Le Quartier latin, 12 septembre 1957, jeudi 12 septembre 1957
[" QUARTIER æ Journal hebdomadaire de I\u2019 Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal MONTRÉAL, 12 SEPTEMBRE 1957 Depuis environ un mois, l\u2019étudiant de l\u2019Université de Montréal jest alerté et en panique! On lui a annoncé que ses taux de scolarité Sétaient augmentés d\u2019environ $100.00.Plusieurs personnes se sont prononcée sur la question.Nous avons cru nécessaire de réunir le grand Conseil de l\u2019Association devant l\u2019importance du problème.E Aussi, je me permets aujourd\u2019hui en mon nom personnel et celui \"Âde mon Conseil de donner la réaction étudiante devant ce sujet qui :, Ble touche de si près.BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE ALERTE CHEZ LES étonnées que l\u2019Association Générale des Étudiants ne se soit pas #4: La première question que l\u2019on se pose lorsqu\u2019on envisage le|- - _ 4 problème se traduit de la façon suivante : \u201cEst-ce que l\u2019augmentation |\u201d 0 E -Æl\u2019étudiant ?\u201d.à Depuis longtemps il a été prouvé qu\u2019une Université est dans l\u2019impossibilité de se suffire à elle-même et qu\u2019entre autre d\u2019après les 373 les renseignements que l\u2019on peut connaître, l\u2019Université de Montréal rencontre de nombreuses difficultés d\u2019ordre budgétaire.Nous 2} comprenons facilement que le salaire de nos professeurs est nette- F ment insuffisant et même ridicule, que l\u2019expansion de l\u2019Université À elle-même requiert des fonds qu\u2019elle n\u2019a même pas la possibilité d'acquérir et que, par conséquent, elle doit trouver un moyen d\u2019obtenir des fonds supplémentaires afin de poursuivre son évolu- e- Létion normale, mais nous n\u2019admettons pas que I\u2019étudiant soit le seul a combler ce déficit.: Æ Grice à notre évolution sociale on en est venu à admettre, du moins en principe, que seuls le talent et les aptitudes et non pas *%* Dame Finance doivent décider de la possibilité de poursuivre des # études secondaires et universitaires.Or, devant la situation actuelle, tout particulièrement à la suite de l\u2019augmentation des taux de scolarité, il nous est permis d\u2019en douter.En considérant que l\u2019étudiant en travaillant durant toutes ses \u2018vacances à un salaire convenable ne réussit à amasser que la somme \u2018xnécessaire pour payer ses frais d\u2019entrée, il est facile de comprendre \u2018Æ que l\u2019étudiant soit en panique.En effet, l\u2019étudiant n\u2019oublie pas que £les frais de scolarité ne représentent qu\u2019environ le L4 de scs dépenses Tasannuelles à l\u2019Université pour l\u2019achat de ses livres, instruments de laboratoire, etc., pour se nourrir, se vêtir, se loger, se voyager, sans considérer les quelques petites sorties qui lui sont permises.Serait-on surpris d\u2019apprendre que de nombreux étudiants ne mangent pas leurs trois repas par jour ?Notre aumônier affirme rencontrer ce problème % trop souvent malheureusement.Évidemment, certains étudiants reçoivent des bourses de l\u2019État; % mais cette aide, en plus d'être insuffisante, comporte de nombreux inconvénients.Sans élaborer le fait que l\u2019étudiant peut se sentir lié à cette bourse et qu\u2019il doit hypothéquer son avenir.Bref, on se rend compte que l\u2019Université a besoin de fonds supplémentaires et qu\u2019il est impossible à l\u2019étudiant de les fournir, si on ne veut pas que l\u2019Université devienne une école où seuls les privilégiés de ia fortune auront la possibilité de s'inscrire.L\u2019éducation universitaire, quel qu\u2019en soit le coût, doit être accessible à tous.C\u2019est pourquoi nous croyons qu\u2019il est du devoir de l\u2019État de combler d\u2019une façon stable, comme cela se fait dans plusieurs pays, ce déficit qu\u2019on exige actuellement de l\u2019étudiant.Ce n\u2019est pas à nous, étudiants, de décider si ces fonds doivent venir du gouverne- \"84 Ment provincial ou fédéral, mais il est inconcevable que l\u2019étudiant 2e subisse les préjudices d\u2019une mésentente entre deux gouvernements.Que l\u2019État agisse comme bon lui semble, mais qu\u2019il agisse! Georges Hooper, Président de l\u2019Association Générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal \u2018 NOTE DE LA DIRECTION 4 , Nous avons cru que le meilleur moyen de vous présenter notre président ¥ était encore-de vous le décrire à l\u2019action.En effet, les éloges si beaux soient-ils ÿ ne sont que fumée sans feu s'ils ne sont soustendus par une action forte et éclairée, par une conscience précise de ses responsabilités, Notre président acquis, - - > A \u20181287 par une bourse, il demeure qu\u2019il doit faire face à l\u2019instabilité de |.semble être à la hauteur-de la tâche.Nos vœux et notre collaboration lui sont \" \u2018sides taux de scolarité est justifiée aussi bien vis-à-vis l\u2019Université que | ; A a Georges Hooper, notre président VOLUME XL\u2014NUMÉRO 1 ETUDIANTS AVERTISSEMENT DE PIE XII SUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE \u201cLà où n\u2019apparaîtrait aucune manifestation de l\u2019opinion publique, là surtout où il en faudraic constater la réelle inexistence, par quelque raison que s\u2019explique son mutisme ou son absence, on devrait y voir \u2018\u2018un vice\u2019\u2019, une infirmité, une maia- die de la vie sociale.Etouffer (I\u2019opinion) des citoyens, la réduire au silence forcé, est, aux yeux de tout chrétien, un attentat au droit naturel de l\u2019homme, une violation de l\u2019ordre du monde tel que Dieu l\u2019a établi.\u201d SERVICE MÉDICAL Dr Ruben Lévesque Centre Social CH.704 RE.8-9616 Lundi \u2014 Mercredi \u2014 Vendredi de midi à 1h.p.m.Au bureau 1003 est, boul.St-Joseph, BE.3321 Lundi \u2014 Mercredi \u2014 Vendredi 2h.p.m.à 4h.p.m.7h.p.m.à 8h.30 p.m.Mardi \u2014 Jeudi \u2014 Samedi sur appointements \u2014 au bureau.SES Sommaire Un étudiant révolté parle à \u201cI'élite\u201d.p.2 Murdochville pire qu\u2019Asbestos.p.3 Le geste héroique de Baptiste Z.p.4 Les élections municipales.oo.p.4 Initiation a Part.iii p.10 L\u2019A.G.E.U.M.en vacances. PAGE DEUX - QUARTIER journal hebdomadaire de l'Association Gén£rale des Étudiants de l'Université de Montréal Membre de lo Presse Universitaire Canadienne .JULIEN AUBERT .GILLES DUGUAY \u2026 WILLIAM GAUTHIER MORRIS DIRECTEUR ASSISTANT-DIRECTEUR.AVISEUR \u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u202600r soccer REDACTEUR-EN-CHEF.JEAN PARE CHEF DES NOUVELLES.ANDRE BROSSARD 40\u20ac ANNIVERSAIRE (DIRECTEUR).JEAN-PIERRE BLAIS SECRETAIRE A LA DIRECTION.CLAIRE MARCOTTE REDACTRICE FÉMININE HELENE LORTIE RÉDACTEURS.JEAN COURNOYER LOUISE DÉCARIE PIERRE MAGNAN ARTS (CHRONIQUE OU CINÉMA).ROLAND BRUNET (THÉÂTRE.\u2026 \u2026 \u2026MARIE-CLAIRE VERMET CARICATURISTE GUY CLER Abonnement pour l'année universitaire: $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26.Imprimé par LA PATRIE \u2014 180 est, rue Sainte-Catherine \u2014 Montréal Aulorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Oftawo.ÉDITORIAL Une nouvelle année d\u2019étude est commencée.La grande machine universitaire s\u2019ébranle tranquillement.Chacun est à son poste.L'\u2019universitaire, cet éternel écolier, change une fois de plus le fardeau du travail d\u2019été contre celui des bouquins déjà poussiéreux.L'association générale des étudiants pour sa part ne fait que continuer le travail intense produit durant les vacances, travail humble, sans panache, mais combien effectif.Comme l'acier trempé, plus les problèmes sont nombreux et difficiles à résoudre, plus la tâche est ardue, plus son activité devient intense.Une question se pose immédiatement.Est-ce que l\u2019étudiant saura bénéficier de tout ie travail fait uniquement à son intention.Selon la réponse qu'il donnera, le Carabin passera une année vivante ou terne, une année dont il se souviendra ou une année perdue au milieu de tant d\u2019autres.De plus en plus, devant les nouveaux problèmes qui se posent, devant l'action concertée ou non de certains milieux, la classe étudiante devra renforcir ses positions, que ce soit sur le plan légal en ce qui concerne l\u2019'AGEUM ou sur le plan social, humain, politique pour chaque individu en particulier.La classe universitaire est un peu une adolescence entre un passé sans caractère et un futur professionnel.Il est donc nécessaire et même vital que les étudiants prennent conscience du rôle important qu'ils ont à jouer dans la société.Ce rôle ils ne pourront le tenir qu\u2019en autant qu\u2019ils auront fait abstraction de certaines données courantes aujourd\u2019hui, à savoir l\u2019intérêt du particulier prime celui du général, à savoir je te pile sur les pieds pour mieux te dépasser, etc.Si l\u2019étudiant en tout ce qui concerne les problèmes de l\u2019État doit se renseigner, prendre position et à l\u2019occasion choisir un parti, il doit également et avec combien plus d'importance, parce que c\u2019est son devoir immédiat, réaliser un apolitisme farouche en tout ce qui concerne les problèmes spécifiquement étudiants.Ce n\u2019est qu\u2019à ce prix que sera payée l'unité de la classe étudiante, l\u2019unité qui fera sa force.Combien souvent hélas, l\u2019esprit de parti a tué dans l'œuf certaines des actions soustendant la promotion de la classe universitaire.; Ce n\u2019est également qu\u2019à ce prix que nous pouvons un jour dire notre mot et espérer être tr ; entendus.Dans presque tous les pays, l'état doit compter avec la classe universitaire, jusqu\u2019à quel point comptons-nous dans les décisions de notre gouvernement Ses EF.a vaanaas = \"CE\"QUARTIER LATIN Un étudiant révolté parle à «l\u2019élite» Depuis quelques mois la rumeur couvait dans les milieux universitaires concernant une augmentation possible des taux de scolarité.Celle-ci devait varier entre $75 et $125 dollars, faisant varier ainsi les mensualités entre un minimum de 47 et 67 dollars.Ca y est.C\u2019est définitif.Les étudiants ont reçu cette semaine en bonne et due forme leur augmentation de loyer pour avoir le privilège de poursuivre leurs études à l\u2019Université.Les logements sont tellement rares, il fallait bien s\u2019y attendre.L'opinion publique ?Contre toute espérance, plusieurs étudiants attendaient vaguement le coup de barre qui remettrait tout en place, un peu comme ce joueur déçu attend sans espoir un retour de la chance que sa logique cependant lui refuse implacablement.Ce fameux coup de barre, ç\u2019aurait pu être l\u2019opinion publique éclairée par tous ces économistes, ces historiens, ces mangeurs de constitution qui avaient trouvé un millier d'arguments pour refuser les octrois fédéraux mais qui n\u2019en ont pas trouvé un seul pour protester avec véhémence contre cette augmentation scandaleuse.L'Association canadienne des universitaires de langue française, cette morte-née, est demeurée ensevelie dans son grand suaire nationaleux.Ou sont-ils tous nos grands nationalistes, tous nos grands discoureurs fleurdelisés, ou sont-ils ces missionnaires de la grande nation canadienne-frangaise, ces apôtres sans apostolat, ces prédestinés de l\u2019histoire ?Même \u2018\u2018Le Devoir\u2019> \u201cLe Devoir\u201d, ce défenseur de toutes les causes perdues, qu\u2019a-t-il fait?Rien qui vaille.Est-ce que le fait que lcs deux grandes universités canadiennes-françaises du Québec aient augmenté leurs taux de scolarité et diminué le potentiel de fréquentation scolaire par le fait même n\u2019est pas suffisant pour provoquer une \u201cLes étudiants se payent des automobiles, ils peuvent bien se payer une petite augmentation.\u201d Voici comment un de nos penseurs a résolu le problème et calmé son nationalisme.Ce monsieur n\u2019a certainement pas pensé aux milliers d\u2019étudiants qui ne graviront jamais la côte de l\u2019Université en voiture ou à pieds, parce qu\u2019ils n\u2019auront jamais les moyens suffisants pour l\u2019escalader.C\u2019est sans aucun doute très noble de promouvoir des campagnes pour nos frères des autres provinces, ça fait surtout sentimental et on aime tant le sentiment chez nous! Et nous du Québec ?Messieurs les prophètes Messieurs les prophètes de la nation, la jeunesse qui monte est satuiiz de vos beaux discours, de votre grandiicquence.Le vrai nationalisme, le seul qui dci\u2018: exister consiste en ce fait très réaliste que l\u2019édis:aiicn dans le Québec, malgré le mythe de la construction en série d\u2019écoles payantes, est au niveau le pius bas de la Confédération, le vrai nationalisme, dis-je, ne peut résider que dans ie souci et le désir jamais démenti de contribuer par tous les moyens possibles à constituer un peuple fort intellectuellement.Un peu partout on prêche la ruée vers les sphères scientifiques.On a un besoin urgent d'ingénieurs, de techniciens, de chimistes canadiens-français.J.es canadiens- français, nous dit-on, ont droit et se doivent de prendre une place importantr dans tous ces domaines et on oublie le prin:ipal, les moyens pécunaires d\u2019y accéder.La force d'une race, quelle qu\u2019elle soit, réside dans son capital humain.Laisserons-nous ce capital se perdre par manque de maturité et d'imagination créatrice de moyens de subsistance ?C\u2019est à nous qu\u2019il revient de trouver une réponse adéquate à ce problème, à notre seul problème.On ne semble pas s\u2019en occuper ni devoir le faire bientôt.Marc DeGaspé campagne immédiate ?BIENVENUE DU PRÉSIDENT \u201c lâche pac.le gun commence\u201d Cher étudiant, Je tiens, au nom de l\u2019Association Générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal, à te souhaiter la bienvenue pour la nouvelle année.J'espère que cette année agéumique sera fructueuse en réalisations et que nos nombreuses activités tant au point de vue culturel que social sauront couvrir tes domaines préférés.Notre milieu étudiant a un contexte particulier dans notre société, caractérisé à la fois par un intellect sérieux et par ce véritable esprit, ce \u201cPep\u201d carabin.L\u2019A.G.E.U.M.se doit de le maintenir a son \u201csummum\u201d.Toutefois, n\u2019oublie pas que l\u2019A.G.E.U.M.est TON association et que ton entière collaboration nous est nécessaire pour atteindre ce but.Aussi, au début de cette année agéumique, je te dis: \u2018\u201cLâche pas, le fun commence\u201d.Georges Hooper, Président Du journal \u201cPRAIT étudiant Les journaux universitaires restent les derniers bastions du journalisme libre La presse canadienne est peut-être plus libr:: aujourd\u2019hui qu\u2019elle | ne l\u2019a jamais été, mais les journalistes le sont 1r.oins que jamais.La plupart des journaux quotidiens et u:e bonne partie des journaux hebdomadaires sont des entreprises d\u2019affaires prospères.Ils sont d\u2019ailleurs entre les mains d\u2019hommes d\u2019affaires qui les administrent en vue de réaliser des bénéfices.C\u2019est le souci financier qui prime.Comme toute entreprise commerciale qui rencontre ses obligations et qui rapporte des bénéfices, les journaux canadiens sont libres.Mais il en est différemment des journalistes.Ce sont des manœu- vres de la plume, ce sont des tâcherons.Les journalistes n\u2019existent pas pour eux; ils existent pour les journaux.1ls sont un facteur de production, comme les matiéres premiéres et la force motrice.,_ Ils n\u2019écrivent pas pour exprimer des idées, encore moins leurs idées, mais tout simplement les idées, s\u2019il en a, du propriétaire.Ils sont au service d\u2019une entreprise commerciale qui leur demande de lui amener de la clientèle.Ce sont de bons com:nis, de bons vendeurs.Les journaux universitaires restent parmi les rares périodiques à permettre l'expression libre des idées.Ils ne sont pas au service d\u2019une politique, encore moins à la remorque d\u2019intérêts.Ils n\u2019existent pas pour l'argent, ils ne rapportent pas de dividendes.1LS IMPRIMENT DES IDÉES JUSTES ET PARFOIS DES SOTTISES.LES DEUX SONT NÉCESSAIRES.CAR LES DEUX SONT UN SIGNE DE LIBERTE D\u2019OPINION.Heureusement que les affaires n\u2019ont pas encore pénétré à l\u2019université, qu'elles n\u2019ont pas mis un carcan aux jou'/naux universitaires.Si jamais un tel malheur se produit, le journalisme libre aura perdu un de ses derniers retranchements.Gérard Filion Note de la Direction _ Cet article fut publié dans le \u201cQuartier Latin\" du 14 février 1952.M.Filion était alors président honoraire de la Presse universitaire canadienne.La direction a cru bon de livrer ces quelques lignes éloquentes à la méditation de tous et de chacun.Elle espère également que cet article par la définition qu'il donne de la presse universitaire et de la vocation unique qu\u2019elle se doit de faire perdurer, sera une invite à la collaboration de tous ceux G:1i pensent, de tous ceux qui ont quelque chose à dire avec l\u2019assurance que cette inême pensée sera intégralement respectée.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MESSE DU ST-ESPRIT LE 19 À NEUF HEURES LE Ÿ ' yas 2 2 Tu AY i 3 2 ue Le > ; c ; Pb: SEPTEMBRE:1087 FY ne - PT Dans notre catholique province existe présentement un climat social dans lequel l'amitié et les relations pacifiques entre patrons et ouvriers sont sur le point de sombrer dans des luttes qui rappellent celles de l\u2019époque antérieure à la révolution française.Murdochville est un petit centre minier de la Gaspésie où la \u2018\u2018\u201cGaspé Copper Mine Ltd.\u201d exploite une mine de cuivre depuis 1951.Les ouvriers de cette mine se sont unis trois fois en cing ans.La première fois ce fut en unc filiale du Congrès Canadien du Travail, l\u2019Union des Métallurgistes d\u2019Amérique.Pour des raisons dont nous ne discuterons pas la valeur, cette union ne fut pas reconnue par la Commission des relations ouvrières sur les instances de la Gaspé Copper Mine.La deuxième fois, une filiale du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, l\u2019Union Internationale des Empluoyés de Mines (local 544) fit une victorieuse compétition aux Métallurgistes Unis et obtint sans contestation un décret de reconnaissance.En 1956, avec la fusion du C.T.C.et du C.M.T.C,, les ouvriers furent mis à même de choisir de nouveau leur appartenance syndicale.L\u2019Unjon des Métallurgistes d\u2019Amérique reçut leur faveur et la Gaspé Copper Mine obtint de la Cour Su;-crieure un bref de prohibition contre la Commission des Reiations ouvrières, de sorte que celle-ci ne put remettre aux ouvriers le décret de reconrvissance qu\u2019ils avaient demandé pour leur union.Bientôt, le président des ouvriers étuit congédié par la compagnie comme cel: s\u2019était produit lors de la première union en 198.Les ouvriers ripostent alors par une grève et encore aujourd\u2019hui, personne n\u2019a réglé le problème.Dans le long intervalle qui sépare là déclaration de la gréve et le mois de septembre, la Gaspé Copper Mine a fait tout son possible pour exaspérer les ouvriers.Elle s\u2019est asiressée au ministère de l\u2019immigration pour qui) dirige les néo-canadiens vers son entreprise.Selon certains, elle a engagé des briseurs de grève et des détectives privés pour MAINTEN::# L\u2019ORDRE.Elle a eu recours à la police provinciale et à ses méthodes.Elle a fait une campzzne de recrutement dans tout le Canada.Elie a menacé d\u2019évincer les locataires de ses maisons.En un mot, elle a tout fait plutôt que de négocier avec l\u2019Union des Métallurgistes.La raison de ce refus nous est fournie par un texte reproduit par un quotidien de Montréal: \u2018La Compagnie affirme que si elie s\u2019est opposée à l\u2019émission d\u2019un certificat de reconnaissance aux Métallos Unis, c\u2019es: qu\u2019elle ne pouvait obtenir d\u2019eux une garantie d\u2019une paix industrielle durant une certaine période.\u2019 (La Patrie, 1-9-57, p.67) De leur côté, les grévistes ont fait démar \u201ches après démarches, ils ont demandé l\u2019intercessien LE: QUARTIER LATIN M u rdochville pire qu'Asbestos ?du gouvernement provincial et celle du fédéral, ils ont taxé la législation ouvrière d\u2019imparfaite, ils ont fait et font du piquetage sous l\u2019œil et le fusil de la police provinciale, ils ont vu leur bureau détruit par des vandales et un des leurs mourir dans une explosion.Pourquoi?Pour une idée, pour la reconnaissance pleine et entière de la liberté d\u2019association.Nous voici donc \u2018\u2018grosso modo\u2019\u2019 devant la situation actuelle à Murdochville.Le clergé a pris position, le gouvernement fédéral s\u2019est retranché derrière la constitution.Pendant ce temps, le gouvernement provincial trouve que les esprits sont trop échauffés pour intervenir.Qu\u2019en pense l\u2019étudiant quand il sait que la situation des mineurs de Murdochville pourrait bientôt être la sienne?Doit-il prendre position ou attendre que les autorités de l\u2019Université lui donnent des directives à ce sujet?Pour notre part, nous croyons qu\u2019il est plus que temps d\u2019agir.Nous ne pouvons pas ne pas nous révolter devant la guerre ouverte faite par une compagnie à une association qu\u2019elle ne peut accepter à cause de la crainte qu\u2019elle en a.Comment en effet, concilier son déploiement de bravades avec son souci de la PAIX INDUSTRIELLE; car c\u2019est une bravade d\u2019engager des briseurs de grève et de trouver des remplaçants aux grévistes ; ce sont des bravades également de payer des pages entières de journaux pour jeter le discrédit sur les ouvriers et c\u2019est une bravade plus grave encore de se servir de la procédure et de la déficience de la législation ouvrière pour entraver la liberté des travailleurs.Où prend-elle donc la force de se moquer ainsi des ouvriers?Nous croyons que, comme les ouvriers eux-mêmes, elle tire sa persévérance dans le fait qu\u2019elle lutte contre une idée et non contre des hommes.Elle livrerait de même une bataille systématique contre toute union indépendante qui voudrait le demeurer ; son histoire nous le démontre assez clairement.Là où elle a pu obtenir les concessions qu\u2019elle désirait, elle n\u2019a pas lutté, mais là où elle n\u2019a pu gagner par la douceur, elle a refusé TOUTE NEGOCIA- TION.Voilà pourquoi des familles entières souffrent aujourd\u2019hui à Murdochville, voilà pourquoi un vent de révolution semble s\u2019abattre sur la province et voilà pourquoi nous offrons toute notre sympathie aux grévistes et nous les encourageons à tenir pour que soit reconnu clairement et simplement au Québec le principe naturel de la liberté d\u2019asseciation.Le champ reste libre à la discussion chez les étudiants.Que ceux qui ne partagent pas notre avis nous le manifestent car si la liberté semble souvent un vain mot dans certains domaines, nous souhaitons que la pensée demeure hors de la portée des dictateurs.Jean Cournoyer L'Université de Montréal, au Parmi les activités religieuses, LA PAROISSE UNIVERSITAIRE tienne, plusieurs associations à plan religieux, constitue une communauté catholique désignée sous M le nom de \u2018\u201c\u2018paroisse universi- 8 taire\u201d.Le service du culte s\u2019ef- H fectue sous les auspices de l\u2019A.G.E.U.M.et de l\u2019Université.M.l'abbé Paul Grégoire et ses deux assistants, M.l\u2019abbé Jacques Baillargeon et M.Maurice Cha- put, p.s.s., assurent le ministère sacerdotal auprès des étudiants.Conseillers spirituels des carabins, ils sont à leur disposition, participent à leurs activités, et ME c::t la charge du culte, de l\u2019administration des sacrements et de la prédication.signalons la messe du Saint- Esprit à l\u2019ouverture des cours, la messe dialoguée de midi à tous les jours, les messes dominicales, la Montée à Saint-Benoit-du-Lac, à l'automne, les heures saintes du premier vendredi du mois, les bénédictions des fiançailles, les paraliturgies à l\u2019occasion de certaines fêtes, la messe de minuit à Noël, les récollections du carême, les retraites fermées, la retraite des fiancés, les offices solennels de la Semaine Sainte, etc.Pour offrir aux étudiants un complément de formation chré- caractère religieux sont constituées: Service de préparation au mariage, Service de la profession, Pax Romana, Société Saint-Vin- cent-de-Paul, Groupe d\u2019adora- rateurs universitaires, Chorale de chant religieux, Cercle .Lacor- daire, Congrégation mariale et Légion de Marie.Enfin, l'Université, dans un but de rayonnement spirituel, organise des cours réguliers de théo- lôgie et en maintes circonstances de l\u2019année, des conférences de culture chrétienne auxquelles le public est invité.LA GRANDE PITIÉ Ils sont devenus des avocats, des médecins, des notaires.Quelle médisance y ajouter?(Les médisances de Claude Perrin, par Pierre Baillargeon) Point qu'il faille mépriser ou hair ceux qui ont choisi ces carrières.Bien au contraire : la plupart de nos grands hommes sont des produits de ces disciplines.Mais il fout que ceux qui se préparent à les suivre deviennent avant tout des HOMMES avec tout ce que ce mot comporte de responsabilités acceptées, de courage, de culture, d\u2019aptitudes mises a l'oeuvre.lls seront ensuite, sans peine, des hommes-médecins, des hommes- notaires, des hommes-ovocats.Chez eux, que le tabellion, que l'instrument à fendre et à refermer les obdomens ne rejettent pas le reste de l'homme dans l'obscurité.Pour trop d'adolescents, hélas!, l'université n\u2019est qu'une vaste maison de jeu, un dortoir intellectuel, voire une taverne où il est de mise de prendre un repos forcé entre l'instant où on a quitté le collège et l'âge d'or où la monnaie entrera à pleins bords.Déjà au collège, que de jeunes, victimes de frustrations bien compréhensibles et littéralement écoeurés d'un régime pour candidats à l'habit religieux se promettent de se la couler douce dès l'instant où ils auront mis le pied sur la montagne, loin du regard des maîtres de salle abhorrés et des parents toujours gênants?Oh! L'ennuyante incubation de laquelle éclora le diplôme merveilleux qui permettra l'acquisition rapide et sans sueurs d'une Cadillac! C'est tout le problème du peuple canadien-frangais qui est remis en cause.Pouvre, faible, sans instruction ni influence, quémandant même la permission de se servir de sa langue, il est poussé par le découragement à errer dans les ruines d'un passé quelquefois glorieux, alors qu'il devrait se tasser les coudes au corps et foncer comme un enragé dans le noir de l'avenir.Certes, la puissance économique est une façon comme une autre d'accéder à une certaine puissance, mois dure-t-elle?est-elle un gage de grandeur future?Depuis longtemps, Crésus est oublié alors qu'Aristote, Descartes, et autres semeurs d'idées demevrent.Ce sont les hommes de cette farine qui font des races avec de simples tribus.Longtemps, nous avons convenablement achalandé les professions libérales et, grâce aux appels répétés de quelques prophètes, nous comptons maintenant quelques ingénieurs, mathématiciens et chercheurs.Mais qu'on se méfie : la machine annihile l'homme mal préparé pour travailler en sa compagnie.Le pot de fer fracasse toujours le pot de terre.Nul n'a le droit de se contenter d'être une machine à additionner, quelque cher qu'on puisse la lover.Après avoir côtoyé les bords des disciplines scientifiques, n:édicales, légales \u2014 et religieuses bien entendu, il nous reste à ouvrir le premier sillon dans le champ le plus vaste : celui des disciplines purement intellectuelles.La grande pitié, que celle de nos penseurs, de nos créateurs! Évidemment, quand tout le monde est d'accord sous peine d'exil ou d'épuisement par la faim, les progrès sont des plus lents.N'est-ce pas du choc des idées que jaillit la lumière?Comme partout ailleurs, les exceptions confirment la règle, mais il demeure quand même pitoyable de voir les rares personnes sur lesquelles nous puissions compter perdre leur temps à des fadaises et se complaire dans un immobilisme fatal.On leur à mal appris l\u2019histoire, la géographie, la grammaire, mais pis encore, on a détruit chez eux tout désir de mieux les apprendre.Grande pitié de notre système éducatif! Aussi, est-ce un appel pressant, plus encore, un cri de détresse qu'il faut lancer à tous ceux qui viennent pour lo première fois en cette université, À ceux qui y sont encore pour quelque temps, un blâme cuisant à ceux qui l'ont quittée sans s'en servir.Mot d'ordre : le salut par l'intelligence.Avant que l'année ne débute : la grandeur d'une université se mesure à la grandeur de ceux qui lo fréquentent plutôt qu'au nombre de danses qui y ont lieu par mois, par semaine; plutôt qu'au nombre de championnats sportifs qu'elle remporte.La grandeur d'une université se calcule au nombre de cerveaux produits, à la qualité des meneurs et des chefs qui en sortent, au calibre des honnêtes hommes qui l'ont fréquentée, à ce qu'elle est un flambeau : si les allumeurs de réverbère sont endormis, l'éclat sera plutôt terne.L'université, et donc la nation de demain, sont grands en autant que ses disciples valent par l'esprit plus que par la monnaie, toute utile qu'elle soit.Le petit étudiant allemand, pauvre et tuberculeux et qui avait nom Marx, a bouleversé la face du monde autrement que Rockefeller avec tous ses milliards.Ainsi, devenons médecins, avocats, dentistes, ingénieurs, historiens.Mais .quelle que soit lo voie choisie, devenons surtout des hommes qui sachent prendre conscience de leurs responsabilités et point des faibles d'esprit, quémandeurs et enfants que le premier hochet fait courir.Il est un principe lumineux selon lequel l'intelligence distingue l'homme .de la bête.Pour ne pas que le titre que nous porterons soit lui-même une médisance à notre égard, il n'y à qu'une voie à prendre, celle des forts, celle de l'intellect.JEAN PARÉ, rédacteur-en-chef.ET PIQUE-NIQUE À L'ÎLE STE-HÉLÈNE PAGE QUATRE LA GESTE H Baptiste Z.naquit pauvre et honnéte, qualifications qu'il ne conserva pas très longtemps.En effet, comme on le verra par la suite, son père lui apprit rapidement la valeur des bonnes choses comme l'argent, de même que les principes que l\u2019on peut transgresser pour se le procurer.Entrepreneur en portage d\u2019eau et plus tard en creusage de trous, il rendit facile l\u2019enfance de notre jeune héros, lequel, sachant l\u2019avenir assuré, n\u2019apprit méme pas à sucer son pouce proprement.Dès l\u2019âge de cing ans, on l\u2019envoya à l\u2019école.C\u2019est beaucoup dire.Il erra quelques années entre le foyer paternel ct l\u2019école du village où il était arrivé ignorant de tout.Malgré cet immense vide dans ce cerveau qu\u2019on se plaisait à qualifier de sans tache, on lui fit faire sa première communion, en groupe, évidemment, pour qu\u2019entraîné par l\u2019exemple de ses camarades, 11 ne pût retarder l\u2019accomplissement d'un acte consenti avec tant de mûre sagesse.Ce fut très joli.On entendait des chants sacrés, les pots étaient pleins de fleurs et un grand brassard blanc lui fuisait paraitre le bras droit deux fois plus gros que l\u2019autre, en somme, tout ce qu\u2019il faut pour que certains le croient définitivement bon catholique.Mais les choses n\u2019en devaient pas rester là.Il entendit un jour un étranger, un Français venu de France, un maudit déporté, un galeux d\u2019où venait tout son mal, un mécréant qui osait lire en un mot, traiter une de ses vicilles tantes de grenouille de bénitier.Oncques, il fut saisi par la diabolique curiosité de découvrir l\u2019aspect que présenterait cet aquatique animal lorsque plongé dans les jouissances de la religion.Il s\u2019en fut vite capturer un batracien verditre ct le déposa avee émotion dans une des petites piscines qui servent à certains paroissiens à se laver des enseignements reçus au prêche, en quittant l\u2019église.Le curé le prit en flagrant délit de profanation sacrilège, ie cita en exemple d\u2019hérésie, de simonie, LE\"QUARTIER LATIN de possession démoniaque à \u2018ses amis qui marchaient au catéchisme.Dès lors, partout dans son village, on ne lo connut plus que sous le nom de protestant, de païen, même de communiste.Les affaires de son père en souffrirent gravement et ce ne fut que lorsque on l\u2019eut vu se confesser et communier publiquement qu\u2019on le considéra comme converti.Il faut dire que son père était devenu marguillier de la paroisse, ce qui aida beaucoup à sa réadmission dans le bercail de l\u2019Église militante.A la fin de sa septième année d\u2019éceole primaire, sans qu\u2019il ait lu un seul livre, sans qu\u2019il sût autre chose, et pour peu de temps, que le quantième dela découverte du Canada, que les Français étaient des bons et les Angluis des méchants, quelques exemples de multiplication et que les \u201csubs- tantifes Amour, Délisses et Orgues étaient masculins au singulier et féminins au plurielle\u201d quoiqu'il n\u2019aurait plus tard besoin que des orgues \u2014 et nanti du faible pourcentage de septante J Les élections municipales Il peut paraître étrange que dès son premier numéro, le Quartier Latin publie des commentaires sur la Politique, qu\u2019elle soit municipale, provinciale ou fédérale.Comment le justifier ?Tout simplement du fait que les élections qui s\u2019en viennent prennent, à la lumière des divers évé- nements qui se sont déroulés cet été, une importance primordiale pour le salut de notre démocratie.Il est évidemment inutile de revenir en arrière et de rappeler les dernières élections provinciales qui sonnèrent le premier coup de glas dans notre vie démocratique.Trop d'événements se sont déroulés, cet été même, qui nous ont montré que la liberté, le droit de vote et le principe d\u2019élections libres sont visiblement bafoués dans notre province et dans notre ville même.Il y eut d'abord les élections fédérales qui eurent des répercussions dont les journaux parlent encore: poursuites judiciaires, et surtout la violente attaque dont fut victime le docteur Ruben Léves- que, qui est par ailleurs notre médecin.Que ce soit l\u2019officier-rapporteur qui ait été assailli ou le président de Ja Ligue d\u2019Action civique, dans l\u2019un ou l\u2019autre cas c\u2019est contre l\u2019homme qui luttait pour la liberté, l\u2019honnêteté et la démocratie, que furent portés les coups.Il y a eu, ensuite, les élections de Ville Jacques-Cartier, de Montréal- Nord, de Ste-Geneviève, où nous avons vu la pègre et les voleurs d\u2019élections s\u2019en donner à cœur-joie et impunément, et mettre tout en œuvre, avec leurs \u201c\u2018outils d\u2019honnétes travailleurs\u2019\u2019, pour fausser le jeu démocratique de la libre élection.Or, depuis trois ans, un homme, seul pour ainsi dire, tient tête à toutes les puissances de l\u2019argent, du vol et du banditisme électoral ; et cet homme, Jean Drapeau, va se présenter devant l\u2019électorat dans moins de deux mois.Inutile de dire qu\u2019à cette occasion, un effort ultime sera probablement tenté afin de déloger de la mairic celui qui, depuis déjà trop longtemps, ose résister à toutes les pressions afin de donner à Montréal une administration digne de la métropole du Canada.Nous assisterons fort probablement, en celte occasion, à une alliance entre toutes les forces d\u2019opposition à l\u2019administration actuelle, où frayeront ensemble la pègre et le duplessisme, les Rémillards et les Lafailles.Et que viennent faire les étudiants dans cette galère?Nous avons le devoir de nous intéresser à cette campagne électorale, et cela à deux titres.D'abord, parce qu\u2019en tant qu\u2019étudiants, nous sommes censés être plus tard l\u2019élite de notre société ; nous devons donc nous préparer à notre rôle, et un des meilleurs moyens pour cela, est de nous intéresser dès aujourd\u2019hui à la vie qui se déroule autour de nous et qui scra la nôtre d'ici quelques années; et nul n\u2019osera contester que la Politique prend de plus en plus d\u2019importance dans notre Société actuelle.De plus, cela doit nous intéresser à titre de citoyens, car si nous ne votons pas sur le plan municipal, la plupart d'entre nous ont le droit de vote au provincial et au fédéral.Et, ne nous leurrons pas, l\u2019élection municipale qui s\u2019en vient aura des répercussions qui dépasseront largement les simples cadres municipaux; car après les évé- nements qui ont marqué les dernières élections provinciales et fédérales, les scrutins de Ville Jacques-Cartier, Montréal-Nord et Ste-Gene- viève, alors que la pègre y est allé de tous ses moyens, l\u2019élection de Montréal est la dernière chance qu\u2019auront les montréalais de prouver au reste du pays que la fraude et le vol ne sont pas rois ct maîtres chez nous, et que la liberté du droit de vote, principe essentiel de toute démocratie, existe encore dans la Province de Québec.Et c\u2019est pour ccla que, à mon avis, ct sans juger ici les mérites administratifs de l\u2019équipe Drapeau-DesMarais, il me semble que les étudiants, censément imbus de principes d\u2019honnêteté et de réformes, devraient manifester un intérêt visible à la question ; j'irais même plus loin, en disant que ceux qui le peuvent devraient même donner un appui tangible à celui qui représente actuellement cc qui est, peut-être, notre seule chance de tenir tête à la pègre et à la violence et, par là, de sauver ce qui nous reste de libertés démocratiques, c\u2019est-à-dire à celui qui a, de son côté et à de nombreuses reprises, manifesté un intérêt continu pour la chose étudiante, Jean Drapeau.A.B.pour cent, il arriva le premier de sa classe, c'est-à-dire qu\u2019il fut le moins insignifiant et le moins bébête.L\u2019instruction secondaire étant un privilège réservé aux notables de la place, dont son père était, on jugea qu'il était séant de recueillir quelque argent et de le faire instruire.\u201cIl ne servira pas à grand-chose, mais au moins, il se fera un nom et beaucoup d\u2019argent\u201d dit sentencieusement la mère.Un oncle éloigné offrit de payer ses études, à condition qu\u2019il voulut bien endosser la soutane, celle de dominicain si possible.Baptiste accepta de plein gré, se réservant le droit de reviser sa décisien lorsqu'il en aurait terminé avec ce malheureux et trop long cours.Combien de professionnels aurions-nous sans cet odieux chantage.Pendant huit ans, il endura le joug, les épaules-à ce point __ [affaissées qu\u2019il ne souffrit d\u2019aucune escarre.Au bout de quelques mois, il avait de jolis \u201cgenoux de sœur\u201d comme su vicille tante Alphonsine, adorable infirmité à laquelle il dut de passer la plus grande partie des offices religieux confortablement ussis sur son séant.Pour combler les vides que lui laissait sa grande paresse et l\u2019entretien soigneux qu\u2019on en faisait, il s\u2019'adonna à une passion dangereuse pour les rêves de son oncle: la lecture.Tour à tour, il dévora Zénaïde Fleuriot, passa à travers la Comtesse de Ségur, ne fit qu\u2019une bouchée de Léon Ville et d\u2019Achard pour atterrir à quatre pattes dans les plates-bandes de René Bazin, tous grands littérateurs, au dire de son préfet.Pour avoir employé Cicéron et Démosthène comme anesthésiques pendant six ans, il en vint A la conclusion que ces grands hommes n'avaient existé que dans le but précis de l\u2019emmerder quelque deux mille ans plus tard, et que toute la beauté de leurs œuvres résidait dans l\u2019imagination de ses professeurs, ce qui était vrai pour certains d\u2019entre eux.Il apprit ce qu\u2019était l'idéal cornélien et.à s\u2019en tenir éloigné, que les héros de Racine étaient de faibles dévoyés, que le Pascal des Provinciales était un sombre imbécile et celui du Mémorial un génie, sans qu\u2019on lui expliqua les raisons de cette guérison mentale subite.On lui inculqua que me ÉROÏQUE DE BAPTISTE Z.Bossuet avait une ample période, s'imaginant que le digne prédicateur avait radoté jusque dans un âge très avancé.Il jugea qu\u2019entre ce dernier et Chateaubriand, la littérature française avait cessé d'exister pour une bonne cep.taine d\u2019années, les Francais, esprits frivoles, s\u2019étant amusés 3 fomenter des Révolutions, toutes œuvres aussi ennuyantes que pernicieuses, qualificatifs bienteu- reux qui le justifièrent d'employer son temps à dévorer des yeux les servantes du réfectoire et à rêver de choses que ,réprouvait son directeur de conscience.Enfin, on lui enseigna la philu- sophie, dont il se souvient encore qu\u2019elle est toute contenue en vingt-quatre thèses qui deran- dent une heure chacune pour être apprises par cœur: que © dont on lui avait parlé était la vérité, le reste, c\u2019est-à-dire re qu\u2019il ne connaissait pas, n\u2019étant qu'artifice du Malin et instrument de perdition, ce qui lui enleva tout désir de pousser plus loin ses investigations intellectuelles et à ses maîtres toute crainte qu\u2019il pit mal tourner, Il obtint son B.A.summa cum marchands du village en vantant les mérites de son \u201c\u2018vachelier es arts\u201d.Son oncle fit une crise cardiu- vocation, car Baptiste refusa huit ans, disait-il, et ça suffisait.Après les funérailles de \u201cpre- griller soigneusement, avec des raffinements de maitre-queux, Baptiste se présenta à l\u2019université, décidé à ne point se trop la concurrence, le prix du cours en faisant un privilège que peu de gens de son village pourraient se payer.bureau d'inscription.Seul l\u2019avenir nous dira ce qu\u2019il réussira à faire.En attendant ces jours révélateurs, nous exploiterons quelques facettes de sa personnalité et les plus révélatrices de ses fredaines.Rabelet MM.les « d reçoivent toujours le meilleur accueil BANQUE CANADIENNE NATIONALE 88 succursales à Montréal Etudiants la expression qu\u2019il comprit très mal, | fabriquer des Encyclopédies, - c'est-à-dire tourner de lui-même.* mière classe\u201d de son cher tonton, : après avoir passé son été à se faire : fatiguer, ne craignant nullement } Nous l'entrevimes au | Fraude, et son père, tout fier de sa progéniture, fit le tour des - - \u2014 pure que en apprenant la perte de sa : tout net de remplir ses engage- ; ments.Il en avait goûté pendant : em era ATT ERP NC PT rr ey me List, SEPTEMBRE 1957 HLES DE LA SEMAINE 4 Extrait du communiqué des Relations Extérieures paru #dans le pamphlet de l\u2019Ageum: \u201cPour de plus amples :@ détails .sers-toi du téléphone ou \u201c\u2018de ta langue\u2019 pour FX rencontrer son directeur\u2019.Messieurs des RÉLATIONS 7 EXTERIEURES, un peu plus de discrétion, s'il vous plait.Un ex-étudiant de Lettres, section Histoire, \u2018s\u2019est fait casser 8 deux dents par des étudiants de Médecine, à la suite d'une discus- \u201c8 sion concernant son droit d'aller vendre des \u201cassurances\u201d aux @ internes de l'hôpital St-Luc.Ces messieurs de Médecine auraient- ils si peu de respect envers le goût de nos consœurs de Lettres qui # avaient unanimement choisi ce vendeur comme M.Lettres, #22 l'an dernier.ST Tous ont dû remarquer les changements radicaux a apportés à la bibliothèque générale.Mais nous nous j demandons pourquoi on n'en a pas profité pour supprimer | le bruit fait par les chaises et les talons de nos consœurs.\u201c7 Serait-ce que ces messieurs de l\u2019Administration s'imaginent \u2018À qu'il est facile d\u2019étudier dans le bruit.59 Le Beu qui rit pousse son premier beuglement en l\u2019honneur 1 cles nouvelles poutchinettes et nouveaux carabins de cette année.\u201c8 Une manière de bienvenue dans la grande Eschole en autendant la douleur des initiations .\u2019 Les vieux carabins et les poutchinettes avec barbe cons- ¢ 2 tateront que cette nouvelle chronique de potins prend la i place des défuntes \u2018\u2018Fesses Nu-Tête\u201d\u2019.Le Beu espére qu\u2019il \u201cÀ sera bien accueilli et qu\u2019on ne l\u2019enverra point paître trop 3 souvent.-° 0 - ® \u2018 Avertissement aux nouvelles: André Brossard, chef des nou- ++ velles du Quartier Latin, essaiera peut-être de vous faire croire | que vous devez le considérer comme votre chef .Attention, ; 4 mesdemoiselles! U = Un \u20ac i Aux étudiants qui, à cause de l\u2019augmentation des frais .42 de scolarité, seront à court dans leurs finances, Monsei- ; \u20188 gneur le Recteur offre des bourses Kellog\u2019s en quantité.Ÿ En attendant, on peut toujours manger du Corn Flakes.La mode s'en vient aux marches sur Québec.L'année #4 dernière, les étudiants de Laval ont eu la leur à l'occasion de ig l'affaire des octrois fédéraux.Tout dernièrement les ouvriers se [58 sont aussi réunis sur la colline parlementaire pour protester contre UE l'affaire de \u201cMurderville\u2019*: .Le Quartier Latin fête cette année son 40ème anniver- ZA saire d'existence.La gent estudiante sera bientôt mise % au courant de la manifestation qui se prépare sous la # présidence d\u2019honneur des Honorables Juges Bissonnette, \u201c2 doyen de la Faculté de Droit, et Hector Perrier, co-fonda- à teurs du Quartier Latin.À défaut d'élections agéumiques, les élections municipales s\u2019en 18 viennent à grands pas.Plusieurs étudiants travaillent déjà à @ leur préparation .Selon eux, la Ligue d'Action Civique aurait Kÿ trouvé quelqu\u2019un digne de remplacer le chef des nouvelles du #4 Quartier Latin, au poste d'agent du F.B.I., en la personne de son \u201c48 secrétaire, Léon Z.Patenaude.Ë Un miracle a eu lieu à l\u2019U.de M.durant l\u2019été.La # journée du St-Esprit qui, à un moment donné, était morte, à est tout à coup ressuscitée.Devrions-nous dire par # l\u2019opération du St-Esprit?.Une fraternité étudiante comme il s'en \u2018trouve plusieurs dans ÿ les universités canadiennes-anglaises, vient de se former a 1'Uni- 4 versité de Montréal.Ses membres se cherchent actuellement ÿ un local pas trop dispendieux dans la région outremontée .de préférence un .garage.La Société Artistique de l\u2019Ageum a fonctionné, même = Cet été.On a sans doute entendu parler du Week End #3 au Festival de Stratford, qui fut un succès complet.\u201c2% Certains étudiants en ressentent encore les effets dans leurs $ relations sociales.S.O.S.: Parce que le Beu ne peut être partout en même temps et qu\u2019il lui faut quelques loisirs pour ruminer, toutes les têtes (à cornes ou non) du troupeau universitaire sont invitées à envoyer des potins de tous les genres, signés ou pas, à la chronique \u2018Les vaches rient d\u2019la semaine\u2019\u2019, a/s du Quartier Latin.Le Beu les publiera avec plaisir en autant que les exigences de la \u2018sent sure\u201d le permettront .: Le Beu qui rit LE QUARTIER LATIN Napoléon et \u2018 Pile Ste-Hélène Lorsqu\u2019on pense à Napoléon on pense aussi à son fameux cxil à l\u2019île Ste-Hélène.Mais lorsqu\u2019on dit début des cours, on pense aussi aux congés.Et comme il s\u2019agit d\u2019étudier un peu et de se divertir beaucoup, nous t'invitons à te joindre A la \u201cgang\u201d pour venir jouer avec nous à ile Ste-Hélénce le 19 septembre.Le tout débutera par la messe du St-Esprit à 9 hres à l\u2019église St-Germain.Puis immédiatement après le dernier Evangile, tout le monde saute dans les \u201cbus\u201d de la CTM pour se rendre à l\u2019île Rendu là, grand powwow; jeux (pas interdit), courses, enguculades, diner, cte, ete.Si tu es un vrai gars tu y scras, ar tous les vrais gars m'ont dit qu\u2019ils y viendraient.L\u2019Intérim, Guy Lacoste Carabins en ondes La Société Artistique regrette d\u2019annoncer la démission de Bernard Sicotte de son poste de directeur.au programme \u201cCara- bins-en-Ondes\u201d.Ce dernier, depuis deux ans déjà, a dirigé avec force zèle et beaucoup d\u2019humour les émissions étudiantes.Sa précieuse collaboration, certes, n\u2019a jamais manqué d\u2019être fortement appréciée et nous voulons lui souhaiter le meilleur succès, dans les nouvelles entreprises vers lesquelles il aura choisi de se diriger.Cependant Carabins-en-Ondes ne sera pas discontinué pour autant.L'émission sera entendue, comme par le passé, mais avec une équipe différente et un programme tout-à-fait remodelé.Son but sera de manifester la participation des étudiants à la vie intellectuelle et artistique en général.Cette manifestation se fera tantôt par des sketches spécialement adaptés aux besoins de l\u2019émission ; tantôt par un interview avec un professeur ou une autre personnalité importante de notre ville; tantôt par une courte conférence que voudra bien nous accorder un artiste ou un écrivain de renommée internationale.Les nouveaux responsables de l\u2019émission ont, de plus, élaboré un projet très intéressant: celui d\u2019un studio d\u2019enregistrement qui serait installé au Centre social.Ce studio d\u2019enregistrement permettrait d\u2019assurer, en plus d\u2019une grande variété dans les émissions, une qualité indiscutable dans la réalisation du programme.Très commode et infiniment plus riche et plus souple que la simple improvisation, il rendrait loisible d\u2019aborder aujourd\u2019hui les domaines qui, hier, nous restaient irrémédiablement fermés.Nous faisons appel à tous les étudiants et étudiantes que le programme intéresse de façon particulière.Les sketches qu\u2019ils nous présenteront seront reçus avec beaucoup d\u2019intérêt, et leur collaboration en tant que comédiens ne manquera pas d\u2019être appréciée.Comme d\u2019habitude, l\u2019émission \u201cCarabins-en-Ondes\u201d\u2019 sera enten- due-tous les samedis à 11 heures a.m., au poste C.J.M.S.Michèle Vézina PAGE CINQ CHRONIQUE FÉMININE Impressions de rentrée A nouveau, les corridors de l\u2019Université s\u2019animent, on revoit des | figures familières déjà vieillies de quatre mois, on en voit d\u2019autres, encore inconnues, la bibliothèque, embellie, redevient le lieu où se réunissent les gens sérieux, et quant à Valère, ce bon vieux Valère, eh bien, il est de nouveau aux prises avec le problème de la surpopulation et ses conséquences, dont celle-ci et non la moindre: la fumée des mille et une petites cheminées qui fonctionnent presque sans arrêt au milieu de cette foule en ébullition.Enfin, pour tout dire, les cours ont recommencé, et une autre année universitaire s\u2019annonce.\u201cPassé de bonnes vacances ?\u201d cette question devenue banale, n\u2019en est pas moins sur les lèvres de tous, et quelques-uns, sans même prendre le temps d\u2019y répondre, s\u2019empressent de la poser à leur tour.Tous reviennent de leurs vacances, enrichis, chacun à sa façon, il va de soi: les uns, au sens le plus littéral du mot, ce sont les fourmis qui ont travaillé en prévision de l\u2019année qui vient, les autres, ceux qui reviennent d\u2019Europe, et même d\u2019Afrique ou d\u2019autres terres lointaines, ceux-là, on les reconnaît à leurs yeux neufs, et, souhaitons-le, à leurs idées neuves aussi.Et vous, nouveaux et nouvelles, vous êtes bien charmants à voir; nous sentons votre cœur vibrer à la pensée que vous êtes enfin arrivés à cette école de haut-savoir.Aussitôt, nous prend le goût de fredonner, sur l\u2019air d\u2019\u201cUn nouveau printemps\u201d, le refrain de la chanson-thème de la Revue Bleu et Or \u201855: Des navois naissants, tout neufs, tout neufs, Des nouvelles qui prennent des airs pompeux, Sont venus rehausser leurs manières, En flânant chez Valère .Il faut d'ailleurs distinguer deux catégories de nouveaux: d\u2019abord ceux qui, tout fraîchement sortis du collège, n\u2019ont pas encore oublié les bonnes manières qu'on leur y a enseignées; ils s'empressent d\u2019ouvrir les portes aux jeunes filles (et pas rien que dans le but de montrer leur force herculéenne), leur cèdent le pas avec le sourire, les vouvoient timidement.Seigneur, faites qu\u2019ils gardent longtemps des bonnes habitudes! Quant aux nouveaux de la deuxième catégorie, moins gentils ceux-là, de peur de paraître navots, ils se sont vite dépéchés de prendre les manières et les défauts des vieux habitués de la maison.Qu\u2019on leur pardonne, ça disparaîtra aussi avec le temps, car ils s\u2019apercevront bien, qu\u2019après tout, les mœurs étudiantes ne sont pas si perverses qu'on le leur avait dit.Que nous réserve la nouvelle année ?Beaucoup d\u2019étude, bien sûr! Les nouveaux ne me croiront pas, tant pis, ils s\u2019en rendront compte tôt ou tard; si ce n\u2019est en décembre, ce sera en avril.Mais entre temps, il y aura bien de la place pour quelques activités extra-scolaires; il appartient à chacun de décider quelle sera la part faite aux études, et celle à donner au reste.L'important, c\u2019est de ne pas perdre notre temps, de profiter de tout ce qui peut nous apporter quelque chose, et de ne pas refuser notre participation active à la vie universitaire.C\u2019est l\u2019affaire de chacun et de chacune.Hélène Lortie ÉLECTION Avis de mise en nomination La mise en nomination des candidats à ce poste devra se faire par écrit, le 20 septembre, de Par les présentes, avis est donné qu\u2019il sera procédé le vendredi, 20 septembre, à la mise en nomination des candidats au poste de Directeur des Activités Sociales.Il sera procédé à l\u2019élection à ce poste le lundi, 23 septembre, à la réunion du conseil de direction de l\u2019A.G.E.U.M., en la salle 607 du centre social à 8 hres p.m.11 hres a.m.a 1 hre p.m., entre les mains de la soussignée, au local 312, centre social, en présence de 2 témoins.L\u2019élu sera en fonction pour l\u2019année 1957-58.Louise Poirier Secrétaire de l\u2019A.G.E.U.M.de leurs aptitudes manuelles.Jean Bruchési Sous-ministre SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE Pour préparer les jeunes au rôle prépondérant qu'ils seront appelés à jouer dans l'avenir et permettre aux talents en herbe de se révéler dans le domaine des Arts, le Secrétariat de la Province met à leur disposition, à Montréal : : L'École des Beaux-Arts 3450, rue St-Urbain Le Conservatoire de Musique et d'Art dramatique © 1700, rue St-Denis Dans ces foyers de culture, les jeunes du Québec trouveront en tout temps les éléments indispensables leurs dispositions artistiques, de leurs facultés intellectuelles et \u2019 a à l'épanouissement de l'honorable Yves Prévost, C.R.inistre PAGE SIX LE QUARTIER LATIN Avec fierté, le \u201cQuartier Latin\u2019 présenie aux leur grande À l\u2019occasion de la rentrée, le \"Quartier Latin\u201d laisse de c6té les insipides mots de bienvenue à l'ordre du jour au début de chaque année.La meilleure façon de se connaître étant encore de se rencontrer, le \u2018Quartier Latin\u2019 a cru qu'il serait de circonstance de reproduire quelques vues de l'Université.\u201cComme on doit procéder pour tout édifice utilitaire\u201d, écrit l\u2019architecte, \u201cl'étude du plan et des dispositions générales fut à la base de l'établissement du projet.On n\u2019a compté que sur l'ampleur et l'harmonie des volumes, l'équilibre des masses, le jeu des ombres et des lumières, le rythme des proportions, pour produire un effet plastique intéressant.Rien n'est destiné au seul ornement mais on a tiré parti des éléments d'ornement utilitaires.\u201d Une tour, haute de deux cent soixante-dix pieds, terminée par une coupole, s'élève sur la façade centrale.On distingue à droite le toit en pyramide de la chapelle de l'hôpital.L'immense édifice, tout entier, est en brique jaune pâle Belden.Les colonnes extérieures des portes, cependant, sont en marbre du Tennessee.Le centre de l'immeuble est consacré aux pièces.d'apparat et à la bibliothèque centrale.Le hall d'honneur est une vaste salle dont le plafond repose sur vingt colonnes prismatiques revêtues de marbre italien.Du Photo Photographic Surveys (Quebec) Limited 22/57 ALN 01 ae.ee Be LA ECM et belle école q centre du hall part un grand escalier de mark: qui conduit à la bibliothèque.1 1 1 à 3 ° Ai A La salle des promotions est un quadrilatè: mais elle paraît être un hémicycle à cause de sa galerie accrochée ihuit colonnes revêtues de marbre beige.Dans ce grand corps, les Canadiens françoi vont puiser la science qui sert l'âme et l'esprit de la nation.Cette nait doit d'être présente et active dans toutes les grandes décisions de sn pays.Ici dans un décor , \u201cI à leur niveau, des jeunes se préparent à Str df des | prep a un méfy dihomme dans des temps troublés.E ti .; i é i Une question se pose.Tous ceux qui ont leglent nécessaire, tous ceux que leurs études précédentes ont préparés ausiveau universitaire, en un mot tous ceux qui devraient être à Univer ARR 12 Ce n\u2019est pas sans une certaine tristesse que l\u2019on est obligé Lrélbndre par la négative.On peut même ajouter que jour ceux qui ont àcoeur la force et l'avenir de la race canadienne-française un certain désespoir ne semble pas injustifié devant la mentalité actselle des responsables, mentalité vidée de tout réalisme ! Espérons que tous ceux qui ont la chance inespérée d'entrer dans ce sanctuaire de la science se réalisent pleinement.Peut-être reculeront-ils l'échéance du déclassement définiiif de leur race.* > Og ns dise CR SR : 22 Ci-dessus, vue générale de l'auditorium de l'Université où nouveaux comme anciens pourront assister aux activités du Ciné-Club, aux concerts, remises de diplômes et autres manifestations qui attirent un vaste auditoire.En bos, de gauche à droite, l'aspect global de l'Université ; remarquer à l'arrière-plan les nouveaux immeubles de Poly.Puis, c'est la tour centrale et l'immense Hall d'Honneur où auront lieu bientôt la Danse des Globules et le Bal de l'AGEUM.RES bros ve Photo Armour Landry Photo Armour Landry PAGE HUIT Chronique du CINÉMA En entreprenant, cette année, une chronique du Cinéma, nous avons beaucoup moins l\u2019intention d\u2019énoncer des idées originales sur le septième art que d'offrir un constat, un témoignage sur l\u2018actualité cinématographique aussi bien à l\u2019Université que sur les écrans de Montréal.Car, toute pensée féconde sur l\u2019art se construit non pas dans l\u2019abstrait, mais à partir d\u2019une œuvre, d\u2019un artiste.Aussi, nous parlerons du chef-d\u2019œuvre de la semaine ou, par défaut ou protestation, du navet de la semaine comme nous aurions parlé durant les vacances du MYSTERE PICASSO (un authentique chef-d\u2019œuvre) ou de la grande pauvreté du festival cinématographique de Montréal.Évidemment, nous n\u2019avons pas la prétention de faire œuvre de spécialiste, mais, plus humblement, de présenter la réflexion d\u2019un étudiant autour d\u2019un sujet qui lui tient énormément à cœur.Nous offrons nos jugements pour ce qu\u2019ils sont: partic objectifs, partie subjectifs.Le plus grand péché pour celui qui fait de la critique d\u2019art, c\u2019est le dogmatisme.Dieu nous préserve de tout dogmatisme.UN CONDAMNÉ À MORT S\u2019EST ÉCHAPPÉ Nous voudrions maintenant dire quelques mots d\u2019un film qui va bientôt paraître, pour la première fois, sur un écran de Montréal.Il s\u2019agit de la dernière œuvre de Bresson, UN CONDAMNÉ À MORT S\u2019EST ECHAPPE.Le sujet, trouvé par hasard dans le \u201cFigaro Littéraire\u2019, est le récit de l\u2019évasion du Commandant Devigny, condamné à mort par la Gestapo en 1943.Toute l\u2019action se passe, sauf pour quelques scènes brèves, dans une cellule exiguë et dans la cour de la prison.Surclassant LE JOURNAL D\u2019UN CURÉ DE CAMPAGNE, ce film est l\u2019effort le plus poussé du cinéma pour traduire le mouvement intérieur.Comme l\u2019a dit, un jour, Julien Green, Bresson a voulu \u201c\u201ctout reconstruire par l\u2019intérieur\u2019.Le dialogue, réduit au plus strict minimum, revêt, comme les images, presque toujours le ton des confidences.La caméra, jouant surtout du gros plan et du plan rapproché, met à nu les visages et les âmes.UN CONDAMNÉ À MORT S\u2019EST ÉCHAPPÉ nous apparaît comme une des plus hautes tentatives du cinéma pur ct, peut-être, une des œuvres les plus achevées du cinéma contemporain.Mais, nous en reparlerons bientôt.Roland Brunet Directeur du Cinéma universitaire LE QUARTIER LATIN CINÉ CLUB Même si le Cinéma à l\u2019Université était la seule activité étudiante qui subsistait, cette année, il serait un témoignage suffisant du renouvellement de la vie artistique.La caméra, ce témoin privilégié de l\u2019homme contemporain, est désormais braquée au centre même de la vie étudiante.Personne ne pourra plus être étranger au cinéma, pirce que personne ne pourra plus au cœur d\u2019un paysage de lacs, de forêts ou de montagnes, ou au cœur de ce paysage infiniment plus dramatique qu\u2019est un visage, ne pas sentir renaître cette parcelle oubliée de lui- même, son âme.Y a-t-il quel- qu\u2019un qui puisse rester insensible a unc belle image?Les images qui vont être présentées, cette année, sont belles non pas d\u2019une beauté de nature morte, mais d'une beauté charnelie, palpitante.Derrière le programme des films qui seront projetés sur les écrans de l\u2019Université, cette année, il y a des centaines d'heures d\u2019études, de recherches, de consultation.Aussi, autant à ciné- midi, qu'à cinéma universitaire ou à ciné-club, on ne verra que des chefs-d'œuvre, non pas des chefs-d\u2019œuvre incontestés (il n\u2019y a que les navets qui soient incontestables) mais des chefs-d'œuvre vivants qui exigent une adhésion ou un refus.Le ciné-club renaît à un moment privilégié.Déjà, son affiliation à la Fédération Canadienne des Ciné-Clubs ct au musée d'Art Moderne de New-York était une promesse de solidité et d\u2019efficacité.Le concours inespéré d\u2019un spécialiste comme M.Guy Beaugrand-Champagne qui, non seulement va assurer l\u2019intérêt des discussions de films, mais qui va donner au ciné-club un prolongement sur le plan académique, nous mérite une place presque unique dans les activités cinématographiques étudiantes canadiennes.CINEMA UNIVERSITAIRE En effet, en collaboration avec la Société Artistique, l\u2019extension de l\u2019enseignement inaugure cette année un atclier du cinéma où, grâce à des méthodes actives, les futurs directeurs de ciné-clubs pourront être initiés aux techniques de discussion et d\u2019animation.En plus de l\u2019atelier, 5 journées du cinéma sont prévues au cours desquelles des confrontations de films seront faites de façon à ce que une prise de conscience naisse chez les participants du chemin qui a conduit à ces créations artistiques.AUX PRIÈRES Le 20 juillet dernier, à la suite Où règnent g camaraderie, la Dow est toujours servie! Ze aieté et franche Emportez-en d\u2019un accident le Seigneur rappelait à lui M.François St-Germain, étudiant à la Faculté de Droit de l'Université de Montréal.S.V.P.une prière pour le repos de son âme et pour ses parents et amis profondément affligés.\u2018\u2018Donnez-lui, Seigneur le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la Paix.\u201d AUX ÉTUDIANTS ANCIENS ET NOUVEAUX Au début de cette nouvelle année académique, les aumôniers des étudiants sont heureux de souhaiter à chacun une année à tout pcint de vue enrichissante.A cette fin ils offrent à tous les carabins leur entière collaboration, leur amitié en toutes circonstances et leur intercession pour obtenir du Seigneur d\u2019abondantes bénédictions.Les Aumôniers des étudiants Paul Grégoire Jacques Baillargeon Maurice Chaput, p.s.s.Le Cinéma Universitaire n\u2019a pas l'intention pour autant de devenir un parent pauvre du ciné-club.Qu'il soit accessible au grand public ne signifie pas qu\u2019il doive descendre au niveau des cinémas de quartier.Loin de là, réaffirmer sa mission culturelle scrait un lieu commun.Aussi, que le programme de films prévus pour le premier semestre témoigne pour lui-même.Toute œuvre mineure à été écartée de même que beaucoup de primeurs.Le Cinéma universitaire n\u2019est plus un endroit où on lance les navets, fussent-ils de Becker ou de Guitry.Les documentaires nous viennent pour la plupart des ambassades et sont autant que les longs métrages, de haute valeur artistique.Dans notre programme, les plus grands noms du cinéma sont représentés: Tati, \u2014 12 SEPTEMBRE 1957 LA CULTURE PAR LE CINÉMA Renoir, Lean, Lattuada, Bunuel Mais ce n\u2019est pas tant au réalj.sateur que nous avons arrêté notre choix, qu\u2019à l\u2019œuvre, qu\u2019au message.CINÉ-MIDI Ciné-midi devait se renouveler ou mourir.Les étudiants qui verront vendredi, le 27 septembre CRIN BLAN de Lamorisse pourront mesurer le chemin parcouru, Le programme est entièrement nouveau et ouvre de vastes perspectives sur le documentaire r: «mn.dial.Pour le choix des fims, plusieurs organismes spécia ses ont été mis à contribution .Is: l\u2019ambassade de France, l\u2019amt : ;- sade du Danemark, l\u2019ambassade d\u2019Angleterre, l\u2019Institut Canadien du Film.Ciné-midi demeure un spectacle léger, mais un spectacle de classe.0% .bus ei Lait ere Limba niin Week-end Pendant que la majorité des étudiants employaient leurs vacances à gagner l'argent nécessaire à payer les cours (augmentés) de l'année à venir, les directeurs de la Société Artistique, non pas qu\u2019ils soient au dessus de ces contingences matérielles, s\u2019occupaient eux à organiser une excursion a Stratford.Et c\u2019est ainsi que deux cents personnes, attirées par une publicité faite à travers toute la ville et dans les journaux anglais comme français se réunissaient le 8 août à minuit à la Gare Centrale.11 y eut distribution, non pas de prix, mais de billets de train, billets de spectacle et adresses de maisons privées à Stratford où les excursionnistes logcraient le lendemain.I£t on s\u2019installa, le mieux possible dans ces moclleux fauteuils, ra- fraichi par un courant d'air climatisé et on appela le sommeil.Malheureusement le bonhomme au sable était débordé et il en oublix plusieurs; mais on était en bonne compagnie et on ne vit pas trop passer les heures.Le lendemain midi en descendant à Stratford on était évidemment un peu moins reluisant.Mais il restait quand même assez de lucidité pour permettre d\u2019apprécier Twelft Night.Certains ont pu en manquer des passages pour cause d\u2019assoupissement facilement explicable par la chaleur qui régnait dans ce théâtre qu\u2019on n\u2019avait pas eu le temps de climatiser pour l\u2019invasion montréa- laise, mais l\u2019impression générale fut excellente.Quelques esprits forts préféraient attendre avant de poser un jugement définitif d\u2019avoir vu Hamlet mais après la représentation du soir ils furent forcés d'admettre que la réputa- à Stratford tion de Stratford n\u2019est pas sar- faite.Le lendemain, jour du Seigneur.étant jour de repos et cela d\u2019autant plus rigoureusement qu\u2019on était en Ontario; on se reposu.On se fit dorer doucement, ou un peu violemment, bien installé sur I'herbe fraiche de St.Mary's situé à quinze milles de Stratford et où trois autobus spéciaux avaient amené les excursionnistes.Ft quand la chaleur du soleil se faisait pesante on se baignait dans l\u2019eau magnifiquement limpide de cette ancienne carrière transformée en piscine.Ce fut l\u2019heure des connaissances qu\u2019on était bien trop occupé la veille pour établir.Et on en profita pour faire connaître à tout ce monde en majorité étranger à l\u2019Université les nombreuses activités de la Société Artistique ct à les y convier.Ceux qui étaient restés à Stratford purent assister à un concert de musique celte et grecque, visiter les alentours ou faire du canotage sur la romantique rivière Avon ombragée de saules et où nagent des cygnes nécessairement majestueux.Et le voyage tirait à sa fin; on s\u2019en retourna comme on était venu mais cette fois on essaya sérieusement de dormir car le lendemain il fallait retourner au travail.Cette excursion À laquelle malheureusement trop peu d\u2019étudiants de l\u2019Université prirent part servit toutefois à faire avantageusement connaître notre Société Artistique.Et le salaire des organisateurs, ce fut les nombreuses félicitations qu\u2019on leur adressa et l\u2019intérêt qu\u2019on montra à leur futures activités.Louise Décarie Is ont choisi la droite Droit divin, droit d'aînesse, Ils ont choisi la droite, Le côté du manche, Le côté du Comanche, Ils ont choisi la droite Qui donne priorité Aux autos du dimanche.Ils ont choisi la droite, Côté du faux serment, De la place d'honneur Et du coup de chapeau.Ils ont choisi la droite, Côté du baisemain, .Des augustes paraphes, Des cuisses légitimes, Du doigt sur la gdchette, De la fleur au fusil .Ils ont choisi la droite, Et ses enfants les droits: Droit divin, droit d'aînesse, Droits d'enregistrement, Droit des chiens, droit des pauvres, Qui-de-droit (du plus fort), Passe-droit, mauvais endroits, ~ Sans compter 'adroiture .Ils ont choisi la droite Car c\u2019est la meilleure part.Seigneur, que ce côté Ne leur soit point ôté! Et laissez-nous le nôtre, Car le cœur est à gauche! Hervé Bazin (Extrait de Humeurs, Ed.Grasset) Activités religieuses \"À Dimanche et fêtes: ; Messes dialoguées: 9 h, a.m.\u2014 10h.30 a.m.\u2014 12 h, am, Communiqu et confession pendant les messes.Prédication: La messe du jour.Semaine: Messes: 8 h.15 ct 12 h.a.m.Communion et confession: De 7 h.453 9h.10 a.m.et de 12 h.a.ma 1 h.pam.S'adresser aux aumdniers aux autres heures.a er Vendredi du mois: S.S.exposé de 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Bénédiction du S.S.: 5 h.p.m.Heure Sainte: 10 h.p.m.Messe du soir: 10 h.30 p.m.Manifestations religieuses : 6 octobre: montée à Saint-Benoit \u201c 19 septembre: Messe du Saint-Esprit .Retraites fermées 25 décembre: messe de minuit et bénédiction des fiançailles Récollections en Carême Office de la Semaine Sainte.Conférences de théologie.Octobre.Chaque mardi soir.Adorateurs universitaires.Chorale.Chant religieux et moderne.Mouvements: l\u2019ax Romana Légion de Marie Société Saint-Vincent de Paul Cercles Lacordaire Congrégations Mariales Et autres .Auméôniers des étudiants: M.l'abbé Paul Grégoire: U.de M.Bureau E-416 \u2014 RE.7-5968 Centre Social.Bureau: 411 \u2014 RE.3-5945 } M.l'abbé Jacques Baillargeon x U.de M.Bureau: E-505 \u2014 RE.7-5968 ; Cent, Soc.Bureau: 611 \u2014 RE.3-4511 { M.Maurice Chaput, p.s.s.U.de M.Bureau: E-417 le mardi.Ke Services: Cours de préparation au mariage.Cours vers la mi-octobre.LE QUARTIER LATIN Cette photo a été prise lors de la visite que firent à la résidencé officielle du uverneur-Général, les délégués participants à la conférence préparatoire de CAEUC-CUSAC (CUSAC est le sigle du nom anglais du Conseil des Arts étudiant: Canadian University Students\u2019 Art Committee).On distingue, de gauche à droite, rangée du haut: Jean David, observateur de l'Université d'Ottawa, Gabriel Gagnon, président de la Fédération Nationale des Étudiants des Universités du Canada (FNEUC), Blair McCaulay, délégué La Société Artistique est affiliée au Conseil des Arts des Étudiants des Universités du Canada (CAEUC, en anglais CUSAC: Canadian University Students\u2019 Art Committee).Cet organisme, à la création duquel elle à contribué d\u2019une façon très spéciale, groupe ce qui, dans chaque université, occupe la place et remplit les fonctions de la Société Artistique à l\u2019Université de Montréal.Il s\u2019agit d\u2019un organisme administratif et coopératif qui rend aux activités culturelles universitaires des services analogues à ceux rendus par la Presse Universitaire Canadienne, au journalisme étudiant.L'année acudémique 1957-58 constitue la première année d\u2019existence ct de fonctionnement de CAEUC.L\u2019Université de Montréal a eu l'honneur de se voir confier, en la personne de Claude Forget, vice-président de la Société Artistique, la tâche de présider, en tant que secrétariat général, aux destinées de l\u2019organisme pour une période d\u2019un an.Tout a commencé le 19 janvier dernier, dans une salle du Musée des Beuux-Arts de Montréal on se tenait une réunion des représentants d\u2019une dizaine d\u2019universités de l\u2019est du Canada et de quelques observateurs de collèges.Le Musée se trouvait alors l\u2019hôte d\u2019une exposition de peinture intitulée \u201c35 peintres dans l\u2019actualité\u201d groupant les travaux des principaux peintres de la Province de Québec et organisée par un comité conjoint d\u2019étudiants de McGill et de l\u2019Université de Montréal.Ce \u2018\u201c\u2018séminar\u201d\u2019, réalisé à cette occasion, avait pour but de stimuler l'intérêt artistique ct culturel chez les étudiants et de promouvoir des échanges de cette nature entre les diverses universités du Canada.A ce séminar, on décida de former un comité pour étudier les possibilités de création d\u2019un organisme étudiant national qui aurait.pour fonction de coordonner les activités artistiques étudiantes et d'améliorer la qualité de celles-ci.Manitoba, Steve de l'Université du Lachapelle, président des étudiants de Laval, Patricia l\u2019idoux, de l'Université Quecns (Kingston, Ont.), Robin Laws, observatrice du Carleton University, Judith Buzzell, déléguée par l\u2019Université Mount Allison du Nouveau- Brunswick, Graham Nesbitt, présiclent du comité de SCOPE de l\u2019Université McGill et John Becker, secrétaire des étudiants au Hart House de l'Université de Toronto.Sur la rangée du bas, on voit MM.Gerald Hodge, délégué de l'Université de Colombie Britannique, Cet organisme verrait de plus à étudier la possibilité de faciliter les échanges eulturels et artistiques entre les universités, de diminuer ainsi le coût de réalisation de projets qui, si les dépenses qu\u2019ils nécessitent sont supportées par plusieurs universités à la fois, deviendront insignifiants dans chaque budget.De là à organiser des expositions, des concerts, des conférences et même cles pièces de théâtre itinérantes il n\u2019y a qu\u2019un pas! Le comité d\u2019études, formé de représentants des Universités MeGill, Université de Montréal, Mount.Allison (N.-B.), Queen\u2019s (Kingston), Toronto, Manitoba et Colombie Britannique, décida de se réunir les 21 et, 22 juin 1957.Sur l\u2019invitation de Monsieur Alan Jarvis, directeur de lu Galerie Nationale, le congrès se déroula a Ottawa, le transport et le logement étant fournis au délégué officiel de chaque université aux frais de la Galerie Nationale.Les deux inspirateurs du projet étaient présents au congrès: Rémi Mayrand, étudiant en droit à l\u2019Université de Montréal et actuel président de la Société Artistique, et Gyde Shepherd, étudiant en histoire ct sciences politiques a MeGill jusqu\u2019à cette année, et à Oxford (Angleterre) à partir d'octobre 1957.La collaboration de ces deux étudiants, et avec cux la collaboration de nombreux étudiants des deux universités montréalaises, donnait, après plus d\u2019un an de travail acharné un résultat inespéré.Dans une de ses résolutions, le comité d\u2019études, tout en reconnaissant avec force la nécessité de ne pas restreindre aux seuls arts visuels le programme de CAEUC, préconisa que celui-ci, durant la période 1957-58 réalise, à titre expérimental, en quelque sorte, une seule exposition itinérante de façon à mettre à l\u2019épreuve son organisation et ses ressources.Cette exposition qui fera le tour des universités canadiennes durant l\u2019automne et l\u2019hiver pro- IY Photo Dominion-Wide Alan Jarvis, directeur de la Galerie Nationale du Canada, Rémi Mayrand, délégué de l'Université de Montréal et président de la Société Artistique, Son Exgelience le Gouverneur-Général du Catlada, le très honorable Vincent Massey, C.H., Gyde Shepherd, délégué de l'Université McGill, Claude Forget, vice-président de la Société Artistique de l'Université de Montréal êt secrétaire général de CAEUC-CUSAC, et Jean-René Ostiguy, directeur du service d'information de la Galerie Nationale du Canada.Un Conseil des Arts pour les étudiants chains, groupera une quarantaine de gravures, lithographies et de sérigraphies dues à autant d\u2019artistes répandus de la Colombie au Nouveau-Brunswick.Au congrès d\u2019Ottawa, deux idées furent en un relief particulièrement vif: CAEUC doit absolument éviter de supplanter les activités locales en devenant une agence administrative qui se contenterait d\u2019amener d\u2019ailleurs des activités culturelles \u201cpréfabriquées\u201d; il doit au contraire susciter une vie culturelle locale, les échanges n\u2019étant considérés que comme un moyen d\u2019en necroître l'intérêt.Le très honorable Vincent Massey, Gouverneur Général du Canada, à l\u2019occasion d\u2019une réception qu\u2019il fit aux congressistes à sa résidence officielle, aceorda son patronage à l\u2019organisme.De son côté, M.Alan Jarvis, directeur de la Galerie Nationale, en accepta la présidence honoraire conformément à un désir exprimé par le comité.Le travail du secrétariat général comprend à date: \u2014 Lu rédaction d\u2019une constitution permanente de CAEUC; \u2014 L'organisation d\u2019une exposition canadienne de gravures et de lithographies qui circulera dans 10 universités membres de CAEUC à partir du 30 septembre, pour une période de six mois ou davantage; \u2014 La direction d\u2019une enquête portant sur tous les aspects de la vie culturelle et artistique dans chacune des universités du Canada; \u2014 Les démarches en vue d'obtenir l\u2019adhésion à CAEUC des universités qui n\u2019en sont pas encore membres; } \u2014 La préparation du deuxième congrès national de CAEUC qui se tiendra à Ottawa au printemps 1958.11 est superflu de souligner que le secrétariat général a besoin pour mener à bien toutes ces tâches, d\u2019un personnel actif et ambitieux .Le EE ae ns PAGE DIX LE QUARTIER LATIN INITIATION À L'ART C\u2019est dans un décor où l\u2019ancien côtoie le moderne que Monsieur L.V.Randall, chargé du cours d\u2019histoire de l'art à l\u2019Université de Montréal depuis bientôt huit ans, a bien voulu me recevoir.Après avoir admiré quelques sculptures du Moyen-Age, des dessins de Dürer, une peinture de Klee ainsi que de nombreux livres d\u2019art, Monsieur Randall m\u2019a aimablement fourni quelques précisions sur les sujets de cours qu\u2019il entend traiter durant l'année universitaire 1957-1958.Sous le titre \u201cIntroduction à l\u2019histoire de l\u2019Art\u201d, Monsieur Randall étudicra, dans son pre- nier cours, les grandes époques des beaux-arts, en insistant sur la peinture, la sculpture, l\u2019architecture ct les arts décoratifs \u2014 ameublement, poterie, joaillerie.Pour apprécier les œuvres d\u2019art du XIXc et du XXe siècle, de dire Monsieur Randall, il faut les comparer aux chefs-d\u2019œuvre des maîtres anciens.En remontant aux sources, en établissant des parallèles, il est facile de découvrir les peintres modernes, Picasso et Braque, par exemple.C\u2019est donc en se familiarisant avec les vieux maîtres, soit en regardant les originaux, soit les reproductions de leurs œuvres, que nous pourrons mieux comprendre l\u2019art des XIXe et XXc siècles trop souvent décrié.La pré-Renaissance et l'aube de la Renaissance, fertiles en maîtres, Giotto, Fra-Angilico, Masaccio, l\u2018ilippino Lippi, Benozzo Gozzoli, \u201cse prêtent le plus aisément aux Jeux du miroir et des correspondances\u201d déclare l'historien d\u2019art Robert Lebel.L'histoire de l\u2019art, d\u2019ajouter Monsieur Randall, doit être étudiée \u201ccomme partic intégrante de l\u2019histoire générale de la culture humaine\u201d.Au développement artistique d\u2019une époque correspond un développement social qu\u2019il faut se garder d\u2019omettre pour bien comprendre le jeu des influences.L'histoire des beaux- arts, étroitement liée à l\u2019histoire religieuse et économico-politique d\u2019un pays, ne doit donc pas être étudiée seule, mais bien en parallèle avec les facteurs sociaux.Ce faisant, la compréhension des chefs-d\u2019œuvre est grandement facilitée et permet d\u2019atteindre plus aisément au plaisir esthétique, lequel sera porté à son apogée, après avoir vu un grand nombre d\u2019œuvres, à défaut d\u2019originaux, au moyen de projections.Enfin, de tous les aspects de la culture, selon Monsieur Randall, la peinture est le témoignage le plus direct, plus même que la littérature, parce que plus spontané.Des éléments d'appréciation et de critique seront également enseignés afin d\u2019aider à juger et à examiner avec discernement les œuvres d'art.Le sujet du second cours de Monsieur Randall, intitulé \u201cLe dessin et l\u2019illustration des livres du Moycn-Age à nos jours\u201d, aura pour but d'étudier les grands maîtres du dessin: Léonard de Vinci, Michel-Ange, Dürer, Holbein, Watteau et Picasso, pour n\u2019en citer que quelques-uns.C\u2019est dans le dessin, avoue Monsieur Randall, que l\u2019on voit plus directement le génie, la pensée et l\u2019intention de l\u2019artiste.Quelques traits révèlent toute une personnalité.Le dessin étude, le dessin esquisse pour toile, le dessin idéal, dans lequel l\u2019artiste nous transmet sa pensée immédiate, seront étudiés en empruntant à l\u2019histoire ses plus grands noms.Sc rattachant au dessin, Monsieur Randall étudiera l\u2019enluminure, cet art des premiers siècles de la chrétienté qui atteignit, par la suite en France, une finesse étonnante.De vieux manuscrits du VIIIe siècle, conservés intacts au cours des âges, sont de véritables chefs-d\u2019œuvre.Commec par les années passées, Monsieur Randall dirigera un séminaire pour un groupe limité d\u2019étudiants.En innovation l\u2019on verra à la préparation d\u2019un catalogue pour exposition, illustrant les principaux styles de la peinture de l\u2019Europe occidentale.Les cours auront lieu le mardi de chaque semaine à partir du 17 septembre, de 12h.30 à 2h.30, de 12h.45 à 2h.45, ou encore de 1h.à 3h.p.m.La première heure sera consacrée à l\u2019histoire de l\u2019art, la seconde au dessin et à l\u2019enluminure du Moyen-Âge & pos jours.Les étudiants, désireux d'enrichir leurs connaissances artistiques, sont priés de s\u2019ins- ecrire A.la Faculté des Lettres; le cours est gratuit pour l\u2019auditeur libre.L\u2019heure définitive des cours dépendra du choix, par les étudiants, des heures indiquées.On me prie d\u2019annoncer également que des cours seront donnés les lundis soirs, de 7h.30 à 9h.30, à partir du 16 septembre.Ces cours, de la Faculté des Arts, de l\u2019Institut d\u2019Études Médiévales et de l\u2019extension de l\u2019enseignement, s\u2019intitulent: \u201cLes Beaux- Arts en Europe comme partic intégrante de histoire de la culture occidentale\u201d.Le cours traitera d\u2019une part de l\u2019Histoire générale de l\u2019Art, d\u2019autre part de l\u2019Histoire de l\u2019Art du Moyen-Age à la Renaissance, (peinture et sculpture).Tous les cours sont accompagnés de projections et une réduction de 20% sera accor- déc aux membres de l\u2019AGEUM qui veulent suivre ecs cours.Guy Plamondon À tout étudiant désireux de se monter une bibliothèque particulière R.A.et LILLIAN DAVIES offrent leurs services et leur expérience livres: spécialisés toutes langues, tous sujets sur rendez-vous seulement 4559 Harvard \u2014 EL.2494 conditions faciles aux étudiants.Téléphone: WE.2-3135 2055, rue Favard Montréal 22 pr | par DEUXIEME Fort de l\u2019intérét apporté par les auteurs, la presse et le public en général à son premier concours d\u2019œuvres théâtrales, dont le verdict a été rendu au mois de mai dernier, le Théâtre du Nouveau Monde a décidé de faire de ce concours un événement périodique ct annonce, dès maintenant, le lancement d\u2019un second concours, dont les règlements sont assez semblables au premier, sauf quelques modifications importantes.La pièce primée, lors de ce second concours, sera créée le Théâtre du Nouveau Monde, durant la saison 1958- 1959, ct sera probablement éditée par le Cercle du Livre de France.Il est trop tôt pour dire mainte- ON DEMANDE Dactylos, sténos, écrivains dans tous les genres, demandés au \u2018Quartier Latin'\u2019 (RE.8-9616) \u2014 7e étage du centre social (707').Salaire: Du fun, des amis(es), le sentiment de faire quelque chose pour la cause universitaire et de participer au seul journal indépen- dant au pays.THEÂTRE DU NOUVEAU MONDE CONCOURS nant, en plus de ln garantie d\u2019une somme minima importante de droits d\u2019auteur, quels seront les prix accordés au lauréat; mais il n\u2019est pas téméraire d\u2019espérer qu\u2019ils seront égaux, et probablement supérieurs, à ceux qui l\u2019ont été à l\u2019occasion du dernier concours.Pour ceux qui seraient intéressés à participer à cc concours et qui voudraient en connaître les règlements, il suffit d\u2019écrire au Théâtre du Nouveau Monde, 1200 rue Bleury, Montréal.(Communiqué) AVIS Que toute publicité venant des facultés ou d\u2019organismes autonomes ct devant passer dans le \u201cQuartier Latin\u2019, devra au préalable être présentée au comité de Publicité, lequel verra à le soumettre au \u2018\u2018Quartier Latin\u2019\u2019, et ceci d\u2019une façon équitable pour toutes les facultés ainsi que pour tous les organismes.Comité de Publicité a age pean > SARIN: 12 SEPTEMBRE!19 LA FEDERATION CANADIENNE | DES CINE-CLUBS En se joignant à lu Fédération Canadienne des Ciné-Clubs, l\u2019Université de Montréal ne fait que reprendre sa place aux côtés de la plupart des universités du pays.Cet organisme qui groupe, de l\u2019Atlantique au Pacifique, une soixantaine de ciné-clubs poursuit le double but de promouvoir l'utilisation du Cinéma comme instrument d\u2019éducation et de culture.Les services qu\u2019il rend comme agent de liaison entre les distributeurs ct les ciné-clubs sont inappréciables.La documentation qu\u2019il fournit par son comité d\u2019évaluation constitue des matériaux de base.A lu quatrième session annuelle de la Fédération tenue à Toronto, les 31 août, ler et deux septembre, le ciné-elub universitaire a été représenté par son directeur, Roland Brunet.Les délégués se sont montrés unanimement heureux de voir l\u2019Université de Montréal se joindre à la Fédération.Cette réunion a été l\u2019occasion d\u2019échanges de vues très intéressants sur l\u2019orientation générale de la Fédération.A ce propos, l\u2019accent a été mis sur le rôle d'agent de liaison entre les ciné- clubs qu\u2019elle devait jouer.Notre délégué nous revient enchanté des contacts qu\u2019il a pu établir, surtout avec les autres participants montréalais.Des projets d\u2019une action commune, sur le plan concret, entre l\u2019Université McGill, le Sir George Williams College et l\u2019Université de Montréal ont même été amorcés.Il est question, pour la fin d\u2019octobre, d\u2019une conférence par un spécialiste anglais du Cinéma, et aussi, peut-être, d\u2019un festival.R.B.CHAMBRES GRATUITES Toutes les personnes qui auraient des chambres à offrir gratuitement à des étudiants dans le dénuement, n\u2019ont qu\u2019à communiquer avec le \u2018\u2018Quartier Latin\u2019 à RE.8-9616.Selon des renseignements obtenus du service de placement de l\u2019Université de Montréal, jamais une telle offre n\u2019a été faite.N.B.\u2014 Plusieurs personnes ont ouvert leur cœur et leur porte aux immigrés hongrois, est-ce qu\u2019elles ne pourraient pas faire autant, sinon plus, pour leurs propres frères?Ce n\u2019est qu\u2019un autre signe d\u2019une mentalité que je connais bien.J.A.Art et culture La Société Artistique possède dans le faisceau des responsabilités traditionnellement.assumées par l'Association des étudiants une fonction dont le caractère apparemment indéterminé rejette le plus souvent dans l\u2019ombre la difficulté et surtout la nécessité.Dans tous les groupes humains, le culte des valeurs artistiques a traduit dans ses élans et dans ses affaissements, les avatars de la civilisation elle-méme.Pour parer à la déconfiture de l\u2019idéal humaniste, pour faire échec aux inconvénients d\u2019une spécialisation inévitable des fonctions sociales, la grande Cité des hommes doit s\u2019ouvrir aux vents du large, aux souffles de l\u2019imagination créatrice qui lui apportera des trésors toujours renouvelés; à son image, la Cité Universitaire doit-elle s\u2019efforcer d\u2019équilibrer le systématique des sciences ct des techniques professionnelles par la liberté propre à tout ce qui touche à l'expression artistique ct, par la gratuité du goût pour les Beaux-Arts, compenser l\u2019aspect intéressé de l\u2019apprentissage professionnel, puisque ce savoir est destiné dans une large part à satisfaire des besoins matériels.Pour l\u2019individu, cette connaissance d'un ordre particulier que constitue l'appréciation de l\u2019Art permet.un équilibre qui est le plus grand facteur de santé intellectuelle et morale.Qu'est-ce que la culture ?C\u2019est \u201cIenrichissement de la personnalité\u201d; définition classique.Cependant, toute chose ne peut-elle devenir la source d\u2019un enrichissement pour une nature éveillée?Sans doute, s'il n\u2019a pas répugné à cette nature de ramener à son niveau des choses qui se tenaient bien en-deçà; en ce sens être cultivé, c\u2019est avoir intelligemment vécu, avoir vécu avec intensité.La sensation esthétique ne diffère pas en vérité de n\u2019importe quel autre moyen de goûter à la vie si ce n\u2019est qu\u2019ello ne sollicite pas, elle, qu\u2019on l\u2019élève jusqu\u2019à soi pour en profiter mieux mais qu\u2019elle invite à ce qu\u2019on s'élève jusqu\u2019à elle pour nous contenter plus pleinement.L'Art engendre la joie à travers les symboles qu\u2019il invente.Mais quoi ?Serait-il besoin de louer les avantages d\u2019une certaine familiarité avec l\u2019un des secteurs les plus enrichissants de l\u2019activité de l\u2019homme?L'homme qui crée une chose belle et les autres hommes qui redécouvrent la beauté dans cette chose, qui, en quelque sorte, recréent cette chose à cause de la beauté qu\u2019ils trouvent en elle, et qui leur plait .Or l\u2019homme, comme Dicu, crée à son image.C'est pourquoi on it pu remarquer que l\u2019oeuvre d\u2019art est tin symbole dans lequel communient ceux qui ont en partage une même civilisation; d\u2019où, en quelque sorte, un rôle à la fois catalyseur et pacificateur des activités culturelles.La culture que nous partageons avec d\u2019autres s'étend autour de nous comme un ensemble de sphères concentriques: culture de notre classe, culture de notre patrie, culture de la nation, culture du monde occidental; par chacune de ces sphères, nous touchons à toute une partie de l\u2019humanité, non pas physiquement, mais spirituellement et moralement.Partager une même culture est, pour les relations entre individus et entre peuples, l'assurance d\u2019un minimum de heurts et d\u2019un maximum de compréhension.La culture occidentale, dont nous sommes les héritiers avec d\u2019autres nations, réfère à un ensemble de traditions, de modes d\u2019être, d\u2019agir et de penser auquel depuis plusieurs siècles est attu- ché le char de la civilisation.Mais ces traditions n\u2019ont pas de vie propre; elles doivent vivre en nous sous peine de n\u2019être que des mots.* Claude Forget LE: QUARTIER, LATIN JEUDI, Encore une fois, la saison des sports à l'Université débutera cette année par le traditionnel tournoi de golf qui sera disputé jeudi prochain sur les magnifiques parcours du Rosemount Golf and Country Club, situé à quelques minutes du Boulevard Pie IX sur la Montée Saint-Michel.Le premier départ.s\u2019effectuera vers les 9 heures et l\u2019organisation du toumoi à été confiée cette fois encore au talentueux René La- berge, te Potytechnique.L'on a.end un nombre record d'inscrits, et les meilleurs, comme par les années passées, seront appelés à une ronde éliminatoire en vue de la formation de l'Équipe Interuniversitaire de Golf qui représentera le Comité des Sports de l\u2019Université au tournoi annuel qui aura lieu à Kingston, au début d'octobre.Le \u201cTrophée Daoust\u201d attribué à celui qui obtient le meilleur § score brut sera ii nouveau mis en jeu.Qui, enfin, pourra le ravir des mains des gars de Polytechnique qui semblent y avoir mis la main définitivement ?Bertrand Bouchard laissera-t-il la chance à un autre, tout au moins ?La journée se clôturera comme à lhabitude par une réception intime au cours de laquelle les différent prix seront remis aux méritants .ll ne faut pas oublier parmi ceux-ci le \u201cpauvre honnête gars\u201d qui compte tous GRAND TOURNOI DE GOLF LE 19 SEPTEMBRE ses coups et qui parvient à terminer avec le score le plus élevé .Fait à remarquer, il y a deux ans, Robert Bertrand, l\u2019ancien président de l\u2019A.A.U.M.avait cumulé un score peu impressionnant de 147 coups pour .trous et se mériter la palnie, dans ce domaine.Laberge nous assure que les prix ne manqueront pas et qu\u2019il s\u2019agit pratiquement de s\u2019inscrire pour cn gagner un par quelques prouesses à son crédit L\u2019auteur de ces lignes se rappellera toujours avec.plaisir les palpitants moments qu\u2019il a passés l\u2019an dernier à voir certains de ses amis réussir des \u201croulés\u201d de toute beauté à leur première joute de golf .Cyrille \u201cCy\u201d Guèvremont, le nouveau dentiste de Verdun, après avoir gardé avec brio les filets des Carabins au cours des quatre derniéres saisons, nous a promis d\u2019être du tournoi avec les magnifiques bâtons que ses amis, les amateurs des Carabins, lui ont offert à la fin de la saison dernière, au terme de sa carrière avec notre équipe.Pour passer une très agréable journée, il s\u2019agit donc de se former en équipe de quatre dès maintenant et de venir à bonne heure au \u201cRosemont\u201d pour le grand tournoi de golf annuel de l\u2019Université.Pierre Rodrigue, Directeur de la Publicité Sportive.Le tennis très actif Pour la première fois, cette année, l\u2019Université de Montréal a été représentée durant un été complet dans une Ligue de Tennis Provincial (PQLTA).Notre équipe formée entièrement d\u2019étudiants à l\u2019U.de M.est présentement en tête de cette ligue, devançant le \u201cquatre cent\u201d par un point.Dès le début des cours, les tennis universitaires seront à la disposition des adeptes, leur donnant l\u2019occasion de reprendre leur forme avec les tournois inter- facultés qui débuteront bientôt.Ce n\u2019est pas tout, les 9, 10 et 11 octobre, l\u2019équipe interuniversi- taire, composée de brillantes étoiles, telles que: Pierre Lambert, Louis Lavergne, Jean-Louis Lamoureux ., recevra sur les courts de l\u2019Université, les équipes des autres universités canadiennes dans leur tournoi annuel.Notre équipe qui par lc passé a gagné plus de 10 fois cette rencontre de grande compétition sera une fois de plus l\u2019équipe à battre.Nous espérons que tous feront leur possible pour venir encourager leurs porte-couleurs lors de cette grande classique.Nouveaux arrivés à l\u2019Université, voulez-vous entrer rapidement en contact avec le milieu universitaire et avec d\u2019autres étudiants ?Faites partie des\u2018\u201c Diners Universitaires\u201d qui ont pour but de favoriser un véritable # esprit universitaire et une plus grande collaboration entre tous les étudiants.De quelle façon?Des étudiants ÿ de Montréal ct des environs invi- tent un de leurs confrères à dîner dans leur famille un dimanche par mois.Ceci permet aux étudiants de l\u2019extérieuf d\u2019entrer en contact avec une famille montréalaise ct.\u2018offre un changement de la nourriture de cafétéria.Qui peuvent participer?Tout étudiant et étudiante de l\u2019Université de Montréal résidant hors de sa famille pendant l\u2019année scolaire, tout étudiant/e de La clinique dame de votre choix! billets son Jos
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