Technique : revue industrielle = industrial review, 1 septembre 1947, Septembre
[" Honorable PAUL SAUVÉ, ministre GUSTAVE POISSON, sous-ministre MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE ÉCOLE DES ARTS GRAPHIQUES Cours du jour .Cours du doin Cours par corredpondance Le but de l\u2019École des Arts Graphiques est de contribuer au succès de l\u2019industrie de l'imprimerie en préparant, chaque année, un certain nombre de jeunes gens choisis dans les professions suivantes.Composition typographique manuelle + Composition typographique mécanique : linotype, intertype, monotype, ludlow + Correction des épreuves » Lettrage, croquis, maquettes, dessin + Estimation, prix de revient, devis « Chimie appliquée aux arts graphiques .Impressions typographiques : presses a platine et cylindriques, automatiques et margées a la main « Reliure commerciale « Réglage « Dorure manuelle et sur tranches, étampage mécanique.Grace a ses cours du soir et par correspondance, l'École permet aux apprentis réguliers de se perfectionner dans la pratique de leur profession ou leur spécialité.Kenseignements sur demande Prospectus général des cours Secrétariat: 2020, rue KIMBERLEY, Tél.HA.1289 « Louis-Philippe BEAUDOIN, Directeur MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE & Honorable Paul SAUVE, ministre Gustave POISSON sous-ministre DES FOYERS DE RECRUTEMENT D\u2019UNE MAIN-D'OEUVRE COMPÉTENTE ET SPÉCIALISÉE POUR L\u2019INDUSTRIE En ce siècle de spécialisation, des institutions d'enseignement technique spécialisé sont indispensables à la formation de la main-d'oeuvre requise par une production industrielle de plus en plus abondante et variée.La grande et la petite industrie apprécient depuis longtemps les connaissances générales et la maîtrise d'un métier que possèdent les diplômés des ÉCOLES D'ARTS ET MÉTIERS au nombre de 37 dans la province de Québec COURS DU JOUR ET DU SOIR EN ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MÉTIERS, Montréal menuiserie, charpenterie, modè- - .F » .> lerie, ajustage de mécanique, plom- Cours du jour et du soir destinés berie, soudure, ferblanterie, forge, aux deux sexes en fonderie, électricité, radio, radio- J \u2026 | .marine.boulangerie et pâtisserie, hôtellerie, horlogerie, haute couture MÉCANIQUE ET ÉLECTRICITÉ DE dans le vêtement féminin et mas- L'AUTOMOBILE, À L'ÉCOLE, DE culin, coiffure pour dames et L\u2019 AUTOMOBILE DE MONTREAL messieurs et soins de beauté, chapellerie, fabrication de la chaussure, travail des fourrures, etc.Matières théoriques appropriées Ecoles respectives.R .ts: Direction générale, 1265, rue S.-Denis, Montréal, HArbour 6181 enseignements: Service de 35 ouest, rue Notre-Dame, Montréal, BE.2858 (l'Aide à la Jeunesse: 88, Grande-Allée, Québec, Tél.2-8101 ges CU CTI III XxX REVUE ) SEPTEMBRE - SEPTEMBER VOL.XXII 1947 No 7 Authorized as second class mail, Post Office Department, Ottawa.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des postes, Ottawa Photo: Radio-Canada - Vue d\u2019une base de l\u2019un des pylônes d'acier, supportant l\u2019alignement des antennes du Service International de Radio- Canada.D'immenses contrepoids de 57,000 livres, actionnés au moyen de poulies, supportent les écrans.Les pylônes peuvent résister à un vent de 120 milles ou de 192 kilomètres à l'heure.A view of a base of one of the steel towers supporting a section of the European array of the Canadian Broadcasting Corporation International Service.Huge counterweights of 57,000 lbs, running over pulleys, support the curtains.The towers can withstand a 120-m.p.h.gale.INDUSTRIELLE Sommaire 415 Jean Baillairgé INDUSTRIAL 397 La théorie électromagnétique de Maxwell et ses conséquences: Summary Les Ondes Hertziennes Léon Lortie 435 Joseph-Louis Lagrange 1736-1813 411 Get that Information WW.Werry Gérard Morisset 497 The Kingdom of Plants lan McLeish Louis Bourgoin 439 The Function and Development of the Tool Engineer F.H.Knelman 441 La limite élastique et les recherches scientifiques sur les propriétés élastiques des matériaux 467 Actualités Scientifiques Neutri Georges Welter 461 Nouvelles des Techniciens Diplômés W.Eykel no TECHNIQUE est publiée dix mois par année par les écoles d'arts et métiers, 1265, rue Saint-Denis, Montréal.Téléphone: HA.6181.TECHNIQUE n'assume pas la responsabilité des articles publiés.Les articles dans cette revue peuvent être reproduits en entier ou en partie, à condition d'en demander l'autorisation et de mentionner TECHNIQUE.Il sera fait un compte rendu des ouvrages dont un exemplaire parviendra à la direction de la revue.* TECHNIQUE is published ten months a year by the Arts and Crafts Schools, 1265 St.Denis Street Montreal.Telephone: HA.6181.TECHNIQUE does not necessarily endorse the views expressed by authors of signed articles, nor does it hold itself responsible for the unauthorized reproduction of essays appearing therein.Articles appearing in this magazine or quotations therefrom, may be reprinted providing, authorization is given and also full credit to TECHNIQUE.Articles submitted for publication in this magazine will be duly acknowledged.H i A BR A {| H Bi h: Hector F.Beaupré directeur MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE HON.PAUL SAUVÉ, ministre GUSTAVE POISSON, sous-ministre 1 ÉCOLE TECHNIQUE DE MONTRÉAL FONDÉE EN 1907.SUBVENTIONNÉE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA PROVINCE DE QUÉBEC ET LA CITÉ DE MONTRÉAL Cours du your Quatre années d'études conduisant au diplôme de technicien.Théorie, pratique et notions de culture générale; spécialisation : électricité, mécanique d'ajustage, menuiserie et construction, modèlerie, fonderie, ferronnerie, électronique, plastiques.Cours abrégé pour les jeunes gens qui ont complété le cours primaire supérieur ou des études équivalentes.Conditions d'admission : certificat de 9° année et examen d'entrée.Cours du soir Théorie et pratique.Cours destinés aux apprentis et aux travailleurs de l'industrie et du commerce.Plus de trente matières différentes touchant soit aux mathématiques, aux sciences ou au dessin technique, soit à l'une ou à l\u2019autre branche des industries du bois, du métal, de l'électricité, des plastiques, de l'électronique, de la soudure, etc.Inscription libre pour tout candidat possédant une instruction suffisante.PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 200 ouest, rue Sherbrooke PLateau 9091 -_\u2014 = Tt = rq hmm mm P= CD eB \u2014\u2014 em PD = \u2014 I TD + rr.\u2014\u2014\u2014 ty = pt Car re 0e ry mp eet vm me.mm Tu apy + SEPTEMBRE 1947 SEPTEMBER La théorie électromagnétique de Maxwell et ses conséquences: LES ONDES HERTZIENNES M ÊME pour nous qui sommes habitués à considérer la lumière et l\u2019électricité comme des phénomènes de même nature, il nous est difficile d\u2019énumérer les raisons qui nous font adhérer à cette théorie.Le fait que le courant électrique se transforme en lumière dans les ampoules et les tubes luminescents éclairant nos maisons n\u2019est pas un argument péremptoire.Tout ce qui se passe dans ce phénomène est une transformation d'énergie électrique en énergie lumineuse et en chaleur.Cela est conforme au principe de conversation de l\u2019énergie.À moins d\u2019admettre que l\u2019énergie est quelque chose d'unique sous des formes et des manifestations différentes, nous n\u2019avons rien appris.Nous n\u2019avons que déplacé le problème, nous l\u2019avons même poussé à la limite et, par conséquent, nous ne sommes pas plus avancés.Et si nous nous aventurons à dire que la lumière et l'électricité sont toutes deux des phénomènes vibratoires, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles se propagent sous forme d\u2019ondes, nous n\u2019avons encore fait que répéter la thèse que nous désirons prouver.Que faire alors ?Je vous propose une courte incursion dans le passé, alors qu\u2019on ne soupçonnait même pas que la lumière et l'électricité pouvaient être de même nature.Nous verrons alors comment est née dans l\u2019esprit de James Clerk Maxwell cette théorie électromagnétique de la lumière et nous assisterons à son triomphe puis à ses transformations.Pour faire avec tout le profit possible une telle incursion dans ce passé qui n\u2019est pas encore centenaire, il nous faudrait à vrai TECHNIQUE, Septembre 1947 Par LÉON LORTIE Dr ès Sc.physiques, PROFESSEUR A LA FACULTE DES SCIENCES DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL dire nous équiper de tout un bagage mathématique, mais nous tAcherons de nous en passer car il est encombrant et difficile a manier.Nous nous efforcerons plutôt de suivre les concepts expérimentaux qui, dans l\u2019esprit fécond de Maxwell, se sont transformés en équations.Demandons-nous d\u2019abord comment se fait l'attraction entre deux corps chargés d\u2019électricité de signe contraire ou entre deux pôles magnétiques différents.Nous savons que les lois de ces deux phénomènes sont de forme analogue à celle de la gravitation énoncée par Newton.Il est bon de remarquer ici que Newton, qui se défendait de faire des hypothèses, entendait uniquement exprimer par sa formule classique un fait bien constaté : une attraction proportionnelle au produit des masses et à l\u2019inverse du carré de la distance.Les successeurs de Newton se sont habitués à admettre ce qu'on appelle l'action à distance, idée qui répugnait autrefois aussi bien aux physiciens qu\u2019aux philosophes.Encore Faraday.Lorsque Faraday eut découvert le phénomène de l'induction électromagnétique, on n\u2019y vit qu\u2019un autre exemple d'action à distance.Un aimant qui se meut induisait dans un fil enroulé un courant électrique.Les lois quantitatives rendaient compte du phénomène tout comme la formule de Newton mesurait l\u2019attraction entre deux masses.Mais Faraday ne se contentait pas de cette absence d\u2019explication.S\u2019il ignorait les mathématiques, il.compensait cette 397 ignorance par une extraordinaire facilité à concrétiser les choses les plus abstraites.C\u2019est ainsi que la contemplation d\u2019un spectre magnétique, obtenu en saupoudrant de la limaille de fer sur une feuille de papier recouvrant un aimant, lui suggèra l\u2019existence de lignes de force le long desquelles s\u2019assemblaient les grains de limaille.Ces lignes de force avaient une existence réelle pour Faraday.Elles émanaient de l'aimant, plus ou moins nombreuses, plus ou moins étendues.Elles étaient comme des petits tuyaux qui transportaient le fluide magnétique.Les variations de ce flux magnétique étaient responsables du courant induit dans le conducteur qui coupait ces lignes de force dont l\u2019ensemble constituait le champ magnétique.L'oeuvre d'un savant précoce La science officielle anglaise, représentée surtout par l\u2019école de Cambridge, reçut fort mal cette hypothèse de Faraday, n\u2019y voyant qu\u2019un retour à la physique prénew- sidered impossible to weld.LIMITED St.John's, NAÂd.- Sydney - Halifax - Moncton - Quebec- Montreal - Toronto Hamilton - London Winnipeg » Regina - Calgary - Vancouver - North Vancéèuver 398 a tip for practical Practical welders care more about performance and results than trade names and model numbers.That is why they readily appreciate the ease of - operation and general flexibility of a Frontenac nature ondulatoire, donc ana- A.C.Arc Welder.A flick of a finger sets controls for desired current value.No stooping, either, for the clearly marked control panel is waist high.Current is delivered smoothly and there is no arc-blow, even in awkward corners.Normal welding range can be extended by an accessory high frequency unit-to make possible the welding of some lighter gauges once con- \"A FRONTENAC SAVES AS IT SERVES Canadian LIQUID AIR Company tonienne.Il se trouva pourtant quelqu\u2019un pour lui faire crédit.Ce fut Clerk Maxwell alors même qu\u2019il était à Cambridge où il avait connu d\u2019éclatants succès dans les cours de mathématiques et de physique.L'hypothèse de Faraday lui parut plausible et il voulut la soumettre à l'épreuve du traitement mathématique.Maxwell était fort bien connu des savants contemporains car il avait fait sa première communication ' scientifique alors qu'il n'avait pas encore quinze ans.Ses travaux d'optique et sa théorie des couleurs lui avaient\u2018 valu des éloges mérités.Mais la publication de son premier mémoire sur les lignes de force provoqua des commentaires moins élogieux.On voyait avec peine un si beau talent se lancer dans une voie que l\u2019on croyait sans issue parce qu\u2019elle n\u2019était pas dans la ligne des idées reçues.Maxwell n\u2019en continua pas moins de consacrer une partie de ses efforts scientiques à la mathématisation de l'hypothèse de Faraday.Le vieux savant lui en sut gré, heureux de voir qu'entre les mains d\u2019un théoricien d\u2019une telle puissance les lignes de force finiraient bien par s'imposer à l'attention des savants.Faraday lui-même augmentait dans le même temps le bagage déjà imposant des découvertes expérimentales.Sa prodigieuse intuition le guidait encore lorsqu'il étudia l\u2019action d\u2019un champ magnétique sur la lumière dont il provoqua ainsi la polarisation.Voilà un fait qui montre une relation curieuse entre la lumière et le magnétisme et, par conséquent, avec l\u2019électricité.Vers le même temps, William Thomson avait enfin montré que la décharge d\u2019un condensateur était un phénomène oscillant, c\u2019est-à-dire de logue, sur certains points, à la lumière.L'esprit de Maxwell était d\u2019une curiosité extraordinaire.Une solide formation philosophique le portait a s\u2019intéresser à des questions qui laissaient indifférents la plupart de ses contemporains.C\u2019est ainsi qu'il s\u2019intéressait à la philosophie des sciences et qu\u2019il se plaisait à analyser les September 1947, TECHNIQUE | i méthodes de raisonnement.L\u2019étude qu'il fit, alors qu\u2019il était étudiant à Cambridge, du raisonnement par analogie nous montre qu\u2019il se demandait si les analogies qu'on rencontre dans diverses sciences ont un fondement dans la réalité.« Par analogie physique, écrit-il, j'entends la ressemblance partielle entre les lois d\u2019une science et celle d'une autre qui fait que chacune explique l\u2019autre.Ainsi toutes les sciences mathématiques sont fondées sur des relations entre des lois physiques et des lois numériques, de sorte que le but des sciences exactes est de réduire les problèmes de la nature à la détermination de quantités par des opérations sur des nombres.» L'occasion allait se présenter pour lui de raisonner par analogie.Lorsqu\u2019en 1860, il vint enseigner à King\u2019s College, à Londres, Maxwell pouvait faire un inventaire assez complet des connaissances qu\u2019on avait de l\u2019électricité.Les façons de la produire étaient nombreuses : frottement, choc, contact de deux métaux, induction magnétique, autant de procédés qui donnaient naissance à une même forme d\u2019énergie.Afin de mettre de l\u2019ordre dans cet ensemble de faits apparemment disparates, il fallait d\u2019abord avoir un système de mesure bien défini.On avait recours à des unités dont les principales étaient celles d'intensité, de force électromotrice, de résistance, de capacité, de charge électrique.L'ensemble de ces unités formait ce qu\u2019on appelait les unités électrostatiques parce qu\u2019elles étaient fondées sur la mesure, primitivement effectuée par Coulomb, de la charge électrostatique unité.D'un autre côté, ce même Coulomb avait aussi déterminé pour la première fois la force d\u2019un pôle d\u2019aimant, ce qui devait devenir la base des unités dites électromagnétiques.A peine arrivé à Londres, Maxwell fut chargé de collaborer à la revision des unités électriques, tâche que s\u2019était imposée l\u2019Association britannique pour l\u2019Avancement des Sciences.Incapable de restreindre son activité à cette besogne qui pouvait facilement devenir fastidieuse, Maxwell élargit le cadre de la question et s\u2019intéressa au rapport que devaient nécessairement avoir entre elles les deux séries d'unités.Dans les équations mathématiques exprimant le rapport des unités électromagnétiques et des unités électrostatiques, on connaissait un facteur dont la signification n'était pas très apparente.On l\u2019appelait couramment 1/C.Maxwell se rendit compte que le facteur C avait les dimensions d\u2019une vitesse.et que sa valeur numérique était égale à celle de la vitesse de la lumière que le physi- : cien français Fizeau avait déterminée avec beaucoup de précision en 1849.Cette révélation fut pour Maxwell l\u2019argument ultime qui le convainquit de la validité de l\u2019hypothèse qu\u2019il avait déjà faite de la nature ondulatoire de l\u2019électricité.Ses travaux antérieurs l\u2019avaient conduit à penser que l'électricité, comme la lumière, était un phénomène oscillant.Il avait particulièrement étudié les équations de MacCullogh selon lesquelles la lumière se transmettait au moyen des vibrations d\u2019un éther, et il avait conçu pour l'électricité un mode semblable de propagation.Le traite- \u2018ment mathématique d\u2019une telle conception fut relativement facile pour Maxwell qui était un virtuose des phénomènes périodiques.Le concept physique était le suivant : un oscillateur donnait naissance à un train d\u2019ondes qui se propageaient dans l\u2019éther continu, évitant ainsi la théorie de l\u2019action à distance; comme une charge électrique en mouvement est toujours accompagnée, à angle droit, d\u2019un champ magnétique, celui-ci se propageait lui aussi périodiquement en faisant avec le premier train d\u2019ondes un angle de 90°.Die cette façon, si on considère d\u2019abord le champ magnétique, on voit que ses variations périodiques don- A.PELLETIER E.BRUNET F.-X.PARIZEAULT Président, gérant Vice-président Secrétaire, directeur PLOMBERIE PLUMBING CHAUFFAGE HEATING COUVERTURE ROOFING ELECTRICITE ELECTRICITY La Cie J.& C.Brunet Limitée Qualité - Service - Hygiène 1095, blvd Saint-Laurent, Montréal Téléphone: LAncaster 1211 Chaudières à vapeur Structures d'acier Pompes centrifuges Réservoirs STEEL WORKS & MARINE EQUIPMENT CO.LIMITED (A.R.Delorme, gérant-général) 266 ouest, St-Jacques PL.9407 \u2014 Montréal TECHNIQUE, Septembre 1947 399 5 Ne: jt ; -# Hi: gl i i i RB Pour votre Laboratoire + Appareils + Verrerie + Réactits Adressez-vous à Canadian Laboratory Supplies Limited 403 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.QUEL QUE SOIT LE MÉTIER L\u2019OUTIL e\\rYQS MONTREAL mer 1406 St-Denis - LA.0251 et art se rencontrent chez Stelco.TECHNIQUE.ET ART Nous ne savons pas si le jeune homme en fut impressionné, mais nous savons fort bien que la méthode experte pour l'exécution des détails techniques de la fabrication de l'acier est un art que Stelco a développé à un haut degré.Que ce soit de l'acier pour une grande variété de produits d'acier ou le coupage à la torche.technique \u201cMême sa façon d\u2019incliner la tête et de sourire en lui répondant était tout un art\u201d.Anne Douglas Sedgwick.\u2014\"\u2014 _ quiF- .these »> ca.«& nL ee \u2014_\u2014 = tie 2e Eo Oo aA PSD TD CO he BC Py == = nent elles-mêmes naissance à une énergie électrique oscillante.L'économie des hypothèses La question se posait alors à Maxwell de savoir si l\u2019éther dont il avait besoin pour sa théorie était différent de celui qu\u2019on admettait, avec MacCullogh et déjà depuis Huyghens et Euler, peur la transmission de la lumière.Pourquoi aurait-on besoin de deux concepts différents ?se demanda Maxwell.Ce n\u2019est qu\u2019en 1873 que Maxwell se décida à écrire ce qui suit dans son Traité d\u2019Electracité et de Magnétisme: « En plusieurs pages de ce traité on a tenté d\u2019expliquer les phénomènes électromagnétiques par une action mécanique transmise d\u2019un corps à un autre par l'intermédiaire d\u2019un milieu.La théorie ondulatoire de la lumière suppose aussi l\u2019existence d\u2019un milieu.Nous avons maintenant à montrer que le milieu électromagnétique a des propriétés identiques à celles du milieu où se propage la lumière ».Un peu plus loin il justifie son hypothèse par un argument merveilleux de simplicité et d\u2019unité : « Remplir l\u2019espace d\u2019un nouveau milieu chaque fois que l\u2019on doit expliquer un nouveau phénomène ne serait point un procédé bien philosophique.Au contraire, si, étant arrivés indépendamment par l'étude de deux branches différentes de la science à l\u2019hypothèse d'un milieu, les propriétés qu\u2019il faut attribuer à ce milieu pour rendre compte des phénomènes électromagnétiques se trouvent être de la même nature que nous devons attribuer à l\u2019éther lumineux pour expliquer les phénomènes de la lumière, nos raisons de croire à l\u2019existence physique d\u2019un tel milieu se trouveront ainsi confirmées ».Un seul éther suffit, la lumière et l\u2019électricité sont des phénomènes de même nature, leurs ondes se propageant avec la même vitesse dans le même milieu et ne différant que par leurs longueurs.Les conséquences de la théorie de Maxwell Une telle découverte pouvait passer pour une brillante manifestation de l\u2019habileté mathématique et de la subtilité physique de son auteur.C\u2019était une hypothèse hardie.Elle posait un défi aux expérimentateurs qui devaient chercher les preuves expérimentales de la nature ondulatoire de l'énergie électrique, et aux théoriciens qui, suivant l\u2019usage de l\u2019époque, devaient construire un modèle mécanique de la théorie électromagnétique.De nombreux physiciens, William Thomson entre autres, ne voulurent pas y adhérer parce qu\u2019ils ne TECHNIQUE, Septembre 1947 pouvaient construire un modèle mécanique adéquat avec des roues d\u2019engrenage, des bielles, des excentriques, des courroies et tout ce qui ressemble à une machine.Quant aux expérimentateurs, ils furent lents à se mettre à l\u2019œuvre.Il est vrai que la preuve expérimentale n\u2019était pas facile à faire.On n\u2019avait pas, comme aujourd'hui, un appareillage aussi souple, ni l'habitude mentale à laquelle nous ont habitués les découvertes des cinquante ou soixante dernières années.Il fallut attendre jusqu\u2019en 1887 pour que le physicien allemand Hertz découvrit enfin la preuve expérimentale de l'existence des ondes électromagnétiques.Quand on dit que la théorie électromagnétique de Maxwell contenait en germe les inventions modernes de la télégraphie et de la téléphonie sans fil, il ne faudrait pas croire que c\u2019est là une formule commode pour l'historien des sciences qui va chercher des antécédents dans des travaux anciens parfois fort éloignés du sujet.Il existe en effet une filiation directe, une véritable relation de cause à effet, entre les équations de Maxwell et la mise au point de la télégraphie sans fil.On s\u2019en rendra compte en voyant se dérouler la succession des faits qui, depuis 1864 jusqu\u2019au début de notre siècle, ont contribué à l\u2019avènement d'une invention aussi extraordinaire.Il est toujours oiseux de se demander ce qui serait arrivé si Maxwell n\u2019avait pas imaginé son hypothèse de la propagation ondulatoire des phénomènes électromagnétiques.Un autre aurait pu y parvenir un peu plus tard ou bien quelque expérimentateur serait tombé par hasard sur un fait fortuit d\u2019où l'art serait né avant qu\u2019on n\u2019en établit la théorie.Mais il est douteux qu'avec les conceptions qu'on se faisait, avant Maxwell, de la nature de l'électricité, on fût parvenu aussi rapidement à l\u2019invention de la télégraphie sans fil.On avait déjà fait des essais de transmission sans fil en utlisant les phénomènes d\u2019induction.Joseph Henry lui-même, vers 1843, avait réussi à capter, au moyen d\u2019un circuit secondaire éloigné, des signaux transmis par une bobine parcourue par un courant électrique intermittent.Il était donc possible, il y a plus de cent ans, de télégraphier sans fil, mais on ne pouvait guère communiquer qu\u2019entre deux points distants de quelques milles tout au plus.Les essais qu\u2019on fit par la suite ne réussirent pas mieux.En attirant l\u2019attention des savants sur la véritable nature des phénomènes électromagnétiques, Maxwell leur ouvrit des horizons insoupçonnés dont l\u2019aspect étrange 401 PE (ATA RENE hn 5 Zu BE: ii M: és Nous vous invitons à visiter notre rayon des OUTILS au troisième étage ° 865 est, rue Ste-Catherine Montréal 'IMPRIMERIE est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut que le client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à ses divers ouvriers \u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec les travaux que nous manipulons.Vous serez toujours satisfait si vous consu / lez LA PATRIE SERVICE DES IMPRESSIONS - 180 est, rue Sainte-Catherine Téléphone : LA.3121* Montréal 11! n\u2019y a pas de problème qui n\u2019ait sa solution Un personnel expert à votre disposition gratuitement e .Ingénieurs-Entrepreneurs e Charpentes Métalliques ORD & CIE, LTEE 4700 rue Iberville MONTREAL commença par les étonner.Parmi les premiers qui se rallièrent à la théorie ondulatoire, le physicien allemand Helmholtz reconnut les possibilités immenses qu'elle offrait aux savants.Lui-même avait déjà pressenti la nature périodique de la décharge d\u2019un condensateur.Son esprit était donc éminemment réceptif et prêt à admettre, avec preuve à l'appui, la validité de l'hypothèse de Maxwell.Puisque l\u2019électricité se propage par ondes transversales, comme la lumière, il lui parut que la première chose à faire était de savoir si l\u2019électricité, comme la lumière, pouvait se réfléchir, se réfracter, se polariser.En 1879, Helmholtz proposa donc à Heinrich Rudolph Hertz, qui était son élève à l\u2019Institut de physique de Berlin, de vérifier expérimentalement l'existence de ces phénomènes.Les ondes hertziennes Empressé de satisfaire son maître, Hertz se met aussitôt à la besogne, mais il ne tarde pas à se lasser d\u2019un travail aussi difficile, aussi rebutant même car il se révéla bientôt peu prometteur.Sept ans plus tard, après que le souvenir de ses premiers insuccès se fût estompé, Hertz reprit le sujet, le regarda avec un œil neuf et trouva la méthode expérimentale propre à lui donner des résultats concrets.S'il existe des ondes électromagnétiques, leur détection n\u2019était possible qu\u2019à la condition qu\u2019on pût les produire avec une très grande fréquence.Hertz trouva dans la bobine de Ruhmkorf la machine nécessaire à la production d\u2019un courant de haute fréquence et d\u2019étincelles de grande intensité.On savait, depuis la fin du 18ème siècle, que l\u2019étincelle électrique électrisait l\u2019air et les objets environnants.Hertz eut l'ingénieuse idée de joindre à chaque boule de l\u2019éclateur de sa bobine une tige conductrice reliée à une plaque métallique.L'ensemble ainsi constitué s'appelait un excitateur et les plaques métalliques chargées alternativement d'électricité positive et négative fonctionnaient comme un oscillateur capable d\u2019émettre des ondes électromagnétiques d\u2019une très grande fréquence.Hertz calculait que cette fréquence devait être de dix millions à cent millions de vibrations par seconde.Il ne restait plus qu\u2019à trouver un moyen de déceler l\u2019existence de ces ondes.Le résonateur que construisit Hertz est une merveille de simplicité.Il consiste en un fort fil de cuivre formant un cerceau dont les extrémités ne se rejoignent pas complètement.Placé à quelque distance de l\u2019excitateur, le résonateur captait l\u2019énergie TECHNIQUE, Septembre 1947 et se trouvait être le siège d\u2019un courant de haute fréquence qui se manifestait par l\u2019apparition d\u2019étincelles entre les deux extrémités libres.Cette découverte encouragea Hertz à poursuivre plus avant ses recherches.En plaçant une plaque d\u2019acier à une certaine distance de l\u2019excitateur, il pensa que les ondes viendraient s\u2019y réfléchir pour produire ce qu\u2019on appelle en acoustique et en optique un train d'ondes stationnaires.C\u2019est-à-dire que l'onde réfléchie revient sur ses pas, se propage avec la même amplitude que l'onde directe de sorte que la crète d\u2019une onde directe se superpose au creux de l\u2019onde réfléchie et que les deux points d'intensité nulle se confondent.On peut reproduire un tel train d'ondes stationnaires en faisant vibrer avec son bras une longue: corde dont l'autre extrémité est fixée à un mur.On voit alors que la corde, par une illusion d'optique, présente une suite de renflements et d\u2019étranglements.Les renflements s'appellent des ventres et correspondent à une intensité maximum tandis que les étranglements, qu\u2019on appelle des nœuds, ont une intensité nulle.Vous voyez un peu comment se présente le train d\u2019ondes stationnaires invisibles dont Hertz s\u2019apprêtait à déceler l'existence en promenant son résonateur entre l\u2019excitateur et la plaque d'acier.Quelle joie dut être la sienne lorsqu'il vit l\u2019étincelle de son oscillateur croître en intensité puis décroître, cesser de briller, recommencer' à croître, diminuer à nouveau ! selon que l'oscillateur rencontrait un ventre ou un nœud.La preuve était faite et, par des mesures précises, Hertz déterminait la distance entre deux points d\u2019intensité maximum ou entre deux points d\u2019intensité nulle.Chacune de ces distances équivalait à une demi-longueur d\u2019onde et se trouvait égale à que:que 5 mètres.En possession de ces données, Hertz put calculer la fréquence des vibrations et, par les formules ordinaires des mouvements vibratoires, il put déterminer la vitesse de propagation de ces ohdes qui se trouva être celle-là même que Maxwell avait prévue, 300,000 kilomètres par seconde, celle de la lumière.Pour compléter sa découverte, dont l\u2019aspect purement scientifique l'intéressait uniquement, Hertz réussit \u2018a réfracter les ondes électromagnétiques en les faisant passer à travers un bloc de résine.Tout comme la lumière passant de l'air dans l\u2019eau voit sa nouvelle direction faire un angle avec la première, les ondes découvertes par Hertz prenaient un nouveau chemin lorsqu\u2019elles entraient dans le bloc de résine.Satisfait de ces résultats, Hertz 403 i a Be a 1 Ni t A Ra I: MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE & | Honorable Paul SAUVÉ Gustave POISSON ; 1 ministre \u2018 sous-ministre | COLE TECHNIQU | ; 185 boulevard Langelier, QUÉBEC Fondée en 1910 Subventionnée conjointement par le Gouvernement de la Province de Québec et la Cité de Québec Quels avantages et quelles possibilités les écoles techniques offrent-elles à la jeunesse?A) COURS TECHNIQUE.La durée de ce cours est de quatre années.Il a A pour but de donner aux jeunes gens ayant terminé leurs études primaires et po qui se destinent aux carrières industrielles, les connaissances techniques i et l'habileté manuelle propres à en faire des ouvriers qualifiés, des contre- 2 maîtres, des chefs d'ateliers.Il assure donc une préparation adéquate aux divers emplois, d'un caractère technique, offert par les compagnies d'électricité, de téléphone, la petite comme la grande industrie, les chantiers maritimes, les arsenaux et les usines de guerre.Il est à noter que le cours technique fournit également des connaissances générales en sciences, mathématiques et dessin industriel.De plus, notre enseignement théorique est assez avancé pour permettre à nos jeunes diplômés d'être admis à l'École Polytechnique ou à la Faculté des 3 .Sciences de l'Université Laval à Québec.Un diplôme officiel, portant l'indication de la spécialité choisie (ajusteur- mécanicien, dessinateur industriel, électricien, menuisier, modeleur, fondeur, 3 ferronnier) est accordé aux élèves ayant subi avec succès les examens de | fin d'études.3 Il ne faut pas confondre le technicien du cours de quatre ans avec les autres élèves qui fréquentent l'École Technique et y suivent les cours abrégés de quelques mois, dits cours de guerre ou cours des métiers, cours de réhabilitation civile, etc.B) COURS DES MÉTIERS.Celui-ci s'adresse aux jeunes gens qui n'ont pas complété leurs études primaires mais qui désirent quand même faire un of stage de deux ou trois années à l'École Technique afin d'acquérir l\u2019habileté Ai manuelle et les connaissances techniques nécessaires à la formation d'ouvriers ie compétents.: C) Un certain nombre de cours spéciaux notamment en automobile, soudure électrique, radio et plusieurs cours libres du soir.D) Cours de l'\u2019Entente fédérale-provinciale en vue de la réhabilitation des vôtérans à la vie civile.PROSPECTUS COMPLET ET ILLUSTRÉ SUR DEMANDE.PHILIPPE METHE, I.C., Directeur \u201c> + uy La + a _ ne pensa jamais a leur trouver d\u2019applications pratiques.L'oeuvre de Marconi Il n\u2019en fut pas de même pour un jeune homme très riche qui passait ses vacances d\u2019été dans les Alpes italiennes et qui lut un jour dans une revue d'électricité le récit de la découverte des ondes qu\u2019on appelait déjà les ondes hertziennes.C\u2019était en 1894, l'année même de la mort de Hertz, et le jeune homme s\u2019appelait Guglielmo Marconi, fils d\u2019un riche Bolognais et d\u2019une mère irlandaise.Marconi avait vingt ans et il suivait en amateur les cours de physique du professeur Righi.La lecture de ce récit fit aussitôt germer dans l\u2019esprit de Marconi l\u2019idée de faire servir cette découverte à la transmission sans fil des messages télégraphiques.Possédé d\u2019un tel rêve, Marconi coupa court aux plaisirs de ses vacances, revint à Bologne où il se mit à expérimenter et parvint à transmettre des signaux jusqu\u2019à une distance de trois-quarts de mille.Au contraire de Hertz, Marconi était un inventeur doué d'un grand sens pratique et il sut mettre à profit pour les besoins de son invention les découvertes, peu nombreuses mais très importantes, qu\u2019on avait faites dans l'intervalle qui sépare les expériences de Hertz du moment où 1l sollicita son premier brevet en 1896.Les deux principales découvertes qu\u2019il exploita et perfectionna furent celles du cohéreur de Branly et d\u2019un appareillage, mis au point par Oliver Lodge pour la production d\u2019ondes entretenues de fréquence déterminée.Le radio-conducteur de Branly L'idée du cohéreur vint à Branly en 1885, deux ans donc avant la découverte des ondes hertziennes, et cette idée n'avait rien de commun avec la physique des ondes.COURROIES Plattes et Rondes de toutes sortes COURROIES en V de toutes sortes AGRAFES et LACETS de toutes sortes ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc de toutes sortes.HANUFATRIERS CANADIENS DE COURROIES Lim! TEE an Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams - WE.6701 Montréal Edouard Branly était un excellent physicien qui, ayant aussi étudié la médecine, poursuivait alors des recherches sur la physiologie du système nerveux.Les nerfs sont formés de cellules qu\u2019on appelle des neurones et Branly croyait que l\u2019influx nerveux se transmettait par conduction électrique.En voulant faire un modèle avec de la limaille de fer Branly remarqua que cette limaille, bien que faite d\u2019un grand nombre de particules conductrices, ne conduisait pas l'électricité.Mais dès qu\u2019une étincelle électriqué éclatait dans le voisinage, la limaille devenait conductrice.Lorsqu'il apprit les résultats obtenus par Hertz, Branly reconnut l\u2019importance du phénomène qu'il avait découvert et se mit à expérimenter pour en connaître toutes les modalités.Enfin, en 1890, il fit une démonstration devant l\u2019Académie des Sciences de Paris de ce qu\u2019il appelait son radio-conduc- teur.Bien plus simple encore, et beaucoup plus commode que le résonateur de Hertz, le radio-conducteur de Branly fut le premier détecteur des ondes hertziennes, et Marconi s\u2019en servit, après l\u2019avoir modifié et amélioré, dans l\u2019invention qu\u2019il fit breveter en Angleterre.Oliver Lodge était arrivé, presque en même temps que Hertz, à montrer la nature ondulatoire des actions électromagnétiques en étudiant la décharge d\u2019un paratonnerre.Il signala que les oscillations fournies par l\u2019excitateur de Hertz étaient des oscillations amorties et que le résonateur lui- même pouvait répondre à des excitations de fréquences diverses.Lodge s\u2019ingénia à construire des circuits munis de condensateurs et de bobines de dimensions variables de sorte que le résonateur ne pouvait déceler que les ondes produites par un circuit avec lequel il était accordé, nous disons aujourd\u2019hui syntonisé.Marconi incorpora dans son invention les éléments trouvés Pour \u2018vos IMPRESSIONS: il + ally YA ULI YERERES IMPRIMEURS - hI - GRAVEURS re 494 OUEST, RUE LAGAUCHETIÈRE LTE .TECHNIQUE, Septembre 1947 par Lodge comme il avait mis à profit le radio-conducteur de Branly, nommé cohéreur par Lodge.Le rôle des antennes et de la terre Avec ses emprunts à ses devanciers, Marconi construisit un ensemble expérimental auquel il apporta lui-même plusieurs parties or.ginales.Tout d\u2019abord, Marconi utilisa pour la première fois une antenne, c\u2019est-à-dire un long conducteur vertical relié à une des bornes de l\u2019éclateur tandis qu'il reliait l\u2019autre borne à la terre.Un manipulateur de Morse, mis dans le circuit primaire de la bobine, produisait les signaux nécessaires.Tel était le poste émetteur.Le poste récepteur possédait lui aussi une antenne, de même longueur que celle de l'émetteur, une prise de terre, des bobines en tout point identiques à celles du poste émetteur de façon que tous les deux fussent syntonisés et que l'on ne pût recueillir que les ondes de même fréquence; l'ensemble de l\u2019émetteur et du récepteur était constitué par quatre circuits équilibrés et accordés.C\u2019est là l\u2019essentiel de son invention.En 1896, Marconi vint en Angleterre pour La Canadian General Electric fabrique les transformateurs qui élèvent et abaissent la tension du courant électrique pour la transmission.CGE-1046F 406 y poursuivre ses expériences et solliciter un brevet.Le choix qu'il fit de I\u2019Angleterre montre bien le sens pratique de Marconi.Nation maritime, I\u2019Angleterre est toujours intéressée a tout ce qui peut accroitre la sécurité de ses vaisseaux qui sillonnent les sept mers du globe.Déjà l'ingénieur anglais William Preece avait perfectionné un système de télégraphie sans fil par induction qui lui permit de transmettre 156 messages sur une distance de quatre milles et demi.Lorsque Marconi vint à Londres, Preece fut un des premiers à s'associer à l\u2019inventeur italien et il collabora à la transmission des premiers messages qui traversèrent le Pas-de-Calais.L'Angleterre ne fut pas lente à reconnaître la valeur d\u2019une telle invention pour échanger des messages entre deux navires en haute mer ou entre un vaisseau et la terre ferme.La France ne tarda pas elle non plus à s\u2019intéresser à la T.S.F.et c\u2019est de France que Marconi lança, le 27 mars 1899, le premier message à travers le Pas-de-Calais.Le poste émetteur était à Wimereux et le poste récepteur était à Douvres.OUTILLAGE IER: September 1947, TECHNIQUE Après le succès de la première dépêche, Marconi eut la délicate pensée d\u2019adresser de Douvres au professeur Branly le message suivant qui fut reçu à Wimereux : « M.Marconi envoie à M.Branly ses respectueux compliments à travers la Manche, ce beau résultat étant dû, en parte, aux remarquables travaux de M.Branly ».Le professeur de physique de l\u2019Institut catholique fut très sensible à cette marque de respect et de gratitude.Il ne manqua pas d\u2019en citer le texte dans son petit ouvrage sur la Télégraphie sans fil où pas une seule fois le nom de Sir Oliver Lodge n\u2019est mentionné.Branly, croyant que le savant anglais s\u2019était approprié sa découverte du radioconducteur et ne l'avait appelé cohéreur que pour lui en enlever la paternité, ne pouvait pardonner à son collègue britannique une telle malhonnêteté.Lodge de son côté n\u2019a pas toujours rendu justice à Branly.Mais ce n\u2019est là qu\u2019un à-côté bien fait pour montrer que les savants sont humains.La T.S.F.au-dessus de l'atlantique Pour revenir à Marconi, qui marchait de succès en succès, l\u2019automne de 1899 le vit en Amérique pour y faire connaître la merveille du sans-fil.Deux années passèrent avant que Marconi eût construit un émetteur assez puissant pour établir une communication transatlantique.Ce poste était situé à Poldhu, sur la côte de Cor- nouailles et'le poste récepteur était a Saint- Jean de Terre-Neuve.Un cerf-volant portait l\u2019antenne de ce récepteur.Malgré les prévisions des physiciens et des mathématiciens qui croyaient que les ondes hertziennes, se propageant en ligne droite, ne pourraient dépasser l'horizon, Marconi put capter à Terre-Neuve, le 12 décembre 1901, les trois brèves de la lettre S en code Morse.L'année suivante, le 17 décembre 1902, pour être exact, Marconi transmettait d\u2019un posté situé à Glace-Bay, en Nouvelle-Ecosse, des messages qu\u2019on captait à la station de Poldhu.La courbure de la terre n'\u2019empêchait nullement les ondes hertziennes de traverser l\u2019Atlantique.Marconi, une fois de plus, avait tenté l\u2019aventure et l\u2019événement lui donna raison.Mais pourquoi ?L\u2019explication en fut donnée presque simultanément par les savants anglais Heaviside et.Kennelly dont l'un supposa et l\u2019autre montra qu\u2019il existe, dans la très haute atmosphère, une couche ionisée qui réfléchit les ondes hertziennes.Un signal lancé par un poste émetteur produit une sphère d'ondes électromagnétiques dont l'antenne est le centre.Alors que certaines de ces TECHNIQUE, Septembre 1947 ondes ne dépassent pas l'horizon, ainsi que le supposaient les physiciens de la stricte observance, d\u2019autres sont lancées vers la haute atmosphère, se réfléchissent sur la couche de Kennelly-Heaviside, reviennent vers la terre et sont captées par le poste récepteur.Ce phénomène est encore plus marqué pour les ondes courtes.s.O.S.La télégraphie sans fil transatlantique devint un service commercial régulier lorsque le premier message fut transmis, le 17 octobre 1907, de Glace-Bay, en Nou- .velle-Ecosse, à Clifden, en Irlande.Depuis lors, ce service n\u2019a jamais cessé de fonctionner.Les marines des grandes nations, l\u2019Angleterre, la France, l\u2019Allemagne, les Etats-Unis, l\u2019Italie se hâtèrent d'établir des postes de sans-fil à bord de leurs navires de guerre.La Russie employait le système que Popov avait inventé presque en même temps que Marconi, mais qu'il n\u2019avait pas fait breveter.La marine marchande a compris aussi l'importance d\u2019une telle invention.Lors du naufrage du paquebot Republic, le 23 janvier 1909, des centaines de vies furent sauvées grâce au message de détresse lancé par sans-fil.L\u2019utilité de la T.S.F.fut alors superbement démontrée.On avait choisi, comme signal de détresse, les lettres S.O.S., traduites en Morse par trois bréves, trois longues et trois brèves.L'imagination populaire leur assigna la signification Save our Ship ou Save our Souls.Ces trois lettres, ou plutôt ces brèves et ces longues retentirent tragiquement dans la nuit du 15 avril 1913 alors que le paquebot de luxe Titanic donna contre une banquise qui lui déchira le flanc au cours de son premier voyage.Le S.O.S.du sans- filiste attira sur les lieux le Carpathia qui réussit à sauver ceux des passagers qui avaient eu le temps et la chance de monter dans les canots de sauvetage.Marconi, qui assista à l\u2019arrivée du Carpathia à New- York, fut acclamé comme un sauveur par les rescapés reconnaissants.Le monde scientifique avait déjà reconnu son mérite et l\u2019Académie des Sciences de Suède lui avait décerné le prix Nobel de physique en 1909.N\u2019est-il pas à propos de rappeler ici les mots que le professeur Righi disait à l\u2019adresse de celui qu\u2019il avait été le premier à encourager : « Personne mieux que moi peut-être est à même d'apprécier sa puissance d'invention et ses dons intellectuels inestimables.Il est à l'honneur de Marconi d\u2019avoir montré combien sont dans l\u2019erreur ceux qui regardent d\u2019un œil indiffé- 407 ur rent ou dédaigneux le travail exécuté dans le silence du laboratoire par les modestes étudiants de la science.» Une grande époque La T.S.F.s\u2019est révélée, entre les mains de Hertz, de Branly et de Marconi, une merveilleuse confirmation de la théorie électromagnétique de la lumière qui marque une étape dans le progrès de la science moderne.La première publication par Maxwell de sa féconde théorie date de 1864 et la publication définitive parut en 1873.Il est curieux de constater que vers la même époque parurent deux autres ouvrages qui sont aussi des grands classiques de la science.L'Evolution des Espèces de Darwin parut en 1859 et l\u2019Introduction à l\u2019Etude de la Médecine expérimentale de Claude Bernard fut publiée à Paris en 1865.Dans le même temps Pasteur publiait ses recherches classiques sur la bactériologie, et Gregor Mendel découvrait les lois de l\u2019hérédité.Une telle époque nous apparaît comme une des plus fécondes dans l\u2019histoire des sciences et de l'humanité.Par ailleurs, les grandes découvertes qui marquèrent la fin du dix-neuvième siècle furent à la fois une confirmation de la théorie de Maxwell et aussi sa pierre d\u2019achoppement.Les rayons X sont de la lumière et de l'électricité de très haute fréquence.Les rayons gamma du radium sont de même nature.De plus, dans l'effet photo-élec- trique, on voit que la lumière tombant sur une surface métallique produit de l\u2019électricité et c\u2019est de cette façon qu\u2019un rayon lumineux d'intensité variable peut actionner le haut parleur qui transmet la voix des personnages dont l\u2019image paraît sur l\u2019écran cinématographique.Quand on sait que la théorie de Maxwell nous a valu la découverte des ondes hertziennes on ne peut douter de l'importance pratique d\u2019une telle conception théorique.Toute la T.S.F., la radiophonie et le radar proviennent en droite ligne d\u2019une étude de science pure qui n\u2019avait jamais prévu leur existence.C'est en cela que réside la beauté de la science désintéressée.Elle porte en elle les germes des inventions que savent en tirer ceux qui se laissent guider par la théorie.Et même si l\u2019inventeur n\u2019a pas toujours présent à l\u2019esprit le souvenir des formules et des concepts imaginés par l\u2019auteur de la découverte fondamentale, si l'invention surgit spontanément comme un phénomène isolé, il se trouve des théoriciens qui savent lui donner sa véritable signification scientifique et la rendent ainsi plus facilement explicable et susceptible d\u2019un développement scientifique intégral.L'éther est-il nécessaire ?Outre l\u2019hypothèse de la nature ondulatoire des phénomènes électromagnétiques, la théorie de Maxwell postulait l\u2019existence d\u2019un éther qui servait de milieu à la propagation de ces ondes.À la rigueur, on aurait pu se dispenser d\u2019un éther auquel on attribuait des propriétés contradictoires.Restait à vérifier l\u2019existence de cet éther dans lequel baignait l'univers.On se demanda d'abord si la terre était en mouvement dans un éther immobile ou si elle entraînait l\u2019éther avec elle dans sa course.Dans le premier cas, la vitesse de la lumière devait être indépendante de la direction de sa propagation.Dans le second cas elle devait être différente selon qu\u2019elle traversait perpendiculairement l\u2019éther ou que son trajet était parallèle.L'expérience classique que Michelson et Morley réalisèrent dans l\u2019espoir de trouver une telle différence ne fut nullement concluante et le physicien Lorentz prouva même qu\u2019il était impossible de trancher la question.On se résignait donc, à la fin du siècle dernier, à ne jamais savoir si l\u2019éther existait.'W MONTREAL = ARMATURE | K = S Pour vos problémes de moteurs, générateurs et transformateurs électriques.Consultez Paul-Emile Barbeau de MONTREAL ARMATURE WORKS, Limited 276, rue Shannon MA.2306 MONTREAL Impressions BLEUES (Blue Prints) et PHOTOSTAT Reproductions ou fac-similés de dessins, documents légaux, lettres, rapports, etc.Appelez AGRANDIS OU RÉDUITS LAncaster 5215-5216 et nous vous dirons ce qui peut être fait MONTREAL BLUE PRINT Company (L.MALARD, gérant) 1226, Université Montréal, P.0.408 Sin September 1947, TECHNIQUE ee.Rd mI \u2014\u2014 a SE Sr 3 ty pire ee EAD Tg a £3.BIR ALD B33 ££.wt = = za = cD~ ea ts ss 3 meme gm vr a.CD £27 Es ç | Dans le même temps, on se rendit compte que la théorie de Maxwell, toute puissante pour expliquer les phénomènes électromagnétiques tels que le courant et l\u2019induction, se révélait inapte à l\u2019interprétation des charges électriques décelées au cours de l\u2019électrolyse et de la décharge dans les gaz raréfiés.De même, les physiciens avouaient son échec en ce qui concerne les quantités d'énergies contenues dans les radiations lumineuses.La théorie de Maxwell prévoyait une augmentation d'énergie radiante à mesure que croissait la fréquence des radiations de sorte que le spectre visible aurait dû rayonner plus de chaleur que le spectre infra-rouge, prévision contraire aux faits observés.Or la théorie de Maxwell, pointe extrême de la mécanique classique, avec ou sans éther,-ne pouvait être amendée.Les quanta Il ne restait qu\u2019une chose à faire.Trouver une autre hypothèse.Max Planck résolut de rompre avec les théories classiques.Son hypothèse des quanta repose sur une nouvelle conception de l'énergie qui, au lieu d\u2019être indivisible et continue, est de nature atomique et fragmentaire.Il faut postuler que la lumière et l\u2019électricité, comme la matière, sont de nature atomique.Il y a des atomes d'énergie qu\u2019on appelle des quanta et, dans le cas de la lumière, on a recours à des photons qui sont comme des atomes de lumière.Les quanta et les photons font revivre sous une nouvelle forme la théorie corpusculaire de Newton.Incapable d'expliquer convenablement les phénomènes vibratoires, elle est indispensable à qui veut interpréter l\u2019effet photo-élec- \u2018 trique, la production des rayons X et même celle des spectres d'émission.L'émission de lumière se fait sans aucun doute sous forme de quanta ou de photons mais il est également certain qu\u2019elle se propage sous une forme ondulatoire.D\u2019une façon plaisante, J.J.Thomson décrivait les deux théories adverses : « Les situations respectives des deux théories sont celles d\u2019un tigre et d\u2019un requin.Chacun de ces deux animaux est ce qu'il y a de plus puissant dans son élément.Mais la valeur de l\u2019un d\u2019eux est nulle s\u2019il se trouve dans l\u2019élement de l\u2019autre ».Un succès immédiat couronna cette audace.Les quanta sont contemporains des électrons qui, eux aussi, sont des charges électriques iso'ées dont J.J.Thomson se fit le champion.\u2018Et pour mettre un comble à ce qui peut nous sembler un effondrement total, la théorie de la TECHNIQUE, Septembre 1947 relativité qu\u2019Einstein proposa en 1905 puis en 1916, abandonna la notion d\u2019éther devenue inutile depuis que tous les phénomènes pouvaient s \u2018expliquer par la notion de champ dans un univers à quatre dimensions.Les quanta, les électrons, la relativité rendaient compte de phénomènes que la théorie de Maxwell est impuissante à inter- prêter, mais il en est de nombreux autres qui tombent encore sous sa juridiction et dont les nouveaux venus ne pouvaient expliquer la nature.Aurait-on besoin de deux théories irréconciliables ainsi que le croyaient et le craignaient la presque totalité des physiciens ?La mécanique ondulatoire La vieille querelle entre la théorie de l\u2019émission et celle de l\u2019ondulation reprenait donc de plus belle quand le duc de Broglie exposa les principes assez compliqués mais remarquablement heureux de sa mécanique ondulatoire où il conciliait la nature corpusculaire et l'aspect vibratoire des phénomènes lumineux et électro-magnétiques.Selon la définition sommaire qu\u2019en fournit son auteur, « .il a fallu s\u2019orienter, bon gré mal gré, vers une théorie synthétique qui admet que les radiations sont formées à la fois d'ondes et de corpuscules intimement liés ».Comme Einstein, le duc de Broglie n\u2019a pas besoin de l\u2019éther, « .cette onde ne pourrait plus être considérée comme la vibration d\u2019un milieu et ne transporterait aucune énergie : sa nature physique reste obscure.De plus cette onde entraînerait avec elle des corpuscules ayant chacun l\u2019énergie hv et leur imposerait un mouvement déterminé.».Ici encore l'expérience devait confirmer les vues du théoricien, quand on est parvenu à soumettre les électrons, qui sont des particules chargées négativement, à des expériences où ils se sont comportés tout à fait comme s'ils faisaient partie d\u2019un système ondulatoire.Tel fut le sort de la théorie de Maxwell, de faire naître quelques-unes des plus brillantes réussites de la physique contemporaine, de provoquer les expériences qui devaient faire reconnaître les limites de la mécanique classique dont elle était la fleur la plus subtile, et de conduire à la conception d\u2019une physique fondée sur des principes qui lui étaient diamétralement opposés, pour enfin se voir associée à la nouvelle venue dans une synthèse qui caractérise notre époque comme une des périodes classiques de la science universelle.409 RE IH HPL RN RI I USI SE IC oR i Rt É a : Ri Re EE M Mi: Lai BY 8 : Bat, Mat: Ty: Ri: Ri: i BY J: Bi: iv Re ui ci Gustave Poisson sous-ministre Honorable Paul Sauvé Ministère du Bien-Etre Social et de la Jeunesse ee SN Es: teens | ÉCOLE TECHNIQUE DE HULL 88 i Fondée en 1919 \u2014 Ouverte en 1924.Subventionnée par le Gouvernement de la i Province et la Cité de Hull.Laboratoires aménagés pour la Chimie, l\u2019Electricité, la Radio, la Physique et la a Thermodynamique.Ateliers outillés pour la Mécanique d\u2019Ajustage, la Menuiserie, la Forge, la Fonderie, le Métal en feuilles et la Mécanique de I' Automobile.COURS DU JOUR i Cours techniques (4 années) du degré secondaire et de caractére industriel auxquels on accède avec une formation au moins équivalente à la 9e année.Orientation vers la Chimie, l\u2019Electricité, la Mécanique et le Dessin industriel, la Menuiserie.- i Hl À Bei: 148 3 1 i i 3 +.A tH 1: 2e anis er où sé Sign Cours des métiers (2 i 3-années) auxquels il faut apporter au moins la formation de la 8e année, } Spécialisations: Mécanique d\u2019Ajustage, Menuiserie, Mécanique de I'Automobile, Ferronnerie, Métal en feuilles, Fonderie.Caen COURS DU SOIR Les cours du soir comportent un terme ou plus, de quarante lecons chacun.Les arts du dessin et de la sculpture sur bois sont offerts ainsi que les sciences telles que la chimie industrielle, I'électricité, la radio, les mathématiques, le dessin industriel, les métiers tels que la mécanique de l'auto, la menuiserie, les soudures, etc.= RE es i A 1 3 4 48 Ri \u20181; H \u2018 3 COURS POUR VETERANS Mécanique d\u2019ajustage, dessin industriel, dessin de construction.| S\u2019adresser à A 109, rue Wright, Téléphone: 2-0014 Directeur: Amédée Buteau, I.C.crs err err or 85 eo \u2014 \u2014_\u2014 \u2014p \u2014 p= = = cry GET THAT INFORMATION M UCH of what the student learns at school or college will soon be forgotten.But the processes by which he obtained that knowledge and the ability to get information quickly and accurately will be a value to him long after the factual information has become merely a memory and not always a pleasant one.In every walk of life the intelligent and inquisitive person continues his education by learning something new whenever possible.It may be something to do with his work, something to do with original research, or some essential information to be used in his social life.The search for information is endless, and the ability to obtain such information is sometimes beyond price.Every form of enquiry and research will have specialized books, and it is obviously impossible to discuss more than one or two general fields.Furthermore, in some lines of research, information changes almost overnight, and the \u2018latest word\u201d of today may be obsolete or even laughable tomorrow.Any discussion of the airplane must deal with the matter of supersonic speeds, and except historically, any discussion of modern flying that ignores such - speeds is out of date and misleading.Even research which deals with figures or events of the past must take into consideration new information and new opinions by experts.It would be foolish for anyone to write on Shakespeare without taking into consideration the findings of Hotson and Wallace.It would be equally foolish for anyone to write a history of electronics without looking back to the work of Hertz and Faraday.And so the student must look forward and backward, gathering material from every available source, weighing it and digesting it and trying to piece together from many opinions\u2014sometimes flatly contradictory\u2014a synthesis or complete picture of the subject under discussion.But before delving into the matter of research, let us glance at some of the methods of obtaining information.First, there is the expert who, we may assume, is familiar with many aspects of the particular subject we are to study.Second, there are TECHNIQUE, Septembre 1947 By W.W.WERRY, C.A., M.A.PROFESSOR OF ENGLISH MONTREAL TECHNICAL SCHOOL general reference books, such as cyclopedias and encyclopedias.Third, there are magazines which deal with a subject in general terms, and then those specialized magazines or reviews which deal with a subject in particular.Fourth, there are the standard books on the subject.Fifth, trade journals, government reports, brochures and pamphlets which will have to be ferreted out when they deal with the subject at hand.There is also original research and experiments, but the student who performs these has merely to gather his material together as the experiments proceed.It might be a good idea to look at the principal source of information, the library.Here we will find source books and documents, magazines and periodicals, and reference books.It is to the last-named category that we will first give our attention.Let us assume that the subject we are to study is a fairly common one; for convenience, we will assume that we are making a study of William Shakespeare.The subject of our research might be electrons, metallurgy, or electrolysis; the general procedure will follow the same lines.It is an excellent idea to obtain a general view of the entire subject by first reading what the encyclopedia has to say about the subject to be studied.It is just as well to glance through as many encyclopedias as possible because even the articles appearing in these sources of information are written by individuals and sometimes show individual bias.As soon as we have read what has been written about the life of Shakespeare, we must approach the subject from as many different angles as possible.We must know something of the Stratford-on-Avon he was born and brought up in, and of the London where he did most of his work.A study must then be made of the political, religious, and social aspects of his age, dnd of the influences from the past that might have been brought to bear upon him in his work.This naturally leads us to a study of his contemporaries, the people he was influenced by and probably influenced.We can see from the previous paragraph that as the student gets deeper into his subject, he finds that there are a dozen 411 Lo .Cee, a ; ney my PER rs rosie ern ci i rR ie 7 dE EE EEE D EE ES EE ae EE BEE i i a ie Hi inn er ee ant sen a SR Spits seibaniens rd nt EE a ; i It i +i lines of research which he must follow up in order to obtain a mastery of his special subject.Every play and poem written by Shakespeare must be studied as well as the language of his day, the costume of the day, the costumes of the characters in his plays, the acting and the actors, and the general state of the theatre and its audiences.By this time, the student will probably feel that at least several lives will be necessary to do all the work required, but before he throws up his hands in despair, he will find that hundreds of books have been written on Shakespeare and his works ever since his plays began to become popular in London.The student will find that the study of Shakespeare will have cross-references to poetry, drama, scenic design, theatre, and many other allied interests.He may even follow the subject into foreign languages and foreign countries.He may try to explain why Shakespeare was tremendously popular in Germany, and why his plays may be seen today in Moscow and Tokyo.Even so old a subject as Shakespeare will have a dozen new books to examine, all published during the past few months, as well as many articles on the language and life of Shakespeare or of his times.I have mentioned using encyclopedias to get a general glance at a subject.At the end of the articles will frequently appear bibliographies of standard works.Unfortunately, encyclopedias get out of date rapidly, and so do books.This is especially true in scientific subjects where the laws of yesterday are the absurdities of today.The scientist who claimed\u2014of course with complete information on every aspects of the matter\u2014that there was nothing more to be learned in science after the year 1895, may appear ridiculous to us at the present time, but there is no doubt that his remarks were made with some foundation.It will be impossible, therefore, for us to find the latest information in books or cyclopedias, no matter how quickly they are rushed off the press.It takes months, or even years, to write, edit, print and publish a complete book.Let us think how obsolete any book written two years ago on certain scientific subjects would be at the present moment.We must therefore turn to a group of reference books which give us keys to the vast amount of periodical literature, i.e., magazines, journals, reviews, etc.In these periodicals the views of scientists and scholars may become available within weeks or months instead of years.These periodical indexes are available in most large libraries and save the student much time and money, as it is impossible for him to obtain all the magazines and glance through them, even those covering a specialized filed.Among such indexes are the following: Readers\u2019 Guide to Periodical Literature International Index to Periodicals Industrial Arts Index Technical Book Review Index Engineering Index For general news and information, the New York Times Index is invaluable.These indexes are cumulative.They usually come out monthly, but are brought together by years so that the student will not have to leaf through so many pages in search of information, e.g., all the articles on electrolysis will be noted together, showing the magazine, the name of the article and the author, and the date when the article was published.The student may also be familiar with the names of certain authors, in this case he might look for the articles published during a certain period by such men as James B.Conant or Charles Kettering.The first job of the student is Tél.WIlbank 5146 OVIDE TAILLEFER Ferronnerie Acier et Fer en Barres 1326 ouest, rue Notre-Dame MONTREAL CHERRIER 1300 CHERRIER 3052 |.NANTEL .BOIS DE CONSTRUCTION \u2014 LUMBER e BEAVER BOARD e TEN TEST oe MASONITE 1717 EST, RUE DE MONTIGNY Coin Papineau MONTREAL 412 \u2014 September 1947, TECHNIQUE =e E.R =: cr.tr.wn oo wm = BEE BJ}|m > =>oe pe va =.= => \u20ace = = = ep = = ££ re en Crna a secre deri \u2014= om - therefore to find out enough about the authorities to be able to find their articles as quickly as possible.He would have to know that for some of the latest developments in cyclotrons he would get in touch with the General Electric or Westinghouse, and for electron microscopes he would pay a visit to the R.C.A.laboratories.There is no doubt of the tremendous amount of work and time involved in research and information-gathering.But this time is as nothing compared to the job of finding this information by personal work and experiment.The student must learn how short life is and how little can be done in the few years of human activity at his disposal.Only by using the vast treasure houses of information to which he has access is it possible for him to add something to the sum of human knowledge in these few brief years.When the student has learned to use general encyclopedias with their indexes and bibliographies and the periodical indexes with their keys to current writings, he must begin to find useful bibliographies and book reviews.For scientific subjects, he will find reviews of the latest books in most technical, scientific and trade journals.He will also find that many books have extensive bibliographies of relevant material at the back.From a number of such bibliographies he will learn what books appear to be foundamental to the subject he is studying; and if the bibliographies are critical, he will learn the author\u2019s opinion of each of the books mentioned.One invaluable aid to research, if the student is still at school or college, is the professor.Most professors, harassed though they are by innumerable details and lack of time, nevertheless try to keep in touch with the latest books and magazines on their specialties.They are usually only too glad to suggest new books to the earnest student, or to make suggestions as to the libraries or bookstores where information might be obtained.The student must also acquire the reporter\u2019s nose for news.If a new book comes out, he must hear about it from some of his friends or scouts.It pays to be friendly with assistants in book stores or libraries, for these people can often suggest a book which has come within the range of their general observation.I remember, some years ago, listening to the wails of students who were writing their third year theses.One complained that he could find no books or magazines in the city that were up-to-date.Another was quite certain that there was no book in any city library on the subject of his thesis.During the next week, I found two recent magazines on plastics in a bookshop not far from the school, and three books in our own school library on the other boy\u2019s specialty.The student must learn how to look for material, and he should be good at it, for this inquisitive spirit is part of his training as a scientist or a technician.Another interesting experience was to hear one boy\u2019s wails about the impossibility of seeing enough electric eyes or photo-electric cells in actual use.As soon as he had got in touch with the salesman of several electronic companies, he was given plenty of demonstrations and enough information to set his head whirling.Briefly, we can summarize by saying there is information available on almost any subject to be tackled by the student or technician.What he has to acquire, either in school or afterwards, is the ability to unlock the funds of information at his command.The student should feel that if there is any information available in the world, he can get it in the shortest possible time.Extermination - Fumigation DE TOUTES VERMINES Rats, Fourmis, punaises, Mites, Coquerelles, etc.Insecticides PROTEX, Gros et Détail.Meubles désinfectés dans nos voûtes.FUMIGATEURS LICENCIÉS ESTIMÉS GRATUITS GUY FAVREAU, sérant 1119 Papineau Montréal CHerrier 1182 Advertise in TECHNIQUE The bilingual industrial review which circulates in leading manufacturing centers.1265 St.Denis St.HArbour 6181 Montreal TECHNIQUE, Septembre 1947 413 RE Pour atelier d'outillage ou usage général.fraiseuse universelle Brown & Sharpe, numéro 2, modéle 1éger.| -p» MARGE CONSIDERABLE des vitesses et de l'avance de coupe, rapidement et facilement choisies.» Le RETRAIT de la COLONNE PRINCIPALE donne plus de rigidité au support de la fraise.255 blvd des Capucins Québec, Qué.ci La i = i 980 rue St-Antoine Montréal 3, Qué.4 COMMANDES ACCESSIBLES, placées judicieusement: minimum d'effort et 7 .économie de temps.« LUBRIFICATION AUTOMATIQUE ec=z\" 266 rue Sparks Ottawa, Ont.ie > \u201c \u2014 = © ey Fey oe ag AE PES Jean Baillairgé Qui ne connaît chez nous l\u2019illustre dynastie des Baillairgé ?Qui n\u2019a lu au moins quelques pages sur ces artisans bien doués et besogneux, dont le talent s\u2019est exercé dans toutes les branches de l\u2019art?Qui n\u2019a vu quelqu\u2019une de leurs œuvres, tout au moins la décoration sculptée de'la charmante église de Saint-Joachim ?Ils sont les plus connus de nos sculpteurs sur bois d'autrefois, ceux à qui l\u2019on pense immédiatement quand il s\u2019agit de l\u2019attribution d\u2019une pièce de sculpture importante.Et pourtant, nous sommes loin de les connaître selon leur mérite; nous \u2018ignorons bien des faits de leur existence; et nous ne connaissons actuellement qu\u2019une faible moitié de leurs ouvrages.Mettant en œuvre et ordonnant l\u2019abondante documentation que possède l\u2019Inventaire des œuvres d'art de la province*, je voudrais, dans une première étude que complè- teront trois ou quatre articles, esquisser largement la carrière du fondateur de cette dynastie et analyser, dans leur style et leur technique, les ouvrages qu\u2019il a exécutés au cours de sa longue et laborieuse existence.* * * La famille Baillairgé est originaire du Poitou; et c\u2019est dans le minuscule village de Villaret, non loin de Poitiers, que Jean voit le jour le 30 octobre 17262.Il est le fils non d\u2019un architecte, comme on l\u2019a écrit, mais d\u2019un simple charpentier de maison \u2014 on le dit en toutes lettres dans le contrat de mariage de notre sculpteur.Dans la plupart des contrats et des actes de l\u2019état civil que j'ai consultés, Jean Baillairgé paraît comme « maitre menuisier ») ou « Maître Menuzier », ou encore comme « Maître Entrepreneur de Menuiserie » ; ses apprentis (Pierre Marin, 1752, Pierre Doucet, 1778, François Paquet, 1781, Joseph Girouard, 1 Je rappelle au lecteur que les archives de 1'Inventaire des œuvres d'art sont à la disposition du public.2 Cf.BAILLAIRGE.Notices biographiques et généalogiques.Famille Baillairgé.Joliette, 1891, p.23.\u2014 Etude purement biographique qui m\u2019a servi de points de repére.3 Cf.Archives judiciaires de Québec.Minutier de Maitre Dulaurent : contrat de mariage de Jean Baillairgé et de Marie- Louise Parent, 30 mai 1750.TECHNIQUE, Septembre 1947 (7726-7805) Par GERARD MORISSET DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA 1785*) sont tous des menuisiers; et si, dans les dernières années de sa carrière, il est dit « architecte », c\u2019est que ce mot est alors à la mode et qu\u2019il signifie constructeur, c\u2019est- à-dire charpentier, menuisier, entrepreneur ou maître-maçon.Protégé de Mgr de Pontbriand Pour quelle raison précise quitte-t-il sa famille pour courir la grande aventure de la Nouvelle-France ?On n\u2019en sait rien.Il est, paraît-il, le protégé du nouvel évêque de Québec, monseigneur de Pontbriand, qui l\u2019'emmène avec lui au printemps 1741; le navire arrive à Québec le 29 août, sur les sept heures de relevée.« Deux semaines après leur arrivée, écrit G.-F.Baillairgé, Monseigneur envoya son jeune protégé terminer ses études au Séminaire de St-Joachim sur la côte de Beaupré; il le plaça ensuite en apprentissage chez un architecte de Québec.En 1746, Jean étant devenu architecte, établit un bureau (sic) et son atelier sur la rue Sault-au-Matelot de la basse-ville*.» Méfions-nous un peu de ces traditions familiales.Que Jean Baillairgé ait passé quelque temps en dehors de Québec après son arrivée, on s\u2019en doute un peu : son nom ne paraît point dans le recensement de 1744, ni dans l\u2019état civil de Notre-Dame de Québec, de 1741 à 1748.Qu'il ait «établi un bureau » d\u2019architecte à la Basse Ville en 1746, c\u2019est de la haute fantaisie.Le « bureau d\u2019architecte » n\u2019est en réalité qu\u2019une boutique de menuiserie.Et puis, ce n\u2019est qu\u2019en 1748 que Jean Baillairgé s'établit définitivement à Québec; on en trouve la preuve dans un acte de notoriété concernant le sculpteur sur bois Pierre-Noël Levasseur fils\u2019: Jean Baillairgé y déclare « qu\u2019il est arrivé en cette Ville (Québec) en l\u2019année Mil sept cent quarante huit, que peut de tems après ayant fait connoissance avec feu 4 Cf.Archives judiciaires de Québec.Minutiers de Maîtres Barolet, Jean-Antoine Panet, François-Dominique Rousseau et Dumas.5 Cf.Op.Cit., pp.23 et 24.6 Cf.Archives judiciaires de Québec.Minutier de Maitre Descheneaux : acte de notoriété, 7 juillet 1788.\u2014 Pierre-Noël Levasseur était le fils du sculpteur du même nom.415 PO RE Ls SER EEE ld TE AT Sieur Pierre Noél Levasseur Vivant Me Sculpteur et arpenteur de cette Ville et Marie agnes Lajous son épouse qu\u2019il dit, Sieur Pierre Noël Levasseur Lui dit des lors et a plusieurs fois qu\u2019il avoit envoyé son fils Pierre Noël Levasseur à Rochefort il y avoit environ deux ou trois ans que meme il lui montra des desseins qu\u2019il lui dit avoir (été) envoyés par le dit Sieur son fils de Rochefort ou il étoit pour apprendre et se perfectionner dans la sculpture \u2014 Que lui dit S.Bail- lairgé n'a point sorti de la Province depuis le tems et qu'il n\u2019a aucune Connoissance que le dit Pierre Noél Levasseur fils soit revenu En Canada.» Jean Baillairgé s'établit donc à Québec en 1748; il tient boutique rue du Sault-au- Matelot.Le 1°\" juin 1750, il épouse une jeune fille de Charlesbourg, Marie-Louise Parent\u2019.Il est à peine en ménage qu\u2019il doit 7Ce contrat de mariage est conforme aux habitudes de l\u2019époque : communauté de biens; douaire préfix et coutumier, que les futurs époux fixent à deux mille livres; le préciput est de mille livres.416 quitter Québec pour aller travailler à sa première entreprise de sculpture, le décor de l\u2019église de Sainte-Anne de la Grande Anse (La Pocatière) ; c\u2019est là que naît son premier enfant, Jean-Joseph.A la fin de l\u2019année 1751, il est de retour à Québec.Des onze enfants qui lui naissent de 1751 à 1765, six meurent en bas âge.Parmi les filles survivantes, l\u2019une, Marie-Antoinette, épouse l\u2019armurier québécois, Jean-Pascal Létourneau; la cadette, Louise-Geneviève, devient la femme de Guillaume Bériau; la benjamine, Marie-Anne, épouse l\u2019un des apprentis de son père, le menuisier Joseph Girouard \u2014 père du notaire Jean-Joseph Girouard, historien de la famille Baillairgé.Quant à ses deux fils, François et Pierre- Florent, ils feront le sujet de deux études distinctes.CY L'existence de notre sculpteur paraît se dérouler sans autres péripéties notables que celles qu\u2019éprouvent normalement les arti- PHOTO : Service de Ciné-~-Photographie Fic.1 SAINT-ONESIME (Kamouraska).Tabernacle sculpté en 1751 par Jean BAILLAIRGE pour l\u2019église de Sainte-Anne-de- la-Pocatière.Cl.Inventaire des œuvres d'art September 1947, TECHNIQUE I =o rg 8 = sans de l\u2019époque.Il combat, nous apprend- on, dans les rangs de l\u2019armée française le matin du 13 septembre 1759 \u2014 ce qui n\u2019est pas du tout invraisemblable; puis il participe à la défense de la ville à la fin de décembre 1775 \u2014 et le Rôle des maliciens contient en effet son nom : Jean Baillairgé appartient à la troisième compagnie, dont le capitaine est un nommé Perras.S'il a l\u2019écorce un peu rude, Jean Baillairgé est un brave artisan « très gäi de caractère », écrit Girouard; il ajoute : « Il était de taille moyenne, robuste et d\u2019un port qui annonçait la force en même temps que le courage; sa tête était un peu allongée, ses lèvres grosses, son nez très prononcé et large, ses yeux largement ouverts et protégés par des sourcils épais.».Comme si l'humanité était en régression constante depuis un siècle, Girouard complète son portrait par ces mots : « Il me semble le voir encore; c\u2019était une de ces anciennes et originales figures comme on n\u2019en voit guère et qui ne ressemblait en rien à ces faces communes, cassées, aplaties et sans expression.» Cet homme simple, tout d\u2019une pièce, dit le peuple, entretient des relations cordiales et pleines d\u2019aménité avec ses amis et ses confrères les artisans québécois.Il est lié avec le sculpteur Pierre Emond, l\u2019entrepreneur Pierre Delestre dit Beaujour, les armuriers Létourneau, l\u2019orfèvre François Ran- voyzé, le sculpteur-ornemaniste Antoine Jacson qu\u2019il prend à son atelier à titre de compagnon ; et parfois, il leur fait l'honneur de tenir sur les fonts baptismaux, leurs derniers-nés.Dans toute sa longue carrière, on ne relève qu\u2019une seule difficulté sérieuse : vers 1782, il fait subir au retable qu\u2019il s\u2019est engagé à construire pour l'église de Mont- magny, de telles modifications que les marguilliers menacent de le traîner en justice; le sculpteur s\u2019obstine dans son dessein; et peut-être son obstination n\u2019a-t-elle d'autre cause que le désir de rendre parfait un ouvrage mal commencé ou dont il voulait corriger les imperfections \u2014 on n\u2019en a point la preuve, mais avec le caractère qu\u2019on lui connaît, l'éventualité est possible\u2026 Les années s'accumulent sur sa tête.À l\u2019aurore du x1x° siècle, il abandonne peu à peu ses pratiques à ses deux fils François et Pierre-Florent.Après la mort de sa femme, il vend sa maison.de la rue du Sault-au- Matelot et se fait construire, rue d'Auteuil, une spacieuse habitation.C\u2019est là qu\u2019il meurt le 3 septembre 1805.Menuiserie fine et savante Si l\u2019on fait exception du décor sculpté de 8 Cf.BAILLAIRGE.0%.cit., p.25.TECHNIQUE, Septembre 1947 PHOTO : Service de Ciné-Photographie FrG.2.SAINT-ONÉSIME (Kamouraska).Tabernacle de Jean BAILLAIRGÉ (1751).Détail de la niche de droite.CL.Inventaire des œuvres d'art Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1751), Jean Baillairgé passe vingt-cinq ans de sa carrière à faire uniquement de la charpenterie et de la menuiserie.À la cathédrale de Québec, ce sont des travaux de ce genre qu\u2019il entreprend de 1769 à 1777 au clocher de la tour sud et aux combles; ce sont, en général, des travaux de menuiserie fine qu\u2019il s'engage à exécuter en vertu des contrats, assez nombreux, qu\u2019on peut lire aux Archives judiciaires de Québec; et dans le Bottan de 1790, c\u2019est comme « Menuisier et Sculpteur°» que son nom paraît parmi les habitants de la Basse Ville.Un contrat passé en 1762\" nous donne une idée précise des ouvrages habituels qu\u2019entreprend Jean Baillairgé et, on peut le dire, les autres menuisiers- sculpteurs de la même époque.Il s\u2019 y engage non seulement à façonner la menuiserie des portes à panneaux et des armoires, des contrevents et des « lucarnes a paland!!'», mais encore a couvrir l\u2019édifice en madriers et en planches, à faire les planchers et à dresser les cloisons, à façonner les châssis et les chambranles, les plafonds et les divisions de la cave.Bref, 9Cf.MACKAY (Hugh).The Directory for the City and Suburbs of Quebec.Québec, 1790, p.4.1W Cf.Archives judiciaires de Québec.Minutier de Maître François Moreau : marché entre Jacques Guéroult et Jean Baillairgé, 22 juin 1762.!! Lucarne dont le pignon, surplombant les murailles de l\u2019édifice, sert à l\u2019accrochage d\u2019un palan ou de toute autre mécanique utilisée comme monte-charge.417 1H 8 iy 3 v i A ol il i il se fait entrepreneur-menuisier à la manière d'aujourd'hui, sauf que les bénéfices de la fourniture des matériaux lui échappent\u2026 Si Jean Baillairgé n\u2019avait fait que de la menuiserie \u2014 même cette menuiserie fine et savante comme il en reste d\u2019admirables PHOTO : Service de Ciné-Photographie Fic.3 SAINTE-LouIsE (L\u2019Islet).Maître-autel en bois sculpté et doré, œuvre de Jean et de Pierre-Florent BAILLAIRGÉ, 1792-1795, Provient de Saint-Roch-des-Aulnaies.CL.Inventaire des œuvres d'art exemples dans certaines habitations du XVIII° siècle \u2014 , il est probable qu\u2019il ne fût pas entré dans notre histoire de l\u2019art.Mais à l\u2019époque où son habileté manuelle et son ingéniosité commencent à s'imposer à la clientèle québécoise, 11 est des vides à com- Tel.AMherst 2101 * ROD.CORBEIL & Fils, Limitée GROS ET DÉTAIL Charbon et huile à chauffage 5161 ave Papineau Montréal Salopettes Canadiennes Enrg.R.Dubois, propriétaire Fabrique de salopettes marque \u201cCPR\u201d 6651, RUE DES ECORES MONTREAL Tél.: CRescent 4296 418 September 1947, TECHNIQUE - 4 4 bler parmi les sculpteurs de la génération qui s\u2019en va : Jean Valin est mort en 1759; Charles Vézina disparaît quelques années plus tard; Gilles Bolvin quitte Neuville en 1766 pour aller mourir aux Trois-Rivières; les Hardy, d'Yamachiche, sont occupés dans la région de la Richelieu; Gabriel Gosselin meurt en 1769 et Joseph Nadeau cesse apparemment toute activité artisanale; quant aux Levasseur, ils suffisent à peine à la tâche \u2014 au reste, le cadet meurt en'1775 et François-Noël se retire à l\u2019Hôpital-général en 1780.Jean Baillairgé devient sculpteur sur bois par nécessité.Disparition mystérieuse de ses sculptures sur bois Je me hâte d\u2019ajouter qu\u2019il reste fort peu de ses œuvres.Que sont devenus le retable, la chaire et le banc d\u2019œuvre qu'il a sculptés en 1772-1774 pour l\u2019église de Saint-Charles- sur-riviére-Boyer?On sait que la chaire a été donnée à l\u2019église de Saint-Magloire (Bellechasse) vers 1875\"; mais elle a disparu il y a quelques années, et les deux autres meubles, le retable et le banc d\u2019œuvre, sont © Cf.COTE (Abbé Georges).L'église de Saint-Charles-sur- rivière-Bover, p.5.13 Cf.ROY (abbé).Saint-Magloire de Bellechasse, p.92.PHOTO : Service de Ciné-Photographie F1G.4.SaiNnteE-Louise (L'Islet).Maître-autel de Jean et de Pierre-Florent BAILLAIRGE, 1792-1795.Détail de la monstrance.CI.Inventaire des œuvres d'art TECHNIQUE, Septembre 1947 PHOTO : Service de Ciné-Photographie FIG.5.SaixTeE-Louise (L'Islet).Maître-autel de Jean et de Pierre-Florent BAILLAIRGE, 1792-1795.Statues des niches.Cl.Inventaire des œuvres d'art introuvables.Que sont devenus le retable, la chaire et le banc d\u2019œuvre qu'il a façonnés de 1773 à 1785 pour l\u2019église de Saint-Fran- ço1is-de-la-rivière-du-Sud* ?Jusqu'ici, je n\u2019ai pu en retracer les migrations; et pourtant, ces meubles et ouvrages ont coûté à la fabrique la somme de huit mille livres, sans compter la dorure.Qu'est devenu le petit tabernacle qu\u2019il a sculpté en 1794 pour l\u2019église de la Riviére-Ouelle?® ?Mystère.Enfin, où se trouvent le rétable qu\u2019il a entrepris en 1775 pour le sanctuaire de Montmagny et les statues de Saint Thomas et de Saint Jacques qu\u2019il s'est engagé a faire en 1777 « pour mettre dehors au côté de la porte de l\u2019église!S) ?Encore un mystère, d'autant plus difficile à percer que l'église de Montmagny a été reconstruite vers 1824 et qu\u2019il est probable qu'on n\u2019ait eu aucun souci des ouvrages de Jean Baillairgé.À la cathédrale de Québec, il n\u2019y a aucun mystère de ce genre : de 1778 à 1800, Jean 14 Cf.Livre de comptes de la fabrique de Saint-François, passim.15 Cf.Livre de comptes I, 1T94 : « payé à Mr.Baillairgé père pour avoir raccommodé le vieux tabernacle et en avoir fait un neuf cy.500%.» \u2014 « Payé aux Religieuses Ursulines pour facon de la dorure des deux petits tabernacles des chapelles compris la peinture et garniture des custodes suivant leur recu de cy.640#.> 1795 : « Payé à Mr.Baillairgé Suivant son reçu pour boëte à transporter les petits tabernacles, fourniture de planches et clouds cy.38#10.» 16 Cf.CASAULT (Abbé).Notes historiques sur Montmagny.pp.183 et 184.419 A A ANR A 'q 4 a H 8 Ib - Baillairgé y.a travaillé à la sculpture des panneaux du sanctuaire, au baldaquin et à d\u2019autres ouvrages; mais ici, il serait hasardeux d'apporter des précisions, car toute cette décoration \u2014 qui a péri dans le sinistre du 22 décembre 1922, mais qui continue, en quelque sorte, d\u2019exister dans les belles photographies qu\u2019il en reste \u2014 était l\u2019œuvre d\u2019une équipe de sculpteurs, Jean Baillairgé et ses deux fils, François et Pierre-Florent.Cette collaboration intime du père et de ses deux fils, ou de l\u2019un d\u2019eux, rend extrêmement ardue la tâche de se rendre compte des ressources sculpturales de Jean Bail- lairgé.Le maître-autel de Saint-Onésime - À vrai dire, il n\u2019existe qu\u2019un seul ouvrage qui soit sûrement et entièrement de sa main.C\u2019est l\u2019ancien tabernacle\"\u201d de Sainte-Anne- de-la-Pocatière, sculpté en 1751 et conservé depuis un demi-siècle dans l\u2019église de Saint- Onésime (Kamouraska).Ce tabernacle est une pièce monumentale reposant sur deux basses prédelles sculptées; elle comprend un triple portique d'ordre corinthien, avec stylobate orné d\u2019entrelacs et corniche sans frise; le portique central \u2014 qu\u2019on appelle la monstrance \u2014 est percé d\u2019une porte dont l\u2019huis représente un ostensoir d\u2019ancien style, cantonné de deux angelets qu\u2019on dirait vêtus de pantalons, tant leur robe colle sur leurs jambes; les portiques latéraux sont en réalité des niches \u2014 elles sont vides depuis longtemps, hélas ! \u2014 , dont les piédouches sont des têtes ailées.Au-dessus de cette majestueuse façade à la romaine, il y a un étage en attique, dominé par une haute coupole ajourée et sculptée; de chaque côté de la coupole, deux reliquaires sont ornés de médaillons et surmontés d\u2019une tête d\u2019an- gelet.Ce qu\u2019on remarque aussitôt dans ce meuble imposant, c\u2019est la grande unité de la composition, c\u2019est l'élégance de chacun des éléments, c'est encore la qualité des reliefs de la sculpture, parfaitement adaptés aux proportions de l\u2019ensemble.Ce qu\u2019on remarque encore, et non sans surprise, c\u2019est que toute la sculpture du tabernacle est pour PHOTO : Service de Ciné-Photographie FrG.6.SAINT-JEAN-PORT-JoLI.Retable du sanctuaire, sculpté en 1794-1797 par Jean et Pierre- Florent BAILLAIRGÉ.CL.Inventaire des œuvres d'art fils aîné, François \u2014 il est né à Québec en 1759 \u2014 , travaille à l\u2019atelier de la rue du Sault-au-Matelot; cinq ans plus tard, son fils cadet, Pierre-Florent \u2014 il est né en 1761 \u2014 , renonce à la vocation ecclésiastique qu\u2019il croyait avoir et devient apprenti- sculpteur.Si Jean Baillairgé s\u2019inspire parfois du style Louis XVI que son fils François a rapporté de Paris en 1781, ce n\u2019est pas avec son fils aîné qu\u2019il aime travailler; c\u2019est avec le cadet.Dès 1782, il l\u2019associe à ses propres entreprises.Voilà pourquoi le marché du retable de l\u2019église de l\u2019Islet porte les noms et signatures de Jean et de Pierre- Florent Baillairgé.Le retable de l'Islet En entrant dans l\u2019église de l\u2019Islet, on n\u2019a | pas l\u2019impression nette qu'il s\u2019agit d\u2019un édifice ancien : des tribunes fort utiles mais désagréables masquent le décor du retable de la nef; une voûte de plâtre d'un style tarabiscoté, franchement mauvais, remplace la belle voûte à caissons qu\u2019avait sculptée Chrysostome Perrault au début du siècle dernier!®; dans le sanctuaire, les élé- ainsi dire bouchée par les nombreuses couches de peinture qu\u2019elle a reçues; comme elle devait être différente, alerte et vive, quand elle n\u2019était recouverte que de minces feuilles d\u2019or ! Poser de la peinture sur de la feuille d\u2019or massif, quelle barbarie ! Le tabernacle de Saint-Onésime est, encore une fois, le seul ouvrage qu\u2019il nous reste de la main de Jean Baillairgé.Vers 1775, son ne roses re née mes ei ne pa TN en mn 1811 convient de divulguer les noms des auteurs de cette abomination : l\u2019architecte François-Xavier Berlinguet et l\u2019abbé Stanislas Vallée, celui-ci sculpteur-amateur; leur forfait date de 1869.\u2014 Ajoutons qu\u2019il faut beaucoup de vertu aux paroissiens de l\u2019Islet pour regarder cette voûte une fois par semaine .September 1947, TECHNIQUE re EE 7 Il s\u2019agit uniquement du tabernacle.Le tombeau, datant de 1804, est l\u2019œuvre de François Baillairgé; il provient également de Sainte-Anne-de-la-Pocatiére.490 a \u201cor ments décoratifs sont assemblés de telle manière qu\u2019on pense immédiatement à une série de restaurations, ou plutôt de remani- ments maladroits.Ce n\u2019est qu'après un examen attentif qu\u2019on s'aperçoit que le tabernacle date du début du xVvirr® siècle\u201d: que le tombeau, d\u2019un style fleuri, est beaucoup moins ancien\u201d; que le retable est bien de l\u2019époque 1780, mais qu\u2019il n\u2019offre point le même coup d'œil qu\u2019autrefois; que les retables latéraux ne sont pas du même sculpteur*!; bref, qu\u2019il y a eu, à diverses époques, des campagnes de décoration absolument étrangères les unes aux autres.Le retable du sanctuaire de l\u2019Islet offre cette singularité- d\u2019avoir deux étages : un 19 I] a été sculpté en 1728 par Noël Levasseur.2 JI est l\u2019œuvre de François Lemieux, sculpteur de Saint- Jean-Port-Joli.21 Les retables latéraux, avec leurs grandes gloires et leurs anges encenseurs, sont l\u2019œuvre d\u2019Amable Charron, également de Saint-Jean-Port-Joli.: 22 La méme remarque s'impose pour l'extérieur de l'édifice.Il a été élevé en 1768, agrandi en 1830 et enjolivé \u2014 si l\u2019on peut dire \u2014 vers 1880.TECHNIQUE, Septembre 1947 - - stylobate à arcades et un étage d\u2019ordre corinthien; autant le rez-de-chaussée est simple, autant l\u2019étage est compliqué.Il est divisé en travées par des pilastres; et chaque travée est pourvue de panneaux moulurés dans lesquels sont des vases de fleurs, des motifs rocaille, des trophées, des entrelacs et des statues.L\u2019ensemble est hautement décoratif; surtout l'espèce de portique central qui sert d'encadrement au tabernacle de Noël Levasseur et au magnifique tableau de l\u2019Annonciation, que l\u2019abbé Jean-Antoine Aide-Créquy, curé de la Baie-Saint-Paul, a peint en 1776 dans une gamme de jaune et de mauve.Et au milieu de ce décor purement ornemental, le regard s\u2019arréte avec complaisance sur les deux statues colorées qui occupent des niches aménagées sur des consoles de style Louis XIV; à gauche, c\u2019est l\u2019évêque Saint Modeste, mître en tête et crosse en main, esquissant de la main droite un élégant geste de bénédiction; à droite, PHOTO : Service de Ciné-Photographie Frc.7 L\u2019ISLET.Le sanctuaire.Retable sculpté en 1782 et les années suivantes par Jean et Pierre-Florent BAILLAIRGÉ.CI.Inventaire des œuvres d'art 491 Ki a R sa LE) a; = PHOTO : Service de Ciné-Photographie F1G.8.L'IsLET.Retable de Jean et de Pierre-Florent BAILLAIRGE : détail de la partie gauche.le retable de cette église nouvellement faite (sic) par Maitre pierre florent Baillairgé les susdits Charles fortin et Louis fournier ont reconnu louvrage bon et conforme au marcher passé par Maître Jean Baillairgé père et pierre florent Baillairgé fils, le 20 avril de l\u2019année mil sept cent quatre vingt quatorze®.» Le fief professionnel des Baillairgé Sainte -Anne-de-la-Grande-Anse, Saint- Thomas de Montmagny, Saint-François-de- la-rivière-du-Sud, l'Islet, Saint-Jean-Port- Joli, Saint - Charles - sur - rivière - Boyer, la Rivière-Ouelle\u2026 Les paroisses de la rive sud du Saint-Laurent constituent, dirait-on, l'apanage des Baillairgé, père et fils.Et quand il sera question de François Baillairgé et de son fils Thomas, on s\u2019apercevra que leur activité s\u2019est étendue de Saint-Pierre- les-Becquets jusqu\u2019à Sainte-Luce.L'une de ces paroisses, Saint-Roch-des- Aulnaies, était riche autrefois en ouvrages des Baillairgé : de 1792 à 1798, Jean et Pierre-Florent y ont sculpté les trois tabernacles\u201d.Ces trois meubles sont depuis long- # Cf.Livre de comptes II, conservé dans les archives de Saint-Jean-Port-Joli.% Le marché, conclu le 2 février 1792, ne se trouve plus dans les archives de la fabrique; mais le- deuxième livre de comptes de Saint-Roch-des-Aulnaies est suffisamment explicite à ., A Cl.Inventaire des œuvres d'art l'égard de ces meubles; en voici les mentions principales : i « Donné au Sieur baillergé marché passé le 2 de fevrier 1792, ie c\u2019est le diacre Saint Abbondance, vêtu de la 2000#.>» 1798 : « donné au Sieur jean baillargé pour parfait .; payement du tabernacle .13004.» \u2014 On verra dans une dalmatique, jeune homme a l\u2019expression prochaine étude que François Baillairgé a également travaillé naïve et douce.Faut-il attribuer ces statues à Saint-Roch, et comme sculpteur, et comme peintre.à Jean Baillairgé ou à son jeune collaborateur \u201d Aucune pièce d\u2019archives ne nous renseigne à ce sujet.Le retable de l\u2019église de Saint-Jean-Port- Joli, dont les deux sculpteurs entreprennent l\u2019exécution aux termes d\u2019un marché intervenu le 20 avril 1794, est beaucoup moins monumental.Il ne comprend qu\u2019un étage, conçu dans le même esprit décoratif que la partie supérieure du retable de l\u2019Islet : entre des pilastres d\u2019ordre corinthien, des trumeaux ornés de moulures et de trophées et, sur les pieds-droits des fenêtres, de longs panneaux fournis d\u2019entrelacs; l\u2019encadrement du maître-autel est une sorte de portique en saillie, surmonté d'un fronton en arc de cercle; dans l\u2019entre-colonnement, un tableau de Saint Jean-Baptiste par le peintre Louis Dulongpré.Le relief de la sculpture est sensiblement le même qu\u2019à l\u2019Islet; mais il prend ici une importance singulière, à cause des dimensions du chœur et du peu d\u2019élévation de la voûte.Commencé en 1794, ce retable est terminé en avril 1797, comme en témoigne le document qui suit : « Ayant nommé Charles fortin et Louis fournier habitant de cette paroisse pour examiner it I ! Hf ii if Ep.PHOTO : Service de Ciné-Phootgraphie Fic.9 L\u2019IsLET.Retable de Jean et de Pierre-Florent BAILLAIRGÉ : betail de la partie droite.CI.Inventaire des œuvres d'art.CRETE 23 Cf.OUELLET (Gérard).Ma Paroisse.Saint-Jean-Port- Joly.Québec, 1945, p.79 et pl.128-129, 499 remet September 1947, TECHNIQUE pee = == age Fd > temps dispersés : le maître-autel se trouve dans le sanctuaire de Sainte-Louise (l\u2019Islet) ; l\u2019un des autels latéraux est dans la sacristie de la même paroisse; l\u2019autre se trouve dans la sacristie de Saint-Damase (l\u2019Islet).Ces autels latéraux ressemblent tant à ceux que Pierre-Florent a sculptés en 1791 pour l\u2019église de la Sainte-Famille (île d'Orléans), que je me réserve de les signaler dans ma prochaine étude.Mais le maître-autel, qui est d\u2019un style tout différent, mérite qu\u2019on s\u2019y arrête.Au reste, en décrivant le maître- autel de Sainte-Louise, on décrit, à quelques détails près, un autre maître-autel \u2014 celui de l\u2019église de Maskinongé \u2014 qui n\u2019a jamais été, à ma connaissance, l\u2019objet d\u2019une étude quelconque.Le tabernacle de Sainte-Louise procède directement de deux meubles d'aspect un peu différent : d\u2019une part, le tabernacle de Saint-Joachim, que François Baillairgé a façonné en 1783, deux ans après son retour de Paris; d'autre part, le tabernacle de l\u2019église de la Rivière-Ouelle, œuvre d\u2019un TECHNIQUE, Septembre 1947 sculpteur parisien des environs de 1770, Du premier, il a l'ordonnance de la partie supérieure; du second, il tient quelques détails sculpturaux, comme les frises des prédelles et le décor du tombeau.Il porte sur trois prédelles d\u2019inégale hauteur et constitue, en somme, une sorte de large portail de basilique romaine, divisé en cinq travées et dominé par une coupole de faibles dimensions; de part et d'autre de la coupole, des statues, des reliquaires et des pots à fleurs; les travées sont fournies de niches, sauf la monstrance qui porte un bas-relief, le Bon Pasteur.Le Bon Pasteur de Sainte-Louise Dans ce majestueux tabernacle, un détail attire tyranniquement le regard : ce sont les colonnes torses jumelles \u2014 qu\u2019on retrouve d\u2019ailleurs dans le tabernacle de Maskinongé; et pourtant le décor des niches, les statues et le bas-relief central sont infiniment plus % Le tabernacle de la Riviere-Ouelle a été acquis en 1777 pour la somme de quinze cents livres.PHOTO : Service de Ciné-Photographie Fic.10 M ASKINONGE.Maitre-autel en bois sculpté et doré, œuvre de Jean et de Pierre-Florent | BAILLAIRGÉ, vers 1795.CI.Inventaire des œuvres d\u2019art 493 a A à ne 8 8 0 iii | | 7 ay ig ~pX7 Cx TON À Fic.16.Micro-déformations et charges d'impact pour l\u2019acier au chrome-nickel et le fer doux aux températures élevées.-\u2014> voyons les angles de déformations permanentes pour les différentes températures entre 20° et 500°C.représentés en fonction des charges dynamiques appliquées exprimées en cmKg/cm?2 Nous pouvons donc distinguer clairement entre la limite les déformations purement élastiques et les premières déformations permanentes micro-plastiques; également l'augmentation graduelle des micro-défor- mations permanentes pour un même degré de température, ainsi que les relations entre les qualités élastiques êt plastiques d\u2019une part et les degrés de température d'autre \u2018 part sont rendus visibles sur cette Figure.Hautes et basses températures et vibrations Pour avoir cependant un aperçu complet sur les caractéristiques micro-plastiques des métaux et alliages, il est en outre recommandable d'étendre ce genre de recherches non seulement à des températures élevées, mais également à des températures basses c\u2019est-à-dire inférieures à 0 degré Centigrade.Il sera de plus, nécessaire d'étudier le phénomène d'écoulement micro-plastique des matériaux soumis à des charges simultanées statiques et dynamiques simples ou répétées et ceci pour les matériaux qui travaillent à la température ambiante.Nous savons que pour les machines et appareils thermiques par exemple, il est de première importance d\u2019étendre les recherches de ce genre de sollicitations également aux températures élevées.A cet effet nous avons effectué en 1939 une étude, qui avait pour but de connaître l\u2019influence d\u2019une charge statique de longue durée, sur l'écoulement et la limite élastique des TECHNIQUE, Septembre 1947 métaux, exposés simultanément à des vibrations mécaniques longitudinales et transversales.Ces sollicitations combinées, nous les rencontrons dans toutes les machines actuelles à la fois légères et puissantes.Ces essais, qui avaient plutôt le caractère d\u2019une première orientation dans un domaine complètement nouveau et qui n\u2019ont pas encore pu être publiés ont donné les résultats suivants.Les matériaux de constructions mis à l'essai, se laissent diviser en deux groupes distincts par rapport a l'influence de ces vibrations.Un premier groupe est très sensible par rapport à ces sollicitations combinées.Les métaux de ce groupe se déforment sous l'influence de ces vibrations déjà à la limite élastique réelle d\u2019une manière sensible et s'allongent visiblement à la limite apparente.Selon les fréquences et le genre de vibrations appliquées, le zinc, l\u2019aluminium et un alliage ultra-léger à base de magnésium, ont donné des écoulements supplémentaires qui dépassaient déjà, après quelques heures, la valeur initiale de la charge de la limite élastique et dépassaient celle-ci de 30% jusqu\u2019à environ 900%.Il s\u2019agit clairement, comme nous avons pu le constater, d\u2019allongements supplémentaires qui, pour des vibrations légères et, perpendiculaires à l\u2019axe de l\u2019éprouvette, peuvent varier entre 30 et 40% et qui, pour les vibrations plus fortes et parallèles à l'axe, varient cependant entre 1509 et jusque même parfois 900%.Pour le zinc par exemple, nous avons trouvé qu\u2019un allongement supplémentaire, dépassant celui de la limite élastique usuelle d'environ 500%; pour l\u2019alliage ultra-léger à base de magnésium, cet allongement supplémentaire est de 700% environ et pour l'aluminium pur il est de 900%.Le 2éme groupe des matériaux, qui sont appréciablement plus résistants à ce genre de charges dynamiques de longue durée, comprend le cuivre, le laiton, l\u2019acier et un alliage léger à base d'aluminium du type Duralunim.Ces métaux accusent, même pour les vibrations les plus fortes, un écoulement supplémentaire qui est à peine mesurable.Leur ordre de grandeur est inférieur à 10% tandis que pour le premier groupe, cet ordre de grandeur est de plusieurs centaines de %.: Avant de conclure cette étude, il est nécessaire d\u2019attirer un instant encore l'attention sur les phénomènes d'endurance aux charges répétées, en fonction des qualités élastiques des métaux.Aucune question n\u2019a été poursuivie par la recherche scientifique internationale avec autant d\u2019intérêt que celle de l'endurance des métaux 455 lH.Bt à i RA Au ; LA 5 À EE Sha iS mpeg ALTER es 1 I ah THE STOWELL SCREW GOM pe = i.2 RSS, N.C a-ak 7 WW < 2) - oN \u2018 Q / 4 | \\ - 22e.IE To a JH Te yA ® (] pd ps, N oY ve Fe ==\" Œ La Précision dans la Fabrication Dans la fabrication d'un grand nombre d'articles de commerce, tels que\u2018 les appareils de radio, les tolérances de dimensions sont calculées au millième de pouce.Les diverses pièces de tout assemblage doivent \u2018faire\u2019 parfaitement.Il s\u2019en suit que les attaches mécaniques (vis, boulons, rivets, etc.) qui servent à cet assemblage doivent être d'une précision absolue.Dans ce domaine technique hautement spécialisé, la STOWELL SCREW COMPANY LIMITED occupe le premier rang.Un outillage moderne et une main-d'oeuvre experte lui permettent de se tenir à la hauteur de toutes les avances dans la mécanique.Elle fabrique sur commande tous les genres d'attaches qu'on utilise dans l'industrie.Industriels! \u201cSTOWELLISEZ vos assemblages\u201d BURCH ERA Lud et alliages.En établissant une relation bien nette entre la limite élastique réelle et la limite d\u2019endurance des métaux, on pourrait contribuer sérieusement à la solution de cette question si ardente.Malgré les études intéressantes, effectuées avec des cristaux uniques, l\u2019on n\u2019a pas encore réussi à résoudre cette question bien difficile.Cependant en vue de l'importance de ce problème, nous nous sommes proposés de faire une comparaison entre le rapport qui existe, d\u2019une part entre la résistance et la limite d'écoulement d\u2019un grand nombre de métaux, et d\u2019autre part entre la résistance et la limite réelle d\u2019élasticité de ces métaux.Pour une grande série de métaux, on trouve entre la limite élastique ox et la résistance à la rupture op, UN rapport qui varie entre \"0,25 et 0,5 tel que représenté sur le tableau de la Figure 17.Tandis que pour la limite Jens en R A reer Fe- ! jeu | 1h AROVS [Cn MALL || cach & A + 1 + T n ! IF | \u2014\u2014 & | J | 1 1 sa yr qe T | | ll Yt pom Lande dtsags | 1 ; / hy Cine mt .1 1 | Comey lng - Cuu-AU ase ra-AUL.cast Frc.17.Rapports entre la limite élastique, la limite d'écoulement et la résistance à la rupture de différents alflages.apparente os et la résistance og, cette proportion peut varier entre 0,6 et 0,9, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle est d\u2019une valeur à peu près double de celle de la précédente.En comparant ces relations avec les nombreux résultats sur l\u2019endurance et la fatigue des métaux représentées sur la Figure 18 en fonction de leur résistance à la rupture, on trouve d\u2019après Gough, que la plupart des résultats donnent une valeur pout la fatigue ow Qui est de 0,4 à 0,5 de celle de la rupture op C'est-à-dire que la résistance à l\u2019endurance est en général égale ou plus petite que la moitié de la résistance à la traction.Pour cette charge unitaire il doit donc se produire un changement fondamental, ayant lieu dans les métaux qui travaillent sous des efforts répétés et alternatifs.Du fait que la limite apparente os avec un allongement permanent de 0,29) ayant, September 1947, TECHNIQUE - °° asfus 130 1 \u201cfe 20 nas » 4 NPL [SSE 3 46 [21 Js | 4 wa man HI é sfealsafesfe 2 Vas 61; 24 Je org 4e TT a 7} 31159 E2r|e 2 [ne dun A lea (37]nlcle [naw a pa = == Uinmake Temds Svengt \u2014 toning\u201d Fic.18.Rapports entre la limite d\u2019endurance ow et la résistance op de différents alliages de fer d\u2019après Gough.comme nous venons de le voir, vis-à-vis de la résistance à la rupture op, une valeur appréciablement plus élevée (variant entre 0,6 à 0,9), on voit par ce fait même, que la valeur de la limite apparente, qui est plus ou moins arbitraire, ne peut pas avoir de rapport direct avec l'endurance des métaux.Si, d\u2019autre part cependant, nous comparons ces résultats avec les rapports qui existent entre la limite élastique réelle op et la résistance à la rupture op (variant entre 0,2 et 0,5) on voit que cette limite og pourrait être appelée à jouer un rôle intéressant en ce qui concerne l'endurance des métaux.Il faut cependant noter que ce rapport est applicable seulement aux métaux avec des qualités élastiques bien définies.Pour des matériaux, ayant des qualités relativement peu élevées ou pour ceux ayant une élasticité fortement prononcée ou même possédant des tensions iriternes, comme par exemple l'acier trempé, les rapports entre la limite élastique réelle et l\u2019endurance sont encore peu claires.Pour compléter cette étude, il faut encore considérer d\u2019autres méthodes scientifiques qui ont été proposées pour déterminer la limite élastique des métaux.Une de ces méthodes est basée sur le principe thermodynamique.Hirn et Thomson ont prouvé théoriquement, que la température d\u2019une éprouvette soumise à la traction diminue, aussi longtemps que la charge de traction ne dépasse pas la limite élastique réelle.En se basant sur ce principe, on a cherché à utiliser à différentes reprises ce phénomène, pour mesurer la limite élastique.Cependant une technique satisfaisante n\u2019a pas pu être développée.La limite élas- \u2018tique déterminée d\u2019après cette méthode, TECHNIQUE, Septembre 1947 3 McGRAW-HILL BOOKS OF TIMELY INTEREST Just Published Carpentry for the Building Trades By ELBERT A.LAIR Head, Department of Building Trades, Jacksonville, Florida A thoroughly practical, up-to-the-minute book dealing with all phases of carpentry work.Emphasis is placed on the tools and methods needed for the construction of small residences and frame houses.It includes treatment of framing, rafter framing, roofing, siding, lath, plaster, trim on windows and doors, glass, insulation, timber grading and specification, and suggested projects.Step by step instructions are provided to give the layman sufficient knowledge of carpentry to build a small home.Fully illustrated.Electric Household Refrigeration Including Gas Absorption System By JOHN F.WORSTREL, Consultant on Industrial Education, Division of University Extension, Massachusetts Department of Education, and JOHN G.PRAETZ, Service Manager, Liquid Carbonic Corp., Boston, Mass.A practical manual for refrigeration service men, electricians, salesmen, and others interested in the operation, construction, adjustment, and servicing of household refrigerators and their control devices.60 Years with Men & Machines By FRED H.COLVIN in collaboration with D.J, DUFFIN An absorbing and oftentimes amusing account of the world of invention, machinery, and production from 1884 to the present day, related by a famed writer closely associated with technological progress of the modern industrial revolution.The book is highlighted throughout by stories of great inventors, scientists, engineers, and industrialists.McGRAW-HILL GOMPANY OF CANADA LIMITED 12 Richmond Street East, Toronto 1, Ont.457 And PGI élit b to: «cbd02AM3 461000 11 ERs Abend bt ne posséde pas le méme degré de précision que la mesure simple au moyen de l'extensomètre.Aussi faut-il considérer que la mesure de l\u2019abaissement de la température, généralement peu prononcée, est très délicate, d'autant plus que l\u2019éprouvette a une tendance à remplacer immédiatement la chaleur perdue, par lair ambiant.En 1938 Tamman a réussi, par des essais intéressants, à prouver expérimentalement cette théorie, en mesurant des abaissements de température de quelques dixièmes de degrés dans le domaine purement élastique et ceci pour des éprouvettes en acier.Jusqu\u2019à présent un procédé pratique n\u2019a pas pu être élaboré pour mesurer couramment la limite élastique des métaux soumis à cette méthode.Le changement des propriétés magnétiques provoqué dans une éprouvette en acier par les déformations plastiques, a également été proposé à plusieurs reprises pour déterminer la limite élastique.Au moyen d\u2019une bobine primaire, placée autour de l\u2019éprouvette, on produit un champ magnétique.En même temps, le courant d\u2019une bobine secondaire est enregistré sur une plaque photographique au moyen d'un galvanomètre à miroir.Des courbes obtenues par Fraichet possèdent cependant plusieurs maximums et des changements de direction qui, paraît-il, correspondent aux différents points caractéristiques tels que la limite élastique, la limite de proportionnalité, etc.Cependant nous ne savons pas encore jusqu\u2019à quel point cette méthode est applicable pour des essais de précision.De même une autre technique, basée sur le changement de la résistance électrique de l\u2019éprouvette pendant l\u2019essai de traction, n\u2019a pas pu remplacer la méthode de la mesure directe de l'allongement, employée avec le plus grand succès jusqu'à présent.Pour cette même détermination, Tamman a proposé d'observer au microscope les surfaces polies d\u2019une éprouvette, jusqu'à ce que les premières lignes de glissement ou de cisaillement soient perceptibles dans les cristaux.La précision de cette méthode est également insuffisante.Elasticité et déformations micro- plastiques des métaux Nous arrivons aux conclusions relatives à l'élasticité et aux déformations micro- plastiques des métaux et alliages qui forment le sujet de cette étude.La technique actuelle exige de la métallurgie, comme nous l\u2019avons souligné, des matériaux de construction qui possèdent des qualités 458 RH DILL rs biicheshl i habe: HM hi.s0 1 he supérieures, s\u2019adaptant aux conditions les plus variées.Il est évident que comme leur élasticité et leur micro-plasticité jouent un rôle capital, ces caractéristiques doivent donc être analysées aussi parfaitement que possible.Comme nous venons de le montrer, la revue des principales objections contre la limite élastique laisse entrevoir que cette dernière est néanmoins une valeur bien définie qui est nullement influencée par des déformations plastiques préalables, pourvu que le métal soit ramené, par un procédé thermique, à son état stable.D\u2019autre part, les déformations plastiques par traction, augmentent l\u2019élasticité des métaux et cette augmentation est une fonction de l\u2019écrouissage, tandis que cette limite élastique est abaissée par la compression.Nous avons vu en outre que la valeur de la limite élastique réelle dépend de la précision des instruments de mesures.Elle tend cependant vers une valeur limite, mesurable, qui est bien la limite réelle de l\u2019élasticité et qui n\u2019est pas sensiblement inférieure à la valeur mesurée avec des instruments de précision, employés pour ce genre d'essais.Avant d\u2019entreprendre une étude sur l\u2019élasticité, il faut se rendre compte que des éprouvettes avec des tensions internes non orientées ne peuvent pas être employées pour juger des qualités élastiques des métaux.Il est évident que, pour effectuer des essais de précision on ne peut pas admettre l\u2019emploi d\u2019un métal défectueux pour la préparation des éprouvettes.Ensuite nous avons vu qu'il existe une limite élastique réelle bien prononcée, au-dessous de laquelle les matériaux sont en parfaite stabilité, quelles que soient les charges statiques ou dynamiques à courte ou à longue durée, par lesquelles ils sont sollicités.Nous avons fait en outre une revision des méthodes de précision, permettant de mesurer les déformations purement élastiques et micro-plastiques, ceci aussi bien à la traction, à la flexion et à la torsion statique à courte et à longue durée, ainsi qu\u2019aux sollicitations dynamiques aux températures ambiantes et élevées.Cette revision nous a permis de gagner une idée précise sur les résultats précieux que ces méthodes sont susceptibles de fournir au constructeur.L\u2019 emploi de ces techniques contribue largement à une connaissance exacte et parfaite des qualités les plus importantes des métaux et alliages qui sont celles de l\u2019élasticité.D'autre part des essais d\u2019écoulement effectués sous des charges prolongées permettent de se rendre compte qu'il existe September 1947, TECHNIQUE J AHH di Bal He | _\u2014 DP > = \u2014 dea \u2014 + et \u201cet propriétés ayant trait a entre l\u2019endurance et la limite élastique réelle, un rapport direct et assez étroit.De plus les essais sur les déformations micro- plastiques des métaux produites par des charges statiques agissant simultanément avec des vibrations mécaniques, sollicitations que nous rencontrons couramment dans beaucoup de machines modernes, seront destinés à ouvrir de larges horizons pour le développement scientifique dans le domaine des applications mécaniques.Ces essais de vibrations combinés seront à même de nous fournir des résultats inattendus et d\u2019une importance capitale, car ils nous feront mieux comprendre le comportement des matériaux lors des accidents ou de toute autre défaillance de machines, dont la cause nous semble encore souvent énigmatique et même mystérieuse.Par ailleurs ces résultats intéressants, pour lesquels la limite élastique forme pour ainsi dire la base unique, attire notre attention tout spécialement sur le domaine des recherches concernant les charges limites élastiques dynamiques des matériaux.Par l\u2019étude des différentes méthodes de recherches que nous venons de passer en revue, nous arrivons petit à petit à faire la lumière complète dans ce domaine et nous apprendrons à connaître les conditions et les qualités supplémentaires absolument nécessaires aux matériaux employés pour les constructions actuelles, à savoir la légèreté, la sécurité et l\u2019économie.D\u2019ailleurs une ignorance \u2018de toutes ces conditions l\u2019élasticité et la micro-plasticité des matériaux de bonne qualité surchargerait d\u2019une manière très angoissante la responsabilité du constructeur.Ce dernier doit en effet pouvoir répondre de la stabilité aussi bien que de la durabilité des constructions modernes portées au plus haut degré de leur perfectionnement technique.Bibliographie des Articles Nos 1 jusqu'à 6 (Décembre 1946 jusqu'à Septembre 1947) A.G.L.McNaughton \u2014 Research in Canada \u2014 Engineering, London, Vol.152, 1941, pp.65 et 105.G.Sachs and K.R.Van Horn \u2014 Practical Metallurgy \u2014 American Society for Metals, 1940, L.Bourgoin \u2014 Cours de Métallurgie, Tome I, Montréal, 1940.H.Carpenter and J.M.Robertson \u2014 Metals \u2014 London, 1939.R.i lever \u2014 Engineering Physical Metallurgy \u2014 Bulletin National Research Council, U.S.A.National Research Planning Board, U.S.A.Revue de l'Aluminium, 1939.E.C.Rollason \u2014 Metallurgy for Engineers \u2014 London, 1939.U.R.Evans \u2014 Metallic Corrosion, Passivity and Protection \u2014 1937.C.H.Desch \u2014 Metallography \u2014 London, 1937.C.posard \u2014 La corrosion en métallurgie \u2014 Paris, 36 A.S.T.M.Symposium on X Rays, 1936.C.F.Elam \u2014 Distorsion of Metal Crystals \u2014 Oxford, 1935.E.Schmid \u2014 Kristallplastizitat \u2014 1935.W.Rosenhain and J.L.Haughton \u2014 Physical Metallurgy \u2014 London, 1935.A.von Zeerleder \u2014 Technology of Aluminum and its Alloys \u2014 1936.Congres International des Mines, de la Métallurgie et de la Géologie Appliquée, Paris, 1935.Les Laboratoires du Bâtiment et des Travaux Publics, Paris, 1935.E.Marcotte \u2014 Technique moderne des grands travaux \u2014 Paris, 1933.R.H.Greaves and H.Wrighton \u2014 Practical Microscopical Metallography \u2014 London, 1933.Bulletin Technique du Bureau Veritas \u2014 Les matériaux modernes.G.Sachs \u2014 Plastische Verformung \u2014 1929.F.F.Lucas \u2014 Congrès International pour Essais des Matériaux \u2014 Amsterdam, 1927.A.Sauveur \u2014 The Metallography and Heat-Treat- ment of Iron and Steel \u2014 1926.F.N.Speller \u2014 Corrosion, Causes and Prevention \u2014 1926.R.A.Hatfield \u2014 Metallurgy and its Influence on Modern Progress \u2014 1926.J.Czochralski \u2014 Moderne Metallkunde \u2014 1924.Z.Jeffries and R.S.Archer \u2014 The Science of Metals \u2014 1924.D INGÉNIEURS - ENTREPRENEURS PLANCHERS ET TUILES D'ASPHALTE 726, rue Atwater \u2014 Fltzroy 7436 MONTRÉAL MODELEURS - Bois et Métal FONDEURS Aluminium et Cuivre INDUSTRIAL PATTERN & FOUNDRY WORKS FOUNDERS - Aluminum and Brass PATTERN-MAKERS Wood and Metal Télephone AMherst 8984 1427, rue Maisonneuve, Montréal TECHNIQUE, Septembre 1947 E1L F9) M 2 A MOST TEER HAL tel gi G:.Welter and W.Maruszewska \u2014 Corrosion Resistance of Aluminum Alloys, Magnesium alloy and Soft Steel in a 39, Sodium Chloride Spray \u2014 Review of the Institute of Metallurgy and Metallography, Warsaw, No.1, p.17-29, 1938.G.Welter and S.Gockowski \u2014 Corrosion under the Influence of Falling Drops of the Corrosing Liquid \u2014 Engineering, London, 1937.G.Welter and T.Mojmir \u2014 Tensile Properties of Single Crystals and Polycrystalline Aluminum \u2014 Metallurgia, Manchester, p.49-53, December 1936.G.Welter \u2014 Testing method of Measuring the Dynamic Torsion Resistance \u2014 Review of the Institute of Metallurgy and Metallography, Warsaw, p.21-24, 1936.; G.Welter and J.Kucharski \u2014 Research on the Micro-plastic Deformation of Steel by Dynamic Bending Tests in High Temperatures \u2014 Zeitsch- \u201crift f.Metallkunde, p.257-266, 1936.J.Czochralski, G.Welter, W.Maruszewska \u2014 .Installation et méthodes de recherches pour la corrosion \u2014 Revue de l'Institut de Métallurgie et de Métallographie, Varsovie, 1936, p.84-89.G.Welter \u2014 The Elastic Limit of Metals \u2014 Zeitsch- rift fur Flugtechnik u Motorluftschiffahrt, No.18, p.1-72, 1927.G.Welter \u2014 The Elasticity of Metals and Alloys \u2014 International Congress for Testing Materials, Amsterdam, p.559-567, 1927.G.Welter \u2014 Research on the Mechanical Qualities of Materials from the Point of View of their Fabrication and uses \u2014 Zeitschrift f.Metall- kunde, p.1-15, 1927, G.Welter \u2014 Static Fatigue Resistance (Creep) of Materials and Alloys \u2014 Zeitschrift f.Metall- kunde, p.75-80, and 117-120, 1926.G.Welter \u2014 Dynamic Tests of Elasticity on the Torsion Machine \u2014 Zeitschrift f.Metallkunde, p.385-388, 1925.G.Welter \u2014 The Dynamic Elasticity in Tension on the Impact Testing Machine \u2014Zeitschrift f.Metallkunde, p.109-114, 1925.G.Welter \u2014 Contribution to the Dynamic Tests of Metals and Alloys \u2014 Zeitschrift f.Metallkunde, p.213-220, 1924.G.Welter \u2014 Static and Dynamic Limit of Elasticity; its Importance for the Designer \u2014 Zeitschrift des Vereins Deutscher Ingenieure, Vol.68, p.1-8, 1924, G.Welter \u2014 Dynamic Elasticity of Metals and Alloys \u2014 Zeitschrift f.Metallkunde, p.1-6, G.Welter \u2014 Elasticity and Resistance of Special Steels in High Temperatures \u2014 Research Series of Verein Deutscher Ingenieure, Vol.No.70, p.1-68, 1920.A special green shade of \u2018\u2018Plastacele\u2019\u201d cellulose acetate plastic sheeting is being made for the manufacture of lenses in sunglasses.One manufacturer is making both frames and lenses of the plastic.The lens is in one piece, instead of a lens for each eye.Material for the frames is also available in amber, yellow, red or green to harmonize with sports costumes.\u201cOvar\u201d ok * * On perd toujours en vitesse ce que l'on gagne en force et réciproquement.BRISSON MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE HON.PAUL SAUVÉ, Ministre GUSTAVE POISSON, Sous-ministre ÉCOLE PROVINCIALE DE- PAPETERIE TROIS-RIVIÈRES, P.Q.LA SEULE ÉCOLE AU CANADA ENTIÈREMENT CONSACRÉE À L'ÉTUD DE LA FABRICATION DES PÂTES ET PAPIERS COURS de trois années visant à la formation de compétences pour l'industrie papetiére.ADMISSION \u2014 Dixiéme année ou préparation équivalente.DIPLÔME donnant droit à l'admission dans la Corporation des Le directeur : GASTON FRANCOEUR Techniciens Diplômés de la Province de Québec et au titre de Technicien.Prospectus et renseignements sur demande.SECRÉTARIAT : 2250, rue SAINT-OLIVIER, TROIS-RIVIÈRES, P.Q._\u2014_\u2014 460 ak ET A i Hebb febiato ane de 0D September 1947, TECHNIQUE ae.= I» 85 5 & = B53 pe Ww Nouvelles des Techniciens Diplômés L'orientation des techniciens Les diplômés de l'Ecole des Arts Graphiques \u2014 Succès de trois techniciens à polytechnique \u2014 Annuaire publié par le chapitre français \u2014 Forum radiophonique au chapitre de Québec Initiative et bilinguisme: instruments du technicien M.P.-M.Côté succède à M.R.Normandeau \u2014 Le congrès des Trois-Rivières \u2014 Intéressantes suggestions de MM.Allard et Cyr\u2014 Les techniciens et le service civil fédéral Nombreuses initiatives du chapitre français de Montréal A SA dernière assemblée générale avant l\u2019automne, qui eut lieu dans l\u2019amphithéâtre de l'Ecole Centrale des Arts et Métiers, le 10 juin, les membres du chapitre français ont appris de leur président, M.Pierre-Emile Cyr, qu\u2019un projet d'orientation des techniciens serait soumis incessamment à l\u2019honorable Paul Sauvé, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse; que les diplômés de l\u2019Ecole des Arts Graphiques, qui sont des techniciens au même titre que ceux des écoles techniques, seraient probablement bientôt invités à faire partie de la Corporation.Le président annonça aux applaudissements nourris des nombreux membres présents que trois techniciens diplômés, membres de la Corporation venaient de remporter des succès éclatants à l'Ecole Polytechnique: ce sont MM.Attilio Monti, de la promotion de 1932, premier docteur en sciences appliquées de cette école de génie; Robert Riopelle (gagnant de la médaille d\u2019or) et J.-P.Valade, tous deux de la promotion de 1941 et tout deux également diplômés en génie électrique.Dans son allocution, M.Cyr lança un appel à la solidarité de tous les membres du chapitre français de Montréal qui travaille, comme les cinq autres chapitres de la Corporation, dans l\u2019intérêt de tous les techniciens diplômés et recherche une solution à tous leurs problèmes.Ce travail en est un de collaboration qui exige l\u2019apport de chacun à la réalisation de nombreux projets.TECHNIQUE, Septembre 1947 ER TA A CN Par WILLIAM EYKEL, PUBLICISTE Le deuxième annuaire du Chapitre Le deuxième annuaire du chapitre français a paru en juin.Il renferme une centaine de pages et représente un travail considérable que s\u2019est imposé M.Paul-Marcel Côté, secrétaire-trésorier.Comme le dit dans son message M.Cyr, cet annuaire, qui est plus complet que celui de 1942-43, cherche à répondre à un besoin : «celui d'intensifier les relations entre les techniciens et les industriels.» L'impression de ce bottin fut confiée à l'Ecole des Arts Graphiques qui lui a donné une présentation attrayante.L'esprit d'initiative d'un technicien : M.Louis-Philippe Marcotte A son assemblée du 10 juin, le chapitre français avait invité deux conférenciers : MM.L.-P.Marcotte, technicien en affaires, et Alexandre Bailey, i.c., membre honoraire de la Corporation, ancien professeur et actuel bibliothécaire à l'Ecole Technique de Montréal.Tous deux traitèrent de sujets différents, mais également importants pour les techniciens.M.Marcotte impressionna ses confrères en leur faisant un exposé vivant des débuts de son entreprise fondée en 1945 avec $25.00 empruntés, un traîneau, un sous-sol loué au mois, une commande pour un éventail dont le coût de fabrication dépassait le prix de vente et surtout, avec beaucoup d'enthousiasme, de persévérance, d\u2019audace et d'initiative.La constatation qu\u2019une seule usine d\u2019éventails électriques existait à Montréal incita M.Marcotte à - 461 FR IE ER PE PEER EEE A HH RR HH HRT Ë 58 Te} TI 14 i: ; hi} a} 4 7 Co at roe FS et 2 8 a pea pe Cr SL Lor fi 29 A 1 ng Nr PE iy?BOSE HE A d SET UE HUE I F course you know, it's Air\u2014transparent, life-supporting Air.It is so obviously important to all of us that we are apt to forget that it is far more than a medium for airplane travel.Nitrogen, oxygen, argon, krypton and other rare gases extracted from the air and compressed for storage and distribution are valuable raw materials for chemical, electronic and illuminating engineers.Air under pressure\u2014compressed air\u2014serves Canadian Ing every branch of industry.Used alone it transfers, agitates or aerates solutions, or sprays paint.Expanding behind a piston or the vanes of a rotary air motor, it powers rock drills, coal cutters, hoists, riveters, chippers, grinders and many effort-saving air tools.Call on Canadian Ingersoll-Rand whenever you have a job for air.We have specialized in the development of air machinery for over seventy years.ersoll-Rand $8 head office - MONTREAL QUE works-SHERBROOKE QUE.bronches, SYDNEY-SHERBROOKE-MONTREAL-TORONTO-KIRKLAND LAKE- TIMMINS- WINNIPEG NELSON-VANCOUVER .AIR COMPRESSORS » ROCK DRILLS * HOISTS + PUMPS + P-24 BLOWERS + CONDENSERS + PNEUMATIC TOOLS FERRER TR COTE RIRE DO DORTRS DR AR nitro: CE -. tenter le succès là où un compatriote d'origine juive avait réussi.Grâce à l\u2019aide d\u2019un médecin et de quelques amis sympathiques jointe à la ténacité du fondateur, cette petite industrie prospéra au prix de grands sacrifices et de nombreux efforts; elle étendit bientôt son champ d'action, augmenta sa production et varia ses produits, si bien qu'elle possède aujour- d\u2019hui sa propre usine où travaillent jusqu'à dix heures du soir dans un merveilleux esprit de camaraderie et dans une union étroite avec le patron, vingt employés satisfaits et diligents, et qu\u2019elle livre des commandes jusqu\u2019à Vancouver, aux Etats- Unis et en Amérique du Sud ! Pour réaliser cette entente entre le capital et le travail, M.Marcotte a expliqué qu'il mettait d\u2019abord Dieu en tête de l'entreprise, qu\u2019il associait tous ses employés a ses travaux et projets, qu\u2019il s\u2019intéressait à leurs problèmes professionnels et domestiques et qu\u2019il mettait la main à la pâte avec eux.M.Bailey et les langues secondes Dans sa magistrale causerie, M.Bailey démontra qu\u2019au nombre des outils indispensables que doit posséder tout technicien il y a la culture des langues, la langue maternelle d\u2019abord, qu\u2019il doit se faire un devoir de bien maîtriser, puis au moins une langue seconde.L'étude des langues constitue une discipline intellectuelle, assouplit le jugement, cultive l\u2019esprit et confère de la supériorité à l'homme.C\u2019est donc un instrument de progrès intellectuel et professionnel.En ce siècle de mécanisation à outrance, on attache parfois trop d\u2019importance à la machine qui tyrannise et asservit le cerveau humain qui l\u2019a créée.Le technicien ne doit pas limiter ses conquêtes à la matière, mais aussi aux choses de l\u2019esprit sans lesquelles aucun progrès d'ordre matériel ne serait possible.La lecture est la clef de ce développement intellectuel qui élève au- dessus de la matière, humanise et forme les élites.De par leurs fonctions supérieures dans l\u2019industrie, les techniciens du Québec doivent être bilingues car il appartient surtout aux chefs de parler aux subalternes dans leur langue.Les conférenciers furent présentés par M.L.-C.Denis et remerciés par M.Raymond Robic.L\u2019assemblée se termina par la remise du certificat de membre aux diplômés de la promotion de 1946-47 et par un buffet.M.Henri Saint-Jean \u201947, TECHNIQUE, Septembre 1947 gagna le prix de présence, l\u2019écusson de la Corporation, œuvre de M.Delvica Allard, président général.Au chapitre de Québec À son assemblée générale mensuelle du 18 mai, à l\u2019Ecole Technique, le chapitre de Québec substitua à la causerie habituelle une consultation populaire sur la Corporation.Chaque menrbre fut invité à poser des questions dont les réponses furent ensuite tamisées en vue du forum radiophonique qui eut lieu au poste CKCV.A cette émission consacrée à la Corporation, le chapitre de Québec était l'invité de la Chambre de commerce cadette de la vieille capitale et avait délégué MM.Wilfrid Beaulac, Charles Bréard, Albert Châteauneuf, J.-Charles Marois et Louis Carrier qui ont répondu à un questionnaire et développé des thèmes différents, au cours de cette émission d\u2019une demi-heure.Qu'est-ce que la Corporation des Techniciens Diplômés ?Quels sont ses buts?Ses activités?Quels postes occupent les Techniciens Diplômés dans l\u2019industrie ?Quelle est leur formation technique?Un diplômé devient-il chef d'industrie dès sa sortie de l\u2019école ?S\u2019adapte-t-il rapidement à l\u2019industrie?Quelle est l'influence du Technicien Diplômé dans le domaine social, industriel, économique, etc?Autant de questions qui, par leurs réponses ont fait connaître la Corporation aux industriels et au public en général.Le 29 avril, une trentaine de membres se rendaient en automobile visiter la Distillerie Montmorency Inc., de même que les Moulins à papier de la Ste-Anne Paper Co.Ltd., de Beaupré.Le souper fut servi à l\u2019hôtel Morel dans une atmosphère de franche camaraderie aprés quoi eut lieu la visite des moulins à papier.Pour terminer l\u2019année, le Chapitre avait organisé une grande soirée récréative à l\u2019Ecole Technique, à l\u2019occasion de l\u2019admission officielle des diplômés de la promotion 1947 au sein du Chapitre.Plus de 200 personnes y prirent part.Il y eut danse, musique d\u2019orchestre, buffet, de l\u2019entrain, Cette soirée était sous la direction de M.Charles Bréard, président du comité de réception.Le conseil central étudie d'importants problèmes La dernière assemblée du conseil central eut lieu le 14 juin aux bureaux de la Corporation, à Montréal.Elle était présidée par M.Delvica' Allard, président général, 463 SHITE] RR rn 1 UT OI TIPE TOY EHCASIDAGHE Raat oath.HEE ee EE et réunissait MM.J.-C.Marois, président ex-officio, R.Normandeau, secrétaire général, P.-E.Cyr, L.-C.Denis, P.-E.Lemieux, W.Beaulac (Québec), R.Caron et B.Gaboury (Trois-Riviéres), J.R.McGrath et A.Lapierre (ch, anglais de Montréal), W.Goyette et R.-]J.Maillet (Hull).Le président lut la lettre de démission de M.Raoul Normandeau qui vient d\u2019entrer à l'Institut Palmer de Chicago ou il étudie la chiropratie.Les meilleurs vœux de succès de la Corporation accompagnent M.Normandeau dans ses études et dans la carrière qu'il a choisie.M.Paul-Marcel Côté, 2e vice-président de la Corporation et secrétaire-trésorier du chapitre français, fut proposé pour remplacer M.Norman- deau comme secrétaire général.En son absence, M.P.-E.Lemieux agissait comme secrétaire.L'assemblée a pris connaissance du programme du congrès d'octobre prochain aux Trois-Rivières élaboré par les deux chapitres de cette ville, et en a discuté tous les aspects.Il comprendra dans ses grandes lignes des visites industrielles, des séances d\u2019études, un banquet, des forum, une assemblée générale, des réceptions pour les dames, etc.On a suggéré de désigner MR.-J.Maillet, de Hull, comme photographe officiel du congrès.Afin de sauvegarder les meilleurs intérêts de la Corporation dans toute législation éventuelle, M.P.-E.Cyr a suggéré de confier à un avocat l'étude approfondie de l'aspect légal de chaque résolution du congrès d'octobre.De son côté, M.Delvica Allard suggère que chaque chapitre désigne un comité de six membres chargé d'étudier les besoins de chacune des nombreuses spécialités auxquelles appartiennent les techniciens diplômés.Le conseil central étudie ces intéressantes suggestions et celle qui veut que l\u2019on délègue à Ottawa MM.Allard, Carrier, McGrath et R.-J.Maillet qui ont déjà été chargés de poursuivre une enquête en rapport avec l'obtention d'une charte fédérale à la Corporation et de la reconnaissance SPIRE LIER Corre officielle du titre de Technicien Diplômé par la Commission du Service civil fédéral.\u201cLe conseil central a accepté comme membre associé de la Corporation M.François-Miville Deschênes, gérant et chef dessinateur chez Deschênes & Fils, Ltée, importateurs de matériaux de plomberie et d'appareils de chauffage.On n\u2019est jamais médiocre quand on a beaucoup de bon sens et beaucoup de bons sentiments.JOUBERT % * * Le premier sous-marin, bien rudimentaire, fut construit en 1624.* kk Le diamant est affecté par la chaleur a partir de 1400 degrés Farenheit.Rolland\u2019's.\"R\"\u201d Shield watermark not only identifies the finest rag bonds\u2014it also serves as your guide in the selection of rag-content and sulphite papers created by Rolland craftsmen for the specialized office and printing needs of modern business.Specify ''R\"\u2019 Shield papers to your printer, lithographer or engraver.57e PAPER ANY LIMITED © High Grade Paper Makers since 1882 MONTREAL, QUE.Branches at Toronto, Ont.& Winnipeg, Man.Mills at St.Jerome, Que.& Mont Rolland, Que.BOIS DE S 6199, BOULEV pan 464 y iis PATRICE PTE CTRL F ace ir HE EE HRITI OISE aban, a ho \u201c fm D iin! d eat Uel efi céalblée.sat + di.- BOIS DE CONSTRUCTION Manufacturier de planchers de' bois franc.Ateliers de menuiserie en générale.Succursales à Montréal et à Lachine.J.-P.DUPUIS | Limitée 1084, avenue de l'Eglise, Verdun Téléphone YOrk 0928* Négociants en gros - importateurs MATÉRIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE [Jeschenes 5 fils \u2014 F.DESCHESNES, Gérant-technicien JACQUES PARIZEAULT, Assist.Gérant 1203 Est, rue Notre-Dame MONTRÉAL FRontenac 3176-3177 CAlumet 2030 THE ELECTRIC & GAS WELDINS CO.LTD.GERARD BRUNELLE, Gérant Général 5701, DE NORMANVILLE MONTRÉAL i \u201c\u201c MULT-O \u201d Si vous désirez une reliure à feuilles mobiles, demandez le cartable \u201cMULT-O\"\", C\u2019est la reliure idéale pour catalogues et listes de prix.\u201cMULT-O\" est unique en son genre \u2014 anneaux multiples assurant une force accrue, et s'ouvrant avec rapidité au moyen de détentes automatiques.Dépositaires et fabricants pour le Canada 840 rue William \u2014 MONTRÉAL ILLEMAIRE FRÈRES, LTÉE \u2014 PLateau 1484 ESS SE EEE SEE RE EN CREER EC EC EEE : RE HI EH HEHE SSSR CARE SERRES ESC LEE STE EEE EURE THE HEMT HHH RIN ER ETS ull.INC UIIE TOURS UNE sut li ii al té de PARTIAL LIST OF PRODUCTS MECHANICAL POWER TRANSMISSION AND MATERIALS HANDLING MACHINERY Shafting - Collars - Couplings Bearings - Base Plates Floor Stands - Take-Ups C.I.& Wood Pulleys Cut and Cast Gears V-Belt Sheaves Speed Reducers Portable Conveyors Stationary Conveyors Portable Elevators Troughing Idlers Picking Tables Belt Trippers Bucket Loaders CRUSHING, SCREENING AND LOADING MACHINERY Jaw Crushers Roller Crushers Vibrating Screens Rotary Screens Gravel Plants Bucket Loaders GRAIN ELEVATOR MACHINERY SAWMILL MACHINERY Band Saws Circular Saw Frames Carriages Edgers and Resaws Twin Engine Steam Feeds Twin Disc Friction Feeds Twin Saw Mechanisms Shingle Machines Spool Wood Machinery Lath Making Machinery Furring Machines Engines (Steam-Gasoline-Diesel) Manufactured and sold by o RANO LIMITED 335 Canada Cement Bldg.MONTREAL, P.Q.Makers of Reliable Machinery since 1873 LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE est à vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement Actif, environ $350,000,000 525 bureaux au Canada POUR VOS MACHINERIES ET OUTILLAGE CONSULTEZ PAUL-E.BERGERON MA CHINERIES Agent de manufactures L.S.STARRETT CO.J.H.WILLIAMS #& CO.DELTA MFG.CO.WALKER-TURNER CO.ATLAS PRESS CO.JOHNSON SEA HORSE 104, rue Saint-Georges - Trois-Rivières, P.Q.MARION & MARION FONDEE EN 1892 yp A \"ul | Me ff i Nil | | im zai Jind RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTIEN Ww 761 O., rue Ste-Catherine It £7 8 CY CD ++ 53 0 Es emma omy Montréal a_i oD \u2014 L'HISTOIRE du sang pourrait s\u2019écrire comme une épopée de la biologie.Nous nous en tiendrons au rôle plus actuel de révéler ce que les dix dernières années nous ont apporté de certitudes sur sa composition détaillée, les moyens que nous avons acquis pour en isoler les différentes fractions qui lé composent et l\u2019emploi qu\u2019on a pu faire de chacun des composants.Rappelons d\u2019abord que le sang des mammifères est un tissu vivant liquide dont le rôle essentiel est de véhiculer dans toutes les parties de l'organisme les substances nécessaires à la vie et les déchets qui pourraient entraver le fonctionnement des organes.Le sang est constitué de deux parties : une partie solide sous forme d\u2019éléments organisés ayant une image définie, les globules rouges et les globules blancs; l\u2019autre partie liquide intercellulaire est le plasma.Les éléments figurés : hématies, érythrocytes ou globules rouges; leucocytes ou globules blancs ont été d\u2019abord bien identifiés, puis leur rôle reconnu en 1880 (Hunefeld); pour les globules rouges vecteurs d'oxygène dans les tissus; puis en 1891 pour les leucocytes (Metchnikoff) capteurs et anhilateurs des microbes.\u2018 Pour le plasma, les auteurs ne s\u2019étaient pas intéressés a lui autrement que par l\u2019étude du mécanisme de la coagulation du sang faite d\u2019abord par Schmidt et Denis en 1859.Afin de fixer un autre point, disons que des auteurs avaient nettement identifié la présence de gaz dans le sang (acide carbonique, oxygène, azote) (Vogel, Brandi, Stevens, etc.) La composition du sang apparaissait donc au début du XXe siècle comme assez complexe.Grâce à des méthodes de coloration, les choses allèrent en se compliquant, car on découvrit que les TECHNIQUE, Septembre 1947 Actualités Scientifiques et Techniques globules blancs étaient de deux groupes dans lesquels on pouvait encore distinguer les éléments différentiés dont il est inutile de donner ici la nomenclature.Comme l\u2019on pouvait facilement distinguer à l'œil, sous le microscope, chacun des éléments figurés du sang, les biologistes s\u2019attachérent surtout à rechercher le rôle particulier joué par chaque groupe de cellules du sang.Les chimistes n\u2019étaient pas restés inactifs et ils trouvèrent vite que le plasma du sang, la partie liquide, était aussi d\u2019une très grande complication puisque le sérum paraissait bien être porteur de chacun des corps présents dans l'organisme même.Seulement, comme on trouvait tellement de substances chimiques et biologiques diverses, on avait plutôt tendance à regarder le plasma comme impropre à d\u2019autres fonctions qu\u2019à celle de régler les échanges osmotiques entre les tissus, à cause de la présence d\u2019une quantité remarquablement fixe du chlorure de sodium chez l\u2019individu en santé.Pour le reste, on pensait presque que le plasma avait la composition complexe d'une eau d\u2019égofit.Des réserves durent bientôt être faites à propos des toxines et des anti-toxines, puis des hormones et autres groupes de substances biologiques.Au demeurant, le sang apparaissait comme la substance biologique la plus complexe rencontrée dans la nature.Pour ce qui regarde les états de santé ou de maladie, les hommes auraient pensé de bonne heure qu'il était sans doute possible de redonner la santé à un malade en lui enlevant du sang malade pour le remplacer par une égale quantité de sang normal, et la transfusion, après bien des péripéties, est 1 Leuwenhoeck (1695) Globules sanguins chez l\u2019homme, alors que Swammerdam les avait signalés chez la grenouille et Malpigni chez le hérisson.(Shawnn (1838) découvre la cellule animale et étudie les éléments du sang; puis Guterbach identifie les globules blancs que Robin désigne leucocytes.467 Ÿ = 3 entrée au nombre des méthodes utiles pour traiter certains états morbides ou accidentels comme des hémorragies.Les choses n\u2019allèrent pas aussi bien qu\u2019on avait pu le croire; des accidents au cours de transfusions sanguines d\u2019un homme sain à un malade attirèrent l'attention des chirurgiens.Des individus manifestaient subitement des symptômes parfois mortels lorsque le sang d\u2019un donneur sain pénétrait dans leur torrent circulatoire.La biologie s'intéressa au phénomène qui attendait d\u2019être expliqué et bientôt l\u2019on comprit que les échecs dans la transfusion étaient dus l\u2019existence de groupes sanguins incompatibles les uns avec les autres.Classification des groupes sanguins par races En 1901, Landsteiner avait établi que les races humaines se caractérisaient rigoureusement par des propriétés spéciales héréditaires du sang des individus, et plus tard, des auteurs donnèrent une classification des groupes sanguins en accord avec les propriétés des substances antigènes contenues dans les cellules On posait l\u2019existence de quatre groupes sanguins parmi toutes les races du globe, en reconnaissant que l\u2019on ne pouvait pas impunément faire le mélange d\u2019un sang appartenant à un groupe défini avec celui de n'importe quel autre groupe.Seul le sang du groupe sanguin O était universel.Cette découverte, qui obligeait à reviser les conceptions que l\u2019on avait sur les races pures, eut une heureuse répercussion en médecine puisque l\u2019on prit l'habitude, avant une transfusion, de faire une épreuve pour s'assurer que le sang du donneur était compatible au sang du receveur.La transfusion connut alors de nouveaux succès.On en savait un peu plus long sur le sang, mais les tentatives d'explications de ses propriétés biochimiques demeuraient toujours hypothétiques.C\u2019est que nous étions très mal renseignés sur les matières azotées ou protéiques du plasma et que la chimie de ces substances à grosses molécules se bâtissait laborieusement.L'étude des protides du sang devait être précédée de celle de leur isolement et, sur un liquide aussi délicat, il fallait d\u2019abord imaginer des procédés nouveaux de séparation.Heureusement, les chercheurs furent stimulés par un besoin constaté au cours de la guerre de 1914.À cette époque est née FOR FURTHER INFORMATION APPLY TO SHAWINIGAN TECHNICAL INSTITUTE SHAWINIGAN FALLS, QUE.September 1947, TECHNIQUE \"| SHAWINIGAN { fl FOUNDED IN 1912 Day Clases by the officers of the Shawinigan Water & 1.Regular four-year Technical Course, the final ' Power Company anc contre year the equivalent of Senior Matriculation.| of Local Industries, and others.Subsidized 9.Trade Courses for students without suffi- } by the Local Industries, Provincial Govern- .\u2018 | ment and the City of Shawinigan Falls cient preparation to follow course Number 1.| Nighi Classes | Course in Machine Shop Practice, Carpentry, Oxy-acetylène Welding, Chemistry, Electric- | ity, Drafting, Mathematics, Industrial English, Sewing, Book-keeping and Cost Accounting.| 468 un 1 IRA HH caille DR HHH oc EE SE REEL ETE I TO Fr iis a PE OS a a: ES ET Ps St 2 es ce FCP TD oi l\u2019idée des réserves ou banques de sang afin de pouvoir opérer la transfusion de sang sur des grands blessés sans avoir recours à un donneur en bon état et à pied d'œuvre.Nous devons cette idée au capitaine américain O.H.Robertson qui servait avec le corps expéditionnaire anglais en France.On avait montré que du sang frais, auquel on avait ajouté une certaine quantité de citrate de sodium pouvait être conservé 30 jours dans un glacière, sans changement appréciable.C\u2019était un petit succès, mais on n\u2019osait pas se risquer plus avant en faisant des injections à l\u2019homme.Il fallait plus de prudence et surtout mieux connaître la question.Robertson se contenta de répandre son idée et de faire quelques observations sur les possibilités d\u2019extraire du sang en vue de sa conservation.Dosage dans la transfusion Lorsque l'on eut démontré que le -sang humain frais auquel on ajoutait du citrate de sodium pouvait se conserver au froid, on était encore hésitant à s\u2019en servir pour pratiquer des transfusions.Restait l\u2019incertitude des incompatibilités entre les groupes sanguins avec la crainte de voir les globules rouges du sang transfusé s\u2019agglutiner au contact du plasma sanguin du blessé.Le Dr.Gordon A.Ward, du Service de Santé anglais pensa qu\u2019il n\u2019était peut-être pas besoin de transfuser du sang entier à un blessé, mais plutôt de rétablir le volume du sang circulant dans l\u2019organisme après une perte notable par hémorrhagie ou lésion des tissus, par brûlures ou déchirures.C\u2019est que la mort chez les grands blessés qui avaient perdu beaucoup de sang ne semblait pas du tout résulter d\u2019un manque d\u2019hémoglobine dans le sang, mais l'étude des phénomènes du \u201cchoc\u201d indiquaient plutôt que la mort pouvait survenir parce que les fonctions vitales, la circulation en particulier, s\u2019accomplissaient mal parce que la mécanique du systéme était défectueuse.En fait, on savait déjà le grand bien apporté par de simples injections de sérum physiologique artificiel, eau salée à 8 pour mille.Le Dr Ward préconisait et employait du plasma citraté au lieu de sang entier.Mais ce n\u2019est qu\u2019en 1936, après des travaux dus à John Elliott que l\u2019on admit assez généralement que l'injection de sérum ou de plasma sanguin pouvait rétablir le volume du sang circulant pour éviter les conséquences du «choc » si souvent fatales.En injectant une partie du sang au lieu de sang complet, on supprimait d\u2019un coup les TECHNIQUE, Septembre 1947 inconvénients des incompatibilités sanguines.Rappelons qu\u2019il existe une différence - entre les liquides du sang que l\u2019on désigne plasma et sérum.Le plasma est formé par le sérum plus les éléments constituants de la fibrine qui se forme dans le sang au moment du besoin pour des mécanismes de défenses; le sérum est le liquide qui exsude lorsque du sang coagule et que se fait la séparation du liquide des éléments figurés, globules rouges et blancs.Il ne renferme pas de fibrine, ou mieux les composés biochimiques qui produisent cette subs- stance.On conçoit facilement que, s\u2019il existe dans le sang avant sa coagulation de certaines substances, il sera toujours mieux d'en faire profiter un malade à qui l\u2019on doit faire une transfusion plutôt que de lui introduire dans le système une matière comme le sérum qui a subi des dégradations biochimiques.Mais comme il est nécessaire que la médecine établisse ses pratiques sur des données scientifiques, on s\u2019est attaché à faire l\u2019étude du plasma.Le plasma La composition chimique du plasma est la suivante : 90% d\u2019eau, des sels, des hydrates de carbonne, des matières grasses ou lipides, des matières azotées ou protides.Ce sont les substances azotées, autrefois albuminoides, qui sont les plus intéressantes à cause de leur sensibilité à la chaleur et de leurs propriétés biologiques.Représentant une portion de 7% du plasma, nous avons appris à en isoler les différentes portions, grâce surtout à la dimension des molécules qui varient de 150 à 900 unités Angstrom, unité de l\u2019atomistique qui équivaut à 108% em, c\u2019est-à-dire 0, sept zéro 1.cm.(0,00000001).Les matières azotées du plasma sont toutes de nature colloïdale et ont des structures, par conséquent des fonctions bien spécialisées et de première importance.Leur poids moléculaire varie de 69,000 à 500,000; c\u2019est beaucoup en comparaison de celui du glucose par exemple, 180.Autrefois on connaissait seulement ['albumine du sang et la fibrine du sang, puis on a su distinguer deux groupes de substances, les albumines et les globulines.Cette distinction est aujourd'hui bien surpassée depuis que l\u2019on a trouvé une méthode pour isoler les différentes parties formant le plasma.On commence par recueillir du sang aseptiquement, on en fait la centrifugation pour séparer les globules rouges et blancs du plasma liquide, puis on fait une solution 469 fi 1 RIEL ain ih, dans de l'alcool et I'on pratique des fractionnements par des précipitations et filtrations sur des membranes de moins en moins perméables afin que les grosses molécules soient retenues les premières sur les filtres dont on connaît les dimensions interstitielles, c\u2019est-à-dire la dimension des trous.Ces opérations se font toutes à basse température.Dans l\u2019ordre de leur précipitation et pour leurs propriétés, on distingue cinq fractions: fraction 1, riche en fibrinogène avec des impuretés; le fibrinogène étant la substance nécessaire pour faire coaguler le sang avec la prothrombine et une diastase que l\u2019on trouve dans une autre fraction.fraction Il, renferme les globulines gamma qui tiennent les substances immunisantes à certaines maladies comme la rougeole.fraction III, renferme encore des globulines gamma, mais avec une autre sorte dite beta qui est capable d'entrer en réaction avec les globules rouges et semble tenir les causes des différences entre les groupes sanguins; il y a aussi, dans cette portion, des matières grasses et des substances comme le cholestérol.fraction IV, les globulines alpha et beta.fraction V, des albumines.De chacune de ces fractions on isole d\u2019autres substances spécifiques, c\u2019est-à-dire donnant des réactions caractéristiques.Fort des connaissances acquises sur les différentes parties du plasma, on est plus certain des effets thérapeutiques et l\u2019on peut faire des transfusions, non plus avec le sang entier, mais avec le seul plasma.A partir de 1935, on s\u2019est demandé s\u2019il était possible de conserver longtemps le plasma ou le sérum du sang à l\u2019état totalement déshydraté.Et après quelques expériences sur des animaux à qui l\u2019on avait retiré du sang jusqu\u2019à les mettre en danger de mort, on a injecté des produits séchés et mis en solution concentrée dans de l\u2019eau.Les résultats furent tels que l\u2019on s\u2019est risqué, en 1938, à utiliser sur l\u2019homme des injections de plasma sanguin préalablement desséché puis dissous dans de l\u2019eau.Les soins aux grands blessés, à tous les soldats ayant perdu beaucoup de sang, aux grands brûlés civils et militaires durant la guerre, ont été grandement facilités par l\u2019emploi intensif des préparations faites avec du sang desséché dont la conservation s'est révélée parfaite.On a même pu envoyer dans des obus du plasma desséché pour traiter les blessés des troupes alliées qui, un moment, avaient été isolées par les nazis en Europe ! 470 Les globules rouges et leur utilité Du sang humain, on était parvenu, après avoir séparé le plasma des globules rouges, à isoler, par des moyens physiques, au moins six portions ayant des propriétés biologiques spécifiques.Il ne faut pas croire que le reste du sang.entier, la septième partie formée par les globules rouges, ne trouve aucune utilité.On peut utiliser ces globules rouges à plusieurs fins.Il est possible d\u2019abord de les diluer dans du sérum physiologique artificiel pour les injecter aux donneurs d\u2019où ils proviennent, afin de permettre rapidement, sans risque de les anémier, de leur demander une autre quantité de sang entier.On peut s\u2019en servir aussi pour traiter certaines formes d\u2019anémie, ou bien, après les avoir mis en pâte ou desséchés, en faire l'application sur des plaies ulcérées, infectées, et des blessures dont la guérison est trop lente.Cette matière précieuse, les globules rouges, n\u2019est donc pas perdue après la séparation du plasma qui est devenu la matière première la plus intéressante du sang depuis que l\u2019on sait en faire la dessication totale.Les besoins de la guerre ont accéléré la mise au point des procédés pour utiliser le plasma, ou les albumines solubles dans l\u2019eau qui le composent, afin de traiter particulièrement les grands blessés ayant perdu beaucoup de sang, et aussi les nombreux cas de brûlures étendues qui ont été une caractéristique de la dernière guerre, brûlures atteignant les civils autant que les militaires.Un peu dans tous les pays, au Canada en particulier, des commissions eurent à étudier les phénomènes du choc dit secondaire, comprenant le choc par blessure, le choc chirurgical et le choc traumatique.Ces formes du choc diffèrent du choc primaire ou syncope parce que l\u2019apparition des symptômes se fait plus tardivement, environ une heure après une blessure grave.C\u2019est la réduction plus ou moins rapide du volume du sang qui circule dans l\u2019organisme qui provoque les dérangements dans la fonction circulatoire, se traduisant par une chute de la pression artérielle avec des conséquences qui peuvent aller jusqu\u2019à la mort.En plus de traitements accessoires, il a été reconnu que le moyen le plus efficace d\u2019enrayer les effets de cet état physiologique est le maintien du volume sanguin par une transfusion.Le traitement doit être aussi précoce que possible, au moyen de sérum ou de plasma sanguin introduit en quantité variant de 1000 à 2000 cc et plus.September 1947, TECHNIQUE ising Hic FHL EH HLH aio octets iii te aa 10 FER TES Cee TE er BB aT Uh Re = (wn CR C2 TT SR nn = 2 oe 0 à TE 84 ST TE é T L cD cP cD FF Qa OT Lo Comme nous l'avons indiqué, l\u2019usage de plasma ou de sérum dispense d'établir les groupes sanguins avant la transfusion.Et, pour la commodité de conservation, de transport et d\u2019emploi, c\u2019est le produit sec qui est le plus avantageux.Des nécessaires pourvus de tout le matériel de transfusion comprennent deux flacons : un de plasma desséché et un d\u2019eau distillée stérilisée.Les manipulations sont très simples et, à pied d\u2019œuvre, un grand blessé peut être arraché à la mort si l\u2019on réussit à arrêter la perte de sang et à pratiquer la transfusion.Cela permet d\u2019évacuer le blessé vers l\u2019hôpital qui aura plus de succès dans les interventions chirurgicales.Les \u2018banques de sang'' de la Croix-Rouge À l\u2019origine de la préparation du plasma désséché, nous trouvons la noble et belle organisation de la Croix-Rouge qui s'est chargée de décider des donneurs en santé à subir périodiquement des prises de sang d\u2019au moins un demi-litre, pour constituer un peu partout ce que l'on a désigné du beau nom de «banques de sang».En général, le sang citraté par 50 cc d\u2019une solution de citrate de sodium à 4% pour chaque 500 cc de sang, est conservé au froid, puis ramassé par des services pour être livré à des usines ou des laboratoires d\u2019universités ou d\u2019hdpitaux outillés pour faire les opérations conduisant au plasma sec.Voici la suite des manipulations faites par une technique : d\u2019abord, épreuve séro- logique pour constater la bonne qualité du sang dont le nom du donneur est anonyme.Puis, 1.Centrifugation dans la bouteille même de la collecte au moyen d\u2019une machine tournant à 2500 tours-minute pendant 50 minutes.2.Le plasma liquide séparé avec grande précaution reçoit une dose de 1 pour 50,000 de borate de mercure phénylé agissant comme préservatif.Puis on place les flacons dans un réfrigérateur, dans lequel le.mélange d\u2019alcool éthylique et méthylique refroidi par du carboglace assure une température comprise entre \u201450 et \u201475°C jusque dans l\u2019intérieur des bouteilles qui sont en mouvement dans le bain.L'opération dure 20 à 25 minutes.3.Le plasma congelé en écailles ou en poudre, selon la technique du refroidissement, laisse s\u2019échapper un peu d\u2019eau en glace: À ce stage des opérations, le plasma peut déjà être utilisé dans les lieux avoisinant sa fabrication.Mais, pour la grande TECHNIQUE, Septembre 1947 RRR quantité du sang ramassé, les opérations se continuent.- 4, La dessication se poursuit à basse température, \u2014 25°C grâce au vide que l\u2019on fait dans les bouteilles reliées par groupe dans un appareil à \u201470°C et par lequel l\u2019eau s\u2019en va par sublimation, c'\u2019est- à-dire qu\u2019elle passe directement de l\u2019état solide, en glace, à l\u2019état de vapeur d\u2019eau; la phase liquide est évitée et toute la matière solide du plasma demeure dans le flacon.La durée de cette dessication est d'environ 36 heures.5.Les flacons renfermant le plasma sont munis d\u2019un bouchage en caoutchouc posé dans des conditions rigoureusement aseptiques.Un espace ménagé entre l\u2019intérieur et l'extérieur du flacon et formant chambre de consensation est mis sous un vide poussé à 50 microns par des pompes.C\u2019est là que se ramasse en cristaux l\u2019eau de constitution du plasma et que l\u2019on devra remplacer par de l'eau distillée lorsqu\u2019il faudra reconstituer le plasma pour injection.Le plasma en écailles résultant des deux dernières opérations est très fragile et très léger.Les bouteilles sont scellées sous vide Au navire brisé, tous les vents sont contraires Ainsi d'un système de chauffage défectueux: nul combustible n'est bon.Faites reviser ou réparer le vôtre par nos techniciens et ouvriers spécialisés.Et vous passerez un hiver au chaud ! Votre plomberie est-elle en bon état?.Consultez-nous immédiatement.N'attendez pas l'affluence des clients d'automne.Pronniers du chauffage par rayonnement au Canada Tél: MArquette 4184 360 est, rue Rachel, Montréal a Zs 3 g | TEE i) 'T E 2 MW EIRE TT THEATRE ER CEE i et peuvent se conserver avec le plasma sec durant cinq ans après leur fabrication.6.Au moment de l\u2019emploi, il suffit d'introduire dans la bouteille la quantité d\u2019eau distillée contrôlée renfermant 0.19, d\u2019acide citrique pour obtenir en 2 minutes le plasma reconstitué propre à l'injection.Je vous fais grâce des détails d\u2019empaquetage; tout a été prévu et des boîtes de 12 nécessaires sont expédiées dans les lieux d\u2019emploi.Le Canada, et l\u2019Université de Montréal en particulier, ont expédié à la France un certain nombre de ces précieuses caisses dont l\u2019utilité ne cesse d'être grande en temps de paix.Cette mise au point de produits thérapeutiques tirés du sang est certainement au nombre des choses acquises dont nous aurons maintenant toujours besoin.Signalons, pour terminer dans ce domaine du sang, l\u2019emploi de la partie du plasma renfermant le fibrinogène.Cette portion est fouettée pour faire une mousse.que l\u2019on place dans un récipient contenant de l\u2019eau avec de la thrombine tirée d\u2019une autre portion du plasma.Cette masse peut être employée pour arrêter des hémor- rhagies, car elle provoque la coagulation du PRO D UITS LAMO Cire liquide sans frottage Cire en pate Savon liquide Savon mou Liquide insecticide Savon à plancher \u201cScrub-So\u201d Poudre insecticide, Etc.Produits sanitaires Désinfection Estimés sur demande sans obligation LAMY & FILS, Limitée 260 VICTORIA, LACHINE, P.Q.Téléphone: WAlnut 6122 sang.Le plus grand succès a été obtenu comme éponge chirurgicale dans les plaies du crime.On peut arr ter les hémor- rhagies du cerveau, et même laisser l'éponge dans la plaie qui peut être fermée sans danger, puisque cette éponge est faite des albumines du sang humain lui-même qui finiront par être résorbées dans le torrent circulatoire, ou feront une masse coagulée inoffensive.NEUTRINO The Function .(continued from page 440) Some standard machine tools are now .equipped with electronic controls so that all the operator has to do is to insert the part and gage it after several operations have been completed.Special purpose machine tools are made where volume of output and other considerations warrant the expense.This of course is true for all the operations required to machine the part from the casting of forging stage including gaging the various operations.One remarkable machine developed during the war did all the operations necessary to machine a radial aircraft engine cylinder head, including gaging.New machanical brains for calculating, co-relating and sorting information used in conjunction with electronic controls on improved machine tools, work handling and conveying equipment, will make possible factories without workmen.Further development and expansion of the art of tool engineering is the key to this future possibility.Wigs, made with nylon instead of hair, are in great demand in London, England, theatrical circles.The preference of nylon over hair wigs lies in the fact that nylon can be dyed to the most delicate shades without losing its lustre.London fashion experts say that this use of nylon may even revive the popularity of wigs.\u201cOvaL\u201d Boilers, Tanks Structural Steel Pumps, Engines Chaudières à vapeur Structures d'acier Pompes centrifuges Réservoirs STEEL WORKS & MARINE EQUIPMENT CO.LIMITED (A.R.Delorme, gérant-général) 266 ouest, St-Jacques MA.1981 \u2014 Montréal September 1947, TECHNIQUE "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.