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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1967-02, Collections de BAnQ.

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[" é d em inique et de biolog | de cl journa Volume 38 - numéro 2 - FACULTÉ DE MÉDECINE, QUEBEC COMMUNICATIONS Joffre-André GRAVEL et Maurice RICHARD: BRONCHIECTASIES DUES À L'ASPIRATION DE TÊTES D'HERBE (HERBE - février 1967 TIMOTHÉE) 169 Emile BERTHO, Pierre FERNET et Alberto PEREZ Y PEREZ: A TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA MALADIE DE STOKES-ADAMS PAR k LA TRANSPLANTATION DU NŒUD SINUSAL DANS LE VENTRICULE 7 DROIT: ETUDE EXPERIMENTALE A LONG TERME 172 E Jean-Yves McGRAW: | NATURE DE L'ARTÉRIOSCLÉROSE E 3.Comparaison entre l\u2019artériosclérose humaine et expérimentale 180 È 8) HISTOIRE DE LA MEDECINE 1 Sylvio LEBLOND : ; QUÉBEC EN 1832 .183 ENSEIGNEMENT MÉDICAL Jules LAMBERT : pi AU LENDEMAIN DU Ive CONGRES MONDIAL DE PSYCHIATRIE .192 4 BIOCHIMIE EXPERIMENTALE | Robert CARRIER: E COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES AU COURS DE QUEL- É QUES PROCESSUS DE CROISSANCE .198 | MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES À Euclide DÉCHÊNE: E LA VACCINOTHERAPIE ACTUELLE CHEZ LE JEUNE ENFANT 218 E ANALYSES .225 E REVUE DES LIVRES .228 E NOUVELLES LL LL 122 232 i ALLOCUTION (Alcoolisme et toxicomanie) .238 pt CONGRÈS .241 ; NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES ; 242 k NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 244 gl (SUITE DU SOMMAIRE A LA PAGE 10) aussi en associations: PROTOPHYLLINE\u2014 PHENOBARBITAL PROTOPHYLLINE\u2014 PHENOBARBITAL \u2014 PAPAVERINE JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MÉDICALE Faculté de médecine UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Rosaire GINGRAS, vice-président ; Georges-A.BERGERON, secrétaire ; Robert CARRIER.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur Rosaire GINGRAS, doyen de la Faculté de médecine ; M.le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; M.le docteur Jean-Marc LESSARD, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JOBIN, directeur du Département d\u2019anatomie ; M.le docteur André JACQUES, directeur du Département d\u2019anesthésie ; M.le docteur Louis BERLINGUET, directeur du Département de biochimie ; .le docteur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine ; .le docteur Léo GAUVREAU, à directeur du Département de microbislogie ; .le docteur Charles-A.MARTIN, directeur du Département de psychiatrie ; directeur du Département d\u2019obstétrique et gynécologie ; .le docteur Cariton AUGER, directeur du Département de pathologie ; .le docteur Donat LAPOINTE, oo directeur du Département de pédiatrie ; .le docteur Corneille Rapouco-THoMAS, directeur du Département de pharmacologie ; .le docteur Claude FORTIER, M M M M M.le docteur René SIMARD, M M M M directeur du Département de physiologie ; M .le docteur Jean-Paul DÉCHÊNE, vice-président de la Soctélé médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Louis DIONNE, secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, ; ; | secrétaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Léo GAUVREAU, trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 \" Wm Laval Medical æ Vol.38- Fév.1967 3 | = = $ > Zz = \u2014 i; | i 1 i; § ne; : | it; E i; 1 fi i NON PAS | i; un inhibiteur de la monoamine oxydase : NON PAS 1 une association de produits MAIS UN PRODUIT a la fois ANTI-DEPRESSIF et ANXIOLYTIQUE fu ii Pour renseignements complets sur indications, posologie, contre-indications, \u2018 tolérance, réactions secondaires et précautions, i fo DEMANDEZ NOTRE BROCHURE E dl comprimés à 12,5 mg, 25 mg et 100 mg i ! E ampoules de 2 ml contenant 25 mg pour injection |.Mil SURMONTIL, nom déposé de la trimipramine nd: fa qd: P, | e n C LIMITEE 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 lorsqu'une calcithérapie intensive .est nécessaire pourquoi administrer une poigné entière de comprimés, alors que | même effet peut être atteint, par u breuvage rafraïîchissant parfumé r | ora nge ?Le Calcium-Sandoz Forte est une forme très concent de glucono-lactate de calcium, rapidement absorbé par le tube digestif.Il très soluble et exempt de phosphore.Un comprimé effervescent équivau 500 mg de calcium-élément ou à 16 comprimés de 5 grains de gluconate calcium.Le Calcium-Sandoz Forte simplifie le traitement des crampes jambes de la grossesse et des symptômes qui se manifestent lors des pouss de croissance.Il représente également un excellent supplément diététit chez les personnes âgées.La concentration élevée des comprimés Calcium-Sandoz Forte rend ce médicament particulièrement indiqué d le traitement de l\u2019ostéoporose, lorsque le rétablissement d\u2019un bilan calci positif exige l'administration de doses élevées de calcium.Composition: chaque comprimé contient 2.940 g de glucono-lactate de calcium et 0.30 g de carbonat calcium, soit 500 mg de calcium-élément.Posologie: adultes.1 ou 2 comprimés effervescents de Calc Sandoz Forte par jour: enfants, % ou 1 comprimé effervescent de Calcium-Sandoz Forte par jour.Traiteme: l\u2019ostéoporose: 2 à 6 comprimés par jour sur des périodes prolongées.Présentation: tubes de 20 compri Précautions: l\u2019administration de doses élevées de Calcium-Sandoz Forte a donné lieu, occasionnelleme |: de la diarrhée.D'autres malades, au contraire.oni à l\u2019occasion présenté de la constipation.Lorsque le cal est administré par voie parentérale.il existe toujours la possibilité d\u2019une augmentation de la toxicité des vés de la digitale.Chez les malades ayant des antécédents médicaux de colique néphrétique, l\u2018administs de calcium doit être accompagnée de breuvages acidulés abondants, tels que jus de fruits, pour éviter hypercalciurie.Le calcium doit être employé avec précaution chez les malades présentant une insuffisance diaque ou rénale.Ce produit est contre-indiqué dans la lithiase calcique et les états d'hypercalcémie.Che diabétiques, il faut tenir compte que chaque comprimé effervescent contient 0.74 g de saccharose et e qui concerne les malades soumis à un régime hyponatrémique, que chaque comprimé contient 291.8 de sodium-élément.nouveau Calcium- Sandoz: Forte 500 mg comprimés effervescents 7 pee : = sanDOz SANDOZ PHARMACEUTICALS, DORVAL, P.G.Ts Vi Laval Médical 5 Vol, 38 - Fév, 1967 TRANQUILLISANT MAJEUR (EtyImémazine HCI 10 mg par comprimé) ASTHÉNIE PSYCHIQUE \u2014 EXCITATION ANXIEUSE AGITATION PSYCHIQUE, MANIAQUE, \u2014nnmA PSYCHOMOTRICE \u2014 SÉNILITÉ ~~~ DEMENTIELLE OU PREDEMENTIELLE ' *\"J'apparition du parkinsonisme est à peu près nulle\u201d.*N, Plante, Laval Médical, Oct.1963 Littérature disponible sur demande PTICL IE WELCKER & CIE LIMITÉE MONTRÉAL 9 - Qué.(C) f: hi ki à J 4 i Ë j k Ë i | i Laval Médical 6 Vol.38 \u2014 Fév.1967 - ¥ un produit de la recherche Hoechst é - « \\ ~ H Lasix furosémide Le nouveau diurétique \u2018règle la diurèse comme un robine ! | > Lasix, le nouveau diurétique, \u201c\u2019représente le plug grand progrès en diuréticothérapie depuis l'avènef ment du chlorothiazide\u2019\u201d.Plus de 100 travaux publiés} portant sur des milliers de malades, en démontrent l'efficacité et la sécurité.Lasix.le diurétique complet pour usage courant dans la pratique quotidienne.Kerr, D.N.S.et Robson, A.O.: Practitioner, 194:694, 1965.; \u20ac | nN .jibe SR Laval Médical HR Vol.38 - Fév.1967 Lasix offre ces avantages cliniques remarquables: efficacité supérieure à celle de tout thiazide \u2014 Lasix l'emporte sur les thiazides en agissant tout au long du néphron action rapide, courte durée \u2014 Lasix se met à l'oeuvre plus tôt, termine la diurèse plus rapidement \u2014 libère les malades pour toute une journée de travail, une nuit de sommeil ininterrompu contrôle précis \u2014 diurèse prompte, prévisible, réglable par la dose \u2014 posologie adaptable permettant d'obtenir une réaction de l'intensité voulue, au moment voulu meilleur rapport Na/K \u2014 excrétion grandement accrue de sodium, excrétion proportionnellement plus faible de potassium sécurité \u2014 Lasix possède une large marge de sécurité, liée à la posologie, même dans les oedèmes réfractaires \u2014 moins d'effet sur le métabolisme hydrocarboné que les thiazides adaptable à une vaste gamme de malades \u2014 Lasix l'emporte en rendement sur les thiazi- des dans les oedèmes d'origine cardiaque, hépatique, rénale, faciles à maîtriser ou graves \u2014 efficace dans l'hypertension bénigne ou moyenne I Renseignements complets en page suivante 1 3400 O., RUE JEAN TALON, MONTREAL 16 fl DIVISION DE HOECHST DU CANADA LIMITEE ©re 438/617 PE = 4 N = \\ Lasix Le nouveau diurétique ; \u2018régle la diurése à comme un robinet \\ NO Téléphone: 529-5741 Compositions Chaque comprimé contient 40 mg de furo- sémide.4 Indications: Oedème lié à l'insuffisance cardiaque, à la A cirrhose du foie, à la néphrose et à la néphrite chronique ou autres états nedémateux.Hypertension faible ou modérée, et avec d'autres hypotenseurs dans les cas sévères, Posologie \u2014 oedème: La dose initiale habituelle est de 1-2 comprimés (40-80 mg).Adapter selon la réaction.St la 9 diurèse ne s'est pas produite après B heures, augmenter les doses suivantes de 1 comprimé (40 mg) à toutes les 6 heures, au besoin.Ensuite, la dose efficace peut être répétée de 1-3 9 fois par jour.Ne pas dépasser 200 mg/jour.Adapter la dose ë d'entretien aux besoins de chaque malade, Un programme posologique intermittent de 2-4 jours consécutifs par semaine peut être utilisé.Pour des doses dépassant 120 mg/jour, on conseille des observations cliniques et biochimiques attentives.Posologie \u2014 hypertension: La dose habituelle est de 1-2 comprimés (40-80 mg) par jour.Adapter la posologie et ajuster celle des hypotenseurs concomitants.if Contre-indications: Arét complel de la fonction rénale.f En présence de coma hépatique et de déplétion électrolytique, n'instaurer le traitement que lorsque l'état du malade a été } amélioré ou corrigé.Ne pas administrer aux enfants faute d'expérience dans ce domaine, I Avertissement: On à rapporté que les diurétiques sulfamidés diminuaient la capacité des artères à réagir aux amines hyper- | tensives et augmentaient l'effet de la tubocurarine.Donc, = » J administrer avec prudence le curare ou ses dérivés pendant un Limitée J traitement avec Lasix.Interrompre pendant 1 semaine avant toute chirurgie élective, Précautions: Ne pas restreindre sévèrement l'apport en chlorure de sodium.Comme avec tout nouveau médicament, observer régulièrement pour déceler toute dyscrasie sanguine, dommage hépatique ou autres réactions idiosyncratiques.Les Î études sur la reproduction animale n'ont pas révélé d'anomalies PHARMAC I E EN GROS i.foetales provoquées par le médicament.Cependant, Lasix a été très peu employé dans la grossesse, l'administrer durant cette période seulement lorsque essentiel.Des études chez les ani- 1 maux ayant suggéré une vague possibilité de relation avec des » désordres du métabolisme calcique, déterminer le calcium 3 sérique lorsque le métabolisme calcique est anormal.Effets secondaires: Comme avec tout diurétique puissant, ; la déplétion électrolytique peut survenir, surtout avec des doses d élevées et un régime déchloruré.Symptômes de déplétion : électrolytique: faiblesse, étourdissements, léthargie, crampes dans les jambes, anorexie, vomissements ou confusion mentale, Vérifier les élecirolytes sériques, surtout le potassium, aux doses élevées, durant un traitement avec des glucosides de la digitale, des stéroïdes susceptibles de produire une déplétion potassique, ou lorsqu'il y à risque de coma hépatique.Un supplément potassique, une dintinutton de la dose, ou l'interruption du traitement peuvent être nécessaires Chez les hypertendus recevant des agents gangltoplégiques, Au service de la profession médicale veratrum et hydralazine, guanéthidine ou méthyldopa, réduire ta dose de ces médicaments dont l'effet hypotenseur est augmenté par Lasix.L'hyperuricémie asymptomatique peut survenir, rarement avec goutte.Des élévations passagères de l\u2019urée sanguine sont possibles au cours de la déshydratation, à être évitée durant l'insuffisance rénale.Lasix n'a aucun effet prononcé sur le métabolisme des glucides.On conseille, toutefois de vérifier le glucose sanguin et urinaire chez les diabétiques.Une éruption cutanée, du prurit, des paresthésies, de l'hypotension orthostatique ou une intolérance gastro- intestinale peuvent survenir.On soupçonne un seul cas de thrombocytopénie d'avoir été lié au traitement avec Lasix.On n'a pas observé de manifestation de toxicité telle que leuco- A pénie, agranulocytose, anémie aplastique.photosensibilité, i complications hépatiques ou pancréatite, comme avec les autres diurétiques sulfamidés.Présentation: Comprimé à 40 mg, blancs, sécables, en flacons ambrés de 50 et 500, Renseignements supplémentaires sur demande.600 EST, BOULEVARD CHAREST, HOECHST QUEBEC 2, P.O.À PHARMACEUTICALS 3400 O.RUE JEAN-TALON, MONTREAL 16 DIVISION DE HQECHST DU CANADA LIMITEE i.4 Laval Médical 9 ï Vol.38 - Fév.1967 bul | Lu | A RE } | Li./ # i | [ F = POUR \u2018a pureté ; | _ A j la fraicheur | A | [ = la richesse LA = | | Lui | QQ \u2014 i > LAIT ve AY s i SF WN S WY = CRÈME 6\" A YOGHOURT FIAT \\ , A A \\ N\\A s CREME GLACÉE 4° CAFR | 875, 4° AVENUE, QUEBEC 3.TELEPHONE : 529-9021 UN SÉDATIF ANTIBRONCHITIQUE QUI N'A RIEN PERDU DE LA FAVEUR DU PRATICIEN DEPUIS PLUS DE 18 ANS ®*BRONCODEINE NADEAU Formule pour 1 cuillerée a thé (5 ml) ay ; Phosphate de Codéine.10 mg.BRONCODEINE Vinaigre de Seille.0.4 ml.15700 CODEINE Liq.Acétate Ammonium.0.6 ml.i! PRINCI Teinture de Grindelia.0.2 ml.Jou sate Chloroforme.2.5 mg.armen ; \u2018 Menthol.1.5 mg.Cet expectorant agréable au goût calme le paroxysme des quintes de D.toux, sans nuire à la « toux productive ».Posologie: Une ou deux cuille- LABO RATOI R E N A D EA U LIM ITÉ E rées à thé à toutes les 4 heures.Montréal AU SERVICE DE LA PROFESSION MÉDICALE DEPUIS PLUS DE 45 ANS (D) 10 sommaire suite Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 ANALYSES ICTERES MEDICAMENTEUX A BILIRUBINE NON CONJUGUEE.RÉSULTATS ET INDICATIONS D'UN EXTRAIT EMBRYONNAIRE LYOPHILISE DANS LE TRAITEMENT DES ULCÈRES GASTRO-DUODÉNAUX .ULTRASTRUCTURE DU FOIE DANS L'INTOXICATION BILIAIRE PAR CHOLEPERITOINE TOTAL ET PARTIEL CHEZ LE RAT .HYPOPLASIE CONGENITALE DU PANCREAS EXOCRINE.A PROPOS DE L'ÉTUDE HISTOLOGIQUE ET HISTOCHIMIQUE D'UN CAS LA RADIOTHÉRAPIE DE CONTACT DANS LE CANCER DU RECTUM.INDICATIONS ET RÉSULTATS QUELQUES ASPECTS DE LA SPLÉNOPATHIE DANS L'HÉPATITE CHRONIQUE .LES DERIVES AMINES DES FÈCES DE L'HOMME NORMAL ET MALADE .INFLUENCE DE L'EXERCICE MUSCULAIRE QUOTIDIEN CHEZ DES PATIENTS ATTEINTS DE CLAUDICATION INTERMITTENTE Co 225 225 225 225 226 226 226 227 Conçu pour un soulagement à double action de la constipation chronique KONDREMUL ® il pénétre les matiéres fécales et les amollit e il lubrifie pour un passage plus facile sans entraîner de suintement Une émulsion d'huile minérale et de mousse d'Irlande, stable et remarquablement exquise.POSOLOGIE\u2014ADULTES\u2014Une cuillerée à soupe au coucher et au lever; à mesure que l'état s'améliore, diminuer à une cuillerée à soupe au coucher.ENFANTS \u2014 Une à deux cuillerées à thé au coucher suffisent habituellement.KONDRÉMUL KONDRÉMUL KONDRÉMUL (étiquette bleue) à la au Cascara Phénolphtaléine (étiquette verte) (étiquette rouge) Flacons de 8 et de 16 onces liquides, Documentation complète sur demande û _ z MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 ®Marque déposée PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ AN Chartes E.Frosst et Cie 37 MONTREAL CANADA Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 ROUGIER exprime le renouveau de son organisation par ce sigle, symbole de contrôle et recherche [_! Ce profil stylisé retient par ailleurs les caractéristiques d\u2019une Maison vraiment canadienne façonnée depuis plus de soixante ans dans l'excellence et le progrès.[] Nos Laboratoires de contrôle, parmi les mieux équipés au Canada, maintiennent une tradition de qualité, d'initiative et de dynamisme.[] Celà nous a inspiré la fondation de l\u2019institut de recherches appliquées en thérapeutique.[7] En réalisant une industrie pharmaceutique bien autonome, en collaboration avec les Hôpitaux et Universités, nous répondons aux vœux de ceux qui, sensibles à la qualité, croient aussi à l'importance du fait canadien.+ Le plus important laboratoire pharmaceutique authentiquement canadien Les observations cliniques rdp- portant l'efficacité de Norff tromyographiques.Des variations dans l\u2019a du muscle furent relevéeg rent enregistrées par un loscope.Les trois cas à droite d@n trent l'activité de Nog Documentation clinique dispon Masterson, J.H., et White, A.Journ.of Orthopaedics, févrie P G.H.Ginzel: The Blockage ¢ 4 Orphenadrine.\" J.Pharm.& BRD.CONTRE-INDICATIONS.Les co pour NORFLEX (citrate d'orphénadri à) sd l\u2018action anticholinergique de § NORFLEX (citrate d'orphénadrine} be être administré aux patients sogfant de glau- EFFETS SECONDAIRES.Les effet] # d NORFLEX (citrate d\u2019 orphénadrinel PR paiement à la légère action an EE l'orphénadrine.La sécheresse RES 6 premier effet secondaire à dose quotidienne est a secondaires possib fon 3 CA tte, Quand la j Pio Wnts: tachycar- forme} ae comprimés ou d\u2019ampoulesf de 2 cc.Dans le premigr cay deux comprimés par jqur su Msent, indépendam- mentfdu : l'endfoit fr demande: romyographf come! peptidifl obstri myas tion a comg pupiigg, sées me ids ou du sexe, de de la gravité du Vaijflation of Pain Relief, Amer.acifitation of Motor Function by b ruc ION pylorique ou duodénale, ulcères essténpsants, hypertrophie prostatique ou dg col de ia vessie, cardiospasme et genie gfave.Il doit &tre prescrit avec précau- pa 7 énts souffrant de tachycardie.bi brouillement de la vue, dilatation de la sion oculaire accrue, faiblesse, nau- hissements, maux de tête, étourdisse- onstipation et somnolence.Quelques pat FA plus âgés peuvent parfois éprouverun peu de Qpi ision mentale, mais cela se produit rare- ft.Las usec s s effets secondaires disparaissent Patiente: Dr.E.B., âgée de 46 ans, de race blanche.Polio à l\u2019âge de 2-3 ans, Plusieurs opérations des os et des articulations depuis.Obésité marquée.Béquilles depuis quelques années.De plus, trauma du dos résultant d'une chute il y a plusieurs mois ayant exigé des hospitalisations subséquentes avec traction du pelvis et du cou contre les douleurs du dos et du cou, ainsi que contre les spasmes musculaires qui les accompagnent.Pas de relaxants du muscle auparavant.Douleur bilatérale dans le cou et le dos; surtout dans le dos, côté droit.Particulièrement marquée dans la région paraver- tébrale vers T8-10 INEPT EERAEP EEE PEEP EE nr ci ARjuk = rN mn OM BEST VMNE TE NE VE LE ECO BH TSI re ELE Ed NR RE EE REA AU a A a DARRELL LE AE EYE TE | MEI MEERA EENNEMEE INANE EE Avant I'administration orale de Norflex Une heure aprés Norflex Patient: E.H., âgé de 48 ans, de race blanche, avec des antécédents de symptomatologie épisodique d\u2019 affaissement des disques\u2019 intervertébraux.Symptômes actuels: douleur et raideur dans le bas du dos depuis trois jours, causées par le soulèvement d'une lourde charge.Douleur bilatérale particulièrement vive dans la région fessière supérieure parasacrale, plus aiguë à droite qu'à gauche.Aggravée par le changement de position (couchée, assise, debout).Pas de rayonnement dans la jambe.Pas de médication.Etat essentiellement inchangé depuis le débuta ee rar ans a | Par FE ; | Bai ai cali A L Rn pmntni NA EN FRU Pind ik 1 Avant l'administration orale de Norflex Une heure après Norflex Patiente: M.D., âgée de 23 ans, de race blanche, souffrant de spasme musculaire spontané, douloureux dans le dos et le cou (accompagné de maux de tête) depuis 20 mois à la suite d'un \u2018\u2018coup du lapin\u2019 Soulagement subjectif rapporté 20-30 minutes après l'administration orale du médicament.L' électromyographe indique une diminution objective du spasme après 50-65 minutes, Electrodes de surface.La patiente est en décubitus ventral.HEAR iol i ell MC ORNE Li I FS dl a OR SENEeSS Avant l'administration orale de Norflex 64 minutes après Norflex La dose chez le patient No 1 était d'un comprimé; chez les patients 2 et 3, deux comprimés (dose double) furent utilisés aux tins Riker Nortlex == NORFLEX (citrate d'orphénadrine) marque de fabrique, brevet aux E.-U.No 2,567,351.Autres brevets en instance.goapagnie Riker Pharmaceuytigue Limitda, dai bartan Way, (.ogks ile, Opta \u2014 bo L96T \"A9 \u2014 8£ \"TOA 1991P2N 1DaHT Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 Le médecin a passe une bonne nuit Terpo-Dionin soulage de \u201c3 façons\u201d (comme sédatif, antalgique et expectorant), procurant ainsi aux malades qui toussent\u2014et à leur médecin\u2014une nuit paisible.Chaque c.à thé (5 ml) contient 5.5 mg de chlorhydrate d'éthylmorphine : 13.9 mg d'hydrate de terpine; 5.0 mg de gaïacol!; 10.2 mg de glycérophosphate de calcium; base extraite du pin blanc.Posologie: une c.à thé toutes les trois heures et une au coucher.Contre-indications: Peut causer l'accoutumance.Renseignements supplémentaires disponibles sur demande.TERPO-DIONIN TERPO-DIONIN, marque de fabrique déposée au Canada.Laboratoires MONTRÉAL AURORA VANCOUVER 14 Mise au point d'équipements et d\u2018appareils nouveaux Succès du vaccin contre la poliomyélite par voie buccale d'une année a l'autre.toujours d actualite Depuis longtemps I'HydroDIURIL* {hydrochlorothiazide U.S.P.) a servi à la fois de base et d'agent des plus pratiques dans le traitement de l'hypertension et de l'œdème.Dans l'hypertension essentielle, l'HydroDIURIL procure une réduction de la tension artérielle qui se maintient toute la durée d'un traitement à long cours.Bien que l'on ne saisisse qu'imparfaitement encore le mécanisme de son action on sait que l'HydroDIURIL entraîne une chute transitoire du volume du sang en circulation et qu'il diminue la résistance périphérique totale [peut-être en agissant directement sur les vaisseaux périphériques au moyen d'une modification de la distribution de l'eau et des électrolytes).' Chez les patients atteints d'une hypertension essentielle modérée, l'emploi de l'HydroDIURIL seul peut ramener la tension artérielle à des niveaux normaux et ne semble pas entraîner d'hypotension posturale.En présence d'une hypertension dont la gravité va de modérée à grave, l'HydroDIURIL est un composé qui peut servir de base\u2014c'est un élément thérapeutique fondamental dont les effets synergiques viendront augmenter l'efficacité d'autres antihypertenseurs pouvant être ajoutés à un traitement.L'HydroDIURIL est d'un emploi varié qu'il s'agisse d'ædème ou d'hypertension.|| modifie rapidement l'équilibre des liquides dans toutes les formes d'cedéme qu'il soit d'origine cardiaque, rénale ou hépatique dans l'œdème et la toxémie de la grossesse ou l'ædème d'origine médicamenteuse.Lorsque la diminution de l'œdème est un facteur dans la réduction du poids l'HydroDIURIL peut aussi servir avec succès.L'HydroDIURIL vous offre la souplesse de sa posologie\u2026Il peut être administré en dose quotidienne unique ou fractionnée selon les besoins et la réponse du patient.1.Silah, J.G., Jones, R.E., Bashour, F.A.et Kaplan, N.M.: Amer.Heart J., 69:301, mars, 1965.POSOLOGIE: La posologie habituelle par voie buccale chez l'adulte varie de 50 mg à 200 mg par jour en doses fractionnées, selon les besoins et la réponse du patient.PRÉCAUTIONS: L'hydrochlorothiozide doit être administrée avec prudence en cas de déséquilibre électrolytique, chez les malades digitalisés, chez les opérés et chez les sujets souffrant d'arythmies.Il faut aussi entourer de précautions l'emploi de l\u2018hydrochloro- thiazide chez les malades souffrant d'une affection hépatique ou rénale ou oyont des antécédents de coma hépatique, d'oligurie et de housse de l'azote non protéique.L'hydrochlorothiazide peut, quoique rarement, causer Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 Régulation hormonale ts de la conception AdroDIURI de l'hyperuricémie ou réduire la tolérance au glucose, De lo thrombocytoténie, du purpura, des éruptions cutanées, de la photosensibilité constituent des effets | I secondaires qu'on a signalés que rarement.On ! recommande de surveiller ottentivement tous les patie afin de déceler des réactions secondaires ou des manifestations inusitées d'idiosyncrasie médicomenteus telles que la leucopénie, l'agronulocytose ou l'onémie aplastique.À celles-là peuvent aussi s'ajouter certains effets secondaires, peu fréquents oussi, sous forme de troubles gastro-intestinaux, de diarrhée, de vertiges ef de paresthésies, L'hydrochlorothiazide potentialise l\u2018oction des outres antihypertenseurs; il faut en conséquence réduire, d'au moins la moitié, la posolog de tels agents en particulier celle des gonglioplégiaq: et des adrénolytiques.CONTRE-INDICATION: Anurie.AVERTISSEMENTS: L'HydroDIURIL peut entrainer ov ougmenter de l\u2018hyperozotémie.Administrer avec prudence aux malades souffrant d'une altération du fonctionnement rénal et de cirrhose.Réduire d'au , moins la moitié la posologie des autres médicament antibypertensifs en particulier celle des gonglioplégiqu A \\ RENSEIGNEMENTS DETAILLES CONCERNANT LES INDICATIONS, LA POSOLOGIE, LES EFFETS SECONDAIRES, LES PRECAUTIONS ET BIBLIOGRAPHIE SUR DEMANDE.PRESENTATION: Comprimés dosés à 25 mg ou A à 50 mg d'hydrochlorothiozide U.S.P., en flacons de 100 et de 1,000.*Marque déposée mQ MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL La recherche d'aujourd'hui au service de la thérapeutique de demain phi dese Ce s'espe Provera/Depo-Provera Dans les cas où la médication progestative est indiquée, le Provera exerce et assure une action progestative pure, virtuellement exempte d\u2019effets androgènes ou estrogènes.Donné par la bouche, il est quatre fois plus actif que le noréthindrone pour faire passer l\u2019endomètre des femmes hystérectomisées chirurgicalement de la phase proliférative déclenchée par les estrogènes à la phase secrétoire.Le Provera est également quatre fois plus actif que la progestérone administrée par voie intramusculaire.Indications: Provera\u2014menace d\u2019avortement ou avortement habituel, stérilité, aménorrhée secondaire, saignement utérin fonctionnel.Depo-Provera\u2014menace d\u2019avortement ou avortement habituel et endométriose.Posologie: Provera en comprimés \u2014de 2.5 à 40 mg par jour, selon la nature de la pathologie à traiter.Depo-Provera, dosé à 50 mg par c.c.\u2014 donner de 50 à 100 mg (1 à 2 c.c.) par voie intramusculaire, chaque semaine ou toutes les deux semaines, selon la nature de la pathologie à traiter.Documentation détaillée envoyée sur demande.Présentation: Provera en comprimés\u20145 mg d\u2019acétate de médroxyprogestérone, par flacons de 24 et de 100 comprimés.Depo-Provera, dosé à 50 mg par c.c.d\u2019acétate de médroxyprogestérone, en flacons-ampoules de ! et de 5 c.c.Avertissements: Pas d\u2019effet ficheux notable, pas d\u2019intolérance.Qu\u2019ils soient employés seuls ou en association avec des estrogènes, le Provera et le Depo-Provera ne devront pas être administrés a des malades souffrant de saignement utérin anormal, du moins jusqu\u2019à ce qu\u2019un diagnostic précis aît pu être établi et qu\u2019on aît éliminé la possibilité de néoplasme génital.Une documentation détaillée envoyée sur demande.THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS, ONTARIO VE MARQUE DÉPOSÉE: PROVERA MARQUE DE COMMERCE: DEPO CF 172.1 aban sia.Pour être assuré de couvrir tout le spectre bactérien ALBAM \u2014 efficacité supérieure, grace a I'action de la tétracycli renforcée par la novobiocine dans les infections simples ou mixtes bam Slr | By TETRACYCLINE \u2014 de LOTS en moins efficace contre sa RIG is Is ¢ A : fg Fate Foon et Pseudomo AMPICILLINE\u2014 inactivée par les ÉOUDLEN générateurs de GI faible activité contre Klebsiella, a % pui fines > wr ww pics] a.icacité réduite pr staphyloSastreptg eudomonas et Aerobacter; CHLORAMPHENICOL A dl D e ad EY CIE) du a est nécessaire ur i 1 vi bamycin T est l\u2019antibiotique qui a le plus de chance de 89 A sir, parce que, seule, I\u2019Albamycin T présente tous les \u201c1 ntages suivants: a ès efficace contre les staphylocoques ; À ès efficace contre les streptocoques ficacité plus grande contre Klebsiella, Aerobacter et groupe des Pseudomonas ualité d\u2019action\u2014retard dans l'apparition de la résis- ance bactérienne cations: L'Albamycin T est l\u2019antibiotique qui a le plus de ce de réussir comme antibiothérapie d'attaque de toutes les Ctions bactériennes dont le germe infectieux n'a pas encore identifié.Elle est encore indiquée dans les infections mixtes les microbes infectieux sont plus sensibles à l'association de obiocine et de tétracycline qu'à l\u2019un des deux antibiotiques bloyé isolément.© logie: Adultes: Capsules\u2014dans la majorité des infections, ner deux capsules à intervalle de 12 heures; dans les infec- graves, deux capsules 3 à 4 fois par jour.an D TE nt eT Leia muna W@enis: Granulé aromatisé\u2014la posologie sera calculée de facon 3 | porter au moins 7 mg du total des antibiotiques par livre de Mis corporel et par jour.Cette dose quotidienne se donnera en - {Wx a quatre doses séparées.Dans les infections graves, cette Mologie peut être augmentée.UE DÉPOSÉE: ALBAMYCIN THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS, ONTARIO CF sez AlbamycinT NOVOBIOCINE- TETRACYCLINE l\u2019antibiotique qui a le plus de chance de réussir Présentation: Capsu/es\u2014En flacons de 16 et de 100 capsules.Une capsule renferme 125 mg de novobiocine (à l\u2019état de novobiocine sodique) et 125 mg de chlorhydrate de tétracycline.Granulé aromatisé\u2014En flacons de 40 et de 60 c.c.(après solubilisation).Une dose de 5 c.c.(cuillerée à thé) renferme 62.5 mg de novobiocine (à l'état de novobiocine calcique) et de la tétracycline base, correspondant à 62.5 mg de chlorhydrate de tétracycline.Avertissements: Toxicité faible: bonne tolérance en clinique.Les réactions secondaires sont peu fréquentes, consistant principalement en légère nausée et en crampes abdominales.On a signalé déjà de l'urticaire et une dermatite maculopapulaire.De la leucopénie et d'autres dyscrasies sanguines ont été parfois notées.{! est peu probable que se produise une décoloration des dents.à moins que la tétracycline ne soit administrée à fortes doses ou à doses prolongées à la mère pendant le dernier trimestre de sa grossesse, au début de la vie du nouveau-né ou durant la première enfance.S'il existe un trouble fonctionnel des reins, une accumulation de tétracycline peut se produire dans l'organisme et provoquer éventuellement des réactions toxiques au foie.Dans ces conditions, il faudra donner des doses Inférieures aux doses normales et.si la cure devait se prolonger, il faudrait procéder à des dosages de tétracycline dans le sérum.On déconseille de donner le médicament aux nourrissons de moins de six mois, parce que la novobiocine risque d'entraver la conjugaison de la bilirubine.Discontinuer la médication s\u2019il y a apparition de jaunisse.Une documentation détaillée sur les réactions secondaires, les précautions à prendre, etc.est envoyée sur demande. e He Corte une activité uniforme.C'est à cet égard un véritable étalon.Demeuré inégalé treize ans après sa mise sur le marché, le Neo-Cortef est devenu un classique en matière de traitement topique, grâce à son association de néomycine et d\u2019hydrocortisone, qui soulage promptement l'inflammation et l'infection.Un gramme de l'onguent Neo-Cortef renferme: Acétate d'hydrocortisone .5mg(0.5%) ou l0mg(l.0%) ou 25mg (2.5%) Sulfate de néomycine.5mg (correspondant à 3.5 mg de néomycine base) Indications: Lichen simplex chronique, dermite de contact, prurit anogénital, dermite atopique, dermite séborrhéique.Posologie: Faire pénétrer, par un léger massage, une MARQUE DÉPOSÉE: NEO CORTEF petite quantité d'onguent dans la région malade, une à trois fois par jour.Avertissement: Ne pas employer en présence d'infections cutanées relevant de microbes et dont le traitement spécifique n'est pas disponible.Documentation détaillée sur les effets secondaires, les précautions à prendre etc, envoyée sur demande.Presentation: Concentration de 0.5% en tubes de 5, de 20 et de 40 g; 1% en tubes de 5 et de 20 g; 2.5% en tubes de 5 et de 20 g.Cras = THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS, ONTARIO Ja Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 19 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Secrétariat: Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genéve.M.le professeur Henry L.Bockus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le professeur Charles H.BEsT, de Toronto.M.le professeur Jean MARCHE, de Paris.M.le professeur P.M.F.BIsHOP, de Londres.BUREAU Président : M.le professeur Jean-Marc LESSARD.Vice-président : M.le docteur Jean-Marie DEL ÂGE.Secrétaire général : M.le docteur Louis DIONNE.Secrétaire correspondant : M.le professeur Georges-A.BERGERON.Trésorier : M.le docteur Clément JEAN.Membres : MM.les professeurs Léo GAUVREAU et René SIMARD ; MM.les docteurs Louis-Philippe ALLEN, F.-X.BRISSON, Claude BROSSEAU, Jean-Paul DECHENE, Paul-M.GAGNON, André LAPOINTE, Jean-Marie LOISELLE, Georges NORMAND et Guy SAUCIER, MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires, LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par ETHICA LIMITÉE 3398 est, boulevard Métropolitain \u2014 MONTREAL (G) abo Laval Médical 20 Vol.38 \u2014 Fév.1967 i Tob ASADRINE effervescente vitaminee C UPSA cide acetyl salicylique 0,330 g acide ascorbique (Vitamine C) 0,200 g glycocolle 0,100 g 3 doses usuelles excipient q.s.pour un comprimé effervescent de 3.500 g (en solution pH 58) boîte de 2 tubes de 10 comprimes seule présentation enfant fo rte normale M) Fy 2° RS Reh p + Lo LS \u201cx A + A + es À $ A 03 4 EN Le 4 3 ¥ *, + Wy 3 5 £4 CS î se a LE a - # ai pee 3 ve 2 ri RE ES.Xi A.* [17 x} #; + & % EU aN Hpi + + ¢ ê.Le * w Yel 0 7, (SR ah pes £ Ed La a LT N : 2 A sy = er ; A 34 Gas * J Fa 2 A J Pa &>.++ 4 yet a.Fd poi je \u20ac } P+ \u20ac 2 x ee x Ey À A { = 5 24 ASS mn = [Is i Lhe +4 es % a Ses & # cé La 4 + | i \u20ac A i hé po wt pr Gi a 4 s$ on 2 2 ~ CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANCAISE LIMITEE MONTREAL, QUE.PTH \u2026 ti] 1%: Ne Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 21 a Analgésie efficace sans accoutumance avec*Darvon Composé-65 (propoxyphène, acide acétylsalicylique, phénacétine et caféine, Lilly) Contrairement à la codéine, des doses thérapeutiques de Darvon Com- posé-65 présentent les avantages importants suivants: e N'entraîne pas de \u201ctoxicomanie médicale\u201d \u2014ce qui est important dans le traitement à long terme ou comme analgésique pré-opératoire.e Absence d'état de besoin\u2014évite l\u2019abus par le malade, e Aucune action antitussive\u2014ainsi l'expectoration et le dégagement des poumons ne sont pas supprimés.e Incidence très basse des nausées et de la constipation\u2014avec les narcotiques ces effets secondaires se rencontrent fréquemment.e Peu ou pas d'action spasmogène\u2014 contrairement à la codéine.Description: Darvon est un analgésique efficace par voie vrale pour le soulagement des douleurs aiguës, chroniques ou récurrentes.Le Darvon Composé et le Darvon Composé-B5 associent à l'action analgésique du Darvon les effets antipyrétiques et antt-inflammatoires de l'acide acétylsalicylique et de la phénacétine.Dans le Darvon avec À.S.À.la phénacétine et la caféine sont remplacées par une dose plus forte d'acide acétylsalicylique.Contre-indications et effets secondaires: Aucune contre-indication à l'emploi du Darvon n'a été rapportée et les effets secondaires sont minimes.Une éruption cutanée ou des troubles gastro-intestinaux peuvent survenir dans de rares cas.Toutefois, nausées et constipation sont beaucoup moins fréquentes avec le Darvon qu'avec fa codéine.Aucun effet n'a pu être démontré sur la respiration, la tension artérielle ou l'activité des réflexes après administration de doses thérapeutiques.De très fortes doses peuvent causer des étourdissements, de la sédation et de la somnolence.Au nombre des effets secondaires que peut causer l'acide acétylsalicylique soni les nausées, vomissements et autres troubles gastriques.Les préparations contenant de l'acide acétylsalicylique seront administrées avec prudence aux malades souffrant d'ulcère peptique.L\u2018usage prolongé et excessif de produits renfermant de la phénacétine peut aggraver une affection rénale.Posologie usuelle: Darvon, 1 Pulvule trois ou quatre fois par jour.Darvon Composé, 1 ou 2 Pulvules trois ou quatre fois par jour.Darvon Composé-65, 1 Pulvule trois ou quatre fois par jour.Darvon avec A.S.A., 1 Pulvule trois ou quatre fois par jour.De plus amples renseignements seront envoyés sur demande.La Compagnie Eli Lilly (Canada) Limitée Toronto, Ontario Laval Médical 22 Vol.38 \u2014 Fév.1967 Mk 1 Wl 3 LE | yk 4 Pris fie: % | % St.| Trés 8 ~ \u201d Ï Le DURÉTIC possède la précieuse qualité crétion sodique, mais dans ces conditions elle 3 d'augmenter I'élimination de sodium tout en n'augmente guère la perte de potassium.n'ayant qu'un effet minime sur les pertes de Au bout de 24 heures, les malades en Yes potassium.Voici pourquoi: traitement par le Durétic continuent MS Le produit ne se prend qu'une fois par toujours de perdre du sodium en quantités | jour.Cela signifie que la courbe de per- sensiblement supérieures aux contrôles.Par Con te de potassium ne présente qu\u2019une seule contre, les pertes de potassium sont revenues Des : pointe par jour, contrairement aux pointes presque au même niveau que les contrôles.\u2019 j multiples avec les thiazides se prenant plu- Pour ces raisons, la déplétion potassique crée Hop : sieurs fois par jour.rarement un probléme dans le traitement par L'excrétion de pointe de potassium est le Durétic.Les résultats jusqu\u2019à présent ont atteinte avec des doses de 5 mg.L\u2019aug- effectivement été si bons qu'il n\u2019a jamais été mentation de l'unique dose quotidienne de jugé nécessaire de présenter le Durétic en Durétic de 5 à 10 mg double à peu près l'ex- association avec du potassium, * - DURETIC* METHYCLOTHIAZIDE Ye Excellente natriurèse avec moins de perte de potassium 3 Contre-indication: Blocage rénal total.Precautions, avertissement, effets secondaires: Les thiazides doivent étre em- Al ployés avec prudence en présence d'atteinte sévère de la fonction rénale ou eus ; AUF à hépatique.Une déplétion potassique est peu probable à la posologie recomman- \u2019 i 4 i: dée, mais si elle se produisait, ajuster la dose, ou interrompre la médication, ou DURE 4 A } fournir des sources alimentaires naturelles de potassium.Ajuster ou interrompre oan 2 4 également s'il y a élévation de I'urée sanguine, de I'uricémie ou de la glycémie.ER À \u2014 8 Parmi les effets secondaires thiazidiques se produisant parfois peuvent figurer la 5 mg pl faiblesse ou autres signes de déséquilibre électrolytique, diverses dyscrasies \u201cal sanguines, des éruptions cutanées et la photosensibilisation.Employer avec pru- Sac dence pendant la grossesse car une dépression de la moelle osseuse et la throm- I D bocytopénie ont été signalées chez des nouveau-nés dont les mères avaient reçu fa des thiazides pendant leur grossesse.li Renseignements médicaux complets fournis sur demande.*Nom déposé i\" ot - i) RBBOIT LABO RATOIRES ABBOTT LIMITEE Halifax + Montréal « Toronto + Winnipeg - Vancouver 405Y-66 8 lil or itgf a 45146 LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1966 MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS À M.le prof.Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le prof.Charles H.BEsT, de Toronto.M.le prof.Albert JENTZER, de Genève.M.le prof.Jean MARCHE, de Paris.M.le prof.Henry L.Bockus, de Philadelphie.M.le prof.P.M.F.BrsHoP, de Londres.M.le prof.Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.COMPOSITION DU BUREAU Président : M.le prof.Jean-Marc LESSARD.Directeurs : M.le prof.René SIMARD ; MM.les Vice-prés.: M.le D' Jean-Paul DÉCHÊNE.D'$ Louis-Philippe ALLEN, F.-X.Sec.général : M.le D' Louis DIONNE.Brisson, Claude BROSSEAU, Jean- : Sec.corresp.: M.le prof.Georges-A.BERGERON.Paul DECHENE, André LAPOINTE, i Trésorier : M.le prof.Léo GAUVREAU.Georges NORMAND et Guy SAUCIER.MEMBRES ÉMÉRITES | Messieurs : Messieurs : COUILLARD, Edgar, F.M.* JoBIN, Jean-Baptiste, F.M.J DESMEULES, Roland, H.L.Por vIN, A.-R,, F.M.Hupon, Fernando, H.D.Q.Roy, François, H.D.Q.LISTE DES MEMBRES TITULAIRES ET ADHÉRENTS 4 Messieurs : Messieurs : ALLARD, Eugene, H.E.J.AUBE, Laurent, H.D.Q.| ALLEN, Louis-Philippe, H.S.F.A.AUDET, Jacques, H.S.S.E ALLEN, Marc, H.S.J.AUDET, Luc, H.S.S.3 ANGERS, Benoit, H.D.C.AUGER, Carlton, F.M.È \u2014_\u2014 oo AUGER, Gustave, H, D.Q.| * LÉGENDE : C, R.R.=Clinique Roy-Rousseau ; F.M.= i Faculté de médecine H.C.=Hopital de la Créche Saint- AUGER, Paul, H.S.S | incent-de-Paul ; H.D.C.=Hôtel-Dieu de Chicoutimi : : ; ILD.Q.=Hotel Dieu de Québec : HE.|.~Hopital dé BABINEAU, Louis-Marie, F.M.\"Enfant-Jésus ; H.L.= Hôpital Laval ; H.M.= Hôpital de - .la Miséricorde ; H.S.F.= Hôpital Sainte-Foy ; H.S.F.A.= BEAUDET, Jean-Paul, H.S.J Hôpital Saint-François-d\u2019Assise ; H.S.J.=Hôpital Saint- BEAUDET, Hector, H.E.J.Joseph, Trois-Rivières ; H.S.S.= Hôpital du Saint-Sacre- ment ; S.M.A.= Hôpital Saint-Michel-Archange.BEAUDOIN, Jean, H.D.Q.(1 Laval Médical QW 158 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1966 Vol.38- Fév.1967 BR Messieurs : Messieurs : ie BEAUDRY, Edouard, H.D.C.CARON, Wilfrid, F.M.00 BEAUDRY, Maurice, H.E.J.CARRIER, Henri, H.D.C.0 BEAULIEU, Maurice, H.L.CARRIER, Robert, H.S.F.A.re BEAUREGARD, Léon, H.S.S.CAUCHON, Roland, H.S.F.A.RD BÉDARD, Arthur, H.D.Q.Caux, Magella, H.S.S.Dr BÉDARD, Dominique, C.R.R.CAYER, Lomer, H.S.S.| Di BEDARD, Lucien, H.S.J.CHAREST, André, H.E.J.De BELANGER, Claude, H.E.J.CHENARD, Jacques, H.L.» BEL ANGER, Gilles, H.D.C.CHOUINARD, Lévi, F.M.M BÉLANGER, Jean-Marie, H.S.S.CLAVEAU, Charles, H.D.C.: BELANGER, Maurice, H.D.C.CLAVEAU, Cléophas, H.D.C.li BELISLE, Gilles, H.D.C.CLAVEAU, Paul, F.M.i BERGERON, Claude, H.D.C.CLAVEAU, Robert, H.D.C.ù BERGERON, Georges-A., F.M.CLAVET, Marcel, H.D.Q.i BERGERON, Jacques, H.S.F.ComTois, Gaston, H.D.C.is BERLINGUET, Louis, F.M.CÔTÉ, Egide, H.E.J.a BERNIER, Jean-Pierre, H.E.J.COTE, Jacques, H.E.J.i Ii BERNIER, Léonard, H.D.Q.COTE, Robert, H.S.S.BERTHO, Emile, H.D.C.COTE, Paul-Emile, HE].i i BERTRAND, Guy, H.E.J.COTE, Rolland, S.M.A.BISSONNETTE, Jean-Paul, H.E.J.COULOMBE, Maurice, S.M.A.In BLAIS, Paul-Eugeéne, H.D.C.COULOMBE, Pierre, H.E.J.N BOILARD, Charles, H.D.Q.COULONVAL, Louis, H.D.Q.ir Boivin, Paul-A., H.S.F.A.COUTURE, Jean, H.S.S.in Boivin, Roch, H.D.C.LL .BONENFANT, J.-Ls, H.D.Q.DECHENE, Euclide, H.C.5 BOUCHARD, Marcel, S.M.A.DECHENE, Jean-Paul, HL.8 BOUDREAULT, Gérard, H.D.C.DELAGE, Jean, C.R.R.| BOULANGER, Jacques, H.S.F.Der ÂGE, J ean-Marie, H.S.S.| .BOULAY, Jacques, HS TF A DELAGE, Maurice, H.S.F.Bi BOURGOIN, Louis, C.R.R.DELISLE, Claude, HE.J.m BRASSARD, Roger, H.D.C.DEMERS, FX, HE.J | Brisson, F.-X., H D.C.DEMERS, Pierre-Paul, H.S.S.bs Brocuy, Paul, ILS.F A DENONCOURT, J.-Avila, H.S.J.Cu BROSSE AU, Claude, H.E.J.DESPRES, Jean-Paul, H.L.ue BRUNEAU, Joseph, H.D.C.DESROCHERS, Gustave, S.M.A.by BRUNET, Claude, HE.J.DE VARENNES, Paul, H.D.C.by BRUNET, Jacques, HS.S.Dion, Claude, C.R.R.6 DION, Robert, H.L.| Ci CAMPBELL, Maurice, H.S.J.DIONNE, Louis, H.D.Q.by CAOUETTE, Jean-Guy, H.S.S.Dorval, Chs-Henri, H.L.iy CAOUETTE, Maurice, H.D.Q.DROLET, Conrad, S.M.A.Un CAOUETTE, Robert, H.D.Q.DROLET, Maurice, H.E.J.by CARBOTTE, Marcel, H.S.S.DROUIN, Georges, H.M.Gy CARON, Sylvio, C.R.R.DROUIN, Guy, H.S.S.Ga A Vol.38 - Fev.1967 Laval Médical | Messieurs : | DROUIN, René, DUCHAINE, Prime, DUCHESNE, Roland, DUFOUR, Didier, DUFRESNE, Jean-Paul, DUGAL, Jean-Paul, DUGRE, Jacques, DUMOULIN, Pierre, DUNNE, Roger, Madame : DUPUIS-LADOUCEUR, Paule, Messieurs : Dupuis, Pierre, DURAND, Henri, FERLAND, Jean-Jacques, FERNET, Pierre, FILTEAU, Georges, FISHER, J.-G., FOLEY, Roger, FORTIER, Claude, FORTIER, de la B., FORTIER, Jean, FORTIN, Paul-Emile, FORTIN, Robert, FRANCŒUR, Jean, FUGÈRE, Paul, | GAGNÉ, Jean, GAGNON, Fraser, GAGNON, Gérard, | GAGNON, Jean-Baptiste, GALIBOIS, Paul, | GARANT, Oscar, | GAREAU, Paul-Emile, GARNE AU, Jean-Jacques, | GARNEAU, Robert, | GAUTHIER, Chs-Auguste, | GAUTHIER, G.-Thomas, | GAUTHIER, Vincent, } GAUVREAU, Léo, | mor HEIN PRPTOE MED HEP oT TEEEEEEDEEE EE ÉPUHPPEOBUUUE w om ns sos VDPUOZPHS EHOOE Ks Eex-ppo= e\u201do Hoa = 0 > = > LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1966 Messieurs : GÉLINAS, Guy, GENDRON, Philippe, GENEST, Léopold, GIGUÈRE, Alphonse, GIGUERE, Raymond, GINGRAS, Rosaire, GIROUX, Maurice, GOBEIL, Ls-Joseph, GOSSELIN, Camille, GOSSELIN, Jean-Yves, GOUIN, Jacques, GOULET, Léo, GOURDEAU, Yves, GRANDBOIS, Jean, GRANTHAM, Harry, GRAVEL, Joffre-A., GREGOIRE, Claude, GREGOIRE, Jean, GRENIER, Jacques, GROULX, Georges, GUAY, Marcel, GUIMOND, Rémi, GUIMOND, Vincent, HALLE, Jules, HEBERT, Claude, HEoN, Maurice, HoOUDE, Jacques, HouLp, Fernand, Jaco, David, JACQUES, André, JACQUES, Guy, JEAN, Clément, JoBIN, Joachim, JoBIN, Pierre, JOHNSON, Gérard, JOLICŒUR, Amyot, JOURDAIN, Camille, JULIEN, Marc, LABERGE, Martin, LABRIE, Gérard, LACERTE, Jean, \u2014\u201c\u2014on\u2014 > Poros Pen VOUVPDEPDÉDHOPEVITEBDUOPN OO.O7O n FEET mo me» OO > oeF5-o\u201d= > PHROPSITEZE 055 POPEEDIPHOP IP, Qo 160 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1966 4432 Médical Messieurs : LACHANCE, P.-A., LACHANCE, Wilfrid, LALIBERTÉ, Charles, LALIBERTÉ, Henri, LAMARCHE, Guy, LAMBERT, Jules, LAMONTAGNE, A., LAMOUREUX, Chs-Edouard, LAPERRIERE, Vincent, LAPOINTE, André, LAPOINTE, Donat, LAPOINTE, Gaston, LAPOINTE, Henri, LAPOINTE, Marcel, LAROCHELLE, Jean-Louis, LAROCHELLE, Ls-Napoléon, LAROCHELLE, Paul, LAROUCHE, Dollard, LARUE, Antoine, LARUE, G.-H., LARUE, Lucien, LAVERGNE, J.-Nérée, LAVOIE, Jean-Charles, LAVOIE, Raynald, LAVOIE, René, LAVOIE, Roland, LEBLAND, Gérard, LEBLANC, Jacques, LEBLOND, Sylvio, LEBLOND, Wilfrid, LECLERC, Jules, LEMIEUX, Hector, LEMIEUX, Jean-Marie, LEMIEUX, Jean-R., LEMIEUX, Lionel, LEMIEUX, Renaud, LEMONDE, André, LESAGE, Roger, L\u2019EsSPERANCE, Alphonse, L\u2019ESPERANCE, Paul, LESSARD, Camille, LESSARD, Jean-Marc, LESSARD, Richard, LESSARD, Robert, \u201c=n?Êoo-7> > DFEOOT 0 OTTOO7RP DDD Dn w VUFFOPPEPFOPOPEHOEOHHUDOPÉSOUNFMOODHOODUPOEEUHOP © oo Messieurs : LESSARD, Yvan, LETARTE, François, LÉTIENNE, Louis, LEVASSEUR, Louis, LOISELLE, Jean-Marie, Lou, Wu, MADORE, Fernand, MAGNAN, Antonio, MARANDA, Emilien, MARCEAU, Gilles, MARCHAND, René, MARCOUX, Gendron, MARCOUX, Henri, Marois, André, MARQUIS, André-B., MARTEL, Antonio, MARTEL, Fernand, MARTIN, Charles-A.MATTEAU, René, MAYRAND, Gérald, MCCLISH, André, MERCIER, Arthur, MERCIER, Gaston, MOISAN, Fernand, MOLINER, Enrique Ramôn, MONTMINY, Lionel, MORE AU, Alphonse, MORIN, Eustace, MORIN, Yves, McKINNoN, Jean-Paul, NADEAU, Guy, NAuUD, Robert, NORMAND, Georges, PAGÉ, Robert, PAINCHAUD, C.-À., PAINCHAUD, Paul, PANNETON, André, PAQUET, Berchmans, PARADIS, Bernard, PARADIS, Gérard, PARADIS, Guy, PARENT, Jean-Paul, TEA > rave po > Hee 0 Demo deu \u201ccn MOON 2rmerondZomEgEg EAD \u2014\u201c\u2014 omy me 0 \u201csp ToT ome HMOPIEDEEDOE IEE PETITION HOT TWEE IE % PECPOPUEE EH» > Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 | Messieurs : PARENT, Roger, PATRY, Laurent, PAYEUR, Léo, PELLETIER, Alphonse, PELLETIER, Emile, PETITCLERC, Roland, PETTIGREW, Antoine, PioN, René, PLAMONDON, Charles, PLAMONDON, Marc, PLAMONDON, Marcel, PLANTE, Normand, PLANTE, Robert, PLOURDE, Camille, POLIQUIN, Paul, POMERLE AU, Pierre, POT VIN, André, POT VIN, Pierre, PouULIOT, Jean-Claude, PouLiorT, Louis, PRIVÉ, Lucien, PROULX, Geo.-H., RACINE, Gérard, REID, Léonide, REINHARDT, Georges, RicHARD, Maurice, RINFRET, Lucien, ROBERGE, Raoul, ROGER, Jean-Paul, ROULEAU, Yves, ROUSSE AU, Jean, Rousseau, Louis, Mademoiselle : ROUSSEAU, Marie, Messieurs : Roy, Ls-Ph., Roy, Marcel, ROYER, Louis, RUELLAND, Raymond, SAINT-ARNAUD, Grégoire, SAINT-CYR, Jacques, LA SOCIETE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1966 or Se Vo SKS CIO IIEEEET NEERESIIEOIVYEIIEOTOTOmO0 Im TE FORO ZonmY GOPMEDOPHEPVÉHONPESÉDEUNE PUEU Too rPOFOFF Tu DD > OIE FHP X > > OC Pros Messieurs : SAINT-PIERRE, Rosaire, SAMSON, Euchariste, SAMSON, Mathieu, SAMSON, Maurice, SAUCIER, Guy, SAUCIER, Roland, SAULNIER, Georges, SAVARD, Lucien, SAVARY, Paul, SCHERRER, Roland, SIMARD, Emile, SIMARD, F.-Xavier, SIMARD, Ls-Ph., SIMARD, René, SIROIS, Jean, SORMANY, Yvon, SYLVESTRE, Ernest, TANGUAY, Léo, TÉTREAULT, Adélard, THERRIEN, Richard, THIBAUDEAU, Roland, THIBAULT, Maurice, THIVIERGE, Marcel, TREMBLAY, Gérard, TREMBLAY, Gilles, TREMBLAY, G.-W., TREMBLAY, Jean-Louis, TREMBLAY, Léonidas, TREMBLAY, Maurice, TREMPE, Florian, TurcorT, Jacques, TurcoT, Roland, TURCOTTE, Hector, TURCOTTE, Maurice, TURGEON, Elie, TURMEL, Jacques, VACHON, Malcolm, V ALLIÈRES, André, V ALLIÈRES, Guy, VANDAL, Léo, VILLENEUVE, Marcel, WARREN, Yves, wn EEE Zune pOPP- Ti © © H.S.J.H.D.Q.S.M.A.H.E.J.H.S.S.H.D.C.H.D.Q.H.D.C.H.D.Q.H.E.J.H.D.C.H.D.C.H.D.C.H.M.H.E.J.H.D.C.H.L.H.D.C H.S.J.H.D.Q.H.S.S.H.D.Q.H.D.C.H.D.C.H.D.C.H D.C.H.L.H.L.H.D.C.H.S.S.H.D.Q.H.E.J.H.S.F.À.H.E.J.H.S.F.A.C.R.R.161 if (Nl an fi | ea i itm wl Al der SE | i i fe uk leu di Xt li Ll iy % oe LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL STATUTS ET RÈGLEMENTS I.STATUTS NOM 1.Cette association est connue sous le nom de «SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL ».\u2019 BUTS 2.La Société médicale des hopitaux universitaires de Laval a pour buts : a) De promouvoir l\u2019amitié et la bonne entente entre les membres du personnel de chacun des hôpitaux affiliés à l\u2019université Laval et des départements de l\u2019Ecole de médecine et de réunir en un seul groupement tout le personnel de la Faculté de médecine ; b) Par la présentation de communications scientifiques, de tenir les membres au courant du travail et des observations cliniques, des amêé- liorations techniques et des travaux de recherche exécutés dans chacun des hôpitaux universitaires ou à l\u2019Ecole de médecine ; c) De fournir aux jeunes médecins, pendant leur période de formation, l\u2019occasion de préparer et de présenter des travaux scientifiques ; d) D\u2019appuyer de son autorité, en matières scientifiques, les recommandations concernant l\u2019amélioration de la santé publique, les Services médicaux, l\u2019enseignement médical et la formation des médecins.JOURNAL 3.Le Laval médical est l\u2019organe officiel de la Société.MEMBRES 4.La Société comprend cing catégories de membres : les membres titulaires, les membres adhérents, les membres associés, les membres émérites et les membres correspondants.Les membres titulaires sont les membres actifs de la Société.\u2019 5.Peuvent devenir membres titulaires les médecins détenant l\u2019un des titres suivants : a) Professeur titulaire à la Faculté de médecine; b) Professeur agrégé à la Faculté de médecine; c) Chef de Service dans un hôpital universitaire ; d) Chef d\u2019un département de l\u2019Ecole de médecine ; e) Assistant universitaire.6.Peuvent devenir membres adhérents, les autres médecins admis à pratiquer dans les hôpitaux de la région de Québec.7.Peuvent devenir membres associés, les scientifiques, etc, attachés aux laboratoires et aux centres de recherche des hôpitaux universitaires ou à l\u2019Ecole de médecine.8.Deviennent membres émérites, les anciens membres nommés professeurs émérites à la Faculté de médecine.9.Les membres correspondants sont choisis parmi les personnalités médicales canadiennes et étrangères, qui peuvent apporter à la Société une contribution utile ou qui ont des titres à sa reconnaissance.Leur nombre ne doit pas dépasser cing pour cent de celui des membres titulaires.10.Les membres adhérents, associés, émérites et correspondants jouissent des mêmes privilèges que les membres titulaires, sauf qu\u2019ils n\u2019ont pas droit de vote à l\u2019assemblée générale et qu\u2019ils ne peuvent remplir aucune charge.OFFICIERS 11.Les officiers de la Société sont au nombre de cing : un président, un vice-président, un 164 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL secrétaire général, un secrétaire correspondant et un trésorier.12.Les officiers sont élus chaque année, à l\u2019assemblée générale, pour un an, par scrutin uninominal secret et ballottage.13.Le président et le vice-président ne sont rééligibles qu\u2019une fois.Les autres officiers sont indéfiniment rééligibles.14.Un Comité de nomination, composé de trois anciens présidents, est chargé de présenter une liste comportant un candidat pour chacun des postes d'officiers et de le soumettre, pour élection à l\u2019assemblée générale.BUREAU DE DIRECTION 15.On élit chaque année, parmi les membres titulaires de la Société, un directeur représentant les membres de chacun des hôpitaux universitaires et de l\u2019Ecole de médecine.Les directeurs et les officiers constituent le Bureau de direction, chargé de conduire les affaires et les activités de la Société.16.Chaque directeur est élu pour un an et indéfiniment rééligible.17.Au moins une semaine avant l\u2019assemblée générale, les membres titulaires de chaque hôpital universitaire et de l\u2019Ecole de médecine choisissent dans leur groupe un candidat au poste de directeur et soumettent son nom au Comité de nomination, pour être proposé à l\u2019élection, 18.Les vacances se produisant parmi les membres du Bureau de direction dans l\u2019intervalle des assemblées générales sont comblées par le Bureau de direction.Les officiers ou directeurs ainsi choisis ne sont en fonction que jusqu\u2019à la prochaine assemblée générale.Cependant, le vice- président succède automatiquement au président.RÉUNIONS 19.La Société tient séance régulièrement le deuxième et la quatrième jeudi soir de chaque mois, de septembre à avril inclusivement, excepté la quatrième semaine de décembre, à l\u2019Ecole de Laval Médical Vol.38 \u2014- Fév.1967 médecine, ou à l\u2019un ou l\u2019autre hôpital universitaire et, exceptionnellement, à tout autre endroit désigné par le président.20.La deuxième réunion d\u2019avril est l\u2019assemblée générale annuelle.Au cours de cette réunion on entend les rapports des officiers et des comités permanents et l\u2019on procède aux élections.Cette assemblée clôture l\u2019année d\u2019exercice et se tient toujours à l\u2019Ecole de médecine.21.Le Bureau de direction, quand il le juge à propos, peut convoquer des assemblées spéciales.Seule la question spécifiée dans l\u2019avis de convocation peut y être discutée.Une assemblée spéciale ne doit pas remplacer une réunion régulière, mais elle peut être combinée avec une réunion régulière.AMENDEMENTS 22.Tout amendement proposé à ces Statuts doit être soumis par écrit à une réunion régulière de la Société, porter la signature de trois membres titulaires et être lu à l\u2019assemblée par le Secrétaire.Après cet avis de motion, l'amendement est soumis au vote de l\u2019assemblée générale annuelle.Pour être accepté, tout amendement doit recueillir au moins les deux tiers des votes des membres titulaires présents à la dite assemblée annuelle.II.RÈGLEMENTS ADMISSION 1.Pour être admis, tout nouveau membre doit être proposé par écrit par le directeur représentant l\u2019institution à laquelle il appartient.Il incombe à ce directeur de vérifier l\u2019éligibilité du candidat, ses titres et la catégorie de membre à laquelle il doit appartenir.Le candidat doit contresigner le bulletin de présentation pour signifier qu\u2019il accepte d\u2019être proposé.2.Cette proposition est soumise à la prochaine réunion régulière et si elle obtient la majorité des suffrages des voteurs présents, le candidat est accepté comme membre de la Société.Si le vote est demandé, il doit se faire par scrutin secret. Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 DURÉE DE L\u2019AFFILIATION 3.Les membres titulaires adhérents et associés, ne font partie de la Société que pendant la durée de leur fonction universitaire ou hospitalière.4, Dans le cas où l\u2019un des membres désire démissionner, il doit en aviser le Bureau de direction qui en donne avis à l\u2019assemblée lors de la prochaine réunion régulière.COTISATION 5.Les ressources de la Société proviennent des cotisations et souscriptions de ses membres, de dons, de legs et des subventions qui lui sont accordés.6.La cotisation annuelle est de dix dollars, pour les membres titulaires et adhérents.Elle n\u2019est pas exigée des membres correspondants, émérites et associés.Des nouveaux membres admis après le premier janvier on n\u2019exige que la moitié de la cotisation annuelle.7.Sont temporairement exemptés de la cotisation annuelle pour l\u2019année courante les membres absents, pendant une période d\u2019au moins six mois, pour un voyage d\u2019étude en dehors de nos milieux universitaires ou pour tout autre voyage commandé.8.Le coût de la cotisation comprend le prix de l\u2019abonnement au Laval médical.9.L'année fiscale s'étend d\u2019une assemblée générale à la suivante.La cotisation annuelle est payable depuis le début de l\u2019année fiscale jusqu\u2019au premier janvier suivant.10.Les membres qui ne se sont pas acquittés de leur cotisation dans les délais prévus perdent leur droit de voter.11.Tout membre qui n\u2019a pas payé sa cotisation pendant deux années consécutives, après avis du trésorier par lettre enregistrée, peut être exclu des cadres de la Société, par un vote majoritaire à l\u2019assemblée générale.12.Tout membre qui a été rayé des cadres de la Société pour refus de payer sa cotisation ne peut être réinstallé avant d\u2019avoir été réélu suivant la (2) LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 165 procédure régulière et avant de s\u2019être acquitté de ses redevances vis-à-vis de la Société.13.Aucun remboursement n\u2019est accordé au membre de la Société, résiliant son adhésion avant la fin de l\u2019année fiscale.DEVOIRS DES OFFICIERS 14.Le président préside toutes les réunions ; il exerce une surveillance générale sur les affaires et les activités de la Société ; il est membre ex officio de tous les comités permanents, à l\u2019exception du Comité de nomination.15.Le vice-président doit assumer les devoirs du président durant son absence.16.Le secrétaire général doit préparer l\u2019ordo des séances de l\u2019année, faire le décompte des membres présents à chaque séance, prendre note des discussions et en fournir un résumé substantiel pour publication dans le Laval médical à la suite du travail correspondant et préparer le procès- verbal de chaque séance.I! doit conserver les documents qui appartiennent à la Société.Il est membre ex officio de tous les comités permanents.17.Le secrétaire correspondant remplace le Secrétaire en son absence ; il voit a se procurer en temps opportun le programme définitif de la prochaine séance ; il fait parvenir à chaque membre, au cours de la semaine qui précède la réunion, un avis de convocation et le programme qui sera présenté.Il fait la correspondance pour la Société.18.Le trésorier reçoit tous les fonds de la Société et les garde en dépôt à la banque.Il paye les comptes et tient à jour les livres de la Société.19.Deux membres titulaires sont élus à l\u2019assemblée générale comme auditeurs.Ils doivent faire la vérification des comptes avant la fin de l\u2019année fiscale et certifier de leur exactitude à l\u2019assemblée générale suivante.DEVOIRS DU BUREAU DE DIRECTION 20.Le Bureau de direction, constitué des officiers et des directeurs de la Société, doit étudier, promouvoir et conduire les affaires de la Société I.fg \u201cA À i 8 =H An Bt! i BR Bt 166 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL en accord avec les Statuts et règlements, selon les instructions qui lui sont données lors des assemblées régulières.Ses décisions sont soumises à l\u2019approbation des membres, lors d\u2019une assemblée subséquente.Il agit comme comité des programmes.Il nomme les membres des comités permanents.21.Chaque directeur sert d\u2019intermédiaire entre la société et les membres appartenant au groupe qu\u2019il représente.Il s\u2019occupe de recrutement des nouveaux membres de son institution.Il tient à jour la liste complète des membres de son groupe.Il voit à ce que les membres de son institution préparent en temps opportun des travaux et des communications en accord avec les règlements et les besoins du comité des programmes, de façon à ce que chaque institution fournisse sa contribution aux programmes des séances régulières.Il est responsable de la collection des travaux aux fins de publication.COMITÉS 22.La Société peut, au besoin, constituer des comités permanents et des comités spéciaux.Les membres de chaque comité sont choisis par le Bureau de direction et nommés par le président.Les membres d\u2019un comité choisissent eux-mêmes leur président.23.Les comités permanents sont au nombre de trois : \u2014 le Comité de nomination ; \u2014 le Comité des prix ; \u2014 le Comité des relations extérieures.24.Le Comité de nomination est constitué de trois membres ayant déjà rempli la charge de président de la Société.Avant l\u2019assemblée générale, il requiert de chaque institution affilié le nom d\u2019un ou de deux de leurs membres, qu\u2019ils proposent comme directeur pour les représenter.Le président du Comité fournit à l\u2019assemblée générale une liste de candidats aux divers postes d'officiers et de directeurs.Cette liste peut comporter un ou plusieurs noms à chaque poste.Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 25.Le Comité des prix est composé d\u2019au moins trois membres titulaires, dont un représentant du Laval médical, pour apprécier la valeur des travaux présentés au cours de l\u2019année et soumettre au Bureau de direction des suggestions quant aux récipiendaires des prix.26.Le Comité des relations extérieures est composé de trois membres titulaires, qui serviront d'agent de liaison avec l\u2019ACFAS et toute autre société.Ils sont chargés de trouver un ou plusieurs rapporteurs, pour représenter notre Société au congrès annuel de l\u2019'ACFAS.D'accord avec le Comité des programmes du Bureau de direction, ils s\u2019intéressent à obtenir, à l\u2019occasion, un conférencier de l\u2019ACFAS ou de toute autre société.SÉANCES RÉGULIÈRES 27.A moins d\u2019avis contraire, les séances régulières sont tenues au grand amphithéâtre de l'Ecole de médecine, à la cité universitaire.Elles débutent à 8 h.30 du soir et ne doivent pas durer plus de deux heures.28.Au cours de la semaine qui précède la réunion, un avis de convocation et le programme de la séance sont adressés par la poste à chaque membre.29.Tous les médecins de la région et les étudiants en médecine sont invités à assister aux séances d\u2019étude, par voie d\u2019affichage ou par les journaux.Le programme des séances doit être adressé, chaque année, avec une nouvelle invitation, aux directeurs médicaux des hôpitaux non universitaires et aux présidents des autres sociétés médicales de Québec et de la banlieue.30.Les séances se déroulent dans l\u2019ordre suivant : 1.Ouverture de la séance ; 2.Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente ; 3.Election de nouveaux membres ; 4, Correspondance ; 5.Communications et avis divers ; 6.Présentation des travaux et discussion ; 7.Convocation de la prochaine séance ; 8.Clôture. Jie ie & | Els dir He i Tame dog B (Iq i of AF per x être 2 Mt 100 Way 1 Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 PRÉPARATION DU PROGRAMME 31.La préparation du programme des séances relève du Bureau de direction qui, par l\u2019intermédiaire des directeurs, prend contact avec chaque groupe de membres, pour dresser la liste des communications.32.Le Bureau de direction peut choisir trois de ses membres pour former un sous-comité du programme, chargé de répartir et de distribuer les travaux à présenter à chaque séance particulière.33.Pour équilibrer le programme et en assurer la variété, pour mieux répartir le travail de préparation, chacun des rapporteurs au programme d\u2019une même réunion doit appartenir, de préférence, à des institutions différentes.34.Le programme complet de chaque semestre doit être préparé avant le début de celui-ci et chaque directeur, par voie d\u2019affichage ou autre, en informe les membres de son institution.35.Le Bureau de direction peut réserver un maximum de deux séances régulières par année pour présenter des conférenciers étrangers invités.36.Le Bureau de direction peut, une fois par année, organiser le programme d\u2019une séance d'étude spéciale ou d\u2019une journée médicale à l\u2019intention de la profession médicale en général.PRÉSENTATION ET DISCUSSION DES TRAVAUX 37.Choix des travaux : La nature des travaux à présenter doit être conforme aux buts que poursuit la Société, tels qu\u2019énoncés à l\u2019article 2 des Statuts.Les cours et les revues générales sont à éliminer au profit d\u2019observations et de travaux originaux et personnels, choisis pour intéresser le plus grand nombre de membres possible.38.Préparation : Chaque travail présenté doit être accompagné d\u2019un texte pour publication.Ce texte peut être élaboré suivant le jugement de l\u2019auteur.39.Durée : A moins d\u2019une autorisation préalable et exceptionnelle du président, un maximum de vingt LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 167 minutes est alloué à la présentation et à la discussion de chaque travail et le temps attribué à chaque rapporteur est indiqué sur le programme.40.Présentation : Vu le temps limité, il est suggéré au rapporteur de présenter un résumé substantiel de son travail, exprimé d\u2019un point de vue et en des termes qui soient à la portée de la majorité des auditeurs, surtout quand il s\u2019agit de travaux très spécialisés.Ce résumé peut être écrit et lu, quand il est impossible de la présenter de mémoire.41.Discussion : La discussion constructive de chaque travail est fortement encouragée.Les directeurs sont chargés de désigner un membre pour ouvrir la discussion sur les travaux présentés par les membres de leur institution et d\u2019en fournir le nom au secrétaire correspondant, pour qu\u2019il soit porté au programme, sur l\u2019avis de convocation.Le secrétaire général doit prendre note des discussions et en fournir un compte rendu substantiel pour publication dans le Laval médical.PUBLICATIONS 42.Aucune communication ne peut être publiée au nom de la Société, sans l\u2019approbation du Bureau de direction.43.Le Laval médical publie régulièrement, dans le plus bref délai possible, un compte rendu de chacune des séances.44.En principe, le texte des travaux présentés aux séances de la Société doit être livré le plus tôt possible, par l'intermédiaire du secrétaire correspondant pour publication dans le Leval médical.45.Le Bureau de direction peut autoriser un auteur à publier ailleurs, si celui-ci en fait la demande immédiatement et s\u2019il a de bonnes raisons à faire valoir, surtout quand il s\u2019agit de travaux très spécialisés qui ont plus de chances d\u2019être lus dans des revues spécialisées.En pareil cas, un résumé substantiel du travail sera ajouté au compte rendu de la séance et publié dans le Laval médical. Laval Médical 168 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Vol 38 - Fév.1967 PRIX DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 46.Chaque année, la Société médicale des hôpitaux universitaires attribue un prix à l\u2019auteur dont le travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires et publié sera jugé le meilleur tant pour le fond que pour la forme.AMENDEMENTS ET ADDITIONS 47.Tout amendement ou addition à ces règlements peut être proposé à n\u2019importe quelle réunion régulière, pour être adopté à la majorité des votes à la réunion suivante, si, dans l\u2019intervalle, l'amendement ou l\u2019addition proposé reçoit l\u2019approbation du Bureau de direction. i.eke ni Der.tit VOLUME 38 NUMERO 2 COMMUNICATIONS BRONCHIECTASIES DUES A L'ASPIRATION DE TÊTES D'HERBE (HERBE TIMOTHÉE) * OBSERVATIONS Première observation : Le 25 avril 1965, un garçonnet de 9 ans est admis à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, au département de pédiatrie, sous les soins du docteur Maurice Richard.Il tousse et fait de la température.Il semble que dans son histoire, il aurait, huit jours auparavant, avalé un brin d\u2019herbe.Ceci est noté sur le mot d'admission de son médecin de famille.Depuis cette histoire de foin, il fait de la fièvre, tousse et crache.De plus, il présente une douleur à la base pulmonaire droite.Une radiographie pulmonaire montre un foyer de condensation à la base droite (figure 1).Après un traitement aux antibiotiques et aux aérosols, tout rentre dans l\u2019ordre et l\u2019enfant est libéré le 7 mai.Le 15 juin, il est de nouveau réadmis avec sensiblement la méme image radiologique.Il ne présente pas de température, mais une toux grasse et productive.A la bronchoscopie, une brindille de foin est retirée et l\u2019on note une réaction in- * Reçu pour publication le 14 octobre 1966.À.Professeur agrégé à la Faculté de médecine, chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et à l\u2019Hôpital Laval.2.Chef du Service de pédiatrie, Hôtel-Dieu de Québec.Joffre-André GRAVEL, M.D., M.S., F.R.C.S.(C).! Maurice RICHARD, m.D.2 flammatoire marquée avec présence de pus, Il reçoit des antibiotiques et des aérosols et est libéré le 25 juin.Le 20 juillet, 11 consulte de nouveau pour une toux grasse et productive.L'enfant n\u2019a pas son entrain habituel.Il reçoit une prescription d\u2019antibiotiques.Le 23 août, il consulte encore pour une toux grasses et des expectorations verdatres.A peu Rl me am Figure 1.\u2014 Radiographie pulmonaire; foyer de condensation a la base droite (premiére observation).medical FEVRIER 1967 170 Figure 2.\u2014 Dilatations bronchiques au lobe inférieur droit (première observation).près la même image est toujours présente à la base droite.Il est admis.Une bronchographie montre quelques dilatations bronchiques à la base droite.Une nouvelle bronchoscopie démontre la présence de pus, mais aucun signe de corps étranger.Le patient est accepté pour une résection pulmonaire.Une lobectomie inférieure droite est pratiquée sans incident (J.-A.G.) et les suites opératoires sont normales.L\u2019enfant quitte l'hôpital guéri de sa toux et de ses expectorations.L'examen histopathologique révèle la présence de dilatations bronchiques (figure 2).Dans le lobe, on trouve la source des troubles : une tête d\u2019herbe, herbe connue sous le nom d\u2019herbe Timothée (figure 3).Deuxième observation : Un enfant de deux ans et demi est admis à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec le 30 septembre 1966 pour 1 PCE.Figure 3.\u2014 Tête d'herbe Timothée trouvée dans le lobe inférieur droit (première observation).Joffre-André GRAVEL \u2014- Maurice RICHARD Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1957 une toux productive depuis trois semaines avec de la fièvre et une diminution persistante de l\u2019état général.A l'examen du malade on trouve des râles congestifs aux deux bases mais surtout à droite.La radiographie (figure 4) montre une opacification dans le lobe inférieur droit.On porte un diagnostic de pneumonie et institue un traitement aux antibiotiques et aux aérosols.Au bout de dix jours, on observe une nette amélioration clinique bien que le nettoyage radiologique soit incomplet.Les jours suivants l\u2019amélioration ne progresse pas : cliniquement il persiste encore une toux grasse ramenant des crachats contenant du pyocyanique et, radiologiquement, on n\u2019observe pas de modification.On est donc entrai- né à faire un bronchogramme lipiodolé le 18 octobre et cette épreuve démontre des dilatations bronchiolaires localisées aux segments postérobasal Figure 4.\u2014 Radiographie pulmonaire: opacification dans le lobe inférieur droit (deuxième observation).Lot Wl = SR de ' iy 8 (0pa cation sit: ik, Fi tinh.mil Tie SCO It, on int fi 8 5.fons esd tion i) Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 Figure 5.\u2014 Bronchogramme lipiodolé: dilatations bronchiolaires aux segments postérobasal et latéro- basal du lobe inférieur droit sans image de rétrécissement (deuxiéme observation).et latérobasal du lobe inférieur droit sans image de rétrécissement (figure 5).Le 30 octobre, une lobectomie inférieure droite est pratiquée par l\u2019un de nous (J.-A.G.).Les suites opératoires sont normales et l\u2019examen de la pièce opératoire montre des dilatations bronchio- laires autour d\u2019une cavité kystique développée dans le parenchyme pulmonaire et renfermant des débris végétaux caractéristiques d\u2019une tête d'herbe Timothée (figure 6).Ultérieurement la mère apporta une confirmation tardive en révélant que ses enfants étaient des «mangeurs de terre et d\u2019herbe» et qu\u2019elle avait déjà trouvé des pierres dans les selles de l\u2019enfant.DISCUSSION Les corps étrangers radio-opaques dans le sys- téme bronchique ne posent habituellement pas de BRONCHIECTASIES DUES A L\u2019ASPIRATION DE TETES D'HERBE 171 0e ant mL a ~ d a BREF £ pas Figure 6.\u2014 Dilatations bronchiolaire autour d'une cavité kystique du parenchyme pulmonaire renfermant des débris végétaux caractéristiques d\u2019un épis d'herbe Timothée (deuxième observation).problème diagnostique, mais ceux qu\u2019on ne peut voir aux rayons X demeurent un problème jusqu\u2019au jour où apparaissent des signes d\u2019obstruction bronchique.La tête de l\u2019herbe Timothée a la caractéristique de se déplacer d\u2019une bronche à l\u2019autre en produisant des signes bizarres qui portent à confusion.Cette tête d'herbe, à cause de sa configuration, se loge habituellement en dehors de la portée du bronchoscope.En 1959, Clery, Ellis et Schmidt (1), dans une revue de la littérature, en rapportaient 65 cas.En 1964, Merriam, Storrs et Heefnagel (2) en rapportaient quatre autres.Le diagnostic doit être envisagé à n'importe quelle époque de l\u2019année, parce que souvent l\u2019herbe ne produit de symptômes que tardivement.En résumé, les têtes de l'herbe Timothée peuvent causer des lésions pulmonaires irréversibles.Elles sont dangereuses parce qu\u2019elles échappent à notre champ de vision et peuvent se déplacer facilement.Chez tout enfant présentant des signes de pneumonite persistante ou récidivante durant les mois d\u2019été, l\u2019hypothèse de ce diagnostic doit être envisagée.BIBLIOGRAPHIE 1.CLERY, A.P., Euvis, F.H., Jr, et ScHMIDT, H.W., Problems associated with aspiration of grass heads (inflorescences), J.A.M.A., 150 : 1478, 1959.2.MERRIMAN, J.C., jr, STORES, R.C., et H®FNAGEL, D., Lung disease caused by aspirated timothy-grass heads, Am.Rev.Respiratory Diseases, 90 : 947, 1964. TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA MALADIE DE STOKES-ADAMS PAR LA TRANSPLANTATION DU NŒUD SINUSAL DANS LE VENTRICULE DROIT: ÉTUDE EXPÉRIMENTALE À LONG TERME* Une dissociation auriculo-ventriculaire intermittente ou permanente peut provoquer des épisodes de perte de conscience connus sous le nom d\u2019attaques de Stokes-Adams.Ces attaques sont dues soit à une pause cardiaque temporaire ou à une arythmie ventriculaire qui diminue ou arrête la circulation cérébrale, et elles peuvent se terminer par le décès.Pendant de nombreuses années, seul le traitement pharmacologique apportait un soulagement très souvent aléatoire dans ces cas.L\u2019avénement de la stimulation électrique du cœur prolonge actuellement la vie de ces malades infortunés.Mais le pace-maker artificiel, malgré ses perfectionnements continus, demeure toujours un fardeau pour le malade et le chirurgien.Si le nœud sinusal peut être transplanté dans le ventricule droit, et s\u2019il stimule les ventricules, ce pacemaker naturel ainsi établi durera peut-être de longues années.Actuellement, la vie d\u2019un pace-maker artificiel varie entre deux et trois ans.Après un bref rappel de l\u2019étiologie et du traitement du bloc auriculo-ventriculaire, les méthodes employées et les résultats obtenus dans le présent * Travail réalisé en collaboration par le Laboratoire de chirurgie expérimentale cardiovasculaire et le Laboratoire d'anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chi- coutimi, P.Q.1.Chef du Service de chirurgie cardio-vasculaire et thoracique (expérimentale et clinique) de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi, P.Q.2.Assistant dans le Service de pathologie, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi, P.Q.3.Résident.Emile BERTHO,! F.R.C.S.(C), F.A.C.S., F.1.C.S., Pierre FERNET,?et Alberto PEREZ Y PEREZ.3 travail seront exposés et suivis d\u2019une discussion et des conclusions, ÉTIOLOGIE DU BLOC AURICULO-VENTRICULAIRE Dans le passé, la cause du bloc auriculo-ventri- culaire était surtout attribuée à la maladie coronarienne et à l'hypertension : Rowe et White, dans leur étude, concluent que cette étiologie est responsable de 73 pour cent des cas de bloc auriculo- ventriculaire, tandis que le rhumatisme articulaire aigu, l\u2019intoxication à la digitale, les lésions cardiaques congénitales ne sont responsables que d\u2019un faible pourcentage de cas (9).Toutefois, une étude minutieuse du système autonome du cœur à l\u2019autopsie dans les cas de bloc auriculo-ventriculaire démontre de plus en plus que la maladie coronarienne et l'hypertension sont de moins en moins responsables, mais que des processus de fibrose non spécifiques intéressant le myocarde et le tissu conducteur autonome du cœur ou une maladie isolée du système conducteur sont très souvent rencontrés (6, 7 et 12).Dans 95 pour cent des cas, ce sont les branches du faisceau de His qui sont détruites et non le nœud de Tawara ou le faisceau de His lui-même (6).Parmi les causes de bloc auriculo-ventriculaire, il faut ajouter, depuis au moins une décennie, les lésions ou les destructions du système conducteur au cours de la chirurgie intracardiaque.=> Cu = mu Se a em ee let REZ ne § eur Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 TRAITEMENT 1.Médical: Le traitement médical du bloc auriculo-ventri- culaire n\u2019a pas donné, d\u2019une façon générale, de résultats satisfaisants.Les médicaments sympathicomimétiques ont été utilisés pendant de nombreuses années.L\u2019atropine a pu aider certains malades où l\u2019influence du vague était très forte.Les corticostéroïdes auraient une valeur thérapeutique théorique dans les cas de bloc par inflammation ou œdème, en particulier à la suite de bloc au cours d\u2019infarctus du myocarde, mais ce bloc disparaît en général spontanément dans 90 pour cent des cas dans les deux semaines qui suivent l\u2019infarctus chez les malades qui survivent (5).La digitaline, évidemment, quand elle est la cause du bloc, doit être cessée.La quinidine et le pronestyl sont contre-indiqués, même quand la cause des attaques de Stokes- Adams est due à la tachycardie ventriculaire ou à la fibrillation ventriculaire ; mais ces médicaments peuvent étre donnés en présence de ces causes, si un pace-maker est implanté (3).L\u2019Isoprosérénol intrarectal ou intraveineux est d'un grand secours en présence de bloc et en attendant l'implantation d\u2019un pace-maker artificiel (8).Quelques succès sporadiques ont été obtenus avec le lactate de soude intraveineux ou le chloro- thiazide oral (1 et 11).2.Chirurgical : Les médicaments devraient probablement céder leur place rapidement dans un cas de bloc auriculo- ventriculaire s\u2019ils ne réussissent pas au moins partiellement à contrôler les attaques de Stokes- Adams.L'application la plus fascinante et la plus bénéfique de l\u2019électronique en médecine est sans contredit la stimulation de l\u2019activité cardiaque : l\u2019existence de syncopes de Stokes-Adams et la présence d\u2019une décompensation cardiaque sont, en cas de bloc, deux indications impératives pour la mise en place d\u2019un pace-maker artificiel.Toutefois, ce travail n\u2019aura pas pour but de louer les bienfaits déjà établis des pace-makers artificiels, mais ceux du pace-maker naturel : le nœud sinusal.(3) TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA MALADIE DE STOKES-ADAMS 173 Bertho (2) a émis, en 1960, l'hypothèse de la possibilité de stimulation des ventricules par l\u2019auricule droit dans le cas de bloc auriculo-ventricu- laire.Ernst (4), en 1962, rapporte avec enthousiasme ses expériences sur la transplantation du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit.En 1963, Starzl (10) publie ses résultats sur la transplantation du nœud sinusal et il conclut : «qu\u2019il n\u2019y a aucune justification pour essai clinique avec cette technique ».Cependant, de 1960 à 1966, ces expériences ont été poursuivies et le résultat des études faites chez 28 chiens de quatre à 18 mois sont exposés.MATÉRIEL ET MÉTHODES Le tableau I résume les méthodes utilisées chez les 28 chiens.Trois chiens ont subi la fixation de l\u2019auricule sur le ventricule droit ; 16 chiens, la transplantation du nœud sinusal avec son artère nourricière dans la myocarde du ventricule droit et neuf chiens, la transplantation isolée du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit avec ligature de l\u2019artère du nœud sinusal.Ces chiens ont été observés durant une période de quatre à 18 mois.Le poids des chiens a varié de 10 à 20 kilogrammes.Uneheure après une prémédication à la morphine et à l\u2019atropine, le chien est anesthésié au pentothal par voie intraveineuse à la dose de 25 mg par kilogramme et la respiration est maintenue à l\u2019aide d\u2019un respirateur artificiel.Puis une thoracotomie est pratiquée au niveau du cinquième espace intercostal droit.Le péricarde est ouvert.Le nceud sinusal est identifié avec 'artére du nceud sinusal (figure 1).Le nœud sinusal a une teinte plus blanchâtre que l\u2019auricule et une surface de un à deux centimètres carrés.Après le clampage des deux veines caves et la ligature de la veine azygos, le nœud sinusal est excisé en même temps qu\u2019un lambeau d\u2019oreillette droite comprenant l\u2019artère du nœud sinusal.L\u2019oreillette est refermée à la soie 0000.Ce temps opératoire varie de deux a quatre minutes et les veines caves sont déclampées.Puis le nœud sinusal est placé dans le myocarde du ventricule droit (figure 2).Pour la transplantation Laval Médical 174 Émile BERTHO - Pierre FERNET - Alberto PEREZ Y PEREZ Vol.38 - Fév.1967 TABLEAU I Transplantation du nœud sinusal dans le ventricule droit chez les 28 chiens \u2018 | r = - GROUPE OPÉRATION NOMBRE VIABILITE DU | NŒUD SINUSAL { 1 | Fixation de l\u2019auricule sur le ventricule droit .3 | 0 2 , Fixation du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit en conservant la circulation du nœud sinusal.1.111221 200 000 LL a LL ea 16 75\u20ac 3 ! Fixation du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit sans conservation de 'artére du nceud sinusal .La Le 9 50% TOTAL.La 28 du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit sans l\u2019artère du nœud sinusal, l\u2019opération est beaucoup plus simple car la suture de l'oreillette est moins longue.Le thorax refermé, les chiens ont été conservés en vie de quatre à 18 mois et réopérés ensuite pour créer un bloc auriculo-ven- triculaire complet.Ce bloc est obtenu en ouvrant l\u2019oreillette droite en en plaçant de multiples ligatures sur la zone du nœud de Tawara ou nœud auriculo-ventriculaire.Pour démontrer l'efficacité de la destruction du nœud de Tawara, 10 chiens témoins ont subi, par cette méthode, la destruction du nœud de Tawara et le bloc obtenu a été permanent dans tous les cas.Ils sont décédés rapidement.Deux chiens ont pu être conservés en vie 15 jours et trois semaines avec l\u2019aide d\u2019un pace-maker artificiel mais ils sont morts dès l\u2019ablation de ce pace-maker.L'ouverture de l'oreillette droite a été faite dans la moitié des cas par un simple clampage des veines caves et dans l\u2019autre moitié des cas, à l\u2019aide de la circulation extracorporelle.RÉSULT ATS 1.Résultats à l\u2019électrocardiogramme : La figure 3 montre l\u2019électrocardiogramme à la dérivation D» du chien n° 583 avant la transplantation du nœud sinusal et après la transplantation du nœud sinusal.Après la transplantation du nœud sinusal, l\u2019onde P a disparu et le rythme cardiaque est demeuré sensiblement le même.Figure 1.\u2014 Nœud sinusal avec l'artère du nœud sinusal en place.DRE Figure 2.\u2014 Nœud sinusal transplanté dans le myocarde du ventricule droit avec l'artère du nœud sinusal.\"AE 4 1 ti 111 1111 1! ! 1 à} fT Four Laval Médical | Figure 3.\u2014 Electrocardiogramme en D2 avant et après | transplantation du nœud sinusal chez le chien n° 583.La figure 4 est un autre tracé électrocardiogra- phique en D» du chien n° 671 pris avant la transplantation du nœud sinusal et après transplanta- | tion du nœud sinusal.L\u2019onde P a également disparu.La figure 5 montre sur la première ligne le tracé électrique du chien n° 583 en D», 11 mois après la transplantation du nœud sinusal.Au-dessous | de cette dérivation en Da se trouve le tracé de la }; pression artérielle prise dans l\u2019artère fémorale.« L\u2019onde P est toujours absente.i La figure 6 est le tracé électrique en Dy et la ag W pression dans l\u2019artère fémorale enrégistrée immé- : diatement après la destruction du nœud de Tawa- 1 ra chez le chien n° 583.Il y a ici apparition de x; f londe P.Celle-ci n'a pas été visible sur les tracés électrocardiographiques pendant 11 mois.Ce i tracé ressemble à celui d\u2019un bloc auriculo-ventri- culaire complet.Figure 4.\u2014 Electrocardiogramme en D2 avant et après transplantation du nœud sinusal chez le chien n° 671.VA\" Se-Fev 1967 TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA MALADIE DE STOKES-ADAMS 175 La figure 7 montre, 15 minutes après la destruction du nœud de Tawara en D», un tracé sinusal avec l\u2019onde P et le complexe QRS et une pression dans l\u2019artère fémorale au moins égale à celle inscrite dans la figure 5, Durant 15 minutes le -\u2014 nm Sl Figure 5.\u2014 Electrocardiogramme en D2 et pression fémorale, 11 mois aprés la transplantation du nœud sinusal chez le chien n° 583.EE fa ja ea a.LS il fn i: Figure 6.\u2014 Electrocardiogramme en D2 et pression fémorale du chien n° 583 immédiatement après destruction du nœud de Tawara.Figure 7.\u2014 Electrocardiogramme en D2 et pression fémorale du chien n° 583, 15 minutes après la destruction du nœud de Tawara.tracé électrique a été celui d\u2019un bloc auriculo- ventriculaire et, d\u2019ailleurs, l\u2019observation du cœur montrait qu\u2019il y avait deux et trois contractions auriculaires pour une contraction ventriculaire et subitement, chaque contraction auriculaire a l 4 Bi fi 176 entraîné une contraction ventriculaire.Ce bloc temporaire est dû probablement à l\u2019ischémie myo- cardique provoquée par le clampage des veines caves.La figure 8 est le tracé électrocardiographique en D,, Dy, Dg, et Da et la pression fémorale prise 30 minutes et deux heures après la destruction du nœud de Tawara.Le rythme cardiaque est toujours régulier et la pression artérielle stable.La figure 9 montre l\u2019électrocardiogramme pris en Dj, Ds, D3, AVR, AVL et AVF 24 heures aprés la tentative de produire un bloc auriculo-ventri- culaire toujours chez le chien n° 583.Enfin, un dernier tracé électrocardiographique (figure 10) inscrit 10 mois après la transplantation du nœud sinusal montre l\u2019absence d\u2019onde P.Après la destruction du nœud auriculo-ventriculaire les ondes P apparaissent et deux heures plus tard, le rythme cardiaque devient régulier.Criss BAS 30min, agra créciies ses MAA AAA | | {1984 à ii Chien sss.Ja JU rings A J ! Ine | t 1 i | i 1 D NNN TNT 20584 cuis B93 EL LE Figure 8.\u2014 Electrocardiogramme en D1, D2, D3 et D2 et la pression artérielle du chien n° 583, 30 minutes et deux heures après la destruction du nœud de Tawara.Émile BERTHO - Pierre FERNET - Alberto PÉREZ Y PÉREZ Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 ee ee Pe ee HES : ; nt + « x z et a amt srr ward ep od od : , .\u2018 Co.aw = NIN red pr pen por rs mi ; qn te Figure 9.\u2014 Electrocardiogramme du chien n° 583, 24 heures après la destruction du nœud de Tawara.2.Résultats histologiques : Après la transplantation du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit, tous les chiens qu\u2019ils soient morts spontanément ou sacrifiés, ont eu une autopsie complète et l\u2019étude anatomo- pathologique a été spécialement dirigée sur le tissu autonome du cœur.L\u2019examen histologique a été pratiqué de quatre à 18 mois après la transplantation du nœud sinual.Les prochaines figures sont des coupes histologiques du nœud sinusal après sa transplantation.La figure 11 montre l\u2019artère du nœud sinusal demeurée perméable et quelques fibres musculaires - 30 MINUTES APRES oh eta PY NOELD OE TAwaRa | i 2 HEURES APRES: esi ny i Su NOEUD at nan! Figure 10.\u2014 Electrocardiogramme du chien n° 671, avant, 15 minutes, 30 minutes et deux heures après la destruction du nœud de Tawara.Lor dl mE Ie Te Laval Medica! TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA MALADIE DE STOKES-ADAMS Figure 11.\u2014 Artère du nœud sinusal perméable et quelques fibres musculaires dans la graisse péricardi- moyen.que du ventricule droit.de l'oreillette droite dans la graisse péricar- dique du ventricule droit 11 mois après la transplantation du nœud sinusal.La figure 12 montre les cellules du nœud sinusal à faible grossissement transplanté dans le ventricule droit.Ce nœud sinusal est viable et l\u2019artère qui l\u2019accompagne est perméable.La figure 13 montre à un grossissement moyen les cellules du tissu nodal distribuées dans un stroma d\u2019allure mixoïde.Autour du tissu nodal, il existe une réaction granulomateuse.Un trichrome de Masson a été fait sur le nœud sinusal transplanté (figures 14 et 15).Il met davantage en évidence le collagène verdâtre qui entoure les Figure 14.richrome de reset ant le nœud * + » ur 5 3 Nv EE : = SDL GRE Valk mete Figure 12.\u2014 Cellules du nœud sinusal à faible grossis- Figure 15.\u2014 Trichrome de Masson montrant le nœud sement.sinusal à un grossissement moyen. 178 Émile BERTHO - Pierre FERNET - Alberto PÉREZ Y PÉREZ Figure 16.\u2014 Nœud sinusal à un fort grossissement.plages du tissu nodal ainsi qu\u2019une réaction granu- lomateuse à corps étranger (matériel de suture).A un fort grossissement (figure 16) les cellules du nœud sinusal paraissent bien viables.Les noyaux sont petits et la chromatine est homogène.Les cytoplasmes sont peu abondants et ils ont une forme parfois allongée.Enfin, la figure 17 est une coupe prise au niveau du nœud de Tawara quelques heures après sa ligature en vue de causer un bloc auriculo-ventriculaire.Le tissu nodal apparaît entre deux points de suture.DISCUSSION Les tracés électrocardiographiques pris chez les chiens ayant subi la transplantation du nœud Figure 17.\u2014 Nœud de Tawara enserré dans une ligature.Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 sinusal avec l\u2019artère du nœud sinusal démontrent l\u2019apparition d\u2019onde P et, conséquemment, la stimulation du myocarde à la suite de la destruction du nœud de Tawara.Les tracés électrocardiogra- phiques des chiens ayant subi la transplantation isolée du nœud sinusal sont dans l\u2019ensemble moins typiques.Toutefois lors de la production du bloc auriculo-ventriculaire, il est apparu également, dans la moitié des cas, des ondes P suivies de contractions ventriculaires.Cette transplantation isolée du nœud sinusal a une plus grande importance clinique, car chez l\u2019être humain, l\u2019artère du nœud sinusal n\u2019apparaît que très exceptionnellement sur la paroi de l\u2019oreillette droite et si une transplantation du nœud sinusal doit être faite, il suffira de prélever le nœud sinusal et de l\u2019enfouir dans le myocarde du ventricule droit.La transplantation du nœud sinusal a été très bien supportée par tous les chiens.Le rythme cardiaque est demeuré très régulier et la pression artérielle stable.Durant la période d\u2019observation qui a duré entre quatre et 18 mois les chiens pa- raissalent normaux et très actifs.Ces observations permettent de remettre en question la fonction du nœud sinusal : son ablation n\u2019entraîne pas de trouble du rythme.Le role des amygdales, de l\u2019appendice, des auricules n\u2019est pas très connu .mais il est certain que leur suppression ne provoque pas la mort.Il semble en être ainsi pour le nœud sinusal.Les tracés électrocardio- graphiques pris après l\u2019ablation du nœud sinusal, révèlent l\u2019absence d\u2019onde P.L'oreillette continue cependant à se contracter.L\u2019onde P semble donc provoquée par le nœud sinusal et non par la contraction des oreillettes.La majorité des chiens, aprés la destruction du nœud de Tawara, meurent dans la période postopératoire par pneumothorax dû aux fuites pulmonaires provoquées par la libération d\u2019adhérences pleuro-péricardo-pulmonaires.Aussi, actuellement, nous tentons de résoudre ce problème en pratiquant l\u2019opération en un seul temps.Immédiatement après avoir transplanté le nœud sinusal, le nœud de Tawara est détruit et un pace-maker artificiel interne ajustable est implanté.Périodiquement, l'intensité électrique de ce pace-maker est ê tr time E00 ation SP 2 fone.i i I.: as aro md, ine nhl n par on di is i ja be pst ake! fod vel Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 mise à zéro pour vérifier d\u2019abord s\u2019il y a toujours un bloc auriculo-ventriculaire et, ensuite, si le nœud sinusal transplanté a une force suffisante pour entraîner la contraction ventriculaire.Au cours de ces expériences, une onde P est toujours présente après la destruction du nœud de Tawara.Cette onde P originant vraisemblablement du nœud sinusal transplanté était probablement camouflée par le nœud de Tawara ou le faisceau de His ayant un influx nerveux supérieur.D'autre part, cette onde P entraîne à la manière d\u2019un pace-maker artificiel, une contraction ventriculaire.Enfin, des études histologiques faites en série sur le tissu nodal des chiens morts spontanément ou sacrifiés démontrent la viabilité du nœud sinusal.CONCLUSIONS 1.Le nœud sinusal a été transplanté dans le myocarde du ventricule droit chez 25 chiens.Chez 16 chiens, ce nœud sinusal a été transplanté avec l\u2019artère du nœud sinusal et chez neuf chiens, sans l'artère du nœud sinusal.2.Ces chiens ont été conservés en vie de quatre à 18 mois et un bloc auriculo-ventriculaire complet a été amorcé en plaçant de multiples sutures sur l\u2019emplacement du nœud auriculo-ventriculaire ou du faisceau de His.L\u2019oreillette droite a été ouverte par simple clampage des veines caves dans la moitié des cas et dans l\u2019autre moitié, à l\u2019aide de la circulation extracorporelle.3.Dans 50 à 75 pour cent des cas, que le nœud sinusal ait été transplanté avec ou sans son artère, il a été impossible d'obtenir un bloc auriculo- ventriculaire complet.Des études électrocardio- graphiques démontrent que le nœud sinusal transplanté dans le myocarde du ventricule droit agit comme stimulateur des contractions ventriculaires à la manière des excitations produites par un pace-maker artificiel.4.Après la transplantation du nœud sinusal, l\u2019onde P disparaît, mais les oreillettes continuent TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA MALADIE DE STOKES-ADAMS 179 à se contracter : ceci semble indiquer que c\u2019est le nœud sinusal qui donne l\u2019onde P.La réapparition de l\u2019onde P après la création du bloc signifierait que le nœud de Tawara aurait un influx nerveux supérieur au nœud sinusal transplanté et camouflerait ainsi l\u2019onde P.5.Finalement, des études histologiques faites en série prouvent que le nœud sinusal transplanté avec ou sans l\u2019artère du nœud sinusal demeure vivant.Cette étude expérimentale de la transplantation du nœud sinusal dans le myocarde du ventricule droit pourrait dans l\u2019avenir avoir une application clinique.BIBLIOGRAPHIE I.BELLETT, S., The drug treatment of complete A-V block, Ann.New York Acad.Sc., 111 : 848-854, (juin) 1964.2.BERTHO.E., Blocs auriculo-ventriculaires et tentative de stimulation des ventricules par les oreillettes, Laval médical, 30 : 322-330, (oct.) 1960.3.EuLis, H.F., MANNING, C.P,, et ConnoL.y, C.D, Treatment of Stokes-Adams disease, Mayo-Clinic Proceedings, 39 : 945-953, (déc.) 1964.4.ERNST, R.W., Pedicle grafting of the sino-auricular node to the right ventricle for the treatment of complete atrioventricular block, J.Thoracic and Cardiovas.Surg., 44 : 681-698, (nov.) 1962.LANDEGREN, JOHAN, BIORCK, et GUNNAR, The clinical assessment and treatment of complete heart block and Adams-Stokes attacks, Medicine, 42 : 171-196, (mai), 1963.6.LENEGRE, J., et MEREAU, P., Le bloc auriculo-ventricu- laire complet : ses causes et ses lésions, Bull.e! mém.Soc.med.hop.Paris, 113 : 767-786, (juin) 1962.7.LEv, M,, The pathology of complete atrioventricular block, Progr.Cardiovas.Dis., 6 : 317-326, (jan.) 1964.8.LINENTHAL, A.J, et ZoLL, P.M., Prevention of ventricular tachycardia and fibrillation by intravenous iso- proterenol and epinephrine, Circulation, 27 : 5-11 (jan.) 1963.9.Rowe, J.C., et WHITE, P.D., Complete heart block : A follow-up study, Ann.Int.Med., 49 : 260-270, (aofit) 1958.10.Starz, T.E., HERMANN, G., AXTELL, H.K., MARCHIO- RO, T.L., et WADDELL, W.R., Failure of sino-atrial nodal transplantation for the treatment of experimental complete heart block in dogs, J.Thoracic and Cardiovas.Surg., 46 : 201-206, (août) 1963.11.ToBiaN, L., Prevention of Stokes-Adams seizures with chlorothiazide, Ann.New-York Acad.Se, 111 : 855- 856, (juin) 1964.12.Zoo, M, et SMITH, K.S., The etiology of complete heart block, Brit.M.J., 2 : 1149-1153, (nov.) 1963.oy NATURE DE L\u2019ARTERIOSCLEROSE 3.Comparaison entre l\u2019artériosclérose humaine et expérimentale * Prenant en considération les descriptions précédemment données de la maladie telle qu\u2019observée chez l\u2019homme (6, 7, 8 et 20) et telle que produite chez l\u2019animal (9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 21), un certain nombre d\u2019analogies et de divergences peuvent être notées (18 et 19).ANALOGIES Toute tentative de comparaison des caractéres morphologiques de l\u2019artériosclérose humaine et expérimentale doit tenir compte de la différence structurale de l\u2019infëma artérielle normale chez l\u2019une et l\u2019autre espèce (24).Les lésions elles- mêmes se ressemblent étrangement, à la fois macroscopiquement et histologiquement.Le pléomorphisme des lésions graves observées chez l\u2019homme apparaît manquer aux lésions retrouvées chez l\u2019animal au cours d\u2019expériences de durée relativement courte.Cette différence apparente disparaît, cependant, quand l\u2019administration de cholestérol est prolongée pendant une longue période de temps.En effet, les animaux soumis à une diète continue en cholestérol montreront des lésions à tous les stades de leur croissance.Il sera ainsi possible d\u2019observer des lésions avancées, riches en tissu fibreux, encerclées de dépôts récents à leur périphérie conférant à ces lésions la zone marginale jaunâtre observée dans les lésions de l\u2019homme (25).La nécrose du tissu * Travail subventionné par le Conseil national des recherches et le ministère de la Santé nationale et du Bien-Etre social du Canada.Jean-Yves McGRAW, M.D., D.Sc., Ph.D., M.Chir., Service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique, département de chirurgie, Hôpital du Sacré-Cœur, Montréal, Canada.fibreux (5) et les calcifications (2) fréquemment remarquées chez l\u2019homme s\u2019observent également dans les lésions expérimentales avancées.De plus, la localisation des lésions expérimentales dans la portion thoracique de l\u2019aorte est pratiquement la même que celle des lésions de l\u2019artériosclérose de l\u2019aorte chez l\u2019homme.La tendance des lésions à se localiser autour des orifices vasculaires des branches collatérales est, en effet, bien connue du chercheur.DIVERGENCES Une des objections fréquentes à l\u2019utilisation du lapin comme animal d\u2019expérimentation est son caractère herbivore (4 et 22).Le fait que cet animal ne puisse pas métaboliser facilement le cholestérol exogène a soulevé de nombreuses protestations.Ainsi, Peters et Van Slyke (23) vont jusqu\u2019à dire que, dans l\u2019ensemble, il est douteux que la réaction du lapin au cholestérol soit pertinente ou applicable aux problèmes de l\u2019artériosclérose chez l\u2019homme.Il ne fait aucun doute, évidemment, que les taux des lipides du plasma, proportionnellement parlant, s\u2019élèvent à un degré beaucoup plus marqué durant l\u2019apparition de l\u2019athérosclérose expérimentale qu\u2019il est ordinairement observé chez l\u2019homme.De plus, chez ce dernier, l\u2019artériosclérose peut très bien être grave en présence d\u2019un taux normal des lipides sanguins.Il est généralement admis, d\u2019autre part, que pour produire des lésions dans les Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 vaisseaux sanguins chez le lapin, le système réticulo-endothélial et les organes parenchymateux de l\u2019animal doivent d\u2019abord être saturés en lipides, et particulièrement en cholestérol (1).' Un état de lipoidose viscérale ne précède ni | s'accompagne l'apparition de l\u2019artériosclérose Mk, | | localisent autour des orifices de sortie des vaisseaux | collatéraux, la distribution régionale et territoriale | même des lésions est différente de celle observée rique hing, Cam, He; deme il men ins de Lan ais I 0 fin dij sin] ue nent | brain 2% de Jt qi dé | chez l\u2019homme.chez l\u2019homme.Il a, de plus, été allégué qu\u2019en dépit du fait que les lésions de l\u2019athérosclérose expérimentale se Ainsi, dans l\u2019aorte, les lésions de la maladie expérimentale prédominent au niveau de la crosse et de la portion thoracique, alors que chez l\u2019homme les lésions les plus sérieuses se retrouvent généralement au niveau de l'aorte abdominale.De même, les artères cérébrales, rétiniennes et rénales qui sont généralent épargnées au cours de l\u2019athérosclérose expérimentale, se montrent très fréquemment atteinte chez l\u2019homme.Inversement, l\u2019artériosclérose des artères pulmo- nairesest beaucoup moinsimportante chez l\u2019homme que chez l'animal.C\u2019est un fait généralement admis, dès lors, que les lésions observées aux artères du poumon, chez le lapin, évoluent parallèlement aux lésions aortiques.Une dissimilitude frappante, cependant, demande une considération particulière.La vascularisation de la lésion d\u2019artériosclérose chez l\u2019homme, et plus particulièrement dans les artères coronaires, est un fait bien établi Or les observations d\u2019une telle vascularisation dans les lésions de la maladie expérimentale sont rares.Dans les nombreuses lésions d\u2019athérosclérose expérimentale observées par l\u2019auteur, chez le lapin, au cours des huit dernières années, la fréquence de la vascularisation des lésions demeure en fait d\u2019une extrême rareté.La comparaison qui précède indique clairement, comme l\u2019a exprimé Duff (3), qu\u2019il importe que soit donnée une juste considération aux différences qui existent entre le lapin et l\u2019homme dans l\u2019interprétation de la signification des données expérimentales quand celles-ci sont appliquées à l\u2019être humain.(4) NATURE DE L\u2019ARTÉRIOSCLÉROSE Co 10.11.12.14, 15.16.17.181 BIBLIOGRAPHIE .ALTSCHUL, R., Selected studie on arteriosclerosis, Charles C.Thomas, Springfield, I11., 1950.ANITSCHKOW, N., Experimental arteriosclerosis in animals, cité dans Cowpry, E.V., À survey of the problem, The Macmillan Publishing Co., New-York, p.271, 1933.Durr, G.L., The nature of experimental cholesterol arteriosclerosis in the rabbit, Arch.Path., 22: 161, 1936.Katz, L.N., et STAMLER, J., Experimental atherosclerosis, Circulation, 1953.LEARY, T., Experimental atherosclerosis, in the rabbit compared with human (coronary) atherosclerosis, Arch.Path., 17 : 453, 1934.McGraw, J.-Y., Studies on the pathogenesis of experimental atherosclerosis with particular reference to connective tissue and capillary resistance, M.Sc.thesis, McGill University, Montréal, 1959.McGraw, J.-Y., Étude de la pathogénie de l\u2019athérosclérose expérimentale, Thèse de Ph.D., université de Montréal, Montréal, 1960.McGraw, J.-Y., Studies on the pathogenesis of experimental atherosclerosis with particular reference to connective tissue and capillary resistance.1.Summary introduction and review of the literature, Laval méd., 34 : 1001, 1963.McGraw, J.-Y., Studies on the pathogenesis of experimental atherosclerosis with particular reference to connective tissue and capillary resistance.2.Experimental procedures, Laval méd., 34 : 1128, 1963.McGraw, J.-Y., Study on the reaction on the subcutaneous connective tissue to locally injected egg yolk, Laval méd., 35 : 313, 1964.McGraw, J.-Y., Study of capillary resistance in experimental cholesterol atherosclerosis, Laval méd., 35 : 459, 1964.McGraw, J.-Y., Study of bleeding time and clotting time in experimental cholesterol atherosclerosis, Laval méd., 35 : 557, 1964.3.MCGRAW, J.-Y., Study of blood pressure in experimental cholesterol atherosclerosis, Laval méd., 35 : 796, 1964.McGrawW, J.-Y., Study of necropsy findings in experimental cholesterol atherosclerosis, Laval méd., 35 : 802, 1964.MCGRAW, J.-Y., Study of the interrelationship of serum cholesterol level, aorta cholesterol content, and the degree of atherosclerosis in experimental cholesterol, Laval méd., 35 : 909, 1964.McGraw, J.-Y., Studies on the pathogenesis of experimental atherosclerosis with particular reference to connective tissue and capillary resistance.9.General discussion of experiments and conclusions, Laval méd., 36 : 416, 1965.McGraw, J.-Y., The interrelationship of hypercholestero- lemia, vascular endothelium and connective tissue metabolism in arteriosclerosis.A working hypothesis, Laval méd., 36 : 656, 1965.McGraw, J.-Y., Étude de la pathogénie de l\u2019artériosclérose.Sommaire et introduction, Laval méd., 37 : 41, 1966. 182 19.MCGRAW, J.-Y., Étude de la pathogénie de l\u2019artériosclérose.Rappel historique et classification de l\u2019artériosclérose, Laval méd., 37 : 44, 1966.20.McGraw, J.-Y., Nature de l\u2019artériosclérose.1.Artériosclérose humaine, Laval méd., 37 : 992, 1966.21.McGraw, J.-Y., Nature de 'artériosclérose.2.Artériosclérose expérimentale, Laval méd., 37 : 1079, 1966.22.MOSCHCOWITZ, E., Hyperplastic arteriosclerosis versus atherosclerosis, /.A.M.A., 143 : 861, 1950.Jean-Yves McGRAW Laval Médical Vol.38 - Fév, 1967 23.PETETS, J.P., et VAN SLYKE, D.D., Quantitative clinical chemistry, Williams & Wilkins, Baltimore, Md., chap.5, p.535.24.POLLAK, O.J.Morphologic similarities and dissimilarities between human atherosclerosis and experimental atherosclerosis in the rabbit, Circulation, 4 : 470, 1951.25.WILENS, S.L., The occurrence of peripheral deposits of lipid in atheromatous plaques of arteries, Am.Heart 41 : 718, 1951.B= et = E es 3 ui; ory Hay QUÉBEC EN 1832 * MESDAMES ET MESSIEURS, Gaumond serait ici cet après-midi, sans aucun doute, avec son regard moqueur et son sourire en point d\u2019exclamation horizontal gauche, se demandant bien qu\u2019est ce que je vais vous sortir.Il se défiait toujours un peu lorsque quelqu\u2019un se levait pour parler surtout quand il s\u2019agissait de lui ou du domaine qu\u2019il connaissait bien.Il me dirait, j'en suis sûr : « D'accord, vas-y, LeBlond ! ».Ça ne lui déplairait pas tellement de savoir qu\u2019on m\u2019a choisi comme « conférencier Gaumond ».Nous avions de communs souvenirs qui remontaient presque à la puberté.Nous sous sommes assis sur les mêmes bancs du Séminaire de Québec, pas très loin à l\u2019université où les G côtoyaient les L.Nous avons vécu dans le même hôtel Saint- Paul sur la rue Monsieur-le-Prince, à Paris.Nous avons fait l\u2019Europe ensemble, sur les bancs de bois des troisièmes classes de chemin de fer, mesquinant sur les transports et le logement pour aller plus loin et visiter plus de musées, plus de vieilles cités, plus de monuments, assister à plus de concerts, plus de pièces de théâtre, acheter plus de bouquins.Nous avons commencé la pratique médicale ensemble, et, en attendant le client, nous avons longuement analysé, déshabillé, critiqué nos professeurs, leurs petits travers, leurs méthodes d\u2019enseignement.Nos revenus n\u2019étaient pas substantiels en 1931.De temps à autre, il allait à Montréal voir sa fiancée, et moi, j'allais à Thetford pour des raisons identiques., * Conférence Gaumond prononcée à la Journée du praticien de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le 5 novembre 1966.HISTOIRE DE LA MÉDECINE Sylvio LEBLOND Nous nous sommes mariés.Nos chemins ont divergé passablement, mais nous étions restés deux frères.Le colloque de la vie commencé sur les bancs du Séminaire a continué jusqu\u2019en avril 1965.Le dimanche précédant sa mort, nous avions ressassé tous ces vieux souvenirs, après avoir préparé l\u2019agenda d\u2019une réunion de la Société canadienne de l\u2019histoire de la médecine qu\u2019il devait présider.Gaumond, car on ne l\u2019appelait jamais Docteur Gaumond, ni Émile, mais Gaumond tout court, ne savait mentir.Je l\u2019ai déjà écrit ailleurs.Aussi était-il un conseiller sûr, pas toujours agréable pour celui qui cherchait quelqu\u2019un qui voudrait dire comme lui.Son gros jugement et sa vision réaliste des situations en faisaient un homme précieux dans un Conseil, ou autour d\u2019une table de discussion.Je n\u2019oublierai jamais tous les services qu\u2019il m\u2019a rendus.D\u2019autres, j'en suis sûr, peuvent dire la même chose.Gaumond connaissait sa matière.Et je me rappellerai toujours, quand durant la dernière guerre, on voulut nettoyer Québec et Montréal des maladies vénériennes, l\u2019impression qu\u2019il fit sur les consultants venus de tout le Canada, de Vancouver à Halifax, avec son plan de lutte et de prévention de ces maladies, plan qui fut adopté par les Services militaires, plan qui fut cité et utilisé même aux Etats-Unis avec succès.J\u2019étais fier de mon ami Gaumond.L Histoire de la médecine l'intéressait.Il a fait vivre par ses publications et son sens de l\u2019organisation, la Société canadienne d'histoire de la médecine, que nous avions fondée tous les deux, il y a plus de 15 ans.Ë } 184 Je pourrais vous en dire encore bien long, vous parler de ses chasses à l\u2019ours, de ses soirées de cartes, des réunions légendaires de la Société de lecture, etc, etc, etc.Je remercie les organisateurs de cette journée de m'avoir invité à cette conférence « Gaumond ».Soyez sans inquiétude, elle vivra.Quand, dans 25 ans, on se demandera qui était Gaumond, comme déjà les jeunes se demandent : Qui était Vallée ?, il y aura encore du Gaumond et du LeBlond, en médecine, pour le rappeler.x ¥ x En 1832, Québec avait 20 000 âmes.Sa population se logeait surtout au pied du Cap, et la rue Champlain fourmillait de maisons de pensions, de boutiques et d\u2019auberges.Elle était la grande rue du bas de la ville, et, durant la période de navigation, elle était remplie de voyageurs, de matelots et d\u2019immigrants.Le cap était dominé par le château Saint-Louis, résidence du gouverneur et siège de l\u2019Exécutif, qui donnait sur la place d\u2019Armes, fermée des quatre côtés, où il était bien vu de demeurer, et pour un médecin, d\u2019y avoir son bureau.Le quartier Saint-Louis se terminait à la porte Saint-Louis, et la rue Saint-Louis, qui n\u2019était pas encore à sens unique, se continuait par une route de campagne qui traversait les Plaines d\u2019Abraham, route qu\u2019on appelait la Grande-Allée, On rejoignait le quartier Saint-Roch et sa rue principale, la rue Saint-Vallier, par la rue des Pauvres, en passant par la porte du Palais, ou bien, plus loin, par la côte de la Canoterie.Le faubourg Saint-Jean grandissait tranquillement.Québec n\u2019avait pas de maire, ni de conseil de ville, puisque le premier maire, M.Elzéar Bédard, ne fut nommé par le gouverneur qu\u2019en 1833.La ville venait cependant d\u2019être incorporée en cité.Des juges de paix, nommés aussi par le gouverneur, l\u2019administraient.On s\u2019éclairait de pétrole et on puisait son eau à la rivière Saint-Charles ou au fleuve Saint-Laurent.Des porteurs d\u2019eau parcouraient les rues de la ville, vendant de l\u2019eau par les portes, comme Sylvio LEBLOND Laval Médical Vol.38- Fév.1967 aujourd\u2019hui l\u2019on vend la pomme Kiwanis, ou le pain Richelieu, On traversait la rivière Saint-Charles par le pont Dorchester.Le pont Scott existait déjà, mais il était loin en campagne.On terminait la construction de la Citadelle et on rénovait la porte Saint-Louis.On déblayait à la Vacherie et à la Pointe-aux-Lièvres.La construction de l\u2019Hôpital de la Marine devait commencer bientôt, et deux cimetières venaient d\u2019y être installés tout près, un protestant et un catholique.Il n\u2019y avait pas d\u2019égout collecteur.Des rigoles amenaient, 4 travers des rues mal pavées, les eaux souillées, vers la rivière Saint-Charles ou le Saint- Laurent.Les détritus étaient jetés a la rivière, et, en hiver, a travers des trous creusés dans la glace à 100 pieds de celui où on puisait l\u2019eau potable.Québec était le port d\u2019entrée des voyageurs, des immigrants, des marchandises.Depuis 1819, un mouvement d'immigration intense existait qui apportait, certains étés, plus de 1 000 voiliers dans le port et 20 000 émigrants.On construisait des bateaux, et des chantiers s\u2019échelonnaient du Foulon à l\u2019embouchure de la rivière Saint-Charles.L\u2019 Armée se logeait à la Citadelle et un hôpital militaire tout neuf recevait les malades.Des médecins gradués de Londres ou d\u2019Edimbourg dispensaient leurs services tout en participant à la vie professionnelle de la capitale.Louis-Joseph Papineau, orateur de la Chambre d\u2019assemblée du Bas-Canada, chef séparatiste de l\u2019époque, tonitruait et soulevait le peuple.A Montréal, une élection avait eu lieu.Le docteur Tracey, du Vindicator, réformiste, et M.Bagg, constitutionaliste, avaient obtenu le méme nombre de votes.Le docteur Tracey fut déclaré élu.Une échauffourée s\u2019ensuivit et la troupe tira sur la foule, tuant trois individus.Les esprits étaient tendus.Papineau hurlait et on craignait une révolte.Sans le choléra qui s\u2019annonçait, les troubles de 1837 auraient eu lieu en 1832.L\u2019Hôtel-Dieu de Québec avait 30 lits.L'\u2019Hôpital Général, depuis son passé glorieux de ies, ; A Gel 3 id gy De Jour; W nt | nore i; Laval Médical Vol.38 - Fév, 1967 1759-1760, où il avait abrité sous le même toit les soldats français et les soldats anglais, ne recevait plus que des vieillards et des aliénés.En 1830 on avait aménagé, à la Pointe-Lévy, un Hôpital des fiévreux contenant 50 lits, où on transportait, en chaloupes, les malades atteints de fièvres diverses, descendant de navires encombrés qui les amenaient d\u2019Angleterre, d\u2019Ecosse et surtout d\u2019Irlande.Sur la rue Saint-Jean, près de l\u2019endroit où est construit actuellement l\u2019église Saint-Jean-Baptiste, on avait érigé, en 1823, un hôpital temporaire, l\u2019Hôpital des Emigrés, qui recevait les immigrants non contagieux, les bras cassés, les têtes fêlées, et tout ce que pouvaient apporter les arrimeurs anglais, commerçants d\u2019émigrants.Trop souvent ces patients, désertaient et allaient se loger dans les pensions de la basse-ville, et on ne les revoyait plus.Vingt-neuf médecins se partageaient les communautés, les hôpitaux et la clientèle.Le docteur William Holmes était l\u2019ainé de tous ces médecins.En 1791, il était déjà médecin de l\u2019Hôpital Général.Jusqu\u2019en 1821, il fut médecin des Ursulines.En 1806, il était député grand- maitre de l\u2019Ordre des francs-maçons et, comme tel, il assistait à la pose de la première pierre de l\u2019Hôtel Union.François Blanchet venait de mourir en 1830.Il avait été, sans contredit, la figure dominante de la profession pendant une trentaine d'années.Il avait étudié la médecine à New-York où il avait publié une thèse sur l\u2019Application of Chemistry Lo Medicine.Etabli à Québec en 1801, il est peu après élu député de Hertford et le restera pendant plus de vingt ans.Il avait, avec Pierre Bédard, Louis Bourdages et quelques autres, fondé Le Canadien en 1806.Ses attaques furibondes contre le gouverneur Craig, le firent arrêter et emprisonner.Il ressuscita le Canadien en 1826, qui vécut ensuite jusqu\u2019en 1890.Il est mort à 54 ans.Plusieurs jeunes médecins de l\u2019époque avaient fait leur cléricature chez lui.QUÉBEC EN 1832 185 Thomas Fargues avait 55 ans en 1832.Né de père huguenot et de mère catholique, il était athée.Cela ne l\u2019avait pas empêché de devenir médecin des Ursulines et chirurgien général de l\u2019Hôtel-Dieu.Il avait étudié à Harvard, à Londres et à Edim- bourg où 1l avait présenté une thèse remarquable, disait-on, sur la chorée.Installé à Québec en 1811, il obtient sa licence de pratique en 1814.11 était resté célibataire et ses moyens lui permettaient de choisir sa clientèle.Sa compétence avait dépassé les murs de Québec, et en 1823, il avait été nommé professeur de médecine à McGill et il le restera jusqu\u2019en 1829.Il ne prit jamais charge de cette chaire.En 1840 et en 1843, il fit des accidents cérébraux.Le dernier l'avait fortement touché au point de vue mental.Dans son testament, il léguait 6 000 louis à McGill pour une chaire d\u2019homéopathie, et à Québec 6 000 autres louis pour une maison pour indigents qui serait appelée « Asile Fargues ».Le testament fut contesté par les héritiers, ses demi- frères et demi-sœurs, nés Dunn, enfants de l\u2019honorable Thomas Dunn, que sa mère, veuve, avait épousé en 1783.Thomas Fargues mourut en 1847, à sa demeure, sur la rue Mont-Carmel.Joseph Painchaud était né en 1787.Il avait fait sa cléricature chez le docteur Fisher, médecin de la Garnison, qui, avec le docteur Charles Blake, de Montréal, avait été le promoteur du Medical Act en 1788.Par cet acte, des examinateurs étaient nommés par le gouverneur, pour octroyer ou non une licence de pratique de la médecine.Painchaud obtint la sienne en 1811, en même temps que Ant.-G.Couillard, de Québec, et Wolfred Nelson, de Montréal.Il était médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, et venait, avec le docteur Parent, de succéder au docteur Holmes à l\u2019Hôpital Général.Il s\u2019occupait activement de l\u2019Hôpital des Emigrés, sur la rue Saint- Jean, et y avait fait construire à ses frais, des appentis et une salle d\u2019autopsie, le gouvernement ayant refusé de pourvoir à ces dépenses.Il avait fait la campagne de 1812, et avait vu son cheval tué sous lui, à Plattsburg. 186 Sylvio LEBLOND Figure 1.\u2014 Joseph Painchaud (1787-1871).En 1832, quand le docteur Holmes ne présidait pas les réunions de la Faculté, c\u2019était le docteur Painchaud qui le faisait, et bientôt on l\u2019appela le «doyen » de la profession, quand en 1834, le docteur Holmes mourut.Le docteur F.-X.Tessier, licencié en 1821, avait étudié à New-York et parlait plusieurs langues.En 1826, il avait fondé le premier journal médical du Canada, Le Journal médical de Québec, qui ne vécut que deux ans.En 1830, il avait remplacé le docteur François Blanchet, comme officier de santé de la ville de Québec.Anthony von Iffland revenait de Sorel, où il avait passé 10 ans.En 1819, il avait établi un dispensaire, sur la rue de la Fabrique, où on traitait surtout les marins et les émigrés.Ce dispensaire ne dura que quelques mois.Il avait donné des conférences sur l\u2019anatomie et la population s'était indignée de la façon dont il se procurait son matériel.Il dut quitter Québec, en vitesse, en 1822, et s\u2019établit à Sorel, ville qu\u2019il affectionnait et dont il écrivit l\u2019historique.Laval Médical Vol.38 - Fév, 1967 Joseph Morrin, licencié en 1815, était bien vu des milieux gouvernementaux et occupait des postes de confiance.James Douglas, arrivé d\u2019Ecosse en passant par les Indes, le Honduras et les Etats-Unis, était à Québec depuis 1826.I! était habile chirurgien et tenait, avec Painchaud, chez celui-ci, sur la rue de l\u2019Arsenal, une salle d\u2019anatomie très fréquentée des jeunes étudiants.William Marsden avait obtenu sa licence deux ans auparavant et s\u2019occupait déjà activement des affaires professionnelles.Jean Blanchet était allé étudier à Paris et à Londres.Licencié en 1820, il avait pratiqué avec son oncle François.À la mort de celui-ci, il occupa seul son bureau sur la rue des Pauvres.Il fréquentait l\u2019Hôpital des émigrés où il enseignait l\u2019anatomie.Ch.Frémont pratiquait à Lévis.Licencié en 1829, il avait étudié avec Stevenson, à Montréal.Les examinateurs, depuis 1788, étaient nommés par le gouverneur et ces nominations étaient fortement critiquées par les membres de la Figure 2.\u2014 Joseph Morrin (1794-1861).10 | Laval Medical QUEBEC EN 1832 187 3 profession, car elles étaient trop souvent le fait d\u2019influences politiques.Un acte passé à l\u2019Assemblée législative en 1830, autorisait l\u2019élection des examinateurs par la Profession elle-même.Le premier bureau élu, le fut, à Québec, le 18 juillet 1831, et approuvé par le gouverneur le 20 juillet dela même année.Ce Bureau était élu pour trois ans.Un Bureau semblable avait été élu à Montréal.Le docteur Jos.Painchaud fut élu le président de ce premier Bureau à Québec.Les membres choisis pour le seconder étaient : les docteurs Ant.-G.Couillard, François Fortier (Beauce), Th.Fargues, Joseph Morin, Etienne-Pascal Taché (Montmagny), Jean Blanchet, Joseph Parent, Xavier Tessier, John Clark (Château-Richer), \u201cuy J.-B.Noël, et C.-N.Perreault (secrétaire).Il remplaçait le dernier Bureau nommé par le I: 3 gouverneur formé des docteurs Wm.Holmes, Ths.id 1 Lloyd, Ths.Fargues, Joseph Morrin et C.-N.Perreault.Figure 4.\u2014 William Marsden (1807-1887).Le Bureau se réunissait tous les trois mois a i l\u2019Hôtel-Dieu et les séances étaient publiques.En 1832, quand survint le choléra, 11 fut chargé par le gouvernement de fournir des recommanda- A tions pour combattre la maladie.i En juin de la même année, 1l perdait son secrétaire, le docteur C.-N.Perreault, une des premières victimes de l\u2019épidémie, et le docteur Xavier Tessier } le remplaca a cette fonction.L\u2019épidémie d\u2019'influenza de 1827, l'arrivée en grand nombre des immigrants depuis 1819, avaient convaincu les Autorités que Québec n\u2019était pas suffisamment pourvu en hôpital et en lits disponibles pour faire face à une situation urgente.Les nombreux navires qui fréquentailent le port en été amenaient des émigrés malades, des matelots Eg et des marins qui avaient besoin de soins hospitaliers et on ne savait où les mettre tous.L\u2019Hôpital des Emigrés pouvait loger jusqu\u2019à Eg 200 malades, mais n\u2019acceptait pas de contagieux.E L\u2019Hôtel-Dieu n'avait que 30 lits, l\u2019Hôpital Général James Dovaras, M.D.était devenu un hospice, et \"Hopital militaire Figure 3.\u2014 James Douglas (1800-1886).était réservé a la troupe.¢ ÿ 1 188 Sylvio LEBLOND Les marins n\u2019étaient admis nulle part.Ils étaient logés dans des hôtels ou des pensions, soignés par le médecin de leur choix et une fois guéris, ils désertaient le plus souvent.En 1828, le docteur François Blanchet, propose à la Chambre d\u2019assemblée la formation d\u2019un comité chargé d'étudier la possibilité d\u2019érection d'un hôpital pour «matelots malades et autres indigents malades non-résidents».La proposition du comité devint un bill qui fut voté en Chambre à la Législature de 1830-31.Cet hôpital, «l\u2019Hôpital de Marine», devra servir à l\u2019enseignement et voir à l\u2019établissement d\u2019une Ecole de médecine.Il fut construit à la Vacherie, ancienne propriété des Jésuites, devenue propriété d\u2019Etat, près de la Pointe-aux-Lièvres, et le 28 mai 1832, on en posait la première pierre, le jour même de la fête du roi Georges IV, après le feu d\u2019artifice traditionnel de midi sur l\u2019Esplanade.Le gouverneur, lord Aylmer, présidait à la Fête.IL Hopital de Marine ne put servir comme tel qu\u2019en 1834.Le 9 juin, le Quebec Mercury annonce que le choléra est à Québec.On en avait découvert huit cas et trois des malades étaient morts.On l\u2019attendait plus ou moins et on essayait de se convaincre que la maladie ne pourrait résister à la longue traversée de l\u2019Atlantique, et que même si elle partait d\u2019Angleterre ou d\u2019Irlande, elle mourrait en cours de route.Née aux Indes en 1817, cette épidémie s\u2019étendit à la Chine puis au Japon en 1822.Se dirigeant en même temps vers l\u2019Ouest, elle atteint le nord de l'Afrique, puis la Syrie, la Turquie, la Grèce, l\u2019Empire russe, et finalement l\u2019Allemagne, la France et les Iles Britanniques.La maladie semblait suivre les foules, les groupes mobiles, les caravanes, les fleuves, les rivières, les voies de navigation.Les immigrants irlandais l\u2019apportèrent à Québec en 1832.On ne voulait croire à sa contagiosité.On expliquait son apparition et sa propagation à un état spécial de l\u2019atmosphère, combiné à un état spécial de l'individu.Le peur, l\u2019angoisse, la panique alliées aux abus de toute sortes : abus alimentaires, abus d\u2019alcool, abus de travail, malpropreté, etc, faisaient éclore la maladie.Laval Médical Vol.38- Fév.1967 Le 25 février 1832, on avait passé à la Législature un «Acte établissant la Quarantaine à la Grosse-Isle, et des bureaux de santé à Québec et à Montréal ».Déjà, le 4 septembre 1831, le gouverneur avait proclamé que tous les vaisseaux arrivant de pays infestés devraient se rendre à l'embouchure de la rivière Saint-Charles, pour y être inspectés par l\u2019officier de santé, le docteur Tessier.Si l\u2019un d\u2019eux était trouvé porteur « de peste ou de maladie pestilentielle », il devrait y rester quarante jours sous peine de confiscation.Un Acte de Quarantaine avait déjà été proclamé dans tout l\u2019Empire britannique en 1795, mais les maîtres de navires l\u2019ignoraient et ne se gênaient pas pour semer le long de la route, sur les bords du Saint-Laurent, les individus ou les marchandises suspects.Les navires allant à Montréal abandonnaient sur les quais de Québec les malades et les mourants.Le nouveau Bureau de santé, établi en février 1832, était composé de 15 personnes nommées par le gouverneur.Les docteurs Jos.Morrin, C.-N.Perreault et Joseph Parent en étaient les commissaires de santé.M.T.Ainslie Young, député à la Chambre d\u2019assemblée, offrit ses services comme secrétaire du Bureau de santé, sans rémunération.Il est alors statué que les pestiférés seront admis dans les hôpitaux existants à l\u2019exception de l\u2019Hôtel-Dieu et de l'Hôpital Général.L'Hôpital des fiévreux de la Pointe-Lévy est fermé malgré les protestations de la population, à cause des difficultés que créait le transport des malades en chaloupes à travers un fleuve Saint-Laurent parfois agité, et celles de leur procurer les soins médicaux adéquats.Il ne restait donc plus que l\u2019Hôpital des Emigrés, sur la rue Saint-Jean, contre lequel la population avoisinante du faubourg Saint-Jean-Baptiste et du coteau Sainte-Geneviève récriminait.En décembre 1831, une pétition fut présentée à la Législature qui fit enquête.Jusque-là, les médecins qui y faisaient du service à tour de rôle, l\u2019avaient fait gratuitement.Le docteur Pain- chaud avait fait construire à ses frais, des appentis pouvant servir à loger des malades, et une salle el fle ai ais Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 d\u2019autopsie, le gouvernement ayant refusé de lui fournir l\u2019argent nécessaire.Il sera remboursé plus tard.Il n\u2019y avait pas d\u2019égout et, trois fois par semaine, on transportait les immondices, qui, en attendant, stagnaient sur les terrains de l\u2019hôpital.On les transportait à travers les rues de la ville dans des barriques d\u2019où s\u2019échappaient des odeurs, jusqu\u2019à la grève.C\u2019était le seul hôpital existant prêt à recevoir le flot d'immigration qui s\u2019annonçait et les\u201c cholériques qui allaient pulluler.Le 9 juin, le jour même où le Mercury annonçait la présence du choléra à Québec, le docteur Mor- rin, commissaire du Bureau de santé, et M.Young, son secrétaire, se transportaient à la Grosse-Isle.Un navire venant d'Irlande, le Carrick, avait perdu 39 de ses 133 passagers en mer.On ne put déceler de cholériques parmi les passagers restants.Le 11 juin, la nouvelle est confirmée : le choléra a fait son apparition à Québec.Un navire, Le Voyageur, venu d'Irlande, avait fait escale à la Grosse-Isle, qu\u2019il avait quittée le 7 juin pour Montréal.Il avait fait une courte escale à Québec et continué son voyage.Une tempête sur le Saint-Laurent le força à rebrousser chemin.Il revint à Québec et y débarqua quelques passagers qui furent amenés à la pension Roach, sur la rue Champlain.Le lendemain, un des pensionnaires, descendu d\u2019un autre navire quelques jours plus tôt, tombe malade et se rapporte à l\u2019Hôpital des Emigrés.Le Voyageur, pendant ce temps, continue sa route vers Montréal, où il arrive avec deux cholériques : Kerr qui était mort et McKee qui mourra peu après son débarquement.La maladie se répand d\u2019une façon vertigineuse.Le 19 juin, l\u2019Hôpital des Emigrés avait admis 450 malades dont 257 étaient morts.Le 16 juin, le docteur C.-N.Perreault, secrétaire du Bureau des examinateurs prend la maladie et en meurt.Un autre commissaire, le docteur Parent, tombe malade.TI! restera 11 semaines invalide.Le Bureau de santé est aux abois.Les médecins sont débordés.Les morts étaient transportés au nouveau cimetière érigé sur les Plaines d\u2019Abraham, QUÉBEC EN 1832 189 à l\u2019endroit occupé aujourd\u2019hui par l\u2019église Saint- Patrice.La bourgeoisie quitte la ville entrainant les germes de la maladie avec elle.Les rues ne résonnent plus que du bruit des charrettes qui transportent les malades à l\u2019Hôpital des Emigrés et les morts aux cimetières.Les marchés sont déserts : les cultivateurs restent chez eux et n\u2019emportent plus leurs marchandises.Le Séminaire renvoie ses élèves.On cesse de sonner les glas.On défend aux aubergistes de vendre de l\u2019alcool, en plus petite quantité que 2 gallons et on ferme les tavernes.Les gens ne vont plus à leur travail.On tire du canon et de la mousqueterie pour mobiliser l\u2019atmosphère.On fait brûler du bitume dans les rues pour détruire les miasmes.Les chiens, les cochons, les vaches, manquant de surveillance, s\u2019échappent des cours et errent à travers la ville.Les immigrants continuent d\u2019affluer.La Grosse- Isle est débordée.Vingt-huit mille immigrants débarquérent a Québec cet été-la, se dirigeant vers Montréal ou le Haut-Canada.Mais les malades restaient 4 Québec, et ceux qui n\u2019avaient plus le sou encombraient les quais et les pensions espérant qu\u2019on leur trouverait l\u2019argent nécessaire pour leur permettre de continuer leur voyage.Les associations bénévoles et l\u2019Aide aux émigrants ne pouvaient suffire à la tâche.Les autres continuaient leur voyage, amenant la maladie avec eux.L\u2019Hôpital des Emigrés n\u2019en peut plus.On loue un hangar sur les quais, le hangar Jones, et on y installe des lits.On ouvre un hôpital temporaire à Près-de-Ville, sur la rue Saint-Paul, dont on confie la direction aux docteurs O'Callighan et von Iffland.On installe des tentes sur les plaines d\u2019Abraham suffisantes pour abriter 500 malades.Les églises sont désertes.On dispense du jeûne et de l\u2019abstinence.À la Grosse-Isle, on avait construit un hôpital et des casernes.L'administration en avait été confiée à l\u2019Armée et le docteur Griffin, médecin du 32° de ligne avait été nommé Officier de santé de la station.Quarante hommes du régiment l\u2019accompagnaient sous les ordres du capitaine Reid. 190 Les médecins sont tenus de faire rapport tous les jours au Bureau de santé du nombre des nouveaux malades et des décès.Certains, fatigués de faire antichambre à ce Bureau, et de perdre ainsi un temps précieux, négligent de le faire pour mieux s\u2019occuper des malades.Ils sont poursuivis en justice par le même Bureau qui se plaindra, un moment donné, du manque de collaboration de la profession médicale.Les médecins se réunissent, le 29 août à l\u2019Hôtel- Dieu pour protester contre ces accusations.Un comité permanent est formé qui durera aussi longtemps que le Bureau de santé pour étudier et surveiller la façon de se comporter de ce Bureau de santé, En 1831, le docteur Xavier Tessier, avait été envoyé à New-York pour étudier les moyens qu'\u2019envisageait d\u2019utiliser cette ville pour se défendre contre le choléra ou du moins, en prévenir l\u2019apparition.En septembre, cette année-là, la ville de New-York avait établi un Bureau de santé.Le docteur Tessier avait rapporté de nombreuses informations qui furent ensuite transmises aux médecins de Québec par son Bureau de santé.À la fin de juin 1832, deux médecins de New- York, les docteurs Rhinelander et DeKay étaient venus à Québec pour voir sur place la façon dont on luttait contre la maladie.Ils avaient rencontré les médecins militaires et un journal de New- York avait raconté que ces médecins étaient revenus en disant que les «médecins provinciaux » ne savaient pas traiter le choléra, que l\u2019organisation était absolument inadéquate, et que sans les médecins militaires, le fléau aurait été plus terrible encore.Le docteur Painchaud, comme président du Bureau de médecine, répond à ces messieurs d\u2019une façon acerbe.Ils affirment qu\u2019ils n\u2019ont fait aucun rapport et que ce qui a été écrit ne venait pas d\u2019eux.Le 15 juillet, la maladie semble avoir un répit.Lapaniquedisparait.Onrevientenvilleetlecom- merce reprend, mais le répit est de courte durée et le choléra poursuit sa marche funeste jusqu\u2019au 15 septembre.Les médecins et les membres du Bureau de santé sont exténués.Celui-ci est en session constante.Les rapports des gardiens Sylvio LEBLOND Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 et des médecins n\u2019arrivent pas assez régulièrement à leur gré.Les procédés de désinfection des rues, des maisons, des lieux souillés par la maladie sont mal appliqués et mal surveillés par les gardiens.La population, énervée, grogne.Une assemblée publique tenue à la Bourse, sous la présidence de M.Vanfelson, recommande la formation d\u2019un comité de 12 membres, chargé de combattre l\u2019expansion de la maladie.Ce comité ne tient compte ni du Bureau de santé officiellement établi, ni des médecins chargés de la combattre.Il dégénère en comité de secours ou de bienveillance pour les familles des sinistrés.À la fin d\u2019août, le Bureau de santé nomme le docteur William Marsden gardien de quartier.11 refuse sous prétexte qu\u2019il est médecin et que son devoir est de traiter les malades et non de surveiller la désinfection des lieux.Il refuse même de traiter aucun cas de choléra.L\u2019épidémie disparaît vers le 15 septembre.La vie reprend et on essaie de faire le bilan de l\u2019été qui vient de se terminer.Le docteur Lyons, qui administrait l\u2019Hôpital des émigrés, est destitué par le Bureau de santé, et la direction en est laissée à la matrone, au grand dommage de l\u2019Hôpital, dira le docteur Painchaud dans son rapport du Comité permanent du Bureau de médecine.Le docteur Xavier Tessier, Officier de santé, est lui aussi destitué.On l\u2019accuse de négligence dans son travail, d\u2019avoir permis à des cholériques de descendre des navires qui les amenaient, d\u2019avoir utilisé la chaloupe de la Douane, etc, Il ne sera pas réintégré, malgré ses protestations.Le docteur François Fortier est nommé à sa place.La profession médicale restera unie malgré toutes les accusations qu\u2019on se lance de part et d\u2019autre, et malgré que plusieurs médecins fassent partie du Bureau de santé, dont l\u2019âme dirigeante est M.Young, le secrétaire.Plus tard, le gouverneur remerciera les médecins et le clergé pour leur dévouement pendant l\u2019épidémie.Les réunions étaient assez fréquentes quand même et se faisaient ici même à l\u2019Hôtel-Dieu.Thomas Fargues, toujours très poli, très affable, bienmis, y arrivait dans son carosse à deux chevaux, ol i | Laval Médical | Vol.38 - Fév.1967 = Joseph Painchaud, plutôt court, bedonnant, la ™ | figure mince, devait y venir à pied.Il n'avait que i , | la rue à traverser, puisqu\u2019il demeurait au coin de la rue de l\u2019Arsenal et de la rue des Pauvres, à 5 moins que son cheval ne le suive et vienne brouter ing les pelouses des Augustines.Painchaud se déplaçait à cheval.Il portait des vestons de couleur, 1 de longues bottes et des éperons d\u2019argent.James Douglas vivait dans la côte de la Mon- 4 tagne.Pas très grand, les épaules carrées, 1l 4 portait une chevelure fournie et une barbe touffue qui le faisaient ressembler à Jupiter Olympien.Joseph Morrin était glabre et avait peu de ME.cheveux, Son aspect sévére imposait.Tous ces Hl, Messieurs discutaient, et au bout de la table, le 4%, jeune docteur William Marsden, dressait le procès- Ew.verbal.it: On ne croyait pas a la contagion de cette maladie virulente et néfaste.Et pourtant, on se compor- ét ; tait comme si elle l\u2019était.Les traitements Inc .utilisés par les médecins se ressemblaient et d\u2019ail- 15 leurs le Bureau de médecine avait donné des Hii; 1 directives assez précises.lt On utilisait les stimulants externes tels que la igh» térébenthine, la moutarde, les frictions chaudes.1! On donnait de l\u2019opium et du calomel.On saignait il: au début et on faisait transpirer.Quand le .malade tombait dans le collapsus, on ne pouvait Iéë plus grand\u2019chose.pda On ne vit pas, en 1832, l\u2019utilisation de médecines wt: empiriques, homéopathiques ou charlatanesques, fat: comme on en emploiera dans les épidémies sui- gi; vantes en 1834, 1849, 1852 et 1854.5 le L\u2019épidémie de choléra venait de tuer 3 452 je » individus à Québec.ft eng, nal Dès la fin de l\u2019année on essaiera de se prémunir tie contre le retour possible de la maladie.On ss hâtera la construction de l\u2019Hôpital de Marine qui, gas cependant, ne sera pas terminé en 1834, mais qui quil ke QUEBEC EN 1832 191 sera utilisé partiellement quand méme pendant l\u2019épidémie.Il serait trop long de vous tracer la carrière de chacun des médecins qui, en 1832, ont appris à reconnaître la maladie et la combattre et qui se sont retrouvés auprès de malades semblables dès 1834, et autour des mêmes tables de délibération ici même à l\u2019Hôtel-Dieu, cette année-là et dans les années qui ont suivi.Chacun d'eux pourrait faire le sujet d\u2019un chapitre.Mais comme dans les feuilletons des romanciers de l\u2019époque on pourrait terminer cet épisode en disant : « La suite au prochain numéro ».BIBLIOGRAPHIE 1.ABBOTT, M.E., History of Medicine in the province of Quebec, The MacMillan Co.of Canada Lid., Toronto, 1931.2.AHERN, M.J.et AHERN, G., Notes pour servir à l\u2019histoire de la Médecine dans le Bas-Canada, Québec, 1923.3.DROLET, A., La ville de Québec, histoire municipale, tome I1 (1759-1833), La Société historique de Québec, Québec, 1965.4.DUFEBVRE, B., L\u2019épidémie de choléra en 1832, à Québec, Laval méd., 19 : 696, 1954.DUFEBVRE, B., L'épidémie de choléra de 1832 à Québec, L\u2019Action Catholique, vol.XVIII, n° 24, le 13 juin 1954, pp.15-17 ; vol.XVIII, n° 25, le 20 juin 1954, pp.15-23.6.HAGGERTY, J.J., Four centuries of medical history in Canada, tome I, 178-211, tome 11, 24-25, The MacMillun Co.of Canada Ltd., 1928.7.LEBLOND, S., James Douglas, M.D.(1800-1866), C.M.A.J., 66: 283, 1952.8.LEBLOND, S., Joseph Painchaud (1787-1871), Union méd., 82 : 812, 1953.9.LEBLOND, S., L\u2019Hôpital de la Marine de Québec, Union méd., 80 : 616, 1951.Lea On peut aussi consulter les bulletins et journaux suivants : a) Bulletin des Recherches historiques, vol.X11, n° 3, p.88, mars 1905 ; vol.XVIII, n° 11, p.322, nov.1911.b) Le Cunadien, de décembre 1831 à janvier 1833.c) Montreal Gazette, juin 1832.d) La Gazelle de Québec, de mai à septembre 1832.e) La Minerve (Montréal), de mai à septembre 1832.qu\u2019 1 ik pros f + iy ; | : ; F E | H 4 AU LENDEMAIN ENSEIGNEMENT MÉDICAL DU IVe CONGRÈS MONDIAL DE PSYCHIATRIE Du 5 au 9 septembre 1966, se tenait à Madrid le quatrième Congrès mondial de psychiatrie réunissant plus de trois mille délégués de tous les pays, dont de nombreuses sommités du monde psychiatrique.Nous nous arrêterons ici à quelques considérations sur un certain nombre de publications et travaux ayant capté notre intérêt, notamment dans les secteurs de l\u2019assistance psychiatrique et de la psychiatrie sociale, de l\u2019enseignement aux étudiants en médecine et aux futurs psychiatres, enfin du travail d\u2019équipe et des relations entre psychiatres et psychologues.LA PSYCHIATRIE EN ESPAGNE Nous avons été à même, au cours de ce congrès, de prendre contact avec la psychiatrie espagnole.Disons que l'Espagne revendique l\u2019honneur d\u2019avoir vu naître le premier hôpital psychiatrique au monde, soit en 1409.Au milieu du XviIÉ siècle on note l'influence de la pensée psychopatholo- gique française et allemande et durant les trois premières décennies du XX© siècle, la psychiatrie de Kræpelin a imprégné la psychiatrie espagnole quant à la terminologie, à la nosologie et aux concepts théoriques.Fait intéressant les ouvrages de Freud furent divulgués rapidement en Espagne et les psychiatres manifestèrent très tôt un intérêt accru pour les concepts psychanalytiques.Comme partout ailleurs les chimiothérapies ont bouleversé la pratique de la psychiatrie et avec la redécouverte du traitement humanitaire dans les centres hospitaliers psychiatriques, l\u2019ère psychopharmacologique donne lieu à une idéologie nouvelle caractérisée par l\u2019éclectisme.Le ministère de l'Education et des Sciences accorde le titre de spécialiste en psychiatrie aux médecins ayant passé trois ans dans un Service psychiatrique et aux médecins ayant réussi certaines épreuves de la spécialité lors de concours.Jules LAMBERT, surintendant médical, Hôpital Saint-Michel-Archange.Ceci est toutefois relativement récent.Le programme d\u2019enseignement de la psychiatrie aux étudiants en médecine se situe au niveau de la sixième année et comporte des leçons de psychologie médicale en quatrième année du cours.La durée des études postgraduées est de deux ans et neuf mois, et la formation des gradués se réalise dans les « Ecoles officielles de psychiatrie » reliées aux universités.La spécialité de la psychiatrie infantile existe dans la pratique bien qu\u2019officiellement elle n\u2019ait pas encore été consacrée, Une campagne nationale en faveur des enfants sous-normaux se tient actuellement en Espagne, et stimule l\u2019intérêt des médecins pour cette catégorie.Chaque province espagnole possède un centre de diagnostic et de traitement pour ces enfants et les institutions psycho-pédagogiques se multiplient.Les assistantes sociales font partie des équipes psychiatriques.Le nombre d\u2019infirmières psychiatriques et de personnel auxiliaire est par ailleurs insuffisant.Depuis la guerre civile on a assisté en Espagne à une réforme et une modernisation de l\u2019assistance psychiatrique.Tout comme cela s\u2019est vu dans notre Province, de nombreux centres autrefois destinés à la tuberculose ont été, grâce au recul de cette affection, annexés au réseau hospitalier psychiatrique.En 1955 une Loi sanctionnait la fondation du « Patronat national d\u2019assistance psychiatrique », chargé de surveiller et encourager l\u2019amélioration des hôpitaux psychiatriques.Ses objectifs sont : 1° la modernisation de l\u2019assistance psychiatrique ; 2° l\u2019inspection des Services existants, dans le but de stimuler le progrès des hôpitaux psychiatriques ; 3° la sélection des médecins spécialistes pour les postes responsables et la formation du personnel auxiliaire ; ra @- Sas me \u20ac xva- en- a = = fi BERT, ba, ng, ie yf deu 3 thiz deb) en | cd fn i, calé Eu pd] js ue {ie Jeur sis A ce fires ice wf | Loval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 4° l'étude des modalités de l\u2019assistance psychiatrique en Espagne et à l'étranger.Les statistiques récentes sont plutôt significatives.Il y a deux ans, l\u2019on trouvait 31 300 lits | pour patients mentaux en Espagne comme le signalait l\u2019Encyclopédie médico-chirurgicale dans un appendice consacré à l'assistance psychiatrique.Aujourd\u2019hui l\u2019on dispose de 42 000 lits répartis dans 124 hôpitaux psychiatriques et les hôpitaux généraux où 10 pour cent des lits sont destinés aux | cas psychiatriques.L'indice d\u2019hospitalisation est donc de 1,35 pour 1000 de population, et 1l est inférieur aux normes de l\u2019O.M.S.qui préconisent une ordre de grandeur de 3 pour 1000.Ces normes sont respectivement de 0,95 et 3,11 pour mille au Portugal et en Angleterre.Il est prévu pour 1966 en Espagne, la mise en marche d\u2019un plan général d\u2019assistance psychiatrique au coût d\u2019environ 20 millions.PSYCHIATRIE SOCIALE ET COMMUNAUTAIRE Si l\u2019on jette un regard sur les tendances de la psychiatrie moderne depuis vingt ans, et si l\u2019on a en vue le mouvement qui tend à déplacer l'intérêt du psychiatre de l\u2019ancien asile traditionnel où il se | confinait, vers la société où il consacre de plus en plus ses efforts, l\u2019on est guère surpris qu\u2019il soit question de psychiatrie sociale à un Congrès mondial de psychiatrie.Le président du congrès, Lôpez Ibor lui-même, dans son allocution d'ouverture, reconnaît dans le terme psychiatrie communautaire une expression fort commode qui revêt de multiples aspects.Ce n\u2019est guère au fond, dit-il, qu\u2019une façon de réorganiser l\u2019assistance psychiatrique d\u2019une façon telle « que le malade puisse demeurer dans la société car souvent l\u2019exil risque d\u2019influencer sa maladie de façon nocive ».La psychiatrie en 1966, rappellera-t-il, est plus dynamique qu\u2019elle ne l\u2019a jamais été ; dynamique en raison de la découverte des chimiothérapies, de l\u2019interprétation des symptômes de la maladie mentale, de l\u2019étude des causes des désordres psychiatriques depuis les composantes héréditaires jusqu\u2019aux traumatismes psychiques, enfin des frontières de plus en plus fluides entre le normal et le pathologique.Le docteur Denis Lazure, autrefois assistant- directeur des Services psychiatriques au ministère de la santé, a bien raison de préconiser l\u2019appellation psychiatrie sociale au lieu de psychiatrie communautaire.Cette dernière expression en plus de AU LENDEMAIN DU I\" CONGRÈS MONDIAL DE PSYCHIATRIE 193 porter à confusion, accorde un prestige plus grand aux Services d'assistance psychiatriques extra- hospitaliers par rapport aux hôpitaux psychiatriques.C\u2019est là un danger qui, à mon sens, doit être soigneusement évité.L'hôpital! psychiatrique, à mon avis, s'intègre dans un éventail de mesures d'assistance psychiatrique pour une population donnée.Par ailleurs, certaines tendances à considérer le traitement hospitalier comme devant être évité à tout prix, comportent des risques sérieux selon le docteur Lazure.Que l\u2019on songe aux dangers de la mise en congé massive de patients qui se trouveraient privés de soins que seul le milieu hospitalier peut leur procurer.Certains aspects de la question ont été repris par Sivadon dont les réalisations à Laverrière, près de Paris, sont bien connues.Dans un article publié à l\u2019occasion du Congrès, il rappelle les origines de la notion « Psychiatrie de secteur » et aborde une question pleine d'intérêt pour les dirigeants des grands hôpitaux psychiatriques surpeuplés à savoir le problème des psychoses chroniques.Les instigateurs de la psychiatrie sociale ont d\u2019abord ouvert les portes des asiles dans le but de traiter le plus de malades à l\u2019extérieur, puis développé des moyens thérapeutiques qui ont activé la circulation des malades dans l\u2019hôpital et, enfin, créé des Services extrahospitaliers (centre de postcure, hôpitaux de jour, etc.).Puis ils durent coordonner et unifier de tels Services par le truchement de la notion de secteur.Le Secteur, et je cite Sivadon, «c\u2019est un ensemble coordonné, comportant une population déterminée et des Services de santé mentale en interaction mutuelle, les Services étant aux mains d\u2019une même équipe et cette dernière prenant charge des besoins de cette population ».Reprenant le thème du docteur Lazure, Sivadon voit dans la création du Secteur sous la responsabilité d\u2019une même équipe, une réponse aux dangers que comporte une différenciation des Services psychiatriques à savoir une ségrégation entre les Services hospitaliers et les Services communautaires actifs ; les premiers, surencombrés, tentant à faire sortir le malade et les seconds, vite submergés, tentant de le retourner à l\u2019hôpital ; les premiers héritant d'une psychiatrie dite lourde, les seconds se réservant les cas aigus.Dans le secteur dirigé par une seule équipe la tendance est à l\u2019équilibre non à la ségrégation.L\u2019avantage du secteur réside aussi dans la prise en charge d\u2019une population donnée en précisant les pr I Ri p- Bi i f 194 limites territoriales, ce qui permet le refus des malades provenant des endroits situés hors des limites.Le programme de régionalisation des Services psychiatrique du ministère de la Santé revêt à ce point de vue une importance capitale et sa réalisation dans le futur risque d\u2019influencer considérablement le mode de fonctionnement d\u2019un hôpital comme celui de Saint-Michel-Archange qui dessert actuellement un territoire manifestement trop étendu, et d\u2019assurer une pratique de la psychiatrie plus conforme aux tendances actuelles de la psychiatrie sociale.LE PROBLÈME DES PSYCHOSES CHRONIQUES : Et Sivadon de poser le probléme des psychoses chroniques.C\u2019est mal résoudre la question et perpétuer la ségrégation, dit-il, que de maintenir à l\u2019asile les psychoses chroniques et traiter à l\u2019extérieur les cas aigus.L'hôpital toujours surpeuplé conserve ainsi son inefficacité par son état d\u2019encombrement et les Services communautaires libres de tout cas difficile ne démontrent pas leur valeur et leur efficacité.Par ailleurs, il ne peut être question de sortir rapidement et en grand nombre les cas chroniques.La question est nettement d\u2019actualité et plus près de nous, a Yorkton, Saskatchewan, il a été convenu qu\u2019aucune sortie de cas chronique de l'hôpital psychiatrique ne se ferait sans l\u2019accord des Services extrahospitaliers.Ce problème, selon Sivadon, doit être pensé en fonction des notions suivantes : a) la formule de secteur représente actuellement la formule idéale avec sa population limitée, son équipe coordonnée, la multiplicité des modes d\u2019assistance psychiatrique ; b) Il n\u2019y a pas de maladies aiguës ni de maladies chroniques, mais des malades qui évoluent plus ou moins rapidement vers un état irréversible selon des conditions et facteurs multiples (précocité, milieu, continuité).La vie asilaire inactive et surencombrée constitue un des facteurs de chronicisation ; c) La masse des malades chroniques constitue le principal obstacle à l\u2019action préventive et curative.En somme, la chronicité engendre la chronicité et le cercle doit être rompu.La question est de passer du régime asilaire d'autrefois, de la ségrégation des chroniques à un régime social orienté vers la prévention de la chronicité, affirme Sivadon.Il y aura toujours des chroniques, mais, depuis 20 ans, ne l\u2019oublions pas, les chances de passage à un Jules LAMBERT Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 état impliquant l\u2019hospitalisation continue qui était de 80 pour cent dans les pires conditions de traitement, peuvent être de l\u2019ordre de 20 à 30 pour cent dans des conditions excellentes.Pour atteindre cet objectif d\u2019un régime social en prévention de la chronicité que Sivadon ne croit pas utopique, il faut de toute évidence que nos hôpitaux psychiatriques d\u2019autrefois, et cela rejoint nos préoccupations, deviennent des centres actifs de traitements spécialisés.A mon sens, cela suppose notamment, dans un hôpital comme Saint-Michel- Archange, les conditions suivantes : 1° une modification importante des conceptions psychiatriques traditionnelles en particulier chez nos dirigeants d\u2019hôpitaux psychiatriques et leurs collaborateurs ; 2° l\u2019addition d\u2019un personnel nombreux et qualifié de toutes les disciplines faisant partie de l\u2019équipe psychiatrique ; 3° la création de Services spécialisés ; 4° le développement de la thérapie institutionnelle et des sociothérapies, etc.; 5° des débouchés extrahospitaliers pour certaines catégories de patients ; 6° un territoire beaucoup plus restreint à desservir : 7° des ressources financières suffisantes assurées par l'Etat.Tout cela implique, sur le plan provincial, une coordination des Services et une planification bien établie au niveau gouvernemental.C\u2019est là le rôle assumé par les Services psychiatriques au ministère de la Santé.La Ligue française d'hygiène mentale propose dans son pays comme étape intermédiaire entre la situation traditionnelle et la venue d\u2019un nouveau régime social idéal de psychiatrie sociale, la construction d\u2019un certain nombre de lits assurent un fonctionnement satisfaisant des hôpitaux, mais elle suggère de les construire sous une forme économique et temporaire pour éviter un suréquipement périmé.Ces formes de transition nombreuses et fragiles disparaîtraient à mesure que se consolideraient ce que Sivadon appelle «les formes permanentes de la psychiatrie sociale ».PROGRÈS DE LA PSYCHIATRIE SOCIALE : Ce mouvement de psychiatrie sociale et communautaire se généralise et se développe rapidement comme en font foi des communications de divers pays.Les Community Mental Health Centers de l'Amérique du nord se multiplient à un rythme accru.La Pologne, pour citer un autre fi Uk led tig amet is lie 5 pe {i pie 995 ial fi alle ) | Laval Médical | Vol.38- Fév.1967 exemple en Europe, ne fait pas exception.Cmy- nar fait état des développements de la psychiatrie ' sociale dans son pays en signalant les réalisations | suivantes : 1° initiation de la population polonaise ; 2° confiance plus accrue de la société à l\u2019endroit du malade et de la psychiatrie ; 3° développement des mesures sociothérapeu- tiques ; 4° progrès de l\u2019ergothérapie et création d\u2019ateliers protégés surveillés pour les malades à leur sortie de l'hôpital.L'ENSEIGNEMENT DE LA PSYCHIATRIE ET LA FORMATION DES PSYCHIATRES De nombreuses communications avaient trait à l\u2019enseignement de la psychiatrie.D\u2019une façon générale les conclusions de ces exposés rejoignent de façon étonnante les préoccupations du comité d\u2019études pour l\u2019enseignement de la psychiatrie créé récemment à notre Faculté de médecine de Laval.La formation de l\u2019étudiant en médecine Werkmann, de Washington, a surtout traité le sujet du rôle de la psychiatrie dans l\u2019éducation médicale.D\u2019autres auteurs de France, d\u2019Angleterre et du Danemark ont insisté aussi sur la place de choix qu\u2019occupe cette discipline au sein des programmes d\u2019enseignement médical.Se basant sur des visites nombreuses dans les Facultés de médecine et sur un grand nombre d'observations des méthodes et facilités d\u2019enseignement, Werk- mann propose le programme type suivant en quatre points.1.Le curriculum psychiatrique traditionnel : Celui-ci comprend des périodes d'observation de cas dans des Services internes et externes de même que des cours et des démonstrations sur le développement de la personnalité et la psychopathologie.2.Le programme de médecine sociale : Cette partie du cours met l'accent sur la participation de l\u2019étudiant à l\u2019observation sociale de | cas, l\u2019enseignement de la dynamique familiale et, enfin, l\u2019utilisation de la communauté et des res- , sources sociales dans le traitement du patient.3.Le programme des sciences du comportement : Il prévoit la revision des facteurs psychologiques et socioculturels dont la connaissance est né- AU LENDEMAIN DU I CONGRES MONDIAL DE PSYCHIATRIE 195 cessaire au médecin pour la compréhension du comportement humain et de ses anomalies, d\u2019où la place de choix accordée aux sciences dites du comportement.4.Le programme d'enseignement de la bsycho- thérapie : Il comporte une bonne partie d'enseignement théorique auquel s'ajoute une expérience pratique du processus psychothérapeutique.En Grande-Bretagne, bien que le programme ne soit pas implanté dans toutes les écoles de médecine, le principe de l'existence d\u2019un cours sur le comportement humain normal au stade préclinique, au même titre qu\u2019un cours sur l'anatomie et la physiologie, est généralement admis.Selon Clark et Stengel, les programmes ont pour but de rendre le futur médecin capable de comprendre l'être humain qu\u2019il doit considérer comme un organisme subissant l'influence constante des facteurs et éléments psychosociaux.Une attention toute spéciale est portée à la relation médecin-malade et la durée du cours varie de 10 à 90 heures dans les diverses écoles de médecine.Les auteurs croient utile d'ajouter au curriculum habituel, une série de leçons sur le comportement sexuel normal.La planification et l\u2019organisation du cours sont entre les mains d\u2019un psychiatre travaillant en association avec un psychologue clinicien, bien que l\u2019équipe doive inclure en outre un sociologue et un anthropologue.Au Danemark, la psychologie médicale fait aussi partie intégrante des programmes et un total de 90 heures sont consacrées à ce sujet à l\u2019université de Copenhague.La formation du psychiatre Il ressort des communications sur ce sujet, deux principes généraux en tous points conformes aux recommandations du Comité d'étude québécois sur l\u2019enseignement de la psychiatrie, à savoir : 1° Il faut de toute évidence, former des psychiatres généralistes ou ce que l\u2019on a déjà appelé des praticiens de la psychiatrie et non des spécialistes de la psychiatrie ; 2° De tels programmes de formation doivent être conformes aux besoins de la psychiatrie sociale et aux tendances de la psychiatrie et de l'assistance psychiatrique modernes.C\u2019est ce que croit aussi Ockner, de Londres.La tendance actuelle en Angleterre met en PF ERA RER TRE I I i 2] i A H 196 évidence une collaboration étroiteentre universités, hôpitaux psychiatriques et Service communautaires.On s\u2019efforce de faciliter au futur psychiatre une expérience pratique avec tous les types de malades psychiatriques et de patients de tout âge, à divers stades des maladies connues.Un tel programme constitue un prérequis à l'étude plus poussée de la psychothérapie, de la psychiatrie infantile, de l\u2019arriération mentale et de la psychia- trielégale.En somme, il faut éviter la surspéciali- sation trop hâtive à l\u2019intérieur de la spécialité de la psychiatrie.L\u2019Association royale médico-psychologique se transforme graduellement en un véritable Collège de psychiatrie, en vue d\u2019assurer les standards de l\u2019enseignement dans les hôpitaux psychiatriques et la création d\u2019une nouvelle qualification en psychiatrie de niveau plus élevé.Aux Etats-Unis, bien qu\u2019il y ait un accord général quant aux principes de base des programmes, ceux-ci varient énormément d\u2019une place à l\u2019autre selon l'influence et l'orientation donnée au programme par le responsable de l\u2019enseignement, le Surintendant de l'hôpital et aussi le responsable de la supervision desrésidents.Tout dépend également des ressources disponibles.Tel centre sera dépourvu d\u2019un Service de psychiatrie infantile, tel autre ne peut assurer l\u2019enseignement pour les cas de psychoses majeures, etc.Waggoner, du Michigan, a effectué une revision des programmes d\u2019un grand nombre d\u2019universités aux Etats-Unis et ailleurs.Le concept de prévention semble l\u2019idée prédominante retrouvée à l\u2019origine de ces programmes.Il requiert la connaissance des aspects psychodynamiques mais aussi celle des facteurs interpersonnels et sociaux impliqués dans le processus étiologique des troubles psychiatriques.Tous les programmes devraient comporter à la fois l'entraînement en clinique et en recherche ; ils devraient assurer au futur psychiatre une expérience sur le plan de l\u2019enseignement et des problèmes administratifs en rapport avec le développement de la psychiatrie sociale et communautaire.D'autres auteurs affirment que la préparation du psychiatre à l\u2019enseignement constitue une dimension importante du programme.Certains préconisent la formule de la psychothérapie du couple alléguant que la supervision y est plus facile, le superviseur étant moins susceptible de troubler la relation thérapeutique qu\u2019il ne l\u2019est en psychothérapie individuelle.RER RARE ARR Jules LAMBERT Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 L\u2019 Europe des Six Plusieurs communications venant de ces pays en arrivaient à préconiser d\u2019un commun accord pour l\u2019Europe des Six une politique commune de formation des psychiatres comportant les mêmes programmes et les mêmes structures fonctionnelles.Si l\u2019on se réfère à Bobon, de Liège, l\u2019on trouve en Belgique actuellement 250 neuro-psychiatres, la législation ne distinguant pas encore les deux spécialités.En plus du système d'enseignement exigeant un stage pratique à plein temps de trois ou quatre ans selon les universités, persiste la possibilité d\u2019accéder à la qualification de spécialiste selon un mode extra-universitaire qui prévoit trois ans de stage auprès d\u2019un neuro-psychiatre qualifié, sanctionnés par une commission d\u2019agrégation du ministère de la Santé publique.Cette seconde modalité est en voie de disparaître toutefois et l\u2019on envisage plutôt d\u2019habiliter certains hôpitaux et centres d'hygiène mentale à recevoir des candidats sous l'égide des universités et contribuer à la formation pratique des psychiatres.Bobon exprime le souhait que l\u2019on puisse arriver à préciser une politique commune dans les pays de l\u2019Europe des Six et établir une équivalence des études de spécialisation « dans le noyau de la future Europe Unie ».LE TRAVAIL D\u2019ÉQUIPE ET LA COLLABORATION ENTRE PSYCHIATRES ET PSYCHOLOGUES Nous terminerons ces réflexions relativement au IVe Congrès mondial de psychiatrie en relevant quelques points au sujet du travail d\u2019équipe et de la collaboration entre psychiatre et psychologue.Ce sujet est bien d'actualité dans nos milieux psychiatriques et les réflexions du professeur Guilmot, de Louvain, sur les rapports entre psychiatre et psychologue sont on ne peut plus liés à des problèmes qui nous confrontent chaque jour et de façon concrète dans un hôpital psychiatrique comme celui de Saint-Michel- Archange.Il est extrêmement difficile, tout le monde le reconnaît, de pratiquer la psychiatrie isolément de nos jours.Le travail d\u2019équipe est indispensable et cette équipe comporte un groupe fondamental formé, en plus du psychiatre et de l'infirmière psychiatrique, du travailleur social et du psychologue.Font également partie de cette équipe, l\u2019ergothérapeute, la pédagogue spécialisé et même .À wf | | se My | tea bn fli 0 i ty tg en at Mode Sag nm ed de hf: bi te ls ihe ik qi pa ole ld il url nicl Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 l\u2019orthophoniste, le kinésithérapeute, le moniteur de loisirs, etc.Les problèmes habituellement rencontrés chez nos malades sont psychiatriques, psychologiques, psycho-pathologiques, sociologiques et pédagogiques, ce qui explique la nécessité d\u2019une équipe bien coordonnée.Le psychiatre, de par sa formation, peut arriver à une juste compréhension de tous ces aspects, mais il lui est impossible d'appliquer seul toutes les techniques et faire tout le travail.« Mais l\u2019équipe, d\u2019affirmer Guilmot, n\u2019est pas un conglomérat de spécialistes, mais un véritable ensemble qui se connaît bien et où le leadership est une notion démocratique et non pas autoritaire ».Pour cela, il est nécessaire que chacun puisse y trouver l'équilibre de sa personnalité, et les responsabilités répondant à son idéal professionnel, ce qui n\u2019est pas, croyons-nous, facile à réaliser.Du fait du prestige accordé traditionnellement au médecin, c\u2019est presque toujours un psychiatre qui assurera ce leadership, mais cela n\u2019est pas de règle absolue, et l\u2019on doit admettre que l'âge, l'expérience, la formation, la forte personnalité jouent un rôle important.Je conçois pour ma part qu\u2019un autre membre de l\u2019équipe puisse assurer le leadership dans certains cadres extrahospitaliers tels un institut médico-pédagogique, un centre de réadaptation pour délinquants, etc.Par ailleurs, dans le cadre hospitalier, cela devient indubitablement au médecin psychiatre, responsable du diagnostic et du traitement, d'assumer le role d\u2019animateur de l\u2019équipe.En revanche, à cause de ce nouveau rôle assigné au psychiatre travaillant en équipe, on exigera davantage de lui sur le plan de sa formation, de ses connaissances, de son ouverture d\u2019esprit, de ses qualités de meneur, ete.Il lui faudra être à la hauteur de la tâche.Le travail du psychologue dans cette équipe peut être envisagé sous l\u2019aspect d\u2019une contribution au niveau de quatre plans.Que le psychologue puisse contribuer au diagnostic, à l\u2019enseignement et à la recherche, cela n\u2019est pas douteux, et un tel apport ne constitue généralement pas un sujet de débat.C\u2019est sa contribution à la thérapeutique et à la réhabilitation qui suscite généralement, on le comprend bien, les conflits et discussions que l\u2019on sait.AU LENDEMAIN DU I\u2018\" CONGRÈS MONDIAL DE PSYCHIATRIE 197 Guilmot considère qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un faux problème alléguant que, pour le psychologue et le psychiatre, les tâches sont suffisamment importantes pour qu'il y ait du travail pour les deux ; mais il concéde que le psychiatre doit garder la responsabilité de l\u2019acte thérapeutique.De fait, le psychologue, parce qu\u2019il n\u2019a pas reçu de formation médicale, ne peut poser d\u2019actes médicaux, mais il est normal qu\u2019au sein de l\u2019équipe psychiatrique hospitalière et sous la responsabilité du psychiatre il puisse faire œuvre de thérapeutique.Il restera toutefois à déterminer les limites de cette action du psychologue en regard de sa formation et de ses réelles possibilités.Voila en fait le nœud gordien ; les uns auront tendance à surestimer de telles possibilités, pendant que les autres tenderont à les minimiser.La psychologie clinique est de plus une discipline à la fois nouvelle et évoluée.Wright, de Winnipeg, Canada, écrit ce qui suit dans le Bulletin d'hygiène mentale au Canada, de février 1966 : « L\u2019un des problèmes critiques dans le cas de la psychologie clinique consistera à se définir de façon satisfaisante vis-à-vis de la psychologie expérimentale d\u2019une part, et de la psychiatrie d\u2019autre part.» Comme le laisse entendre cet auteur, le psychologue clinicien finira-t-il par se spécialiser « dans les problèmes sociaux, éducatifs et émotionnels dans les limites normales de l\u2019adaptation ?Son travail consistera-t-il surtout à obtenir le meilleur fonctionnement possible chez ses sujets plutôt qu\u2019à soigner les malades émotifs ?» Dès lors, nous avons tous intérêt à ce qu\u2019un dialogue franc et concret s\u2019instaure chez les responsables de l\u2019enseignement dans les deux disciplines, psychologie et psychiatrie, et chez les responsables de la formation de ceux qui, plus tard, auront à œuvrer dans ces champs d'activités.A l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange, des efforts sérieux sont tentés en vue d'instaurer une formule valable de travail d'équipe.Un comité d\u2019études interdisciplinaire vient de produire un rapport où l\u2019on préconise des mesures qui, une fois mises en application, contribueront largement à améliorer le climat et les relations entre les diverses disciplines, pour le plus grand bien des malades et le progrès de l\u2019hôpital.(5) 4 Di fi: i i i BE; p p: i ; BIOCHIMIE EXPÉRIMENTALE COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES AU COURS DE QUELQUES PROCESSUS DE CROISSANCE * INTRODUCTION Depuis quelques décennies, de nombreux chercheurs ont abordé le problème des nucléases cellulaires sous de multiples aspects.Jusque vers 1955, la recherche dans le domaine des acides nucléiques a été stimulée et orientée par les phénomènes néoplasiques ; ce qui a amené les chercheurs à poser quelques jalons sur la biochimie des acides nucléiques et de leurs enzymes impliqués d\u2019une façon ou d\u2019une autre dans la genèse du cancer.Dès 1935, Klein et Beck (84) mentionnaient que les acides nucléiques des tissus normaux et cancéreux sont qualitativement semblables, mais qu\u2019ils diffèrent quantitativement (32, 41, 138 et 151).En 1945, Greenstein et ses collaborateurs (59, 60 et 61) ont démontré que la désamination et la déphosphorylation des acides nucléiques surviennent plus rapidement dans des extraits d\u2019hépa- tomes transplantés que dans des extraits de foie normal.L\u2019année suivante, Carter et Greenstein (19) ont publié un imposant travail concernant la dégradation des acides nucléiques ; ils ont utilisé à cette fin de la désoxyribonucléase cristalline.Ces auteurs ont observé que les produits provenant * Travail présenté à l\u2019École des gradués de l\u2019université Laval pour l\u2019obtention du grade de docteur és sciences (biochimie) sous la direction du docteur Jean-Marie Loiselle, m.d., ph.d., professeur agrégé au Département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval, Québec.1.Boursier du Conseil des recherches médicales du Canada.Robert CARRIER,! M.D., D.Sc.Département de biochimie, Faculté de médecine, Université Laval, Québec.de la dégradation des acides nucléiques de l\u2019hépa- tome présentent un spectre d'absorption différent de celui des mêmes produits venant du foie normal.Par la suite, les chimistes ont orienté leurs travaux vers l\u2019enzymologie des acides nucléiques.De nombreuses méthodes ont d\u2019abord été proposées pour la mesure de l\u2019activité enzymatique de la désoxyribonucléase (9, 10, 58, 62, 63, 64, 67, 79, 87, 92, 93, 95, 96, 97, 100, 104, 107, 124, 125, 132, 141, 152, 156 et 170); ces méthodes de mesure s'appuient tantôt sur les propriétés physiques, tantôt sur les propriétés chimiques des acides nucléiques.En 1948, Kunitz (94) a isolé la désoxyribonu- cléase du pancréas du bœuf.Il l\u2019a cristallisée et en a étudié la cinétique enzymatique sur l\u2019acide désoxyribonucléique du thymus de veau (93).L\u2019auteur a alors signalé que la quantité de substrat (ADN) influence beaucoup l\u2019ordre de la réaction enzymatique : à de petites concentrations, les vitesses de réaction sont constantes tout en étant indépendantes de la concentration de l\u2019enzyme et la réaction est stoïchiométrique ; au fur et à mesure que les concentrations d'ADN (acide désoxyribonucléique) augmentent, les réactions enzymatiques deviennent de plus en plus complexes.Zamenhof et Chargaff (169) ont mentionné, pour la première fois en 1948, la présence dans la levure d\u2019un inhibiteur de la désoxyribonucléase.L'année suivante, Dabrowska, Cooper et Las- kowski (26) ont rapporté la présence dans les glandes de jabot de pigeon et dans le foie de rat LES him shy =} at 16h a) Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 d\u2019un inhibiteur naturel et spécifique de la désoxy- ribonucléase d\u2019origine pancréatique ; cet inhibiteur est une protéine thermolabile inactivée par la trypsine ou par un milieu acide (pH 3,0) ; il n\u2019est pas dialysable et il est précipité par le sulfate d\u2019ammonium de concentration variant entre 30 et 60 pour cent.Ils (26) ont enfin mentionné que l\u2019inhibiteur de Zamenhof et Chargaff est inactif sur la désoxyribonucléase d\u2019origine pancréatique, En 1950, Cooper et al.(22) ont étudié la fréquence et la distribution de l\u2019inhibiteur naturel de la désoxyribonucléase dans les tissus d\u2019origine animale ; par la suite, plusieurs auteurs (23, 24, 25, 51, 67, 69, 75, 90, 98, 101, et 111) ont retrouvé l\u2019inhibiteur de l\u2019enzyme dans la plupart des tissus, voire même dans les micro-organismes.En effet, en 1951, Bernheimer et Ruffier (7) ont observé que la désoxyribonucléase du streptocoque est inhibée par un acide ribonucléique.De plus, Bernheimer (6) a prouvé que ARN de 'E'scheri- chia coli, souche B, inhibe la désoxyribonucléase du streptocoque.D\u2019abord en 1949, puis en 1954, Maver et Greco (119 et 120) ont trouvé dans le thymus de veau une phosphodiestérase analogue a la désoxyri- bonucléase de Kunitz (94).Cependant, elle en différe par son pH optimum d\u2019activité (pH 5,0) et aussi par l\u2019inhibition que produit sur elle le sulfate de magnésium (25, 108, 158 et 159).Il existe donc deux désoxyribonucléases : la désoxyribonucléase alcaline (ADNase I), dont le prototype est l'ADNase d\u2019origine pancréatique, et la désoxyribonucléase acide (ADNase II) d\u2019origine thymique.A partir de cette date, les chimistes ont surtout étudié les produits de la dégradation enzymatique de l'ADN par l\u2019une et l\u2019autre désoxyribonucléase.Parla suite, la première classification des ADNases, basée sur le pH optimum d\u2019activité tend a céder sa place, sans toutefois disparaître complètement, à une nouvelle classification qui s'appuie sur la variété des produits de la dégradation enzymatique.Ainsi, dès 1951, Laskowski (106) a rapporté deux groupes de désoxyribonucléases, un premier groupe comprenant les phosphodiestérases, capables de scinder les acides nucléiques en mono- COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES 199 esters-5\u2019-phosphate, et un second, pouvant les scinder en mono-esters-3\u2019-phosphate (1, 5, 14, 18, 21, 31, 70, 73, 76, 77, 78, 103, 106, 125, 131, 137, 148, 153, 154 et 161).A partir de ce moment, la distribution intracellulaire des deux désoxyribonucléases a fait l\u2019objet de très nombreux travaux de recherches (2, 3, 4, 14, 27, 28, 29, 30, 33, 34, 36, 52, 57, 135, 140, 144 et 158).Gouthier-Pirotte et Oth (57) associent les deux enzymes aux mitochondries ; de Duve et ses collaborateurs (4 et 34) rattachent principalement la désoxyribonucléase acide aux mitochondries légères ou lysosomes.L'une et l\u2019autre désoxyribonucléase ont des besoins respectifs en ions (37, 85, 86, 99, 105, 143 et 150) ; de façon générale, les cations bivalents activent la désoxyribonucléase alcaline et inhibent la désoxyribonucléase acide.Les cations monovalents opèrent dans le sens contraire.En 1956, pour la première fois dans la littérature, Feinstein et Green (50) ont observé l\u2019existence dans le plasma de rat d\u2019un activateur naturel de la désoxyribonucléase alcaline ; cet activateur ne serait pas métallique.Wiberg (160) a cru que le calcium plasmatique était le véritable activateur.Cependant, Feinstein (49) a bien prouvé, en 1960, que cet activateur n\u2019est aucun des cations connus, et qu\u2019il existe dans plusieurs tissus.Jusqu\u2019à ces dernières années, le rôle vraiment biologique de ces deux enzymes reste encore fort mal connu.En 1957, Brody et Thorell (11 et 12) ont remarqué que l\u2019activité des désoxyribonucléases augmentait au cours de la régénération du foie et de la moelle osseuse.Zahn et ses collaborateurs (163, 164, 165 et 166) ont observé que, dans des cultures cellulaires d\u2019origine diverse, humaine comprise, des concentrations de désoxyribonu- cléase alcaline allant de 1078 à 107° g/ml augmentent la division cellulaire de façon significative ; les désoxyribonucléases d\u2019origine autre que pancréatique produisent des effets semblables mais de quelques millions de fois plus marqués.En 1960, Zahn (162) conclut que les désoxy- ribonucléases se comportent 2% vitro comme des 200 Robert CARRIER facteurs de croissance.Il propose alors comme mécanisme l'introduction de l\u2019enzyme dans les cellules par pinocytose, phénomène favorisé par des surfactifs (surface active agents).L\u2019hormone mitogénique, l\u2019œstradiol-178, renforcit cet effet, tandis que l\u2019œstradiol-17a n\u2019a aucune action.Plus récemment, en 1963, Shah (145) a rapporté que le nombre de cellules en culture, capables d\u2019incorporer la thymidine tritiée dans les noyaux, augmente de 17 pour cent lorsqu\u2019en présence d\u2019ADNase I, de 29 pour cent lorsqu\u2019en présence d\u2019ADNase IT et de 48 pour cent lorsqu\u2019en présence d\u2019ARNase.Jusqu\u2019à maintenant, la littérature n\u2019a rapporté que peu de travaux concernant le taux de l\u2019activité des désoxyribonucléases au cours de certains processus de croissance.Les travaux faits sur le foie de rat touchent principalement la régénération et l\u2019âge de l\u2019animal (122), d\u2019autres le comportement de la désoxyribonucléase au cours de l\u2019induction de l\u2019hépatome au diméthylaminoazobenzène (DAB).Ces phénomènes, quoique très contributifs, ne permettent pas encore de situer les désoxyribo- nucléases et leurs inhibiteurs dans l\u2019organisation cellulaire.Les études enzymatiques tn vivo faites jusqu\u2019à ce jour sont très élégantes, mais elles ne sont pas nécessairement le reflet du comportement de l\u2019enzyme in vivo.Le présent travail, dont l\u2019objet est de poser des jalons additionnels dans l\u2019éclaircissement du rôle in vivo que jouent les désoxyribonucléases et leurs inhibiteurs au cours de la division cellulaire, se divise en quatre parties principales : 1.Les désoxyribonucléases et leur comportement dans la cellule du foie de rat adulte normal ; 2.L\u2019identifications électrophorétique de l\u2019inhibiteur de la désoxyribonucléase alcaline ; 3.L\u2019évaluation comparée des taux de la dé- soxyribonucléase alcaline et de l'influence de son inhibiteur naturel au cours de la régénération du foie, de l\u2019hépatomégalie par transplantation à distance d'une tumeur de Walker et de la stimulation hormonale par l\u2019hormone somatotrope ; Laval Médical Vol.38 - Fév.1957 4.La relation entre l\u2019activité de la désoxyribo- nucléase alcaline mitochondriale et son inhibiteur cytoplasmique.MATÉRIEL ET MÉTHODES A.PRÉPARATION DU MATÉRIEL BIOLOGIQUE 1.ANIMAUX : Pour ces travaux, nous avons utilisé des rats mâles de race Sprague-Dawley pesant en moyenne 200 g.Ces animaux ont été maintenus à une ration alimentaire normale durant toute la durée de leur entretien jusqu\u2019à huit heures avant d\u2019être soumis à l\u2019expérience ; ils ne recevaient alors que de l\u2019eau.2.PRÉLÈVEMENT DU FOIE : Après anesthésie au pentobarbital (Nembutal Abbott injecté par voie intrapéritonéale à raison de 10 mg/100 g de poids corporel), nous avons guillotiné les animaux et les avons le mieux possible vidangés de leur sang.Après avoir rapidement dégagé le foie, nous l\u2019avons perfusé (140) avec une solution froide de sucrose a 0,35 M contenant du KCl 4 la concentration de 0,025 M.Dans tous les cas, le liquide de perfusion introduit par la veine porte a été injecté aussi longtemps que le perfusat n'apparaissait pas clair et limpide à sa sortie par les veines sushépati- ques déjà sectionnées.Nous avons alors placé le foie excisé dans un bécher contenant du liquide à perfusion froid ; après avoir lavé et asséché l\u2019organe entre deux gazes, nous l\u2019avons pesé et coupé au moyen de ciseaux avant de la soumettre à l\u2019homogénéisation.3.HOMOGÉNÉISATION : L\u2019homogénéisation a été faite au moyen d\u2019un appareil Potter-Eveljhem (130) (verre et téflon) préalablement refroidi à O°C.Le temps de l\u2019'homogénéisation a été de 10 secondes.Le volume de la solution de sucrose (liquide à perfusion) devant servir à l\u2019homogénéisation a été calculé à partir du poids de l\u2019organe à l\u2019état frais.Ainsi, l'homogénat est de 10 pour cent si une partie | ul | Laval Médical VA Vol.38- Fév.1967 by (g de foie à l\u2019état frais) de foie est suspendue dans wl neuf parties (ml) de la solution de sucrose ; il est de 20 pour cent si une partie (g de foie à l\u2019état frais) est suspendue dans quatre parties (ml) de la solution de sucrose (34 et 140).4.CENTRIFUGATION FRACTIONNÉE : Le tableau I résume la méthode de fractionnement cellulaire que nous avons suivie au cours de notre travail.La méthode de fractionnement utilisée s\u2019inspire de celle suggérée par Schneider et Hogeboom (139).De tous les compartiments cellulaires, seuls le compartiment mitochondrial et le compartiment cytoplasmique devaient nous intéresser.ua | em wf TABLEAU I Procédé de centrifugation fractionnée HOMOGENAT (foie) 0s re £ 600Xg 1° étape (10 min) Eux J SURNAGEANT Noyaux et débris is cellulaires (rejetés) de 13 500Xg (15 min) ng 2° étape 1 v \" MITOCHONDRIES is SURNAGEANT remis en suspension i dans une solution de sucrose a 0,35 M ut 105 000 X g (120 min) 13 500% g 4 ét (15 min) cape H 3° étape ; i ï \u2014> Microsomes a (rejetés) Surnageant \u2014 (rejeté) J CYTOPLASME MITOCHONDRIES un répétition de 1 ez la 4\u201c étape 5° étape i Surnageant \u2014 (rejeté) MITOCHONDRIES i Nous avons utilisé la centrifugeuse réfrigérée wll (International, modèle PR-2) pour l'isolement de COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES 201 la fraction mitochondriale, tandis que nous avons employé la centrifugeuse rapide (Spinco, modéle L) pour la préparation du surnageant dit a haute vitesse.5.TRAITEMENT AUX ULTRASONS : Les désoxyribonucléases, alcaline et acide, sont liées aux particules intracellulaires, et plus parti- culiérement aux mitochondries (4, 34, 57, 66, 135 et 139).L\u2019activité de ces enzymes ne peut se manifester complètement que si ces particules sont brisées (3 et 139).Plusieurs procédés physiques ont été utilisés pour libérer les enzymes ainsi liés pour en mesurer l\u2019activité réelle, tous donnent à peu près les mêmes résultats (48, 155 et 157).Nous avons donc utilisé la méthode aux ultrasons préconisée par Schneider et Hogeboom (140) pour briser les membranes mitochondriales et libérer ainsi pleinement l\u2019activité enzymatique des dé- soxyribonucléases alcaline et acide.Nous avons grossièrement dispersé les mitochondries dans un volume de sucrose correspondant au poids total de l\u2019organe de départ (1 g de foie correspondait à 1 ml de sucrose).Après avoir rendu la suspension plus fine au moyen d\u2019un homogénéisateur Potter-Eveljhem que nous faisions tourner durant cing secondes tout au plus, nous l\u2019avons soumise durant 60 secondes à un faisceau d\u2019ultrasons fournis par un générateur (Branson Ulirasonic Corporation, modèle Sonogen- Z).Nous obtenions ainsi la préparation brute des endonucléases à étudier.6.DOSAGE DES PROTÉINES : Nos avons déterminé le taux en protéines totales des solutions de cytoplasme cellulaire et des suspensions de mitochondries au moyen de la méthode recommandée par Kingsley (83) et modifiée par Gornall et al.(54).7, ENZYMES : L\u2019activité de la désoxyribonucléase alcaline (ADNase I) et celle de la désoxyribonucléase acide (ADNase IT) ont été mesurées directement dans les préparations de mitochondries obtenues par la méthode de fractionnement cellulaire décrite plus haut.Nous avons basé nos mesures sur 202 une courbe d'étalonnage faite à partir d\u2019enzymes purifiés et cristallisés.a) Désoxyribonucléase alcaline : Nous avons utilisé l\u2019ADNase alcaline cristalline mise sur le marché par la firme Worthington Biochemicals.Son activité spécifique est mesurée d\u2019après le pouvoir qu\u2019elle possède de libérer le vert de méthyle ; un mg équivaut approximativement à une unité Kunitz (92 et 94) ou à 90 000 unités dornase (20).Nous avons dissous quatre mg de cet enzyme dans 10 ml d\u2019eau bidistillée : une heure après, nous avons réparti la solution en portions de un ml (400 ug ou de 36 000 unités dornase) que nous avons conservées à \u2014 15°C.Deux heures avant son utilisation, la portion de un ml est remise à la température de la pièce durant quelques minutes et elle est ensuite diluée à l\u2019aide d\u2019une solution-tampon TRIS-HCI, pH 7,4.Cette dernière dilution fournit une solution d\u2019ADNase I cristalline à la concentration de 40 ug pour cent ml.b) Désoxyribonucléase acide : La désoxyribonucléase acide employée au cours de nos travaux provenait de la firme Worthington Biochemicals.Son activité spécifique, exprimée en unités de vert de méthyle, correspond approximativement à 0,01 unité/mg (146).Nous avons dissous 10 mg de cet enzyme dans 10 ml d\u2019eau bidistillée ; nous avons ensuite réparti la solution en portions de un ml que nous avons conservées a \u2014 15°C.8.SUBSTRATS : Nous avons principalement utilisé au cours de nos travaux expérimentaux de l\u2019acide désoxyribonucléique (ADN) hautement polymérisé, extrait de sperme de saumon (46).Nous avons aussi employé de l'ADN hautement polymérisé extrait de thymus de veau (167).Nous avons toujours préparé les substrats en mélangeant 400 mg d\u2019ADN à 100 ml d\u2019eau bi- distillée.Afin d\u2019en assurer la dissolution la plus complète, nous soumettions ensuite la préparation à l\u2019agitation durant huit heures a 1°C.L\u2019addi- Robert CARRIER Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 tion de 0,3 ml de cette solution dans le milieu d\u2019incubation (tableaux II et IIT) fournissait une concentration de substrat égale à 0,33 mg/ml.Ceci constitue une faible quantité d\u2019ADN, et permet, selon Kunitz (93), de conserver l\u2019ordre premier de la réaction ADN-ADNase indépendamment de la quantité d\u2019enzyme.L'ordre de la réaction devient de plus en plus complexe au fur et à mesure que les concentrations de substrat augmentent, et la plupart des chercheurs ont utilisé des concentrations d\u2019ADN variant de 0,085 a 1,17 mg/ml (87, 88, 93 et 140).9.CATIONS : Les deux enzymes possèdent des exigences ioniques qui leur sont propres (105).a) Désoxyribonucléase alcaline : Pour révéler pleinement son activité, cet enzyme requiert la présence de cations bivalents, soit le magnésium, le calcium, le manganèse ou le cobalt (49).Miyaji et Greenstein en 1951 (121) et Erkama et Suutarinen (47) en 1959 ont aussi mentionné l'importance de la nature des cations sur l\u2019activité enzymatique à pH optimum de la désoxyribo- nucléase alcaline.Feinstein (49), en 1960, a établi que les concentrations de magnésium et de calcium sont respectivement de 0,09 et 0,0045 M pour l\u2019obtention de l\u2019activité de la désoxyribo- nucléase alcaline maximum.Nous avons préparé une solution-mère contenant à la fois des cations magnésium et calcium, en dissolvant du MgCl> à la concentration de 3,24 M et du CaCl» à la concentration de 0,165 M.Diluée au dixième, cette solution-mère fournissait au milieu d\u2019incubation le magnésium à la concentration de 0,09 M et le calcium à la concentration de 0,0045 M, b) Désoxyribonucléase acide : Contrairement à l\u2019ADNase alcaline, l\u2019'ADNase acide est un enzyme dont l\u2019activité est inhibée par la présence de la plupart des cations bivalents (85, 86, 99, 106, 127 et 143).Par contre, les cations monovalents ont peu d'influence (146).Laskowski (105) a rapporté que l\u2019addition d\u2019éthylène diamine tétra-acétate de sodium à la ne | a hee 101 ih Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 concentration de 0,001 à 0,005 M accroît considérablement l'activité de l\u2019'ADNase acide.Nous avons utilisé l\u2019éthylène diamine tétra- acétate de sodium (EDTA de Na) pour neutraliser les cations bivalents nuisibles à l\u2019activité enzymatique de la désoxyribonucléase acide.Nous avons préparé une solution-mère d\u2019EDTA de Na à la concentration de 0,1 M dans de l\u2019eau bi- distillée.Cette solution diluée au tiers a été utilisée dans nos milieux d\u2019incubation.B.MESURE DE L\u2019ACTIVITE ENZYMATIQUE I.MILIEU D'INCUBATION : Les tableaux II et III indiquent la composition des milieux d\u2019incubation propres à l\u2019étude des désoxyribonucléases, alcaline et acide respectivement.TABLEAU II Composition générale du milieu d\u2019incubation propre a l'étude de l\u2019activité enzymatique de la désoxyribonucléase alcaline * _ VOLUME MATÉRIEL (ml) TRIS.HCI 0,05 M (pH 7,4).MgClk 0,324 M et CaCl, 0, 0165 1 M.Sucrose 0,35 M.Préparation enzymatique ADN 0 0.4% VOLUME FINAL.* La réaction enzymatique était arrêtée par l\u2019addition de 1,2 ml d\u2019acide perchlorique a 25 pour cent.TABLEAU III Composition générale du milieu d\u2019incubation propre à l\u2019étude de l\u2019activité enzymatique de la désoxyribonucléase acide * VOLUME MATÉRIEL (ml) | Tampon acétate 0.1 M (pH 5 2) EDTA de Na 0,033 Mm.Sucrose 0,35M.Préparation enzymatique ADN 0 4% _.VO\u2014Co j wo VOLUME E FINAL * La réaction enzymatique était arrêtée par l'addition de 1,2 ml d\u2019acide perchlorique a 25 pour cent.COMPORTEMENT DES DESOXYRIBONUCLEASES 2.PROTOCOLE D'\u2019INCUBATION : Les composants du milieu d\u2019incubation ont été introduits dans de petites fioles Erlenmeyer (25 ml) selon l\u2019ordre établi dans les tableaux II et ITI.Au cours de nos études, en présence de l\u2019inhibiteur cellulaire, le volume du surnageant cytoplasmique (tableau I) prenait la place d\u2019un volume correspondant de sucrose à 0,35 M.L\u2019incubation en duplicata se poursuivait à 37+0,5°C.durant toute la durée de l\u2019expérience, qui pouvait varier de quelques minutes à plusieurs heures.Nous arrêtions la réaction enzymatique par l\u2019addition d\u2019acide perchlorique ; après un repos de dix minutes, le milieu était soumis à une centrifugation de 1600xg durant 10 minutes.Le surnageant obtenu était dilué au dixième avec de l\u2019eau bidistillée et, finalement, soumis aux mesures spectrophotométriques.3.LECTURES DE L'ACTIVITÉ ENZYMATIQUE : Nous avons mesuré l\u2019activité enzymatique des désoxyribonucléases alcaline et acide par la spectrophotométrie à 260 mu.Sans être la méthode idéale, de nombreux chercheurs l\u2019ont préconisée : elle a d\u2019abord été décrite en 1950 par Kunitz (92 et 93), puis, Pardee et Kundee (128 et 129) en 1952, Kowlessar ef al.(88 et 89) en 1954 et, finalement, Koszalka ei al.(87) en 1959 l\u2019ont utilisée.Ces derniers auteurs l\u2019ont comparée à deux méthodes classiques qui consistent à doser le désoxyribose ; l\u2019une par la diphénylamine (39) et l\u2019autre, par la p-nitrophénylhydrazine (87).Schneider et Hogeboom (140) l\u2019ont également utilisée dans leurs études sur la distribution intracellulaire de la désoxyribonucléase et de la ribonucléase.Cette méthode consiste à mesurer les produits acidosolubles libérés à la suite de l\u2019hydrolyse enzymatique de l\u2019ADN ; ces oligonucléotides acidosolubles ont la propriété d\u2019absorber la lumière ultraviolette dans la région spectrale de 260 mu.Nous avons donc utilisé un spectrophotomètre (Beckman, modèle DB) relié à un enregistreur linéaire pour mesurer la quantité des oligonucléotides 204 acidosolubles (9, 10, 87, 128 et 129) contre un témoin absolu constitué du milieu d\u2019incubation privé du substrat et auquel l\u2019ADN n\u2019a été ajouté qu\u2019après précipitation des protéines.Pour chaque échantillon, nous avons tracé la courbe spectrale de 320 à 210 mu et vérifié qualitativement la présence des oligonucléotides.TRAVAIL EXPÉRIMENTAL Première partie LES DÉSOX YRIBONUCLÉASES ET LEUR COMPORTEMENT DANS LA CELLULE DU FOIE DE RAT ADULTE NORMAL Nous nous sommes efforcé, dans la première partie de notre travail, à définir les conditions exactes du milieu cellulaire dans lequel les désoxy- ribonucléases exercent leur action catalytique.Ces conditions d\u2019action sont influencées, entre autres, par l\u2019existence d\u2019inhibiteurs cellulaires.L\u2019étude de leur rapport avec les endonucléases a constitué l\u2019objet principal de la première étape de nos travaux.A.LES DÉSOXYRIBONUCLÉASES DANS LA CELLULE DU FOIE DE RAT ADULTE NORMAL Dans cette première partie, nous avons fait des essais enzymatiques préliminaires sur chacune des fractions cellulaires obtenues par la centrifugation fractionnée.Au cours de cette expérience, le mode de fractionnement cellulaire que nous avons utilisé est essentiellement celui décrit au tableau I, sauf qu\u2019au lieu de rejeter les fractions contenant les noyaux et les débris cellulaires puis les micro- somes, nous les avons récupérées et traitées de la même façon que la fraction des mitochondries.Tout comme la fraction des mitochondries, les fractions des noyaux et des microsomes ont été mises en suspension dans un volume de sucrose correspondant au poids total de l\u2019organe de départ (nous avons fait 1 g de foie correspondant à 1 ml de sucrose).Enfin, après avoir soumis nos préparations à l\u2019homogénéisation, nous les avons traitées par les ultrasons.Rib Robert CARRIER Laval Médical Vol.38 \u2014- Fév.1967 Quant aux milieux d\u2019incubation, nous les avons fabriqués selon le mode décrit au tableau II pour l'étude de la désoxyribonucléase alcaline et au tableau III pour celle de la désoxyribonucléase acide.Cependant, dans le cas des fractions des noyaux et débris cellulaires, nous avons ajouté 0,5 ml de la préparation et dans le cas des microsomes, du surnageant final et de l\u2019homogénat total, nous avons ajouté 1,0 ml de la préparation enzymatique au lieu de 0,2 ml.Par ailleurs, dans le cas des mitochondries, nous avons ajouté 0,2 ml de la préparation enzymatique et 1,0 ml de sucrose.La raison pour laquelle nous avons quintuplé, dans certains cas, le volume de la préparation enzymatique réside dans le fait que l\u2019homo- génat total, les microsomes et le surnageant final sont relativement pauvres en désoxyribo- nucléases.L\u2019incubation enzymatique a été faite a 37°C.pendant deux heures.Les résultats obtenus sont indiqués au tableau IV.Dans l\u2019homogénat total, les activités enzymatiques exprimées par l\u2019augmentation de la densité optique à 260 mu sont à peu près égales pour les deux désoxyribonucléases alcaline et acide, soit 0,281 et 0,290 respectivement.Exprimées en unités relatives, ces activités correspondent à 4,02 pour I\u2019ADNase I et a 4,15 pour \u2019ADNase II.Les variations de l\u2019activité enzymatique sont importantes dans les fractions cellulaires.Dans les fractions des noyaux et débris cellulaires et celles des mitochondries, les taux de l\u2019activité enzymatique exprimée en densité optique sont à peu près les mêmes pour chacun des enzymes pris isolément, soit 0,292 et 0,270 respectivement pour l\u2019'ADNase alcaline et 0,570 pour \u2019ADNase acide dans chacune des deux fractions.Cependant, exprimées en unités relatives par g de protéines, ces activités varient considérablement : le taux de l\u2019ADNase I dans la fraction des mitochondries est 6,70, soit le double de celui des noyaux et débris cellulaires qui est de 3,00 ; par ailleurs, le taux de l\u2019'ADNase IT dans la fraction des mitochondries est 14,14, soit environ deux fois et demie celui de la fraction des noyaux et débris cellulaires qui est de 5,85.li fe \\ Lig oy ES 5 i sont Ti al mé ' | | Laval Médical | Vol.38- Fév.1967 atti Lea COMPORTEMENT DES DESOXYRIBONUCLEASES 205 | TABLEAU IV | Mesures de l\u2019activité enzymatique des désoxyribonucléases alcaline et acide dans les différentes fractions cellulaires el I'homogénal total obtenus à partir du foie de rat adulte normal* ACTIVITÉ ENZYMATIQUE TAUX EN MATÉRIEL PROTÉINES ! ADNase I ADNase II (mg) d.o.à 260 mu Unités d.o.a 260 mu Unités (x10%) relatives ?(x105) relatives * Homogénat total.69,9 281 4,02 290 4,15 Noyaux et débris cellulaires.97,3 293 3,00 570 5,85 | Mitochondries.40,3 270 6,70 570 14,14 Ribosomes.52,5 \u2014 \u2014 110 2,09 ÿ Cytoplasme.ana 17,7 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 | * Le milieu d\u2019incubation est composé comme suit : tampon TRIS-HCI (0,05 M pH 7,4) 2,0 ml ; solution de Mg Clz (0,324 M) et de CaClz (0,0165 M) 0,1ml ; ADN (0,4%) 0,3 ml ; matériel soumis à l\u2019analyse ajouté suivant les indications inscrites plus 37°Chaut et le volume final de 3,6 ml est toujours respecté par l\u2019addition de sucrose (0,35 M).L'incubation a duré 120 minutes à 1.Le taux en protéines indiqué dans ce tableau est la quantité de protéines contenue dans le milieu d\u2019incubation : il faut également noter que les différentes fractions cellulaires ne comportent pas la même dilution, par rapport au poids total du foie ; à l\u2019état frais : homogénat total : 10% ; noyaux et débris cellulaires : 100% ; unitochondries : 100% ; ribosomes : 100% et RH cytoplasme : 10%.2.Les unités relatives de l\u2019activité enzymatique sont définies comme étant la valeur de la densité optique à 260 my par rapport au taux en protéines de la préparation enzymatique étudiée.Ce rapport est ensuite multiplié par un facteur de 103.Dans les deux dernières fractions, celles des i microsomes et du cytoplasme, nous ne retrouvons gl aucune activité enzymatique pour la désoxyribo- nucléase alcaline, tandis que nous retrouvons pour | la désoxyribonucléase acide une augmentation de la densité optique de 0,110 soit 2,09 unités dans la fraction des microsomes, elle est par contre | totalement absente dans le cytoplasme.Les résultats présentés au tableau IV démontrent l\u2019activité des désoxyribonucléases alcaline et acide dans l\u2019homogénat total et dans les différentes fractions cellulaires obtenues par centrifugation fractionnée.Cette activité enzymatique contenue dans la cellule du foie de rat adulte normal n\u2019est pas distribuée uniformément dans la cellule.Nous avons retrouvé la plus grande partie des désoxyribonucléases dans les fractions mitochondriales de la cellule hépatique, puisque 55 pour cent environ de l\u2019une et l\u2019autre ADNase s\u2019y retrouvent.En 1952, Brown el al.(14), en étudiant la déso- xyribonucléase du thymus de veau, rapportaient que cet enzyme se retrouve principalement dans la fraction nucléaire.La méme année Allfrey et Mirsky (2), de méme que Webb (158 et 159), mentionnaient que l\u2019ADNase fait plutôt partie du cytoplasme cellulaire ; ce dernier auteur (159) mentionnait même que les résultats obtenus par Brown, Jacobs et Laskowski (14) étaient plutôt la conséquence d\u2019une contamination au cours du fractionnement cellulaire.Egalement en 1952, de Duve el al.(34) démontraient que la désoxyribonucléase acide est enfermée dans la fraction dite des mitochondries légères ou lysosomes, tandis que la désoxyribo- nucléase alcaline est plutôt liée à celle des mitochondries lourdes.La présence de 2,09 unités de désoxyribonucléase acide dans la fraction micro- somale peut être due à une contamination par des mitochondries légères au cours du fractionnement cellulaire si l\u2019on prend pour acquis la grande affinité de ces enzymes pour les particules sub- cellulaires (159).Enfin, Shack (144) et Beaufay (4) ont confirmé, l\u2019un en 1957 et l\u2019autre en 1959, hice sid 206 que les désoxyribonucléases cellulaires sont liées aux mitochondries, l\u2019'ADNase alcaline à la fraction lourde et \u2019ADNase acide à la fraction légère.Nous n\u2019avons retrouvé aucune activité enzymatique tant pour l\u2019ADNase alcaline que pour l\u2019ADNase acide dans le surnageant cytoplasmique.Tous les auteurs que nous avons énumérés plus haut et qui ont mesuré l\u2019activité de ces nucléases dans les fractions subcellulaires n\u2019ont rapporté que des activités enzymatiques très réduites, sinon nulles, dans les surnageants cellulaires obtenus à haute vitesse.La présence d\u2019inhibiteurs cytoplasmiques des désoxyribonucléases est une explication logique et valable.En effet, les inhibiteurs naturels des désoxyribonucléases ont été retrouvés dans une très grande variété de tissus animaux et même dans certains micro-organismes (2, 22, 25, 51, 68, 69, 75 et 140) comme nous le verrons dans la deuxième partie du présent chapitre.B.L'INFLUENCE DU SURNAGEANT CYTOPL ASMIQUE SUR LES DÉSOXYRIBONUCLÉASES DE LA CELLULE DU FOIE DE RAT ADULTE NORMAL Au cours de la première partie de ce chapitre, nous avons constaté l\u2019absence de toute trace d'activité enzymatique des désoxyribonucléases alcaline et acide dans la fraction cytoplasmique.Dans le but de vérifier si l\u2019absence d\u2019activité des désoxyribonucléases cytoplasmiques est due à la présence d\u2019inhibiteurs, comme semblent le suggérer les auteurs déjà rapportés, nous avons entrepris une deuxième série d\u2019expériences au cours desquelles nous avons étudié l\u2019action catalytique des ADNases mitochondriales alcaline et acide en présence du surnageant cytoplasmique.Les préparations mitochondriale et cytoplasmique ont été faites selon le mode de fractionnement cellulaire décrit au début du présent chapitre (tableau I).La fraction mitochondriale a été utilisée comme préparation enzymatique dans les proportions décrites aux tableaux II et III concernant la composition des milieux d\u2019incubation.L'effet inhibiteur du surnageant cytoplasmique sur la préparation enzymatique a été étudié en fonction du temps d\u2019incubation et en fonction Robert CARRIER Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 de sa concentration dans le milieu d\u2019incubation.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, le volume du sucrose à 0,35 M a été partiellement ou complètement remplacé par un volume équivalent du surnageant à étudier.1.ÉTUDE FAITE EN FONCTION DU TEMPS : Nous avons tout d\u2019abord mesuré l\u2019effet du surnageant final sur les ADNases mitochondriales alcaline et acide.Au cours de cette expérience, nous avons employé 1,0 ml de surnageant cellulaire en remplacement du sucrose dans la composition de nos milieux d\u2019incubation.L'\u2019incubation a été faite à 37°C.et l\u2019activité enzymatique mesurée à intervalles réguliers durant 240 minutes.Les résultats sont présentés dans les tableaux V et VI et mis en graphiques à la figure 1.Les courbes obtenues démontrent avec évidence une diminution marquée de l\u2019activité enzymatique des ADNases mitochondriales alcaline et acide, lorsque mesurée en présence du surnageant cytoplasmique.Dans un cas comme dans l\u2019autre, la vitesse de la réaction enzymatique décroit considérablement, les courbes présentent l\u2019allure d\u2019une exponentielle dont les maximums à 240 minutes diffèrent de l\u2019ordre de 40 pour cent.Cependant, la vitesse du décroissement est plus prononcée dans le cas de l\u2019'ADNase acide que dans le cas de I\u2019ADNase alcaline.En effet, déjà après une heure le décroissement est de l\u2019ordre de 27 pour cent pour I\u2019ADNase acide, alors qu\u2019il n\u2019est que de 10 pour cent pour l\u2019'ADNase alcaline.Nos résultats indiquent donc la présence certaine d\u2019un inhibiteur cytoplasmique capable de modifier de façon significative l\u2019activité des deux nucléases mitochondriales.Les auteurs (2, 22, 25, 51, 68, 69 et 75) ont jusqu'ici rapporté la présence dans le cytoplasme cellulaire du foie d\u2019un inhibiteur des ADNases alcaline et acide.Cependant, leurs études ont uniquement porté sur des préparations enzymatiques purifiées et cristallines.2.ÉTUDE FAITE EN FONCTION DE LA QUANTITÉ D\u2019INHIBITEUR : Il nous a semblé pertinent de connaître s\u2019il y a une relation directe entre l\u2019inhibition de l\u2019une et Lu in leh Rl » Ÿ ih = mn | pat etl Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 TABLEAU V Influence du surnageant cyloplasmique sur l\u2019activité de la désoxyribonucléase alcaline mitochondriale en fonction du temps d\u2019 incubation * ACTIVITE ENZYMATIQUE TEMPS D\u2019 INCUBATION (d.o.à 260 my) (minutes) Sans surnageant Avec surnageant ee _ 0 10 0,032 0,019 30 0,098 0,041 60 0,132 0,186 120 0,329 0,262 150 0,364 0,247 180 0,460 0,304 240 0.506 0,263 * Le milieu d\u2019incubation est composé comme suit : tampon TRIS-H CI (0,05 M et pH 7,4) 2,0 ml ; solution de Mg Cl (0,324 M) et de ca Cl2 (0,0165 M) 0,1 ml ; ADN (0,4%) 0,3 m1 ; préparation unitochondriale 0,2 ml ; surnageant cytoplasmique ou sucrose (0,35 M) suivant le cas, 1,0 ml pour un volume final de 3,6 ml.L\u2019incubation a été faite a 37°C.TABLEAU VI Influence du surnageant cyloplasmique sur l\u2019activité de la désoxyribonucléase acide milochrondriale en fonction du temps d\u2019 incubation * ACTIVITE ENZYMATIQUE TEMPS D'INCUBATION (d.o.à 260 mu) (minutes) Sans surnageant Avec surnageant 20 0,085 0,132 40 0,141 0,211 60 0,338 0,307 90 0.378 0,272 120 0.462 | 0,273 180 0,524 0.321 240 0,560 | 0,360 * Le milieu d\u2019incubation est composé comme suit : tampon acétate (0,1 M et pH 5,2) 2,0 ml; EDTA de Na (0,033 M) 0,1 ml ; ADN (0,4%) 0,3 ml; préparation unitochondriale, : 0,2 ml ; surnageant cytoplasmique ou sucrose (0,35 M) suivant le cas, 1,0 ml pour un volume final de 3,6 ml.L\u2019incu- .bation a été faite à 37°C.l\u2019autre désoxyribonucléase et la quantité d\u2019inhibi- Une relation directe nous indiquerait une non-réversibilité de la réaction enzymatique, tandis qu\u2019une relation indirecte nous per- teur cytoplasmique.COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES 207 0,6 LOT 3 oO Host a\" oO © Q OH 0 6 041 = o _ ° 0 A 0,3} ° A ACTIVITÉ ENZYMATIQUE oO nN T 1 A 1 1 0 60 120 180 240 TEMPS ({ minutes ) Figure 1.\u2014 Inhibition des désoxyribonucléases mito- chondriales alcaline et acide par le surnageant cytoplasmique en fonction du temps.Cercles blancs: ADNase acide normale; cercles noirs: ADNase acide inhibée; triangles blancs: ADNase alcaline normale; Triangles noirs: ADNase alcaline inhibée (tableaux V et VI).mettrait de conclure à une réaction réversible, obéissant ainsi à la loi d\u2019action de masse.Au cours de cette expérience, nous avons employé le surnageant cellulaire en volumes croissants allant de 0,2 à 1,0 ml en remplacement du sucrose dans nos milieux d\u2019incubation.L\u2019incubation enzymatique a été faite à 37°C, et l\u2019activité enzymatique, mesurée après 120 minutes.Les résultats sont présentés dans les tableaux VII et VIII et mis en graphiques à la figure 2.Les courbes obtenues nous indiquent que les désoxy- ribonucléases alcaline et acide sont inhibées suivant une loi exponentielle par le surnageant cytoplasmique obtenu à haute vitesse.Il n\u2019y a donc aucune relation directe entre l\u2019inhibition de la réaction enzymatique et la quantité d\u2019inhibiteur utilisée.Il est à remarquer que dans le cas de l'ADNase I, l\u2019inhibition est beaucoup plus prononcée que dans le cas de l\u2019'ADNase II.Cependant, dans l\u2019un et l\u2019autre cas, l\u2019inhibition atteint son maximum avec une quantité aussi faible que 0,2 ml de surnageant pour la désoxyribonucléase alcaline et 0,4 ml de surnageant pour la désoxyribonucléase acide.De toute évidence, la réaction enzyme-inhibiteur est 208 TABLEAU VII Activité de la désoxyribonucléase alcaline mitochondriale en fonction de quantités croissantes d'inhibiteur cytoplasmique * INHIBITEUR ACTIVITÉ POURCENTAGE CYTOPLASMIQUE ENZYMATIQUE D\u2019INHIBITION 1 (ml) (d.o.à 260 mp) co | 0,190 \u2014 0.2 0,094 50,0 0.4 0,087 54,2 0.6 | 0,074 61,0 0,8 | 0,084 55,8 1,0 0,070 63,2 * Le milieu d\u2019incubation est composé comme suit : tampon TRIS-HCI (0,05 M et pH 7,4) 2,0 ml ; solution de Mg- CL, (0,324 M) et de CaCl> (0,0165 M) 0,1 ml ; ADN (0,4%) 0,3 ml; préparation unitochondriale, 0,2 ml ; surnageant cytoplasmique suivant les indications et le sucrose (0,35 M) a été ajouté pour obtenir un volume final de 3,6 ml.L\u2019incubation a duré 120 minutes a 37°C.1.Le pourcentage d\u2019inhibition est calculé en fonction de l\u2019activité enzymatique normale.TABLEAU VIII Activité de la désoxyribonucléase acide mitochondriale en fonction de quantités croissantes d\u2019inhibiteur cytoplasmique * INHIBITEUR | ACTIVITÉ CYTOPLASMIQUE | ENZYMATIQUE (ml) (d.o.a 260 mu) POURCENTAGE D\u2019 INHIBITION ! \u2014 0,515 \u2014 0,2 0,417 19,0 0,4 0,321 37,6 0,6 0,320 37,8 0,8 0,312 | 39,4 1,0 : 40.4 | 0,307 * Le milieu d\u2019incubation est composé comme suit : tampon acétate (0,1 M et pH5,2) 2,0 m1 ; EDTA de Na (0,033 M) 0,1 m! ; ADN (0,4%) 0,3 ml ; préparation mitochondriale, 0,2 ml ; surnageant cytoplasmique suivant les indications et le sucrose (0,35 M) a été ajouté pour obtenir un volume final de 3,6 ml.L'incubation a duré 120 minutes à 37°C.1.Le pourcentage d\u2019inhibition est calculé en fonction de l\u2019activité enzymatique normale.une réaction réversible et, par le fait même, obéit à la loi d\u2019action de masse.Ce sont là les conclusions auxquelles sont arrivés Zamenhof et Chargaff (168) en 1949 en étudiant la nature de la réaction inhibitrice entre la désoxy- ribonucléase de la levure et son inhibiteur spécifique.Cooper, Trautmann et Laskowski (22), en Robert CARRIER Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 80+ A cok A \u2014\u2014\u2014\u2014 = ° A È æ 4 x = © 40 L ee @ W © o & 20f ° ; , : : : 0 0,2 04 0,6 0,8 1,0 INHIBITEUR (mi) Figure 2.\u2014 Inhibition des désoxyribonucléase mito- chondriales alcaline et acide par le surnageant cytoplasmique en fonction de quantités croissantes d\u2019inhibiteur.Triangles: ADNase alcaline; cercles: ADNase acide (tableaux VII et VIH).1950, en sont arrivés aux mêmes conclusions dans leur étude sur la distribution d\u2019un inhibiteur de la désoxyribonucléase dans les tissus animaux.D\u2019une façon générale, la plupart des résultats obtenus par ces derniers auteurs indiquent qu\u2019avec leurs préparations l\u2019inhibition des désoxyribo- nucléases cristallines, quoique asymptotique, n\u2019atteint son maximum qu\u2019en présence d\u2019un volume d\u2019inhibiteur beaucoup plus grand.Les différences pourraient être dues au fait que notre préparation enzymatique est brute.Il nous a donc semblé important, comme l\u2019on fait ces auteurs (22), de compléter nos travaux par l\u2019étude des inhibiteurs de notre préparation sur la désoxy- ribonucléase alcaline cristalline.L\u2019enzyme cristallin a été préparé suivant les indications décrites précédemment, et 0,2 ml de la solution a été utilisé au cours des incubations.Comme pour nos expériences avec l\u2019ADNase alcaline mitochondriale, nous avons employé le surnageant cellulaire en volumes croissants de 0,2 à 1,0 ml en remplacement du sucrose à 0,35 M dans nos milieux d\u2019incubation.Les résultats obtenus sont indiqués au tableau IX et à la figure 3 correspondante.th i.e Fi Nel tig A; * ajouté pour obtenir un volume final de 3,6 ml.aval Médical ol.38 - Fév, 1967 fhm.\u20ac oO o 1 ~N = © ° © 9 - © 5 \u2014 a 04 È Genre J z [&] \u20ac oO © w = 02H w 2 So È a o tw È um = w OF o a 1 1 1 À 1 1 30 60 90 120 180 240 TEMPS (minutes) Figure 6.\u2014 Activité de la désoxyribonucléase alcaline mitochondriale sous l'influence du surnageant cytoplasmique en fonction du temps.A: carrés blancs: en présence de surnageant soumis à la chaleur; B: cercles blancs: sans surnageant; C: cercles noirs: en présence de surnageant intact; et D: carrés noirs: en présence de surnageant dialysé.ce moment, il est étonnant de remarquer que notre surnageant cytoplasmique chauffé se comporte comme un activateur de l\u2019enzyme (courbe A) contrairement à ce que présente le surnageant lorsqu\u2019il est employé dans nos milieux d\u2019incubation sans traitement préalable.En effet, dans ce dernier cas (courbe C), le surnageant se comporte comme un inhibiteur dont l\u2019effet est intermédiaire à celui représenté par la courbe D.La dialyse a, sans aucun doute, rendu plus efficace l\u2019effet inhibiteur de notre préparation.ceci démontre que l\u2019inhibiteur est une molécule non dialysable.De plus, étant donné le pouvoir plus accentué de notre inhibiteur après dialyse, il faut conclure que notre surnageant cytoplasmique, en plus de contenir un inhibiteur puissant, contient un agent qui est dialysable et capable d\u2019amoindrir l\u2019effet inhibiteur du premier.Par contre, il est évident que la chaleur détruit l\u2019inhibiteur cytoplasmique, puisqu\u2019en présence de la préparation cytoplasmique chauffée à 100°C., l\u2019ADNase alcaline est capable d\u2019une plus grande 214 activité.Il faut donc en conclure que l\u2019inhibiteur de la désoxyribonucléase alcaline est thermolabile, mais il faut aussi conclure que l\u2019agent dialysable, dont nous avons parlé plus haut, est un activateur thermostable.Dans le but de concrétiser ces effets d\u2019inhibition et d\u2019activation, nous les avons calculés en pourcentage de l\u2019activité normale à partir des données obtenues après 240 minutes d\u2019incubation (figure 6).Ces calculs sont présentés au tableau XIV.TABLEAU XIV Influence du surnageant cytoplasmique chauffé el dialysé sur le désoxyribonucléase alcaline mitochondriale MILIEU D\u2019INCUBATION ACTIVITE 1 ENZYMATIQUE Sans surnageant 100 Avec surnageant non traité .76,6 Avec surnageant dialysé | 46,4 Avec surnageant chauffé .| 127,2 | 1, L'activité enzymétique est exprimée en pourcentage de la valeur normale (sans surnageant).Comme il est indiqué dans ce tableau, la valeur de l\u2019inhibition obtenue à partir de notre préparation non traitée est de l\u2019ordre de 24 pour cent, alors qu\u2019après dialyse, elle est de l\u2019ordre de 54 pour cent.Par ailleurs, la valeur de l\u2019activation obtenue avec notre préparation préalablement chauffée s\u2019élève à 127,2 pour cent de l\u2019activité normale.Il est à remarquer que cette augmentation de 27,2 pour cent correspond sensiblement à la perte de 30,2 pour cent entraînée par la dialyse, ce qui pourrait signifier peut-être que l\u2019agent dialysable et l\u2019agent thermostable sont en fait un seul et même agent, l\u2019activateur.Nous avons tenté la même expérience en présence de l'ADNase acide et avons constaté que l\u2019inhibition est demeurée la même avant et après dialyse du surnageant soit 69,0 pour cent avant et 70,8 pour cent après.Par ailleurs, après chauffage du surnageant, nos résultats démontrent que l\u2019activité de l\u2019ADNase acide est demeurée normale, soit 102,1 pour cent de la valeur de départ.Nous pouvons donc conclure qu\u2019il Robert CARRIER Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 n'existe pas d\u2019activateur de la désoxyribonucléase acide dans la cellule du foie de rat adulte normal.Cet activateur de la désoxyribonucléase alcaline que nous avons pu mettre en évidence dans la cellule du foie de rat normal, a été rapporté pour la première fois en 1956 par Feinstein et Green (50).Ces auteurs montraient alors la présence d\u2019un activateur de la désoxyribonucléase neutre (ADNase I) dans le plasma de rat.Finalement, en 1960, Feinstein (49), en réponse aux objections de Wiberg (160) qui croyait le calcium responsable de l\u2019activation de l\u2019ADNase alcaline par le plasma, prouvait de façon définitive qu\u2019aucun des cations connus n\u2019était responsable de cet effet activateur, et, de plus, il rapportait la présence de l\u2019activateur naturel de la désoxyribonucléase alcaline dans l\u2019intestin, le testicule, la rate, le cerveau, le foie et le rein.B.PROPRIÉTÉS CHIMIQUES DE L\u2019INHIBITEUR CYTOPLASMIQUE DE LA DÉSOXYRIBONUCLÉASE ALCALINE MITOCHONDRIALE DU FOIE DE RAT NORMAL Au cours de ces expériences, nous avons soumis notre surnageant cytoplasmique au procédé classique de relargage par le sulfate d\u2019ammonium que nous avons utilisé en concentrations croissantes allant de 25 à 65 pour cent.Après chaque étape de relargage, les protéines précipitées étaient centrifugées à 13 500xg pendant 20 minutes.Le culot était suspendu dans une solution de sucrose à 0,35 M.dont le volume correspondait au volume initial du matériel de départ, puis dialysé pour permettre l\u2019élimination complète du sulfate d\u2019ammonium.Dans un premier temps, nous dialysions durant une période de six heures contre 100 parties d\u2019eau, puis durant deux autres périodes consécutives de six heures contre 100 parties de sucrose à 0,35 M.Nous avons aussi employé au cours de cette série d\u2019expériences deux systèmes d\u2019électrophorèse, l\u2019un à rideau, l\u2019autre sur bandes de papier.L\u2019électrophorèse à rideau a été faite au moyen d\u2019un appareil Beckman (modèle CP) à la température de 1°C.et à 5S0mA.La vitesse d\u2019écoulement Lai i Com Mabie my, allons dieu, rater Cas e ite \u20ac 1 ! i ip | amp, ars i re Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 du matériel à analyser était de 2,0 ml à l\u2019heure.Nous avons utilisé du tampon TRIS-HCI à 0,05 M et à pH 8,0.Quant à l\u2019électrophorèse linéaire, elle a été faite au moyen d\u2019un appareil Beckman-Spinco (modèle R).Le matériel à analyser était préalablement soumis à l\u2019ultrafiltration, puis appliqué sur les bandes de papier à raison de six ul.Le volume soumis à l\u2019ultrafiltration était fonction de la concentration du matériel en protéines déterminée par la méthode de Kingsley (83).Nous avons utilisé le tampon véronal de force ionique 0,075 à pH 8,6.La migration électrophorétique durait 19 heures sous un courant de 3,0 mA.Après migration, nous révélions les bandes par la coloration au brome- phénol bleu, et nous mesurions l\u2019intensité de la coloration au moyen d\u2019un densimètre (Analytrol Beckman, modèle RB).Dans tous les cas, le pouvoir inhibiteur de nos préparations obtenues après relargage ou après séparation par électrophorèse a été étudié selon les méthodes déjà décrites.La composition de nos milieux d\u2019incubation est décrite au tableau II.Dans ce milieu, nous avons substitué quantitativement le matériel à analyser au sucrose 0,35 M.L\u2019inhibiteur cytoplasmique de la désoxyribo- nucléase alcaline mitochondriale est, comme nous venons de le démontrer, une molécule thermolabile et non dialysable.Ces propriétés, quoique pouvant appartenir a une foule de classes de composés, caractérisent, entre autres, les macro-molé- cules du type protéine.Dans le but de vérifier si l\u2019inhibiteur est une protéine, nous avons soumis notre surnageant cytoplasmique au relargage selon le procédé décrit plus haut et nous avons évalué le pouvoir inhibiteur de chacune des fractions protéiques obtenues.Nos résultats ont démontré que les protéines précipitées sous l'influence du sulfate d\u2019ammonium entre 30 et 60 pour cent avaient la presque totalité du pouvoir inhibiteur recherché (tableau XV).En 1949, Zamenhof et Chargaff (168), dans leur étude de l\u2019inhibiteur de la désoxyribonucléase de la levure, rapportaient qu\u2019il est précipité par le sulfate d\u2019ammonium à 84 pour cent.La même COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES 215 TABLEAU XV Inhibition de l\u2019ADNase alcaline par les différentes fractions cyloplasmiques oblenues par le relargage au sulfate d\u2019'ammontum.POURCENTAGE DE SULFATE | D\u2019AMMONIUM \u2018 INHIBITION ! 25 | 0 35 | 22,0 45 l 9,3 55 i 15,1 65 | 15,0 | 1.Le pourcentage d\u2019inhibition est calculé d\u2019après la valeur de l\u2019activité enzymatique normale de l\u2019ADNase alcaline.année, Dabrowska et al.(26) rapportaient que la fraction protéique la plus active comme inhibiteur se situe entre 30 et 60 pour cent de saturation en sulfate d\u2019ammonium.Plus récemment, en 1963, Festy et Paoletti (53) rapportaient que cette activité inhibitrice pour le foie de rat se retrouve principalement entre 40 et 60 pour cent de saturation en sulfate d\u2019ammonium.Il devient donc de plus en plus évident que notre inhibiteur est une protéine.Il nous a semblé alors pertinent de préciser davantage la fraction protéique à laquelle il appartient.La préparation obtenue après relargage avec le sulfate d\u2019ammonium à 35 pour cent a été soumise à l\u2019électrophorèse à rideau suivant le protocole expérimental décrit antérieurement.Nous avons ensuite mesuré le taux des protéines totales appartenant à chacune des fractions électrophorétiques, puis, soumis ces fractions à l\u2019analyse enzymatique.Les résultats obtenus sont indiqués à la figure 7.Il apparaît évident que les fractions électrophoré- tiques contenant l'inhibiteur sont surtout limitées à la région des globulines.En effet, d\u2019après le schéma de distribution, les échantillons inhibiteurs se localisent, dans leur ensemble, beaucoup plus près de la cathode que de l\u2019anode et, partant, s\u2019éloignent considérablement des fractions devant normalement contenir les albumines.Il est à noter qu\u2019il n'existe aucune relation entre le taux des protéines totales des fractions électro- phorétiques et leur pouvoir inhibiteur. 216 2 - To Tr TTT PROTEINES TOTALES\u2018 {g pour cent) 1 D.0.(260 mu) AL Thr oO T 5 io 15 20 25 30 : .(+) ÉCHANTILLONS (numéros) Figure 7.\u2014 Fractionnement électrophorétique des protéines du surnageant cytoplasmique.L'\u2019histogramme supérieur donne les concentrations en protéines totales de chacun des échantillons et l\u2019histogramme inférieur les valeurs de l\u2019activité de la désoxy- ribonucléase alcaline en présence de 1,0 mi de chacun des échantillons recueillis.Cette divergence dans les résultats implique que, dans l\u2019ensemble, les échantillons-inhibiteurs contiennent plus d\u2019une globuline dont la séparation imparfaite a conduit à des chevauchements.Il devenait alors nécessaire de préciser la nature de la globuline responsable de l\u2019inhibition.À cette fin, nous avons soumis chacune des fractions allant de 1 à 20 à l\u2019électrophorèse linéaire suivant le protocole déjà décrit.Nous avons utilisé le sérum de rat normal comme témoin.Les résultats sont indiqués au tableau XVI où, en marge des résultats détaillés de l\u2019expérience précédente illustrée par la figure 7, nous présentons en valeurs absolues le taux de chaque fraction protéique contenue dans chacun des échantillons.Oo ® POURCENTAGE O' INHIBITION 2 2 0 9 2 nN w » wv m ~ {yuas 1nod Bb) anNIIneoI9-gf ° © A 2 3 4 5 6 7 8 9 101} 12 13 14 15 16 17 18 19 20 _ ; | (+) ECHANTILLONS (numeros ) Figure 8.\u2014 Relation entre la concentration en 8-glo- bulines du surnageant cytoplasmique et leur pouvoir inhibiteur sur la désoxyribonucléase alcaline.Les colonnes en noir représentent le pourcentage d'inhibition de l'ADNase alcaline et les colonnes en blanc, la concentration en g-globulines (tableau XV).Robert CARRIER Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 TABLEAU XVI Inhibition de la désoxyribonucléase alcaline mitochondriale par le surnageant cytoplasmique soumis aux procédés -électrophoréti- ques après relargage par le sulfaie d\u2019ammonium à 35 pour cent Pro.NATURE DES GLOBULINES ÉCHANTILLONS|POURCENTAGE| TÉINES (g/100 ml) (numéro) D'INHIBITION | TOTALES œ10m)| , | g a \u2014 1 \u2014 0,316 0,316 \u2014 \u2014 Vv 2 \u2014 0,348 0,348 \u2014 \u2014 | 3 \u2014 0,381 0,347 0,034 \u2014 4 \u2014 0,446 0,402 0,044 \u2014 | 5 \u2014 0,649 0,588 0,061 \u2014 | 6 8,3 0,857 0,627 0,230 \u2014 | 7 24,5 1,146 0,676 0,470 \u2014 8 17,9 1,258 0,735 0,523 \u2014 9 28,9 1,221 0,572 0,649 \u2014 10 27.6 0,963 0,327 0,607 0,029 ; 11 28,7 0,857 0,226 0,570 0,061 | 12 23,2 0,857 0,221 0,582 0,063 | 13 24.7 0,786 0,153 0,559 0,074 14 25,8 0,715 0,035 0,566 0,114 | 15 14,6 0,715 \u2014 0,452 0,263 | 16 \u2014 0,649 \u2014 0,265 0,384 17 \u2014 0,615 \u2014 0,213 0,402 | 18 \u2014 0,513 \u2014 0,172 0,341 i 19 \u2014 0,581 \u2014 0,197 0,384 JL 20 _ 0,513 \u2014 0,097 0,416 + 1.Le pourcentage d'inhibition est calculé en fonction de la valeur enzymatique normale.Par ce tableau, il est facile de remarquer la relation qui existe entre le contenu en 8-globulines et les numéros des échantillons-inhibiteurs.En effet, il est à noter qu\u2019aux échantillons allant de 6 à 15 inclusivement correspondent des taux de B-globulines groupés en cloche et variant de 0,230 g pour cent à 0,452 g pour cent en passant par un maximum de 0,649 g pour cent.Par ailleurs, les résultats obtenus dans les cas des y-glo- bulines de même que ceux obtenus dans le cas des an-globulines ne permettent pas de justifier quelque relation que ce soit avec les échantillons- inhibiteurs.Cette relation entre le pouvoir inhibiteur de ces échantillons et leur contenu en B-globulines est plus clairement démontrée dans la figure 8.Il est également intéressant de noter que les échantillons-inhibiteurs préincubés durant trois heures en présence d\u2019ARNase cristalline n\u2019ont aucunement altéré leur pouvoir inhibiteur.Mise à part la nature globulinique de l\u2019inhibiteur, nos résultats confirment dans l\u2019ensemble les (der Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 caractéristiques physico-chimiques rapportées par la plupart des auteurs (22, 26, 67, 68, 88, 90, 147, 168 et 169) dont les travaux ont été résumés par Festy et Paoletti (53) en 1963.CONCLUSIONS L'étude des propriétés physiques de l\u2019inhibiteur cytoplasmique de la désoxyribonucléase alcaline nous a amené à la conclusion que cet inhibiteur est une macromolécule thermolabile et non dia- lysable.Au cours de cette étude, il nous a été donné d'observer la présence dans le cytoplasme cellu- aire d\u2019un activateur thermostable et dialysable COMPORTEMENT DES DÉSOXYRIBONUCLÉASES 217 de la désoxyribonucléase alcaline capable de réduire de façon importante l'effet inhibiteur du cytoplasme dans son ensemble.Cet inhibiteur cytoplasmique, nous avons pu le caractériser comme étant une protéine facilement isolable du surnageant cellulaire par le relargage au moyen de sulfate d\u2019ammonium à 35 pour cent.L\u2019électrophorèse à rideau nous a permis de déceler une globuline que nous avons identifiée au type bêta au moyen de l\u2019électrophorèse sur bandes.Nous pouvons donc conclure que la désoxyribo- nucléase alcaline du foie de rat normal possède un inhibiteur naturel à localisation cytoplasmique dont la nature est protéique et la classe correspondant à une 8-globuline.(A suivre.) MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LA VACCINOTHÉRAPIE ACTUELLE CHEZ LE JEUNE ENFANT *i Parmi les moyens peu dispendieux et susceptibles de diminuer la morbidité et surtout la mortalité infantile, 'immunisation active par la vaccinothérapie occupe une place prioritaire.L\u2019efficacité de la plupart des vaccins est admise et leur emploi est indiscutable dans la majorité des cas.Toute vaccination repose sur les phénomènes parfois complexes de l\u2019immunité.Il y a cependant des conditions à remplir tant de la part du vaccin que de la part du vacciné.Ce sont les suivantes : 1.Il faut d\u2019abord un vaccin spécifique ;: 2.Il faut vacciner l\u2019enfant à un âge déterminé, ni trop tôt, ni trop tard, en laissant, en autant que faire se peut, le moins de temps possible entre l\u2019immunité maternelle et l\u2019immunité acquise.Autrement si cette période est trop longue, il y a danger de contamination pour l\u2019enfant ; 3.La précocité de la vaccinothérapie diminue l'élément «choc», c\u2019est-à-dire l\u2019appréhension psychique déterminée par la piqûre chez le jeune enfant.Le but de ce travail n\u2019est pas de vous faire un exposé complet de toute la vaccinothérapie mais seulement de vous rappeler certains souvenirs d\u2019immunologie, de vous présenter un horaire, un calendrier pratique de la vaccinothérapie préventive chez l\u2019enfant et de vous rappeler certains problèmes qui lui sont rattachés.* Travail présentée à la soirée de pédiatrie du 17 novembre 1966 à l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise, Québec 3.t Regu pour publication le 19 décembre 1966.Euclide DECHENE, professeur titulaire de pédiatrie et chef du Service de pédiatrie, Hôpital Saint-François-d'Assise, Québec 3.Nous débutons en vous disant quelques mots des vaccins que l\u2019on dit anciens et nous terminons en vous parlant des plus récents.Qu\u2019ils soient anciens ou nouveaux, que ce soit un vaccin contre la poliomyélite comme le vaccin Salk, contre la rougeole comme le vaccin Schwarz ou un autovaccin contre la furonculose, ils ont toujours pour but l\u2019obtention d\u2019un état d\u2019immunité active spécifique, c\u2019est-à-dire rendre l'individu réfractaire à l\u2019agent pathogène en cause et par agent nous entendons ici les bactéries, les levures, les mois- sissures, les rickettsies, les virus et les bactériophages.Les virus-vaccins et les bactéries-vaccins sont des antigènes, c\u2019est-à-dire des corps étrangers ingérés ou injectés à l\u2019animal ou à l\u2019homme, qui provoquent la production d'anticorps, substances spécifiques qui, en définitive, protègent l\u2019animal ou l\u2019homme.On peut affirmer qu\u2019en général la plupart des maladies contagieuses ne récidivent pas et qu\u2019une première attaque même légère met à l\u2019abri de ces maladies pour un temps plus ou moins long, peut-être toute la vie comme le font par exemple, les vaccins de la poliomyélite, du tétanos, de la variole, de la varicelle.De règle générale, les vaccins sont destinés à la prophylaxie (tableau I).Les uns doivent être administrés avant la maladie, certains très tôt comme le BCG, d\u2019autres un peu plus tard comme le vaccin antirougeole.La question des doses et des intervalles est variable si l\u2019on veut établir une bonne immunité.Bien souvent, il faut renforcer cette immunité par une ou plusieurs doses supplémentaires appelées « doses de rappel ».Jr Vi \\ lad dle il Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 Dans d\u2019autres cas, la vaccinothérapie fait plutôt office de thérapie comme le cas des autovaccins par exemple.Notre intérêt est plutôt portée ici sur la prévention de la maladie.TABLEAU I Variétés de vaccins 1.VACCINS BACTÉRIENS OU D'ORIGINE VIRALE : a) vivants (Pasteur) : tuberculose (BC G) ; variole ; poliomyélite (Sabin) ; rougeole (Schwarz) ; par la chaleur : coqueluche, typhoi- de, furonculose ; par le formol :\u201d poliomyélite (Salk) ; b) morts (Wright) : 2.VACCINS SOLUBLES (ROUX) : anatoxines (Ramon) ; filtrats (agressines) ; lysats (phages, autolyse, soude) ; chimiques (Heidelberger) ; 3.VACCINS BOUILLONS.1.Le BCG: Suivant l\u2019ordre chronologique, le BCG est le premier vaccin administré au bébé.Doit-on le donner à tout nouveau-né?Ici les médecins et les pédiatres ne sont pas tous unanimes.Les uns voient des inconvénients qui leur interdisent l\u2019emploi systématique de ce vaccin, d\u2019autres, par contre, oublient ces inconvénients, si inconvénients il y a, pour s\u2019appuyer sur des données bactériologiques et en propager l'emploi.Quoi- qu\u2019il en soit, la solution d\u2019un tel problème dépasse les cadres de cet exposé.Sachons toutefois que c\u2019est un vaccin à base de bacilles vivants, atténués, qui s\u2019administre à un non contaminé qui doit en même temps être isolé pendant au moins six semaines.Le fait de le vacciner ne dispense en rien de toutes les mesures hygiéniques préventives ordinaires.Il se donne dans les dix premiers jours de la vie par la méthode actuelle des scarifications.2.La variole : Toujours du point de vue chronologique, le vaccin antivariolique vient en second lieu.En effet, cette vaccination devrait avoir lieu vers le qua- LA VACCINOTHERAPIE ACTUELLE CHEZ LE JEUNE ENFANT 219 tridme mois.Dans notre pays, il est administré pour la première fois dans la plupart des cas à l\u2019âge scolaire, c\u2019est-à-dire, au début de la première année scolaire et il est renouvelé tous les cing ans.Nos législateurs l\u2019ont voulu ainsi.Ce vaccin doit être appliqué sur une peau lavée, bien rincée, bien asséchée mais non désinfectée.Le site idéal de la vaccination est encore le « V » deltoïdien même si plusieurs parents, pour une question d\u2019esthétique, préfèrent la cuisse de leur fille.La multipression est sûrement la méthode moderne d\u2019application.Ce vaccin est un des plus sensibles à la chaleur, principalement aux variations de température.Il doit être conservé dans le réfrigérateur à une température constante en bas du point de congélation.Dans notre région, la première vaccination est obligatoire, mais la revaccination est maintes fois déficiente.La vaccination antivariolique est contre-indiquée chez les personnes souffrant de dermite atopique (eczéma), de leucémie, d\u2019agamma- globulinémie ou d\u2019hypogammaglobulinémie, chez l'enfant recevant des corticoïdes ou des antiméta- bolites et chez la femme enceinte, à moins d\u2019épidémie.Les complications les plus fréquentes sont la vaccine généralisée, l\u2019eczéma vaccinatum et l\u2019infection secondaire surajoutée.Les complications moins fréquentes sont la vaccination primaire progressive, la vaccine nécro- sante, l\u2019encéphalite, la névrite périphérique et la vaccine récidivante.L\u2019immunoglobuline de la vaccine à dose thérapeutique (0,6 cm3/kg de poids corporel) donne généralement de bons résultats.Elle s'emploie également comme agent prophylactique chez les sujets vaccinés qui souffrent d\u2019eczéma, de varicelle, d\u2019hypogammaglobulinémie ou d\u2019auto-inoculation.Après le premier janvier 1967, de nouvelles formules de vaccination antivariolique seront utilisées sur lesquelles le médecin devra inscrire le nom du fabricant, le numéro du lot de fabrication sans quoi la vaccination ne sera pas considérée comme légale.3.La diphiérie : La vaccination antidiphtérique introduite en 1925 est faite soit avec l\u2019anatoxine de Ramon soit 220 avec le précipité à l\u2019alun, à raison de trois injections de un ml à un mois d'intervalle.Aujour- d\u2019hui, ce vaccin a fait ses preuves se donnant rarement seul mais le plus souvent combiné au vaccin anticoqueluche.Notons en général que les vaccins contenant de l\u2019alun provoquent des réactions locale ou générale plus importantes, mais ils procurent une meilleure immunité.4.La coqueluche : Ce dernier comprend deux types de vaccin : le vaccin de Sauer et le précipité à l\u2019alun.Ce vaccin est titré à 20000 000 000 de corps bactériens, phase I, par ml.L\u2019immunité est établie trois semaines après la dernière dose.Son association, en 1943, au vaccin antidiphtérique semble en avoir augmenté l\u2019efficacité.L\u2019usage de ce vaccin combiné pour la prévention simultanée de la diphtérie et de la coqueluche est très répandue, En plus de son efficacité reconnue, il réduit au minimum le nombre de piqûres, ce dont il faut tenir compte chez l\u2019enfant.Les deux se donnent combinés à partir de trois mois au moins à raison de un ml par injection pour trois injections à un mois d\u2019intervalle.Le premier rappel simple ou combiné doit se donner un an après la dernière injection.Quant aux autres rappels, il ne faut jamais dépasser l\u2019âge scolaire (soit 5 ou 6 ans) pour la coqueluche d\u2019abord parce que la coqueluche est plutôt rare après cet âge et également à cause du danger de réactions secondaires.5.Le tétanos : La vaccination antitétanique est venue s\u2019ajouter aux deux précédentes en 1948.Ce vaccin est préparé à partir de la toxine.Deux types d\u2019ana- toxine peuvent être employées : les anatoxines précipitées à l\u2019alun ou adsorbées par l\u2019hydroxyde d\u2019aluminum et l\u2019anatoxine liquide.L\u2019immunité conférée par les premiers est beaucoup plus durable que celle apportée par la seconde.Eckmann a démontré que l\u2019immunité dure environ une année pour l\u2019anatoxine liquide et deux ans pour l\u2019autre.Dans notre milieu, l\u2019anatoxine employée dans le DCT (diphtérie-coqueluche-tétanos) est du type liquide.Combiné ou seul, ce vaccin est donné à Euclide DÉCHÊNE Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 raison de un ml par mois pendant trois mois à partir toujours de l\u2019âge de trois mois au moins et il est répété tous les deux ans jusqu\u2019à l\u2019âge de cinq ou de six ans.Il est à noter que l\u2019immunisation ne doit pas être tentée chez l\u2019enfant dans les premières semaines de la vie.À ce moment, la réaction immunolo- gique est loin d\u2019être satisfaisante.Si les injections sont commencées trop tôt, une paralysie immuno- logique temporaire peut se produire.Le taux des agglutinines est nettement insuffisant.Par la suite, l\u2019élévation caractéristique des anticorps ne se produit pas au moment des injections de rappel.La réaction immunologique imparfaite qui se prolonge est en relation, d\u2019une part, avec un transfert des anticorps maternels et, d\u2019autre part, avec l\u2019immaturité du système immunisant.Même si la réaction est moins marquée avec les vaccins combinés, l\u2019immunité est encore là insuffisante (Ministère de la santé, Etats-Unis), de sorte qu\u2019il vaut mieux attendre le quatrième mois et même comme quelques-uns le prétendent cinq ou six mois, mais jamais plus tard.6.La poliomyélite : En 1959, le vaccin contre la poliomyélite, fut ajouté au vaccin multivalent, le DCT.Deux sortes de vaccin antipoliomyélitique sont à notre disposition : le vaccin Salk, le premier fabriqué, est un vaccin inactivé, il a été découvert par le docteur Jones Salk et il a été expérimenté pour la première fois en 1954 par des chercheurs américains ; le Sabin est un vaccin oral, trivalent, cultivé dans du tissu de rein de singe placé dans un milieu synthétique et à base de virus vivants.Le Salk procure une immunité humorale et le Sabin une immunité humorale et intestinale à la fois.Si les deux peuvent a priori et de façon logique avantageusement s'associer, en pratique, leur association ne semble pas s'imposer.Depuis l'introduction du vaccin Salk, la fréquence de la poliomyélite a constamment diminué, sauf en 1959 où il y eut une recrudescence sous forme d\u2019une épidémie dans la province de Québec.On a pu vérifier à ce moment qu\u2019 aucun cas vacciné par le vaccin Salk n\u2019a conservé de Jatt Val qu gon (es i | IN i ti hh Joy Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 séquelles paralytiques.Il est à noter toutefois que le vaccin Salk, qui renferme sous une forme non virulente trois types de poliovirus, n\u2019empéche pas une personne de demeurer porteuse du virus, Ce vaccin n\u2019immunise pas les voies digestives, par conséquent n\u2019empêche pas les souches de polio- virus de se multiplier dans l'intestin des personnes vaccinées.Des recherches furent alors entreprises pour trouver un vaccin vivant de faible virulence dont l\u2019infection serait limitée à l\u2019intestin.Trois principaux groupes de savants, dirigés respectivement par les docteurs Hilary Koprowski, du Wistar Institute (Philadelphie), Albert Sabin, de l\u2019université de Cincinnati, et Herald Cox, des Laboratoires Lederle (Pearl-River, N.Y,), ont découvert des vaccins de poliovirus vivants.Au Canada, le premier vaccin type Sabin fabriqué dans notre pays a été utilisé dans la province de Québec.De grandes épreuves sur la sécurité et l\u2019efficacité de ce vaccin ont eu lieu au Canada en 1961 à Prince-Albert (Saskatchewan) et à Wedgeport (Nouvelle-Écosse).Le vaccin antipoliomyélite vivant, oral (Sabin), s\u2019incorpore actuellement dans le programme courant d'immunisation du ministère de la santé de notre province.Ce programme s'adresse d\u2019abord aux enfants âgés de quatre mois et plus, ceux qui semblent être le réservoir principal du virus naturel.Partout où il existe un risque d\u2019épidémie le Sabin est administré à raison de trois doses de 0,5 ml chacune à des intervalles de six à 12 semaines entre chaque dose.Le maintien de l\u2019immunité nécessite une à plusieurs doses de rappel à tous les enfants d\u2019âge scolaire et à tous les enfants d\u2019une même famille même vaccinés si la poliomyélite fait son apparition.Le vaccin Sabin doit être conservé congelé à une température de \u2014 20°C.(\u20145°F.) avec une limite d'utilisation de un an.Lorsque le vaccin a été décongelé, il faut le conserver dans un réfrigérateur à une température d\u2019au plus 4°C.(39°F.).Tenu continuellement à cette température, il peut se conserver trois mois.S'il faut le détruire, des mesures spéciales de destruction sont nêces- saires.(m) LA VACCINOTHÉRAPIE ACTUELLE CHEZ LE JEUNE ENFANT 221 J attire votre attention sur les contre-indications.On ne doit pas donner de Sabin dans les circonstances suivantes : 1.au cours des affections aigués ; 2.au cours des maladies débilitantes ; 3.lors de traitement par les corticoides ou les antileucémiques ; 4, au cours des affections neurologiques ; 5.dans les deux semaines précédant ou suivant les extractions dentaires ou les interventions oto- pharyngées : 6.lors d\u2019une autre vaccination récente à base de virus vivant comme la rougeole (Enders).Chez la femme enceinte on recommande d\u2019injecter par voie sous-cutanée deux doses de un ml de vaccin Salk avec un intervalle de un mois.En même temps que la deuxième dose de vaccin Salk, on administre par voie buccale une dose de 0,5 ml de vaccin Sabin.Nous pouvons résumer en disant que : a) le vaccin Sabin stimule autant la production d\u2019anticorps que l\u2019injection parentérale du vaccin inactivé de Salk ; b) il rend la paroi intestinale réfractaire à la pénétration du virus, ce que ne fait pas le vaccin Salk ; et c) il permet facilement en cas d\u2019épidémie une vaccination et une revaccination de toute la population.Tout ceci à condition qu\u2019il n\u2019y ait pas un autre virus comme premier occupant intestinal, comme un entérovirus, autrement le vaccin Sabin est éliminé rapidement.Les vaccins buccaux sont-ils inoffensifs?Les vaccins buccaux ont été utilisés sur une très grande échelle, tant en Russie qu\u2019aux Etats-Unis.On ne possède pas tous les moyens permettant de juger de l\u2019innocuité et de l\u2019efficacité des vaccins oraux contrairement aux vaccins inactivés à l\u2019immunité mieux établie, plus longue.Il est extrêmement difficile de démontrer dans quelle mesure les vaccins buccaux sont inoffensifs pour la population car, on le sait bien, les virus passent facilement d\u2019un enfant à un autre enfant.Cela n\u2019aurait pas d'importance si les virus étaient stables mais il peut se produire des infections par virus éliminés Ri i È ht J 4 ki fi [i bi | 222 dont la virulence peut augmenter (neurovirulence accrue).Le vaccin antipoliomyélite se donne seul ou combiné aux précédents DCTP, le vaccin Sabin également.Leur association ne fait qu\u2019augmenter leur pouvoir antigénique respectif.7.La scarlatine : Signalons que l\u2019emploi de l\u2019anatoxine streptococcique à raison de cinq injections de un ml à sept jours d'intervalle dans la prévention de la scarlatine est plutôt rare depuis les succès des sul- famidés et de la pénicilline dans le traitement de la scarlatine et de ses complications.8.La rougeole : La rougeole est une affection aiguë, immunisante, contagieuse, épidémique due à un virus.De toutes les maladies contagieuses, la rougeole est sûrement l\u2019une des plus contagieuses.Le traitement de la rougeole, jusqu\u2019en 1954, était symptomatique, car il n\u2019existait pas d\u2019antidote ayant une action spécifique sur ce virus qui fut isolé par Enders et Peebles en 1954 du sang d\u2019un étudiant de 11 ans portant le nom d\u2019Edmonston.Et c\u2019est à partir de cette souche qu\u2019Enders et Katz ont préparé un vaccin à virus vivant mais de virulence atténuée cultivé sur un embryon de poulet.Le premier essai clinique eut lieu en 1958.Schwarz, pour sa part, en prépara un à virus vivant très atténué qui se donne seul sans y-globuline.L'innocuité de ce vaccin semble un fait acquis aujour- d\u2019hui.Une simple injection semblait suffisante pour conférer une immunité prolongée avec malheureusement quelques réactions secondaires.Plusieurs pédiatres montréalais (McGill), au dernier congrès de la Société canadienne de pédiatrie, ont contesté la durée de cette immunité en affirmant que la souche Edmonston provoquait une meilleure et une plus longue immunité.Pour le moment, tous les enfants de neuf mois et plus devraient recevoir une injection de vaccin anti- rougeole.Les contre-indications de ce vaccin sont : a) l'allergie aux œufs ; b) les leucémies, lymphomes, tumeurs malignes; Euclide DECHENE Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 c) toute infection aiguë respiratoire ou autre ; d) un traitement aux corticoïdes, aux anti- métabolites ; e) un traitement par irradiations.Nous avons maintenant dans notre arsenal thérapeutique un vaccin antirougeole d\u2019efficacité éprouvée et à effets secondaires minimes.Non seulement il prévient la maladie mais il empêche les complications pouvant causer des dommages sérieux à l\u2019appareil respiratoire (pneumopathies), au système nerveux (encéphalites), à l'oreille moyenne (otites).Notons que ce vaccin peut agir comme un agent protecteur s\u2019il est donné à l\u2019âge mentionné ou immédiatement après un contact avec un cas de rougeole.Depuis trois ans, aux Etats-Unis, 12 millions d\u2019enfants ont été vaccinés contre la rougeole.En l\u2019espace de 10 ans, le nombre de cas de rougeole est passé de 555 156 à 266 222 en 1965.Le Public Healih Service des Etats-Unis prétend que la mise en œuvre rapide de la vaccination en cas d\u2019épidémie devrait amener la disparition de cette maladie aux Etats-Unis.Dans notre province, le docteur A.-R.Foley vient d\u2019annoncer que, d\u2019ici un an, les Unités sanitaires et les Services de santé donneront gratuitement un vaccin antirougeole buccal à base de virus morts conférant une immunité d\u2019une durée de deux ans que compléteraient deux injections ultérieures dites « de rappel » (tableau IT).TABLEAU II Calendrier des vaccinations élaboré par le ministère de la santé de la province de Québec, le 15 septembre 1964 PRODUITS BIOLOGIQUES ÂGE DE L'ENFANT Première vaccination : B CG: ala naissance.FR LL ae moins de 30 jours DCTetSabin.3 mois D CT et antivariolique.4 mois DCTetSabin.5 mois Sabin.Le eee 7 mois Vaccination de rappel : DCTetSabin.12 à 24 mois DCT.i ane ee 53 6an- Sabin et B C G (à 1 mois d'intervalle).Antivariolique.5a 6ans Sahin (A 1 mois d'intervalle).\\ 15 à 18 ans B CG (à 1 mois d'intervalle).J * \u2019 J aceon Hsibis ptit ass 4 td | Laval Médical 23 EE EI i a Vol.38- Fév.1967 mr 1 a Portail \u201cai A All hi il ag lig rel | oe rtd thn man tag [EU MI : 1 LCALINE TAT PROI TÉ DE L'ETAT- FRANÇAI ] die \\ I} du CI sb FOIE, VOIES BILIAIRES La: tl i VOIES DIGESTIVES ait il EQUILIBRE DE LA lu VIEN ea fes NUTRITION A mi ot > ve mor Il 6° Ali > (© No «© \\ RY se e 19 I fo 9.wn Méfiez- rou des METI «0 3 prescrivez bro GITRIE wy se + presque aussi rapidement et = efficacement qu'une ; injection Le Cafergot-PB soulage non seulement la douleur de la crise aiguë de migraine, mais il supprime également la tension, les nausées et les vomissements qui accompagnent souvent ce genre de céphalée.De meilleurs résultats sont obtenus lorsque le Cafergot- PB est administré par voie rectale.\u201cLes suppositoires d\u2019ergotamine sont les plus importants après les injections quant à l'efficacité thérapeutique car le taux = d'absorption de l\u2019ergotamine par voie rectale est d'une stabilité presque invariable.\u201d B.M.J.661 (9 mars) 1963 Composition\u2014chaque suppositoire contient: 2 mg de tartrate d'ergotamine, 100 mg de caféine, 0.25 mg de Bellafoline (alcaloïdes lévogyres de la belladone) 60 mg de pentobarbital sodique.I Posologie: 1 suppositoire dès les premiers signes de la crise, suivi = d\u2019un autre suppositoire une heure plus tard, si nécessaire.Conditionnement: boîtes de 12.Contre-indications: troubles cireula- toires périphériques avancés, maladies des artères coronaires, hypertension, insuffisances hépatiques et rénales, grossesse.Renseignements plus détaillés sur demande, ou dans le Vade- U mecum International, = SANDOZ PHARMACEUTICALS DORVAL, P.Q.SANDOZ Laval Médical VS1 38- Fév 1967 LA VACCINOTHÉRAPIE ACTUELLE CHEZ LE JEUNE ENFANT 223 Tous ces faits ne font que motiver la tendance TABLEAU V actuelle de la prophylaxie contemporaine qui Calendrier des vaccinations proposé par l\u2019auteur consiste à vacciner le plus tôt possible et contre ~ RN \u2014 .ye .VACCINATIONS * AGE DE L'ENFAN un nombre toujours croissant d\u2019infections.C\u2019est, PSANONS OF DP L ENFANT ÿ comme nous l\u2019avons mentionné au début, certaine- D \u20ac x \u2014 Salk cee : : 3 mois 4 A ., \u2014 Salk.1121222200 LL 4 mois id ment le moyen le plus pratique, le moins dispen- Astivarioligue.5 mois ; .A 412 DCT\u2014Salk.; iB dieux et le plus sûr de lutter contre la morbidité et sabin.- } 6 mois F Cs.hi 3 mois bi la mortalité infantile.L\u2019emploi des vaccins com- Sabin.ve PT $ mois i ; ; .ntirougeole.RE 10 mois bl: binés et des rappels est à conseiller.L'expérience oor \u2014 Saik.1121 21 eee : 12 à 24 mois ÿ | a prouvé par leur association une certaine poten- DCT, Sabin.; 3 cq os .PUR Antivariolique '.54 6ans E: & tialisation de leur pouvoir antigénique (tableaux pr.~~.A Hi Antivariolique., .ans A # III, IV et V).DT, Sabin.: Lee ] 15 ans TABLEAU HI Antivariolique *.So .; .* D ; diphtérie ; i Premier calendrier des vaccinations proposé par la Société C : coqueluche ; i canadienne de pédiatrie T : tétanos, i 1.Tl s\u2019écoulera un mois entre les deux vaccinations.i: VACCINATIONS * Ace DE L'ENFANT i + Les vaccins contre la rubéole et les oreillons sont E -( DCT\u2014 Salk.LL eee 2 4 3 mois NE ,.a fi DCT \u2014sak._ .33 4 mois actuellement à l\u2019état expérimental de même que i j T\u2014 Salk.\u2026.LL LL Le à 5 i > LS : : À .EN Setar 8 mes Vassociation DCTPR que cing chercheurs irlan- .+ .oe or ; \u2019 | = = .1} Pr ce ee - 5 à = mors dais de Belfast, sous la conduite du docteur G.W.Ei \u2014 eee a ! za mot a DCT\u2014Salk.ocoooooin - 3 ans À.Dick, viennent de mettre au point.Rêcem- : DCT\u2014Salk.À £ Antivariolique.EE 5 ans ment, le docteur Maurice R.Hilleman, de la com- É DT \u2014Salk.Cee : 4 :.4 i: j PA Co 10 ans pagnie Merck, Sharp & Dohme, a réussi a préparer E 4 a } 15 ans un vaccin vivant avirulent, mais immunisant con- i = va PE ; ___ tre les oreillons, il l\u2019a injecté à 500 enfants de i } * D : diphtérie ; Philadelphie et des environs avec un succès de C : coqueluche ; T .tétanos.90 pour cent.En attendant, certains auteurs, - \u2014 pour leur part, préconisent pour le moment dans ces cas du sérum de convalescent, du sang placen- TABLEAU IV taire, du sang de cordon ombilical ; d\u2019autres, plus V Deuxiome calendrier des vaccinations proposé par la Société audacieux, vont jusqu\u2019à recommander l'immunisa- canadienne de pédiatrie tion de la mère par le DTPR pendant les trois } PE derniers mois de la grossesse.Une protection de Ë Va N.NS #  GE E TI .\u201d \u201d ., ACCINATIONS GE DIS L'ENFANT cet ordre terminée six semaines avant l\u2019accouche- | DCTet Satin ce RE 2 mois ment fournirait le taux le plus élevé d\u2019anticorps 5 DCTetSabin.4 mois N ., .1 ,e B: : DCTetSabin.\u2026.Le 6 mois à la naissance de l'enfant et, si la mère est sensibl- : ; Anti te (Sct LL 12 moi LA ; ; ; gi .war) LT 0 à 18 mois lisée au facteur Rh, il faudrait la vacciner dans fi 'DCTetSabin.Le 12 à 15 mois les trois mois précédents, c\u2019est-à-dire, du troisième pt DCT et Sabin.AR 3 ans ees .gi DCTetSabin.5 ans au sixième mois.i; a Antivariolique.ans .a , , .j DT.111020000.Le 10 ans Les vingt dernières années ont amené un progrès 8 a Antivariolique, ., .RE .2 .3 Do ene insoupconné dans la prophylaxie contagieuse in- i .AE ans ., .n ji = Antivariolique.fantile.Il n\u2019y a aucun doute que l\u2019avenir même : À 4 D.diohtém immédiat nous réserve des découvertes impré- : diphtérie ; .= CO C : coqueluche ; visibles qui contribueront à diminuer le taux de la T : tétanos.mortalité infantile et peut-être même les troubles (9) .= = Laval Médical 224 Euclide DECHENE Vol.38 - Fév.1967 psychiques par l\u2019ingestion de vaccins buccaux dont 2.GERVaIS, R., et PROULX, C., Tétanos : prophylaxie et traitement, Union méd.Can, 95 : 817, (août) 1966.3.LAPOINTE, D., Données expérimentales sur la vaccination antipoliomyélitique, Laval méd., 35 : 387, (avril) BIBLIOGRAPHIE 1964.I.FOLEY, A.R., Calendrier des vaccinations, Ministère de la 4 MAURIN, J., La vaccination contre la poliomyélite, Presse Santé (Québec).méd., 74 : 1797, (juillet) 1966.le nombre va croissant.w i Laval Médical 25 ; Vol.38- Fév.1967 SU PP © SITOIRES ADULTES \u2014 ENFANTS \u2014 BÉBÉS yr HI: grip FORMULE ADULTES ENFANTS BEBES | Acétylsalicylate de Ca .0.40 gm 0.200 gm 0.050 gm Dihydroxypropylthéophylline.0.15 0.100 \u201c 0,015 \u201c Sulfate de Quinine.0.05 \u201c 0.030 \u201c \u2014 GRIPPE Racine d\u2019aconit pulv.0.02 « 0.005 * 0.001 « BRONCHO- Gualacol,.0.05 \u201c 0.080 \u201c 0.002 \u201c PNEUMONIES 1 Eucalyptol.0.05 \u201c 0.030 \u201c 0.020 \u201c | Camphosulfonate de Na.\u2026.0.05 «\u201c 0.020 \u201c 0.010 « REF ROIDISSEMENTS Excipient spéclal q.s.SAISONNIERS d INDEX THERAPEUTIQUE LARYNGITES De par la synergie existant entre ses composants, le BRONCHITES Broncho-Grippol est doué des propriétés les plus TRACHEITES efficaces comme antipyrétique, comme antiseptique des voies respiratoires, comme eupnéisant et comme PN EUMONIES cardio-protecteur.ETATS FEBRILES STATUS POST- Les Produits Junod, Suisse.OPÉRATOIRE Seuls distributeurs au Canada Herdt:Charton 2245\u201d RUE VIAU Ton \"= \"MONTREAL 3 PRS MEDICATION DE CHOIX D FJ ECHANTILLON ET DOCUMENTATION ENVOYES SUR DEMANDE A MESSIEURS LES MEDECINS (92) 26 Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 GASTROPATHIES COLOPATHIES LE PROBLÈME EST COMPLEXE Une douleur qui tenaille Des spasmes qui torturent Des vomissements qui épuisent Une anxiété qui va croissant LA SOLUTION EST SIMPLE 5 ELABID\u201d un comprimé 2 fois par jour L'effet anticholinergique du composant \u2018Darbid\u2019 s'ajoute aux effets antiémétique et anxiolytique de \u2018Stelazine\u2019 pour assurer le traitement rationnel! des divers troubles gastro-intestinaux, notamment de l\u2018ulcère gastro-duodénal, de la gastrite et de l'entérocolite muco-membraneuse.POSOLOGIE: la posologie courante est d'un comprimé \u2018\u2019Stelabid\u2019 au lever et d'un autre au coucher.Lorsque le trouble psychogène est relativement minime, on prescrira de préférence la concentration No 1.Toutefois, la concentration No 2 sera recommandée chez la majorité des patients.L'élixir \u2018Stela- bid\u2019 (chaque cuillerée à thé de 5 cc.équivaut à un comprimé \u2018Stelabid\u2019 No 1) offre aussi l'avantage de \"administration biquotidienne \u2014 la posologie recommandée est d'une cuillerée à thé matin et soir.EFFETS SECONDAIRES ET PRECAUTIONS A PRENDRE: bien que les effets secondaires communs aux parasympatholytiques \u2014 constipation, xéros- tomie, troubles de la vision, oligurie aient été observés avec \u2018Stelabid\u2019, ils sont en général moins fréquents et moins graves que les réactions signalées avec de nombreux anticholinergiques courants.Etant donné le faible dosage du composant \u2018\u2019Stela- zine\u2019, les réactions myoneurales (syndrome extra- pyramidal) ne sauraient résulter de la cure par \u2018Stelabid\u2019.Cependant, quelques sujets, sensibles aux *Marque déposée au Canada SMITH KLINE & FRENCH oF MONTREAL 9 QUEBEC phénothiazines, peuvent éprouver une stimulation passagère ou une trémulation caractérisées par de l'impatience et, parfois, de l'insomnie.Si ces manifestations sont par trop déplaisantes, on pourra avoir recours à l'administration concomitante d\u2019un sédatif léger.En raison de sa puissante action antiémétique, \u201cStelabid\u2019 peut masquer des signes de doses de médications toxiques trop fortes ou obscurcir le diagnostic d\u2019affections comme I'obstruction intestinale ou la tumeur du cerveau.\u2018Stelabid\u2019 doit être administré avec précautions aux malades présentant une cardiopathie en plus de l'affection gastro- intestinale.N.B.: I'iodure d'isopropamide peut fausser les résultats des tests à la protéine iodée et supprime l'absorption de \u20181131, CONTRE-INDICATIONS : \u2018Stelabid\u2019 est contre-indiqué dans les états comateux et en présence de glaucome, d'obstruction du pylore d'étiologie organique ou d\u2019hypertrophie de la prostate.PRÉSENTATION: comprimés \u2018Stelabid\u2019 (No 1 et No 2), en flacons de 50 et de 500 \u2014 comprimés maïs, monogrammés ; élixir \u2018Stelabid\u2019, en flacons de 6 oz liquides.(Pour tous renseignements complémentaires, veuillez consulter le Vademecum International ou vous adresser à notre représentant).SB:M17AF it; 5 rT P.BERTHELOT, J.-P.BENHAMOU et R.FAUVERT.Ictères médicamenteux à bilirubine non conjuguée.Actualités hépalo- gastro-entérol.Hôtel-Dieu, 2 : 488-492, 1966.Un certain nombre de médicaments entraînent assez régulièrement une élévation de la biliru- binémie non conjuguée indépendante de toute hyperhémolyse.Ce groupe de substances comprend pour l\u2019instant la novobiocine, la fougère mâle et le bunamiodyl ; d\u2019autres médicaments viendront probablement s\u2019y ajouter.Les auteurs ont étudié trente patients auxquels de la novobiocine a été administrée.Se fondant sur cette expérience et les données de la littérature, ils constatent que les hyperbilirubinémies non conjuguées dues aux drogues sont le plus souvent modérées et transitoires, Elles s\u2019accompagnent i fréquemment d\u2019anomalies du test 4 la BSP.Elles sont plus importantes s\u2019il existe une hyperbiliru- binémie avant l\u2019administration du médicament.Pour rendre compte de ces faits, l\u2019inhibition de la glucuronyl-transférase hépatique et le bloc excrétoire démontrés pour la novobiocine ne suffi- sent pas : toutes les drogues de ce groupe sont vraisemblablement capables d'agir sur la membrane cellulaire, et affecteraient la pénétration de la bilirubine et des colorants dans l\u2019hépatocyte.Guy ALBOT, M.DG.ALBOT et J.BOISSON.Résultats et indications, d\u2019un extrait embryonnaire lyophilisé dans le traitement des ulcères gas- tro-duodénaux.Actualités hépbalo-gasiro-enté- rol.Hôtel-Dieu, 2: XXXIII-XXXVI, (avril- juin) 1966.Les extraits embryonnaires nous semblent pouvoir constituer une thérapeutique d'appoint intéressante de la maladie ulcéreuse et notamment de sa forme duodénale.Ils doivent être administrés à la dose de deux - ampoules par jour (une le matin à jeun et une le : so0ir en dehors du repas), de préférence dans un ! support consistant (miel, confiture).| Etant donné leur pouvoir antalgique inattendu, | ils peuvent être réservés aux crises résistant au | (10) | | ANALYSES traitement habituel ou trouver leur place dans le cadre de la thérapeutique classique particuliére- ment dans les poussées hyperalgiques.Guy ALBOT, M.DG.ALBOT, Mme M.PARTURIER-ALBOT, E.HOUSSET, J.-P.ÉTIENNE et J.BARBE.Ultrastructure du foie dans l\u2019intoxication biliaire par cholépéritoine total et partiel chez le rat.Rev.iniern.hépatol, 16 : 289, 1966.Les rats chez lesquels on a pratiqué un cholé- péritoine, total ou partiel ; ne présentent aucun signe biologique d\u2019intoxication biliaire.La structure microscopique du foie de ces rats montre des anomalies importantes, parmi lesquelles on peut remarquer des signes de transfert actif de substances indéterminées en direction des sinusoïdes, des cellules de Küpffer, et des hépato- cytes, ainsi que des signes nets d\u2019hyperactivité de certains hépatocytes, et des processus dégénératifs de tous les organites des autres cellules hépatiques.Les canalicules biliaires et les canaux biliaires ont un diamètre élargi.Tous ces signes, qui peuvent être attribués sans contestation à une intoxication biliaire, ne sont pas la cause de la cholostase, mais la conséquence d\u2019une irritation par certaines substances excrétées par la bile.Guy ALBOT, M.D.D.GUY-GRAND et P.GANTER.Hypoplasie congénitale du pancréas exocrine.A propos de l'étude histologique et histochimique d'un cas.Ann.Anal.Pathol., Paris, 11 : 5-17, 1966.Une biopsie pancréatique pratiquée chez un enfant atteint d\u2019hypoplasie congénitale du pancréas exocrine, avec troubles hématologiques a été étudiée par des colorations électives et des méthodes histochimiques qui ont permis en particulier une appréciation*quantitative des différents types cellulaires endocrines. 226 La glande exocrine est presque totalement absente et remplacée par du tissu adipeux ; les canaux conservés, contiennent des cellules claires paraépithéliales et semblent participer à un processus d\u2019élaboration pancréatique.Les îlots de Langerhans sont en nombre apparemment normal, mais l\u2019étude qualitative et quantitative des types cellulaires révèle des anomalies de leur constitution : si les pourcentages de cellules 3 et & apparaissent en effet voisin de la normale, les îlots sont totalement dépourvus de cellules a, sécrétrices de glycagon.Cette observation soulève d\u2019intéressants problèmes d\u2019ordre physiologique et pathogénique qui ont été brièvement discutés.Guy ALBOT, M.D.Mme M.PARTURIER-ALBOT.La radiothérapie de contact dans le cancer du rectum.Indications et résultats.Ann.chir., 19 : 1664-1673, (déc.) 1965.Les descriptions morphologiques des différentes formes de cancer du rectum ont permis de mettre au point une orientation thérapeutique plus humaine.Dans les formes de début, que l\u2019on peut dépister actuellement, même lorsque celle-ci ont une localisation basse, la mutilation et l\u2019anus de dérivation sont évités par traitement simple, ambulatoire et efficace.Dans les formes plus avancées, la radiothérapie de contact préopératoire semble améliorer le pronostic éloigné et les statistiques.Guy ALBOT, M.DG.GHERMAN et V.V.PAPILIAN.Quelques aspects de la splénopathie dans l'hépatite chronique.Rev.intern.hébatologie, 15 : 1215- 1226, 1965.L\u2019analyse de 221 cas d\u2019hépatite chronique a montré que la splénomégalie est plus fréquente dans les hépatites chroniques consécutives à l\u2019hépatite épidémique (60,9 pour cent) que dans les hépatites chroniques ayant une autre étiologie (37,5 pour cent).Les splénomégalies importantes sont beaucoup plus fréquentes dans la première catégorie.L'étude de 29 hépatites chroniques hypersplé- nomégaliques nous a montré que la splénomégalie confère une gravité particulière à l\u2019hépatite chronique, car elle favorise le passage en cirrhose ANALYSES Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 hépatique.Il y a de rares cas à évolution réversible.La ponction-biopsie splénique, faite à 27 malades, a montré que dans l\u2019hépatite chronique hypersplénomégalique on trouve surtout des lésions de rate fibro-congestive et de splénite réticulaire hyperplasique.Dans la forme commune de l'hépatite chronique et dans celle à splénomégalie réversible, dominent les modifications de stase splénique, tandis que dans les cirrhoses hépatiques, les lésions de type fibro- congestif ou fibreux dominent.La ponction- biopsie splénique contribue à la précision du diagnostic de l\u2019hépatite chronique par la mise en évidence des lésions spléniques.Guy ALBOT, M.D.F.FAUDEMAY, C.SAUTIER et J.TRÉMO- LIÈRES.Les dérivés aminés des fèces de l'homme normal et malade.Arch.fr.Mal.App.dig., Paris, 55 : 377-394, 1966.Travail du Laboratoire de nutrition humaine de l\u2019I.N.S.E.R.M., Hôpital Bichat, 170, boulevard Ney, Paris (XVIII®).L\u2019étude des dérivés aminés des fèces et leur fractionnement en acides aminés neutres et acides, en acides aminés basiques et en bases aminées, a été menée chez des rectocolites hémorragiques, des résections du grêle, des pancréatites et des normaux.Elle a été complétée par la mise en évidence des dérivés imidazols, de l\u2019histidine et de et de l\u2019histamine mesurée physiologiquement et chimiquement.Les sujets atteints de pancréatites comme les sujets normaux éliminent plus de 90 pour cent d'acides aminés neutres et acides et seulement des traces normales d\u2019histamine.Dans les rectocolites hémorragiques, à part une augmentation de tous les dérivés aminés et des traces un peu supérieures d\u2019histamine (jusqu\u2019à 2,5 Y par gramme), on ne trouve pas de modifications qui puissent se rattacher à la maladie et à son origine présumée allergique.Dans les résections du grêle, au contraire, on observe une nette augmentation de l\u2019histamine fécale (12 à 50 Y par gramme, soit 10 à 20 mg par 24 heures), les bases aminées augmentent aussi en pourcentage et en débit, ainsi que les acides aminés basiques.Les résultats sont discutés et comparés aux dosages antérieurs d\u2019histamine fécale.Les | Laval Médical | Vol.38 - Fév.1967 | Rynata | (Tabules) Eh = ay x x je (u journec .ou oulagement de la innoits, \\ de la rhinite, du: coryzc jet du rhume des foins- avec une absence remarquable de réactions secondaires FORMULE : POSOLOGIE : Chaque tabule renferme : Adultes: 1 tabule deux fois par jour.Tannate de Phényléphrine .25.0 mg.Enfants : De 12 ans et plus, 1 tabule Tannate de Prophenpyridamine.37.5 mg.par jour.De 6 à 11 ans \u2014 !4 tabule deux Tannate de Mépyramine.37.5 mg.fois par jour.La dose peut être augmentée ou diminuée, INDICATIONS : selon l\u2019avis du médecin.Sinusite, rhinite, coryza, rhume des foins, - et une variété d\u2019affections allergiques ou PRESENTATION : associées.Flacons de 30 et 500 tabules.AVANTAGES @ Procure 10 à 12 heures de soulagement avec une seule dose orale.© Dégage les voies respiratoires @ Soulage les maux de têtes sinusaux, @ Enraye le larmoiement et le picotement des yeux et du nez.@ Arrête l'écoulement nasal.PRÉCAUTION : Doit être employé sur le conseil du médecin seulement.Echantillon envoyé aux médecins sur demande.Préparé par NEISLER LABORATORIES, INC., Decatur, Illinois, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada Herdt sCharton Inc.2245 RUE VIAU + MONTRÉAL, P.Q.*Marque déposée au Canada an 27 re a re St) Laval Médical 28 Vol.38 - Fév.1967 La pierre angulaire du métabolisme cellulaire nuclévit B 12 Bouches de pinocytose ° / ; : 2 &-+Mitochon- = dries es 7 \\-.[ i TS 1+ Réticulum J | cytoplasmique Lysosome Vacuoles dans À -*.la membrane cellulaire J\" Ribosomes Ï AS Membrane cellulaire Cytoplasme ASTHÉNIES e CONVALESCENCE + PÉDIATRIE ¢« GERONTOLOGIE ion: Gé pe poules buvables ANGLO-FRENCH DRUG CIE.LTÉE.! 2795 Chemin Bates, Montréal 26, Qué.Renseignements complets sur demande Agents exclusifs de: Laboratoires Robert & Carrière RENE RS SOS Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 auteurs pensent que l\u2019histamine des résections du grêle peut s\u2019expliquer par l\u2019abondance des acides aminés non absorbés, l\u2019action décarboxylante des germes intestinaux et un défaut d\u2019histaminase.Elle semble ne pas avoir de caractère pathogène et être seulement un témoin de la malabsorption.Guy ALBOT, M.DO.Andrée LARSEN et N.A.LASSEN.Effect of daily muscular exercise in patients with intermittent claudication.(Influence de l\u2019exercice musculaire quotidien chez des patients atteints de claudication intermittente.) Lancel, 2 : 1093-1096, (19 nov.) 1966.L\u2019occlusion des artères des extrémités inférieures par processus artériosclérotique entraînant une insuffisance artérielle chronique devient un problème médical de plus en plus sérieux d\u2019autant plus que le traitement médical est habituellement décevant et que le traitement chirurgical n\u2019est efficace qu\u2019en autant qu\u2019il s'agisse d\u2019une occlusion strictement localisée.En partant de l\u2019observation que l\u2019exercice musculaire constitue un important stimulus vasodilatateur et que le défaut d\u2019exercices est l\u2019une des caractéristiques de l\u2019homme moderne, les auteurs, du département de physiologie clinique de l\u2019hôpital Bispebjerg, de Copenhague, au Danemark, ont voulu vérifier l'influence d\u2019un exercice musculaire quotidien sur la claudication intermittente.Quatorze sujets, pour la plupart ayant subi des artériographies et traités médicalement ou chirur- gicalement à l\u2019hôpital sans résultat appréciable, acceptèrent de participer à l\u2019expérience.Au moment de l\u2019étude tous les sujets étaient dans un état stable depuis au moins six mois.Tous acceptèrent de s\u2019astreindre à l'effort quotidien d\u2019un exercice physique pendant une heure.Ils devaient marcher avec un podomètre aussi longtemps qu\u2019ils puissent supporter la douleur puis se reposer jusqu\u2019à ce qu\u2019elle disparaisse après quoi ils devaient ANALYSES 227 reprendre la marche aussi énergiquement que possible.Après une heure d\u2019exercices ils notaient le nombre de pas accomplis pendant la période d\u2019une heure.Les sujets furent d\u2019abord distribués en paires et par sélection au hasard un sujet de chaque paire fut soumis au régime de l\u2019exercice alors que l'autre servait de témoin en recevant un placébo.Les sujets furent examinés mensuellement au laboratoire pour mesurer le débit sanguin maximum musculaire et apprécier la distance maximum de marche sur le tapis roulant.En moyenne les sujets soumis à l\u2019exercice améliorèrent leur distance de marche de trois fois la valeur initiale soit en passant de 2,9 minutes au début de l\u2019expérience à 8,2 minutes après six mois d'exercices alors qu\u2019aucune modification ne fut observée dans le groupe témoin.Par ailleurs, il faut signaler que le débit sanguin moyen fut légèrement augmenté chez les sujets soumis à l\u2019exercice, cette augmentation n\u2019était pas statistiquement significative.Les auteurs ne peuvent qu\u2019émettre des hypothèses pour interpréter ce résultat favorable soit que l'entraînement apprenne au sujet à marcher de façon plus économique ou qu\u2019il ait provoqué une meilleure circulation collatérale.Ils soumettent que sans augmentation significative du débit sanguin une meilleure circulation collatérale pourrait améliorer la distribution du sang aux cellules musculaires de la jambe.C\u2019est ainsi que malgré un débit sanguin qui n\u2019est que faiblement augmenté une meilleure utilisation de l\u2019oxygène serait susceptible d\u2019accroître l\u2019aptitude du sujet à la marche.Au total les auteurs retiennent trois facteurs susceptibles d'expliquer leur résultat : une technique de marche plus efficace, une légère augmentation du débit sanguin, bien que celle-ci ne soit pas statistiquement significative, et une meilleure utilisation de l\u2019oxygène.Au total, les résultats sont encourageants et les auteurs se proposent de poursuivre leur expérience.G.-A.BERGERON, M.D.(12) L'électrorétinographie, Bases physiologiques et données cliniques, par G.-E.JAYLE, R.-L.BOYER et J.-B.SARACCO, avec la collaboration de G.LE BRETON-OLIVEAU, À.REDON et H.Rfcis.Rapport présenté à la Société française d\u2019ophtalmologie (12 mai 1964).Deux volumes 16X24, totalisant 1260 pages, avec 1 036 figures : 180 f.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).En dépit de l\u2019importance matérielle de ces deux forts volumes, il convient de préciser que ce rapport à la Société française d\u2019ophtalmologie se présente, non pas comme une somme, mais comme un essai conçu à partir d\u2019un certain nombre d'idées générales précises.Ces idées ont impliqué un choix, et les auteurs ont volontairement cherché à définir les grandes lignes de la physiologie animale et humaine, tout en supprimant un certain nombre de notions trop complexes, en particulier celles qui concernent le pourpre rétinien.Si les facteurs et données pharmaco-dynamiques ou de micro-exploration ont été seulement effleurés, une large place a été donnée à tout ce qui touche chez l\u2019homme normal, à l\u2019exploration électrique de la rétine, des voies visuelles et du cortex occipital.Du point de vue physiologique, les problèmes que pose la physiologie humaine sont, certes, très particuliers, mais ne peuvent être disjoints de ceux que pose la physiologie animale.Il était donc naturel de présenter d\u2019une façon aussi schématique et aussi claire que possible les aspects principaux de l\u2019'ERG chez l\u2019animal.Dans ce but sont étudiées les réactions ERG les plus caractéristiques des Invertébrés, puis choisis, à travers l\u2019échelle des Vertébrés, les exemples les plus récents et les plus frappants concernant les ERG des cellules à purs cônes et à purs bâtonnets dont l\u2019étude met en évidence les points forts mais aussi les points faibles de la théorie classique de la dualité rétinienne.En physiologie humaine, les auteurs se sont efforcés de rappeler les notions classiques, mais, aussi et surtout, de rassembler les données les plus récentes de façon à montrer dans quelle voie peut s\u2019engager l\u2019étude de l\u2019'ERG pathologique.Toutes les techniques dont les auteurs ont eu connaissance par l\u2019enquête directe qu\u2019ils ont menée REVUE DES LIVRES auprès des différents laboratoires d\u2019ERG, sont décrites dans des tableaux synoptiques.En dehors de ces tableaux synoptiques, les principaux types de techniques sont présentés en détail, et plus particulièrement la technique d\u2019ERG dynamique que les auteurs ont adoptée personnellement.Deux échelons bien différents sont à explorer en clinique.Tout d\u2019abord l\u2019échelon oculaire, qui a déjà pris sa place en pratique courante et, d'autre part, l\u2019échelon des voies optiques et du cortex cérébral, qui est encore un échelon de recherche, dont la pièce maîtresse est l\u2019étude électro-encéphalogra- phique des réponses du cortex occipital.GRANDES DIVISIONS DE L'OUVRAGE Tome I.\u2014 Généralités.\u2014 L\u2019Erg à travers l\u2019échelle animale.\u2014 Physiologie humaine.\u2014 Appareillage et techniques d\u2019examen en électrorétinographie clinique.\u2014 Séméiologie de l\u2019élec- trorétinographie dynamique (Étude morphologique et arithmétique des réponses Erg au cours de l\u2019adaptation à l\u2019obscurité).\u2014 Bibliographie par chapitre.Tome II.\u2014 Les afonctions électrorétinographiques (ou étude Erg des maladies fonctionnelles congénitales de la rétine).\u2014 Les dysfonctions électrorétinographiques (ou étude Erg des maladies lésionnelles de la rétine).\u2014 L\u2019Erg au cours d\u2019affections oculaires diverses.\u2014 L\u2019Erg dans les affections des voies optiques.\u2014 Notions complémentaires d\u2019électrophysiologie des voies et du cortex optiques de l\u2019homme.\u2014 Le médecin praticien devant les divers modes d\u2019exploration électrique de l\u2019appareil oculaire.\u2014 Bibliographie par chapitre.\u2014 Index des auteurs et des matières.Les consultations journalières dans les maladies des os, par L.CANET, attaché de rhumatologie à l\u2019hôpital Laënnec, de Paris.Dans la collection Les consultations journalières, publiée sous la direction de M.ALBEAUX-FERNET.Un volume 17X21,5 de 184 pages, avec 41 figures et 14 tableaux ; cartonné : 30 f.Masson el Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).L'étude des maladies des os est rarement faite en dehors des traités spécialisés.Ce livre constitue donc une nouveauté puisqu\u2019il aborde des sujets qui paraissaient réservés jusqu'ici à ces traités, et il les envisage sous un angle essentiellement pratique.À Ÿ laval Médical | Vol.38- Fév.1967 Dei A : Dar, Gan | ont J loge QUAND DOULEUR ET TENSION COINCIDENT animal | 5 Qos _ .- s 38 | | COMPRIME une association analgésique et tranquillisante da °282 MEP Cette préparation est surfout indiquée vi quand la douleur est accompagnée d'an- j xiété et de spasme musculaire; par exemple, les lombalgies, la dysménorrhée primitive, après intervention chirurgicale, fracture et luxation.ac Chaque comprimé contient: sc] Acide acéiyialicyique me op | Citrate de caféine.ex Phosphate de codéine ion fe MEPROBAMATE .er Posologie \u2014 Un ou deux comprimés, à trois ou quatre fois par jour.i Mise en garde \u2014 Peu fréquentes, les {j réactions au méprobamate se présentent mb sous forme de frissons, éruptions cutanées, ie vomissements, diarrhée, collapsus cardio- de vasculaire.On obtient parfois une agita- Dax: tion plutôt qu\u2019une tranquillité.publi Flacons de 12 et de 100 comprimés 1 : @) Ordonnance narcotique permise par téléphone ® Marque déposée jis cu Documentation complète sur demande PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE EA Chants \u20ac.Frosst o Cie \u201ci\u201d MONTREAL CANADA MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 Laval Médical wi w Vol.38 - Fév.1967 vs Les sa TRAITEMENT DE BASE À TTT RHUMATISME x ARTHRITE ; THIODÉRAZINE MIDY | AMPOULES - COMPRIMÉS = SUPPOSITOIRES + GOUTTES il bien tolérée - excellente activité thérapeutique AUSSI { = | {i TRAITEMENT D'URGENCE E ENTORSES |& FOULURES, ETC.| THIODACAINE || DOCUMENTATION ET ÉCHANTILLONS DISPONIBLES SUR DEMANDE LYSTER CH EMICALS Ltée ; 1760, côte Vertu, Montréal-9, Québec. Laval Médical Vol.38 - Fév, 1967 Le plan en est très simple et l\u2019auteur part toujours d\u2019un signe accessible au praticien : une fracture trop facile qui met sur la voie d\u2019une tumeur ou d\u2019une maladie métabolique ; une douleur osseuse chez l\u2019enfant qui fait penser à l\u2019ostéomyélite ; une vertèbre « tassée » qui peut être bien autre chose qu\u2019un mal de Pott ; une « décalcification » qui fait découvrir une ostéomalacie ; une lacune osseuse qu\u2019il faut interpréter ; un nanisme osseux qu\u2019il faut classer.Le médecin obtiendra successivement la réponse à toutes ces questions : Comment étayer son diagnostic ?Est-ce bénin, est-ce malin ?Quels examens complémentaires demander pour chaque cas ?Quels traitements appliquer ?De nombreux schémas et tableaux rendent facile la lecture de l'ouvrage, et font de lui un manuel que l\u2019on peut consulter à chaque instant.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Comment conduire l\u2019exzamen d\u2019un malade porteur d\u2019une lésion osseuse.\u2014 Comment apprécier la croissance osseuse.\u2014 Comment classer un nanisme osseux.\u2014 Une douleur osseuse chez l\u2019enfant, Un dos douloureux ou déformé chez un enfant.\u2014 Les décalcifiés.\u2014 Les condensations et saillies osseuses.\u2014 Les vertèbres denses.\u2014 Les vertèbres tassées.\u2014 Une fracture trop facile.\u2014 Les os qui fondent.\u2014 Les lacunes osseuses.\u2014 Cette tumeur est-elle maligne ?\u2014 Les hypercalcémies.\u2014 Index.Problèmes capillaires, Eiude clinique, biologique el physico-chimique de la chevelure féminine, par Edwin SIDI, chef du Service de dermato-allergie de la Fondation A.de Rotschild et Charles ZVIAK, ingénieur chimiste E.N.S.C.P., licencié ès sciences.Un volume in-8° de 506 pages, avec 24 planches en couleurs, de nombreux dessins et photographies, 1966 ; relié toile : 160 f.Gauthier-Villars, éditeur, 55, quai des Grands- Augustins, Paris (VIE).Réaliser un ouvrage concernant les problèmes capillaires, qui satisfasse tout à la fois les préoccupations médicales, c\u2019est-à-dire physiologiques, physiopathologiques, nosologiques, en même temps que les préoccupations du chimiste, du biologiste ou du physico-chimiste spécialisé, est une entreprise risquée.Intéresser les médecins en même temps que les spécialistes des soins capillaires semble, (14) REVUE DES LIVRES 229 tout d\u2019abord, une tentative vouée à l\u2019échec, parce que dirigée suivant deux axes divergents.A la vérité, semblable opposition n\u2019est qu\u2019apparente.Les médecins, les dermatologistes, ne peuvent plus ignorer l'importance croissante des problèmes posés par le cuir cheveluetlachevelure.Ilsdoivent tout connaître des facteurs psychiques, biologiques, chimiques et même mécaniques, susceptibles d\u2019influer sur le comportement des cheveux.Les hommes de laboratoire responsables de la mise au point des produits et des techniques de la cosmétologie capillaire, ne doivent plus ignorer que les matières premières qu\u2019ils emploient, les formules qu\u2019ils élaborent, peuvent avoir des effets physiologiques imprévus.Problèmes médicaux et problèmes de cosmétologie n\u2019exigent donc pas, en ce domaine, des études distinctes et sélectives.Quelle que soit l\u2019étiquette apposée, la solution de ceux-ci requiert, à chaque étape, référence à de communes connaissances fondamentales.C\u2019est pour cela que l\u2019étude complète de tous les problèmes liés à la chevelure exige une collaboration aussi étroite que possible entre hommes de science de tous horizons.Les auteurs se sont assuré pour la rédaction de cet ouvrage la collaboration de spécialistes éminents, médecins cliniciens et chercheurs de la Fondation Rothschild, chimistes et physico-chimistes des Laboratoires de l\u2019Oréal.Ils ont réalisé ainsi une précieuse somme de mises au point signée par une réunion d'auteurs dont les connaissances et l'expérience ont très heureusement guidé le choix.L\u2019abondance et la précision des connaissances de base concrétisées par une iconographie généreuse et démonstrative et par une bibliographie importante, l\u2019exposé des recherches et des acquisitions les plus récentes, l\u2019élaboration de schémas thérapeutiques documentés autant que précis et immédiatement applicables à la pratique, font de ce livre un précis, un guide et aussi un véritable traité.Préfacé par le professeur H.Bricaire, professeur de pathologie médicale, médecin de l'hôpital Cochin, le livre comporte 31 chapitres : 1.La chevelure féminine à travers les âges.\u2014 2.Postiches féminins de tous les temps.\u2014 3.Chevelure et psychisme chez la femme.\u2014 4.Biologie et physico-chimie capillaires.\u2014 5.Pigmentation naturelle et artificielle des cheveux.\u2014 6.Décoloration des cheveux.\u2014 7.Coloration des cheveux.\u2014 8.Coloration des cheveux (suite).\u2014 9.Déformation temporaire Mise en plis.\u2014 10.Déformation permanente des cheveux, 230 des cheveux.Permanente.\u2014 11.Produits d'hygiène.Les shampooings.\u2014 12.Produits de soins et d\u2019embellissement.\u2014 13.Hygiène du cuir chevelu.\u2014 14.Pityriasis sec et sébor- rhéique.\u2014 15.Le problème de la séborrhée.\u2014 16.Alopécies traumatiques.\u2014 17.Les anomalies du cheveu.\u2014 18.La canitie.\u2014 19.Les maladies propres au cuir chevelu.\u2014 20.Dermatoses du cuir chevelu.\u2014 21.Dermites eczémateuses du cuir chevelu, \u2014 22.Étude clinique et expérimentale d\u2019un produit capillaire avant sa mise en circulation.\u2014 23.Les tests cutanés.\u2014 24.Accidents par produits capillaires.\u2014 25.Sensibilisations de groupes chimiques et accidents des teintures capillaires.\u2014 26.Dermatoses professionnelles aux produits capillaires.\u2014 27.Composantes endocriniennes des alopécies.\u2014 28.Chirurgie du cuir chevelu.\u2014 29.Tumeurs du cuir chevelu.\u2014 30.Agents physiothérapiques dans le traitement des affections du cuir chevelu.\u2014 31.Etude médico-légale des accidents par produits capillaires.Notions d'électronique appliquée à la biologie, par P.GÉRIN, maître de recherches à l\u2019I.N.S.F.M.Préface du professeur J.-F.CIFR.Un volume 16X24 de 192 pages avec 110 figures : 32 f.Masson el Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).Dans les laboratoires de Recherche fondamentale ou d\u2019exploration fonctionnelle, médecins et physiologistes, techniciens et étudiants, sont amenés à manipuler des appareils électroniques de plus en plus nombreux.Bien souvent, cependant, ils les utilisent sans en connaître les principes de fonctionnement et d'exploitation, et cela aux dépens de leur esprit critique.Dans une première partie, ce livre expose les notions d\u2019électronique permettant de comprendre ces appareils et, surtout, leurs possibilités et leurs limites.Pour cela, seule l'intuition est sollicitée, à travers des comparaisons et un langage volontairement familiers ; toute formulation mathématique est bannie, et le lecteur est supposé dépourvu, au départ, de toute connaissance de physique.Cette initiation se borne aux solutions techniques utilisées dans le domaine biologique, souvent d\u2019ailleurs très peu abordées dans les précis d\u2019électronique générale ; dans son secteur, elle se veut, par contre, moderne, parle des transistors autant que des lampes, et de techniques récentes comme celles des dispositifs de mémoire.La seconde partie expose les bases de l\u2019électro- genèse biologique, et les principes de la captation et de l\u2019exploitation des signaux bioélectriques.Le dernier chapitre, enfin, fournit des indications pratiques sur le choix, l\u2019installation, la manipulation des appareils les plus courants.En résumant ainsi des données jusqu\u2019ici dispersées, cet ouvrage voudrait aider a démystifier REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.38 \u2014- Fév.1967 ces techniques auprès des nombreux utilisateurs qui les considèrent encore avec une crainte ou une confiance tout aussi imméritées.La maladie coronarienne d\u2019origine pancréatique, par André LEVY.Préface du professeur C.LIAN.Un volume 16 X24 de 175 pages, avec 43 figures : 42 f.Librairie Maloine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, Paris (VIe).Dans la première partie, l\u2019auteur montre qu\u2019une affection pancréatique latente est à même de déterminer une symptomatologie coronarienne clinique et électrocardiographique alors que les artères nourricières du cœur sont intactes.Cette notion fondée sur des données anatomopatho- logiques se dégage de façon plus démonstrative encore d'observations médicales et chirurgicales.L\u2019expérimentation est passée en revue et un chapitre important est consacré à la discussion des mécanismes pathogéniques.La seconde partie traite d\u2019états pathologiques divers à l\u2019origine desquels se situe précisément cette relation pancréatico-coronarienne.Elle ap- parait entre autres comme la promotrice de thromboses coronariennes à partir d\u2019un athérome latent par un mécanisme original expliquant en pareil cas l\u2019association d\u2019une pancréatite aiguë et d\u2019un infarctus du myocarde.Association qui rend compte d\u2019éléments symptomatiques jusqu'alors inexpliqués au cours des nécroses cardiaques ischémiques apparemment primitives et essentielles.Une iconographie de 43 figures (clichés radio- graphiques et électrocardiogrammes) illustre cet ouvrage de 175 pages que complète une bibliographie par chapitre.Virologie médicale, par G.MOUSTARDIER, professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux.Dans la collection les Précis pratiques.Un volume 16X22 de 413 pages et 54 figures ; broché : 40 f.; cartonné : 48f.Librairie Ma- loine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019Ecole-de-Mé- decine, Paris (VI).L'ouvrage de Virologie médicale du professeur G.Moustardier, qui vient de paraître dans la collection des Précis pratiques, représente en réalité la troisième édition, entièrement remaniée et mise à jour, de la partie concernant les virus \u2014 = da di Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 L'IMPRIMEUR DE LA REINE désire vous rappeller qu'il détient l'agence exclusive de vente au Canada pour dix-neuf organisations internationales.DEUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES TRAVAILLENT POUR VOUS ! + OMS L'Organisation Mondiale de la Santé - OAA L'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture Deux organisations internationales travaillent comme vous à l\u2019amélioration de la condition humaine par le développement des nations et des individus.* ONU L'Organisation des Nations Unies « UNESCO L'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation la Science et la Culture AFIN DE VOUS TENIR AU COURANT, AFIN DE CONNAÎTRE DAVANTAGE, AFIN DE MIEUX PARTICIPER, Demandez nos catalogues de publications en écrivant à : L'IMPRIMEUR DE LA REINE, OTTAWA, CANADA.3l \u2018Cheracol le béchique qui agit vite Le Cheracol apaise la toux rapidement, grâce à la codéine et sans entraver l\u2019expectoration.L\u2019action associée des trois expectorants rend la toux plus facile et plus efficace.Le Cheracol contient, en outre, assez de chloroforme pour réaliser un effet lénitif et rafraîchissant sur la gorge irritée.La délicate saveur de cerise plait à tous, quelque soit l\u2019âge.Un once liquide renferme: Phosphate de codéine.Cee Co \u2026 1gr.(avertissement: peut causer de l\u2019accoutumance) Chloroforme.FE 2grs Gaiacol-sulfonate de potassium.[PE 8 grs.Chlorure d\u2019ammonium.FR ae 8 grs Tartrate double d'antimoine et de potassium.1/12gr ALCOOl.ee ee Ce 3% aromatisé a I'écerce de pin blanc et de merisier Posologie: Adultes\u20141 à 2 cuillerées à thé.Enfants\u2014de ! à 6 ans: > cuillerée à thé; de 6 à 12 ans: 4» à 1 cuillerée à thé.Ces doses peuvent, au besoin, être renouvellées dans un délai de quatre heures, mais pas plus que 4 fois par 24 heures.Présentation: En flacons de 4, 16, 80 et 160 onces liq.Avertissements: Le Cheracol est généralement bien toléré.De fortes doses peuvent déclencher le vomissement.Une documentation détaillée est envoyée sur demande.MARQUE DÉPOSÉE: CHERACOL GF 4159.1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS, ONTARIO van me (15) A i Ek À 3 À 4 32 Laval Vol.38 - FOR C¥ $F EO NA \u201c FC EUR C0 u y simple pour un controle présentant Le nouveau robinet d'arrêt COLOR-COURSE TM 4-positions simplifie davantage le contrôle de la pression veineuse .permet la réexpédition facile et rapide du cours du fluide.ENSEMBLE MANOMETRE À PRESSION VEINEUSE FENWAL SIMPLE : Un seul réglage assure un contrôle CONTINU de la pression veineuse avec un simple ajustement du robinet d'arrêt COLOR-COURSETM 4-positions [voir médaillon).le nouveau robinet d\u2019arrêt COLOR-COURSE™ 4-positions RAPIDE : L'Indicotion de la pression veineuse est obtenue instantanément et demeure au même point jusqu'à ce qu'une autre donnée soit nécessaire.PRECIS : Une grande échelle centimétrique offre des données précises et faciles à lire.VERSATILE : En plus de recueillir des indications, l'ensemble permet l'infusion de sang ou de solutions parentérales et l'administration simultanée de médications à travers le centre du site d'injection FLASHBALL® ou du nouveau site de médication en ligne.UNIQUE : Le contrôle s'effectue sans avoir à entrer dans le champ d'opération.ÉCONOMIQUE : L'ensemble manomètre à pression veineuse de plostique FENWAL est économique et à jeter après Usage.CODE DU PRODUIT : HB-12 ; vient en boîte d'une unité, en caisse de 48.RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES : Moore, F.: New England J.Med.; 267 : (15) 733-42, 1962 ; Smith, L.: Calif.Med.pp.150-155, Sept.1961.Renseignements professionnels disponibles sur demande.LABORATORIES DF-372 DIVISION OF BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD.Alliston, Ontario \"ey [RTP TI PTI TI FR RPI APPL IT So À PEAR Médical Fév.1967 lie dB A >» Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 dans la deuxième édition du Petit précis de microbiologie médicale, actuellement épuisée.En raison, d\u2019une part, de la réforme des études médicales qui a groupé sous le terme générique de microbiologie cing disciplines différentes (para- sitologie, bactériologie, virologie, immunologie, hématologie) et, d\u2019autre part, de l\u2019importance sans cesse croissante des virus dans la pathologie infectieuse, l\u2019auteur a très opportunément scindé en deux ouvrages l\u2019ancienne Microbiologie médicale : l\u2019un consacré à la virologie, qui paraît actuellement, l\u2019autre consacré à la bactériologie qui paraîtra ultérieurement.Le Précis de virologie médicale comporte uniquement l\u2019étude des virus et des infections humaines qu\u2019ils déterminent.Après avoir donné la nouvelle classification des virus récemment adoptée par le Comité provisoire de nomenclature, l\u2019auteur envisage d\u2019abord les principales notions de virologie générale, dont la connaissance est indispensable pour la bonne compréhension des virus pathogènes de l\u2019homme, et, ensuite, les différentes méthodes de diagnostic biologique des viroses, en général.Après avoir traité les bactériophages, remarquables modèles d\u2019étude des virus, l\u2019auteur étudie d les différents virus pathogènes pour l\u2019homme par genres, suivant l\u2019ordre donné par la nouvelle classification.Pour chaque virus, il a suivi un plan bien défini comportant l\u2019étude virologique complète suivie du diagnostic biologique de l'infection virale et terminée par le traitement biologique et la pro- ul phylaxie, en particulier de la vaccination lorsque i# celle-ci est pratiquement réalisable.(16) REVUE DES LIVRES 231 L\u2019ouvrage se termine par une étude fort intéressante et trés exhaustive des virus oncogénes et par des considérations générales sur la carcino- genèse virale.Comme le souligne l\u2019auteur dans son avant- propos, ce Précis de virologie médicale s'adresse surtout aux étudiants en médecine auxquels il doit servir de guide au cours de leurs études, mais également aux médecins praticiens ou biologistes non spécialisés à qui il sera fort utile dans leur pratique journalière.On retrouve dans ce Précis le même esprit didactique qui avait guidé l\u2019auteur dans les précédentes éditions de son Petit précis de microbiologie médicale, mais ce nouveau Précis, rédigé d\u2019une façon moins concise, reste facile à consulter et à lire et les données essentielles sont présentées avec beaucoup de clarté et de précision.Une très bonne iconographie complète heureusement cet ouvrage.Le lecteur trouvera facilement les connaissances virologiques actuelles qui sont indispensables pour bien comprendre le mécanisme d'action des virus ainsi que des réactions de défense de l\u2019organisme agressé, en vue d\u2019un diagnostic judicieux, d\u2019un traitement convenable et d\u2019une prévention efficace et rationnelle.Ce Précis de virologie médicale doit atteindre le but que s\u2019est fixé son auteur : simplifier le travail des étudiants pendant leur scolarité, tenir informés les médecins praticiens d\u2019une science en pleine évolution, et, en définitive, comme le souhaite le professeur Moustardier, rendre un grand service aux uns comme aux autres en facilitant leur tâche.8: Er hi J 5 ä f B Ek: f i À LE DOCTEUR ROSAIRE GINGRAS RENOMMÉ DOYEN Le docteur Rosaire Gingras a été renommé doyen de la Faculté de médecine pour un autre mandat.Professeur titulaire de biochimie à la Faculté de médecine depuis 1942, le docteur Gingras assumait la tâche de doyen de la Faculté depuis 1963.Le docteur Gingras détient un doctorat en médecine de l\u2019université Laval et un doctorat honoris causa de l\u2019université de Bordeaux.LE DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS ÉLU PRÉSIDENT DU COLLÈGE DES MÉDECINS Le docteur Gustave Gingras, professeur titulaire de médecine physique à la Faculté de médecine de Montréal, directeur de l\u2019Ecole de réhabilitation de l\u2019université de Montréal et de l\u2019Ecole de réadaptation de l\u2019université Laval a été élu président du Collège des médecins le mercredi 7 décembre dernier.AVIS DU COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Les examens écrits et oraux pour l\u2019obtention du certificat de spécialiste auront lieu à l\u2019automne 1967.Chaque candidat doit soumettre au Comité d\u2019examen des titres une demande d\u2019admissibilité aux examens AVANT le 1° avril 1967.Les formules de demande peuvent être obtenues en s'adressant directement au Collège.Le Comité d\u2019examen des titres se réunira en mai 1967 pour étudier toutes les demandes.Cette réunion du Comité sera la seule de l\u2019année.NOMINATIONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE Monseigneur le recteur a annoncé la nomination de plusieurs professeurs auxiliaires à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval : Le docteur John Awad a été nommé professeur auxiliaire au département de chirurgie ; Les docteurs Claude Catellier, François Couture, Patrice Drouin, Charles Laliberté, André Moisan, Guy Pelletier, Robert Potvin et Jean NOUVELLES Veilleux ont été nommés professeurs auxiliaires au département de médecine ; Le docteur Pierre-Paul Demers a été nommé professeur auxiliaire au département de pédiatrie ; Les docteurs Léonard Bernier et Georges Miller ont été nommés professeurs auxiliaires au département de pathologie ; Le docteur Alain Rousseau a été nommé professeur auxiliaire au département d'\u2019oto-rhino- laryngologie ; Le docteur Luc Audet a été nommé professeur auxiliaire au département de radiologie.COMMISSION D\u2019ENQUÊTE SUR LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE SOCIAL Le ministre de la Santé, de la Famille et du Bien-être social, Monsieur Jean-Paul Cloutier, a annoncé la formation d\u2019une Commission d\u2019enquête sur la santé et le bien-être social.Il a déclaré que le mandat confié à cette Commission est très vaste.Le ministre a précisé que la Commission sera en effet tenue de faire une étude approfondie sur tout le secteur de l\u2019hospitalisation, sur l'établissement de l\u2019assurance-maladie, sur les mesures d\u2019aide et leur développement, sur les divers organismes dans le domaine de la santé et du bien-être social, sur les mesures d'hygiène et de prévention, sur les effectifs médicaux et paramédicaux, sur l'équipement, sur l\u2019enseignement et sur la recherche.Dans son travail, la Commission devra tenir compte des aspects sociaux, économiques et financiers de l\u2019ensemble de la question ainsi que des besoins de la famille et des individus.La Commission devra se mettre rapidement à la tâche et faire rapport au fur et à mesure de la progression de ses travaux.Elle devra soumettre un rapport final avant le 12 janvier 1968.Le ministre a annoncé que la Commission est composée de huit membres, soit : M\u20ac Louis-Phi- lippe Bouchard, de Québec ; Monsieur Claude Castonguay, actuaire, de Québec ; Monsieur Jacques de la Chevrotière, administrateur, de Québec ; docteur Jacques Dinelle, de Montréal ; Révérend Père André Guillemette, 0.p., de Montréal ; docteur Georges-À.Lachaine, de Verdun ; Me Jeanne-D\u2019Arc Lemay-Warren, de Westmount, Ÿ JE Laval Médical 33 @ Vol.38- Fév.1967 vus HR Las aquasol «À - seule vitamine 5» naturelle qui soit solubilisee aans l\u2019eau moins allergénique, mieux tolérée e absorption plus rapide et plus complète plus fortes concentrations sanguines, dépôt hépatique plus élevé moindre excrétion par les fèces prompte réaction organique à doses plus faibles durée thérapeutique plus brève choix de deux concentrations \u2014 25,000 ou 50,000 U.I.par capsule Indications: Pour prévenir ou traiter les insuffisances de vitamine À, comme celles qu'on observe dans l'hyperkératose cutanée (acné juvénile, hyperkératose folliculaire,leucoplasie), dans les eczémas, le xérosis; cécité nocturne, xérophtalmie, kératomalacie; et dans les troubles qui risquent d'entraver l'absorption de Ja vitamine A.Présentation: En flacons de 25, de 100 et de 500 capsules.Echantillons et documentation envoyés sur demande.ARLINGTON-FUNK LABORATORIE: Div.de U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd, B.P.2220 Saint Laurent, Montréal 9 P.Q.an 34 Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 * Marque de capsules chlorhydrate de chlordiazépoxide N.F.*La chlordiazépoxide est maintenant reconnue comme nouvelle drogue importante dans les états de tension et d\u2019anxiété.Bibliographie et échantilfons sur demande, ELLIOTT-MARION CIE LTÉE MONTRÉAL 9, QUÉBEC FABRICATION CANADIENNE * VENDU SOUS BREVET CANADIEN No 612497 FORMULE AMPOULE: CONTIENT LE PLASMA ET 25 mg DE L-TRYPTOPHANE Une autre spécialité DESBERGERS LIMITÉE nen DRAGEE: FERTINIC 90 mg \u2014 PHOSPHATE À DICALCIQUE 100 mg \u2014 VITAMINE C 50 mg.MATON JUNIOR A ly STIMULE \u2014 DEVELOPPE \u2014 ÉPANOUIT RÉSISTA à NCE À L'INFECTION STABILISÉ ET AROMATISÉ DE JEUNES BOVIN Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 NOUVELLES 233 et Monsieur William A.Dyson, travailleur social, de Montréal.Monsieur Claude Castonguay agira comme pré- | sident de la Commission.DE L'ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX A son assemblée générale annuelle tenue au Château-Frontenac de Québec le 25 octobre dernier l\u2019Association des Bureaux médicaux des Hôpitaux de la Province de Québec s\u2019est donnée un 1 | | ' NOUVEAU CONSEIL EXÉCUTIF 3 ! | | nouvel Exécutif : \u20ac Président : Docteur Maurice CAMPBELL, de Trois- Rivières ; / Dernier président : Docteur Jacques LÉGER, de Montréal ; Premier vice-président : Docteur Henri ROBINSON, de Pointe- Gatineau ; Deuxième vice-président : Docteur Gustave AUGER, de Québec ; » Secrélaire-trésorier: Docteur Robert LACHANCE, de Montréal ; t- Adjoint au secrétatre-trésorier : Docteur Robert LAVIGNE, de Saint- Laurent ; +» Directeurs: - Docteur Nogl BLals, de Granby ; Docteur Gérard BOUDREAULT, de Chicoutimi ; Docteur Roger GAGNON, de Montréal ; Docteur Georges-E.PELLETIER, de Saint-Jérôme ; Docteur Antonin PÉLOQUIN, de Sorel ; Docteur André Poisson, de Grand\u2019Mêère ; Docteur Louis Roy, de Lévis, Le Comité consultatif de l\u2019Association a été +» formé des médecins suivants : Docteur E.-Rolland BLais, de Montréal ; Docteur Roland DÉCARIE, de Montréal ; Docteur de la Broquerie FORTIER, de Québec ; Docteur Irénée LAPIERRE, de Saint-Romuald ; Docteur Emile-R.McDurF, de Saint-Paul-L\u2019Ermite ; Docteur J.-Émile PELLETIER, de Québec.| ç LA BOURSE CIBA AU DOCTEUR MONTPLAISIR On annonce que la bourse Ciba de recherches en médecine a été décernée, pour 1967, au docteur Jacques Montplaisir, de Montréal.Le docteur Montplaisir, qui est diplômé de l\u2019université de Montréal (1966), fait son internat : à l\u2019'Hôtel-Dieu de Montréal.Durant l\u2019année où « lil bénéficiera de la bourse Ciba, le docteur Mont- it plaisir travaillera dans la section de neurologie de - l\u2019université de Montréal, sous la direction du «E docteur H.Jasper, et consacrera ses études à la » recherche de la nature des substances de formation (18) naturelle dans le cerveau et de leurs effets sur le processus d'apprentissage.Le choix du candidat a été décidé par un comité formé des docteurs J.S.L.Browne, de l\u2019université McGill, président ; R.C.Dickson, de l\u2019université Dalhousie ; J.Laidlaw, de l\u2019université de Toronto ; E.Robillard, de l\u2019université de Montréal ; D.Wilson, de l\u2019université d\u2019Alberta ; et C.Walter Murphy, administrateur de la bourse et conseiller médical de Ciba Compagnie Limitée, Dorval, Québec.COMPTE-RENDU D'UN SYMPOSIUM En octobre 1966 l'Ontario Heart Foundation, en collaboration avec l\u2019Association médicale du Canada et l\u2019Association médicale de l'Ontario, patronnait un symposium international sur l\u2019activité physique et aptitude cardiovasculaire.Le symposium groupait 550 personnes venant de tous les secteurs de la médecine et de l\u2019éducation physique et fut un réel succès.Trente et un conférenciers et quarante-trois participants aux discussions contribuérent directement à ce symposium.Les compte-rendus sont en voie de publication et dès février 1967 ils seront disponibles au coût de $3.00 chacun.On peut les commander dès à présent auprès de l'Ontario Heart Foundation, 247 Davenport Road, Toronto 5, Ontario.RAPPORT DU COMITÉ SUPÉRIEUR DES SOINS INFIRMIERS Le Comité supérieur des soins infirmiers, formé en janvier 1964 sous l\u2019autorité du ministre de la Santé et présidé par le docteur J.-Napoléon Tremblay, de Montréal, a remis aujourd\u2019hui une première partie de son rapport à M.Jean-Paul Cloutier.Les fonctions principales de ce comité étaient d\u2019établir les fardeaux des tâches des infirmières, ainsi que les responsabilités à attribuer à chaque catégorie du personnel infirmier en vue d\u2019assurer aux malades la meilleure qualité de soins au meilleur coût possible.Après avoir défini le rôle des membres de l\u2019équipe de soins infirmiers et les fonctions devant être attribuées à chacun de ces groupes, le rapport suggère 14 recommandations dont les principales visent à réduire à trois le nombre des groupes infirmiers, soit les infirmières, les auxiliaires et les aides, et à instituer une enquête sur tous les cours en soins infirmiers dispensés dans les hôpitaux ou ailleurs.Le comité a établi les fonctions de chacune de ces trois catégories selon leur compétence 234 et il propose que ces fonctions soient revisées périodiquement et modifiées selon les besoins futurs.On notera en particulier la recommandation selon laquelle le ministre de la Santé devrait prendre « les mesures nécessaires pour empêcher, sans son approbation expresse, l\u2019ouverture de nouvelles écoles et de nouveaux cours de formation du personnel infirmier ».Le document de 27 pages présenté au ministre a été préparé et approuvé par deux représentants de chacun des organismes suivants : l\u2019Association des infirmières de la province de Québec ; le Collège des médecins et des chirurgiens de la province de Québec ; la Fédération des syndicats professionnels des infirmières catholiques ; l\u2019Alliance des infirmières de Montréal (C.S.N.) ; l\u2019Association des hôpitaux du Québec et l\u2019Association des hôpitaux catholiques de la province de Québec (ces associations n\u2019étant pas encore fusionnées au début du mandat du Comité) ; ainsi que deux représentants du ministère de la Santé du Québec.Ce document sera remis par le ministre de la Santé à la Commission d\u2019enquête sur la santé présidée par M.Claude Castonguay.REVUE DE L'ANNÉE EN MATIÈRE DE SANTÉ ET DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Au cours de l\u2019année qui s'achève, le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a vécu une année de fraternité internationale et d\u2019extension de la sécurité sociale à travers le Canada.Sur le plan international, la Division des services de santé d\u2019urgence a envoyé au Viêt-Nam dix ensembles hospitaliers d'urgence et Monsieur Joseph W.Willard, sous-ministre du Bien-être social, a été élu au poste de président du Comité exécutif de l'UNICEF.La réalisation la plus récente en matière de sécurité sociale a été l\u2019annonce d\u2019un supplément du revenu garanti qui accordera jusqu\u2019à $360 par an à environ 900 000 bénéficiaires de la pension de vieillesse qui ne disposent que d\u2019un faible revenu ou d'aucun autre revenu.Le parachèvement à Ottawa du Centre d\u2019hygiène du milieu, officiellement inauguré en octobre par le ministre, l\u2019honorable Allan J.MacEachen, constitue la principale expansion des installations du ministère.Ce nouvel immeuble abrite les laboratoires et les bureaux de la Division de l'hygiène professionnelle, de la Division du génie sanitaire et du conseiller en médecine aérospatiale.NOUVELLES Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 La Loi sur les soins médicaux que le Parlement a adopté vers la fin de l\u2019année entrera en vigueur au plus tard le 12 juillet 1968.Les dispositions de cette loi se fondent sur quatre principes exposés en juillet 1965 par le premier ministre ; ce dernier signalait alors l\u2019intention du gouvernement d\u2019offrir des contributions fédérales aux provinces pour aider au financement de leurs régimes d\u2019assurance médicale.Afin qu\u2019une province soit admissible aux contributions fédérales, il faut que son régime offre la gamme complète des services médicaux à tous ses résidents sans tenir compte de l\u2019âge, de la possibilité de payer ou de toute autre circonstance.De plus, la Loi autorise le gouvernement, dans des conditions précises, à couvrir aussi des services de santé supplémentaires.Les régimes provinciaux doivent relever de l\u2019administration publique et les prestations doivent être transférables d\u2019une province à l\u2019autre afin d\u2019en assurer le caractère national.Le montant de la contribution fédérale se basera sur le coût moyen des services assurés dans les provinces participantes et sera calculé par habitant.L\u2019adoption de la Loi sur la caisse d\u2019aide à la santé, en juillet, a reconnu, de fait, qu\u2019il y a pénurie au Canada d\u2019un personnel sanitaire compétent.Cette Loi prévoit l'établissement d\u2019un fonds de $500 000 000, échelonné sur 15 ans, afin d\u2019aider à l\u2019acquisition, à la construction, à la restauration et à l\u2019_équipement des établissements de formation du personnel sanitaire et des établissements de recherche.La quote-part fédérale, quel que soit le projet, peut s'élever à 50 pour cent du cofit total.Contrairement a certains régimes fédéraux-provinciaux, le solde ne doit pas nécessairement être comblé par le gouvernement provincial, mais peut provenir de toute autre source désignée par la province.Le programme d'éducation sur le tabac et la santé a ajouté deux nouvelles cordes à son arc.Il s\u2019agit notamment d\u2019un nécessaire pour enseignants, dont le contenu est tout à fait canadien et d\u2019un dessin animé cinématographique intitulé The Drag.Ce film, conçu à l'intention des adolescents, sera projeté dans les cinémas de tout le Canada.Un rapport récemment publié par la Division de l\u2019épidémiologie a forgé une nouvelle maille de la chaîne qui relie le tabac aux maladies mortelles, telles que le cancer du poumon.Il rend compte des résultats d\u2019une étude effectuée, entre 1956 et 1962, sur la mortalité chez les ig ds i: i ow 1 HF AP i Et Laval Médical Vol, 38 - Fév.1967 habitués de la cigarette par rapport à celle des non- fumeurs.Ceux qui ont fait l\u2019objet de l\u2019enquête étaient des bénéficiaires de pensions accordées par le ministère des Affaires des anciens combattants.Le nouveau Régime d\u2019assistance publique du Canada constitue une nouvelle initiative fédérale- provinciale destinée à intégrer les régimes actuels d'assistance publique et de partager, pour la première fois, le coût des allocations maternelles, des soins de santé, de l\u2019expansion des services de bien- être social et d\u2019administration et des projets d\u2019adaptation au travail.Ce régime met l\u2019accent sur la réadaptation des bénéficiaires afin d\u2019enrayer ou de diminuer la dépendance de l\u2019assistance et constitue un progrès sensible, au Canada, de la mise à jour et de la pleine réalisation des régimes de sécurité sociale.Le Régime de pensions du Canada a connu, cette année, une activité fébrile.Son siège principal a été établi à Ottawa et 37 bureaux de district ont été organisés à travers le pays ; les fonctionnaires de ces bureaux ont commencé à mettre au point les premières formules de demande de pension de retraite, régime qui entrera en vigueur en janvier 1967.Le personnel de ces bureaux de district recoit les demandes de prestations, aide a remplir les formules de demande, donne des conseils, explique le calcul de la pension et fournit les renseignements nécessaires sur le Régime.La Direction de la santé et du sport amateur a accordé, au cours de 1966, des subventions destinées à aider les Canadiens à demeurer en forme et à améliorer la qualité des athlètes canadiens.Aux termes de ce programme, les dépenses atteignent maintenant près de cinq millions de dollars.Une contribution est aussi allouée aux jeux et aux sports nationaux et internationaux, aux bourses d\u2019études et d\u2019entretien, ainsi qu\u2019à la recherche.ÉVOLUTION DE L'ORGANISATION DOMREMY Une évolution considérable s\u2019accomplit chez nous dans le domaine de la lutte contre l\u2019alcoolisme.Les assistances aux conférences prodiguées à travers le Québec le prouvent.L\u2019an dernier, douze séries de dix cours hebdomadaires de deux heures ont été organisées à travers le Québec.Dans la ville de Montréal, plus de 400 personnes ont suivi avec assiduité une série de ces sessions.Le groupe comprenait des éducateurs, des infirmières, des médecins et divers représentants des milieux professionnels.Les cours d\u2019été sur l\u2019alcoolisme réunissent chaque année plus de 200 élèves.Ces cours durent (19) NOUVELLES 235 deux ans a raison de 15 jours par année.L\u2019assistance à ces sessions indique que la population est de plus en plus sensibilisée au problème de l\u2019alcoolisme.Un bulletin est publié tous les deux mois.Il s'intitule Informations sur l'Alcoolisme et les autres loxicomanies.Le premier numéro, en janvier 1965, avait un tirage de 5 000 exemplaires.Les demandes ayant été fort nombreuses, le tirage a été porté à 15 000 exemplaires.La première étape de l\u2019évolution de l\u2019organisation Domrémy fut d\u2019abord la création des unités de réadaptation pour alcooliques (accueils Dom- rémy) ; elles sont aujourd\u2019hui au nombre de 42, dont trois au Nouveau-Brunswick et une en Ontario.Quelques-unes sont de véritables cliniques externes ; elles s'occupent de la précure et de la postcure de l'alcoolique.Durant la période de précure, elles servent à inciter le malade à se faire traiter.Au cours de la postcure, ces unités dirigent leurs efforts vers une consolidation du traitement.Elles ont grandement contribué à l\u2019efficacité de la thérapie.La deuxième grande étape de l\u2019évolution fut, en mai 1959, la création de I\u2019 Association des cliniques et des unités de réadaptation pour alcooliques (Fédération Domrémy).Cet organisme a permis de planifier l\u2019évolution des cliniques et des unités de réadaptation pour alcooliques, d\u2019unifier les efforts et, tout en évitant de multiplier les erreurs, de bénéficier de l\u2019expérience de chacun.Une autre étape importante de l\u2019évolution fut la prise en charge de ces cliniques par le ministère de la Santé du Québec qui, par le truchement des Services psychiatriques, assura le financement de ces institutions.L'aide financière de l\u2019Etat a permis d\u2019engager un personnel professionnel averti et de donner aux malades de plus grandes chances de guérison.La plus importante étape de toute cette évolution fut la création récente de l\u2019Office de la prévention et du traitement de l\u2019alcoolisme et des toxicomanies (OPTAT).Grâce à cette nouvelle initiative, l\u2019éducation, le traitement, l\u2019information et la recherche se trouvent réunis sous un même organisme.Face au problème que pose l\u2019alcoolisme, des mesures préventives efficaces seront établies par cette équipe.Elles permettront d\u2019apporter des résultats concrets.Dans le domaine du traitement, on procède en ce moment à une étude sur l'aménagement de cliniques dans les régions qui ne sont pas encore couvertes, notamment dans le Bas-du-Fleuve ji A i f 3 236 (Rimouski et Gaspésie), sur la Côté-Nord et dans l\u2019Abitibi.Une initiative du conseil du bien-être de la Côte-Nord, en collaboration avec les industries de la région, permettra à l'OPTAT de recevoir gratuitement une clinique et tout l\u2019ameublement nécessaire à son fonctionnement.Le ministère de la Santé du Québec en assumera les frais d\u2019exploitation.Cette activité considérable aura des répercussions marquées sur le traitement des alcooliques et la prévention de l\u2019alcoolisme.PÉRIODE DE TRAVAIL DANS L'AIR COMPRIMÉ Monsieur Maurice Bellemare, ministre du Travail, annonce l'adoption d\u2019un décret ministériel réduisant les périodes de travail dans l\u2019air comprimé et augmentant les périodes de repos.L'arrêté en conseil, qui porte le n° 2165, prévoit aussi un procédé de décompression moins rapide et une nouvelle technique de compression.Il est consécutif à une révision des règlements relatifs à la protection des ouvriers travaillant dans l\u2019air comprimé.C\u2019était la première fois qu\u2019une telle revision avait lieu depuis 1947.Les nouveaux règlements répondent mieux aux dernières exigenses de la science médicale et aux techniques modernes.Ils ont été édictés à la suite d\u2019une étude faite par M.Bernard Saint-Onge, ingénieur, directeur des Services techniques du ministère, et sanctionnés par le ministère de la Justice.Les principales modifications sont les suivantes : 1.La durée des périodes de travail est diminuée ; 2.La durée des périodes de repos est augmentée ; 3.Le procédé de décompression est compléte- ment modifié (moins rapide).Il est maintenant identique à celui de l\u2019Ontario et comparable à celui de l\u2019Etat de New-York ; 4.Une technique de compression est ajoutée.Elle est identique à celle en vigueur en Ontario et en France ; 5.Plusieurs nouvelles exigences sont ajoutées pour l'alimentation d\u2019air, soit : un compresseur de secours, une source d\u2019énergie de secours pour les compresseurs, un préposé au bon fonctionnement des compresseurs, la vérification quotidienne du bon fonctionnement des compresseurs ; 6.Des dispositifs spéciaux sont exigés si une conduite d'air à haute pression est amenée dans la chambre de travail.NOUVELLES Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 La durée du travail et du repos est déterminée par la pression maximale atteinte durant le travail d\u2019uneéquipe.Ainsi, la durée maximale du travail dans une chambre où la pression est supérieure à 20 livres, sans excéder 26 livres, sera de 4 heures par 24 heures.La première période de travail sera de deux heures et devra être suivie d\u2019une période de repos de trois heures et demie.La deuxième période de travail n\u2019excédera pas deux heures et sera suivie d\u2019une seconde période de repos d\u2019une heure et demie.Les heures de travail diminuent proportionnellement selon que la pression augmente.Les périodes de repos s\u2019allongent dans la même proportion.L\u2019inverse se produit lorsque la pression décroit.LES CANADIENS ET LA CIGARETTE Une étude rendue publique par le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Allan J.MacEachen, révèle que plus d\u2019un million de Canadiens qui fumaient habituellement la cigarette ont réussi à se libérer de cette habitude.Cette étude que l'agence Canadian Facis Limited a menée de novembre 1965 à janvier 1966 à la demande du ministère de la Santé, montre également que sur les 5 500 000 Canadiens que l\u2019on estime être encore des usagers habituels de la cigarette, 2 500 000 (45 pour cent) ont sérieusement tenté d'arrêter.M.MacEachen a déclaré : « Les résultats du relevé ne manquent pas d\u2019être significatifs devant ce fait tragique que, chaque jour, 300 jeunes Canadiens au moins contractent l\u2019habitude de fumer.Les chiffres démontrent non seulement qu\u2019un grand nombre de Canadiens s'inquiètent des effets nocifs de la cigarette mais aussi que plusieurs d\u2019entre eux ont réussi à perdre cette habitude.Il ne semble faire aucun doute que plusieurs milliers d\u2019autres seraient prêts à cesser, si les circonstances étaient favorables, si la famille, les amis et la société les y encourageaient ou le leur permettaient.Je crois que cette information sera d\u2019un grand secours aux jeunes Canadiens qui n\u2019ont pas commencé à fumer et qu\u2019elle donnera du courage aux fumeurs qui désirent abandonner.» Le relevé, effectué parmi des gens âgés de 15 ans et plus, révèle que, dans le nombre actuel des non- fumeurs, 32 pour cent des hommes et neuf pour cent des femmes ont fait jadis un usage habituel de la cigarette.D\u2019après l'estimation du nombre des non-fumeurs au Canada, ce pourcentage équivaut à 850 000 hommes et à 380 000 femmes.Il semble, en outre, que d\u2019aucuns peuvent y mettre un certain « frein ».Parmi les gens qui ne fument - ee + 4 Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 qu\u2019occasionnellement la cigarette, 46 pour cent des hommes et 23 pour cent des femmes, soit un total approximatif de 150 000 personnes, en faisaient auparavant un usage quotidien.A l\u2019échelle régionale, la Colombie-Britannique accuse la plus haute proportion d'anciens fumeurs réguliers de cigarettes (49 pour cent des hommes et 17 pour cent des femmes) qui ont maintenant cessé complètement ou qui ne fument qu\u2019occasionnellement, et le Québec, la plus basse (30 pour cent des hommes et huit pour cent des femmes).De même, la Colombie-Britannique accuse le plus haut pourcentage (53) et le Québec, le plus bas (37), quant au nombre des habitués de la cigarette qui ont tenté de cesser de fumer.Chez les hommes, le nombre de fumeurs habituels qui ont cessé est plus élevé en ville qu\u2019à la campagne, mais il n\u2019existe aucune différence, sur ce point, entre les femmes de la ville et celles de la campagne.Les efforts tentés en vue d'arrêter de fumer ont tendance à être plus fréquents chez les moins de 40 ans.La grande majorité des femmes qui ont cessé se rencontre dans le groupe d'âge 20-39 ans.La grande majorité des hommes qui ne fument plus régulièrement se trouve chez ceux qui sont âgés de 40 ans et plus.Dans l\u2019ensemble, cependant, les données indiquent que le nombre de ceux qui aimeraient cesser de fumer est partagé dans tous les groupes d'âge.Du nombre des anciens fumeurs, 15 pour cent se sont débarrassés de leur habitude moins d\u2019un an avant le relevé ; 19 pour cent, un an ou deux auparavant ; 19 pour cent, entre 3 et 5 ans plus tôt ; et 44 pour cent, il y a plus de cing ans.On a demandé aux anciens fumeurs les raisons pour lesquelles ils avaient cessé de fumer.D\u2019aucuns en ont invoqué plus d\u2019une.En voici la répartition s'appliquant à l\u2019ensemble des deux sexes : Raisons de santé non précisées.32% Toux, irritation de la gorge, bronchite.14% Géne dans la respiration, trouble respiratoire.5% Peur ducancer.Ce 4% Prescription ou conseil du médecin.10% Perte du goût après une maladie ou une opération chirurgicale.\u2026.16% Trop dispendieux.2 12% Aucun goût à fumer.LL LL 7% Sans raison particulière.\u2026.LL Raisons personnelles ; opposition des parents, de la famille.LL Le 7% Préférence pour la pipe.2 3% 12% (20) NOUVELLES 237 Habitude regardée comme mauvaise ou malpropre.1212 10001 14 LL ae 2% Excés dans I\u2019habitude.19, Diverses.oo a Lee 49%, Sans précision.oo 29 Chez les hommes, 21 pour cent des anciens fumeurs habituels de cigarettes qui en sont venus maintenant à n\u2019en fumer qu\u2019à l\u2019occasion, ont attribué cette interruption à leur préférence pour la pipe.Les diverses raisons de santé invoquées pour cesser de fumer régulièrement proviennent de tous les groupes d\u2019âge, jeunes et vieux, Dans le groupe de 25-39 ans, 26 pour cent ont avancé des raisons de santé non précisées, 13 pour cent ont déclaré que l\u2019habitude de fumer causait la toux, l\u2019irritation de la gorge ou la bronchite, six pour cent ont dit qu\u2019ils avaient éprouvé une gêne dans la respiration ou un trouble respiratoire et huit pour cent étaient hantés par le danger du cancer.La dépense comptait également pour beaucoup dans ce dernier groupe d'âge, car 20 pour cent ont affirmé que l'habitude de fumer était trop dispendieuse.DIMINUTION DE LA TUBERCULOSE AU QUÉBEC Le nombre de cas déclarés de tuberculose au Québec est passé de 3 903 à 1 693, de 1955 à 1965, et le nombre de mortalité a diminué de moitié durant la même période, passant de 608 à 321.C\u2019est ce que vient de déclarer le docteur Guy Cardinal, médecin hygiéniste, directeur du Service de la tuberculose, au ministère de la Santé.Ces chiffres permettent donc d\u2019affirmer que l'incidence de la morbidité et de la mortalité par tuberculose a considérablement diminué au cours de cette dernière décennie.Au cours de 1965, on aurait toutefois enregistré environ 200 cas de plus que durant l\u2019année précédente, de même qu\u2019une vingtaine de décès de plus.On attribue en partie cette légère variation à une amélioration dans les méthodes de dépistage et de classification de cette maladie.En juin dernier, le ministère de la Santé avait à la disposition des tuberculeux environ 1 500 lits répartis dans une douzaine d'institutions du Québec.L'\u2019occupation de ces lits atteignait une moyenne de près de 85 pour cent.La tuberculose pulmonaire demeure donc une maladie importante au Québec et le ministère de la Santé s'emploie à combattre cette maladie par tous les moyens possibles.È El E 6! E pi E ! aie ALLOCUTION L'OFFICE DE LA PRÉVENTION ET DU TRAITEMENT DE L'ALCOOLISME ET DES TOXICOMANIES * Je suis particulièrement heureux d\u2019avoir l\u2019occasion d\u2019exprimer, ce soir, devant un auditoire aussi varié l'intérêt que je porte à l\u2019un des problèmes les plus sérieux qui menacent actuellement notre province.L\u2019alcoolisme et les autres toxicomanies atteignent en effet une grande partie de la population du Québec, Selon des statistiques récentes, nous compterions quelque 80 000 alcooliques dans notre province et sur ce nombre, 40 pour cent seraient sans emploi.Comment ne pas être saisi par les implications sociales, économiques et financières que comporte chacun de ces drames pénibles ?J'ai préféré cependant vous entretenir plutôt de l'importance que mon gouvernement accorde aux graves problèmes que posent l\u2019alcoolisme et les autres toxicomanies et vous assurer que notre prise de conscience se traduit par une action énergique qui se veut aussi efficace que possible.Il y a quelques mois, en vue de coordonner l\u2019action des divers organismes s\u2019occupant d\u2019alcoolisme et d\u2019autres toxicomanies dans la province, nous avons décidé d\u2019unifier sous l\u2019égide d'une même association les organismes publics et semi-publics qui se penchaient sur ce problème au Québec.Ce regroupement des forces a donné naissance à l\u2019OPTAT (Office de prévention et du traitement de l'alcoolisme et des autres toxicomanies) qui relève actuellement des Services psychiatriques du ministère de la Santé.L\u2019existence de cet Office sera sanctionné par une loi lors de la prochaine session de la présente législature.Depuis sa création, l\u2019Office a été l\u2019objet de plusieurs éloges de la part d\u2019autres provinces, d\u2019états * Allocution prononcée par Monsieur Jean-Paul Cloutier, ministre de la Santé, de la Famille et du Bien-Etre social, à l\u2019occasion du colloque sur le thème « Alcoolisme et travail » tenu le 29 octobre 1966 par la Clinique de réadaptation pour alcooliques de Québec (Demrémy, Québec) en collaboration avec l\u2019Office de la prévention et du traitement de l\u2019alcoolisme et des toxicomanies (OPTAT) au Holiday Inn, de Québec.américains et même d\u2019organismes internationaux.En effet, le ministre de la Santé de la Saskatchewan n\u2019a-t-il pas délégué un représentant de sa province pour venir étudier la formule québécoise?Le docteur Boudreau, directeur général de l'OPTAT, revient de trois colloques internationaux auxquels il a participé en Suisse et au cours desquels on a mentionné que Québec serait le seul Etat à avoir vécu des expériences pratiques aussi bien étudiées et l\u2019unique endroit au monde où il existe contre l\u2019alcoolisme un programme de lutte aussi bien structuré.C\u2019est probablement dans cette optique que le Bureau international contre l\u2019alcoolisme, qui relève de l\u2019Organisation mondiale de la Santé, aurait l\u2019intention d\u2019aménager son secrétariat à Québec dans un avenir prochain.Si l\u2019Office de la prévention et du traitement de l\u2019alcoolisme et des toxicomanies fait l\u2019objet de tant d\u2019admiration de la part des étrangers, il me semble normal que les Québécois eux-mêmes devaient être plus renseignés sur l\u2019importance que prend l'OPTAT et les services incalculables que cet organisme peut rendre aussi bien aux citoyens pris individuellement qu\u2019aux collectivités.Cet Office s\u2019appuie sur quatre Services principaux qui sont l\u2019éducation, l'information, la recherche et le traitement.Les Services préventifs fournissent à la population et aux groupes spécialisés le matériel éducatif qui permettra de diffuser de nombreux renseignements sur les dangers que peuvent comporter l\u2019abus de l\u2019alcool et des autres toxiques.Cette éducation se veut positive, dénuée de tout préjugé et basée sur une connaissance scientifique de l\u2019alcoolisme et des autres toxicomanies.La section traitement assurera à toute la population des services thérapeutiques adéquats.L\u2019organisme les établira autant que possible sur une base régionale en faisant, dans bien des cas, appel à la collaboration des hôpitaux généraux, = Ti Ter ig ne iy Ei il ig ine Hy Tig Fi oy\" tk qe pe a Na : rier élit pe of pr pis cé, qu, Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 particulièrement ceux où un Service psychiatrique fonctionne déjà.Notre province possède déjà des ressources thérapeutiques impressionnantes pour les alcooliques.Les cliniques spécialisées dans la réadaptation pour alcooliques mettent au service de la population 343 lits.De plus, de nombreuses cliniques externes sont établies ou sont en voie de développement pour permettre une post-cure efficace.L'\u2019existence de ces cliniques externes apporte au traitement un élément d\u2019efficacité.En effet, il serait inutile de traiter des alcooliques en clinique interne si nous ne pouvions pas continuer le traitement durant une longue période en clinique externe.L\u2019alcoolisme est une maladie si complexe qu\u2019il faut, pour bien la traiter, mobiliser une équipe de thérapeutes capables d\u2019apporter des solutions positives aux aspects physiques, psychologiques, sociaux et spirituels de cette maladie.La compréhension du problème par l\u2019employeur constitue une étape importante et souvent décisive vers la réhabilitation de l'alcoolique.Votre présence ici ce soir constitue un témoignage de votre désir d\u2019aborder de façon constructive cette question délicate et prouve également votre empressement à offrir toute la collaboration dont vous êtes capables.Une telle attitude nous encourage à continuer le travail commencé.Il y a quelques années seulement, dans la plupart des industries, la seule politique en vigueur concernant l\u2019employé alcoolique était le congédiement sans condition.Cette solution facile qui ne créait pas de problème pour les chefs d\u2019entreprise en devenait cependant un pour la société, qui devait alors prendre en charge ces alcooliques encore capables, pourtant, d\u2019accomplir un travail producteur.Quelques grandes industries ont repensé complètement leur politique vis-à-vis l\u2019alcoolique.Elles ne sont malheureusement pas la majorité.Il est urgent que ce problème intéresse tous les chefs d\u2019entreprise et que l'opinion publique modifie les conceptions désuètes qu\u2019elle entretient trop souvent sur cette question, qu\u2019elle accepte l\u2019alcoolique comme un malade, et surtout un malade qu\u2019il faut soigner.C\u2019est même un devoir de le considérer comme tel, car, aujourd\u2019hui, on peut le traiter avec succès, L'expérience a démontré qu\u2019une bonne formule de traitement et de réintégration de l\u2019alcoolique est presque toujours profitable à l\u2019industrie, surtout lorsque celle-ci a investi certaines sommes dans la formation d\u2019un employé ALLOCUTION 239 spécialisé, pratique courante aujourd\u2019hui.L\u2019alcoolique soigné et guéri peut reprendre sa place au travail et recommencer à fournir des services dont la qualité n\u2019est pas inférieure à celle qu\u2019il a démontrée auparavant.Il ne faudrait pas non plus pousser l\u2019optimisme jusqu\u2019à espérer que l\u2019on puisse laisser la maladie évoluer indéfiniment : à un certain moment, 1l devient nécessaire de congédier l\u2019alcoolique trop avancé.En fermant les yeux sur le drame que vit son employé, l'employeur devient doublement responsable : d\u2019une part, en le gardant au travail, il ne lui permet pas de suivre les traitements qui s'imposent ; d\u2019autre part, il devient en quelque sorte le complice d\u2019une évolution, dont le terme serait, si l\u2019on ne fait rien, le congédiement inévitable de l\u2019employé à plus ou moins longue échéance.L\u2019alcoolisme se traite quand le diagnostic a été fait assez tot.De la l\u2019importance de convaincre le patient qu\u2019il doit se faire soigner.Le diriger vers une clinique de traitement demande beaucoup de compréhension, de tact et aussi de fermeté.L\u2019alcoolique traité qui sort de clinique en manifestant de la bonne volonté a droit à une réintégration conditionnelle.S'il a repris son emploi, grâce à la compréhension de son employeur, 11 peut devenir un employé efficace, qui s'intéresse à son travail et stimule la production de l\u2019entreprise.Non seulement sa famille retire-t-elle toutes sortes d'avantages de cette réintégration, mais aussi l\u2019employeur constate-t-il une meilleure atmosphère de travail conduisant souvent à un meilleur rendement de tous les employés en contact avec l\u2019alcoolique guéri.Votre participation en aussi grand nombre à ce colloque est un témoignage de l\u2019importance et de l\u2019intérêt que vous accordez personnellement ou que votre compagnie ou votre employeur accorde à ce problème.Ces réunions permettent d\u2019approfondir le sujet et d'orienter les discussions vers des solutions qui entraîneront l'élaboration de nos programmes de prévention et de traitement de l\u2019alcoolisme.Votre collaboration dans ce domaine nous est infiniment précieuse et nous souhaitons qu\u2019elle se poursuive et s\u2019intensifie.Je suivrai avec intérêt les travaux et les réalisations de l\u2019Office de la prévention et du traitement de l'alcoolisme et des toxicomanies.Je m\u2019engage à fournir constamment mon appui le plus complet à la tâche fondamentale accomplie par tous les organismes privés et publics qui cherchent à apporter des solutions par des méthodes 240 ALLOCUTION d'action positives, scientifiques et concertées contre cette maladie qu\u2019it faut soigner, l\u2019alcoolisme.Je demande donc à l\u2019'OPTAT et au docteur Boudreau de me préparer et de me remettre dans les plus bref délais un rapport contenant les don- Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 nées les plus récentes sur l\u2019étendue du problème dans le Québec, et les solutions qu\u2019ils envisagent pour y remédier.Ces solutions, après étude et échange d'idées, se traduisent dans l\u2019action dont le succès dépend dans une très large mesure de votre participation. CONGRÈS DE LA SOCIETÉ CANADIENNE DE CHIMIOTHÉRAPIE La Société canadienne de chimiothérapie tiendra son Troisième congrès annuel les 1 et 2 mai 1967, au Château-Laurier, à Ottawa.Le programme du | congrès comprendra un symposium sur les agents Wl antinéoplasiques, une table ronde sur l\u2019emploi M rationnel des médicaments en clinique exierne, de « même que des communications individuelles.{Les personnes intéressées à présenter une com- 14 munication à ce congrès voudront bien communi- s1quer avec monsieur E.J.Hamilton, secrétaire t1 exécutif, casier postal 3341, Station postale C, #4 Ottawa 3, Ontario.REUNION CONJOINTE DE L'AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS EE ; Les médecins et les infirmières sont invités à la réunion conjointe annuelle de l\u2019American College of Surgeons, à New-York, du 27 février au 2 mars.| L\u2019hôtel Americana servira de quartiers généraux ÿ pour les médecins et le Hilton pour les infirmières.Cette réunion annuelle devient presque aussi importante que le Congrès annuel de l\u2019American College of Surgeons.En plus de la chirurgie générale, 11 y aura des sections particulières au pro- 0 nr LAE A de ES verse eq gas CONGRES gramme pour l\u2019obstétrique et la gynécologie, la neuro-chirurgie, l\u2019ophtalmologie, l\u2019orthopédie, la chirurgie plastique, la proctologie, la chirurgie thoracique, l\u2019urologie.De plus, une journée entière sera consacrée à la traumatologie.Des films médicaux récents seront projetés tous les jours et quelques 50 exhibits industriels présenteront les nouveaux produits.Les groupes de discussions pour les infirmières porteront particulièrement sur les pace-makers cardiaques internes, l\u2019orientation de la chirurgie à cœur ouvert, la chirurgie plastique, les instruments chirurgicaux, la chirurgie de l\u2019oreille moyenne, les communications interdépartementales, l\u2019équipe neuro-chirurgicale, le patient en ophtalmologie et les techniciens en chirurgie.Les infirmières et les membres du Collège ne paieront pas de droit d\u2019inscription : les frais d\u2019inscription seront de $25.00 pour les autres.Le docteur John L.Madden, de New-York, dirige le Comité des chirurgiens qui prépare les sessions à l\u2019intention des médecins et mademoiselle Barbara Ann Volpe, le Comité pour les infirmières.On pourra obtenir des formules de réservations de chambres d'hôtel en écrivant à monsieur T.E.McGinning, American College of Surgeons, 55 East Erie Street, Chicago, Illinois 60611. NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES NORLESTRIN 1 mg Parke, Davis & Company Ltd.Composition.Chaque comprimé contient : Acétate de noréthindrone .1 mg Ethinyl-cestradiol .0,05 mg Norlestrin 1 mg est une association progestino- gène-œstrogène pour la régulation de la conception.De même que Norlestrin (2,5 mg), il renferme de l\u2019acétate de noréthindrone et de l\u2019éthinyl- œstradiol, mais ne renferme que 1 mg de la substance progestinogène.Administration et posologie.Premier cycle : Prendre le premier comprimé le 5° jour après le début des règles.Les comprimés doivent être pris régulièrement à un repas ou au coucher.Après avoir pris un comprimé par jour durant 21 jours consécutifs, n\u2019en prendre aucun durant les 7 jours qui suivent.Cycles subséquents : Après cet intervalle de 7 jours sans prendre de comprimés, commencer une nouvelle série de 21 comprimés, que les règles soient terminées ou non.Chaque cycle se compose de 21 jours de traitement et d\u2019un intervalle de 7 jours sans médicament.Il y a lieu de souligner que l\u2019efficacité du médicament dépend de la fidélité à prendre les comprimés régulièrement.Si l\u2019on préfère, on peut également suivre un traitement de 20 jours avec Norlestrin 1 mg.La posologie consiste en un comprimé par jour pendant 20 jours de chaque cycle, du cinquième jour du cycle menstruel au vingt-quatrième jour inclusivement.Le premier jour de la menstruation est considéré comme le premier jour du cycle.Chaque cycle de médication doit commencer le cinquième jour du cycle menstruel.Remarques spéciales sur l'administration.La menstruation survient généralement 2 ou 3 jours après arrêt de la médication, mais elle peut retarder jusqu\u2019au quatrième ou cinquième jour.Si la menstruation ne se produit pas, la patiente devra commencer un autre traitement de 21 (ou de 20) comprimés le septième jour ou, au plus tard, le huitième jour après avoir pris le dernier comprimé du traitement précédent.Si la menstruation ne se produit pas après cet autre traitement de 21 (ou de 20) jours, le médecin devra s'assurer que la patiente n\u2019est pas enceinte.Après plusieurs mois de traitement, le flux menstruel peut être réduit au point d\u2019être pratiquement inexistant (période silencieuse).Cette diminution du saignement peut être le résultat de la médication et, dans ce cas, n\u2019est pas un signe de grossesse.Il faut avertir la patiente de ne pas interrompre son traitement pour cette raison.Si l\u2019on entreprend un traitement de régulation de la conception (administration buccale) à un moment du cycle autre que celui qui est recommandé (le cinquième jour), on doit alors recourir en plus à une méthode approuvée de protection pendant les 7 premiers jours.Contre-indications.Ce genre de traitement (association progestinogène-œstrogène) est contre- indiqué chez les patientes dont le dossier mentionne un cancer, actuel ou antérieur (à cause de l\u2019œstrogène), une maladie du foie ou des troubles thrombo-emboliques, à moins que, de l'avis du médecin, les avantages ne l\u2019emportent sur les inconvénients.Les régulateurs de la conception (d\u2019administration buccale) sont contre-indiqués dans les cas suivants : mères qui allaitent, jeunes femmes chez qui la soudure éptphysaire n\u2019est pas complète, dans les cas d\u2019ictus cérébral, de perte partielle ou totale de la vue, de diplopie ou d\u2019exophtalmie.On a observé la masculinisation du fœtus féminin chez quelques patientes recevant des produits progestatifs durant la grossesse.On doit donc éviter l\u2019emploi de régulateurs de la conception (d\u2019administration buccale) renfermant des agents progestinogènes lorsqu'on soupçonne une grossesse.Effets secondaires.Le saignement intermens- truel, les nausées et la diminution du flux menstruel sont les principaux effets secondaires que l\u2019on attribue au médicament.Les nausées disparaissent spontanément, en général, après les quelques premiers cycles.Le meilleur moyen de les minimiser consiste à prendre le médicament à un repas ou au coucher.Le saignement intermenstruel diminue habituellement après le premier cycle.L\u2019altération du poids (perte ou accroissement) se produit fréquemment au cours d\u2019un traitement prolongé avec les régulateurs de la conception de ce genre.Il est impossible de déterminer dans pond us fi d els eid iis ED Lie de tile ii dl 1 eptin fis Level Médical NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES 243 + Vol.38 \u2014 Fév.1967 | quelle mesure ces modifications sont liées à l\u2019em- | ploi du médicament.On a aussi rapporté les | effets secondaires suivants : douleur aux seins, céphalée, acné, dépression, œdème, tension prémenstruelle, hirsutisme et douleurs articulaires.Présentation.Norlestrin 1 mg est présenté sous forme de comprimés renfermant chacun 1 mg d\u2019acétate de noréthindrone et 0,05 mg d\u2019éthinyl- œstradiol ; boîte de trois « 21-PAK » et flacon de 100 comprimés. NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ROCHE AJOUTE LE « GANTRISIN » À SON PROGRAMME D'AIDE AUX MALADES INDIGENTS Roche a récemment annoncé l'addition de deux sulfamides, Gantrisin et Azo-Gantrisin, à son programme d\u2019aide aux malades indigents.Instauré il y a deux ans, ce programme comprend à l\u2019heure actuelle huit médicaments, à savoir : Valium Roche, pour les indigents victimes de paralysie cérébrale et d\u2019athétose ; Prostigmin et Mestinon pour les indigents souffrant de myasthénie grave ; Librium ; Fluorouracil, pour les indigents victimes du cancer ; Roniacol, Supra- span, pour les malades nécessiteux avec troubles vasculaires périphériques ; Gantrisin et Azo-Gan- trisin, pour les indigents souffrant d\u2019infections chroniques des voies urinaires.Conformément à la politique adoptée, ces médicaments ne peuvent être obtenus que par les médecins de pratique privée pour les malades nécessiteux dont ils assurent bénévolement les soins.Ainsi que mentionné par M.Fralich, président de Roche, dans une lettre annonçant l\u2019addition de Gantrisin et Azo-Gantrisin, « cette mesure vise à sauvegarder et si possible rendre encore plus fructueuses les relations traditionnelles de médecin- patient.Elle consiste bien entendu à renforcer et non remplacer les secours prévus par le bien- être social pour le malade indigent ».UN DIRECTEUR MÉDICAL ASSOCIÉ CHEZ LILLY Le président de la Compagnie Eli Lilly (Canada) Limitée, monsieur Donn Joyce, a annoncé la création du nouveau poste de directeur médical associé pour cette Compagnie.Le docteur H.-Claude Frenette, de Laval-sur-le-Lac, Québec, a été nommé à ce poste.Le docteur Frenette sera responsable des affaires médicales de la Compagnie dans le Québec et les Maritimes ; il aura son bureau à Montréal et sera responsable au docteur Robert S.Dolman, directeur médical de Lilly au Canada.Depuis qu'il a obtenu son doctorat en médecine de la Faculté de médecine de l\u2019université de Montréal, le docteur Frenette a pratiqué la médecine à Laval-des-Rapides.Il est marié, a quatre enfants, fait la collection de peinture, d\u2019antiquités, de poissons tropicaux et est un enthousiaste skieur, nageur et joueur de curling.lo duré He ter gr i [ag se fin ST fi Su et J ner bien.lacy ia.SO huge 0 fare le tm die ere té de née aire lit, bia, Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 > grace Les observations cliniques et immunologiques d'une durée de plus de six ans ont démontré qu'une injection de Rus£ovax (virus vaccin vivant et atténué contre la rougeole) administré seul, sans globuline- gamma, constitue un moyen efficace et bien toléré de protéger les enfants contre la rougeole.L'expérience en champ clinique repose sur l'immunisation de plus de sept millions d'enfants dont plus d'un million qui ont reçu le RuB£ovax seul.Et, fait à signaler, les réactions au RuB£ovax employé seul n\u2019ont pas été génantes.Les données immunologiques recueillies pendant plus de six ans ont démontré que les taux de séroconversion que confère le Rug£ovax employé seul atteignent de 99 à 100 p.cent.Des observations récentes ont confirmé que le degre d'atténuation de la souche de virus utilisée dans le RuBEovax est tel que les niveaux d'anticorps conférés égalent ceux qui assurent l\u2019immunisation permanente acquise à la suite de la rougeole naturelle.Cette protection est durable et les enfants vaccinés au Rus£ovax sont demeurés exempts de la rougeole même durant des épidémies survenant des années plus tard.Si vous rencontrez au cours de votre pratique des enfants qui n\u2019ont pas été vaccinés et qui n\u2019ont pas eu la rougeole, vous pouvez les protéger à l'aide de cette méthode simple au cabinet de consultation: une injection de RuB£ovax seul \u2026.sans besoin d'y joindre de la globuline-gamma.@n 35 Une seule visite\u2026 - Une seule injection -Immunité contre la rougeole à RUBEOVAX Virus vaccin vivant et atténué contre la rougeole Posologie: Injection sous-cutanée de 0.5 cc dans le haut du bras.Indication: Immunisation contre la rougeole en une seule dose des enfants âgés de neuf mois et plus.Contre-indications: Leucémie; tuberculose active non traitée; lésion cérébrale chez les enfants âgés de moins d'un an; lymphomes et autres affections malignes généralisées; traitement actif aux corticoïdes, aux radiations, aux agents d\u2019alcoylation ou aux antimétabolites.Précautions: Les enfants inoculés au virus vaccin vivant et atténué sont atteints de fièvre ou d\u2019éruption environ cing a douze jours après la vaccination.La poussée fébrile est d'ordinaire bénigne, mais, en certains cas, elle peut parfois atteindre un degré assez élevé pour nécessiter un traitement à l'aide d'un antipyrétique selon une posologie pédiatrique.User de précaution chez les enfants ayant des antécédents de convulsions fébriles et chez les adultes.Différer l\u2019emploi en présence d'affections respiratoires accompagnées de fièvre, d'infections actives, en temps d\u2019épidémie de poliomyélite, chez des enfants ayant reçu une transfusion ou plus de 0.01 cc d'immuno- sérum-globuline par livre de poids dans les six semaines précédentes.Ce produit n'est pas recommandé pour l'immunisation des enfants âgés de moins de neuf mois et des femmes enceintes.Une idiosyncrasie aux oeufs, au poulet ou aux plumes de poulet peut se manifester.Si le vaccin vivant contre la rougeole doit être administré à des enfants affectés de fibrose kystique, ayant des antécédents de tuberculose ou de convulsions accompagnées de fièvre ou de tout autre syndrome d'aggression physiologique, on recommande l'administration de la globuline-gamma titrée pour son contenu en anticorps antimorbilleux à raison de 0.02 cc par livre de poids.Effets secondaires: Peuvent survenir de la fièvre, une éruption et quelques rares réactions locales de même qu'une adénopathie régionale.Sont possibles aussi des réactions graves à la protéine des oeufs ou aux injections de globuline.Une injection d'immuno-sérum- globuline peut donner lieu à une sensibilité locale et à de la rigidité musculaire.Renseignements détaillés au sujet des indications, de la posologie, des effets secondaires, des précautions et bibliographie sur demande.Présentation: Fiole de 0.5 cc de vaccin lyophilisé accompagnée dans un emballage à part d'une ampoule de 0.7 cc de solvant stérile pour la reconstitution et d'une seringue stérile uniservice avec aiguille.*Marque déposée \u20ac» MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL La recherche d'aujourd'hui au service de la thérapeutique de demain E i B: Xe _ ES _ = == = mT % 4 4 i 4 = i i 7% a i % ui 7 57 5 2 55 4 © a 2 I.4 2 2 A.Z 5 dE Ju = 2 4\u201d 2 i oe a 5 < 2e A & 7 i 7 se c 2 = > 7 = SSSR x Gi 2 SRE sa a 2 ss 7.= i % 2 i 0 7 St » = a a 2 i = = bo i ii se se 5 >.i XE = = 7 2 FE yb Si 5 sata A a 5 = nN Æ si oe oo 255 2 se 3e ee = sen 2 i 2.3 = 4 5 oe S NE in Sh i aR ry A = 2 Se .A 7 Ji # Ke se 2 = se 5 i = ae , .se S 7 7 fit i Le iu Ne a x - 5 2 5 5 = ; = 2 û 4 2 Sag 5 > = = sn i i 2 oh de oe 7 is 2 ; 4 i 5 \u201c i .ok Led S cu 5 ie i i 2h NE 5 AAA = a i Gi 7 oy .Ny 5 = Si .Ji .2 a à Lo 2 a = id % 4 i 5 5 ee 7 3 5 7 es PA nn * Ge a 2 2.= 5 = .À ° So Ny Gé sit 2 = = ; = = .= S - 2 = er 55 ; i i à 4 2 Se : = 5 ss EC ro = 2 @ 2 ve: 7 Æ Si se die = sr) = É Le = 2 4 a 2.= = x Na Gi i 5 % 7 Si 2 i oS = , oi = > 7 i 2 : : = rs 5 ER & = .En St SR i 7 2 = i sx a oN 3 SE = = SE = 3 \u201c > i 7 Ze 2 = = i Gh = 35 i = = se © = = ce Sh ie Las = i, a i i x 7 8 7 i a A 2 > i i a te SA = ti \u2018 7 = = = es \u20ac = eu Sins = & = es sn Ge = 5 5 2 Ci < = = 2 = =.SE ChE =.5 Ne à OAM A costs.QOH.cor rat, 2 Z i i Sa .i ; Eid Sh a Re ce Le 5 = ih i i ; = Pa = Oo = + : a i 4 i i = ; 2 i 5 Ts ae = = 8 SAY = = ge a ; oi i Hh i i 2 SE 2 = $ ce i = = WEES a asia # 0 lh 2 RÉ 5 = i i 2 de 2 \u2018 i A 5 , at 7 = i sin = 5 = = 5 HERG = 5 ie 2 ; « 2 A = \u20ac = .= Fi Gi a 2 a 7 = = ee = Si a 5 = = = Sa x.= =.oo .5 se 5 7 ë = Sa se x = Le 7 = i x ee 5 5e ai 5 i 2 .7 2 \u20ac a Has Gi À > + i 7 # a ad i ë 4 i = a i = si is Se & a = = © Go A = ce i or 2 ; 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V.4 \u20ac LOCACORTEN le SPECIFIQUE DE LA PEAU Ÿ | f Effet thérapeutique Incomparable.|- S707007QEPPTT VTT = eme in gt TE \\ SE 7 #+ - : Bis i} ly xs 8 ee \u2018 $ y iA 0 1% (~~ 4 SA à * 3A $ A sh {ar = A: \u201cSe I Eczéma infantile Nouveau dermocorticostéroide 4 a action locale remarquable | dans |'eczéma et la dermatite de contact 1 | OCACORTEN: FF FF 7x, A 1 / f \"pme >) * wp sal Ba, Er | Après une semaine de traitement au Locacorten agit aux points cibles e Calme la démangeaison e atténue l'inflammation LOCACORTEN le SPÉCIFIQUE DE LA PEAU CITATIONS DE LA LITTÉRATURE \u2018Après 18 mois d'emploi, le Locacorten s'est révélé un corticoide topique de très haute activité, constituant un progrès décisif en thérapeutique dermatologique\u201d.Friderich \u2018L'absence d'effets systémiques après l'application locale de pivalate de fluméthasone présente un intérêt majeur du point de vue clinique et pratique.Ce corticoide peut être considéré comme une préparation topique, dans la plus stricte acception du terme; Il permet d'étendre le traitement anti-inflammatoire même à des cas où les corticostéroides seraient en général contre-indiqués\u201d.Frenk et Felber \u201cLes études pharmacologiques ont démontré que [Locacorten] déploie une activité anti- inflammatoire insurpassée par aucun des dérivés stéroïdiens synthétisés à ce jour\u201d.Cueva V.et coll.\u2018Dans la plupart des cas, l'effet thérapeutique était déjà très apparent en seulement 24 heures après le début du traitement, ainsi que le montrait l'amélioration des signes comme des symptômes (réduction ou disparition du prurit et de la sensation de brûlure)\u201d Cambiaghi et Tomasini \u201cLes préparations Locacorten ont déployé une intense activité anti-inflammatoire, décongestive et antiprurigineuse.Elles se sont révélées supérieures, dans les nombreux essais thérapeutiques, aux autres préparations corticos- téroidiennes qui furent appliquées simultanément ou alternativement aux fins de comparaison (prednisolone, triamcinolone, dexamé- thasone et fluorandrénolone)\u201d Gugelmann \u2018.dans 90% de tous les cas, les lésions cutanées disparurent complétement\u2014résultat qui témoigne de l'extraordinaire efficacité de ce nouveau corticoide\u201d.Cueva V et coll.\u201c.une nette amélioration, particulièrement des symptômes comme le prurit et la sensation de brûlure, était déjà apparente le deuxième jour.Feoli No de code 7,000 BIBLIOGRAPHIE CAMBIAGHI, G., et TOMASINI C.Un nuovo corticosteroide antiinfiam- matorio per uso locale: il pivalato di flumetasone.Rass.Dermat.77.5,272, 1964.CUEVA, V.J., CASTILLO, F.J.et VENEGAS, C.M.: Corticoides topicos y dermatitis alérgicas.(Empleo local del pivalato de flumetasona).Medicina 45, 970,403, 1965.FEOLI, L.S.J.: Trimetilacetato de flumetasona.Sem.Méd.725, 1436.1964, FRENK, E., et FELBER, J.-P.Evaluation de la résorption cutanée de 2 corti- costéroides topiques nouveaux.Dermatologica 737.3.213, 1965.FRIDERICH, H.: Wirkungsspektrum eines neuen topischen Kortikoids in der dermatologischen Praxis.Med.Klin.59, 1399, 1964.GUGELMANN, W.Therapeutische Erfahrungen mit dem neuen difluorierten Externkortikoid Locacorten.Praxis 53, 1695, 1964.INDICATIONS: Eczéma, dermatites de contact.POSOLOGIE: Appliquer 2 ou 3 fois par jour une couche mince de Locacorten, en l'étalant uniformément sur la lésion.On peut se servir d'un pansement protecteur ou, dans les cas résistants, de pansements occlusifs.REMARQUE: en présence d'infection bactérienne concomitante, il faut employer conjointement le traitement anti-infectieux approprié.SI l'infection tarde à régresser, cesser |es applications de Locacorten jusqu'à ce qu'elle soit enrayée.EFFETS SECONDAIRES: Une irritation légère peut se produire, bien que rarement.Avec les pansements occlusifs, on a observé quelques cas de vergetures.PRÉCAUTIONS À PRENDRE: Lors de l'emploi prolongé sous occlusion de la médication, la possibilité d'effets systémiques sur le métabolisme est un risque à considérer.CONTRE-INDICATIONS: Dermatoses de nature tuberculeuse, varicelle, infections cutanées virales ou fongiques, éruptions post-vaccinales, dermatoses d'origine syphilitique, grossesse, maladies de la cornée.Tous renseignements concernant les effets thérapeutiques, la posologie, les effets secondaires, les précautions à prendre et les contre- indications seront fournis sur demande.PRÉSENTATION: Crème Locacorten (pivalate defluméthasone) à 0.03% dans un excipient hydrosoluble ; tubes de 15 Gm.; pots d'une livre.CIBA bn gs Laval Médical 41 Vol.38 - Fév.1967 C\u2019est l\u2019absence d\u2019indifférence qui fait la différence STELAZINE tranquillisant incisif 08 né idée (EE jue \u2018On ne note pas cette indifférence souvent rencontrée avec les autres tranquillisants.\u201d \u2014Gearren, J.B.: Dis.Nerv.System 20:66 (fév.) 1959 yes comprimés \u2018Stelazine\u2019 à 1 mg et à 2 mg sont présentés en flacons de 50.//s sont contre-indiqués dans milles états comateux ou dans les cas de dépression grave due aux dépresseurs du SNC et dans les cas de dfllyscrasie sanguine avérée, de dépression de la moelle osseuse et d'insuffisance hépatique préexistante.5000\" paire Les principaux effets secondaires, généralement fonction de la dose, peuvent comprendre les réactions :utanées légères, la xérostomie, l'insomnie, l'asthénie, la somnolence, les étourdissements et les manifes- ations myoneurales (extrapyramidales).De la faiblesse musculaire, de l'anorexie, des éruptions, de la actation et des troubles visuels peuvent aussi se manifester.Les dyscrasies sanguines et la jaunisse ont sté extrêmement rares.Prescrire avec précaution chez les malades souffrant de troubles cardiovasculai- es.Avant de prescrire, consulter la documentation SK&F ou la monographie correspondante dans e Vademecum International.2K Smith Kline & French - Montréal 9 *Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, SK&F ST:M17F Laval Médical Vol.38 \u2014 Fév.1967 DE LA LUMIERE DANS LES TENEBRES TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline Frosst) UN NOUVEL ANTIDEPRESSIF EFFICACE ET D\u2019ACTION RAPIDE Rapidité d\u2019action \u2014 L\u2019effet se produit en quelques jours au lieu de quelques semaines .\u2019humeur dépressive disparaît souvent en un i cing jours, Propriétés activantes et stimulantes \u2014 Dissipe la fatigue et la léthargie .fait renaître l\u2019initiative .enraye souvent les malaises somatiques fonctionnels qui accompagnent la dépression.Utilité étendue \u2014 Indiqué dans la dépression légère à grave liée aux situations affligeantes ou à la maladie physique ainsi qu\u2019aux dépressions psycho- névrosées et psychotiques.Sécurité \u2014 Dépourvu des effets toxiques des inhibiteurs de la MAO .ne cause habituellement pas de somnolence .en général, les effets secondaires sont légers, rares, et d\u2019ordinaire se maîtrisent en adaptant la dose.Posologie \u2014 La dose quotidienne varie entre 15 mg et 60 mg.La diviser en 3 ou 4 prises par jour.La dose moyenne est de 30 mg par jour.Présentation \u2014 Comprimés laqués, qui contiennent chacun 5 mg ou 10 mg de PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ chlorhydrate de protrip- te Charles E.Frosst ot Cie tyline ; flacons de 100, MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 DISSIPE LA LÉTHARGIE ET FAIT RENAÎTRE L'INITIATIVE @Marque dépoi Ni! R 5! 2 rss] IDE os il al p pda sont eu | Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline Frosst) CONTRE-INDICATIONS: A cause de ses effets anticholinergi- ques, le chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline), est déconseillé chez les malades atteints de glaucome et aux prédisposés à la rétention urinaire.On ne doit pas le donner pendant la grossesse car les essais cliniques sont limités dans ce domaine.Toutefois, des études du système de reproduction chez le rat, la souris, le lapin n\u2019ont pas démontré de malformation du fœtus.Chez la souris, la protriptyline a traversé le placenta, et la concentration maximum s\u2019est produite chez le fœtus trente minutes après celle de la mère.EFFETS SECONDAIRES ET MISE EN GARDE: Les effets secondaires les plus fréquents sont: agitation, nervosité, accélération du pouls, insomnie, faiblesse, étourdissements, fatigue et hyperhidrose.Plus rarement: saveur désagréable dans la bouche, tremblements, dystonie, ataxie, somnolence ainsi qu'hypotension orthostatique.L'activité anticholinergique peut se manifester sous forme de pouls rapide, sécheresse buccale, vision brouillée, rétention urinaire ou constipation.Une diminution de la dose peut habituellement maitriser ces effets.Étant donné que le chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline) peut occasionner la tachycardie, il faut l\u2019administrer avec prudence chez les personnes atteintes d\u2019affections cardio-vasculaires qui pourraient être aggravées par la tachycardie.Des réactions allergiques telles lésions cutanées, pétéchies et urticaire se produisent rarement.Chez les schizophrènes, le chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline) a l'instar d\u2019autres thymoanaleptiques efficaces, peut aggraver certains aspects de leurs psychoses.Dans ce cas, un calmant administré conjointement assure une maitrise des symptômes.Pareillement, cette thérapie est utile chez les très anxieux et les très agités.On recommande des doses plus faibles chez les personnes souffrant du syndrome cérébral chronique.Chez les schizophrènes autiques, la protriptyline peut, pendant le stade initial de la thérapie, dissiper la dépression et provoquer l\u2019apparition de symptômes psychotiques.Un léger ataraxique ou un thymoanaleptique à propriétés tranquillisantes tel l\u2019amitriptyline peut être administré conjointement dans les cas d\u2019agitation et d'angoisse à degré moindre; ils provoquent en même temps le sommeil chez les insomniques.Chez les maniaco-dépressifs, il est possible qu\u2019un traitement au chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline), provoque les symptômes de la phase manique.Quand le malade réagit à la thérapie, on doit réduire la dose sans tarder mais avec prudence, en tenant compte, toutefois, de la nécessité d\u2019un traitement d'entretien.Chez les malades soumis à un traitement au long cours avec un médicament nouveau, on doit faire des tests sanguins et urinaires à intervalles réguliers.On a observé, très rarement, de l\u2019urticaire pigmentée et du purpura, et une diminution des plaquettes sanguines pendant les premiers essais cliniques.Toutefois, la relation de cause à effet entre l\u2019administration du médicament et l\u2019apparition de ces troubles n\u2019a pu être définitivement établie.Les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase peuvent accroître l\u2019intensité des effets des autres drogues.\u2019-» Lorsque les malades déjà soumis à ces drogues doivent recevoir du chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de protriptyline), on laisse écouler une période de 10 à 14 jours entre l'emploi de ces deux agents pour dissiper les effets de l\u2019inhibiteur de la mono-amine-oxydase.Le traitement au chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de pro- triptyline) doit être institué lentement et la dose augmentée graduellement jusqu\u2019à la dose voulue.On n\u2019a observé aucune preuve de potentialisation lorsqu\u2019on a transféré immédiatement des malades du chlorhydrate d\u2019amitrip- tyline au chlorhydrate de TRIPTIL (chlorhydrate de protrip- tyline) ou vice versa.Les risques de suicide sont inhérents à la dépression grave et peuvent demeurer jusqu\u2019à ce qu\u2019il se produise une amélioration sensible de l\u2019état du malade.Il importe de le surveiller de près pendant les premières semaines de la thérapie, et surtout quand la dépression régresse et l\u2019activité croît.De plus, il peut être nécessaire de l\u2019hospitaliser ou de lui faire suivre des séances d'électro-choc.®Marque déposée Une documentation complète à l'intention des médecins est disponible sur demande.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE Charles E.Frosst et Cie MONTRÉAL CANADA MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 LV (23) 43 REACTIONS DEFAVORABLES AUX MEDICAMENTS Si vous soupgonnez une réaction défavorable causée par un médicament, veuillez aviser : le Service médical, la Commission des produits alimentaires et pharmaceutiques, Tunney's Pasture, Ottawa 4, Ontario.Des formules appropriées vous ont été envoyées par la poste.CONTRIBUTION DE KOMO CONSTRUCTION LIMITÉE AMÉDÉE DEMERS, président. quand la flore intestinale normale est altérée par les antibiotiques forme de capsules pour lui assurer une activité \u201cBACLD.traitement physiologique des diarrhees post-antibiothérapie M Le Lactobacillus acidophilus viable présenté sous HM Favorise le rétablissement de la flore intestinal maximum.sécutives à l\u2019antibiothérapie, d\u2019une façon efficac sûre, strictement physiologique.M Le seul lactobacille qui se reproduise dans l'intes- M Pius simple, plus sûr et plus savoureux que le yo tin de l'homme.gourt, le lait fermenté ou le petit-lait.1 Les capsules de Bacid apportent, dans les doses quotidiennes, des milliards de Lactoba- cillus acidophilus viables, comportant la souche humaine soumise à une culture spéciale.La capsule contient, en outre, 100 mg de carboxyméthylcellulose.Posologie: deux capsules de Bacid, de 2 à 4 fois par jour, de préférence avec du lait ou du lactose.Présentation: En flacons de 16, de 50 et de 100 capsules.Documentation détaillée envoyée sur demande.ARLINGTON-FUNK LABORATORIES div.U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd = C.P 2220, St-Laurent, Montréal 9, P.Q.1.Beck, C et Necheles, M.: Am.J.Gastroenterology, 35: 522, 1961.normale, contribue à enrayer les diarrhées con- | | | | | Laval Médical Vol.38 - Fév, 1967 Si l\u2019amphétamine seule la rend nerveuse\u2026 .pensez au GRADUMET\" de DESBUTAL\" Calme son anxiété tout en réprimant sa phagomanie Elle est tendue, nerveuse, phagomane \u2014 le genre de malade susceptible de réagir exagérément a l'amphétamine seule \u2014 et qui pourtant ne réagit pas du tout a des drogues moins puissantes.Quelle est la réponse?Le Gradumet de Desbutal.Pourquoi?Parce qu\u2019il calme son anxiété tout en réprimant sa phagomanie.Cette double action résulte du fait que le comprimé est construit en deux sections accolées dos à dos, avec chacune sa propre vitesse de dégagement.Une section renferme de la Désoxyne* (méthamphétamine) pour freiner l'appétit et relever le moral; l\u2019autre renferme du Nembutal* (pentobarbital) pour calmer la patiente et combattre toute stimulation excessive.Plusieurs formes de DESBUTAL* Desbutal 10 Gradumet* \u2014 10 mg de Méthamphétamine 60 mg de Pentobarbital Desbutal 15 Gradumet\u201d \u2014 15 mg de Méthamphétamine 90 mg de Pentobarbital Capsules de Desbutal \u2014 5 mg de Méthamphétamine 30 mg de Pentobarbital Grâce au Gradumet unique en son genre, les deux drogues sont dégagées dans un rapport posologique efficace tout au cours de la journée.Le mécanisme du dégagement est purement physique et ne dépend que d'un seul facteur présent chez tous les malades: la présence de liquide gastro-intestinal.II ne dépend nullement d'enrobages gastro-résistants, d'enzymes, de la motricité, ou d\u2019une concentration ionique \u201cidéale\u201d dans le tractus gastro-intestinal.Le dégagement est continu et contrôlé.C\u2019est ce dégagement prévisible qui fait la différence pour vos malades.La dose est d'un seul Gradumet par jour.PRECAUTIONS: Le Desbutal est contre-indiqué chez les malades prenant un inhibiteur de la monoaminoxydase.Employé avec prudence chez les hypertendus, les cardiaques, les hyperthyroïdiques ou les malades sensibles à l'éphédrine et ses dérivés.Les personnes maladaptées devraient être surveiliées soigneusement.Renseignements médicaux complets fournis sur demande.*Nom déposé.*Gradumet \u2014 Forme posologique à dégagement prolongé, Abbott.sssorr LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE HALIFAX » MONTREAL » TORONTO « WINNIPEG « VANCOUVER (24) 408YEE a, Laval Médical 46 Vol.38 - Fév.1967 Téléphone: 529-5741 W.BRUNET & CIE LIMITÉE PHARMACIE EN GROS © Au service de la profession médicale e 600 est, boulevard Charest, Québec 2, P.Q. { 1: 524-2454 T E LL EP H ONE S et 524-2455 kit A IMPRIMEURS | ANGLE ST-ROCH et ST-VALLIER QUEBEC UE IAA /) // / / \\ DIMIPHESSION THPGGHAPHIQUE / /) en = LT DE LUHOGHATNIE, / S S Hi fie a \\ Lo réussite de nos TOVOUY AS S est more meilleure PUENTE À $ i ) | \u2014 | CONSULTEZ NOS CLIENTS / ill : 4 É // A 0 7 48 7040 alors.c\u2019est tout?« e nez est le trait le plus apparent du visage\u201d a dit Buffon, cela suffirait-il à en faire la partie la plus méprisable ?Aucun autre point de l\u2019anatomie humaine ne subit autant d\u2019humiliation .Le coeur reçoit toutes les attentions, le foie a toute notre sympathie et tous nos soins vont 4 la peau.Mais notre pauvre nez .busqué, courbé, crochu, tortu ou épaté, camard ou en trompette .enluminé ou bourgeonnant .attrape tous les quolibets , .On prétend qu'il est toujours fourré partout.\u2026.qu\u2019on lui tire les vers .qu\u2019il se fait toujours regarder par en-dessous .et pourtant .tant de choses lui pendent au bout! Songez au nez de Cléopâtre.Les Romains faisaient de leur nez l\u2019objet de leur orgueil .leur long nez aquilin était un signe de distinction.Mais avec le temps le nez tomba en disgrâce.Pourtant, quoi de plus gracieux qu\u2019un nez mutin, spirituel, même impertinent et parfois fripon.Heureusement, vint un jour Rostand, qui sauva l\u2019honneur des nez .Cyrano, qui avait autant d'esprit que de nez, a bien vengé tous les grands nez du monde.\u201cApprenez que je m\u2019en orgueillis d\u2019un pareil appendice, attendu qu\u2019un grand nez est proprement l'indice d\u2019un homme affable, bon, courtois, spirituel.\u201d Les auteurs n'ont pas tous traité le nez avec autant de respect et pour bien démontrer que le nez est un endroit où les enfants ne doivent pas se mettre les doigts, Jules Romain a écrit: \u201c, .le nez est un organe qui renifle, et qu\u2019il faut \u2018Pour un parfumeur, quelle enseigne!\u201d (Rostand) moucher de temps en temps avec bruit, le mouchoir s\u2019attardant ensuite une seconde à curer le creux de chaque narine.\u201d (Les hommes de bonne volonté) C\u2019est si sensible un nez.aux humiliations, aux insultes, aux coups d'encensoir .et si sensible aussi au froid .aux courants d'air .Un nez.c\u2019est si vite enchifrené .alors au moins traitons-le avec respect .Avec Otri- vin, bien sûr, .car Otrivin traite les nez avec tout le respect qu\u2019on leur doit.Otrivin ressemble'au vaso-constric- teur \u201cidéal\u201d plus que tout autre décongestif nasal sur le marché.Otrivin soulage les voies nasales enflammées, l\u2019enchifrènement, la sinusite aiguë et chronique, le rhume des foins et l\u2019otite moyenne en ramenant à la normale, en quelques minutes, les muqueuses nasales enflées.Otrivin conserve son activité durant au moins 12 heures.On attribue I'efficacité d\u2019Otrivin au fait que son activité s'exerce graduellement et élimine ainsi les effets ischémiques soudains de l\u2019adrénaline et des médicaments du même type.L'effet prolongé d\u2019Otrivin ne cause aucun dommage aux muqueuses, n\u2019affecte pas l'activité ciliaire, ne produit pas d\u2019accoutumance et son action douce prévient toute réaction de sevrage, Aussi, Otrivin est-il devenu le médicament le plus fréquemment prescrit au Canada pour ces affections.Sûr, même pour les nourrissons, Otrivin est bien accepté par les malades de tout âge et par les médecins.\u201cNous sommes d'avis qu\u2019Otrivin à 0.1% libère et draine les voies nasales de façon douce et efficace, produisant la déconges- Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 tion prolongée des muqueuses sans entraîner les effets secondaires habituels des vaso-constricteurs.Otrivin est efficace en faibles concentrations et on peut l\u2019administrer en toute sécurité même aux jeunes enfants.\u201d Otrivin, pour les nez enchifrenés .Indications: Congestion nasale accompagnant le rhume, la rhinite, la sinusite; mal de téte de tension, blocage de l'oreille ou otite moyenne grave causée par la congestion nasale.Otrivin facilite l'exploration; c\u2019est aussi un adjuvant précieux avant et après une intervention.Posologie: Deux ou trois fois par jour ou plus souvent s'il y a lieu.Adultes et enfants d\u2019au moins 12 ans: une ou deux vaporisations ou deux ou trois gouttes d\u2019Otrivin i 0.19, dans chaque narine.Enfants de 61 12 ans: une ou deux vaporisations ou deux ou trois gouttes d'Otrivin à o0.05'( dans chaque narine.Enfants de moins de 6 ans: une vaporisation ou une goutte d'Otrivin à 0.0s\u2018« dans chaque narine.Effets secondaires: Enflure de compensation, tintement et picotement sont des réactions rares et bénignes.On a parfois observé des maux de téte, des palpitations et des étourdissements.On peut demander des renseignements détaillés sur l'activité thérapeutique, les effets secondaires et les précautions à observer.Présentation: Gouttes nasales d'Otrivin à 0.17ç, flacon de 1 0z liquide avec compte-gouttes et flacon compressible de 20 ml pour vaporisations.Gouttes nasales d\u2019Otrivin 3 0.05%, pour enfants; flacon de 1 oz liquide avec compte-gouttes et flacon compressible de 20 ml pour vaporisations.Bibliographie: 1.Peluse, A.\u201cAn Improved Topical Vasocon- strictor for the Stuffy Nose.\u201d Eye, Ear, Nose, and Throat Monthly, 38:936, nov.1959.OTRIVIN (xylométazoline CIBA) traite les nez avee respect CI BA DORVAL, QUEBEC ih sg , di | Laval Médical 49 Vol, 38 - Fév.1967 Sodium Bicarbonate .0.170 Gm.rééd ucateur Sodium Sulfate .0285 Gm.KX .\" Sodium Phosphate .- 0.19 Gm.des fonctions gastriques dyspepsies Sodium Bromide | 020 Gun gastrites 1 à 2 comprimés dans un demi-verre d'eau états nauséeux niece aéroPNhagie cn si d- u a pr fl HIN CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANCAISE LIMITEE - - MONTREAL, QUE.(25) Laval Médical 50 Vol.38 - Fév.1967 \"OFFRE D\u2019EMPLOI À L\u2019ASSOCIATION DES FACULTÉS DE MÉDECINE DU CANADA L\u2019AFMC invite les diplômés en médecine ou en sciences médicales de base à se porter candidats à un nouveau poste administratif dans son secrétariat.Les candidats doivent rr 7 : x > * 7 : A s\u2019intéresser activement à l\u2019enseignement de la médecine et être capables de se charger d'initiatives dans un de ses domaines, v.g.pédagogie, appui financier à la recherche, formation des résidents, enseignement postscolaire ou santé publique.La connaissance des deux langues constitue un avantage.Le traitement correspondra aux échelles actuelles suivies dans les universités ainsi qu\u2019à l\u2019expérience du candidat.Pour de plus amples renseignements et les formules de demande, s'adresser à : J.Wendell MACLEOD, M.D, secrétaire administratif, Association des Facultés de médecine du Canada, 151, rue Slater, OTTAWA 4 (Ontario).Téléphone : (613) 237-3330 PLUS DE CENT ANS AU SERVICE DE LA MÉDECINE J.-E.LIVERNOIS, Limitée PHARMACIENS EN GROS PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES INSTRUMENTS ET ACCESSOIRES DE CHIRURGIE - PRODUITS BIOLOGIQUES ARTICLES DE PHOTOGRAPHIE - CINÉ-CAMÉRAS 1200, rue Saint-Jean, Québec.- Téléphone : 522-5214 CONTRIBUTION DE KOMO CONSTRUCTION, LIMITEE AMEDEE DEMERS, président J.-ELzEAR DION, président JuLes RICHARD, vice-président Téléphone : 529-9244 TREMBLAY & DION, Inc.CLEMENT & CLEMENT, INC.avigraphes et machmes à a wonner naerwoo PHOTO - LITHOGRAPHIE VENTE \u2014 SERVICE \u2014 LOCATION Téléphone : 522-6427 725, côte d\u2019Abraham, Québec.555 est, boulevard Charest (face 2 la Cie Paquet), Québec.ee La va yy ; Laval Médical 5% Vol.38 - Fév.1967 n | Lo _ i SSS - a Fen Jardins NEAT ai , 503 Pont-de-Québec, Inca / 3235, chemin Saint-Louis, Sainte-Foy, Québec 4 EN ADDITION À SES SERVICES EXISTANTS .sont heureux de vous annoncer l'ouverture de leur service fleuriste | A DÉCORATION INTÉRIEURE e ARRANGEMENT DE FLEURS E e SERVICE DE LOCATION e COURONNES MORTUAIRES È Vous trouverez des spécialistes pour vos problèmes fleuristes y Téléphone: 653-2885 Ë ALAIN FLAUTRE, À VOTRE SERVICE 12 HEURES PAR JOUR È gérant du service des fleurs LIVRAISON GRATUITE 4 x | E ; È | E } 14 i panne\u2019 £ \u201cog a 2721, rue fo.Zot M8 Ps Québec 10, P.Q.od (26) Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 ÉQUIPEMENT D'HÔPITAL À VENDRE 1 appareil à rayons ultraviolets, G.E.247813 = 1 lampe à rayons infrarouges (golden glow), modèle 675-750 = 1 lampe à rayons infrarouges (golden glow), modèle 680-100 W = 1 appareil à marquer la toile, série 8276 = 1 appareil à marquer la toile, série 0356 = 1 photomètre (Flame Baird), modèle DB4-772 = 1 appareil à électrocardiogramme (Cambridge), série 050045 s 2 appareils fluoroscopiques (Picker) 35MA, à l'épreuve des chocs, style 705, série 760, avec pédale et écran style 11, série 728 = 1 cautérisateur et enveloppe n° 263, n°1000 « 1 table d'opération (Sham- paign), n° S1512, série 6083 » 1 table à examens » 500 classeurs, 4 tiroirs, format légal, 51\u201d x 28\u201d x 20\".S'adresser à: SURPLUS L'ASSOMPTION, 641, boulevard L'Ange-Gardien, L'Assomption, P.Q.Casier postal 680.Tél.: 514-837-4336 Représentants: J.-W.Prenevost 837-4224 Edouard Paré 837-3592 Ovide Charette 837-4283 André Venne 837-3445 I Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-0.NADEAU & FILS, Inc.600, cote d\u2019Abraham, Québec.- Téléphone : 522-6429 Téléphone : 522-2091 J.-ANTONIN MARQUIS PHARMACIEN Directeur de l'École de Pharmacie de l'Université Laval 501, 3° Avenue, - - Québec.Téléphone : 525-4825 ADELARD LABERGE, Ltée ENTREPRENEUR 260, 5° Rue, - Québec 3, P.Q.HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON CANADIAN IMPORT COMPANY 83, rue Dalhousie, Québec, - Tél.: 692-1510 I! y a une succursale dans votre localité pour vous servir LA BANQUE D\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.Téléphone : 681-4119 MAINGUY, JARNUSZKIEWICZ & BOUTIN ARCHITECTES 1327, avenue Maguire, - QUÉBEC 6, P.Q.Téléphone : 522-1235 PHARMACIE SOUCY 999, avenue Cartier, - Québec.Li il ee \u2014 \u2014\u2014 rv = Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 Vous voulez connaître l'anglais, ils veulent connaître le français de façon pratique ?.La revue «BUT TERFLY» se présente aux Canadiens français et aux Canadiens anglais DANS UNE FORMULE ÉPROUVÉE, SIMPLE ET ORIGINALE, À LA PORTÉE DE TOUS, JEUNES ET ADULTES Lorsqu'on ne peut séjourner plusieurs mois dans un pays, la bonne manière d'en apprendre la langue vite et à fond, c\u2019est de lire, traduire sans cesse, et de varier continuellement ses lectures, à défaut ou en complément de conversation courante.Nous venons de parcourir une revue de France que nous considérons comme particulièrement ajustée à un tel objectif.Pourquoi une revue bilingue ?ll s\u2019agit de « BUTTERFLY », une revue mensuelle bilingue publiée au Havre, à un coup d'aile de l'Angleterre, revue qui se propose non seulement d'aider l'étudiant à se familiariser avec le vocabulaire, mais encore et surtout avec les tournures idiomatiques de la langue française ou de la langue anglaise.Les articles, écrits en français par des Français et en anglais par des Anglais traitent des sujets les plus variés, ce qui permet un enrichissement rapide du vocabulaire.En outre, la juxtaposition des textes permet de comparer à tout moment les particularités de chaque langue et de déceler les différences de structure d\u2019une langue à l'autre.Ce qui contribue à diminuer énormément une des difficultés de l'apprentissage d\u2019une langue.« BUTTERFLY » ne supprime pas l'effort.La revue « BUTTERFLY » est abondamment illustrée, elle contient des articles documentés, d'autres amusants, des dialogues courants, des mots croisés et, l\u2018ensemble est fort bien balancé.La formule nous semble intéressante au point que nous nous permettons de la recommander à nos lecteurs.Vous pouvez en obtenir un spécimen contre dix sous en timbres ou vous y abonner en vous adressant à l\u2019agence internationale d'abonnements PERIODICA Inc, 5090, avenue Papineau, Montréal-34.À n'en pas douter, la lecture de « BUTTERFLY » assurera à votre effort un rendement maximum.Pour ceux qui désirent connaître l'Afrique, les problèmes qui s\u2019y posent, l'enthousiasme qui la soulève, les périls qui la menacent, une trés belle revue.vivante afrique À notre époque où la qualité est partout exigée, « VIVANTE AFRIQUE » se présente comme une revue documentaire et illustrée de très haute tenue.On y découvre une Afrique aux cent visages, ouverte aux grands courants qui traversent le Tiers-Monde.Chaque année, les six numéros de « VIVANTE AFRIQUE » en cernent les différents problèmes.Monographies sur un pays en particulier, et présentation de situations d'ensemble, vous permettent de saisir la vraie dimension des faits et des événe- ments.Les Pères Blancs et les Sœurs Blanches d'Afrique, responsables de l'édition s'honorent de la collaboration des plus éminents spécialistes des questions africaines.Revue extrêmement attirante par le choix et l\u2019abondance de son illustration; elle est réputée partout où elle circule \u2014 en France, en Belgique, en Suisse, et de plus en plus au Canada.Si vous ne la connaissez déjà, vous pouvez en obtenir un spécimen sur demande accompagnée de cinquante cents, en vous adressant à l'agence internationale d'abonnements PERIODICA Inc, 5090, avenue Papineau, Montréal-34, ou, vous y abonner pour quatre dollars.« VIVANTE AFRIQUE » constitue pour toute bibliothèque privée ou publique une brillante et enrichissante acquisition.I Laval Médical Vol.38 - Fév.1967 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS A Anglo-Fench Drug Cie Ltée.28 Arlington-Funk Laboratories, div.u.s.Vitamin \u2018Corp.of Canada, Ltd.33, 44 AVIS.AA AAA AR AA na aa aa ana 43, 52 B Banque d'Economie de Québec.52 Brunet, W., & Cie Ltée.8, 46 od Canadian Import Co.e a aa can ec a aan eee 52 Charrier & Dugal (1965) Ltée.47 Claire-Fontaine, Ltée.ane 52 Clément & Clément, Inc.50 Compagnie Ciba, Ltée.37, 38, 39, 40, 48 Corporation Pharmaceutique Française, Ltée.20, 49 D Département des Impressions et de la Papeterie publi- QUES.2002 044 sas ane an LL LL LL eee aa a Las Lane 31 Desbergers Limitée.ae ae ane 34 E Elliott-Marion Cie Ltée.34 Ethica Limitée.Le Lee 19 F Fenwal Laboratories.c.coiviiini.32 Frosst & Co.,, Charles E.10, 29, 42, 43 G Geigy Pharmaceuticals, Ltd.36 H Herdt & Charton, Inc.25, 27 Heechst Pharmaceuticals of Canada, Ltd.6,7,8 Hoffmann-La Roche, Ltée.Couv.IV J Jardins Pont-de-Québec.B1 K Komo Construction, Ltée.43, 50 Po \u2014\u2014 L Laberge, Adélard, Ltée.52 Laboratoires Abbot, Ltée.121120000000 22, 45 Laboratoire Demers, Ltée (Le).51 Laboratoire Nadeau, Ltée.9 Laiterie Laval, Enr.9 Lilly & Company (Can), Ltd.\u2018Eli.LL 21 Livernois, J.-E., Ltée.Ce 50 Lyster Chemicals Ltée.30 M Mainguy, Jarnuszkiewicz & Boutin.52 Marquis, Pharmacie J.-Antonin .FR LL LL 52 Merck, Sharp & Dohme of Canada, Ltd.14, 35 N Nadeau & Fils, J.-O.b2 O Offre d'emploi.Lee .50 P Periodica, Inc.c.B3 Pharmacie Soucy.anna 52 Photogravure Artistique, Inc.La .52 Poulenc, Ltée.\u201c Couv.I, 3, couv.IH R Riker Pharmaceutical Co.Ltd.\u2026\u2026\u2026.12 Rougier, Inc.a ana 11, Couv.| S Sandoz Pharmaceuticals, Ltd.4, 24 Smith, Kline & French.26, 41 T Tremblay & Dion, Inc.50 U Upjohn Company of Canada.15,16,17,18,31 Vv Vichy-France.ccc.23 w Welcker & Cie, Ltée.civ.5 Winthrop Laboratories of Can, Ltd.13 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de leg, i a.Zn 0 S NF a Sha > Ng .Bo Mw = Ê FF L $ 3 Ma : A 4 d Ÿ i $ ; x 7) = ss 4 AE Wo & i.sa = ad NO 5 RRR, È ; AS i A I~ SIF ou a LE & % = Ne > 4 om .4 + Gi À , | 5; well PHENERGAN VC EXPECTORANT 5 ml (c.a thé) renferment wl | 5 mg de PHÉNERGAN (prométhazine) expectorant et 5 mg de phényléphrine HCI dans une formule bien équilibrée | antihistaminique vif 4 | analgésique local + 83 décongestif (VASO-CONSTRICTEUR) | Renseignements complets sur demande Bice wires 8580 ESPLANADE.MONTREAL 11 = dréfrfioes CharmiEr & Ducs (1965), LTÉE, imprimeurs-lithographes, Québec.\\ Indications; le Valium® Roche aide à contrôler la tension émotion- = À nelle, les symptômes tensionnels tels que troubles du sommeil Va | i U m R h e 1 et fatigue névrotique, anxiété avec symptômes coexistants de dépression, maladies psychosomatiques, céphalée tensionnelle, nu : ! = .ainsi que la douleur et les spasmes dans les affections musculaires d'origine centrale ou périphérique.Contre-indications: myasthénie ( 0 n U | d d grave.Précautions: s'abstenir de consommer des boissons 3 alcoolisées durant le traitement.Faire preuve de prudence dans les la fonction hépatique lors d'emploi prolongé.Roche souscrit au a principe établi de ne pas prescrire de médicaments au cours des = 3 trois premiers mois de la grossesse.Posologie: adultes\u2014troubles À émotionels légers à modérés: 2-5 mg t.i.d.; cas graves et aigus: e PD ysl q U jusqu'à 60 mg par jour en doses fractionnées.Patients âgés et débiles: 2 mg b.i.d.Présentation: comprimés à 2 mg, 5 mg, 10 mg.Informations détaillées disponibles sur demande.Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal ®Marque déposée du diazépam Roche 7 101 H È, (2 ANAÏE y A i , = A situations demandant de l\u2019acuité mentale ou des réflexes rapides.T 8 Procéder périodiguement a I'examen de la formule sanguine et de e en e PSYC qu À ji "]
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