Le Quartier latin, 5 février 1963, mardi 5 février 1963
[" LA ARCHITECTURE ME ZZANINE DU GRAND Ÿ SALON AN Sit A Ÿ » } FORME ( fl \\ \u201c» COULEUR As Vy Ù > LUMIÈRE = Sa TEXTURE a EXPO ASSOCIATION DES ÉTUDIANTS EN ARCHITECTURE DE ty MONTREAL.Len tin, iat HH se ti GH, 3 Hh 51 st series «fH Te EM Feige tn Es {iH BIEN FAIRE er AISSER BRAIRE MO EV PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN TREVE DE HAMACS |! L\u2019Exécutif provisoire du N.P.D.québécois proposait la semaine dernière l\u2019idée dun front commun des groupements cana- diens-français \u2014 partis politiques et autres \u2014 « en vue de rechercher la solution au malaise actuel », et éventuellement de construire une unanimité autour de la revendication d\u2019une revision du pacte confédératif.Si on a voulu manifesté par là une certaine fatigue à l\u2019audition de récriminations verbales, de manifestations de sympathie et de proclamations d\u2019accords de principe sur la nécessité de .\u2026 j'en suis, et je retiens la proposition N.P.D.comme In seule qui ajoute à l\u2019avantage de conduire à une action concertée celui de résumer en tenant compte toutes celles qui ont voulu souligner le malaise.J'aimerais proposer à PA.G.E.U.M.de saisir cette invitation au vol, en précisant pourquoi et comment.Je suis bien conscient d\u2019entonner un air connu en répétant que depuis peu, disons juin 1960, le Canada français digère vite: bien des réformes ont été avalées, et l\u2019ensemble des mises en questions qui les ont provoqué n\u2019ont pus fini d'entraîner des remous.Heureusement.Objectifs à court et à long terme, recours à des \u2018compétences, rationalité dans les transformations, bref, phénomène nouveau: on a reconnu que nos besoins sociaux exigent une analyse et des solutions, les deux criant la nécessité de ce que l\u2019on pourrait appeler de véritables politiques.Pourtant, il apparaît que derrière Purgence de définir des politiques provinciales apparaît périodiquement, au gré des limitations rencontrées, celle de fixer une attitude et une politique en face de Pen- semble qui nous englobe, et du gouvernement qui le représente: celui du Canada.C\u2019est inévitable qu\u2019au cours de la définition de ce que l'on a à faire, on touche souvent la paroi des unités politiques qui nous disent qui on est.Cette dernière urgence.il couve sous la proposition N.P.D.qu\u2019elle la reconnaît à plein.Confirmation après bien d\u2019autres, de ce qui s'était exprimé autrement: d'abord un objectif que Pierre Vigeant avait proposé à nos députés à Ottawa, à savoir défendre au-dessus des partis une politique commune en ce qui regarde le Canada français comme tel.Une nécessité que nous impose à sa façon le discours de M.Pearson, ensuite.Par ailleurs, le malaise actuel, qui a atteint un sommet avec la manifestation anti-Gordon de décembre, à amené depuis M.Johnson à réclamer une revision du pacte confédératif sous peine d\u2019indépendantisme: un ultimatum qui se donne du temps cependant, soit jusqu\u2019en 1967.Le premier ministre Lesage, plus timide là-dessus, parle de dernière chance.La F.T.Q.propose aussi une revision du pacte confédératif, M.Laurendeau une enquête sur le bi-culturalisme, tout cela après que les Créditistes eurent mené une belle lutte lors de la session \u2014 fin 1962.Pendant ce temps, les séparatismes refusent toujours de reconsidérer quoi que ce soit de l\u2019Infâme Pacte, et M.Diefenbaker se balance gentiment dans le hamac que lui a tissé M.Laurendeau, d\u2019où il vient de laisser tomber une idée de conférence fédérale-provinciale.Et l\u2019on pourrait parler de M.Dorion .Tableau coloré, peint en retenant les plus importantes contributions, où domine une teinte: celle d\u2019un consensus canadien- français sur la constatation d\u2019un malaise, dont notre sous-représentation dans le haut-fonctionnarisme fédéral n\u2019est qu\u2019un aspect, sur la nécessité d\u2019en déméler les causes et les conséquences possibles, enfin sur l\u2019urgence d\u2019être conséquent avec cette analyse dans une action de groupe.Ça, c\u2019est le décor de la proposition d\u2019un front commun canadien-français, a relever sous peine de dispersion inutile d\u2019énergies, de colères épisodiques, de feux d\u2019effigies, de chèques bilingues, de drapeaux et de tout le folklore d\u2019ambiguités ninises servies à la moderne par certains partis qui leur ressemblent.Un front commun, un train à ne pas manquer actuellement, car il doit rouler sur un certain tapis d\u2019unanimité: or elle existe.Bon.Quoi faire ?\u2014 que l\u2019Ageum empoigne l\u2019invitation lancée par l\u2019Exécutif provisoire, et à titre d\u2019association incluse sous l\u2019invitation, se charge de convoquer la première réunion, du front commun, en dressant, après consultation avec les intéressés, une liste de participants, un programme à traverser, ou un ordo du jour simplement.Un rôle d\u2019organisaiion, de cristallisation, plus difficilement réalisable pour qui que ce soit d'autre, surtout un parti politique, et qui n\u2019enléve rien a Pinitiative N.P.D.: elle pourra continuer à se déployer comme elle pourra.Ce serait pour l\u2019A.G.E.U.M.une façon concrète d\u2019apporter une contribution positive à la solution d\u2019un problème pour lequel elle a déjà manifesté une certaine impatience, dont les conséquences pourraient du reste être tout au moins aussi profitables que celles qui ont suivi le siège du Reine Elisabeth, et traduire à nouveau la volonté de se placer au service de la nation.\u2019 Fonctionnarisme et politique : Monsieur Lapalme, qu avez-vous à nous offrir?« Comme le pouvoir était beau dans opposition ».C\u2019est par ces paroles que M.Georges-Emile La- palme débuta son entretien le 26 janvier dernier, lors du banquet de clôture du Parlement-Ecole de la faculté de Droit.Déjà le ton était donné ; M.Lapalme allait nous parler simplement, avec sincérité, d\u2019une expérience vécue.M.Lapalme qui a toujours « trouvé beaucoup de désenchantement dans la revalorisation de nos moeurs politiques » a noté la démission des élites face à la chose publique.ll a insisté en particulier sur l\u2019absence des universitaires qui s\u2019en sont désintéressés pour se réfugier dans un confort uniquement matériel.L\u2019absence d'élite dans les partis politiques a-l-il dit.a toujours été un fait.C\u2019est donc en résumé un appel pressant que M.Lapalme nous a lancé.« Vous, étudiants, serez- vous aussi des absents ?» Deux possibilités semblent se présenter à nous étudiants.D'une part, solution que vous n\u2019admettez pas M.Lapalme, nous en sommes certain, les étudiants peuvent au cours de leurs études s\u2019intéresser à la politique ou plutôt aux politiciens, faire partie de clubs politiques pour « se placer les pieds », intrigues qui ne sont bien souvent qu\u2019une forme déguisée de patronage.Il y a surtout d\u2019autre part une présence, celle dont vous parlez sans doute, qui peut constituer un apport véritable pour un gou- vernement, qui se traduit aussi bien dans le fonctionnarisme que dans la vie politique publique : présence d'hommes honnêtement et lucidement engagés.De la vie publique, ces hommes lucides ont trop souvent été al, sents.À plusieurs reprises on à d\u2019ailleurs fait le procès de nos moeurs politiques.Mais.si les élites se sont montrées absentes aussi du fonctionnarisme, la faute n'incombe-t-elle pas alors surtout à l\u2019état qui n\u2019a jamais donné au fonctionnarisme l\u2019importance qui lui revenait ?À l\u2019heure actuelle certes, comme le notait M.René Lévesque.la semaine passée, nous savons que « la valorisation du fonctionnarisme est l\u2019une des préoccupations du gouvernement, valorisation qui croit à mesure que s'amplifie I» rôle de l\u2019état dans la société.» La constitution même de l'association des employés du ministère des richesses naturelles en est un signe.La demande par certification.demande très récente, de -+ svndicats de fonctionnaires témoigne en ce sens.Mais, sont-ce là des réformes suffisamment profondes ?Nous nous le demandans.Car, Mousieur Lapalme, les étudiants ne seront attirés vers le fonctionnarisme que dans la mesure où celui-ci sera un intrument adapté aux fins que poursuit l\u2019état.Michèle RIVET Le tout imposé par la décence d\u2019établir une fois par siècle ce que l\u2019on veut, de sortir des nuances et des brumes.Une sorte d\u2019union des électeurs, dont les décisions licraient les partis politiques, les membres de gouvernements: une occasion pour les uns et les autres d\u2019entre eux de représenter autre chose que des fantômes et des intérêts, et pour nous de goûter à la démocratie.Si celle-ci est utopique, reconnaissons aux utopies leur nécessité historique.Sinon .Et les élections fédérales qui approchent., Luc MARTIN 5 FEVRIER:1963 \u2014 LE QUARTIER LATIN LES ÉTUDIANTS CREVENT DE FAM .mais le Gouvernement semble ne rien faire C'est aujourd\u2019hui qu\u2019une centaine d\u2019étudiants de l\u2019A.G.FE.U.M.harcèleront les 95 députés afin de leur faire part personnellement .«des problèmes financiers auxquels font face les étudiants.II ne sera pas question de piquetage, de vandalisme ni de parade avec pancartes.C\u2019est une rencontre d'affaire que les étudiants réclament.I faut mettre cartes eur table aussi bien chez les étudiants que de la part des gouvernants.Les étudiants A l'heure actuelle, une enquête menée chez les étudiants dans les principales facultés a démontré que 41% des étu- dianis n\u2019ont pas encore reçu leur premier versement de bourse.En Architecture, où la situation est la plus critique, ces étudiants sont au nombre de 807%; en Médecine Vétérinaire 77%, Médecine 50%, Droit 48% .et la liste pourrait s\u2019allonger ainsi indéfiniment.Comme le dit le rapport que l'A.G.E.U.M.présente au gouvernement provincial « il faut blâmer le gouvernement en général et plus spécialement le ministre de la Jeunesse qui n\u2019a pas tenu parole et qui, dans les réformes qu\u2019il a entreprises, a fait preuve d\u2019imprévoyance et d\u2019inefficacité ».Du côté du gouvernement Car, M.Paul Gérin-Lajoie, l\u2019an passé, (20 février 62) avait assuré les étudiants que l\u2019an prochain, soit cette année, tout serait réglé.Or il n'en est rien, et la situation ne fait que s'aggraver.Il est temps que le gouver- nememt s\u2019aperçoive qu\u2019il ne peut leurrer indéfiniment les étudiants.Des promesses pour les années futures, les étudiants n\u2019en veulent plus.H nous faut une promesse formelle du ministre de la Jeunesse, mais promesse endossée par le gouvernement tout entier.Les crreurs sont d\u2019ordre administratif et c\u2019est cette promesse de les éviter que nous exigeons.Car, si quelques petites erreurs administratives peuvent sembler insignifiantes pour un gouvernement, elles empêchent tout de même des étudiants de vivre convenablement et même de venir à l\u2019université.Réformes proposées : Aussi l\u2019A.G.E.U.M.exige des réformes qui doivent s\u2019appliquer dans un avenir très immédiat.Le rapport indique d\u2019ailleurs très clairement ces réformes: «1-\u2014que la date limite pour la remise des demandes de bourse soit fixée au ler juillet 2\u2014que les étudiants reçoivent avant le ler septembre une réponse a leur demande PAGE TROIS 3\u2014que les étudiants reçoivent avant le 15 septembre le ler versement, et le Ze avant le 30 janvier.Pour qu\u2019un étudiant commence l\u2019année académique dans une sécurité relative, il lui faut établir son budget.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il doit être au courant de tous ses actifs réalisables avant le premier septembre.» Espérons qu'aujourd\u2019hui Québec se rendra compte, une fois pour toute.de la gravité de la situation et qu\u2019il décidera d'y remédier de façon intelligente.Michèle RIVET Corte nt Délai pour la présentation ns pourtant, ETS P des demandes de bourses protestent\u2026 Les étudiants en Architecture protestent contre la lenteur du gouvernement à attribuer des bourses aux étudiants, contre l\u2019incertitude dans laquelle le gouvernement maintient de nombreux étudiants, et contre le trop grand nombre de refus tardifs aux demandes de bourses.Le système de bourses s\u2019avère un échec complet qui asservit les étudiants plus qu\u2019il ne les aide.Ce que les étudiants réclament c\u2019est L\u2019ÉDUCATION GRATUITE À TOUS LES NIVEAUX, promise par le parti libéral.Les étudiants réclament également qu\u2019une plus grande part des deniers publics soit employée à promouvoir l\u2019éducation : construction d\u2019écoles, des professeurs, bourses de aux étudiants.équipement scolaire, salaire spécialisation, et pré-salaire Au sein du gaspillage érigé en système dans notre société capitaliste, la faible part de nos ressources attribuée à l\u2019éducation est un scandale.Exceptionnellement cette année, le ministère de la Jeunesse acceptera jusqu'au 30 janvier les demandes de bourses de perfectionnement et de bourses pour la formation universitaire du personel enseignant.Le Service de l'Aide aux étudiants ne recevra cependant que les demandes des candidats qui détiennent déjà des questionnaires.La date limite avait d\u2019abord de perfectionnement été fixée au 15 janvier.I faut souligner que pour les prochaines années, la Division des bourses refusera toutes les demandes qui lui parviendront après la date limite, afin d'éviter des retards dans analyse des questionnaires.De plus, comme ces bourses sont attribuées par voie de concours, il est normal qu'à l'avenir, seuls les candidats qui auront présenté leurs de- mandes dans les délais puissent y participer.Ces deux catégories de bourses ne comprennent pas rowte- fois tes bourses universitaires de perfectionnement à temps par- ticl, les bourses de perfectionnement pour les professeurs de l'enseignement spécialisé et pour les fonctionnaires.COMMUNIQUE Ce midi au Grand Salon: Marcel Rioux et Jacques Larue-Langlois parleront du 'DESARMEMENT NUCLÉAIRE Les étudiants en Architecture protestent également contre l\u2019existence, au coin des rues St-Urbain et Sherbrooke, entre l\u2019Ecole des Beaux-Arts et l\u2019Ecole d\u2019Archi- |?tecture, d\u2019affiches publicitaires horribles et_réclament un règlemerit municipal.les interdisant.* (COMMUNIQUÉ) | PAGE QUATRE 2 \"ELITE LE QUARTIER LATIN Un mot à Stéphane Monsieur, Je ne sais de quelle Faculté vous êtes.Je ne tiens pas vraiment à le savoir de peur d\u2019être déçu.Je me demande seulement si vous avez fait usage, en écrivant, de la « faculté » que possède le commun des mortels sur ce campus ?Que vous ayez vos opinions, je le concède.Que vous les écriviez toutes, je le concède moins, à cause des lecteurs dupés par un semblable article.Que vous méliez en plus la Religion à ces mêmes opinions, c\u2019est là porter a confusion et trahir publiquement le « sens unique » de vos trop rudimentaires connaissances dans les domaines touchés.Vous demanderait-on de vous taire ?Certes non, nous sommes en démocratie.Que vous vous retrempiez quelque part dans un stage de maturation ?Oui.Ce serait naturellement, à votre avantage et à celui des lecteurs sérieux.À moins que votre article fut un truc du métier \u2014 bien connu des vieilles mains du journalisme \u2014 plaquer un article « plat» pour mieux faire ressortir les autres.Alors, c'est une réussite ! A propos du chiffe un (1) qui paraissait a droite de votre titre, il devrait plutôt signifier la parution d\u2019un second article complétant adéquatement le premier.Vous pourriez alors faire mention des partisans de la métempsycose comme responsables aussi de la surpopulation.et comme vous avez de la VEINE vous apporteriez une solution aisée.Fernand VAILLANCOURT Inst.Sup.des Sc.Religieuses SURVEI «.M.Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c'était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide, qu\u2019il fallait la garder entre nous et ne jamias l\u2019oublier, parce que quand un peuple tombe esclave, tant qu'il tient bien sa langue, est comme s'il tenait la clef de sa prison.Alphonse Daudet, « La dernière classe ».Messieurs, Jusqu\u2019à présent, chaque fois que je rencontrais une de ces fautes d'orthographe monumentales dans « Quartier Latin », je me contentais de secouer la tête en me disant : « Que d'erreurs typographiques !» Mais voilà que, à deux jours d\u2019intervalle, dans le numéro du 22 janvier, je lis à la page sept, dans Particle d\u2019un élève de la faculté de Droit, 2¢ année (sic) l\u2019énormité suivante : « Quelques soient les responsables de ce triste geste, il faut que ça change » ; et dans l\u2019éditorial du 24, en page deux : « l\u2019acquisition d\u2019armes nucléaires quelque soit leur provenance.».Je n'insisterai pas sur les autres fautes commises dans le même article, telles que « nous tte pourrions repoussé ., .», «un rôle dont l\u2019histoire l\u2019a obscurément préparé à jouer.» 3; «l\u2019armée canadienne utilisera des armements qui requiert la permission américaine».et j'en passe.Mais l'emploi de « quelques soient » ou « quelque soit» pour « quels que soient » ane tut tree AD.LONS-NOUS.ou « quelle que soit» semble généralisé.Serait-ce là une particularité de la grammaire cana- dienne-française.Voyez-vous, j'enseigne le fran- Çais à des élèves de langue anglaise.Or, mes bons élèves, eux, ne font pas ces fautes.Alors que dois-je répondre à ceux qui me montrent une photo du Montreal Star du mercredi 12 décembre, représentant des étudiants canadiens de langue fran- caise brandissant une pancarte avec Pinscription : « A BAT GORDON » ?J'avais l\u2019intention de me servir de « Quartier Latin» dans mes classes, car au fond, un journal porte-parole d\u2019étudiants ca- nadiens-français ne devait pas manquer de les intéresser.J\u2019aime autant vous dire qu\u2019ai j'ai vite discontinué cette pratique ! J'avais honte.J\u2019ai honte.D'autant plus que je suis tout à fait d\u2019accord avec les idées exprimées dans cet éditorial du 24.Mais comment oserais-je mou- trer cet article à mes élèves ?Je ressentirais la même gêne que le jour où je vis dans le Montreal Star la photo dun groupe de manifestants arborant cet écriteau : « Le désarmement est le meilleur abris».ou quelque chose de la sorte.Je m\u2019excuse de ne pouvoir donner de références plus exactes, mais il est facile de s'adresser aux archives du journal en ques tion.Que voulez-vous, cela me fait de la peine.Et c'est bien pour cela que je finis par prendre la plume après des semaines de ~ silence.semaines pendant lesquelles se sont accumulées les fautes d\u2019orthographe et de français que l\u2019on corrige au niveau primaire, comme dirait une de vos collaboratrices (voir : pitoyable, lamentable, page 3, Quartier Latin, 22 janvier).Je pense aux expressions comme : « M.Caouette sert la main a.» (Bloc Notes).Dites ce que vous, voulez, cela est monstrueux.Que l\u2019on puisse trouver de telles perles dans un journal publié par des universitaires (mes élèves anglophones auraient tendance à dire « soi-disant universitaire ».et comment les en blâmer (1), c\u2019est inadmissible.) Et si l\u2019on n'en trouvait qu'une ou deux par journal.Mais ce sont des dizaines par page ! C\u2019est trop.Beaucoup trop.J'ai eu beau vous chercher des excuses pour vous défendre aux yeux de mes élèves : « ces journaux sont préparés à la hâte ; ceux qui les impriment ne sont pas nécessairement des universitaires, etc.etc.» Mais tant, c\u2019est vraiment trop.Je n'arrive plus à me convaincre moi-même.Comment en convaincre les Anglais qui ont déjà tendance a nour juger sévèrement ?Faites un effort.Surveillez-vous.M.PARADIS (1) « .ces gens-là sont en droit de nous dire : « Comment ! Vous prétendez être Français, et vous ne savez ni par- \u2018ler ni écrire votre langue ! » Alphonse Daudet, «La dernière classe | CY as UE $ FEVRIER 1942 mme, | a fallu DIX Oui, il aura fallu dix ans, je dis bien dix ans, pour qu\u2019un de nos aumôniers réussisse à réunir un groupe d\u2019étudiants qui prenent en charge d\u2019une façon régulière certains services paroissiaux qui vont plus particulièrement aux laiques.Et pourtant, nous sommes dans une université catholique où se côtoient plus de sept mille étudiants ! La petite vingtaine de jeunes qui sert aux messes quotidiennes et dominicales, qui lit à ces mêmes offices l\u2019Epitre et l\u2019Evangile, s\u2019occupe également de la préparation d\u2019un feuillet liturgique : Prologue.Pourquoi faut-il donc que si peu de jeunes, alors que la grosse majorité a reçu une formation chrétienne, s\u2019intéressent à la vie liturgique ?Beaucoup me répondront qu'ils en ont assez eu au collège ou ailleurs, et que maintenant qu\u2019ils volent de leurs propres ailes, ils n\u2019ont pas l\u2019intention d'aller s\u2019embarrasser de Liturgie ou de tout ce qui y est rattaché.Je trouve cette attitude, là où elle existe, très négative.N'est-ce pas justement parce que nous sommes plus libres de nos actes et de notre façon de penser que nous devons maintenant nous poser franchement le problème : je suis baptisé, donc Chrétien, qu'\u2019est-ce que cela signifie pour moi ?Peut-être est-ce parce que nous ne sommes pas suffisamment renseignés que nous négligeons d\u2019apporter notre participation à la vie liturgique ?Les moyens mis à ANS.notre disposition actuellement son; là pour nous aider.Alors?Où faut-il donc chercher, pour qu\u2019en cette période de renouveau liturgique, de Concile, si peu de lai.ques et surtout de jeunes participent vraiment d la vie de I'Eglise ?Le nombre de ceux qui, parmi les jeunes, se plaignent des messes baclées, dites trop vite, où l\u2019on ne sent pas suffisamment de participation de la Communauté, serait certainement plus faible si ces mêmes jeunes essayaient d'apporter leur collaboration à tout ve qui se fait de nouveau.Pourquoi, pensez-vous, qu\u2019une paroisse comme Saint-Rémi a si bien réussi ?À vous qui pensez ne pas en savoir suffisamment long sur la Liturgie, à vous qui désirez que ça change, je dis : Réservez vos soirées du 12 et 13 février prochain.Dans quel but ?Vous informer sur le « Rôle de l'Assemblée à la messe » en écoutant et questionnant le Père Kanthius Mathu- ra, Franciscain, et sur le « Rôle de l\u2019équipe liturgique dans l\u2019Assemblée » en écoutant et questionnant le Père Gignac, Dominicain.Le programme complet de ces soirées paraîtra dans le Quartier Latin et sera également affiché.Voici vraiment une occasion de se renseigner pour mieux vivre une vie qui se veut souvent plus chrétienne, mais qui ne peut l'être parce qu\u2019on a trop tendance à être observateur plutôt qu\u2019acteur.Bernard PHILOGENE \u2014\u2014LE QUARTIER LATIN\u2014\u2014 journal bi-hebdomadaire de l'Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de la Corporation des Eschollers Griffonneurs Dahmen.Section de l'Education : Stobin, André Lemieux.Directeur : Jacques Girard Rédacteur en chef : Michèle Rivet Secrétaire à la Rédaction : Comité éditortal: Guy Bertrand, André Dubois, Gabriel Fortin, Luc Martin, Michel Pichette, André Poirier, Claude Roy, André Smith, Michel Vennat, Stéphane Venne, Antoine Zalatan.Section artistique : André Brochu, Jacques Tardif, Marc Laurendeau, Michel Amyot, Danielle Sauvage, Mireille Dansereau, Rcbert Mackay.Section économique : Hubert Lapierre, Miche) Paquin, Georges Philippe Reld, Réginald Boucher, Jacques D.Girard, Marthe Lépine, Ghislain Clermont.Section Internationale : Plerre Hogue, Renée Lescop, Pierre Blache, Section Nationale: Suzanne Thomas.André Carrier.Section des Nouvelles: François Dorlot, Berge Langevin, Marie-José Cantin, Suzanne Thomas, Francine Tougas.Section politique : Jacques Poulin, Pierre Hogue, Renée Lescop, Robert Côté.Section Scientifique | Lorne Bouchard, Raymond Lafontaine, Pierre Rivest, Lionel Hervieux, Robe Ducharme, Claude Marullo, Yvon Séguin, Luc Desnoyers, Bernard Philogéne.} Pierre Desjardins.Section Sportive : Claude Chapleau.Caricaturistes : ce Photographes : Jean-Marie Dorlot, Prangols Dorlot, Danièle Sauvage, Pierre Savard, André Bohémier.Publicité: Georges Lefebvre \u2014 RE.7-6561 Abonnement pour l'année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 | 2222, ave Maplewood, Montréal 26 Michel Beaulieu Imprimé à 978, rue De Bullion, Montréal 18 DE LAMIRANDE ENRG.; Comme Le Ministère des Postes à Ottaiva, .a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi objet de deuxième classe de la présente publication.| 5 FEVRIER 1963 FESTIV'ARTS L\u2019A.G.E.U.M.a-t-elle eu tort d\u2019adopter ia formule Festiv\u2019Arts ?La semaine a-t-elle été ratée ou réussie ?Faut-il abandonner ou poursuivre ?Les administrateurs des finances et de la politique agéumiques ne jouent pas à la roulette russe.Et je sais que Landry et ses pairs ont horreur de laisser le hasard prendre le gouvernail de leur barque.Or quand André Du- hois.directeur général de la Société Artistique a soumis à l'Exécutif son projet de bâtir une semaine artistique, il a dû faire valoir des arguments capables de réunir l'unanimité.D'abord, pourquoi cette tradition, pourquoi louer annuel- l-ment la Comédie-Canadienne le temps d'une semaine et y convier le public ?En remettant le tout en question, on découvrait que ce n\u2019était pas pour nous amuser nous-mêmes que cette tradition était viable et valide, mais au contraire pour nous faire connaître au grand public.Nous faire connaître du plue grand nombre par notre bon goût.En un mot : le prestige à l'extérieur du Campus.ll apparut ainsi qu\u2019un éventail de manifestations artistiques diverses serait à propre à rejoindre toutes les couches de la population.Pour que la ren- vontre avec le public soit véritablement prestigieuse, un seul critère dominait auquel il fallait s'agripper : la qualité.Concré- tement, cela signifiait qu\u2019on dirait au public : « Les étudiants vous invitent à entendre le chef- d'oeuvre de Beethoven avec les meilleurs artistes disponibles, regarder un film situé à la pointe de la production récente et aussi des classiques du cinéma, apprécier la troupe de théâtre la plus hardie et le plus « ac- tuclle » de la métropole, entendre le meilleur pianiste de Jazz au goût de la critique mondiale, découvrir le groupe que nous rroyons être le plus comique en ville, redécouvrir trois excellents artistes canadiens de la chan- som .On invitait le public à un festin, espérant qu\u2019il y reconnaisse notre bon goût et à travers lui une image favorable de l\u2019esprit étudiant, qu\u2019il y trouve plaisir et nous en sache gré.Mieux aimés, les étudiants seraient peut- étre mieux compris, plus écoutés.Erreurs, échecs Nous ne nous cachons pas nos erreurs.Celle qui frappe le plus les étudiants est que nous N\u2019avons pas réduit davantage le prix des billets pour les membres de l\u2019'A.G.E.U.M,, ainsi que Mile Christiane Verdon l\u2019a souligné dans une récente livraison du Quartier Latin, en invoquant la pauvreté» de l'étudiant moyen.Ce n\u2019est cependant pas pour cette raison que nous battons notre coulpe.D'abord, l\u2019expérience (dont M.Georges Le- febvre, administrateur des dollars de PA.G.E.U.M.est dépositaire) démontre : primo, que l\u2019étudiant moyen s\u2019intéressa rarement à plus de deux soirées offertes par les Festiv\u2019Arts.et, secundo, qu'il ne se précipitait pas sur les billets les moins chers.Ensuite.comme il est énoncé plus haut, Festiv\u2019Arts ne s\u2019adressait pas aux étudiants d\u2019abord (si oui, nous anrions fait Festiv'Arts intra muros et non a la Com.-Can.) mais au grand public.C\u2019est à lui que nous voulions donner une bonne impression des étudiants et non à nous-mêmes.Si nous avons fait une erreur en ne donnant pas de meilleurs prix aux étudiants, c'en cst une contre l\u2019éthique, contre le protocole : à titre d\u2019hô- tes, les étudiants avaient droit à un traitement de faveur.Une autre erreur se glissa dans notre publicité.Nous avons perdu du temps, plus exactement une semaine, a disperser les éléments publicitaires de Festiv- Arts dans des petits carrés reproduits dans les journaux, qui passaient totalement inaperçqua.Quand arriva la publicité globale, elle manqua aussi du « punch » que lui auraient conféré un sigle distinctif ou un certain cliché.Ce manque dans l'armature publicitaire fut sans doute responsable, et c\u2019eat avis de M.Jean Vallerand, du demi- êchec de la 9ième Symphonie au Forum.Les organisateurs de Feativ- Arts se sont fait jouer dans les pattes par Madame Francoise Berd.directrice du Théâtre de l'Egrégore.Faut-il blimer Pi- nexpérience de ceux-là ou la mauvaise foi de celle-ci ?Le contrat qui les liait ne spécifiait pas que la représentation de « Naïves Hirondelles » à la Comédie Canadienne serait la traditionnelle « première» ainsi que convenu verbalement.Cette omission permit à Mme Berd d\u2019annoncer à gauche et à droite, dans les journaux et à la télévision, que la dite « première » aurait lieu dans son propre théâtre de la rue Clark.Mauvaise foi, à coup sûr: « Naives Hirondelles» fut joué pour la première fois devant le public mon- tréalais dans le cadre de Festiv\u201d- Arts.De plus, en vertu du cachet ($1,600.) que nous offrions, nous aurions pu nous réserver par contrat l'initiative de la publicité faite autour de cette pièce, et non laisser à Mme Berd le LE QUARTIER LATIN loisir de faire de la réclame à notre détriment.Toujours en regard de la publicité, certaines soirées ont été mal dirigées.Pour le concert de Jazz, nous aurions dû frapper plus fort à la porte des universités anglaises : et inviter plus expressément collégiens et cou- ventines à la soirée Gauthier- Léveillée-Julien.Peut-être aurions-nous eu dix fois plus de demandes que de billets disponibles : mais c\u2019eût été tant mieux.La formule vaut son pesant de dollars Festiv'Arts coûte aux environs de $20,000.C\u2019est ce que coûtait la Revue Bleu et Or, mais plus que la somme consacrée à Ja réalisation de «Seul ou avec d\u2019autres ».Nous avons quasiment atteint notre but.Les journaux.la TV et surtout la radio ont parlé de nous beaucoup et longtemps.Nos trois derniers soirs ont été des triomphes.Festiv' Arta, pour le public.avait tous les dehors d'un évènement unique en cette saison.L'objectif de prestige est presque rejoint.Il le serait entièrement si nous avions empli toutes nos salles.Parce qu'elle peut rejoindre toutes les couches du public (ce que les revues sont impuissantes à faire), parce qu\u2019elle requiert un investissement raisonnable, que le nom de l\u2019A.G.E.U.M.s\u2019y trouve lié pour le meilleur.que le public et la critique y trouvent plaisir, et finalement parce qu\u2019elle enrage Jean Laurac (cf ci-contre), la formule de Festiv\u2019 Arts mérite de vivre encore.Meilleure en vieillissant Mais il faut l\u2019améliorer, cette formule.D'abord.que les directeurs y réfléchissent, qu\u2019ils fa- connent le programme long: temps d'avance.qu\u2019ils gardent solidement en main les manettes de l'organisation entière.Et que l'expérience acquise cette année serve au cours des tentatives futures.À l\u2019avenir.nous saurons mieux faire notre publicité.Nous éviterons les spectacles qui n\u2019atteignent qu'un public de spécialistes.Nous avons appris qu\u2019une symphonie an Forum est un éléphant blane ; un soliste de stature internationale, préférablement un Canadien, aurait beaucoup mieux fait l\u2019affaire, aurait peut-être coûté moins cher et la musique classique s\u2019en serait trouvée aussi bien servie.Stéphane VE Socitété Artic.Care ETT es = PAGE CINQ.auto-critique Jean Thomas, sous le nom de Jean Laurac, travaille au «Petit Journal», hebdomadaire parfois agréable et facile de lecture.M.Thomas y écrit.De là à conclure qu\u2019il est journaliste, il y a un abîme infini.M.Thomas, lui, se dit évidemment journaliste; mais quand on songe qu\u2019il se range, se disant, aux côtés de Messieurs Pelletier, Fillion, Laurendeau et autres, et qu\u2019on lit ensuite les chroniques du Thomas en question, on sourit.On pense qu\u2019il aura beau nmoircir les rames entières de papiers, jamais il ne fera le poids.Jean Thomas, dit Laurac, écrit mal.Effroyablement mal.C'est, pour le moins, un mauvais départ.Il parle de tout avec un air d\u2019autorité qui n\u2019a d\u2019égal que son ignorance.Il parle de cinéma sans en connaître ni l\u2019histoire, ni la technique, ni la signification.De chansons sans la moindre référence sensée à leurs composantes littéraires et musicales, dont il ne connaît manifestement rien, d\u2019ailleurs.De télévision avec la plus parfaite ignorance de ce que sont les «mass media».11 patauge dans tous les arts, du premier au septième, donnant de ci de là des coups de hochets qui ne font de mal qu\u2019à ses mythes, prenant des vessies pour des lanternes, Golmann pour Brassens, et soi-même pour un critique.M.Thomas, dit Laurac, pour des motifs d\u2019ordre tout probablement complexuel, entretient des mythes.En lisant sa chronique, le lecteur aura tôt fait remarquer celui de la « bête noire » souvent symptomatique d\u2019un sentiment de persécution refoulé, et qui émerge sous les diverses formes du masochisme ou du sadisme.Dans le cas de M.Thomas, dit Laurac, ce sentiment de persécution trouve des manifestations tournées agressivement vers son origine.C\u2019est ainsi que le monde étudiant, pour M.Thomas, devient une jungle opaque, grouillante de bêtes noires, symbole du Mal.A chaque fois que ce monde se manifeste, Jean Thomas saisit donc sa lance, enfourche Rossinante et fonce sur les bêtes noires.En soi, cela n\u2019a ritn d\u2019ennuyeux et la santé mentale de tel ou tel adolescent JEAN THOMAS, DIT \u201cLAURAC\u201d ne préoceupe généralement que ses proches.Mais voilà: « Le Petit Journal » est lu par un demi million de personnes par semaine.Il est donc normal que les étudiants commencent à en avoir marre.Et nous voilà amenés à répondre à une objection que M.Thomas, dit Laurac, a soulevée contre Festiv-Arts.Il dit: ce n'est pas le rôle des étudiants d'engager des artistes pour les mettre au menu d\u2019un festival artistique.Mais il suffit de continuer jusqu\u2019au bout ce raisonnement pour rejoindre tout ce qu\u2019il suppose d\u2019absurdité.Voyez plutôt, Notre role comme étudiant est d\u2019étudier.Soit.Mais M.Thomas, d\u2019autre part, se dit daccord avec la formule des revues et celle du film.Et pourquoi donc, je vous le demande, serait-ce notre rôle de produire des revues, notre rôle de faire des films ?En quoi les étudiants sont-ils essentiellement revuis- tes ou Cette tendance à vouloir classer, cataloguer, donner pour l\u2019éternité des rôles et des fonctions tient de la paresse intellectuelle.La par PA.G.E.U.M.de construire Festiv-Arts résulte d\u2019une réflexion sur l\u2019objectif à poursuivre, suivie - dun choix au niveau des moyens.Festiv-Arts n\u2019est pas notre rôle non plus qu\u2019une institution; Cest un pur moyen.Vous me suivez, M.Thomas ?.Et ce moyen disparaîtra ou demeurera selon les circonstances.L'étudiant qui étudie est une chose et l\u2019A.G.E.U.M.une autre.Ce n\u2019est pas, M.Thomas, le rôle de l\u2019Association d\u2019étudier.Notre Association a une existence sociale et ne poursuit pas des fins académiques.L\u2019A.G.E.U.M.existe pour protéger les étudiants, mais surtout pour que le corps étudiant soit connu, apprécié, respecté, et travaille à l\u2019épanouissement de la nation.Fes- tiv-Arts s\u2019inscrit dans cet ordre d\u2019idées.cinéastes ?décision Qu\u2019il me soit permis d\u2019espérer que M.Thomas nous fichera désormais la paix.1 me semble que l\u2019A.G.E.U.M.fait face à des problèmes assez importants pour que M.Thomas, faute d\u2019entendement, n\u2019aille pas brouiller les pistes.7 8 -V. PAGE SIX LE QUARTIER LATIN S FEVRIER 1943.OÙ SONT-ILS DONC, TOUS CES PAYS?Il était une fois, un Etre qui avait reçu, sans qu'il ne l'ait jamais demandée, une intelligence, une volonté et une stature d'homme.11 avait été placé par un destin imprévu dans des con ditions de temps et d\u2019espace qui le Hmitaient indéniablement à des cadres précis.L'Etre était très malheureux de voir toujours son horizon ramené à des dimensions étroites et trop res treintes parce que personnelles.11 lui arrivait quelquefois d'avoir cle ces idées bizarres, que les gens qualifiient de «très drôles ! » l'Etre ne pouvait empêcher son esprit de sauter les barrières de l'espace où il était confiné et de courir sur sa planète.Car il avait un coeur à la dimension de tout un monde et une Ame qui, assoiffée de pureté et d'a mour, cherchait à partager son bonheur avec toutes les créatures qu'elle croisait.L'Etre ne connaissait pas encore sa vérité, il PRENEZ Voyager à (ravers la France par train sera la plus belle expérience de votre vie.Jamais vous ne pourrez approcher plus aisément la population.ou vous rendre dans tous les coins du pays avec plus de facilité.Le réseau de la SNCF, le plus complet et le plus Pour vos prochaines vacances en France, informez-vou auprès de votre agence de voyage ou écrivez Un seul billet, valable pour un, deux ou trois mois et permettant d'utiliser le chemin de Num ter dans 13 pays européens, sans limite de Adresse distance.Ville SOCIÉTÉ NATIONALE DES CHEMINS DE FER Chambre 436, 1500 Tue Stanley, Montreal, Qué.La brochure illustrée \u201cFRANCE\u201d lu cherchait à travers les obstacles quotidiens.La musique, les sons, les rythmes ct les voix rendaient son oreille attentive aux bruits extérieurs, Les notes poussées par le vent arrétaient le temps et pour quelques instants, il retrouvait la tranquillité du « hama- ca », qui se balance au bord de la mer, l'élan de la « golondrt- na » qui s'élance vers le ciel ou encore était-il emporté par le son d\u2019une samba endiablée au sommet des collines de Rio.I traversait la mer bercée par les « echoes of the South Seas ».11 comprenait les rythmes orientaux à la signification obscure.Il écoutait avec application les accords harmonieux à l'oreille hindoue, et cherchait à comprendre la philosophie pleine de sa- esse et de délicieuse béatitude Bouddha.de Par la musique, l'Etre pénétrait plus à fond chez les hommes, elle était son radar aa LE CHEMIN DES ÉCOLIERS moderne d'Europe, dessert littéralement tout le pays.Les départs sont fréquents, les horaires pratiques et respectés.Dix heures vous suffisent pour traverser le pays d'un bout à l\u2019autre et admirer les pay- belles sages si variés des provinces.hme rea dans un monde qui lui était féroce.Il avait ainsi erré depuis bien des années, il s'était familiarisé avec beaucoup de bruits insolites : le tapage, il en avait fait son affaire.Du «kling klang » chinois, au Jazz américain : il connaissait tous les sens.I cherchait déjà quelque chase d'autre, de différent pour retenir son attention.C'est à ce moment de relative quiétude que, à la faveur d\u2019une nuit sans étoile, l'écho d\u2019un « negro spiritual » parvint jusqu\u2019à lui.« Sometimes 1 feel, like a [motherless child, a long, long way from home a long.long way from home.» le cri de l\u2019orphelin abandonné, d'un étudiant désorienté, vé- veilla dans l'Etre les plus nobles sentiments qui avaient déjà commencé à s'engourdir, étouffés qu'ils étaient par le vacarme environnant.L\u2019Etre en fut remué À jusqu'au plus profond de son ame.II se leva, marcha vers cet appel, guidé par la voix, cette voix pure et cristalline, cette voix qui appelait du coeur de l'Afrique.Plus il sentait qu\u2019il approchait, plus son pas se laisait difficile, plus il lui en coûtait ; pourtant, plus le chant était doux et langoureux.Il voulait aider.mais il ne le pouvait pas.Il était désespéré car il ne parvenait pas à localiser la plainte.Quand la lumière du jour reparût, quand la conscience revint le matin, l\u2019Etre percevait encore le cri émouvant de la nuit.Il sentait qu\u2019il lui fallait faire quelque chose pour aider, pour adoucir la blessure qui fait tant souffrir.Alors, il résolut ce faire connaître au monde Sa vérité, Lu vérité que la musique lui à indiquée, la vérité qui fait souffrir quand elle est connue.lire dans notre prochaine édition Foe em mem me 1 Il y aura des disques de musiques nationales et SOCIÉTE NATIONALE DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS | .| folkloriques; les livres, en français et en anglais, trai- Veuillez m'adresser: L on I teront des sujets discutés a I'O.N.U.\u2014 Modèle et de LC] l'ous renseignements | .0s a.vor \u201cEUHAÎLPASS\" | problèmes d\u2019intérêt international.| Les revenus de cette vente, seront affectés à un Prov.\u2026 projet pour les étudiants en Afrique française.=, Cette vente coïncide avec l\u2019O.N.U.Modèle.AVIS Le comité local de l\u2019Entraide Universitaire Mondiale (E.U.M.) annonce une vente de disques et de livres, du 6 au 9 février, au Centre Social.C'est pourquoi, l\u2019Etre a ouvert une exposition de disques et de livres à travers lesquels it nous livre l'expérience de se, voyages, la connaissance de son bonheur.Car son bonheur.il l'a trouvé dans ces pays.Dans ces pays africains qui réclament le secours du monde.L\u2019Eure se rend tous les jours au render- vous de la voix cristalline ei perçante qui crie au coeur de l'Afrique.Il lui apporte un message de paix et d'amour, de hone ef de pureté.L'Etre à enfin quel- qu'un avec qui partager son hop.heur ! Mais pour toi.ces pays, il, seront au Centre Social du 6 an 9 février, entre 9 heures du matin et 10 heures et demie du soi.Est-ce que tu n\u2019aimerais pus, toi aussi participier à cette rencontre au-delà du temps et de l'es pace?.Luce DIONNE Janv.30/63 Pour le comité local de l'EU.M.EDITORIAL DE STEPHANE VENNE: « L'Union Nationale, grande ouverte » LE BLOC-NOTES DE MICHEL BEAULIEU: « Le Parlement-Ecole (ou Villusion comique) » JEAN-YVES SINCLAIR: « La guerre civile au Québec » GIL COURTEMANCHE: « La seconde force du syndicalisme canadiens-français » TT LAS 4 Lad i Yetar atom cate if ave titel UE 8 AA Anta ara AUS AE oT Cd mt dan WIT MC aan FLATT Te IF Sava TET I 5 FEVRIER 1963 \u2014 LA LUMIERE COULEUR FORME PORT PAYE A MONTREAL TEXTURE Jourac! bl-hebdomadaire de i'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE LE QUARTIER LATIN LUMIÈRE COULEUR FORME TEXTURE MONTREAL, 5 FEVRIER 1963 C'est le thème de la semaine d'architecture.La semaine d'architecture est présentée par l'association des étudiants de l\u2019école d'architecture de Montréal pour la quatrième année consécutive aux étudiants de la montagne.Notre «semaine » a donc presque un mois maintenant, cc n\u2019est pas vieux, mais assez pour être rajeunie.En fait, nous avons tenté de la vieillir, ou de lui donner de la maturité.[I y à trois ans, notre groupe d\u2019étudiants était presque ignoré en dehors de ses murs et c\u2019est avec tapage que nous nous amenions sur le campus pour proclamer que nous étions là et que l\u2019architecture était quelque chose de fantastique.Nous sommes toujours là et nous croyons encore que l'architecture est quelque chose de fantastique.Nous croyons aussi que les étudiants du campus, suvent que nous sommes là et nous espérons qu\u2019ils reconnaissent l\u2019architecture comme quelque chose de fantastique.Pour ces raisons, c\u2019est de façon différente que nous présentons la semaine d\u2019architecture cette année.Dans un cadre renové, une partie de notre exposition offre un panorama du travail fait par l\u2019étudiant de notre école depuis son entrée jusqu\u2019à la cinquième année.Cette portion de l\u2019expo, s'adresse surtout aux étudiants des cours secondaires, qui souvent, ont manifesté le désir de voir cn quoi consistait notre travail.Dans la partic la plus importante de notre exposition, et c\u2019est là que nous croyons innover vraiment, nous suggérons plutôt SUPPLEMENT SEMAINE D'ARCHITECTURE LUMIÈRE \u2014 COULEUR \u2014 FORME \u2014 TEXTURE que de proclamer.Les choses exposées ne se présentent plus comme le produit final mais plutôt comme l\u2019élément qui, composé avec d\u2019autres, donnera naissance à l'architecture.En présentant lumière, couleur, forme et texture, l\u2019initiative de la composition est davantage à l\u2019imagination des visiteurs, à notre imagination.Tout est lumière, couleur, forme et texture, vous êtes lumière, couleur, forme et texture.Alors pourquoi une exposition?Nous avons pensé un moment ne pas faire d\u2019exposition.Tout n\u2019est pas belle lumière, belle couleur, belle forme ct belle texture, alors nous avons décidé de faire une exposition et présenter belle lumière, belle couleur, belle forme et belle texture, chacun des éléments composé avec d\u2019autres pouvant donner naissance à Yarchitecture.L\u2019architecture crée un ensemble a partir d\u2019éléments que d'autres ont créés, soit Partisan de P'usine, soit artiste des beaux- arts, soit la nature.Nous avons voulu que ces premiers créateurs aient davantage le premier plan à notre exposition.Cette nouvelle orientation de notre activité nous mènera peut-être éventuellement vers d\u2019autres activités où tous les artisans de l\u2019environnement seront appelés à participer conjointement.C\u2019est ce que nous espérons en présentant cette année, lumière, forme, couleur ct texture.Marc DROUIN Architecture \u2014 5ièmc Expo: ORIENTATION NOUVELLE Les membres de PAssociation des Etudiants en Architecture de Montréal présentent leur Semaine d\u2019Architecture.Dans Pesprit de M.André Blais, ancien président de notre Association, qui concevait, il y a quatre ans, le projet d\u2019une exposition d\u2019architecture sur le Campus, cette manifestation devait nous rapprocher des divers groupements aptes à nous enrichir.Un autre but l\u2019animait: faire connaître aux autorités gouvernementales el universitaires la profession de architecte et promouvoir affiliation de notre Ecole à l\u2019Université.Ces buts guident notre action depuis trois ans.Nous nous devons de les repenser.Co L\u2019affiliation à l\u2019Université est acquise en principe.Elle est une condition essentielle à l\u2019évolution future de PEcole d\u2019Architecture de Montréal, et les autorités le reconnaissent.Avons-nous atteint Pautre but, à savoir la collaboration avec les divers groupements universitaires et autres ?À mon avis, non.Nous nous sommes laissés regarder, admirer ou critiquer, mais nous n\u2019avons pas suffisamment collaboré.L'architecture n\u2019est pas uniquement le fait de notre Ecole.Si l\u2019architecture est la maîtrise des Arts, le décorateur, le sculpteur, le peintre ou Pébéniste font un peu, à leur façon, de l\u2019architecture.Et ce n\u2019est pas nous enrichir que de les ignorer.Nous devons être les maîtres d\u2019oeuvre, d\u2019accord.Mais il y a lieu d\u2019intégrer ces diverses disciplines à la nôtre, et cela par une collaboration plus intense.L\u2019Exposition d\u2019Architecture de cette année se veut le premier jalon vers cette orientation nouvelle.Peut-être verrons-nous, dans un avenir rapproché, une Semaine d\u2019Architecture à laquelle participeront activement les Ecole d\u2019Architecture de Québec, de McGill, les Beaux Arts, les Arts Appliqués .C\u2019est à espérer.Jean-Claude MARSAN, Président, Association des Etudiants en Architecture de Montréal.PAGE SEPT 1 PAGE HUIT LE QUARTIER LATIN 5 FEVRIER 1943 \u2014_ T.W.A.TERMINAL, N.Y.ARCHITECTE: EERO SAARINEN « Fluide spatial où vit l\u2019homme » THE SALOMON GUGGENHEIM MUSEUM, N.Y.ARCHITECTE: FRANK LLOYD WRIGHT « Fluide spatial où vit l\u2019homme » PAVILLON PHILLIPS, BRUXELLES PLAN DU PAVILLON ALLEMAND, BARCELONE, 1927 ARCHITECTE: LE CORBUSIER i ; ARCHITECTE: LUDWIG MIES VAN DER ROHE A _- « Fluide spatial où vit l\u2019homme » .« Fluide spatial où vit homme » s FEVRIER 1963 \u2014\" LE QUARTIER LATIN THE SALOMON GUGGENHEIM MUSEUM, N.Y.ARCHITECTE: FRANK LLOYD WRIGHT « Fluide spatial où vit l\u2019homme » PAVILLON ALLEMAND, À BARCELONE, 1927 ARCHITECTE: LUDWIG MIES VAN DER ROHE « Fluide spatial où vit l\u2019homme » PAVILLON ALLEMAND, À BARCELONE, 1927 ARCHITECTE: LUDWIG MIES VAN DER ROHE « Fluide spatial où vit l\u2019homme » PAGE NEUF RÉFLEXIONS SUR L'ARCHITECTURE \u2014 Je rève d\u2019une architecture où il n\u2019y aurait que du dedans.\u2014 Concevoir l'architecture sans l\u2019homme serait aussi idiot que de mentionner l'ocuf sans penser à la poule.\u2014 L'espace : là où l'on dit qu\u2019il n\u2019y a rien et où pourtant l\u2019on sait qu'il y a quelque chose.\u2014 L'espace : ce qu\u2019il y a à l\u2019intérieur d\u2019un contenant mais qui n'est pas le contenu.Quand vous entrez dans une pièce, vous n'appelez « espace », ni le contenant lui-même, c'est-à-dire les quatre murs, le plafond et le plancher, ni le contenu, c\u2019est-à-dire tous les meubles ct vous-mème, vous appclez « espace » ce qui reste : le vide.Si la pièce est grande, vous dites : « Ce qu\u2019il y à de l\u2019espace, ici!» Si, au contraire, c\u2019est tout petit, vous murmurez : « C'est mesquin comme espace, ici ! » \u2014 Le Corbusier dit : « Le premier geste de l\u2019homme fut de prendre possession de l\u2019espace!» Qu'\u2019en a-t-il fait ?\u2014 Bruno Zevi dit: « La valeur propre, originale de l'architecture est celle de l\u2019espace interne».\u2014.ctil ajoute : « .Cet espace qui nous entoure ct nous comprend constitue lc critère principal pour le jugement d'un édifice et décide du « oui » ou du « non » de toute conclusion csthé- tique.» En somme, si l'espace interne créé par l'architecte remplit toutes les conditions exigées par l\u2019homme qui sera appelé à y vivre, c'est là ocuvre architecturale.Si non, ce n'est pas de l\u2019architecture ; ce sera peut-être un bel amas de pierres, mais ça ne sera sûrement pas une oeuvre architecturale, c\u2019est-à-dire une oeuvre d\u2019art.11 est donc paradoxal de parler de bonne ou de mauvaise architecture.L'architecture est par définition bonne.La soi-disant mauvaise architecture n\u2019en est tout simplement pas.\u2014 L'espace tridimensionnel n'est que vision statique de l\u2019incelli- gence.En réalité, une quatrième dimension s'ajoute : le temps.;: \u2014 Voici un exemple pour illustrer l'influence du temps : Je prends mon paquet de cigarettes et l\u2019élève à la hauteur de mes yeux.Si je le regarde de face, je vois la largeur et la hauteur qui forment un rectangle très près du carré.La profondeur, je la devine çar clle m'est invisible.Je laisse le paquet immobile et me déplace autour de lui suivant un arc de 90°.L\u2019apparence du paquet a changé : je vois la mème hauteur, mais la précédente profondeur est devenue la nouvelle largeur pour donner un nouveau rectangle vertical, très mince.La largeur de tout à l\u2019hcure a disparu : c\u2019est la nouvelle profondeur.: .Et si je continue de voyager autour du paquet, je constate facilement sa transformation constante.Le paquet de cigarettes, tout en restant immobile par rapport à lui-même (ses trois dimensions statiques demeurent), varie constamment par rapport à moi qui me déplace autour de lui.Le problème serait absolument le même si le paquet de cigarettes était immense et si je me déplaçais à l\u2019intérieur de celui-ci.Envisager le paquet de cigarettes pour lui-même seul, n'offre aucun intérêt pour l'architecte.Ce serait comme construire un édifice sans tenir compte des hommes qui vont y vivre.L'architecte moderne doit donc construire non pas dans trois mais dans quatre dimensions.(Suite à la page 10) - PAGE DIX Réflexions sur l'Architecture (Suite de la page 9) \u2014 C'est le temps gui unit essenticllement I'homme a P'espace pour créer l\u2019architecture.\u2014 L'avenir se réalise pour se changer en passé.Cette notion du temps qui coule est expérimentalement vraic.Qu'il le veuille ou non, l\u2019homme ne peut pas être ailleurs que dans le temps.En architecture, il faut créer des espaces qui collent au temps mobile, autrement l\u2019homme s'y perd.Il faut donc créer des espaces mobiles.Il est aussi logique de penser que l\u2019homme devrait pouvoir couler d'un espace à un autre de la même façon qu\u2019il se meurt d'un instant à un autre.\u2014 Le momentum du temps doit battre à l\u2019unisson avec celui de l\u2019espace.Ce rythme est vital pour l'homme.\u2014 Comme tout espace n\u2019est pas un point unique que l\u2019homme peut voir ct absorber en un seul instant précis du temps mais plutôt un ensemble infini de points qui varient constamment quand l\u2019homme vit au milieu d\u2019eux, il importe que cette multitude de points soient en accord avec la mobilité du temps et avec ce mouvement intérieur qu\u2019est la vie humaine, c\u2019est-à-dire que l\u2019espace soit aussi fluide que le temps.\u2014 Le prochain pas de l'architecture sera de supprimer les portes.\u2014 Les volumes physiques cèderont alors leur place aux volumes psychologiques.\u2014 Fluidité des volumes internes qui glissent les uns dans les autres, qui s\u2019imbriquent les uns dans les autres.Fluidité d\u2019ambiances où l'esprit de l'homme se meut librement.\u2014 Volumes psychologiques : ici, c'est le salon: tout est pour la détente, l'intimité, la conversation entre amis.là, c\u2018est la salle à manger : tout concoure à la bonne chair : couleur, mobilier, lumière .nous savons très bien qu'ici, c\u2019est le salon et que là c\u2019est la salle à manger (nous le savons parce que dans les deux endroits, nous nous sentons très bien, à l\u2019aise : il faic bon relaxer ici et casser La croûte là), mais nous ne savons pas où finit ici e© où commence là.Il n\u2019y a plus la brisure brusque de la cloison d'un volume physique.C\u2019est l'ambiance qui définit lc volume psychologique .or une ambiance ne se coupe pas au couteau.les volumes psychologiques sont fluides.\u2014 L'espace tridimensionnel est statique, le temps lui donne le mouvement.C\u2019est ce qui à fait dire à Gio Ponui : « L'architecture cst une immobilité cn mouvement ! », \u2014 Le cicl cst un fluide spatial.Si je le regarde au-dessus de l\u2019horizon, il me semble vertical comme un mur.Si je lève la tête pour fixer l\u2019azimut, il est horizontal comme un plafond.Pourtant, on ne peut pas dire où il cesse d\u2019être mur pour devenir plafond.On n\u2019a pas non plus l\u2019impression que le ciel est une surface sphérique qui entourcrait la terre comme un globe.- Fluide spatial .espace psychologique .ambiance .volumes mobiles.voici les termes de la future architecture.\u2014 Une définition de l'Architecture : « Fluide spatial où vit l\u2019homme ! » Michel LINCOURT Architecture LE QUARTIER LATIN EXPOSITION DE L'ASSOCIATION DES ÉTUDIANTS EN ARCHITECTURE DE MONTRÉAL du 4 au 9 février 1963 Lundi \u2014 8.30 hres P.M.\u2014 Vernissage Mercredi \u2014 8.30 hres P.M.\u2014 Forum Vendredi \u2014 8.30 hres P.M.\u2014 Danse Lundi, le 4 février à 8.30 heures AU GRAND SALON DU CENTRE SOCIAL VERNISSAGE DE L'EXPOSITION \u2014 sous la Présidence d\u2018Honneur de l\u2019Honorable Paul Gérin-Lajoie, ministre de la Jeunesse.Un vin d'honneur suivra cette inauguration.\u2014 \u2014 \u2014 Invitation à tous ! Mercredi, le 6 février 3 8.30 heures FORUM : qui fera suite à une journée d'étude de la part des étudiants des écoles \u2018architecture de la Province sur le thème : « La société a-t-elle besoin de l\u2019architecte ?».Les invités seront : M.Joseph Pauer - - - - architecte, professeur de l\u2018E.A.M.M.Claude Lanthier - ingénieur-conseil, professeur de l\u2018E.A.M.M.Guy Desbarats architecte de la firme Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold, Michaud & Sise.urboniste, professeur.sociologue, professeur à l'U.de M.architecte, professeur à l\u2018Ecole de Québec.M.Jean-Claude LaHoye M.Fernand Cadieux - M.Maurice Gauthier - Vendredi, le 8 février à 8.30 heures AU GRAND SALON DU CENTRE SOCIAL GRANDE DANSE D'ARCHITECTURE ORCHESTRE ET DIVERTISSEMENTS sont spécialement invités : Les Etudiants en Urbanisme sn 1\" de I'Ecole des Beaux-Arts des Ecoles d\u2019Architecture de Montréal, de Québec et de McGill.Tous et Toutes sont invités à cette rencontre du milieu artistique.Tenue de Ville _ \u201d \u201dn PRIX : $1.00 le couple.P.8.\u2014L\u2019Exposition d\u2019Architecture a la mezzanine sera ouverte à votre curlosité durant toute la soirée.TT S FEVRIER 1943 ve 5 FEVRIER 1963 \u2014\u2014 A LE QUARTIER LATIN Chessman était-il coupable ?ou L'ASSASSINAT LÉGAL ii \u2014 Le Procès de Jésus-Christ Un chemin Aucun autre procès depuis les débuts de l'humanité, aucunc autre condamnation n'ont soulevé autant de commentaires que cette longue marche au calvaire.un certain vendredi matin, il y « près de deux mille ans.fésus de Nazareth crucifié par la contre-réaction d'une foule vis-à-vis de son gouverneur romain a fait l'objet, tant par sa doctrine que par sa personnalité, de nombreuses controverses.Certains voyant en lui un dieu, l'ont adoré ; d\u2019autres, le croyant simplement humain, ont vu en lui un être génial.Certains encore voient dans sa doctrine des influences du confuciasnisme.Mais dans le contexte de cette série de textes sur la dévalorisation de la personne humaine, nous nous contenterons de considérer le côté proprement humain (ou inhumain) de cette condamnation.La condamnation H ne serait pas de mise dans ces lignes de nous apitoyer sur les supplices qui ont précédé la mise à mort de Jésus.Nous nous devons de nous limiter aux motifs et à la forme le la condamnation elle-même.Les motifs de cette condamnation étaient justes aux yeux de la loi judaïque.Jésus, en effet, arrivait un peu en anarchiste.De plus, personne ne ignore, il venait de passer plusieurs années outre-fronticre.Et si son arrivée était préparée par son cousin Jean le Baptiste, il ne faut pas oublier que ce même cousin a été exécuté par le roi Hérode.Et autant nous pouvons voir ces gestes avec distance, autant ces gestes dans leur contexte pouvaient exciter les passions du peuple.Aux yeux des prêtres qui faisaient aussi figure de tribunal, son influence sur une partie imposante du peuple (5000 auditeurs au Sermon sur la Montagne) était un danger réel pour leur propre influence.Aux yeux des prêtres, Jésus devait dispa- raitre.L'éclat de sa condamnation pouvait signifier pour les prêtres un accroissement de leur prestige vis-à-vis du peuple.Par contre, une condamnation à mort devait être ratifiée par le gouverneur romain.Et là, il se passe quelques complications.Ponce Pilate ne trouve en effet aucun motif valable qui puisse amener la condamnation deman- PAGE ONZE dée.Comme le procès est public, les prêtres poussent le peuple sur qui ils ont une très forte influence à réclamer la crucifixion de Jésus.Le gouverneur tente en vain d'apitoyer la foule.Puis coup sur coup prend deux décisions : il accepte la condamnation sans en endosser la responsabilité, et, suprême dérision, pose une condition : que sur la croix soit affiché un écriteau où serait inscrit : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs.Ce dernier geste est significatif.La condamnation n\u2019aurait- elle été l'effet que d'un compromis?C\u2019est probable.Les pré- tres ont eu la tête, mais pas le prestige.Le gouverneur a eu lui le prestige en répondant aux Voix qui voulaient la condamnation, et au cour qui admirait secrètement Jésus.C\u2019est un peu ce qui a fait le génie politique des Romains.Michel BEAULIEU Un Leclerc égal à lui-même : L'Auberge es Morts Subites \u201d Asi & 2 + En JACQUES GALIPEAU, MISE EN SCENE Jean-Louis MILLETTE Dimenche soir 7h.30 me, CHARLOTTE BOISJOLI, MICHELLE ROSSIGNOL, DECOR GERMAIN (Demi tarif pour étudiants et syndiqués, sauf le samedi) 8h30 tous les soirs (reléche lundi) JUSQU\u2019AU 23 FEVRIER NV.aives Hivondelles vedette : FRANCOISE TASSE.MUSIQUE Jean-Marie CLOUTIER clerc.I VI.2-2061 GA YE 79) ) 4 NEN 5) A) q Félix Leclere a toujours conservé pour son enfance ct le milieu dans lequel il l\u2019a vécue une sorte de nostalgie qui a marqué toute son oeuvre el surtout ses contes.« L\u2019Auberge des morts subites » se situe bien dans la ligne Le- Un archange.Célestin, reçoit quatre personnages assez hétéroclites.à la suite de leur mort subite : il est chargé de les « déshumaniser » avant de leur faire franchir l'étape qui les sépare de l\u2019éternité.Si l'on y retrouve pas explicitement cette nostalgie de l\u2019enfance, il y a quand même la recherche d\u2019un monde où l\u2019homme ne réduirait pas tout à quelque abstraite idéologie, où l\u2019activité humaine scrait autre chose qu\u2019une simple spéculation et où le désir de « parvenir » et celui de la renommée serait exclus.Et ce monde rappelle étrangement celui de l'enfance avec sa spontanéité, su simplicité, sa poésie.avec sa fantaisie et sa féérie.Cependant Leclere, confronté avec la réalité de tous les jours.voit nettement qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une utopie, d\u2019un rêve d\u2019ada- lescent : à preuve la situation même de la pièce (une auberge irréelle quelque part entre ciel et terre) et la difficulté qu\u2019éprouve Célestin à « déshumaniser » ses clients qui tenteront d'ailleurs.avec l\u2019aide de satan, de retourner sur terre.C'est là le message de Leclerc.Et il l\u2019exprime dans une langue bien à lui, bien canadienne et qui fait rire, mais qui manque nettement de cette force nécessaire pour « rejoindre » le spectateur : on en sort amusé et non convaincu.On aurait espéré qu'Yves Massicotte supplée à cette faiblesse dans l\u2019expression.par une mise en scène plus ferme, qui eut davantage campé les personnages, au lieu de s\u2019en tenir à une simple mise en place que n\u2019excuse pas une scène rapetissée par le décor.Déplorable aussi cette finale «en mineur» de la pièce ; la première partie du spectacle traçait une progression à laquelle n\u2019a pas répondu la seconde.Le spectateur avait l\u2019impression de bloquer en un point mort : et la finale en douce n'avait rien pour lui enlever cette impression.Malgré tout, Leclere plait ; il parle aux hommes un langage qu\u2019ils connaissent et qu\u2019ils écoutent.Il conserve le charme de ses chansons.Quant à l\u2019interprétation, elle cst très honnête, sobre.Celle de Paul Hébert, dans le rôle de Satan, sort de l\u2019ordinaire ; sa versatilité est à souligner.Janine Sutto ne semble pas à l'aise.En définitive, « L\u2019Auberge des morts subites» connaîtra un succès.Félix Leclerc possède un public qui lui est fidèle et, dans sa nouvelle pièce, il demeure fidèle à son public.En somme, un Leclerc: égal à lui-même.Alain COUSINEAU PAGE DOUZE LE QUARTIER LATIN LOCATION | ay, J/// 20% d\u2019escompte aux étudiants - A) Les plus récents modéles \u2014 parfaitement ajustés à votre taille.Le plus grand choix au Canada de vêtements de cérémonie.Olussu_ 4 MAGASINS MODERNES 6984 St-Mubert CR.1-V166 5320 ch.Reine-Marie \u2014 482-6560 1227 Corré Philips \u2014 UN.1-3625 4806 ove du Parc \u2014 CR.2-K704 HILLSDALE NORTHCREST WILDERTON CENTRE DACHATS ww \u2014 [2 BRENTON 4 \u201cWILDERTON \u2014 #.=, v SOISSONS 5 z = 2 [4 o H S 5 COTE , c oO i .= CI 0 - z 3 Ss 2 5 | | 3 RL Ee il WILLOWDALE 3 5 a a b \u201d l J ga ] MAPLEWOOD ee PEAU NEUVE L\u2018A.A.U.M.« inaugure » un nouveau publicitaire sportif ou plutôt une nouvelle équipe publicitaire.Le nouveau directeur de l\u2019équipe est William-B.Pellemans.Aussitôt après sa nomination, il s\u2019est assuré de la collaboration de André Mai- sonneuve (Poly) et de Marcel Brosseau (Sciences).Le trio a l\u2019intention de revigorer la chronique sportive.Déjà en préparation, une série d\u2019articles sur les sports pratiqués à l\u2019U.de M.n°est que le premier pas vers la compréhension de l\u2019esprit qui doit animer les étudiants face à ce problème.On y trouvera les besoins de ces sports, les moyens de les satisfaire, les qualités nécessaires à leur pratique et les avantages que l\u2019on peut en retirer.Evidemment, le tout servira du moins dans l\u2019intention des auteurs, à montrer jusqu\u2019à quel point nous avons besoin d\u2019un Centre Sportif, et les divers éléments qu\u2019il devra nécessairement contenir.La collaboration des gérants des divers sports déja existants à l\u2019Université, des conseillers sportifs de Faculté, des étudiants en général sera très utile, sinon indispensable, L'ÉDUCATION PHYSIQUE DANS LA VIE DE L'HUMANITÉ 11 y à longtemps déjà le philosophe Friedriech Nietzsche disait: « Le temps viendra quand il n\u2019y aura qu\u2019un seul problème, celui de l\u2019éducation.» Cette prophétie est aujourd'hui devenue réalité.A la base des problèmes pédagogiques, des théories et des pratiques scolaires on trouve le même épineux problème : celui de la personnalité et à la base du problème de la personnalité on trouve le point névralgique : celui des relations entre le corps et l'âme, entre le somatique et le psychique, entre l'éducation physique et l'éducation intellectuelle.L'éducation physique constitue donc une pierre angulaire de notre système d'éducation, et de notre vie même.Aux Etats-Unis, le président John-F.Kennedy indiquait par un article retentissant basé sur des données et des recherches scientifiques, (publié dans Sports Hlustrated, déc.26, 1960) la décadence physique de la nation et l'importance vitale de l\u2019aptitude corporelle pour I'épanouissement total et harmonieux des individus et des sociétés.Une telle conception de l'homme, bien comprise et bien mise en pratique, peut révolutionner les systèmes scolaires et inaugurer une ère nouvelle dans la vie des individus, des familles et des nations.Il nous appartient donc, à nous, la « tête » d\u2019un édifice national futur, de prendre con science de cette réalité et de la mettre en pratique.Finie l'époque des souffreteux, bilieux, hépatiques à coliqtues | chroniques, la vogue est aux sportifs intelligents, à l'équilibre physico-mental.Les Grecs étaient des penseurs et des athlètes, les Romains des militaires seulement, la Grèce s\u2019est manifestée jusqu'à nous pleinement, Rome n\u2019a laissé que des vestiges.Si notre nation veut un jour rattraper ce retard, une éducation à la fois intellectuelle et physique est indispensable.William-B.PELLEMANS OTRE succursale du centre d'achats Wilderton \u2014 située non loin de l\u2019université, à l'angle des rues Van Horne et Darlington \u2014 souhaite la plus cordiale bienvenue aux étudiants et au personnel enseignant et administratif de l\u2019Université de Montréal.Nous sommes sûrs que vous aimerez faire vos opérations bancaires à la Banque Royale et que vous apprécierez la compétence et la courtoisie de notre personnel.Nous vous invitons à venir bientôt ouvrir un compte.Nous serons heureux de vous servir.& BANQUE ROYALE \"x, UN.1-8497 735-1665 Pour l\u2019étudiant aux ambitions illimitées, le summum de la sécurité.Un beau rêve .Six bureaux à Montréal RA.8-3218 RE.8-1943 réalisé par LES PREVOYANTS ASSURANCE-VIE \u2014 ASSURANCE-GÉNÉRALE 331-1350 | 5 sovaien 1963 \u2014\" le Nouveau Parti Démocratique Pour inaugurer les Débats- midi du second semestre, le comité chargé de cette organisation invitait mardi dernier, M.Michel Chartrand, vice-président du Comité provisoire du Nouveau parti démocratique.[La conférence de M.Char- trand a porté sur les trois points suivants : le bien commun de l'état, le refus des armes nucléaires pour notre pays et enfin, la possibilité d'une constitution propre au Québec.L'Etat et le bien commun : Partant du fait qu'ici, nous vivons sous un régime de classes, M.Chartrand a soulgné qu'à peine 29e de l\u2019ensemble des citoyens contrôlent le pouvoir économique.Il faut, a-t-il diz, que l'Etat ne soit pas un spectateur ou un simple gérant, mais bien « le promoteur du bien commun sur une base hiérarchisée », et qu'il permette ainsi au peuple de s'exprimer sur les choix à faire.Quand on se dit souve- rainiste ou séparatiste, at-il poursuivi, il faut exiger que l'état combatte le capitalisme « monopolistique ».En réponse aux questions de plusieurs étudiants M.Char- trand a ajouté que le N.P.D.préconisera une planification à trois paliers, soient : industriel, régional et provincial, afin qu cette planification soit plus démocratique, centralisée et efficace.Le rôle du gouvernement sera surtout d'orienter la planification.Si l'intérêt particulier coïncide parfois avec l'intérêt général, a-t-il ajouté, cet état de choses se présente tout de même assez rarement.Les gens qui sont dans une démocratie doivent faire l'évaluation des besoins et le peuple décidera ce dont il a précisément besoin.Pour ce qui est de l'assurance- santé, après avoir énoncé le principe que tous les êtres humains sont égaux et que les richesses doivent être mises à leur disposition, M.Chartrand a ajouté que tous devraient avoir les moyens non seulement de se soi- gher, mais aussi \u2014 et surtout \u2014 de prévenir les maladies et de Ne pas attendre à la dernière minute quand il est trop tard.Ces idées s'appliquent non seulement dans le domaine de I'as- surance-santé, mais aussi dans ceux de l'éducation, des pensions et de l'assistance sociale.Il faut en tout cas que les bénéficiaires aient leur -mot à dire dans quoi que ce soit qui les touche de près ou de loin.Ministère de la Paix : S'appuyant sur divers auteurs tels que Bertrand Russell et le Père Lebrer, M.Chartrand a affirmé à son tour que l'on se trouve actuellement dans une situation de masse et qu'il est important pour tous, et surtout pour nos enfants, de se construire un climat psychologique favorable à une vie plus saine.Si les partis politiques n\u2019ont pas d'opinion sur le sujet des armes nucléaires, cela ne se comprend pas.Qu'est-ce que cela nous apporterait de posséder des armes nucléaires, de devenir des satellites militaires des Etats- Unis, quand déjà on en est des satellites économiques.A toutes tins pratiques, le Canada devrait se retirer de l'O.T.A.N.Cette organisation qui avait d'abord deux buts, l'un économique et l'autre militaire, ne fait que remplir le deuxième but et ceci, sous la tutelle des Etats-Unis.Prendre le risque de gagner une guerre en tuant des milliers de personnes, est un retour à la barbarie.Si on ne possède pas d'arme nucléaire on ne se sentira pas obligé d'en lancer, on diminuera le risque d'acident et de plus, on ne sera pas attaqué avec d\u2019autres armes nucléaircs.On se fera plutôt conquérir, puis à ce moment-là, von verra ce qu'il reste à faire.Les jeunes Etats du tiers monde, a-t-il enfin signalé, vont éventuellemient se tourner vers l'U.R.S.S.où l'on s'occupe beaucoup plus des personnes elles- mêmes, pour elles-mêmes.1! faut donc lutter selon l'imagination et le courage pour une psychologie de la paix et non de la guerre.Notre ministère de la Défense devrait être transformé en ministère de la Paix et, s'ils s'en trouvent qui veulent encore jouer au soldat, ils devraient plutôt offrir leurs services à la Police des Nations-Unies et qui a pour mission d'implanter la paix dans le monde.Une Constitution pour le Québec : Le N.P.D.est convaincu que l'expression « Etat du Québec » n'est pas une simple question de sémantique.Le gouvernemnet du Québec doit choisir entre deux alternatives soit de diriger le pouvoir, soit d'être le vassal d'Ottawa ou pour dire mieux, de Toronto.Selon M.Chartrand, il serait temps que le gouvernement de la Province de Québec revise \u2018« l'espèce de LE QUARTIER LAYIN sen vient! constitution ».De plus, nous devrions être unanimes au sujet de la négociation des ententes avec le fédéral : selon que nous aurons atteint les objectifs que Nous nous sommes fixés nous pourrons déterminer si oui ou non l'on doit coopérer ensemble.De toutes façons, il serait temps que le peuple sache quels sont au juste les pouvoirs et les obligations des gouvernements .provincial et fédéral afin qu'il puisse voter en connaissance de cause.Dans la nouvelle constitution du Québec, la Reine ne serait plus souveraine du Canada ; le nom et le rôle du Lieutenant- gouverneur seraient transformés: le nouvel Etat contrôlerait toute la justice et possèderait un tribunal constitutionnel où ses délégués \u2014 nommés par lui \u2014 rencontreraient les délégués d'Ottawa pour régler les litiges Qué- bec-Ottawa : Québec aurait de plus, le contrôle sur ses richesses naturelles, sur son commerce international, sur sa propre législation du travail, sur les transports et communications pour assurer une meilleure planification et enfin, sur tous les moyens de diffusion tels que la radio, la presse, la télévision et l'édition pour inieux sauvegarder sa culture.L'Etat du Québec laisserait au Fédéral tout ce qu'il juge bon de lui laisser pour le bien commun du Canada tout entier comme par exemple, les timbre, la monnaie et le Ministère de la Paix.M.Chartrand a enfin précisé que tout service public riéces- saire au bien commun devrait être nationalisé et ceci ne veut pas dire seulement l'électricité.Toutefois, pour ce qui a trait aux ressources naturelles, il y a certaines réserves à faire car, le jour où il y aura des gouvernements «sérieux », des compagnies « sérieuses » négocieront et l\u2019on pourra ainsi déterminer les prix.Rassurez-vous : M.Chartrand \u2014 qui garde sa barbe, a-t-il dit, pour jusqu'au jour où nous seront revenus avant la Confédération \u2014 a souligné qu\u2019il n'était pas nécessaire de nationaliser les collèges classiques .Andrée-Anne CHARBONNEAU BUREAUX À LOUER.chauffés et bien situés.1er e \u2014 Usege de le cuisine, salle d'ettente, toilette, tuile.Delerimier près besi.Rosemont RA.9-1421 ou 728-8175 PAGE TREIZE LA BARBE DE FIDEL: UN NOUVEAU MICHEL CHARTRAND CONFERENCE « L\u2019apport du syndicalisme dans le progrès social et culturel » JEAN MARCHAND 14 février \u2014 8:15 p.m.en H-415 \u2014 Entrée libre \u2014 Association des Etudiants de l\u2019École Normale Secondaire SOIRÉES LITURGIQUES LIEU : SALON DES MESSIEURS, 3ème étage, Centre Social Mardi, le 12 février : \u2014 5.30 p.m.: Liturgie de la Parole (Chapelle) \u2014 6.00 p.m.: Souper.\u2014 7.30 p.m.: RÔLE DE L'ASSEMBLEE A LA MESSE Pére Kanthius Mathura, Franciscain.(suivi d\u2019une période de questions) \u2014 9.00 p.m.: Clôture.Mercredi, le 13 février : \u2014 7.30 p.m.: RÔLE DE L'ÉQUIPE LITURGIQUE DANS L'ASSEMBLEE.Père Gignac, Dominicain.(suivi d\u2019une période de questions) \u2014 9.15 p.m.: Messe dialoguée (Chapelle).Bernord PHILOGENE, responsable de l'équipe liturgique. PAGE QUATOREE ÉGO'SUM*PAUPER _ = = = ean om eam aw wh Chacun sait les répercussions de la conquéte de 1760 sur la colonie française du Canada, soudainement coupée, par la politique et la distance, de ses anciennes sources d'approvisionnement, et se retrouvant sans chef devant la redoutable puissance d'assimilation du géant britannique.Le nouveau régime devait avoir des conséquences clirectes sur l'instruction publique.« A l\u2019époque de la conquéète, il n\u2019y avait dans toute la colonie que le collège des Jésuites, le petit séminaire de Québec, les pensionnats et externats des Uvsu- lines à Québec et aux Trois- Ab] LD INA VA Lorsqu'il désire LOUER un HABIT de CEREMONIE à un prix économique LE CARABIN, soucieux d\u2019être un homme bien mis, s'adresse à 9 ouest, rue Notre-Dame Tél.842-3901 M.A.BRODEUR ENRG.TAILLEUR \u2014 MERCERIE Bernard Brodeur props.Paul Brodevr, Po.\u201824 Le seule maison cenadienne-françuite de se quure Etablie depuis 1890 &- _ IS = 74, V7 US Rivières, le pensionnat de l'Hô- pital-général, les écoles des Soeurs de la Congrégation assez peu nombreuses, et quelques écoles de garçons dirigées par des Pères ou des Frères Récollets ou par des instituteurs laïques subventionnés par les Jésuites, par les Sulpiciens ou par les curés.» (1) Dans les campagnes, l'instruction était dispensée par les curés, les notaires, les fils de famille et quelques maîtres ambulants, il y avait aussi un certain nombre d'écoles tenues par des congrégations religieuses.L'ensei- nement tenait pratiquement à une seule institution, l\u2019Eglise, qui en avait fait un service social gratuit.Au lendemain de la conquête, le clergé voit ses effectifs diminués par le retour d\u2019un certain nombre de prêtres en France.et l'impossibilité d'en faire venir d'autres.N'ayant même pas suflisam- ment de prêtres pour l'exercice du ministère, l'Eglise se voit obligée de négliger l\u2019enseignement.Les communautés religieuses, génées dans leur recrutement, doivent abandonner un certain nombre d'écoles : les revenus leur manquent autant que le personnel, par suite de la perte Une méthode rapide et sûre pour maigrir Les résultats obtenus sont spectaculaires! Ainsi, des obèses ont perdu jusqu\u2019à deux livres et demie par jour .sans médicaments et (après un jour ou deux) sans souffrir même de la faim.Lisez dans SÉLECTION du Reader's Digest de février comment cette méthode fort ancienne, que l'on connaissait déjà aux temps bibliques, s'est révélée d\u2019une efficacité merveilleuse dans les cas où toute autre méthode d\u2019amaigrissement avait échoué.Achetez Sélection de février dès aujourd'hui! A VOTRE SERVICE (ANADIENNE LE QUARTIER LATIN des subventions et des rentes de France, et la confiscation de leurs propriétés immobilières au Canada.L'enseignement secondaire est encore plus gravement atteint, puisque «au logement des troupes de Sa Majesté, l'on n\u2019a trouvé rien de mieux que d\u2019affecter l'unique maison d'enseignement secondaire au pays, » (2) le collège des Jésuites.Duns de telles circonstances, le dénûment intellectuel de cette époque n'a rien d'étonnant.Les hauts fonctionnaires coloniaux n\u2019ont pas ménagé les brûlantes railleries, les jugements sévères à ce sujet, ce qui, d\u2019ailleurs, « à de quoi surprendre de la part de gens venus d'un pays de vieille formation, et où, cependant, s'il faut en croire quelques historiens anglais; l'on eüt var- nement cherché, avant 1808, un système d'enseignement qui mé- rität quelque peu le qualificatif de national.Quoi de plus triste à cette époque que la situation scolaire d\u2019un vieux pays comme l\u2019Ecosse ! Aux portes mêmes de l'Angleterre, se peut-il rien de plus lamentable que \u2026 l\u2019état d\u2019ignorance où les gouvernants britanniques laissaient croupir les masses irlandaises ! » (3) Il n'en reste pas moins que deux générations d\u2019enfants canadiens seront privés d'instruction.En plusieurs paroisses, en 1824, il ne reste que cinq ou six personnes capables d'écrire ou de compter, « le quart environ de la population sachant live de facon passable ; un dixième tout au plus, en état d'écrire son nom, » (1) Comme tous les maux.l'ignorance qu\u2019on cesse de combattre va en s'aggravant : «La première génération qui suivit la conquête avait, sans nul doute, souffert de son ignorance ; la deuxième s'y résigne, en attendant que la suivante s\u2019y complaise » (5).À ce tableau désolant peuvent encore s'ajouter deux traits : le manque de maîtres et la rareté extrême des livres.Quand l'ignorance est générale parmi la population, ou prendre des mai- tres qualifiés?D'autant plus qu'il n\u2019existait pratiquement aucune institution pour les former, La première école normale n\u2018ouvrit ses portes que le 5 septembre 1837, à Montréal ; elle dura cinq ans (il apparaît que les cours n\u2019en furent pas interrompus pendant les troubles de 1837) mais le nombrbe woul des élèves ne paraît pas avoir dé- passé dix-neuf.CHACUN SAIT L'insuccès de cette entreprise peut être attribué, non au manque de vision ou d\u2019idéal de ceux.qui en furent les promoteurs, mais à des circonstances extérieures telles que la nouveauté de l'institution, la transition entre deux formes de gouvernement pour le Canada et I'atmosphère de cette époque difficile.Au surplus, le salaire de famine qu'on donnait aux instituteurs ne permettait pas d'en attendre de merveilleux résultats, car, pour arriver à vivre, ils devaient se livrer aux besognes les plus disparates : peintres, charpentiers, cordonniers, secrétaires et même photographes.Cela explique le manque d\u2019intérêt de la populaiton pour l'instruction.Un témoignage adressé par Jacques Crémazie, avocat de Québec, au comité d'enquête institué en 1853, mérite d'être cité en grande partie: «Le manque de considération dont jouissent les instituteurs, le maigre traitement qui leur est fait, la pauvreté, les besoins avec lesquels ils sont aux prises, la dépendance dans laquelle ils vivent.tout contribue à donner à la partic non instruite de ln population, une idée bien désavantageuse de l'instruction.» « A quoi sert, (dira un cultivateur aisé .et ignorant), à quo: sert l'éducation ?Voyez le mai- tre d'école qui est savant comme le curé?Eh! bien, il est pauvre, personne ne le respecte ; moi, qui suis important, qui ne sais ni lire, ni écrire pas plus que mon père el mon grand-père l'ont su, je suis riche et considéré : je suis marguillier et conseiller municipal.Sans instruction, j'ai pu acquérir du bien, de l'influence parmi ceux de ma paroisse.C\u2019est donc pas vrai que l'éducation aide les gens à amasser du bien, puisque partout, les maitres d'école sont pauvres et moins considérés que le bedeau de la paroisse.Car enfin, si l'instruction sert à enrichir le monde, pourquoi les maîtres d\u2019école qui donnent l\u2019instruction aux autres, sont-ils tous si pauvres, si misérables, si peu considérés ?» (6).Enfin, si l'on se rappelle que, depuis 1701, la France et l\u2019Angleterre se hérissent l\u2019une contre l'autre du protectionnisme le plus rigide, de même que les périodes de guerre ou d'\u2019hostilité entre les deux pays à cette époque : révolution américaine, révolution française, guerres napoléoniennes, on comprendra que, pour plus d\u2019un demi-siècle après la conquête de 1760, |, commerce des manuels scolaire, ait été impossible.Les maître, se- trouvent quelque peu ging, par l\u2019absence de ces outils asse, indispensables.Pour en imprimer au pays, il aurait fallu de, capitaux, et des gens qualitiés pour en rédiger.En conclusion, il faut die que ces difficultés ne som pas l'effet d'une politique con.ciente entre l'instruction publique, mais plutôt l'inévitable conséquence d'une politique ge nérale.« La responsabilité des premiers gouvernants anglais serait plutôt de caractère négaui.Pas plus dans le Royaume-Uni qu'en France, l'instruction po pulaire n'a cessé d\u2019être affaire d'initiative privée ou fonction d'église.À peine la thèse d'Adam Smith est-elle énoncée.qui fait.de l'éducation du peuple, une fonction de l'Etat, parce qu'ainsi l'exigeraient, au dire du phito- sophe écossais, les formidables et complexes besoins des nation modernes.» (7) De toute façon, il n'est pas question ici de partager les res ponsabilités, mais d'établir un fait capital: celui du grave va lentissement de la vie intelle- tuelle au Canada français apres la conquête.« Des observateu n'ont pas manqué, qui ont note.et trop souvent sur le ton désu- bligeant, la démarche un peu lente.un peu indécise, du pew ple de cette province, dans le domaine de économique, des lettres et des arts.Combien s fussent épargné ces sévérités en observant mieux le point de dr part de 1760.Le Canada fran çais porte en son destin cet éle ment tragique de passer son temps à rattraper du temp perdu.» (8) Marthe LEPINE (1) L'instruction publique au Canada, par M.Chauveau ancien ministre de l'instruc tion publique dans la pro vince de Québec.Québe.1876.p.54-55.(2) Abbé Lionel Grouls, Len seignement français au Ca nada, tome 1: Dans le Que bec.Montréal, 1981.P.4* (3) 1dem, p.49.- (4) Idem, p.50.(5) Idem, p.52._ (6) Cité par Louis-Philippe Au det, dans Nos maîtres, L'Ac tion Catholique, Québec, li vraison du 8 novembre 1962 (7) Abbé Lionel\u2019 Groulx, Ler \u2018seignement français au oO nada, pp.57-58.(8) Idem, p.58. To \u2014\" LE QUARTIER LATIN \u2014e , ~~ ra LE \u201cBIRTH CONTROL\": IRENE SRNR RY Yond SOLUTION < SHENG A i EEE WW A A NoClO X DEFINI TIVE?IT re ce l'Ese / se = Le « Birth Control » offrira- t-il la solution définitive au problème qui menace notre monde?Il semble que certains y mettent beaucoup d\u2019espoir.Mais nous croyons que le malaise auquel nous faisons tous face aujour- d'hui est vaste et complexe et qu\u2018une vue plus nuancée s\u2019impose.Peut-être nous indiquera- t-elle une conduite plus sage, plus humaine, et d\u2019autant plus prometleuse.La surpopulation : C'est un fait.La surpopulation risque de mettre en danger notre planète et les civilisations qui l'habitent.La procréation du genre humain se poursuit à un taux qui nous paraît effarant.De 2 milliards 497 millions qu'elle était en 1950, la population mondiale aura triplé ses effectifs pour atteindre un chiffre probable de 6 milliards 269 millions, vers l\u2019an 2000.Et dès lors, son accroissement ne s\u2019en trouvera encore que multiplié, pour progresser de façon géométrique et continue.Nous faut-il déjà entrevoir le jour où un immense flot humain aura envahi le globe, et où ses individus seront condamnés à vivre coudre-à-coudre, « fassés romme des moutons » ?C'est probablement reporter là un peu loin le fruit de notre imagination.Le problème est réel.Encore faut-il le considérer avec discernement, Si l'on conserve la vitesse d'expansion de l'humanité à l\u2019espace vital utilisable, on constate que la surpopulation n\u2019est pas à l'heure actuelle une question mondiale mais plutôt régionale, Alors que certains territoires sont en voie de congestion humaine », d\u2019autres continents offrent encore d\u2019immenses espaces inexploités, en friche, faute de population.A côté de l\u2019Inde, du Japon et de la Chine qui souffrent d\u2019une concentration humaine débordant les capacités de leur économie, on remarque l'Union soviétique avec ses 9 hab./km2., P Afrique aver 8, et \u2018Océanie avec 2 seulement.Or c'est justement dans les pays déjà surpeuplés que l'accrois- \u201cement démographique est le Plus rapide.À la lumière de ces faits, il faudrait être trés pessimiste pe rt pour envisager que la surpopulation offre un danger imminent pour toutes les régions du monde dans l\u2019état actuel des choses.Sans vouloir nier, toutefois.qu'elle pose un problème grave à certuins endroits.Limitation des naissances : On a prôné le « Birth Control».On dit qu\u2019il est grand temps d'agir, de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard.Certains pays l\u2019ont même légalisé, à savoir en particulier : le Japon, la Chine et la Suède.On a tenté de I'implanter aux Indes, mais sans succes.Plusieurs individus, de nombreuses sociétés se sont faits les plus violents défenseurs d\u2019un malthusianisme intempestif devant la multiplication ultra-rapide des peuples sous-développés, craignant sans doute un envahissement massif de leurs propres territoires par ces civilisations étrangères.D'autres vont plus loin, et remettent aux soins de l\u2019État le pouvoir de régler le taux de la natalité : « la fécondité hors les cadres de la loi serait un crime !» On voit ici poindre l\u2019uto- pisme du « Brave New World » de Huxley, avec son ministère de l'Amour et tout le reste.A la vue de tels propos, nous éprouvons de la difficulté à comprendre comment.au nom de la dignité humaine.les mêmes individus bien souvent puissent s'opposer avec acharnement à la « peine capitale ».Pourquoi une telle ambivalence de pensée ?Mais quelle est la réponse des faits dans les pays où le système est mis à l\u2019essai ?La limitation des naissances légalisée n\u2019a pas réussi à faire diminuer le nombre d\u2019avortements criminels dans ces pays.Par exemple, au Japon, la proportion d'avortements criminels cst passée de 30% (en rapport avec le nombre de grossesses) en 1952-53 a 52.8% en 1957-58.Cette même législation a-t-elle fait régresser le problème de la faim dans le monde ?Pas plus, pour la simple raison que les méthodes anti-conceptionnelles se sont diffusées presque uniquement dans les milieux urbains, alors que ce sont surtout les populations rurales qui sont affectées par le inatique de ressources nutritives.Le résultat obtenu au Japon a semblé un succès, du moins pour ce qui est de la diminution des naissances.Mais alors, on a vu apparaître un autre problème.En effet, on s\u2019est trouvé devant une population vieillissante, avec une jeunesse par trop insuffisante pour prendre la relève.D'ailleurs ce vieillissement de la population s\u2019observe également dans les pays d\u2019Europe où la natalité a subi une certaine baisse.En France, par exemple, où les techniques anti-conceptionnelles et l\u2019avortement clandestin ont depuis longtemps une grande popularité, bien que illégalement pratiqués, le taux de sexagénaires passera de 16.22% qu\u2019il était en 1950 a 17.17% en 1980.L\u2019Allemagne, la Belgique et la Grande- Bretagne connaîtront le même phénomène et verront leur taux augmenter dans une proportion de 3 à 6%.Au Japon, on observe déjà les conséquences d\u2019une génération vieillissante, sclérosée.Ce pays est aux prises avec un manque de main-d'oeuvre, à tel point qu'il doit maintenant faire appel à des travailleurs Coréens et autres pour remplir les cadres de son industrie.Sa politique de limitation en masse des naissances a créé un trou dans sa société, et il se voit dans l\u2019impossibilité de le combler adéquatement par ses propres effectifs.Le problème économique : Non.Une solution aussi simple ne peut définitivement pas satisfaire aux exigences d'une situation aussi complexe.Le problème actuel est beaucoup plus celui d\u2019une mauvaise distribution démographique que d\u2019une surpopulation.C\u2019est une réponse économique qu\u2019il fan.dra lui apporter.On remarque, en effet, que c\u2019est dans les pays économiquement faibles que la situation est la plus urgente.Et c\u2019est justement en raison du manque de développement de leur économie que ces nations se voient dans l\u2019impossibilité d\u2019absorber le taux sans cesse croissant de leur population., L'aménagement des territoires la porte à de nouvelles possibi- lités de logement.L\u2019industrialisation de ces pays offrira du travail à leurs ressortissants et contribuera à rehausser leur niveau économique.On n\u2019a qu'à regarder les pays hautement industrialisés.Ainsi la Hollande, avec sec 340 hab./km2.(soit la plus haute concentration au monde) ne suffit pas à fournir les besoins de son industrie et se voit dans l'obligation d\u2019importer des travailleurs étrangers.C\u2019est par l\u2019industrialisation seulement que ces continents pauvres pourront accroître leur capacité de production et assurer le revenu nécessaire à la survie de leur population.Un second effet, tout aussi important, en découlera également.Les populations de rurales qu\u2019elles sont, deviendront surtout urbaines.Or avec l'urbanisation, on verra graduellement diminuer le taux des naissances.On assistera peu à peu à l\u2019élévation du niveau d\u2019instruction des masses.En définitive, ces pays deviendront plus aptes à contrôler leur économie, à améliorer leur niveau de vie et à se suffire à eux-méanes.Les moyens à prendre pour arriver à rehausser le standard économique et à sortir de leur marasme ces nations actuellement débordées, on ne les trouvera que dans les mesures sociales et d'entre-aide internationale (sans toutefois retomber dans le colonialisme qui a si longtemps caractérisé notre civilisation occidentale).D'autre part, une certaine planification de la natalité s'impose également, là où le surpeuplement est un problème imminent.à cause d\u2019une disproportion extrême entre le développement économique et démographique.Par ailleurs, la régulation des naissances, même si elle s\u2019impose parfois, ne doit pas passer outre à la liberté et à la dignité humaines, que l\u2019on défend pourtant avec fermeté quand on aborde des problèmes d\u2019un autre ordre.Les procédés anticonceptionnels et l\u2019avortement s\u2019étant montré inefficaces jusqu'ici, on n'a d\u2019autres ressources que de recourir à une façon plus humaine et plus naturelle pour tenir dans les limites de la normale un accroissement de population qui autrement risquerait de devenir prohibitif.Saper par la base des populations entières ne règlera en rien leur problème d\u2019aujour.d\u2019hui.Le «Birth Control » est une solution de nations riches.Elles cherchent ainsi à s\u2019éviter l\u2019obligation d\u2019une contribution économique qui n\u2019irait pas tout à fait dans la voie de leur propre avantage.Notre globe n\u2019est certes pas en voie de sc tarir de ses ressources.Les espaces inhabités sont encore immenses.ll s\u2019agit de les exploiter adéquatement.Et la technique moderne n\u2019a pas fini de nous fournir les moyens innombrables pour y parvenir.Peut-être notre système économique occidental est-il retardataire à certains points de vue.Il aurait avantage à emprunter un peu au Marxisme.Qu'il cesse de s'enfermer dans des frontières qu\u2019il protège jalousement.Qu\u2019il offre les possibilités d\u2019une meilleure répartition des masses humaines et des ressources économiques.L'ère des cadres nationaux est passée.C'est dans cette seule optique que s\u2019offre une solution aux régions menacées par leur accroissement disproportionné.Elle est aux mains de nos politiciens et de nos économistes.L.-Conrad PELLETIER CIGARETTES XPORT BOUT UNI ou FILTRE PAGE SEIZE Lors du Varsity Week-End VIVE LA REVOLUTION sans doute savoir, si IA PRESSE dé samedi, de quelle façon « gendarme » nous avons reçu les Anglais de Toronto.Vous voudrez vous avez vu Quatre tables du C.P.R., le drapeau du Québec de l'A.G.E.U.M., une boîte à quatre photos pour 25¢ constituaient notre mobilier.Quelques pancartes : « Bienvenue dans l'Etat du Québec », « Douanes », « Préparez vos passeports, visas, etc.», «Ici, l'on ne parle que Français ».De nombreux confettis et serpentins de papier, un groupe plein d'entrain où les mots de bienvenus se mélaient à ceux de « Vive la Révolution .L'armée révolutionnaire brillait par son manque de discipline et la provenance diversifiée de ses uniformes : le C.E.O.C.et la Marine firent leur part en fournissant trois unilormes où les brassards du R.I.N.remplacèrent les couronnes et les lions britanniques ; deux barbus faisaient honneur aux uniformes des miliciens de Castro et le « Cheuf » fit grande impression par la longueur toute révolutionnaire moustaches.L'armement : de ses plusieurs pistolets du « Far-\\WVest », une carabine 22, et une ceinture de balles 303.« Mais vous n'avez donc pas lu le journal de ce matin.» Et le fusil dans les côtes, les Torontois durent s'avancer aux tables de la douane pour faire inspecter leurs valises.La boisson fût confisquée : « Un peuple sobre est un peuple fort », ainsi que tous les objets hétéroclites trouvés dans les ralises des garçons : paraît-il que les soeurs d\u2019un des nôtres CN AUFONt assez pour maintenir leur beauté pendant un an.Pour compléter un visa, il faut une photo.Mais il n'était pas question de gaspillage.Pour 25e, il nous fallait quatre photos de personnes différentes.Ce n'est donc pas toujours sur leur visage que la caméra surprit la terreur des Torontois.Chaque personne fût soigneusement contrôlée, étiquetée et enregistrée et quand le dernier Torontois arrivät devant le dernier fonctionnaire (c\u2019est un euphémisme), il ne pût s'empécher de s'\u2019exclamer : « Thals certainly a French\u2019 country, the customs are slow.» LE QUARTIER LATIN Qu\u2019une dizaine d\u2019étudiants de Toronto aient retardé leur voyage de retour pour assister à la dernière représentation du Festiv-Arts que donnaient les trois chansonniers, c\u2019est certainement un signe de l\u2019intérêt qu\u2019a suscité chez eux la découverte du Québec et de son milieu étudiant.A Toronto nous les avons frappés par l\u2019enthousiasme manifesté tant dans les discussions politiques que dans les explications que nous leur donnions de notre peinture, de nos chansonniers, de notre association étudiante.Je n°avais pas mesuré alors quelle impression profonde nous avions produit sur eux.Leur attitude à Montréal nous a révélé qu\u2019ils n\u2019avaient pas oublié les discussions d\u2019alors.Ce qu\u2019ils ont apprécié, au Canada français ce n\u2019est pas ce qu\u2019il a de semblable au Canada anglais mais ce qui le différencie.Il faut dire d\u2019ailleurs, que sans le vouloir, nous avons agi avec énormément de psychologie.La journée de vendredi, nous l\u2019avons passé dans les Laurentides à faire du ski.Or les pentes de ski sont très éloignées de Toronto et les étudiants de là-bas font peu de ski.C\u2019est là, un accident géographique mais cela n\u2019en établit pas moins une différence de plus entre Toronto et Montréal.Nous avons voulu leur monter une réception originale et nous leur avons imposé le Français aux douanes de l\u2019Etat du Québec.Ils ont apprécié, la réception mais déjà, ils prenaient conscience des différences entre eux et nous.Huguette Oligny, notre conférencier invitée parle peu PAnglais.Mais comme toute grande artiste, elle communique autant par les gestes et la chaleur de sa voix que par ses paroles.Ils ont peu compris de ce qu\u2019elle disait mais ils ont senti quelque chose d\u2019intéressant et de valable regrettant leur ignorance de la langue française.Le restaurant Hélène de Champlain où la ville nous reçut est un produit du bon goût, de l\u2019originalité et de l\u2019intelligence de notre administration.Les Torontois y furent sensibles.Je ne veux pas jouer au psychologue mais si tout ce qui fait leur plaisir pendant trois jours provient de la différence qu\u2019il y a entre le Canada anglais et le Canada français, il est certain que la con.viction naîtra en eux que cette \u201c 5 FEVRIER 194) \u2014 Le Québec francais s'est fait connaître différence est digne d\u2019appréciation et qu\u2019il faut la maintenir.Je ne crois pas qu\u2019un seul d\u2019entre eux pourra maintenant parler lucidement d\u2019« unité » canadienne; ils parleront plutôt d\u2019«union » marquant par là leur désir de voir se développer un Canada français différent qui leur apparaît au- jourd\u2019hui si plein de dynamisme.Ces rencontres sont placées sous le signe de l\u2019amitié.C\u2019est cerlainement une expérience humaine enrichissante si la.mitié qu\u2019ils nous portent provient maintenant de leur appréciation pour ce qui nous distingue.On a tellement souvent chercher à faire passer tous les hommes par le même moule.Si PA.G.E.U.M.en (finan.cant la plus grande partie du Varsity Week-End avait pour but de faire connaître aux Torontois les caractères distinctifs du milieu étudiant québécois, elle a certainement atteint son objectif.Mais elle a fait plus car elle a fait naître l\u2019estime réciproque et la conviction que Ia mitié se fonde dans le respect de l\u2019autre plus que dans l\u2019admiration que l\u2019on porte à un autre soi-même.Serge MENARD Le zouave, qui l\u2019aurait crû, continue de proliférer au Canada français.Espèce inconnue ici, il se mit à germer vers la fin du XIXe siècle, question d'aller défendre les Etats pontificaux supposément en danger.Multes Canadiens-fran- cais, houleversés à la pensée de voir le vicaire de Jésus- Christ être délogé de la chaise gestatoire par la force des armes, décidèrent donc d\u2019offrir leur sang et par voie de conséquence leur vie, afin d\u2019aller défendre les intérêts des peuples civilisés c\u2019est-à-dire catholiques, convaincus qu\u2019ils étaient, avec raison d\u2019ailleurs de la primauté du spirituel sur le temporel.Ils partirent donc, et revinrent.La banque du Saint-Esprit étant devenue une grosse affaire digne de la Suisse, il n\u2019est évidemment plus question pour personne d\u2019aller s\u2019attaquer aux Etats pontificaux dont la puissance temporelle est réduite à une \u2018existence symbolique, ce qui est une façon de parler fort de ceux prisée des bien-pensants.Mais les zouaves là-dedans?C\u2019est justement la question.Il ne faudrait pas croire pour autant qu\u2019ils se « laisseraient dispa- raitre » aussi facilement.La guerre n\u2019étant plus leur idéal, il en fallait un autre.Que dis- je un autre.Des autres.Ce furent l\u2019ordre, la discipline, l\u2019entr\u2019aide fraternelle, la sobriété (du costume sans doute), la décence (du langage et du maintien) et les bonnes moeurs.Il faudra organiser, par un de ces prochains dimanches, une expédition dans l\u2019une des paroisses de Montréal où les zouaves s\u2019agitent.Car aujour- d\u2019hui nos anciens bellicistes montent la garde pendant la messe, parés du bel uniforme qui a fait leur renommée, lequel uniforme, le répètera-t-on assez, est élégant, discret et de bon goût.Et je ne parle pas des corps cadets, particulièrement de Shawinigan que l\u2019A.G.E.U.M.avait l\u2019honneur: La Chronique des Mauvaises Choses d\u2019accueillir au carnaval.Que dire alors des charmantes Majorettes de la même ville?On y reviendra.Dans un récent numéro du Q.L., une jeune fille, sans doute sous le coup d\u2019une quelconque émotion écrivait que Festiv-Arts était dispendieux pour les étudiants.Il existe pourtant un moyen d'assister gratuitement aux spectacles de l\u2019A.G.E.U.M., bonne demoiselle.Il s\u2019agit tout simplement de vendre des programmes.Un personnage haut placé dans administration de l\u2019Université et de plus en plus haut en couleurs était inter viewé par un journaliste de La Patrie qui voulait savoir ce que le dit-personnage haut placé et haut en couleurs pen sait de l\u2019acquisition d'armes nucléaires par le Canada.Et comme il n\u2019avait pas d\u2019opinion sur le sujet, le personnage haut en couleurs déclara.» qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019opinion là- dessus.: : Serge GRENIER "]
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