Technique : revue industrielle = industrial review, 1 septembre 1949, Septembre
[" Concours à l\u2019École du Meuble Jean Delorme Getting That Job W.W.Werry L\u2019Amateur des ondes courtes Georges Forest irom Ores.J.A.Stairs Le Laboratoire des Produits Forestiers Claude-François Maheu Projets de construction : Ceinture en cuir repoussé Boîte à ouvrage.Ete., Ete.Vol.XXIV No 7 SEPTEMBRE SEPTEMBER 1949 EIT ERE TRANSFORMATION DE LA PATE DE BOIS EN PAPIER GENRE RICE SO 3 (Voir article page 445) L@s REVIE: PHOTO: laboratoire de Madison ET CRIER A Ten Ha TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L'ENSEIGNEMENT SPECIALISÉ du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of TECHNICAL EDUCATION of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS\u2014DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études irector General of Studies HECTOR-F.BEAUPRE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Montreal Technical School Ecole Technique de Montréal PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical Schoo! JOSAPHAT ALAIN École Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical Schooi MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRE LANDRY Ecoles d'Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St.Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par Correspondance Correspondence Courses M.L'ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC : Editorial Secrétaire de ! Supervisor la rédaction WILLIAM EYKEL BUREAU\u2014 OFFICE: 510 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014HA.6181 Canada Etranger ABONNEMENT SUBSCRIPTION Canada Foreign countries PO PERTE AIRE RAI RATE ce + var We ELLE INDUSTRIAL REVLE INDUSTRI SEPTEMBER 1949 No 7 SEPTEMBRE - VOL.XXIV Sommaire - Condens 435 Concours à l'École du Meuble Jean Delorme 437 La radio-amateur Paul Dubuc Photo de couverture 441 Getting That Job W.W.Werry Cover Photograph 445 Le laboratoire des produits forestiers de Madison, Wisconsin C.-F.Maheu 451 Augustin-Jean Fresnel Louis Bourgoin 455 lion Ores and the Manufacture of Pig lron in the Blast Furnace J.À.Stairs 463 L'amateur de radio et les ondes courtes Georges Forest 469 Thomas Baillairgé Gérard Morisset 475 Grime Busters C.M.McGoun 479 Le \u201cQUIZ\u201d de Technique Jean.Marc Chevrier 481 Qualités requises des métaux pour les constructions modernes Georges Welter Machine expérimentale pour 48/ Aluminum Arvida Bridge la transformation de la pâte res fédhr de \"Medion 490 Ceinture en cuir repoussé Marguerite Lemieux isconsin.Toutes les opérs- ALA .ons se font sous le contrôle 493 Boîte à ouvrage Jean-Noël Legault q'epparerisde précision.Ce qui 497 Nouvelles des techniciens diplômés William Eykel bilités d\u2019utilisation des diverses 501 essences de bois ainsi que le résultat des nouvelles méthodes .x > J soumises à l'expérience.(7 ~N © Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d'en indiquer la provenance après en avoir obtenu l'autorisation de TECHNIQUE.\u2014 Autorisée comme envoi postal de 2e classe, ministère des postes, Ottawa.Le Chercheur Nous avons lu pour vous em Experimental machine used to turn wood pulp into paper at the Federal Laboratory of Madison, Wisconsin.All operations are made under the control of precision apparatus which determine the possibil- * ities of application of different kinds of woods as well as the result of new methods submitted to this experience.\\_ With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as Qnd class mail, Post Office Department, Ottawa. + +R i |A i À + HN Hy A : se Pour ARRÊTER LE MOUVEMENT, COMPTER LES TOURS.Employez le STROBOSCOPE À DEUX DIRECTIONS \"EDCO\u201d ® Étudie le mouvement de rotation ou ® La lampe intermittente est extensible et peut être manipulée jusqu'à trois pieds de l'appareil.de réciprocité, a distance.® Lecture directe de 600 à 15,000 ® Exactitude: 1% de la lecture tours à la minute.Dimensions: 7'\u2019x7\u201d'x9\"\" haut Poids: 14 livres eo Qo PAVILLON DES INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES ASGRAIN & [HARBONNEAU Limitée 445, boulevard Saint-Laurent MONTRÉAL 1. SEPTEMBRE 1949 SEPTEMBER CONCOURS [ A L\u2019ÉCOLE DU MEUBLE Au cours de la dernière année scolaire, à la suite d\u2019une heureuse initiative de M.Paul Dubuc, éditeur de Technique, et grâce au concours de l\u2019École du Meuble, nous avons publié quelques projets de construction conçus et réalisés par les étudiants de cette école.Les résultats obtenus et surtout l'intérêt suscité parmi ces élèves par la publication de leurs projets, nous laissa vite entrevoir l'excellente collaboration que T'echnique pouvait donner aux écoles sur le plan pédagogique en plus d'augmenter la publication de tels projets, qui a reçu un accueil bienveillant de la part de nos lecteurs.Aussi, en mai dernier, M.Guy Viau, professeur de composition à l\u2019École du Meuble, organisait parmi ses élèves avancés un concours de composition en coopération avec notre revue.Il s'agissait de créer un meuble simple, d\u2019en produire les esquisses et les plans et de décrire, d'une façon concise, la technique de sa réalisation.Une dizaine de projets furent soumis aux membres du jury chargés de désigner le vainqueur.Au nom de mes collègues de ce jury, MM.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l\u2019École du Meuble, et Guy Viau, professeur, je suis heureux de déclarer que ce concours fut un véritable succès, tant par la valeur des projets soumis que par leur originalité.Le choix du vainqueur posa un véritable problème.L'unanimité se fit autour du projet de M.Jean-Noël Legault, projet que nous publions dans la présente édition.L'originalité de la composition, la valeur utilitaire du meuble, sa facilité d'exécution, l'exactitude des plans soumis et la qualité du texte valurent à monsieur Legault le prix décerné par Technique.Tous les travaux soumis lors de ce concours seront également publiés au cours des prochains mois.Nous tenons à féliciter M.Legault et ses camarades et à remercier MM.Jean-Marie Gauvreau, Paul-Émile Lévesque et Guy Viau de l\u2019École du Meuble, qui ont accordé à notre revue leur précieuse collaboration.Nous souhaitons vivement que cette initiative ouvre la voie à d\u2019autres entreprises du même genre qui profiteront aux élèves de nos écoles en augmentant leur intérêt pour leurs cours, aux lecteurs de Technique, en leur fournissant des projets originaux et au public en général, en démontrant l\u2019excellence de la formation technique dispensée dans les écoles d\u2019enseignement spécialisé.JEAN DELORME Directeur général des études de l'enseignement spécialisé TECHNIQUE, Septembre 1949 435 BELL HNN ASE bbl si SER ad ac aditéé tatin dt rond raté tata tee ri pe pété BUREAU D\u2019ORIENTATION EXAMEN D'ORIENTATION GRATUIT Toute personne qui a l'intention de se diriger vers l\u2019une des écoles spécialisées d\u2019industrie sous la direction du Ministère du Bien-être social et de la Jeunesse, peut se présenter pour subir, gratuitement, un examen d'orientation.RENSEIGNEMENTS SUR LES MÉTIERS Ce Bureau fournit à l'aspirant une documentation sur les principaux métiers qui peuvent l\u2019intéresser.88, Grande- Allée, Québec Tél.: 4-8411 HON.PAUL SAUVE, ministre L'AIDE À LA JEUNESSE MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE Me GUSTAVE POISSON, sous-ministre BOURSES D\u2019ÉTUDES Une aide financière (sous forme de bourse) est accordée: aux étudiants nécessiteux des écoles professionnelles: Ecoles Techniques, Ecoles des Arts et Métiers, Ecole du Meuble, Ecole des Arts Graphiques, Ecole des Textiles, Ecole des gardes- forestiers, Ecole de Papeterie.35 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Tél.: BE.2858 VCCATIONAL GUIDANCE BUREAU FREE GUIDANCE EXAMINATION All persons wishing to enter a specialized industrial school under the supervision of the Department of Social Welfare and of Youth, may avail themselves of the free guidance examination provided by the Department.INFORMATION ON TRADES The bureau supplies the candidates with full information concerning the particular trades in which he might be interested.88, Grande-Allée, Quebec Tel.: 4-8411 Hon.PAUL SAUVE, minister YOUTH AID SERVICES DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH GUSTAVE POISSON, deputy-minister SCHOLARSHIPS Financial assistance is given to Vocational School Needy Students: Technical Schools, Arts & Crafts Schools, Furniture-making School, School of Graphic Arts, Textile School, School of Forest-Rangers, Making School.Paper- 35 Notre Dame St.West, Montreal Tel.: BE.2858 ey.ur TT re rite LA RADIO-AMATEUR passe-temps scientifique moderne par PAUL DUBUC, (VE2KC) Grace à la coopération de l\u2019École Technique de Montréal et de l\u2019École d\u2019Arts et Métiers Octave-Cassegrain TECHNIQUE commence ce mois-ci la publication d\u2019une série d'articles sous la rubrique générale «La radioamateur»! Après avoir exposé brièvement en quoi consiste ce passe-temps moderne, nos collaborateurs expliqueront le fonctionnement et décriront la construction des principaux appareils dont se compose un poste d\u2019amateur: récepteur, boîtes d\u2019alimentation, émetteur, système d'accord d'antenne, fréquence-mètre, etc.Les appareils qui seront décrits ont été soigneusement étudiés à la lumière des récents développements techniques, afin de donner un rendement efficace.Aussi le récepteur sera du type moderne «superhétérodyne», au lieu du traditionnel récepteur à réaction, souvent conseillé aux débutants.D\u2019autre part, les pièces employées dans les différents montages seront de première qualité, afin d'éviter des ennuis par la suite.Un mauvais contact dans une douille de lampe de qualité inférieure ou un court-circuit entre les plaques d\u2019un condensateur médiocre sont des troubles fréquents, ayant quelquefois des conséquences coûteuses (lampes détériorées, milllampères ou transformateurs brûlés).L'étude de la télégraphie, pierre d\u2019achoppement de plusieurs aspirants- amateurs, fera l\u2019objet d\u2019un article exposant une méthode nouvelle pour apprendre rapidement le code.Cet article sera suivi d'exercices pratiques.De plus, nos collaborateurs fourniront d\u2019utiles précisions sur les connaissances requises pour subir l\u2019examen donnant droit au certificat de capacité en radio.Enfin, nos lecteurs apprendront comment ajuster et utiliser un poste d\u2019amateur.Connaissances requises Les différents appareils seront décrits avec suffisamment de détails pour que le lecteur puisse, de mois en mois, d\u2019ici le printemps prochain construire graduellement son poste émetteur.À noter que les aspirants-amateurs devront nécessairement avoir des notions fondamentales en électricité afin de pouvoir assimiler avec profit les connaissances nécessaires à un amateur de radio.Parexemple, le cadre restreint de ces articles ne permettra pas à nos collaborateurs d'expliquer la loi d'Ohm, dont les applications sont très fréquentes en radio.Nous conseillons donc fortement à certains de nos lecteurs qui ne possèdent pas les connaissances fondamentales requises, de se mettre à l'étude immédiate- ! L'expression amateur désigne celui, qui après avoir obtenu son certificat de capacité en radio et sa licence permettant d'exploiter un poste de radio, (classe amateur) utilise à sa résidence un poste-émetteur, sur certaines fréquences attribuées aux amateurs.TECHNIQUE, Septembre 1949 fie i Photo Wilfrid Blanchet \u2018 ue Monsieur R.Léonard (VE2H7), président du cercle des \" amateurs canadiens de la T.S.F., à son poste d\u2019amateur d'une puissance d'environ 500 watts.ment.D'ailleurs, les écoles techniques et les écoles d'arts et métiers donnent dans plusieurs centres de la province des cours du soir en électricité, à partir du début d'octobre.D'autre part, l'Office des Cours par Correspondance offre aussi un cours sur l\u2019électricité.Écueils à éviter Tous les passe-temps ou sports présentent quelques écueils plus ou moins dangereux que la pondération et la sagesse peuvent épargner à l'amateur.Le pêcheur à la ligne manœuvre son embarcation avec prudence, sinon il s'expose à prendre un bain forcé.Et le magnifique doré «long comme ça» ne doit pas être pêché avant la date fixée par les règlements de la pêche.Le chasseur manie avec une extrême prudence son fusil, sans quoi il expose ses amis à des acciclents graves, sinon mortels; il évite aussi de chasser le gibier en période prohibée.Pour sa part, l'amateur de radio doit constamment se souvenir que ses appareils utilisent de l\u2019électricité à haute tension.Nous ne saurions trop insister sur | va l'importance de prendre toutes les précautions nécessaires dans la construction, | l\u2019ajustement et l'utilisation des différents appareils qui seront décrits.Il vaut | certes mieux faire preuve d\u2019excés de prudence dans ce domaine, car un accident est si vite arrivé.Toujours se souvenir qu\u2019une tension même relativement basse ec rrr 2, hbo 3 M peut, dans certaines conditions, donner un choc quelquefois mortel.Surveillons ua surtout les enfants qui peuvent être tentés de jouer avec nos appareils.Ces if jeunes ne connaissant pas le danger, sont encore plus exposés que les adultes.i Nos lecteurs sont- priés de prendre note qu'il est strictement défendu par = la loi d\u2019opérer chez soi un poste-émetteur à moins d\u2019avoir obtenu du ministère fédéral des transports, les deux documents suivants: si 1.\u2014 certificat de capacité en radio, (classe amateur) émis après que le candidat a subi avec succès un examen démontrant qu\u2019il connaît la télégraphie (10 mots à la minute) et qu\u2019il possède les connaissances techniques requises pour utiliser un poste émetteur; il doit aussi connaître les règlements en vigueur.2 2.\u2014 licence permettant d'exploiter un poste de radio (Station expérimentale d\u2019amateur).Cette licence sera émise seulement lorsque l\u2019amateur aura obtenu son certificat.Lors de l\u2019émission d\u2019un tel permis, un indicatif d\u2019appel est attribué à l'amateur qui s\u2019en servira pour communiquer avec ses copains.Ce permis spécifie claire- 438 : September 1949 TECHNIQUE x ment quelles fréquences l\u2019amateur peut utiliser et indique les règlements en vigueur.À noter qu\u2019il faut nécessairement être citoyen canadien pour obtenir le certificat et le permis.\u201d Questionnaire Cette série d'articles formera un tout homogène et le lecteur désirant devenir amateur, devra lire chaque article avec attention afin de ne pas ignorer certains points essentiels.Qu\u2019adviendra-t-il par exemple au lecteur distrait qui ayant construit son émetteur ne tiendrait pas-compte des exigences de la loi mentionnées plus haut?Afin d'aider nos lecteurs, nous publierons un court questionnaire à la fin de chaque article.Il conviendrait de répondre à ces questions après avoir lu l\u2019article et ensuite de comparer vos réponses avec celles de l'auteur.Si une ou plusieurs réponses sont inexactes, relisez l\u2019article avec plus d'attention.Bibliographie Nos lecteurs feraient bien de se procurer les quelques volumes suivants afin d\u2019avoir en mains une utile documentation qui complétera avantageusement les articles que nous publierons durant les prochains mois: LA RADIO?.MAIS C\u2019EST TRES SIMPLE, par E.AISBERG, 14e édition revue et augmentée, 151 pages, Société des Éditions Radio, 9, rue Jacob, Paris.Volume de vulgarisation très au point expliquant à l\u2019aide d\u2019un texte vivant, sous forme de causeries familières et de dessins originaux, les principes fondamentaux de la radio.Sera très utile aux personnes ayant peu de connaissances en radio.Nos collaborateurs auront d'ailleurs l\u2019occasion de référer à ce livre.EMETTEUR DE PETITE PUISSANCE SUR ONDES « COURTES, par Edouard CLIQUET, (F8ZD), 2 volumes, 280 Pet 290 P., Technique et vulgarisation, 17, avenue de la République, Paris \u2014 XI.Le premier volume traite des différents émetteurs (théorie et construction); le deuxième volume est consacré à l'alimentation à la radiophonie (modulation) et aux différents systèmes de manipulation en télégraphie.L'auteur, qui est à la fois un ingénieur et un amateur, explique la théorie et le fonctionnement des appareils.Il décrit aussi plusieurs montages qu\u2019il a lui-même expérimentés.Livre très utile à tous ceux qui désirent acquérir de solides connaissances dans le.domaine de la radio-amateur.Les lecteurs de M.Cliquet ont l\u2019avantage de se familiariser avec les expressions françaises employées couramment en radioamateur.Point très important pour nous qui sommes envahis par les expressions américaines.Enfin l\u2019aspirant-amateur ne saurait se passer d\u2019un bon manuel (Handbook) sur la radio.Il pourra choisir l\u2019un des deux volumes suivants: THE RADIO AMATEUR HANDBOOK, by the AMERICAN RADIO RELAY LEAGUE.West-Hartford, Connecticut U.S.A., 26th édition 1949.?Tous les indicatifs d\u2019appel des amateurs canadiens commencent par les deux lettres: VE.Ces deux lettres sont suivies d\u2019un chiffre identifiant les provinces.Ainsi, le chiffre 2 indique la province de Québec, le chiffre 3 la province d\u2019Ontario, le chiffre 1, les maritimes, etc.Enfin, ce chiffre est suivi de deux ou trois lettres servant à identifier chaque poste émetteur en particulier.Exemples : VE2UI VE2EU VE2KC VE1ABC.TECHNIQUE, Septembre 1949 439 THE RADIO HANDBOOK Twelve edition, by EDITORS AND ENGINEERS LTD., 1300, Kenwood Road, Santa Barbara, Calif.U.S.A.Passe-temps de techniciens Les amateurs de radio se recrutent dans divers milieux; jeunes et vieux; hommes et femmes; citadins et villageois.De nombreux postes sont situés dans les grandes villes.D'autre part, plusieurs amateurs sont isolés, soit par exemple dans le grand Nord ou dans de petites îles perdues dans l\u2019océan Atlantique ou Pacifique comme FO8AC sur l\u2019île Tahiti dans l\u2019Océanie française.Pour ces derniers, la radio amateur est évidemment le «hobby» préféré.La radio amateur demeure tout de même le «hobby» par excellence des techniciens et des jeunes.Les premiers ont toutes les connaissances requises pour s\u2019initier rapidement à un tel passe-temps.Ils trouvent dans ce domaine un vaste champ d\u2019expérimentation et même de recherche.Au fait, plusieurs améliorations ou découvertes en radio ont été réalisées grâce au travail d\u2019amateurs sérieux et compétents.Les jeunes pourront s'intéresser activement à construire et ajuster récepteur, transmetteur, appareil de mesure, antenne, etc.C\u2019est en somme un «hobby» moderne qui se pratique dans le milieu familial tout en ouvrant des horizons sur le monde entier.l'occupation rationnelle des loisirs des jeunes est à l\u2019ordre du jour depuis quelques années, surtout dans les grandes villes.TECHNIQUE par ses articles sur la radio-amateur, souhaite contribuer modestement à résoudre ce problème.En effet, certains jeunes qui passeront leurs nombreux moments de loisirs à causer et à expérimenter, par la voie des airs, avec des amateurs de Québec, Chicago, Vancouver ou Paris ne seront plus tentés de flâner de longues soirées au restaurant du coin.QUESTIONNAIRE VRAI ou FAUX 1.\u2014 Le mot amateur désigne celui qui a construit lui-même un récepteur de radio.Te 2.-\u2014 On décrira la construction d\u2019un récepteur à réaction dans un prochain article.eee 3.\u2014 La loi d\u2019Ohm ne sera pas expliquée dans ces articles.~~.4.\u2014 Il y a danger de prendre un choc électrique en maniant les appareils d\u2019un poste émetteur.ee .5.\u2014 Les personnes de 21 ans et plus peuvent emplover un poste émetteur sans permis.6.\u2014 Le poste VE3ABC est situé dans la province d'Ontario.7.\u2014 Il n\u2019est pas nécessaire d'être citoyen canadien pour obtenir un certificat et un permis.rien 8.\u2014 M.Cliquet est à la fois un ingénieur et un amateur.meeemecceeeeeeeee Voir réponses à la page 450 September 1949, TECHNIQUE CPE SERRE PER RSR CRE CRT PE A TR RR I TR IH HR Ot for di K GETTING THAT JOB by W.W.WERRY, mA.ca, MONTREAL TECHNICAL SCHOOL Df vermployment in the United States is slowly increasing.Even in Canada, there are reports of large numbers of workers being laid off, and of a slackness in some manufacturing lines.Apparently, the days when almost anyone would be eagerly grabbed up by labour-hungry factories are over.This may be a good sign, for the people trying to get jobs will have to see that they have something to offer for the wages or salary earned.To the young man applying for his first job, however, the problem is not an easy one.As he usually has a very limited knowledge of the different companies which might require his services, he may easily get into a firm which would pay him low wages and force him to work in unsatisfactory surroundings.What is he to ask in the way of wages?How far is his education suitable for the work he undertakes to perform?Is there a chance for advancement?Should he work in the city or in a small town ?These are a few of the many questions he must answer if he hopes to have a profitable and happy life.Finding a Job First the young man is frequently puzzled about how to find a job\u2014any job.I would suggest that the hunt for a job should begin long before school closes.The boy who waits till he graduates, and then expects a job to fall into his lap while he is resting, is likely to be disappointed.There is an even chance that unless he is one of the brightest boys in his year, jobs will not chase him, but he must look everywhere for one.One of the best ways to become acquainted with the possible openings is to work during the summer months for a company that makes goods related to his specialty.The electrician should work for an electrical contractor or a manufacturer of electrical apparatus, even if the money received is less than he would receive in some other type of industry.The woodworker should look over the different manufacturing and lumber firms and work for one of them.He may well get to know some firm he would like to work for later on.Be sure that when an application form asks for previous experience, a mention of two or three summers spent getting experience will pave the way to acceptance and a job.Second, begin making inquiries at least two or three months before the end of the term.Then, instead of wasting two or three weeks finding out where the jobs are, the intelligent applicant knows just where to go and which job to apply for.Third, let your friends know what kind of a job you want and when you can begin work.They may be able to suggest something that will give you a direct lead.Fourth, don\u2019t be too lazy to look up the newspapers for possible advertisements.Don\u2019t say: \u2018Oh, there's never anything in the papers.\u2019 Fifth, make use of the various government agencies which are available to assist you in getting a job! They cannot make jobs for you, but they may know of openings in advance of other sources.Se A eR ISuch as the Employment Service of the Youth Aid Service\u201435 Notre Dame St.West, Montreal and 88 Grande Allée, Quebec\u2014for the graduates of Technical Education Schools.TECHNIQUE, Septembre 1949 441 ST TETE TEE Sixth, look up the different companies you might like to work for; make a list of them, and see the employment or personnel department officials.Replying to questions and taking the examinations given by many companies is part of your education that you should not miss.The First Approach When you have seen an advertisement that appeals to you, or someone suggests that the X.Y.Z.Co.is looking for a bright young draughtsman or machinist or electrician, see that you do not fall down at the opening encounter.If a letter is to be written, see that it is brief, clear and full of information the company wants.Above all be explicit, concise, and truthful.Don\u2019t give yourself qualities that you do not possess; don\u2019t say you are perfectly bilingual unless that is the case.Be explicit: tell what marks you got in your final examinations or your rank in the class.Be full in your explanations, but do not ramble.Let everything be useful to the employer in picking you out as the man he wants.Don\u2019t tell him you are in love with a blonde if he wants to know whether you can take off a trial balance or operate a milling machine.Don\u2019t say you know you are the man for the job; show the employer why you think you could fill the job.There is quite a difference.Modesty is only a little less important than truthfulness.If an application form is to be filled in, please read the instructions.Probably two out of three application forms are incorrectly filled in.If you expect to get the job, give the answers asked for.Recently, I saw eight application forms filled in by young men in their twenties; not one was perfectly filled in according to the clear instructions.Answer all the questions; the fact that you are five feet nine may be important to the firm you wish to work for, even if the question seems unimportant to you.Even more important to the beginner is the interview.Often the application form or letter paves the way to the interview.Here again the apparently casual questions are being asked by experts.Give them thoughtful answers.If they ask about your father\u2019s trade, your hobbies, your sports, your school activities, your taste in ties, and your ability to play the mouth organ, give proper answers.Remember, the interviewer is anxious to help you.He has to pick the kind of men needed by the factory, or soon the boss will be hiring a new employment manager.So give him all the help you can.What Employers Want Are you the kind of young man an employer would be eager to hire ?What does this manager expect of you ?It is well to take a careful inventory of yourself long before you start looking for a job.And then do something about improving the weak spots.Check the following points particularly: Personality: This is something every employer is looking for, yet it is difficult to appraise.The way you speak and write, your general knowledge, your understanding of others, your taste and good taste, your manners, your appearance and many other qualities speak to the employer more loudly than you possibly can.If the company is looking for supervisors, superintendents, salesmen, and executives, you may be sure that this synthesis of qualities is greatly desired.Character: Yes, we may be old-fashioned, but character is an important factor in choosing an employee.Will the new man shirk his work, dodge issues, waste the company\u2019s time, involve the company in scandal, etc.?Will he make others feel that his integrity and honesty is the symbol of his company\u2019s way of dealing ?September 1949, TECHNIQUE K TECHNIQUE, Septembre 1949 British industry never flourished more heartily then in the says when \u2018An Englishman\u2019s word was as good as his bond\u201d.Skill, Knowledge, Experience: These are the final and deciding factors.If the fundamental qualities of personality and character are present it is likely that the necessary skills and knowledge will follow.It usually happens that boys near the top of the class are those with the most pleasing personalities and the best characters.The idea that the athletes at college are usually at the bottom of the class is not borne out in my experience.I remember at McGill that the members of the Athletic Board were all the top men of their respective classes.I should like to stress here that the boy who knows what he can do and what the employer wants will save time and exasperation for himself and his employer.Do not pose as an experienced man unless you can bear out the promise.A few hours on the job will usually show how experienced you are.Your Past Record The boy who thinks he will turn over several new leaves the day he finishes school and by some magic be a new man will find the doors to many jobs closed tight.All the future employer has to go on is the record of the past.That is why every boy should have a good record at school, in both practical and theoretical subjects.The boy who skims through with one point over the required minimum may think he is brilliant, but how is his new employer to know ?From tables prepared by industries, the young men who did well at school work usually turn out much better than the duds.Low marks usually suggest laziness, stupidity, ill health, or social maladjustment.This means that the boy with low marks is a bad risk, and business doesn\u2019t like bad risks.Similarly, the boy who takes part in school activities, sports, and extracurricular work usually is worth a trial.Boys with no activities and no hobbies are usually dull persons and poor workers.Which Company to Work for?It may be well to make a few suggestions about the choice of a future employer.The boy should expect to ask nearly as many questions about the company he is to work for as the company will ask about him.Here are some of the many points to watch: but remember, there is no sure answer to many questions in a world where weather and business do strange things indeed.First: Is the company well established or likely to succeed ?Most jobs are chosen for a long time, even for life.Do not get a job that may die within a few years.Second: Is the type of business the company carries on going out of date or has it the promise of a new and growing industry ?Third: Does the company provide pensions, insurance benefits, educational programmes, or other inducements that may be worth much more than a few dollars a week in the pay envelope ?Fourth: Has the company the reputation of treating its employees well?A brief chat with some of the employees may show whether the working conditions are likely to make a satisfied worker.Fifth: Find out something about the men who are in control of the company.Then show them you are the man they want.The following short list of don'ts may seem unnecessary, but they are the result of experience and conversation with personnel managers and plant managers.i 4 4 40 ii EX Bi 2 I Bi Et A , Don\u2019t: begin by telling the foreman with twenty years\u2019 experience that you are a graduate of the school and that you can tell him how he ought to run his job.He may have learned something in those twenty years, even though he may seem doddering and old-fashioned to you.You may find out in a year or two that some of the things he did were not so foolish as you had at first thought.Don't: expect too high a salary.You will probably be a loss to the company for several months.It is better to take less at the beginning and show them you are worth more than you are getting.The usual remark from the employers is something like this: \u201cWe expect to pay only xx dollars a week to start, but if the boy is the one we want and can do the work and not need supervision, he can double his salary before long.If he\u2019s just a machine hand, he is worth what we feel he earns and not a cent more\u201d.Don't: change jobs every little while to get a few extra dollars; you may miss the promotion that has been lined up for you or even a series of future promotions.Don\u2019t think the boss doesn\u2019t know you may be worth more than you are getting at the moment, but he may be losing money training you for more important positions.Don\u2019t: try to impress the boss with your education.He may have as good or better.I have read some very silly letters from college graduates, and I have heard some loud laughter at boys from schools who thought a diploma or a degree opened all doors.Remember, a degree shows what you did in a small group.Now you must show what you can do with a much harder form of competition and in a much larger group.The unwritten examinations and daily work in industry are more severe and trying than those in any school.Don't: think business men are all illiterate and ignorant.Many business men have fine literary backgrounds and wide interests.\u2019 Don\u2019t: look as though you were doing the company a great favour by condescending to work for them.They will probably be able to find someone to fill the vacancy.Don't: feel that because you loafed through school and managed to scrape through on a bare pass that the teachers will feel you are a great gift to industry.Your work and attitude towards work in school will probably follow you into your first jobs.Remember you have something to sell\u2014you\u2014see that your product is something to be proud of, something you can sell without wondering whether it will be returned to you as \u201cNot up to Specifications\u201d.Briefly: know the work you want to do, the company you want to work for, and especially, know yourself.Pine ; .TEL.MA.2030 CHAMBRE 314 L'atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction.INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F.COUILLARD, Gérant , « TH E R I E N FR E RE S Représentants de manufactures LIMITÉE Machinerie et Quincaillerie.\u2018 , Polisseuses, perceuses, pots 2 Imprimeurs - Lithographes - Editeurs colle et tourne-vis électriques.Scies à Ruban.8125, Saint-Laurent DUpont 5781* Montréal 14 353 rue Saint-Nicolas Montréal 444 September 1949, TECHNIQUE Épreuve de résistance d\u2019un panneau de maison préfabriquée.LE LABORATOIRE DES PRODUITS FORESTIERS DE MADISON, WISCONSIN'® par CLAUDE-FRANÇOIS MAHEU, DIPLÔMÉ DE L'ÉCOLE SUPÉRIEURE DU BOIS, DE PARIS, MEMBER OF THE FOREST PRODUCTS RESEARCH SOCIETY OF MADISON.Cest à Madison, sur les bords du lac Mendota dans le Wisconsin, Etats-Unis, que se trouve le laboratoire fédéral des produits forestiers fondé en 1910, au cœur même de l'université du Wisconsin ; les besoins se faisant chaque jour de plus en plus grands il s'avéra nécessaire, en 1930, de construire un bâtiment spécial achevé en 1932 au coût de $1,500,000.C\u2019est une construction en forme d\u2019U, large de 275 pieds et haute de 5 étages dans laquelle travaillent à l'heure actuelle trois cent cinquante personnes qui, grâce à un outillage complet et moderne, étudient tout ce qui se rapporte au bois et à ses applications.Sous la haute direction de M.George M.Hunt, assisté de M.J.L.Mark- wardt, quatorze sections se répartissent la tâche d\u2019administrer, de rechercher, de coordonner et d'informer.C\u2019est le seul laboratoire national aux États-Unis.Toutefois quelques États comme la Californie, le Texas, l\u2019Orégon et l'État de Washington ont des laboratoires de recherches.Ce laboratoire est un institut de recherches scientifiques dont le but est d'obtenir les informations nécessaires pour augmenter la valeur et la plus grande utilisation des produits forestiers; bénificient de ses services non seulement les grandes usines ou les divers organismes gouvernementaux, mais aussi les particuliers qui viennent ou écrivent pour demander conseil.Plus de 1,200,000 tests ont été effectués par ce laboratoire, tant sur le bois que sur ses dérivés; si certaines épreuves ne demandent seulement que quelques minutes d\u2019autres nécessitent des années, des contrôles répétés et des soins tout particuliers.1Photos Laboratoire de Madison TECHNIQUE, Septembre 1949 TRIER 446 Au cours.de la dernière guerre, dans ce laboratoire, près de six cents personnes contribuèrent à assurer la victoire des Alliés en déployant leurs activités dans divers services: aviation, marine, maisons préfabriquées, outillage industriel, empaquetage à l'épreuve des divers climats et des manutentions.Méconnaître la valeur du matériau bois dans un pays dont un tiers de la superficie, soit six cent millions d\u2019acres, est couvert de foréts ou de bois, serait une erreur grave.Aussi la mise en valeur des produits forestiers est-elle aux Etats- Unis, comme d'ailleurs au Canada, un problème d'ordre national.À quel usage peut-on destiner cette essence de bois?Question que se posent les chercheurs spécialisés dans l\u2019identification des bois et qui, chaque année examinent près de 2,000 échantillons provenant non seulement des États-Unis mais également de toutes les parties du monde.Tant à la scierie qu\u2019à la petite fabrique de « veneer », des recherches sont effectuées afin d\u2019obtenir un meilleur rendement tant du point de vue économique que du point de vue qualité.\u201cLa bombe atomique dans le bois\u201d se sont écriés certains industriels américains en présence des résultats merveilleux du collage à haute fréquence.Le séchage du bois a été un des points particulièrement étudié et les divers constructeurs de séchoirs de l\u2019Amérique ont référé aux directives générales du laboratoire de Madison; non seulement le séchage à l'air ou dans des séchoirs, mais aussi de nouveaux procédés de séchage comme celui à haute fréquence ou chimique ont été et sont encore à l\u2019étude afin d'obtenir une meilleure utilisation et une meilleure fabrication des produits en bois.Progrès de la chimie du bois La chimie du bois a fait au cours de ces dernières années des progrès considérables.La cellulose est devenue l\u2019élément de base de l\u2019industrie de la rayonne, de la cellophane, de certaines matières plastiques; les chimistes du laboratoire ont trouvé, dans leur petite usine-pilote un procédé pour transformer la cellulose en sucres pouvant être concentrés en mélasses pour l'alimentation du bétail, ou fermenter pour donner de l\u2019alcool ou donner un milieu de croissance pour la levure.La lignine, ce deuxième important composant du bois, en dehors de son utilisation dans la tannerie et la fabrication de plaques de batteries d\u2019accumulateurs, semble, comme le prouve de récentes expériences, pouvoir être employée dans l'industrie des matières plastiques.September 1949, TECHNIQUE \u2018 cd L'emballage est devenu un véritable art; des millions de dollars ont été sauvés au cours de la dernière guerre et le sont encore à l'heure actuelle dans l\u2019industrie, grâce aux empaquetages appropriés à chaque produit; le laboratoire a étudié des emballages pouvant être parachutés, immergés, transportés dans les conditions les plus défectueuses et résistant aux climats extrêmes.Depuis quatre ans le collage par procédé à haute fréquence se généralise avec un très grand succès car la diversité de ses applications est telle qu\u2019il permet à l'heure actuelle de coller toute pièce bois contre bois; aux usines Ford (Iron Mountain, dans l\u2019État du Michigan) 60% de la main d\u2019œuvre, 33% du matériel et 50% de l\u2019espace ont été sauvés depuis que le collage à haute fréquence, ainsi que les colles phénoliques, ont été introduites dans la fabrication de la carrosserie en bois des « station wagons » qui sont produits à une cadence de 250 par jour.Dans une fabrique de meubles la production des « âmes » ou « cores » a sextuplé.Dans une usine de pianos le cadre d\u2019un piano de concert représentant un poids de 65 livres et fait de 13 plis de « veneer », soit 1 pouce 44, est collé en dix minutes.Le laboratoire de Madison, en collaboration avec les divers industriels intéressés, a effectué et effectue encore de nombreuses expériences afin de continuer à mettre à point et à généraliser cette nouvelle méthode de collage qui est une véritable révolution dans l\u2019industrie du bois, car à la vitesse et à l'économie s'ajoute l\u2019excellente qualité des produits fabriqués.Une fois le bois utilisé rationnellement il est nécessaire de le protéger contre les agents destructeurs comme les insectes et le feu; non seulement les poutres, les poteaux, pourront être imprégnés mais aussi le « plywood ».L'imprégnation de ce dernier, avec une solution qui le protégera du feu, sera facile car la colle joue un rôle identique à celui d\u2019un fin grillage, de sorte que la pénétration est complète.Par l'addition de substances chimiques, on peut retarder considérablement la combustion du bois et partant réduire le danger d'incendie dans une construction en bois.Des éléments de maisons préfabriquées, grandeur réelle, sont mis dans une fournaise spéciale munie d\u2019une soixantaine de brûleurs à gaz et sous Grande roue en forme de baratte et pourvue de différents obstacles servant à éprouver la résistance des caisses et des divers emballages qui sont soumis au préalable à un examen minutieux afin d\u2019offrir le maximum de volume et de sécurité.TECHNIQUE, Septembre 1949 447 i td, titine i l\u2019œil expert de techniciens la vitesse et le sens de la propagation du feu sont surveillés afin de voir quelles pièces doivent être sujettes à un soin particulier et quel type de construction résiste le mieux au feu.Grâce à une petite usine- pilote possédant tout l'outillage nécessaire pour effectuer des recherches et les mettre en application, la question des pâtes à papier est étudiée avec le plus grand soin.Parmi les points intéressants, notons l'étude de la possibilité d\u2019utiliser plus d\u2019une centaine de bois américains de diverses essences pour la fabrication du papier.Chaque année, un programme de travail est établi afin de poursuivre certaines recherches et d'en reviser d\u2019autres, de sorte que des rapports sont publiés et mis à la disposition du public.M.W.W.Weber, dont la compétence et l\u2019affabilité sont proverbiales, est chef de la section Information et j Épreuve de résistance d'une poutre en bois Education et chargé à ce titre de ug lamellé.(Cf.\u201cNous avons lu pour vous\u201d, : : - TECHNIQUE d'avril 1949, page 253) renseigner le public sur les tra vaux effectués par les chercheurs du laboratoire et d\u2019établir des relations entre le premier et les seconds.Une imprimerie, une librairie et une excellente bibliothèque contribuent à divulguer les dernières nouveautés.Il y a deux ans et demi, on fondait le « Forest Products Research Society », association dont le but est d'établir des liens entre les industriels du bois, les chercheurs, les consommateurs.A l\u2019heure actuelle plus de deux mille cinq cents membres composent cette jeune mais très dynamique société; si la plupart des membres se recrutent aux États-Unis, nous comptons toutefois de très nombreux Canadiens.D'ailleurs cette association a un caractère international puisque tous les pays qui appartiennent «au monde de la liberté » ont plusieurs membres comme la France, la Suisse, la Belgique, le Danemark, le Brésil, la Chine, les Indes, etc.Au cours du mois de mai 1948, a eu lieu à Grand\u2019Rapids, dans l\u2019État du Michigan, l'assemblée annuelle de cette société où des exposés, des projections et une exposition ont permis de faire le point sur tout ce qui se rapporte au bois et à ses applications; c\u2019est à Madison, dans une annexe du laboratoire, que se trouve le siège du « Forest Product Research Society » dont les destinées sont confiées au très distingué et très sympathique M.Van Hagan, secrétaire-trésorier.September 1949, TECHNIQUE \\ ve A UN d Nouvelle Adresse eo Nous prions nos abonnés, annonceurs et collaborateurs de noter que nos bureaux sont maintenant déménagés à 510 est, rue Ste- Catherine, Montréal 24, 7 étage.Le numéro de téléphone demeure inchangé: HArbour 6181.echnique CO New Address ca Our subscribers, announcers and collaborators are requested to take notice that our offices are now moved at 510 Ste.Catherine St.East, Montreal 24, 7th floor.The telephone number remains unchanged: HArbour 6181.UN CANADIEN DESSINE DE LA MUSIQUE SYNTHETIQUE Si l\u2019on est capable d\u2019emmagasiner des sons, de leur donner la « forme » d\u2019un disque, de les reproduire sur la pellicule d\u2019un film pourquoi alors ne serions- nous pas capables de « dessiner » de la musique ?Voilà la question que se pose et que cherche ¥ résoudre un jeune artiste canadien d\u2019origine écossaise, Norman McLaren, inventeur de la formule de dessins directement sur la pellicule et de divers autres procédés aussi personnels les uns que les autres en matière de dessins animés.À l\u2019emploi de l\u2019Office national du film ou il a fondé puis dirigé le service d'animation, auteur lui-même de plusieurs films dont quelques-uns notamment dans la série Chants Populaires, en marge d'airs de folklore au Canada français, le jeune artiste vient aujourd'hui de remporter un prix spécial au festival annuel organisé par l\u2019Association canadienne pour l\u2019éducation des adultes, en reconnaissance de ses travaux dans le domaine de la musique dessinée.Voici en quoi consistent ces travaux de recherche.Le son d\u2019un film parlant est évidemment contenu sur la pellicule que l\u2019on installe dans le projecteur.Il y est sous forme de dessin à droite de l\u2019image.un dessin minuscule, plus ou moins épais, qui, si on l\u2019examine de proche, ressemble à une ligne qui s\u2019élargit, se rétrécit, s'arrondit comme un maladroit travail d'enfant dans un cadre trop limité.Quand on montre le film, en marge du rayon visuel, un autre TECHNIQUE, Septembre 1949 tout petit rayon cherche à passer à travers le dessin de droite : suivant qu\u2019il y arrive plus ou moins fort, plus ou moins large, plus ou moins étroit, il transmet dans le haut-parleur les sons, les bruits, les paroles, la musique du film.Voilà ce qu\u2019avec des instruments, Norman McLaren essaie de reproduire : des dessins qui vont devenir des sons ! Rien de plus simple en principe ! Rien de plus compliqué en fait, si l'on songe que la largeur maximum d'une bande sonore est d'un quart de pouce et son épaisseur de quelques lignes.Dans ce cadre minuscule résident en puissance les notes les plus basses de l\u2019orgue comme les plus aiguës de la trompette.Mieux encore, des sons en tous points nouveaux puisqu'ils n\u2019ont plus besoin d\u2019être produits par un instrument ou une voix humaine, mais par la seule main du dessinateur.Voilà à quels genres de travaux se livre Norman McLaren qui doit d\u2019abord analyser la forme d\u2019une piste sonore ordinaire, classer chaque son suivant sa largeur, son épaisseur, sa hauteur, chercher ensuite à reproduire ces formes dans le sens des notes et assonances qu\u2019il désire obtenir.Voilà comment, dans son laboratoire de l\u2019Office national du film, Norman McLaren dessine de la musique et rend ainsi possible l\u2019expression d\u2019un art tout à fait nouveau que lui-même qualifie de musique synthétique.449 Ea 3.\u2014 Vrai 4, \u2014 Vrai K&E MATÉRIEL DE DESSINATEURS ET D'INGÉNIEURS - NIVEAUX - TRANSITS - MIRES - RÈGLES A CALCULS Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans.J KEUFFEL & ESSER CO.XV, Montréal 7-9 ouest, rue Notre-Dame REPONSES AU QUESTIONNAIRE de la page 440 5.\u2014 Faux 6.\u2014 Vrai GINS) Négociants en gros - importateun MATERIAUX DE PLOMBERIE \u2018 ET DE CHAUFFAGE eschènes 5 be a F.DESCHESNES, Gérant-technicien 1203 Est, rue Notre-Dame FRontenac 3176-3177 JACQUES PARIZEAULT, Assist.Gérant MONTREAL SE PLOMBERIE CHAUFFAGE VENTILATION J: \\ \\ 7 / rr rez 7.7375, RUE CHAMBORD DOllard 8492 NS es 4 50 ANNONCEZ DANS TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE September 1949, TECHNIQUE Histoire des sciences et de leurs applications AUGUSTIN-JEAN FRESNEL 1788-1827 Les phares augmentent Leur portée Lorsqu'un homme possède à la fois l\u2019intelligence et la culture, il suffit souvent d\u2019une circonstance favorable pour que l'intuition qu\u2019il porte se traduise par une œuvre de génie.Et, comme à l\u2019ordinaire, les découvertes des grands principes qui révolutionnent la science sont faites par des hommes qui ne sont pas des « spécialistes », au sens américain et utilitaire du mot, celui qui devait en quelques années révolutionner l\u2019optique et même féconder la physique écrivait à son frère, en 1814, à propos d'un phénomène étudié par des savants: « Fais-moi l'envoi du traité de physique de Hauy, je voudrais bien avoir aussi des mémoires qui me missent au fait des découvertes des physiciens français sur la polarisation de la lumière.J'ai lu dans le Moniteur, il y a quelques mois que Biot avait lu à l\u2019Institut un mémoire fort intéressant sur la polarisation de la lumière.J'ai beau me casser la tête, je ne devine pas ce que c\u2019est ».Il a suffi ensuite à Fresnel de construire, avec le serrurier du village où il était, un appareil ingénieux, de percer un trou dans une plaque de cuivre et d\u2019y mettre une goutte de miel pour observer un phénomène nouveau et, en y donnant une explication, de faire une œuvre de génie.La vie AUGUSTIN FRESNEL est né le 10 mai 1788 à Broglie, dans le département de l\u2019Eure en Normandie.Son père était architecte.Il se retira de sa profession lors de la Révolution et s\u2019occupa de l\u2019éducation de ses quatre enfants.Augustin ne fut pas un enfant précoce, car à huit aus il savait à peine lire.Les belles lettres le laissèrent indifférent, mais son goût pour la mécanique s\u2019accentua au point qu'il devint expérimentateur doué d\u2019une habileté manuelle remarquable.Il construisait, par exemple, des canonnières en bois de sureau qui faisaient l'admiration de ses camarades TECHNIQUE, Septembre 1949 AE par LOUIS BOURGOIN, i.c., D.Se.DIRECTEUR DU CENTRE DES RECHERCHES, ÉCOLE POLYTECHNIQUE, MONTRÉAL, MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE qui l\u2019avaient surnommé «l'homme de génie ».Après des études à l\u2019École Centrale de Cen, Fresnel entra, a l'Age de seize ans et demi, en 1804, à l\u2019École Polytechnique de Paris.Il se lia d'amitié avec Arago qui était entré à l\u2019École un an avant lui.Sorti en 1806, dans la section des ingénieurs, Fresnel, bien que de santé très délicate, entra à l\u2019 École des Ponts et Chaussées pour en sortir en 1809 et se voir versé dans le corps des Ingénieurs de l\u2019État.Il fut nommé en Vendée, puis en 1812 à Noyons dans le département de la Drôme et, jusqu\u2019en 1815, il eut à s'occuper des besognes médiocres, de voir à entretenir quelques kilomètres de route, de faire des recherches sur les bancs de cailloux, d\u2019irrigation, de dresser des listes de paye et d\u2019établir des mêtrés de terrassement.Ces besognes ne lui souriaient pas du tout mais il les accomplissait avec conscience.Dans des lettres qu'il écrivait à son oncle Léonard Mérimée (le père \u2018de l'écrivain Prosper Mérimée), on trouve ses regrets d\u2019avoir à exercer une profession pour laquelle il n\u2019est point fait.« Je ne trouve rien de si pénible, dit-il, que d\u2019avoir à mener des hommes, et j'avoue que je n\u2019y entends rien du tout.La nécessité de gronder et de faire le méchant me rend très malheureux.» En 1814, pour tromper la solitude dans laquelle il était à Noyons, Fresnel entreprend de se distraire par l\u2019étude.N'ayant aucun moyen de travail, il s'arrête à réfléchir sur la doctrine du calorique et de la lumière, bien qu'il soit ignorant des théories qui commençaient à se faire jour autour des nouveaux phénomènes observés en France et en Angleterre.Mais son passage à l\u2019École Polytechnique l'avait assuré d'un bagage mathématique suffisant et son ingéniosité de jeunesse le disposait à user de son habileté manuelle.C\u2019est à ce moment qu\u2019il réclama des livres à son frère Léonor, ingénieur comme lui.Il voulait lire le traité de physique de Hauy qui d\u2019ailleurs 451 était muet sur les phénomènes de polarisation intéressant Fresnel, ami d\u2019Arago qui, avec Biot, travaillait ces questions.Sanctions politiques salutaires Napoléon venait de rentrer de l'Ile d\u2019Flbe.Fresnel, royaliste convaincu, était allé rejoindre la troupe qui, sous les ordres du duc d\u2019Angoulème avait tenté d'arrêter la marche triomphale.Il fut naturellement suspendu de ses fonctions et mis en surveillance à Noyons, puis en résidence forcée au village de Mathieu près de Cæn où vivait sa mère.Cela lui procura des loisirs et la chance, lors d\u2019un passage à Paris, de rencontrer Arago, jeune et déjà célèbre, disposant déjà d\u2019une influence dans les milieux scientifiques et qui devait plus tard mettre Fresnel sur le chemin de la gloire, ayant su distinguer son génie.Dans le village de Mathieu, Fresnel pensa plus fortement à l'optique et entreprit de réfléchir pour donner une explication à la propagation rectiligne de la lumière.L\u2019ingénieur abordait la physique avec un bagage très petit car, il est resté légendaire que Hassenfratz qui lui avait enseigné la physique à l'Ecole Polytechnique était à peu près ignare en optique.Ne connaissant pas la langue anglaise, le nouveau physicien ignorait les travaux et hypothèses de Thomas Young.Les traités de physique convenables de Libes et de Hauy ne disaient rien de l'optique nouvelle en formation.Fresnel avait eu des conversations avec Arago et était resté impressionné des phénomènes d\u2019aberration des étoiles et d\u2019une fameuse expérience d'observation des étoiles au travers une lunette remplie d\u2019eau.Il se demandait aussi comment peut-il se faire qu'un petit obstacle placé sur le trajet d\u2019un rayon de lumière peut l\u2019arrêter, tandis qu\u2019un corps flottant sur les vagues de la mer ou un tronc d'arbre n'empêche ni les vagues ni le son.C'est alors qu'il eut I'idée, d\u2019étudier la marche hyperbolique des franges de diffraction.Son esprit neuf en la matière lui permettait de tenter toutes les audaces et de poser d\u2019une façon intuitive qu\u2019il était possible que deux mouvements vibratoires peuvent fort bien se détruire et de donrer plus tard l\u2019expression de ce principe dans la formule qui étonna bien des physiciens avant de le rendre célèbre: « de la lumière, ajoutée à de la lumière, peut produire l\u2019obscurité ».Sur le chemin des découvertes audacieuses Arrivé en Normandie en avril 1815, Fresnel fut convoqué pour reprendre sôn 459 service actif aux Ponts et Chaussées à la fin de l\u2019année.Il travailla seulement six mois pour établir les nouveautés qu\u2019il devait présenter à l\u2019Académie des Sciences sous forme de deux mémoires, l\u2019un du 15 octobre et l\u2019autre du 10 novembre 1815 (publiés dans ses œuvres en 1866 seulement).Au village 11 n\u2019y avait naturellement aucun instrument d'optique et il était délicat de donner même quelques traces de vérification expérimentale.L'ingénieur fut ingénieux.Il se fit faire, par le serrurier du village, des supports spéciaux, puis il plaça une feuille de cuivre percée d\u2019un trou bouché par une goutte de miel épais mais clair faisant lentille, et, à l\u2019aide d\u2019un miroir, il obtint le point lumineux dont il voulait suivre le trajet.Ayant retrouvé des résultats déjà énoncés par Young, il eut l\u2019audace d'aller beaucoup plus loin et d\u2019envisager une théorie plus vaste qu'il exposa dans ses Mémoires « Sur la diffraction ».Il était un peu encouragé, ou mieux conseillé, dans sa persévérance par son oncle Léonor Mérimée qui écrivait en 1814, ces pensées toujours bonnes à dire: « On est très porté à croire qu'il n\u2019y a plus de découvertes à faire, pour la raison que toutes les diverses substances de notre globe ont été maniées et remaniées par des hommes qui n\u2019ont pu nous laisser que quelques choses à glaner.Cependant, de temps en temps, il se fait des découvertes qui nous prouvent qu\u2019il reste encore de quoi alimenter la curiosité des hommes.Ainsi ne néglige pas les idées qui te viendront.» Chargé à Rennes de la surveillance d\u2019un atelier de charité établi par l\u2019administration des travaux publics, pour conjurer une disette en 1816, Fresnel dut interrompre ses expériences.Grâce à l'intervention d\u2019Arago qui voulait l\u2019arracher à ses épuisants services des Ponts et Chaussées, Fresnel fut autorisé à venir à Paris où on le nomma, en 1818, au Canal de l\u2019Ourcq, pouvant alors être dans l'atmosphère de la science tout en accomplissant ses fonctions par des déplacements de courte durée.Cela donna au physicien l\u2019occasion de travailler à Paris, lieu de sa résidence.Mais les choses n\u2019allèrent pas facilement car après les grands travaux de Laplace, complétant Newton en mécanique céleste, les milieux scientifiques français n\u2019étaient pas du tout disposés à suivre Fresnel, car Laplace, Biot, Poisson et Malus qui s\u2019occupaient tous d'optique pensaient qu\u2019il suffisait de donner quelques compléments à la September 1949, TECHNIQUE dl * théorie des corpuscules de Newton pour faire une théorie acceptable expliquant les phénomènes lumineux.De l\u2019autre côté, favorables à une théorie des ondulations, mais qui était à prouver, se trouvaient les jeunes, l\u2019audacieux et habile Arago et le solide mais timide Ampère qui n\u2019avait pas encore été touché par la gloire.A l\u2019Académie les Mémoires de Fresnel n\u2019avaient fait qu\u2019attirer 'attention sur les théories de l\u2019optique.L'époque des concours académiques semblait révolue; cependant, devant des opinions si divergeantes pour expliquer la polarisation, la diffraction, l\u2019Académie décida en 1817 de mettre au concours pour le grand prix des sciences mathématiques à décerner en 1819 une étude sur les phénomènes de diffraction.Le programme, très visiblement inspiré par Laplace, prenait pour guide la théorie de l'émission et les explications rentraient dans le cadre de l'attraction newtonnienne.L'Académie couronne ses recherches Arago et Ampère parvinrent à décider Fresnel de concourir.Ce dernier remania son ébauche des dernières années et, le 28 juillet 1818, il envoyait au président de l\u2019Académie son travail « Mémoire sur la diffraction ») qui devait le rendre célèbre a jamais.Avec audace, Fresnel n\u2019accordait qu\u2019une place minime aux questions posées par l\u2019Académie; il prenait le problème de plus haut et soumettait à l\u2019épreuve de la comparaison expérimentale et mathématique le système de l\u2019émission et celui des ondes lorsque la lumière rencontre des corps opaques.En étudiant des exemples simples mais précis, Fresnel allait beaucoup au-delà de Young dans ses explications.La commission chargée de juger le Mémoire comprenait trois fervents de la théorie de l\u2019émission, Laplace, Biot et Poisson ainsi que Arago, plutôt partisan des idées nouvelles, et Gay Lussac peu au courant de la question, mais par habitude juge impartial.Le mathématicien Poisson s\u2019aperçut que l\u2019on pouvait tirer d\u2019une des formules de Fresnel une conséquence qui pouvait infirmer ou confirmer la théorie des ondes.Il en fit part à ses collègues.En éclairant un petit disque opaque par un point lumineux et en examinant l\u2019ombre projetée, on devait observer au centre un point lumineux.Arago prévint Fresnel de cette particularité.Ce dernier fit l\u2019expérience qui réussit.Arago en rendit compte à Poisson qui adhéra aussitôt à la théorie TECHNIQUE, Septembre 1949 de Fresnel, et le mémoire fut couronné puis imprimé.Révolution en optique C\u2019en était fait.Avec une régularité déconcertante pour beaucoup, Fresnel allait faire des découvertes remarquables: propriétés de la lumière polarisée, rencontrant les aperçus de Young; puis, avec Arago, il étudie les interférences des rayons polarisés, arrivant à ces deux énoncés fondamentaux: « deux rayons polarisés à angle droit sont incapables d\u2019interférer », puis, en déduction, «les vibrations qui constituent la lumière sont transversales ».En négligeant l\u2019hypothèse du fameux fluide parfaitement élastique, l\u2019éther, dont les physiciens avaient cru avoir besoin, Fresnel coordonna les découvertes faites en optique et trouva des explications mathématiques aux colorations offertes par les corps cristallisés observés en lumière polarisée.Sur le phénomène de double réfraction il créa l\u2019optique cristallographique d\u2019où devait sortir la technique de l'examen des roches.Deux mémoires, en 1821 et 1822, sont importants, même si l\u2019auteur n\u2019a pas eu le temps de démontrer les équations qu\u2019il donne; Ampère s'en chargea en 1828.Laplace devint convaincu de l'exactitude des idées de Fresnel et dit son admiration pour le Mémoire sur la double réfraction.Le 12 mai 1823, Fresnel était élu à l'unanimité membre de l\u2019Académie des Sciences, section de physique, succédant à Charles.Il devint par la suite membre de beaucoup d\u2019Académies européennes.Depuis 1819, souffrant du mal qui devait le ravir à la science, Fresnel avait été nommé par l\u2019administration des Ponts et Chaussées, et sur les instances du clairvoyant Arago, membre de la Commission des phares.Cela augmenta un peu ses émoluments et lui donna l'occasion d\u2019utiliser ses théories en créant les lentilles en échelons augmentant de beaucoup la portée lumineuse des phares par des pinceaux intenses.Fresnel aurait bien voulu quitter le corps des ponts et chaussées, mais on faisait la sourde oreille à ses désirs.Entre 1819 et 1820, il fit un cours de physique à l\u2019Athénée, mais l'enseignement était trop épuisant pour lui.Entre 1821 et 1824 il fut examinateur temporaire des élèves à l\u2019École Polytechnique; il avait demandé d'être examinateur à l\u2019École Navale, place lucrative et peu fatigante.On lui refusa pour « raison politique » et pourtant c\u2019était le même qui avait risqué sa place pour la monarchie! 453 En 1825, il fut élu membre de la « Royal Society ».Cette noble assemblée, en 1827, lui décerna la médaille Rumford.Dans les dernières années de sa vie, il travailla à perfectionner les phares, puis, épuisé, il demanda en 1827 d'être remplacé dans ses fonctions par son frère Léonor et celui qui, en 1824, écrivait à Young « que tous les compliments qu'il avait reçus de Laplace, de Biot et d\u2019Arago ne lui avaient jamais donné autant de plaisir que la découverte d\u2019une théorie vraie ou la confirmation d\u2019une expérience par le calcul », mourait de tuberculose à Ville d\u2019Avray, le 14 juillet 1827, à l\u2019âge de 39 ans.L'oeuvre Si l\u2019on veut bien se rappeler que c\u2019est à 27 ans que Fresnel, sans aucune préparation spéciale et sans laboratoire, a pu en neuf années de travai créer l\u2019optique des ondulations et l'optique cristalline avec toutes leurs conséquences, on est obligé de dire que son ceuvre tient du prodige.Et si l\u2019on ajoute à ses travaux théoriques fondamentaux l'audace d'avoir réalisé les lentilles à échelons qui ont augmenté la portée lumineuse des phares et allégé les dispositifs en supprimant les parties inutiles des lentilles, on peut admettre que Fresnel a été aussi directement un bienfaiteur de l'humanité, ayant donné le moyen d'éclairer les phares pour mieux guider les navigateurs en mer au voisinage des côtes dangereuses.C\u2019est en 1819, dans les Annales de Chimie et de Physique de Gay Lussac et Arago que Lon, trouve le premier Mémoire de Fresnel à l\u2019Institut, le 26 février, par Arago: \u2018 Note sur un phénomène remarquable qui s\u2019observe dans la diffraction de la lumière ».Sa théorie de la diffraction avec les valeurs numériques et les intégrales dites de Fresnel date du 20 avril 1818.Puis il poursuit ses découvertes de détail pour aboutir, en 1827, à son œuvre capitale « Second mémoire sur la double réfraction » où il coordonne les trois mémoires présentés à l\u2019Académie.Aux « Annales de Chimie et de Physique » ainsi que dans le « Bulletin de la Société philomatique » de 1822, il fait connaitre ses expériences sur la double réfraction du verre comprimé.En 1822, son travail sur la double réfraction du cristal de roche dans la direction de son axe, bientôt suivi l\u2019année suivante des propriétés optiques de la tourmaline et les dilatations inégales.Caractère intuitif de ses théories Lorsqu'on examine en détail l\u2019œuvre théorique de Fresnel, on ne peut s'empêcher 454 de remarquer le rôle joué par son intuition qui est un caractère de son génie.Il a négligé le plus souvent les inquiétudes qu\u2019une logique très rigoureuse n\u2019eût pas manqué d'introduire dans son esprit.Il choisissait ses postulats de telle sorte qu\u2019il en résulte le moins de tâtonnements, pour arriver à des formules simples, conformes aux faits observés.Et ce furent les travaux mathématiques poussés, les vérifications expérimentales rigoureuses de ses successeurs qui, en un siècle d'efforts, donnèrent toute la correction mathématique à son œuvre.Car les données de Fresnel demeurent vraies dans la limite où ses expériences simples ont leur domaine d'application.Ses trois grandes conquêtes en optique demeurent : 1.Sa théorie de la diffraction.2.Sa théorie de la réfraction isotrope et de la réflexion.3.Sa théorie de la double réfraction.Les difficultés créées par ses théories ont été éludées les unes après les autres et les formules explicatives demeurent aussi vraies avec le recul du temps que l\u2019est encore avec rigueur la loi de réfraction de Descartes.Il faudrait faire l\u2019histoire de l\u2019optique depuis Fresnel pour comprendre les perfectionnements apportés aux calculs par les grands noms de la physique, et si l\u2019on parvient jusqu\u2019après 1900 pour entrer dans la période moderne qui conduit à la suite de Faraday, Ampère, Lorentz et Michelson aux Rœntgen, Curie, Planck, Einstein, Sommerfeld et Bohr pour arriver à Louis de Broglie, lequel est parvenu à concilier magnifiquement dans sa mécanique ondulatoire la vieille idée des vibrations de Descartes et de Huyghens avec la conception corpusculaire de la lumière soutenue par Newton, Kepler et Laplace, on s\u2019aper- coit que cet ensemble de travaux exécutés par Fresnel ne sont que l'aboutissant des efforts coordinateurs de l'ingénieur des ponts et chaussées quand il n\u2019exercait pas sa profession.L'œuvre de Fresnel n'a donc pas été marquée d'un défimitif irrémédiablement figé.On ne peut pas lui faire le reproche d\u2019avoir provoqué la stagnation d'un chapitre de la physique puisque les progrès faits en théorie de l'optique ne l\u2019ont été que pour donner des explications aux expériences nouvelles et aux phénomènes inconnus au temps de Fresnel.Ce qui est remarquable au total est que les théories de Fresnel contiennent tout ce qu\u2019il faut pour expliquer encore ce qu'elles faisaient comprendre et prévoir en 1827.September 1949, TECHNIQUE mg i iy i) que ss =F MEE eR Nes NEA - Iron Ores and the Manufacture of Pig Iron in the Blast Furnace: Â EFORE many years elapse, the Province of Quebec will become one of the major sources for the supply of iron ore on the North American continent.The discovery of immense deposits of high grade iron ores in North-Fastern Quebec and in Labrador has opened up possibilities for a steel industry; however, before steel can be produced, there will have to be serious investigation as to the processes best adapted to the existing local conditiens.The economics of the problem are too involved to be a part of this paper, as the purpose of the article is to describe, in general terms, some of the different varieties of iron ores and to give a description of a blast furnace plant, as the primary source of steel comes from pig iron as produced in the blast furnace.It will be of interest to readers in the Province of Quebec to learn that the start of an iron industry was made over two hundred years ago.The occurrence of iron ore in Quebec dates back to the third voyage of Jacques Cartier in 1541, as it had been reported to him that there was an iron mine at Fort Cap Rouge, near Three Rivers.In 1660, the French statesman, Colbert, ordered Jean Talon, Intendant of New France, to search for iron and establish furnaces to smelt it.It was not till 1667 that a French iron manufacturer, M.de la Potardière, visited the deposits and reported favourably on them.In 1672, Frontenac reported to King Louis XIV, but no action resulted as the French iron manufacturers were opposed to the policy of starting an iron industry which might affect their sales in the new country.In 1733, by order of King Louis XV, the ore deposits were opened up by Poulin de Francheville and in August 1737 the first iron was smelted by Cuguet & Co., better known as the Compagnie des Forges.This attempt at starting an iron industry had little success and was abandoned in 1743.After the occupation of Canada by the British, operations were resumed and considerable iron was produced till about 1883.The last operations for the production of (1) Part of the information in this article and permission for the use of the illustrations has been kindly furnished by Harbison-Walter Refractories Company, Pittsburgh, Pa.TECHNIQUE, Septembre 1949 J.A.STAIRS, M.E.LC, pig iron were controlled by the Drummond family of Montreal, and the present Canada Iron Corporation at Three Rivers is a direct descendant of the early industry.The raw materials required to establish an iron industry, on a commercial basis, must be assembled at the site of the blast furnace plant at a cost which will enable the product to be produced at competitive prices.The cost of iron ore, when produced in Quebec, will be low enough to meet these conditions.Coal required will be higher in price than in other locations in Canada or in the U.S.A.There are a number of locations in the province which have large deposits of suitable limestone for use as flux.The plant must be located on navigable waters, as the supply of ore and coal will be delivered by water and by steamers carrying cargoes of 10,000 tons or more.Iron Ores The element iron is widely distributed over the world, and due to the geological formations in which it has been deposited, it occurs in a number of different groups and combinations of elements.The chief groups are the oxides of iron which include, the Hematites, the Brown ores or Limonites, and the Magnetites, and also the Carbonates, which form a very small part of the ore used in America.There is also the general division of all ores into two classes, i.e., Bessemer and non-Bessemer, dependent on content of Phosphorus.The reason for this distinction is that in making Bessemer steel, by the acid process, phosphorus cannot be removed in the steel making, and therefore a pig iron low in phosphorus must be used.An ore with phosphorus of under .059% must be used in the blast furnace.Other ores classed as non-bessemer can have a much higher percentage as phosphorus can be easily removed in the basic steel processes.From the published analysis of ores in the Quebec discoveries, it is probable some excellent Bessemer ore exists in those fields.} Hematite Ores What is known as Red Hematite ore is the principal source of iron for about 90% of all iron smelted on this continent.455 Zee t vi it + I vi a Chemical formula, Fe:03.Theoretically, 10% metallic iron, however, the average iron content of ores varies from 359 to 65%, due to the percentages of other elements, such as, silica, magnesia, manganese, alumina, etc., which form the gangue.The Red Hematite ore deposits in Michigan and Minnesota are the principal sources of ore in the U.S.A., and are also used largely by Canadian furnaces in Ontario.As the ore in these States is being rapidly depleted, the discovery of iron ore in Quebec is very important and will find an unlimited market when the St.Lawrence waterway is completed.Magnetic Ores Magnetite has the chemical formula, FezOs, 72.4% iron, 27.69, oxygen.This ore is found in the U.S.A.in New York, New Jersey, and Pennsylvania in the east, and in Arkansas in the west.The Swedish magnetic ore is imported for use in the open hearth steel process and is the purest ore found.It costs about $10.00 per ton delivered at Cleveland, Ohio.Limonite or Brown Ore These ores are hydrous ferric oxides, chemical formula, Fe,O; 3H,0.At the Helen Mine, north of Sault Ste.Marie, Ont, the Algoma Steel Co., has large deposits of these ores.The ore contains sulphur, due to the presence of pyrites: however, by roasting, the sulphur is driven off and the ore is sintered and the concentrated ore is satisfactory for blast furnaces.The deposit is estimated at over 100,000,000 tons.Analysis before and after processing is shown in the table following.The value of an iron ore is based on the metallic iron content, and ore is priced on that basis.For example, the base price of an ore running 51.59, delivered at Cleveland, Ohio, may be $6.00 per ton or 1%, is worth 11.6 cents, an ore running 56.5%, therefore adds 5 units of iron or 5 x 11.6 cents equals $0.58 to the price, which makes this ore worth $6.58 per ton.Low phosphorus and low silica ores get a slightly higher price.In a pure Hematite ore, as noted before, the metallic iron comprises 70% and oxygen 30% ; therefore, a 63% ore contains 90% of the iron in a pure mineral.The balance, 10% consists of the impurities forming the gangue, i.e., Silica SiO,, Alumina AlQOs, Lime CaO, Magnesia MgO, and alkalies, Soda Na,O, Potassia K:O, Manganese Mn, and small traces of other elements.456 Silica forms the largest proportion of the gangue, and with the manganese is partially reduced in the blast furnace.The alkalies, Soda, etc., are mostly driven off in the flue dust.The amount of limestone to be used as flux depends on the proportion of silica in the gangue and generally takes about an equal quantity to flux out the silica.Low silica and other impurities are, therefore, important factors in determining the value of an ore.Analysis of Iron Ores Iron Phos.Silica Sulphur Mang.ORIGIN Fe, P% SiO: %% Marquette Range.56.82 .135 15.47 .007 .08 Michigan U.S.A.Missabe Range.52.564 .039 11.50 .007 .52 Minnesota, U.S.A.Missabe Range.47.47 .067 6.09 .008 1.43 Minnesota, U.S.A.Steep Rock.60.48 .023 3.40 .043 .15 Ontario Helen Mine Raw Ore.35.47 6.40 2.37 1.91 Ontario Helen Mine.51.94 .019 9.35 .054 2.82 sintered ore : Tata Steel Co.61.46 .048 3.34 .036 India Labrador.68.42 .0098 1.426 .038 Quebec To produce iron in the blast furnace there must be a coal suitable for making coke.Analysis of a typical Pennsylvania coal for coking purposes is as follows: \u2014 Ash Fixed Carbon Volatile Matter Raw Coal.7.16% 59.989, 32.869, Coke.7.16% 79.419 13.439 The coking of coal in by-product coke ovens yields by-products in the form of Coke oven gas, B.T.U.value 590 per cu.ft.; Tar; Ammonium sulphate; motor benzol; C.P.toluol, and naptha.The location of the coke oven plant is best at the side of the blast furnace, especially when there is a steel plant in conjunction, as the coke oven gas can be used for heating the open hearth steel furnaces and the furnaces for rolling mills.An adequate supply of limestone from quarries near the furnace is necessary for the supply of flux to eliminate the silica and impurities in the gangue of the ore.For furnaces, both blast and open hearth, the Silica in the limestone should not be above 1 to 1149.A typical analysis would be as follows: \u2014 Silica 1.209%, Iron .609,, Phos.0339, Moisture .609,, Alumina .709}, Lime 53.88%, Magnesia .68%.This analysis would be ideal for basic pig iron or for use in the open hearth steel furnaces.The control of the analysis of all the material going into a furnace is most important to successful operation.Having the analysis of all the components, the operating staff can work}out the burden September 1949, TECHNIQUE Ta \u201cere ke, or ne ke of por iy sheet which gives the proper proportions of ore and limestone to be charged.The coke charged is generally kept constant, and by varying the proportions of ore or limestone, the changes in grade of iron produced is regulated.There are a number of different grades of pig iron used in the trade.Basic iron forms about 85% of the iron produced and is used in the basic open hearth steel process.The other principal brands used are Foundry iron, Malleable iron, Bessemer iron (basic and acid), and Ferro-manganese.before entering the furnace.The quantity of waste gas resulting from the combustion of the coke amounts to about 150,000 cubic feet at a temperature of 500 degrees fahr.The use of heated air in the blast furnace, which was first introduced by Neilson in 1828, has been found to be attended with a great economy of fuel, and has been universal practice ever since.The waste gas has a B.T.U.value of 90 to 100 per cubic foot, or 150,000 cubic feet will have about 13,000,000 B.T.U.By utilizing about one-third of the heat of Analysis of Different Grades of Pig Iron GRADE Silicon % Sul.% No.1 Foundry.2.5/3.0 under .04 No.2 do .2.0/2.5 \u201c045 No.3 do .1.5/2.0 \u201c06 Mall Pig.1.0/2.0 \u201c05 Bessemer, Acid.1.0/1.5 \u201c05 Bessemer, basic.1.0-max.05 Low Phos, acid.2.0 \u201c 03 Basic Pig.1.0/1.25 \u201c05 Having described the raw materials making up the furnace charge, there is, in addition, a large volume of air to be supplied for combustion of the coke which furnishes the heat to reduce the ore.To reduce the ore to make one ton of pig iron takes approximately 110,000 cubic feet of air, or about 8885 pounds.This air is pre-heated to around 1000 degrees fahr.Phos.% Mang.9, Total Carbon 9 .25/1.00 under 1.00 3.1/4.00 .25/1.00 \u201c1.00 \u201c .25/1.00 \u201c1.00 \u201c .20 \u201c 1.00 \u201c .01/or less és .50 \u2018 2.00/3.00 \u201c .50 \u201c .03 \u201c1.00 \u201c .10/1.00 é 1.00 \u201c the gas in heating the stoves, which pre-heat the air supplied to the furnace, there is a considerable saving in the quantity of coke required.The waste gas from the furnace has to be cleaned, because of the large quantity of dust coming from the fine ore and coke, before being burned in the stoves and under the boilers.Modern gas cleaning methods ~\u2014 == OLD BLAST MAI Te , - [ : Ÿ , ; AIR INLET ! \u2018 e ; ; }sr ! i ne 4 drove [re 3 s7oe = Mo ISTE) or stoves = 2° | nL J ~~ é ) | : , .7 | SV QT BLAST VALVE NG, | Me NOTE \u2014 21.Ÿ -Ouefitostoues I LE srmun 7 fi 7 \\.BAS CONNECTION TO STOVES \\ \\ / | Lt | goners $C : w h connEST 19%, 4 \u2014 7 + y J / / ruanace 3 : CR 5 GAR WASHER ! \u2014} of 1 f oy .> DUST CATCHER GOILER HOUSE I \u2018 i | = J 1 \u2014 Te rE 20001 9:1 EI | \u2014 7 7 COLD SAST | ! RECEIVER SLOWING ENGINE HAUSE TECHNIQUE, Septembre 1949 INTRO Fic.1 458 24 ii 4 thy! fi Kh will reduce the dust content to 2 or 3 grains per cubic foot.The circuit of the gas and air is clearly shown in the diagram and will be discussed further in describing the stoves.Description of a Blast Furnace Plant (F16.1) The diagrammatic drawing shows the plan of a typical plant.On the right, the furnace is shown, and the downcomer pipes taking the waste gases to the dustcatcher and gas washer.From the gas washer the gas, after having been cleaned, is distributed to the stoves and to the boilers.Figure 2:\u2014 This cut shows a section through a typical plant.To give an idea of the space occupied and the general dimensions, the ore bridge may have a span up to 300 feet and the length of the runway will be sufficient to permit storage of up to 300,000 tons of ore, or a six months supply for a furnace producing 1,200 tons per day.The coke and limestone are generally delivered by rail and dumped directly into the bins on the high line trestle.The scale car runs below the line of bins and collects the proper weight of ore, coke, and limestone from the bins, and delivers this material in proper order to the car of the skip hoist.The inclined hoist carries the load to the top of the furnace, and automatically dumps the charge into the hopper where it is held by the small bell.To give an idea of the amount of material to be charged into a furnace smelting 1200 tons of pig iron per day, there would be: 458 Ore mixture, using about a 509, ore 2320 gross tons.Coke ct [X} Total weight of solid charge Slag produced Pig iron produced Total solid material handled To move all this material, equal to about 120 cars, takes considerable equipment.The pig iron and slag are handled in molten condition.The vertical section of the furnace shows the main divisions of the interior lining, viz., the hearth or crucible, the bosh, and the inwalls and top.The hearth serves as a receptable for the molten metal and slag.It is lined with high grade fire brick with a thickness of from 36 to 60 inches, depending on the size of the furnace.Modern practice is turning to the use of carbon blocks as these blocks will stand very much higher temperatures than fire brick.The temperature in the hearth of the furnace is about 3,600 degrees, and the temperature at which carbon will become volatile is around 6,000 degrees fahr.In a large furnace the diameter of the hearth will be up to 25 feet.The hearth is surrounded by a heavy steel jacket, or by steel castings in sections.The bottom is a solid mass of fire brick and may go down 12 feet in a large furnace.The tap hole in the hearth is located 18 to 24 inches above the bottom of the crucible, and through it, the molten metal is removed at intervals of three or four hours, depending on the rate at which the furnace September 1949, TECHNIQUE is, is melting.The cinder notch is located higher up and the slag is removed through it.The slag being lighter than the molten iron collects on the top of the metal bath.Figure 3:\u2014 Above the hearth, as shown in this sectional view, water cooled bosh plates are built into the brickwork to cool the fire brick lining.These plates are continued around the lining up to the height of the mantle plate, and in some cases, considerably above.The amount of water required for cooling purposes in a blast furnace plant runs into millions of gallons a day, and it is most important that an ample water supply is available.The mantle plate is supported on columns, and the whole weight of the furnace above the mantle plate is carried independent of the hearth and bosh.This allows the bosh and hearth to be repaired without affecting the upper part of the furnace.As will be noted, the bustle pipe encircles the columns and is supported from the mantle plate.The bustle pipe conveys the hot air blast from the stoves to the tuyeres through which the air is introduced to the hearth.There are about 16 tuyeres around the hearth, located about 214 to 3 feet above the cinder notch.The tuyere is inserted in the tuyere cooler and the connection to the bustle pipe, called the gooseneck, can be disconnected and swung out of the way when a tuyere has to be replaced.To replace a tuyere is a job for trained men as the temperature in that zone of the furnace is about 2,700 degrees.The blast has to be shut off during this operation and a good crew will replace a tuyere in 15 to 20 minutes.Fic.3 TECHNIQUE, Septembre 1949 Fic.4 Above the mantle plate the fire brick lining continues to the top of the furnace shell.It varies in thickness from three or four feet at the mantle plate to 18 inches at the top.The top of the furnace is closed by the hopper equipped with two bells which provide a gas lock and prevent escape of gas when the lower bell is lowered to dump the charge.As noted before, the skip car has dumped a charge on to the small bell.To complete the operation, the small bell is lowered dropping the charge on to the big bell.The small bell is lifted to close the top opening and the big bell is lowered, dropping the charge into the top of the furnace.The most important auxiliary equipment of a blast furnace plant is the hot blast stoves, illustrated on Figures:\u20144 and 3.General description\u2014There are generally four stoves for a furnace stack, arranged as shown on the diagram.The type of stove shown is known as a centre combustion type, developed by Mr.Julian Kennedy of Pittsburgh and supplied to a large number of plants.The general dimensions are shown on the cut; however, larger stoves have been installed.The gas valve, located on the left of the view, is connected to the waste gas main from the washer and admits gas to the combustion chamber.By admitting atmospheric air, this gas is burned and the products of combustion rise up through the centre and are drawn down through the checker work by the draft of the stack.This heating cycle is going on in three stoves at a time.The fourth stove has had the gas shut off and is connected to the cold blast main.The cold air from the Fic.5 459 edging car te ed aiiitiitktopes blowing engine house is thus forced through the heated stove.The checker brick having been brought to incandescent heat, the air absorbs enough heat to bring the air to a temperature of possibly 1,400 degrees fahr.Âs is natural, passing cold air into the stove gradually lowers the temperature of the stove.To regulate the temperature, which is most important to successful operation of the furnace, there is a mixer valve which will admit cold air to the hot blast main.This valve is gradually closed as the temperature of the air from the stove falls off, and an even temperature can be maintained.After about an hour, the stove has been cooled to a point where the temperature cannot be maintained and another stove has to be put in operation.By this cycle, using the four stoves in succession, an even temperature of about 1,100 degrees can be maintained at the tuyeres.Operating the Furnace, Charging and Smelting When a new furnace is to be blown in, or an old one has been relined, the first operation is thoroughly to dry out the brickwork.Though the brick is laid as tightly as possible a slight amount of fire clay grouting is used so that considerable water has to be evaporated before the brick work is thoroughly dried.It takes about two weeks to dry out the furnace.The general practice is to use two or three feet of coke braise on the bottom, then charge coke well up to the tuyeres, then a mass of kindling wood covered with charcoal, and then more coke to a height above the mantle.A small amount of limestone is charged to flux the ash in the coke.The charges of fuel, ore, and flux are now begun, using a larger proportion of fuel than charged in ordinary working.The furnace is lighted through the tuyeres.All valves at the stoves and boilers are closed and only the bleeder at the top of the furnace is open.The smoky gas coming out of the bleeder is ignited and when the smoke from the burning wood has disappeared, showing that the wood has been consumed, the bleeder valve is closed.After about 48 hours, when the gas has had time to force the air out of the dust- catcher, gas washer, and all the piping to stoves and boilers, the valve farthest from the furnace is opened and the gas is ignited.Care must be taken that the gas and air cannot come in contact with a flame until the pipe lines are filled with gas.460 As the furnace gets up to smelting heat slag will come down and later, the iron.When slag gets up about the level of the tuyeres it will have to be tapped through the cinder notch.The iron has now accumulated in the hearth and the first iron will have to be tapped.The first few heats tapped will not be of any definite analysis and are known as \u2018off heats\u2019, In charging the stock into the furnace, operators use different methods; however, the quantity of coke charged to a round is kept constant; the necessary changes in the weights of stock to get the proper analysis of finished iron being made by varying the ore and limestone.The weight of ore, under general conditions, is twice the amount of coke.The weight of limestone is approximately half the weight of the coke.The exact weights of ore and limestone depend on the analysis of each material.A high silica ore will require more lime than a low silica ore, and if the ore contains some lime, an allowance will be made and less limestone will be needed.Similarily, if the ash in the coke is high, more limestone will be required.The nature of the slag produced is a good indication of the condition of the furnace.Experienced operators can tell by the appearance of the slag if the furnace is working well.The operation of a furnace is not easy as many troubles are liable to crop up.A blast furnace, on account of its many varying moods, is always classed in the feminine gender\u2014as she can develop unexpected characteristics.Prompt action, quick decision, and good judgement are essential on the part of the operating staff when trouble occurs around a blast furnace.The necessary skill to cope with irregular performance of such a plant is only acquired after years of experience.Some of the troubles encountered are;\u2014 Slips; due to a wedging of the stock in the upper part of the furnace.If the stock gets packed in the upper part of the furnace so the gas cannot penetrate it, and the stock below has settled, creating a void, the pressure rises and the stock above may give way suddenly.This will cause a violent disturbance, like an explosion, and can cause serious damage.There are explosion valves in the top to relieve any excessive pressure which may be built up.Other reasons for trouble are leaky tuyeres or cooling plates which allow water to get into the furnace.The presence of water is shown by a cooling of the hearth September 1949, TECHNIQUE plat Eu guy Eh replace Fai dropped I The rst resital the Wa outsde | paré ling.The: Rage [ Pitshi ; great \u20ac open ana Dot ec packed.nde | dmvet would ; 10 ah make il U Frc.6 and a change in the appearance of the slag, and by a rise in sulphur in the iron.The only thing to do is to shut off the water and replace the tuyere.Faulty distribution of the stock, when dropped off the bell in charging, will cause irregularities in the density of the charge.The rising gas will take the path of least resistance and cause hot spots.If close to the walls, these spots will show on the outside of the steel shell and water may be sprayed on the shell to preserve the brick lining.| When the fine ores from the Missabe Range were first charged in a furnace in Pittsburgh, over fifty years ago, there was great difficulty in getting the furnace to operate with them.It was found that the air, at ordinary engine blast pressure, would not penetrate the stock as it was so closely packed.In desperation the Superintendent in charge gave the engineer instructions to drive the blast up to all the blowing engines would stand.After getting the pressure up to about 30 P.S.I., the furnace began to make iron.By mixing a proportion of coarser ores with fine ore, this difficulty was easily overcome.The life of a furnace is known as the period between relinings, and varies a great deal, depending on the ore used and other conditions.A recent exceptional instance was the run of No.1 Furnace, at Alliquippa Works of Jones & Laughlin Co., Pittsburgh.This furnace had been blown in, in 1936 and was taken off December 1944.During that time, the furnace produced 3.467.5.5 tons of iron, or nearly 1,200 tons per day for about 8 years, without re-lining.Reactions going on in the Furnace The diagram, Figure 6, shows the course of the material through the heat zones in TECHNIQUE, Septembre 1949 the furnace.The temperatures in the various zones are noted at the left, and the chemical changes for each material are indicated by the shaded areas.The relative weights, as the materials pass through the heat zones, are shown by the figures in the shaded areas.The horizontal scale is proportional to the weight of each mineral.The weight of air blown into the furnace, per ton of iron produced, is about 8,885 pounds containing 6,288 pounds of nitrogen which has no effect.The start of all reactions is made when the hot air, coming in at the tuyeres, meets the incandescent coke and the oxygen in the air and carbon in the coke combine to form carbonic acid gas, CO».This gas immediately picks up more carbon to be reduced to carbon monoxide, CO, and it will be noted that there is a reconversion to CO; at about 1472 degrees fahr., as the de- oxidation of the iron and limestone has released more owygen which is taken up by part of the carbon monoxide, and CO, finally forms about 11149, of the waste gas.The presence of Hydrogen in the gas is due to the moisture in the ore and the coke.Humidity of the atmospheric air also has an important effect on the operation of a furnace.A typical analysis of blast furnace gas shows, CO» 11.5%, CO 27.5%, Ns 60.00%, H, 1.00%.Heat value equals 95 to 100 B.T.U.per cubic foot.The greater proportion of CO, in the gas, the greater heat developed in the furnace, and the fewer heat units escape as CO.The flux, limestone, is unaltered in descending in the furnace until it has absorbed heat.At about 1,000 degrees fahr.dissociation begins according to the formula CaCOs equals CaO plus CO,, finally reduced to 461 CaO it passes to the high heated zones and unites with the silicious portion of the gangue in the ore and the ash in the coke.This all melts and drops to form the slag, or cinder, in the hearth.Being lighter than the molten iron, it collects on top of the molten metal and is tapped off into the cinder ladles before the iron is tapped.The coke is very little changed in the furnace until it reaches the tuyeres where it meets the hot air and burns, liberating the gases CO and CO., and the reduction of the ore and flux begins.The reduction otf the hematite ore, Fe,Os, is effected by the carbonic oxide COs, carbon monoxide CO, and by carbon.The gases will start reactions at temperatures from 400 to 900 degrees, the reduction due to carbon beginning at about 750 degrees.As the ore descends and is purified, it forms finely divided metallic particles or sponge iron impregnated with carbon deposited during the reduction.This sponge iron finally melts and drops through the slag and collects in the hearth.The progress of the stock through the furnace, and the various chemical reactions which occur, are subject to considerable discussion among furnace men and metallurgists; however, these notes describe the conditions in general terms.Summary For a number of reasons, the establishment of an individual blast furnace plant in the Province of Quebec can be considered as feasible in the near future.A blast furnace plant of one medium- sized furnace, making foundry iron, malleable iron and low phosphorus iron, would find a local market for its product.The iron ore would be available at a competitive price compared to the cost at any other Canadian furnace.The cost of transportation of coal, which would be higher than that to other furnaces, would be offset by the lower cost of freight delivered from other furnaces.To consider an iron-smelting industry on any larger scale leads immediately to feasibility of establishment of a complete steel- making industry with all its complementary equipment, i.e., open hearth or electric steel furnaces, blooming mill, billet mills, finishing mills for bars, plate, sheet mill prducts, pipe, wire and other semi-finished types of steel.Canada, at present, has to import about 1,000,000 tons of finished steel per year because it does not pay Canadian steel companies to make the capital investment necessary to supply many items used to a limited extent.The probable start of developing a steel industry in the Province of Quebec will be made before a few years pass, but necessarily, the growth will be gradual and have to keep pace with the demand.It would be easy to state that steel could be exported but, under present world conditions, that would be a very risky assumption.ELECTRICIEN ROLAND PERRON, M1.D.1257 RUE AMHERST ST.ELECTRICIAN FRontenac 1925 MONTREAL-24, P.Q.__\u2014 SALONS EAUX RADIOS 8 ACCESSOIRES E i! fi Le ÿ is \u20ac vo ation.à cui | À al PHOTO: Service de Ciné-Photographie Frc.1.L'auteur utilisant son poste portatif, comprenant TT PY pr ro putin clit récepteur, émetteur, boîte d\u2019alimentation, etc., qu'il a réalisé et construit durant ses moments de loisirs, l\u2019hiver dernier.Ve2EU a réussi au cours de l'été d\u2019intéressantes communications, aussi bien en téléphonie qu\u2019en télégraphie, avec cet appareil d\u2019une puissance d'environ 25 watts.L'AMATEUR DE RADIO ET LES ONDES COURTES .trs hx qso om spr bvdr encr 73 es 88 xyl VE2XK de VE2J] ar.Avez-vous compris quelque chose ?Non, vous n\u2019y êtes pas; ce n'est pas un code secret, c\u2019est tout simplement la fin d\u2019une émission télégraphique d\u2019amateur.En voici la traduction: .très heureux d'avoir communiqué avec vous, mon vieux, J'espère avoir le plaisir de bavarder encore; meilleures amitiés et baisers à votre épouse.VE2XK de la part de VE2]], fin de l\u2019émission».L\u2019amateur, à qui ce message est destiné, prend note de cette communication dans un livre de bord (log-book) et retourne à son appareil récepteur en quête d\u2019un autre poste avec lequel il pourra bavarder, «chiquer la guenille» comme on dit plaisamment en langage d\u2019amateur.Car l\u2019amateur de radio, dans quelque région qu\u2019il soit, n\u2019est jamais seul.À toutes les heures du jour ou de la nuit, il y a toujours quelqu\u2019un «dans a bande» (sur les ondes), quelqu\u2019un avec qui il pourra bavarder, faire des essais, à qui il pourra transmettre des messages, etc.Que les furent les origines de ce passe- temps qui devient de plus en plus populaire de nos jours : ?Ce «hobby» commença peu de temps après la sensationnelle décou- TECHNIQUE, Septembre 1949 par GEORGES FOREST, (VESEU), B.A., PROFESSEUR À L'ÉCOLE SAINT-GÉRARD verte de Marconi, qui fut, si on peut dire, le premier amateur de radio.Cependant, la radio-amateur, telle que nous la concevons aujourd'hui, a pris naissance le jour où un citoyen y vit un moyen de communiquer personnellement avec ses confrères; il se mit à l\u2019œuvre et construisit un appareil dans l'espoir qu\u2019un autre ferait de même et que, par conséquent, il aurait quelqu'un à qui parler.Son objectif : le plaisir de communiquer par sans-fil avec des amis.Son ambition : l\u2019émotion de la communication à distance (de un à cinq milles \u2014 peut-être !).Cela se passait 1l y a quarante ans ! Le nombre des amateurs grossissant sans cesse, ceux-ci demandèrent aux autorités gouvernementales la permission d'utiliser les ondes hertziennes.On leur octroya une fréquence aux alentours de 200 mètres, cette longueur d\u2019onde étant à l\u2019époque jugée comme inutilisable, parce que c'était « une onde courte » et bonne tout au plus pour des amateurs ! Ces derniers se mirent donc à l\u2019œuvre et on parvint à effectuer des communications a la distance formidable (!) de cing cents milles et dans quelques cas isolés, de mille milles.Non contents de ce résultat, les 463 = et ha KX id ma i amateurs américains et canadiens songèrent à lancer leurs signaux au-delà de l'océan.C\u2019est alors, nous sommes en 1914, qu\u2019un inventeur célèbre, Hiram Percy Maxim, fonda une société de radiophiles : l\u2019American Radio Relay League, qui existe encore aujourd\u2019hui.Grâce à cet organisme, la radio-amateur connut une popularité de plus en plus grande.En 1921, l\u2019A.R.R.L.envoya en Europe un des amateurs les plus en vue de l\u2019époque, Paul Godley, munis des appareils d'amateurs les plus perfectionnés.On fit des expériences et trente postes d'amateurs de l\u2019Amérique furent captés en Europe.L\u2019attention se tournait donc maintenant vers un objectif unique : les communications transatlantiques par radio-amateur.La chose devait être possible, mais malheureusement, toutes les tentatives échouèrent.Les postes les plus puissants, les récepteurs les plus sensibles ne pouvaient réussir à établir des communications régulières avec les pays d'outre-mer.On songea donc à utiliser une autre longueur d'onde.Les amateurs ne pouvaient pas utiliser une onde supérieure à 200 mètres, mais rien ne les empêchait d\u2019utiliser ces ondes inférieures à 200 mètres que les ingénieurs prétendaient sans utilité.Ils tentèrent donc leur chance sur 130 mètres puis sur 90 mètres.On constata non sans surprise que les résultats s\u2019amélioraient à mesure que la longueur d'onde diminuait.Les communications avèc l\u2019Europe se firent de plus en plus fréquentes.C\u2019est alors, qu\u2019à la première conférence internationale de la radio tenue en 1925, l\u2019A.R.R.L.obtint pour l'usage des amateurs, les bandes de 160, 80, 40, 20, 10 et 5 mètres, lesquelles furent d'autant plus faciles à obtenir qu\u2019on se souciait peu alors de leur valeur pour fins commerciales.\u2014 Comme les temps sont changés ! L'amateur au service de ses semblables Voici donc, esquissé bien sommairement, un tableau des activités de l'amateur de radio.L\u2019amateur d\u2019aujourd'hui continue la tradition et son champ d\u2019action s\u2019est sensiblement élargi.En plus de l'agrément qu\u2019il tire de son « hobby », il a su à maintes reprises se rendre utile à ses semblables en mettant au service de la société, dans des cas d'urgence ses capacités de télégraphiste et de technicien.Qu'on me permette de citer deux cas comme exemple.Dans un endroit isolé du Canada, un ouvrier est victime d\u2019un accident grave qui nécessite son transport immédiat dans un hôpital.464 Les bureaux télégraphiques et téléphoniques sont fermés; pas de communications possible \u2018avant le lendemain.Le médecin de l\u2019endroit, par l'intermédiaire d\u2019un amateur de radio, communique immédiatement avec un copain d\u2019un grand centre, un avion est dépêché en toute hâte et transporte le blessé à l'hôpital.On se souvient encore de l\u2019émouvant sauvetage des passagers d\u2019un avion affecté au transport des voyageurs dans le bas- Saint-Laurent.C\u2019était à l\u2019époque des fêtes et l\u2019avion s\u2019était abattu au milieu des glaces.Un amateur de l\u2019endroit, témoin du fait, s'empresse par sans-fil, de communiquer la nouvelle à un confrère.Ce dernier avertit le ministère des transports, et des secours arrivent à temps.Aux États-Unis, dans les régions sujettes à l\u2019inondation, les amateurs ont organisé des réseaux de secours, employant à cette fin des appareils portatifs.Plusieurs amateurs au Canada possèdent, en plus de leur appareil régulier, des émetteurs et récepteurs portatifs ou mobiles qui peuvent être mis en opération, advenant un cas d\u2019urgence.Ces quelques considérations montrent bien que amateur, en homme pratique, sait joindre l\u2019uti'e à l\u2019agréable, en même temps qu'il fait preuve de civ'\u2018sme en plaçant ses talents au service de ses semblables.Afin de populariser ce « hobby » chez les nôtres, plusieurs cercles de radiophiles furent fondés.Citons entre autres, à Montréal : « Le Montreal Amateur Radio Club », « Les Amateurs Canadiens de la T.S.F.», à Québec: « Le Club Radiophile de Québec », etc.Ces cercles furent fondés dans le but d\u2019aider les novices en même temps que de réunir les « vieux ), les initiés.Ceux-ci font bénéficier ceux-là de leur expérience.Au besoin, ils se déplaceront pour aider un amateur en « panne ».Devenu compétent, le novice à son tour, rendra à d\u2019autres les services qu\u2019il aura reçus Ces cercles permettent aussi aux amateurs de se connaître autrement que sur les ondes, « sur la broche », comme on dit.Ce sont alors d\u2019interminables discussions sur les mérites de tel ou tel circuit, et le non- initié entend un langage qui ne lui dit pas grand\u2019chose au début : il entend parler d\u2019excitation, de parasites, de qrm, de bci, de la radio-fréquence qui se ballade sur les poignées de porte, du milli qui grimpe trop ou du milli qui ne grimpe pas assez, de « feed-back », de « grid-swing », etc.L\u2019amateur sort de ces réunions avec une foule d'idées, de projets en tête et sitôt arrivé à September 1949, TECHNIQUE effcac mente, (te , tenne 1 ondes de tions & dsc Frappe | Jette Cette ama.\u20ac our ep têtre mon- me Xx Teen i.7 ls hiles lont- hy, F3, Qué ns le que ue ence sun cent, 5 les pm\" y les Ce ur 10 pes gris be, r les trop , de La pu ied nik son foyer, c\u2019est la course au fer à souder et aux pinces.quelquefois ça fonctionne, et quelquefois.Ô sainte patience ! ! ! Nous pourrions gloser bien longtemps sur les aventures et les mésaventures d\u2019un amateur de radio.Laissons-là ce sujet, et.parlons radio pour faire changement ! Nature capricieuse des ondes Les ondes électro-magnétiques sont de la même nature que les ondes lumineuses.Elles voyagent à la même vitesse, soit 186,000 milles ou 300,000 kilomètres à la seconde.De même que les ondes lumineuses, elles peuvent être réfléchies et réfractées.Ces propriétés sont utilisées dans les antennes directionnelles.Les ondes ne voyagent pas uniquement à la surface de la terre; elles voyagent aussi dans les régions élevées du ciel, qu\u2019on appelle l\u2019ionosphère.Lorsqu'un émetteur émet un signal, il produit un train d'ondes qui voyage à la surface de la terre.Cette onde porteuse peut être captée par un récepteur situé à une distance relativement courte : c\u2019est l'onde de terre (ground wave).Cette partie de la radiation perd rapidement de son intensité jusqu\u2019à ce qu\u2019elle devienne tout à fait inutilisable.En outre, plus la fréquence de l\u2019onde porteuse est élevée, plus l\u2019onde de terre perd de son efficacité à mesure que la distance augmente.Cependant, l'énergie irradiée par l\u2019antenne ne comporte pas uniquement des ondes de terre.La majeure partie des vibrations électro-magnétiques gagnent l\u2019infini à des angles plus ou moins variés et seraient perdues si elles ne rencontraient pas l\u2019ionosphère pour revenir ensuite à la terre, un peu à la manière d\u2019une boule de billard lorsqu'on fait une « bande ».Cette théorie fut prouvée simultanément par Kennelly en Amérique et Heaviside en Angleterre, en 1902.En mémoire de ces deux savants, on appelle plus souvent l\u2019ionosphère, la « couche Kennelly-Heaviside » (Kennelly-Hea- viside layer).L\u2019acuité de l'angle formé par l\u2019onde qui frappe la couche Kennelly-Heaviside et qui revient à la terre, dépend de la fréquence de l\u2019onde porteuse.A 3500 kilocycles (3,500,000 cycles à la seconde) l'onde aérienne retournera assez près du point d'émission, dans les limites de l\u2019onde de terre et même un peu au-delà.À 7000 kilocycles (7,000,000 de cycles à la seconde), l\u2019onde aérienne ne reviendra pas aussi près du point d'émission et il y aura une zone TECHNIQUE, Septembre 1949 silencieuse depuis la limite de l\u2019onde de terre et le point le plus rapproché du retour de l\u2019onde aérienne.Cet intervalle silencieux s\u2019appelle « skip » et il augmente avec la fréquence.Pour illustrer ce phénomène, supposons deux postes : l'un à Montréal, l\u2019autre à Ottawa.Ces deux postes pourront facilement communiquer ensemble sur 3500 kc., alors qu\u2019ils ne s\u2019entendront pas sur 7000 kc., même s\u2019ils augmentent considérablement leur puissance.De même pour 14,000 ou 28,000 kc.Le petit schéma suivant fera mieux comprendre ce phénomène./ \\ # onde de terr Le / OTTAWA MONTREZ ii NNEC \u2014 F16.2.Comment se propagent les ondes courtes.Quelle fréquence I'amateur emploiera-t-il pour ses communications ?Tout dépendra du but qu'il veut atteindre.S\u2019il désire bavarder avec des copains dans les limites de la province et jusqu\u2019au centre des Etats- Unis, il emploiera les fréquences de 3500/ 4000 kc.S'il désire élargir le rayon de ses communications tout en restant sur le continent, il emploiera les fréquences de 7000/ 7300 kc.Voici la gamme des fréquences octroyées aux amateurs avec quelques notes brèves sur leur utilité : 1800 \u2014 1825) télégraphie et téléphonie.1875 \u2014 1900 Communications locales (Pour l\u2019est du(dans la province.Canada) 3500 \u2014 3750 télégraphie \u2014 communications loca es dans la province, le centre des É.-U.et la province d'Ontario.3750 \u2014 4000 téléphonie \u2014 même rayonnement \u2014 permission spéciale requise.7000 \u2014 7300 télégraphie \u2014 communications locales (15 milles) distance : 1,000 milles.14000 \u2014 14150 télégraphie \u2014 communications locales (10 milles).Distance : sans limite selon les conditions atmosphériques.14150 \u2014 14350 Idem \u2014 téléphonie (permis spécial).465 14350 \u2014 14400 Idem \u2014 télégraphie.26958 \u2014 27282 Idem \u2014 téléphonie.28000 \u2014 28200 Idem \u2014 téléphonie.50000 \u2014 54000) Communications locales 144000-148000 } pour le moment stage expé- jrimental pour la distance.L\u2019amateur n\u2019a donc que l'embarras du choix en ce qui concerne les fréquences et le genre d'émission qu'il désire employer.Au plaisir de communiquer avec les quatre coins de la terre, s \u2018ajoute l\u2019amusement et la détente si nécessaires après une journée de travail.C'est le « hobby » par excellence : il y a toujours quelque chose a faire et à apprendre dans une station d\u2019amateur.Il ne faut pas oublier la collection de cartes « QSL », orgueil de tout amateur.Ce sont des cartes postales que les amateurs échangent quand ils ont communiqué ensemble pour la première fois.Elles contiennent le nom, l\u2019adresse, l\u2019indicatif de l\u2019envoyeur ainsi que certains renseignements sur les conditions de réceptions.Ces cartes constituent la preuve que l\u2019amateur a vraiment communiqué avec une station éloignée et c\u2019est pourquoi il conserve jalousement ces « témoins officiels ») et les étale avec fierté.En voici quelques échantillons : FrG.3.Quelques cartes de QSL redigées en langue française.En radio-amateur comme en toute autre chose, il faut un commencement.Si le futur amateur débute sur un « bon pied », il ne rencontrera pas de difficultés.Cependant, il est un point sur lequel il est bon d\u2019insister.L\u2019obtention du permis d'amateur requiert nécessairement la connaissance du code télégraphique.Nous n\u2019insisterons jamais trop sur l'importance d\u2019apprendre le code correctement.Il ne faut pas oublier qu\u2019on juge souvent l\u2019amateur à sa façon de transmettre, et plus les signaux seront lisibles, plus l'amateur recevra de réponses à ses appels.Dans un prochain article, nous exposerons une méthode simple, tout à fait nouvelle et très rapide pour l'étude du code Morse.466 Voici donc, esquissé en quelques lignes, l\u2019historique de la radio- amateur.Il serait à souhaiter que les nôtres s\u2019intéressent davantage à cette science à la portée de tous.Nous sommes persuadés qu\u2019une fois lancé dans ce « hobby », ils ne voudront plus en sortir à cause des nombreux avantages qu'il procure.La radio-amateur est le moyen de communication avec ses semblables sur une base d'égalité.C\u2019est un moyen de se créer des relations et de courir l'aventure en restant chez soi.En prenant contact avec les autres, l'amateur demeure invisible.On ne le connaît pas à son apparence personnelle, mais aux signaux qu\u2019il émet.Il entre dans un monde nouveau et le succès est à la portée de sa main, quelle que soit sa condition.C\u2019est un monde sans préjugés de classe : c\u2019est la démocratie par excellence.Quand il débute dans son «hobby », ses aînés le tirent d\u2019embarras avec empressement et lorsqu'il devient amateur compétent, il rend aux plus jeunes l\u2019aide qu\u2019il a reçue lui- même.Le médecin, l\u2019employé de bureau, l\u2019avocat, le chauffeur, le professeur, l'étudiant deviennent, à la simple pression d\u2019un bouton, les rois de l\u2019air.À la fin du jour, harassés par la routine de notre époque mécanisée, il leur est possible de s'éloigner à de grandes distances et de venir en contact, par la voie des ondes, avec une multitude d\u2019amis invisibles de toutes les latitudes, grâce au simple jeu de leur manipulateur.QUESTIONNAIRE 1.\u2014Au tout début de la radio amateur on attribua aux amateurs une longueur d\u2019onde de 550 mètres.\u2014Hiram Percy Maxim fut le fondateur de l\u2019American Radio Relay League.\u2014A Montréal, il existe un seul club d'amateurs de radio.-Les ondes électro-magnétiques voyagent uniquement à la surface de la terre.5.-La portée des ondes hertziennes varie avec la fréquence.6.-La fréquence de 14,000 KC est toute désignée pour communiquer de Montréal avec des amateurs des provinces de Québec e' d\u2019Ontario.7.\u2014Il est utile, mais pas essentiel, de connaître la télégraphie pour devenir amateur de radio.Voir réponses à la page 474.September 1949, TECHNIQUE Que i ie Lig LES ÉLÈVES EN PHOTOGRAPHIE DE L'ÉCOLE TECHNIQUE DES TROIS-RIVIÈRES VISITENT LES STUDIOS DE RENAISSANCE FILM PHOTO: Gérard Vachon el Jean Desjardins; élèves de l'Ecole Technique des Trois-Rivières.Maras- mêCa- it Quelques élèves en photographie admirant la cuisine du \u201cGros \u201cal Bill\u201d.A gauche; on remarque monsieur J.-P.Lavoie, professeur en ude photographie et pres du chapeau du '\u2018Gros Bill\u201d monsieur Claude des, Lapointe, donnant aux visiteurs quelques notes sur ce film canadien.i Hall hy i due in itis fii ne DO it hat alii à fit Voici une partie de l\u2019outillage de la cinématographie.Chaque | projecteur a une puissance de 30,000 watts.Le système d\u2019électricité \u201cA a une puissance totale de 450,000 watts, ce qui peut éclairer une ville ; de 1,500 maisons.nf TECHNIQUE, Septembre 1949 Ww REDUCTEURS DE VITESSE Le réducteur de vitesse avec engrenages à chevron est une autre machine qui atteste hautement la qualité des produits Forano.Ces engrenages spéciaux, formés de dents générées sur une machine Sykes, ont été introduits au Canada par Forano, il y a 18 ans.Ces réducteurs de vitesse sont construits en 36 modèles différents avec des rapports de réduction allant jusqu'à 200: 1 et des capacités jusqu'à 300 H.P.Depuis plus de trois-quarts de siècle, Forano est au service de l\u2019industrie canadienne dans la fabrication des machines de qualité et est une idéale source d\u2019approvisionnement pour les poulies, engrenages, embrayages, convoyeurs portatifs et stationnaires, élévateurs à godets, chaînes et roues à chaîne, moteurs, accessoires pour moulins, etc.Pour détails complets, téléphonez ou écrivez-nous.DESSINATEURS « FONDEURS » MECANICIENS RAN 335 EDIFICE CANADA CEMENT a MONTREAL, QUE.MARrauerTE 4296 L I M | T E E Fabricants de Machines de Quolité DEPUIS 1873 LAMPE FLUORESCENTE POUR L'INDUSTRIE BEN BÉLAND, 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décembre 1791.Comme ses parents habitent rue Saint-François (l\u2019actuelle rue Ferland), c\u2019est-à-dire à deux minutes de marche du Séminaire, on imagine aisément que Thomas a fait ses études classiques.Il n\u2019en est rien.Sans doute son esprit curieux est-il fortement empreint d\u2019humanisme français par l'atmosphère familiale et les longues causeries qu\u2019il a, les jours de congé, avec l'ami de son père, l\u2019abbé Jérôme Demers.Il n\u2019en reste pas moins que sa formation première est purement artisanale et pratique.Il la reçoit d\u2019abord de l'artiste quasi universel qu'est François Baillairgé, de qui il apprend la menuiserie fine, les mathématiques et le toisé, puis la sculpture, la dorure et les éléments du style classique.Le jour, il travaille assidûment à l'atelier paternel; le soir, il étudie 1 Photos: Service de Ciné-Photographie.\u2014 Cl.Inventaire des œuvres d\u2019art.TECHNIQUE, Septembre 1949 par GÉRARD MORISSET, DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA dans les livres, il examine à la chandelle les fines planches des ouvrages d\u2019architecture que son père a pu se procurer au hasard des ventes aux enchères ou des importations des négociants de la Basse Ville.Sa formation lui vient encore d\u2019une autre source.François Baillairgé s'aperçoit assez tôt que son fils, mieux doué et plus laborieux qu\u2019il ne le croyait, profiterait davantage de l\u2019enseignement et des exemples d\u2019un autre maître et saurait parfaire sa culture en voyageant à travers le pays.Vers 1805, il le met en apprentissage chez le sculpteur sur bois René Saint-James dit Beauvais, alors établi à Saint-Vincent-de- Paul, au lieu dit des Accores.Ainsi le jeune homme a-t-il l\u2019occasion de voir et d'étudier de près l\u2019architecture domestique et religieuse de la région de Montréal et de se familiariser avec le style et les habitudes artisanales des maîtres montréalais \u2014 Louis Quévillon et ses disciples préférés, Saint- James, Joseph Pépin et Paul Rollin.Quand il retourne à Québec vers l\u2019année 1810, il paraît être en possession de tous ses moyens techniques, au moins dans la sculpture sur bois, la menuiserie fine et la dorure.Cependant, une chose lui manque: être capable de voir dans l\u2019espace et de traduire sur le papier ce qu'il a vu, ou encore dessiner sur une feuille blanche, avec les déformations dues à la perspective, les masses géométrales qu\u2019il imagine dans l\u2019espace.Cette base essentielle de l\u2019architecture, il l\u2019acquiert les années suivantes par l\u2019étude approfondie de quelques monuments québecois et par la fréquentation assidue des grands ouvrages imprimés, dans l\u2019étude desquels se forment alors les architectes et les constructeurs urbains \u2014 je veux parler des livres de Vitruve, de Vigno- le et de Palladio, de Philibert de l\u2019Orme, 469 prend une part considérable au décor de | ir l\u2019église de Saint-Joachim (Montmorency), b iit dont le marché original, conservé dans les « ie archives du Séminaire de Québec, com- Le mence par ces mots: « Moi, François Bail- I it lairgé, de cette ville, architecte, pour moi jr et mon fils Thomas Baillairgé, mon asso- ae cié.» Le Déjà, il possède quelques biens au soleil.Ë i Dès l\u2019année 1812, il fait l\u2019acquisition du Te lot voisin de la propriété paternelle et s\u2019y Lee fait construire une vaste habitation en j pr pierre, dont il façonne lui-même les mor- an ro ceaux de menuiserie fine; il achéte des Bis terrains au faubourg Saint-Jean, sur les- x quels il fait ériger, d\u2019après ses propres La dessins, des maisons de pierre, des entre- 14 pôts et des remises \u2014 presque toutes ces envers constructions ont été ruinée dans le grand jor lé incendie du 28 mai 1845; parfois il emprun- arches te de l\u2019argent, généralement des sommes ives 4 peu importantes, qu\u2019il rembourse d'ailleurs s'engage i sans un seul jour de retard; bref, par la [ort \u2019 qualité et la constance de son labeur, il b Ie food i s'élève sans cesse dans la bourgeoisie de la gies i petite ville et en devient l\u2019un des citoyens patin à i Portrait de Thomas Baillairgé, architecte et les plus respectés.dus ig sculpteur.Sanguine exécutée en 1835 par Jean- Artisan sage et méthodique, grand tra- b Nore i Joseph GIROUARD, notaire a Saint-Benoit (Deux- vailleur, grand liseur aussi, il a dans le sang direct Montagnes), et cousin de Thomas Baillairgé.l\u2019é > \u20ac , .! A oe économie et la réflexion.Dans sa maison folie; i de la rue Saint-François, il vit seul en céli- plis à de Jean Martin, de Blondel et de Gibbs.bataire.Sa gouvernante, mademoiselle Pa- marque Au reste, il est mêlé d'assez près aux entre- quet, procède chaque jour au nettoyage et In! prises d\u2019architecture de son père \u2014 le Pa- à l\u2019astiquage consciencieux de chaque meu- | Que lais de Justice, la nouvelle Prison, l\u2019église ble, de chaque bibelot; c'est la gouvernante op de Saint-Roch; et pendant une dizaine modéle, alerte a l'ouvrage, pacifique et bâtisse, d\u2019années, il est le témoin intéressé des \u2018discrète; et quand elle s\u2019avise d\u2019épouser dsr q travaux des fortifications de la ville, que son cousin, le maître-sculpteur André Pa- compet \u201cles ingénieurs royaux dirigent avec compé- quet, ancien apprenti et compagnon de mabey tence et méthode.Thomas Baillairgé, celui-ci en est boule- Lions, A son retour de Saint-Vincent-de-Paul, versé pendant quelques semaines; et tout À que Thomas Baillairgé ne se hâte point d\u2019ou- aussi attristé que joyeux, il se demande grecque vrir un atelier, ni de commencer seul sa avec anxiété où et quand il pourra dénicher Eu carrière d\u2019artisan.l! sait attendre.Aussi Une perle pareille.alsa longtemps que son père tient atelier rue Une fois par semaine, nous affirme le crois de Saint-François, il s\u2019y rend tous les jours chroniqueur de la famille, sa porte s'ouvre che: et y travaille comme un compagnon de toute grande aux parents et aux amis.mes jurande \u2014 soit, du lever du soleil à son Parmi les visiteurs qui en franchissent le bas q coucher.Du ciseau et de la gouge, il fouille seuil, je vois bien des visages qui me sont l'avoue laborieusement les larges planches de bois inconnus.J'en vois d\u2019autres qui me sont Elsen de pin rouge, qui se travaille avec tant de plus ou moins familiers.Celui-ci, la figure À ut facilité et exhale un parfum de résine si forte en couleur et la soutane râpée est bonne» agréable.En somme, il participe à toutes l\u2019abbé Jérôme Demers, professeur d\u2019archi- nsf les entreprises dont son père assume l\u2019exé- tecture et de physique au Séminaire et iste cution \u2014 et elles sont de plus en plus nom- grand admirateur du maitre de la maison; ni, breuses.C\u2019est ainsi qu\u2019il collabore à l\u2019orne- celui-là, myope et chauve à vingt-cinq ans, Qu an mentation des églises de Saint-François- François-Xavier Garneau, ne se doute pas =e Ë de-la-Beauce, de la Baie-Saint-Paul, de encore qu\u2019il sera l\u2019historien national du fot 13 Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette (Lo- pays; cet autre, gros et court, est I'archi- iy ji: retteville), de Saint-Roch-des-Aulnaies, de tecte-sculpteur Louis-Thomas Berlinguet, laure 4 Sainte-Marie-de-la-Beauce; surtout, il qui a été le camarade de Baillairgé à l\u2019école -_ i \u2018By a 470 September 1949, TECHNIQUE ton | À Ba tH de Saint-James et fait maintenant la navette entre Québec et Montréal, car il a des petits chantiers aux quatre coins du pays; il y a là les tabellions Abraham Parent et Glackmeyer, le charpentier Delorbaëz, un collaborateur et presqu\u2019un voisin, le poète Louis Fiset, qui apprend encore son métier de rimeur classique, le major Laforce et l\u2019archiviste Faribault; et à l\u2019écart des autres, quelques jeunesses turbulentes parmi lesquelles je distingue les traits du futur chroniqueur de la famille, Georges-Frédéric Baillairgé.Les grandes entreprises A la fin de l\u2019importante et glorieuse entreprise de Saint-Joachim, c\u2019est-à-dire vers l\u2019année 1824, la renommée de notre architecte-sculpteur s\u2019est étendue définitivement au dehors.C\u2019est l\u2019année où il s'engage à sculpter le grand retable de l\u2019église de la Sainte-Famille (île d'Orléans), le fond du sanctuaire de l\u2019église de Lotbi- nière, la charmante chapelle de la Congrégation, au Séminaire de Québec; c\u2019est aussi dans le même temps que les syndics de Notre-Dame de Montréal lui offrent la direction des travaux de leur nouvelle église; il refuse cette charge en des termes pleins de sens commun et de dignité, qui marquent bien la droiture de son caractère : .Il est flatteur pour moi d'apprendre que quelqu\u2019un ait à Montréal assez bonne opinion de moi pour me confier une telle bâtisse, je suis aussi très reconnaissant du désir que vous marqué d'encourager des compatriotes, mais quant à moi je ne puis malheureusement en profiter pour deux raisons, 1° Votre bâtisse devant être gothique et n\u2019ayant étudié que l'architecture grecque et Romaine, ce que j'ai cru suffisant pour le pays, je n'ai pris qu\u2019une connaissance superficielle du gothique et me crois donc de ce côté audessous de cette tâche; 2° ayant des ouvrages à terminer, il me seroit très difficile de me partager assez cette étée pour remplir ce devoir.J'avoue pourtant que si ces Messieurs eussent choisi le grec ou le romain au lieu du gothique, ayant en mains une assez bonne collection des meilleurs édifices, j'aurais été tenté d'oser faire mes efforts pour justifier ceux qui ont bien voulu penser à moi .! » Au reste, pourquoi irait-il s\u2019immobiliser à Montréal pour surveiller les travaux d\u2019un édifice dont le style pseudo- gothique lu est étranger, aussi bien d\u2019ailleurs qu\u2019à tous les artisans du chantier ?Il aurait grand tort, puisqu\u2019à Québec même 1 Pièce citée par Mgr Olivier Maurault dans La Paroisse.TECHNIQUE, Septembre 1949 LAUZON \u2014 Grand clocher de l\u2019église, élevé en 1831 par François FOURNIER, maître-char- pentier et sculpteur de Montmagny, d'après les dessins de Thomas BAILLAIRGE.il produit l'architecture qu\u2019il aime, et qu\u2019il ne peut suffire à la tâche.Les ouvrages de la Sainte-Famille et de Lotbinière ne sont pas encore terminés que notre sculpteur dresse les p'ans d'un retable à la récollette, celui de la chapelle de l\u2019Hôtel- Dieu de Québec, et qu\u2019il en commence l\u2019exécution.En même temps, en 1828, 1l construit le buffet du grand orgue de la cathédrale?et en entreprend lui-même la sculpture.C\u2019est également la même année qu'il s'occupe, à la requête des abbés Demers et Bédard, des plans de la nouvelle église de Charlesbourg.Deux ans plus tard, il ouvre un chantier considérable, celui de l\u2019église qu'il s\u2019est chargé de construire à Lauzon, après l\u2019incendie de l'ancienne; c\u2019est, comme on le verra dans une prochaine étude, son chef- d\u2019œuvre architectural.L'année 1831 est particulièrement féconde: l\u2019église de Saint- Patrice, à Québec; la transformation en édifice parlementaire de l\u2019ancien Palais épiscopal de monseigneur de Saint-Vallier \u2014 et c\u2019est Louis-Thomas Berlinguet qui terminera cet ouvrage; quelques meubles richement sculptés pour les églises de Lot- binière et de Rimouski.On constate que, peu à peu, ses nombreux travaux d'architecture l\u2019obligent d\u2019'aban- 2 Ce buffet a péri dans le sinistre du 22 décembre 1922.Il n\u2019en reste que le buffet du positif, gentil monument de sculpture qui se trouve aujourd\u2019hui dans le croisillon sud de l'église du Gésu, à Montréal.471 ARCH RH Ei fi et EX | ih 2 by oie proches cine ce donner l\u2019art dans lequel il a excellé jusque là, la sculpture.C\u2019est qu'avec les ahnées et grâce à ses dons, il est devenu l\u2019homme de confiance de deux personnages diocésains très actifs et de grand prestige, l\u2019évêque coadjuteur Joseph Signaÿ et l\u2019abbé Jérôme Demers, grand-vicaire du diocèse.bois sculpté et doré, façonnée en 1825 par Thomas BAILLAIRGÉ pour la chapelle de la Congrégation.QUÉBEC \u2014 Séminaire \u2014 Madone en Cette confiance, Thomas Baillairgé fait tout ce qu\u2019il peut pour la mériter et aussi pour l'accroitre.Il est sans cesse penché sur des plans et des devis d\u2019édifices religieux; il imagine des variantes ingénieuses au style architectural que l'abbé Pierre Conefroy a mis à la mode vers l\u2019année 1800; il multiplie les démarches; 1l ne compte ni son temps ni sa peine; il passe des semaines entières sur ses chantiers, il presse les travaux, il ne laisse aucun répit aux entrepreneurs .Aussi bien la liste de ses œuvres est-elle longue.Oeuvre impressionnante Il ne peut être question de citer ici, même sommairement, tous les monuments religieux dont il a dressé les plans, fourni 479 le décor et surveillé consciencieusement l\u2019exécution; d\u2019ailleurs, je me propose d\u2019en écrire longuement dans une étude ultérieure.Dans cet article, je ne voudrais signaler que les ouvrages les plus importants.En 1836, l\u2019église de Sainte-Luce, encore debout mais légèrement remaniée à la façade; la grande église de Sainte-Croix (Lotbinière), inutilement démolie en 1910; l'agrandissement de l\u2019église de Saint-Am- broise (Loretteville).L\u2019année suivante, la belle église de Deschambault, largement inspirée de la cathédrale anglicane de Québec.En 1838, les églises des Becquets et de Saint-François-du-Lac, l\u2019une et l\u2019autre assez bien conservées.En 1839, la reconstruction et l'agrandissement de l\u2019église de la Baie-du-Febvre, qu\u2019on a malheureusement détruite soixante ans plus tard.En 1844, la façade de la cathédrale de Québec, le Palais épiscopal et l\u2019église de Pierrefonds (île de Montréal).En 1849, l\u2019église de Saint-Jean-Chrysostome (Lévis), que Thomas Fournier a quelque peu abi- mée .Au milieu de tant de travaux absorbants et de voyages d\u2019affaires pénibles, il voudrait parfois se reposer un peu, abandonner l\u2019équerre et le tire-ligne, ne plus penser aux prescriptions de ses devis ni aux colonnes de chiffres des cahiers des charges; il voudrait fuir les entrepreneurs, ne plus rédiger les demandes de soumissions, ne plus entendre les réclamations des marguilliers.Il voudrait partir en voyage mais, cette fois, sans but déterminé, sans perspective d'enquêtes ni d'examens de travaux.En 1846, il prend prétexte de la surveillance des ouvrages de Sainte-Geneviève de Pierrefonds pour quitter Québec et remonter le fleuve en voilier.Il passe quelques jours à Montréal; il fait de longues et fructueuses visites dans les églises nouvelles que Victor Bourgeau, John Ostell et John Wells érigent dans les quartiers récemment ouverts de la ville; il s\u2019arrête à Pierrefonds pour se rendre compte de l\u2019état des travaux; puis il s\u2019en va visiter son cousin Jean-Joseph Girouard, notaire à Saint-Benoit (Deux- Montagnes), qui, à cette occasion, dessine un portrait à la sanguine de l'architecte.De retour à Québec à la mi-octobre, il reprend sa besogne d'architecte diocésain, mais avec moins de vaillance qu\u2019auparavant.Car à mesure qu\u2019il avance en âge, il a moins d\u2019assurance en soi-même, il se sent isolé au milieu des générations montantes.Son compagnon de travail \u2014 j'allais écrire son publiciste \u2014, l\u2019abbé Jérôme September 1949, TECHNIQUE = dants vou oaner aux panes vou diger 5 les.cute cuve oo lane e de mon ques st vells Demers, est impotent depuis quelques mois et ne quitte plus sa chambre au Séminaire \u2014 il mourra d\u2019ailleurs en 1853, complètement oublié; son protecteur, l\u2019évêque Signaÿ, s'apprête à remettre l'administration du diocèse à son coadjuteur T'ur- geon; ses compagnons-sculpteurs sont dispersés depuis longtemps et ne donnent plus guère signe de vie; les jeunes architectes \u2014 surtout l\u2019un d\u2019eux qui le touche de près \u2014 délaissent peu à peu la tradition française et se livrent sans défense aux caprices hasardeux de l'architecture archéologique.A Québec même et dans les environs, il voit s\u2019élever des édifices dont les formes empruntées rompent entièrement avec tout ce qu\u2019il a adoré depuis son adolescence; lorsqu'il lui arrive de jeter les yeux sur les gravures des monuments qu\u2019on a érigés en France sous la Monarchie de Juillet, il commence à douter de son propre goût, il perd foi en l\u2019architecture; et il s'étonne, comme presque tous les artisans de son âge, que des objets sans valeur, fabriqués en série, remplacent, sans que le peuple proteste, les solides et honnêtes produits de l'artisanat traditionnel.Suivant l\u2019expression populaire de l\u2019époque, son règne est fini.En 1848, frappé de lassitude et de découragement, il songe à abandonner définitivement toute pratique de l'architecture.TECHNIQUE, Septembre 1949 Et en prévision d\u2019une mort prochaine, il dicte ses dernières volontés à Maîtres Petitclerc et Defoy, notaires à la Haute Ville.A son cousin, le jeune architecte Charles Baillairgé, il lègue la plus grande partie de sa bibliothèque et ses instruments à dessin.Parmi les legs particuliers, je relève cette clause que je cite textuellement: « Je donne et lègue à Raphaël Giroux, sculpteur, tous mes cahiers de desseins (sic), modèles et autres livres d\u2019architecture, ainsi que tous mes outils de menuiserie, sculpture & peinture, excepté un livre intitulé Méthode de Dessin & mon tour à tourner que je lègue à Léandre Parent*, sculpteur, comme souvenir.» La dernière clause de son testament institue un legs particulier de quatre mille dollars en faveur des pauvres de l\u2019Hôpital-général de Québec.A quelle occupation se livre-t-il pendant les dix dernières années de son existence ?On n\u2019en sait rien, ou fort peu de chose.Son nom ne paraît plus dans les livres de comptes paroissiaux de la région québecoi- se, ni dans les journaux, ni dans les corres- 3Né à Québec en 1804, mort à Saint-Casimir (Portneuf) en 1869; il a été l'apprenti et le compagnon de Thomas Baillair- gé.411 s'agit de Léandre Parent père.Né à Québec en 1809, mort à Québec le 12 juin 1889.Ancien compagnon de Baillairgé.DESCHAMBAULT \u2014 Façade de l'église paroissiale construite en 1838 par Olivier LARUE, maître-maçon de Neu- ville, d\u2019après les plans et devis de Thomas BAILLAIRGE.473 i A Bit il Rif qo SR à 5 D 14 IN 4 ! Ma ie Ai Hl pondances que j'ai pu consulter.Retiré farouchement dans sa maison de la rue Saint-François, il vit seul, taciturne et fi te 0 A LOTBINIÈRE \u2014 Banc d'œuvre de l'église paroissiale, en bois sculpté, peint et orné de filets de dorure, façonné en 1832 par Thomas BAILLAIRGÉ.rhumatisant, au milieu de ses livres, de ses outils poussiéreux et de ses chats.Quand il se décide à sortir dans la rue, c\u2019est pour se rendre aux funérailles d\u2019un confrère ou d\u2019un ami d\u2019enfance; quand il consent a causer un peu, c'est pour évoquer la brillante existence québecoise de l\u2019époque 1825, égrener ses souvenirs sur les artisans qu\u2019il a connus et gémir sur l\u2019affaiblissement de la tradition.Thomas Baillairgé se survit à soi-même.Il est mort à Québec le 9 février 1859, à l\u2019âge de soixante-sept ans.Il a été inhumé deux jours après dans la cathédrale de Québec, dans cette cathédrale que son grand-père, Jean Baillairgé, son père François, son oncle Pierre-Florent, son cousin Flavien et lui-même avaient, au cours de plus d\u2019un demi-siècle, ornée de tant et de si belles sculptures sur bois.474 La cathédrale n\u2019est plus depuis le sinistre de 1922; et les photographies qui la représentent s\u2019effacent d'année en année.Mais çà et là dans le pays, il existe encore des monuments bien proportionnés, accueillants et simples, qui témoignent de son aimable génie d'architecte.Il existe encore des meubles d'église galbés avec art, façonnés avec beaucoup de soin et d'amour, qui prolongent jusqu\u2019au milieu du xIx° siècle le style admirable de cette brave lignée d\u2019artisans.Et nous verrons dans un prochain article que l'École canadienne de sculpture ne s'éteint pas avec Thomas Baillairgé, mais que, par l'exemple de ses plus belles œuvres, elle rebondit pendant un quart de siècle avant d\u2019être étouffée par l'archéologie et la grande industrie.Es RÉPONSES aux questions de la page 466 .\u2014Faux .\u2014Vrai .\u2014Faux .\u2014Faux .\u2014Vrai .\u2014Faux .\u2014Faux SOU 585: 0 NH 57 \u2014RÉPARATIONS ENTREPRENEURS IMPRIMEURS Vous trouverez chez nous un atelier de Mécanique générale Toutes réparations MA.6244 ) E LIMITED pr fe 103300 penis dune, pair family \u201cSid Where \u20ac york\u2018 So more become = First.Ve: Tothew thing th the rar: fours ac what he pounds the man makes © House: the big | den te wie du \"M, k j dingy Ù né, des ent de ! Et apy - On êt U ny, $ \u201cte Vero th (an.of 0 Uh pr a GRIME BUSTERS\" by C.M.McGOUN The Battle Against Soil and Dirt Continues Unabated with New, Exciting Gains each Day Y.it is a far cry from the Saturday night of yesterday\u2014when Junior had to be bribed, cajoled and all but handcuffed to the washtub for the weekly scour\u2014to the present, highly civilized era of the bubble bath! For now little Canada squeals as he eagerly climbs into a bathtub full of billowy suds.A little thing, you say\u2014a bubble bath ?Yes, but only one of the great multitude of uses to which the new \u2018\u2018synthetic\u2019\u2019 detergents are being put every day, from washing dishes, woolens and rugs, to cleaning walls, paintwork, windows, floors\u2014and even the family pet.\u201cSynthetic\u201d detergents ?What are they ?Where do they come from?How do they work ?Such are the questions that are heard more and more frequently as these products become more and more useful.First, what are detergents ?Very simply, they are cleansing agents.To the window cleaner a detergent is some- _ thing that helps him clean his windows; to the janitor it is what helps him clean his floors and walls; to the metal worker it is what helps him clean oils and other compounds from the surface of the metal; to the man in the bottling works it is what makes the bottles clean and shiny.To the housewife, it is not quite so simple, for she, the biggest buyer of them all, has a bewildering variety of cleaning problems, from the weekly wash to the bubble bath.Yet fundamentally, all these problems are related for they involve the removal of dirt.And now the word \u2018\u2018synthetic\u2019\u2019.Actually this word conveys little added meaning, for practically all detergents, including soap, are synthetic inasmuch as they are synthesized through chemical processes as opposed to occurrence in the natural state.Be that as it may, the word synthetic, like so many others of its kind, has caught the public fancy and will likely continue to be used to mean that group of detergents other than soap or the old established alkaline cleansers of grandma's day.1 Courtesy of **C-I-L Oval\u201d.TECHNIQUE, Septembre 1949 Turning now to the question, where did they come from?Are they the result of some recent major chemical discovery, or have they been the product of long, painstaking research?The answer is best obtained by examining briefly what is involved in the process of cleaning, reviewing some of the history of detergents and seeing for ourselves how the new detergents have come into being.Briefly, the act of cleaning may be divided roughly into two steps: (a) loosening the dirt, and (b) removing the dirt after it has been loosened.Possibly the earliest known detergent was ordinary sand which, when mixed with water and rubbed into fur and skin, did a fairly good job for our pre-historic ancestors.The cleaning action here depended entirely on the intimate mechanical action of the sand which both loosened and removed the dirt\u2014pretty tough treatment for skins and fabrics, but fairly effective for scouring the surface of such things as pots and pans.Until recent years most of our \u2018scouring\u2019 powders were based entirely on this same principle.An improvement was effected by our ancestors when they discovered that certain types of clay, used in a similar manner, produced in many instances a much cleaner surface and without the harsh abrasive action of the sand.Examples of such clay are commonly known in industry as Colloidal, or Bentonite clay, and in the home as Fuller's Earth.These clays exhibit what is known as colloidal action which in short means that the microscopic clay particles remain in constant motion when mixed with water.This motion not only helps to loosen dirt from a surface with which the particles come in contact, but keeps the dirt in suspension while it is being rinsed away.It is interesting to note that this principle is still applied in certain primitive areas where washing of clothes is carried out by putting colloidal clay inside the wet folded garments and pounding them over wet rocks or other smooth surfaces.Colloidal clays, 475 on the other hand, still play an important part in the field of detergency in this country.Many of our outstanding industrial cleaners contain relatively high percentages of these clays, and their plentiful supply has been a saving grace in times of soap shortage.These clays are used as an ingredient of many of our present laundry and household soaps, and when used in proper proportions detract in no way from their detergent value.Up to this time, then, we have uncovered two methods of cleaning or of loosening and removing dirt, namely, mechanical action and colloidal action\u2014the mechanical action being exhibited by sand and to a lesser degree by the clay, while the colloidal effect is shown by the clay only.It was during this same early period\u2014 before the days of recorded history\u2014that the greatest single discovery in history of detergency was made.How it was made must remain a matter of conjecture, but it is not unlikely that some weary traveller, after his evening meal in front of a camp fire, instead of walking to the water\u2019s edge for sand, scooped up wood ashes from the fire to clean his cooking vessels.Possibly he failed to note the true significance of what had taken place and accounted for the cleaner, grease-free utensil by the greater heat of the wash water, or some clay that was mixed with the ashes.But whatever the reason, he knew that he had found a better way.For, thanks to fate, the potash from the wood ashes had come in contact with the grease and, under the correct conditions, had formed what we now know as soap.The discovery, however made, was of great import, and it is interesting to note that after these thousands of years, in some countries, wood ashes are still leeched to recover the potash for use in soap-making.Here was a much more effective cleansing agent than its predecessor, clay.For it exhibited powerful colloidal action\u2014with little abrasive effect\u2014and in addition it brought into play a new property, that of making water \u201cwetter\u201d.This wetting action, we know now, is the result of a lowering of the surface tension which enables soapy water to wet out a surface or penetrate a fabric more rapidly than water alone.A microscopic view of a fibre or a surface to which a piece of dirt is attached whould show how this so-called \u2018\u201c\u2018wetting\u2019\u2019 action aids in the act of cleaning.The water, in wetting the fibre, wedges its way between the fibre and the dirt and in so doing loosens the dirt from its resting place.Not only is soap an effective agent in loosening dirt from a surface, but it also does a good job of removing the dirt once it has become loosened\u2014colloidal action, exhibited by the soap particles in solution, keeps the dirt suspended and prevents rede- position on the surface.In addition soap has another valuable property, that of being able to emulsify fats and oils.This emulsifying action makes possible the breaking down of oily matter to a finely divided or dispersed state.The finely Etablie en 1872 1040, rue BLEURY ALEX.BREMNER LIMITED MATERIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION PRODUITS REFRACTAIRES \u2014 MONTREAL LA.2254* WELDING & SUPPLIES CO., LTD.3445, rue Parthenais, MONTREAL - CH.1187 En qualité de technicien, vous aimez avoir affaire a des techniciens pour vos besoins de soudure.Nous avons le plaisir de vous informer que notre ingénieur est passé par l'École Supérieure de Soudure de Paris, et que tous nos vendeurs connaissent et pratiquent la soudure et se tiennent continuellement au courant du progrès dans ce domaine.* Adressez-vous à nous pour vos appareils, baguettes, électrodes et accessoires.September 1949, TECHNIQUE Lely Once on, con, ah sable \u201cats dispersed oil droplets can then pass back and forth through the interstices of a fabric, and from within the fibres themselves to the outer surface where they are easily floated off in the washing process.The ability of soap to emulsify takes on added value when we realize that a very large portion of dirt-commonly encountered is of a greasy or oily nature.Thus, in addition to mechanical action and colloidal action, there have been added a third and fourth means of removing dirt, namely, wetting action and emulsifying action.Since, then, soap is such an outstanding detergent, one might wonder why anything better should be desired.Unfortunately, it has two major limitations.First, soap is a product of the combination of a strong alkaline material, caustic soda (or lye), with a weak acid material, fatty acid, and as such is itself quite highly alkaline in nature.This alkaline nature of soap makes it unsatisfactory for certain processes where a strictly neutral, or possibly an acidic reagent, must be used.The main examples of this are in the textile field, particularly in dyeing operations, where an alkaline reagent could have a detrimental effect on dyestuffs or other chemical assistants.In the second place, soap does not behave well in the presence of certain metallic salts.Everyone is familiar with the greasy curds or scum which form on the surface when one tries to wash in hard water.This is the result of the presence, in hard water, of calcium and magnesium salts, which react with soap to form insoluble compounds.Accordingly, research activity was directed, first, at making soap effective in neutral or acid solutions, and secondly, at eliminating the effect of lime and other salts.Progress towards this goal was made as early as the eighteenth century, when it was discovered that olive oil, processed with sulphuric acid and neutralized, gave a product with excellent wetting properties, and which was reasonably well-behaved in the presence of mineral salts or hard water.This type of product, along with soap, continued to be the only known wetting agents used up to the time of the First World War.From then on, however, the picture changed rapidly.Chemical research in Germany, stimulated by the fat shortage and the necessity of finding substitutes, resulted in the production of the first so- called \u2018synthetic\u2019 wetting agents\u2014the TECHNIQUE, Septembre 1949 Alkylated Naphthalene Sulphonic acids and their salts, of which C-I-L\u2019s *Alkanols\u201d are good examples.These products were quickly recognized for their outstanding wetting properties, and their effectiveness under widely varying conditions aroused an interest in fields other than textiles.They were not effective detergents, however, as they lacked the all-important dirt suspending properties required for this work.But as wetting agents they are still ranked among the leaders.In the late twenties a milestone, possibly second only in importance to that of the discovery of soap, was passed with the German development of the now famous Sulphated Fatty Alcohols family, of which the \u201cDuponols\u2019 are possibly the best known members.The Sulphated Fatty Alcohol may be considered the first of the so-called \u2018synthetic\u2019 wetting agents to possess detergent power.At this point it should be noted that with the exception of the Naphthalene Sulpho- nates, all of the wetting agents produced up to this time had, as their starting point, the same types of fats as those from which our soap is made\u2014that is, of animal or vegetable origin.Shortly after the advent of the Sulphated Fatty Alcohols, however, a further discovery was made which marks another milestone in the history of synthetic detergents.It was the invention of a process for producing a synthetic detergent, using not an animal or vegetable fat as its base, but rather a mineral oil, a product of the petroleum industry.Here was a product which held promise of low cost and plentiful supply! The outcome is familiar to most of us, for it has happened in our lifetime.Spurred on by World War II and the inevitable fat shortage, the petroleum base detergents have made phenomenal progress.They, with their earlier cousins, derived from the animal and vegetable fats, have since the war combined forces to give the civilian world a myriad of so-called \u201c\u2018soapless\u2019 detergents for every purpose from hair shampoos and tooth cleansers to dish- washing compounds.However, even with the new compounds, each appears to excel only in a particular portion of the detergent field\u2014with predecessors like sand and clay still performing important functions.Will the magic of the chemist\u2019s test tube yet produce that elusive \u201ccure all\u201d\u2019\u2014the \u201cuniversal\u201d detergent and wetting agent ?For that we can only wait and see.477 LA RECTIFIEUSE UNIVERSELLE BROWN & SHARPE No 13 améliorée dans LL son fonctionnement db: et son je ] ge 1 entretien \" HY n .pour travaux de salle d\u2019outillage 3 tels \u2018que rectification de petites et 4 moyennes pièces cylindriques, meu- A lage profilé et quantité de meulages i divers y compris affûtage de fraises, 4 d\u2019alésoirs et d\u2019autres petits outils.à © Paliers à coussinets simples ou antifriction.3 © Broche de la poupée fixe montée sur coussinets antifriction.© Commandes simples et à la portée de l\u2019opérateur.i ® Le graissage automatique protége les organes principaux et les surfaces frottantes.j conn Fairhanks -Morse 27a 2 255 blvd des Capucins 980 rue St-Antoine 266 rue Sparks | i Québec, Qué.Montréal 3, Qué.Ottawa, Ont.| LE \"QUIZ\" DE TECHNIQUE 13 \u2018 par JEAN-MARC CHEVRIER, LIC.PED., D.PSY., CHEF-PSYCHOLOGUE PU BUREAU D'ORIENTATION DE L'AIDE À LA JEUNESSE.«zs \"De mes propres yeux, je lai vu!\u201d nt Aq VEZ-VOUS le sens de l\u2019observation ?Vous arrêtez-vous à considérer un objet ?Votre mémoire visuelle s\u2019avère-t-elle puissante par sa rapidité à retenir les détails d\u2019une scène ou d\u2019une photographie ?OUI!.Regardez le présent photo-montage durant une minute et répondez aux questions de la page suivante.Suivez les ques- ; tions dans l\u2019ordre où elles sont posées et une fois votre réponse donnée, celle-ci ne peut être corrigée.b | nll | | He us À is À «À \"UE PHOTO-MONTAGE, R.Dolan TECHNIQUE, Septembre 1949 I! n\u2019y a pas de problème qui n\u2019ait sa solution Un personnel expert à votre disposition gratuitement e Ingénieurs-Entrepreneurs e Charpentes Métatliques @RD & CIE, LTÉE 4700 rue Iberville MONTREAL 480 10.11.12.La photo contient: a) 6 personnages b) 4 personnages c) 5 personnages Parmi les machines-outils, nous observons: a) un étau-limeur b) un tour c) une fraiseuse (milling-machine) L\u2019opérateur dont on voit le chronomètre est: a) le sans-filiste b) le dessinateur c) l'opérateur de la perceuse Le sans-filiste : a) parle au microphone b) semble écrire un message c) regarde un cadran Le soudeur: a) lève son masque b) baisse son masque c) observe son travail le masque baissé On voit clairement au travail : a) 2 mains gauches nues b) 3 mains gauches nues C) 4 mains gauches nues Des personnages portent le veston : a) un b) trois c) deux Le mur de brique est vu a) à gauche du sans-filiste, en bas b) à droite du soudeur, au milieu c) à droite du lecteur, en haut de la photo Le dessinateur porte: a) un couvre-tout b) un chandail sans manche c) un veston rayé La clef télégraphique a) apparaît à gauche du sans-filiste b) apparaît en avant du sans-filiste c) n'apparaît pas sur la photo Le rouleau de papier est à la hauteur: a) de la gauche de la perceuse b) de la main droite du dessinateur c) du coude du soudeur Des chiffres apparaissent dans l\u2019ordre suivant: a) 6543 b) 3543 c) 4501 VÉRIFIEZ VOS PROPRES RÉPONSES 8 est considéré bon 10 est considéré excellent 11 et 12 sont considérés exceptionnels.September 1949, TECHNIQUE Qualités requises des métaux pour les constructions modernes SIGNIFICATION DES RÉSULTATS D'ESSAIS 2 ES conditions requises pour les constructions modernes se laissent exprimer par deux facteurs: sécurité d\u2019une part, économie du trafic et de la fabrication d\u2019autre part.Ces deux facteurs sont cependant d\u2019une nature tout à fait opposée en ce sens que l\u2019économie dans les constructions tend vers une épargne minutieuse des matériaux employés.Pour pouvoir répondre d\u2019un autre côté d\u2019un facteur déterminé pour la sécurité, le constructeur tend facilement vers une exagération de la quantité ainsi que des sections portantes des matériaux employés.À ces deux facteurs importants, il faut ajouter pour les constructions actuelles, celui de la légèreté qui est complètement opposé à la sécurité et par conséquent est pour ainsi dire son ennemi naturel.Pour satisfaire les conditions que la technique actuelle exige, il est avant tout nécessaire que le choix ainsi que l'emploi des matériaux soient effectués dans le sens d\u2019une adaptation complète aux exigences de la construction même.La connaissance exacte des qualités des matériaux, aussi bien que celle des conditions et sollicitations sous lesquelles ils travaillent, sont indispensables aux constructeurs.Chaque élément d\u2019une construction, après avoir supporté la charge prévue, c\u2019est-à-dire après que la machine ou l\u2019appareil est revenu à son état de repos, doit reprendre sa forme initiale; autrement dit il doit reprendre la forme extérieure qu\u2019il possédait à l\u2019état non chargé.Il est donc permis de faire travailler les matériaux de construction sous un régime purement élastique et ceci au maximum jusqu\u2019à la limite de leurs premières déformations permanentes après décharge.Par conséquent ce qui doit intéresser en premier lieu le constructeur, ce sont les charges auxquelles les différents matériaux possèdent les plus petites déformations TECHNIQUE, Septembre 1949 par GEORGES WELTER, PROFESSEUR, CENTRE DE RECHERCHES, ÉCOLE POLYTECHNIQUE.permanentes possible, afin qu'il puisse, a l'aide de ces résultats, faire un calcul précis des constructions projetées.D'autre part, l'industrie mécanique qui emploie ces matériaux, doit être informée des conditions et qualités de leurs déformations plastiques à chaud et à froid, afin de les adapter au cours de la fabrication à la forme définitive de la construction.La résistance à la déformation élastique, ainsi que la possibilité d\u2019une grande défor- mabilité plastique aux températures élevées, sont donc des facteurs prédominants pour les constructions actuelles légères et à grand rendement.De ces facteurs, les conditions des déformations plastiques, c\u2019est-à-dire les qualités technologiques de la plupart des matériaux de construction, ont été relativement bien étudiée ces derniers temps; une étude plus approfondie sur ce point n\u2019est nécessaire que dans des cas spéciaux.Concernant le second facteur, c'est-à-dire la résistance élastique des matériaux, il faut avouer que nous ne possédons pas encore les données précises et nécessaires à ce sujet.Nous avons peu de chiffres exacts sur les déformations élastiques des métaux en fonction des charges appliquées.Peu d'essais systématiques ont été effectués pour fixer ces chiffres, de sorte que nous manquons de nos jours encore plusieurs des points d\u2019appui principaux pour effectuer le calcul des constructions.Elasticité et micro-plasticité des matériaux La connaissance de l\u2019élasticité et de la micro-plasticité des matériaux, forme, du point de vue de leur application, la base principale de l\u2019étude sur la résistance et la connaissance des matériaux.Ce qui doit intéresser avant tout le constructeur, c\u2019est la limite exacte jusqu'où il peut charger les éléments de construction qu'il projette, 481 sans que ces éléments se déforment en service d\u2019une manière permanente nuisible.L'étude des qualités élastiques des matériaux nécessite en outre une connaissance exacte de la distribution et de l'attaque des forces et la répartition des tensions dans les éléments de construction.La distribution des tensions dans une éprouvette, soumise à la traction par exemple, dépend entre autres facteurs, de sa forme extérieure, du métal choisi, de sa composition, des différentes phases de sa fabrication, de son traitement thermique et mécanique, de la répartition des tensions externes et internes, etc.Dans un corps soumis à la traction croissante, il s\u2019agit non seulement des forces extérieures appliquées, mais de la répartition de ces forces ainsi que des tensions et des glissements internes, qui, de cristal en cristal, doivent être à chaque instant en équilibre.D\u2019après leur répartition et leur formation, tous ces facteurs peuvent influencer les résultats numériques d\u2019une manière appréciable.Pour bien comprendre cette question a fond, il est indispensable de se rendre compte des rapports qui existent entre les matériaux et leur comportement vis-a-vis des charges appliquées.L\u2019essai à la traction statique est sans aucun doute, un des plus intéressants des essais physico-métallurgiques.La résis- 20 F ; ~~ \u2018tv NZ JW rye\u2019 2 24 \" s 0 ag qus v ® 2 \" 8 0 wage qo ¥ avo ax wa = Fic.1.Diagrammes charge-allonge- ment de l'acier doux; en haut: diagrammes complets jusqu\u2019à rupture (à gauche) et jusqu\u2019à la limite élastique (à droite); en bas: mêmes diagrammes avec échelle plus grande pour l'allongement.tance a la traction et I'allongement sont généralement les qualités les plus importantes exigées par les cahiers de charges.Mais en pratique ces résultats, méme s\u2019ils sont complétés par des données sur.la limite apparente, la dureté, la résiliance, etc., ne suffisent nullement pour projeter des constructions à bon rendement.En réalité, la résistance à la traction nous apprend très peu de choses sur l\u2019utilité et le comportement des matériaux.Un diagramme usuel de la charge en fonction de l\u2019allongement de la partie cylindrique d\u2019une éprouvette en acier, est représenté à titre d'exemple sur la figure 1.La partie hachurée du diagramme de traction qui montre les déformations grossièrement plastiques, a été jusqu\u2019à présent mise trop en évidence vis-à-vis des déformations purement élastiques et micro- plastiques, qui ne sont pour ainsi dire pas du tout visibles dans ce genre de diagrammes.Pour provoquer la rupture de I'éprouvette, il est donc nécessaire de produire un travail qui correspond à la surface hachurée du diagramme d'après cette figure.Comme nous l\u2019avons vu, on est cependant porté à ne jamais charger les éléments de construction au-delà de la limite d\u2019élasticité réelle.Le travail absorbé par une éprouvette, qui est chargée seulement jusqu\u2019à sa limite élastique, est représenté par la surface noire extrêmement petite de la figure à droite, représenté par la surface a.I faut tenir compte que, pour rendre ce diagramme comparable, l'allongement élastique total, qui est de quelques centièmes de millimètre seulement, a été choisi d\u2019après une échelle très grande, car il n'y a pas moyen de le représenter par une longueur qui correspond à l'échelle des allongements du diagramme de gauche.Si l\u2019on compare ces deux diagrammes on reconnaît qu\u2019en service le travail maximum, absorbé par la construction, d\u2019après la figure de droite a ne représente qu'une partie minime, c\u2019est-à-dire moins qu\u2019environ la centième partie du travail total À que le métal peut absorber avant sa rupture complète.Le travail superflu qui, d\u2019après le diagramme A est disponible au delà du travail en ordre de marche, indique en quelque sorte une certaine sécurité que la construction possède pour des cas de surcharges non prévues.Il faut remarquer cependant que, exception faite de surcharges locales et de tensions internes qui peuvent être égalisées et compensées en partie par la plasticité September 1949, TECHNIQUE excellente du métal, des réserves exagérées de ce genre, ne sont nullement utiles et pas même désirables pour la plupart des constructions.Ceci est surtout le cas pour des organes de machines en mouvement comme par exemple des turbines, des dynamos, des turbos-génératrices, des machines à vapeur, des locomotives, des automobiles, des aéro-moteurs, etc.Une légère surcharge du métal, même jusqu\u2019à la limite d\u2019écoulement seulement, pourra causer, quand elle se produit pendant que la machine est en mouvement, une déformation tellement appréciable, que la machine entière peut être sérieusement endommagée.Dans ce cas, les réserves considérables du métal d\u2019après le diagramme A, en comparaison des énergies qui se produisent lors de la rupture d\u2019une pièce en mouvement, sont pour ainsi dire sans importance.Au contraire il est même préférable que le métal n\u2019absorbe pas un très grand travail; car cela entraînerait très probablement une destruction complète d\u2019autres éléments de la machine en marche.A part quelques constructions spéciales où les matériaux doivent avoir un taux de travail élevé, la plasticité des matériaux, dont l'allongement et la striction sont en quelque sorte l'expression, ne joue pas un rôle prépondérant dans la plupart des constructions.Ce facteur est au contraire, du point de vue du constructeur, d\u2019une importance tout à fait secondaire.Comme nous l'avons déjà fait remarquer, le principe fondamental pour toutes les constructions est celui de la déformation purement élastique des éléments de construction.Le constructeur doit donc choisir les sections des matériaux et le jeu des forces extérieures de telle façon, qu\u2019en ordre de marche, il n\u2019y ait que des charges purement élastiques qui se produisent.C\u2019est donc avant tout la limite élastique qui forme la base pour le calcul des constructions et qui, par conséquent, a une importance fondamentale, surtout pour les constructions légères à grand rendement.En pratique on ne peut pas mesurer d\u2019une manière absolue la limite élastique réelle des métaux.Mesurer veut dire comparer une grandeur avec une autre grandeur et pour mesurer la limite des charges élastiques par exemple, il est nécessaire de suivre ces charges en fonction des allongements, jusqu\u2019au moment où les premières déformations permanentes et mesurables, c\u2019est-à-dire les premières déformations mi- cro-plastiques, se laissent observer.Par conséquent on adopte, pour déterminer TECHNIQUE, Septembre 1949 cette charge, la déformation permanente minimum mesurable.Cette grandeur doit être telle que d'une part, on puisse la mesurer aussi exactement que possible avec des instruments et des méthodes de précision, et que d'autre part, elle s\u2019approche le plus possible de la valeur réelle et absolue de la limite élastique.À l\u2019état où se trouve aujourd\u2019hui la technique des mesures de précision, la limite élastique peut être adoptée à une valeur minimum qui correspond à un millième de millimètre d\u2019allongement permanent.Des instruments nous permettent de mesurer, sans erreur appréciable, la longueur d'une éprouvette de 4 pouces par exemple à quelques dix millièmes de millimètre près, de sorte que la grandeur d'un millième de millimètre se laisse facilement déterminer au cours d\u2019un essai de haute précision.Cette valeur a en outre été proposée et adoptée par des spécialistes de l'association internationale pour les essais des matériaux à Bruxelles en 1906; elle peut être considérée comme base suffisamment précise pour la mesure de la limite élastique réelle des matériaux.Avec la connaissance exacte de la limite élastique de tous les matériaux, on dispose donc d\u2019une valeur absolument sûre pour le projet et le calcul des éléments de constructions.Appuyé sur ces données, on peut se rendre facilement compte quelle construction est la plus économique et la plus résistante pour un cœfficient de sécurité donné.En effet, une machine qui est construite avec des matériaux bien définis par rapport à la limite élastique réelle et qui possède un cœfficient de sécurité, adapté aux conditions du travail, est sans aucun doute plus économique et sera en pratique plus appréciée que des machines lourdes pouvant supporter des charges qui ne se présentent jamais en ordre de marche.Limite apparente ou d'écoulement D\u2019autre part, comme on fait souvent usage de la limite apparente ou bien de la limite d\u2019écoulement comme base du calcul pour les constructions, il est nécessaire d'attirer encore l'attention sur cette question.La limite apparente ou d'écoulement pour les métaux autres que l'acier doux, n\u2019ayant pas un palier auquel la charge reste à peu près constante pendant un allongement grandissant, a été fixée à 0,29, d\u2019allongement permanent.Cet allongement, qui est une valeur arbitraire, choisi dans le diagramme charge-déforma- tion, aurait tout aussi bien pu être fixé à 0,1 ou 0,5% d\u2019allongement permanent, 483 sans changer cette limite ni par rapport à sa signification, ni par rapport à sa valeur intrinsèque pour les constructions.Ce chiffre de 0,2% a été choisi, uniquement en vue d\u2019une exécution facile et rapide de l\u2019essai de traction.Cette limite apparente des métaux, est cependant loin d\u2019égaler les résultats des essais effectués avec une précision d\u2019un millième de millimètre d\u2019allongement.Du point de vue de la technique des mesures exactes, la valeur de 0,2% d'allongement, représente donc une valeur excessivement grande.Elle contient 200 fois la valeur de la limite élastique d\u2019un millième de millimètre, pour laquelle on constate les premières déformations permanentes au cours de l\u2019essai de précision.Si l\u2019on compare par exemple un allongement total de 20% d\u2019un métal aux valeurs de la limite apparente et à celles de la limite élastique réelle, nous pouvons constater le fait intéressant suivant: l'allongement total de 20% par rapport à la limite apparente de 0,2% est de l\u2019ordre de 1 vis-à-vis de 100 seulement, tandis que entre la limite apparente et la limite élastique réelle, ce rapport est beaucoup plus grand et est à lui seul de l\u2019ordre de 1 vis-à-vis de 200.On se contente donc, en adoptant la limite apparente, d\u2019une valeur arbitraire qui ne définit pas une propriété caractéristique des métaux.Cette valeur est au contraire trompeuse et elle peut fausser appréciablement la valeur réelle de la résistance élastique maximum du métal.En effet, les matériaux sont, à cette charge de 0,2% d\u2019allongement, déjà fortement déformés et par conséquent en partie écrouis tout en entraînant dans la plupart des cas, une augmentation considérable de la limite élastique réelle.Par conséquent à la limite élastique, nous mesurons une déformation permanente, qui représente seulement la 20 millième partie de l\u2019allongement total que possède une éprouvette avec 20% de déformation.Sur le diagramme inférieur de la première figure est représenté schématiquement ce que nous venons de dire.La figure du milieu en forme d\u2019une ligne presque horizontale représente les déformations permanentes après décharge jusqu\u2019à la limite d'écoulement de 0,2%, tandis que la figure au-dessous nous montre les déformations totales, c\u2019est-à-dire élastiques et plastiques jusqu\u2019à 0,2% de déformation totale en fonction des charges appliquées en kg par mm°.De plus la figure inférieure nous montre en 10 lignes repliées sur elles-mêmes et 484 dessinées dans cette même échelle, la dixième partie seulement de la longueur de l\u2019allongement total de 20%.Par conséquent une centaine de ces lignes serait donc nécessaire pour représenter graphiquement l\u2019allongement total de 20% dans l'échelle choisie pour déterminer la limite élastique qui est comme nous l'avons dit seulement la 20 millième partie de cette allongement total.En se basant donc uniquement sur l\u2019allongement total et la limite apparente des métaux, on s'appuie par rapport à la limite élastique et les déformations effectives des constructions, sur des valeurs très problématiques qui sont plus ou moins fictives.Dans la construction, le choix d\u2019un métal déterminé exclusivement par la résistance à la rupture, la limite élastique apparente et l'allongement, n\u2019est plus acceptable de nos jours.Il faut en premier lieu tenir compte des déformations élastiques et micro-plastiques qui sont comme nous l\u2019avons vu, d\u2019une grande importance pour juger des propriétés mécaniques des matériaux.Plus la limite élastique est élevée, toutes autres propriétés gardées, plus un métal est utile pour les constructions.La façon dont il faut envisager un allongement minimum, ainsi qu\u2019une réserve de travail plastique du métal, dépend d\u2019abord de la construction même ainsi que des charges appliquées.De deux matériaux, fournissant le même taux de travail jusqu\u2019à la rupture, il va sans dire que celui dont la limite élastique est élevée est de beaucoup préférable à celui qui a une limite élastique faible.Toutes ces considérations s'appliquent d'abord aux produits métalliques laminés utilisés pour la plupart dans les constructions modernes.Mais à côté de ces produits il faut également prendre en considération les métaux coulés qui représentent une catégorie spéciale parmi les matériaux de construction.Pour ces produits, en tant qu\u2019ils sont employés comme éléments de \u2018construction, s'appliquent les mêmes règles que nous venons d'exposer.Comme ces produits ont cependant des propriétés de plasticité et d'allongement fort réduites vis-à-vis des alliages forgés, la limite élastique se rapproche comme pour les métaux fragiles de plus en plus de la résistance totale qui est atteinte après une déformation relativement peu importante.Sur la figure 2 nous voyons plusieurs diagrammes représentant la charge en fonction de l\u2019allongement pour l\u2019acier et des alliages légers laminés, à gauche, en September 1949, TECHNIQUE comparaison avec les diagrammes de quelques alliages coulés, à droite.Nous voyons la différence frappante qui existe entre la limite élastique E et la résistance à la rupture des alliages laminés de la figure à gauche et celle des alliages coulés de la figure à droite.Tandis qu\u2019on a pour les matériaux de construction laminés généralement des allongements variant entre 18 et 20 et même 25%, à l\u2019exception naturellement des matériaux trempés très durs, les alliages coulés ont rarement des allongements qui dépassent quelques pour-cent.Pour la fonte grise par exemple la limite élastique est très rapprochée de la résistance à la rupture.D\u2019après le diagramme de la figure à droite nous voyons qu\u2019entre la limite élastique et la résistance maxima à la rupture, la différence n\u2019est pas très grande.Ceci est également le cas pour plusieurs autres alliages coulés comme par exemple des alliages légers d\u2019aluminium- Cu-Zn.La limite élastique des alliages coulés possède une valeur qui représente souvent les 24 ou les 34 de leur résistance a la rupture, tandis que pour les alliages laminés recuits, leur limite élastique est plus petite que la moitié de la résistance à la rupture.De plus elle se trouve, comme nous l'avons vue, pour l'acier doux, seulement à la 20 millième partie de l\u2019allongement total de ce métal.Cependant du point de vue des constructions, la limite élastique des alliages coulés est tout aussi intéressante et importante que celle des alliages laminés.Seulement en pratique on, se contente souvent et ceci surtout en faveur du producteur, de déterminer pour les alliages coulés rien que la résistance à la rupture, l\u2019allongement et pour des essais plus précis la limite d'écoulement pour une déformation de 0,29, d\u2019allongement permanent.Ces dernières déformations peuvent cependant déjà être nuisibles à un tel point que pour certaines constructions on est obligé de mettre la pièce hors de service.Remarquons encore le fait intéressant qu\u2019on emploie couramment en technique des alliages coulés ayant moins de 1% d\u2019allongement total permanent, et ceci pour des organes relativement fortement chargés.Chose curieuse, ces pièces donnent dans la\u2019 plupart des cas entière satisfaction au travail.Si nous comparons avec ceci les alliages laminés, desquels on exige dans la plupart des constructions courantes, des allongements qui sont de 5 à 10 fois plus grands que ceux des alliages coulés, alors il faut se demander si ces exigences sont TECHNIQUE, Septembre 1949 # tjrs o 28882 531 e - « \u201d 4s 0 Nn @ 7 2 3 4 8 7?ex FrG.2.Quelques diagrammes charge-allongement de l'acier et des alliages légers laminés (à gauche) et des alliages coulés (à droite).vraiment fondées et si la plasticité excessive qu\u2019on exige des métaux laminés ne repré: sente pas une qualité inutile agissant plutôt au détriment du rendement et de l\u2019économie de la construction même.En général on considère la résistance à la traction comme la caractéristique la plus importante des matériaux; et un alliage possédant une résistance à la traction élevée à côté d'un certain allongement, est souvent envisagé comme ayant toutes les autres propriétés mécaniques élevées et cela dans les mêmes proportions.Ceci n\u2019est cependant pas toujours le cas et c\u2019est à cause de cela qu'il faut soumettre les alliages destinés à des constructions spéciales à des essais spéciaux afin de se rendre compte de leur comportement en pratique.Notons ici seulement les cas de quelques- uns de ces essais spéciaux, comme la traction sur l\u2019éprouvette transversale, l\u2019essai -de torsion, l\u2019essai de résilience, la compression, etc.Aussi faut-il rappeler l\u2019essai de la dureté qui peut fournir dans des cas spéciaux certaines précisions sur les propriétés en général des métaux, mais qui ne peut remplacer aucun des essais fondamentaux.La dureté peut cependant permettre un certain contrôle sur l\u2019uniformité des produits fabriqués et peut compléter en quelque sorte le tableau des propriétés mécaniques des matériaux.Q groupes d'essais mécaniques Si nous analysons de plus près les essais mécaniques usuels dont nous venons de parler on peut constater que ces essais se divisent en deux groupes principaux par rapport au genre de sollicitations.D'un côté les sollicitations qui se rapprochent le plus possible de celles des matériaux de construction en pratique, ne dépassant pas beaucoup les déformations élastiques provenant de sollicitations de différentes natures, comme par exemple des charges statiques et dynamiques de traction, de compression, de flexion, etc, en fonction des allongements élastiques et micro-plasti- ques.C\u2019est encore le cas pour les essais à la 485 fatigue, qui imitent le plus possible les charges répétées de la pratique.Ce groupe d'essai est sans doute un des plus intéressants et ces résultats intéressent avant tout le constructeur qui peut, dans la plupart des cas, employer directement ces chiffres pour faire le calcul de ses constructions.Plus on peut développer les essais de fatigue, plus les résultats seront d\u2019une aide efficace au constructeur.D'autre part, le second groupe d'essais mécaniques, ceux qui dépassent de loin les caractéristiques élastiques et d\u2019endurance des métaux, ne nous fournissent pas des résultats directement applicables au calcul des constructions.Ce sont plutôt des données indirectes qui, malgré leur grand nombre, restent incomplètes pour juger la qualité des matériaux employés.Comme le microscope nous révèle des détails de la structure des métaux sur laquelle le constructeur peut méditer pour fixer son cœffi- cient de sécurité, de même toutes ces autres propriétés concernant la plasticité, la résistance à la rupture, la dureté, la capacité de déformabilité plastique et la ductibilité, sollicitées par des charges statiques entraînant la destruction totale du métal, ne nous apprennent rien de précis sur ses propriétés nécessaires au calcul des machines.Ces valeurs fournissent plutôt des renseignements supplémentaires, des chiffres et des propriétés qui nous sont d\u2019aucune utilité.Par la multitude de ces résultats, qu\u2019on ne peut pas faire rentrer directement dans les formules du calcul, on est dans la plupart des cas plutôt embarrassé et dérouté.Le constructeur ne peut pas se faire une idée précise du rôle de ces propriétés dans la construction même.T'out au plus, par rapport à des matériaux semblables, employés dans des constructions semblables, elles peuvent par une certaine analogie, donner quelque possibilité de spéculations comparatives plus ou moins incertaines concernant le cœfficient de sécurité.Ce cœfficient est, d\u2019après les sentiments de responsabilité du constructeur, qui peut se baser seulement sur ces propriétés vagues, simplement doublé ou triplé, comme cela se pratique couramment.Les résultats d'essais sur la plasticité, la ductibilité, les déformations permanentes, la résilience et la dureté, sans vouloir les éliminer des essais pratiques, doivent être utilisés avec beaucoup de prudence du moins jusqu\u2019à ce qu\u2019on connaisse leur réelle valeur.Employés avec peu de circonspection comme c\u2019est souvent le cas par exemple dans des cahiers de charges, ils peuvent bien souvent causer plus de mal que de bien pour les constructions futures.Combien de milliers de tonnes de métal ont été rejetées par le contrôle et la réception parce que le métal possédait tout simplement un allongement, une striction ou une résilience quelque peu inférieure aux chiffres prescrits.Sans aucun doute, on est de nos jours de plus en plus d'avis, que ce métal avec ces chiffres quelque peu inférieurs, aurait pu servir et rendre les mêmes services avec la même sécurité que celui possédant des propriétés un peu supérieures, propriétés qui en fin de compte ne sont pas vitales dans la construction définitive.(à suivre) NOTE : On signalait récemment à mon attention qu'un oubli s\u2019est glissé dans mon article intitulé : « La rupture de fatigue et les essais d'endurance », publié dans « TECHNIQUE » de janvier 1948.A la page 48 de cette revue, j'ai omis, par mégarde, de mentionner que les figures 1 et 2 étaient reproduites de l'intéressant ouvrage de MM.R.Cazaud et L.Persoz ayant pour titre « La fatigue des métaux ».GC.W Impressions BLEUES (Blue Prints) Reproductions eu fac-similés de dessins, documents lé- qaux, lettres, rapports, etc.Appelez AGRANDIS OU RÉDUITS LAncaster 5215-5216 et nous vous dirons ce qui peut être fait MONTREAL BLUE PRINT INC.1226, Université Montréal, P.Q.LA CIE m\u2014\u2014 Fr X.PROLE.MECANIQUE GENERALE Fonderie: Acier, Fonte, Cuivre, Aluminium Spécialités: Bornes Fontaines Ascenseurs et Escaliers motorisés Soudures électriques et au gaz.206, rue Du Pont \u2014 Québec Tél.4-4641 Fév.48 486 September 1949, TECHNIQUE Z.iy, Ment irl ; ae ; des PHOTO: Associated Screen News Lid, tales General view of the Structural Shop at the Lachine Plant of Dominion Bridge Company, devoted to the fabrication of the All-Aluminum Arvida Bridge.g ou E.sigue - gi de i wie | Fabrication of the much-discussed all-aluminum highway bridge for Arvida, rue Quebec is now nearing completion at the Lachine plant of Dominion Bridge | Company Limited.The new bridge will be constructed entirely of dural type | aluminum alloys, the first structure of its kind in the world, and actual erection will commence later in the year.Among the special problems encountered by research engineers at Dominion Bridge were those posed by relatively high expansion and riveting techniques.Cold riveting with air riveting machines is being employed wherever feasible; pneumatic riveting guns being used only in places where space limitations make it necessary.The 504\u2019 bridge consists of a single 290\u2019 arch span with approaches.The main arch section will be composed of two aluminum web plates, four angles and two \u2018 cover plates \u2014 forming a closed box section 54\u201d x 32\".The specified live load is two 20-ton trucks abreast or equivalent uniform live load.\u2018 TECHNIQUE, Septembre 1949 La Revue TECHNIQUE 510 est, rue Ste-Catherine MONTRÉAL Veuillez s'il vous plaît m'abonner à la revue TECHNIQUE, pour une période d'un an à partir du mois de.Ci-inclus la somme de deux dollars ($2.00) en paiement de cet abonnement.Vausseseeeranen>rr0 sos esnon0u0en01000cencan0 ea 100000 densoenmenensan=eroneese0an00nM0tOnED40N0ONE0OVNONEUPENTA06 SONO NONU O0 NON 4OSNPUTSOVONHOOUVÉN0HÉGSONSPENTONV SO! NONPE0NNOCHONS SOBPNOTSONNADONH ENS OHUHO00 02000007 Prénom Nom Occupation Adresse S.V.P.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE.In Canada\u2019sindustries are thousands of sturdy, dependable G-E motors driving equipment of every kind, economically and efficiently.CG E-946 HEAD CIT Eos) \"cANADA| CHAUFFE HOUR LN FILTRE EN \u201cY\" SOUPAPE DE RADIATEUR Bleeds alpen naib stale EIA A POMPE DE CONDENSATION TU Wy 5 ; \u2014\u2014 POMPE À VIDE ET DE RETOUR 7 2 7 - LES RADIATEURS CONVECTEURS DE PLINTHES DUNHAM Le dernier mot en fait de chauffage, que ce soit pour des résidences, des petites bâtisses commerciales ou même des institutions.Les radiateurs convecteurs de plinthes Dun- ham enveloppent l'immeuble dans un \u2018\u2018châle\u201d d\u2019air chaud.Ils irradient la chaleur vers les murs latéraux et les planchers, prévenant ® ainsi les courants d\u2019air et leurs inconvénients.En plus, les ouvertures d\u2019émission projettent la chaleur loin des murs et des rideaux.Parce que cette douce chaleur e circule lentement, elle ne s\u2019accumule pas auprès des plafonds, mais elle est distribuée uniformément partout dans l\u2019immeuble.e Nos ingénieurs se feront un plaisir de vous fournir des précisions.COMPAGNIE C.A.DUNHAM LIMITÉE QUÉBEC \u2014 MONTRÉAL \u2014 SHERBROOKE \u2014 OTTAWA \u2014 TORONTO \u2014 Etc.CONVECTEUR SOUPAPE DE PLINTHE DE RÉDUCTION CONVECTEUR CABINET AÉROTHERME HORIZONTAL Pre SG Projets de construction M ADAME, vous êtes ravissante, vous qui savez si bien choisir la toilette qui convient à votre personralité, aux traits de votre figure, à la couleur de votre chevelure.À cette robe, vous savez ajouter la note qui fait chanter l\u2019ensemble en le rendant harmonieux.Cet accessoire sera tantôt un bijou, un ornement brodé ou une ceinture dont la couleur et la facture originale mettront en valeur l\u2019ensemble que vous avez imaginé et si soigneusement choisie.Cette fois, c\u2019est une ceinture que je vous suggère pour votre robe de lainage, de crêpe ou de toile, qu\u2019elle soit grise ou verte, brune ou rouge.Si votre robe est bleue, brune, grise ou verte, la ceinture pourra être teinte de bruns qui s\u2019harmonisent avec de légers rappels de la couleur de la robe.Si elle est rouge, jaune ou rose, le gris et noir rehaussés de tons vifs seront d\u2019un heureux effet.Cette ceinture de un pouce et demi de largeur peut comporter plusieurs pièces de cuir réunis par un laçage au point de croix (fig.1) ou de surjet (fig.2).Le dessin proposé ci-contre peut se répéter, s'affronter ou se diviser.L'imagination peut y broder d\u2019heureux agencements.MARGUERITE LEMIEUX 5201 avenue BRILLON DExter 6660 N.D.G., MONTREAL COURS DE CUIR PAR CORRESPONDANCE MODELES \u2014 OUTILS \u2014 CUIRS TUBES DE VERRE ACCESSOIRES DIVERS DEMANDER CIRCULAIRE CEINTURE EN CUIR REPOUSSE par MARGUERITE LEMIEUX (1) Reporter le dessin sur papier transparent puis; (2) le reporter au moyen du traçoir sur un cuir humide de deux onces et demie ou plus d'épaisseur ; (3) placer le cuir tracé sur la pâte-cuir; (4) au moyen du modeleur, contourner les motifs par en dehors pour en soulever les reliefs: (5) taper les fonds tel qu\u2019indiqué sur le dessin, depuis les motifs, en diminuant vers les bords, figs 3 et 4; (6) laisser sécher; (7) teindre le coeur des marguerites brun foncé.Les feuilles et les bords: différents tons de bruns.Les marguerites ton naturel du cuir, les petits compartiments marqués 1-2-3-4, en vert; (8) doubler de cuir à doublure marbré ou uni et collé avec de la colle spéciale pour cuir; (9) perforer les bords à la griffe (fig.5) ou à l\u2019emporte-pièce (fig.6), lacer au laçage s'mple; (10) réunir les deux extrémités par une boucle (fig.7), des oeillets ou des boutons à pression.COURROIES Plates et Rondes de toutes sortes COURROIES en V de toutes sortes AGRAFES et LACETS de toutes sortes ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc de toutes sortes.HANUFATURIER: CANADIENS DE COURROIES LIMITÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams - WE.6701 Montréal September 1949, TECHNIQUE Le ets LLL ids 1 the { \u201c1 i ~~ (® = I) 174 Nf / / !, 4 Ca D m7 st \u201cA y 7 th Loue 9e AT (A ih a 7 Na.A (@ cé Ar ; qu Fig | fy | Ke he ÿ i mer Va ever (14 CA [ rl 0 d Vers i it ti \"x tr H XX vin a run RNSSSNNSS % | Nts + * rel h 4 et, OÙ ti our i ti i cn J 4 i Es at B hi & Nel RD l tT ~ une i ons 2 i ; » HA i y A ti he 1 | Hi Qu 3) i iH \u2026.PS i ANd hl ut Ko Cu Fié R | J iy ly hi \\ ; - Por 7 J ot [28 a di ht) 5 \\ i 0 J LÀ 7 4 dt | Hl gt Ni ir Ù 491 Ru f TECHNIQUE, Septembre 1949 13 hh dt JE {i ht H hi fe ORR EUR va AAA ans RENNIN] ARNE Ha NE in fa thd | 3 A Tn ASS ee cs SRS Ee H R}: ñ oe i LM iE au service de la PROVINCE En moins d\u2019une génération, le service et la constance dans l\u2019effort de la Shawinigan Water and Power Company ont transformé la sauvage vallée du St Maurice en un grand centre industriel.Richement industrialisée, la vallée du St-Maurice contribue aujourd\u2019hui fortement au bien-être économique de toute la province.La province de Québec, et particulièrement les régions agricoles desservies par la \u201cShawinigan\u201d, obtiennent généralement les services et les avantages de l'électricité à meilleur compte que tout autre district comparable, au Canada.La \u2018Shawinigan\u2019 sert donc vraiment les citoyens et la province de Québec.[RTT .CONSTRUCTION ° TRANSPORT compagnies {illales et associées RER TIRE RE I PO I - \u2014p\u2014 a => was xPrix de la revue TECHNIQUE BOÎTE A OUVRAGE par JEAN-NOEL LEGAULT, ÉLÈVE DE L'ÉCOLE DU MEUBLE But de l'objet Loic une boite a ouvrage dépouillée de ces éternels découpages et réduite a sa forme franche et simple.C\u2019est un petit meuble facile à fabriquer par tout homme habile et qui fera la joie de la maîtresse de maison.Liste de débit 48\u2019 de planche ayant comme mesure: épaisseur: 34\", largeur: 2\u2019\u201d\u2019, se divisant comme suit: 2 morceaux de 24\u201d\u2019, 6 morceaux de 26° \u2019, 4-morceaux de 12\u201d\u2019, 8 morceaux de 10\u201d.Trois-plis ou contre-plaqué de 14\u201d ou 3/16\u201d, 3 mogceaux de 1\u2019-0\" x 2-0\", 4 morceaux de 1\u2019-0\"\" x 1-0\".6\u2019 de baquettes de 14\" carré.(Bois suggéré: le merisier.) Vis: 10 de 1\u201d\u2019 no 10, 40 de 15\u201d.Outils nécessaires Pied de roi, équerre, fausse équerre, trusquin, scie à refendre, scie de travers, rabot ou varlope, scie à dos, vilebrequin, mèche de 3/8\", ciseaux LA\u201d, marteau, serre-joints, tournevis.Procédés de construction Si vous n\u2019avez pas acheté votre bois préparé, ce qui est à conseiller pour un meuble de ce genre, vous devez couper vos planches en longueur tel que l'indique la liste de débit, puis les tirer de largeur et d'épaisseur, soit 24\" x 2\".TECHNIQUE, Septembre 1949 Exécution des côtés \u201c A\" Vous coupez\u2019 quatre morceaux à 2415\u201d de longueur, car vous faites les deux côtés en même temps.À 11\u201d d\u2019un bout, vous tracez le pied qui origine à 2\u2019\u201d\u2019 de largeur pour diminuer jusqu\u2019à 7/8\u201d à sa base que vous sciez ensuite.Si vous faites l'assemblage à tenons et mortaises, ce qui est préférable, vous placez les deux montants dans l\u2019étau; vous indiquez l\u2019emplacement des mortaises et des épaulements.Puis au trusquin vous tracez sur le champ: 44\", 14\u201d, 14\", la mortaise est au centre.Vous tracez aussi vos tenons en paire.Vous prenez le centre de vos traverses qui ont 914\u201d de longueur et vous tracez une ligne de chaque côté à 4\u201d du centre.Puis vous continuez cette ligne sur les quatre faces.Vous tracez ensuite vos tenons au trusquin, comme pour les mortaises.Vous creusez vos mortaises avec un ciseau de 14\u201d.Puis vous sciez vos tenons avec la scie à dos ainsi que les épaulements.Vous essayez, vous ajustez, et vous appliquez les serres.Vous vérifiez si l'équerrage est parfait, puis vous collez.Vous faites de même pour l\u2019autre pièce.Si vous préférez l\u2019assemblage à goupons, deux bons goupons seraient aussi solides.Pour plus de renseignements sur ces différents assemblages, consultez le cours de menuiserie d\u2019 Emile Morgentaler.Exécution des côtés \u2018B'' Pour les côtés \u2018\u2018B\u2019\u2019, deux moyens sont possibles: vous pouvez tailler vos traverses 493 boots 22 Is?sol y del Jat?de mm em me me mm mm a a mm = À encoff ed _ 21 À = 1 qe {]' ¢ et 10/4 0 Le -a.- sie! 2H fac! 24 Mort (ous gs \u20ac explqE yous (niche vor eco ie fora J vos que Ho\" aupard' (iagon: = -a = Vous I devror arr.ls bag le fond He panne r __ côté A ANGLE DU Coté EMPLACEMENT DES GOUJONS le ; J _- Lob r= k- Rp 1) | Vi \u2014_ Toe \u20ac b\u2014 2°\u2014 le pe dépendo H chimise Ce qui 9 i ef studs W i ala prs - de vag 8 nr Commen \u2026- -\u2014 SUGGESTION réUnins ty SE Froupes © oa TCE: ¢ Helier > = for ge f ely \u2014 is g tout, 0 A iD fi bandes lie i By, ECHELLE EN PQUCES $k) 2 3 + 5 4 Dove pi fi - Fh termine, ¥ 494 September 1949, TECHNIQUE Tic, eer SR A A no I\" en les marquant avec la fausse équerre, soit deux morceaux de 24\u201d, un angle de 80° allant vers l'intérieur, et sur deux de 21\u201d de 80° allant aussi vers l\u2019intérieur.Ou encore, vous vissez vos traverses sur le panneau de trois plis de 1084\u201d\u2019 de largeur par 2\u2019-0\u201d de longueur.Puis en trouvant le centre du panneau, vous faites une marque à 12\u201d de chaque côté de l\u2019axe dans le bas et 1044\" dans le haut.Vous tracez et vous sciez.Vous vous servez de celui-ci pour tracer l\u2019autre.Montage des quatre côtés Vous indiquez l\u2019emplacement des gou- pons en vous servant des clous, méthode expliquée dans le numéro d'avril 1949.Puis vous percez vos trous 14\u201d dans l\u2019un, (mèche emporte-pièce) et 1\u201d\u2019 dans l\u2019autre, (voir croquis).Vous pouvez aussi traverser le côté \u2018\u201c\u2018A\u2019\u2019 avec le goupon, mais cela ne fera pas un travail aussi propre.Vous collez vos quatre côtés ensemble, ayant eu soin auparavant de vérifier l\u2019équerrage et les diagonales.Vous collez et vissez les baquettes qui devront soutenir le fond, baquettes de 15\u201d carré.Vous devrez faire un petit angle sur les baquettes de \u2018\u2018A\u2019\u2019.Vous taillez ensuite le fond que vous vissez, ainsi que les petits panneaux sur \u201cA\u201d.Exécution des couvercles Pour exécuter les couvercles, vous employez la même méthode indiquée précédemment.Ce sont deux bâtis de 11\u201d carrés.Vous affleurez les deux côtés \u2018\u201cA\u2019 avec \u201cB\u201d, puis vous ajustez les couvercles.Vous faites les angles demandés aux extrémités de ces derniers, que vous arrondissez légèrement.Vous taillez et ajustez le dessous des couvercles en suivant les indications du plan, vous collez et vissez ces panneaux.Puis vous posez les pentures et ajustez les pieds.Finission du meuble Vous polissez le meuble avec du papier 15, 0, 00 et 000.Si vous désirez peinturer votre meuble, vous commencez par appliquer une couche de peinture qui contient plus de térébenthine, qui entre dans le bois, puis une couche ou deux de la couleur désirée.Pour obtenir un fini luisant, au vernis par exemple, consultez un homme de métier.Suggestion Vous pouvez aussi faire une petite boîte à compartiments, qui coulissera sur des baquettes à l\u2019intérieur du meuble.Ceci pourrait servir à mettre le fil, la laine, les aiguilles et autres menus objets, indispensables à une couturière.CRY Une visite aux laboratoires de l'ONF À l\u2019âge du sous-marin, de l\u2019avion-fusée, de la locomotive électrique, de la radio et du cinéma parlant, il se présente chaque jour une circonstance où nous dépendons plus ou moins d\u2019un expert: ingénieur, chimiste, arpenteur ou médecin.On imagine donc ce qui peut advenir en ce sens dans les laboratoires et studios de l'Office national du film, où l\u2019on procède à la prise de vues, à la réalisation, au développement de vingt-cinq mille pieds par jour de négatif en blanc et noir, ou en couleurs, en 35mm.pour les cinémas commerciaux, en format réduit (16mm.) pour les réunions, salles communautaires ou paroissiales, les groupes, les ciné-clubs, etc.Des machines bizarres et compliquées, des tableaux de contrôle, des techniciens en froc blanc (!) qui parlent un argot de métier, des chambres obscures et humides: véritable décor de \u2026 cinéma pour un film sur les Morticoles \u2026 Ingénieurs, physiciens, chimistes, techniciens, tous veillent ici à ce que les travaux soient exécutés le plus efficacement possible! Depuis deux ans surtout, on y travaille sans cesse à l\u2019amélioration des machines que l\u2019on utilise pour l\u2019enregistrement des bandes sonores.Il a fallu au cours de la guerre produire avec des appareils d'occasion qui dataient de 1930, et même d'avant: on ne possédait pas de moyens pour enregistrer le film en 16mm.Bref, en 1945, une rénovation complète s\u2019imposait qui ne se terminera qu\u2019en 1947.Dans bien des cas, le per- TECHNIQUE, Septembre 1949 sonnel technique a innové: mise au point d\u2019un thermomètre photo-électrique pour le développement de la pellicule en couleurs; aménagement de nouveaux studios où des spécialistes étudient des problèmes d'optique; travaux de recherche sur les différents procédés de couleurs: américolor, dufaycolor, ekta- color, anscocolor et fulicolor.Un organisme comme l'Office national du film doit être sans cesse en progrès: les techniciens à son service le savent, et liguent leur imagination et leurs énergies en ce sens.CHERRIER 1300 CHERRIER 3052 I.NANTEL BOIS DE CONSTRUCTION \u2014 LUMBER © BEAVER BOARD e TEN TEST oe MASONITE 1717 EST, RUE DE MONTIGNY Coin Papineau MONTREAL 495 i | jar 1 8 | i \u201cMULT-0 \u201d\u2019 | i 4 \u2018 3 Si vous désirez une reliure a feuilles en son genre \u2014 anneaux multiples pli 2 mobiles, demandez le cartable \u201c\"MULT-O\".assurant une force accrue, et s'ouvrant usine \u20ac $ C'est la reliure idéale pour catalogues avec rapidité au moyen de détentes sabi A et listes de prix.\u201cMULT-O\" est unique automatiques.ni ds 4 Dépositaires et fabricants pour le Canada he I | = Ji 8 a 3 aps \u20ac 4 T E È mise 3 # dans là 3 a natio.1 840 rue William \u2014 \u2014 \u2014 PLateau 1484 4 MONTREAL Pa A | (a : diplome | pau & a onl 4 mem i ces ass: UE sens a de tos a Le EE De 4 Fray a Bien-L a reèven a Bl, a.\u20ac mis M.Types variés s'adaptani à tous les immeubles, depuis préside % la maisonnette jusqu\u2019à l'édifice public.térent A : F préside A Economie d\u2019huile réalisée par la pulvérisation ato- la par A mique tubulaire (Tubular atomization).Résultat: plus de : don 2 calories pour la même quantité d'huile dont la combustion Me: 2 est compléte, silencieuse et ardente.gs , dun } 4 Agents vendeurs du PETRO-MISER pl - a 4 .\u201d : État e 1 MONGEAU & ROBERT Cie Ltée bn A 1600 est, rue Marie-Anne - Montréal (34e) Tél.: AM.2131 Bien.4 | Jr A i | yw \u2018+ - Nouvelles des techniciens diplômés \u201cLE TECHNICIEN DIPLÔMÉ, ACTIF NATIONAL\u201d Succès sans précédent du Île congrès 2 E technicien diplômé est un actif national à un triple point de vue: dans l\u2019industrie ot il est une cheville ouvrière indispensable; dans l\u2019enseignement technique qu\u2019il dispense dans les écoles spéciales, et dans l\u2019entreprise privée où il déploie, depuis quelques années, un magnifique esprit d\u2019initiative, voilà le thème qui a présidé aux assises des 21 et 22 mai, à Québec, et qui a mis en lumière le rôle du technicien diplômé dans la société et dans l\u2019économie de la nation.Assistance record C\u2019est par centaines que les techniciens diplômés ont envahi la ville de Québec pour assister à ce onzième congrès qui a connu un succès sans précédent.Six cents membres de la Corporation ont pris part à ces assises.Les six chapitres étaient représentés par d\u2019imposantes délégations venues de tous les coins de la province.A l'ouverture officielle, dans l'amphithéâtre de l'École Technique, MM.Wilfrid Beaulac, président général de la Corporation, Philippe Méthé, directeur de l\u2019école, Fernand Dostie, assistant sous-ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, de qui relèvent les écoles techniques, Damase Blais, échevin représentant Son Honneur le maire Lucien Borne, et Charles Bréard, président du chapitre de Québec, souhaitèrent la bienvenue aux congressistes.Le président de chaque chapitre adressa aussi la parole.On procéda ensuite à la formation de quatre comités qui se sont mis immédiatement au travail.Le soir, les congressistes assistèrent à un banquet, à la salle des Chevaliers de Colomb, et à une soirée récréative, à l\u2019École Technique.La table d'honneur du banquet était en forme de \u2018\u201cT\u2019\u2019 et comptait soixante- douze convives.Invité à adresser la parole, M.Gustave Poisson, sous-ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, loua le TECHNIQUE, Septembre 1949 par WILLIAM EYKEL, PUBLICISTE travail accompli par la Corporation des Techniciens Diplômés et insista sur la nécessité d\u2019un tel organisme dans la province.Les autres orateurs furent MM.Wilfrid Beaulac, président général, Francis Boudreau, député de Saint-Sauveur, l\u2019abbé Léo Bouillé, aumônier de la Corporation, Joseph Conseiller, échevin, Claude De Guise, président du chapitre français de Montréal, Alexandre Castagne, président du chapitre de Hull, Robert Paquin, président du chapitre technique des Trois- Rivières, Raymond Millette, président du chapitre anglais de Montréal, Roger Arse- nault, président du chapitre de papeterie des Trois-Rivières, Albert Châteauneuf, secrétaire du chapitre de Québec, et Philippe Méthé, directeur de l'Ecole Technique de Québec' Le lendemain, les délégués ont visité les ateliers et les laboratoires de l\u2019École Technique, ont poursuivi leurs travaux en comités et en assemblée générale où les rapports des comités ont été soumis et les résolutions acceptées.Le comité féminin du congrès a offert une réception aux compagnes des techniciens diplômés.Les quatre comités Ce congrès avait pour tâche principale l\u2019étude des divers problèmes relatifs à l\u2019activité professionnelle du technicien dans les trois domaines où elle s'exerce et sous différents aspects dont le placement et la publicité furent l\u2019objet d\u2019une attention spéciale.Depuis sa fondation en 1917 et son incorporation en 1927, la Corporation n'a cessé de se préoccuper de l'avenir de ses membres en leur facilitant l'obtention d\u2019emplois en rapport avec leur spécialité.Ce fut le thème de son premier congrès, aux Trois-Rivières, en 1935, alors que M.Raymond Robic demanda aux industriels et aux pouvoirs publics de reconnaître la valeur et la compétence des techniciens diplômés et d\u2019en faire bénéficier leur entreprise.497 A la même occasion, l\u2019honorable Maurice Duplessis, alors chef de l\u2019opposition, engagea le gouvernement à contribuer au placement des diplômés des Écoles Techniques, et l'honorable Athanase David, alors secrétaire provincial, déclara qu'après avoir donné au pays des compétences, il faut que nous trouvions le moyen de les employer et que les capitalistes étrangers n\u2019ont pas le droit d'exploiter nos ressources naturelles sans faire appel à nos techniciens diplômés.Le comité de placement et de publicité du 11° congrès était présidé par M.Albert- V.Dumas, du chapitre de Québec, et bénéficia de l\u2019expérience de M.Jean Vallée, officier de placement et de liaison au ministère de la Jeunesse, qui prit part à ses délibérations.Les trois autres comités étaient celui de la formation du technicien diplômé et de son adaptation aux besoins de l\u2019industrie, présidé par M.A.Roy, du chapitre de Québec, celui de l\u2019admission des membres, présidé par M.Charles Bréard, président du chapitre de Québec, et celui des spécialités dont l\u2019étude de la préparation du prochain bill des techniciens diplômés, présidé par M.Guy Delage, du chapitre de Québec.Importance de la solidarité professionnelle Afin de donner un caractère légal aux délibérations des divers comités et aux résolutions adop ées, le conseiller juridique de la Corporation, Me Louis Dus- sault, a pris part aux séances les plus importantes et en particulier à celles du comité des spécialités Me Dussault a surtout insisté sur l'importance de la solidarité professionnelle, précisant qu\u2019une des principales préoccupations de la Corporation doit être le recrutement des membres afin de grossir ses rangs pour donner plus d\u2019ampleur à ses revendications et pour mieux consolider ses positions acquises.Passant Prévoir Vous ne savez pas ce que l\u2019avenir vous réserve.Mais vous savez ce que vous pouvez faire maintenant en vue des événements imprévisibles de l'avenir.Et c\u2019est de déposer régulièrement à la Banque une partie de ce que vous gagnez.ÉPARGNER c\u2019est PRÉVOIR Ouvrez dès La Banque Provinciale aujourd'hui même du Canada un compte à en revue les principales étapes de l'existence légale de la Corporation, Me Dussault en a tiré les leçons et a insisté sur le devoir de chaque technicien diplômé d\u2019appartenir activement à la Corporation dans son intérêt et celui de la profession.Rappelant la victoire légale remportée à la dernière session de la Législature, le conseiller juridique a précisé que seuls les techniciens diplômés membres de la Corporation sont protégés par la loi et que seuls ils seront englobés dans la définition de la juridiction professionnelle du technicien diplômé que la Corporation se propose d'obtenir de la Législature, dans un avenir rapproché.Le mérite du succès du 11° congrès général revient au chapitre de Québec qui était en charge de toute l\u2019organisation, et en particulier, à ses principaux officiers, MM.Charles Bréard, président, Albert Châteauneuf, secrétaire, Lucien Brous- seau, trésorier et Albert-V.Dumas, maître de cérémonies, en plus de M.Wilfrid Beaulac, membre de ce chapitre et président général de a Corporation.Au conseil central A sa dernière réunion tenue avant le congrès, à Montréal, le 7 mai, sous la présidence de M.Beaulac, le conseil central a reçu la visite de M.Jean Delorme, directeur général des études de l\u2019enseignement spécialisé, que le président général présenta à chaque membre et qui se dit heureux de rencontrer le conseil central de la Corporation des techniciens diplômés.% * * Le conseil central a chargé le secrétaire général d'obtenir du gouvernement provincial la reconnaissance officielle d\u2019une école technique avant de l\u2019accepter au sein de la Corporation et de lui permettre de former un nouveau chapitre.A.PELLETIER E.BRUNET F.-X.PARIZEAULT Président, gérant Vice-président Secrétaire, directeur PLOMBERIE PLUMBING CHAUFFAGE HEATING COUVERTURE ROOFING ELECTRICITE ELECTRICITY La Cie J.& C.Brunet imitée Qualité - Service - Hygiène 1095, blvd Saint-Laurent, Montréal Téléphone: LAncaster 1211 498 OA September 1949, TECHNIQUE | Ron, È | jee qu COR\u201d \"put de porer C& siques © Le 0 session juil: présent ens Uniec Mo - Techne seur à \\ouvez , du déc OVE: études [limos maitre lite er Ric ment dence ¢ les pro ke gra gramme écoles : dépit \u20ac membre Monte: Rect Das 5e bre) Drocès- lt a rier de $n Memb fs Le chapitre technique des Trois-Rivières est réorganisé et s'est élu un nouveau conseil dont M.Robert Paquin est le président.Il a ses bureaux à l\u2019École Technique.* * * Le chapitre français de Montréal et le 2 \u2014 = ~ = _L'mprisienie est une industrie complexe qui groupe plusieurs Ports | wy; conseil central qui désirent transporter métiers spécialisés.Il faut que le kl, leurs bureaux de l\u2019École Centrale des Arts client qui transige avec un impri- of et Métiers à 1\u2019 École Technique, ont chargé ; f 2 di |r M.De Guise, vice-président général, de meur fasse confiance ses divers hy | rencontrer M.Louis Larin, directeur inté- ouvriers.\u2014 Le personnel de nos ch, y TiMaire, d\u2019une part, et MM.Beaulac et ateliers est trié sur le volet et a De Guise, de discuter du projet avec M.familier avec les travaux que nous wi À Gustave Poisson, sous-ministre, d\u2019autre manipulons.Vous serez toujours part.% % x satisfait si vous 8 I Le censeil central a décidé de soumettre Le | au congrès de Québec un projet qui a pour consultez :*R but de créer un nouveau titre afin d\u2019ho- & À norer certains professeurs des écoles tech- de niques non anciens diplômés.| A P A | R | I fs * 0k Xk i | Le conseil central a été convoqué en SERVICE DES IMPRESSIONS 75, [| session spéciale, à Québec, au début de | Juillet, pour prendre une attitude sur la ; I présentation du nouveau bill des techni- (30 cat, rue Sainte-Catherine ciens diplômés.Téléphone : LA.3121 Montréal i Un technicien diplômé à l'honneur i M.Joseph-E.Richard, diplômé de l\u2019École Ti Technique de Montréal en 1940, et profes- ° ° me seur à l\u2019École Technique d\u2019 Edmundston, Tirer le diable Ll Nouveau- -Brunswick, a obtenu une bourse re du département de l'éducation de cette | | province, et poursuit présentement des par la queue \u20ac] études à l\u2019Université Bradley, Péoria, Illinois, États-Unis, pour l\u2019obtention d\u2019une Ce sera votre sort, l'hiver prochain, si .1 maîtrise en sciences industrielles.Spécia- votre plomberie ou votre chauffage sont it | liste en menuiserie et en construction, en mauvais état.Confiez-nous ces tra- a M.Richard s\u2019est vu confier par le gouverne- vaux immédiatement, ils ne seront pas à a ment du Nouveau-Brunswick la prési- recommencer.Septembre est le bon mois.\u201c dence d\u2019un sous-comité chargé de reviser Notre main-d'oeuvre est qualifiée pour A PP Sed AE les programmes d\u2019études techniques pour les grades 10, 11 et 12 du nouveau programme 6-3-3 en vigueur dans toutes les écoles de cette province.M.Richard, en dépit de son éloignement, est toujours membre actif du chapitre français de Montréal.Rectification Dans notre chronique de mai, à la page 356, sous le titre « Démission d\u2019un membre », procès-verbaux de la Corporation nous a fait attribuer à M.Lucien Brousseau, trésorier du chapitre de Québec, une initiative de son chapitre relative à la démission d\u2019un membre du chapitre français de Montréal.On est prié d\u2019en prendre note.TECHNIQUE, Septembre 1949 une erreur de transcription des exécuter vite et bien! Pionniers du chauffage par rayonnement au Canada.MA.4107 360 est, rue Rachel, Montréal THIET 499 gy Facilité de manoeuvre et | \u2018 de contrôle.F Électco-Vèx { SYSTEMES i D'INTERCOMMUNICATION que di Utilisés dans la plupart des industries sie canadiennes; épargnent du temps et Desi des courses, accroissent la production.5 u D PAUL CHAPUT $5 865 est, rue Ste-Catherine LIMITÉE qe Montréal 2222 est, rue Ontario, Montréal a | Spécialistes en communications fei élect mahi pros ERO MARION & MARION Pour votre hr , pret.FONDÉE EN 1892 / vu .a [ den: | pp La OVALOLE = 10 a ° rs | ld?Sn + Appareils | at RES es VE, \u20ac .sy ory + Verrerie wl RQ | | ib Venn; Fi sis ; bn » ° Ses à bili + fl fl lib R t d C t S Qiong enon, Adressez-vous a : RAYMOND A.ROBIC i J.ALFRED BASTIEN Canadian Laboratory Supplies = Limited i w \u2018 E de 761 O., rue Ste-Catherine 403 ouest, rue Saint-Paul Day Montréal, P.Q.du te Montréal \u2014 4 Kw RE ER RE REP RAI = ea Dans les livraisons d\u2019avril, juillet-aofit 1948 et mars 1949 de La Revue du Bois (Compagnie française d\u2019éditions, 40 rue du Colisée, Paris 8°) nous avons pu suivre une très intéressante étude de M.Deslandes, professeur technique à l\u2019école des Arts et Métiers et à l\u2019école supérieure du Bois de Paris: «La prévention des accidents du travail dans les industries du bois ».Cinq chapitres composent cette étude que la haute compétence et les longues années d'expérience de l\u2019auteur rendent particulièrement intéressante: I: Accidents dus à la mauvaise organisation (disposition défectueuse des locaux, du matériel et machines en particulier; manque de valeur professionnelle et ignorance technique du personnel employé; matériel défectueux, en mauvais état ou de capacité inférieure à celle nécessaire; manque de surveillance du personnel, carence d\u2019autorité; manque d'hygiène et d\u2019ordre dans les ateliers): II: Accidents provoqués par le courant électrique; III: Accidents causés par les transmissions (.interdire de façon absolue pendant la marche: nettoyage et graissage des transmissions aériennes ou souterraines, remise à la main des courroies tombées, travaux d'entretien ou réparation dans une fosse .); IV: Accidents causés par l'outillage manuel; V: Accidents provenant de l\u2019emploi des machines: a) les scies à ruban; b) les scies circulaires; c) les scies alternatives; d) les dégauchisseuses: e) les raboteuses; f) les toupies; g) les défonceuses; h) les mortaiseuses; 1) les tenonneuses; j) les tours à bois; k) les machines de finition.L\u2019auteur se trouve ainsi à passer en revue toutes les possibilités d\u2019accidents, en explique les causes et donne les moyens d\u2019y remédier; cette excellente étude est illustrée de dessins fort clairs et très éloquents.D'autre part, la limpidité et la précision du texte permettent de comprendre toutes TECHNIQUE, Septembre 1949 NOUS AVONS LU POUR VOUS les phases de ce problème qui est si important puisqu'il s\u2019agit de la sécurité de l\u2019ouvrier.M.Deslandes écrit: « De tous temps le travail s\u2019il a apporté aux hommes une amélioration de leur sort, sous des formes variées, amène une contrepartie d\u2019inconvénients, et parmi ceux-ci des accidents matériels et corporels, inhérents à la façon dont le travail s\u2019exécute.L'obligation, dans les industries du bois, de manier des outils tranchants, d\u2019exercer des efforts parfois assez violents pour les faire pénétrer dans la matière fibreuse, de manutentionner celle-ci, d\u2019approcher de près les membres d'organes en mouvement, les mains en particulier, amène inévitablement, par suite d\u2019une légère fatigue, d'inattention momentanée et, il faut l'avouer, d\u2019excès de confiance en soi ou en autrui, des accidents assez nombreux .Chaque fois qu\u2019un accident d\u2019une certaine importance se produit, il faut en analyser les causes, de manière à les faire disparaître, et non pas se contenter d'en attribuer la responsabilité à la fatalité, ou mieux encore de donner cette explication stupide, trop souvent formulée: « c\u2019est le métier qui rentre ».Ce qui laisserait supposer que les meilleurs ouvriers sont ceux qui ont à leur actif le plus grand nombre de blessures, tels les guerriers de la légende .Il faut de la part des chefs d'ateliers et contremaîtres, user de persuation envers leurs ouvriers, et ils doivent leur faire comprendre que l\u2019emploi des moyens de protection n\u2019enlève rien de leur habileté professionnelle, beaucoup de vieux «compagnons» s\u2019estimant assez adroits pour s\u2019en dispenser ».L'étude de M.Deslandes offre non seulement sur le plan technique mais aussi sur le plan social un intérêt de tout premier ordre et démontre que quand il veut, l\u2019homme n\u2019abdique pas ses droits et devoirs d'être humain devant la machine.LE CHERCHEUR 501 pre rendent l\u2019enseignement PLUS FACILE Les tours de précision South Bend possèdent un ensemble de caractéristiques qui contribuent à rendre l\u2019enseignement pratique à l'atelier plus facile, plus simple et plus rapide: e Facile à utiliser \u2014 L'étudiant apprendra facilement à utiliser le tour, grâce au fonctionnement harmonieux des contrôles et à leur distribution appropriée.@ Souple \u2014 Leur puissance et leur construction leur permettent de s'adapter à une grande variété d'opérations et d\u2019usiner tous les genres de matériaux qui se prêtent à l\u2019usinage.@ Précis \u2014 Construits avec précision pour les travaux de précision, les tours South Bend développent le goût de la précision chez le technicien.e Pratique \u2014 Grâce à leur construction solide, qui permet à l'industrie de les utiliser avec efficacité en tout temps, les tours South Bend rendent des services signalés aux écoles industrielles et peuvent être en usage pendant des années.Nous répondrons avec empressement à toute demande de renseignements au sujet des tours de précision South Bend.Il nous fera également plaisir de vous faire parvenir immédiatement notre catalogue complet en couleurs no 100-D.HALIFAX Demandez la circulaire 21 Les manuels et les films illustrés et décrits dans ce dépliant en couleurs vous permettront de mieux initier les apprentis sur les tours et en moins de temps.Ces manuels et ces films, utilisés dans des milliers d'écoles de métiers et de génie, sont peut-être les plus répandus et ceux qui font le plus autorité dans l'enseignement pratique des opérations sur tours.Demandez notre dépliant immédiatement et nous vous le ferons parvenir gratuitement. 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is devoted to the teaching I.Préfontaine &Ce.503 and demonstration of the principles of good lighting, Shawinigan Water & Power Co.492 is located at 165 Dufferin Street, Toronto, and is Zp 3 3 a function of C.G.E.'s Lighting Service Department.Thérien Frères Ltée.J 444 Other displays simulate lighting conditions in Villemaire Fréres, Ltée.496 j schools, factories, offices, and store windows and Welding & Supplies Co.Ltd.476 displays.oo .CC The courses at the Institute are available to all The A.R.Williams Machinery Co.Ltd.502 groups interested in good lighting, such as architects, contractors, lighting engineers, as well as educationalists.504 September 1949, TECHNIQUE Lexique de menuiserie (Morgentaler).$0.40 Étude sur le fini de nos bois (Legendre) .25 Cours de menuiserie \u2014 1re partie (Morgentaler).\u2026\u2026 1.50 Cours de menuiserie \u2014 2e partie (Morgentaler).\u2026.\u2026.60 Le guide du constructeur \u2014 Tome 1 (Grenier).0.0202000000 ace es 1.75 Le guide du constructeur \u2014 Tome 2 (Grenier).202020040002 0006 1.75 Charpente et Menuiserie (Robitaille &Bélisle).3.00 L'Equerre de charpente et ses multiples applications (Laforest).1.10 Pratiques standardisées dans la construction des habitations (Morgentaler).25 Secrets et Ressources des bois du Québec (Gauvreau) (Édition Fides).1.25 Lexique de mécanique d\u2019ajustage (Normandeau).c.1.00 Comment tremper les aciers (Saint- Amant).iii 1.35 Traité de mécanique d\u2019ajustage (Giauque).00000000 2.50 Précis de mécanique \u2014 1re partie \u2014 (Senécal).020202000000 0e .90 Précis de mécanique \u2014 2e partie \u2014 (Juneau).co.90 Organes de machines (Vianney Trudeau).co.90 Matériaux industriels (Barrière & Tanner).1.40 Hygiéne et Plomberie (Robitaille & Bélisle).020202000000000 3.00 Chauffage et Ventilation (Robitaille & Bélisle).020202002002 00e.3.00 Initiation aux métiers de l\u2019imprimerie (collaboration).2.00 i Initiation au calcul différentiel et intégral (Cadotte) | > Théorie.1.25 Exercices.1.10 Les prix indiqués comprennent les frais de port.Publications en vente a L'OFFICE des COURS par CORRESPONDANCE Plomberie et Chauffage (Sainte-Marie) $3.50 \u2018Initiation à l\u2019électricité (Chevalier) \u2026 Eclairage et Installations électriques (Robitaille & Bélisle).Initiation à la forge (Leroux-Fortin- Colpron).000000000 00005 Initiation à la fonderie (Lesage-Poiré- Couture).0202000000000 Initiation à la modèlerie (Allard & Prunier).2020000000 00000006 Dessin industriel (tracés géométriques) (Landreau).0.0200000000 Le lettrage en dessin industriel (Landreau).Lecture des plans (Landreau).Dessin d\u2019atelier (Lockwell).Croquis coté (Berthiaume).Mise au point des moteurs d\u2019automobile (Carignan).Electricité appliquée à l'automobile (Carignan) La série de quatre volumes.re partie \u2014 Initiation aux circuits électriques.0.0.2e partie \u2014 La dynamo, génératrice de courant.3e partie \u2014 La batterie d\u2019accumulateurs.112222000000 eee 4e partie \u2014 Les régulateurs de la dynamo.00000000 000 ee Algèbre appliquée à [l'industrie \u2014 Tome I \u2014 (Cadotte).Algèbre appliquée à l\u2019industrie \u2014 Tome II \u2014 (Cadotte) Théorie.Exercices.000.Arithmétique appliquée à l\u2019industrie (Normandeau).Montages électriques (Robert) .Les bois du Québec et leur utilisation (Legendre) .Trigonométrie (Pauzé).Les prix indiqués comprennent les frais de port.60 3.00 1.05 1.00 45 1.40 1.00 1.75 1.25 .85 .60 1.60 .40 40 45 45 1.60 1.25 .90 1.60 2.00 3.00 Tél.: HArbour 6181 Ces volumes sont en vente à L\u2019Office des Cours par correspondance \u2014 510 est, rue Ste-Catherine \u2014 Montréal 7e étage RIRE PERS PERTE TES TRI ETT IRI Ie] THE massive towers and pressure vessels of an oil refinery have their start as a \u201cprescription in steel\u201d\u2014from the process engineers who are responsible for the design.From this point on, Dominion Bridge engineers and craftsmen take up the story\u2014translating the designs into practical vessels which will stand up to the most rigid conditions.Ranging from small vessels of light and medium plate up to the huge towers shown, platework fabrication at Dominion Bridge is conducted by a separate department fully equipped to serve the varied needs of industry.*Other Divisions: Boiler, Structural, Mechanical, Warehouse.Plants at: Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montreal.Assoc.Companies at: Edmonton, Sault Ste.Marie, Quebec, Amherst.w | i Left: Imposing towers of Polymer Corporation\u2019s synthetic rubber plant at Sarnia, built by Dominion Bridge.One of these is 165\u2019 4\u201d\u201d high and is the largest ever built in Canada.SERRE Below: Main unit of first catalyst cracking lant in Canada, shown during erection.The our pressure vessels in this unit were fabricated , by Dominion Bridge.Process engineers: Canadian Kellogg Co., Ltd."]
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