin, près du réservoir de I'Imperial Oil tout flamboyant peinturé, à la voie ferrée.Laissant Maintenant sur une distance de deux milles, il nous faut sauter de dormant en dormant.Je me revois, bambin de sept ans, allant comme tous les autres d'un pas inégal, m\u2019escrimant à mesurez les distances afin de poser toujours un pied assuré sur la pièce de bois et non dans le sable intermédiaire.Ici, avec les champs déserts à perte de vuc, les horizons qui se découpent bien loin, dans la frange du bois sans fin, nous reconquérons notre liberté.Comme des gamins nous lançons partout des pierres.Quels sont nos cibles?C\u2019est dans le champ voisin, l\u2019épouvantail de guenille qui tend ses moignons de bois vers le ciel comme pour implorer le secours d\u2019en-Haut contre les cailloux qui pleuvent sur lui, ce sont les broches des clôtu- tit UN OR.+.dite i.res que nous nous amusons à faire résonner et enfin c\u2019est une pauvre grenouille qui s\u2019étant aventurée dans le fossé voisin à regarder défiler les collégiens, voit sa politesse récompensée pa- une avalanche Jde pierres.C\u2019est ainsi que joignant à ces divers accidents de la promenade.l'agrément d'une conversation animée ou figurent les derniers cancans collégiaux, les élèves bientôt quittent le chemin de fer à Un passage à niveau, pour prendre une route sablonneuse bordée en majeure partie de sapins, se désaltèrent dans un vieux tonneau où coule l'eau toujours fraiche d\u2019une source et arrivent enfin au terme de leur voyage, au bois des écoliers.lt moi, qui rêve ce soir, à tout ceci, au passage de la forêt, je ferme alors les yeux comme pour mieux saisir les tableaux de ce cher passé et dans la ferveur de mon recueillement, il me sem- semble que là-bas, les arbres disparaissant font place à une éclaircie; le jour et le soleil chassent la nuit et les étoiles, le bois s« peuple d\u2019une foule de galopins qui surgissent de toutes parts et maintenant à la voix tranquille des oiseaux, du vent, des grands arbres et des rigolets se mêlent les cris de fête d'une jeunesse exubérante.veau j'ouvre les yeux, que je retrouve la solitude de la forêt.Moi qui croyais tantôt sourire à mes souvenirs du passé, je sens une larme mouiller ma paupière.Et mon oeil humide semble me dire: \u201cAN! qu\u2019il est triste de n'être plus à l\u2019âge de ses sept ans et de ne plus pouvoir aller qu\u2019en réve au bois, plein de charme de l'Assomption.\u201d RODIN.\u2014\u2014 MOTS D'ENFANTS Deux petites filles jouent à la Madame.\u2014 Bonjour, Madame.- Comment allez-vous ?:\u2014 Avez-vous des enfants, Madame?\u2014 Non, Madame, pas encore.Et vous, Madame ?\u2014 Moi?J'en ai eu tro!s la première année.\u2014 Nourrissez-vous vos enfants, Madame?\u2014 Mon Dieu, Madame, j'ai nourri le premier, mais ça m'a tant fatiguée que mon mari n\u2019a jamais voulu que je continue.C\u2019est lui qui a nourri les autres.* kk Les enfants s\u2019amusent ! Le grand frère veut faire jouer la comédie à ses petits frères ! \u2014 Qu'est-ce que tu veux faire, toi, demanda-t-il à l\u2019un.\u2014 Un ogre ! \u2014 Et toi?\u2014 Moi, un juif.\u2014 Têt toi ?\u2014 Moi, un général.Pu:s s'adressant au plus jeune, (ui a quatre ans: \u2014 [it toi, qu\u2019est-ce que tu veux faire?\u2014 Moil.j\u2019veux faire pipi! * kk Un mot de gosse qui contient toute la diplomatie : \u2014 \u2018liens! je partage mon gâteau avec toi! Prends le joli petit morceau, moi je garderai le vila:n gros.Mais quand de nou- NA .Nos ministres en voyage .\u2019.Atlantic-City, le 21 novembre 1924.Comme le \u201cQuartier Latin\u201d l\u2019annonça t, dans son dernier numéro, le ministère Monty, au complet, est venu prendre quelques jours de repos à Atlantic-C.ty.Nos ministres croyaient se reposer, tout en préparant la prochaine session, mais ils n\u2019en ont guère eu le temps.Le convoi spécial du Rutland Railroad, qui les amena, était à peine entré en gare, qu\u2019une foule d\u2019américains et américaines s\u2019empressa auprès des barrières, au grand mécontentement des employés, pour saluer nos parlementaires.T1 y eut réception officielle par le gouverneur de I'Titat et le maire de la ville.IL\u2019honorable Monty.pris à l\u2019improviste, se tira assez bien de la situation et remercia au nom de ses collègues.Dans la veillée, quelques-uns allèrent griller une \u2018\u201cCamel\u201d sur ia terrasse.Mais M.[ortie fut plus brave: il se promena quelques heures sur la rue la plus fashionable, le boulevard Lincoln.Un lieutenant de police, reconnaissant cet illustre personnage.fit arrêter le trafic.afin que le digne ministre puisse circuler plus à l'aise et donner libre cours à ses élans, comme chez lui, sur la rue St-Jacques.Le ministre.flatté, continua sa marche.faisant exécuter à sa canne les manoeuvres les plus diverses.Le lendemain, le Board of \u2018Frade de Pendro!t recevait les politiciens montréalais.Tous prirent la parole au cours du \u201cLunch\u201d.TIT.premier ministre sut se rendre aimable pour les \u201cBusiness women\u201d, qui formaient la major!té des convives.Ce qui lui valut nombre d\u2019invitations de \u201cFive O'Clock\u201d.honorable M.Monty fit une conférence au poste W IT A R sur nos lois canadiennes.Il insista sur l'étude du Dreit Romain.Le procureur général, l'honorable Fauteux, fut l'hôte de la Magistrature et du Barreau du New-Jersey.T1 suggéra de nombreuses réformes, imminentes selon lui, ct préconisa méme d\u2019abolir tous les vieux systèmes, qu\u2019il remplacerait par celui de la Fondation Carnegie.T1 reçut une ovation et I'on but a sa santé.le secrétaire provincial eut une princière réception des universitaires qui s\u2019éta:ent groupés autour du kioske, dans le \u201cGrand Circus Park\u201d.TL\u2019honorable M.Langlois parla en hon peére a ses jeunes auditeurs, Apres leur avoir donné quelques conseils, il récita de nombreux extra.ts d\u2019un jeune mais brillant poète de son pays, M.Marcel Gélinas, à qui le secrétaire se promit de donner une bourse lui permettant d\u2019aller visiter le tombeau de Caïn, sujet favori du poète.Cette déclaration fut saluée par des RAH RAH RAH! Le trésorier, l\u2019honorable Tambert devait porter la parole au Péninsular State Bank et traiter de notre loi des liqueurs devant les membres de l\u2019American Legion of Women\u2019s Prohibit.onnist League.Il fut obligé de retourner aussitôt à Montréal pour ouvrir les voûtes du gouvernement afin d\u2019y placer, comme si c'était en lieu sûr, cent p'astres en or déposées au cours d\u2019une gageure en attendant de juger au mérite \u201cun argument de monument\u201d.Le ministre de la Colonisation,.° v honorable Marien regut un marco.nigramme de ses secrétaires \u2019l'rot- tier et Tourigny, l\u2019avertissant qu\u2019une LETTRE de la présidente d\u2019u:- cercle de colonisat.on annonçait, pour le lendemain, mme dé.égation de \u2018\u2019colonnes\u201d, épouses et soeurs du colons.Elles viendraient, disaient-ils, protester contre l'intention des ministres Mar:en et Fauteux d'ouvrir dans leur région une réserve poules jurés, voulant par là conserve: quelques spécimens, étant donné t chasse meurtrière faite contre cette espèce, «lepuis quelques années.Le Ministre des \u2019l'erres et Forêts fut l\u2019hôte des journaux de l\u2019endrot.\u201cJe ne suis pas de ceux, dit-il, qui font injure aux Américains en cs- sayant de les prendre par le côté commercial seulement, ne leur parlant que chiffres.Non, les neveux de l\u2019Oncle Sam aiment un homme qui leur parle les yeux dans les veux; ils aiment le bon sens.\u201d M.Demers ne manqua pas de franch:- se, en effet.II flétrt les journau .jaunes à grand tirage, ces catalogues d\u2019annonceurs dont le premier objet est de relever le chiffre d'affaires d'un Hearst ou d\u2019autres, et non pas de relever le niveau intellectuel d'un peuple, en lui donnant am - ple matière à satisfaire sa curiosit- avide de boue et de sang.\u201d Cette déclaration fut couvert : d'applaud:ssements, ce qui montre que nos voisins ont encore du bon sens, Ils n\u2019ont pas établi ce record cependant.L'honorable M.Parent fut invité à présider aux semailles du blé d\u2019automne au Collège d'Agriculture du New-Jersey.Tl imita \u201cle geste auguste du semeur\u201d mais avec le \u201cgeste mécanique de la semeuse\u201d (instrument agricole.bien entendu !).Thonorable M.Gérin parla aux amateurs de Radio de nos bonnes routes et des avantages du tourisme dans le Québec.L\u2019honorable Fernand I.ortle, invité 4 unc partic de péche, restr sur la plage a converser avec des \u201cBathing celebrities\u201d.Il oublia petits et gros poissons, même ceux de Ia rue de Lorimier.I\u2019honorable M.Godin assista à une séance du Conseil Municipal ct mit son paraphe dans le livre d\u2019or de la ville.T1 se fit aussi photographier revêtu de la toge du maire.L'honorable M.Rousseau posa le dernier boulon de la structure métallique du gratte-ciel de la Société Lafayette, après quoi on célébra au Champagne marque Volstead.Comme on lc voit, nos ministres furent très affairés, mais certainement pas plus que le reporter qui a épié tous leurs faits et gestes.Il lui aurait fallu l\u2019ubiquité, souvent.Ce qu\u2019il a fait cependant n\u2019est pas un record pour le commun des journalistes américains, mais ses lecteurs ¢tabliront sans doute un record de patience.Les ministres, plus intelligents que ce pauvre reporter, sont retournés à la hâte à Montréal avant d\u2019ê- tre victimes de la \u2018\u2018recordomanie\u201d C\u2019est dire que si la session qui s\u2019annonce sort de l\u2019ordiraire, ce ne sera pas la faute du ministère, qui a peur des records, même de celui d\u2019être le gouvernement le plus populaire.L'opposition saura sans doute en tirer profit.Marc BEAUPRE. LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 PAGE CINQ.GENIE CIVIL Plaintes de I'E.E.G.C.Mon cher \u201cToinon\u201d, C\u2019est moi encore.installé à ma fenêtre, dans un rayon de soleil que !e froid se promet même de gcler avant que je puisse en bénéficier!- Tout frissonne au dehors, tout se plaint et je m\u2019autorise de tout cela pour te murmu- \u201cer moi-même quelques plaintes ! Tu ne t'imagines pas, certes, que, sous le soleil, il existe une Lameur telle que la mienne.Tu n'as pas oublié, sans doute, 10s années de collège ct les élans, tes hautes envolées d'éloquence qui nous transportaient, quand il s'agissait de discourir sur la gran- leur de notre race, et sur la fidélité que nous devons garder aux traditions de la vieille France.Je ne savais pas alors, et tu ne sa:s pas que nos ancêtres n\u2019ont pas apporté de là-bas tout ce qui devait être profitable à leurs petits-fils.Nous menions belle vie l\u2019an passe.nous étions bien gras et \u201cdodus\u201d, c'était un luxe de nous donner une soirée-congé de temps à autre, bref, un \u201csoupçon\u201d d\u2019épicurisme avait envahi la gente des ingénieurs.Mais halte là!\u2026 on veille avec un soin jaloux sur la haute valeur du futur confrère ct, pour cela, on a tourné les yeux vers Paris, qui semble dicter la mode à tout l'univers.Un système d\u2019improviste dans les examens a fait place à l\u2019au- cien système démodé des examens a date fixe.Vois-tu le malaise?.\u201cLtablissez-moi mathématiquement l\u2019équivalence de Iénergic cinétique et du travail.\u201d \u201cIntégrez\u201d\u2026 \u201cDifférentiez\u201d.Telles sont les paroles qui t\u2019éveillent un bon matin.De li il s\u2019ensuit une irritation continuelle des nerfs.Il faut courir partou*, courir toujours! Jette un coup d\u2019oeil sur l\u2019histoire et regarde Napoléon s\u2019élancer de Boulogne au coeur de l\u2019Autriche, et d\u2019Espagne à Wagram et de là à Austerlitz.Avec la facile imagination que je te connais, tu me reconnai- tras facilement dans mes courses à travers les sphères azuréés de la inécanique céleste, à travers l\u2019élégance des courbes analytiques ainsi qu\u2019au milieu des parfums des laboratoires, mais ne pousse pas la fantaisie jusqu\u2019à penser que la victoire me sourit dans tous ces domaines.J'ai rencontré, hélas! plus d\u2019un Waterloo, ct veuille croire que cette enveloppe \u201cprospère\u201d qui entourait ma personnalité à notre dernière rencontre est bel et bien disparue, on n\u2019est nullement comparable à celle que Napoléon pro- .menait sur les champs de bataille.Ah! loin de là, mon cher, j'ai diminué de volume, mes cheveux tombent ou blanchissent, \u201cglisse ta main sur ce parchemin, elle te donnera une bien pauvre idée de la rudesse de ma peau\u201d et mes yeux se retirent dans l\u2019ombre, sous les arcades, m\u2019a-t-on dit.En un mot ce n\u2019est plus la vie que nous coulions au collège, ce pays de rêve où nous voyagions tous deux dans l'idéal.Te souviens-tu de nos pérégrinations dans les mers du Sud où, sur le roulis des vagues, nous bercions cette brunette créole de notre imagination?Nous révions alors; aujou.- d\u2019hui, .jesne vois plus quiunesmul- NE ZW 0 I \u2014\u2014 c\u2014 \u2014 (Phronig ue él niversitaire HE HR ce En 2 = titude de flèches vectorielles, qui se croisent dans tous les sens.Je n\u2019entends plus que le ronflement d\u2019une machine thermique, ou d'un moteur électrique, ou les éclats d\u2019une voix sèche, murmurant des sons saturés d\u2019x et d\u2019y.Dans le geste de deux paires de lèvres qui se pressent, je ne vois plus qu\u2019une application d\u2019un principe et de réaction.Dans l\u2019élégance des formes, les contours seuls m\u2019apparaissent, je les projette sur un plan et\u2026 j\u2019établis leurs équations ! Il y a du \u2018\u2018rigolo\u201d pourtant dans notre situation.Chaque jour un petit incident met le feu au poudre: le ciel était sombre un bon matin, l'atmosphère était lourde, ie baromètre accusait une forte dépression, chaque physionomic trahissait une profonde lassitude, un silence de mort pesait sur la classe entière, immobile dans l\u2019attente du professeur.Il apparaît, pâle, sur le seuil, sa blanche chevelure forme contraste dans l\u2019ombre du corridor.Tous se lèvent avec un fracas qui fait esquisser un geste de recul au vénérable personnage.Mais, à horreur, de grandes feuilles blanches, frappées du sceau universitaire, tremblent dans sa main.Un murmure parcourt la salle, la clameur s'éleve, un tourbillon humain s\u2019élance vers les portes.\u201chalte! crie le mai- tre, le refus de composer entrai- ne le châtiment des mutins.Je vous fusille tous!\u201d Et on entendit ie grincement d'une plume traçant de grands zéros elliptiques ! C'est ainsi, mon cher Toinon, que les jours s\u2019écoulent au Polytechnique; tu ne diras donc plus dans tes lettes que la \u201cparesse dort avec moi sur le même oreiller\u201d, ct moi de mon côté je ne pourrai plus te dire avec autant de vérité qu\u2019autrefois de venir \u201cme invisere Epicuri de grege porcum\u201d.Sur ce, je te laisse, mon cher Toinon, il se fait tard; \u201cminuit sonne au beffroi du village ;\u201d d\u2019ailleurs, \u2018je soupire, ¢tends les brag, ferme l'oeil et m\u2019endort\u201d.\u201cPOLLUX.P.S.\u2014Il est heureux que cette lettre ne voit pas la censure à la façon collégienne, on me soupçonnerait de \u201cmauvais esprit\u201d! Te souviens-tu ?II\u2014Si ta barque file dans ma \u2018direction, \u201cda lintea ventis\u201d.P.\u2014 A LA FACULTE .DES SCIENCES Cinc:nnatus, jadis_se reposait des travaux militaires en labourant ses champs de la campagne romaine ; été dernier le président Coolidge oublia't les fat'gues de la politique en se livrant aux travaux de la fenaison sur la ferme paternelle; au- jourd\u2019hui notre président, harassé par ses fonctions présidenticlles et scient'fiques trouve son délassement dans l\u2019étude du chant.Ceux qui ont ass'sté à la conférence de vendredi soir dernier ont pu remarquer que M.Éortiè sait tout aussi b'en manier lès notes mu- s'cales que les éléments chimiques et qu'il est également versé dans la valence de ceux-ci et la valeur de celles-là.Je regrette, hélas, de ne pouvoir continuer mon appréciation, mais je ne suis doué d'aucun savoir en l\u2019art cher à l£uterpe, comme on disait au temps où les hommes portaient des perruques.Ceci me fait croire d\u2019abord que j'étais atteint du même mal dont se plaignait certain chroniqueur de l\u2019Art Dentaire qui n\u2019avait rien à dire.Heureusement, la Faculté m\u2019apporta matière à terminer ma colonne.Si, donc, il vous arrive de passer aux abords de notre amphithéâtre et de nos laboratoires, vous verrez que nous nous sommes payé le luxe de nombreux baptêmes.Il y avait tout de même longtemps que les nouveaux baptisés étaient nés, mais moins fortunés que les familles les plus pauvres, la Faculté après eur avoir donné la naissance n'avait plus d'argent pour le baptême.La cérémonie eut lieu vendredi dernier au son des marteaux dé deux braves ouvriers.Désormais l\u2019amphithéâtre de Chi- mic s\u2019appellera Amphithéâtre Lavoisier ; le laboratoire ci-devant désigné par le vulgaire numéro matricule 403 s\u2019intitule Laboratoire de Recherches, enfin chaque porte.tant en Physique qu\u2019en chimie est surmontée d\u2019une affiche fraiche- ment dorée.C\u2019est comme la muscade de Boileau: \u201cOr en a mis partout.\u201d On ne pouvait mieux choisir en consacrant l\u2019amphithéâtre de Chimie au souvenir de l\u2019inventeur de la chimie moderne.Dieu sait, en effet, s\u2019il s\u2019en invente des théories, des lois et des corps même, au cours d\u2019un interrogatoire par exemple.Le malheur est que toutes ces inventions n\u2019ont pas l\u2019éternité de celles de Lavoisier.Les corps nouveaux surtout ne peuvent aucunement se conserver en flacon vu leur défaut de stabilité, Un sourire du professeur ou d\u2019un confrère suffit à actionner une malencontreuse brosse qui les décompose aussitôt fabriqués.Quand au laboratoire qui pompeusement s'intitule de \u201cRecherches\u201d il trompera peut-être les visiteurs, car sauf deux, ceux qui y logent loin d\u2019être lancés dans des travaux de recherches, en sont humblement à leurs débuts ou presque.Cependant, grâce à MM.Cartier et Bérard, deux heureux boursiers, le nom gardera sa signification.Mais quand ils sont absents, vous screz mal avisés d\u2019y venir chercher des chercheurs.plutôt, non, à y bien songer, rien ne convient mieux à des débutants que le terme chercheurs.Dans une analyse compliquée, pour ne citer qu\u2019un cas, il nous arrive parfois de chercher longtemps et longuement ct de rechercher puis de rechercher encore avec de multiples re.Pour de la recherche, m\u2019est avis que c\u2019en -est, qu'importe qu\u2019elle soit faite par des débutants.Aussi soupirons-nous après le jour où nous aurons fini nos débuts ; en dépit de la mode.s\u2019il est possible nous ne redébuterons pas.Philippe MONTPETIT CE aot PIN nee, A M.JEAN LeSAGE ET A SES CONFRERES En témoignage de reconnaissance pour sa dernière chronique intitulée \u201cUn cercle et un esprit\u201d, qu\u2019ill me sot permis d'adresser publiquement à M.Jean LeSage, E.E.M.de Ile Année, une invitation qui n\u2019est pourtant pas la première ct qu\u2019en la renouvelant, je généralise à la Faculté toute entière, d'assister aux séances du Comité des Etudes Mé- d'eales.Cette organisation n\u2019est point comme on semble le croire, la chose d\u2019un petit groupe.Le but de ses fondateurs n\u2019avait d'autre objet que de stimuler au travail par une collaboration illimitée, mais de bon goût tous les étudiants en Médecine, sans restriction ni distinction.Si des sujets de pathologie ont habituellement constitué les programmes, peut-être faut-il s\u2019en plaindre, mais blämons surtout les benjamins qui ont manqué d\u2019audace ou d\u2019autre chose, pour se rendre à nos sollicitations, La permission de fréquenter les dispensaires a exalté, chez nos amis de deuxième année, le besoin de savoir: nous apprécions pour eux cet avantage dont nous fûmes, dans le temps, privés et, si dans une certaine mesure, ils croient pouvoir éprouver quelque satisfaction dans nos assemblées, comme les autres.nous les accucillerons avec cordia- Ü'té, eux et leurs essais.Venez done au Cercle, Monsieur T.eSage: entrainez-y vos collegues intéressés : vous y verrez selon vos souhaits, toujours un tableau et de la craie, souvent des dessinateurs, quelquefois des malades, et si vous constatez que l'esprit y fait défaut Th bien !.Albert JUTRAS Prés.du C.D.E.M.FACULTE DE MEDECINE Premiers partirs du P.C.N.Chaque classe comme chaque génération marque un caractère et laisse une em).inte.Ceci dit à l\u2019instar de Muselte sans doute, de Musette dans la \u2018Vie de Bohéme\u201d, qui sur sa couche avait laissé son voluptueux moulage et que Baptiste, sous le prétexte de l\u2019Art, n\u2019osait se décider de déranger (la couche).Faisons comme Baptiste, sans déformer le type des différents disciples d\u2019Epidaure, passons-les un peu au \u201cpapier sablé\u201d de la critique.Voici venir le P.C.N,, les \u201cnouveaux\u201d.Cette année, ce sont des amoureux.Comment constater ?Regardez-moi d\u2019abord ce chic: la cravate barrée, criarde même, le pantalon flottant retenu dans son pli frais.Descendez.Etudiez-moi cette guêtre: elle dédaigne l'acide! Mais ces yeux, ces veux embrasés de don Juans embryonnaires, que vous disent-ils ?La masse se pres- sc: où va-t-on si vite?Mais qui n\u2019a senti le frôlement d\u2019une jupe?ct ce fr:sson amoureux qui les a en- frein de désirs ?Autant voir un troupeau de jeunes Daphnis lancés à la poursuite de la farouche Cloé.Mais Cloé, aussitôt saisie se métamorphosait en saule.pleureur.On n\u2019entend \u2018ci qu\u2019un garçon aux ma- AE les accents : \u201cjetirelhomme, dit-elle\", garde-toi à ta mère, à ta femme future, \u201cEt les fronts s\u2019inclinent.Elle a dit.Est-ce à vous, jeunes gens que s\u2019a- dressaët le Bonhomme : \u201cAmour, amour, quand tu nous tiens, est-ce a- d\u2019eu prudence?\u201d Plus sages et flegmatiques, leurs camarades de 1ère médicale copient des notes et les notes jouent dans le dactylo et da gelatine\u2026 notes qu\u2019ils sont d'avance convaincus de ne jamais regarder en face.On dirait d'eux qu\u2019ils vont passer leur \u201cBac\u201d de 2e, et le fat s'explique.Dans leur esprit, le P.C.N.était jeu d\u2019enfant ct le travail devait augmenter proportionnellement ensuite ; or ils n'avaient pas un instant à eux, au P.C.N.et l\u2019illusion dure.\u201cDeuxième médicale, tu as lair de la lumière, lorsque tu cs avec elle\u201d a-t-on dit.Peuple tranquille et calme en effet, qu! prétend qu\u2019il en saura autant que la 5e, d\u2019ici la fin de l\u2019année (puisqu\u2019il est reçu au dispensaire et ces derniers n\u2019y ont pas encore eu accès).Armés de la patience d\u2019un accoucheur et de la douleur du lon dont on a rogné les ongles et les dents (faut les voir avec \u201cgarde\u201d Thermocautère), ils n\u2019ont pas dit leur dernier mot ni pratiqué leur dernier.toucher.Mais en 3e médicale, rien ne ranspire au dehors.On s\u2019y tait et on écoute.> La science s'y engoufire et pas une brise ne nous amène leurs é- Étonnante espèce humaine qui peut vivre en constante assimilation sans ne jamais excréter.Bref, l\u2019Attention et la Mémoire y ont müri : la jeune plante a donné sa récolte de fruits juteux.Là encore, les énergies tâchent en silence.La levure y fermente, les matières de réserve gonflent le tubercule.Bientôt le faune se déploiera au grand jour ct chantera le pr.ntemps.A leurs frères cadets de se procurer des visières ce jour-là, le soleil éblouira d\u2019extase.chos.La 4e s\u2019est tue : suicide par négligence du père ou encephalite léthargique?On ne sait.On raconte encore que jadis, curent lieu \u2014 un jour de pluie \u2014 les noces du P.C.N.et de la première.danseuse médicale.C\u2019était sur les cendres d\u2019une architecture fumante; l\u2019explosion venait d\u2019éclater.Le ménage ne put se remettre du choc.Après une fièvre puerpérale, la \u201cpremière\u201d avorta et depuis, demeure stérile.Quelques lois dans la cave encore humide, on croit entendre de sourds vag:ssements mais on se trompe: l\u2019enfant était mort-né\u201d.Chez eux, le père P.C.N.n\u2019est pas riche, mais il vit bien: \u201cquiconque peut encore grandir, pourvu que Dicu lui prête vie?\u201d c\u2019est un vieux bohême que le père P.C.N.Il se promène d\u2019hôpital en hôpital, cotoie toutes les dermatoses, aspire de malsaines expectorations et ne s\u2019en porte que mieux.On le montre-., du doigt : il est immunisé contre tout.Il en a tant vu de guerres, de jeux, et de vieilles barbes bafouillantes ! S\u2019il en a \u201cpris des bains de pieds et des rhumes dans le Danube\u201d! En désespoir de cause, le Conseil a voulu se débarrasser de ce dur-â-cuir, et lui donner en bloc dit plus tôt son Doctorat-es-immortali- té! Ces gens-là, ça ne s\u2019oublient pas.pas.¢ (Suite à la page ô \u201d î Jean LeSAGE: LE Te ati rt ar PAGE SIX LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 ORR OE AT NLL AEA ESET DOE SAFE TATE SEERA EACCORMTAS RE RLA CR BRS LN RO AA LCE EA ROE ORT AA RSA TEA SECT ES SO ELAR UP ::: Ouverture de la Session ::: Nous aurons l\u2019ouverture officielle de la cinquième session du Parlement-Ecole, vendredi, le 28 novembre prochain, à la salle des Chevaliers de Colomb, 352 est.rue Sherbrooke.Les membres de l\u2019Assemblée législative se réuniront à 8,15 heures.Le greffier, M.Paul Désy, avocat, fera lecture du message du Trône.Immédiatement après, la Chambre procèdera à l\u2019élection de l\u2019Orateur, suivant le désir exprimé par le Lieutenant-Gouverneur.A ce propos, il se répète dans les couloirs du Parlement que la nomination de l\u2019honorable juge Amédée Monet à ce poste lourd da responsabilité serait accueilli favorablement des deux partis, Il est même de bruit courant que M.Etienne Gerin, ministre de la voirie, proposerait son choix, et que M.Achille Tremblay appuierait la motion.° l\u2019Orateur sera conduit à son siège par les honorables premier ministre et chef de l\u2019opposition.Après ses remerciements à Ja Chambre, il devra signifier sa nomination et en demander ratification au Lieutenant-Gouverneur.Cette formalité remplie, la Chambre et les membre du Conseil législatif se rendront ensemble auprès de Son Honneur Edouard Montpetit, lieutenant-gouverneur, pour entendre lecture du discours du Trône.Ce discours comprendra la politique que le parti progressii, au pouvoir, devra suivre.Après le discours du Trône, l\u2019élection de l'orateur-suppléant ser: à l'ordre du jour.On mentionne, dans les milieux officiels, le nom de M.Omer Legrand, avocat, comme titulaire probable de cette charge, qui exige autant d'impartialité intelligente et de connaissance du droit parlementaire que celle de l'Orateur.l'Orateur suppléant esi.de droit, président du Comité des Bills privés.On ajoute.au nom de M.Legrand, ceux de MM.Parent, ministre de Agriculture, ot Victor Coutu.qui proposeraient sa nomination.l'honorable Monty Tera maintenant lecture du premier hill [Loi relative it la prestation du serment d'office\u201d.Enfin viendra la prise en considération de l'adresse du Trône M.Maurice Lambert, trésorier provincial, en proposera l'adoption, l'honorable Jean Casgrain, discutera méthodiquement les mestt- ministérielles.res Son discours devra indiquer l'attitude du parti constitutionnel envers le ministère, \"hon, Paul Monty, premier ministre, sera le dernier orateur de la soirée, Sa réplique au chef de l'opposition comportera une motion pour vote de confiance à la Chambre.En dernier lieu.nous aurons une première lecture de 3 bills par MM, François Caron, Gerald lauteux, procureur général.et M.Gode- frov Laurendeau.La prise en considération de ces projets de loi, ou \u201cdeuxième lecture\u201d, aura lieu à la séance suivante.x x of Nous croyons que la Magistrature et le Barreau seront bien re- Tl est certain, en tout cas, que les étudiants en Droit appré- cierent surtout l'assistance à leur session de leurs copains de l'Univer- présentés.site.M, Leguerrier, sergent d'armes, verra à faire respecter l'ordre et les bonnes moeurs.JEAN DY.Chronique Universitaire (suite de la page 5) | partis opposés se sont permis de filer, il n'y a pas longtemps, juste CHIRURGIE DENTAIRE au moment où nous espérions les I avait été annoncé qu'on pas- .\u201c .voir.C'est malheureux, honora- serait le chapeau pour nos pau- | Co .\u201c .cw su, bles Messieurs, que vous nous ayiez vres du \u201cOuartier Latin\u201d, et a live .,; Lo LU, : ._: à ce point désappointés\u2014En foule l'article de Monsieur le secrétai- Jt ; Co , done.vendredi soir, et je recomman- re de la St-Vincent de Paul.on , .sea Lo.o ye «are de a votre attention particulière, croirait qu'il n'existe à l\u2019Univer- ,.[4 .252 .; , l'Honorable Casgrain, avec qui j'ai sité que deux facultés, le Droit.et la , ù La eu l'honneur de sucer des sucres Médecine.y\" ; d'orge jadis.Sans aucun doute, il vaut bien la peine de les mentionner.Seule- le temps est aux retours.Le ment, d'autres existent qui font partie intime du corps universitaire ; nous existons.\u2014 Et j'ai raison de croire que cette collecte l\u2019aura montré, car chacun délia sa bourse généreusement.Cette semaine sera fameuse puis- qu\u2019elle marque l'ouverture d\u2019une session du Parlement-Ecole.On nous a gentiment invités avec \u201cla chère amie\u201d, et de plus, on nous a annoncé des étoiles.Ce doit en ê- \u201ctre réellement puisque les têtes des Docteur Hébert que la maladie retenait depuis le commencement de novembre, nous est réapparu, lundi matin.Deo Gratias ! Nous étions en train d\u2019oublier comment faire la politique.! Tit c\u2019est si commode dans la vie.Palper, c\u2019est se rendre compte si tout est normal.au moyen des mains, ou encore, par le même moyen, trouver ce qu\u2019il y a d'anormal.Il v a tout à faire dans ce domaine.Roland GEOFFRION.Page Sportive (Suite de la page 3) UNION SPORTIVE On est à dresser, dans les milieux officiels, des plans nécessaires à une union des Universités et Collèges pour les sports d'hiver.On songe à faire adhérer à ce projet les Universités canadiennes et américaines pour qui l\u2019idée serait favorable.Déjà, paraît-il, on aurait réussi à intéresser plusieurs Universités américaines, qui seraient prêtes à venir, en janvier ou février prochain, pour rencontrer, à Montréal même, les groupes de Laval de Québec, membre désiré, de Loyola de Montréal, de Queen*s, de Toronto, de Mc- Gill, d\u2019Ottawa, enfin de l\u2019Université de Montréal, ete\u2026.IT va sans dire que nous attendons d'amples détails, à ce sujet.Nous pourrons ensuite considérer la nature de cette union sportive, À- vant de nous prononcer, il convient, tout naturellement, que nous sachions de quelle aventure il s\u2019agit.CHEZ NOS AMIS Les juniors du Tovola ont éprouvé, samedi dernier, émotions toutes particulières de la défaite.les Hs ont été battus.à Toronto, par Varsity, par 27 à 14 Is perdent par le fait même deux championnats, qu'ils détena:ent, depuis Pan dernier: l'intercollégial.et celui du Canada.On le voit par les points de samedi dernier: TLovolia à combattu fer- Nous sommes trés Gus de ce malheur, mais nous savons que Loyola prendra =a pilule avec l'esprit qui lui sed, Lan prochain, il entrepren- ra de nouveau de reconquérir ce qu'il a perdu.mement avant de succomber.Remarquors.en même temps, que neus aurons alors le plaisir d'être tm de ses adversaires.LES QUILLES Jeudi dernier, le 20 novembre, deux équipes de quilles se rencontraient à la salle \u201cCentral Bowling Alley\u201d.Les élèves de 11Te année de Medecine surent montrer la force qui les caractérise en faisant su- br à leurs confrères ainés de Ve année une double défaite, ils ga- gnérent aussi la troisième partie par défaut.Si l'on en juge par les résultats des deux parties, l\u2019on peut voir quelle est la force des joueurs de le année, Un défi est lancé à toute équipe de + joueurs (étudiants seulement) pour parties de \u201cpetites quilles\u201d l\u2019our toutes informations: s'adresser au capitaine M.Chas.-Edouard Germain ou au Conseiller de la classe M.J.-H.-lémilien Vigeant.Ile Année C.Baribeau 94 \u2014 94=-188 1.Fortier , 108\u2014148=256 C.-T.Germain 102\u2014 98=200 120-103=223 424\u2014443\u2014867 J.\u2019Trépanier Ve Année Ruel 86\u2014 90=176 Miron 97\u2014100=197 Fontaine 84\u2014103\u2014=187 Emard 98\u2014 95=193 365\u2014388\u2014753 Par J.-H.-Emilien VIGEANT, * Sec.de l\u2019Equipe de IIIe Année.J°ECOUT Eos (A Jou) J'écoute; vous chantez un chant harmonieux.Sur le blanc clavecin vos frêles doigts s\u2019agitent, Et mon coeur frissonnant, calme et silencieux, Se plaint que ces instants trop vivement s\u2019cffritent.O très chers moments de douceur Et d\u2019espérances charmeresses ! O bruissements de bonheur Légers, subtils, si pleins d'ivresses ! J'écoute; vous parlez sereine infiniment, Et je suis suspendu tout entier à vos lèvres.Une larme en vos yeux tremble confusément, Et mon âme se meurt d\u2019une implacable fièvre.O l'heure des aveux si doux, Des rêves ébauchés dans l\u2019ombre ! O les regards presque jaloux Et les illusions sans nombre ! J'écoute: car enfin vous me parlez tout bas, Dans l\u2019ombre qui s\u2019abaisse oppressée et discrète ; J'écoute.et, votre voix, la plus tendre et secrète, Me murmure des mots que je n\u2019éerirai pas.Léon D'ABROI.Une appréciation autorisée On pouvait fire dans \u201cLe Devoir\u201d de samed! dernier l'article suivant de M.Fred.Pelletier.concernant la Chorale de l\u2019Université de Montréal et que* je transmets \u2018ntégrale- ment au \u2018Quartier Latin\u201d: \u201cOn vient de fonder à l\u2019Université de Montréal, un choeur à voix égales, à l\u2019instar de ceux des grandes universités anglaises de notre pays de celles des Ttats-Unis et de plusieurs pays d'Furope.C'est une initiative qui a droit à l'encouragement de tous et que les autorités univers taires seront les premières à appuver de toutes les manières.M.Jean Goulet, directeur de I'Association des Chanteurs de Montréal, en a reçu la direction ct, sous son impulsion énergique et son habileté entraînante, le choeur uni- vers-taire ne saurat faire que des progres.ll y a cependant un mais à cette expectative : non pas un obstacle, mais une condition.Il est éminemment dés\u2018rable qu'en face de ce au\u2019on a obtenu un peu partout, de ce qui existe a Maentréal méme, à McGill, où l'on a une organisation musicale fort entreprenante, qui comprend un choeur nombreux et, dit-on, hien exercé, les étudiants de notre université française ne demeurent pas en arrière.Ils possèdent tout ce qu'il faut: parmi \u2018un millier d\u2019étu- d'ants, on doit facilement trouver cent à deux cents bonnes voix de choristes, la préparation intellectuelle de ces jeunes gens les met à même de pouvoir goûter les oeuvres proposées à leur études, de les comprendre, de désirer les rendre mieux que quiconque.Nous tenons de notre race la fraîcheur des organes et de notre langue la souplesse de l\u2019émission.La condition de la mise en oeuvre de toutes ces qualités est multiple: elle se compose de l\u2019orgueil de sa maison, \u201cde l\u2019esprit de corps, du désir de ne rien produire en public qui ne soit châtié et à point, d\u2019un peu d\u2019abnégation personnelle, du sacrifice de certains amusements après tout peu conséquents.C\u2019est une \u2018liste de nécessités qui: peut sembler difficile à réalisr mais qui, en pratique.ne forme (qu'un tout dont les parties se con- iondent ct peuvent se résumer er une seule: le point d'honneur.C\u2019e:: vn effet ce sentiment qui donnera au nouveau choeur l\u2019amour du travail aux répétitions, la discipline, la cohésion, le succès enfin.Personne ne sera certes oblige d'entrer dans le choeur, mais une fois qu\u2019on aura demandé et obtenu \u201con admission.le point d'honneur ex ge qu'on ait une volonté unique : celle d'exalter le nom du choeur ct de l'université: et devant ce désir.tout semblera facile.Qu\u2019on soit étud\u2018ant en médecine, en droit, er.génie civil, en sciences commerciales, en sciences pures, on deviendra étudiant en cette langue universelle quest la musique.On ne sera plus.J est vrai, que la partie d\u2019un tout.mais combien est beau ce grand Mstrument merveilleux qu'est un ensemble vocal et quelle belle satisfaction que de pouvoir se dire qu\u2019on a contribué à l\u2019établir dans la maison à laquelle on appartient!\u201d Cet article se passe de commentaires.Je me permets d'ajouter que si M.Pelletier, qui s\u2019y entend, nous promet le succès par le travail collectif, nous avons le devoir de former et de fortifier cette collectivité, de fournir ce travail.Je fais done un appel pressant i tous les étudiants qui peuvent nous adder, de faire partie de Ja Chorale.y ° oe C\u2019est une oeuvre universitaire, a- SIssons pour en être fiers un jour.Les répétitions so.r, i 8 heures, Ftudiants.ont lieu le mardi à la Maison des Paul MARCHILDON, E.E.M.rt OR A) LE PHOTOGRAPHE CONNU A Rue Ste-Catherine, Est 5556 SAV EUQEOHEOOESUIOONGQNVOMEERAAOQIGAEGIONKOAPENDIGGNEUABEOAOQINQAGRIISQHONCOODOIOIIOOA près St-Denis LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 \u2026 La Société des Conférences \u2018\u2019.\u2026 Vendredi soir dernier, à la bibliothèque St-Sulpice, la Société des Conférences a commencé une nouvelle série annuelle de causeries, sa septième consécutive.l\u2019aisons-en une mention.T'oute à l'honneur des Hautes Etudes Commerciales : en effet, ce sont des élèves de cette Ecole qui ont fondé, il y à sept ans, ce cercle d'activité intellectuelle pour soustraire la jeunesse étudiante au laisser-aller apath:que qui s\u2019emparait d\u2019elle.La Société des Conférences a réussi et son président de cette année, notre jeune ami M.Barcelo, s\u2019en montra:t fier à juste titre dans une brève allocution qu\u2019il terminait en présentant le conférencier de l\u2019heure, M.Pla- mondon, notaire québécois, à une salle comble impatiente de connaître les urprises qu\u2019un tel titre, \u201cOn plante le décor\u201d, pouvait bien réserver.C\u2019est de théâtre, on pouvait le présumer, que M.Plamondon a entre- enu ses auditeurs un peu plus de trente minutes, avec une parfaite aisance, Jans un langage très fleuri, \u2014 nous allions dire pompeux, \u2014 faisant montre d\u2019un enthousiasme patriot:que et d'un optimisme un peu exagéré qui \u2018ui ont certes gagné la sympathie de ceux qui ne la lui accordaient pas déjà.Mais qu'a-t-il dit du théâtre?Si on enlève d\u2019abord la kyrielle des épithètes flatteuses clébitées chaque fois qu\u2019il faisait allusion de près ou \u201cle loin à nos charmantes soeurs de l\u2019autre sexe, si on dépouille ensuite lc reste de ses phrases de leurs oripeaux de St-Jean-Baptiste, voici ce qu\u2019il a dit, en substance.\u2018 Nous n'avons pas eu jusqu\u2019ici de théâtre canadien-français et la cri- sique dramatique a naturellement manqué.Mais l\u2019heure est venue, il nous faut un théâtre national, des auteurs inspirés de l\u2019éternel \u201cterroir\u201d et des acteurs de chez nous, pour la plupart, amateurs: c\u2019est le voeu d'un publique bénévole disposé à ouvr:r sa bourse et sa bouche pour tout gober sans récrimination.Soit, nous sommes avec M.Plamondon nadien-frangals, : il nous faut un théâtre ca- il est grandement temps que nous nous y mettions, mais qu\u2019on borne le champ d'inspiration des auteurs avec des perches de clôture grises, nous n\u2019y sommes plus! Le conférencier connaît mieux pourtant: il n\u2019y a pas que les places de s:llage et les terres de labour où se déroulent des portions intéressantes de notre vie nationale: le folklore est un genre, soit, mais N.Plamondon croit-il qu\u2019il pourrait être à Ini seul lu source de notre théâtre canadien-français?Mais non, voyons done! Et sur cette scène nationale M.Plamondon veut voir évoluer des acteurs formés pour la plupart au pays pour qu\u2019ils aient bien les caractéristique de langage et de moeurs de chez nous.Très bien encore conme perspective, mais peut-on entendre d'amateurs un jeu impeccable, quand des professionnels doivent être passés au crible pour former une troupe intéressante, humogène\u201d Peut-on attendre que ces amateurs acquièrent une sorte de seconde nature, celle des tréteaux quand ils ont d\u2019autres occupations absorbantes, celles de leur profession, de leur métier?it le public, M.Plamondon le croit-il réellement aussi bien disposé à se laisser desserrer les cordons de sa bourse pour faire preuve de patriotisme d\u2019une nouvelle façon?Le public, M.le conférencier, ira voir jouer vos acteurs canadiens par curiosité d\u2019abord, par intérêt ensuite : n\u2019oubliez pas que ce public est allé voir jouer du Rostand par des artistes et qu\u2019il est enclin à critiquer les siens sévèrement.D'ailleurs ce serait, croyons-nous, refroidir l\u2019émulation de nos ac- l\u2019inciter à l\u2019à-peu-près, au médiocre s'ils étaient sûrs de toujours trouver des auditeurs dressés à l\u2019indulgence.teurs, Bref, nous croyons que M.Plamondon a tourné dans un cercle d\u2019i- (dées déjà exploré et qu\u2019il a été surtout littérateur en se prenant lui-même aux accents de son propre enthousiasme: mais M.Plamondon a du talent et nous sommes convaineus que ses pièces théâtrales, \u2014 car il en écrira, il a même commencé, \u2014 vaudront beaucoup plus pour la cause de rotre théâtre que sa causerie: l\u2019exemple entraîne plus que la bouffée d\u2019optimisme qui fait frissonner sur place.La partie musicale du programme a satisfait les plus difficiles: Mademoiselle l'urner n\u2019avait pas encore fait entendre sa voix que l\u2019auditoire était conqu:s par son charme ingénu ; une gerbe de fleurs et des rappels enthous\u2019astes, en voilà assez pour qu \u2018elle soit assurée d\u2019avoir plu.Le directeur de notre feuille universitaire.M.Lortie, est venu faire connaître Sur un autre ton, sa voix de dir.geant ; il n\u2019en était pas à ses débuts et c'est avec un réel plais:r qu\u2019on l\u2019a écouté, applaudi, rappelé.des Conférences peut être, en somme, très satisfaite de sa comme le public l\u2019a été, c\u2019est sûr.La Société \u201cpremière\u201d Alexandre MARCOTTE.MOTS D\u2019ENFANTS Il rentrait ainsi dans ses débour- Sés de la veille et avait économisé un repas.N.B.\u2014 Ceci se passait longtemps avant la guerre.* od x Lorsque Rosambeau, un des meilleurs acteurs qu\u2019ait eus l\u2019Odéon de jadis, n\u2019avait pas de quoi donner à souper à ses enfants, il employait, pour les décider à se coucher sans manger, le procédé suivant, des plus ingénieux : À l\u2019école primaire le maître interroge un de ses jeunes élèves : \u2014 Comment ferais-tu mon petit.lui demande-t-il, pour partager éga- \u2014 Ceux qui voudront ne pas sou- .q Les lement tre.ze pommes entre quatorze per ce soir, leur disait-il, auront chacun un soul.se sez compliqué.\u2014 Mais non, Monsieur.Tu trouves que ce n\u2019est pas compliqué?\u2014 Eh! Monsieur, c\u2019est bien simple.J'en fera\u2018s une compote.Tous acceptaient.Mais, le ler- demain mat'n, ils avaient une faim canine.Alors, Rosambeau s\u2019écriait : \u2014 Que ceux qui veulent déjeûner me donnent chacun .un\u2019sou !.enfants.Ce petit problème est as- HECTOR Connaissez-vous Hector ?C\u2019est un gentil garçon, pas méchant pour un sou, mais peut-être un peu original.Imaginez-vous qu\u2019au lieu de s\u2019exercer dans le noble art de mentir avec une belle assurance, ou dans l'art intelligent d\u2019arracher les coeurs et les bourses sans douleur, ou encore dans l\u2019art raffiné de supprimer proprement et consciencieusement un client, cet imbécile s\u2019est imaginé d'apprendre à voler : mais pas dans l\u2019air, car il semble manquer tout-à- fat d\u2019idéal: il préfère le matériel.Tl veut se faire voleur de profession, au lieu apprendre à voler d\u2019une manière.honorable, comme les autres.! \u2014Est-ce que vous avez pris le Droit?la Médecine?\u2014Non, Mademoiselle, j'ai choisi quelque chose de plus terre à terre: j'ai pris le commerce, je vais aux Hautes Etudes Commerciales.Et vous remarquez un certain étonnement dans la figure de votre interlocutr.ce qui ne comprend pas très bien ce choix étrange.\u2014Fst-ce que vous n\u2019aviez pas de goût pour la profession d\u2019avocat?(c'est étonnant comme les rats du >alais de Justice sont en faveur auprès de ces demoiselles.Pourquoi?Mystère du coeur féminin !) \u2014lLes beautés du code ne me di- suient rien.lt on nous traite d\u2019originaux, nous les B.AL, parce que nous avons le courage de passer trois années d'Université à manier les chiffres.Comme si nous déro- Mais alors nous sommies assez nombreux à déroger! Taut de méme, nous dit-on, ça doit être harassant, fastidieux pour un classique, ne faire que des chif- res.Allons donc! Comme si nous ne faisions que cela! gions! Mais il y a ici de quoi satisfaire tous les goûts.Nous faisons des mathématiques.c\u2019est vrai, mais les ingénicurs en font eux aussi.et comme eux nous faisons de la Physique.Tout comme vous, messieurs les médecins, chimistes, pharmaciens, nous faisons de ln Chimie, du labo- rato.re: et en plus nous faisons de In chimie industrielle ce qui est encore beaucoup plus intéressant.Messieurs les avocats, ne vous en déplaise, nous faisons du droit: droit commiercial et maritime, droit civil, droit public, droit industriel : mais nous avons une supériorité sur vous, car nous apprenons tout cela non pas pour mieux nous chicaner, mais pour ne pas nous chicaner.Ft nous empruntons encore l\u2019économie politique à la Faculté des Sciences économiques et politiques.lénfin, dignes et honorables philosophes, nous connaissons nous aussi les beautés de la Philosophie morale.En plus de tout cela, nous faisons de la Comptabilité; mais quel avocat, quel médecin ne regrette pas de n\u2019en avoir pas fait?Et ce n'est pas tout: nous apprenons encore un tas de choses intéressantes se rapportant plus directement au commerce.Mais passons: cela doit vous suffire pour vous prouver que nous ne pouvons pas nous ennuyer.Malgré tout le travail auquel nous sommes astre\u2018nts, nous avons ce- nendant le coeur gai, parce que nous avons la satisfaction de nous dire que nous ne sommes pas des inutiles.Non, les H.'E.C.les Hectors ne sont pas des originaux, ce sont des gens pratiques.CRICRI.qu\u2019à l\u2019année suivante.PAGE SEPT BEURRE CREME A LA GLACE LIMITÉE OO SELES SL EEE EAA SLEDS TIO IA ISRRSREERI JEUNES GENS! Vous qui aimez à être les premiers à porter les nouveautés de l'automne, venez les choisir ici: vous les aurez à des prix plus bas que les prix courants du marché.= e « | Dupuis Srères | R RABAT OFT RTCA AT REE Le magasin du peuple RUES STE-CATHERINE, ST-ANDRE et ST-CHRISTOPHE Eas 0 ELAR OE EE AR EEL LE CLR ERAT SORA SLALOM A REISE ARON IIE TEL.: MAIN * 1566 Connection avec chaque département ASGRAIN & |HARBONNEAU Limitee PHARMACIENS EN GROS Instruments de Chirurgie, Accessoires pour Hôpitaux, Instruments pour Dentistes et Laboratoires.30, RUE SAINT-PAUL EST MONTREAL ee LE BERET bonne volonté de la part des suiveurs.Il pourrait en être de même pour l\u2019enterrement du béret.LA PARADE Nous n'avons pas l'honneur de ni Béret ler, ni Pélican.deux hommes qui ont cru hon d\u2019émettre leur opinion sur le Béret, Ia parade, et qui même ont voulu faire quelques suggestions de réforme à ce sujet.Avec l\u2019approbation de Pé- Hean, nous nous permettrons de diverger d'opinion avec lui.connaitre On ne déterre pas les morts, di- tes-vous.Mais d\u2019un autre côté, on n'enterre pas seulement les morts : Les Indiens, autrefois, enterraiert la hache de guerre, mais ne manquaient pas de la déterrer si l\u2019occasion s\u2019en présentait.Le béret vaut bien la hache de guerre des Sauvages.Maître Pélican n'est pas de l'avis de Béret ler.c\u2019est son affaire.Nous, au contraire, partageons les vues de ce dernier.Nous ne voyons pas du tout que les arguments de Pélican contre lui soient de nature à changer nos idées; ils ont plutôt contribué à nous affermir d'avantage dans les sentiments de Béret ler.D'abord, il nous semble que le seul fait que tout se meurt dans la nature ne devrait pas nous inciter, nous, les étudiants, à mourir, c\u2019est- à-dire à tomber dans l\u2019inactivité ; on peut être naturaliste, mais pas à ce Maintenant, pour ce qui est de votre suggestion au sujet du port des couleurs universitaires, nous pardonnerez volontiers de ne pas être de votre avis.Comme vous parlez, nous en arriverions à imi- | ter les policiers, les pompiers et les conducteurs de tramways qui portent à leur manche des rubans indiquant le nombre d\u2019années de service dans le corps auquel ils appartiennent.T1 faudrait d\u2019abord fabriquer du ruban plus étroit, ou bien point.Si on considère le béret com- étre réduit à en mettre sur les deux me svmbole de la reprise des ac- manches.tivités à notre Université, et c\u2019est \u2018 .- Cependant nous ne voudrions ainsi qu\u2019on devrait l\u2019entendre, il ressort logiquement de cela qu\u2019au lieu de l\u2019enterrer en automne il faudrait le déterrer.La chose se ferait avec autant de pompe, autant de bruit, autant de burlesque.Vers les dernières semaines de l\u2019année universitaire, on pourrait facilement reporter le béret à son lieu dc repos: point n\u2019est besoin cette fois, que l\u2019on fasse une parade.On se rend au monument Cartier sans bruit, ni apparat, on dépose notre homme dans son trou et tout est fini jus- pas finir sans vous dire, monsieur, que, sur un point, nous tombons pleinement d\u2019accord avec vous.C\u2019est lorsque vous parlez de la disparition, les unes après les autres, de ras bonnes traditions universitaires.notamment le port du béret.Sans doute, il sera difficile d'entrer dans le crâne de nos camarades l\u2019idée qu\u2019ils se doivent à eux-mêmes l\u2019honneur de porter le béret.Mais on y arrivera peut-être à force de crier, \\llons, monsieur Pélican, vous sem- hlez avoir une plume assez facile; nourquoi n\u2019entreprendriez-vous pas une campagne en faveur du béret, tans le \u201cQuartier Latin\u201d.En terminant, nous vous assu « rons, monsieur Pélican, que si ja mais vous avez le courage de par tir en croisade pour le port plus fréquent et même quotidien du béret, vous pourrez toujours compter suür, Mais c\u2019est surtout contre cette seconde parade que Pélican se révolte.Il prétend que l\u2019organisation d\u2019une telle parade demanderait beaucoup de travail et que l\u2019époque des examens s\u2019objecte à cela.Voyons, mons:eur Pélican, organiser un cortège devant suivre la dépouille mortelle d\u2019un grand homme, croyez-vous que cela demande beaucoup d\u2019efforts?Non:.il: suffitidtun- -peude VINDEX.a .Lo tie XD 1 RET .- Ig vous | notre modeste-et loyal appui.3.a mam ve nn a aye oy PAGE HUIT LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 27 NOVEMBRE 1924 ANAL EEE POUR TES | ÇL \u201cDIX-HUIT ANS La Adusique ETHIER RA GR TRIER THT HR ETH EH HGH ERE GT HERAT GTI Rh Madame Anna Case Mme Anna Case nous est revenue cette année avec une voix dont Ja pureté est légèrement altérée mais, en revanche.elle est moins froide.elle fait plus de place au sentiment.J .E E = E = E = E E Son programme éta:t mi-classique, mi-moderne.La première partic *-comprenait des oeuvres d'auteurs italiens du 17e s'ècle et un groupe de Hâäendel, Bach, Mozart ; la deuxième, des mélodies françaises et des chansons anglaises.\u2019 Mme Anna Case ne se contente pas de la voix pour exprimer les d\\vers sentiments des oeuvres qu\u2019elle interprète, mais elle y met le geste et le jeu de physionomie.Quand ce n\u2019est pas exagéré \u2014 et Mme Case n\u2019exagère pas \u2014 c\u2019est autrement intéressant que ces concerts où les chanteurs n'osent pas remuer de peur de perdre leur dignité compassée.Les vieux a.rs italiens avec leurs vocalises gardent toujours cette fraîcheur qui nous change de trop de mélodies modernes dont les compositeurs semblent vouloir fa:re des devinettes.T\u2019air de Bach à été remarquable par l'entrain que Mme Case v a mis; on peut dire la même chose de ia mélodie de Poldowski: Panyre aux Talons d'Or, très originale.Le Beau Rêve de Flégier et les Lilas de Rachman'noff sont aussi à signaler.Mme Anna Case a été très applaudie et cela s\u2019explique aussi bien par le charme de sa voix que par sa beauté et son élégance qui.quoi qu'on en dise sont un avantage même pour une chanteuse de concert.M.Edouard Gendron est un des meilleurs accompagnateurs qu'on at entendus à Montréal.Son jeu est plein de délicatesse et de discrétion : mais il ne se cache jamais derrière la voix de la chanteuse, comme si un accompagnateur deva.t se faire pardonner sa présence en jouant le moins fort possible.Civisme artistique A New-York, on vient d\u2019entreprendre de doter la ville d\u2019un Conservatoire de Musique.comprenant ume école ct un théâtre, pour mettre cet art à la portés d'un plus grand nombre de personnes.Ce projet est supporté par le maire et les échevins et exigera $15,000,000 pour sa réa- lisaton.La Ville en fournira une large part et le reste est déjà souscrit par des citoyens intéressés au développement artistique de leur cité.Ce sont ces projets aussitôt réalisés que formés qui font de la métropole américaine l'une des premières villes du monde, sinon la première, au point de vue mus!cal.Qu'est-ce que Montréal fait pendant ce temps?la réponse n\u2019est ni longue ni difficile: elle se formule en un mot: rien.= Je ne prétends pas que la Ville fourn(sse autant que New-York, ce serait absurde, Mais qu'est-ce qui l'empéche de souscrire cing ou six mille piastres par année pour le progres des Arts?Cette apath\u2019e est telle que si un étranger nous demande ce qu\u2019a fait la Ville pour l'Art en général et la mus\u2018que en particulier, nous détournons la conversation pour ne pas avoir la honte de lui avouer qu\u2019elle n\u2019a rien fait .Sans doute, nous avons à Montréal un assez grand nombre de concerts et quelques Associations musicales qui ne vivent que du dévouement de leurs membres, mais ce sont des entreprises privées, et encore ces con - certs fniront peut-être par disparaître faute d'auditeurs.On a caleulé que le centième de la population de New-York, soit 60.000 personnes, fréquentait l'opéra et les concerts.à la populat'on de Montréa!, devra\u2019t donner nes.Supposons qu\u2019il n\u2019y en at que trois mille, est-ce que ces trois mil'e ne pourraient pas un beau iour faire savoir à la municipalité que Montréal a un cerveau auss! bien qu'un ventre ! Romain-Octave PELLETIER.Ce caleul appliqué au moins six mille person- NOS DEPOTS PERLES PERDUES Nos lecteurs prendront note que le \u201cQuartier Latin\u201d est en vente comme par les années passées aux dépôts suivants: Librairie Saint-Louis, rue Sain- Vertu, Vertu!\u2014Lc \u201cJournal de Ge- néve\u201d de l\u2019autre dimanche a publié la suggestive annonce que voici: Monsieur, 40 ans, bonne situation, désire amitié avec dame jolie, intelligente, avant beaucoup de tempé A w rament.En cas de sympathie ré- te-Catherine est, Librairie Jules ciproque, mariage.Offres avec photo i.Pony, rue Sainte-Catherine est, Librairie Méthot, angle Saint- Denis et Ontario, Cloutier, angle Ontario et Saint-Hubert, McDuff, kiosque de journaux, au coin nord-est de Sainte-Catherine et Saint-Denis.Le drôle de l'affaire, c\u2019est que ie \u201cJournal de Genève\u201d cst réputé pour son rigorisme intransigeant ct que naguère il fit une campagne véhémente contre les \u2018annonces transparentes\u201d ! Celle qu\u2019on relève ci-dessus n\u2019estelle pas transparente autant qu\u2019une carte du même nom?| Quand les gens vertueux s\u2019en mê- ent.\u2018 me lant à son amie GOUTTES DE ?| BONHEUR\u201d JUTRAS Rien ne plait QUELQUES \u2018PARFAIT DE J.la ravira, oh! lat la! Jutras est toujours lal - À toi À.Ce soir, malgré les gris du Clel, malgré le vent qui.pleure, malgré cette tristesse de novembre, je viens à toi, chère petite Eloignée.Ne crains rien; dans mon coeur, il y a tout un trésor de tendresse, de gaieté, de sourire.Près de moi, un bon feu qui flambe.Et beaucoup de lumière.Dans cette nuée rose.je ne vois plus le gris, je n\u2019entends plus le vent, et je ne ressens pas de tristesse automnale.C'est pourquoi, je viens à toi ce soir.Car demain \u2014 oh! demain, je ne sais pas.Peut-être le gris, le sombre et le triste se seront-ils donnés la main pour pénétrer dans ma pauvre âme, lt alors.Comme j'ai pensé à toi lors de ton anniversaire! j'aurais voulu me rendre mo-méme te porter mes souhaits et mes fleurs.Mais la distance y met toujours obstacle.Si j'ai retardé un peu, ne me qualifie pas d\u2019indifférente.Non, tu conna.s trop.toute l'amitié que J'ai pour toi.Reçois donc de celle qui t'aime une gerbe de bons souhaits pour tes dix-huit ans tout neufs.Dans cette année, je ne veux pour toi que du bonheur, du bleu et de l'amour.Je ne veux pour toi, que des sourires, des parfums et des fleurs.Sois heureuse, ma petite ! C\u2019est mon voeu le meilleur.Ah! Je sais que l'épreuve a passé à ton foyer.Je sais que très jeune, tu as perdu ce quiici-has, il y a de plus tendre et de plus dévoué.Je sais que tu as souffert, que tu as pleuré.Mais, chère amie, Dieu éprouve ceux qu'Îl aime; alors.sois courageuse! Ie temps a cicatrisé la Dlessure, le ciel a repris sa parure bleue, Et \u201c18 ans\u201d, c'est l\u2019âge tendre, l'age de la poés:e, du rêve, des illusions, l'âge des grands espoirs et des amours sincères.Aime, espere, et tu goûteras du bonheur! Si par malheur, ton coeur heurte l\u2019indifférence et la froideur, si tu te blesses aux ronces du chem.n, n'oublie pas celle qui là-bas, te réserve dans le meilleur de son coeur, une place bien chaude, Viens l'y blottir, tu comprendras \u2018alors qu\u2019il fait bon d\u2019être aimée, que c'est doux d\u2019être comprise.Cuceille des fleurs sur ton chemin.surtout celle de l\u2019amitié, la plus suave, Ja plus douce, et la plus tendre, celle qui exhale un parfum si délicat, celle qui fait du bien à Fame almante, celle enfin qui console, et fait oublier les tristesses.Sois heureuse, c\u2019est là mon dernier souhait! Avec tous ces voeux, accepte toute la tendresse de mon coeur, ct n'oublie pas celle qui t\u2019aime, FEE DU BONHEUR MOTS D'ENFANTS On présente au petit Bob un négrillon de cing ans.Bob considère longuement enfant des tropiques, puis gravement, pour entrer en conversation : - De qui qu\u2019tes en deuil, dis?* + * \u2014 Maman, demande le petit Bob, pourquoi chasse-t-on les tigres et les lions?\u2014 Clest parce qu\u2019ils tuent les pauvres petits moutons, Bob, après un instant de réflexion : \u2014 Alors, pourquoi est-ce qu'on ne chasse pas les bouchers ?Douces et OGDEN'S LIVERPOOL Extra Fines L\u2019écho au théâtre Nous assistions le 21 dernier.à une intéressante causerie de M.A.Plamondon.Les Québécois savent tres bien charmer et captiver leur monde, détailler ici le menu de cette conférence.Je laisse à d\u2019autres, le plaisir d'apprécier le régal littéraire que nous a donné M.le Conférencier.Je me contenterai simplement de faire quelques réflexions sur l\u2019auditoire de ce soir-la.La délicatesse est à la mode, même dans lès réunions publiques.Or, lorsque M.Plamondon, dans un style riche et harmonieux, nous renseignait sur le théâtre canadien français, une jeune demoiselle, pla- céc derrière moi, par malheur, s\u2019institua sur-le-champ parfaite critique littéraire.Tiche, non pas des intelligentes appréciations du conférencier, mais bien de ses rares faiblesses, clle ennuya continuellement ses voisins, de ses remarques intempestives et trop souvent injustifiables.Tt tandis que l\u2019on nous signalait qu\u2019un public sympathique et indulgent était une des conditions essentielles du progrès de nos jeunes dramaturges, elle crut faire preuve d'intelligence et de goût esthétique, en dépréciant le travail littéraire qu\u2019on servait avec si bon goût.Il est toujours de ces êtres prétentieux qui aiment à exhiber leur esprit en public, lorsqu'ils devraient Je n'ai pas l'intention de.avoir d'abord et surtout l'esprit de ne pas importuner et fatiguer lenrs semblables.On aura beau fairc et beau dire il y aura des orgue.:lleux jusqu\u2019à la fin des temps.Et pus.vous le savez, vous, \u201cil n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil\u201d.Je doute fort, que cette demoiselle lise le \u201cQuartier Latin\u201d: si par hasard l\u2019idée lui en venait elle s\u2019apercevra qu\u2019à part une certaine ard- miration pour sa beauté, elle fut trouvée ridicule, pour le reste.© vous tous! dtes-moi vite, si nécus- sairement une fille jolie est toujours sans esprit?CLAIRON.LE \u201cLOYOLA NEWS\" Nous sommes heureux de sa'ner un nouveau jeune confrère, le \u201cLoyola News\u201d, organe officiel des Ca!- légiens du Loyola.Les débuts de cette petite far.1- le sont modestes, mais, d\u2019avarce nous sommes certains que le succès accompagnera chacune des évolutions progressives qu\u2019elle su\"i- ra.Nous lui voulons longue et prospère vic et lui assurons que chacune des paroles qu\u2019elle prononcera au nom des étudiants catholiques irlandais intéressera les Etu- diants de l\u2019Université de Montréal.Jean CASGRAIN.Recherchez cette étiquette, c\u2019est .votre garantie.\u201cVETEMENTS EXCLUSIFS SANS EXTRAVAGANCE\" Paletots: Tissus Ecossais, richement doublés, teintes: Fauve, gris clair, \u201cLovat\u201d aussi en ratine bleu marine.$32.50 AUX ETUDIANTS! 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